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dimanche, 04 octobre 2026

RÊVE OU CAUCHEMAR ?, À VOUS DE VOIR !

 

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Le bloc-notes imaginaire

de Jean-Claude Rolinat

(Toute ressemblance avec des personnages ou des sites existants, ne serait que pure coïncidence…)

La vieille Lutèce dormait encore, lorsqu’à l’heure glaciale du laitier, un sourd grondement de chenilles martelant le macadam se fit entendre du côté d’un quartier chic de la capitale. Était-ce les blindés qui répétaient pour le défilé de la fête nationale, ce 21 janvier 2027, pour honorer la mémoire du bon roi Louis XVI, guillotiné deux siècles plus tôt par de furieux gueux, coiffés de bonnets phrygiens ? Que nenni mon ami ! Deux ou trois tanks « Salan » de 54 tonnes, braquèrent leurs canons de 120 m/m vers l’entrée de l’ancien palais du comte d’Evreux, édifié en 1720, avant d’atterrir entre les mains de la maitresse de Louis XV, la marquise de Pompadour, puis entre celles du couple Caroline et Joachim Murat.

Des coups de canon ?

Les engins tirèrent une puissante salve de leurs canons de 120 m/m, qui fit voler en éclats la lourde grille d’entrée gardant le palais. À leur suite, des fantassins casqués débarquèrent des vieux Véhicules de l’Avant Blindé (VAB) pour investir la résidence royale. À la simple vue des trois chars, les quelques sentinelles de garde prirent la poudre d’escampette. Les soldats, munis de plans précis, investirent en masse le palais royal. Franchissant rapidement le vestibule carrelé en damier, ils escaladèrent les marches de l’escalier Murat débouchant sur une enfilade de salons : salon Cléopâtre, salon des portraits, salon Pompadour, salon des aides de camp où s’invitait quelquefois le va-t-en-guerre Fabien Malendron, un « cinq étoiles » de l’Armée de l’Air, chef d’état-major des armées… Quelques-uns s’attardèrent dans le salon doré, ex-salon dit « de la Pompadour », qui servait de bureau officiel à Sa Majesté, Manuel 1er de la dynastie des Cramon, fouillant les tiroirs généreusement nourris de paperasses. D’autres se firent des selfies dans le salon Murat où se réunissait hebdomadairement le cabinet royal.

Dans l’aile Est, ils débusquèrent dans les appartements du roi. Ce dernier, en pyjama, fut rapidement extrait de son lit à baldaquin, comme un vulgaire Maduro. On autorisa sa  dame, la reine Marguerite, en nuisette, à revêtir un peignoir pour lutter contre le froid qui saisit le couple lorsqu’il monta à bord d’un  transport de troupes (VTT). Rapidement, sans témoins, le véhicule qui avait déjà franchi dans un sens la grille du coq, à l’arrière du palais, s’évanouit dans l’aube naissante, embarquant les deux souverains pour une destination inconnue. On saura plus tard, que le roi déchu avait demandé à être exfiltré à… Bruxelles, comme quoi, on ne contrefait pas sa nature profonde !

Surprise de taille pour auditeurs matinaux…

Au même moment, une unité de fusiliers marins venus de sa base de Loponant, investissait l’Assemblée royale, au Palais Bourbon, tandis que des paras venus des casernes du Sud-Ouest du royaume, en tenue camouflées, s’emparaient de la Haute chambre du roi, siégeant au Palais du Luxembourg. Ils cueillirent son président, Gaspard Larbalétrier, déjà attablé à cette heure matinale, pour absorber un copieux petit-déjeuner. À la même heure, des légionnaires parachutistes venus de leur base en Corse, coiffés de leur béret vert, envahissaient le camembert de la Maison de la radio encore déserte à cette heure très matinale. Deux ou trois techniciens de permanence furent réquisitionnés pour diffuser impérativement le message d’un « Conseil supérieur de la nation » , qui prenait le pouvoir : « La situation du Royaume des Lys est gravissime parce que ce sont des dirigeants indignes qui œuvrent eux-mêmes contre les intérêts fondamentaux de la patrie, et mettent nos sujets en danger. Un Conseil supérieur de la nation dont les généraux Alcazar, Tapioca, Zantas et Pikendorf ont pris la tête, assure la continuité de l’État. Le destin de la monarchie et le sort du roi destitué, sont entre les mains du peuple qui sera ultérieurement consulté par référendum ».

« Il est cinq heures, Lutèce s’éveille », air bien connu…

Un peu plus loin dans Lutèce, qui commençait à peine à se réveiller, avec ses premiers métros en circulation et ses balbutiements d’embouteillages, des gendarmes mobiles investissaient la permanence nationale du parti La France Islamiste (LFi), et s’emparaient de son leader, Jean-Paul Merluchon qui , stupéfait de cette  brutale intrusion, s’exclamait, à pleins poumons, « le Royaume, c’est moi ! ». À cet instant, dans la ville où reposent dans leur basilique les rois du Lys, des agents de police investissaient également les locaux du journal « Le prolétaire ». Partout ailleurs dans le royaume, des messages de soutien émanant des différentes garnisons, affluaient au secrétariat du « Conseil supérieur de la nation ». Prudents, les généraux de la junte décrétaient la loi martiale, l’armée ayant alors les pleins pouvoirs pour arrêter et incarcérer les fauteurs de troubles. Déjà, au grand stade du Lys enclavé dans une banlieue exotique, les gradins se garnissaient, et ce n’étaient pas des supporters de foot ! Une certaine agitation se faisait sentir dans le département contigü. Bien vite, des agents des polices municipales, des CRS - les fameuses Compagnies royales de sécurité -, et des zouaves rapatriés de la base de  Djibouti, vinrent à bout des velléités de révolte. Cage d’escalier par cage d’escalier, étage par étage, une fouille gigantesque s’organisait. Au pied des immeubles, des camions attendaient, se remplissant au fil des heures de moultes délinquants et autres dealers. Gare au premier écart : la crosse des fusils s’abattait alors sur les têtes récalcitrantes ! Dès que les lueurs de l’aube l’avaient permis, deux ou trois hélicoptères de l’ALAT lâchèrent quelques rafales  sur les façades des tours et des barres hideuses, à titre d’avertissement… À la frontière suisse, on remarquait une anormale augmentation du trafic en direction du pays des vaches et du chocolat au lait. Des vedettes de cinéma, des gloires évanouies du showbiz, des pétionnaires professionnels, et autres footeux trop fortunés, prenaient la clé des champs….

Quel réveil !

Soudain, une bruyante sonnerie se fit entendre, m’envahissant le canal auriculaire et la trompes d’Eustache ! Le réveil trépignait sous les effets du signal sonore qu’il émettait… J’ouvris les yeux, l’esprit encore embrumé… Huit heures…. Réalité virtuelle, songe prémonitoire ou rêve apaisant ? Allez savoir…

20:39 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Glucksmann est l’un des responsables de la guerre en Ukraine

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Roland Hureaux,

essayiste et ancien haut fonctionnaire,

pour le Salon beige cliquez ici

Il est stupéfiant qu’au moment de la primaire socialiste, Raphaël Glucksmann se trouve, dit-on, en pole position pour l’emporter tant auprès des médias que des militants. Y compris chez les vieux socialistes à l’ancienne, ceux du corps enseignant par exemple .

Ces gens-là ne savent apparemment pas qui il est : le plus parfait représentant de l’ordre mondial, un ordre imposé par les plus riches du monde.

C’est la raison pour laquelle un vent subtil souffle au travers des médias en sa faveur, vent invisible mais efficace – le même qui souffla pour Macron en 2017.

Qui est Raphaël Glucksmann ? Mitterrand était avocat, Hollande était conseiller à la Cour des comptes, lui , sous couvert de journalisme, a été d’abord un agitateur international chargé de déstabiliser les pays de l’Europe de l’Est qui venaient pourtant de secouer le joug communiste.

Né en 1979, il fait ses débuts en politique sous la bannière d’Alternative libérale, un mouvement fort peu de gauche qui promeut le libéralisme économique à tout va, tout comme le Cercle de l’Oratoire dont il était également proche. Cet engagement est significatif de l’ancrage véritable de l’intéressé : celui du libéralisme mondialisé, impatient d’abolir les Etats et les frontières, d’instaurer partout la libre circulation des marchandises, des capitaux et des hommes.

Comme presque tous les grands milliardaires qui dirigent le monde, ses patrons, il a trouvé bon ensuite de poursuivre la croisade pour le nouvel ordre mondial sous le pavillon de la gauche.

Être aventurier n’a pour nous rien de blâmable, à condition de l’être pour une bonne cause ; celles qu’a servi Glucksmann sont toutes désastreuses : elles visaient à mettre à feu et à sang l’Europe de l’Est, d’y susciter des révolutions, jugeant que les forces qui avaient renversé le communisme n’étaient pas assez libérales parce qu’elles n’étaient pas devenues woke. Il fallait, par la subversion, les détruire.

À partir de 2009, Glucksmann commence ainsi une carrière d’activiste international. Il devient de 2009 à 2012 conseiller du président de la Géorgie Mickaël Saakatchvili, qui avait pour ambition, au mépris des réalités géopolitiques, de transformer son pays en un poste avancé de l’Occident dans le Caucase. Il épouse en 2009 Eka Zgouladze, vice-ministre de l’Intérieur ; après l’échec dans les urnes de l’expérience Saakachvili, il se transfère en Ukraine où il continue d’être un agent actif de la subversion pro-occidentale. Il contribue ainsi à la prétendue révolution de Maidan : renversement par la force d’un président élu en 2010 de la manière la plus régulière (selon l’OSCE), ce qu’un homme aussi peu exalté que Valéry Giscard d’Estaing a qualifié de « coup d’Etat de la CIA ». Ce genre de déni de démocratie est unique dans les annales de l’Occident dit libéral. Maidan : révolution spontanée contre un président corrompu (mais pas plus que beaucoup d’autres et surtout de ceux qui ont pris sa place) diront certains ; mais cette « révolution » a coûté 6 milliards de dollars au budget américain avoués au Congrès de la secrétaire d’Etat adjointe Victoria Nuland qui l’a pilotée de A à Z.

Le patron de Glucksmann à Kiev fut-il George Soros, ce milliardaire animé d’une haine rabique contre Poutine (et Orban), qui a mis depuis longtemps sa fortune au service des révolutions orange (et de la traversée de migrants en Méditerranée) ou bien la CIA ? Sans doute les deux qui travaillaient la main dans la main. Glucksman se disait alors « consultant en révolutions ». « Il a fait des soulèvements nationaux son fonds de commerce » (Le Monde, 21 mars 2014).

Eka Zgouladze est devenue ministre de l’Intérieur du président ukrainien Porochenko, et son mari conseiller personnel. Saakatchvili en exil, devint, lui, gouverneur d’Odessa.

Après leur séparation, Glucksmann a épousé en 2015  Léa Salamé, fille d’un autre milliardaire proche de Soros.

On pourrait mettre ces engagements sur le compte d’erreurs de jeunesse si les événements de Maidan n’avaient été le vrai commencement de la guerre en Ukraine, une guerre qui a déjà fait entre un et deux millions de morts et qui risque aujourd’hui d’enflammer l’Europe entière, y compris par une escalade nucléaire. Le soulèvement de la place Maidan visait à installer aux portes de la Russie un pouvoir hostile à celle-ci. Si Glucksmann est Tintin, c’est un Tintin sanglant.

Dans un tel contexte, la France peut-elle sérieusement porter à sa tête un des responsables de cette catastrophe ?

Elu député européen en 2019 au titre de son mouvement Place publique, fermement partisan de l’Europe supranationale (qui n’est que la succursale locale du mondialisme libéral qu’il soutient par ailleurs), Glucksmann a milité pour le Pacte vert européen de 2021 qui prévoit la fin de l’automobile aux carburants fossiles  et la surpression des élevages en Europe pour supprimer les émissions de méthane. S’il y a encore des agriculteurs au parti socialiste, il vaut mieux qu’ils le sachent. Comme tous les militants socialistes qui croient lutter pour défendre le peuple. Glucksmann est-il l’homme qu’il leur faut dans un monde au bord de la guerre. Jaurès où es-tu ?

01:21 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Jeudi 8 octobre, à Nantes : conférence de Franck Abed, comprendre Saint-Louis

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