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mardi, 09 août 2016

La fin d’un monde n’est pas la fin du monde

cropped-Une-de-couverture.jpgLa chronique 

de Philippe Randa

Le monde va mal : la rengaine est connue, mais certains veulent que cela change ; Georges Gourdin est l’un de ses éclaireurs.

D’abord, il désigne clairement la plus importante cause actuelle des dérèglements du monde : la surconsommation ! Il cite d’emblée l’avertissement de Georges Sorel : « La doctrine du progrès permet de jouir en toute tranquillité des biens d’aujourd’hui, sans se soucier des difficultés de demain » (Les illusions du progrès).

Il en appelle donc au « Sabotage » et lance un « appel à la grève des consommateurs ».

L’intérêt de sa réflexion revigorante est non seulement qu’il expose clairement les maux de nos sociétés et chacun y reconnaîtra aisément ses propres constats dans la vie quotidienne, mais qu’il propose pour y remédier des solutions simples, pratiques, frappées au sceau du bon sens : c’est la « consommation dissidente », basée sur la renaissance des solidarités, la réapparition du troc, la possibilité, grâce à de multiples sites internet (Le Bon coin, etc.), d’échanges de marchandises tout azimuts…

Au lieu de subir la décroissance, intégrons-la de gré, « prenons-la comme une aubaine. Une aubaine économique, sociétale et environnementale, mais pas seulement. Une aubaine pour sa santé et pour la planète. »

Le lecteur ne pourra également qu’être interpellé par les « quelques pistes pratiques » que l’auteur propose en fin d’ouvrage : « Ne faites pas »… « Faites ».

Clair, net, précis, ce livre n’en est que plus jubilatoire.

Paru dans le quotidien Présent.

Sabotage, « Appel à la grève des consommateurs », Georges Gourdin, Éditions Godefroy de Bouillon, 2016.

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