samedi, 19 mai 2012
Filochard, Ribouldinge, Croquignol…
le billet de Patrick Parment
Elections législatives oblige, Hollande et sa clique ont constitué un gouvernement qui satisfait à peu près toutes les tendances qui animent le parti socialiste.
Mais, sur le terrain, ça se passe plutôt mal avec le Front de gauche de Mélenchon qui aimerait constituer une entité à lui tout seul. Pas évident, tant les cocos voient d’un mauvais œil la mainmise de l’histrion sur le bazar… de gauche. Ca se passe mal également avec les Verts, ce à quoi il fallait s’attendre au égard du merveilleux score de la ménopausée Eva Joly. Donc, il va y avoir de la castagne. Et Mélenchon pourrait en faire les frais – on l’espère du moins – à Hénin-Beaumont où il a décidé d’aller ferrailler contre la mère Le Pen. Si, d’aventure le socialiste du coin se maintient, Marine le Pen a une chance de passer la rampe. Et les rêves de Mélenchon de s’envoler.
Côté gouvernement
Côté gouvernement, on a franchement rien compris à la nomination de Christiane Taubira à la Justice. Un ministère régalien pour cette Guyanaise qui ne connaît rien au droit et qui s’est bâtie une réputation en créant un mouvement indépendantiste – Walwari – dont elle est toujours la patronne. Ce qui revient à remettre les clés du coffre-fort à un cambrioleur. Encore un rêve socialiste qui nous échappe.
Tout comme nous échappe la nomination de Najat Belkacem. Une dame nommée par le roi Mohammed VI au Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et qui possède toujours la double nationalité. Tout ceci ne retire rien des qualités de la dame. Mais comment peut-on nommer ministre une personne qui revendique sa nationalité marocaine ? Encore un mystère socialiste.
Le cas d’Aurélie Filippetti est nettement plus cocasse. Voici la nomination au gouvernement de la première femme battue. En effet, en février 2009, elle a porté plainte contre son compagnon d’alors, l’économiste socialiste distinguée Thomas Piketty, pour « violences entre conjoints ». Bref, il lui collait des roustes ! Le socialiste rend fou, on savait.
En souvenir du Front populaire certainement, les soces n’ont rien trouvé de mieux que de débaptiser le ministère de l’Industrie en ministère du Redressement productif. Ca fait mieux. Et, de l’avoir confié à Arnaud Montebourg, chantre de la démondialisation n’est pas la plus mauvaise des idées. Mais comment va-t-il s’en sortir face au très libéral Hollande et plus encore Pierre Moscovici, ministre des Finances et surtout vice-président du lobby patronal, Le Cercle de l’industrie, un bazar monté par Dominique Strauss-Kahn et Raymond Lévy, alors PDG de Renault où siège tout le CAC 40 ? Dur dur.
Reste que c’est en matière d’immigration que les dégâts risquent d’être les plus importants. Les lobbies n’ont pas besoin de frapper à la porte avec dans ce gouvernement l’Algérienne Yasmina Benguigui, la Marocaine Belkacem, Christine Batho qui a fait ses classes à SOS-Racisme, Georges Pau-Langevin, Guadeloupéenne et pétroleuse pro-immigrés et la Guyanaise Taubira.
Tout ce petit monde est anti-français de souche évidemment et prêt à bouffer du Gaulois, alors que tout ce petit monde est minoritaire au sein de la mère patrie. Vigilance, camarades, les plus beaux combats sont ceux à venir.
Coup d’œil à droite
Là, ça rigole moins évidemment. La ripaille, c’était hier. La nouvelle la plus drôle est que Sarko a vidé les caisses (s’est-il barré avec ?). Y a plus un rond à l’UMP pour partir au combat des législatives. Et, ce ne sont pas ces élections qui vont les remplir, vu la casse annoncée. Y a de la « manche » dans l’air dans ce qui restera de l’UMP fin juin. Entre les scores réalisés dans chaque département par Hollande et ceux du Front national, l’air s’est soudain raréfié. Les électeurs aussi qui au premier chef ont puni Sarko et cette droite merdeuse et casse-croûtière. Y en a un paquet qui vont bouffer des anxiolytiques pour longtemps.
On a hurlé de rire quand a appris que « Droit dans mes bottes », alias le phare de l’étranger aux Affaires, Alain Juppé, ne se représentait pas en sa bonne ville de Bordeaux, certain qu’il est de prendre de nouveau une branlée dans son ancienne circonscription. Courage fuyons ! Et ça voudrait gouverner la France ! Voici un homme qui n’a jamais cessé de vouer aux gémonies tous les nationaux patriotes qui savent mieux que lui ce que signifie l’attachement charnel au pays. Il est temps que ce monsieur disparaisse du paysage.
Sinon, nous allons assister à un combat de sous-chefs de bureau pour mettre la main sur le cadavre de l’UMP. Cette droite « officielle » n’a plus aucun leader. C’est une coquille vide et les hommes sont ramenés à leur vérité: ils ne sont rien, dénués d’idées, sans imagination, sans conviction, pas même une petite. Ils sont emportés par leur passion casse-croûtière à l’image de toutes ces nullités qui animaient ce théâtre d’ombres, les Fillon, Kosciusko-Morizet, Pécresse, Wauquiez, Copé, Raffarin, etc. Monde du rien, ils vont retourner dans ce néant qui est leur seul et unique royaume.
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lundi, 14 mai 2012
Allons z’enfants...
Patrick Parment
Les raisons de la défaite de Nicolas Sarkozy sont vraisemblablement multiples mais, il en est une dont nous sommes certains : la détestation des Français pour ce président hâbleur qui a toujours fait le contraire de ce qu’il annonçait notamment en matière d’immigration, de défense non seulement de notre identité mais encore de notre souveraineté. Sarkozy ne restera dans l’histoire de cette République que pour être l’unique président à avoir divorcé, s’être remarié et être devenu de nouveau père durant son seul et unique quinquennat. Pour le reste, à l’image d’un Chirac, il ira pourrir dans les poubelles de l’histoire.
Bien évidemment, cette déconvenue s’accompagne de celle du parti qui l’a soutenu, l’UMP, cette auberge espagnole qui n’a de droite que le nom.
La désintégration de cette droite virtuelle où cohabitent toute la famille des caramels mous centristes (versus Méhaignerie), francs-macs humanistes (versus Raffarin) et d’un courant dit gaulliste qui s’imagine incarner des valeurs dont ils ne nous ont jamais donné de définition pour la bonne raison que celles-ci s’articulent autour du triptyque, « Travail, Famille, Patrie », est le fait majeur de cet échec.
Cette droite est abonnée aux droits de l’homme et toute la quincaillerie qui va avec, à savoir un libéralisme qui prend ses ordres à Washington et boursicote à Londres.
Par ailleurs, les Français comme les autre peuples européens ne veulent plus de cette Europe bruxelloise composée essentiellement de fonctionnaires non élus qui font la pluie et le beau temps sans jamais nous demander notre avis.
Cette droite parlementaire et casse-croûtière qui n’a aucune autonomie de pensée – et pas pensée du tout – s’est, petit à petit, coupée du peuple dont elle ne défend plus du tout les intérêts. Et la première des revendications étant de demeurer maître chez nous et de conserver la maîtrise de notre destin. Au lieu de quoi, cette droite [et cette gauche, ne soyons pas radins] nous impose, jour après jour, par médias interposés, une société multiraciale et multiculturelle qui tourne d’ailleurs au communautarisme et dont les Français de souche – encore majoritaire dans ce pays – ne veulent pas. La majorité silencieuse, c’est eux.
Pour toutes ces raisons, la droite républicaine n’a rien compris au phénomène du Front national. Et pourtant, cette réalité ne cesse de lui sauter à la figure à chaque élection depuis vingt ans. Elle n’a rien compris du pourquoi les grandes villes, les conseils généraux et l’ensemble des conseils régionaux sont passés à gauche. Et, plus récemment encore, le Sénat. Demain, ce sera l’Assemblée nationale.
Et, les Raffarin, Juppé, Copé, Fillon et consorts de continuer de nous servir la même soupe, la même bouillie plutôt, tenus qu’ils sont par l’idéologie mortifère à laquelle ils se sont enchaînés.
Certes, l’élection de François Hollande correspond aussi à une volonté de changement mais, à y regarder de plus près, la gauche n’est pas majoritaire dans ce pays et ce sont bien les voix du Front national qui ont porté Hollande là où il est désormais.
Aux prochaines élections législatives de juin, cette droite parlementaire va fondre comme neige au soleil, ce qui ne manquera pas de nous ravir.
Après viendra donc l’heure des comptes et des règlements de comptes. On est déjà assuré d’une chose : ce ne sont ni les Juppé, Copé, Fillon et autres Raffarin de barrière qui procèderont à une révolution des idées et vanteront haut et fort les vertus du sang national. Leurs bailleurs de fonds veillent au grain. La droite de demain se recomposera sans eux.
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lundi, 30 avril 2012
Eloge de la pêche...
Le billet de Patrick Parment
Difficile de dire qui de Sarkozy ou de Hollande va l’emporter dimanche prochain même si ce dernier tient la corde. Mathématiquement du moins, car Hollande semble bénéficier de meilleurs reports de voix que Sarkozy. Il est vrai que dans ce deuxième tour, c’est bien l’électorat frontiste qui fera la différence et non pas le crypto-communiste Mélenchon qui, au final, n’aura joué qu’un rôle d’épouvantail à moineaux.
Inutile de dire que quel que soit le résultat, les électeurs seront au final cocus, car du « Nain » à « Guimauve le conquérant », il y a tout juste l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette en matière de libéralisme.
Je sais que certains invitent à voter Sarkozy, c’est leur droit. Sauf que Sarkozy nous a largement démontré qu’il avait pour principe de faire le contraire de ce qu’il avance. Et si M. Sarkozy est de droite, alors, moi, je suis la reine d’Angleterre (que je salue au passage). Revoir les tronches de ces grands patriotes que sont Juppé, Kosciusko-Morizet, Guéant, Le Maire, Baroin et autres empaffés, m’amène à préférer l’original … socialiste !
Je ne vois pas ce que la France risque à refiler le bébé de la crise au camarade Hollande qui la désire tellement. On va voir ce qu’il a dans le pantalon, car dans celui de Sarkozy, on le sait désormais.
J’entends déjà les vierges gémir : immigration ! immigration ! Mais il a fait quoi Sarko et son Doberman châtré de Guéant en la matière ? Quelques petites reconductions ici et là annoncées à grand frais ! Sarkozy et Hollande sont pris dans la nasse du politiquement correct laissant agir à leur guise tout ce qui est anti-français de SOS-Racisme à tout le lobby pro-immigrés.
Non, il est temps d’éradiquer cette droite dite républicaine constituée de fœtus trempés dans le formol des droits de l’homme. Cette droite-là, inculte, pétocharde, veule et purement « casse-croûtière » doit disparaître. Or, elle ne connaît qu’un seul langage : les élections.
Demain, on aura face à nous une gauche aseptisée, débarrassée de bien des dogmes et ne répondant qu’à des images caricaturales du mal, mais au moins, on n’aura plus à se battre sur tous les fronts.
La grande surprise de ce scrutin, c’est en effet le score du Front national. Il progresse d’un million de voix par rapport aux précédents scores du père. Et, ce vote des Français est intéressant car, à défaut de refléter ce qui est inscrit dans le programme du Parti - que la majorité d’entre eux n’a pas lu -, il montre bien, en revanche, la lucidité du peuple face à une classe politique qui ne fait que détruire, petit à petit, ce pays non seulement sur le plan économique mais aussi culturel ce qui est nettement plus grave.
Georges Pompidou, notre dernier grand chef d’Etat, avait entrepris une politique industrielle audacieuse et mis en chantier de grands travaux. Ses successeurs feront l’inverse. De Giscard à Chirac, tous ont bradé nos fleurons industriels, tous ont pris leurs ordres auprès d’un patronat irresponsable réclamant toujours plus de travailleurs immigrés pour payer moins leurs ouvriers et faire pression sur des syndicats qui ont fini par devenir complices de leurs combines afin de préserver leurs maigres privilèges. Tel est le paysage post-pompidolien.
Quant à l’éducation nationale, on ne reviendra pas sur le fiasco qui, depuis 1945 et le coup d’accélérateur de 1968, va crescendo.
C’est de tout cela dont ont parfaitement conscience les Français qui ont voté pour le Front, considéré comme le meilleur vecteur pour exprimer leur refus d’un monde façonné par une classe politique qui, de gauche comme de droite, nous balade depuis des décennies. C’est aussi l’affirmation d’une identité, celle de vouloir demeurer Français et maître de notre destin dans la tradition de nos pères et le refus de cette France artificielle revue et corrigée à l’aune du métissage, imaginée dans les cercles germanopratins et la rue de Solférino. Une France multicuturelle est par ailleurs un non sens au regard de la tradition républicaine qui nous enseigne que la France est, par essence, une et indivisible. Cette France laïque qui autorise la construction de mosquées avec la complicité des maires de gauche comme de droite (Juppé à Bordeaux, Gaudin à Marseille). On se demande bien ce que foutent les francs-macs qui grenouillent la droite comme la gauche et si à cheval sur le principe de laïcité. Décidément, eux aussi aiment la vaseline !
La lecture des journaux ces derniers jours est édifiante et instructive. Comme la gauche et la droite ne comprennent rien au vote du Front national, ils ont tôt fait d’en faire un vote de chômeurs désoeuvrés, tarés, imbibés d’alcool sûrement,incultes et limite délinquants. Voici qui montre bien à quel degré d’incompréhension du peuple en est rendu cette classe politique... et médiatique !
Voici que la réalité, une fois de plus, n’est plus conforme à celle qu’ils imaginaient. Elle ne correspond plus à la tambouille qu’ils avaient préparée pour le peuple. Ce peuple si cher à Méchancon soudain renvoyé au peuple de fonctionnaires sur lequel il règne et dont il fait partie.
Car n’en déplaise au Landerneau politique, c’est Charles Maurras qui, une fois de plus, a raison : le pays légal n’est pas le pays réel.
Au deuxième tour, j’irai à la pêche ! Au réel, cela va sans dire.
09:30 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 16 avril 2012
Quand le rêve est un cauchemar...
Le billet de
Patrick Parment
Les jeux semblent à peu près faits et François Hollande est assuré de passer le premier tour. Ce qui reste en suspens, c’est le score des suivants. Rien n’affirme que Sarkozy passe la rampe, décapité par une conjuration Lepéno-Mélanchonesque ! Souvenez-vous de Jospin en 2002 ! Du coup Pierre Arditi était remonté dans sa Jaguar pour entrer en résistance.
Non, le grand gag serait que Mélenchon talonne François Hollande au premier tour et que l’on assiste à un duel entre gauche libérale et extrême gauche version programme commun.
Vous imaginez le dilemme pour ce peuple de gauche perpétuellement cocu – Mitterrand était vichyssois et ils ont guillotiné Jospin.
Alors Mélenchon ! Mélenchon, à n’en pas douter, incarne une gauche de conviction et la foule qu’il draine dans ses mitinges le prouve.Il s’est même payé le luxe de réveiller les cocos qui étaient moribonds. Malheureusement ses propos justifiés contre le capitalisme et la finance apatride se heurtent à sa vision multiraciale d’une France encore franchouillarde et qui en a marre des immigrés. Ces immigrés qui sont autant de pauvres bougres exploités par le patronat et qui n’ont, dans la majorité des cas, d’autres ressources que les généreuses aides sociales. Il y a là tout un lumpenprolétariat qui devrait tout de même inquiéter les candidats à la présidentielle. Mélenchon en tête. Cet ardent défenseur des damnés de la terre. Ben non !
L’autre pierre d’achoppement, c’est le consensus sur la réforme scolaire où l’on remplace l’instruction par le gardiennage. L'aboutissement du plan coco Langevin Wallon. Demain, tous les mômes seront amnésiques ! La France avec.
Les ânes votent, les porcs gouvernent disent les gauchistes allemands. Rien de nouveau sous le soleil.
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mardi, 13 mars 2012
Alea jacta est...
Le billet de Patrick Parment
Pour une fois Bayrou a raison quand il déclare que le « déconomètre marche à plein tube ». D’un candidat l’autre, on est dans une sorte de surenchère qui consiste à pousser le voisin à la faute. Une vieille recette de campagne électorale, faite entièrement de promesses qui ne seront, bien évidemment, jamais tenues pour la bonne raison qu’elles sont intenables. La taxation à 75 % des revenus de plus d’un million d’euro, la sortie de l’espace Schengen ou l’arrêt de l’immigration. Qui est dupe ? C’est vraiment prendre les Français pour des cons, eux qui savent très bien qu’au lendemain même de son élection, le nouveau président verra le ciel lui tomber sur la tête.
Pourquoi des décisions, non prises hier encore, le seraient-elle davantage demain ? Il ne faut pas oublier que c’est le Système qui mène la danse. Système auquel est entièrement inféodé notre classe politique, de droite à gauche, étant entendu que les Mélenchon et consorts ne sont que des guignols qui n’ont pas voix au chapitre.
Paradoxalement, et ça risque peut-être d’en choquer certains, de Hollande en Sarkozy, ce n’est peut-être pas ce dernier qui est le plus libéral des deux. De toute manière cela ne changera pas notre destin. Notre pays se désindustrialise de manière inquiétante, notre système scolaire est devenu absurde, la classe moyenne ne cesse de s’appauvrir (l’ascenseur social ! Quel ascenseur ?) puisque c’est sur elle que l’on tape en permanence pour la bonne raison qu’elle est la plus-value constante de la société de consommation. C’est elle que l’on tape quand il faut renflouer les banques et c’est sur elle, que demain porteront les augmentations diverses et variées du genre gaz-élec, TVA, essence, etc. Mais, combien de temps encore aura-t-elle les moyens d’être la vache à lait d’une société en perdition, en faillite ?
Sur ces questions, nos candidats restent muets. Ils ont délimité une cour de récréation où ils jouent entre eux. De toute manière, les Français s’en foutent de leurs programmes qu’ils ne connaissent pas. Ca va se jouer à la gueule, à l’instinct comme d’habitude. Sarko est détesté pour ses promesses non tenues et sa gestion désordonnée du pouvoir. Autant de raisons qui font exister « Guimauve le conquérant » qui a bien compris que de ne pas faire campagne était pour lui l’unique manière d’en faire une.
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dimanche, 11 mars 2012
FIN DE PARTIE...
Le billet de Patrick Parment
Nul n’est devin en matière d’élection et encore moins les sondages. Toutefois, il faut se garder de les rejeter en bloc car il existe quelques constantes que chaque élection confirme. Et dans le cas qui nous concerne, la présidentielle à venir, tout porte à croire que le candidat Sarkozy ne comblera pas son retard de trois, quatre, voire cinq points sur son adversaire. On comprend pourquoi les socialistes font bloc derrière leur candidat contrairement à ce qui s’était passé en 2002 et 2007. Les socialistes respirent enfin l’odeur du pouvoir et Martine Aubry comme Laurent Fabius - pour ne citer qu’eux - qui taclaient hier encore le « grand méchant mou » se sont ralliés à son panache rose. François Hollande qui en a bien conscience, fait donc une campagne a minima, se gardant bien de s’aventurer en terrain glissant comme celui de l’immigration. On ne connaîtra donc pas les intentions de « Guimauve le conquérant » sur le sujet, si ce n’est ce qu’il a déjà annoncé : le vote des immigrés aux élections municipales. Autre certitude, qu’il se garde bien d’avancer, c’est la régularisation de nombreux sans-papiers sous la pression des officines pro-immigrés du genre Cimade, Licra, potes divers et variés, etc. Il faut s’attendre à ce que la France s’enrichisse un peu plus de toute la misère du monde. Autre certitude, le grand pédalage en matière de sécurité tant la détestation de la police et de l’ordre en général appartiennent au code génétique des socialistes. De ce côté-là, on peut d’ores et déjà s’attendre au pire.
Reste que, immigration ou pas, passer de Nicolas Sarkozy en François Hollande ne changera rien sur le fond puisque l’un comme l’autre sont ralliés depuis toujours à la vision libérale du monde anglo-saxon (« I am not dangerous » déclare Hollande aux financiers Anglais). Pierre Moscovici, l’un des bras gauches de Hollande, n’est-il pas le vice-président du Cercle de l’Industrie, un puissant lobby patronal. Autrement dit, les Mélenchon et consorts qui roulent pour lui, ne cessent de faire cocu ce « peuple de gauche » qui s’imagine que le « grand méchant mou » et ses thuriféraires vont mettre la finance au pas. Tous vont aller à la soupe et retrouver le confort de situations biens rémunérées… par le contribuable. Les Français vont très vite mesurer de quel bois se chauffe François Hollande et ses potes !
Au final, n’est-ce pas une aubaine pour la France ? Après avoir été plumés par la droite, les Français vont se faire ratiboiser par cette gauche égalitariste et soi-disant humaniste. La dernière version de la lutte finale en quelque sorte. Peut-être la grande aventure pourra-t-elle alors commencer quand nous serons tous dans la grande mouise et que nous n’aurons plus rien à perdre.
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lundi, 13 février 2012
Temps de campagne : bobards et bobos...
Le Billet de Patrick Parment
Campagne électorale aidant nos candidats à la future présidentielle s’en donnent à cœur joie sur l’air de « y-a-qu’à » « faut que »… des faux culs. On esquissera le camarade François Hollande dont le socialisme, installé avenue de Ségur, peine à masquer l’odeur libérale. Plutôt que d’attaquer la finance, on eût aimé qu’il s’en prenne à un système qui autorise des comportements de voyous. N’est-ce pas son rôle que de s’en prendre au capitalisme ? Ben non. Rien de conséquent non plus sur l’Europe et le rôle que pourrait jouer la Banque centrale européenne face à une Allemagne repliée sur elle-même. En revanche, on a droit à un catalogue d’intentions qui, crise aidant, n’agiront que comme cautère sur jambe de bois.
Notre Sarko national n’est pas mieux loti qui de TVA sociale en référendum sur le chômage voire l’immigration – Chirac disait à ce sujet qu’il connaissait la réponse, donc inutile d’en user – ne sont que des effets de manche dans ce duel incertain qui l’oppose à Hollande. Ce ne sont là que de vieilles recettes avec internet comme illusion de modernité.
Il semblerait que les Français ne soient pas aussi dupes. L’ont-ils d’ailleurs jamais été ? Car à chaque élection, c’est l’offre qui fait défaut, pas la demande.
Chaque élection confirme depuis vingt ans qu’il existe un peuple hostile à cette droite et cette gauche institutionnelles et qui a trouvé refuge – pour partie – au Front national. Comme le sieur Le Pen n’a jamais envisagé une seule seconde de prendre le pouvoir, il ne s’est jamais empressé d’élaborer un appareil conséquent. Sa fille hérite donc d’un appareil croupion qui peine à recueillir les 500 signatures et qui risque fort de ne pas figurer au premier tour de la présidentielle à venir. Ce ne serait jamais là que la rançon des gloires éphémères. En démocratie, la politique est un métier sérieux. Un métier de margoulin, certes, mais un vrai business (j’emploie ce mot à bon escient).
Il existe donc une large frange de la population, de l’ouvrier au bourgeois (dont les abstentionnistes, premier parti de France) que l’on retrouve partout, sauf à gauche et dans cette caste médiatique qui s’efforce de nous faire croire que la France est majoritairement de gauche et favorable aux métissages de tous ordres. Ben non. Il y a une France majoritaire qui aimerait que l’on respecte l’identité française tout simplement, dans ses mœurs, sa culture et sa justice.
Cette France-là n’est pas plus imaginaire que Monsieur Jourdain puisque l’UMPS ne cesse de courir après : Sarko après l’électorat populiste de Marine Le Pen, Hollande et Méchancon qui pleurent sur cet électorat ouvrier, lui aussi absent de leurs programmes de fonctionnaires. Ce n’est pas faute pourtant, à Méchancon, transcendé en Fouquier-Tinville des banlieues, de s’adonner aux joies de la démagogie électorale. Il remplit les salles. La belle affaire ! Les clowns ont toujours eu du succès. Mais ils sont tristes en général. Pas grave, demain Méchancon retournera à sa petite vie de fonctionnaire, grassement payé par le contribuable à ne rien foutre, à brasser du vent, à Bruxelles ou Strasbourg. Voilà, un temps durant, Méchancon aura eu le sentiment intense d’exister et d’avoir fait rêver tout un public qui l’a confondu avec Bouglione.
Quant à Bayrou, n’en parlons pas, c’est l’imparfait d’un subjonctif improbable.
Les vraies questions sont ailleurs : comment sortir de cette crise, comment sortir de ce chantage permanent exercé par la finance apatride qui va clochardiser la Grèce, puis le Portugal, l’Espagne et demain la France. Si cette Europe ne sert plus à rien, alors autant la bazarder, créer un gigantesque séisme. Parce que courage politique ou non, Sarko/Hollande ou non, c’est bien ce qui va advenir par la vertu de ce capitalisme qui devait faire notre bonheur et qui mène tout droit à la ruine. Demain camarades, il ne fera pas jour, l’hiver s’installe pour… un certain temps.
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samedi, 04 février 2012
Antonio de Oliveira Salazar : pour l'amour du Portugal...
Bientôt, Synthèse nationale pubiera une biographie de Salazar signée Jean-Claude Rolinat et portfacée par Duarte Branquinho, directeur du grand hebdomadaire nationaliste portugais O Diablo...
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mercredi, 01 février 2012
Le mal français...
Le billet de Patrick Parment
S’il est un sujet qui fait l’unanimité non seulement dans les médias mais encore dans la classe politique et, plus avant, dans toute la société française confrontée quotidiennement à des fermetures d’usines, c’est bien la crise économique sans précédent qui frappe notre pays et l’Europe. Les causes ? Tout le monde les énumère à sa manière et qui se résume en un mot : crise ultime du capitalisme devenu schizophrénique. Tout citoyen a bien saisi la nature et l’ampleur du mal, tant, autour de lui, le paysage social ne cesse de se dégrader.
C’est la raison pour laquelle, si notre classe politique avait tant soit peu le sens des responsabilités, tous les acteurs se réuniraient autour d’une table afin de dégager un minimum de consensus sur les mesures d’urgence à prendre. Car, il n’aura échappé à personne qu’il n’y a plus ni gauche ni droite dans ce pays, tout ce petit monde s’étant rallié depuis belle lurette au libéralisme et ses multiples avatars.
Mais voilà, nous sommes en période électorale ! Et, selon cette belle culture politique française, ça se joue à la castagne. Voici des décennies que droite et gauche passent leur temps à faire et défaire ce que l’autre a tricoté durant son passage au pouvoir. Tout comme cela fait des lustres que le contribuable française paie la facture des erreurs de ses gouvernants successifs. Jusqu’à récapitaliser les banques ! Ces mêmes banques qui vous font un bras d’honneur quand vous leur demandez trois francs six sous. C’est de cela dont les Français ont assez.
Nous savons tous que les belles promesses qui nous sont faites ne seront jamais tenues. Sauf qu’aujourd’hui, on est au bord du gouffre. Les Français ne sont pas dupes et ce qui fera l’élection ce n’est certainement pas le catalogue de mesures avancées par les uns et les autres pour la bonne raison que la plupart d’entre nous n’y comprenons rien et que nos économistes distingués n’en savent pas plus que nous sur l’effet à court terme des mesures prises ou à venir.
En ce qui me concerne, je n’irai certainement pas voter pour un homme qui veut autoriser les homosexuels à adopter des enfants. Non que j’ai une dent contre les « homos » - je m’en fous - mais dame nature répond d’un principe auquel je me tiens qui veut que le masculin se goinfre avec bonheur (si possible) du féminin. Et j’irai encore moins voter pour un homme qui veut accorder le droit de vote aux immigrés aux élections municipales. A Oslo, en Norvège, où cela a été expérimenté, ces braves couillons de vikings se sont retrouvés minoritaires au sein du conseil municipal. Reste plus qu’à voter la Charia et le tour est joué. La gauche et François Hollande continuent de jouer aux apprentis sorciers. A ce petit jeu, dans trente ans, la France se résumera au village d’Astérix.
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mardi, 20 décembre 2011
Mais que fait Juppé ?
Le billet de Patrick Parment
Ça y est. J’ai trouvé un nouveau boulot à Alain Juppé, ci-devant ministre des affaires qui lui sont décidément étrangères : déclarer la guerre à la Corée du Nord et envoyer les troupes de l’Otan libérer un peuple aux mains d’une dynastie de tarés, les Kim 1-2-3 !
Comment une Corée du Nord peut-elle encore exister à l’heure même où les forces démocratiques de l’angélique Amérique et de ses valets déquillent les Kadhafi, Ben Ali, Moubarack et consorts ?
Certes, me direz-vous, la Chine protège le dernier Etat stalinien de la planète. Pourquoi ? Bonne question. A priori, pour laisser planer une menace sur ce sud-est asiatique riche et puissant. Voici un combat digne de Juppé !
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Le même Juppé qui s’en est pris également à la Russie, car rien n’arrête Terminator. Motif ? Le jeu de chaise musicale entre Medvedev et Poutine et les récentes élections législatives. Ah bon. Parce qu’en France même on ne bourre pas les urnes ? Il me semble que le RPR et les cocos s’en sont donnés à cœur joie durant des décennies sur le bourrage… de crâne et des urnes.
Juppé ferait bien de se montrer prudent avec la Russie de Poutine qui n’est plus celle d’Elstine. Je ne dis pas que la Russie est un modèle de démocratie (l’a-t-elle jamais été) mais quand on voit où nous mène les nôtres, on est saisi d’un grand doute. Le petit couple Sarko/Juppé ferait bien de se montrer plus attentif à l’égard d’un pays (d’un continent) qui présente pour l’Europe nettement plus d’avenir que l’ autre cinglé schizophrène d’outre-Altantique.
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Je ne cesse de m’émerveiller de la soumission de nos médias, toutes tendances confondues, à une vision libérale et droit de lhommiste du monde, qui au final ne sert que les ambitions américaines de déstabilisation généralisée de la planète. Tout cela passe aussi évidemment par le même asservissement à toutes ces populations exogènes qui sont aux dires de nos ministres, Pécresse en tête, « une chance pour la France » et à cette religion, pourtant non dominante, qu’est l’islam.
Le Gaulois a disparu de la circulation. En pleine période électorale, on a envie de demander aux Sarkozy, Hollande et consorts à qui ils s’adressent puisqu’ils refusent de prendre en compte les intérêts des Français de souche, sorte de bestiasse taillable et corvéable à souhait tout juste bonne à payer le tribut de son labeur : les impôts. Sur lesquels vit grassement tout ce petit personnel d’élus et de hauts fonctionnaires, tous coupables mais bien évidemment pas responsables. Les peuples, un jour, présentent l’addition.
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dimanche, 04 décembre 2011
L’Europe en miettes...
Le billet de Patrick Parment
Se confirme donc l’idée que lorsque l’Amérique est malade, l’Europe tousse. Elle fait plus que tousser, elle part en miettes au sein d’un système monétaire qu’elle subit depuis un bon siècle et qui a fini par devenir schizophrène.
Il était, par ailleurs, illusoire de croire qu’une Europe à 27 pourrait marcher quand dix-sept d’entre eux seulement appartiennent à la zone euro. L’Europe est donc un bateau ivre, l’euro une chimère et au final un endettement des Etats qui, en l’espace de quelques années, a été multiplié par dix (voire plus). De sorte que l’Allemagne, qui en a toujours constitué le « Heartland », refuse aujourd’hui d’aller plus avant dans son soutien financier à l’Europe. On ne saurait lui en vouloir et les accents germanophobes de certains dirigeants politiques – et curieusement un Arnaud Montebourg en tête – sont pour le moins déplacés. Si les Français avaient une once de la rigueur allemande, nous n’en serions peut-être pas là.
Est-ce la fin de cette Europe reposant sur les traités de Maastricht, de Lisbonne, etc. ? Sauver cette Europe là consisterait, comme l’indique nos brillants économistes des broussailles, à donner, en toute logique d’ailleurs, pouvoir à la Banque centrale européenne (BCE) de venir en aide aux Etats en leur consentant des emprunts dont les intérêts ne dépasseraient pas 5%. Ce que vient de faire l’Angleterre – qui n’appartient pas à la zone euro – et la Réserve fédérale américaine – qui continue de faire tourner la planche à billets. Mais pour Angela Merkel, c’est Niet. Elle veut rester dans le contexte de Maastricht qui n’autorise pas un dépassement au-delà de 3% du PIB. Ce que veut Angela Merkel, dans l’immédiat du moins, c’est un gendarme européen capable de taxer les pays dont la rigueur budgétaire laisse à désirer. C’est-à-dire à peut près tous les Etats ! Sarkozy s’y oppose évidemment, pas question de concéder le moindre abandon de souveraineté.
L’autre solution, radicale celle-là, dont Jacques Sapir est l’un des chauds partisans, c’est l’abandon pur et simple de l’euro. L’éclatement des taux d’intérêt des Etats européens, dit-il en substance, montre bien que la monnaie unique ne sert à rien. Jacques Sapir suggère donc que les Etats se réapproprient leur monnaie tout en conservant l’euro pour les transactions extra européennes. Pourquoi pas.
On s’aperçoit bien, au-delà de la tambouille monétaire, que le problème de l’Europe est d’abord politique. L’Europe n’a pas de boussole et la technocratie bruxelloise est entièrement aux mains des lobbies libéraux de type anglo-saxon, cela va sans dire. Faute d’un pilote dans l’avion, l’Europe ne sait pas où elle va, ce qui fait que derrière l’écran de fumée du concept même, on ne trouve que des Etats qui passent leur temps à tirer la couverture à eux.
L’autre question qui se pose est : que veut l’Allemagne ?
L’économiste Pierre-Noël Giraud a émis deux hypothèses crédibles à nos yeux. La première est que l’Allemagne a par deux fois tenté d’être la puissance dominante en Europe et par deux fois elle en a été empêchée par l’Amérique. L’Allemagne pourrait donc être tenté, nous dit Pierre-Noël Giraud, de constituer à terme un conglomérat avec les pays de l’Est dont elle est proche - et qui lui fournissent une main d’œuvre de bonne qualité – et d’instaurer un dialogue avec la Russie pour former un bloc continental capable d’affronter l’Amérique. Cette Amérique qui est l’adversaire majeur des Européens. Dans ce cas de figure, quid de l’Europe de l’Ouest ? Un truc du genre Club Méditerranée ?
Extravagant ? Pas vraiment. Car si la France est aujourd’hui le pays vers lequel l’Allemagne exporte le plus, elle ne perdrait pas au change avec l’ouverture du marché russe (où elle est déjà bien présente). Unique condition : que surgisse en Allemagne un leader politique d’une autre trempe que la mère Merkel.
Deuxième hypothèse : on s’oriente vers une révision des traités et l’on crée une zone euro restreinte permettant de constituer un noyau dur. Ce qui, entre nous, aurait dû être fait depuis longtemps plutôt que cette auberge espagnole actuelle.
La seule chose dont nous sommes sûr, c’est que l’Europe arrive à un tournant crucial. Le drame, c’est qu’il n’y a personne, à nos yeux, pour redonner aux Européens ce qui leur manque le plus : un destin.
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jeudi, 17 novembre 2011
L’homme au pédalo...
Le billet de Patrick Parment
Avec l’accord passé avec les Verts sur le nucléaire, François Hollande vient de nous montrer ses limites d’homme d’Etat et d’entamer sa crédibilité. Homme d’appareil, certainement – quoique sévèrement critiqué à la tête du PS – il s’avère un piètre politique en ne prenant pas l’exacte mesure de l’électorat écolo. L’électorat des Verts est très volatile et relève du zapping politique, à savoir de l’humeur des électeurs de gauche à un moment donné. Il peut passer de 5% à 15% dans le meilleur des cas. L’autre donnée essentielle est que sans les voix et la complaisance du parti socialiste, les Verts n’auraient quasiment pas d’élus.
Enfin, quand on brigue la magistrature suprême on ne vient pas s’emberlificoter dans des accords électoraux en sacrifiant d’un coup de gueule le nucléaire français. Que l’on soit pour ou contre le nucléaire est une autre affaire. Aujourd’hui, nos centrales nous fournissent 75% de notre énergie électrique et nous assurent une certaine indépendance énergétique. Et, ce n’est pas le souffle des Verts sur les éoliennes qui va remplacer des centrales que les Français ont payé de leur sueur. On peut avancer, sans trop se tromper, que les Français n’entendent pas lâcher leurs centrales… pour l’instant. Question : les remplacer par quoi ?
François Hollande vient de démontrer là qu’il n’a pas tout à fait la carrure requise pour jouer au président de la République. Même d’une République bananière aux mains des banques.
Sang d’encre...
L’Etablissement français du sang crie famine, les Français ne donnent plus leur sang. Cette belle institution qui, hier encore, fonctionnait très bien, malgré l’affaire du sang contaminé, est aujourd’hui en manque. Faut-il s’en étonner ? Pas vraiment. Les Français ont du bon sens, ils se montrent réticents à donner leur sang aux 10 millions d’immigrés – voire plus – qui séjournent sur le sol français et qui, via la loi du sol et non du sang, obtiennent la nationalité française avec autant de facilité que Strauss-Kahn à sauter une pute.
Donner son sang devient donc une affaire familiale outre le fait que dans les hôpitaux, on pratique déjà l’autotransfusion. Certes, cela n’est pas toujours suffisant. Dans ce cas, il suffit de faire appel aux donneurs du cercle familial étendu.
Le vrai sujet n’est pas là. Cet abandon signifie surtout que les Français n’ont plus le sentiment de participer d’un seul et même peuple, d’appartenir à une seule et vraie communauté. Ils ne se reconnaissent plus dans ce pays que nos hommes politiques ont transformé en poubelle ethnique sur fond de sous culture américaine. Musiques de cinglés et d’abrutis, cinéma sans intérêt, télévision abrutissante délivrant les messages de compassion du politiquement correct, école dévastée par des programmes qui éradiquent la culture française et jettent nos bons auteurs classiques aux orties (de toute manière les profs n’y comprennent plus rien non plus).
Bref, la France d’aujourd’hui est cette chose informe que l’on a bien du mal à définir. Et ça ne fait que commencer. Je ne connais pas dans l’histoire de peuple ayant effectué une mue aussi radicale en reniant à ce point non seulement son passé mais encore sa propre identité. On appelle ça de l’amnésie. Logique aussi que les Français, avec ce qu’on leur fait subir, deviennent autistes.
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mercredi, 16 novembre 2011
Etat de guerre...
Le billet de Patrick Parment
Il est bien évident que les citoyens que nous sommes et dont les connaissances en économie ne dépassent pas la gestion d’un carnet de chèques, sont un peu dépassés par la véritable guerre monétaire que se livrent l’Amérique et l’Europe. A défaut de comprendre comment marche toute cette cuisine planétaire, ce que l’on constate c’est que les banques n’en font qu’à leur aise, spéculent sur les dettes et engrangent d’énormes bénéfices.
Dans le même temps, ce sont les peuples qui trinquent. Des pays comme la Grèce et l’Espagne connaissent un chômage sans précédent qui va entraîner à terme un chaos social, également sans précédent.
Par contagion, l’Italie et la France sont dans la ligne de mire.
Ce ne sont pas là des propos en l’air. C’est bel et bien la guerre entre les deux continents et il serait temps de sortir de l’angélisme versus 1945 sur l’air de « l’Amérique nous a sauvés ». Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers, dans un entretien au Journal du Dimanche (13/11) nous le confirme : « Il y a indéniablement une bataille d’influence entre le dollar et l’euro. Les Etats-Unis font tout pour défendre leur monnaie. Plus on se méfiera de la monnaie unique, plus les investisseurs des pays émergents et du Golfe s’en détourneront. La baisse de l’euro avive aussi la compétition entre les banques. »
Par ailleurs, les Américains se tournent vers le Pacifique et sont en train de constituer un pôle Asie-Amérique, au détriment de l’Europe évidemment. Parce que les nouvelles richesses sont là et que l’Amérique est un kyste qui a toujours fait payer aux autres son train de vie. Du moins ce qu’il en reste avec une classe moyenne lessivée et un pays de moins en moins Blanc et donc voué, à terme, à la pauvreté. Mais c’est une autre histoire.
Alors que cela pourrait constituer une chance pour l’Europe, nous avons des gouvernants irresponsables, stupides, esclaves du libéralisme anglo-saxon et donc incapables d’imaginer d’autres solutions que monétaires. En raison de la crise, est en train d’émerger une sorte de nationalisme destructeur qui ne peut que nous mener à la faillite. Car la solution sera européenne ou ne sera pas.
Nombre de voix, et pas des moindres, clament haut et fort le recours au protectionnisme, la nationalisation des banques et la possibilité pour la Banque centrale européenne de battre monnaie. Car l’Europe demeure encore le premier marché mondial, n’en déplaise aux Américains. Si l’Amérique voit son avenir en jaune, l’Europe a tout lieu de porter ses regards vers la Russie blanche.
Bien évidemment de telles mesures relèvent du politique. Et c’est bien là que le bât blesse. Les nominations récentes à la BCE (Banque centrale européenne), en Italie et en Grèce de Mario Draghi, Mario Monti et Loukas Papadimos sont inquiétantes, vu qu’ils ont tous trois été formés aux Etats-Unis et qu’ils ont tous travaillés chez Goldman Sachs. La banque qui a livré la Grèce aux spéculateurs.
Quant à Angla Merkel et Nicolas Sarkozy, ce ne sont pas leurs dernières gesticulations qui sont faites pour nous rassurer. On parle beaucoup de l’Europe. Mais de quoi, au juste, parle-t-on ?
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lundi, 14 novembre 2011
L’odeur du temps qui passe...
Le billet de Patrick Parment
On aurait aimé qu’il se présente, Jean-Louis Borloo, l’homme qui s’est réveillé un matin radical mais pas socialiste. Histoire de semer la pagaille à droite. Cette droite qui n’en est pas une, éclatée dans tous les sens par un ramassis de néants d’Yves Jégo à Borloo en passant par Hervé Morin qui a une tronche à figurer dans une pièce de Feydeau dans le rôle du cocu.
Il ne fallait pas être grand clerc pour savoir que Borloo n’irait pas au bout de son fantasme. Tout comme la rosière Boutin qui sous peu jettera le bébé avec l’eau du bain.
On a suivi, comme beaucoup, l’affaire Strauss-Kahn non pour s’en désoler – on s’en doute – mais pour se marrer franchement. A peine exfiltrer des Etats-Unis que le voici mêler à une nouvelle histoire de cul, un réseau de prostitution sévissant à Lille. Tous les ingrédients sont réunis pour faire un film de genre : des flics, un proxénète – Dodo la saumure ! ça s’invente pas - , un chef d’entreprise du BTP, un homme politique. On imagine combien Audiard se serait régalé. Inutile de vous dire qu’on se fiche complètement que DSK aille aux putes. Il ne serait ni le premier ni le dernier de nos hommes politiques. Non, ce que l’on retient, c’est que Strauss-Kahn est un malade et l’esclave d’une sexualité qu’il ne maîtrise pas. Autrement dit, pas vraiment les qualités requises pour faire un chef d’Etat. On l’a échappé belle.
On a le sentiment que l’Europe s’enfonce chaque jour un peu plus pour des histoires de dettes, autrement dit de pognon. J’aimerais bien qu’on m’explique comment un pays peu faire faillite. Car, de tout ce que je lis, hormis peut-être la Chine, tous les pays sont endettés. Ce qui veut dire que tous les banquiers véreux se font du fric sur de l’argent virtuel. On est en plein surréalisme. Ce sont les banquiers américains qui ont pourri le système, dont la toujours opérante Goldman Sachs. Et bien figurez-vous que les Européens n’ont rien trouvé de mieux que de mettre à la tête de la Banque centrale européenne, l’Italien Mario Draghi, diplômé du Massachussets Institute et vice-président de Goldman Sachs, que le nouveau Premier ministre grec Loukas Papadimos, lui aussi diplômé du Massachussets Institute est un ancien de Goldman Sachs et que le prochain président du conseil italien, Mario Monti, est un ancien de Yale et membre de la Trilatérale et du Bilderberg group.
Et avec tout ça vous voulez que les Européens s’en sortent quand le Système met ses hommes à lui à la tête de l’Europe. Autrement dit, ce sont les peuples européens qu’on est en train de faire cocu vu que tous ces tarés vont continuer de nous faire cracher au bassinet. Et après ça vous voudriez qu’on ne soit pas des nationaux-populistes ! Va falloir qu’on explique ça à Montebourg et Mélenchon.
12:30 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 09 novembre 2011
Crise : le salut par le peuple...

Le billet de Patrick Parment
Une fois de plus le gouvernement va demander aux Français de se serrer la ceinture alors qu’ils ne sont jamais que victimes des erreurs successives de leurs gouvernants de gauche, hier encore, comme de droite, aujourd’hui.
Et, pour résumer rapidement notre pensée nous dirons que de Nicolas Sarkozy en François Hollande, c’est « blanc bonnet et bonnet blanc » ! Personne n’est dupe. Face à une crise qui nécessite des mesures radicales, on eût aimé que la droite et la gauche marquent une trêve des confiseurs et s’attellent à une sorte d’audit de la dépense publique qui, en trente ans, a littéralement explosé à l’image des flux migratoires.
Bien évidemment et comme chacun a pu s’en apercevoir, la crise n’est pas uniquement française mais européenne et elle repose entièrement sur les énormes déficits de l’économie américaine qui a littéralement plombé la finance mondiale. C’est ainsi qu’avec plus de 3 000 milliards de dollars de dettes dus au reste du monde, l’Amérique en est désormais son principal débiteur.
Qu’il faille sortir d’un tel système est une évidence dont ne semblent guère convaincus nos principaux ténors européens.
On se souvient que le premier à avoir tiré la sonnette d’alarme est Maurice Allais, notre regretté prix Nobel d’économie. Le cercle de nos économistes distingués, inspecteurs des finances en tête, à la Daniel Cohen qu’on voit sur tous les plateaux de télé, est resté muet.
Au risque de nous répéter (nous l’avons souvent écrit), la crise remonte à la chute du mur de Berlin en 1989. Ce jour-là, l’ennemi principal du libéralisme disparaissait. Du même coup – je résume – le capitalisme qui était jusqu’alors entrepreneurial a lentement basculé dans la finance et la spéculation.
Ce n’est pas un hasard si la crise s’est déclarée aux Etats-Unis sous l’effet de la dette privée qui a entraîné un effondrement de la demande. Puis est venue s’ajouter la dette publique qui a rapidement gagné l’ensemble des pays occidentaux. On ne citera qu’un seul chiffre : pour la seule zone euro, au premier trimestre 2011 elle était de 1 681,2 milliards €, soit 84,5% du PIB
Deuxième étage de la fusée crise : le sauvetage des banques privées qui n’a fait qu’aggraver les dettes publiques. « Les banques, écrit Alain de Benoist (1), ont forcé les pouvoirs publics à les secourir en faisant valoir la place névralgique qu’elles occupent dans la structure générale du système capitaliste (…) Les Etats, pris en otages, ont dû emprunter à leur tour sur les marchés ce qui a accru leur dette dans des proportions insupportables. » Mais, note toujours Alain de Benoist, « la cause la plus lointaine réside dans la politique de dérégulation et les réformes fiscales (réduction des impôts sur les bénéfices payés par les sociétés privées, en particulier les plus grosses entreprises, cadeaux fiscaux faits aux plus riches) adoptées bien avant 2008, depuis l’époque Reagan et Thatcher », ce qui correspond aussi aux années Mitterrand.
Et, c’est ainsi qu’une grande partie de l’économie productive a dérivé vers l’économie spéculative ce qui a entraîné aussitôt la multiplication des délocalisations, la désindustrialisation, la baisse des salaires, la précarité de l’emploi, la hausse du chômage et la fuite des capitaux.
Autre effet collatéral de la crise, la collusion de la finance avec le monde du crime. Comme l’écrit le criminologue Xavier Raufer (2) : « Du fait de la dérégulation mondiale, puis de la crise, l’économie illicite (grise ou noire) qui vers 1980 constituait quelque 7% du produit brut mondial en représentait, en 2009, sans doute 15% (soit l’équivalent du PNB de l’Australie). »
Par ailleurs, et on l’a bien oublié, Alain de Benoist nous rappelle fort opportunément que l’on doit à Valéry Giscard d’Estaing une réforme des statuts de la Banque de France, qui en dit long sur ses compétences et son intelligence politiques : l’interdiction faite à la Banque de France d’accorder des prêts – sans intérêt évidemment – à l’Etat, celui-ci devant emprunter sur les marchés financiers aux taux d’intérêt que ceux-ci jugent adéquats. Cette mesure a été généralisée par le traité de Maastricht.
Notre décadence a été préparée de loin par tous ces irresponsables surdiplômés qui passent leur temps à nous donner des leçons. Ni un Mitterrand, berluré par un Jacques Attali et Laurent Fabius - chargé de remettre le capitalisme financier sur ses rails – ni un Chirac, incapable notoire et félon ou l’austère Lionel Jospin ne chercheront à enrailler un processus qui nous mène tout droit à la ruine.
Les mesures prises par François Fillon via Nicolas Sarkozy n’apporteront pas de solutions à la crise, pas plus que l’apparent sauvetage de la Grèce n’empêchera, à terme, des pays comme la France, l’Italie ou l’Espagne de plonger à leur tour.
L’heure n’est pas aux incantations mélenchono-hollandaises. Il faudrait une réelle volonté politique – et du courage – pour prendre quelques mesures d’urgence comme la nationalisation des banques. Mais, ni Nicolas Sarkozy et encore moins François Hollande, n’ont de réelle vue du monde et la volonté d’agir sur lui. Toutes les mesures qu’ils seront amenés à prendre ne feront qu’exaspérer les classes populaires. Et c’est plus sûrement de leurs réactions que viendra la réponse à nos maux.
Note
(1) Voir le dernier numéro d’Eléments, n° 141, consacré à l’Agonie de l’Europe.
(2) Xavier Raufer, dernier ouvrage paru, La finance pousse au crime, Ed. Choiseul.
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vendredi, 21 octobre 2011
Eternelle barbarie...
Le billet de Patrick Parment
Au stade de civilisation où nous en sommes, j’avoue que plus grand chose ne m’étonne. Toutefois la vidéo montrant Kadhafi mort m’a choqué. Je n’avais aucune sympathie particulière pour ce monsieur, mais la manière dont les soi-disant troupes de libération ont traité son cadavre – lynché est le terme exact – révèle le degré d’humanité dont sont capables les Libyens. Et ce sont ces mêmes gens que nos grands humanistes Nicolas Sarkozy et Alain Juppé sont allés chercher pour libérer un peuple, somme toute resté fort proche de la barbarie à en croire ces images. Mais, n’a-t-on pas assisté à pareil spectacle en Afrique, à Abidjan notamment lors de la chute de Laurent Gbagbo. Et, une fois encore, avec la complicité des troupes françaises. Il y a là un paradoxe que je ne m’explique pas et qui consiste à remplacer la peste par le choléra. Kadhafi n’était pas un saint, mais était-il pire que ces Américains qui jouent aux gendarmes du monde sur fond de désarroi des peuples depuis cinquante ans ?
Il semble bien que tant en Afrique que dans le monde arabe, l’islam n’ait en rien empêché l’homme d’exprimer sa part de barbarie. Or, ce que l’on appelle civilisation, n’est-ce pas justement l’éradication de ce qu’il y a de sauvage en nous pour accéder à ce que Norbert Elias appelait « la civilisation des mœurs ». Héritières de la sagesse grecque, nos monarchies européennes y sont parvenues au travers de la loi (le temporel) et du châtiment divin (le spirituel) afin d’accoucher d’une société pacifiée à défaut d’être paisible. Ce que nos démocraties semblent remettre en cause.
Voici qui devrait interpeller un homme comme Alain Juppé, nourri aux sources de l’humanisme lors d’un passage, bien oublié semble-t-il, à Normale Sup. Et abonné aux droits de l’homme de surcroît.
Reste que les images que nous avons vus et qui nous ont laissé pantois, devraient interpeller nos politiques mieux qu’un discours de François Hollande ou de Martine Aubry quant à la présence sur notre sol de plusieurs millions de Maghrébins et d’Africains, musulmans pour la plupart. Ceux-là mêmes à qui nos hiérarques socialistes veulent accorder le droit de vote.
On ne manquera pas de remercier non plus dans cette affaire notre cher patronat, avide de main d’oeuvre bon marché et nos politiques de droite comme de gauche à la solde des puissances d’argent qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant l’intérêt collectif. Elle est belle, leur démocratie, aux Juppé, Koscuisko-Morizet, Pécresse, Sarko, Hollande, Mélenchon et consorts qui dégueulent de bons sentiments jusqu’à l’indigestion. Et ça donne quoi au final ? La Côte d’Ivoire hier et la Libye demain, livrées au chaos. Comme l’Irak aujourd’hui.
La question que l’on pose est la suivante : que feront tous ces immigrés déculturés, ghettoïsés, éloignés de nos mœurs de cour et constitués de facto en lumpenprolétariat, quand soudain les services sociaux, et les aides en tous genres cesseront d’exister ? Bref, quand l’Europe ne sera plus ce mât de cocagne accueillant toute la misère du monde.
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lundi, 17 octobre 2011
Je pense, donc j’angoisse...

Le billet de Patrick Parment
On nous aura vraiment cassé les pieds avec cette primaire socialiste. Ce mode d’élection d’un candidat est tout de même l’expression d’un désarroi. Faute de candidat capable de s’imposer par sa seule personnalité d’une part et son programme de l’autre, on en appel aux militants, signe évident de la faiblesse de ce parti. De tous les candidats, rien de très nouveau sous le soleil, hormis l’analyse lucide d’un Montebourg exprimée dans un petit livre blanc Votez pour la démondialisation (*). Bon diagnostic mais mauvais remèdes. Montebourg a raison sur deux points essentiels : la désindustrialisation qui nécessiterait de la part de la France et de l’Europe de recourir à des politiques protectionnistes en matière d’emploi et de sauvetage de nos industries – de pointe notamment – et l’encadrement du système bancaire. On sait depuis belle lurette qu’en France les banques ne font pas leur boulot qui est d’aider prioritairement les PMI-PME. On est loin du compte.
Le dévers de la médaille n’est autre que l’euro. Faut-il, oui ou non, le conserver ou faut-il le transformer en simple unité de compte européen et rendre à chaque pays son identité monétaire ? La Grande-Bretagne, qui n’est pas dans l’euro comme chacun sait, vient de faire marcher la planche billets à hauteur de 75 milliards de livres pour donner de l’air à son économie. La Grèce se retrouve en faillite avec l’euro et attend une solution extérieure à un problème intérieur. Un peu surréaliste quand même. Voici belle lurette que chez les libéraux purs et durs - les Américains notamment – on pratique la politique de la planche à billets en cas de besoin.
Ce qui manque à Montebourg dans son ouvrage, c’est une réflexion sur le politique. Il est central à nos yeux, car c’est d’une volonté politique forte que viendra notre salut et non pas de la simple réforme d’un système bancaire bancal. Montebourg aurait dû lire Carl Schmitt.
Il est tout aussi évident à nos yeux que la solution ne viendra pas d’un Sarkozy qui trempe son biscuit chaque matin dans le bol du libéralisme anglo-saxon. Il ne viendra pas non plus de François Hollande, socialo à l’ancienne du genre mou et qui, pas plus que Sarko, n’a de solutions louables à nous proposer. Quant à une quelconque volonté européenne, elle est dramatiquement absente.
Vladimir Poutine porte ses regards vers l’Asie. Il n’acceptera de discuter qu’avec une Europe forte et conquérante. On est loin du compte. Et pourtant, notre avenir, si avenir il y a, est à l’Est.
(*) Votez pour la démondialisation, Flammarion, 2 €
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lundi, 10 octobre 2011
Election : le PS s’amuse
Le billet de Patrick Parment
La démonétisation du président de la République a libéré les vocations à gauche qui, comme chacun sait, est nettement plus à l’aise dans le maniement des idées foireuses que dans l’exercice réaliste du pouvoir. Mitterrand, cette baderne à la francisque érigé depuis en icône, en est le meilleur exemple.
On n’est donc pas étonné de voir surgir comme des champignons après la pluie, des candidats à la présidentielle qui pointe son nez pour la bonne raison que la finalité de tout politicard est de s’emparer du pouvoir (quel qu’il soit d’ailleurs).
Et surtout, dirai-je, depuis que De Gaulle se soit drapé dans une constitution dont l’autoritarisme n’est plus à démontrer. Elu au suffrage universel, le président peut se permettre de tordre les institutions dans tous les sens. Avec Sarko, on est tombé dans la caricature.
La droite, qui n’a plus d’idées depuis 1945, dispose d’un personnel falot généralement formé à Sciences-Po ou à l’Ena. Ce qui vaut également pour une partie de la gauche dont l’archétype demeure l’instituteur barbu devenu prof ou le fonctionnaire versé dans le débat d’idées version CFDT.
Sur les cinq candidats en liste du PS on trouve trois énarques, un avocat et un prof. De la banalité des uns et des autres, seul émerge l’avocat Montebourg qui a jeté un regard réaliste sur l’état du monde et de l’Europe mais dont les solutions qu’il entend apporter sont malheureusement surréalistes.
Que des socialistes débattent entre eux, quoi de plus normal. Mais que leur pseudo débat mobilise l’ensemble des médias et, de surcroît, que l’Etat mette ses infrastructures à sa disposition pour une élection bidon, marginale et n’intéressant qu’une étroite frange de la population, voici qui ne manquera pas de surprendre les contribuables que nous sommes.
Le plus drôle, c’est tout ce branle-bas de combat pour accoucher d’un énarque qui n’a rien d’original. Quel est le bilan de cette carpette de Hollande dont les compétences n’ont jamais dépassé celles d’un sous-préfet, qui a étouffé le parti socialiste pendant dix ans et qui, après une cure d’amaigrissement et un changement de gonzesse, se présente comme le nouveau Zorro ! Pathétique, pathétique peuple de gauche tout aussi cocu que les mecs de cette droite en carton pâte où s’illustrent les Copé, Borloo, Juppé et consorts… Pauvre démocratie, usée jusqu’à la corde, défigurée et qui, aujourd’hui, tombe en miettes.
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lundi, 29 août 2011
Ca s’est passé cet été...
Le billet de Patrick Parment
On a bien rigolé ce week-end avec le congrès du Parti socialiste à La Rochelle. Leur primaire sème une belle zizanie. Au point de nous jouer un remake de « Règlement de comptes à Ok Corral ». Tous les candidats se sont rentrés dans le lard. Au final, c’est vraisemblablement François Hollande qui l’emportera. Pourquoi ? C’est celui qui effraie le moins cette gauche devenue centriste – ou sociale-démocrate si l’on préfère - bien qu’il ait anesthésié le PS pendant plus d’une décennie.
Martine Aubry est une sectaire doublée d’une autoritaire à voir la manière dont elle gère Lille. Bref, une malfaisante comme dirait Audiard. La preuve, avec ses 35 heures, elle a totalement désorganisé ce pays. Et ça n’a pas rapporté un emploi de plus. Ces enfoirés de patrons se sont mis les bénéfices dans les fouilles ! Merci patron !
Quant aux autres candidats, ils ne font que de la figuration. Le seul un peu marrant dans ce marigot à crocodiles, c’est assurément Mélenchon, révolutionnaire en carton pâte dont la feuille de paie part de Bercy depuis plus de trente ans. D’ailleurs, c’est une spécialité bien française : tous nos révolutionnaires de gauche sont des fonctionnaires. Pas question de déconner avec la retraite des vieux. Mais, ils sont la bonne conscience d’une gauche droit de lhomiste, politiquement correcte et ardente protectrice de ses casse-croûtes nombreux et variés.
Jean-François Copé a donc beau jeu de les railler. Mais à droite, c’est le même foutoir : absence totale d’idées et d’idéologie et pléthore de candidats : Borloo, Bayrou, Morin, que sais-je encore. Sarko peut dormir tranquille…
On aurait été tenté de vous dire « votez Mélenchon ». Mais, son alliance au forceps avec ces criminels de guerre et de paix que sont ces salopards de communistes, rend tout vote en sa faveur impossible. Donc, démerdez-vous.
Dominique… nique… nique…
Qu’est-ce qu’on nous a bassinés tout cet été avec la soi-disant « affaire » Strauss-Kahn. Il faut bien dire qu’entre lui et la dette (ah bon, c’est pas la même chose…), la presse n’avait pas grand chose à se mettre sous la dent. Et, comme les nazis n’étaient pas de retour comme chaque année, du Figaro au Nouvel Obs, y a eu comme un vide.
Heureusement Strauss-machin est arrivé, la queue en bandoulière. On ne saura jamais s’il a violé ou non la soubrette. Il a eu des gestes, c’est sûr. Mais, ce qui reste de cette histoire, c’est que le bonhomme est incapable de maîtriser sa libido. Que la mère Sinclair soit cocu, ça la regarde. Faire de ce mec un chef d’Etat est déjà nettement plus aléatoire. Certes, l’Elysée, de pouponnière à claque aurait retrouvé une raison d’être. La question, heureusement ne se pose plus. Quant à son avenir, on s’en fout.
Libye
On a tous bien compris que le vrai motif de cette guerre – qui semble faire la fierté du couple frénétique Sarko-Juppé – était moins la destitution du camarade Kadhafi que de mettre la main sur son pétrole. Pour se faire, les franco-anglais n’ont pas hésité à déclencher une guerre civile dans ce pays dont la paix a toujours dépendu du statu quo entre les trois principales tribus. Kadhafi destitué, la bagarre va commencer pour savoir qui mettra la main sur les revenus du pétrole. Bain de sang assuré !
Une fois de plus, il est bien difficile de ne pas voir l’empreinte américaine derrière l’enthousiasme bête et stupide de Sarkozy. Voici cinquante ans que les Américains ont une politique étrangère contraire aux intérêts des Européens. Mais tous nos dirigeants sont à la botte.
Sauf Poutine. Votez russe !
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dimanche, 28 août 2011
DES VICTOIRES A LA PYRRHUS...
Le billet de Patrick Parment
Il paraît désormais acquis que le colonel Kadhafi ne dirigera plus l’Etat libyen. Pourtant, il y a peu encore, le même Kadhafi plantait sa tente dans une annexe de l’Elysée où il était reçu en grande pompe. Il avait permis, il est vrai, à Cecilia Sarkozy de se mettre en valeur dans l’affaire des infirmières bulgares avant de se casser avec son amant. Laissant un Sarko tout penaud.
Et puis, soudain, suite aux événements de Tunisie, Sarko est entré en tétanos et s’en est pris au colonel avec l’appui des Anglais et de l’Otan. Outre des bombardements intensifs – jusqu’à épuisement des munitions – et de nombreux morts parmi les populations, on a soutenu une soi-disant opposition montée de toutes pièces et que l’on a largement aidé à venir à bout de cet affreux régime.
Pourtant, nombreux étaient ceux qui en Afrique l’ont soutenu. Et pour cause, Kadhafi avait investi les milliards de son pétrole dans l’aide à de nombreux pays africains.
Faut-il rappeler aussi que Kadhafi fut porté au pouvoir par une junte militaire multitribale mais dans laquelle dominaient les deux principales tribus de Libye, les Warfallah de Cyrénaïque et les Megara de Tripolitaine. En épousant la fille d‘une tribu rebelle, Kadhafi s’assura ainsi le ralliement de la Cyrénaïque rebelle.
Il y a fort à parier que le nouveau pouvoir se retrouvera face aux exigences divergentes des tribus qui chercheront à tirer profit des produits pétroliers. Autant dire que l’on vient d’installer le chaos en Libye sous l’oeil goguenard d’un Juppé qui s’imagine avoir fait de la grande politique.
Rappelons au passage que la Tunisie – dont on ne conteste pas la destitution de Ben Ali – connaît aujourd’hui un véritable chaos économique et humain.
Que dire de l’Egypte, elle aussi plongée dans un grand désordre institutionnel, financier et humain. On ne sait toujours pas qui gouverne ce pays qui aspire, on n’en doute pas, à plus de démocratie. Mais à quel prix ?
Enfin, dernier pays en date que l’on cherche à déstabiliser : la Syrie. Ici la patte américaine est tout aussi flagrante qu’en Tunisie et en Egypte. L’Amérique a formé tous ces agitateurs et leur a donné un mode d’emploi. Sauf qu’en Syrie, la situation est tout autre, Bachar el-Assad ne lâche rien et la situation décrite dans les médias occidentaux ne correspond pas toujours à la réalité. L’Amérique a beau jeu d’ameuter la planète entière à l’ONU et d’en appeler à des droits de l’homme qu’elle foule aux pieds partout où elle passe.
Quid désormais de l’Algérie et du Maroc ? Ces deux pays, il est vrai, sont vendus aux Américains depuis longtemps. Ce qui n’empêche pas les tensions.
Il n’en reste pas moins que cette déstabilisation généralisée du monde arabe, exception faite de ceux qui sont à la botte depuis longtemps comme l’Arabie saoudite et les Emirats, n’est pas sans conséquence en matière d’immigration. Les pays du pourtour méditerranéen ont vite fait de tourner leurs regards vers l’Europe. Or, l’Europe n’est pas une poubelle, n’en déplaisent à nos meilleurs ennemis américains. Mais, pour se garantir et nous protéger, il faudrait des hommes politiques à la hauteur. Ce ne sont pas les victoires à la Pyrrhus des Sarko et Juppé en Libye et ailleurs, qui sont susceptibles de nous rassurer. Encore moins les guignols Barroso, Rompuy et Ashton réunis.
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samedi, 20 août 2011
Règle d’or ou triangle d’or ?
Le billet de Patrick Parment
Je n’y comprends franchement rien à leur règle d’or. J’en ai bien compris le principe : inscrire dans la Constitution la résorption de la dette. Bon, d’accord. Paraît que des tas de pays européens l’ont fait. C’est bien. Mais ça change quoi ? On a toujours les mêmes crânes d‘œuf à Bercy ou ailleurs – du genre Pécresse, voyez ce que je veux dire – pour dépenser sans compter et nous coller dans le rouge. Ce dont ils se foutent complètement d’ailleurs.
N’importe quel banquier de bas étage (en France, ils le sont tous) avouera, et même pas sous la torture, que cette dette ne sera jamais remboursée. Entre l’Europe et l’Amérique, la dette, c’est un vrai marché parallèle où se goinfrent les financiers qui ont inventé le système. Je vois pas à quoi ça sert d’être encore plus riche, mais y’en a que ça doit faire bander. Molière a expliqué ça quelque part.
Fort de ces informations, on cherche donc un mec – ou une nana – qui soit un peu moins con que les autres et qui se posent la question : « Tiens, et si on changeait de système ? » Car le capitalisme financier actuel – on ne cesse de le répéter – nous mène tout droit à la ruine : fermeture d’usines, chômage et plus grave encore, perte de savoirs essentiels. Car le travail, c’est aussi une notion culturelle avant d’être un labeur ou un chagrin comme disait le regretté Audiard.
Le débat a pourtant été lancé, à droite comme à gauche (plutôt à gauche d’ailleurs) d’injecter une bonne dose de protectionnisme avant que les Chinetoques n’aient racheté la terre entière. Ils commencent à investir sévère chez nous. Je ne parle pas de ceux qui zonent dans le 13ème arrondissement de Paris, ceux-là, c’est encore une autre histoire. Non, je parle de ceux qui, en Chine, et sous l’œil averti de l’Etat, se sont enrichis sur notre dos, c’est-à-dire grâce à l’irresponsabilité, une fois encore, de nos politiques. Mais, il n’y a pas qu’eux. L’Europe, celle-là même de l’autre couille-molle de Delors, elle a fait quoi pour protéger nos économies, nos emplois, nos métiers ? Rien. Elle balance notre pognon hors de l’Europe sur n’importe quelle cause à la mords-moi-le-nœud au nom d’un humanitarisme de bazar. Vous avez vu les tronches des Barroso, Rompuy et Ashton ? Comparez-les avec celle de Gengis-Khan et vous verrez la différence.
Alors, franchement, je me marre quand j’entends les Sarko, Aubry, Merkel, Fillon et consorts venir nous parler du sexe des anges, angoissés qu’ils sont des futures échéances électorales. Si la démocratie n’est capable d’accoucher que de tels zozos, qu’elle crève.
PS/ En Russie tout va bien. La dette ? On sait même pas ce que c’est. Vive Poutine
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lundi, 15 août 2011
Une politique bien étrangère...
Le billet de Patrick Parment
Un soixante quatorzième soldat français vient de tomber en Afghanistan à l’heure même où le clairon des Invalides retentit encore de la sonnerie aux morts. Dans un exercice de pure compassion électoraliste, Sarkozy a décidé de faire les honneurs des Invalides aux derniers soldats tombés dans ce pays lointain où nous sévissons en qualité de valet des Etats-Unis. L’occasion aussi pour Sarkozy de réitérer son soutien à la cause américaine au mépris du sentiment général qui prévaut en France : le retrait immédiat de nos soldats.
Comme un malheur n’arrive jamais seul, après les catastrophiques prestations de Kouchner puis d’Alliot-Marie aux Affaires étrangères, voici venu le temps de « droit dans mes bottes », alias Alain Juppé, qui exécute avec enthousiasme la politique pro-américaine du zélote de l’Elysée.
Alors que nous ne sommes plus en mesure de nous poser en gendarme d’un empire disparu – et dont le gaullisme marqua de manière catastrophique la fin – Sarko s’imagine qu’il a encore un rôle à jouer avec une armée qui n’a plus du tout les moyens des ambitions élyséennes.
Les derniers exemples sont pour le moins révélateurs de cette impuissance. Ainsi en Côte d’Ivoire où, au lieu de soutenir le chrétien Gbagbo, on a joué la carte du musulman Ouattara, on a ouvert la voie d’un nouveau chaos dans ce pays. A terme, tous les Français seront remplacés par les Chinois.
On ne sait quelle mouche a piqué Alain Juppé - qui retrouve-là ce rôle de second couteau qu’il n’a jamais quitté – de faire une fixation sur la Libye et de jouer les va-en-guerre contre le régime de Kadhafi. Le fait que les Anglais soient dans le coup laisse entendre que ce sont bien les Américains qui tirent les ficelles. Sinon, on voit mal quel bénéfice la France pourrait tirer de la destitution du colonel. Tout cela semble bien corroborer le scénario qui se joue actuellement au Moyen-Orient : un embrasement total avec pour objectif la fin d’un despotisme moyen-oriental.
De voir Juppé à la manœuvre et doublé par un Bernard-Henri Lévy jouissant de la protection de Sarko ne manque pas de sel et en dit long sur le sérieux d’une cause qui ne semble nullement gagnée. Kadhafi fait de la résistance et les rebelles ne seraient rien sans notre assistance technique.Juppé bombarde à tout va et, ô ironie du sort, nous avons épuisé notre stock de munitions. Vous marrez pas !
Dans le même temps, le Juppé de service est monté au créneau contre le régime syrien de Bachar el-Assad, hier encore allié de la France du temps où nous avions une politique étrangère. On a une pensée émue pour Roland Dumas qui malgré ses quatre-vingt piges passées est autrement lucide que le camarade Juppé.
La Syrie, où les troubles ont été fomentés par les services américains qui forment des opposants aux nouvelles technologies informatiques et à la manipulation des masses (comme ce fut le cas en Egypte). Mais, là encore, Juppé bute sur la résistance acharnée du Syrien qui semble avoir bel et bien compris les manœuvres américaines et la manipulation de l’ONU si besoin est. Résultat de cette brillante opération, le rapprochement de la Syrie et de l’Iran, le soutien de la Russie qui ne dévie pas d'un pouce dans ses alliances et du soutien de la Chine à l’ONU, trop contente dans cette affaire de contrarier les Américains.
Si Israël demeure évidemment la pierre angulaire de toute politique moyenne orientale, ça bouge aussi dans ce pays où le peuple se plaint de la vie chère et de l’appauvrissement de la classe moyenne. Autrement dit le même schéma que celui qui prévaut en Europe où l’on fait les frais du libéralisme anglo-saxon et du désordre mondialiste. Encore un paradoxe à résoudre pour le camarade Juppé.
Par ailleurs, ce n’est pas la moindre des surprises, ce que l’on a surnommé la « révolution verte» n’est jamais que le désir de l’ensemble de la classe moyenne arabe de vivre selon les critères de la société de consommation de l’Occident (voir à ce sujet le dernier numéro de la revue Eléments).
Mais, les Sarko et autres Juppé ont-ils seulement le temps et l’envie de réfléchir quand on a décidé une fois pour toute de vivre à la remorque d’un pays mafieux et sans destin : l’Amérique. En attendant, la politique étrangère de la France est bel et bien étrangère à toute politique.
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lundi, 18 juillet 2011
La chasse aux pigeons est ouverte
Le billet de Patrick Parment
Eva Joly a commis une vérité qui a fait grimper aux rideaux toute la classe politique en déclarant qu’il fallait supprimer ce défilé ringard du 14 juillet. Quoa... quoa… a persiflé le corbeau Fillon qui en a profité pour avoiner notre écolo franco-viking au motif qu’elle « n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française. »
Pourquoi ? Les immigrés, clandestins ou non, qui pénètrent allègrement dans ce pays ont une meilleure connaissance de nos traditions ? Ils ne parlent le plus souvent même pas français !
Inutile aussi de s’en prendre à la binationalité de la viking qui me choque moins que celle des afro-maghrébins. Elle descend peut-être de son drakkar mais elle partage avec les Gaulois le fait d’être une européenne de souche. Fillon, comme d’habitude, raconte n’importe quoi.
Quant au 14 juillet, ce défilé au panache tout stalinien, relève d’une tradition républicaine qui a envoyé au casse-pipe, par bêtise et manque d'intelligence politique – ce qui n’a d’ailleurs pas beaucoup changé – des millions de paysans français en 1914 et a collé nos armées en déroute en 1940.
Cette république, il faut quand même le rappeler fut, après Napoléon, le plus grand boucher de la race française au nom d’un patriotisme dont n’avait rien à foutre tous ces familiers des loges qui prenaient déjà leurs ordres à la Bourse londonienne.
Cette même république bananière qui continue de sacrifier inutilement nos soldats dans des bourbiers comme l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, le Kosovo et ailleurs. Le seul changement, c’est que Wall Street a remplacé Londres et que la finance mondiale est plus que jamais apatride.
On n’ira donc pas chialer pour un défilé qui concurrence Bouglione.
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vendredi, 01 juillet 2011
Dommages collatéraux...
Le billet de Patrick Parment
Ca bruisse de nouveau dans le Landerneau qui va finir par entrer en tétanos parfait. Pensez donc, on croyait Strauss-Kahn à la trappe et la justice new-yorkaise est en train de lui refaire un pucelage. Il va pouvoir revenir draguer en France où c’est quand même plus peinard et surtout moins dangereux. Aux States, une simple main au cul peu vous valoir des années de placard. Pas en France, où Strauss-machin a des potes francs-macs de gauche et d’ailleurs dans la manche.
Tout ça pour dire que c’est pas vraiment la queue en berne qu’il va rentrer au pays. Non, pas Israël… en France. Enfin aux dernières nouvelles. Martine Aubry devrait se faire du mouron, car elle lui a piqué son boulot de dans un an. Il y a surtout, Anne Sinclair qui va réclamer haut et fort un retour sur investissement. Il lui a coûté bonbon le bracquemard en folie de son « chéri ». Entre le FMI et le procès, tout ça fait quelques tableaux qu’il a fallu décrocher du mur. Il aurait pas été content le « papy » Rosenberg. On lui suggère, à la Sinclair, de fourguer son « home sweet home » de Washington à la mère Christine Lagarde puisqu’elle prend la suite. D’accord, ça couvre pas les frais, mais ça amorti malgré tout l’addition. Et puis, Dominique/ Christine, même combat.
Reste que blanchi de la sorte, le Strauss-machin pourrait avoir envie de revenir dans la course, histoire de régler quelques comptes… pas suisses. Imaginez le bordel. Car Hollande ne va pas vouloir décarrer, Ségolène se retirer du tableau et Mélenchon se voit déjà élu.
L’élection de Christine Lagarde dans ce claque mondialiste qu’est le FMI relève du dommage collatéral. Que de magouilles et autres marchandages il a dû falloir pour en arriver là. Que de compromissions aussi. Et tout ça pour quoi ? On a pu lire que c’était la victoire de l’Europe et le poids de l’euro qui justifiaient cette nomination. On nous prend pour des naïfs ou quoi ? C’est bien parce qu’elle sert d’abord le système et son libéralisme pur et dur qu’Américains et Chinois ont laissé faire. Mais, on va continuer à saigner cette Europe que tout le monde craint, dès fois qu’elle se réveille. La Grèce va fournir un excellent test.
Donc, on aura Baroin aux Finances. Ce Baroin qui est à l’économie ce que Mitterrand (NDLR Jean-Christophe) est à la culture. Un leurre. Un ignare même cornaqué par une batterie d’énarques, inspecteurs des finances et autres qui nous foutent dans la mouise depuis des décennies. Des crânes d‘œuf à la Juppé qui ont la science infuse. Tiens, au fait, il en est où le Juppé avec son Kadhafi toujours en liberté et sa guerre de libération ? Nulle part. Sont tout juste bon à payer une rançon pour libérer des otages. A ce sujet d’ailleurs, on a beaucoup parlé des deux journalistes, soutenu par le staff gauchiste de France 3 avec le fric des contribuables, mais les autres otages, les mecs d’Areva au Niger ? Marrant, on en parle moins. Et des autres, le mec de la DGSE en Somalie ? On joue les gros bras en Cote d’Ivoire et on est pas capable de récupérer un mec chez ces traîne-misère de Somaliens. Bref, Juppé est à la ramasse comme d’habitude.
Terminons par une note plaisante. Enfin, si on veut ! Vous avez vu, la future princesse, nageuse de son état, Charlene Wittstcok, 33 ans, et promise de l’Albert de Monac, a voulu se faire la paire et quitter la scène du château. En matière de décor, c’est les coulisses de l’Albert dont elle ne voulait plus. Pourtant, elle était au courant que l’Albert, il avait enfoutré une serveuse américaine et une hôtesse de l’air togolaise, laissant des têtards en dépôt. Y aurait-il donc autre chose ? Y serait pas un peu tarlouze sur les bords l’Albert qui convole à 56 balais parce qu’il arrive un moment, quand on est prince, où une fin heureuse s’impose. Et puis, ce mariage, c’est une aubaine pour les finances de la Principauté. Le rêve de la princesse Charlene va-t-il se transformer en cauchemar ? Réponse à venir dans le prochain Paris-Match.
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mercredi, 29 juin 2011
Le cirque des poètes apparus
Le billet de Patrick Parment
Saviez-vous que Zara White, ex-star du porno, entendait bien se présenter à l’élection présidentielle ? Ben oui, la dame – qui a déserté depuis pas mal de temps ce milieu sportif – a des convictions écolo ! Ca m’interpelle tout de même cet engouement maurrassien pour la défense de la nature. Tenez, prenez la mère Eva Joly, avec ses lunettes trouvées dans Pif Gadget, au sortir d’une carrière de tueuse judiciaire, se réveille un matin copine de Cohn-Bendit et amoureuse de Cécile Duflot. Bim badaboum, notoriété aidant, la voici candidate Verte à la présidentielle. Et, elle est à deux doigts de faire la peau de « vu à la télé », Nicolas Hulot.
Une présidentielle, c’est aussi l’occasion de régler quelques comptes voire d’assouvir quelques rancunes dans ce milieu politique qui en regorgent. Tenez, prenez le camarade Borloo. Cet avocat qui a refilé une combine à Tapie pour se faire du pognon, s’est réveillé un matin en se disant qu’il allait sauver la France. Et donc, de faire de la politique. Alors, il a racheté un club de foot, Valenciennes. Puis la ville. Et, il a fini au gouvernement. Il a rencontré Chirac pour commencer et Sarko pour finir. Mais, la politique, c’est plus compliqué qu’une plaidoirie et le camarade Borloo s’est vite enlisé. Il se voyait déjà Premier ministre. Mais, il n’est pas aussi carpette que Fillon. Alors le petit Borloo a épousé une speakrine et mis la main sur le parti radical qui somnolait comme un lendemain de gueuleton dans une loge. Et maintenant, le Borloo, il menace tout le monde sur l’air de « J’y vais, j’y vais pas ? »
L’union des Centres ! Une vieille idée giscardo-lecanuetiste qui n’a jamais marché. Les Français savent même pas que ça existe, le centre. De toute manière, ils sont amorphes, bouffis, repus par la société de consommation et le poulet aux hormones. Celui qui gagne, c’est celui qui gueule le plus fort. Ils votent pour des ex-voto.
A gauche – quelle gôôche ? – on ripoline sec, on refait toutes les devantures. Prenez Jean-Luc Mélenchon. Pas plus fonctionnaire que lui. Cadre du PS pour commencer et vingt ans sénateur. Tout d’un coup, ce prof de philo, qu’il n’a jamais été, a lu Machiavel et se met à jouer les révolutionnaires à l’ombre de son mandat de député européen. Faut pas déconner avec la paie. D’ailleurs, spécificité française, tous nos révolutionnaires sont fonctionnaires et à l’Education nationale de préférence. Et l’ancien trotskar de Mélenchon de s’acoquiner aux ruines d’un Parti communiste qui doit pas peser plus de 2 %. Mais voilà, Mélenchon avait besoin de son heure de gloire, de sortir de l’indistinct, d’assouvir son pic d’égo. C’est la grenouille qui veut être aussi grosse que le boeuf !
Autre plaisantin notoire qui enfourche toujours une cause quelconque pourvu que ce soit une cause, Arnaud Montebourg. Lui, des bêtises, ça fait longtemps qu’il en fait. Ca fait aussi longtemps que son ego le titille. Et, rien ne vaut une bonne présidentielle pour l’astiquer… l’égo. Avec un bon cheval de bataille, la démondialisation, un zest écolo et un zest d’anti-libéralisme, emballez, c’est pesé.
L’affaire Strauss-machin, DSK pour les intimes, a servi sur un plateau la cause du féminisme qu’on croyait endormie. Quand les féministes donnent de la voix, on entend beaucoup de conneries qui décribilisent la cause. Mais, est-ce bien une cause ? On touche là à la nature humaine et à un monde façonné par la logique masculine. Que les hommes d’aujourd’hui se couchent, ne veut pas dire pour autant que les femmes se lèvent. Bref, on n’entrera pas dans un débat sans fin, si ce n’est pour dire, par rapport à l’objet de départ, DSK, que le viol est un crime et que battre une femme en est un tout autant et que la justice doit frapper fort! Reste qu’il y a une chose que je n’arrive pas à comprendre, c’est que l’on n’ai pas encore réalisé l’égalité des salaires entre hommes et femmes, à boulot égal s'entend. C’est écrit dans tous les programmes de gauche comme de droite et puis… rien ! Mystère.
Ah, j’allais oublier. La mère Aubry s’est déclarée à son tour. Elle a zappé direct la primaire du PS pour dire qu’elle se présentait à l’élection présidentielle. Aventureuse, la taulière des 35 heures, la Jeanne d’Arc des chrétiens de gôôche. Le Hollande va se la goinfrer à jeun, comme la Ségolène Royal, Jeanne Hachette des bocages.
Euh, et toi, en attendant, tu votes pour qui ?
Pour Attila, comme d’habitude.
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dimanche, 19 juin 2011
Areva c’est plus que Lauvergon...
Le billet de Patrick Parment
La guéguerre menée depuis des lustres pour le contrôle d’Areva, l’un des derniers fleurons industriels français, est une marque supplémentaire de l’irresponsabilité de nos politiques quant à la gestion de nos intérêts et de notre avenir. Si De Gaulle, pour des raisons existentielles et d’orgueil national, voulait à tout prix sa « bombinette » - histoire de faire un bras d’honneur aux Américains et aux Soviétiques – il n’en a pas moins mis en branle un processus qui devait aboutir avec ce grand honnête homme que fut Georges Pompidou. A savoir la création non seulement de centrales nucléaires pour nous délivrer une électricité bon marché, mais encore la constitution d’une industrie nucléaire qui a largement assuré – et assure toujours – notre indépendance énergétique (si l’on excepte le pétrole).
Areva aujourd’hui, Cogema hier, fut fondée en 1976 et André Giraud en fut le premier président. Areva est un tout qui comprend aussi bien la construction de réacteurs nucléaires que le traitement de l’uranium et la gestion des déchets. C’est donc une filière complète. C’est surtout une haute technologie que peu de pays possèdent sur cette planète. Areva n‘est donc pas une simple entreprise, c’est aussi un instrument de puissance.
Deux événements sont venus mettre Areva sous le feu des projecteurs : le tsunami japonais qui a endommagé la centrale nucléaire de Fukushima et les assauts répétés contre Anne Lauvergeon, et donc l’entreprise, par le pouvoir politique.
Le tsunami a mis – entre autres – en émoi les populations européennes, eu égard à la gestion exécrable par les Japonais de leur centrale nucléaire. Et les écolos en ont rajouté une couche. Il est bien évident que lorsque la bêtise relaie l’ignorance on débouche sur des pensées irrationnelles. C’est ainsi que l’on a pu mesurer la faiblesse du politique en Allemagne où la ménagère Angela Merkel s’est empressée d’annoncer un arrêt du nucléaire, et, plus étonnant, le vieux beau italien Berlusconi. Certes, l’Europe tremble encore de la catastrophe de Tchernobyl.
Reste que les écolos veulent bien de l’électricité mais refuse le moteur qui va avec. Que les Eva Joly, Nicolas Hulot et autres Cécile Duflot aillent bronzer chez les nudistes de Palavas-les-Flots au lieu de berlurer tout le monde avec leurs peurs millénaristes.
Sortir du nucléaire – qui fait moins de dégâts qu’un week-end sur les autoroutes – est une absurdité à l’heure même où il faut entièrement revoir nos modes de croissance. Arrêter notamment de brûler du pétrole dans des voitures qui polluent de surcroît notre atmosphère. Car, ce ne sont pas l’énergie voltaïque et encore moins éolienne qui vont nous fournir dans l’avenir l’essentiel de l’énergie dont nous avons besoin. D’autant que dans une société de décroissance à laquelle il nous faut inévitablement songer, l’arrêt de la société de consommation est un impératif majeur. Le sujet est vaste, mais l’électricité demeurera le nerf de la guerre pour faire fonctionner toute la quincaillerie développée par notre modernité.
L’autre aspect d’Areva est d’ordre politique. Le problème qui se pose ici n’est pas celui de la mère Lauvergeon ou du père Trucmuche. Il est de savoir que faire de cet instrument de puissance qu’est Areva. Car Areva, entreprise publique et qui a vocation à le rester – nos politiques ont fait assez de conneries dans le monde industriel – donne à la France et aux Européens la maîtrise d’une technologie qu’il serait suicidaire de brader, aux Chinois notamment, tout ça au nom d’un libéralisme mondialisé auquel souscrivent trop d’imbéciles qui naviguent tout autant dans l’entourage de Sarkozy que de la mère Aubry. L’archétype en étant l’incontournable Alain Minc, authentique fléau social.
Je ne connais pas Anne Lauvergeon, si ce n’est au travers de ses déclarations et ses aspirations d’une société multiraciale. Elle n’a, semble-t-il, pas abdiqué ses idéaux du temps où elle bossait pour l’escroc Mitterrand. Donc, que Sarko la vire ne me fait ni chaud ni froid. En revanche, j’aurais une nette tendance à me méfier d’un homme comme Henri Proglio, le patron d’EDF aux dents longues, rallié aux thèses du libéralisme anglo-saxon et tout disposé à vendre aux plus offrants des centrales nucléaires, même bas de gamme.
Tout cela pour dire que la guéguerre à laquelle vient de se livrer tout ce petit milieu politico-industriel a fragilisé une entreprise comme Areva. Entreprise que les Français, soit dit en passant, ont payé de leur labeur. Considérer Areva comme une entreprise industrielle comme une autre, reviendrait à commettre une grave erreur. Nos politiques ont déjà beaucoup bradé notre patrimoine industriel (Péchiney entre autres), preuve s’il en est que cette classe politique, d’hier comme d’aujourd’hui, n’a aucunement conscience des vrais enjeux. Et c’est bien cela le plus inquiétant.
Quand on sera complètement à poil – et on en prend le chemin quand on voit dans quel état est notre système scolaire - la vague migratoire négro-maghrébine aura un boulevard devant elle pour achever de tiers-mondiser ce pays et il ne restera plus aux rares Gaulois encore en circulation que de jouer au boneto sous les arcades d’un métro aérien en panne du côté de Barbès.
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vendredi, 10 juin 2011
Libye : une histoire de fric
Le billet de Patrick Parment
A l’image de nombre de nos concitoyens, je me suis posé la question de savoir pourquoi la France et l’Angleterre mettaient autant d’acharnement à la déposition du colonel Kadhafi. Il y a quelque chose de suspect dans cette affaire, car on ne met pas autant d’entrain à dénoncer les dérives de l’Algérien Bouteflika qui nous crache pourtant à la g… ouvertement. Etonnement d’autant plus grand aussi que la Libye ne constitue pas un enjeu géopolitique majeur dans cette région du monde. A ses frontières, la Tunisie et l’Egypte qui ne risquent guère de lui porter un quelconque préjudice eu égard au chaos démocratique qui règne dans ces deux pays récemment « libérés ».
On comprend d’autant moins que le fameux colonel ne va guère plus loin que ses dérapages verbaux ou ses vociférations incantatoires.Grande gueule et petite ...
Seulement voilà, le colonel, qui règne sur quelques tribus de bédouins, est riche, très riche même grâce à son pétrole. Et, il n’est pas Ben Ali et sa gentille famille à dépecer le pays et à s’en mettre plein les fouilles. Bien au contraire, notre colonel met volontiers sa fortune au service de banques du développement en Afrique.
En fait Juppé, sous-ministre aux Affaires étrangères, acoquiné dans cette affaire aux Anglais qui font office de gardes-chiournes, sert de bras armé aux intérêts américains.
La preuve nous en est donnée par une dépêche AFP qui éclaire fort bien la situation.
La Société générale qui gérait 1,8 milliard de dollars du fonds souverain Libyan Investment Authority en a perdu plus de la moitié dans des produits financiers opaques, autrement dit pourris. De leur côté, aux Etats-Unis, le fonds libyen s’en est remis à une banque, Goldman Sachs comme par hasard, à hauteur de 1,3 milliard de dollars. En février 2010, il ne restait plus que 25,1 millions de dollars dans le portefeuille. Où est passé l’argent ? Mystère. Et ce n’est, sans doute, que la partie émergée de l’iceberg. Inutile de dire que les rapports se sont rapidement envenimés entre la banque et les Libyens au point que Goldman Sachs a dû rapatrier d’urgence et sous protection ses ressortissants installés en Libye.
Depuis, on a inventé une guerre civile en Libye, ce qui a permis à Obama de geler les avoirs libyens. Quant à la Société générale – dont l’affaire Kerviel à dévoilé l’étendue des compétences financières – elle peut dormir tranquille, Juppé veille sur ses intérêts avec les valets anglais.
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mercredi, 18 mai 2011
DSK : l'érection de trop...
Le Billet de Patrick Parment
Quel foin pour si peu de chose. Strauss-Kahn : homme à femmes. Heureusement, il y a encore beaucoup d’hommes qui aiment ces emmerdeuses et puis c’est tout de même mieux pour l’espèce que les tarlouzes. Mais, il semblerait que le monsieur, les aime de manière plutôt pathologique, version priapisme avancé. En un mot comme en cent, il saute sur tout ce qui bouge du moment que ça porte une jupe. Sabre au clair. Sauf que ses comportements sur les sujets sont souvent « border line » comme l’on dit. J’ai même lu pas toujours « d’une élégance folle », franchement crade voire brutal. La petite Banon en a fait une description saisissante résumée ainsi : un chimpanzé en rut ! A New York, il est monté d’un cran, semble-t-il, car on parle de viol. Si cela est, il risque 70 ans de placard. Les Ricains ne rigolent pas avec ce genre de débordements sexuels. Ce qui ne les empêche pas d’avoir une industrie du porno florissante. C’est bien là le paradoxe d’une société puritaine. Des vices, oui, mais cachés. Tu peux aller aux putes, mais faut pas te faire piquer. Idem des English qui sont tout aussi faux-culs. Voici où mène des siècles de protestantisme et autres sectes à la con.
Je sais bien que dans le genre, il n’est pas tout seul, DSK, à sauter sur tout ce qui bouge. Ils sont nombreux nos politiques à se partager le business de la fesse, les hétéros d’un côté, les tarlouzes de l’autre et les francs-macs au milieu.
Pour ma part, je suis pas vraiment ému. Ca me fait plutôt marrer de savoir que Strauss-machin risque de croupir 70 ans en taule à jouer aux cartes avec Madoff pour une histoire de cul.
Faut dire que j’ai peu d’humanité pour tous ces mondialistes qui nous foutent dans la merde depuis des décennies tout en menant grand train et en regardant le peuple de haut. C’est pas leur fric qui m’emmerde, c’est leur comportement.
Cette démocratie a détruit en à peine un siècle ce que la monarchie française a construit en cinq, à savoir une civilisation. Aujourd’hui l’équation c’est : démocratie + droit de l’homme + immigration = régression par tiers-mondisation.
Certes, me direz-vous, on s’en fout demain on ne sera plus là. On aura rejoint l’éternité définitive. Mais on aura appartenu à cette génération qui s’est faite berlurer complètement par la société de consommation et qui a laissé l’individualisme se substituer à la communauté de destin. Tout ça pour, au final, tomber dans une oligarchie où l’actionnaire est roi. Ce n’est pas le cumul des richesses qui est condamnable, c’est que de cette richesse, les possédants n’en font rien, elle n’est pas au service du beau et encore moins de la puissance. Les Arnault, Pinault, Dassault, Lagardère, banquiers et consorts sont des mange-merde, des petits bras à l’image d’un Bill Gates qui traîne sa misère dans le caritatif où il ne fait que se donner bonne conscience. C’est nul. Avec de l’argent : soit on entretient des artistes (voire des putes) qui chantent votre gloire, soit on fait la guerre. N’est pas Laurent de Médicis qui veut. Pour ça, il faut être porté par une civilisation. Ce n’est plus le cas...
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jeudi, 12 mai 2011
Mitterrand et consorts : tristes tropiques...
Le billet de Patrick Parment
Ce qui ne manque pas de me faire sourire avec ces socialistes qui nous ressortent leur Mitterrand de derrière les fagots, c’est combien Tonton les a fait cocus. L’homme à la Francisque, formé sous Vichy (bonne école apparemment) n’était animé que d’une inextinguible soif du pouvoir et tous les prétextes furent bons pour y parvenir, même le programme commun de la gauche avec les bolches. La seule et unique chose qu’il faut saluer en Mitterrand, c’est sa ténacité.
On pourrait d’ailleurs en dire autant de l’autre calamité que fut Chirac. La seule différence entre les deux hommes est que Mitterrand était un authentique et cultivé homme de droite quand Chirac n’est qu’un vulgaire radical-socialiste inculte.
Au final, l’un comme l’autre auront contribué au pourrissement de ce pays par une immigration incontrôlée et une soumission au libéralisme anglo-saxon.
L’un comme l’autre furent des boutiquiers doués d’une absence totale de vision du monde et de la place que pouvait jouer la France en Europe et dans le monde. Il faut bien dire que l’un comme l’autre sont arrivés au pouvoir épuisés par les luttes stériles du marigot politique. L’un comme l’autre ont d’abord protégé leur confort élyséen en faisant allégeance aux droits de l’homme et en laissant une bande de médiocres exercer l’ordinaire ministériel.
Au final les années Mitterrand se résument à peu de choses : trois années démagogiques du camarade Mauroy qui a vidé les caisses au nom de fumeuses promesses électorales et les années fric, inaugurées par Laurent Fabius, qui ont largement contribué à remplir les poches des actionnaires du CAC 40 à défaut de celles des prolétaires. Et ce n’est pas Chirac qui allait interrompre ce bel exercice.
Dans un cas comme dans l’autre, c’est le contribuable, Gaulois de préférence, qui règle les additions.
En matière de politique étrangère, le fiasco est aussi complet. Mitterrand n’a rien compris à l’effondrement de l’URSS et encore moins à la réunification allemande menée tambour battant par Helmut Kohl. Quant à Chirac, mis à part le cri du coq irakien, deuxième porte à gauche après les WC, le soir au fond des couloirs de l’ONU, l’alignement sur l’Ordre américain a été total.
Aucune volonté européenne non plus de la part d’un Mitterrand qui a laissé un Jacques Delors édifier un monstre technocratique à Bruxelles. Quant à Chirac, l’Europe, il n’a jamais rien compris. Ni chercher à comprendre d’ailleurs.
Que ce soit Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, on baigne dans la même tambouille démocratique et l’on arrive en phase terminale avec l’inexorable disparition de la classe moyenne française qui inaugure celle de la nation française. Le mot France ne figurera bientôt plus que sur le papier cul des gogues de l’Assemblée nationale.
Comme l’écrivait Platon dans La République, la démocratie a vocation à finir en oligarchie. C’est chose faite.
Il est grand temps que cesse cette comédie. Cela se fera vraisemblablement dans la douleur. Car le destin des peuples est de souffrir ou de disparaître.
09:27 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 09 avril 2011
Quand Guéant nous prend pour des imbéciles...
Le billet de Patrick Parment
Les récents propos de Monsieur Guéant, fustigeant une trop forte immigration, illustrent à merveille tout le fossé qui sépare le peuple de sa classe dirigeante en cet an de grâce 2011. Car nous ne sommes pas dupes de tels propos dans la bouche d’un représentant de la nomenklatura et homme de main du président de la République.
Il faut savoir que M. Guéant n’a aucune autonomie, aucune liberté de pensée, pas d’état d’âme étant donné que l’écran plat de son cerveau ne s’est pas rallumé depuis sa sortie de l’Ena. M. Guéant est un clone du Système qui l’a fabriqué, une pure marionnette aux mains dudit Système qui vise à sa seule autoreproduction. Le Système est comme l’escargot, ni mâle ni femelle mais les eux à la fois. M. Guéant aussi.
Qui est dupe des propos du sieur Guéant ? Certainement pas le peuple qui a fort bien compris que le slogan « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde » - merci Rocard – n’a d’autre but que de racoler les voix de tous ces corniauds de droite, hier encore UMP et de plus en plus tenté d’aller voir du côté du Front national.
Fort justement, un cadre de l’UMP a eu ce mot qui en dit beaucoup plus qu’un long discours suite aux propos de Guéant – « à force d’immigration incontrôlée, les Français ont parfois le sentiment de n’être plus chez eux » - : « C’est tout de même imprudent puisque depuis dix ans, c’est quand même nous [à l’UMP] qui contrôlons l’immigration ». C’est le moins que l’on puisse dire.
Mais cela monte bien que les propos de nos gouvernants en matière d’immigration ne sont que des slogans qui masquent fort mal les véritables intentions du Système qui veut nous imposer une société multiraciale, sans âme, décervelée et vouée à l’esclavage. Ce type de société dans laquelle nous sommes pourtant déjà ne mène qu’au néant.
M. Guéant s’en fout. Sa carrière est derrière lui et son avenir s’inscrit tout entier dans une retraite confortable dans sa propriété de Touraine avec le sentiment du devoir accompli. Devoir qui a essentiellement consisté à précipiter ce pays dans le néant. Merci l'ennemi !
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