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lundi, 04 avril 2022

Sondages : méfiance, prudence… L’élection ne sera vraiment jouée qu’aux soirs des 10 et 24 avril !

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Didier Lecerf

« La statistique est une personne complaisante qui ne refuse rien de ce qu’on lui demande habilement. »

Édouard Herriot.

Depuis des semaines, le landerneau politico-médiatique s’emploie avec constance à imposer une répétition du second tour de 2017 aux 80% de Français qui, pourtant, déclaraient en février 2021 ne pas en vouloir… Son intérêt est évident : Macron face à Le Pen, à la fin, c’est Macron qui gagne… Seulement, voilà : « A grand renfort d’ordinateurs, de paramètres et d’échantillons, les experts rendent leur verdict, faisait remarquer, il y a une cinquantaine d’années, le rédacteur en chef politique du Monde, Pierre Viansson-Ponté. Mais il reste encore, il reste toujours, (…) dans leur merveilleuse machinerie, un petit grain de sable qui peut tout bloquer. Ce grain de sable, c’est l’homme ». Voici donc, à six jours du premier tour de l’élection majeure de notre vie politique, quelques rappels, remarques et vérités indispensables, pour ne pas être les dupes du système…

La démocratie, c’est le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. Pas celui des instituts de sondage, par les sondages, pour le pouvoir en place. Le peuple exerce son pouvoir par le vote, dans l’isoloir. Pas par l’intention de vote, sollicitée et donnée sur Internet. Ou alors, décrétons, comme le suggérait jadis Le Canard enchaîné, que « le suffrage universel est supprimé, (…) remplacé par le sondage à la commande» et que « les deux chambres du Parlement sont l’IFOP et la SOFRES »…

Depuis 2017, les instituts de sondage surestiment systématiquement le vote en faveur de Marine Le Pen et de son parti : pour le premier tour de la présidentielle de 2017, 26% annoncés et 21% obtenus ; pour le second tour, 41% annoncés, 33% obtenus ; pour les législatives de 2017, 22% annoncés en moyenne nationale, 13% obtenus ; et pour les régionales de 2021, 25% annoncés en moyenne nationale et 18% obtenus…

Actuellement, 48,7 millions de Français sont inscrits sur les listes électorales, soit 1,2 million de plus qu’en 2017. Selon les sondages, 37% d’entre eux ne sont pas encore sûrs d’aller voter, ce qui représente 18 millions de citoyens. Or, au premier tour de 2017, 22% des électeurs inscrits (10,5 millions) se sont abstenus… Si, dimanche prochain, le taux d’abstention est le même (et tout laisse à penser que ce sera le cas), 7,3 millions de ces 18 millions d’hésitants auront fini par voter… Un beau réservoir de voix pour ceux des candidats qui réussiront à les convaincre (et Éric Zemmour a tout pour être l’un des grands bénéficiaires)…

Éric Zemmour, justement. Voici ce qu’il a rappelé une nouvelle fois, le lundi 4 avril, sur France info : « Les sondages mentent parce qu’ils sont perdus. Ils ne peuvent pas nous dire d’un côté (et tous les sondeurs eux-mêmes me le disent), Marine le Pen sera à 20%, et de l’autre, il y aura 30% d’abstention. Il peut y avoir l’un ou l’autre, mais il ne peut pas y avoir les deux ensemble… Donc, les sondages sont faux.»

Si, malgré tout, on part de l’hypothèse que les sondages actuels ne se trompent pas, on obtient, à partir de leurs estimations, des résultats pour le moins curieux… A titre d’exemple, prenons la dernière enquête Elabe, du 1er avril dernier, pour BFMTV. En partant du principe que le taux d’abstention et les votes blancs ou nuls seront les mêmes qu’en 2017 (22% des inscrits, soit 10,7 millions, et 2,55% des votants, soit 0,97 million), on obtient, pour le premier tour 2022, 37,03 millions de suffrages exprimés. Les 22% de Marine Le Pen (MLP) représentent donc 8,14 millions de voix (0,46 million de plus qu’en 2017). Les 9,5% d’Éric Zemmour, 3,52 millions. Les 8,5% de Valérie Pécresse, 3,14 millions. Et les 2,5% de Nicolas Dupont-Aignan (NDA) et de Jean Lassalle, 0,92 million pour chacun. Soit un total Droite de 16,64 millions de voix, c’est-à-dire… 710 000 de moins qu’au premier tour de 2017 !!!

Les 28,5% d’Emmanuel Macron représentent 10,39 millions de voix, soit 1,74 million de plus qu’au premier tour de 2017 !!! Les 20% de Jean-Luc Mélenchon-Anne Hidalgo-Fabien Roussel, 7,27 millions, soit 2 millions de moins que Mélenchon-Hamon en 2017 ! Et les 2% de Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, 0,72 million, soit 0,1 million de plus que leur total d’il y a cinq ans… Avec, à l’arrivée, un total Gauche de 18,38 millions de voix - 1,74 million de plus que le total Droite (?) -, c’est-à-dire le même, à peu près, que pour le premier tour de 2017 (18,63 millions de voix)…

Récapitulons : d’après ce sondage Elabe pour BFMTV (et les autres, qui lui ressemblent), entre 2017 et 2020, Pécresse perdrait 4,07 millions de voix par rapport à Fillon, et NDA 0,77 million, soit une perte totale de 4,84 millions ; MLP en gagnerait 0,46 million et Lassalle doublerait son score (de 0,43 million à 0,92 million), soit un gain total de 0,95 million. Or, la différence entre les deux (3,89 millions), représentent 0,37 million de moins que le score attribué à Zemmour (3,52 millions) … Ce qui signifie qu’après cinq ans de présidence Macron, la gauche obtiendrait toujours plus de voix que la droite, et le grand bénéficiaire des transferts de voix serait Macron lui-même… Curieux, n’est-il pas ? On verra, on verra…

Quoi qu’il en soit, il n’y a qu’une seule certitude à avoir : rien n’est joué ! Pour finir, le mieux est encore de laisser la parole à celui qui restera comme le seul vrai phénomène de cette campagne, Éric Zemmour : « Je veux dire aux électeurs de madame Pécresse, les électeurs de LR, madame Pécresse a déjà préparé son ralliement à Emmanuel Macron à 20h02… C’est déjà dans les tuyaux, tout le monde le sait à LR. Ce que je dis aux électeurs de LR, c’est : ne vous laissez pas voler votre élection. Je suis le candidat de la droite. Et je dis une dernière chose : avec moi, il y aura une véritable recomposition politique. C’est-à-dire que, si Marine Le Pen est au second tour, rien ne bougera. Aucun LR n’appellera à voter pour elle. En revanche, si je suis au second tour, Éric Ciotti, François-Xavier Bellamy et bien d’autres – éventuellement madame Morano, etc. -, appelleront à voter pour moi. Il y aura donc une recomposition politique et on pourra enfin se débarrasser du cordon sanitaire qui sépare artificiellement les électorats du RN et de la droite LR. Nous ferons la réconciliation de ces électorats. Seul mon vote permet cela».

Tout est dit. Le vote utile, ce n’est pas le vote en faveur de Marine Le Pen et de sa petite entreprise familiale (comment, d’ailleurs, pourrait-elle prétendre rassembler les Français quand elle a tant fait, à coup d’anathèmes et d’exclusions, pour diviser son propre camp ?). Le vote Marine, c’est celui de la continuité pour les tenants du système et de l’impasse pour le camp national. Seul le vote Zemmour est le vote utile. Utile à la France et aux Français. Que chacun, en conscience, prenne ses responsabilités et fasse le bon choix. Pour notre part, c’est ce que nous avons fait il y a plusieurs mois : plus que jamais, Zemmour président !

22:06 Publié dans Didier Lecerf | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 08 décembre 2021

Du marxisme-léninisme faisons table rase !

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Didier Lecerf


« L’islamo-gauchisme, une tentative désespérée de marxisme décomposé, pourrissant, en état de mort clinique, pour se hisser hors des poubelles de l’histoire, en s’accrochant aux forces montantes de l’islam »


Michel Houellebecq


La gauche française est biberonnée au marxisme-léninisme et squattée par une ribambelle d’ex-trotskistes, adorateurs plus ou moins repentis - mais jamais honteux - des idoles aux mains rouges. Elle a besoin d’un épouvantail « fasciste » qu’elle peut agiter à sa guise. Pour masquer ses divisions ou tenter de les surmonter. Pour tétaniser, neutraliser et diviser la droite dite « républicaine » (terme fortement connoté sous-entendant l’existence d’une autre droite qui, elle, ne le serait pas, suivez mon regard). Pour créer les conditions de la formation d’un « front républicain ». Pour, enfin, marquer du sceau de l’infamie tous les « pelés », les « galeux » qu’elle veut discréditer, disqualifier, frapper d’indignité nationale, vouer à la mort professionnelle et sociale, voire, à l’imitation du Raoul Volfoni des Tontons flingueurs, « éparpiller façon puzzle, disperser, ventiler »...

Ce petit manège, pas très catholique mais proprement stalinien, dure depuis les années 1930. Il a un nom, l’agit-prop, qui consiste, par la répétition, à n’inculquer qu’une idée ou qu’un petit nombre d’idées à un maximum de personnes (dixit Lénine).

Du Front populaire aux plus récents accords électoraux roses-verts-rouges, en passant par l’Union des forces démocratiques de 1958, l’Union de la gauche autour du Programme commun de gouvernement de 1972 ou encore la Gauche plurielle de 1996-1997, sans oublier les multiples ententes d’arrière-cuisines locales, l’un des ressorts du « rassemblement populaire » a été ou est, toujours, un responsable, un mouvement politiques, voire les deux à la fois, présentés comme une menace pour la République et les libertés.

François de La Rocque (le « comte fasciste » selon le Populaire, journal de la SFIO), les Croix de feu puis le PSF et, au-delà, les ligues des années 1930 furent les premiers.

Mais Charles De Gaulle (dans une certaine mesure) et le RPF, Pierre Poujade et l’UDCA, les partisans de l’Algérie française, Jean-Louis Tixier-Vignancour, Jacques Chirac et le RPR, Nicolas Sarkozy, le Front national et son succédané, le RN, Jean-Marie Le Pen puis sa fille Marine ou encore, aujourd’hui, Éric Zemmour et le flot grandissant de ses partisans, tous, tour à tour, jouèrent ou jouent ce rôle…

« Fasciste ! » L’accusation, nette, définitive, est censée tomber comme un couperet sur toute tête mal-pensante qui dépasse de la masse moutonnière sur laquelle veille jalousement les chiens de garde de la pensée conforme. Elle vise à « gémoniser » les déviants qui osent s’aventurer hors des sentiers balisés par les nouvelles ligues de (petite) vertu cathodiques, les culs bénis de la religion déconstructiviste, les apprentis sorciers du « toujours plus » progressiste (qui, au passage, oublient, un peu facilement, que la révolution finit toujours par dévorer ses propres enfants).

On connaît la suite du couplet. D’abord dans sa version germanopratine, sorbonnarde et science-porisée : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! ». Ensuite dans sa version plus abrupte, « black broque » et punks à chiens, : « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos »…

« Ah ! qu’en termes galants ces choses-là sont mises ».

Depuis près de cent ans, la gauche française se veut l’arbitre des élégances, la grande dispensatrice des bons et des mauvais points, la sourcilleuse vigie guettant le moindre sursaut du ventre, peut-être encore fécond, de la bête immonde. Elle persiste à se prétendre le bien, l’espérance, le progrès et l’avenir. Mais elle n’est plus que le cerbère du nouvel ordre moral, qu’un miroir aux alouettes, qu’une vaste escroquerie politique… Et qu’une coquille vide : cela fait longtemps, en effet, que les classes populaires l’ont abandonnée au profit de la droite nationale ou de l’abstention…

N’attirant plus que des fonctionnaires idéologisés et des CSP plus déracinés (les « mutins de Panurge », les « spécialistes libertaires des expéditions plumitives sans risques »  de Philippe Muray), la voici fille de joie flétrie, réduite au tapinage islamo-gauchiste et racialiste, dans l’espoir de s’attirer les faveurs des banlieues auto-ghettoïsées.

L’ennui, pour elle, c’est que les Français sont de plus en plus nombreux à s’en rendre compte. Entre Mélenchon, Jadot-Rousseau, Hidalgo ou Zemmour, beaucoup ont déjà choisi…

A nous d’amplifier le mouvement ! En particulier en appelant un chat un chat : ceux d’en face qui crient au « fascisme », au « racisme », au « pétainisme »… ne sont pas eux-mêmes des « fascistes ». Ce sont des femmes et des hommes imprégnés de marxisme-léninisme qui pratiquent encore et toujours l’agit-prop. Derrière les insoumis, les écolos politiques, les néo-féministes, SOS racisme ou les black-blocs ; derrière l’islamo-gauchisme, le wokisme, la cancel culture, le déconstructivisme, c’est toujours le même adversaire, les mêmes idées, la même dialectique. C’est toujours la même volonté de faire du passé table rase et d’imposer un « homme nouveau ». C’est toujours la même pulsion destructrice et totalitaire, c’est toujours la même m… : celle dénoncée, il y a plus de soixante-dix ans, par George Orwell dans 1984

20:22 Publié dans Didier Lecerf | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |