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jeudi, 21 mai 2020

La crise… et après ?

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Le billet de Patrick Parment

Il n’est nul besoin d’être grand clerc pour avancer que le Covid-19 laissera des traces tout à la fois politiques, économiques et sociales. L’Etat a adopté des plans financiers massifs d’aide aux entreprises, grandes et petites, sans qu’il soit possible d’en mesurer les effets exacts à court et moyen terme. Si l’on prend comme exemple Renault, où l’Etat vient d’injecter 5 Mds€ et que l’entreprise laisse entendre qu’elle fermera quatre usines en France, on a tout lieu de s’inquiéter. Les grands groupes ne vont -ils pas en profiter pour dégraisser, contraints ou forcés ?

Mais le vrai danger ne vient pas uniquement de ces grands groupes – quoique !- mais bien plutôt des TPE-PMI-PME qui risquent de mettre la clé sous la porte. Or, ce sont eux qui sont le moteur principal de l’emploi dans ce pays – après les fonctionnaires (5,5 millions). Outre des artisans au savoir-faire inimitable, on trouve toute la cohorte des petits commerçants qui risquent d’y laisser leur peau. On pense aux bistrots, restaurants, hôtels et autres acteurs du secteur touristique. Inutile de dire que plane l’ombre d’un chômage plus massif encore que celui que l’on connaît aujourd’hui. On imagine que cela va donner un coup de pouce au mouvement des Gilets jaunes dont la flamme n’est pas éteinte. De quoi donner des sueurs froides au gouvernement.

La question se pose donc de savoir comment ce gouvernement va réagir face à cette nouvelle donne sociale où les acteurs concernés n’ont rien à perdre et que peu à gagner. A toutes ces questions, nos économistes qui jouent souvent les Madame Soleil, restent muets. Bruno Le Maire en réunit chaque semaine une palanquée. On espère qu’ils font au moins bonne ripaille parce que des réponses… ils n’en ont pas. En revanche, ce qui ne manque pas, c’est la rubrique « Qu’est-ce qu’il faudra faire dans après Covid-19 ». Là, c’est le marché aux puces des solutions. Même Mélenchon a des idées. La question de savoir comment remettre un pays au boulot face à un taux de chômage élevé est un authentique casse-tête. Nous ne sommes pas les seuls puisque cela touche, à des degrés divers, toute l’Union européenne.

Le nerf de la guerre, c’est la reprise de la consommation. Mais comment espérer une reprise dans un pays laminé socialement ? Les Français, frileux par nature, comme en atteste le gonflement des livrets A de Caisse d’Epargne, ne vont pas se mettre soudain à surconsommer. Enfin, on ne connaît pas du tout l’impact de la casse industrielle sur l’économie de la société. Ce que l’on sait, mais le fera-t-on, c’est qu’il va être urgent de réguler tout ce qui est lié à la mondialisation en termes de commerce, d’industrie et d’agroalimentaire. Où comment passer d’un libéralisme ouvert à un libéralisme limité autant que faire se peut à l’Union européenne. Pour cela, il faudrait que Bruxelles soit en mesure de jouer le jeu. Et dépasser les antagonismes et autre égoïsme Nord-Sud. De définir enfin une vraie politique en matière d’immigration – car celle-ci nous coûte très chère et ne nous rapporte pas grand-chose, si ce n’est des déficits -, car on ne peut continuer ainsi à accueillir toute la misère d’un monde dérégulé par les irresponsables guerres américaines. Tout redevient politique mais encore faut-il trouver les hommes pour l’incarner.

 

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mardi, 19 mai 2020

Une Allemagne solidaire

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Le billet de Patrick Parment

Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et le spectaculaire redressement économique des Allemands – qui n’ont pas touché au moindre dollar alloué par le plan Marshall – ceux-ci n’ont cessé d’être rackettés par Israël, le lobby juif américain et l’Europe qui, sans elle, n’existerait vraisemblablement pas. On peut comprendre que soixante-dix ans après, les Allemands se soient montrés réticents de continuer à jouer les vaches à lait. Eux, à qui on ne cesse de rappeler leur passé nazi quand l’occasion se fait sentir. Au point que l’on a fini par se demander si le peuple allemand n’avait pas été lobotomisé. Fort heureusement, la montée en puissance des partis populistes (nationalistes en fait) vient nous rappeler qu’il est des Allemands qui ont digéré leur passé et en ont marre de n’être pas payés en retour des efforts consentis pour redevenir respectables.

Toujours est-il qu’il aura fallu l’invasion de l’Europe par des immigrés issus des quatre coins de misère de la terre et conséquemment aux désastreuses fureurs guerrières des Américains, pour qu’une fracture sourde voit le jour entre une Europe du Nord soi-disant économe et un Sud dispendieux et fortement exposé aux flux migratoires. Ce n’est un secret pour personne que la puissance économique allemande en fait le moteur de l’Europe. Toutefois, force est d’admettre que l’Union européenne n’échappe pas pour autant à l’égoïsme des nations amenant de ce fait les Européens à se montrer méfiant face à une institution qui au fil du temps est devenue obscure et bancale. L’Europe légale n’est pas l’Europe réelle.

Quand vint le coronavirus qui, d’un coup, met à plat les économies de la terre entière et celles des européens en particulier. On s’est alors aperçu de toutes les erreurs que nous avons faites en appliquant de manière quasi obsédante les thèses d’un néolibéralisme qui, quoiqu’on en dise, favorise les riches et appauvrit les pauvres et plus sûrement encore les classes moyennes, principal vecteur des richesses européennes.  On s’est aperçu qu’on avait été trop loin dans la délocalisation de nos industries et que l’Europe était, de ce fait, ouverte à tous les vents sans réciprocité quand la Chine et l’Amérique n’hésitent pas à avoir recours au protectionnisme pour sauvegarder leurs intérêts. On n’a donc cessé - par masochisme ? – de dépouiller l’Europe de ses richesses. Ce virus est arrivé à point nommé. Il a pour effet de nous mettre face à la réalité : soit l’Europe se défend et se réforme dans le sens de nos intérêts, soit elle disparaîtra à terme.

C’est bien ce qu’a compris la chancelière allemande, Angela Merkel, en acceptant de mutualiser une dette européenne à hauteur de 500 Mds€ afin de venir en aide aux pays les plus fragiles et faire ainsi preuve de solidarité. C’est un premier pas. Il n’est, certes, pas suffisant, mais il marque la volonté des Européens de ne pas disparaître. Le plus dur reste à venir, celle de nous convaincre, alors que nous sommes acquis depuis belle lurette à l’idée européenne, que Bruxelles sert à quelque chose.

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mercredi, 13 mai 2020

Deutschsland uber alles !

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Le billet de Patrick Parment

La pandémie que connaît l’Europe ne fait pas qu’affecter les individus mais elle fait  également remonter à la surface ce que Herman von Keyserling, dans un ouvrage célèbre, intitulait la psychologie des peuples. Chaque peuple a sa propre personnalité et si l’Europe repose sur une unité raciale, religieuse et historique, chaque peuple diffère par sa mentalité et ses mœurs. Si c’est en effet la guerre qui a été le moteur du développement de la civilisation européenne – guerres essentiellement territoriales, il faut le souligner – jamais elles n’ont atteint une telle intensité et une telle absurdité que les deux dernières guerres mondiales, conséquence directe de l’émergence d’une nouvelle gouvernance en Europe, démocratique et républicaine. Nos monarchies étaient régies par une vision politique de leur espace, la République par l’argent et la corruption. Donc mondialiste par essence !

La Première Guerre mondiale a eu pour cause la volonté des Anglais de détruire l’appareil industriel allemand, la Seconde fut une guerre idéologique basée sur le refus du chancelier Hitler se soumettre à une vision capitaliste et anglo-saxonne du monde. Raison pour laquelle au sortir de 1945, l’idée a germé chez les Européens de bâtir une union européenne afin d’éviter toute nouvelle boucherie dont, au final, nous seuls faisons les frais. C’est ainsi qu’on a accouché de l’Union européenne, une institution qui va se révéler bancale mais qui a suscité un véritable engouement européen parmi les peuples. C’est en effet un « machin » mal géré mais qui au final, ne demande qu’à être réformé. Sa disparition serait bien pis que son maintien, à l’heure où – malheureusement – les nations s’effacent au profit d’ensemble continentaux : l’Asie, la Chine, l’Amérique, la Russie et le nain qu’est l’Europe. Mais un nain géographique uniquement puisque c’est le lieu même qui a donné au monde sa configuration actuelle. Avec tous les défauts que cela comporte évidemment.

L’irruption du coronavirus à l’échelle mondiale vient subitement bouleverser l’ordre du monde qui s’était installé à la suite de la chute du communisme et l’émergence d’un capitalise financier dévastateur et mortifère. L’Europe est particulièrement touchée, nos économies sont à plat, un chômage de grande ampleur nous guette et voici soudain que l’Allemagne, par la voix de sa Cour constitutionnelle, remet en cause l’existence même de cette union en refusant que le droit communautaire s’impose au droit allemand. L’Allemagne fait soudain preuve d’un nationalisme qu’on ne lui connaissait pas étant donné l’application qu’elle met à en tuer toute résurgence. Entendons-nous bien, le nationalisme que nous prônons n’est pas anti-communautaire, bien au contraire. Il est pour que chacun au sein de la Communauté conserve son identité, sa personnalité et que sa finalité ne soit pas essentiellement monétaire.

L’urgence devant laquelle nous sommes est bien d’ordre financier, à savoir d’éviter que nos économies d’effondrent et que tout le tissu économique et social que représentent nos PMI/PME et autres artisans ainsi que nos grandes entreprises ne disparaissent. Car, il y a fort à parier que ce serait la porte ouverte à une guerre sociale dont on ne peut mesurer les conséquences.

Or, c’est précisément à l’heure même où l’Europe peut faire preuve de sa solidarité et donc de son utilité que l’Allemagne risque d’abandonner le navire. Elle, dont on dit aussi qu’elle en est le véritable moteur. La question que l’on se pose est : face aux juges de la Cour suprême de Karlsrhue, que pensent les Allemands de cette initiative ?

A l’heure où la solidarité doit jouer, ce que propose Emmanuel Macron n’est pas stupide : mutualiser les dettes et les faire prendre en charge par la Banque centrale européenne (BCE). Et donc dépasser le clivage qui sourd entre une Europe du Nord, économe et une Europe du Sud dépensière. Doit-on rappeler que ces pays du Nord et l’Allemagne en particulier ont laissé la Grèce se débrouiller avec les vagues migratoires, au même titre que l’Italie, l’Espagne et la France. Cette Europe du Nord s’est défilée quand le Sud était confronté à une véritable invasion, tout comme personne n’a rien eu à dire quand la mère Merkel a légalisé un million d’immigrés. Revers de la médaille, ces pays du Nord commencent à se rendre compte des ravages socio-économiques et culturels que causent les immigrés et la présence d’un islam qui n’a rien à faire ici.

La disparition de cette Europe, même bancale, risquerait d’être au final pire que son maintien.

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dimanche, 10 mai 2020

Prends ton masque et … tire toi !

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Le billet de Patrick Parment

Alors, ça y est, c’est le grand frisson du déconfinement. Enfin, c’est beaucoup dire. Ce serait plutôt le confinement du déconfinement. Tremble carcasse, le virus n’est pas mort. D’ailleurs, à son sujet, j’avoue qu’on se perd en conjonctures. Du Covid-19 lui-même à tous les conseils scientifiques qui se contredisent les uns les autres, au final que sait-on réellement de cette saloperie ? En fait pas grand-chose, si ce n’est qu’il est contagieux. Quant à la perspective d’un vaccin, voyez où l’on en est avec le sida. On cherche toujours.

Je ne suis pas un scientifique mais, au vu de tout ce que j’ai pu lire sur le sujet, la seule chose qui eût été efficace, c’eût été de faire porter un masque à tout le monde dès le début de la pandémie et d’isoler illico les personnes contaminées. C’est ce qu’on fait les Sud-Coréens. Pas ceux du Nord, ils ont déjà un virus à leur tête.

Mais voilà, cela n’a pas été fait par un gouvernement qui s’est aperçu, ô stupeur, qu’il n’avait pas assez de masques pour tout le monde – et à peine aussi pour les soignants dans les hôpitaux -, en raison d’une politique budgétaire totalement irréaliste en matière de santé. On avait même arrêté les entreprises qui fabriquaient des masques et du matériel de réanimation ! Tout comme, soudain, on s’est aperçu qu’on avait également délocalisé une grande partie de notre industrie pharmaceutique et qu’on était à la merci des Chinois et des Indiens.

Merci à tous ces énarques qui pullulent à Bercy et dans les ministères et qui font la pluie et le beau temps parce que nos politiques ont baissé leur froc depuis belle lurette. On ne peut tout mettre sur le dos de Macron, sauf qu’il n’a rien fait pour améliorer la situation. En bon néolibéral, et il nous l’a montré trop souvent, il a toujours privilégié l’actionnaire sur le travailleur ou le citoyen. Le Medef s’est frotté les mains et nos irresponsables syndicats, représentatifs de rien du tout, n’ont pas cessé de pratiquer le corporatisme de branches où il existe encore au nom des droits acquis… en 1945.

Comme si cela ne suffisait pas, on a eu droit à un grand nombre de couacs gouvernementaux comme celui de la Sénégalaise Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, qui déclarait que les masques ne servaient à rien. Ce gouvernement nage dans le potage et nous avec ! Quant aux mesures annoncées et leur application, on a franchement envie de rire… jaune. Le couple frénétique Macron-Philippe vient de dégraisser d’un coup la RATP, le RER, le transport aérien, les commerçants, les écoles, etc… de 50% de ses clients et passagers. Bordel assuré.

Ah, j’allais oublier. Pour vivre normalement, allez dans le 9-3 ou dans les ghettos des grandes villes, là où se tient une forte population d’immigrés. Ici, on a fait un bras d’honneur au gouvernement et plus encore à la police qui n’ose pénétrer en ces lieux ! Y a bien une France à deux vitesses comme le souhaite un certain Edouard Philippe.

 

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lundi, 04 mai 2020

De crise en crises, quelle issue ?

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Voici aujourd'hui le point de vue de notre ami Patrick Parment, directeur du Journal du Chaos et contributeur régulier depuis leur création, en 2006, de notre site et de notre revue. 

Dans sa revue de presse hebdomadaire, Le Journal du Chaos, envoyée gratuitement tous les samedi depuis plus de dix ans à ceux qui en font la demande* et reprise sur notre site, Patrick Parment recense et commente l'actualité de manière pour le moins... non-conformiste.

S.N.

Patrick Parment

Il est extrêmement problématique d’avancer les leçons que tireront nos responsables politiques tant en France qu’en Europe de cette crise provoquée par le coronavirus. Une chose est toutefois certaine, chaque pays européen a réagi en solitaire et en fonction de sa culture face à la pandémie. D’où cette disparité des réactions. Une fois de plus, l’Union européenne a marché en ordre dispersé et a apporté en urgence, la seule et unique réponse qui s’imposait à elle, à savoir monétaire via la Banque centrale européenne.

Là où les choses se compliquent, c’est que ce virus n’a pas seulement mis à mal nos économies, il a aussi impacté la société elle-même. En mettant tout d’un coup plusieurs millions de personnes au chômage et en fragilisant tout le tissu de PMI/PME, c’est le cœur même de notre environnement socio-culturel qui est atteint.

En revanche, c’est bien au sein de nos institutions que l’on peut tirer un certain nombre de conclusions. Politiquement ce gouvernement n’a pas su gérer la crise en ne prenant pas d’emblée la première mesure qui s’imposait au regard de l’exemple chinois, de faire porter un masque à la population afin d’endiguer toute propagation du virus, tout en proposant un ralentissement de la vie économique et sociale aux stricts besoins du pays. Or, il n’en a rien été pour la bonne raison que l’Etat français avait arrêté l’achat massif de masque depuis François Hollande. 

Alors que médecins et soignants font preuve d’un dévouement exemplaire, les défaillances de notre système de santé que ne cessent de dénoncer l’ensemble du corps médical, nous a pété à la figure.  Voici des décennies que l’on traite la santé des Français sur un mode budgétaire et non à partir des réalités humaines. Les hôpitaux qui crient famine sont gérés par des comptables chargés de faire des économies sur tout. Que dire également de notre industrie pharmaceutique qu’on a relégué, pour des raisons de coûts, en Inde et en Chine et dont nous sommes aujourd’hui totalement dépendant.

Dans le même ordre d’idée, on a réduit l’accès aux études de médecine en imposant des quotas, ce qui nous conduit aujourd’hui à une pénurie de médecins. Et le pire est à venir avec le départ à la retraite de toute la génération issue du « baby boom ». Un comble alors que nous avions un excellent système de santé.

Le problème est qu’il en va ainsi depuis que nos gouvernants obéissent tous à la sacro-sainte loi néolibérale qui consiste à tout budgétiser et à satisfaire non plus les populations par une juste répartition des richesses mais enrichir les actionnaires du CAC 40 qui, par ailleurs, arrosent toute la classe politique. C’est tout ce système du capitalisme financier mis en place après 1989 avec la chute du communisme qui est devenu la norme des économies occidentales. Et c’est ainsi que l’Occident – l’Amérique en tête – a fait la fortune de l’Asie et surtout de la Chine, devenue le lumpenprolétariat d’un Occident qui a tout sacrifié au Veau d’Or.

Autre aspect, et non des moindres,  mis en valeur par la pandémie, le sort réservé à nos paysans broyés par la grande distribution. Alors que cette dernière a vu les frontières se fermer, tout le secteur agroalimentaire français a pris le relais pour continuer de nourrir la population. Il est donc temps de mettre fin à un système où c’est le producteur qui paie la facture du distributeur quand ce devrait être l’inverse.

Enfin, parmi les autres domaines relevant également du régalien, on trouve la justice, à l’arrêt et dont le manque de moyens impacte sérieusement un retour à la normale. Mais, ici aussi, ce n’est pas une nouveauté, voici des lustres que magistrats et personnels judiciaire tire la sonnette d’alarme.

Point positif dans cet océan de détresse, le maintien de nos besoins énergétiques grâce à nos centrales nucléaires. Voici qui relativise une fois de plus le discours des écolos de basse-cour.

Dans tous ces domaines - la liste n’est pas exhaustive -, on aimerait espérer que l’Etat français évolue. Sous réserve aussi de réviser le modèle économique dominant qu’est le capitalisme financier en le remettant dans le droit chemin. C’est-à-dire au service des hommes et non des actionnaires. Mais il y a fort à parier que le système va tenter par tous les moyens de remettre la main sur les prérogatives dont il jouissait hier encore. Auquel cas, il faut s’attendre à aller de crise en crise, la révolte des Gilets jaunes sonnant comme les prémisses d’un monde à venir.

* Envoyez votre adresse électronique à l'adresse suivante : lesanars@orange.fr

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vendredi, 10 avril 2020

Pour le retour du politique

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Le billet de Patrick Parment

Il y a un aspect du problème que pose le coronomachin et qui n’est pas du tout exploré par nos médias, c’est bien celui du politique et son l’absence dans le concert viralo-pandémique. Mais, allez-vous me rétorquer, il n’y a que ça, les Macron, Philippe et consorts ne font que défiler à la téloche ! On notera à ce sujet l’étourdissant mutisme de l’opposition de droite comme de gauche. Sauf que ces interventions ministérielles n’ont rien de politique. Ce ne sont que le commentaire d’une ordonnance dressée par la médecine pour cause de coromachin dont on ne sait plus d’ailleurs par quel bout le prendre. L’Etat macronien, qui jusqu’alors se contentait de gouverner par simple gestion budgétaire, est totalement désemparé.

On vous invite, mais n’en faites pas une nécessité, à relire Carl Schmitt et son excellent exégète français, Julien Freund. Pour faire court et résumer brièvement ce qu’est le politique, on dira que c’est d’abord la mise en acte d’une vision du monde et la désignation de l’ennemi. Etant entendu que la notion d’ennemi n’a rien de moral. L’ennemi, ce n’est pas l’adversaire, c’est d’abord ce vers quoi on ne veut pas aller, celui que l’on combat. La désignation de l’ennemi est fondamentale et au cœur du politique.

Vue du monde avons-nous dit. Celle-ci n’est autre que l’idée même que l’on se fait du pouvoir que l’on exerce au nom d’un peuple pour assurer sa sécurité, son bien-être, sa prospérité et sa pérennité. Les rois de France, n’en déplaise à certains, n’avaient pas d’autres préoccupations. Ils étaient les pères de la nation. Leur grandeur était d’abord celle de leur peuple.

Ramené aux circonstances présentes, on s’aperçoit bien que nos gouvernants ne font pas de politique depuis l’avènement de la IIIe République qui a enchaîné deux guerres mondiales qui ont détruit le socle culturel sur lequel nos républiques ont posé leur séant. L’économie ayant logiquement pris le pouvoir, la dérive du capitalisme patrimonial en capitalisme financier est venue tout d’un coup buter sur un virus qui affectant la population mondiale entrave la bonne marche d’une mondialisation excessive où l’homme n’est plus qu’une simple variable d’ajustement et de régulation des bénéfices pour l’unique et seul bonheur des actionnaires.

Ce que l’on peut espérer, sans tomber dans la démagogie de ceux qui s’imaginent que le Système va fondamentalement changer, c’est que de nouveau place soit donnée au retour de l’humain dans les préoccupations majeurs de nos gouvernants et que le curseur, en France mais aussi en Europe, ne soit plus le ministère de l’Economie et des finances. Ce virus aura fait sérieusement bouger la carte géopolitique mondiale. Espérons qu’il permettra aux Européens de prendre conscience qu’une plus grande indépendance dans tous les domaines est l’unique garantie de notre survie. Pour cela, il faut faire de la politique, redéfinir l’idée que nous nous faisons de l’Europe en tant que puissance et prendre conscience que nous n’avons pas d’amis mais des concurrents – ennemis - qui ne nous veulent pas nécessairement du bien comme Donald Trump ne cesse de nous le rappeler. Les Européens doivent impérativement comprendre que leur grandeur d’hier est avant tout le produit de leur race et que s’ils veulent un avenir, ils ont tout intérêt à la préserver. Qu’on l’aime ou non, c’est ce qu’a compris un homme comme Vladimir Poutine.

 

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samedi, 28 mars 2020

Vous avez dit peuple ! Quel peuple ?

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Le billet de Patrick Parment

Il aura fallu ce genre de traumatisme pour voit surgir tous les miasmes que nos sociétés d’abondance secrètent. Avec pour toile de fond un individualisme forcené conséquence de la société de consommation et apparue au lendemain des années 1960. Les Trente Glorieuses ont consacré ce modèle et Mai 68 en fut le révélateur. Dans la France d’après guerre, il y avait encore de vraies solidarités au sein du peuple pas encore phagocyté par le modèle bourgeois. Mais celui-ci a fini par s’imposer avec la prise de pouvoir par De Gaulle et ses sbires. Jusqu’à Georges Pompidou, on peut avancer qu’il y avait un peuple français. C’en est fini avec Valéry Giscard d’Estaing – archétype du modèle bourgeois -  mais paradoxalement c’est à l’ère Mitterrand que l’individualisme prendra son essor avec sa cohorte d’intellectuels des broussailles et leur fascination pour l’American Way of Life et les théories libérales. Faut-il rappeler que c’est Laurent Fabius qui a ouvert les vannes de l’enrichissement boursier !

L’autre versant idéologique de l’impéritie socialiste c’est bel et bien l’immigration et la beauté du métis. Mitterrand et ses affidés ont transformé ce pays en poubelle raciale en raison de l’appétence des homosexuels militants pour les « potes ». C’était pas « touche pas à mon pote » mais « sodomise ton pote » qui était le message subliminal. Sans oublier ces utopiques droits de l’homme qui n’ont de droit que le nom. Mais, là encore, une importation et une escroquerie américaines.

Côté syndical, on a vu les revendications de moins en moins estampillées « classe ouvrière » - alors en voie de disparition – et de plus en plus corporatistes, chaque branche défendant d’abord ses propres privilèges.

Bref, au fil du temps, la société s’est fractionnée et on a abouti à une opposition marquée entre la ville, étendue à ses banlieues, et la campagne. L’Etat a été totalement absent dans cette dérive sociétale vu qu’il en est réduit à gérer les urgences et calmer les conflits. L’Etat n’est plus un régulateur, c’est un urgentiste.

Débarque alors cette pandémie à l’échelle mondiale qui vient soudain bousculer tout le modèle néolibéral. Le système est en passe de vaciller et c’est dès lors chacun pour soi, car le virus s’est nationalisé ! On ferme les frontières, on s’aperçoit que l’Europe est inopérante, on fait appel à la solidarité des citoyens. Et Emmanuel Macron en vient même à parler de peuple. Mais de quoi parle-t-il ? A quel peuple il s’adresse ? Hier encore, le peuple était devant sa porte, c’était les Gilets jaunes et il les a superbement ignorés ! Quel peuple dans une France où 10 millions d’immigrés confinés dans leurs ghetto-dortoirs et abonnés aux trafics divers et variés ne se sentent pas plus Français que moi Bantou ! De quelle France parle Macron quand on ne cesse de l’alerter sur la misère paysanne ? Il vient de découvrir que ce sont eux qui nous nourrissent.

A qui s’adresse Macron, digne successeur des Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande qui ont sinistré notre système de santé et maltraités nos hôpitaux ?

Alors, le peuple, nos élites ne sont pas armées pour le comprendre, le cerner car il n’obéit pas aux règles du libéralisme. Il entretient ses solidarités malgré les coups de boutoir que l’aveugle technocratie lui assène au nom  d’idéologies égalitaires et socialisantes infusées par une camarilla d’intellectuels et de journalistes dégénérés. Espérons simplement que ce peuple ne demande qu’à renaître sur les cendres de ce monde artificiel.

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jeudi, 19 mars 2020

De quoi le coronavirus est-il le nom ?

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Le billet de Patrick Parment

Signe des temps, on est surinformé sur ce foutu virus, c’est-à-dire qu’au final, on ne sait pas grand-chose. Globalement, et pour faire simple, disons que cette contrainte du confinement est a priori la manière la plus efficace, faute de vaccin, d’arrêter le Covid-19. On verra bien ce que cela donnera tant j’ai une confiance limitée envers la Chine qui vient de nous dire que chez eux l’épidémie est en régression. Avec un compteur à plus d’un milliard d’habitants et même sous un régime autoritaire, on reste dubitatif.

Autre raison majeure d’appeler au confinement : la capacité limitée des hôpitaux qui ne pourraient en aucun cas faire face à une arrivée massive de contaminés. Ce qui vaut pour la France, vaut pour les autres pays européens.

De ce virus, j’ai retenu qu’il n’était pas virulent, du moins pas plus que la grippe qui fait des ravages chaque hiver. Et quand on regarde les chiffres, rien n’apparente cette pandémie aux grandes pestes du Moyen Age –  de 1347 à 1352 c’est 30 à 50% de la population européenne qui est décimée – ou plus près de nous, la grippe espagnole en 1918 qui a tué de 20 à 50 millions de personnes dans le monde dont 2,5 millions pour la seule France. 

Ce n’est pas une raison me direz-vous, mieux vaut prévoir que guérir. Certes.

Mais justement je me pose la question de savoir ce qu’on nous cache sans être pour autant un affreux complotiste. Quelle est la cause réelle de cette panique générale, du déclenchement d’un plan Orsec sanitaire ? Même Donald Trump, au cerveau reptilien considérant que la terre est plate, a fini par entrer dans le cercle vertueux du confinement.

Cette panique générale, n’est-elle pas le prétexte pour sortir d’une économie mondialisée et régulée par les Bourses qui est en train de se casser la gueule ?

Depuis le krach de 2008, l’économie ne s’est pas vraiment remise. Qu’il s’agisse de la politique monétaire des banques comme des Etats, on en est arrivé à une dette mondiale qui n’est plus du tout gérable et qui menace d’effondrement tout le système. Le capitalisme financier a totalement bouleversé la marche traditionnelle de nos économies. Avec lui, les anglo-saxons ont créé un monstre pour lequel la seule règle est le profit au seul bénéfice des actionnaires. La Chine est passée en l’espace de quelques décennies de lumpenprolétariat au pays le plus riche de la terre grâce aux vertus de ce capitalisme financier qui a pour principe majeur d’acheter au moindre coût possible afin d’engranger le plus de bénéfices possibles. Pour se faire, il fallait aussi vendre au plus grand nombre, d’où la nécessité d’unifier les modes de vie, d’éradiquer les barrières culturelles, et d’imposer partout la démocratie plus facile à manipuler.

Le mot d’ordre de l’Occident a donc été : délocalisation. Sauf qu’à l’appliquer, et la crise le montre bien, le même Occident – et donc l’Europe – se retrouve démuni. On a délocalisé des secteurs entiers de notre économie au risque d’avoir à affronter des pénuries dans de nombreux domaines industriels mais aussi sanitaires comme ce fut le cas récemment avec les médicaments dont une grande partie des génériques sont fabriqués en Chine et en Inde. Cela s’est traduit aussi par un chômage massif, l’homme devenant une pure variable d’ajustement. Plus de bénéfices et donc moins de main d’œuvre. Cherchez l’erreur.

N’est-ce pas cette prise de conscience qui aurait soudain pété à la figure de nos élites effrayées qu’elles sont de perdre leurs pouvoirs face à la montée des populismes qui ne sont que le revers de la médaille. La grogne sociale gagne autant la droite que la gauche dont l’un des détonateurs a bel et bien été la réflexion menée par l’ultra droite et notamment tous les cercles gravitant autour de la Nouvelle droite depuis les années 1980.

Mais l’ultra gauche anticapaitaliste me direz-vous ! Voici en effet longtemps qu’elle produit un discours également anticapitaliste, mais ce discours est rendu caduc par ses positions en faveur des immigrés et vantant la beauté du métis. Raison pour laquelle, par exemple, un Jean-Luc Mélenchon, est abonné au sur-place et ne progresse pas dans l’opinion. La France profonde, celle des Gilets jaunes ne veut pas des immigrés, ne veut pas des mosquées pas plus que d’un islam institutionnalisé et qui d’ailleurs ne marche pas.

Que le coronavirus soi ou non un prétexte pour un retour à une économie à échelle humaine, il faudra attendre demain pour savoir si, enfin, l’homme est un animal doué de raison.  En attendant, comme le disait Shakespeare, « l’enfer est vide, les démons sont ici ».

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lundi, 16 mars 2020

Ce que révèle le Covid-19

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Le billet de Patrick Parment

Ce qui questionne dans les tragiques événements que nous connaissons aujourd’hui, c’est le rôle joué par le coronavirus comme accélérateur d’une crise du néolibéralisme ou capitalisme financier.  Et donc d’une crise de l’économie-monde ou encore d’une économie mondialisée. On n’a jusqu’à ce jour  peu pris en compte le jeu dangereux mené par les banques qui se sont mises à sortir de leur cadre pour s’activer sur les marchés financiers, à savoir boursiers, qui s’apparentent depuis plusieurs décennies déjà à un gigantesque Loto. De ce désordre plusieurs voix éclairées avaient tiré la sonnette d’alarme… en vain.

L’autre aspect de la crise dont nous avions pourtant tous conscience, c’est que le capitalisme entraîne l’économie à satisfaire d’abord et grassement les actionnaires au détriment d’une économie réelle, celle des hommes et de leurs besoins réels. Enfin, last but not the least, afin de satisfaire ces foutus actionnaires, le marché s’est réorganisé selon l’axiome du moindre coût ce qui a amené l’Asie du Sud-Est et surtout la Chine à devenir le lumpenprolétariat de l’Occident. Sauf que la grenouille a fini par se faire aussi grosse que le bœuf et que l’Occident s’est retrouvé le cul nu pour ne pas dire à poil. La Chine est devenue plus riche que ses mentors. Et ceci dans des domaines aussi bien scientifiques que techniques. De sorte que nous nous sommes rendus dépendants dans des domaines considérés comme stratégiques comme ce fut le cas récemment avec une pénurie de médicaments, fabriqués à flux tendus en Chine ou en Inde.

A considérer le monde entier comme un vaste terrain de jeu, voire une immense usine, le capitalisme financier a totalement déséquilibré un système économique traditionnel où les banques comme la Bourse remplissaient le rôle qui leur était dévolu. A la banque le dépôt et le crédit, à la Bourse celui de jouer un rôle régulateur. Le résultat des courses de ce capitalisme financier, c’est une dette  colossale qui devient quasi ingérable.

Alors la question se pose de savoir comment sortir de ce bourbier à l’heure même où se fait pressante l’idée que nous devons protéger la planète, mieux gérer ses ressources selon un mode plus respectueux, plus rationnel, plus intelligent. Il aura donc fallu un malin coronavirus pour mettre en lumière le chaos dans lequel nous précipite ce que d’aucuns appellent le néolibéralisme.

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lundi, 02 mars 2020

La République du chefaillon Macron

Le billet de Patrick Parment

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La dépose d’une motion de censure par l’opposition en réaction à l’application de l’article 49-3 de la Constitution par Edouard Philippe « m’en fait bouger une, sans toucher l’autre », comme disait l’autre idiot inutile de Chirac. La République en marche étant majoritaire à l’Assemblée nationale, le gouvernement ne court donc aucun risque.

Mais le problème n’est pas là.

Il réside  sur la totale opacité d’un texte qui, en l’état actuel, dessert les intérêts des travailleurs. Car, ce système de retraite par point est incapable de nous dire sur quelle base il est calculé. Il risque fort de varier en fonction de la conjoncture économique, exactement ce que les syndicats, mais pas que, veulent justement éviter. Avec cette réforme, Macon s’inscrit  un peu plus dans la vision libérale de l’économie où le peuple ne figure que comme variable d’ajustement. Et le plus navrant dans cette affaire est que le gouvernement navigue à vue.

L’autre aspect des choses, c’est tout de même la fantastique opposition d’une majorité du peuple à cette réforme, que ce soit les Gilets jaunes, les syndicats ou les partis politiques d’opposition. C’est tout de même la majorité de pays qui est arcbouté contre cette réforme. Mais Macon s’en fout, la Constitution lui donne raison. Heureusement, ce qui est fait par cette république bananière, peut être défait par la même, voire une autre. Comme le disait le regretté Jean Baudrillard, « nous ne cherchons pas un destin, nous cherchons une histoire ».

Paris vaut bien une messe

Les mâles que nous sommes encore, assistons, non sans consternation, à cette féminisation qui jaillit de tous les côtés et qui a amené Benjamin Griveaux à s’en remettre aux joies de l’onanisme.

A Paris, tout d’abord, où ce sont trois femmes qui font la course en tête si l’on en croit les sondages, l’homme ayant été émasculé d’entrée de jeu. En fait, c’est l’absence probante de candidat mâle qui a créé la femme. – Mais Cédric Villani ? C’est qui celui-là ? – Adam et Eve en somme où au final Adam se fait baiser ! Classique. Trois femmes – Anne Hildago, Agnès Buzyn et Rachida Dati, trois tempéraments opposés qui ne se crêpent même pas le chignon. Et une équation originale : un, la maire de Paris dont les Parisiens, semble-t-il, ne veulent plus ; deux, Agnès Buzyn, parachutée en catastrophe après l’éjaculation précoce de Griveaux ; trois, une vraie teigneuse, une battante qui illustre à elle seule une assimilation heureuse, Rachida Dati. Devinez qui va gagner ?

Rachida ? Un bon choix dans la mesure où elle est nettement plus à droite que ce lourdingue chiraquisé Christian Jacob. Qu’elle n’a aucun compte à rendre à la chiraquie en général et qu’elle serait plutôt la version travaux pratiques d’un Sarko qui s’est cantonné dans l’effet d’annonces. En fait, Rachida ne s’embarrasse pas d’idéologie, elle n’est pas de gauche, point barre ! Et ses origines la mettent à l’abri de toute concession à l’égard de l’immigration. On peut lui faire confiance pour nettoyer Paris. Elle n’a pas d’état d’âme. Enfin, Paris, elle connaît quand bien même est-elle le maire d’un arrondissement bourgeois. Au final, vous voyez quelqu’un d’autre parmi toute cette bande de baltringues et leurs programmes à la mords-moi-le-nœud ? De toute manière, les Parisiens, ou plutôt ce qu’il en reste si l’on exclut les bobos, se foutent des programmes. Ils veulent une belle image.

 

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samedi, 22 février 2020

De qui se moque-t-on ?

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Le billet de Patrick Parment

C’est reparti pour un tour ! Le ministre de l’Intérieur allemand affirme que la menace sécuritaire liée à l’extrême droite est « très élevée » et que cette dernière constitue « le principal danger » pour la démocratie allemande. On est à deux doigts du retour d’Adolf Hitler !

D’abord de quoi s’agit-il ? Tout simplement d’un individu isolé qui a buté neufs personnes dans deux bars à chicha – vraisemblablement des immigrés car dans ces lieux on y fume le narguilé – à Hanau, une ville de 95 000 habitants proche de Francfort. Le tueur en question a été retrouvé mort chez lui au côté de sa mère également décédé. D’une personne à un complot d’extrême droite, le pas est franchi par les médias teutons. La mère Merkel monte au créneau à son tour alors qu’elle est la grande responsable de la violence qui sévit au sein de la société allemande avec sa politique laxiste en matière d’immigration et la venue d’un million d’immigrés sans jamais avoir consulté le peuple allemand. C’est proprement de l’assassinat économique et politique doublé d’un colonialisme légal mais inversé.

Il ne se passe pas un seul jour en Allemagne – mais c’est aussi vrai aux quatre coins de l’Europe -,  où des immigrés, tous extra-européens, ne commettent crimes, viols, agression diverses et variées. En réponse, on constate le silence gêné de nos politiques tous morts de trouille. Ils crient au loup mais n'agissent pas !

Donc, partout s’élève la révolte des Européens qui en ont ras-le-bol de voir leurs gouvernants baisser leur froc devant les immigrés en général et les musulmans en particulier. De ces musulmans qui privilégient le Coran  aux lois de la République. Angela Merkel est largement responsable de la montée des partis nationalistes et identitaires, notamment l’AfD. Si le nationalisme c’est la guerre, alors il n’est jamais que la conséquence logique des erreurs, du laxisme moral et des faiblesses de la République. Nos libéraux-libertaires confondent le monde tel qu’il est avec celui des bisounours dont ils rêvent.

La réalité, c’est la guerre larvée qui mine nos banlieues autour des trafics de drogue et des prêches salafistes. C’est l’extension des zones de non droit qui échappent aux lois de la République. De la Suède à l’Espagne, de l’Europe centrale à la Grèce, c’est partout le même vent de révolte, car les mêmes causes produisent les mêmes effets.  Nous n’en sommes qu’aux prémices de changements politique radicaux. Les baltringues médiatiques qui enfilent les perlent à longueur de journée n’auront bientôt plus que leurs yeux pour pleurer, car l’heure viendra de régler la facture de leur veulerie.

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mardi, 11 février 2020

Arrêtons le massacre !

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Le billet de Patrick Parment

J’avoue ne pas très bien comprendre l’entreprise de démolition morale qu’instruit l’homme blanc occidental. Masochisme, lassitude, effondrement de la vigueur de la race ? Bien évidemment tout cela procède de cette gauche aux contours multiples qui gangrène depuis des décennies nos sociétés à coups de l’homme est bon, c’est la société qui le rend mauvais. Et l’influence de l’ex-URSS n’y est pas étrangère non plus qui a poussé à la roue dans ce sens pour vaincre le capitalisme. Mais, ce dernier n’est pas non plus étranger à l’affaire. Il lui fallait aussi abattre les barrières identitaires des peuples qui agissent comme autant d’obstacles à son expansion. A savoir la conquête des marchés. A gauche, comme à droite, dans leur version finale - celle d’après 1945 – ils ont trahi leurs pères fondateurs qui, tous, à des titres divers, entendaient officier pour le bien-être de l’homme et de la société. Ou, du moins, à l’amélioration de ses conditions de vie sur terre.

Il est bien évident que l’on ne saurait mettre dans le même sac un Karl Marx, Joseph Proudhon qu’un Tocqueville, Benjamin Constant, Frédéric Bastiat et consorts. Mais, au fond tout ce petit monde se retrouve dans le même chaudron à boire la même soupe qui n’a rien de la potion magique d’Astérix. Dans le même temps, la science et l’économie ont remplacé les idéologies et les billevesées liées à un soi-disant progrès. C’est ce qui nous a amené à parler d’anthropocène, cette idée saugrenue où l’homme aurait pris le pas sur la nature au point de la modifier à sa guise. La réalité est tout autre. L’homme est en train de se suicider. Car, quoiqu’il fasse, quels que soient ses pouvoirs, la nature aura au final raison de lui.

Qu’est-ce ce qui caractérise notre époque en ce premier quart du 21e siècle ? La course au profit. Et, de ce point de vue, Donald Trump est un mètre étalon. Il est en plein déni de réalité et ne jure que par les bons résultats de l’économie américaine. La Chine, qui a entrepris son entrée dans la modernité à coup de marche forcée, voit aujourd’hui la nature se venger avec l’irruption soudaine d’un coronavirus qui est en train de ralentir sérieusement son économie, voire de la mettre en péril. Car ce virus n’est jamais que la réponse à la modification de ses écosystèmes. Ce qui était déjà le cas avec le Sras.

La question qui se pose est de savoir comment sortir de cet engrenage qui nous mène droit à notre propre perte. En matière d’écologie, et par-delà le réchauffement climatique, tous les voyants sont au rouge. L’homme est en train d’épuiser les ressources nécessaires à sa survie.

Quels sont les remèdes ? Voici la bonne question. Et la réponse n’est pas d’ordre scientifique ou économique, sauf par voie de conséquence. Il est dans l’émergence des courants populistes qui commencent à gonfler sur la planète européenne. L’Europe, qui avait perdu le sens de son histoire au sortir de la Deuxième Guerre mondiale pourrait retrouver ce goût de l’aventure qui, au fond, ne l’a jamais vraiment quitté, en décrochant du modèle économique dominant – néolibéral - et par un retour à une économie restreinte aux besoins des peuples et non à sa surproduction. En modifiant notre environnement plus en accord avec la nature et en cessant de l’exploiter à outrance. Cette nature qui demeure notre seule et unique richesse.

Utopique me direz-vous ? Pas tant que cela. Car si l’homme n’y vient pas par raison, il sera obligé d’y venir par nécessité. C’est-à-dire, faute d’avoir le choix au risque de disparaître.

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mercredi, 15 janvier 2020

Rendez-nous la France

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Le billet de Patrick Parment

 La France, comparée à d’autres pays, pourrait faire figure de pays de cocagne dans la mesure où les travailleurs, si chers au cœur du regretté (enfin pas vraiment !) Georges Marchais, y sont plutôt bien traités. Situation que nous envient d’ailleurs nombre de pays européens. Raison pour laquelle aussi de nombreux migrants cherchent à s’y installer. Et ce, avouons-le, malgré une administration qu’on ne peut que comparer à celle de l’ex-Union soviétique. L’Etat-nation que les Français ont bâti est un Etat centralisateur qui entend tout régenter de la vie de ses concitoyens. Cet apparent bien-être a un coût : une fiscalité lourde et qu’entretient jalousement un ministère des finances quel que soit le bord auquel il obéit. Revers de la médaille, et non des moindres, un Etat  figé dans ses pesanteurs et qui n’a pas su procéder à la modernisation de ses modes de fonctionnement et régénérer  ses outils industriels. Et ce au point qu’une classe politique, détachée des réalités et embringuée dans la spirale infernale d’un libéralisme fou a continué d’appliquer les bonnes vieilles recettes qui font que c’est toujours le peuple qui règle les additions et non ceux qui en sont responsables. Les riches s’en foutent, les pauvres le restent, et la classe moyenne trinque.

C’est ainsi qu’on en est arrivé à la situation qui est la nôtre aujourd’hui : une société bloquée. Des Gilets jaunes aux grévistes d’hier et d’aujourd’hui, ce gouvernement a mis le feu aux poudres. Par incompréhension du réel.

Après avoir dézingué une classe politique moribonde et en laquelle les Français n’apportaient plus aucun crédit, Emmanuel Macron n’a pas pu échapper au sérail dont il est issu : l’Ena. Pas plus qu’il n’a pu prendre son autonomie face à une Europe à la botte de Washington via l’omniprésence de l’Allemagne dans toutes les décisions européennes. Le paradoxe est que l’on se retrouve aux basques d’un très surréaliste Donald Trump qui pratique un nationalisme aussi pur que la prose de Monsieur Jourdain. En quittant l’Europe, les Anglais vont en faire la douloureuse expérience même s’ils partagent avec les Américains la même folie boursière.

Pour en revenir à nos moutons, nous dirons que Monsieur Macron n’avait pas le bagage idéologique nécessaire pour s’affranchir de certaines tutelles et inaugurer une réforme méthodique de ce pays. Et en premier lieu de rendre la France aux Français. Car tout le problème est là. Les Français ont trop le sentiment – et c’est la triste réalité – d’être dépossédés de leur pays, de ses traditions, de ses mœurs jetées à l’encan par une classe politique transfusée à l’air du temps où ne s’ébrouent qu’homos, féministes, transgenre et autres déviants de toute nature. Papa, maman, la bonne et moi ne fait pas marrer Macron et ses thuriféraires.

Tout se détraque, la justice, l’Education nationale, les flics, les juges shootés aux droits de l’homme, etc. Et surtout une absence de justice fiscale puisque la première mesure prise par Macron le cul à peine posé à l’Elysée a été de faire des cadeaux fiscaux aux riches au mépris du peuple et de ses pauvres.

A cela s’ajoute l’aveuglement de toute la classe politique, y compris des macronistes, des dégâts collatéraux causés par l’immigration. Dégâts qui ont abouti à une désagrégation de tout le tissu social et du laxisme à l’égard de l’islam. Tous ces facteurs confondu nous amènent à la situation que nous connaissons aujourd’hui où des pans entiers de la société sont entrés en dissidence. Car, bien au-delà des revendications catégorielles, c’est bien d’un mal être qu’il s’agit et dont les Gilets jaunes ont été la première et forte expression. Aujourd’hui, c’est l’hôpital, ce sont les avocats, les flics, les cheminots, victimes des chambardements successifs de la SNCF sous les régimes de droite comme de gauche, qui sont dans la rue. Autre dégât collatéral, la perte d’emploi par la désindustrialisation opérée par de hauts fonctionnaires irresponsables – ils ne paient jamais l’addition – qui ont détruit et vendu nos fleurons industriels. C’est Juppé bradant Thomson pour Un euro. Il serait temps que Macron comprenne que rien ne se fera de durable dans ce pays sans l’assentiment du peuple et surtout sans lui rendre sa fierté. A lui de trouver le mode d’emploi.

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mercredi, 01 janvier 2020

Emmanuel Macron ou l'illusion du pouvoir

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Le billet de Patrick Parment

Gouverner est au 21ème siècle un art d’autant plus difficile que ses conditions d’exercice ont brutalement changé depuis l’apparition de l’informatique dans l’univers de la communication. L’exercice dans notre pays est encore rendu plus difficile par ce goût qu’ont tous nos gouvernants de vouloir tout contrôler et d’avoir au fil du temps, du moins depuis la IIIe République, sophistiquer l’appareil étatique.  La machine s’est largement complexifiée au point de devoir faire appel à des « experts » dans tous les domaines. Preuve aussi que ça ne marche pas toujours non plus. Les maux français sont essentiellement d’ordre politique, administratif et fiscal, c’est-à-dire techniques au point que les « pékins » que nous sommes n’y comprenons plus grand-chose. » Nul n’est censé ignorer la loi » relève du vœu pieux.

On a le sentiment aujourd’hui – mais c’est pourtant la réalité – que gouverner un pays, c’est d’abord gérer les emmerdements du quotidien. Ce qui, d’ailleurs, n’est pas spécifique à la France. Et l’exercice devient plus difficile encore quand on y ajoute un nouveau palier : l’Europe.

L’un des aspects majeurs du drame français, c’est son jacobinisme. Il n’est pas hérité de la Révolution mais de la monarchie, de Louis XIV et de son fidèle serviteur, Colbert précisément. Souvenez-vous, la Fronde. Louis XIV faillit y laisser la vie, raison pour laquelle il mit la noblesse au pas en la rendant totalement dépendante de sa bonne volonté. Il venait de tuer les corps intermédiaires que constituaient tous ces « noblions » provinciaux au même titre que les grands propriétaires terriens. La machine était lancée, elle ne s’arrêtera plus et Napoléon en rajoutera une couche. La République a repris l’héritage.

En l’améliorant. De Gaulle, à ce titre, nous a dévoilé la version monarchique avec sa Constitution de la Ve République. Le chef de l’Etat décide de tout, ses ministres ne sont que des valets. Inutile de dire qu’au 21ème siècle, c’est plutôt mal vécu par la population pour laquelle il n’existe aucun contrôle. On le voit bien aujourd’hui, l’Etat étouffe sous la multiplication des conflits dont les Gilets jaunes sont l’expression la plus criante. Depuis Georges Pompidou, la France vit dans l’immobilisme d’un système électoral pervers tant il n’est plus le reflet de la réalité du terrain. Ce à quoi il faut ajouter toute la perversité d’un régime démocratique où la corruption est consubstantielle à l’exercice du pouvoir. Il suffit de lire la longe listes des élus mis en examen pour s’en convaincre.

L’ élection d’Emmanuel Macron, c’est le coup de balai sanitaire d’un peuple à l’égard de sa classe politique qui l’enfume d’élection en élection. Sauf que ledit Macron n’a pas résisté longtemps à l’ivresse des cimes et qu’une fois élu, il n’a pas cherché à comprendre pourquoi il avait été élu. Il a endossé le costard et en bon libéral qu’il est, il a privilégié l’argent au mépris du social. A savoir une société agressée par une immigration incontrôlée qui détruit petit à petit ce pays de l’intérieur. Il a joué la Bourse contre les territoires.

Emmanuel Macron est débordé et se donne l’illusion de la réforme. Il ne réforme rien. Ses vœux aux Français sont la marque de son impuissance. La question qui se pose est : est-ce que cette mascarade va durer encore longtemps ? N’allez pas croire pour autant que nous ne sommes pas démocrates. Au contraire, on en cherche la bonne formule et, à ce jour, il semble bien que ce soit Vladimir Poutine qui l’ait trouvé.

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dimanche, 29 décembre 2019

En guise de bonne année...

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Le billet de Patrick Parment

 Tous les journaux en attestent, preuve qu’il doit y avoir un fond de vérité : Emmanuel Macron est de plus en plus seul dans l’exercice du pouvoir et donc déconnecté des réalités. Un de ses interlocuteurs privilégié, nous apprend Le Parisien, en fait foi : « Je n’appelle plus ? Ca ne sert à rien, c’est même contre productif. Il n’écoute personne ». Ce n’est pas la première fois que la presse note que sous la Vème République, le pouvoir isole totalement le président qui est de moins en moins en contact avec les réalités au fur et à mesure que le temps de son mandat s’écoule.  Tous en ont fait l’expérience de Giscard à Macron. C’est dire s’il y a un problème, car la tâche première d’un président c’est justement de répondre aux attentes des gouvernés, à savoir le peuple.

Une fois de plus se vérifie l’axiome maurrassien de la dichotomie entre le pays légal et le pays réel. La Vème République est, dans le genre, un cas de figure. L’unique exception à cette règle est Georges Pompidou qui, malade, a laissé Michel Jobert prendre la direction des opérations. Avec bonheur.

Le projet de réforme des retraites est un bon exemple de cécité. Même  les économistes version Madame Soleil – Attali, Cohen, Piketty, etc – et les intellectuels des cavernes qui le soutiennent chantent en chœur que cette réforme n’a pas été préparée. Normal que ça coince. Mais à cela une raison majeure : Macron, hormis les riches du capitalisme financier à qui il a fait de nombreux cadeaux fiscaux, ne sait pas à qui il s’adresse. Le peuple français, notion très opaque à ses yeux, il ne le connaît pas.

D’ailleurs, parlons-en du peuple français. De quoi s’agit-il ? Au sortir de mes lectures de Christophe Guilluy 1, de Jérôme Fourquet 2, Jean-Claude Michéa3 et de quelques autres, ce que l’on ose appeler le peuple français est plutôt une mosaïque. Trois France cohabitent : celle des riches, celle des classes moyennes et celle des immigrés. Il est bien évident que le peuple français réside à 99% dans ces classes moyennes laborieuses, face à cette classe des riches sans intérêt car sans autre ambition que celle de faire du fric – les Arnault, Pinault et consorts – ce qui n’empêche pas certains d’entre eux d’être lucides pour la bonne raison qu’ils savent à qui ils doivent leur bonne fortune.

Concernant les immigrés, on se gardera bien de les mettre tous dans le même panier. Une grande majorité d’en eux apprécie de vivre en paix dans un pays de droit, même s’ils subissent les assauts d’un islamisme conquérant. Parmi eux, beaucoup travaillent et cotisent à la sécu. Cette frange de l’immigration ne demande qu’à s’intégrer et s’intègre en quittant les ghettos des banlieues des grandes villes. Mais une grande majorité d’entre eux sont sans travail, pour la bonne raison qu’il n’y en a pas – en raison aussi de leur manque de qualification – et cèdent donc aux sirènes de l’islamisme quand ce n’est pas aux trafics divers et variés. Faute de courage, notre classe politique n’a jamais abordé de front les problèmes que pose l’immigration, régulière ou pas. Merci messieurs.

Enfin, il y a le peuple français, le seul, le vrai, celui dont les lignées se perdent dans la nuit des temps. Sans oublier une frange d’immigrés européens récente – Polonais, Italiens, Espagnols, etc. – qui sont venus chercher du travail, en ont trouvé et ont fondé des familles qui au fil du temps sont devenus parfaitement « franchouillardes ». Cette France-là est encore majoritaire, malgré les dix millions d’allogènes extra-européens. Cette France-là, c’est bien celle des Gilets jaunes, celle qu’ignorent superbement Macron et l’ensemble de la classe politique, de droite comme de gauche. Droite dite républicaine et toute la gauche – PCF inclus – ont perdu tout contact avec le peuple et le monde ouvrier jusqu’aux syndicats dépassés par une base qui se radicalise. Et, c’est ce monde ouvrier, cette France du travail qui s’abstient de voter tant elle en a ras-le-bol de l’inanité de la classe politique et de ses promesses non tenues. Ras-le-bol de se faire enfumer.

Or, l’une des grandes responsables de cette situation, c’est la Constitution de cette Vème République, taillée sur mesure pour un général rancunier.  Son unique héritage, c’est bien ce foutoir qu’instaure une telle Constitution qui, amendée et rafistolée au fil du temps, demeure une parfaite épure d’irresponsabilité en concentrant le pouvoir entre les mains d’un seul homme. On voit ce que cela donne !

On n’est pas sorti du marasme et on n’en sortira pas, à mon avis, dans la quiétude et l’intelligence. En attendant, force est d’admettre qu’il n’y a personne à l’horizon pour nous sortir du pétrin. Faute de mieux, et pour manifester leur mauvaise humeur, de nombreux Français s’en remettent au Rassemblement national – premier parti de France -  dont la fille n’est malheureusement pas à la hauteur du père. Qu’elle a zigouillé. Mais, ça, les Français le savent. Nous aussi, et c’est bien là notre drame.

Une phrase d’Henry de Montherlant dans Le 13ème César, résume bien la situation dans laquelle nous sommes. Parlant de la mort de Caton, il écrit : « Il regarde à droite, il regarde à gauche, il regarde en haut, il regarde en bas et il ne voit que l’horreur. C’est le drame d’un peuple à un moment donné, il n’y a personne. »

Bonne année quand même.

(*) 1 – Le crépuscule de la France d’en hautNo Society, Flammarion 2016 et 2018

2- L’archipel français, Le Seuil

3- Notre ennemi, le capital et Le loup dans la bergerie, Flammarion 2016 et 2018

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vendredi, 20 décembre 2019

Vive la gréve !

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Le billet de Patrick Parment

 Une fois de plus on se trimbale un gouvernement de branquignols. Malgré la tonne de crânes d’œufs qui s’entassent les uns sur les autres, ils sont incapables de nous pondre une retraite susceptible de satisfaire le plus grand nombre. Et pour cause.

Je vois trois obstacles majeurs à l'élaboration d'un régime de retraite convenable qui n’incitent guère à l’optimisme : le déficit démographique du Gaulois et de ses potes européens Blancs dolichocéphales ; la désindustrialisation  alors que l’Europe a toujours été le moteur des découvertes dans tous les domaines et que si le monde est ce qu’il est – en bien comme en mal – il nous le doit bien ; l’immigration enfin et tout ce lumpenprolétariat qu’il faudra bien sponsorisé et dont la majorité n’a jamais cotisé un kopek à la Sécu. Autrement dit, nous sommes en train de poser pour nos enfants les germes d’une inévitable guerre civile. `

En attendant, en cette fin décembre, nos bouglionesques syndicats nous offrent une bien belle grève, bien dodue comme on les aime. C’est-à-dire de celles qui produisent de l’emmerdement maximum dans le quotidien des Français. J'ai une pensée émue pour nos braves fonctionnaires de la SNCF et de la RAPT dont la vie est un calvaire permanent et un chemin de croix digne de l’enfer. Mais merci messieurs, car il y aura moins de ripailles, de grandes et grosses bouffes sponsorisées par Carrefour & C° qui en profitent pour nous fourguer leurs saloperies chimiquement pures et donc moins de gugusses repus aux urgences.

Merci aussi pour ces économies d’énergie qui vont ravir Bruno Le Maire et son pote à l’industrie. Merci aussi, ô grévistes, pour obliger nos concitoyens à pédaler comme des dingues sur des vélos de fortune car c’est excellent pour la santé nous disent les cardiologues.

Une grève, ça nous rappelle forcément ces jours les plus sombres de notre histoire où les Français pétaient la santé faute de bonne bouffe à tel point que l’on ne compte plus les centenaires. Le dernier poilu vient de mourir, il a survécu à deux Guerres Mondiales.  

Merci, grévistes, pour cette cure d’amaigrissement forcée. Votre portefeuille s’amenuise mais notre santé grandit. Merci ! Merci aussi, car grâce à vous et par l’intermédiaire d’une télévision aux programmes de fête aussi merdiques que d’habitude, papa va grimper sur maman et nous faire de beaux enfants qui paieront nos retraites.

La seule chose que je regrette, c’est que nos féministes de service n’aient pas encore réussi à imposer cette noble figure de nos mythologies enfantines : la mère Noël.

Allez, bonne grève…

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jeudi, 12 décembre 2019

Retraite... quelle retraite ?

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Le billet de Patrick Parment

Je ne suis pas du tout un spécialiste des retraites, un bazar bien trop compliqué pour mon entendement. Toutefois, une fois n’est pas coutume, on est d’accord avec Philippe Martinez, le patron de la CGT, qui constate que l’on a un bon système de retraite et qu’il suffisait, tout simplement, de l’aménager.  D’autant qu’il s’est montré favorable à la suppression des régimes spéciaux, ne mettant l’accent que sur la pénibilité de certains emplois à protéger. Bref, dixit Martinez, on était prêt à négocier.

Au lieu de cela, Macron et son sicaire Edouard Philippe ont voulu nous faire avaler la couleuvre d’une retraite pour tous par points. Point déterminé par les syndicats et le Parlement. Autrement dit, comme le note justement Martinez, le point sera fluctuant au gré de la bonne santé des finances publiques. C’est exactement ce qui se passe en Suède qui a opté pour un système à points depuis des décennies et qui s’en réjouit de moins en moins.

Tout cela ne serait qu’un simple et banal frichti national si ne s’en mêlait une situation économique et sociale peu brillante. L’Europe souffre d’un vieillissement général de sa population qui compromet sérieusement son avenir. Et ce n’est pas l’immigration, comme nombre d’imbéciles le pensent, qui va stopper cette hémorragie des berceaux. D’autant que cette immigration coûte chère à l’Europe et à la France en particulier vu notre laxisme en matière d’aides sociales. Or, sur cette question, c’est le silence total aussi bien de la part de Philippe que de Martinez et ses potes syndiqués.

Enfin, cette histoire de retraite nous fait sourire pour la bonne raison que les grosses boîtes, mais pas que, foutent à la porte les quinquagénaires parce qu’ils coûtent trop chers et que ceux qui se retrouvent sur le pavé des rues sont alors pris en charge par l’Etat, c’est-à-dire le contribuable. Scandaleux.

A tous ces fardeaux s’ajoute évidemment la surréaliste politique des tocards de Bruxelles abonnés à ce libéralisme débile qui est en train de nous ruiner. Alors l’âge de la retraite, on s’en bat les c… et tous à la manif le 17 décembre prochain.

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dimanche, 01 décembre 2019

Pourquoi Jean-Paul Delevoye a tort

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Le billet de Patrick Parment

Alors médiateur de la République (2004-2011), Jean-Paul Delevoye avait commis en 2009 un rapport qui dressait un constat lucide de la société française. Il en dénonçait déjà les fractures anticipant en cela le mouvement des Gilets jaunes. Les politiques d’alors avaient fait la sourde oreille tout en louant la qualité du travail.

Issu des rangs du RPR, ce directeur de sociétés agroalimentaires, va basculer en politique, s’inscrivant dans ce que certains appellent le gaullisme social. Maire de Bapaume (Pas-de-Calais), il va effectuer le cursus obligé du parfait élu : conseiller général, maire, député, président de l’Association des maires de France, sénateur et enfin ministre de Jacques Chirac qui a largement contribué à son ascension. En 2004 son destin va basculer en devenant médiateur de la République, se libérant de ses attaches UMP pour rejoindre Emmanuel Macron. Il faut bien dire que la droite qui se réclame de De Gaule, se barre en sucette sur fond de massacres organisés. C’est la Saint-Barthélémy tous les jours rue de Vaugirard avec au programme Copé, Sarko, Fillon pour finir en Wauquiez, j’en passe et des meilleurs. Delevoye va faire son trou chez Macron qui nomme ce spécialiste du social à la tête de la réforme des retraites.

En bon libéral qu’il est et selon une implacable logique comptable, il balance soudain qu’il faudra « 50 millions de population étrangère en Europe en 2050 » pour assurer l’avenir de nos retraites. Il a mathématiquement raison mais culturellement tort. La fausse droite monte au créneau selon une pure logique politicarde vu que c’est Chirac qui a ouvert le robinet de l’immigration. Que cette droite vérolée n’a eu de cesse de condamner Jean-Marie Le Pen pour avoir justement dénoncé très tôt les dangers de l’immigration et avec lui une large majorité de Français. La classe politique, dans son ensemble, se voile la face, baisse son froc et joue même les collabos tant elle est morte de trouille. C’est l’une des raisons pour laquelle le Front national n’a jamais baissé mais au contraire constamment progressé aux élections. Sans faire bouger d’un cil, les racailles cornaqués franc-macs Chirac, Juppé et autres imbéciles de gauche du même acabit.

Qu’on le veuille ou non, il y a en effet de moins en moins d’actifs dans notre pays et en Europe et de plus en plus de retraités. Fatalement, il arrive un moment où ça coince dans les finances de l’Etat, surtout quand ses énarques n’ont cessé de détruire depuis des décennies nos emplois industriels. L’idée de faire appel à une main d’œuvre étrangère est donc la solution de gens qui n’en ont pas. Il y a en France près de 10 millions d’immigrés et, jusqu’à preuve du contraire, ils n’alimentent pas les caisses de la Sécu ni celle des retraites suffisamment pour rétablir l’équilibre des comptes. Bien au contraire, l’argent qu’investissent les gouvernements successifs dans l’immigration sous forme d’aides sociales diverses, obèrent d’autant les finances de cette France gauloise qui bosse et qui en a marre comme l’attestent les Gilets jaunes. Sans oublier ce patronat irresponsable qui réclame son lot d’esclaves migrants payés avec un lance-pierre. Manière de faire pression sur les syndicats et surtout l’emploi, donc le gouvernement.

Des emplois qualifiés, les immigrés, dans leur immense majorité, sont incapables de les assumer. Parce que ce n’est pas leur culture et que la religion islamique, de surcroît, se révèle incapacitante dans nos sociétés. Il serait souhaitable d’ailleurs que les analyses et autres statistiques du monde du travail se penchent sur ses composantes ethniques. On aurait des surprises. Les faits  révèlent que de nombreux patrons ne veulent pas entendre parler d’immigrés dans leurs entreprises. Pas ceux dont les emplois sont peu qualifiés comme dans le BTP ou la restauration. On a constaté récemment qu’au sein même de la police, l’islam posait problème comme dans le monde hospitalier d’ailleurs. Ce n’est pas la race qui fait la différence, c’est bien la culture. Il n’est que de constater la réussite des Japonais, des Chinois et des Indiens dans le domaine scientifique notamment pour s’en convaincre.

Pour toutes ces raisons – et bien d’autres - qui ne relèvent pas d’un odieux colonialisme ou d’une atteinte aux droits de l’homme, mais bien de la culture, monsieur Delevoye ne dit rien. Culturellement parlant, sa déclaration est un non-sens. Si elle devait avoir du sens, cela voudrait dire que les Européens ont perdu l’essence même de ce qu’ils ont d’unique : leur âme.

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lundi, 25 novembre 2019

Drôle de drame

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Le billet de Patrick Parment

Le paysage politique n’a guère évolué depuis qu’Emmanuel Macron l’a explosé aux dernières présidentielles. A gauche comme à droite, on compte les morts. A gauche, les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon avaient fait une belle percée avant de quasiment disparaître des écrans depuis qu’il a décidé de se faire rare. Les Verts s’étaient mis à espérer au lendemain de leur bonne prestation aux européennes. Mais ces élections sont un piège et Yannick Jadot peine à figurer comme figure de proue de ce courant disparate. A gauche toujours, Olivier Faure ne représente plus grand-chose. Et Raphaël Glucksmann encore moins.

A droite, Christian Jacob, besogneux laboureur, a repris les rênes d’un parti où il ne fait pas, semble-t-il, l’unanimité. Mais, bon an mal an, tous se sont rallié à son panache blanc. D’autant que l’homme ne nourrit pas d’ambition extravagante. De ce marigot, un homme sort du lot, François Baroin, authentique politicard dans sa version la plus éculée et franc-maçonne. En digne héritier d’un Chirac qui a fait sa carrière, cette parfaite nullité intellectuelle manque d’envergure. Masquant une ambition présidentielle, il n’en a pas moins déclaré que si Macron « faisait le job », il ne se présenterait pas contre lui. Courageux le mec ! Quant au grassouillet Gérard Larcher, patron des sénateurs, il clame sur tous les toits, dans la série Sœur Anne ne vois-tu rien venir ?, qu’il refuse le duel à venir Macron/Le Pen. Sauf qu’en l’état actuel des choses, c’est le scenario le plus probable.

Le drame, dans cette histoire, pour les nationaux que nous sommes, c’est que nous avons bien conscience que Marine Le Pen ne franchira jamais les grilles de l’Elysée. Car, outre la personnalité ambiguë de la dame, qui n’a pas, loin s’en faut, l’armature intellectuelle du père, le parti est aux mains de médiocres et d’incapables – à quelques exceptions près, soyons juste -, et s’est entourée d’un lobby gay qui fait la pluie et le beau temps. Faute d’une équipe et d’un programme solidement charpentés – les Français ne sont pas dupes – elle n’a aucune chance. Le Rassemblement national, à l’image du parti communiste hier, est un « gueuloir » et l’instrument par lequel les Français manifestent leur rejet d’une classe politique qui les berlure depuis des décennies.

La déception est grande concernant ce Président qui a vite révélé ses choix, très libéraux, et favorisé les plus riches au détriment d’une classe moyenne qu’il paupérise. Aussi, les Français, comme cela est en train de se faire, vont se saisir de la rue pour réguler les décisions politiques qui ne leur conviennent pas. C’est la rue, à l’image des Gilets jaunes, qui risque désormais de dicter la politique de ce pays, comme ce sera le cas le 5 décembre prochain. D’en connaître l’ampleur sera révélateur et décidera de la grandeur ou de la décadence du camarade Macron. On s’acheminerait alors vers une forme originale de démocratie directe.

Toujours est-il que cette politique de la rue a bien fonctionné. Depuis novembre 2018, Macron a beaucoup cédé, idem de son Premier ministre. Ils ont lâché du lest en ordre dispersé, ce qui tend à prouver que Macron et son gouvernement naviguent à vue. Confirmation avec la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, incapable de proposer une réforme des hôpitaux cohérente. Si l’on peut considérer que les cheminots défendent des intérêts corporatistes concernant leur retraite, il n’en reste pas moins vrai que les gouvernements successifs ont fort maltraité cette institution. Notamment en privilégiant le transport routier et donc la facture pétrolière. Faute d’une politique musclée et fatalement répressive en matière d’immigration, c’est au tour des policiers et des pompiers de descendre dans la rue. Et que dire de la justice !

Quant au mouvement des Gilets jaunes, expression d’un mal sociétal profond, nos gouvernants, aveugles, n’ont rien vu venir. Hier encore, c’était le rôle des préfets que de prendre la température. Quand bien même n’ont-ils rien vu venir en 1968. Aujourd’hui, les Gilets jaunes traduisent une archipellisation de la société française : le désarroi d’une d’une classe moyenne largement majoritaire et composée essentiellement de Français de souche –  ou France des terroirs -, incarnée par les Gilets jaunes ; une France qui jouit des profits de la mondialisation – la France urbaine - et enfin une France immigrée vivant en marge et qui fout la trouille à une classe politique qui n’a pas le courage d’affronter la réalité. La réalité étant que l’immigration a gangrené toutes les strates de la société française et brouillé tous ses repères traditionnels : travail, famille, patrie.

Ce que l’on nomme comme étant du populisme n’est jamais que la réponse d’un peuple (et des peuples) face aux travers d’un libéralisme mondialisé – qui récuse toute idée identitaire -, et d’une économie financiarisée qui confond la Bourse avec le loto. Pour toutes ces raisons, la classe politique va se retrouver face à une contestation permanente, au diktat de la rue. Tout cela, on en conviendra, ne constitue pas une politique pour la bonne raison que celle-ci a disparu.  

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mercredi, 13 novembre 2019

Démocratie, mon amour… contrarié

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Le billet de Patrick Parment

A l’heure même où l’on fête les trente ans de la chute du mur de Berlin, il n’est venu à  l’idée de personne de savoir pourquoi nous sommes passés dans ce même espace/temps d’un régime démocratique – où, soi-disant, le peuple est roi -, à une ploutocratie. Aujourd’hui le pouvoir est entre les mains d’une caste de techniciens – sans âme ni conscience – pour la raison majeure, nous semble-t-il, que gouverner revient essentiellement à gérer les « emmerdements »  socio-économiques des désordres quotidiens.

Emmanuel Macron en est le parfait l’exemple. Il est incapable de nous donner une vision de notre société et de son avenir mais, pieds et mains dans l’auge, doit faire face à une grogne sociale qui touche toutes les strates de la société : police, justice, santé, éducation, transport, etc. C’est que notre pays subit les affres de la société de consommation et d’un capitalisme financier étendue à la terre entière.

Capitalisme qui conduit les Etats non pas à gérer le bonheur des peuples mais plus sûrement les dettes qu’ils cumulent. Cette spirale du fou est devenue incontrôlable car elle repose sur un mythique taux de croissance qui consiste à épuiser en accéléré les ressources de la planète au mépris de ses écosystèmes. Le breuvage capitaliste et les ravages écologiques mettent tout simplement la survie de l’espèce en danger.

Politiquement, cela se traduit par une opposition de plus en plus marquée entre les tenants du mondialisme – c’est-à-dire tous ceux qui profitent du système actuel – et les populistes qui en font les frais. Il apparaît, non moins sûrement, qu’à ce rythme-là, la démocratie risque fort de n’être plus qu’un lointain souvenir. Mais nul ne sait quelle forme prendra ou pendront les régimes à venir. Le désordre est partout sauf dans les Etats qui se sont construits un modèle de gouvernance démocratique en apparence mais autoritaire dans son exécution. Comme c’est le cas en Chine et en Russie. Des exemples que les Européens feraient bien  de méditer.

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dimanche, 03 novembre 2019

L’immigration, source majeure de nos maux

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Le billet de Patrick Parment

Le climat est morose et le bateau prend l’eau de toute part. Le gouvernement s’est engagé dans un train de réformes qui irrite tout le monde et plus encore cette France périphérique des Gilets jaunes et des classes moyennes. Partout souffle un vent de révolte : chez les pompiers, dans la police, à l’hôpital, dans l’enseignement, dans la justice, etc. La seule réforme des retraites qui mobilise la SNCF le 5 décembre prochain risque fort de cristalliser tous les mécontentements. Quand bien même les syndicats ne représentent-ils plus le monde des travailleurs, le patron de la CFDT, Laurent Berger, le confirme, les fractures territoriales et sociales sont loin d’être réduites.

Nul besoin d’être grand clerc pour en connaître la raison majeure : l’immigration qu’elle soit clandestine ou pas.

Si les gouvernements de gauche comme de droite s’étaient employés à la juguler et à contenir l’islam nous n’en serions pas là aujourd’hui. C’est que l’immigration impacte tous les secteurs de la société, économiquement d’une part et, plus grave encore, culturellement. Le gouvernement doit faire face à un marché du travail très étroit quand par ailleurs il s’est largement employé à désindustrialiser notre pays et à créer du chômage. Dernier exemple en date, la vente d’Alstom à l’américain General Electric sur les conseils d’une certaine énarque Clara Gaymard, vendu aux Américains depuis belle lurette et de son irresponsable patron d’alors, un certain Patrick Kron. En cause également, un certain patronat français toujours à l’affût d’une main d’œuvre bon marché histoire de faire la nique aux revendications syndicales. 

Bref, à tous les échelons de la société française on bute sur les effets pervers d’une immigration largement incontrôlée, malgré quelques efforts ridicules (15 794 soi-disant reconduites à la frontière en métropole). Il est donc urgent de repenser nos politiques migratoires et d’arrêter en urgence outre le regroupement familial, d’octroyer la nationalité française ou d’accorder le droit d’asile. D’autant que l’on sait très bien que ceux qui se le voit refuser demeure en France malgré tout.

Mais il y a surtout urgence culturellement. Car les Français – pas nos pseudo élites gaucho-bobos aussi imbéciles qu’aveugles mais acharnées à défendre leur casse-croûte -, ont le sentiment largement partagé qu’ils n’habitent plus leur propre pays. A cela une raison majeure, la déliquescence de notre système éducatif, la veulerie de notre classe politique agenouillée devant le Veau d’Or des droits de l’homme, le laxisme de certains juges, la trouille de passer pour raciste et la soumission au libéralisme anglo-saxon. Paradoxalement, ce sont les pays de l’ex-Europe de l’Est – sans compter la Russie -, qui nous donnent l’exemple par la défense acharnée de leur identité. D’où les conflits avec cette galéjade qu’est l’Union européenne. Un traitement à la paille de fer s’impose. Mais y-a-t-il encore sur ce continent un homme capable de porter les espérances des peuples européens ?

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lundi, 07 octobre 2019

L’Etat gangrené par l’islamisme radical

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Le billet de Patrick Parment

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. L’assassinat de quatre fonctionnaires de police au sein même de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) par l’un des leurs, au nom d’un islamisme radical, dépasse, sans l’absoudre, l’incompétence du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Car c’est tout notre système  sécuritaire et son fonctionnement qui est en cause. Concernant le ministre de l’Intérieur – dont ce n’est pas la première bourde -, le fait qu’il ait été mal informé de la part de ses servies démontre qu’il ne tient pas sa boutique. N’a-t-il pas commencé par nous dire  que cet attentat n’avait rien d’islamique ! Sauf qu’on a fini par s’apercevoir que le roi était nu.

L’auteur de cet attentat – quatre personnes tuées avec un couteau qui n’était pas en céramique comme avancé -, est un Martiniquais de 45 ans, marié à une Marocaine et converti depuis de nombreuses années à l’islam. L’homme et la femme étant par ailleurs tous deux malentendants, ce qui les a réuni.

Or, il appert que cette conversion à l’islam était connue de son service. Mickaël Harpon est un informaticien habilité secret défense qui a été embauché en 2003 au service de maintenance technique de la DRPP dont l’une des priorités est justement le terrorisme islamique radical. La première question qui vient à l’esprit est : a-t-il siphonné durant des années les informations au profit d’une nébuleuse djihadiste ? Auquel cas, on serait bel et bien face à un problème sécuritaire et politique majeur. Car, au-delà du cas Castaner qui n’est jamais qu’un pion sur l’échiquier du pouvoir, c’est toute la hiérarchie et le fonctionnement de la lutte antiterroriste qui est en cause et donc à revoir. Cela laisse supposer également que ce n’est peut-être pas la seule institution étatique gangrené par l’hydre islamique et qu’un état des lieux s’impose. Il va falloir sortir de l’angélisme et arrêter de nous enfumer avec un l’islam doucereux impacté par les droits de l’homme si chers à nos universalistes francs-macs.

Macron et sa clique ne sont donc pas différents de nos politiques d’hier. Ils sont de la même eau. Et il est désormais bien inutile d’accuser sans cesse l’extrême-droite de tous les maux puisqu’elle est la seule, toutes tendances confondues, à avoir dénoncé le laxisme de la droite, de la gauche et des pouvoirs publics face au danger que représentent l’immigration et l’islam.

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samedi, 05 octobre 2019

Y a un problème, chef ?

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Le billet de Patrick Parment

A l’heure même où le thème de l’immigration titille le président de la République, un nouveau carnage s’est produit à l’intérieur même de l’institution chargée de nous protéger. C’est le serpent qui se mord la queue. Mickaël Harpon, 45 ans, Martiniquais, est employé depuis treize ans – excusez du peu – à la très sensible Direction du renseignement de la Préfecture de police de Paris (DRPP). Un poste, on s’en doute, où l’on n’accède pas sans une enquête  approfondie sur votre vie privée, vos travers sexuels et autre équilibre psychologique. Sauf qu’en matière de religion on aborde les strates de l’irrationnel que tous les psycho machins de tous bords ne peuvent détecter. Sauf que le christianisme et ses corollaires n’appellent pas ses membres à la guerre sainte (c’était le cas il y a très longtemps du temps des Croisades) comme c’est le cas avec l’islam actuel et dont, malheureusement, nous en avons eu de trop nombreuses démonstrations ces dernières années et que résume le sinistre « Allahu Akbar » que hurlent tous ces cinglés. Que notre justice républicaine et bananière s’empresse de justifier au titre de troubles psychiatriques, schizo machin, etc !

Or, Mickaël Harpon s’est converti à l’islam il y a peu et fréquentait assidûment la mosquée de Gonesse où il se rendait, apprend on,  dans le costar du bon musulman. Puis, peinard, il gagnait le RER  pour se rendre à la DRPP.

Rien à voir avec l’immigration me direz-vous puisque ce mec est un Français de Martinique. On est bien d’accord. Sauf qu’en matière d’immigration, une très large majorité d’entre eux sont musulmans. Et que face à l’islam, nos politiques baissent leur froc depuis longtemps à l’image d’un Alain Juppé, vous savez « le meilleur d’entre nous », nommé au Conseil constitutionnel, qui a laissé construire une mosquée gigantesque à Bordeaux. Comme tant d’autres d’ailleurs, à Lyon, Marseille, Lille etc., sans parler des zones de non droit carrément aux mains des musulmans et des lois coraniques. De droite comme de gauche, tous ces mecs sont pris par la trouille d’une religion qu’ils ne connaissent pas – et pour cause -, le trop grand nombre d’immigrés musulmans sur leur territoire, la peur de troubles divers et variés et surtout de passer pour des ennemis des droits de l’homme et donc de contrarier les loges maçonniques qui gangrènent les conseils municipaux, départementaux et régionaux.

Dès lors, comment ne pas faire le lien entre islam et immigration. On aimerait bien que Macron nous précise les contours qu’il entend donner au mot immigration. 

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vendredi, 27 septembre 2019

Ce ramassis de médiocres… qui nous gouvernent

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Par Jarente de Senac

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France va connaître sous la houlette d’un Gouvernement provisoire de la République française (3 juin 1944 – 27 octobre 1944) la publication d’une série d’ordonnances permettant d’épurer la société française. 30 000 à 40 000 Français, selon l’historien Robert Aron, seront passés par les armes dans l’indifférence d’un certain De Gaulle et de son bras armé, le Parti communiste et ses tueurs (déjà !) La IVe République aura deux médiocres pour président, Vincent Auriol de 1947 à 1954 et René Coty de 1954 à 1959. Mais ces deux pantins ne gouverneront pas, ils veillent sur les institutions. Les vrais acteurs ce sont les présidents du Conseil qui vont se succéder au gré des majorités mouvantes de la chambre des députés.  Là où règne les trois grands partis : les faux-culs démocrates chrétiens du MRP, les socialistes de la SFIO, francs-macs pour la plupart d’entre eux, et les thuriféraires de Joseph Staline à savoir les membres du parti communiste.

Le bal des médiocres s’égrène de Robert Schuman à Henri Queuille, René Pleven, Edgar Faure, Antoine Pinay, Pierre Mendès-France, Guy Mollet pour finir avec Pierre Pflimlin. C’est alors que se produit le coup d’état gaulliste du 13 mai 1958 où De Gaulle se fait introniser président du Conseil avant de changer la constitution. Et d’inaugurer la Ve République. Dès lors, c’est bien le président qui gouverne et son premier ministre, le premier esclave de cette Ripouxblique d’un nouveau genre. Le seul et unique président à sortir du lot de cette médiocrité ambiante est Georges Pompidou qui avait une vraie et non pas certaine, idée de la France qu’il va industrialiser. Et ce, sans pourrir la vie des Français comme le feront ses successeurs.

Depuis 1945, la France comme toute l’Europe occidentale est inféodée à Washington et à ses choix géopolitiques catastrophiques (Corée, Vietnam, Afghanistan, Irak). De Mitterrand à Macron, tous courberont l’échine devant le grand Satan. Chirac comme les autres naviguera à vue étant donné que ses compétences se limitent à savoir organiser une campagne électorale et certainement pas à en gérer le succès. Résultat des courses, deux présidences ataraxiques !

De Chirac, il ne peut rien rester, car il n’a rien fait, rien entrepris. Il n’a fait que bouffer, baiser et tâter le cul des vaches. Il faut bien dire que le régime démocratique – qu’on espère en fin de course – ne génère que des médiocres ou des gens intelligents mal employés. Qu’est-ce qu’un député, un sénateur ? Rien. Si, à justifier ce régime où l’on nous serine que sans eux, il n’y aurait pas de démocratie. Mais les seuls à tenir la boutique, ce sont les maires et les élus locaux. Et une administration de plus en plus autonome qui pourrit chaque jour un peu plus la vie des Français. Platon a dit tout le mal qu’il fallait penser des démocraties. On ne doit pas perdre de vue que ce sont les rois de France qui ont fait ce pays quand nos démocraties s’acharnent, depuis 1870, à le défaire. Tirez-en les conclusions vous même.

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dimanche, 22 septembre 2019

Quand Macron parle d’immigration, on rigole !

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Le billet de Patrick Parment

Voici de nouveau le thème de l’immigration sur la sellette. Et c’est Emmanuel Macron qui monte en première ligne. Une ligne évidemment politique. Deux approches s’additionnent en matière d’immigration et dont seul Jean-Marie Le Pen a su faire la synthèse : le politique et le culturel.

La première est politique qui consiste à dénoncer le phénomène pour mieux l’enterrer. C’est cette calamité que fut Jacques Chirac qui a bien résumé la situation en refusant tout référendum sur le sujet, au motif, disait-il, et avec raison, « qu’on connaît la réponse ». Et pour cause, la majorité des Français y sont opposés et surtout n’en peuvent plus à l’heure où les migrants font la Une des « faits divers » pour des actes allant du simple vol à l’assassinat le plus froid. Raison pour laquelle Marine Le Pen a réitéré sa proposition de référendum.

Côté Macron, c’est une posture purement politique. Dans un paysage politique dévasté, avec un Mélenchon à la dérive, des Républicains sans idées et donc sans avenir, Marine Le Pen est, de facto, l’unique adversaire du Président. Nécessité pour lui, donc, d’aller sur son terrain afin de le déminer. Nicolas Sarkozy avait, en 2012, réussi à siphonner une partie de l’électorat frontiste. Malheureusement, comme on devait le constater par la suite, Sarkozy s’est révélé n’être qu’une grande gueule, incapable de passer à l’acte. Quant à Marine Le Pen elle a rapidement montré ses limites face à Macron.

Il n’empêche, l’élection de 2022 n’est pas jouée pour autant si l’on s’en tient aux embûches que connaît ce Président inféodé au système libéral : crise sociétale des Gilets jaunes, opposition marquée des syndicats à la réforme des retraites, crise de notre système de santé, malaise dans la police, justice débordée, sans parler d’une délinquance exponentielle que vivent très mal les Français et dont les migrants sont l’un des vecteurs majeurs. Et jusqu’à preuve du contraire la population des « gilets jaunes », autrement dit gauloise, est encore majoritaire dans ce pays. Ses réactions sont imprévisibles par les temps qui courent.

Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, qui sort pour une fois de son rôle de Bécassine francilienne a pointé du doigt les principales pommes de discorde (AME, regroupement familial, aides sociales, etc.)* Il y a fort à parier qu’Emmanuel Macron ne sera pas plus efficace que ses prédécesseurs. Il faudrait pour se faire s’en donner les moyens et inaugurer une politique répressive d’un côté, culturelle de l’autre. Mais Macron s’imagine qu’il peut mordre sur l’électorat frontiste et se faire réélire « finger in the nose ».

L’autre versant du problème migratoire est culturel. Nous avons souvent évoqué ici ce sujet. L’immigration, c’est d’abord une souffrance pour tout migrant qui sort de son environnement culturel traditionnel, qui conditionne son imaginaire, pour se retrouver soudain dans un monde dont il ne connaît pas les codes. C’est pour ignorer cet aspect essentiel que la gauche et sa cohorte de bobos sont des criminels.

Si la plupart émigrent pour des raisons économiques, l’immense majorité d’entre eux ira grossir les rangs d’un lumpenprolétariat dont se gave le système libéral et les jouisseurs du CAC 40. Les autres seront condamnés à une clandestinité qui les mènera tout droit aux divers trafics qui vont nourrir les chiffres de la délinquance. Par ailleurs, le laxisme et surtout la veulerie de la classe politique à baisser son froc face à l’islam a eu pour conséquences l’implantation de mosquées et de zones de non droit. Par ailleurs, la prégnance des juges droit de lhommiste qui désavouent trop souvent l’action des policiers, participe de ce climat délétère. Seuls quelques pays de l’Est, comme le groupe de Visegrad, ont pris conscience de cette dimension culturelle en affirmant d’abord leur identité. Paradoxalement le communisme les a protégé du déclin dans lequel s’enfoncent les démocraties d’Europe de l’Ouest qui virent de plus en plus à la ploutocratie.

On voit mal comment super Macron pourrait apporter des solutions, autres que musclées, à cette gangrène qui nous tue plus sûrement que le climat.

(*) Interview de Valérie Pecresse 

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samedi, 21 septembre 2019

Climat, de quoi parle-t-on ?

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Le billet de Patrick Parment

Quand on évoque le climat, on entend généralement par là cet incontournable réchauffement climatique qui échauffe tous les esprits et fournit aux médias d’excellents sujets. Ce qui permet à tous les professeurs Tournesol de la terre de nous abreuver de leurs prédictions des plus noires aux plus riantes. A la bliblique fin du monde s’est substituée celle du climat sur l’air de « on va tous griller ».

Comme l’exprime très justement Benoît Rittaud, un de nos brillants mathématiciens – il n’y a pas que Villani dans la vie -, il faut raison garder.

« Même si on ne les entend guère, beaucoup de gens pondérés et compétents ont parfaitement compris que l’alarmisme climatique actuel résulte pour une large part d’une ferveur déraisonnable. La science est encore bien trop balbutiante pour prétendre faire des prévisions assurées sur les climats terrestres dans 50 ou 100 ans ; malgré cela, il n’y en a toujours que pour le réductionnisme climatique, qui croit pouvoir présenter le gaz carbonique comme facteur dominant, voire unique, dans l’évolution du climat. Le conformisme académique et médiatique du “carbocentrisme”... rend difficile la discussion, toute contestation étant immédiatement assimilée à une pensée déviante, à un déni, à un égoïsme. »

Evidemment la question posée subséquemment est : quelle est la part des activités humaines dans ce fameux réchauffement ? Notamment en matière industrielle et plus encore, peut-être, dans la destruction de nos écosystèmes. On pense à la forêt amazonienne, ravagée cet été, et plus sûrement encore aux forêts africaines. Sauf que ce phénomène n’est pas nouveau qui se reproduit chaque année à la même époque. Passons.

Il ne faut pas perdre de vue que la terre, notre bonne vieille terre, malgré tous ces aléas n’en continuera pas moins de tourner et que tout cela ne l’affecte en rien. Il ne lui faudra que quelques centaines d’années pour effacer toute trace de l’homme. Au final, c’est toujours la nature qui reprend ses droits et la terre de tourner jusqu’à ce que notre Soleil la grille définitivement. C’est pas pour demain, rassurez-vous.

Le problème qui nous concerne, c’est moins le réchauffement que l’exploitation des ressources naturelles et notamment celles dites non-renouvelable qui nous procurent l’énergie dont nous avons besoin pour maîtriser notre environnement. Au cours des siècles, l’homme n’a eu de cesse que d’améliorer ses outils de domination sur la nature afin de rendre son environnement de plus en plus confortable. Avec l’avènement de l’ère industrielle, ce sont la maîtrise des énergies non renouvelables – pétrole, gaz, charbon, urnanium – qui nous ont permis de façonner l’univers dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Revers de la médaille, en l’espace d’un siècle, l’exploitation de ces ressources a été multipliée par 1000, si ce n’est plus. Et la démographie a suivi une progression quasi exponentielle. La modernité (en fait l’ère industrielle) qui était l’apanage des Européens puis de ce que l’on a appelé l’Occident, s’est désormais étendue à l’Asie du Sud-Est, la Chine et dans une certaine mesure l’Inde. Quant à l‘Afrique, qui dispose de nombreuses ressources, faute de maîtriser son destin, elle subit la dure loi d’airain d’un capitalisme financier sans foi ni loi. Dont elle ne tire que de maigres profits quand sa démographie explose.

Tout cela pour dire que s’il faut en effet s’adapter à un réchauffement climatique sur lequel nous n’avons que peu de prise – on ne maîtrise pas le climat -, il est nettement plus urgent de réguler nos besoins en matière d’énergies renouvelables et donc d’en finir avec un capitalisme financier qui nous mène à la ruine. Et là, le réchauffement climatique n’y est pour rien.

 

 

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mercredi, 11 septembre 2019

Un foot français haut en couleur

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Par Patrick Parment

Le journaliste sportif, spécialiste de football, Pierre Ménès, n’a pas la langue dans sa poche. Et son sang n’a fait qu’un tour à la lecture du Corriere dello Sport aux propos tenus par l’ancien joueur de foot, guadeloupéen de son état, Lilian Thuram : « Quand on parle du racisme, il faut avoir conscience que ce n’est pas le monde du football qui est raciste, mais qu’il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche. Les Blancs ont décidé qu’ils étaient supérieurs aux noirs et qu’avec eux ils peuvent tout se permettre ». Il faut dire que Lilian Thuram a fait de la dénonciation du soi-disant racisme son fond de commerce. Ce qui amène ce sinistre personnage à exiger des espèces sonnantes et trébuchantes pour nombre de ses déplacements soi-disant « humanitaires ». Passons.

Interrogé, Pierre Ménès n’a pas tardé à répondre : «  Ce qui me gêne toujours dans le discours de Thuram, c’est qu’il ne parle que du racisme contre les noirs. Je n'ai pas envie de parler de ça avec lui... Parce que moi, je vais lui dire ce que je vais vous dire, le vrai problème, en France, dans le foot en tout cas, c'est le racisme anti-blanc. J’invite les gens à prendre leur voiture et aller faire le tour des matchs en région parisienne le week-end. Allez voir ces matchs-là et comptez les blancs sur le terrain, en général, il y a le gardien de but et l’arrière droit », a-t-il affirmé.

Le terrorisme du politiquement correct dans le milieu médiatique - notamment télévisuel où Ménès officie - est tel qu’il a été obligé de rétropédaler, au risque, vraisemblablement, de se voir privé d’antenne. « On m’a mal compris », a twitté au final Ménès.

Il en pense quoi Didier Deschamps – payé 3,45 millions d’euros par an -,  de son équipe de France où les Blancs sont minoritaires ? On s’est amusé à regarder à la loupe cette fameuse équipe de France et l’on s’est aperçu que l’on a plus vite fait de compter les Blancs que les Noirs. Sur 42 joueurs sélectionnés, il y a en tout et pour tout 10 joueurs Blancs ! Cherchez l’erreur. Ce qui n’a pas échappé non plus au philosophe Alain Finkielkraut, de l’Académie française, qui, dans le journal israélien Haaretz se lâchait : « Les gens disent que l’équipe nationale française est admirée par tous parce qu’elle est black-blanc-beurre. En réalité, l’équipe nationale est aujourd’hui black-black-black, ce qui en fait la risée de toute l’Europe. »

Par ailleurs, vu tout le pognon que draine ce sport de débiles, qu’on ne vienne pas nous dire que les candidats « bien de chez nous » viennent à manquer. Tout semble donc bien donner raison à Pierre Ménès dont la punition, au final, est de continuer à commenter ce sport où le fric et le nègre sont rois !

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lundi, 02 septembre 2019

Une mort qu’on se refuse de traiter d’ordinaire

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Le billet de Patrick Parment

Samedi 31 août à Villeurbanne, un immigré afghan, demandeur d’asile d’une trentaine d’années, a attaqué au couteau des passants à la gare routière Laurent Bonnebay. Bilan, un mort et huit blessés. Le mort est un jeune homme de 19 ans qui vivait à Bonvillard, un village de Savoie au-dessus d’Alberville. Il se rendait au festival de musique Woodstower à Mirivel-Jonage  dans la région de Lyon. Timothy, de son prénom, était un brave Gaulois bien de chez nous qui avait faire l’école hôtelière de Challes-les-Eaux près de Chambéry où il avait obtenu un CAP de pâtisserie. Et il bossait dur chez un traiteur.

Quant à l’agresseur, on apprend qu’il avait faire un premier séjour en France en 2009 où il était revenu en 2016. Il logeait à Vaulx-en-Velin dans un centre d’hébergement pour réfugiés. L’homme n’avait aucun antécédent psychiatrique.

Et voilà, on nous refait le coup des experts qui déclarent que l’assassin est dans un état « psychotique envahissant avec des délires paranoïdes à thématique multiple dont celle du mysticisme et de la religion ». Si ça se trouve, les Bonnot et autre Mesrine étaient eux aussi des psychotiques ! On leur a coupé la tête !

Une fois de plus, préfet en tête, on vient nous enfumer avec les expertises à la mords-moi-le-nœud concernant tous ces immigrés qui ne sont autres que des assassins, nombre d’entre eux d’ailleurs justifiant leur geste au nom d’une religion qu’on nous vend pacifique.  Ce qui n’est nullement pacifique, c’est bien la différence culturelle et l’incompatibilité d’une cohabitation entre christianisme et islam au nom d’une laïcité que ce dernier ne reconnaît pas.  Par-delà le déracinement, ces immigrés vivent un choc culturel permanent et refusent les lois du pays qui les accueille. En France, il y a trop de zones de non-droit, c’est-à-dire là où le droit français ne s’applique pas. Que fait le gouvernement (et tous les précédents) ? Rien. Le problème de l’immigration ce n’est pas seulement le déracinement.  C’est aussi le refus de comprendre et d’accepter les mœurs et la culture du pays d’accueil. Laisser libre cours à l’immigration c’est mettre en danger la population française. La preuve nous en est fournie chaque jour à la lecture de la presse qui se garde bien d’évoquer, le plus souvent, la nationalité réelle des criminels.

Il est tout aussi criminel de laisser ces sicaires d’ONG porter secours à ces populations dont l’avenir s’inscrit d’ores et déjà dans ce lumpenprolétariat qui ne profite qu’au Système. Va-t-on tolérer longtemps à ce que nos enfants se fassent homicider par toute cette misère du monde qui déferle sur l’Europe ?

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mardi, 27 août 2019

Macron, le G7 et les écolos

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Le billet de Patrick Parment

On ne peut nier qu’Emmanuel Macron a réussi « son » G7. Un G7 qui s’est joué à plusieurs niveaux. Sur le fond, il s’agissait rien moins que de contrer les influences planétaires chinoises dans les domaines tant politique qu’économique et de réaffirmer la primauté de l’Occident et de son modèle économique, le libre-échangisme. Pour cette raison majeure, Donald Trump n’avait aucune raison de saboter ce G7 comme il est coutumier dans ce genre de raout. Emmanuel Macron avait préparé le terrain lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Brégançon, afin de ramener le tsar russe dans le giron occidental. Car, suite aux différents embargos qui touchent son pays, Poutine avait enclenché une série d’entretiens avec Pékin. Autre preuve, la présence du premier ministre indien Narendra Modi, plutôt proche des Russes, et qui incarne la résistance aux visées chinoises en Asie.

Tout était donc réuni pour satisfaire un Donal Trump, symbole d’un monde régi par le libre-échange et dont l’Amérique est de fer de lance. Macron, ayant fait preuve de sa vassalité, Donald Trump pouvait repartir satisfait de ce G7.

D’autant que Trump se fout complètement de la querelle déclenchée par Macron à l’encontre du président brésilien, Jair Bolsonaro. Cette vindicte subite est destinée à la politique intérieure française et à la montée, réelle ou fictive (?), des écolos en vue des prochaines élections municipales. Car Macron veut également phagocyter cet électorat qui manque à son palmarès.

Rappelons les faits. Macron a violemment mis en cause la politique du président Jair Bolsonaro, au sujet des feux de la forêt amazonienne. Bref, Macron s’en prend, au-delà cette forêt qui serait l’un des grands poumons de la planète, au leader populiste, limite facho, aux yeux de notre président. Macron se pose ainsi en défenseur de la démocratie et mieux encore, de la planète. Il va même jusqu’à déclarer vouloir abandonner les accords passés entre l’Europe et le Mercosur – ce qui, entre nous soit dit, serait une excellente chose.

Sauf que ce que vise Macron, c’est bel et bien l’électorat écolo. Car sur le fond, l’affaire amazonienne est marginale. Le vrai poumon de la planète ce sont les océans et non cette forêt qui n’entre dans le processus qu’à hauteur de 5%. D’autre part, les feux les plus importants ne sont pas en Amérique latine mais en Afrique. Enfin, le Brésil n’est pas le seul concerné puisque la forêt amazonienne concerne tout autant les pays limitrophes du Brésil. Jair Bolsonaro n’a pas tort quand il dit que « l’Amazonie sera sauvée par les Brésiliens et non par la rhétorique hystérique et mensongère des médias aux ordres, des bureaucrates transnationaux et des ONG ».

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samedi, 17 août 2019

Les enjeux du siècle à l’heure de Coca Cola

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Le billet de Patrick Parment

Philippe Muray a raison de dire dans l’Empire du Bien que « l’avenir de cette société est de ne pouvoir rien engendrer que des opposants ou bien des muets ». Au risque de vous étonner, ce propos trouve un écho chez l’actrice Fanny Ardant qui, interrogée par le Figaro (17/8), déclare : « Aujourd’hui, l’Europe a un encéphalogramme plat. Il y a quelque chose qui nous tue lentement, quelque chose d’opaque et d’étouffant, mais on ne sait pas quoi. Le monde a peut-être encore des choses à nous dire, mais plus l’Europe. On a fait une Europe de l’argent, rien d’autre, et c’est la fin des engagements et des utopies. Franchement, je préfère un fasciste ou un communiste qui s’affrontent et vous obligent à choisir votre camp, à décider à quel parti vous voulez appartenir, pour quoi vous battre, contre quel ennemi. Ce siècle ne m’intéresse pas. »

Et nous en avons chaque jour la démonstration. Il ne date pas d’aujourd’hui que l’économie a pris le pas sur le politique. C’en est devenu d’ailleurs l’essence même de nos démocraties et ce dès la naissance de la IIIème République. A ce sujet, force est de reconnaître toute la justesse de la critique maurrassienne. Mais, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le politique disposait encore d’un espace. Ce n’est plus le cas dès 1945 – malgré le sursaut gaulliste – et surtout l’effondrement du communisme en 1989, où le politique s’est totalement effacé car l’Europe n’a jamais su jouer la carte de la puissance qu’elle était – et est toujours -  l’unique chemin possible pour renouer avec son destin.

La meilleure illustration de cet effacement est l’élection d’Emmanuel Macron, candidat entièrement fabriqué par le système, c’est-à-dire les puissances d’argent. Car l’effondrement des partis politiques, lui, n’est pas dû, paradoxalement, à l’argent mais bien à l’absence de promesses non tenues. De Giscard à Hollande, nos politiques ont manqué de courage pour moderniser la société française et surtout mettre un frein à une immigration dont les Français n’ont jamais voulu. La meilleure preuve en est cet imbécile de Chirac qui s’est toujours refusé à un référendum sur le sujet, au motif, disait-il, « qu’on connaît la réponse ». La liste des erreurs de nos politiques dans tous les domaines, social mais plus encore industriel, ont fini par lasser les Français et renforcer leur volonté de se débarrasser de tous ces guignols.  D’où Macron, qui n’est jamais que le gestionnaire des emmerdements naturels qui touchent tout gouvernement, aux ordres de cette finance qui l’a placé sur le trône.

Dès lors, comme le dit Philippe Muray, des opposants ou des muets ! Et les opposants n’ont pas tardé à se manifester. Ce sont d’abord les Gilets jaunes, symbole d’une France divisée en trois, c’est-à-dire entre les bénéficiaires du système capitalisme – les mondialistes -, les oubliés du système, c’est-à-dire la grande majorité de la population française et les immigrés. Trois France qui s’ignorent.

A ces opposants-là sont venus s’ajouter tous ces mouvements écolos qui, au prétexte du réchauffement climatique, remettent en cause le capitalisme et ses modes de production. A ce courant écolo répond comme en écho, le courant populiste dont le fondement n’est pas l’écologie – quoique – mais bel et bien le système capitaliste qui éradique l’identité des peuples, leurs mœurs et leurs cultures.

La question qui se pose est la suivante : combien de temps le système va-t-il encore tenir à l’heure même où l’on ne raisonne plus en termes d’identité géographique mais d’espace : la Chine, l’Inde, la Russie, l’Europe et les Amériques. Avec en arrière-plan l’opposition entre puissance continentale et puissance maritime. Tels semble être les nouveaux enjeux du siècle, sans que nous puissions, en l’état actuel, apporter de réponses.

http://synthese-editions.com/home/174-13e-journee-de-synthese-nationale.html

07:24 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook