mardi, 14 juillet 2009

Jerzy Buzek, premier homme de l'Est à la tête du Parlement européen

SOURCE : LE MONDE

 

jerzy buzek.jpgL'ancien Premier ministre polonais, Jerzy Buzek, a été élu président du Parlement européen, mardi 14 juillet, devenant la première personnalité d'un pays de l'ex-bloc communiste à accéder à cette fonction, cinq ans après l'élargissement de l'UE à l'Est.

 

Agé de 69 ans, issu de la Plateforme civique de centre-droit du Premier ministre polonais, Donald Tusk, M. Buzek était présenté par le groupe des conservateurs européens. Il a été adoubé à une très large majorité : 555 voix pour sur 713 votants, 69 bulletins invalides et 89 votes en faveur de la candidate de la gauche communiste, la Suédoise Eva-Britt Svensson. Les eurodéputés élus le 7 juin ont voté à l'occasion de leur première session plénière.

 

Saluant la force symbolique de son élection, vingt ans tout juste après la chute du régime communiste en Pologne, Jerzy Buzek a dit la considérer "comme un signal pour nos pays" d'Europe de l'Est entrés dans l'UE depuis 2004. "Depuis cinq ans, nous construisons ensemble l'Europe unie. Il n'y a plus de 'nous' à l'Est et de 'vous' en Europe occidentale", a-t-il lancé sous les ovations.

 

Jerzy Buzek succède au chrétien-démocrate allemand Hans-Gert Pottering, à qui il a remis en remerciement une statuette de Sainte-Barbe, patronne des mineurs dans sa région de Silésie. En juin 2004 déjà, un autre Polonais, Bronislaw Geremek, avait été candidat, sans succès, pour la présidence du Parlement.

 

MANDAT PARTAGÉ AVEC UN SOCIALISTE

 

M. Buzek devrait rester en fonction deux ans et demi, jusqu'au début de 2012. A cette date, il devrait être remplacé par un socialiste, probablement l’Allemand Martin Schulz, en vertu d'un accord de réciprocité entre les deux principaux groupes de l'institution.

 

La fonction de président n'a qu'une influence limitée. Mais elle est prestigieuse et la Pologne a beaucoup milité ces dernières semaines pour obtenir ce poste symbolique. Au sein du groupe conservateur, Jerzy Buzek a dû batailler pour sortir vainqueur d'une sorte de "primaire" face au candidat de Silvio Berlusconi, le catholique italien Mario Mauro. Ce dernier a jeté l'éponge la semaine passée.

 

Sa désignation entre dans le cadre de la nouvelle répartition en cours des principaux postes clés au sein de l'UE – la présidence de la Commission européenne, pour laquelle José-Manuel Barroso est pour l'heure le seul candidat, le poste de diplomate en chef de l'UE (Javier Solana s'en va) et, en cas de ratification du traité de Lisbonne, celui de président stable de l'UE. Ces nominations donnent lieu à des tractations serrées où les équilibres géographiques (Est et Ouest, Nord et Sud, petits et grands pays) et politiques (droite et gauche) jouent un rôle majeur.

 

Né en 1940 dans une famille protestante de Smilowice, un village situé aujourd'hui en République tchèque, Jerzy Buzek a grandi après-guerre en Silésie, dans le sud de la Pologne. C'est là qu'il a fait carrière comme chercheur et enseignant en chimie, ainsi que ses premières armes au sein du syndicat Solidarité, dès sa création en 1980 par Lech Walesa.

 

Maîtrisant l'allemand, le russe et l'anglais, il a déjà prouvé qu'il était un homme de compromis en tenant quatre ans (1997-2001) au poste de Premier ministre, conciliant les fractions rivales de Solidarité pour mener à bien des réformes-clés en matière de retraites, de santé et de décentralisation. Il a récemment avoué avoir "préféré" son premier mandat d'eurodéputé entre 2004 et 2009 à sa carrière de Premier ministre. 

vendredi, 03 juillet 2009

Elections européennes : le coup de grâce ?

SOURCE : LE SALON BEIGE

nef.jpegPaul-Marie Coûteaux sort de son silence pour commenter dans La Nef les résultats des élections européennes du 7 juin :

"Que conclure sinon que, si les électeurs se détournent d’un pouvoir grandissant, c’est qu’ils ne le reconnaissent pas ? En Europe comme ailleurs, le continent n’est pas reconnu comme le cadre légitime de l’action politique. Conclusion corroborée par le fait que l’abstention est supérieure à la moyenne dans les 2 pays qui ont dit " Non " au traité Giscard : 36 % de participation aux Pays-Bas, 40,6 % en France (…).

Les diverses droites dites populistes, anti-européennes, nationalistes ou souverainistes (...) enregistrent partout de nets progrès (...). Notable exception : la France, où les cinq partis " souverainistes " (mais qui n’osent même pas se nommer tels, ni d’ailleurs se nommer de quelque façon que ce soit, ce qui signe leur incroyable approximation intellectuelle), FN, PdF, MPF, DLR, CPNT, totalisent 13,2 % des exprimés, soit à peine 5 % du corps électoral, envoyant au Parlement européen quatre seuls députés (26 en 1999)… cela malgré la nette victoire du " Non " en 2005 (...). Il faudra revenir sur les causes de cette bérézina, l’égotisme, l’indigence intellectuelle, la naïveté (...). Il faudra y revenir d’autant plus que ce reliquat d’opposition à la dislocation de notre nation, de notre État et de notre civilisation doit impérativement revoir ses discours, chefs et stratégies sous peine de disparaître (…).

Un dernier mot à l’adresse de ces étonnants chrétiens dont la majorité demeure favorable à l’Europe supranationale : comment peuvent-ils concilier la foi des Évangiles et la construction d’une autorité politique tout entière organisée autour des valeurs de l’argent et du commerce ? Comment peuvent-ils soutenir une telle dépossession de nos traditions, et de nos racines, oubliant la sentence de Jean-Paul II devant l’UNESCO, " la nation est la grande éducatrice des hommes " ? En soutenant la contrefaçon mercantile qu’est l’UE, ce n’est pas seulement la véritable Europe, ses civilisations millénaires et sa fragile paix qu’ils condamnent, c’est le sens même de la foi chrétienne qu’ils corrompent." 

Philippe Carhon

mercredi, 17 juin 2009

Constitution des groupes politiques au Parlement européen

SOURCE : LE SALON BEIGE

 

photo_1244148358080-1-original.jpgQue vont devenir les 4 députés français souverainistes rescapés du scrutin du 7 juin ? Selon le site Euros du village :

 

"Certains vont probablement rester dans les non-inscrits, comme Jean-Marie et Marine Le Pen ainsi que Bruno Gollnisch (...)

 

De son côté, le principal groupe politique au Parlement européen, celui des conservateurs du Parti Populaire Européen et Démocrates Européens (PPE-DE), voit ses membres britanniques quitter le navire. Les 25 membres du Conservative Party britannique, qui intègrent traditionnellement le PPE-DE, s’apprêtent à former un nouveau groupe conservateur, le Mouvement pour la Réforme Européenne (MRE), sous l’impulsion de leur leader, David Cameron, qui souhaite prendre la tête d’une formation moins pro-européenne que peut l’être le PPE (...)

 

Les conservateurs britanniques seront rejoints selon les dernières nouvelles par les 9 députés du Občanská demokratická strana (le parti démocratique civique), parti eurosceptique et atlantiste dont l’un des leaders est l’actuel Président de la République tchèque, Václav Klaus, et par les 15 membres du parti Prawo i Sprawiedliwość (droit et justice) des jumeaux polonais Kaczynski. Il leur reste encore à ajouter 4 autres nationalités pour créer un groupe.

 

Philippe de Villiers pourrait rejoindre le mouvement, ainsi que les 4 députés hollandais du Partij voor de Vrijheid (parti de la Liberté). Mais, à ce stade, les négociations sont encore en cours."

 

Philippe Carhon

mardi, 16 juin 2009

Européennes en Flandre-Artois-Hainaut : le succès des impostures.

Luc Pécharman.jpgpar Luc Pecharman

Responsable NDP Flandre Artois Hainaut

Membre du Bureau national de la NDP

 

 

Tout d’abord, quelques mots d’excuse pour ma relativement longue absence de ce blog, toute mon énergie et celles de mes amis ayant été consacrées à la campagne européenne de Carl Lang.


Les résultats de ce scrutin ont été marqués par le succès (relatif) des impostures. En effet, l’UMP et les Verts semblent sortir renforcés de cette élection, or ce sont les deux formations qui avancent le plus masquées, qui ne sont intrinsèquement pas ce qu’elles prétendent être.


L’UMP, dont les faux-semblants ne sont plus à démontrer, ment effrontément en affirmant refuser l’entrée de la Turquie en Europe, alors qu’elle la prépare activement. Dans le même temps, et au mépris le plus complet des électeurs, elle mâtine son discours insipide d’accent sécuritaire à quelques jours de chaque scrutin, sans avoir jamais fait la preuve de quelque volonté ni de quelque résultat dans ce domaine. Mais bon, ça marche encore.


Les Verts ne valent pas mieux. Surfant sur la vague écologiste, préoccupation devenue majeure aujourd’hui, ils captent un électorat dont la conscience environnementale est bien plus éveillée que la conscience politique. Là aussi, la ficelle a beau être grosse et usée, le subterfuge fonctionne toujours. Elément nouveau, les commentateurs et analystes politiques professionnels n’en finissent pas de se disputer pour comprendre quel fut l’impact réel du film "Home" diffusé deux jours avant le scrutin. Connaissant le pouvoir exceptionnel des mass-médias sur des esprits de moins en moins formés à la critique, je pense pour ma part que l’effet ne fut pas négligeable. Et j’irais jusqu’à proposer aux sceptiques de faire une nouvelle expérience : Faisons porter à l’écran par un réalisateur de talent le "Camp des Saints" de Raspail et diffusons-le, après un rabattage d’envergure, deux jours avant les prochaines échéances électorales…


Merci encore à tous mes camarades de la NDP qui ont concrétisé notre engagement auprès de Carl par une campagne active.

jeudi, 11 juin 2009

Une Europe de vieux punks...

dyn002_original_440_295_pjpeg_2567601_d3e0b6910150348b43be84845930a70b.jpgSOURCE : PHILIPPE RANDA

 

Barack Obama est venu visiter la vieille Europe chère à Rumsfeld. Il a commencé par visiter le camp de Buchenwald puis les plages du débarquement en Normandie, cette province anglo-saxonne depuis toujours, et malgré elle. C’est tout ce qui reste de notre histoire, comme disait un jour Robert Badinter : nous, c’est Vichy ; les Allemands, c’est Auschwitz. Allez bâtir un projet politique avec cela.


Nous sommes ensuite allés voter dimanche en pleurant la disparition bermudienne de l’Airbus européen et en affrontant, au moins en Méditerranée, une de ces tempêtes du siècle qui surviennent chaque mois et qui dévastent chaque fois un peu plus ce qui reste de nos côtes d’usure. Est-ce qu’une baraque trempée de sel peut valoir dix millions d’euros de moins ? C’est la question métaphysique du XXIème siècle qui se pose là.


Les résultats ne se sont pas fait attendre : comme le baba cool déçu d’Apocalypse Now, nous nous foutons de tout et n’allons plus voter. L’Europe n’est plus chrétienne, n’est plus sociale, n’est plus occidentale, n’est plus libérale, elle n’est plus rien. Le peuple de gauche a démographiquement disparu, comme le peuple nationaliste, comme le peuple qui pensait tenir des projets historiques. On vote bling-bling ou rigolard (Ah ! l’increvable Dany…) en France comme en Italie, ou pour sauver – littéralement – les meubles en Espagne. En Allemagne, les milieux d’affaires et les banquiers qui ont ruiné le continent pour imposer leur monnaie, l’euro, peuvent se frotter les mains : car les sociaux-démocrates de Schroeder et consorts avaient fait tout ce qu’il fallait, avec le New labour de l’idiot utile (et enrichi) Tony Blair, pour décourager les salariés et les employés, les ouvriers et même les immigrés naturalisés (j’en connais) d’aller voter pour eux.


Ce week-end, l’économiste Christian Saint-Etienne annonçait dans Valeurs actuelles une prochaine disparition de l’euro… La zone euro est ingérable, elle n’a aucune unité socio-économique, chaque Etat n’en fait qu’à sa tête… Après tout, pourquoi pas ? Tout peut disparaître : le dollar, la forêt tropicale, la couche d’ozone, le pétrole, les religions, et j’en passe… En ces temps de nihilisme dilettante, on s’accommode de tout, pourvu que l’on puisse glisser en trottinette. Le plus amusant est qu’on nous demande d’aller voter pour le nihilisme européen et, qu’à moins d’être Belge et soumis à l’amende (même pour voter aux européennes ?), on ne va voter que pour s’occuper un dimanche…


L’autre jour, me parlant de l’Europe, un gosse nommé Arnaud me demandait timidement : - Mais que fera-t-on quand on aura tous cent ans ? Bonne question, Arnaud, merci de nous l’avoir posée. On parle des Chinois, mais ils seront un demi-milliard à avoir l’âge de la retraite en 2050… A moyen terme, les Chinois ne sont pas mieux lotis que la vieille Europe ou l’obèse Amérique, qui ne peut plus rien entreprendre.


Il y a trente ans, lorsque j’avais quinze ans, le film de ma génération était Apocalypse now. On y voyait le colonel Kurtz, dégénéré comme un vieux touriste alcoolo au fond d’une jungle conradienne, et le baba cool déjà cité rêver d’un ailleurs moins enquiquinant que cet ashram où il avait perdu ses meilleures heures… A la même époque, nous avions les punks de Sid Vicious et des Sex Pistols qui proclamaient tout de haut : - No future !


Après, nous avons eu les drogues, la drogue financière et immobilière en particulier, qui nous a maintenu à flots, avec en plus les fantastiques augmentations des dettes publiques qui feraient se tordre de rire un empereur ou un ancien roi. Et nous savons, en ce soir d’européennes, que les punks avaient raison, qu’il n’y a plus de future mais qu’il y a par contre un peu partout au pouvoir des punks vieillissants…


Face en tout cas à la barbarie nihiliste et vieillarde de ces temps méprisables, je ne vois qu’une option : la famille chrétienne, ou la famille croyante, la seule qui pourra affronter les ennuis présents et à venir.

 

Nicolas Bonnal

mercredi, 10 juin 2009

Elections européennes : retour sur les résultats...

Robert Spieler 6.jpgpar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Un triomphe pour Cohn-Bendit, une victoire pour Sarkozy, un échec cinglant pour Bayrou et Martine Aubry, la ringardisation de Villiers et du FN.

 

Le triomphe de Cohn-Bendit.

 

Les transferts importants de suffrages, tant du PS que du Modem, vers les écologistes expliquent ce triomphe. Les bobos des villes (cf les résultats impressionnants de certains arrondissements de Paris, où Cohn-Bendit écrase le PS et aussi l’UMP) ont voté massivement pour des listes qui ont eu le mérite d’aborder la question européenne et qui sont incarnées, au niveau national, par un homme qui dépasse largement ses concurrents en termes d’aisance et de charisme médiatiques. La diffusion sur France 2, deux jours avant le vote, du film écologiste « Home » d’Arthus-Bertrand, fort bien réalisé, a créé une ambiance, un « buzz » favorable aux préoccupations environnementalistes qui a fait basculer massivement des électeurs indécis. Il est aussi bien plus chic, dans un dîner, de dire que l’on a voté Cohn-Bendit plutôt que Bayrou ou Aubry. Ceci dit, la chaîne publique, qui n’a rien à refuser à Sarkozy, a délibérément choisi de programmer ce film la veille du scrutin, avec comme conséquence mécanique d’affaiblir le PS. Elle s’en défend en prétendant que la décision avait été prise il y a un an et qu’elle ignorait la date des élections européennes. Elle se moque du monde. Les élections européennes ont toujours lieu début juin…

 

L’effondrement de Bayrou.

 

Le problème de Bayrou est qu’il est persuadé d’avoir un destin. Las, il n’a pas la stature, ni la « gueule » d’un destin. Son électorat est par ailleurs composé, pour reprendre la formule d’Abel Bonnard, de « modérés, modérément courageux ». Les modérés n’aiment ni les invectives, ni les coups bas, ni l’opposition frontale au Pouvoir. Bayrou ne sera jamais président, si ce n’est de son parti, condamné à se réduire comme peau de chagrin. Même le talentueux polémiste (et excellent connaisseur de la chanson française) Jean-François Kahn, tête de liste du Modem dans la région Est, n’aura pas réussi. C’est que le produit vendu n’est pas bon et ne correspond pas aux attentes des acheteurs potentiels. Un flop en termes de marketing…

 

La victoire de Sarkozy.

 

Cette victoire est certes relative, puisqu’on peut considérer, pour se consoler, que 70% des Français ont voté pour d’autres listes. Le raisonnement est quelque peu spécieux. L’UMP a certes bénéficié de la faiblesse de ses adversaires, mais la victoire n’en est pas moins réelle. L’habileté manœuvrière et le cynisme de Sarkozy, qui pratique l’ouverture à gauche tout en s’exprimant contre l’entrée de la Turquie dans l’U.E., autorisant cependant la poursuite des négociations, gesticulant sur des thématiques sécuritaires, « enfume » littéralement les électeurs. Sarkozy bénéficie aussi de l’insigne médiocrité de ses adversaires et de la propagande diffusée par des médias complaisants. Nul besoin d’un ministère de l’Information, comme ce fut le cas sous De Gaulle. Aujourd’hui, les vassaux précèdent les désirs de leur maître…

 

Le lourd échec du PS.

 

Englué dans ses divisions, les querelles d’ego et l’inanité de son programme qui s’exprime en phrases sentencieuses et creuses, le PS n’est plus, depuis longtemps, un parti proche du peuple. Son électorat, largement composé de fonctionnaires, de bobos et d’apprentis bobos, est d’une solidité et d'une fidélité relatives. La faiblesse de Bayrou aurait pu cependant permettre au PS de s’ériger en opposant n° 1 de l’UMP sans l’irruption tonitruante de Cohn-Bendit. Le PS n’a cependant pas d’inquiétude majeure à avoir quant aux prochaines échéances, dès lors qu’il saura réaliser son unité. Pour ce qui concerne l’élection présidentielle, Cohn-Bendit a d’ores et déjà annoncé qu’il ne serait en aucun cas candidat, témoignant d’une lucidité certaine quant à ce qu’est une élection présidentielle et ce que sont des européennes.

 

Une extrême gauche qui n’émerge pas.

 

On aurait pu imaginer que la crise sociale et économique pouvait représenter un puissant vecteur de développement de l’extrême gauche. Rien de tel. Le NPA de Besancenot (étrange idée de changer le nom de son mouvement la veille de l’élection) se situe sous la barre des 5%. Le Front de gauche (PC et Mélenchon) dépasse les 6%. Difficile d’être révolutionnaire et d’avoir des visées électoralistes. Difficile de mobiliser un éventuel électorat issu de l’immigration, quand celui-ci se fiche des élections. Difficile de mobiliser les « petits blancs » sur la thématique intégrationniste et collaborationniste. Proudhon, au secours…

 

La ringardisation souverainiste : MPF et FN.

 

L’erreur de Villiers fut d’abandonner son sigle MPF, relativement connu, pour Libertas, totalement inconnu. Le discours anti-européen, fût-t-il justifié pour ce qui concerne cette Europe des nains de Bruxelles, ne rencontre plus qu’un faible écho chez des Français bien conscients que les enjeux économiques et sociaux liés à la crise, les enjeux diplomatiques et ceux de la Défense ne peuvent être résolus à l’échelle du seul hexagone.

 

Le FN, quant à lui, continue d’asséner des slogans absurdes et irréalistes, tels le retour au franc et l’abandon de l’euro. Un discours ringard et passéiste. Le FN atteint un étiage de l’ordre de 6% des suffrages, qui lui permet  de conserver trois élus au Parlement européen, contre sept auparavant, mais  lui interdit d’espérer, vu le mode de scrutin imposant d’atteindre la barre des 10%, une espérance de succès aux prochaines élections régionales. La quasi disparition de conseillers régionaux et les départs massifs des derniers cadres de valeur empêcheront ce mouvement de réunir les 500 signatures de maires et de conseillers régionaux pour présenter un candidat à l’élection présidentielle. Sauf si Sarkozy le décide. Pourquoi le ferait-il ? Aider Marine Le Pen à représenter un Front familial et résiduel pourrait empêcher, dans son esprit, l’émergence d’une résistance nationale et identitaire puissante. La vacuité idéologique, l’hystérie comportementale, une exceptionnelle capacité à diviser, l’insulte comme vade-mecum politique, qui caractérisent Marine Le Pen, sont de puissantes qualités pour la stratégie de Sarkozy, qui ne verrait au demeurant que des avantages à ce qu’elle soit élue maire d’Hénin-Beaumont, ce à quoi l’UMP (et le PS) s’emploient en présentant des têtes de liste particulièrement médiocres.

 

Caton l’Ancien concluait tous ses discours, devant le Sénat de Rome, par cette formule : « Delenda est Cartago », Carthage doit être détruite, pour que Rome vive. Oui, Carthage doit être détruite.

 

- Lisez l’analyse particulièrement intéressante de Coclés sur le site Synthèse Nationale, concernant les élections européennes.

- Lisez aussi, vendredi prochain, l’article de Robert Spieler : « Que faire ? »

Elections européennes: les Français écœurés...

img_4a2e8c1b8a937.jpgCommuniqué de presse du MNR du 9 juin 2009 :

Le MNR estime que les résultats des élections européennes témoignent de l’écœurement des Français à l’égard des partis politiques institutionnels :

Désaveu de la gauche et de l’extrême-gauche qui, par leur politique immigrationniste et mondialiste, ont largement contribué au déclin de la France.

Désaveu de l’UMP qui a bafoué le NON au Traité de Constitution Européenne en ratifiant le traité de Lisbonne ; en effet, le MNR rappelle que seul un Français sur dix s’est déplacé pour soutenir le gouvernement, même si ses élus fanfaronnent, tout à la joie d’avoir sauvé leurs sièges et les avantages y afférant.

Désaveu, enfin, du FN qui n’apparaît ni comme un recours, ni même comme une force protestataire, qui perd plus de la moitié de ses élus et pour lequel seuls deux électeurs sur cent se sont mobilisés.

En revanche, le MNR est heureux de constater que, partout en Europe, les partis qui prônent une Europe indépendante, soucieuse de la défense de la civilisation et des peuples européens ont nettement progressé. Ces résultats encourageants ne doivent pas s’arrêter aux frontières françaises et le MNR, fidèle à sa vision politique, poursuivra donc la construction d’une force nationale nouvelle de résistance et de propositions.

C’est pourquoi le MNR se félicite des résultats prometteurs recueillis par le tout nouveau regroupement MNR – PDF – NDP dans les circonscriptions où il était présent et remercie tous les électeurs qui lui font confiance.

mardi, 09 juin 2009

BRÈVE ANALYSE DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES...

images.jpgVoici l'analyse des résultats des élections européennes que nous a adressé notre ami Coclés :

 

1/ EN FRANCE :

 

- Le premier enseignement de ces élections est la continuelle progression de l'abstention. Traditionnelle lors des élections européennes, celle-ci s'accroît encore en 2009, marquant une défiance grandissante des citoyens vis à vis du monde politique et vis à vis de la construction européenne. L'abstention touche particulièrement les classes populaires et les plus jeunes, ce qui a des implications immédiates pour les partis qui réalisent habituellement leurs meilleures performances dans ces couches de la population (extrême droite et extrême gauche).

 

- Succès de la droite sarkozyste, arrivée largement en tête. Une crise économique  sans précédent, l'usure du pouvoir et les virulentes attaques du PS et du MoDem contre la personne du chef de l'État n'ont pas réussi à affecter son potentiel électoral. Ceci étant, les réserves de voix de l'UMP semblent se tarir ; outre chez les abstentionnistes, elles ne se trouvent plus que chez les souverainistes qui ont subi une lourde défaite. La thématique de "l'Europe qui protège" l'a largement emporté sur celle de "la France seule". Une parenthèse semble se fermer de ce point de vue.

 

- Malgré la lourde défaite du Parti socialiste, la gauche réformiste, également présente chez les amis de Daniel Cohn-Bendit au sein de la liste Europe Écologie, ne recule pas et le camp social-démocrate s'il sait dépasser les querelles qui sont à l'origine de son émiettement partitocratique et s'il renforce son message écologiste, ce qui est probable, demeure un concurrent sérieux pour la droite libérale.

 

- De manière générale, les forces du "système" renforcent leur emprise électorale tandis que la contestation à prétention radicale continue de s'affaiblir alors que les circonstances, crise du capitalisme et crise écologique (qui sont fondamentalement une seule et même chose), paraissent pourtant susceptibles de ménager une voie nouvelle pour une contestation de fond.

 

- Les listes emmenées par Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Éva Joly font jeu égal avec les socialistes et les dépassent dans de nombreuses villes et dans des grandes régions urbanisées comme l'Ile-de-France et le Sud-Est. S'adressant aux couches citadines les plus scolarisées de la population, qu'il serait caricatural de réduire aux "bobos", ces listes sont les seules à avoir pris au sérieux les enjeux proprement européens de cette élection. Emmenées par des personnalités notoirement connues mais atypiques, elles ont labouré le terrain depuis l'automne et n'ont pas hésité à délivrer un message sortant des ornières simplistes de la politique-slogan. Notons également que leurs leaders ne pratiquent pas la langue de bois habituelle, tout en se gardant de la démagogie simpliste. Autant de choses qui démentent les calculs et les pratiques de la plupart des États-Majors politiques.

 

- L'extrême droite lepéniste met un coup d'arrêt à sa descente aux Enfers. Les 6,3 % d'électeurs qu'elle rassemble, malgré une abstention massive, semblent devoir constituer un socle inaltérable. Le parti va donc continuer d'exister sous la houlette de Marine Le Pen. Comme c'était attendu, et comme le passé l'a toujours confirmé, les dissidences ne sont pas parvenues à percer dans l'électorat, bien que leurs scores ne soient pas ridicules, dans le Centre comme dans le grand Nord-Ouest. Notons pour finir que la liste Dieudonné perd son pari. Même si elle obtient son meilleur score en Seine-Saint-Denis, force est de reconnaître qu'elle n'a pas su mobiliser les Banlieues. Pour l'extrême droite comme pour l'extrême gauche, celles-ci demeurent des terres de mission rétives à toute politisation. La révolte "politique" des banlieues demeure un mythe, tant pour ceux qui y fondent des espérances "révolutionnaires" que pour ceux qui en manipulent le risque afin d'effaroucher les "bons Français".

 

- Enfin, même si un "nationaliste-autonomiste" corse se trouve élu sur la liste Europe Écologie du Sud-Est, le régionalisme est absent d'une compétition dont les circonscriptions territoriales sont incompatibles avec son expression.

 

2 / EN EUROPE :

 

Les résultats européens confirment pour la plupart les résultats français, laissant ainsi apparaître une homogénéisation des réflexes politiques à l'échelle du continent. La droite libérale et pro américaine se renforce partout, ce qui signifie que l'ancrage dans le capitalisme et dans la "solidarité atlantique" vont sans doute se durcir. Le rêve d'une Europe autonome dans le concert des grands espaces s'éloigne. Le slogan de l'Europe-puissance apparaît de plus en plus comme un voeu pieux.

 

Le recul de la social-démocratie est général, ce qui ne fait qu'enregistrer l'usure d'un discours qui n'a pas su s'adapter aux défis d'un libéralisme conquérant, souvent mâtiné de "populisme", qui parle sans complexe le langage de l'économie comme destin. En ce sens, le succès de la "droite européenne" est aussi l'indice d'une défaillance identitaire. De nombreux observateurs font par ailleurs remarquer que l'extrême droite progresse presque partout, ce qui est exact, mais peu mettent le doigt sur les impasses que celle-ci véhicule. Ces impasses sont de deux ordres. Nombre de ces mouvements sont tenaillés par un imaginaire libéral qui fait d'eux, en cas de besoin, de simples forces auxiliaires de la droite libérale, c'est-à-dire d'une idéologie qui incarne le contraire de ce que l'extrême droite est sensée "penser". Le deuxième point, c'est que ces extrêmes droites, étant souvent sous l'emprise des archéo-nationalismes, elles sont évidemment incapables de s'entendre et de peser à l' échelle du Parlement Européen. Il va de soi, par exemple, que pour un "nationaliste" hongrois l'ennemi principal, c'est le "nationaliste" roumain ou slovaque, bien plus que le concept abstrait que représente le "système". Il en va évidemment de même pour le nationaliste roumain. On pourrait multiplier les exemples.

 

À contrario, on peut dire que le succès des écologistes à l'échelle du continent est beaucoup plus porteur d'avenir que les succès des extrêmes droites, tout simplement parce que l'écologie unifie tandis que le nationalisme sépare.

 

Au total, aucune force ne semble se dégager à l'échelle du continent qui puisse faire barrage, voire même freiner, la réalisation du "modèle" européen tel qu'il est conçu par les oligarchies dirigeantes et mis en musique à Bruxelles.

 

Coclés

lundi, 08 juin 2009

Elections européennes : l’après FN a commencé…

vague3_modifié-1.jpgCommuniqué de Robert Spieler,

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire :

 

Les résultats du Front national, qui chute de 7 à 3 députés, constituent un revers grave pour ce mouvement. L’hypermédiatisation de Marine Le Pen par les médias du Système lui a permis de sauver quelques bijoux de famille. D’évidence, Nicolas Sarkozy a ordonné d’aider celle qui représente, par ses comportements et sa vacuité idéologique, un obstacle puissant à toute entreprise de rénovation de son parti et un garant de division du camp national et identitaire. Sarkozy a décidé de conserver, si possible, un FN familial scotché à 5 / 6 % des suffrages, qui ne représente plus la moindre menace pour le Système.

 

Les résultats prévisibles obtenus par les listes de Carl Lang, soumis à une totale censure de la part des médias nationaux et de certains médias régionaux, sont honorables si l’on songe à ce que furent les résultats bien inférieurs du FN avant que ce mouvement n’émerge dans les années 1980.

 

La démarche de partenariat de combat entreprise par le Parti de la France, la Nouvelle Droite Populaire et le MNR doit être poursuivie et renforcée. Il serait tout à fait erroné et contre productif de se placer dans une perspective de reconstruction d’un FN bis. Nous devons proposer un socle idéologique clair et rénové, en rupture avec les errements du FN. Cette rupture passe par le refus de toute collaboration avec le Système, une lutte intransigeante pour la Reconquista de notre terre, le rejet du libéralisme mondialiste et la création d’une Europe de la puissance, partenaire de la Russie, respectueuse des identités des Nations et Provinces qui la composent.

Carl Lang remercie les électeurs...

p1010202.jpgBien que les électeurs n’aient découvert, pour la plupart, l’existence et les listes du Parti de la France qu’en recevant 48 heures avant l’élection les circulaires électorales et les bulletins de vote, la liste menée par Jean Verdon obtient 1,87 %, celle de Jean-Claude Martinez, 0,92% et celle de Carl Lang, 1,52% des voix.

 

La première pierre de l’édifice du Parti de la France vient, ainsi, d’être solidement posée.

 

Merci aux 87 000 électeurs qui viennent de nous faire confiance pour la première fois et un grand merci aux militants exemplaires du Parti de la France qui ont mené cette première campagne avec enthousiasme et conviction. Leur courage a été récompensé.

 

Notre volonté et notre détermination à mener la bataille de résistance nationale et de défense du Peuple français dans un esprit de renouveau national et de rassemblement s’affirmeront, à nouveau, dans les prochains mois à l’occasion des élections régionales de mars 2010.

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