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lundi, 07 octobre 2019

L’Etat gangrené par l’islamisme radical

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Le billet de Patrick Parment

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. L’assassinat de quatre fonctionnaires de police au sein même de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) par l’un des leurs, au nom d’un islamisme radical, dépasse, sans l’absoudre, l’incompétence du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Car c’est tout notre système  sécuritaire et son fonctionnement qui est en cause. Concernant le ministre de l’Intérieur – dont ce n’est pas la première bourde -, le fait qu’il ait été mal informé de la part de ses servies démontre qu’il ne tient pas sa boutique. N’a-t-il pas commencé par nous dire  que cet attentat n’avait rien d’islamique ! Sauf qu’on a fini par s’apercevoir que le roi était nu.

L’auteur de cet attentat – quatre personnes tuées avec un couteau qui n’était pas en céramique comme avancé -, est un Martiniquais de 45 ans, marié à une Marocaine et converti depuis de nombreuses années à l’islam. L’homme et la femme étant par ailleurs tous deux malentendants, ce qui les a réuni.

Or, il appert que cette conversion à l’islam était connue de son service. Mickaël Harpon est un informaticien habilité secret défense qui a été embauché en 2003 au service de maintenance technique de la DRPP dont l’une des priorités est justement le terrorisme islamique radical. La première question qui vient à l’esprit est : a-t-il siphonné durant des années les informations au profit d’une nébuleuse djihadiste ? Auquel cas, on serait bel et bien face à un problème sécuritaire et politique majeur. Car, au-delà du cas Castaner qui n’est jamais qu’un pion sur l’échiquier du pouvoir, c’est toute la hiérarchie et le fonctionnement de la lutte antiterroriste qui est en cause et donc à revoir. Cela laisse supposer également que ce n’est peut-être pas la seule institution étatique gangrené par l’hydre islamique et qu’un état des lieux s’impose. Il va falloir sortir de l’angélisme et arrêter de nous enfumer avec un l’islam doucereux impacté par les droits de l’homme si chers à nos universalistes francs-macs.

Macron et sa clique ne sont donc pas différents de nos politiques d’hier. Ils sont de la même eau. Et il est désormais bien inutile d’accuser sans cesse l’extrême-droite de tous les maux puisqu’elle est la seule, toutes tendances confondues, à avoir dénoncé le laxisme de la droite, de la gauche et des pouvoirs publics face au danger que représentent l’immigration et l’islam.

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samedi, 05 octobre 2019

Y a un problème, chef ?

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Le billet de Patrick Parment

A l’heure même où le thème de l’immigration titille le président de la République, un nouveau carnage s’est produit à l’intérieur même de l’institution chargée de nous protéger. C’est le serpent qui se mord la queue. Mickaël Harpon, 45 ans, Martiniquais, est employé depuis treize ans – excusez du peu – à la très sensible Direction du renseignement de la Préfecture de police de Paris (DRPP). Un poste, on s’en doute, où l’on n’accède pas sans une enquête  approfondie sur votre vie privée, vos travers sexuels et autre équilibre psychologique. Sauf qu’en matière de religion on aborde les strates de l’irrationnel que tous les psycho machins de tous bords ne peuvent détecter. Sauf que le christianisme et ses corollaires n’appellent pas ses membres à la guerre sainte (c’était le cas il y a très longtemps du temps des Croisades) comme c’est le cas avec l’islam actuel et dont, malheureusement, nous en avons eu de trop nombreuses démonstrations ces dernières années et que résume le sinistre « Allahu Akbar » que hurlent tous ces cinglés. Que notre justice républicaine et bananière s’empresse de justifier au titre de troubles psychiatriques, schizo machin, etc !

Or, Mickaël Harpon s’est converti à l’islam il y a peu et fréquentait assidûment la mosquée de Gonesse où il se rendait, apprend on,  dans le costar du bon musulman. Puis, peinard, il gagnait le RER  pour se rendre à la DRPP.

Rien à voir avec l’immigration me direz-vous puisque ce mec est un Français de Martinique. On est bien d’accord. Sauf qu’en matière d’immigration, une très large majorité d’entre eux sont musulmans. Et que face à l’islam, nos politiques baissent leur froc depuis longtemps à l’image d’un Alain Juppé, vous savez « le meilleur d’entre nous », nommé au Conseil constitutionnel, qui a laissé construire une mosquée gigantesque à Bordeaux. Comme tant d’autres d’ailleurs, à Lyon, Marseille, Lille etc., sans parler des zones de non droit carrément aux mains des musulmans et des lois coraniques. De droite comme de gauche, tous ces mecs sont pris par la trouille d’une religion qu’ils ne connaissent pas – et pour cause -, le trop grand nombre d’immigrés musulmans sur leur territoire, la peur de troubles divers et variés et surtout de passer pour des ennemis des droits de l’homme et donc de contrarier les loges maçonniques qui gangrènent les conseils municipaux, départementaux et régionaux.

Dès lors, comment ne pas faire le lien entre islam et immigration. On aimerait bien que Macron nous précise les contours qu’il entend donner au mot immigration. 

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vendredi, 27 septembre 2019

Ce ramassis de médiocres… qui nous gouvernent

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Par Jarente de Senac

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France va connaître sous la houlette d’un Gouvernement provisoire de la République française (3 juin 1944 – 27 octobre 1944) la publication d’une série d’ordonnances permettant d’épurer la société française. 30 000 à 40 000 Français, selon l’historien Robert Aron, seront passés par les armes dans l’indifférence d’un certain De Gaulle et de son bras armé, le Parti communiste et ses tueurs (déjà !) La IVe République aura deux médiocres pour président, Vincent Auriol de 1947 à 1954 et René Coty de 1954 à 1959. Mais ces deux pantins ne gouverneront pas, ils veillent sur les institutions. Les vrais acteurs ce sont les présidents du Conseil qui vont se succéder au gré des majorités mouvantes de la chambre des députés.  Là où règne les trois grands partis : les faux-culs démocrates chrétiens du MRP, les socialistes de la SFIO, francs-macs pour la plupart d’entre eux, et les thuriféraires de Joseph Staline à savoir les membres du parti communiste.

Le bal des médiocres s’égrène de Robert Schuman à Henri Queuille, René Pleven, Edgar Faure, Antoine Pinay, Pierre Mendès-France, Guy Mollet pour finir avec Pierre Pflimlin. C’est alors que se produit le coup d’état gaulliste du 13 mai 1958 où De Gaulle se fait introniser président du Conseil avant de changer la constitution. Et d’inaugurer la Ve République. Dès lors, c’est bien le président qui gouverne et son premier ministre, le premier esclave de cette Ripouxblique d’un nouveau genre. Le seul et unique président à sortir du lot de cette médiocrité ambiante est Georges Pompidou qui avait une vraie et non pas certaine, idée de la France qu’il va industrialiser. Et ce, sans pourrir la vie des Français comme le feront ses successeurs.

Depuis 1945, la France comme toute l’Europe occidentale est inféodée à Washington et à ses choix géopolitiques catastrophiques (Corée, Vietnam, Afghanistan, Irak). De Mitterrand à Macron, tous courberont l’échine devant le grand Satan. Chirac comme les autres naviguera à vue étant donné que ses compétences se limitent à savoir organiser une campagne électorale et certainement pas à en gérer le succès. Résultat des courses, deux présidences ataraxiques !

De Chirac, il ne peut rien rester, car il n’a rien fait, rien entrepris. Il n’a fait que bouffer, baiser et tâter le cul des vaches. Il faut bien dire que le régime démocratique – qu’on espère en fin de course – ne génère que des médiocres ou des gens intelligents mal employés. Qu’est-ce qu’un député, un sénateur ? Rien. Si, à justifier ce régime où l’on nous serine que sans eux, il n’y aurait pas de démocratie. Mais les seuls à tenir la boutique, ce sont les maires et les élus locaux. Et une administration de plus en plus autonome qui pourrit chaque jour un peu plus la vie des Français. Platon a dit tout le mal qu’il fallait penser des démocraties. On ne doit pas perdre de vue que ce sont les rois de France qui ont fait ce pays quand nos démocraties s’acharnent, depuis 1870, à le défaire. Tirez-en les conclusions vous même.

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dimanche, 22 septembre 2019

Quand Macron parle d’immigration, on rigole !

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Le billet de Patrick Parment

Voici de nouveau le thème de l’immigration sur la sellette. Et c’est Emmanuel Macron qui monte en première ligne. Une ligne évidemment politique. Deux approches s’additionnent en matière d’immigration et dont seul Jean-Marie Le Pen a su faire la synthèse : le politique et le culturel.

La première est politique qui consiste à dénoncer le phénomène pour mieux l’enterrer. C’est cette calamité que fut Jacques Chirac qui a bien résumé la situation en refusant tout référendum sur le sujet, au motif, disait-il, et avec raison, « qu’on connaît la réponse ». Et pour cause, la majorité des Français y sont opposés et surtout n’en peuvent plus à l’heure où les migrants font la Une des « faits divers » pour des actes allant du simple vol à l’assassinat le plus froid. Raison pour laquelle Marine Le Pen a réitéré sa proposition de référendum.

Côté Macron, c’est une posture purement politique. Dans un paysage politique dévasté, avec un Mélenchon à la dérive, des Républicains sans idées et donc sans avenir, Marine Le Pen est, de facto, l’unique adversaire du Président. Nécessité pour lui, donc, d’aller sur son terrain afin de le déminer. Nicolas Sarkozy avait, en 2012, réussi à siphonner une partie de l’électorat frontiste. Malheureusement, comme on devait le constater par la suite, Sarkozy s’est révélé n’être qu’une grande gueule, incapable de passer à l’acte. Quant à Marine Le Pen elle a rapidement montré ses limites face à Macron.

Il n’empêche, l’élection de 2022 n’est pas jouée pour autant si l’on s’en tient aux embûches que connaît ce Président inféodé au système libéral : crise sociétale des Gilets jaunes, opposition marquée des syndicats à la réforme des retraites, crise de notre système de santé, malaise dans la police, justice débordée, sans parler d’une délinquance exponentielle que vivent très mal les Français et dont les migrants sont l’un des vecteurs majeurs. Et jusqu’à preuve du contraire la population des « gilets jaunes », autrement dit gauloise, est encore majoritaire dans ce pays. Ses réactions sont imprévisibles par les temps qui courent.

Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, qui sort pour une fois de son rôle de Bécassine francilienne a pointé du doigt les principales pommes de discorde (AME, regroupement familial, aides sociales, etc.)* Il y a fort à parier qu’Emmanuel Macron ne sera pas plus efficace que ses prédécesseurs. Il faudrait pour se faire s’en donner les moyens et inaugurer une politique répressive d’un côté, culturelle de l’autre. Mais Macron s’imagine qu’il peut mordre sur l’électorat frontiste et se faire réélire « finger in the nose ».

L’autre versant du problème migratoire est culturel. Nous avons souvent évoqué ici ce sujet. L’immigration, c’est d’abord une souffrance pour tout migrant qui sort de son environnement culturel traditionnel, qui conditionne son imaginaire, pour se retrouver soudain dans un monde dont il ne connaît pas les codes. C’est pour ignorer cet aspect essentiel que la gauche et sa cohorte de bobos sont des criminels.

Si la plupart émigrent pour des raisons économiques, l’immense majorité d’entre eux ira grossir les rangs d’un lumpenprolétariat dont se gave le système libéral et les jouisseurs du CAC 40. Les autres seront condamnés à une clandestinité qui les mènera tout droit aux divers trafics qui vont nourrir les chiffres de la délinquance. Par ailleurs, le laxisme et surtout la veulerie de la classe politique à baisser son froc face à l’islam a eu pour conséquences l’implantation de mosquées et de zones de non droit. Par ailleurs, la prégnance des juges droit de lhommiste qui désavouent trop souvent l’action des policiers, participe de ce climat délétère. Seuls quelques pays de l’Est, comme le groupe de Visegrad, ont pris conscience de cette dimension culturelle en affirmant d’abord leur identité. Paradoxalement le communisme les a protégé du déclin dans lequel s’enfoncent les démocraties d’Europe de l’Ouest qui virent de plus en plus à la ploutocratie.

On voit mal comment super Macron pourrait apporter des solutions, autres que musclées, à cette gangrène qui nous tue plus sûrement que le climat.

(*) Interview de Valérie Pecresse 

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samedi, 21 septembre 2019

Climat, de quoi parle-t-on ?

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Le billet de Patrick Parment

Quand on évoque le climat, on entend généralement par là cet incontournable réchauffement climatique qui échauffe tous les esprits et fournit aux médias d’excellents sujets. Ce qui permet à tous les professeurs Tournesol de la terre de nous abreuver de leurs prédictions des plus noires aux plus riantes. A la bliblique fin du monde s’est substituée celle du climat sur l’air de « on va tous griller ».

Comme l’exprime très justement Benoît Rittaud, un de nos brillants mathématiciens – il n’y a pas que Villani dans la vie -, il faut raison garder.

« Même si on ne les entend guère, beaucoup de gens pondérés et compétents ont parfaitement compris que l’alarmisme climatique actuel résulte pour une large part d’une ferveur déraisonnable. La science est encore bien trop balbutiante pour prétendre faire des prévisions assurées sur les climats terrestres dans 50 ou 100 ans ; malgré cela, il n’y en a toujours que pour le réductionnisme climatique, qui croit pouvoir présenter le gaz carbonique comme facteur dominant, voire unique, dans l’évolution du climat. Le conformisme académique et médiatique du “carbocentrisme”... rend difficile la discussion, toute contestation étant immédiatement assimilée à une pensée déviante, à un déni, à un égoïsme. »

Evidemment la question posée subséquemment est : quelle est la part des activités humaines dans ce fameux réchauffement ? Notamment en matière industrielle et plus encore, peut-être, dans la destruction de nos écosystèmes. On pense à la forêt amazonienne, ravagée cet été, et plus sûrement encore aux forêts africaines. Sauf que ce phénomène n’est pas nouveau qui se reproduit chaque année à la même époque. Passons.

Il ne faut pas perdre de vue que la terre, notre bonne vieille terre, malgré tous ces aléas n’en continuera pas moins de tourner et que tout cela ne l’affecte en rien. Il ne lui faudra que quelques centaines d’années pour effacer toute trace de l’homme. Au final, c’est toujours la nature qui reprend ses droits et la terre de tourner jusqu’à ce que notre Soleil la grille définitivement. C’est pas pour demain, rassurez-vous.

Le problème qui nous concerne, c’est moins le réchauffement que l’exploitation des ressources naturelles et notamment celles dites non-renouvelable qui nous procurent l’énergie dont nous avons besoin pour maîtriser notre environnement. Au cours des siècles, l’homme n’a eu de cesse que d’améliorer ses outils de domination sur la nature afin de rendre son environnement de plus en plus confortable. Avec l’avènement de l’ère industrielle, ce sont la maîtrise des énergies non renouvelables – pétrole, gaz, charbon, urnanium – qui nous ont permis de façonner l’univers dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Revers de la médaille, en l’espace d’un siècle, l’exploitation de ces ressources a été multipliée par 1000, si ce n’est plus. Et la démographie a suivi une progression quasi exponentielle. La modernité (en fait l’ère industrielle) qui était l’apanage des Européens puis de ce que l’on a appelé l’Occident, s’est désormais étendue à l’Asie du Sud-Est, la Chine et dans une certaine mesure l’Inde. Quant à l‘Afrique, qui dispose de nombreuses ressources, faute de maîtriser son destin, elle subit la dure loi d’airain d’un capitalisme financier sans foi ni loi. Dont elle ne tire que de maigres profits quand sa démographie explose.

Tout cela pour dire que s’il faut en effet s’adapter à un réchauffement climatique sur lequel nous n’avons que peu de prise – on ne maîtrise pas le climat -, il est nettement plus urgent de réguler nos besoins en matière d’énergies renouvelables et donc d’en finir avec un capitalisme financier qui nous mène à la ruine. Et là, le réchauffement climatique n’y est pour rien.

 

 

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mercredi, 11 septembre 2019

Un foot français haut en couleur

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Par Patrick Parment

Le journaliste sportif, spécialiste de football, Pierre Ménès, n’a pas la langue dans sa poche. Et son sang n’a fait qu’un tour à la lecture du Corriere dello Sport aux propos tenus par l’ancien joueur de foot, guadeloupéen de son état, Lilian Thuram : « Quand on parle du racisme, il faut avoir conscience que ce n’est pas le monde du football qui est raciste, mais qu’il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche. Les Blancs ont décidé qu’ils étaient supérieurs aux noirs et qu’avec eux ils peuvent tout se permettre ». Il faut dire que Lilian Thuram a fait de la dénonciation du soi-disant racisme son fond de commerce. Ce qui amène ce sinistre personnage à exiger des espèces sonnantes et trébuchantes pour nombre de ses déplacements soi-disant « humanitaires ». Passons.

Interrogé, Pierre Ménès n’a pas tardé à répondre : «  Ce qui me gêne toujours dans le discours de Thuram, c’est qu’il ne parle que du racisme contre les noirs. Je n'ai pas envie de parler de ça avec lui... Parce que moi, je vais lui dire ce que je vais vous dire, le vrai problème, en France, dans le foot en tout cas, c'est le racisme anti-blanc. J’invite les gens à prendre leur voiture et aller faire le tour des matchs en région parisienne le week-end. Allez voir ces matchs-là et comptez les blancs sur le terrain, en général, il y a le gardien de but et l’arrière droit », a-t-il affirmé.

Le terrorisme du politiquement correct dans le milieu médiatique - notamment télévisuel où Ménès officie - est tel qu’il a été obligé de rétropédaler, au risque, vraisemblablement, de se voir privé d’antenne. « On m’a mal compris », a twitté au final Ménès.

Il en pense quoi Didier Deschamps – payé 3,45 millions d’euros par an -,  de son équipe de France où les Blancs sont minoritaires ? On s’est amusé à regarder à la loupe cette fameuse équipe de France et l’on s’est aperçu que l’on a plus vite fait de compter les Blancs que les Noirs. Sur 42 joueurs sélectionnés, il y a en tout et pour tout 10 joueurs Blancs ! Cherchez l’erreur. Ce qui n’a pas échappé non plus au philosophe Alain Finkielkraut, de l’Académie française, qui, dans le journal israélien Haaretz se lâchait : « Les gens disent que l’équipe nationale française est admirée par tous parce qu’elle est black-blanc-beurre. En réalité, l’équipe nationale est aujourd’hui black-black-black, ce qui en fait la risée de toute l’Europe. »

Par ailleurs, vu tout le pognon que draine ce sport de débiles, qu’on ne vienne pas nous dire que les candidats « bien de chez nous » viennent à manquer. Tout semble donc bien donner raison à Pierre Ménès dont la punition, au final, est de continuer à commenter ce sport où le fric et le nègre sont rois !

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lundi, 02 septembre 2019

Une mort qu’on se refuse de traiter d’ordinaire

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Le billet de Patrick Parment

Samedi 31 août à Villeurbanne, un immigré afghan, demandeur d’asile d’une trentaine d’années, a attaqué au couteau des passants à la gare routière Laurent Bonnebay. Bilan, un mort et huit blessés. Le mort est un jeune homme de 19 ans qui vivait à Bonvillard, un village de Savoie au-dessus d’Alberville. Il se rendait au festival de musique Woodstower à Mirivel-Jonage  dans la région de Lyon. Timothy, de son prénom, était un brave Gaulois bien de chez nous qui avait faire l’école hôtelière de Challes-les-Eaux près de Chambéry où il avait obtenu un CAP de pâtisserie. Et il bossait dur chez un traiteur.

Quant à l’agresseur, on apprend qu’il avait faire un premier séjour en France en 2009 où il était revenu en 2016. Il logeait à Vaulx-en-Velin dans un centre d’hébergement pour réfugiés. L’homme n’avait aucun antécédent psychiatrique.

Et voilà, on nous refait le coup des experts qui déclarent que l’assassin est dans un état « psychotique envahissant avec des délires paranoïdes à thématique multiple dont celle du mysticisme et de la religion ». Si ça se trouve, les Bonnot et autre Mesrine étaient eux aussi des psychotiques ! On leur a coupé la tête !

Une fois de plus, préfet en tête, on vient nous enfumer avec les expertises à la mords-moi-le-nœud concernant tous ces immigrés qui ne sont autres que des assassins, nombre d’entre eux d’ailleurs justifiant leur geste au nom d’une religion qu’on nous vend pacifique.  Ce qui n’est nullement pacifique, c’est bien la différence culturelle et l’incompatibilité d’une cohabitation entre christianisme et islam au nom d’une laïcité que ce dernier ne reconnaît pas.  Par-delà le déracinement, ces immigrés vivent un choc culturel permanent et refusent les lois du pays qui les accueille. En France, il y a trop de zones de non-droit, c’est-à-dire là où le droit français ne s’applique pas. Que fait le gouvernement (et tous les précédents) ? Rien. Le problème de l’immigration ce n’est pas seulement le déracinement.  C’est aussi le refus de comprendre et d’accepter les mœurs et la culture du pays d’accueil. Laisser libre cours à l’immigration c’est mettre en danger la population française. La preuve nous en est fournie chaque jour à la lecture de la presse qui se garde bien d’évoquer, le plus souvent, la nationalité réelle des criminels.

Il est tout aussi criminel de laisser ces sicaires d’ONG porter secours à ces populations dont l’avenir s’inscrit d’ores et déjà dans ce lumpenprolétariat qui ne profite qu’au Système. Va-t-on tolérer longtemps à ce que nos enfants se fassent homicider par toute cette misère du monde qui déferle sur l’Europe ?

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mardi, 27 août 2019

Macron, le G7 et les écolos

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Le billet de Patrick Parment

On ne peut nier qu’Emmanuel Macron a réussi « son » G7. Un G7 qui s’est joué à plusieurs niveaux. Sur le fond, il s’agissait rien moins que de contrer les influences planétaires chinoises dans les domaines tant politique qu’économique et de réaffirmer la primauté de l’Occident et de son modèle économique, le libre-échangisme. Pour cette raison majeure, Donald Trump n’avait aucune raison de saboter ce G7 comme il est coutumier dans ce genre de raout. Emmanuel Macron avait préparé le terrain lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Brégançon, afin de ramener le tsar russe dans le giron occidental. Car, suite aux différents embargos qui touchent son pays, Poutine avait enclenché une série d’entretiens avec Pékin. Autre preuve, la présence du premier ministre indien Narendra Modi, plutôt proche des Russes, et qui incarne la résistance aux visées chinoises en Asie.

Tout était donc réuni pour satisfaire un Donal Trump, symbole d’un monde régi par le libre-échange et dont l’Amérique est de fer de lance. Macron, ayant fait preuve de sa vassalité, Donald Trump pouvait repartir satisfait de ce G7.

D’autant que Trump se fout complètement de la querelle déclenchée par Macron à l’encontre du président brésilien, Jair Bolsonaro. Cette vindicte subite est destinée à la politique intérieure française et à la montée, réelle ou fictive (?), des écolos en vue des prochaines élections municipales. Car Macron veut également phagocyter cet électorat qui manque à son palmarès.

Rappelons les faits. Macron a violemment mis en cause la politique du président Jair Bolsonaro, au sujet des feux de la forêt amazonienne. Bref, Macron s’en prend, au-delà cette forêt qui serait l’un des grands poumons de la planète, au leader populiste, limite facho, aux yeux de notre président. Macron se pose ainsi en défenseur de la démocratie et mieux encore, de la planète. Il va même jusqu’à déclarer vouloir abandonner les accords passés entre l’Europe et le Mercosur – ce qui, entre nous soit dit, serait une excellente chose.

Sauf que ce que vise Macron, c’est bel et bien l’électorat écolo. Car sur le fond, l’affaire amazonienne est marginale. Le vrai poumon de la planète ce sont les océans et non cette forêt qui n’entre dans le processus qu’à hauteur de 5%. D’autre part, les feux les plus importants ne sont pas en Amérique latine mais en Afrique. Enfin, le Brésil n’est pas le seul concerné puisque la forêt amazonienne concerne tout autant les pays limitrophes du Brésil. Jair Bolsonaro n’a pas tort quand il dit que « l’Amazonie sera sauvée par les Brésiliens et non par la rhétorique hystérique et mensongère des médias aux ordres, des bureaucrates transnationaux et des ONG ».

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samedi, 17 août 2019

Les enjeux du siècle à l’heure de Coca Cola

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Le billet de Patrick Parment

Philippe Muray a raison de dire dans l’Empire du Bien que « l’avenir de cette société est de ne pouvoir rien engendrer que des opposants ou bien des muets ». Au risque de vous étonner, ce propos trouve un écho chez l’actrice Fanny Ardant qui, interrogée par le Figaro (17/8), déclare : « Aujourd’hui, l’Europe a un encéphalogramme plat. Il y a quelque chose qui nous tue lentement, quelque chose d’opaque et d’étouffant, mais on ne sait pas quoi. Le monde a peut-être encore des choses à nous dire, mais plus l’Europe. On a fait une Europe de l’argent, rien d’autre, et c’est la fin des engagements et des utopies. Franchement, je préfère un fasciste ou un communiste qui s’affrontent et vous obligent à choisir votre camp, à décider à quel parti vous voulez appartenir, pour quoi vous battre, contre quel ennemi. Ce siècle ne m’intéresse pas. »

Et nous en avons chaque jour la démonstration. Il ne date pas d’aujourd’hui que l’économie a pris le pas sur le politique. C’en est devenu d’ailleurs l’essence même de nos démocraties et ce dès la naissance de la IIIème République. A ce sujet, force est de reconnaître toute la justesse de la critique maurrassienne. Mais, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le politique disposait encore d’un espace. Ce n’est plus le cas dès 1945 – malgré le sursaut gaulliste – et surtout l’effondrement du communisme en 1989, où le politique s’est totalement effacé car l’Europe n’a jamais su jouer la carte de la puissance qu’elle était – et est toujours -  l’unique chemin possible pour renouer avec son destin.

La meilleure illustration de cet effacement est l’élection d’Emmanuel Macron, candidat entièrement fabriqué par le système, c’est-à-dire les puissances d’argent. Car l’effondrement des partis politiques, lui, n’est pas dû, paradoxalement, à l’argent mais bien à l’absence de promesses non tenues. De Giscard à Hollande, nos politiques ont manqué de courage pour moderniser la société française et surtout mettre un frein à une immigration dont les Français n’ont jamais voulu. La meilleure preuve en est cet imbécile de Chirac qui s’est toujours refusé à un référendum sur le sujet, au motif, disait-il, « qu’on connaît la réponse ». La liste des erreurs de nos politiques dans tous les domaines, social mais plus encore industriel, ont fini par lasser les Français et renforcer leur volonté de se débarrasser de tous ces guignols.  D’où Macron, qui n’est jamais que le gestionnaire des emmerdements naturels qui touchent tout gouvernement, aux ordres de cette finance qui l’a placé sur le trône.

Dès lors, comme le dit Philippe Muray, des opposants ou des muets ! Et les opposants n’ont pas tardé à se manifester. Ce sont d’abord les Gilets jaunes, symbole d’une France divisée en trois, c’est-à-dire entre les bénéficiaires du système capitalisme – les mondialistes -, les oubliés du système, c’est-à-dire la grande majorité de la population française et les immigrés. Trois France qui s’ignorent.

A ces opposants-là sont venus s’ajouter tous ces mouvements écolos qui, au prétexte du réchauffement climatique, remettent en cause le capitalisme et ses modes de production. A ce courant écolo répond comme en écho, le courant populiste dont le fondement n’est pas l’écologie – quoique – mais bel et bien le système capitaliste qui éradique l’identité des peuples, leurs mœurs et leurs cultures.

La question qui se pose est la suivante : combien de temps le système va-t-il encore tenir à l’heure même où l’on ne raisonne plus en termes d’identité géographique mais d’espace : la Chine, l’Inde, la Russie, l’Europe et les Amériques. Avec en arrière-plan l’opposition entre puissance continentale et puissance maritime. Tels semble être les nouveaux enjeux du siècle, sans que nous puissions, en l’état actuel, apporter de réponses.

http://synthese-editions.com/home/174-13e-journee-de-synthese-nationale.html

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jeudi, 15 août 2019

Il faut soutenir le soldat Salvini

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Le billet de Patrick Parment

Une fois de plus on constate l’assourdissant silence de l’Europe au sujet des migrants illégaux qui pénètrent sur nos terres notamment via ces nouveaux terroristes que sont les ONG en général et maritimes en particulier. C’est, entre autres, l’île de Lampedusa en Italie qui en est souvent la cible et la raison pour laquelle le ministre de l’Intérieur et l’homme fort du régime italien, Matteo Salvini, a pris un décret interdisant à ces navires d’accoster dans les ports italiens et de déverser leurs flots de migrants au nom d’un humanisme de pacotille. De fait, ces actes illicites relèvent plus de la pure provocation que d’un humanisme bien tempéré et plutôt mal placé.

Car, à bien des égards, permettre à des migrants de pénétrer en Europe est un acte criminel. A plusieurs titres. Le premier est que ces migrants ne trouveront pas de travail et qu’ils seront condamnés à la mendicité et à venir grossir le flot d’un lumpenprolétariat qui ne profite qu’aux esclavagistes du travail au noir. Deux, que ces migrants pèsent sur les finances publiques en matière de santé et d’aides sociales diverses et variées. Trois, que ces migrants viennent enrichir les chiffres, déjà alarmants, de la délinquance comme peuvent en témoigner tous les pays de l’ex-Europe occidentale. Tiens, comme c’est bizarre ! Quatre, parce qu’il est criminel de la part de ces ONG d’aider des familles entières qui n’hésitent pas à mettre en danger la vie de leurs propres enfants au nom d’un avenir qui ne sera pas meilleur que celui des bidonvilles dont ils sont issus.

Matteo Salvini est d’autant plus un symbole de résistance qu’il a le peuple italien derrière lui. Contre lui, toute la camarilla bien-pensante de la démocratie chrétienne chapeautée par un jésuite déguisé en pape. Autrement dit, un faux-cul sud-américain qui n’en a rien à foutre de l’Europe. Et qui ne cesse de le prouver par ses propos délirants.

Inutile de préciser que Matteo Salvini se bat également contre le lobby franc-maçon bien implanté à Bruxelles, à l’humanisme frelaté mais au libéralisme bien ancré. Sans compter aussi sur le lobby des instances juives qui ne veulent surtout pas qu’une Europe indépendante et forte, maîtresse de son destin, viennent contrarier les intérêts de sa seconde patrie, l’Amérique. C’est d’ailleurs, sur le fond, tout le combat qui se déroule actuellement entre les tenants d’un libéralisme mondialisé et suicidaire et les antilibéraux qui veulent un retour aux politiques de proximité. Une fois de plus, nous constatons toutes les limites que nous impose la démocratie dans l’oubli du politique.

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lundi, 12 août 2019

Les grands méfaits du libéralisme

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Le billet de Patrick Parment

Inutile d’être un analyste politique distingué pour se rendre compte que le fait majeur n’oppose plus la gauche à la droite – notions a priori obsolètes – mais bien les tenants du libéralisme aux antilibéraux. Autrement dit les partisans d’une économie mondialisée, aux « nationalistes » mais dans une perspective moins "natio" qu’européenne, cela va s’en dire. Pour nous l’enjeu c’est bel et bien la défense et l’illustration d’une Europe de la puissance plutôt que ce magma libéral informe qui ouvre nos économies à tous les vents et dont Bruxelles est devenu le symbole.

C’est curieusement dans un domaine où l’on ne s’y attendait pas que se révèle l’un des méfaits majeurs du libéralisme pour les Européens : le médicament. Autrement dit notre santé. Ce problème a été mis en lumière récemment quand certaines pathologies se sont vues soudainement privées de leurs médicaments salvateurs.

Horresco referens, on s’est alors aperçu que nombre de médicaments étaient fabriqués en Asie du Sud-Est, en Inde et en Chine. Regardons de plus près cette affaire qui nous affecte. C’est en 2018 (seulement !) qu’un rapport sénatorial (27 septembre 2018, rapport n° 737, dirigé par Yves Daudigny) se penche sur cette soudaine pénurie. Celles-ci trouvent, en partie, leur origine dans la délocalisation des entreprises pharmaceutiques. 40% des médicaments finis commercialisés en Europe sont fabriqués hors de l’Union européenne, contre 20% il y a trente ans. La Chine et l’Inde concentrent désormais l’essentiel de la production. Et, la demande des marchés asiatiques, en forte croissance, contribue à fragiliser le système.

La question qui se pose est : comment en est-on arrivé là ? Le phénomène débute dans les années 2000 quand de nombreux médicaments d’origine chimique voient leurs brevets tomber dans le domaine public et peuvent, dès lors, être « génériqués ». Quand la valeur d’un médicament princeps se dégrade, son prix et ses volumes chutent rapidement. La bataille ne se fait plus sur le prix et les marges. La concurrence s’exerce alors au centime d’euro près. Raison pour laquelle les grands labos se mettent à sous-traiter la production de principes actifs et d’excipients à des pays disposant d’un main d’œuvre bon marché et soumis à des exigences réglementaires et environnementales moins fortes. Même logique pour le fabricants de médicaments génériques à marges faibles qui doivent serrer les coûts.

Comme le note un spécialiste du secteur, « les laboratoires devaient aussi faire place à de nouvelles molécules, plus rentables, dans leurs usines ». Et c’est ainsi, à titre d’exemple, que Rhodia a fermé sa dernière usine de production de paracétamol (Doliprane, Efferalgan, pour ne citer qu’eux) en Europe, située en Isère. Et c’est ainsi que l’Asie du Sud-Est est devenu l’atelier de la pharmacie. Sur les 206 médicaments chimiques autorisés par l’Agence européenne du médicament, entre 2012 et 2016, 16 sont produits en France, 65 en Allemagne et 57 en Angleterre. Il n’y a plus que 92 sites de production en France quand l’Inde et la Chine en comptent plusieurs milliers. Cherchez l’erreur ?

Le libéralisme signe là une de ses nombreuses victoires. Au détriment, de notre santé, mais plus encore des intérêts européens. Comme le disait Alexandre Vialatte, « Et c’est ainsi qu’Allah est grand » !

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mercredi, 31 juillet 2019

De l’homo sapiens à l’homme suicidaire

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Le billet de Patrick Parment

Tous les scenario ont été élaborés concernant le réchauffement climatique et l’état écologique, désastreux, de notre planète. Au point que les béotiens que nous sommes pour la plupart en matière scientifique ne savent plus très bien à quel saint de vouer. En premier lieu, deux évidences : le réchauffement climatique et la destruction de notre environnement.

Concernant le réchauffement climatique, une théorie voudrait que l’activité humaine, notamment en matière industrielle mais aussi agricole, soient en grande partie responsables. Que cela soit ou non, il n’en reste pas moins vrai qu’en matière de climat, la terre semble vivre un nouveau cycle. Pour combien de temps ? Nul ne le sait. Il faut donc s’en accommoder car cela a bien évidemment des conséquences sur nos modes de vie. L’homme ne manque cependant ni de ressources ni d’imagination, il peut y faire face.

Reste que l’élément perturbateur majeur, c’est bel et bien la destruction de notre environnement et de ses  écosystèmes qui sont en train de s’opérer. La logique libérale ayant atteint des pays comme la Chine et le sud-est asiatique, demain l’Inde, une course effrénée aux énergies non renouvelables est engagée qui à bien des égards est mortelle. D’autant qu’on peut y ajouter les dommages collatéraux de l’ère industrielle comme le plastique qui infeste les océans et perturbe le nourrissage de nos petits poissons ! Il est bien évident que la main de l’homme sur notre bonne vieille terre, à ce niveau, est des plus néfastes.

Et comme l’homme n’est pas par nature un animal bon et raisonnable, il y a fort à parier que malgré les nombreuses mises en garde, notre homme continue d’avoir la main trop lourde sur son environnement.

Et pourtant des solutions existent à peu près dans tous les domaines. Nous avons déjà évoqué dans ces colonnes, le champ des possibles des énergies renouvelables (biomasse, hydrogène, géothermie, etc.) Mais, on voit mal comment faire entendre raison à un Donald Trump ou à un Xi-Jipping qui entend faire de la Chine la première puissance mondiale. L’homme, au mieux, ne s’arrêtera que les pieds au bord du gouffre.

Car, ainsi que nous le rappelions, la terre se fout complètement de ce pillage des ressources et de leur épuisement. Elle continuera de tourner autour du soleil et effacera en une poignée de siècles toutes traces de l’homme sur cette bonne vieille terre.

Goethe et quelques autres avant et après lui nous avaient prévenus, l’homme, c’est le Diable. C’est Méphisto, Satan et Lucifer confondus. Inutile d’inventer un Dieu bon et miséricordieux. Il ne fait pas le poids !

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dimanche, 21 juillet 2019

Le tour de France, c’est politique

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Le billet de Patrick Parment

Contrairement aux apparences, le tour de France cycliste est un événement éminemment politique. Parce qu’il est d’abord une manifestation européenne, gauloise et franchouillarde. Parce qu’il est un regard géographique sur la France des champs et des campagnes. Par ce qu’il est depuis que la télévision en a fait une émission phare, un regard inégalé sur le paysage français et son patrimoine et qui en appelle à ces générations de Gaulois qui ont fait de notre pays ce qu’il est encore aujourd’hui.

C’est-à-dire tout le contraire de ce monde d’immigrés qui n’ont rien à voir avec cette histoire. Si la France de demain devait succomber sous le poids démographique des extra-européens, alors c’en sera bel et bien fini de notre beau pays étant donné que ces « populations » ne seront jamais à la hauteur de notre histoire. Les fossés sont non pas raciaux mais culturels.

Car ce que se garde bien de nous montrer ces reportages épurés d’images dérangeants, c’est que la plupart de ces villes que traverse le tour de France sont gangrenées par une immigration qui rend villes et villages de moins en moins sécures et bien souvent en proie à l’islamisation.

Là où le tour de France est aussi éminemment politique, c’est dans les populations qui viennent applaudir les coureurs où l’on note surtout l’absence de ces populations exogènes issues pour la plupart du Maghreb, d’Afrique subsaharienne ou des races dérivées du continent indien.

Eminemment politique encore ces foules franchouillardes qui sont aussi celle des Gilets jaunes, de tous ces mouvements qualifiés d’extrême droite sans compter le gros des troupes du Rassemblement national. Bref, tous ces réfractaires d’une France qu’on voudrait nous faire croire multiraciale quand ces « minorités » demeurent encore minoritaires ! Mais, la bien-pensance à l’œuvre dans les médias est aussi et surtout celle du parti pro-immigrés, d’une anti-France au masochisme malsain.  

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jeudi, 18 juillet 2019

L’affaire de Rugy où l’extrême vulnérabilité du pouvoir

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Le billet de Patrick Parment

Je n’ai aucune sympathie particulière pour monsieur de Rugy qui est à l’écologie ce que le hamburger est à la haute gastronomie. Mais je me pose la question de savoir quel crime il a commis pour bénéficier d’un tel acharnement médiatique ? Acharnement qui a abouti à sa démission. La réalité veut qu’il n’a commis aucun délit relevant des tribunaux. Il a vraisemblablement invité une bande de potes à faire ripaille en l’hôtel de Lassay dont il était l’éphémère locataire. Une bonne bouffe comme en font tous les ministres aux frais du contribuable. Est-ce pour autant un crime, d’autant que l’hôtel de Lassay est réputé pour sa cave fort bien achalandée depuis un certain… Jacques Chaban-Delmas.

La fonction crée le larron. L’affaire de Rugy, ce n’est pas l’affaire Benalla et autre Cahuzac. La question qui n’a pas été posée dans cette affaire, c’est le rôle joué par Mediapart. Car sur le fond, c’est l’histoire d’un ragot de chiottes. Et des chiottes, Edwy Plenel, son fondateur, en a fait son bureau depuis des lustres. Plenel, c’est un journaliste délateur fort bien connu pour ses accointances avec la famille Poulaga.  Donc, dans cette histoire, qui ne relève en rien des tribunaux mais bien du fait divers, il serait intéressant de savoir qui a balancé à Mediapart les photos dudit gueuleton dans l’intention évidente de nuire au sieur de Rugy. Et surtout à ce média dont l’extrême conscience de gauche – de celle qui lave plus blanc que blanc – n’est plus à démontrer.

Le plus étonnant aussi est que ni le Président, ni le Premier ministre ne sont montés au créneau pour le défendre et surtout en savoir plus sur cette affaire de Pieds-Nickelés. Mais surtout de ne pas baisser son froc face aux ragots colportés par Mediapart et le sourire méphistophélique d’Edwy Plenel en appelant à une transparence qu’il se garde bien d’appliquer à lui-même au nom de sa fluctuante déontologie. Ne pas faire un bras d’honneur aux médias et aux réseaux sociaux montre bien l’extrême vulnérabilité du pouvoir en place. Comble du bonheur... face à lui, il n'y a personne !

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dimanche, 14 juillet 2019

14 juillet, homard pour tous !

Le billet de Patrick Parment

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Chaque 14 juillet me fait rigoler un peu plus tant cette guignolade qu’est le défilé militaire ne reflète que le vide dans lequel se mire tout le cirque républicain. L’armée française, parlons-en ! Elle est dans un état lamentable, si lamentable que de nombreux généraux ont tiré la sonnette d’alarme, à commencer par le général de Villiers, ex-chef d’état-major des armées.

Ce ne sont pas les hommes que je mets en cause évidemment mais les conditions que cette République bananière leur réserve. On les trimbale dans des lieux d’opération improbables, notamment avec les Américains comme ce fut le cas en Irak et en Syrie, ou encore en Afrique avec le sacrifice de nos soldats d’élite pour deux homosexuels en goguette qui se croyaient dans l’Afrique de Tintin. Cette Afrique où l’on cherche les djihadistes... désespérément !

Ô certes, nous avons un tout beau et tout nouveau sous-marin nucléaire quand les soldats du génie  doivent bricoler deux camions pour en faire fonctionner un seul. On n’est pas loin du ceinturon pour deux !  Je ne parle pas non plus des munitions pour les flingues divers et variés et dont notre pays n’assure plus la production. Bref, ce matériel qu’on fait défiler et qu’on donne à voir en ce 14 juillet est ce qui tient encore debout ou que l’on a rafistolé pour l’occasion. Sans compter le matériel qui n’est opérationnel que le 14 juillet.

Et puis que représente désormais le 14 juillet dans une France démembrée entre des Gaulois Gilets jaunes que les élites républicaines méprisent et massacrent et les hordes franco-algériennes qui brandissent dans nos villes le drapeau du FLN à la suite d’une victoire de l’équipe de foot algérienne. Quand ils ne conchient pas l’hymne national dans les stades. Quel symbole représente donc cette fête qui n’a de national que le nom et dont plus personne ne se réfère, et c’est heureux, à cette absurdité que fut la Révolution française qui n’a initié qu’un ramassis d’escrocs ! Relisez Hippolyte Taine, il y a urgence.

Heureusement que pour lier et égayer tout ce brouet républicain, il y a un joli feu d’artifice et le bal des pompiers.

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samedi, 29 juin 2019

La France de Marion

Le billet de Patrick Parment

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La claque prise par les Républicains et le départ de Laurent Wauquiez ne manquent pas de tournebouler le parti pour la bonne raison qu’ils viennent de s’apercevoir, comme le roi de la fable, qu’ils étaient tout nus ! Pas l’ombre d’une idée, pas l’ombre d’un programme crédible, tel est l’aboutissement d’une boutique que Jacques Chirac, dès 1976, s’est empressé de réduire à une simple machine électorale. D’ailleurs, la seule chose que savait faire cet imposteur, c’était bien de faire campagne. Pour ce qui est des idées, il en a tellement changé que cela ne cachait même plus le vide sidéral du bonhomme. Ses émules, Alain Juppé en tête, ne feront pas autrement. Je peux en témoigner ayant passé quelques années au RPR. Du RPR à l’UMP jusqu’aux Républicains, tout n’est que combines pour renouveler un stock d’élus. Seulement voilà, toute entreprise de cet ordre a une fin et nous y sommes pour cette droite dénuée de toute substance et dont les militants ne sont que des électeurs.

Contrairement à une légende, Chirac n’aimait pas les gens. Il aimait les électeurs. Toute démarche chiraquienne recèle un intérêt électoral. La meilleure preuve est que Chirac n’avait pas d’ami au vrai sens du terme mais des obligés ce qui est très différent. Des obligés qui lui devaient leur carrière et leur casse-croûte. N’a-t-il pas fait celle d’un Jean-Louis Debré, d’un Baroin, d’un Jacob, d’un Juppé et de tant d’autres. Autant d’individus que le parti s’est chargé de décerveler. Car le parti est une machine à broyer et à ce petit jeu, Juppé était un expert.

Dès 1986, date à laquelle Mitterrand intronise le Front national, une première vague d’électeurs du RPR passe au Front national. Et en 1988, Chirac prend une nouvelle claque avec la réélection du président soi-disant socialiste. Chirac n’a rien vu venir. Toute l’assise populaire du RPR va petit à petit passer au Front. Il était donc logique qu’un tel parti se vide de sa substance pour finir « à l’os » comme l’on dit. Aussi l’injonction d’un Gérard Larcher de virer tous ceux qui fricotent avec Marion Maréchal est révélateur  de cette vieille garde rancie en voie de décomposition totale. D’ailleurs, ne nous y trompons pas, l’omerta dressée par Chirac à l’égard du Front national lui a été dictée, pour ne pas dire imposée, par ces deux puissants lobbies que sont les francs-maçons et le CRIF. Or, comme par hasard, le grassouillet Larcher est un furieux franc-mac.

Le dîner de Marion Maréchal avec des militants et élus Républicains est intéressant à plus d’un titre. Ce qui prouve qu’ils ne sont pas inféodés à la vieille garde RPRUMP et se foutent donc des omerta. Ensuite, ils ont compris qu’avec 20% et plus de l’électorat dans sa poche, le Rassemblement national était incontournable dans toute prise à venir du pouvoir. Marion Maréchal a fait le même calcul, à savoir que sans « les droites », le Rassemblement demeurerait un défouloir électoral. Ce n’est donc pas sans raison qu’elle parle des droites. Pas plus qu’elle n’a l’intention d’entrer en concurrence avec sa tante Marine. Marion Maréchal se projette dans un après où les Républicains nouvelle version et le Rassemblement trouveront des terrains d’entente, débarrassés des pesanteurs du passé.

Pour se faire, tout en multipliant les contacts, il va devenir utile d’élaborer non pas un programme mais l’esprit de la démarche afin de renouer avec la France profonde incarnée, entre autres, par les Gilets jaunes. Mettre en musique ce qu’ont écrit les Jean-Claude Michéa, les Michel Onfray, les Alain de Benoist, les Christophe Guilluy. Expliquer la philosophie de la démarche sur les sujets sensibles : l’immigration, l’économie post libérale, la culture, l’écologie, l’Europe. Autant de sujets sur lesquels il est possible de développer des stratégies nouvelles et innovantes. C’est dans un tel cadre que la démarche d’une Marion Maréchal pourrait aboutir et dynamiser le paysage politique actuel. C’est Sacha Guitry qui a écrit cette pièce « Faisons un rêve » ! Alors rêvons.

NDLR SN : rappelons que les positions exprimées par les contributeurs de notre site n'engagent qu'eux. Voilà pourquoi Synthèse nationale est un espace de libertés...

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mardi, 18 juin 2019

Précis de décomposition

Le billet de Patrick Parment

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Emmanuel Macron aura finalement réussi son pari  d’exploser tout ce qui constituait hier encore le paysage politique français scindé entre droite et gauche et leurs satellites respectifs.  Si le macronisme est un bouillon qui fait la synthèse de la droite et de la gauche, le Rassemblement national, aujourd’hui, est bel et bien l’opposition de droite. Entre les deux, il n’y a plus rien. Marion Maréchal, sur le fond, n’a pas tort, l’avenir de cette vieille droite centro-gaulliste, est dans le Rassemblement national.

Si les éléphants de la gauche défunte ont disparu – le camarade Mélenchon n’est pas au mieux de sa forme -  ce n’est pas le cas à droite où les vieilles raclures de bidet de l’UMP cherchent désespérément à continuer d’exister. Si ces caciques ne veulent pas mourir, ce n’est pas en raison  d’une quelconque idée d’eux-mêmes et du monde, mais dans la préservation de leur casse-croûte. A devoir se fondre dans le Rassemblement reviendrait pour la plupart d’entre eux à disparaître corps et âme. Raison pour laquelle, s’appuyant sur leur maillage municipal, ils persistent à croire qu’ils pourront survivre. On voit mal comment dans la mesure où ils n’ont plus aucune idée, plus de partis et surtout plus aucun leader pour les incarner. De voir surgir le nom de Christian Jacob ne prête même plus à sourire. Ce qui nous fait rigoler, en revanche, c’est la tête de tous ces francs-macs qui vont devoir abandonner leurs petites combines et surtout leurs juteuses magouilles.

L’autre aspect qui ne plaide guère en faveur de leur survie, c’est la fracture sociale dont les Gilets jaunes sont l’une des manifestations majeures. Il n’y a plus d’électorat homogène dans une France  désormais scindée en trois : une France d’en haut, urbaine et mondialisée, une France d’en bas, suburbaine, rurale où vivent les classes moyennes en voie de paupérisation et la France des immigrés. Or, cette France d’en haut est largement libérale au plus mauvais sens du terme quand la France d’en bas remet justement en question ce modèle économique qui est en train de nous détruire (1). Même là, la vieille droite n’a plus sa place. Ce à quoi il faut ajouter comme l’a bien vu Jérôme Fourquet (2) le déclin du catholicisme qui ne structure plus désormais les différentes classes sociales et notamment le monde rural. La religion est renvoyée dans la sphère privée. Ce qui ne veut pas dire que les acquis « idéologiques » du catholicisme ont pour autant disparu.

Nous sommes donc bien dans une phase de recomposition du paysage politique sur fond d’affaiblissement du sentiment démocratique dans la mesure où la dérive ploutocratique est forte. Pour toutes ces raisons, les prochaines élections municipales vont être un très intéressant baromètre car elles vont nous renseigner sur l’état réel des forces en présence dans notre pays. Nul doute que les maires qui souhaitent conserver leur siège vont analyser de près le vote des européennes pour savoir de quel côté leur cœur va balancer. Un sport de haut niveau à n’en pas douter.

(1) Voir à ce sujet l’excellent ouvrage d’Alain de Benoist, Contre le libéralisme, Le Rocher ed.

(2) L’archipel français, le Seuil

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mercredi, 12 juin 2019

Je m’appelle Nathalie Loiseau

Le billet de Patrick Parment

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Hier encore ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau fut la tête de liste de La République en marche (LREM) aux dernières élections européennes et à ce titre confortablement élue. Au Parlement, le groupe LREM s’est inscrit chez les libéraux de ALDE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe), que dame Loiseau entendait bien présider. Un groupe fort de ses 108 députés (sur 751) et avec lequel il faudra compter dans les futures négociations. Avec ses 21 élus, LREM avait donc toutes les chances de prendre la tête du groupe. Il faut ajouter que si Nathalie Loiseau a mené une campagne en demi-teinte en France, cette femme, diplomate de haut rang – sciences-po, langues O, concours du Quai – a œuvré au sein du ministère des Affaires étrangères durant vingt-six ans et possède une solide connaissance de l’Europe et de ses institutions. Pas une bleue. C’est tout naturellement que Macron lui a confié les Affaires européennes en 2017.

Mais, le 5 juin dernier, dame Loiseau a organisé à Bruxelles un point presse dit « off », ce qui veut dire que les propos tenus ne peuvent être attribués à quiconque. Mais, tel n’est pas l’avis du Tintin belge du Soir qui décide de tout balancer. Et dame Loiseau n’y va pas de main morte pour notre plus grand bonheur.

Non sans arrogance, Nathalie Loiseau affiche tout son mépris à l’égard des dirigeants européens et de la plupart de ses collègues. Le président du groupe libéral, le Belge Guy Verhofstadt, qui la soutient pourtant, a des «frustrations rentrées». Sophie in’t Veld, l’expérimentée députée néerlandaise qui vise aussi la présidence de l’ADLE, «a perdu toutes les batailles qu’elle a menées». Autre candidat, le Suédois Fredrick Federley est un homme au service de la droite teutonne. Et l’Allemand Manfred Weber, candidat conservateur à la présidence de la Commission ? Un «ectoplasme» qui «n’a jamais rien réussi». L’eurodéputé LREM Jean Arthuis, qui se démène pour agrandir le groupe sans rien demander en échange, un «homme aigri».

Cerise sur le gâteau, il n’est plus du tout sûr que Pascal Canfin, numéro 2 de la liste LREM, obtienne la présidence de la commission environnement, les Lib Dem britanniques, forts de leurs 17 députés, ayant bien l’intention de s’en emparer. Un comble. Sans parler d’Emmanuel Macron qui doit faire une drôle de tête au regard des ambitions qu’il nourrissait sur l’Europe. Alors, dame Loiseau quel avenir ? Merci en tout cas de n’avoir fait que confirmer ce que nous savions déjà : on envoie à l’Europe des hâbleurs incompétents.

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jeudi, 06 juin 2019

De la difficulté d’être Européen

Le billet de Patrick Parment

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Peut-on dire que l’Europe a pris un nouveau visage – voire virage - au regard des dernière élections ? Telle est la question bien shakespearienne qui se pose à nous.

Tenons-nous en aux faits. L’Europe, aux mains de la tambouille des libéraux (PPE) et de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates – à la botte de l’Allemagne et plus encore de son économie – n’est plus d’actualité. Nous sommes désormais en présence de plusieurs forces qui semblent s’équilibrer, ce qui peut rendre les négociations à venir plus difficiles. Tous les groupes ne sont pas à ce jour constitués mais on peut avancer que les rapports de force se joueront désormais à quatre entre les sociaux-démocrates mode Alliance, les écolos-centristes, une droite conservatrice, mode PPE,  et une nébuleuse populiste. Nul n’a la majorité et, comme ce fut toujours le cas, les décisions n’aboutissent qu’après négociations. A deux hier, à quatre aujourd’hui ? La première question qui se pose est, ira-t-on vers une réforme réclamée par les peuples de la gouvernance européenne – la disparition de la fameuse Commission par exemple – où bien va-t-on tout droit à la paralysie ? 

Beaucoup de questions sont en suspend dont celui central de la gouvernance. Qui devrait être aux mains d’élus et non de fonctionnaires nommés. Car à nommer un président de la Commission, cela revient à désigner celui qui contrariera le moins les parties en présence. On en a fait l’expérience avec José Manuel Barroso et plus encore avec Jean-Claude Juncker, deux personnalités aussi tristes que lugubres et surtout aux ordres de la finance et partisans de l’ouverture du marché européen à tous les vents.

Or, l’Europe est aujourd’hui face à une situation géopolitique bouleversée et dominée par la concurrence féroce que se livrent les Américains et les Chinois.  Jusqu’à ce jour, l’Europe a plutôt fait figure de terrain de jeu que de partenaire. Nul d’entre eux ne veut d’une Europe largement susceptible de venir contrarier leur hégémonie. Par ailleurs, et à la marge, deux puissances intriguent plus qu’elles n’inquiètent nos deux protagonistes, la Russie d’un côté, l’Inde de l’autre. La Russie se remet à son rythme de son passé communiste. L’Inde parce qu’elle est une puissance… en constitution de puissance avec son milliard d’individus, son modèle social basé sur les castes et de la cohabitation, loin d’être heureuse, entre islam et hindouisme. On notera en passant que tant la Russie, que l’Inde, la Chine et l’Europe appartiennent au plateau continental et que l’Amérique est une île face à eux. Raison pour laquelle, l’Amérique est, non seulement une puissance militaire, mais encore et surtout une puissance maritime. Selon Carl Schmitt qui domine la mer, domine le monde. Nous en avons, pour l’instant la démonstration.

On possède à ce sujet un bel exemple historique avec l’Angleterre qui, au regard de sa supériorité maritime a assurée, des siècles durant, sa suprématie économique et politique sur le vieux continent. L’antagonisme avancé par les géopoliticiens entre puissance maritime et puissance continentale se confirme bien. Certes, l’Angleterre a perdu de sa superbe et vient de décider de quitter le vaisseau européen. Pour son bien ? Pas si sûr.

L’autre fait marquant est le suivant : l’Europe n’est comparable à rien et la mère de tout. L’histoire européenne est un patchwork, un agrégat de nations qui se sont constitués au fil du temps à partir d’un substrat commun, son héritage gréco-romain qui demeure le fil conducteur qui les relie entre elles. Mais l’autre critère constitutif de cette Europe, c’est la guerre. C’est elle qui a forgé son espace, donné aux peuples leur personnalité et surtout fait progresser sa science et nourrit sa réflexion. C’est la raison pour laquelle il est illusoire de vouloir l’uniformiser. Il faut laisser aux peuples qui la constituent leur respiration propre. Pas besoin d’être devin pour comprendre qu’un Français n’est pas un Allemand, un Italien, un Espagnol, etc. ? et réciproquement. Mais c’est bien de cette différence dont se nourrissent les Européens. C’est donc d’abord cela qu’il faut préserver. Ce qui ne l’empêche pas de trouver des accords, voire une unité s’agissant du destin de notre espace qu’il faut protéger mais surtout aider à devenir ce qu’il est, une grande puissance. Ce qu’il faut, c’est susciter l’émulation entre nos différents pays et créer des synergies aussi bien sociale, scientifique qu’économique. Enfin, il paraît logique, au regard de l’histoire comme de la géographie de ne pas renvoyer la Russie à sa solitude et à sa tentation asiatique. Il faut aider ce continent dans le continent à redevenir une grande puissance. L’Europe a tout à y gagner. Tant il est vrai que culturellement parlant nous sommes quand même plus proche d’eux que de la soupe raciale américaine et son American Way of Life. Si d’aventure la nouvelle configuration européenne pouvait œuvrer dans ce sens, peut-être éviterons-nous la désagrégation qui fait plus que nous guetter.

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dimanche, 02 juin 2019

Une France bipolaire, une Europe en miettes

Le billet de Patrick Parment

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Si les élections européennes ne sont en général que le pâle reflet de la situation de politique intérieur du pays, ces européennes de 2019 sont, en revanche, instructives à plus d’un titre. Et le fait majeur est bien que depuis l’élection d’Emmaneul Macron, on a assisté à l’implosion des partis politiques traditionnels.

Et pour cause, les intermèdes de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande – mais on peut remonter à Chirac - ont occis la crédibilité de l’UMP et du Parti socialiste. Nicolas Sarkozy et encore moins François Hollande n’ont appliqué le programme pour lequel ils avaient été élus. A gauche cette disparition marque aussi un net recul idéologique quand bien même le politiquement correct est toujours à l’œuvre et demeure la doxa médiatique.

Ouvrez la téloche et ce sont les droits de l’homme qui vous parlent chaque jour de 13h à 20h quelle que soit la chaîne. Certes, de temps en temps voit-on poindre un mécréant dont la voix est aussitôt étouffée par le Cohn-Bendit de service ou l’autre idiot utile de Jean-Michel Aphatie. Rarement les bonnes questions sont posées, on baigne toujours dans l’eau tiède. Passons.

La gauche a donc disparu des écrans et le camarade Mélenchon s’est tiré une balle dans le pied. Exit Mélenchon comme héritier. Avec ces européennes ce sont donc les écolos qui héritent du flambeau. Sauf que si leur score est artificiel, la cause ne l’est pas. Car, chez nos écolos, il y a une once d’écologie pour trois de socialisme.  Yannick Jadot, nouvelle coqueluche de Paris-Match est en train de se prendre le melon. Ca ne durera pas. A l’Europe, ils vont souffrir, car les Grünen allemands sont de droite.

C’est à droite aussi que l’effet est le plus spectaculaire. Emmanuel Macron a siphonné tout le centre de gauche à droite et le Rassemblement national  a fini de ratisser ce qui restait d’électeurs de droite chez les Républicains. On arrive en fin de course d’une droite qui n’a jamais su se distinguer du Front national hier et du Rassemblement national aujourd’hui. Les prochaines élections municipales vont, à ce titre, être intéressantes. Les maires LR vont se pencher avec attention sur les scores réalisés par LREM ou le RN pour savoir à qui se rallier afin d’être réélu. On reste bien dans la cuisine. On risque d’assister à l’effondrement du socle municipal de LR. Désormais, la partie se joue entre macro-mondialiste et identitaires du Rassemblement national.

Ce qui reste en suspens, c’est cette France divisée entre une classe moyenne laminée, une classe bourgeoise dollarisée et une France des immigrés. Qu’on ne vienne donc pas nous parler d’une France une et indivisible. Liberté, égalité, fraternité, c’était peut-être le cas hier – quoique -  ça ne l’est plus aujourd’hui.

Quant à la nouvelle configuration européenne, elle n’a rien pour nous rassurer. Petit rappel. L’arrivée de la toute nouvelle puissance américaine en Europe après la Grande Guerre Civile de 1914-1945 a brisé l’élan  de la civilisation européenne à travers deux vagues successives. La Kultur germanique s’est effondrée et la fine fleur de l’intelligentsia européenne a émigré aux États-Unis. Ce pays, nouvelle Rome surarmée, est intervenu trois fois en Europe en 1917, en 1942-1945 et à partir de 1947 avec le Plan Marshall et la Guerre froide. Il y est toujours solidement implanté grâce à ses bases militaires et à l’OTAN et a étendu son emprise à l’économie à travers l’extra territorialisation de son droit et par l’imposition de sanctions économiques contre les adversaires qu’il désigne unilatéralement. Et la tentative d’unification des Européens pour conjurer ce déclin et retrouver leur indépendance est vouée à l’échec à cause des insuffisances délibérées de la construction européenne incarnée par l’Union actuelle. Avec, cerise sur le gâteau, une Russie qu’on tient à la marge et qu’on se refuse de traiter comme un membre de l’Europe à part entière. Un comble.

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lundi, 27 mai 2019

Le pouvoir du vide

Le billet de Patrick Parment

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Ces élections européennes consacrent deux choses : l’Europe d’une part, le parti d’Emmanuel Macron (LREM), de l’autre.

L’Europe d’abord. Au niveau européen et d’après les résultats que nous connaissons, notre première et agréable constatation, c’est qu’il en est bel et bien fini du monopole exercé par la droite (PPE) – sous perfusion allemande – et la gauche des sociaux-démocrates qui nous ont toujours entraîné sur une voie ultra libérale mais surtout maintenus en état de vassalité vis-à-vis des Américains. Au Parlement européen, où rien n’est possible sans compromis, il y a désormais plusieurs composantes avec lesquelles il faudra désormais négocier : les sociaux-démocrates (147 voix), les libéraux (102), les conservateurs (173) et s’ils arrivent à s’entendre, a minima, les euroseptiques (171). Que ressortira-t-il réellement de cette nouvelle configuration ? Clairement, le clan libéral reste majoritaire mais pourrait s’imposer l’idée que le libéralisme nous conduit à la faillite et que les Américains comme les Chinois ne sont pas nos amis mais bien des concurrents. Comme le souligne l’économiste Nicolas Bouzou, l’idéal serait de faire comprendre à l’Europe qu’elle est une puissance et donc de faire enfin de la politique. On l’espère, on le rêve.

L’autre aspect de ces élections est bien évidemment franco-français. Comme le faisait remarquer un sondeur, il ne faut pas confondre les élections européennes avec les élections nationales. Aux européennes, les Français se défoulent. Fut-ce le cas cette fois encore ? Dans une certaine mesure seulement.

Au risque de surprendre, je dirai  qu’Emmanuel Macron sort vainqueur de ces élections. Et nullement Marine Le Pen. Vainqueur pour la bonne  raison que se plaçant dans la perspective des présidentielles à venir, il a fait le vide politique autour de lui et demeure seul face à Marine Le Pen et son Rassemblement. Et là, Macron joue gagnant.

Les autres formations politiques rament comme des malades sans même atteindre les 10%. Mais les 13% des écolos me direz-vous. Leur score est artificiel car ils ont bénéficié du désenchantement de l’électorat de gauche déboussolé par la multitude des candidatures entre un Mélenchon à 6%, un Glucksmann à 6%, un Benoît Hamon à 3% et aux 2,5% du camarade bolchevique Ian Brossat parti se faire brosser chez les soviets de Tintin. Unis, ces joyeux branquignols seraient à 17%. Sauf que leur égo leur interdit, a priori, toute alliance.

A droite c’est la Bérézina, version Buzzati dans Le désert des Tartares. Passons sur le Rassemblement national qui reste et demeure le grand gueuloir électoral et qui n’a, semble-t-il, que fort peu bénéficié de la crise des Gilets jaunes. Il faut bien avouer qu’en dehors du discours sur l’immigration, Marine Le Pen n’a pas grand chose à dire. Hier encore,  elle voulait sortir de l’Europe et plus encore de l’euro, avant de faire machine arrière. Bigre, les Français aiment l'Europe ! Idéologiquement parlant, elle n’a rien à proposer et vit sur l’héritage du père. Qu’elle a bien tenté de tuer lors d’une grande crise oedipienne. Si d’aventure, elle était crédible, elle serait au pouvoir.

Côté droite républicaine, c’est franchement la cata. Logique. Le courant républicain issu de l’UMP et du RPR n’a jamais réussi à surmonter l’obstacle du Front national. Et ses électeurs les plus « popu » sont partis grossir les rangs du Front. Quoi de plus normal quand un radical-socialiste comme Chirac obéit au doigt et à l’œil aux lobbies juif et franc-maçon. Et, là, il n’y a nul complot judéo-maçonnique, mais une réalité très facile à vérifier. Quand on parle des juifs, on entend bien évidemment leurs instances du genre CRIF. Car les juifs n’ont jamais été effrayé par Le Pen. Mais leurs instances ont besoin de lui pour peser sur la communauté en agitant le chiffon rouge du fascisme et de l’antisémitisme. Les partis d’extrême droite israéliens sont nettement plus radicaux que le Front national. Charles Pasqua avait compris qu’il fallait accueillir le Front pour mieux l’étouffer. C’est le contraire qui s’est produit. Et Chirac a coupé l’herbe sous le pied à toute constitution d’une vraie droite dans ce pays. D’où, Macron !

Quant aux centristes, ils ont une énorme qualité, ils se fractionnent eux-mêmes, s’amputent au gré des circonstances et se flagellent pour de maigres intérêts. Voyez ce pauvre Jean-Christophe Lagarde qui plafonne à 2,5%. Quant au Modem, il est passé avec armes et bagages à LREM. François Bayrou devait en avoir marre de se faire bananer d’élection en élection. Il préfère désormais ses bourrins aux castagnes parlementaires.

Face à ce paysage dévasté, que reste-t-il ? Et bien le face à face Macron-Marine Le Pen. C’est-à-dire deux partis qui n’ont aucun fondement idéologique sérieux et qui naviguent à vue. Macron est en train de nous coller un foutoir institutionnel de grande envergure après nous avoir imposé un libéralisme outrancier en faveur « des plus riches » quand le Rassemblement national stagne comme grand réservoir des rancoeurs nationales. Et puis, il y a les Gilets jaunes. Qui ne se reconnaissent ni chez l’un, ni chez l’autre. Et pour cause, ce sont deux valises vides. On est gouverné par le vide, temporel autant que spirituel. On est bien en plein changement climatique.

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samedi, 25 mai 2019

Quel dommage !

Le billet de Patrick Parment

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Et quel paradoxe ! Ces élections européennes, pas plus que les précédentes, ne semblent beaucoup intéresser les Français. Je n’en suis pas tout à fait convaincu quand bien même les résultats de dimanche viendront certainement me contredire. Car le paradoxe est que les Français à l’image de nos voisins sont profondément européens. Nous saisissons bien la nécessité de l’Europe et plus encore les bienfaits que l’on pourrait en tirer.

Alors, qu’est-ce qui cloche ?

Tout simplement une classe politique qui d’élection en élection se fout complètement de l’Europe qui lui sert bien souvent de gadgets pour recaser ses élus qui se sont faits bananer aux élections nationales. De sorte qu’on envoie à Bruxelles ou Strasbourg des branquignols que l’Europe ne motivent guère – et souvent n’y comprennent rien -, mais qui palpent de généreuses indemnités. Ca fait la soudure. Car aux yeux de nos parlementaires, Bruxelles, c’est synonyme d’exil et d’oubli au plan national. Raison pour laquelle les programmes dits européens ne sont que des tracts destinés  berner les électeurs qui, pas plus qu’eux, n’y comprennent quelque chose.

L’Europe concerne en revanche certains ministères où il y a des dotations européennes en jeu, comme celui de l’agriculture. A un tel point d’ailleurs que les différents gouvernements depuis Mitterrand, ont confondus les aides européennes avec leur politique agricole. Au bout du compte, comme on peut s’en apercevoir aujourd’hui, ce sont les paysans qui en font les frais, quand soudain la source se tarie.

La classe politique dans son ensemble est incapable d’élaborer une vraie vision de ce que devrait être l’Europe pour la bonne raison qu’ils n’ont pas non plus de vision sur ce qu’est la France. Ils gèrent la boutique au jour le jour, bouchant les trous là où ça prend l’eau. Ce qui est pour le moins dramatique, car l’Europe devrait être l’aventure par excellence des Européens.

A l’heure où les enjeux sont mondiaux, l’Europe demeure, envers et contre tout, une grande puissance. Encore faut-il en être persuadé et la défendre et surtout savoir où l’on veut aller. Ce sont nos ennemis – au sens schmittien du terme, c’est-à-dire non moral – qui en sont les premiers persuadés qui viennent faire leur marché, piller nos technologies, racheter nos industries et même nos pinards. Ce qui est quand même un comble.

Voilà ce que réclament les peuples européens, qu’on les protège, qu’on les défende, qu’on préserve leur identité, leur manière d’être au monde, leur art de vivre autant que leurs paysages. Ils demandent aux politiques de mettre en œuvre une politique européenne qu’ils comprennent et non un bazar technocratique qui fait tout et n’importe quoi au gré des intérêts du libéralisme.  Ils demandent de la clarification. Ils veulent une Europe à l’image de leur génie.

De Macron à Wauquiez, de Marine le Pen à Mélenchon, c’est le même spectacle consternant du vide. Qu’attendre d’une classe politique incapable de comprendre et d’apporter une réponse aux Gilets jaunes ?

Comme l’écrivait Henry de Montherlant, « le drame d’un peuple à un moment donné, c’est qu’il n’y a personne ».

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mardi, 14 mai 2019

Question sur notre présence en Afrique

Le billet de Patrick Parment

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La mort de deux soldats français en Afrique pose la question de savoir ce que nous faisons sur ce continent et surtout qu’ambitionnons-nous ? Il y a des restes de la Françafrique me direz-vous, correspondant à une zone d’influence. Mais est-ce toujours le cas à l’heure où le continent fait l’objet des ambitions des Chinois et des Américains qui se livrent une sourde bataille.

Il est bien fini le temps que l’on a appelé colonial et qui consistait à apporter les bienfaits de notre civilisation en pacifiant les rapports entre les ethnies, en les dotant d’infrastructures diverses (routes, ponts, bâtiments) et surtout à mettre en place un système de santé - n’en déplaise aux tenants d’une chimérique « décolonisation » - et non à les dépouiller de leurs ressources, vu qu’à l’époque, il n’en était guère question. La grande erreur de la colonisation a été d’avoir dressé une géographie des frontières qui ne tenait pas compte de l’essence même de la réalité africaine, l’appartenance ethnique. Or, cette réalité d’hier est aussi celle d’aujourd’hui. Il est d’autres fractures, religieuses celles-là, entre chrétiens et musulmans par exemple. On retrouve en général les premiers dans l’orbite des pouvoirs, ce qui ne manque pas d’engendrer des rancoeurs.

Tout cela pour dire que dans ce que l’on a appelé le colonialisme, il y avait avant tout de l’humain avec ses vertus et ses défauts. Ce n’est plus le cas dans le cadre de la Françafrique qui est devenu un concept purement économique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où tous les protagonistes, occidentaux ou chinois, n’ont d’autre motivation que l’appropriation des ressources dont le continent est riche : pétrole, uranium, métaux rares, etc.

C’est triste à dire, mais tous les efforts consentis pour faire décoller l’Afrique n’ont pas donné de grands résultats. La grande erreur, sans doute, est d’avoir greffé des concepts occidentaux comme la démocratie ou les droits de l’homme sur des populations pour qui cela n’a aucun sens. Egalité, fraternité, parité, liberté, n’ont pas la même signification en Afrique. Et encore moins le rapport au temps, historique en Occident, ahistorique (au sens splenglérien du terme), en Afrique. Tout l’argent versé (et tous les Etats ne sont pas pauvres) n’a bien souvent servi que les intérêts de la caste au pouvoir et nourri leurs comptes en Suisse. Le mot répartition n’a semble-t-il guère de sens ici. Même un esprit éclairé comme Houphouët-Boigny a servi ses intérêts et ceux de son clan comme en témoigne la surréaliste cathédrale de Yamoussoukro. On a laissé des fous furieux ramener leur pays à l’âge de pierre comme c’est le cas au Zimbabwé, comme c’est le cas en Afrique du Sud avec l’ANC au pouvoir qui est en train d’appauvrir à grande vitesse ce qui était hier encore le pays le plus prospère d’Afrique. La comparaison entre le niveau de vie des Noirs hier et celui d’aujourd’hui, l’atteste malheureusement.

Aussi, à coups de milliards, Chinois et Américains sont en train d’inaugurer une autre forme de colonisation qui est proprement une autre version de l’esclavage. Car l’objet de ces attentions est économique avant d’être humain.

C’est la raison pour laquelle on se pose la question de savoir qu’elle est la finalité de notre présence en Afrique, mais surtout notre intérêt à intervenir militairement. S’il s’agit de contenir les flux migratoires, alors c’est toute l’Europe qui est concernée et pas seulement la France. C’est donc des « casques bleus » européens qui devraient opérer et pas seulement l’armée française. D’autant que l’Europe dispose encore d’une belle force de frappe économique pour contraindre les pays du pourtour méditerranéen comme de l’Afrique subsaharienne à contenir les flux migratoires.

Par ailleurs, il ne semble pas que dans ces pays de l’Afrique subsaharienne on protège des intérêts nationaux comme ceux des Bolloré et autre Total. Mali, Niger, Tchad, Mauritanie ne sont pas, que je sache, des terres de grand business à l’exception, peut-être, des mines d’uranium du Niger. Certes, ces pays ont pour langue officielle le français et le franc CFA pour monnaie. Mais est-ce suffisant pour envoyer nos soldats au casse-pipe au nom de la lutte contre Daech et sur un territoire gigantesque en grande partie désertique. On saisit mal l’intérêt. Le bilan économique est maigre. D’où ma question : qu’est-ce qu’on fout là ? Il est bien évident que d’un point de vue européen, la question serait tout autre. Il marquerait l’existence d’une Europe  de la puissance et donc décidée à en découdre avec les Américains et les Chinois. Ce qui n’est pas le cas.

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dimanche, 28 avril 2019

Un président autiste

Le billet de Patrick Parment

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La conférence de presse d’Emmanuel. Macron est très loin d’avoir répondu à l’attente des Français et des Gilets jaunes. A défaut d’annoncer des mesures concrètes, il a commencé par dire que le train des réformes déjà engagées était le bon et qu’il allait poursuivre son œuvre sur l’air de « demain ça ira mieux ». En attendant, Français, mettez-vous au boulot !

A la litanie des mesures sur des points de détail a succédé d’inquiétantes généralités en matière de fiscalité, dépenses publiques ou retraités. Enfin, s’il est  heureux de prendre la défense de la veuve et de l’orphelin de préférence handicapé, pas un mot sur nos agriculteurs qui sont pour beaucoup d’entre eux en situation de détresse. Or, notre agriculture demeure l’un des poumons essentiels de notre économie et pas uniquement domestique. Pas un mot sur les équilibres à renouer entre la grande distribution et eux, voire la décélération d’une course à la production intempestive. Et donc à l’emploi de pesticides qui nous empoisonnent et qui conséquemment viennent enrichir les actionnaires. Ce n’est donc pas pour demain que l'on enrayera la mécanique libérale du produire plus. Produire plus pour quoi faire ?

Mais revenons à Emmanuel Macron et aux propos qu’il a tenus lors de cette conférence. En premier lieu, on notera qu’il a consacré plus de temps à la situation de politique générale, à l’ENA ou à la conception de son propre rôle qu’aux mesures économiques attendues. La plupart des questions fiscales ont été éludées : pas un mot  sur la TVA ou le fardeau fiscal sur les commerçants et entrepreneurs, la promesse d’une baisse de l’impôt – non détaillée – ubuesque car payée par peu de Français. L’unique réforme économique précise étant la ré-indexation des petites retraites en 2020 puis de toutes. Au final, c’est peu dire que l’on reste sur notre faim par son absente de vision. Vision aussi étriquée qu’un costard d’énarque.

Pourtant les pistes ne manquaient pas, même en régime libéral : réserver le statut de la fonction publique aux seuls emplois régaliens, de laisser la liberté d’affiliation à tout régime de protection sociale, santé et retraites aux entrepreneurs, commerçants et artisans ; de réduire les divers impôts sur la production qui détruisent nos emplois et la TVA sur de nombreux produits cruciaux pour les plus faibles des Français ; de redonner du pouvoir d’achat aux Français en leur permettant de recevoir leur salaire complet et de décider eux-mêmes au moins d’une partie du financement de leurs retraites, comme de l’éducation de leurs enfants via le chèque éducation.

Ce manque d’audace marque bien les limites du personnage, ce qui nous promet des lendemains qui ne risquent pas de chanter. Car Macron s’est non seulement aliéné les classes populaires mais s’est mis à dos aussi les milieux économiques qui n’y comprennent plus rien. Le combat continue comme dirait l’autre !

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lundi, 22 avril 2019

L’exemple ukrainien

Par Patrick Parment

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La victoire d’un acteur de série télévisée en Ukraine, Volodymyr Zelensky, aurait de quoi surprendre si le niveau de corruption et l’incapacité de Petro Porochenko à ramener la paix dans le pays n’avaient largement exaspéré une population au bord de la crise de nerf. Aussi, est-ce sans surprise que le programme de Zelensky se soit borné à une lutte contre la corruption et au retour de la paix. Ce qui veut dire également qu’il sera contraint, mais non forcé, de prendre langue avec son puissant voisin russe qui détient les clés du Donbass. Au même tire que de renégocier avec l’Union européenne.  Mais sur quelles bases ? C’est sur ce terrain – par-delà la corruption – que Porochenko s’est un peu emmêlé les crayons, suscitant la défiance des uns et des autres. L’autre leçon que l’on peut tirer de cette élection surprenante, c’est que les peuples savent trancher quand il le faut.

Voici qui nous renvoie à l’élection européenne du mois de mai où se manifeste également une forte suspicion à l’égard d’une institution de plus en plus critiquée dans ses modes de fonctionnement. Certes, a priori, le clan des libéraux est suffisamment amarré dans cette Europe pour en attendre un tsunami populiste. Mais le futur Parlement se verra dans l’obligation de tenir compte des fortes tendances qui vont inexorablement se faire jour. Le Brexit fait déjà office de coup de semonce. Sauf qu’il s’agit d’un phénomène typiquement Bristih, c’est-à-dire insulaire. Car, dans les pays continentaux, nul ne souhaite la mort de l’Europe. Mais beaucoup souhaite un mode de fonctionnement plus démocratique, plus « nationaliste », à savoir une Europe des patries et non plus celle de fonctionnaires anonymes et irresponsables. Sinon, à terme, l’Europe pourrait subir un séisme ukrainien.

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mercredi, 17 avril 2019

L’incendie de Notre-Dame, tout un symbole

le billet de Patrick Parment

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Croyant ou non, la cathédrale Notre-Dame est un symbole qui appartient à notre patrimoine et qui témoigne d’un génie bâtisseur dont nos ancêtres avaient la maîtrise et qui s’est transmis de génération en génération. De Notre-Dame à Versailles, de Versailles au baron Hausmann, ce sont des centaines de métiers qui ont fait la beauté et la grandeur de notre culture et, par-delà, de toute la civilisation européenne. Comparé aux Arts premiers si chers à Chirac, et dont l’Afrique n’est jamais vraiment sortie, on comprendra mieux la nécessité pour les Européens de conserver leur patrimoine génétique.  Car bien souvent, ce que l’on oublie de dire, c’est que la notion même de travail est culturelle et ne relève pas d’une urgente nécessité mais bien d’une longue mémoire de l’esprit et du geste.

Il n’est d’ailleurs que de comparer les différents artisanats, de la Chine, de l’Inde et du Moyen Orient pour s’en convaincre. S’il n’y a pas d’échelle quant à leur excellence respective, il y en a quant à leur exécution et à cet esprit qui les relie à la main. Pour rénover Notre-Dame, il suffira de puiser dans le riche vivier des artisans français, malheureusement, lui aussi, victime d’un libéralisme éradicateur.

Préserver notre patrimoine génétique disions-nous. C’était une évidence hier encore et ce n’est plus le credo d’aujourd’hui.  Le libéralisme lamine tout, les hommes et ses productions selon le principe qu’il faut vendre au plus grand nombre une flopée de saloperie dont il n’a guère besoin et réguler un commerce désormais mondialisé.

A ce titre l’incendie de Notre-Dame apparaît comme un éminent symbole : celui de la fin d’un monde. De ce monde des Indo-européens qui essaima de la Grèce antique aux confins de l’Europe du Nord et de la Russie occidentale. De l’émergence du génie grec revigoré par la Renaissance italienne étendue à  l’Europe entière pour venir au final se casser les dents sur ce XXIe siècle au motif que les valeurs d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui. Je ne suis pas sûr que Nietzsche ait donné le même sens à sa fameuse transmutation des valeurs comparée à celle que nous subissons aujourd’hui. D’ailleurs, nous dit-on, on serait passé de l’holocène à l’anthropocène, à savoir, et pour faire court, de l’époque où l’homme cherchait à vivre en harmonie avec la nature à celle où il la domine. Ce qui en terme plus clair signifie tout simplement qu’on est en train de se suicider.

 
 

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lundi, 08 avril 2019

L’avenir n’est pas pour demain

Le billet de Patrick Parment

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Les statistiques sont intraitables. L’Europe est un territoire vieillissant. L’âge médian – atteint par la moitié de la population – est de 43 ans dans l’Union européenne quand il est de 30 ans à l’échelle mondiale – ce dont on se fiche, par ailleurs. Le problème est que mécaniquement cela va modifier les équilibres dans l’Union. La charge des actifs supportant les dépenses sociales liées à leurs aînés va exploser. La diminution de la population active  entrainera une baisse de la production. Ce qui ne fera qu’accentuer notre déclassement économique face aux pays émergents, notamment la Chine et l’Inde. Certes, de nombreux paramètres peuvent venir contrarier cette perspective, mais certainement pas le vieillissement de la population.

Et il y a encore des zozos pour nous dire que l’immigration est une chance pour la France et l’Europe ! Les fadaises du genre les « immigrés paieront vos retraites » relève du pur fantasme.  Et ce pour plusieurs raisons. La première est que la charge des immigrés improductifs ne cessera d’augmenter parallèlement à une augmentation du nombre de retraités. A moins que notre système de santé ne s’effondre à son tour. Malgré les offres de formation, la plupart des emplois à pourvoir ne sont pas satisfaits. Si une minorité de gens issus de l’immigration s’intègrent – plus le niveau de scolarité est élevé, plus on constate une tendance à l’assimilation – tel n’est pas le cas de la grande majorité abonnée aux aides sociales et aux trafics en tout genre. Quant aux immigrés qui trouvent du travail, c’est le plus souvent dans des métiers sans grande technicité.

On se demande donc où est cette « immigration, chance pour la pour la France » que clament les sociaux-libéraux, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon.

Autre exemple, si nécessaire. Le plus vaste gisement d’emploi se trouve au sein des petites entreprises (de 0 à 10 employés) et notamment dans le domaine artisanal. Nous avons en France une très riche tradition artisanale qui touche une large palette de métiers (bois, fer, textile, terre, etc.) Sans eux les Vuitton, Hermès et autres, n’existeraient pas. Or, ces métiers crient famine et ne trouvent pas assez de candidats pour renouveler une population d’artisans qui, elle aussi, vieillit. Ces métiers sont le fruit d’une longue tradition de techniques mais aussi de gestes qui font le lien entre la main et l’esprit. Leur disparition est donc irrémédiable, leur perte un dramatique appauvrissement. Or, il ne me semble pas que les immigrés aient saisi toute l’opportunité d’une telle ouverture.

Les immigrés, semble-t-il, préfèrent se réfugier dans un communautarisme qui ne cessera de les marginaliser. Et ce n’est pas la société libérale actuelle qui nous sortira du pétrin. Bien au contraire, elle ne fait qu’accentuer les disparités sociales qui nous mènent droit à l’effondrement démographique (« no future ») et industriel.

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vendredi, 15 mars 2019

Grand débat...grande arnaque

Le billet de Patrick Parment

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Côté Grand débat, ça y est, on ferme la boutique. Cette initiative macronienne s’étalait du 15 janvier au 15 mars, en réponse aux revendications des Gilets jaunes.  C’était aussi une manière pour le pouvoir de calmer le jeu. Il n’en a rien été. Le combat continue, car comme nous l’annoncions déjà ici, les revendications premières des Gilets jaunes n’ont pas été entendues.  A savoir, pour faire court, une meilleure répartition des richesses nationales – par la refonte de la fiscalité -, d’avoir voix au chapitre quant à leur mode de vie et leur avenir via le référendum d’initiative populaire (RIC). Or, on n’a guère entendu Macron sur ces sujets.

Car ce grand débat qui va lui servir de prétexte à de pseudo réformes est une arnaque. Pourquoi ?

Parce que ceux qui ont contribué à rédiger ces « cahiers de doléances » à la mode 2019 ne sont pas ceux qui manifestaient aux ronds-points et ailleurs, à savoir les vrais gilets jaunes. Ce n’est pas nous qui avons inventé cela, mais la constatation effectuée par le Centre d’études de la vie politique française (Cevipof), un bazar qui dépend de Sciences-Po Paris et qui s’est livré à une enquête sur le sujet. Or, le Cevipof est un repère de collabos libéral-macroniens. Reconnaissons que cet organisme n’a pas manqué de courage (tout est relatif) en nous apprenant que les contributeurs sont majoritairement des hommes (55%), âgés (60 ans en moyenne), retraités (50%), et actifs de plus de 50 ans (34%), dotés d’un fort capital humain (64% déclarent détenir un diplôme de l’enseignement supérieur) et propriétaire de leur logement (75%°). 

Autrement dit une population qui se sent menacé par les Gilets jaunes et leurs revendications. Ce n’est pas le moindre des paradoxes de ce grand débat où il n’est guère question, par ailleurs, d’immigration. Car, là encore, on est dans l’arnaque. Dans la France suburbaine et rurale, là où l’on a imposé des quotas d’immigrés, les Français n’en veulent plus. Il y a saturation sur le sujet et ce n’est pas un hasard si nos pseudo élites ripoublicaines de gauche en général mais pas que, clament sur tous les toits qu’il n’est pas question de rouvrir le débat sur l’identité français.

Au final, ce que révèle cette crise systémique des Gilets jaunes, c’est que nous sommes entrés dans une nouvelle (re)composition de la société française, plus fracturée que jamais, en voie de communautarisation comme vient de le mettre en lumière Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d’entreprises de l’institut de sondages Ifop, l’Archipel français (le Seuil). Nous aurons l’occasion d’y revenir., car ce débat n’est pas clos.

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mardi, 05 mars 2019

La lettre d’Emmanuel Micron aux Européens

Le billet de Patrick Parment

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Le sieur Emmanuel Micron est bel et bien entré en campagne pour les élections européennes. Il vient de commettre un texte qui s’adresse aux Européens des 28 pays de l’Union, traduite dans les langues respectives et publiée dans les médias ad hoc. Quoi de nouveau sous le soleil libéral ? Rien.

Micron pose d’emblée son combat contre le repli nationaliste, entendez par là les mouvements dits populistes qui tiennent désormais la scène politique au sein de l’Union. Des gilets jaunes à l’émergence de droites nationales partout en l’Europe, Micron n’a donc décidément rien compris à la grande lame de fond qui est en train de secouer l’Europe avant, peut-être, de la chambouler. A savoir le refus de l’option libérale qui est en train de détruire nos économies et bien plus grave encore qui porte atteinte à nos identités. Alors, nous faire accroire que Micron serait un homme de culture relève du pur fantasme. Le seul homme de culture que la Ve République ait connu, c’est Georges Pompidou avec un accessit pour François Mitterrand. Sauf que Pompidou avait une vision géopolitique large de la France, là où Mitterrand n’en avait qu’une vision étriquée.

Alors qu’en est-il de cette vision européenne de Micron ? Rien. Que dalle ! Pas de quoi entraîner les foules peu sentimentales. « Bâtir une renaissance européenne autour de trois dimensions : liberté, protection, progrès » écrit-il. Ça ne veut rien dire. La liberté est perpétuellement bafouée chaque soir à 20h à la téloche, la protection est caduque en matière d’immigration et le progrès est un leurre franc-mac pour gogo socialo-libéral.

Le reste n’est qu’une liste de bonnes intentions du genre salaire minimum européen, banque pour le climat, régulation des GAFA et mise en œuvre d’une politique de la concurrence pour assumer une préférence européenne face aux Américains et aux Chinois qui nous veulent du mal comme chacun sait.

Bref, du baratin tant l’essentiel du problème n’est pas là.

Les gilets jaunes ont pourtant tiré la sonnette d’alarme. Outre un réel désir de démocratie qui passe par une réforme du mode de scrutin et le recours au référendum, les gilets jaunes ont bien fait comprendre qu’ils voulaient une Europe qui protège d’abord les peuples européens et leurs  intérêts. Ce qui n’est pas le cas quand on voit Angela Merkel ouvrir la porte à un million de migrants extra-européens ou la Pologne acheter des avions de combat américains. Quelques exemples parmi bien d’autres.

S’il ne s’agit pas de quitter le navire Europe, il s’agit en urgence d’en réformer l’administration. Quid de Micron sur le sujet ? Néant. Il faut en finir avec la nomination de pantins à la tête de la Commission du genre Barroso hier et Juncker aujourd’hui. Tant qu’on ne changera pas le mode de fonctionnement de l’Europe, celle-ci demeurera sujette aux vents mauvais du capitalisme boursier dont elle est un magnifique terrain de jeu.

On comprendra aisément que la lettre de Micron aux Européens, c’est un peu celle du petit Jésus soviétique à la Russie de Vladimir Poutine.

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samedi, 02 mars 2019

Quelques remarques concernant l’euro

Le billet de Patrick Parment

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Dans le quotidien Présent (03/03), Francis Bergeron s’est livré à une sorte de recension sur l’euro, rappelant les propos du professeur Olivier Pichon et s’appuyant sur le rapport d’un réputé think tank allemand démontrant que l’euro nous avait appauvri, nous autres pauvres Français. Pas les Allemands, évidemment. Comme chacun sait, l’économie n’est pas une science et nos brillants économistes ont toujours raison… a posteriori. On ne saurait donc leur en vouloir de n’être pas Madame Soleil. Il est certain que Jacques Sapir et Alain Minc ne passeront pas leurs vacances ensemble. Reste qu’on raconte beaucoup de bêtises au sujet de l’euro. Il faut donc s’en tenir aux faits.

Première question : combien de dévaluations du franc aurions-nous subies avec une monnaie nationale depuis la mise en place de l’euro ? Parce que du pétrole à l’électronique, on se fournit beaucoup à l’étranger. La conséquence serait qu’à payer en monnaie dévaluée, cela reviendrait nettement plus cher au Français moyen et à l’économie nationale.

Deuxio : Le choix n’est pas entre une bonne monnaie bien gérée à Francfort et mal gérée à Paris. Il est que l’euro appartient à une zone monétaire cohérente. D’où sa force.

Tertio : La seule raison pour laquelle des politiciens français, de droite comme de gauche, veulent un retour à une monnaie nationale, c’est parce qu’ils espèrent bien la manipuler à coups de dévaluations tous les deux ans pour échapper aux conséquences de leurs actions. Ou, ce qui est sans doute pire, pour échapper aux conséquences de leurs inactions.

A votre avis, ces dévaluations, à qui profiteraient-elles ? Elles ne produiraient sans doute pas d’inflation (hausse des prix ET des salaires) mais une simple hausse des prix avec au mieux des salaires à la traîne. Par ailleurs, ce serait l’euthanasie des rentiers car la dévaluation toucherait essentiellement les retraités. Or les retraités sont quand même plus souvent blancs que les néo-arrivants sur le marché du travail… si c’est favoriser tendanciellement plus les immigrés sous le prétexte [idéologique] idiot de favoriser le travail et pouêt-pouêt vive la Nation nationale, je ne vois pas bien l’intérêt.

Dernier point. Si l’on en était encore aux monnaies nationales, dans le cadre de la mondialisation, Américains et Chinois en profiteraient pour diviser encore plus les Européens. L’euro constitue, malgré ses défauts, une barrière et un frein à leurs ambitions. Regardez la Chine qui est en train de coloniser l’Afrique, zone où il n’y a aucune unité monétaire. Ou encore l’Amérique latine où le dollar fait office d’étalon !

Si une monnaie forte et stable qu’on ne dévalue pas appauvrissait, la Suisse serait le pays le plus pauvre d’Europe…

Tout cela mérite réflexion, n’est-ce pas mon cher Watson…

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