mercredi, 04 novembre 2009
La révolte des zozos...
Le billet
de Patrick Parment
Je l’avoue, on a tendance à charger le mulet sur Sarkozy. Ce dont il se fiche éperdument, vu que c‘est lui qui est du bon côté du manche. Reste qu’on se fait quand même un devoir de dire du bien de lui quand les mesures qu’il prend sont judicieuses. On n’est pas sectaire. Donc, on est d’accord avec lui sur la suppression de la taxe professionnelle et sur la réforme territoriale.
Le père Raffarin ne manque pas de culot avec son équipe de bras cassés sénatoriaux de vouloir laver plus blanc que blanc comme disait Coluche. Cela fait des décennies que de tous les côtés, élus inclus, tous réclament la suppression de la taxe professionnelle comme un impôt injuste sur les sociétés. Sarko a le mérite de le faire.
Depuis qu’il n’a pas obtenu le Sénat, Raffarin trimbale sa rancœur. Que les maires fassent un peu la gueule, on peut le comprendre. Rappelons quand même que cet impôt – car c’en est un – qui alimente les caisses des communes est ponctionné sur la masse salariale des entreprises. Il est question de la remplacer par un impôt foncier qui va nécessité une réforme du cadastre. On comprend les maires qui ont peur de perdre des revenus tant leurs administrés sont demandeurs de biens collectifs (stade, crèches, services sociaux, etc.) Mais, à l’Etat de faire le ménage dans le lot des subventions inutiles ou encore des comptes sociaux, sans parler du fric viré à perte pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’immigration (globalement 250 milliards). Mesure salutaire pour les entreprises donc.
La réforme territoriale est une autre excellente mesure. De quoi s’agit-il ? De réunir en un seul et même corps les conseillers généraux et régionaux. Donc de diviser par deux la masse des élus et des fonctionnaires territoriaux. Il faut savoir que la plupart des conseillers régionaux ne servent à rien et que les conseillers généraux sont surtout connus de leur concierge. Sarko a raison de mettre de l’ordre dans ce foutoir et de redéfinir les territoires. Cela n’empêchera en rien les départements d’exister, sauf qu’ils n’auront comme interlocuteur que les préfets. C’est amplement suffisant. Et, le futur élu aura un vrai boulot et ne passera pas son temps à courir les coquetèles, à draguer les nanas (ou les mecs) et à faire des notes de frais. Tout ça avec notre pognon. Car, ici comme ailleurs, ce sont les hauts fonctionnaires qui font le boulot. Les élus, pour la plupart, ne comprennent rien. Je comprends en revanche qu’un grand nombre de feignasses de cet acabit ruent dans les brancards. Mais la réalité d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui.
Si Sarko était logique, il pousserait le bouchon plus loin et supprimerait également le Sénat. Ce machin, dénommé la caisse de retraite et qui engraisse des notables fait doublon avec l’Assemblée nationale qui a toujours le dernier mot. Ils étaient jadis le reflet d’un monde rural vivant qui a malheureusement disparu depuis belle lurette. Sur les députés, il y aurait aussi pas mal à dire, mais ils maintiennent l’illusion qu’on est en démocratie. Laissons faire. Ca amuse les gosses : « Il fait quoi, ton papa ? – Il fait député ! (long silence consterné). Par les temps qui courent, c'est mieux que chômeur, il est vrai.
PS : Les Goncourt ont donné leur prix à une franco-sénégalaise. L'année dernière, c'était à un Algérien. Le politiquement correct a encore frappé. Quant au Renaudot, il va à Beigbeder qui est tout, sauf un écrivain, tant sa prose (grand nom pour une si petite chose) est indigeste. La langue française vient d'en prendre encore un grand coup. A vos Lagarde et Michard !
00:43 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, politique, goncourt, renaudot, prix littéraires
dimanche, 01 novembre 2009
Suicides et profits...
Le billet de Patrick Parment
Autant il nous importe peu que Jacques Chirac aille au trou, ce qui ne risque pas d’arriver, autant l’histoire de cet homme qui a flingué son patron et le fils d’icelui nous touche. Elle est en quelque sorte exemplaire même si sur le principe, on ne peut que condamner un tel acte. Depuis que le Grec Solon (640 avant JC) a érigé la loi comme règle absolue entre les hommes, il faut s’y soumettre car elle est le garant de la paix sociale. Enfin, en principe. Se faire justice soi-même dans une société qui retourne tout droit à la barbarie risque, malheureusement, de devenir monnaie courante.
C’est la raison pour laquelle un tel acte pose un vrai problème sur lequel nos autorités auraient tort de passer.
Rappelons les faits. Un homme, ancien petit patron d’une entreprise de transport, redevenu chauffeur, payé à la course (60 à 100 colis par jour), avait trouvé un emploi plus calme de chauffeur de bus à la communauté urbaine de Toulouse. Pour se faire, il devait quitter son emploi sur le champ et donc négocier son départ. Ce que son patron lui a refusé, exigeant qu’il exécute son préavis. L’homme a pété les plombs et a réglé le problème à coups de fusil.
Cet apparent fait divers n’en est pas un. Il vient s’ajouter à la longue liste qui a rempli ces temps derniers la page des faits divers: 25 suicidés à France Telecom, séquestration de patrons, ouvriers menaçant de faire sauter leur usine. En un mot comme en deux, on appelle ça du désespoir social. Il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans le monde salarial français.
Faut-il mettre cela sur le dos de cette bonne vieille lutte des classes que l’on avait un peu oubliée ? Il s’agit, à mon avis, d’un mal nettement plus profond qui met en cause le Système lui même, c’est-à-dire le libéralisme boursier. C’est le système tout entier qui est en train de déraper où l’homme n’est plus au centre de nos préoccupations mais la marchandise elle-même (merci Baudrillard et Debord). L’homme n’est plus qu’une simple variable d’ajustement. Aujourd’hui, le roi du pétrole, c’est l’actionnaire – en général des fonds de pension – qui pour maintenir ses taux d’intérêt sacrifie les hommes sur l’autel de ses bénéfices. On imagine le stress que cela produit au sein du corps social. Mais, ce n’est pas le seul et unique dégât. On en est arrivé aujourd’hui à ce que des individus, totalement improductifs, bâtissent des fortunes par la seule spéculation quand les vrais producteurs de richesses que sont les plombiers, les chirurgiens, les artisans et la cohorte des ouvriers ayant un réel savoir-faire que l’on retrouve chez Renault, Véolia, EDF, Areva, j’en passe et des meilleurs, en sont à ramer pour boucler leur fin de mois. Une société n’est plus viable quand un abruti de footballeur gagne en une semaine ce qu’un ouvrier ne gagnera jamais en une vie de chagrin. Une société n’est plus viable quand des patrons irresponsables ou non (et aux qualités douteuses parfois, merci Bouton, Tchuruk et consorts) s’octroient des salaires mirobolants et se barrent en retraite avec la caisse.
Ce n’est pas gagner de l’argent qui est condamnable – loin s’en faut – c’est la manière dont il est acquis et le rapport qualité/prix.
D’où ma question : comment sortir de cet engrenage qui vire à la schizophrénie à l’heure même où les politiques – et l’absence de Politique – vivent sous perfusion des décideurs économiques mondiaux ? Ce qui relativise le pouvoir réel des politiques. Mais, la vraie question est ailleurs : où est la boussole capable de donner du sens au monde débridé et sans perspective dans lequel nous vivons ? De Giscard en Mitterrand, de Chirac en Sarkozy, aucun de ces messieurs n’a jamais eu l’idée de savoir où nous allions et surtout pourquoi et pourquoi faire. Le seul à l’abri de ces tourments – mais il en a d’autres, certes, - c’est Poutine. Il en a rien à foutre du libéralisme. Il est maître chez lui. Et demain, il sera l’homme fort de la planète. Cherchez l’erreur.
11:27 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick parment, libéralisme, toulouse, économie libérale, politique
vendredi, 30 octobre 2009
La grippe, Chirac et consorts...
Le Billet de Patrick Parment
La politique a ceci de commun avec les grands magasins : y a toujours un produit en promotion. Hier, c’était le fistonné Jean Sarkozy, aujourd’hui la grippe A et fort accessoirement le camarade Chirac.
Sur la grippe A, la communication gouvernementale, et la mère Bachelot en tête, ont été un vrai désastre médiatique. Le gouvernement, pour des raisons que j’ignore, s’est précipité sur cette cause comme la vérole sur le bas clergé breton. Il n’en a malheureusement pas fait autant pour le sida.. passons.
Souvenez-vous. En plein mois d’août, cette grippe était, aux dires de miss Bachelot, pire que la grippe espagnole qui avait décimé une partie de la population européenne. En urgence, l’Etat a donc contacté les laboratoires pharmaceutiques pour un vaccin. Inutile de vous dire que les mecs se sont frottés les mains avec le carnet de chèques. Là-dessus on apprend que cette grippe, peu dangereuse, se soigne facilement avec du Tamiflu, en vente dans toutes les bonnes pharmacies.
Subodorant l’arnaque, le député socialiste Gérard Bapt s’est pointé au ministère de la Santé et a demandé à voir les contrats passés avec les labos. Il a pris une porte dans la tronche. Sont-ce des mœurs ?
Du coup, seuls 17 % des Français sont décidés à se faire vacciner. En attendant, les contribuables ont payé la facture. On aimerait que les socialistes poussent plus loin leurs investigations, ils serviraient, pour une fois, à quelque chose au lieu de passer leur temps à mesurer l’ego des uns et des autres.
Revoici Chirac, retraité de luxe qui vit aux crochets de la famille Hariri – pour laquelle il a dû jouer les pères Noël du temps de sa splendeur – et Pinault. Il faut dire qu’avec 30 000 € de retraite par mois, c’est quasi la misère. Et comme une misère n’arrive jamais seule, voilà t’y pas qu’un juge d’instruction, Xavière Simeoni, veut le coller de nouveau au tribunal puis au trou pour une histoire d’emplois fictifs. Une vieille histoire. Au RPR, à l’époque de sa sordide grandeur, un certain nombre de personnes étaient, en neffet, rémunérées par la ville de Paris. Pas vraiment de quoi fouetter un chat. Tous les partis font la même chose à des degrés divers. Ca crée de l’emploi. Si l’on veut vraiment tacler l’homme qui dit « ça m’en fait bouger une sans toucher l’autre », il faudrait reprendre le dossier à partir d’une certaine dame Casetta, ex-trésorière du RPR et qui a droit à la paix des braves pour avoir fait le sale boulot, la cassette Méry et les 500 patates en liquide, j’en passe et des meilleurs. C’est plus des casseroles à ce niveau mais une batterie de cuisine.
Sauf que faire ce procès, c’est carrément faire celui de la République bananière et mafieuse que nous connaissons tous : celle des crânes d’œuf de Bercy qui font n’importe quoi avec notre pognon, des dépenses faites à tort et à travers dans les collectivités, des projets à la con qui n’aboutissent jamais, et de tous les lobbies qui sortent les biftons plus vite que leur ombre, etc. C’est la raison pour laquelle on suggère à ce petit juge de s’atteler à des sujets plus sérieux mais moins médiatiques, il est vrai.
23:46 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chirac, sarkozy, bachelot, grippe a, politique
lundi, 26 octobre 2009
Eric Besson au pays imaginaire de l’identité nationale...
Le billet de
Eric Besson (en médaillon - NDLR), sous ministre de l’Immigration et non de la déportation, veut relancer le débat sur l’identité nationale. On lui souhaite bien du plaisir avec les seuls arguments dont il dispose, vu l’encadrement du sujet par la Halde, la Licra, SOS-Racisme, la Ligue des droits de l’homme, j’en passe et des meilleurs, à savoir tout le lobby immigrationniste qui a pignon sur rue sans que le ministre de l’Intérieur, Hortefeux, ne bouge le petit doigt. Ajoutez à cela la horde de tous les naïfs qui s’imaginent que les immigrés vont payer nos retraites, eu égard au déficit démographique, et vous aurez, grosso modo fait le tour de la question.
Une réponse sérieuse à cette question irait inévitablement à l’encontre de toute l’idéologie dominante. Et, depuis que l’on a substitué le droit du sol au droit du sang, l’identité française a perdu tout son sens. La France est un vaste no man’s land autant qu’une curiosité gastronomique.
Donc, nous sommes curieux de voir ce qui va sortir des éprouvettes du sieur Besson, singulier personnage d’ailleurs, qui vient de larguer femme et enfant pour se mettre à la colle avec une fort jeune tunisienne qui de près ou de loin appartient au clan Bourguiba.
Monsieur Besson nous parlant d’identité nationale, c’est un peu comme Frédéric Mitterrand nous vantant les mérites de la Thaïlande et de ses boxeurs de 40 ans !
17:53 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éric besson, identité nationale, licra, halde, patrick parment, synthèse nationale
vendredi, 16 octobre 2009
Faut-il sauver nos agriculteurs ?
Le Billet de Patrick Parment
Si Charles Maurras revenait faire un tour parmi nous, il nous ferait sûrement une jaunisse. Lui qui considérait que les Français étaient un peuple de marins et de paysans serait cruellement déçu par la réalité d’aujourd’hui, étant donné que les uns comme les autres sont en train de disparaître. Pour les pêcheurs, c’est quasiment chose faite. Nos paysans résistent encore. Mais pour combien de temps ?
La France se vide de sa substance nourricière. Les mosquées se substituent aux églises et le supermarché aux champs de blé si chers à Péguy.
Bien évidemment, il n’est pas un Français pour se réjouir de la crise du monde agricole. Pour la bonne raison que le paysan est aussi celui qui entretient les terroirs. Et, si nos paysages demeurent, c’est bien grâce à ce besogneux. Mais le but premier du paysan, c’est d’abord de produire afin de nourrir les populations. Bon, c’est le principe. Et la première chose qui nous vient à l’esprit, c’est bien que le paysan puisse vivre de son activité, de son labeur surtout, aussi dignement qu’un employé du gaz ou qu’un gréviste de la SNCF. Allez dire à ces deux-là que leur salaire est désormais indexé sur la météorologie financière de Bercy en période de crise, c’est la grève illimitée assurée !
Je n’ignore rien des travers du principal syndicat agricole, la FNSEA, qui jouit et profite largement de sa situation de monopole ; je n’ignore pas non plus – ô paradoxe - que les aides de Bruxelles ont sauvé l’agriculture française et largement aidé les gros plus que les petits agriculteurs à survivre ; mais il est pour le moins paradoxal que ceux-ci ne puissent vivre dignement du produit de leur travail. Là, franchement, nos gouvernements successifs sont gravement responsables. Fautifs aussi d’avoir laissé se développer les supermarchés et la grande distribution (qui a largement rétribué les partis politiques).
Ce type de commerce n’est pas un plus, c’est une régression qui a détruit tout un tissu social et commerçant. Ce sont ces mécréants de la grande distribution qui acculent les paysans à produire à perte, sous peine de se ravitailler sur le grand marché mondial. Dans le même temps, la famille Mulliez (Auchan) expatrie son pognon en Belgique comme d’autres en Suisse.
L’autre aspect de la réalité du monde agricole réside dans le fait que l’industrie agroalimentaire est et sera pour l’Europe un atout géostratégique majeur dans les années à venir, dans ce siècle qui va tanguer dans tous les sens et qui sera tout sauf serein. Donc, il serait grand temps, plutôt que de s’adonner aux combines bruxelloises, de considérer la ressource agricole comme une valeur stratégique. Mais nos politiques, tout à leurs petites combines, en sont-ils encore capables ? Quand on voit un Sarkozy sombrer dans le népotisme, on peut en douter.
Quand quelques hommes intelligents vont-ils enfin penser l’Europe en terme de puissance et non plus comme un vassal du libéralisme anglo-saxon à la botte des Américains ? Et puis, quelle Europe ?
16:30 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, paysans, crise, fnsea, bruxelles, aides, distribution, libéralisme
lundi, 12 octobre 2009
Politicailleries
Le Billet de Patrick Parment
Le camarade Mitterrand fait l’expérience du climat jovial qui règne en politique où, pourtant, le politiquement correct oblige à ne pas se tirer dessus comme un lapin. Vœux pieux ! Marine Le Pen a fait là un coup politique, comme l’on dit, et cela ne va guère plus loin. Alors, démission, pas démission, on s’en fiche un peu, voici belle lurette qu’on aurait dû supprimer ce ministère, qui n’a de la Cul-ture que le nom. De Jack Lang en Aillagon en passant par Mitterrand, ce bazar semble en effet dédié à la culture tarlouzarde. Aucun intérêt, manant passes ton chemin.
Autrement scandaleuse – est-ce bien le terme d’ailleurs – est la mise sur orbite de Jean Sarkozy comme futur président de l’Epad, l’établissement public qui gère tout le quartier de La Défense. Ce n’est pas l’UMP qui va moufter, ils ont tous la trouille de se voir rejeter dans les poubelles de l’histoire par le pater. Voici un typique fait du prince qui est pour le moins scandaleux, moins parce qu’il est le fils de son père que par manque des qualités requises pour ce poste. " Passes ton bac d’abord ", a rétorqué un élu du MoDem. Cela confirme cette dérive inquiétante d’un régime que l’on a bien du mal à définir constitutionnellement et qui " se barre en sucette ".
Le Premier ministre est un paillasson sur lequel Sarko et ses sbires s’essuient les pieds chaque matin et les ministres ne sont que les exécuteurs testamentaires de la mafia élyséenne qui mène la danse. Allô, maman, bobo… On se rend bien compte aujourd’hui que Sarko est obsédé désormais par sa réélection en 2012. Ce qui explique cette politique qui part dans tous les sens.
Autre grand étonnement : le commando de 250 à 300 mecs, parfaitement organisé et qui a mis à sac le centre-ville de Poitiers. Qui sont ces mecs ? On parle d’un collectif de défense des taulards hostile à un transfert de prisonniers. Bizarre. En tout cas, une méthode de guérilla urbaine très au point qui augure de ce qui pourrait se passer demain. Mais dans quel sens ? Les chez eux chez nous, ou bien les chez nous restons-y ?
Enfin, un sujet de rigolade pour finir : le prix Nobel de la Paix attribué à Obama. Voici des années que le jury Nobel se shoote à la déconnante du politiquement correct. Comme le prix de littérature attribué à une parfaite inconnue – grand bien lui fasse d’ailleurs. Ces Suédois ont totalement désincarné ce prix, qui se résume à un paquet de fric.
Allez, vive Poutine.
15:54 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean sarkozy, frédéric mitterrand, poitiers, barack obama, epad, prix nobel, modem
vendredi, 02 octobre 2009
Qui gouverne ?
Le Billet de Patrick Parment
A priori, les déficits n’empêchent pas la France de tourner et Sarkozy de s’agiter. Je lis dans Les Echos que notre dette représente 90% du PIB, c’est-à-dire 90% de la richesse française produite chaque année. Comme disait ma grand-mère, femme de bon sens s’il en fut, on bosse pour le roi de Prusse.
En clair, cela n’a aucune importance et on nous bourre le mou avec ces chiffres qui n’ont d’ailleurs, pour la plupart des Français, aucune réalité. Car ça fait tout de même des décennies que ça dure. Le pouvoir, c’est d’abord un casse-croûte. Tenez, quand des ministres préfèrent leur maroquin à la présidence d’une région, c’est bien que les avantages liés à la fonction sont nettement supérieurs à celle qui consiste à défendre et développer une région. Et, pourtant, le poste est éphémère. Non, ils préfèrent malgré tout se faire engueuler par l’agité du bocal élyséen qui n’a finalement guère plus de pouvoir qu’eux, sauf qu’il est le chef. A ce propos, on a pu mesurer l’ampleur de son importance sur l’échiquier mondial à la porte dans la figure qu’il s'est prise aux Amériques de la part d’Obamama, qui n’a même pas daigné le recevoir. Pourtant, il s’était fendu d’une déclaration contre l’Iran alors qu’on ne lui demandait rien.
D’où ma question : il représente quoi, Sarko ? On notera au passage qu’à ce G20, comme ils disent, l’Europe n’était pas représentée en tant que telle, c’est-à-dire Une et indivisible. Les principaux chefs d’Etat européens étaient là pour la photo car, sur le fond, on n’a pas, me semble-t-il, beaucoup bousculer les règles du libéralisme. Donc, si des déficits, tout le monde s’en fout, si tout le monde vit à crédit et sur le dos du crédit (cas de nombreux pays européens), c‘est bien que l’argent n’a pas de sens. Je n’ose pas dire de valeur, mais presque.
Evidemment, sauf pour la ménagère et le micheton qui, jadis, allait prendre l’apéro au bistrot du coin. Même là, désormais, c’est trop cher ! La réalité, il est vrai, est ailleurs. Elle est dans la destruction lente du tissu économique de ce pays, qui lamine la classe moyenne dont les fins de mois deviennent de plus en plus problématiques.
Elle est dans ces 70 000 mômes d’une classe d’âge qui sortent du système scolaire sans aucune qualification. Elle est dans le chômage des jeunes, dont beaucoup ont un diplôme, et la mise au rancard des seniors. Elle est dans la faillite d’un système scolaire qui n’a jamais été aussi inégalitaire depuis que la République existe. Elle est dans cette immigration incessante qui plombe tous les comptes de la nation malgré cette classe politique qui se voile la face dès que l’on aborde le sujet.
On va finir par demander à Jean-Pierre Pernaut : « combien ça coûte » ? Ce n’est pas tellement combien ça coûte qui importe que la somme des dommages collatéraux qu’elle induit en termes de sécurité, de santé et d’assistanat. Sans compter que cette immigration incessante nuit aux intérêts des immigrés eux-mêmes !
La voici, la réalité qui n’est, on en conviendra, pas sarkozyste, encore moins Martine Aubuesque et autres Verts de gris. Nous sommes bien sur ce radeau de la Méduse dénommé France.
11:10 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, nicolas sarkozy, déficit, europe, économie, destruction, immigration
dimanche, 27 septembre 2009
Sarko : l’illusion continue...
Le Billet de Patrick Parment
Tandis que le dénommé Eric Besson, ministre-lige de Sarko à l’Immigration, estime avoir résolu le problème des réfugiés « clandestins » de Calais – tous issus de ce Moyen-Orient contrôlé et saccagé par les israélo-américains – en partance pour l’Angleterre, Zébulon-Sarkozy fait une nouvelle fois acte d’allégeance lors de son voyage aux Etats-Unis consacré, pour l’essentiel, au G20. Et l’on a pu assister à cette scène hallucinante d’un Sarko, aux seuls côtés d’un Obama et de l’anglais Gordon Brown, menacer l’Iran de représailles s’il ne mettait pas un terme à son programme nucléaire. Et ce, à la suite de l’annonce faite par l’Iran de l’existence d’un deuxième site d’enrichissement de l’uranium.
Il n’en fallait pas plus à l’Empire du mal pour faire passer le G20 au second plan. Nul n’ignore qu’Israël ne rêve que d’une chose : détruire les centrales nucléaires iraniennes, mais surtout mettre à feu et à sang ce pays qui échappe à son emprise dans une région où la plupart des pays arabes – pétrole et manne financière aidant – ont baissé leur froc.
Sauf que derrière l’Iran (qui n'est pas un pays arabe) se profile la Russie, pour qui ce pays demeure une pièce maîtresse dans sa politique d’influence en Asie centrale. Il y a donc fort à parier que Medvedev-Poutine trouveront une parade de façade en attendant de peaufiner leur stratégie. Mais l’inquiétant, pour nous autres Européens, c’est bien la confirmation que Sarkozy n’a aucune politique étrangère et surtout une absence totale de vision géopolitique de l’Europe. La seule politique étrangère que l’on connaisse à Sarkozy, c’est la vente du Rafale de son sponsor Dassault.
Il faut dire que, sur la plupart des dossiers européens, la France est généralement absente. Pour une simple et bonne raison : elle n’envoie à Bruxelles qu’un personnel politique aussi éphémère que médiocre. De surcroît, elle n’a pas compris qu’il fallait également investir l’administration bruxelloise, ce qu’ont su faire les Anglais et les Allemands qui squattent les postes-clés. Résultat – un exemple parmi d’autres –, on parle et écrit de moins en moins en français dans les instances et les documents européens.
Quant à la politique franco-allemande, jadis garante de l’équilibre européen, elle a ripé en accord tacite anglo-allemand. Certes, Angela Merkel est aussi à l’écoute de Washington sur bien des sujets – et notamment Israël –, mais elle s’autorise des marges de manœuvre que Sarko n’a pas. Notamment vis-à-vis de la Russie, où elle semble avoir compris qu’il ne fallait pas insulter l’avenir avec ce puissant et incontournable voisin. Sarko, lui, s’obstine à faire du jogging !
Résultat des courses, Sarko revient content de ce G20 de Pittsburgh qui a pourtant consacré le recul de l’Europe au sein du FMI (Fonds monétaire international) et pris de vagues mesures sans intérêt sur le bonus des banques. Bref, malgré la faillite de son système, le libéralisme anglo-saxon continue comme si de rien n’était et l’Amérique mène la danse.
Plus l’Europe est absente du débat géopolitique, plus elle s’affaiblit et les peuples européens avec. Au final, malgré l’Europe et ses réglementations délirantes, chacun défend son bout de gras. Ce qui arrange bien les lobbies anglo-saxons, très présents à Bruxelles pour imposer leurs normes et permettre à leurs industries de prospérer sur ce qui reste – mais pour combien de temps encore ? – le plus grand marché mondial. Quant à Sarko, il a fait un beau voyage, sa meuf a ramassé du fric pour sa fondation bidon et il va pouvoir retourner au seul jeu qui l’intéresse : casser les burnes de la gauche la plus con du monde et se faire réélire.
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lundi, 21 septembre 2009
Clearstream, on s’en fout !
Le Billet de Patrick Parment
L’affaire Clearstream n’intéresse guère les citoyens que nous sommes, si ce n’est qu’elle éclaire sur les mœurs de cette République. Inutile de vous faire un dessin, voici belle lurette que nous avons compris de quoi il retourne. Flash back.
C’est un secret de polichinelle que Villepin du Gazouillot machin aime les coups tordus et qu’à ce titre, il a décidé, en plein accord avec Chirac dont il est l’âme damnée, de mettre des bâtons dans les roues de la résistible ascension du camarade Sarkozy. On ignore l’étendue des " crasses " que Villepin a pu faire, mais on peut s’en faire une petite idée à voir la manière dont s’est terminé le précédent mariage de Sarko, fort épris de sa Cécilia pendant dix-sept ans quand même. Les hommes politiques ont " parfois " un comportement sexuel un peu débridé, mais ce n'est pas toujours une raison pour divorcer.
Ce n’est toutefois pas de ce côté-là que surgira " l’affaire ", pour la bonne raison que les Français se foutent complètement des histoires de cul. Non, Sarkozy se retrouve sur un listing de banque pour une histoire de pot-de-vin dans laquelle il n’a rien à voir.
C’est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Sarko, à l’époque, est ministre de l’Intérieur et il contre-attaque, sûr de son bon droit. De fil en aiguille, le nom de Villepin apparaît au centre de cette histoire de cornecul, ce qui n’est pas fait, semble-t-il, pour étonner Sarko. Qui décide alors de lui faire la peau. Et de régler, vraisemblablement, une ardoise qui doit être lourde.
C’est la loi du genre. En politique, quand on flingue, il faut tuer. Villepin, qui est en mauvaise posture tant il cumule les handicaps, va l'apprendre à ses dépens. Il n’est pas élu, n’a pas de réseaux et son seul et unique parapluie était Chirac dont on n’entend plus parler, sauf pour ses frasques à Saint-Tropez avec mémère.
L’heure du jugement dernier a sonné pour Villepin. Il va être amusant de voir sur quel mode et quel autel Sarko va immoler ce baltringue.
12:17 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, clearstream, villepin, sarkozy, chirac, affrontement, justice
dimanche, 20 septembre 2009
Journées du patrimoine
Le Billet de Patrick Parment
Bien évidemment, on souscrit entièrement à ces journées du patrimoine qui nous rappellent que la France n’est pas née en 1789 et que, comparée à la monarchie, la démocratie par bien des aspects est une catastrophe. On voit bien aujourd’hui où mène le laxisme libéral, à la destruction de cet outil essentiel pour une nation qu’est non pas l’éducation nationale mais l’instruction publique. L’éducation ne se fait plus dans les familles et l’école n’instruit plus. Cherchez l’erreur. « Instruire le peuple, c’est l’améliorer », disait Victor Hugo qui, en son temps, était républicain. Il serait fasciste aujourd’hui.
Ces journées du patrimoine sont l’occasion pour beaucoup d’aller admirer le savoir-faire de nos artisans qui, à travers les siècles, ont donné à notre culture et à notre civilisation tout son panache. Châteaux forts, châteaux de la Renaissance et des bords de Loire, Versailles sont le fait d’artisans qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes grâce à la maîtrise d’un savoir-faire qui s’est enrichi et transmis au fil du temps. Or, cette République n’a cessé de rabaisser le travail manuel au profit d’intellectuels des broussailles, ce qui nous vaut aujourd’hui cette batterie d’incapables formés dans le même moule d’institutions pourtant fort peu républicaines au départ, comme Polytechnique.
La démocratie arase là où la monarchie élève. Ce n’est pas une opinion mais une constatation.
Ces journées sont donc l’occasion de montrer aux jeunes toute la noblesse qu’il y a à travailler de ses mains. De mettre en évidence que la main a du génie et que le génie sans la main n’est rien. J’ai plusieurs amis « Meilleur ouvrier de France » qui ne cessent jamais de m’émerveiller. J’envie cette sûreté du geste qui a demandé des années de patience avant que leur talent n’explose. Mais, pour en arriver là, encore faut-il en donner l’envie. L’envie de s’accomplir dans un métier, l’envie d’apprendre et, plus encore peut-être, de faire comprendre aux jeunes que sans efforts, sans patience et sans investissement personnel, on n’obtient rien. Que la vie, ce n’est pas la télé-réalité et encore moins ces chanteurs à la noix que des chaînes de télé criminelles et débiles fabriquent à la pelle pour faire de l’audimat et remplir leurs écrans de publicité.
Notre patrimoine, c’est l’anti-télé-réalité, c’est la vraie vie et c’est surtout la vie quand elle a du sens. Alors, qu’il s’agisse d’un Darcos, d’un Chatel ou d’un Lang, il serait temps de sortir d’une conception comptable de l’instruction où ministère et syndicats jouent à cache-cache sur le dos des élèves et des profs. Car il est déjà minuit passé dans cette Education nationale sinistrée et la relève n’est déjà plus assurée dans ces métiers que ces journées du patrimoine nous donnent à voir.
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