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jeudi, 16 juillet 2026

Le 18 juillet 1936 recommença la guerre civile espagnole

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Michel Festivi

Je tiens de mon ami Pío Moa, le grand historien espagnol qui a complètement revisité cette période, grâce essentiellement à des documents de premières mains, venant du PSOE, cet article sur les causes de la reprise des combats fratricides, le 18 juillet 1936. Pío Moa tient un blog d’une rare qualité historique et documentaire : Más españa y más democracia, très facilement accessible. Ceux qui lisent l’Espagnol peuvent le consulter.

A) Les 17 et 18 juillet 1936, ne commença pas la guerre civile. Elle se réactiva. Son point de départ fut l’insurrection du PSOE, des gauches espagnoles, des séparatistes catalans, des anarchistes en octobre 1934. Ce fut selon Pío Moa « la première bataille de la guerre civile ». Dans tous ses ouvrages Pío Moa le démontre implacablement, et plusieurs historiens depuis lors, reprennent cette analyse (1). Le républicain Salvador de Madariaga, qui fut député, diplomate et ministre républicain écrira en exil : « le soulèvement de 1934 fut impardonnable... Avec la révolte de 1934, la gauche espagnole perdait jusqu’à l’ombre d’une autorité morale, pour condamner le soulèvement de 1936 ».

B) L’insurrection qui a sauvé l’Espagne du communisme, et qui la sauvera entre 1940 et 1945 du nazisme, aurait dû échouer, mais heureusement, il n’en fut pas ainsi. Les gauches avaient orchestré, grâce à la IIIe internationale et à ses relais, une propagande massive pour « sauver la république », alors qu’en réalité, les archives moscovites prouveront que le but était de faire de l’Espagne une colonie soviétique, un premier essai de « démocratie populaire», comme l’avait prédit l’un des chefs du POUM Julían Gorkin. Un ouvrage qui vient d’être juste publié en Espagne le démontre (2). Un communiste espagnol, Fernando Claudín écrira, bien plus tard : « les services secrets staliniens, agirent en Espagne comme ils auraient pu le faire dans la République populaire de Mongolie ».

C) Si octobre 1934 fut le premier coup d’État des gauches espagnoles, le second furent les fraudes, manipulations, violences, lors des élections de février 1936, qui amenèrent les partis du Front populaire au pouvoir. Ces violences et fraudes ont été aujourd’hui totalement démontrées et attestées (3), et de nombreux historiens comme Stanley Payne les avalisent. Ces fraudes ont amené à la destitution illégale du président de la république, Alcalá-Zamora, le 7 avril 1936.

D) Ce double coup d’État n’a été rendu possible que grâce aux inconséquences et aux incompétences des hommes politiques républicains modérés, qui ont cru pouvoir s’allier avec les pires extrémistes, pour s’en repentir ensuite, tel Manuel Azaña. Une situation qui se retrouve, peu ou prou, dans bien des circonstances, dans de nombreux pays, en France comme en Espagne et ailleurs, hier et aujourd’hui.

E) Le Front populaire fut une alliance, comme le décrit Pío Moa, entre partis soviétisant et séparatistes, nullement démocratiques bien au contraire, les anarchistes de la CNT et la FAI, très puissants alors, contribuèrent fortement aussi aux crimes, incendies et destructions. Le PSOE, le plus grand parti politique de masse, était totalement bolchévisé depuis 1933, sous la houlette de son chef, Largo Caballero dit « le Lénine espagnol ». D’ailleurs au printemps 1936, les jeunesses socialistes et communistes fusionneront dans la JSU, comme les syndicats socialistes et communistes, l’UGT et la CGTU. Les partis socialistes et communistes catalans aussi dans le PSUC. Le PSOE et le PCE devaient se fondre dans un parti unique du prolétariat, sans l’arrivée de la guerre civile, les archives du Kominterm démontrent que cette politique était téléguidée par Moscou, ses agents et ses financements, sous la direction de Georgi Dimitrov, le secrétaire général du Kominterm, qui mettra en place la politique dite des Fronts populaires. (4)

F) Si le front populaire espagnol perdit la guerre civile, la cause en fut essentiellement les discordes majeures entre les communistes qui entendaient militariser les troupes et cacher la révolution, alors que les anarchistes et les antistaliniens voulaient supprimer la discipline, les grades, les ordres et qu’ils proclamaient la fin d’un système libéral au grand jour. Ces deux fractions se firent la guerre en mai 1937, puis encore en mars 1939. Le camp national avait fait son unité, en octobre 1936, sous la houlette du général Franco, qui devint généralissime des armées nationale et chef de l’État à Burgos. (5)

G) Staline entendait mettre définitivement le pied en Espagne ou dans une partie de l’Espagne, et pour cela, faire croire aux Français et aux Anglais, grâce aux Brigades internationales, qu’il luttait pour défendre une « république démocratique », summum de la propagande soviétique. Il avait aussi pour but d’éloigner tout conflit des frontières de l’URSS, en faisant s’affronter sur le sol espagnol, Allemands, Italiens et « républicains », par le biais des brigadistes internationaux (60.000 environ), et par les armes, avions, tanks, matériels et approvisionnements divers qu’il fournissait aux forces de gauche qu’il choisissait, grâce à l’or de la Banque d’Espagne, qui était arrivée à Odessa, dans la plus grande discrétion, en octobre 1936, et qui en fit le maître de la zone révolutionnaire. Ce fut pour l’URSS une très bonne affaire, s’accaparer l’or de l’Espagne, et envoyer comme soldats la plupart des communistes du monde entier, sauf des Russes, qui étaient essentiellement des conseillers techniques, « des diplomates », des policiers, des agents de propagande. Avec l’argent espagnol Staline se battait en Espagne, par procuration.

H) Enfin de très nombreux républicains de la première heure durent s’exiler dès l’automne 1936, pour ne pas être assassinés par les hordes miliciennes, comme le docteur et député Gregorio Marañón, la députée Clara Campoamor, l’ex ministre de l’Intérieur Miguel Maura, le rédacteur en chef de la Vanguardia de Barcelona, Augustí Calvet dit Gaziel, le député et philosophe, José Ortega y Gasset, les écrivains comme Azorín et Rámon Pérez de Ayala, et des milliers d’autres. Clara Campoamor et le docteur Marañón ont attesté, qu’il y avait eu à Madrid près de 36.000 exécutions entre février et septembre 1936, et que près de 40.000 intellectuels, hommes de sciences durent fuir dès l’automne 1936. Les premiers qui furent passés par les armes des révolutionnaires, furent bien souvent d’ardents républicains qui eurent des fonctions imminentes, mais qui s’étaient opposés au Front populaire, comme Melquiades Álvarez, Manuel Rico Avello, Ramón Álvarez ou Rafael Salazar Alonso.

C’est ainsi, que la militante républicaine et députée aux Cortès constituantes (1931-1933), Clara Campoamor a pu écrire, après son exil, à une amie, la médecin Paulina Luisi : « Je souhaite ardemment le triomphe de Franco sur les forces gouvernementales, pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ! ». (6) 

Notes

(1) Pío Moa, Les mythes de la guerre d’Espagne, L’artilleur, 2022

(2) Gustavo Martín Asensio, Marea Roja, La estrategia soviética en la España de la Segunda República, Espasa, 2026

(3) Manuel Álvarez Tardio y Roberto Villa García, 1936 : Fraude y violencia en las elecciones del frente popular, Espasa, 2017

(4) Michel Festivi, Les griffes de Staline sur la république espagnole, 19326-1939, préface de Pío Moa, Dualpha, 2025

(5) Michel Festivi, Francisco Franco, un caudillo pour l’Espagne, Bio-collection, Déterna et Synthèse nationale, 2025

(6) Letra de Mujer, prológo de Beatriz Ledesma, Espuela de Plata, 2026

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RAPPEL : Samedi 25 juillet, à Saint-Lô (50), hommage aux martyrs du bombardement

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Un communiqué des Nationalistes :
 
Après l'hommage aux martyrs de Bruz, c'est à Coutances que la section Ille-et-Vilaine Nationaliste a rendu hommage aux victimes des bombardements terroristes alliés.
 
Notre ami Vincent Reynouard a réalisé un excellent compte rendu vidéo sur l'hommage à Coutances, et nous le remercions pour ce travail admirable.
 
Aussi, Ille-et-Vilaine Nationaliste vous donne rendez-vous le 25 juillet 2026 à Saint-Lô pour continuer ce combat essentiel qu'est l'hommage à ces victimes oubliées et cachées par le régime antifasciste et antiraciste qui gouverne actuellement la France.
 
Face à la mémoire des faussaires, répondons par l'histoire véritable.

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lundi, 13 juillet 2026

19 juillet 1976, il y a 50 ans, tombait à Beyrouth Stéphane Zanettacci

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Été 1976, la guerre battait son plein au Liban. D'un côté les musulmans progressistes, renforcés par les exilés palestiniens, qui veulent faire du Liban un État islamique, de l'autre les forces chrétiennes dont les Phalanges de Béchir Gémayel qui défendent leur terre ancestrale.

À Paris, cet été-là, un groupe de militants nationalistes décide de partir au Pays du Cèdre pour se battre aux côtés des chrétiens. L'un d'entre eux ne reviendra jamais. Le 19 juillet, Stéphane Zanettacci, militant nationaliste, meurt lors de l'assaut du camp de Tall El Zaatar. Il est tombé pour que vive l'Occident chrétien...

L'épopée des volontaires français au Liban est racontée dans le livre "Beyrouth 1976, des Français aux côtés des Phalangistes" cliquez ici, que nous devons à Emmanuel Albach, lui-même engagé alors dans ce combat héroïque.

Notre Ami Jacques Mayadoux, ancien responsable au début des années 1970 de l'ULN (l'Union des Lycéens nationalistes), qui a donc bien connu Stéphane Zanettacci, tient à rappeler, en ce cinquantième anniversaire de sa disparition, le sacrifice exemplaire de ce camarade. Nous publions ici le texte, repris du journal "Jeune Garde solidariste", et publié dans le livre "Ordre nouveau raconté par ses militants", paru en 2019 dont Jacques fut l'un des principaux artisans cliquez ici.

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En souvenir de Stéphane Zanettacci

Volontaire au Liban, aux côtés des chrétiens, 

tombé le 19 juillet 1976.

Le 19 juillet 1976, dans les ruines de Beyrouth, notre ami Stéphane Zanettacci, âgé de 22 ans, militant du Groupe action jeunesse, est tombé victime de sa foi dans les valeurs occidentales et chrétiennes.

Ce communiqué, transmis le 21 juillet, n’est pas passé dans les colonnes de la presse et à quelques exceptions près, n’aura pas fait les gros titres des journaux. Le bruit des grenades dans Beyrouth nous est parvenu en ces mois de vacances de façon très assourdie. Les départs pour le Liban se passaient dans une atmosphère discrète et feutrée et quelques initiés, des anciens combattants, se réservaient la primeur des nouvelles du front et des commentaires dans la clandestinité d’une terrasse de café. On s’habituait à apprendre que tel ou tel lycéen se transformait par la vertu d’un voyage en charter en un redoutable chevalier de l’Occident.

On en voyait revenir d’autres, hier étudiants, aujourd’hui combattants aux milles victoires et qu’un examen, un père ou les vacances familiales brusquement rappelaient. Et puis l’inadmissible détonation, l’épouvantable explosion que nous redoutions tous, toi, Stéphane, le sort t’avait choisi pour t’immoler sur l’autel du don de soi. Ce bruit infernal, ce fracas étourdissant, nous seuls, ta famille, tes amis, l’avons perçu, et il revient – triste ironie du sort – à ceux qui ne voulaient rien entendre de se faire les porteurs de ton noir message.

J’ai pleuré, Stéphane, en réalisant ta mort et je n’ai pas pu être le seul à chercher dans cette faiblesse comment nier ton absence. Mais il faut être fier de ce cri de vérité tout comme on peut être fier un jour d’avoir été ton ami.

Car quel prix tu accordais à ce mot ! Tu étais entier, Stéphane, et ami ou ennemi, militant ou opposant, tu tranchais dans le vif à grands coups de colère et force claquements de porte. Il est bien évident que tu ne pouvais pas être que blessé ! Il fallait que tu tombes, victime de ta logique, victime de toi-même avant de l’être d’une grenade. Cette fin était écrite sur ton front, mais nous ne voulions pas la lire car aller contre ta volonté eût été te changer et te changer, te perdre de toutes les façons.

Restent les souvenirs, et Dieu sait s’ils sont riches. Restent cinq ans de militantisme commun à l’ULN, à Ordre nouveau puis au Groupe action jeunesse. Restent cinq ans de lutte côte à côte, cinq ans de communion, cinq ans de refus. Restent des rires, des peurs, des séparations, des réconciliations. Restent des lettres, des photos, d’autres souvenirs. Et ces cinq années si intenses parce que nous bâtissions quelque chose, si folles parce que nous étions ensemble, si longues parce que ce sont celles de nos 20 ans, si frustrantes parce que nous voudrions revivre chacune de leurs minutes avec toi, ces cinq années, Stéphane, auront une suite, dans nos coeurs, dans le souvenir et dans les faits. 

[Extrait du journal Jeune Garde solidariste, septembre 1976]

Article intéressant publié dans Le Monde magazine sur ce sujet du 11 juillet 2026 cliquez ici

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dimanche, 12 juillet 2026

J’étais à la première de Murmures : un hymne à l’amour de la France éternelle

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Danielle Moulins

Riposte laïque cliquez ici

L’an passé, je n’avais pu assister à la première édition de « Murmures de la Cité », mais j’avais suivi avec attention tout le travail de sabotage de l’initiative, impulsé par la gauche locale.

Cette année, je m’étais promis d’être présente, et comme le lieu, le château appelé le nouveau Bostz, était plus près de chez moi, j’avais décidé d’y être dès le premier soir, ce vendredi 10 juillet. J’avais invité chez moi mes amis Pierre Cassen et Christine Tasin, ravis, eux aussi, de découvrir ce spectacle.

Nous avons eu l’idée de passer une première fois, aux alentours de 17 heures, pour visiter le village Napoléon mis en place. J’ai fait la connaissance de Guillaume Senet, qui m’a avoué être épuisé, ne pas avoir dormi depuis trois jours à cause de différentes tracasseries administratives et des possibles coups tordus de la gauche. Jusqu’au dernier moment, ils ont craint une interdiction qui aurait coulé leur association.

En arrivant, vers 22 heures, nous découvrons des forces de gendarmerie présentes et apprenons que les gauchistes locaux se sont distingués en balançant d’énormes bottes de paille sur la route menant au spectacle. Une opération qui nécessite une structure organisationnelle qui n’est pas à la portée du premier venu, et devrait, s’il devait y avoir une enquête, provoquer quelques gardes à vue de responsables locaux spécialisés dans ce genre de pratiques. J’apprends également, en discutant avec des jeune responsables de la sécurité, qu’ils seront obligés de monter des gardes les trois nuits du spectacle pour éviter de possibles mauvais coups.

Le spectacle a commencé à 22 heures 30 et s’est terminé à minuit passé. La première scène représentait une scène de la Résistance, et on voyait l’occupant allemand semer la terreur dans la population, avec deux drapeaux nazis sur la devanture du château. Amusée, je me suis souvenue que les censeurs de gauche avaient beaucoup insisté sur ce fait, voyant dans les 5 minutes que durait la scène l’apologie de la doctrine d’Adolf Hitler, rien de moins.

Puis nous avons eu différents tableaux de l’Histoire de France, de notre roman national. On a commencé par les Gaulois, on a fini par les deux grandes guerres du XXe siècle, en passant par Vercingétorix, Clovis, Jeanne d’Arc, Louis XIII, Louis XIV, Napoléon 1er, Napoléon III. Certains regretteront l’absence de 1789, mais c’est un choix qu’il faut respecter, on ne peut couvrir toutes les périodes en une heure et demie. Les organisateurs avaient décidé de mettre en avant également le génie français, celui de ses bâtisseurs, de ses paysans, de ses artisans, sans oublier le rôle de l’Église dans le maintien des valeurs traditionnelles, quand la France s’écroulait. Le message de transmission était assuré, tout au long des différentes scènes, par un petit garçon et une petite fille qui assistaient au sacrifice des nôtres pour sauver notre pays et ses libertés.

De nombreuses scènes de chevaux complétaient ce spectacle de son et lumière qui fut suivi, pour la première soirée, par plus de six cents personnes, sachant que mille autres sont attendues samedi et autant dimanche. Deux cents figurants, qu’on retrouvera tous dans un superbe finale, assuraient la réussite de cette grande fresque historique et artistique.

Lorsqu’on on a assisté à ce spectacle, qui est un hymne à la France éternelle qui a toujours su ressurgir quand on la croyait au fond du trou, on ne peut que serrer les poings de rage quand on sait les efforts de quelques militants locaux pour faire vivre ces pans d’histoire du Bourbonnais, et la volonté destructrice d’une gauche anti-France qui ne supporte pas qu’un spectacle glorifie et valorise l’histoire de notre pays et de la région.

Je ne peux que remercier « Murmures de la Cité », et souhaiter une bonne réussite pour les deux prochains spectacles.

Murmures de la Cité cliquez ici

lundi, 06 juillet 2026

Redécouverte, dans l’Espagne socialo-communiste de Pedro Sánchez, d’une républicaine féministe qui souhaitait la victoire de Franco

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Michel Festivi 

Malgré la chape de plomb totalitaire mémorielle imposée par le gouvernement de Pedro Sánchez, multipliant les ignominies historiques destinées à promouvoir les tueurs et les assassins qui se répandirent comme une trainée de poudre en Espagne, après la victoire frauduleuse des partis du front populaire en février 1936 d’une part ; et à effacer d’autre part tous les signes et symboles de la délivrance nationale, qui évita à l’Espagne de devenir l’une des premières « démocratie populaire », à la mode soviétique ; les espagnols peuvent redécouvrir leur histoire à la fois tragique et glorieuse, s’ils prennent le soin de prendre connaissance de toutes récentes publications. Un ouvrage fondamental vient d’être publié en Espagne, Marea roja (Marée rouge), (1), qui finalise les démonstrations précédentes sur l’implication totale de la Russie soviétique et la IIIème internationale, dans la vie politique espagnole entre 1931 et 1936 pour tenter d’en faire le premier essai de « démocratie populaire ». C’est notamment ce que j’ai argumenté dans l’un de mes derniers livres (2), ce que les archives à Moscou confirment.

Par ailleurs, a été publiée en l’Espagne (on en est à la 6ème réédition), l’édition française du livre de la républicaine Clara Campoamor, d’abord parue chez Plon en 1937 (3), puis en Espagne avec une excellente introduction et des notes capitales (4) de l’historien Luis Español Bouché, et enfin tout dernièrement des lettres de Clara Campoamor à diverses personnalités, qui illustrent plus encore la position furieusement anti-front populaire d’une authentique femme de gauche, et républicaine de toujours. (5)

En septembre 1936, cette républicaine et ex-députée aux Cortès constituantes (1931-1933), qui s’était battue comme une lionne pour obtenir que le droit de vote des femmes soit inscrit dans la constitution républicaine du 9 décembre 1931, Clara Campoamor, fuit le Madrid révolutionnaire avec sa vieille mère, pour s’établir en Suisse, chez une amie avocate, Antoinette Quinche, car elle risquait tous les jours d’être assassinée, si elle restait confinée dans la capitale espagnole soumise aux pires des tortionnaires.

Clara Campoamor était une fille du peuple (1888-1972). Orpheline de père à 10 ans, elle commence à travailler à 12 ans. Après avoir exercé plusieurs métiers, elle va militer dans des associations féminines, écrire de nombreux articles, être secrétaire de rédaction. Elle avait appris le français, qu’elle parlait à la perfection (puisqu’elle fera même des traductions, notamment de Théophile Gautier). Elle va passer l’équivalent du baccalauréat vers la trentaine, puis sa licence en droit. Elle deviendra la 2ème avocate d’Espagne à la fin des années 1920, et s’inscrira au barreau de Madrid, se spécialisant notamment dans la défense des filles-mères et des enfants naturels. En juin 1931, elle est élue aux Cortès constituantes sur une liste du parti républicain radical, plutôt centriste. (les femmes pouvaient être élues mais ne pouvait pas voter encore). Elles seront 3 femmes à être élues sur 473 députés. Elle va se démener contre presque toute la gauche, pour imposer le droit de vote des femmes, et y parviendra, sous leurs insultes et quolibets. Ses deux collègues femmes de gauche, la socialiste Victoria Kent, et la future communiste Margarita Nelken seront totalement opposées au vote des femmes. Manuel Azaña aussi, tout comme le socialiste Indalecio Prieto. C’est ainsi qu’aux législatives de novembre 1933, les femmes pourront voter à l’égal des hommes.

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18:20 Publié dans Michel Festivi, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Aujourd'hui, lundi 6 juillet, les organisations patriotiques, comme chaque année, sont venues à Versailles fleurir la tombe du lieutenant Roger Degueldre

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Oran, le dernier embarquement

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José Castano

Les derniers jours de juin 1962 demeurent gravés dans la mémoire de nombreux Français d'Algérie comme l'un des épisodes les plus douloureux de leur exode.

À Oran, les quais étaient devenus le refuge d'une foule épuisée : des familles entières, des vieillards, des femmes, des enfants, des hommes qui ne demandaient plus qu'une chose, quitter une terre où ils étaient nés et qu'ils aimaient, pour sauver leur vie. Sous un soleil de plomb, ils attendaient depuis des jours un embarquement incertain, abandonnés à l'angoisse, sans assistance, tandis que la violence gagnait chaque heure davantage et se rapprochait, menaçante, des grilles du port.

C'est dans ces circonstances que, les 29 et 30 juin 1962, l'Espagne du général Franco envoya deux ferries, le Victoria et le Virgen de África, afin d'évacuer une partie de ces réfugiés… que les autorités françaises refusaient de voir partir.

La situation devenant alarmante, Franco prévint de Gaulle qu'il était prêt à l'affrontement militaire pour sauver ces pauvres gens sans défense abandonnés sur les quais d'Oran et menacés d’être exécutés à tout moment par les milices du FLN. Joignant le geste à la parole, il ordonna à son aviation et sa marine de guerre de faire immédiatement route vers Oran.

Afin d’éviter un grave incident diplomatique, l'autorisation d'accoster fut, enfin, accordée et le 30 juin, à 13h, les deux bâtiments accédèrent aux quais d’embarquement. À leur bord montèrent, épuisés, hagards, près de 2 200 passagers. Pour beaucoup, ils n'emportaient avec eux qu'une valise, quelques souvenirs... et toute une vie brutalement abandonnée derrière eux.

Lors de l'embarquement, les tensions ne cessèrent pas. Les capitaines espagnols s'opposèrent à l'intervention des autorités françaises qui désiraient contrôler les passagers à bord dans le but d’interpeller les membres de l’OAS fichés. Plus tard, ils diront n'avoir jamais compris cette détermination froide, dénuée de toute compassion, face à une tragédie humaine qui exigeait avant tout de secourir des civils en détresse relevant de la plus élémentaire « assistance à personne en danger de mort »…

Enfin, à 15h30, les amarres furent larguées et les bateaux espagnols prirent enfin la mer à destination du port d’Alicante.

Lentement, les quais d'Oran, noirs de monde quelques heures auparavant, s'éloignèrent. Derrière les navires disparaissait une terre natale que beaucoup savaient ne jamais revoir.

Sur le pont, nul ne parlait beaucoup. Les regards restaient tournés vers cette côte qui s'effaçait dans la lumière. Les larmes coulaient en silence. C'étaient des larmes de peur, de deuil, d'arrachement... mais aussi de soulagement et de gratitude. Le pire avait été évité in extremis.

Lorsque apparurent les côtes espagnoles, une émotion indescriptible, une liesse bienfaisante envahirent les passagers qui tombèrent dans les bras les uns des autres. Certains pleuraient sans pouvoir retenir leurs sanglots. Puis les cris fusèrent alors : « Viva España ! » … « Viva Franco ! ». Au-delà de toute considération politique, ces exclamations traduisaient, pour ceux qui venaient d'échapper au chaos et à une fin tragique, une profonde reconnaissance envers le pays qui leur ouvrait ses portes au moment où ils se croyaient abandonnés.

Ce souvenir ne les quittera jamais.

De profundis :

À la mémoire de Jean Lopez, coiffeur à Aïn-el-Turck, près d'Oran, qui devait assurer mon embarquement et mon accompagnement jusqu'en métropole. J'avais quinze ans.

Au port d'Oran, Jean fut enlevé par des auxiliaires de police du FLN (ATO).

Il ne revint jamais.

En dédiant ces lignes à son souvenir, je pense aussi à son épouse et à ses deux filles, auxquelles j'adresse, aujourd'hui encore, toute mon affection.

Parce que les années passent...

Parce que les témoins disparaissent...

Mais parce que la mémoire, elle, demeure.

    JC

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dimanche, 05 juillet 2026

5 juillet 1962 : le massacre d'Oran

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Jean-François Touzé
 
5 juillet 1962, à quelques heures de la proclamation de l'indépendance algérienne, des centaines de Français sont massacrés, torturés, violés ou enlevés à Oran par le FLN. On attend toujours la repentance d'Alger.
 
L'armée française, elle, restera cantonnée dans ses quartiers. Elle a ses ordres venus de Paris. Quant au géneral Katz, en charge du corps d'armée d'Oran, il était ou un salaud ou un pleutre omnubilé par le tableau d'avancement et les beaux commandements. Sans doute les deux.

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vendredi, 03 juillet 2026

Samedi 25 juillet, à Bournezeau (85) : conférence de Reynald Secher

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Hommage à nos 1.297 marins français tombés le 3 juillet 1940 à Mers el-Kébir.

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« Et partout ces mêmes visions apocalyptiques ; parmi les carcasses d’acier éventrées, calcinées, retentissent les cris déchirants de centaines et de centaines de marins agonisants, mutilés, brûlés ou suffoquant au milieu d’une fumée âcre et d’un mazout noirâtre qui étouffent leurs dernières plaintes. »
 
Le 3 juillet 1940, à Mers el-Kébir, la flotte britannique ouvre le feu sur la flotte française. Au total, 1.297 marins français tomberont sous les tirs des navires anglais.
 
À 17 h 54, l'amiral Somerville donne l'ordre d'ouvrir le feu sur les bâtiments français.
 
Le désarmement des navires a déjà commencé, la rade est minée et, pour ainsi dire, les bâtiments, dont certains des joyaux de la Marine nationale, comme les cuirassés Dunkerque, Bretagne, Strasbourg ou Provence, sont dans l'impossibilité de manœuvrer rapidement. Le massacre semble déjà annoncé.
 
En seize minutes seulement, la flotte française est quasiment anéantie.
 
Le cuirassé Bretagne, atteint de plein fouet, explose, coule en sept minutes et disparaît sous les eaux. Seuls 150 hommes sur les 1 300 que compte son équipage échappent à la mort, soit à la nage, soit en chaloupe.
 
Le cuirassé Dunkerque, n'ayant pu prendre la mer à cause d'une avarie de gouvernail, reçoit un obus qui tue 150 marins, plus de 100 mécaniciens et chauffeurs, ainsi que deux ingénieurs. Le bâtiment est mis hors de combat.
 
Le cuirassé Provence, touché, parvient par ses propres moyens à s'échouer sur la côte de Kébir. Il compte quatre morts.
 
Le contre-torpilleur Mogador (X61), incendié par l'arrière, s'échoue à son tour et déplore quatorze morts.
Le contre-torpilleur Rigault de Genouilly est également atteint. Seul le Commandant Teste, non cuirassé et amarré à la jetée en construction, demeure intact.
 
Le Strasbourg, lui, parvient à forcer le passage, gagne la haute mer, puis rejoint Alger avant de rallier Toulon.
 
Et partout, ces mêmes visions apocalyptiques ; parmi les carcasses d'acier éventrées, calcinées, retentissent les cris déchirants de centaines et de centaines de marins agonisants, mutilés, brûlés ou suffoquant au milieu d'une fumée âcre et d'un mazout noirâtre qui étouffent leurs dernières plaintes.
 
Hommage à nos 1 297 marins français tombés à Mers el-Kébir.

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vendredi, 26 juin 2026

Un document sonor exceptionnel :

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Un document sonore inédit et exceptionnel enregistré à la prison de la Santé lors de la révolte du 30 novembre 1961

« À la force, nous répondrons par la force »
(général Jacques Faure)

C’est un exceptionnel enregistrement sonore réalisé lors de la révolte des prisonniers européens de la prison de la Santé, le 30 novembre 1961, alors que l’espoir subsistait encore d’inverser le cours de l’histoire en Algérie. En ce temps-là, plusieurs généraux s’étaient révoltés pour l’honneur, ainsi qu’un grand nombre d’officiers et de civils.

Pendant toute une nuit, les 26 détenus de la 6e Division se sont battus contre les gardes mobiles qui tentaient d’enfoncer les portes. Finalement, l’usage de gaz de combat brisa leur résistance et plusieurs d’entre eux furent blessés.

Cet épisode avait fait l’objet d’un enregistrement de fortune sur un petit magnétophone. Il est accompagné des séquences d’actualité qui en restituent l’intensité. Il s’accompagne aussi de scènes de combats et de chants qui en constituent le prologue et la conclusion.

C’est un document unique, jamais diffusé, réalisé par deux détenus, Dominique Venner et Jacques de Larocque Latour. Il nous fait plonger dans l’atmosphère passionnée de cette époque, qui reste présente dans la mémoire de beaucoup.

  1. Le Chant des Africains
  2. « Ils sont 26 Français » à la 6e Division de la prison de la Santé – section politique
  3. L’insurrection
  4. Bulletin d’information d’Europe 1 du 30 novembre 1961
  5. L’insurrection 2
  6. Allocution du général Faure : « À la force, nous répondrons par la force »
  7. Assaut des gardes républicains
  8. Présentation des 26 insurgés
  9. Le Chant des Africains

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jeudi, 25 juin 2026

Samedi 18 juillet, en Vendée : un colloque sur Charette

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dimanche, 21 juin 2026

Samedi 18 juillet, dans l'Yonne, une conférence sur les Cristeros avec Alain Escada et Marion Sigaut

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Un communiqué d'Alain Escada :

Samedi 18 juillet pour le centième anniversaire des Cristeros ! Depuis plusieurs années, ma passion pour l'Histoire m'a amené à collectionner tout ce que je peux trouver sur les Cristeros. C'est donc avec grand plaisir que j'ai accepté de faire une conférence sur cette épopée dont nous célébrons le centenaire. A mes côtés, vous retrouverez l'historienne Marion Sigaut.

Inscription obligatoire : LeCercleSaintGermain@proton.me

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mercredi, 10 juin 2026

Rien de commun entre le patriote anti-bolchévique Doriot et le traitre islamo-collabo Mélenchon

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Jérôme Viguès, Riposte laïque cliquez ici

Le dimanche 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon lançait sa quatrième candidature à la présidentielle depuis la place Victor-Hugo de Saint-Denis. Certains commentateurs ont cru malin d’y voir un écho à Jacques Doriot, l’ancien maire de cette ville qui, quatre-vingt-dix ans plus tôt, y fondait le Parti Populaire Français. La comparaison se voulait assassine. Elle est surtout une insulte à Doriot, et il est temps de le dire.

Jacques Doriot n’était pas un traître. C’était un homme politique de première grandeur, né en 1898 à Bresles dans l’Oise, fils d’un forgeron, sorti de rien par la seule force de son intelligence et de sa volonté. Formé à Moscou, numéro deux du Parti communiste français derrière Maurice Thorez, il fut l’un des rares dirigeants de gauche de l’entre-deux-guerres à avoir une assise populaire réelle, charnelle, qui ne devait rien aux cercles intellectuels parisiens. À Saint-Denis, il n’était pas un élu de cabinet : il marchait dans les rues, il connaissait les familles, il administrait avec une efficacité que ses successeurs, décennies plus tard, auraient été incapables d’égaler. La ville ouvrière qu’il dirigeait était une ville française, peuplée de Français, traversée par des luttes de classe réelles dans lesquelles il s’était engagé corps et âme.

Quand il rompit avec Staline en 1934 et fonda le Parti Populaire Français deux ans plus tard, il ne le fit pas pour des sondages, pas pour un calcul de second tour, pas pour acheter les voix d’un électorat communautaire. Il le fit parce qu’il avait compris avant presque tout le monde que le bolchevisme était le cancer mortel de l’Europe, que Moscou manipulait le mouvement ouvrier français comme un instrument de sa politique étrangère, et que cette trahison-là, la vraie, était celle des apparatchiks qui sacrifiaient les travailleurs français sur l’autel des intérêts soviétiques. Le PPF qu’il construisit fut le premier parti de masse en France à avoir compris que le vrai clivage du siècle n’était pas entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui voulaient défendre l’Europe et ceux qui travaillaient à sa destruction.

Combattre le bolchevisme aux côtés des Allemands avait une cohérence que ses détracteurs n’ont jamais réfutée sérieusement : ils se sont contentés de gagner la guerre et d’écrire l’histoire à leur convenance. Doriot s’engagea sur le front de l’Est dans la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme, puis dans la Waffen-SS, non par goût de la servitude mais par conviction que l’ennemi principal était à l’Est, que Staline représentait une menace infiniment plus grave pour la civilisation européenne qu’Hitler, et que l’heure n’était plus aux nuances diplomatiques. Il mourut en janvier 1945, mitraillé par un avion allié sur une route d’Allemagne. Il mourut en combattant, ce qui est déjà plus que ce qu’on peut dire de beaucoup.
Le mot traître n’a de sens que dans la bouche de ceux qui ont décidé que de Gaulle incarnait la France légitime. Pour les autres, ceux qui considèrent que Pétain défendait ce qui pouvait l’être d’un pays vaincu et saigné, que de Gaulle était l’agent de Londres et de Washington bien plus que le représentant de la France profonde, Doriot était un combattant, pas un félon. On peut ne pas partager cette lecture. On ne peut pas l’ignorer, et on ne peut surtout pas la balayer d’un revers de main condescendant sans se ridiculiser.

Mélenchon, lui, n’a pas de combat. Il a un fonds de commerce.

Et c’est précisément ce qui rend la comparaison obscène : elle met sur le même plan un homme qui croyait en quelque chose au point d’y risquer sa vie et d’y laisser sa peau, et un apparatchik de soixante-quinze ans qui ne croit qu’aux sondages, aux reports de voix et à la mécanique des parrainages citoyens. Doriot avait des ennemis qu’il désignait clairement et qu’il affrontait physiquement. Mélenchon a des adversaires qu’il instrumentalise rhétoriquement pour mobiliser un électorat qu’il a méthodiquement construit depuis quinze ans.

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jeudi, 28 mai 2026

Michel Festivi invité par Guillaume Fiquet sur TV Libertés pour parler des griffes de Staline sur l'Espagne républicaine...

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vendredi, 22 mai 2026

ÇA N'ARRÊTE PAS ! UN NOUVEAU TITRE DANS LA BIO COLLECTION : LE GÉNÉRAL ROBERT E. LEE

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Le succès de la Bio Collection lancée l'été dernier par Francis Bergeron et David Gattegno ne se dément pas. Avec cette nouvelle biographie du général Robert E. Lee, signée Alain Sanders, c'est le huitième volume de cette co-édition Déterna-Synthèse nationale.

Considéré comme l’un des meilleurs stratèges de l’armée des États-Unis, Robert E. Lee était tout désigné – le poste lui fut proposé – pour diriger les forces unionistes nordistes pendant la guerre de Sécession. Sa loyauté sans failles à la Virginie de ses ancêtres lui fit choisir, tout au contraire, de prendre le commandement en chef des forces confédérées sudistes. Il est ainsi passé à la postérité comme le héros symbolique de ce que les Sudistes d’hier et d’aujourd’hui ont appelé « la Cause ».

Alain Sanders propose le portrait d’un homme qui ne sollicita jamais aucun mandat politique et qui n’approuvait pas, en tant qu’institution, l’esclavage, « mal moral et politique ». Seule figure de l’histoire des États-Unis capable de contrebalancer celle – fort contestable, par ailleurs – d’Abraham Lincoln, il fut l’incarnation même du gentleman sudiste, dans la lignée des Cavaliers de Charles Ier opposés aux Têtes Rondes du dictateur Cromwell. Un soldat chrétien, mais pas un puritain.

Après la défaite, il revint à la vie civile et contribua, sans jamais rien renier, à la difficile réconciliation du Nord yankee et du Dixieland.

La popularité de Lee, surnommé « l’homme de marbre », popularité jamais démentie malgré les coups du sort, s’accrut encore après sa disparition, jusqu’à atteindre et dépasser la « frontière » entre le Nord et le Sud, la célèbre Mason-Dixon Line.

L’auteur :

Alain Sanders, né à Salé (Maroc), rejoint le quotidien Présent fin 1982. Grand reporter, il assurera notamment de nombreux reportages à l’Étranger. Il est par ailleurs l’auteur de plus de 80 livres, recueils de poésies, théâtre, romans, essais, bandes dessinées, reportages… et avec Bernard Lugan, de l’adaptation et des paroles des Partisans blancs. Animateur de l’association Country Music attitude, il est parolier de nombreuses chansons country.

Robert E. Lee, l'homme de marbre, Alain Sanders, Bio Collection, Déterna et Synthèse nationale, 2025, 144 pages, 20,00 €

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21:09 Publié dans Bio Collection, Livres, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 21 mai 2026

Hommage au Baron Charles Nicolas Fabvier (1782–1855) : Le Lion de l’Acropole

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Furia Francese cliquez ici
 
En ces années où l’Europe, encore tremblante des soubresauts de ses propres révolutions, tournait les yeux vers l’Orient, un homme entendit l’appel de la Grèce enchaînée. Charles Nicolas Fabvier, soldat de l’Empire, vétéran des campagnes napoléoniennes, aurait pu couler des jours paisibles en France, bercé par les honneurs et les souvenirs de gloire. Mais son cœur battait au rythme d’une cause plus grande que lui : celle de la liberté d’un peuple frère, celui des hellènes, héritiers de la démocratie et des arts.
 
Il ne vint pas en touriste, ni en observateur. Il vint en guerrier. En 1823, il quitta sa patrie pour rejoindre les insurgés grecs, portés par un même rêve : briser les chaînes de l’oppression ottomane.
 
Fabvier n’était pas un simple volontaire. Il était un officier aguerri, un tacticien rompu aux arts de la guerre. À une époque où les Grecs, divisés et épuisés, semblaient sur le point de succomber, il leur offrit ce qui leur manquait le plus : une organisation, une discipline, un plan.
 
À Athènes, il prit la tête de la défense de la ville sacrée. Les murs de l’Acropole, ces pierres millénaires qui avaient vu naître la philosophie et la beauté, devinrent son champ de bataille. Sous son commandement, les Grecs et les volontaires européens tinrent bon, malgré les assauts répétés des armées turques, bien supérieures en nombre et en moyens. Chaque pierre, chaque rempart, fut défendu avec obstination.
 
En juin 1827, l’inévitable se produisit. Les Turcs, après un siège impitoyable, finirent par enfoncer les portes de l’Acropole. Fabvier, avec une poignée de combattants, fut parmi les derniers à quitter la citadelle, après avoir tout fait pour retarder l’ennemi. La défaite était amère, mais son courage resta gravé dans la mémoire des Grecs.
 
Il aurait pu fuir plus tôt, sauver sa peau, comme tant d’autres l’auraient fait. Mais Fabvier était de ces hommes pour qui l’honneur prime sur la vie. Il resta jusqu’au bout, aux côtés de ceux qu’il avait juré de défendre.
 
Fabvier ne vit pas la victoire finale. Il ne fut pas là pour voir la Grèce libérée, reconnue indépendante en 1830. Mais son action, son sacrifice, comptèrent parmi les étincelles qui embrassèrent finalement la poudrière ottomane. Les Grecs, eux, n’oublièrent jamais.
 
En 1927, un siècle après la chute de l’Acropole, la Grèce émit des timbres à son effigie, célébrant « la défense de l’Acropole par le général français Fabvier ». Ce geste, simple mais solennel, scella à jamais son nom dans l’Histoire des deux nations. Aujourd’hui encore, quand un Grec évoque les héros de son indépendance, celui de Fabvier est souvent cité avec respect, à côté de ceux de Kolokotronis ou de Bouboulina.
 
Charles Nicolas Fabvier incarne cette race d’hommes rares, ceux qui choisissent de se battre pour une cause qui les dépasse. Il n’était pas grec de sang, mais il le devint par le cœur.
 
NDLR SN :

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Septembre 2025, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, devant la maison de Laskarina (la) Bouboulina  (1771-1825), héroïne de la guerre de libération de la Grèce, sur l'Ile d'Hydra. 

22:50 Publié dans Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 19 mai 2026

Naples, samedi 23 mai : un colloque en mémoire de Giorgio Almirante, secrétaire national du Mouvement social italien décédé en mai 1988

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Les nationalistes français n'oublieront jamais tout ce qu'ils doivent à Giorgio Almirante et au MSI.

En 2017, pour marquer le 70e anniversaire de la création de ce mouvement frère, Synthèse nationale avait organisé à Paris un banquet animé par Massimo Magliaro qui fut le bras-droit de Giorgio Almirante cliquez ici.

À cette occasion, nous avions édité un Cahier d'Histoire du nationalisme qui relate l'histoire de ce mouvement dont les héritiers, Fratelli d'Italia, sont désormais à la tête de l'Italie renaissante.

Pour mieux connaître le MSI : cliquez ici

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01:31 Publié dans En Europe et ailleurs..., Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 11 mai 2026

10, 11 et 12 juillet 2026, à Moulins (03) : après le succès de la saison 1, voici la nouvelle saison de "Murmures de la Cité"

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11:18 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

À Carcassonne, le nouveau maire (RN), Christophe Barthès, fait revenir la statue de Jeanne d'Arc : qu'il en soit félicité

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Un communiqué de la ville de Carcassonne :
 
Aujourd’hui dimanche 10 mai, la Ville de Carcassonne célébrait la Fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme, sur le parvis de la Cathédrale St Michel devant la statue de Jeanne d’Arc que la Ville a souhaité réimplanter et restaurer sur ce lieu emblématique.
 
Le Maire de Carcassonne, Christophe Barthès, les élus de la Ville, dont Dominique Escriva, Adjoint délégué au patriotisme participaient à cette cérémonie républicaine rythmée par l’Harmonie municipale et les Chœurs de Carcassonne.
 
À travers cette commémoration, c’est une part de notre Histoire de France que la municipalité a souhaité honorer : Jeanne d’Arc, fille du peuple, guidée par la conviction, incarnant cette volonté de la France à se relever dans les épreuves aux moments les plus difficiles.
 
Le chanoine Georges Rieux, recteur de la Cathédrale St Michel officiait pour la partie ecclésiastique de cette célébration débutée par la bénédiction de la statue de Jeanne d’Arc et qui s’est achevée par un office religieux dominical en la Cathédrale St Michel, suivi d’un vin d’honneur.
 

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vendredi, 08 mai 2026

RAPPEL, samedi 9 mai, en Finistère : commémoration de l'assassinat de l'abbé Perrot

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jeudi, 07 mai 2026

Mardi 14 juillet : sur les traces du "Saint de l'Anjou", Jacques Cathelineau

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7 mai 1954 : la république bascule dans le camp des vaincus...

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mardi, 05 mai 2026

Samedi 16 mai, à Saint Malo : une conférence de Reynald Secher

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vendredi, 01 mai 2026

Espagne : 1er mai national syndicaliste...

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jeudi, 30 avril 2026

30 avril 1863 : Camerone !

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mercredi, 29 avril 2026

Espagne, mai 1931, la révolution sanguinaire par les flammes

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Michel Festivi

Les persécutions religieuses contre les symboles du catholicisme commencèrent très tôt en Espagne républicaine. À peine la république s’était-elle installée, qu’une vague terroriste a submergé la péninsule. Le 12 avril 1931, les élections municipales furent gagnées largement en nombre d’élus, par les candidats monarchistes. Mais dans les grandes villes ce furent plutôt des républicains qui l’emportèrent et les rues de Madrid s’emplirent de militants excités. Le roi Alphonse XIII, le grand père de Juan Carlos, pour éviter une guerre civile et des heurts dramatiques, qu’il prévoyait, préféra quitter le pays, sans abdiquer. Aussitôt un gouvernement provisoire républicain fut constitué le 14 avril 1931. Ces hommes s’y étaient préparés depuis le mois d’août précédent, et avaient tenté un coup d’état en décembre 1930, qui avait alors échoué. 
 
Quelques semaines plus tard, en mai 1931, des sympathisants de la monarchie firent retentir depuis un gramophone l’hymne royal, La Marcha real, depuis un appartement, qui résonna dans les rues avoisinantes de Madrid. Aussitôt des révolutionnaires, notamment des anarchistes crièrent à la provocation, et prenant ce prétexte, décidèrent d’incendier des bâtiments religieux, des Églises, des couvents et pour faire large, des sièges de journaux comme l’ABC ou El Debate, ou de partis de droite, car dans la gêne il n’y a pas de plaisir. Beaucoup d’historiens acceptent sans trop émettre de critiques, ces faits criminels terroristes, en les absolvant par avance, par cette soi disant provocation, comme si les deux événements étaient équivalents. 
 
La machine infernale commença le 11 mai 1931 et se poursuivit jusqu’au 13 mai, sans que le gouvernement provisoire n’intervienne contre les incendiaires, pourtant connus et bien répertoriés, qui déambulèrent tranquillement avec leurs bidons d’essence. Le laxisme politique et judiciaire ne date pas d’aujourd’hui. Un homme, alors ministre de l’Intérieur, Miguel Maura voulut faire intervenir la Garde civile. On l’en empêcha. Ce fut notamment Manuel Azaña, alors ministre de la Guerre qui opposa un veto catégorique à l’action de son collègue. Il reçut l’appui de tous les autres ministres de gauche, comme notamment Francisco Largo Caballero ministre socialiste du Travail, Fernando de los Rios, ministre socialiste de la Justice, ou le radical socialiste ministre l’Instruction publique, Marcelino Domingo. 
 
Le chef du gouvernement et futur président de la république, le pusillanime Alcala-Zamora, pourtant catholique et ancien monarchiste, n’osa pas contredire son ministre de la Guerre. Et c’est ainsi qu’à peine installée, la IIe République espagnole connut des flambées de violence au sens propre comme au figuré. 
 
Les dégâts matériels et culturels furent considérables. Notamment la richissime bibliothèque du Couvent des fleurs à Madrid, vit disparaître des milliers de volumes, comme les oeuvres originales des plus grands écrivains espagnols, Lope de Vega, Quevedo ou Calderón de la Barca. On évoque la perte de 80.000 volumes. Des peintures ou oeuvres inestimables de Zurbarán, Van Dyck, Pacheco, Mena ou Alonso Cano disparurent sous les braises rougissantes de la révolution. Des groupes de révolutionnaires s’étaient amassés devant l’édifice en flammes, sans être inquiétés, empêchant les pompiers d’intervenir. La maison d’enseignement des jésuites, rue Isabel la Católica disparut également. 
 
L’institut catholique des arts et des industries fut aussi anéanti et perdit 20.000 volumes. L’Eglise et notamment les jésuites assuraient alors, et bien souvent gratuitement pour les plus humbles, l’essentiel de l’enseignement, du primaire au supérieur, enseignement de qualité au demeurant, avec tout un système de bourses pour les étudiants brillants mais pauvres. Qu’à cela ne tienne, les jésuites seront expulsés d’Espagne, car les gauches les haïssaient, leurs biens saisis. 
 
Plus d’une centaine de bâtiments religieux ou en lien avec la catholicité furent détruits. Cela ne faisait que commencer. Durant la révolution armée d’octobre 1934, après les élections frauduleuses de février 1936, et surtout après le 18 juillet 1936, date du début de la Guerre civile, les atteintes aux biens et aux personnes considérées comme catholiques redoublèrent. Près de 10.000 religieux et religieuses, moines, curés, évêques seront assassinés entre 1934 et 1936-1939. La papauté en béatifiera et en canonisera des centaines. Paul Claudel écrira un émouvant poème à leur mémoire : Aux martyrs espagnols, en 1937
 
Des peintures de Goya, du Greco, le Christ de Mena et d’autres, furent saccagés et perdus à tout jamais en ce terrible mois de mai espagnol, et ce tout simplement par haine de la foi, comme les magnifiques fresques du couvent de Sijena près de Huesca. Manuel Azaña avait prévenu ses collègues en mai 1931 « tous les couvents de Madrid ne valent pas la vie d’un seul républicain. Si vous intervenez, je démissionne ». La lâcheté fit le reste. Serguei Netchaiev qui fut un mentor de Lénine, avait écrit dans son catéchisme du révolutionnaire « contre les corps la violence, contre les âmes le mensonge ». Les gauches et les extrêmes gauches ont toujours été à bonne école. Ce bréviaire est toujours d’actualité, me semble t’il, avec plus ou moins d’intensité en fonction des circonstances politiques, et des volontés affirmées ou pas de contrer ces mouvements révolutionnaires.
 
Avez-vous commandé le Cahier d'Histoire du nationalisme de Michel Festivi consacré aux Phalanges espagnoles qui vient de paraître cliquez ici ainsi que sa biographie du Général Franco cliquez là ?

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samedi, 25 avril 2026

25 avril 1974, révolution des œillets au Portugal

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Jean-François Touzé

 
25 avril 1974, révolution des œillets au Portugal, menée par de jeunes capitaines progressistes travaillés par l'influence sournoise des partis clandestins de gauche et de leurs leaders en exil.
 
C'esr la fin de l'Estado Novo qui n'aura donc survécu que quatre ans à son fondateur.
 
Occasion pour nous de saluer la mémoire d'Antonio de Oliveira Salazar qui, presque 40 années durant, aura protégé son peuple de la guerre, du communisme, des dérives du modernisme, de la décatholisation et des excès mondialistes du capitalisme (par la voie du corporatisme), tout en maintenant la grandeur coloniale de son pays.
 
Pour mieux connaître ce grand chef d'État éclairé, lire l'ouvrage que lui a consacré Jean-Claude Rolinat paru aux éditions Synthèse nationale.
 
NDLR SN : pour commander ce livre, cliquez ici
 

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vendredi, 24 avril 2026

24 avril 1903 : naissance de José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange espagnole

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À PROPOS DE LA PHALANGE ESPAGNOLE :

L’Histoire des Phalanges espagnoles, entretien avec Michel Festivi 

Entretien avec Michel Festivi, avocat honoraire et historien, qui vient de publier aux éditions Synthèse nationale, dans la collection « les cahiers d’histoire du nationalisme » : Les Phalanges espagnoles, dépasser le communisme et le capitalisme.

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Vous venez de publier votre 6e ouvrage sur l’histoire contemporaine de l’Espagne, et pourquoi cette fois-ci sur les Phalanges espagnoles ? 

Je n’avais jamais encore abordé à fond cette histoire si singulière à l’Espagne. J’ai traité l’histoire des gauches espagnoles dans les années 1930, les mouvements anarchistes ibériques, une biographie du général Miguel Primo de Rivera qui a été aussi publiée en Espagne, celle de Francisco Franco l’an passé pour le cinquantième anniversaire de sa disparition, et comment Staline avait entrepris de s’accaparer la zone révolutionnaire espagnole entre 1936 et 1939, en 2025. Il manquait donc cette histoire, c’est désormais chose faite, grâce à Roland Hélie qui m’en a fait la commande.

Quelles sont les nouveautés qu’apporte votre livre, par rapport à tout ce qui a été publié sur ce sujet ?

Comme l’exige cette collection, dirigée par Franck Buleux et sous la responsabilité de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, une relation concise mais documentée qui fasse vraiment le point de la question dans tous ses aspects. J’ai délibérément pris le prisme de l’arrivée du national-syndicalisme, ferment théorique des Phalanges espagnoles, dans la cadre des idéologies du début du XXe siècle, après les tremblements géopolitiques et humains qui ont suivi la fin de la première guerre mondiale, et l’arrivée du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917. Car l’histoire des Phalanges espagnoles, des JONS et du national-syndicalisme ne peut pas être dissociée de l’apparition des nouvelles idéologies européennes, qui ont pris corps à cette époque, au début des années 1920 et 1930.

Qui étaient les hommes des Phalanges et du national syndicalisme espagnol, et à quelles doctrines et rattachements philosophiques se rattachaient-ils ?

Leurs sources philosophico-politiques étaient nombreuses. Tous ont été influencés par le grand philosophe, professeur d’université, journaliste et créateur de périodiques prestigieux, comme la Revista de Occidente, José Ortega y Gasset (1883-1955). Ses livres, comme « L’Espagne invertébrée » publié en 1921, ou « la rébellion des masses » datant de 1929, ont eu un impact considérable sur Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Antonio Primo de Rivera, Ernesto Giménez Caballero, Julio Ruiz de Alda et des dizaines d’autres. La philosophie allemande de Nietzche, Heidegger, Hegel a été déterminante. Tout comme Ortega Y Gasset, spécialiste de Nietzche, ces hommes avaient fait bien souvent le voyage en Allemagne dès les années 1920, voire avant, parlaient allemand. Certains ont été correspondants en Allemagne pour des journaux espagnols, comme Antonio Bermudez Cañete, ou Manuel Souto Vilas qui avait professé en Allemagne la philosophie avec Martin Heidegger. Ils furent aussi extrêmement influencés par le journaliste et écrivain italien Curzio Malaparte et son livre, Technique du coup d’état, datant de 1931, et puis d’un français, Georges Sorel et ses réflexions sur la violence (1908). Ces années étaient un maelström d’idées, qui foisonnaient tous azimuts. Bien évidemment, les expériences historiques italiennes et allemandes furent examinées attentivement par les tenants du national-syndicalisme.

Justement, en quoi l’idéologie des Phalanges espagnoles et des Jons se différenciait-t-elle de l’idéologie fasciste italienne ou nationale-socialiste allemande ?   

Tout comme ce qui c’était passé dans ces deux pays, Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo ou José Antonio entendaient dépasser le capitalisme et le socialisme léniniste ou anarchiste, et réaliser une sorte de synthèse entre la nation qu’ils portaient au pinacle et la défense des classes laborieuses, mais en excluant et combattant la lutte des classes. Cette sorte de troisième voie était alors très valorisée en Europe et dans de nombreux pays, après la crise économique et sociale de 1929. Ils souhaitaient créer une nouvelle organisation sociale, teintée de corporatisme, sous l’égide de la réconciliation des travailleurs et des employeurs, dans le cadre national. Mais en Espagne, les Phalanges se distingueront clairement des idéologies fascisantes de l’époque, par la tradition de l’hispanisme, du catholicisme et des spécificités purement espagnoles, que j’explicite tout au long du livre.

Pourquoi les Phalanges espagnoles ne prirent pas le pouvoir en Espagne ?

Pour plusieurs raisons qui tiennent à la fois aux contingences spécifiques de l’Espagne et aux hommes qui portèrent ces mouvements. Les hommes se déchirèrent, s’unir puis se désunir, et aucun d’entre eux ne put, à l’image de Benito Mussolini ou d’Adolf Hitler parvenir à réunir, même par la force, tous les mouvements phalangistes. Ensuite, l’Espagne n’avait pas connu les dérèglements considérables économico-politiques, qui impactèrent l’Italie à la fin de la première guerre mondiale et surtout l’Allemagne tout au long des années 1920 et au début des années 1930. De plus, la seconde république espagnole (1931-1936), fut un régime quasiment totalitaire, qui multiplia les arrestations préventives, les interdictions de journaux et de partis politiques, la censure etc.… et qui lutta durement contre la Phalange et ses chefs. La violence des gauches espagnoles, protégée par le pouvoir, réussira à réduire considérablement les actions militantes des Phalanges, qui perdirent beaucoup de militants, blessés ou tués.   

Quelles furent les conséquences de la guerre civile sur l’évolution des Phalanges espagnoles ?

Des conséquences absolument considérables. À partir du moment où les militaires et ceux qui les suivaient, pour sauver l’Espagne du chaos absolu dans lequel elle était entrée depuis plusieurs années, au moins depuis octobre 1934, prirent drastiquement les choses en main, la Phalange fut contrainte, à son corps défendant, de se fondre dans une nouvelle entité la FET de las Jons, (Phalange espagnole traditionnelle des Jons), car Franco, devenu généralissime des armées nationales et chef de l’État, exigeait, pour gagner la guerre, une cohésion absolue, sous l’égide des militaires et du mouvement national. D’ailleurs, dans l’autre camp, les divisions, les dissensions furent constantes entre révolutionnaires. Dès lors, le national-syndicalisme se fondra dans une sorte de national-catholicisme jusqu’à la mort du Caudillo en novembre 1975. Comme je l’ai écrit, si la Phalange espagnole participera alors au pouvoir, elle ne prit jamais le pouvoir.

Enfin, que peut-on dire des divers mouvements qui se réclament des Phalanges espagnoles aujourd’hui, et quels sont vos projets ?  

Les divers mouvements sont désormais assez épars et faibles numériquement, mais ils maintiennent une certaine flamme, un témoignage nécessaire de l’histoire de l’Espagne, ce qui est loin d’être négligeable sur le plan du combat des idées. Ils organisent des manifestations, comme chaque année le 20 novembre, date de la mort et de Franco en 1975 et de José Antonio en 1936. Ils multiplient les réunions, les colloques, les ventes de livres. Ils ont un impact électoral plus que limité, mais de nombreux jeunes semblent intéressés et militent toujours. Les braises du national-syndicalisme sont toujours chaudes. En ce qui me concerne, je prépare un ouvrage sur le chaos institutionnel, politique et électoral de la IIème république (1931-1936) et son caractère délibérément révolutionnaire, ce qui a conduit à la guerre civile.  

Michel Festivi, Les Phalanges espagnoles, Les cahiers d’histoire du nationalisme n°32, Synthèse nationale, 155 pages, 24 euros.

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RAPPEL : samedi 25 avril, en Vendée...

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