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samedi, 18 mars 2017

Vers une reterritorialisation du monde !

f682426fee04086bb84efa58fc9b3d8e.jpgMarc Rousset

Pascal Lamy, dans son dernier ouvrage Où va le monde ? (Éditions Odile Jacob), coécrit avec Nicole Gnesotto, et dans l’entretien publié le 15 mars sur Écorama, explique qu’il est inquiet car ses vérités assenées pendant des années à l’OMC se traduisent aujourd’hui en d’affreux mensonges et de tristes réalités pour les Européens !

Il est vrai que la mondialisation a permis de sortir 700 millions de personnes de la pauvreté. Mais cette diminution de la pauvreté en Chine et dans les pays émergents ou du tiers monde s’est traduite, en fait, par une augmentation de la pauvreté des classes populaires et moyennes en Europe (où elle n’a servi qu’une oligarchie mondialiste et quelques rares secteurs privilégiés tels que le luxe), comme aux États-Unis. Donald Trump a tout juste et ne s’est pas trompé !

Lamy devrait savoir que, depuis l’élection de Hollande en mai 2012, le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A a bondi de plus de 600.000.

En additionnant les catégories A, B et C, le nombre de chômeurs en France a augmenté de plus d’un million de personnes sous Nicolas Sarkozy comme sous François Hollande !

Pascal Lamy ne veut pas, cependant, reconnaître son erreur ; il ne va pas jusqu’au bout du raisonnement en repassant, lui qui se définit benoîtement comme un « géoéconomiste » (optimiste), toujours à l’affût des prébendes du Système, le flambeau du pessimisme à sa collègue « géopoliticienne » plus réaliste Gnesotto. Il continue de s’étonner avec une fausse candeur du rejet de cette mondialisation qui inquiète les peuples et qu’il considère comme inéluctable, alors qu’elle n’est inéluctable en rien, comme l’a montré Maurice Allais ! Il suffit que les Européens se décident à résister ensemble à la concurrence déloyale des pays tiers suite aux bas salaires, aux charges sociales, fiscales très basses et aux contraintes environnementales souvent inexistantes. Les États-Unis ont la taille critique suffisante pour résister, pas les peuples européens pris individuellement.

Après avoir contribué à développer le monstre de l’OMC, le socialiste Lamy, qui ne manque pas de toupet et n’est pas à une contradiction près, cite Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres… »

Lamy a raison sur un seul point : celui de douter publiquement aujourd’hui ! Mieux vaut tard que jamais, même si c’est trop facile de commencer à reconnaître ses torts après avoir bien vécu à Genève en mentant pendant des années comme un arracheur de dents.

La vérité nous apparaît avec Jean-Michel Quatrepoint, un journaliste économiste, plus modeste mais bien plus perspicace, plus brillant ou moins hypocrite que Lamy lorsqu’il écrivait tout récemment : « On va vers une reterritorialisation du monde autour de quelques grands ensembles qui commerceront entre eux, mais qui auront aussi à cœur de privilégier leurs marchés intérieurs. Le mondial (technologique) ne disparaîtra pas, mais le local va se substituer au globe. »

Les patriotes français doivent cependant bien garder à l’esprit de ne pas appliquer un remède pire que le mal en voulant faire du bien à l’Hexagone ! La reterritorialisation doit être européenne, au minimum carolingienne, mais pas hexagonale, sous peine de voir la France au XXIe siècle, suite aux indispensables économies d’échelle, disparaître de la carte géopolitique et géoéconomique du monde !

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mercredi, 01 mars 2017

La dette de la France montrée du doigt par le Wall Street Journal !

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Marc Rousset Boulevard Voltaire

À la veille de la prise de Byzance par les Turcs en 1453, les théologiens dissertaient doctement sur le sexe des anges ! Seuls les cimeterres turcs parvinrent à les mettre d’accord en les envoyant ad patres pour vérifier de plus près ce qu’il en était exactement !

Il semble que les Français préfèrent les discours inconsistants, les propos lénifiants à faire rêver les foules du mondialiste immigrationniste libertaire Macron. Ils préfèrent parler pendant des heures et des journées entières de ce que Fillon aurait dû faire ou ne pas faire de son allocation légale de député puisqu’il n’a pas dépensé plus d’argent public que ses nombreux confrères socialistes ayant engagé leur maîtresse en lieu et place de leur épouse.

Or, quel est l’état réel de notre pays ? La faillite, la faillite totale morale, militaire, migratoire, financière, économique ! C’est Simone Wapler, analyste financier, qui lance l’alarme en expliquant que le Wall Street Journal vient de classer la dette de la France dans la liste des pays périphériques au même titre que la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie. La France est endettée à hauteur de son PIB, soit environ 2.000 milliards d’euros et, chaque année, cette dette grossit d’un déficit public de plus de 3 % du PIB ! Ce déficit représente, en réalité, 23 % des recettes fiscales de l’État !

Notre situation est donc tout à fait comparable à celle d’une entreprise qui, depuis quarante ans, inscrirait à son compte d’exploitation une perte financière de 23 % de son chiffre d’affaires.

Une perte aussi gigantesque ferait dresser les cheveux sur la tête à n’importe quel administrateur de société privée au bout de six mois ! Mais dans le domaine politique et public, cela fait quarante ans que dure cette tragédie-comédie aussi triste que comique, irresponsable et burlesque !

À ce triste tableau, il convient d’ajouter des mœurs décadentes, l’invasion migratoire, la désindustrialisation, nos agriculteurs qui se suicident… Il faut reconnaître que la France, depuis De Gaulle et Pompidou, a failli ! L’Allemagne, elle, tient grâce à son économie et une culture citoyenne plus responsable qu’en France ! Les plus nombreuses expulsions réelles de clandestins en Allemagne, malgré la présence de Merkel, le démontrent.

Nous sommes, en fait, à la veille d’une crise de 1929, d’un krach financier et d’événements géopolitiques aussi graves qu’après les années 1930 !

Selon Macron, il faut que tout change pour que rien ne change. Mais selon Winston Churchill, « il vaut mieux prendre les événements en main avant qu’ils ne vous prennent à la gorge ». France, réveille-toi ! Seule une révolution conservatrice avec le changement de nos structures économiques, tout en gardant l’euro, peut empêcher notre patrie de sombrer.

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vendredi, 17 février 2017

Non au traité de libre-échange du CETA !

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Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

Les eurodéputés viennent de voter le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. La plupart des droits de douane seront abaissés et de très nombreuses mesures techniques sont prévues, telles que l’augmentation des quotas d’importation de viande canadienne vers l’Europe, la protection d’appellations européennes au Canada… Ce traité, a priori, ne paraît pas catastrophique. Mais en réalité, le diable nord-américain est entré dans la forteresse Europe ; c’est le début de la longue descente aux enfers vers la folle intégration économique du Canada, de l’Amérique et de l’Europe en passant par la petite porte ! Pensons à ce qui s’est passé, à la dérive progressive entre l’acceptation du principe de l’IVG en France, à ses premiers débuts, et la lamentable situation actuelle !

Ce traité doit être rejeté et combattu pour son principe car le ver est dans le fruit ! Il est inadmissible qu’au nom de la liberté des échanges, des entreprises multinationales puissent attaquer demain ou après-demain des États en justice devant des tribunaux d’arbitrage privés ! On a vu ce que cela a donné avec l’affaire Tapie ! Le droit public souverain des États doit primer par principe non négociable sur les intérêts économiques des entreprises sans indemnisation d’aucune sorte.

Maurice Allais estimait qu’une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’était souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux regroupant des pays économiquement et politiquement associés, de développement économique et social comparable. Il stigmatisait la politique de libre-échange mondialiste poursuivi par Bruxelles, dénonçait la destruction de l’industrie et préconisait la préférence communautaire disparue peu de temps après Maastricht, suite à l’entrée sur scène de l’OMC.

L’objectif de cette préférence communautaire serait de faire en sorte que, pour chaque produit ou groupe de produits, un pourcentage minimal de la consommation communautaire soit assuré par la production communautaire. La valeur moyenne de ce pourcentage, selon Maurice Allais, pourrait être de l’ordre de 80 %.

Ce système serait donc extrêmement souple. En permettant d’assurer, pour chaque produit, 80 % de la consommation communautaire, cela permettrait d’éviter la disparition partielle ou totale de secteurs entiers d’activité.

En permettant, pour chaque production, des importations de l’ordre de 20 % de la consommation communautaire, le système permettrait à la concurrence internationale de s’exercer efficacement.

Un niveau moyen de protection de 20 % de chaque secteur ne serait nullement protectionniste au sens où l’entendent les partisans du libre-échange mondialiste. Aujourd’hui, le rapport de la valeur des importations extra-communautaires au produit intérieur brut marchand est d’environ 12 % ; aux États-Unis, il est de 15 %. C’est à ce chiffre qu’il convient de comparer le niveau moyen suggéré de 20 % dans chaque secteur, ce qui éviterait la fuite de « savoir-faire » et la perte d’emplois dans certains secteurs. C’est toute la différence qu’il y a entre le libéralisme intelligent et le stupide « laissez-faire », entre l’Europe ouverte et l’Europe offerte. Un système de contingents vendus aux enchères constituerait le seul moyen d’assurer une protection raisonnable. Les contingents, une fois fixés, et les licences d’importation correspondantes vendues aux enchères, l’économie de marché jouerait totalement dans le grand marché communautaire.

Dans le secteur de l’agriculture, le système de la protection contingentaire serait identique à celui du reste de l’économie. On pourrait seulement dans ce secteur abaisser le pourcentage d’importations à 10 %, la consommation communautaire étant assurée pour 90 % par la production communautaire.

En matière de protectionnisme, il faut agir avec le bon sens de la ménagère qui, selon la température extérieure, ferme hermétiquement, entrebâille ou bien ouvre largement ses fenêtres, et cela dans un espace économique suffisamment important afin de bénéficier des économies d’échelle.

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mercredi, 08 février 2017

La seule erreur de Trump : la dérégulation de Wall Street

f682426fee04086bb84efa58fc9b3d8e.jpgMarc Rousset

Trump fait ce qu’il dit ! Il l’avait annoncé pendant toute sa campagne électorale, mais Trump a tout faux en voulant déréguler Wall Street et les banques américaines !

Trump souhaite mettre en place un développement économique tiré par le secteur financier et le développement industriel à l’abri de barrières douanières. Mais déréguler est un jeu très risqué si l’on pense à l’énormité de l’endettement des Etats-Unis, au très fragile équilibre économique mondial, à la bulle financière à Wall Street provoquée par l’assouplissement monétaire quantitatif de la Fed et les très bas taux d’intérêt.

Obama le bien pensant, qui a eu tout faux, avait fait une chose juste : réglementer Wall Street et les banques au lendemain de la crise de 2008, en faisant voter par le Congrès la loi Dodd-Franck, afin d’éviter une nouvelle crise financière, économique, sociale, style 1929.

Trump prétend que cette loi complique la vie des entreprises, des banques et des consommateurs, ce qui ralentit la croissance. IL veut donc s’attaquer à la disposition « Volcker » qui interdit aux établissements bancaires de spéculer pour leur propre compte, tout comme de prendre des participations dans des fonds spéculatifs.

Trump a aussi dans le collimateur le « Bureau de Protection financière du consommateur » créé afin de réguler les prêts hypothécaires et les cartes de crédit qui avaient été à l’origine de la crise financière des «  subprimes » en 2008.

Trump veut aussi revenir sur l’application de la « règle fiduciaire » qui oblige les banques à agir dans l’intérêt de leurs clients et non pas de leurs spéculations ou de leurs commissions bancaires, avec des risques clairement indiqués.

Le but de la loi était aussi de mieux encadrer les produits dérivés, d’augmenter les capitaux propres des banques, de leur faire passer des tests de résistance, de mettre un terme à la menace des banques « trop grosses pour faire faillite ».

Trump se trouve donc en contradiction avec lui-même car il s’attaque au pilier de sa base électorale pour plaire à l’Etablissement de Wall Street. Et contrairement à ce qu’il prétend, les statistiques de la Fed prouvent que les prêts bancaires aux entreprises et aux particuliers ont été très élevés.

Le principal Conseiller de Trump est Gary Cohn, l’ex numéro deux de Goldman Sachs, qui vient de quitter la banque en vendant 300 000 actions au plus haut, avec 120 millions de dollars pour solde de tout compte ; on comprend alors mieux la réalité de la situation.

Le risque d’un krach bancaire, financier, économique, mondial est toujours très élevé. De nombreux parlementaires Républicains mettent en avant le fait que cette loi a permis d’assainir les banques et le système financier américain. IL faut espérer que le Congrès ne donnera pas son feu vert pour révoquer la loi Dodd-Franck.

 

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dimanche, 05 février 2017

Krach financier et bancaire en vue ! L’Europe passive et impuissante

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Marc Rousset

L’Autorité bancaire européenne vient de reconnaître officiellement le risque très grave que représentent les créances douteuses dans les bilans des banques. Mais cet aveu de l’ABE n’est, en fait, que l’arbre qui cache la forêt d’un krach bancaire en vue, suivi d’un krach financier, nonobstant l’inéluctable remontée à venir des taux d’intérêt qui peut déclencher, à terme, un krach obligataire et boursier suffisant, à lui seul, pour mettre aussi au tapis toutes les banques européennes !

Les raisons d’un krach bancaire sont multiples : montant faramineux des créances bancaires douteuses, des capitaux propres bancaires insuffisants pour faire face aux véritables risques des actifs financiers niés par les médias, la folie et l’importance démesurée des marchés des produits dérivés, la quasi-faillite de nombreuses banques avec la Deutsche Bank en tête de liste. Quant à la politique monétaire laxiste de création monétaire européenne par la BCE au rythme de 80 milliards d’euros par mois, pour faire baisser l’euro et les taux d’intérêt, elle ne pourra pas être poursuivie indéfiniment.

Il faut, aussi, savoir que les États et l’Union européenne ont mis en place des fonds « bidon » ridicules et notoirement insuffisants pour sauver les dépôts des entreprises et des particuliers en cas de faillites bancaires. Ces fonds, de plus, ont des capitaux propres insuffisants ; leurs ressources reposent essentiellement sur des emprunts.

On voit donc toute la fragilité du système car, in fine, ces emprunts devront aussi être remboursés par des contribuables.

L’Europe fera face, un jour ou l’autre, au problème des créances douteuses dans les bilans des banques européennes, soit 47 % en Grèce, 47 % à Chypre, 20 % au Portugal, de l’ordre de 10 % dans les pays de l’Est européen, et surtout de 16 % en Italie !

L’Irlande, que l’on pourrait croire sauvée selon les cocoricos médiatiques, en pratiquant le vol fiscal et la concurrence fiscale déloyale avec les pays du continent européen, ne l’est pas puisque son ratio de créances bancaires douteuses est de 14 %.

Le montant des créances douteuses, en Italie, est de 360 milliards d’euros. L’État italien vient de sauver deux de ses banques les plus connues avec maintes difficultés. Il ne semble pas en mesure de sauver toutes les banques si une déflagration se produit. Le talon d’Achille de la zone euro, c’est l’Italie, avec des conséquences directes sur les créances détenues par les banques françaises !

Seuls les contribuables nationaux seront en mesure de combler, théoriquement, les créances douteuses des banques européennes. L’Italie n’a pas respecté les règles européennes consistant à faire payer les déposants lors des derniers sauvetages bancaires car c’était, tout simplement, politiquement et moralement impossible, sous peine de voir Beppe Grillo arriver au pouvoir.

Si l’Histoire est imprévisible, les krachs financiers et bancaires sont, eux, prévisibles, mais le Système est malin, vicieux, rusé et sait se défendre en manipulant les cours de l’or par les prêts en or des banques centrales aux banques, en utilisant tous les artifices comptables et de l’endettement public ou privé tous azimuts. Et n’oublions pas, enfin, qu’au-delà de la Grèce et de l’Europe du Sud, des États comme la France et même les États-Unis et le Japon, c’est-à-dire les derniers payeurs, le dernier recours après un krach bancaire, sont déjà en quasi-faillite ! Ce monstrueux château de cartes conduira inéluctablement à une catastrophe européenne et mondiale qui sera pire qu’en 1929 !

Source cliquez ici

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vendredi, 27 janvier 2017

Délocalisation de l’usine Whirlpool : la France, dindon de la farce !

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Marc Rousset Boulevard Voltaire

L’usine Whirlpool d’Amiens cessera sa fabrication de sèche-linge le 1er juin 2018. Environ trois cents personnes de plus vont encore se retrouver au chômage en France ! Pourquoi ? Parce qu’au sein même de l’Union européenne, il y a des pays européens émergents.

Ces derniers pratiquent donc, de fait, un dumping fiscal et social avec un coût de la main-d’œuvre quatre fois inférieur à celui de la France !
Et si, encore, les Polonais nous achetaient des avions et des hélicoptères français… Mais non ! Pour des raisons politiques, afin de satisfaire l’Amérique, par peur de la Russie, ils préfèrent acheter américain.

Dans le cas Whirlpool, comme pour de nombreuses autres délocalisations à l’est de l’Europe, les peuples ouest-européens se vident de leur substance économique industrielle, suite à la stupidité des élites françaises qui ont confondu élargissement et approfondissement de l’Europe ! S’il y avait eu un approfondissement intelligent avant un élargissement responsable, lent, contrôlé et très progressif, paradoxalement, les peuples européens seraient aujourd’hui moins hostiles aujourd’hui à l’Union européenne !

Maurice Allais estimait qu’une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’était souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux regroupant des pays économiquement et politiquement associés, de développement économique et social comparable. Comparable, voilà le mot clé, ce qui importe, ce que nos élites de pacotille traîtresses et stupides n’ont pas su ou voulu voir !

Autant le Marché commun protectionniste, avec la préférence communautaire, fut une réussite totale et bénéfique pour la France, autant l’élargissement économique à l’Est voulu, il est vrai, par l’Allemagne pour s’assurer des débouchés et organiser sa sous-traitance ne fut pas aussi bénéfique et souvent maléfique pour la France, qui a délocalisé aussi une grande partie de son industrie automobile en Roumanie (Renault) et en Slovaquie !

Mais il faut reconnaître que le problème de l’élargissement européen à l’Est est, effectivement, très complexe avec des discussions sans fin, des avantages et des inconvénients, même pour la France, suite à l’avantage, parfois, de produire à bas prix et de trouver de nouveaux débouchés. Le pragmatisme s’impose en matière de protectionnisme et il ne faut jamais tomber dans le piège de l’idéologie stupide ! Quant au libre-échange mondialiste non européen, lui, il doit être combattu sans aucun doute possible.

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samedi, 21 janvier 2017

Chine, multinationales et pays émergents : les seuls gagnants du libre-échange

f682426fee04086bb84efa58fc9b3d8e.jpgMarc Rousset

À Davos, c’est le bouquet ! Qui aurait pu imaginer qu’un jour, un président chinois communiste capitaliste serait le seul à défendre, avec les multinationales, le libre-échange mondialiste et l’ouverture au monde ?

Hypocrite et grand défenseur des seuls intérêts économiques chinois, Lui Xi Jinping s’écrie : « Toute tentative de stopper les échanges de capitaux, de technologie et de produits est impossible et serait à rebours de l’Histoire. » Il est à noter qu’il n’y a pas plus nationaliste que les Chinois pour défendre leurs entreprises et leur marché intérieur. La Chine et les pays émergents souhaitent que ce jeu de dupes depuis 40 ans continue, que les Européens, Allemands inclus à terme, se retrouvent « cocufiés » et au chômage.

Le modèle de la théorie des coûts comparés de Ricardo, décrit en 1817 dans son ouvrage On the Principles of Political Economy, repose sur une hypothèse essentielle, à savoir que la structure des coûts comparatifs dans les divers pays reste invariable au cours du temps. Or, il n’en est ainsi que dans le cas des ressources naturelles. Ainsi, par rapport à l’Europe occidentale, les pays producteurs de pétrole disposent d’un avantage comparatif qui restera le même dans un avenir prévisible. De même, les produits tropicaux ont un avantage comparatif qui ne saurait disparaître.

Par contre, dans le domaine industriel, aucun avantage comparatif ne saurait être considéré comme permanent. Chaque pays aspire légitimement à rendre ses industries plus efficaces, et il est souhaitable qu’il puisse y réussir. Il résulte de là que l’arrêt de certaines activités dans un pays développé, en raison des désavantages relatifs d’aujourd’hui, pourra se révéler demain complètement stupide, dès lors que ces désavantages relatifs disparaîtront.

Il faudrait alors rétablir ces industries, mais entre-temps on aura perdu le savoir-faire.

Paul Bairoch, professeur à l’université de Genève, a montré que la croissance économique dans la période 1870-1940 fut largement liée au protectionnisme. Paul Bairoch a publié, en 1994, une étude sur les Mythes et paradoxes de l’histoire économique. Il écrit : « On aurait du mal à trouver des exemples de faits en contradiction plus flagrante avec la théorie dominante qui veut que le protectionnisme ait un impact négatif, tout au moins dans l’histoire économique du XIXe siècle. Le protectionnisme a toujours coïncidé dans le temps avec l’industrialisation et le développement économique, s’il n’en est pas à l’origine. »

Les « nouveaux pays industrialisés » d’Asie démontrent également l’importance du protectionnisme. Une étude, publiée par l’université Harvard, souligne qu’il peut, tout autant que le libre-échange, générer une forte croissance économique. Ainsi, alors que le discours dominant du journalisme économique proclame depuis deux décennies que le protectionnisme est le mal absolu, les travaux scientifiques les plus récents aboutissent à un résultat inverse. Il y a donc discordance entre les discours économiques médiatiques et le discours scientifique.

Les seuls et uniques gagnants de la mondialisation, ce sont bien la Chine, les multinationales et les pays émergents ; les seuls perdants, les peuples européens et les Américains.

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lundi, 16 janvier 2017

Le discours en anglais de Macron à Berlin : trahison des élites !

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Marc Rousset

Marine Le Pen s’est indignée à juste titre du discours de Macron en anglais à Berlin. Tout un symbole de ce qu’est vraiment ce technocrate arriviste de la finance qui n’a pas le sens du peuple, qui n’a pas le sens de l’identité de la France, qui ne respecte pas sa langue. Macron n’a peut-être pas une tête de moule, comme il le déclarait, il y a une dizaine de jours, mais il est bien sorti de ce moule qu’on appelle l’ENA. Cette Ecole nationale d’Administration qui met aujourd’hui toute son énergie à fabriquer de jolis clones parfaitement compatibles avec la mondialisation. Des Macron en série.Rien n’est d’ailleurs laissé au hasard dans cette entreprise de démolition de la France.

L’attitude à Berlin de Macron, ancien élève de l’ENA, explique bien le scandale en cours actuellement dans cette école. Je veux parler de l’arrêté du 16 avril 2014, pris par le ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique. Cet arrêté aura pour effet que l’anglais sera, à partir de 2018, la seule et unique langue étrangère à maîtriser pour les candidats souhaitant entrer à l’ENA, alors que jusqu’à ce jour, en 2017, l’ENA pratique encore le multilinguisme. Il sera dorénavant inutile d’apprendre une autre langue que l’anglais pour entrer à l’ENA. IL en résultera une incitation très forte, à l’heure du Brexit, à poursuivre dans la voie de l’unilinguisme anglais et une démotivation pour les élèves d’apprendre dans l’enseignement secondaire une autre langue que l’anglais puisque les autres langues ne serviront à rien !

Lors de la journée de rencontre entre l’ENA et l’université allemande DUV Speyer, le 10 juin 2015 dans les locaux de l’ENA à Strasbourg, le discours introductif de la directrice de l’ENA, madame Nathalie Loiseau, devant 195 élèves allemands, français et étrangers, a été tenu en anglais. L’effet fut d’autant plus calamiteux pour le français, l’allemand et les autres langues nationales européennes, que le thème de la journée de la rencontre était : « Comment aller au-delà de nos spécificités nationales pour augmenter la coopération » ? Le discours introductif de la directrice tenu en anglais suggérait donc de renier la langue française ainsi que nos spécificités et nos identités linguistiques européennes !

Il est bien connu également que les hauts fonctionnaires français trahissent trop souvent la langue française à Bruxelles. Ce n’est pas pour rien que Pierre Moscovici a obtenu le Prix 2016 de la Carpette anglaise (1)… A quand une politique linguistique digne de ce nom d’un gouvernement français pour défendre et développer l’usage de la langue française en Europe ?

Macron aurait donc dû s’exprimer en français à Berlin en utilisant parfois quelques mots d’allemand et en ayant recours à la seule langue internationale qui est, comme l’a fait très justement remarquer Umberto Ecco, la traduction.

IL ne nous reste plus à espérer que, suite aux élections présidentielles de 2017, Macron ne soit pas élu, que le nouveau gouvernement français abrogera en 2017 l’arrêté scandaleux sur l’anglais, langue unique au concours de l’ENA, et que Macron tout comme l’ENA se verront attribués le Prix 2017 de la Carpette anglaise !

Notes:

1 - Le Prix de la Carpette anglaise est attribué chaque année par un comité d’intellectuels français, présidé par Philippe de Saint Robert, pour marquer d’infamie et livrer à la honte publique les personnalités qui trahissent la langue française et s’expriment uniquement en anglo-américain.

Source Blog de Marc Rousset

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vendredi, 13 janvier 2017

Bernard Arnault reçu par Donald Trump : retour du protectionnisme !

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Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

La preuve est faite que les nations, mais surtout une Europe économique unie, peuvent vaincre le libre-échange mondialiste. In fine, c’est le pouvoir régalien qui est le plus fort. Le chef d’entreprise, le capitaliste tremblent et s’adaptent toujours pour ne pas perdre leur marché, leurs débouchés !

L’actualité nous en apporte la preuve avec Bernard Arnault, chantre, comme son journal Les Échos, du libre-échange mondialiste. Au premier coup de tonnerre, à la première semonce Trump, avant même qu’il soit en fonction, que fait Bernard Arnault ? Il va faire sa courbette devant Trump en lui assurant qu’il va créer des usines et des emplois LVMH en Californie ! Et ce seront autant d’emplois en moins pour la France !

Si l’on regarde l’histoire économique des États-Unis, depuis leur création, il n’y a pas eu de nation plus protectionniste que les États-Unis.

On a dit d’Alexander Hamilton, dès la création des États-Unis, qu’il était un autre Colbert. La guerre de sécession opposait le Nord industriel protectionniste au Sud agricole libre-échangiste. Le paroxysme du protectionnisme fut atteint en 1930 avec la loi Smoot-Hawley qui imposait des droits de douane record aux importations. De leur origine jusqu’aux années 1930, les États-Unis pratiquèrent donc un protectionnisme virulent avec des tarifs douaniers de l’ordre de 50 % ; c’est avec cette stratégie qu’ils connurent le taux de croissance le plus élevé du monde et accédèrent au leadership mondial.
Gardons présent à l’esprit l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire en Europe : la construction de l’usine géante Renault de Mellousa au Maroc pour vendre des voitures sur le marché européen en profitant des bas salaires marocains, ce qui crée du chômage en France !

Contrairement à ce qui a pu être écrit ici ou là, le prix Nobel Maurice Allais souhaitait des barrières protectionnistes aux frontières de l’Europe et un libre-échange seulement à l’intérieur de l’Union européenne pour profiter des économies d’échelle de ce grand marché, ce qu’a parfaitement compris Trump !

Et, contrairement aux bêtises médiatiques du politiquement correct que l’on peut lire à longueur de journée, la ligne Maginot en 1939 a été une excellente réussite ! Les Allemands ne s’y sont pas attaqués ! La seule erreur fut de ne pas l’avoir prolongée jusqu’à la Manche et à la mer du Nord ! Les Allemands avaient, eux aussi, leur ligne Maginot – la ligne Siegfried -, qui a magnifiquement fonctionné en 1945 et qui a malheureusement fait perdre la vie à beaucoup de soldats alliés !

Il importe de faire la distinction entre marché européen intérieur et marché d’exportation. Ce qu’il faut, c’est, grâce à une politique douanière de préférence communautaire européenne et non pas hexagonale franco-française, fermer l’accès aux pays émergents qui détruisent les emplois européens pour des produits consommés sur le marché intérieur européen. Pendant ces 30 dernières années, la France a perdu 3 millions d’emplois industriels, les emplois les plus porteurs d’avenir !

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mardi, 06 décembre 2016

Pourquoi les terroristes musulmans, contrairement aux propos d’Eric Zemmour, ne sont pas des héros !*

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Marc Rousset

Qu’est-ce qu’un héros ? Un héros est un être humain d’un niveau intellectuel suffisant qui choisit consciemment, librement, courageusement, et d’une façon désintéressée son destin, en étant prêt à faire le sacrifice de sa vie pour une cause qui le dépasse.

La quasi-totalité des musulmans qui rejoignent le djihad armé, Al-Qaeda ou l’Etat islamique, relèvent de quatre catégories. Ce sont :

a) des délinquants ou des criminels, souvent recrutés en prison. La plupart sont des minables avec des têtes vides qui ne connaissent rien au Coran. L’islam leur apporte clés en main ces repères dont ils ressentent le besoin.

b) des exaltés et des dérangés qui rêvent de guerre et d’action, qui cherchent à affirmer leur virilité à tout prix et qui sont en recherche de violence fanatique pour l’exprimer.

c) des frustrés ne parvenant pas à s’intégrer dans notre société par le travail, l’étude, la socialisation, le mariage. Ces frustrés jalousent et haïssent les Européens de souche pour ce qu’ils sont : des êtres libres avec une organisation sociale supérieure, des réalisations techniques et spirituelles supérieures, un niveau de vie plus élevé.

d) des demeurés et des simples d’esprit, des adolescents ou des enfants, sans repère, d’une grande fragilité psychologique, sur lesquels la propagande aussi stupide que simpliste des barbus fonctionne à merveille. C’est ainsi qu’en Irak, Daech appelle ses kamikazes des « jeunes mariés » parce qu’il leur promet d’épouser 72 jeunes filles vierges, une fois leur crime accompli. Juste avant leur mission suicide, des responsables religieux leur récitent des versets du Coran et les droguent avec de la fénétyline, substance psychotrope synthétique interdite dans la plupart des pays.

Si les terroristes risquent leur vie, il est tout aussi vrai que ce sont des lâches pour oser s’en prendre, armés, à des civils désarmés.

S’ils sont éduqués, désintéressés, non endoctrinés et libres de leurs actes, cas très peu fréquent, ce sont effectivement des héros. Ce pourrait être le cas pour quelques-uns des Saoudiens diplômés et conscients qui ont jeté, le « 11 Septembre » 2001, leur avion contre les tours du World Trade Center à New-York. Encore, outre le fait qu’ils s’en prenaient à des civils sans défense, faudrait-il s’assurer, ce qui est fort possible, que ces Saoudiens n’aient pas perçu la mort violente et combattante pour l’islam comme le privilège d’accéder rapidement en martyr à la félicité divine et d’échapper ainsi à l’interminable « supplice de la tombe ».

Il est donc vrai que même chez les pires terroristes imbéciles, il y a un fond d’héroïsme, mais de là à faire des terroristes musulmans des héros, non, dans plus de 95% des cas ! La plupart ne sont pas des héros, mais des zéros, des fous manipulés, endoctrinés, frustrés relevant de la psychiatrie !

* Cette chronique n'est en aucune façon une attaque contre mon ami Eric Zemmour, mais pour une fois, l'exception qui confirme la règle, Zemmour s'est "planté", tout en voulant faire passer une idée juste, à savoir le manque de courage et d'héroïsme des Européens

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dimanche, 17 juillet 2016

Les indemnisations des victimes de tueurs musulmans.

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Dr Bernard Plouvier

Qu’on le veuille ou non, nous sommes en période pré-électorale. De ce fait, moins de cinq jours après la nouvelle tuerie islamique, celle de Nice, une obscure secrétairesse d’État annonce le déblocage imminent des fonds pour indemniser les victimes du dernier attentat. Et cela pose deux séries de questions.

En quoi l’État, soit l’ensemble des contribuables, devrait-il régler la facture des soins aux blessés, de l’inhumation des morts en plus d’un éventuel secours aux veuves et orphelins et, pourquoi pas, en sus du classique pretium doloris ? Les assureurs sont là pour le faire… Ah ! Il paraît qu’en cas d’attentat, il n’y a plus personne ! Curieux, en notre époque où les attentats sont plus fréquents que les bonnes nouvelles économiques !

Donc, les contribuables vont servir de vache à lait, pour défrayer les victimes des ordures djihadistes, tueurs d’innocents, assassins de touristes et de promeneurs. Pourtant, il existe à l’évidence une autre solution.

Nous sommes riches de 6 millions d’immigrés musulmans adultes qui, s’ils sont en France, y travaillent, du moins en principe, puisqu’on les a fait venir pour cela ! Les roitelets et milliardaires saoudiens, qataris, maghrébins (notamment ceux du trafic de haschich) possèdent quantité d’immeubles luxueux et de sociétés implantées en France.

La solution est donc évidente : que les musulmans financent les dégâts occasionnés par ceux de leurs frères qui sont des fruits pourris. Les ulémas, mollahs, imams, etc. ne cessent de clamer que la Oumma (la communauté musulmane mondiale) forme un tout et que l’islam est une « religion de paix et d’amour ».

On ne leur demande pas de nous aimer, nous autres « sales chiens d’infidèles », mais on leur demande de nettoyer les immondices de leurs frères, d’empêcher les récidives (il serait bon que, dans leurs mosquées implantées sur le sol français, ils cessent la propagande pour le Djihâd), enfin qu’ils paient les sinistres, qu’ils indemnisent les victimes des tueurs de leur bord.

On attend donc de nos glorieux « chefs », les Hollande et Valls, qu’ils déposent dans l’urgence un projet de loi taxant d’un impôt spécial tous les salaires et revenus, tous les biens immobiliers des musulmans, pour alimenter le fonds spécial d’indemnisation des victimes du fanatisme musulman et réparer les dégâts commis au nom d’allah le tout-puissant et, paraît-il, le miséricordieux.

La Justice l’exige, le bon sens aussi.

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jeudi, 12 février 2015

DES BOMBARDIERS RUSSES AU-DESSUS DE LA MANCHE Vers une guerre froide voulue par les Etats-Unis

tu-russe_642.jpgMarc Rousset

Le président russe, Vladimir Poutine, n’est pas vraiment du genre à reculer face aux sanctions imposées à son pays et aux attaques subies par son économie. Il semblerait qu’il ait intensifié non seulement sa rhétorique, mais aussi ses activités militaires.

Sa plus récente initiative a été une autre démonstration de force pour faire comprendre à l’Occident que la Russie est prête à tout pour protéger ses intérêts. La Royal Air Force britannique a dépêché des avions de chasse jeudi après que deux bombardiers russes à capacité nucléaire aient volé au travers d’un couloir aérien civil au-dessus de la Manche. Les transpondeurs des bombardiers étaient éteints, ont déclaré les fonctionnaires britanniques, ce qui les a rendus invisibles pour un certain nombre de systèmes de contrôle aérien. L’incident a retardé plusieurs vols commerciaux et a poussé le gouvernement britannique à demander à l’ambassade russe de se présenter immédiatement devant le ministère des affaires étrangères.

Cet incident fait suite à une série de survols de la côte ouest des Etats-Unis par des bombardiers russes, depuis l’Alaska jusqu’en Californie. Il a même été dit que les Russes auraient testé une nouvelle arme l’année dernière, qui aurait rendu inefficaces les systèmes de contrôle aérien commerciaux de Los Angeles.

Un peu plus tôt ce matin, l’ancien dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, a décrété que les Etats-Unis et la Russie s’étaient engagés dans une nouvelle guerre froide qui pourrait bel et bien « devenir chaude » si les tensions entre les deux nations ne se dissipaient pas.

L’année dernière, Vladimir Poutine a fait des remarques similaires. Il a accusé Barack Obama d’avoir adopté une « approche hostile » lorsqu’il a décrit la Russie de menace pour le monde lors de son discours devant l’Assemblée générale des Nations-Unies le 24 septembre. « Nous espérons que nos partenaires réaliseront la futilité des tentatives de chantage contre la Russie et se souviendront des conséquences qu’une discorde entre des puissances nucléaires pourraient avoir sur la stabilité stratégique du monde ».

Poutine a ajouté qu’Obama aurait identifié l’agression de l’Europe par la Russie comme l’une des « trois grandes menaces actuelles pour l’humanité », avec l’Ebola et l’EIIL. « Aux côtés des sanctions qui ont affecté des secteurs entiers de notre économie, cette approche ne peut être qualifiée que d’hostile », a dit Poutine.

Le grand allié de la Russie face à l’Occident, la Chine, semble aussi prendre des initiatives courageuses. Selon une photo satellite des îles Nanji, le pays construirait une infrastructure de ravitaillement dont l’emplacement suggère le positionnement éventuel de troupes dans l’anticipation d’une guerre avec le Japon. En 2010, le lancement d'un missile au large de la côte californienne a été attribué à la Chine par certains observateurs qui pensent que le pays cherche lui-aussi à signaler sa volonté de s’engager dans un conflit si la nécessité s’en faisait ressentir.

Avec une économie en déclin des deux côtés de l’océan, l’influence de la Russie qui s’accroît au travers de l’ancien bloc de l’Est, et la présence de forces américaines en Europe, il ne pourrait qu’être une question de temps avant que la situation devienne critique.

Il est inquiétant que la question d’armes nucléaires ait déjà été soulevée. Et plus terrifiants encore sont les psychopathes qui se tiennent debout, le doigt sur le bouton.

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vendredi, 22 mars 2013

Diviser par deux les allocations familiales des immigrés, doubler celles des Français de souche

caf-caisse-allocations-familiales.gifMarc Rousset

La France dépense 70 milliards d'euros par an pour les immigrés, payés essentiellement par les impôts des Français de souche !

Au lieu de diviser par deux les allocations familiales pour les Français de souche  au delà de 53 000  euros avec deux enfants et de 61 000 euros avec trois enfants, le gouvernement ferait mieux de faire des économies en passant à l'immigration zéro !

Afin d'encourager la natalité insuffisante des Français d'origine européenne (1,7 enfants par femme) contre 3,4 pour les Français d'origine immigrée, un gouvernement nationaliste, afin de préserver notre identité, ferait exactement l'inverse, c'est à dire qu'il  supprimerait les allocations familiales des immigrés, et  triplerait celle des Français de souche pour qu'ils aient davantage d'enfants.

Au nom de la justice sociale, on favorise la natalité immigrée et l’invasion migratoire en divisant par deux les allocations des Français de souche. Voilà la triste réalité et, une fois les lampions éteints, après les belles envolées et les beaux discours lénifiants, ce sont toujours les mêmes qui paient et que l’on ponctionne ou que l’on défavorise.

Une fois encore les socialistes décadents, la main sur le coeur, vont faire l'inverse de ce qui correspond à l'intérêt  profond et réel, à l'avenir du pays !

Les allocations familiales ont été crées en 1945 par le général De Gaulle pour favoriser la natalité française. Elles aboutissent dans la réalité à favoriser l'invasion, à créer un appel d'air pour les immigrés.

La triste réalité, c'est que les Français laborieux de souche  qui assurent l'avenir du pays en éduquant leurs enfants, payent en fait des impôts pour se faire davantage envahir, pour davantage entretenir la natalité élevée de familles extra-européennes. Leurs enfants attaqueront  ensuite les TGV à Marseille et les RER à Grigny Centre dans l'Essonne... afin, comme lors de l'attaque des diligences dans le Far-West, de finir par les dévaliser complètement !

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dimanche, 25 novembre 2012

Les intellectuels français au pays des Soviets droits de l’hommistes...

rousset.pngMarc Rousset

 

L’exposition « Intelligentsia. Entre France et Russie, archives inédites du XXe siècle » se tient du 28 novembre  2012 au 11 janvier 2013 à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, dans le cadre de l’année « France-Russie 2012 ». Cette exposition témoigne de la profusion des échanges littéraires entre la France et la Russie au siècle dernier, mais surtout de l’aveuglement et de la manipulation par une petite élite dont le rôle fut de brouiller les cartes sur les horreurs du communisme. On ne peut pas ne pas penser à ce qu’il en est aujourd’hui avec la pensée unique et les intellectuels  droits  de l’hommistes.

 

Les intellectuels français au pays réel des Soviets

 

André Gide, Romain Rolland, Henri Barbusse, André Breton, Jean Paul Sartre furent des militants de l’Union soviétique. En 1935, Romain Rolland et son épouse Maria Koudacheva se rendent en URSS à l’invitation du poète Maxime Gorki et sont reçus par Staline.

 

Henri Barbusse, admirateur de la révolution russe, fit plusieurs voyages en URSS, écrivit une biographie de Staline (1935) et décède à Moscou le 30 août 1935.

 

L’anti-fasciste André Gide  finira cependant par ouvrir les yeux  et reviendra  en juin 1936, désillusionné avec ses compagnons d’un voyage en URSS. Au lieu de l’homme nouveau, il ne trouve que le totalitarisme. Il ira même jusqu’à écrire : « Que le peuple des travailleurs comprenne qu’il est dupé par les communistes, comme ceux-ci  le sont aujourd’hui par Moscou ».

 

Le 27 janvier 1953, Elsa Triolet, épingle la médaille du Prix Staline au revers de la veste de l’écrivain Ilya Ehrenbourg sous le regard de son mari, Louis Aragon. Ce dernier avait déjà  écrit « Hourra l’Oural » et un poème « Vive le Guépéou » en 1931 à la gloire du Guépéou, prédécesseur du KGB ! Ce poème confondant de niaiseries faisait l’apologie d’une organisation méga-criminelle, l’appareil de répression du parti bolchevique contre les peuples.

 

En 1955, année où Raymond Aron publie L’Opium des Intellectuels, le couple Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir est en URSS.

 

L’exposition retrace ce phénomène de sidération collective tout à fait comparable à l’inconscience, à l’avachissement, à l’abrutissement droit de l’hommiste et mondialiste que nous vivons aujourd’hui.

 

En 1949, David Rousset, ancien déporté, avait déjà adressé un appel dans Le Figaro littéraire aux survivants des camps nazis afin qu’ils enquêtent sur « le goulag stalinien ». Il fallut 1956, période de l’insurrection de Budapest, puis le printemps de Prague en 1968, et surtout la publication de L’Archipel du Goulag par Alexandre Soljenitsyne pour commencer à ébranler un peu les consciences. Vingt ans après l’effondrement du monde soviétique, les archives de cette exposition montrent l’aveuglement incroyable de ces intellectuels et la très difficile résistance de la poignée d’opposants dont Raymond Aron, face à la pensée dominante de l’époque tout à fait semblable à la pensée unique d’aujourd’hui !

 

La Vérité selon Jean-Jacques Rousseau

 

La gauche a déjà bel et bien  perdu la bataille intellectuelle et culturelle. François Hollande et les socialistes, suite à 90% du  vote immigré qui, comme pour Obama aux Etats-Unis, les a portés au pouvoir, ont de plus  bénéficié d’un dernier effet d’hystérésis idéologique, d’un mensonge médiatique outrancier, irresponsable, irréaliste, délibéré pour les naïfs et les décérébrés. Mais nous vivons en France  le dernier chant du cygne socialiste et droit de l’hommiste.

 

Il suffit de penser à tous ces intellectuels courageux qui osent braver les foudres des médias, exprimer  une  pensée sacrilège, en fait   la Vérité que voit tous les jours l’homme de la rue. Nous songeons par exemple  à  Richard Millet, Renaud Camus, Guillaume Faye, Dominique Venner, à tous les  pionniers de la  Nouvelle Droite ! Le monopole commence à se fissurer, les doutes à s’exprimer ; les injures gratuites des adversaires du « Travail, de la Famille et de la Patrie » ne portent plus ! Debout les Hommes !

 

La Vérité philosophique, c’est Jean Jacques Rousseau lui même qui  nous la donne, en soulignant l’opposition entre la citoyenneté et l’illusoire société générale du droit humain, dès l’ouverture de l’Emile, en 1762, avant même la révolution de 1789 : « Défiez vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres les devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux » (1). Jean Marie Le Pen, d’une façon beaucoup plus prosaïque, a pu dire que nous vivons dans un monde où nous voulons faire un cheval d’une chèvre née dans une écurie.

 

Ras le bol de Bernard Henri Levy et de sa clique droit de l’hommiste qui fait penser à celle de Jean-Paul Sartre, adorateur des Soviets, avec son aussi  stupide que  célèbre maxime : « Tout anti-communiste est un chien ! ».

 

Richard Millet, chantre de l’anti-droit de l’hommisme, n’est rien d’autre que le Raymond Aron de l’anti-communisme !

 

« Ne pas savoir dire non est le début de la servitude » écrivait Montaigne. « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais » a pu dire le héros  vendéen  François-Anathase Charette de la Contrie. La France, depuis les lois Pleven et Gayssot, est devenue le  pays des Soviets droits de l’hommistes.  Le Mur de Berlin est tombé le 9 Novembre 1989. Le « Mur de la honte droit de l’hommiste », le Mur déjà très fissuré des Traitres à la Nation française et de la civilisation européenne  va  lui aussi bientôt s’écrouler ! Les héros de Verdun ne seront pas morts pour rien !

                                                                                                    

(1)   (1) Œuvres complètes de Jean Jacques Rousseau, Gallimard, Pléiade, Vol 4, pp428-429.

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lundi, 02 avril 2012

Les 3 facteurs clé de notre décadence ne sont pas clairement abordés par les candidats à la Présidentielle...

Marc Rousset.jpgMarc Rousset

 

De même que la Vérité sort souvent de la bouche des enfants, l’hebdomadaire britannique The Economist a le mérite d’attirer notre attention sur le caractère peu sérieux en France de la campagne présidentielle en cours. Le titre de son dernier numéro s’intitule : « La France en déni. L’élection la plus frivole d’Occident » en parodiant comme illustration le tableau d’Edouard Manet « Déjeuner sur l’herbe » où l’on voit Nicolas Sarkozy et François Hollande assis à même le sol dans une clairière avec une femme totalement nue. Malheureusement le réquisitoire de l’hebdomadaire ne porte que sur le thème de notre compétitivité déficiente et l’hypertrophie paralysante de nos dépenses publiques  qui sont pratiquement passés sous silence par tous les candidats ! Mais The Economist oublie les deux autres facteurs clé de la décadence morale, sociale et économique française, à savoir le libre échange mondialiste à la source de notre désindustrialisation et l’immigration avec son coût économique annuel monstrueux, soit 73 milliards d’euros, pratiquement le déficit budgétaire de la France!

 

Le réquisitoire juste de The Economist sur l’hypertrophie des dépenses publiques françaises

 

Le Président Sarkozy illusionne avec ses rodomontades et François Hollande nous prépare le sort de la Grèce tandis que Mario Monti réforme l’Italie pour de bon ! L’Espagne, l’Italie adoptent des politiques et des attitudes envers les réformes et la dépense publique infiniment plus courageuses que  ce qu’envisagent les candidats actuels. La France détient cependant déjà le record d’Europe pour les dépenses publiques (Etat, Collectivités locales, Sécurité Sociale) qui s’élèvent en 2011 à 55,9% du PIB ! Les mesures adoptées jusqu’à présent, même pour les retraites, relèvent beaucoup plus de la démagogie et de la poudre aux yeux que de réformes structurelles sérieuses à long terme redressant effectivement la situation. Quant à la croissance, elle doit venir de l’offre nouvelle de nouvelles entreprises compétitives avec la retraite à 65 ans, la suppression effective des scandaleux régimes spéciaux publics de retraite et non pas de l’entretien illusoire d’un trop grand nombre de  fonctionnaires ainsi que d’un laxisme social ou de gestion. Il est facile pour l’oligarchie politique de se donner bonne conscience en ne faisant rien pour réduire les dépenses  et en prenant pour prétexte que l’on entretient la consommation et donc la croissance ! Depuis le temps qu’elle pratique cette folie démagogique, la France devrait avoir aujourd’hui le PIB par tête le plus élevé du monde !

 

Nous ne répéterons jamais assez que de 1991 à 2008, le nombre de fonctionnaires en Allemagne qui faisait face au problème des fonctionnaires trop nombreux de l’ancienne DDR a baissé de 6 737 000 à 4 505 000. Dans le même temps, la France passait de 4 258 000 à  5 200 000 fonctionnaires. Avec près de 20 millions d’habitants de moins, la France a réussi la triste performance de dépasser l’Allemagne en 2002. Compte tenu de la différence des populations  de l’ordre de 3 pour 4 entre la France et l’Allemagne, le nombre de fonctionnaires  français,  en partant du chiffre allemand de 4 505 000 devrait donc être de 3 Millions ! Puisqu’il est de 5 200 000, il y a donc  bien en France 2 000 000 de fonctionnaires en trop !

 

Le deuxième facteur clé de notre décadence économique : la France le pays le plus désindustrialisé de la zone euro en raison du libre-échange mondialiste

 

Nous avons déjà écrit de nombreuses chroniques sur ce thème. Cette fois-ci nous nous bornerons à citer plusieurs passages du Prix Nobel Maurice Allais qui expliquait pourquoi en suivant la politique libre-échangiste de Bruxelles, la France se suicide !

 

« La mondialisation de l’économie est certainement très profitable pour quelques groupes privilégiés. Mais les intérêts de ces groupes ne sauraient s’identifier avec ceux de l’humanité toute entière. Elle ne peut que se révéler finalement désavantageuse pour tous les peuples» (1) 

 

« En fait, ce que l’on a constaté, c’est que la politique de libre échange mondialiste poursuivie par l’organisation de Bruxelles a entraîné (en France) à partir de 1974 la destruction des emplois, la destruction de l’industrie, la destruction de l’agriculture et la destruction de la croissance » (2)

 

« Si la politique libre-échangiste de l’organisation de Bruxelles n’avait pas été appliquée, le PIB réel par habitant en France serait aujourd’hui  d’au moins 30% plus élevé qu’il ne l’est actuellement et il serait certainement au moins égal au PIB réel par habitant aux Etats-Unis » (3)

 

Il importe en effet de réaliser que ce que la France gagne en baisse de prix, elle le perd en  chômage (3 millions d’emplois industriels disparus en 30 ans)  et en diminution de revenus. Le recul du pouvoir d’achat affecte les chômeurs  mais aussi les non chômeurs qui subissent des prélèvements fiscaux et sociaux  croissants pour aider leurs compatriotes et les immigrés sans emploi. Voici ce qu’écrivait  également  Maurice Allais : « Les partisans du libre-échange mondialiste soulignent que grâce aux délocalisations et aux importations en provenance des pays à bas salaires, jamais les prix dans les hypermarchés n’ont été aussi bas ».

 

« Mais c’est oublier que les consommateurs  ne sont pas seulement des acheteurs. Ils sont également des producteurs qui gagnent leur vie et qui paient des impôts »

 

« En tant que consommateurs ils peuvent acheter des produits meilleur marché. Mais pour ces consommateurs la contrepartie de ces importations à bas prix est finalement la perte de leur emploi  ou la baisse de leurs salaires, et des impôts accrus  pour couvrir le coût social du chômage et de la politique de l’emploi. Dès lors les avantages apparents des produits bon marché sont plus que contrebalancés par leurs coûts économiques et sociaux réels de toutes sortes » (4)

 

Le résultat à ce jour, avant la désertification industrielle totale si rien ne change, c’est que, selon une étude  de COE-Rexecode de mars 2012 (5), la France est désormais le pays de la zone euro dont  la part de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB est la plus faible (9,33% en 2010) . A titre de comparaison, le poids de l’industrie atteint 12,1% en Espagne et 11,8% au Portugal, 13,1% en Belgique et 11,9% aux Pays Bas. Quant à l’Allemagne, elle fait la course en tête avec une industrie qui représente 18,7% de son PIB.

 

Le troisième facteur clé de notre décadence économique, sociologique et morale : la folle immigration extra-européenne

 

Là encore nous citerons le brillant major de Polytechnique Maurice Allais, peu suspect de racisme maladif ou congénital qui, déjà en 1992, écrivait : « L’immigration tout à fait excessive  qui s’est constatée en France  depuis les années soixante a constitué par ses conséquences de toutes sortes un intolérable fardeau… dont le seul résultat tangible  a été de déprimer profondément les salaires réels français... » (6)

 

Nous ne nous étendrons pas  sur les thèmes de la perte de l’identité française, européenne et du risque évident  de guerre civile pour nos enfants et petits-enfants. Renaud Camus  souligne à juste titre « qu’aucun épisode depuis quinze siècles, ni la Guerre de Cent ans, ni l’occupation allemande n’ont constitué pour la patrie une menace aussi grave, aussi fatale, aussi virtuellement définitive en ses conséquences que le changement de peuple »(7). Nous assistons en quelque sorte à un véritable génocide culturel de la France...

 

Selon Yves-Marie Laulan, dans son étude du 19 Février 2012 (8), les coûts nets directs ou indirects de l’immigration s’élèvent à 73,3 milliards d’euros .Ils  sont donc  non  financés par un déficit budgétaire de 85 milliards d’euros qui alimentent l’endettement actuel de la France de 1717 milliards d’euros. L’immigration en France peut être évaluée à 250 000 (9) personnes par an dont 50 000 clandestins, soit une agglomération lilloise tous les 3 ans !

 

Comme nous le rappelle  Marc Aurèle « l’objet de la Vie  n’est pas de se trouver du côté de la majorité, mais d’éviter d’être du côté des imbéciles ». Des dix candidats qui se présentent avec  leurs 500 signatures, aucun n’a  la stature d’un De Gaulle ou d’un Poutine pour redresser d’une façon urgente une France qui part à vau-l’eau ! Les problèmes fondamentaux de défense  ne sont même  pas abordés. Il n’est donc pas étonnant que les thèmes de la campagne présidentielle  ne soient pas à la hauteur  de la faillite d’un Etat, d’une invasion migratoire programmée, des enjeux pour la France de sa survie économique, politique,  militaire, démographique, linguistique et civilisationnelle.

 

Notes

 

(1) Maurice Allais, Erreurs et impasses de la construction européenne. Editions Clément, 1992, page 217

(2) Maurice Allais, L’Europe en crise,que faire ? Editions Clément Juglar, 2005, page 71

(3 ) Maurice Allais, op cit, page 71

(4) Maurice Allais, La Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance Editions Clément Juglar, 1999,  page 309

(5) COE-Rexecode,  « Faiblesses  et atouts de la France dans la zone euro », mars 2012

(6) Maurice Allais, L’Europe en crise, que faire ? op cit, page 77

(7) Renaud Camus, Le Grand Remplacement, Editions David Reinharc, novembre 2011,

(8) Yves-Marie Laulan, L’impact macro-économique de l’immigration, 19 février 2012

(9) Yves-Marie Laulan, Tableau de bord de l’immigration-Chiffres clefs des flux migratoires, Décembre 2011

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mercredi, 07 mars 2012

Tribune libre : Poutine, De Gaulle russe, demain un nouveau Pierre Le Grand ?

index.jpgPar Marc Rousset

Les Etats-Unis, après avoir avalé la couleuvre Poutine, suite à l’âge d’or de la période Gorbatchev et Eltsine du déclin accéléré, voire de l’éclatement à venir de la Russie selon les rêves de Zbigniew Brzezinski dans le Grand Echiquier (1), prenaient leur mal en patience en espérant se débarrasser de Poutine comme ils furent débarrassés du général De Gaulle en 1969, d’où la tentative désespérée d’une nouvelle révolution orange en Russie avec le nouvel ambassadeur américain à Moscou Mac Faul qui se définit lui même comme « un expert de la démocratie, des mouvements anti-dictatoriaux et des révolutions ». L’opposition actuelle, sans leader, sans unité aucune, avec des tendances diamétralement  opposées en son sein, fait la une des médias occidentaux ; mais elle ressemble en fait à l’armée  hétéroclite de Bourbaki et fait penser à la fable de Jean de La Fontaine des « Grenouilles qui demandent un roi » !

Les peuples, dans les démocraties occidentales, ne supportent pas très longtemps les hommes d’Etat ayant une vision historique et demandant de l’autorité, de l’effort, de la persévérance, du courage pour non seulement redresser, mais développer le rayonnement et la puissance d’un pays. Ils préfèrent la repentance, les loisirs, la retraite à 60 ans, les 35 heures, le laxisme  et l’endettement public éhonté ; c’est aussi  plus facile pour se faire élire ! Clémenceau, Churchill et De Gaulle sont là pour attester de cette propension des démocraties occidentales à écouter les Daladier, les Chamberlain, les Mitterrand ou les Hollande, voire les comiques utopiques du style Jean-Luc Mélenchon,  plutôt que de mettre le citoyen en face de ses responsabilités, compte tenu des réalités géopolitiques et économiques.

Les Etats-Unis pensaient donc tenir avec Medvedev un nouveau Gorbatchev qui, au nom du développement économique, de la liberté d’expression et d’un droit de l’hommisme à la russe, allait, avec les louanges  et les encouragements de l’Occident, terminer en fait le travail de destruction massive de la puissance de l’URSS  commencé avec Gorbatchev, toujours très populaire aujourd’hui partout dans le monde, sauf dans son propre pays ! L’erreur grotesque de Medvedev, avec l’absence du droit de véto de la Russie à l’ONU, lors de l’intervention militaire éhontée de l’OTAN en Libye, derrière le paravent humanitaire, était porteuse d’espoir pour l’Occident et les Etats-Unis. Cela sentait bon la bonne soupe, la naïveté et ce n’est pas l’envie qui manquait à Monsieur Alain Juppé  qui excelle en la matière, de rejouer le même bon  tour  à la Russie en Syrie. Vladimir Poutine, en reprenant le contrôle de la politique étrangère, a contrecarré d’une façon prémonitoire les plans de l’Oncle Sam en Syrie et au Moyen orient ! En venant d’être réélu  par  109 millions de Russes avec 60% des voix, Président de la Fédération de Russie, il pourrait bien contrecarrer encore pendant douze ansd’une façon irréversible les plans d’encerclement de la Russie et de la Chine par l’Amérique !

Poutine, De Gaulle russe

Poutine, c’est l’homme que les Américains n’attendaient pas et qui a non seulement redressé la Russie, mais l’a sauvée du dépeçage en trois tronçons. Le rêve géopolitique des Etats-Unis si la Russie avait perdu la guerre en Tchétchénie était de faire dela Russie, une nouvelle Grande Pologne, en la ramenant à Stravopol, point de départ de la colonisation russe au XIXème siècle.

Poutine s’est aussi opposé avec succès  à  l’exploitation des ressources naturelles de la Russie  par les groupes étrangers, ce qui était le but affiché par Mikhaïl Khodorkovski, patron de Youkous, interpellé le 25 octobre 2003 sur un aéroport de Sibérie, alors qu’il venait de participer quelques jours plus tôt à un forum d’affaires à Moscou en compagnie de Lee Raymond, l’un des directeurs d’Exxon ; cette sociétéétait sur le point de participer jusqu’à  hauteur de 25 milliards de dollars dans la fusion Youkos-Sibneft. Les capitaux américains d’Exxon Mobil et de Chevron-Texaco souhaitaient en fait s’infiltrer avec une participation de 40% dans le sanctuaire sibérien des hydrocarbures russes. En perdant ses ressources financières, la Russie perdait  définitivement toute chance de rebondir.

Poutine a réussi pour l’instant à contenir, mais sans le briser complètement  l’encerclement par l’Otan et l’oléoduc  Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). Avec le projet du bouclier anti-missiles qui revient  à l’ordre du jour, les Etats-Unis auront  un adversaire redoutable qui continuera à leur dire leur quatre Vérités

Vladimir Poutine, c’est aussi l’homme du KGB qui a vu venir  et réussi à combattre à ce jour avec succès toutes les révolutions orange en Ukraine, Géorgie, Kirghizstan, Ouzbékistan, les manifestations actuelles et à venir  anti-Poutine en Russie n’étant que leur chant du cygne, un dernier soubresaut, une dernière tentative de l’Occident pour se défaire de Vladimir Poutine !

Comme de Gaulle, Poutine  a misé sur les valeurs traditionnelles, le sens de la Grandeur, le patriotisme et l’Eglise orthodoxe pour éviter la « chienlit ». L’autoritarisme plus marqué de Poutine par rapport à De Gaulle convient parfaitement et est même  absolument nécessaire, en Russie, tout comme en Chine d’ailleurs, pour éviter l’éclatement tant redouté du pays. Quant à la corruption, de la même façon  qu’ elle a continué de plus belle en Ukraine avec l’arrivée au pouvoir del’égérie de la révolution orange Ioulia Timochenko, un pouvoir politique fort, ce que savent tous les Russes, est un bienmeilleur antidote que les oligarchies politiques de type occidental car ces dernières ne feraient que s’acoquiner avec les  oligarques russes ; il en résulterait une  décadence  qui serait encore plus rapide que dans l’actuelle  Europe de l’Ouest .

Poutine, un nouveau Pierre Le Grand 

Le Patriarche orthodoxe Kirill a vu juste en soutenant Poutine qui pourrait   être  considéré  en 2024 comme un nouveau Pierre le Grand du XXIe siècle, à 4 conditions :

- développer d’une façon très intense le réarmement et la modernisation en cours  de l’Armée russe

- réussir le développement et la diversification déjà commencée  par Medvedev de l’économie russe

- continuer à combattre la dénatalité russe, ce dont Poutine  est, comme De Gaulle en 1945, parfaitement conscient

- ramener dans le giron russe, ce qui est inexorable historiquement à long terme, la Biélorussie et l’Ukraine, afin de constituer un contrepoids humain suffisant de deux cents  millions d’habitants  face à la Chine, l’Asie Centrale et  le Caucase.

L’affrontement  actuel en cours de Poutine avec les Etats-Unis peut être comparé au premier combat du jeune Tsar Pierre Le Grand avec  Charles XII qui mit fin par la bataille de Poltava le 8 juillet 1709 à la suprématie  suédoise dans la Baltique. Pierre Le Grand ,  tout en renforçant et modernisant l’armée russe ne commit pas l’erreur ensuite d’oublier l’économie, l’innovation et les Arts, ce qu’il montra en 1717 lors d’un déplacement en Europe. Pierre Le Grand ancra la Russie avec une fenêtre sur l’Europe en fondant Saint- Pétersbourg. Le natif Poutine de cette même ville  qui parle allemand, ancien espion du KGB à Dresde avant la chute du Mur de Berlin, a une vision continentale européenne  et souhaite se rapprocher pour des raisons géopolitiques de la France et de l’Allemagne. Maurice Druon ne s’y était pas trompé en voyant dans Poutine le défenseur européen d’un monde multipolaire plutôt que d’un monde obéissant à un shérif planétaire et « l’un de nos plus décisifs alliés ».Pour Poutine, l’avenir est donc européen !

Mais la Russie regarde aussi à l’Est et vers le Sud d’où peuvent venir de nombreux dangers, la fin de l’intervention occidentale en Afghanistan n’étant pas l’un des moindres. Au-delà de son effort démographique propre  pour atteindre au minimum  les 130 millions d’habitants et  ne pas retomber à 100 millions en 2050, soit l’équivalent de la population turque à cette date,  la Russie a besoinà terme de la Biélorussie et de l’Ukraine .Ces  deux  pays dont l’un est son berceau religieux, représenteraient un apport humain d’environ 60 millions d’habitants pour constituer  une superpuissance suffisante  face à La Chine et à l’Asie centrale. Si Poutine, sous sa Présidence, réussit ce tour de force, en commençant très vraisemblablement par la Biélorussie, il pourra être véritablement comparé à Pierre le Grand, sinon il n’aura pas démérité et pourra être comparé au minimum à De Gaulle, Churchill, Bismarck, Richelieu et Clemenceau, ces grands Hommes d’Etat ayant eu une vision historique, un courage, une continuité  qui font cruellement défaut à nos petits politiciens européens actuels, atlantistes, libre-échangistes, démocrates, démagogues et  droit de l’hommistes, ce qui ne sera déjà  pas si mal !

(1) )  Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier, Bayard, Paris, 1997

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vendredi, 24 février 2012

Poutine sera réélu par le peuple russe pour le Bien de la Russie et de l’Europe !

poutine.jpgPar Marc Rousset

 

Monsieur André Glucksmann, obsédé par Vladimir  Poutine, le contre-modèle exemplaire de ses rêves politiquement corrects et  droit de l’hommistes, n’hésite pas à écrire dans une chronique du Figaro du vendredi  24 Février 2012 : « Poutine réussira-t-il la falsification administrative des élections présidentielles ? Devra-t-il fomenter une épidémie d’attentats attribués à d’imaginaires ennemis pour mieux réprimer les contestataires ensuite ? Ou pourquoi pas, lancera-t-il une expédition militaire, genre deuxième guerre de Géorgie, afin de s’imposer comme l’homme fort et insubmersible de la Russie ? » A noter que Monsieur Glucksmann n’est pas à une contre-vérité près car les faits et les enquêtes impartiales de l’Union Européenne  démontrent que c’est bel et bien la Géorgie du jeune, inconscient et fougueux Président Mikhaïl Saakachvili qui a commencé en Aout 2008  les hostilités militaires en Ossétie du Sud  et les a terminées dans une  totale déroute.

 

Or, le jeudi 23 Février 2012, devant une foule  réunie dans le stade moscovite de Loujkini et évaluée par les autorités à 130 000 personnes, Poutine a montré au monde que les mouvements d’opposition peinent à trouver leur second souffle. « Désormais, il n’y aura plus lieu de parler de la révolution orange car la rue nous appartient » a pu déclarer Vladimir Bourmatov, un député de Russie unie (1). Il est probable que Poutine sera réélu avec plus de 50% des voix et non plus des scores de 71% des voix comme en 2004, mais quoi d’anormal ? Les peuples européens de l’Ouest ont-ils été reconnaissants par leurs votes à  Winston Churchill, à Clemenceau, à De Gaulle ?

 

Poutine, l’obsession des Etats-Unis et des Occidentaux

 

L’Amérique veut déstabiliser et faire sauter  le verrou Poutine pour plusieurs raisons. La Russie  est  devenue une superpuissance pétrolière respectée, à défaut d’être crainte. Poutine a brisé les rêves de Mikhaïl Khodorkovski, patron de Youkos, et ceux  des Etats-Unis  qui voulaient mettre la main   sur les ressources énergétiques de la Russie.

 

Poutine veut également réarmer la Russie, immense pays  richissime ouvert aux quatre vents et deux fois plus grand que les Etats-Unis avec au grand maximum  130 millions de Russes en 2050 ! Poutine veut dépenser 590 milliards d’euros d’ici à dix ans pour se protéger de la menace militaire de l’OTAN et des Etats-UnIs. Selon le quotidien Rossiskaya Gazeta, le plan de modernisation militaire lancé il y a un an par Poutine comprendrait : construction de 400 missiles balistiques d’ici à 2022, 8 croiseurs sous-marins lance-missiles stratégiques, 20 sous-marins polyvalents, 50 navires de surface, 600 chasseurs de cinquième génération, mille hélicoptères, 2 300 chars modernes, 2 000 canons automoteurs, 28 régiments de systèmes de missile sol-air S400. Tout spécialiste des problèmes militaires sait en effet parfaitement que le système  américain de bouclier antimissile est dirigé contre la Russie, l’Iran n’étant qu’un prétexte !

 

Poutine n’a pas digéré non plus l’erreur de Dimitri Medvedev qui n’a pas  mis son véto au Conseil de Sécurité de l’ONU, d’où  la brèche éhontée dans laquelle s’est engouffrée l’Occident en bombardant la Libye et en intervenant avec des troupes au sol dans un conflit tribal interne, en lieu et place d’une zone d’exclusion aérienne, ce  qui n’est pas sans rappeler la mauvaise foi de l’expansion de l’OTAN à l’Est, contrairement aux promesses qui avaient été faites lors de la chute du Mur de Berlin  à Gorbatchev et  plus tard à Boris Eltsine !

 

Poutine s’oppose à l’intervention militaire occidentale en Syrie pour protéger  les exportations russes d’armement ainsi que la seule et unique base maritime pour la flotte russe en Méditerranée !

 

Poutine peut enfin se prévaloir d’un succès sur le plan économique à faire pâlir d’envie les Occidentaux. La croissance du PIB devrait frôler les 4,5% en 2011 et en 2012.Le taux de chômage est descendu à 6,3% ; la dette du pays est faible, inférieure à 10%du PIB. Les réserves de change sont d’environ 500 milliards de dollars. L’inflation est à la baisse, estimée à 6,5%, soit son plus faible niveau depuis 20ans.La Russie est déjà aujourd’hui la 10e économie du monde en PIB nominal et la 6e en termes de parité de pouvoir d’achat. La Russie devrait être la 4e économie de la planète en 2020.

 

Poutine propose un contre-modèle à  l’Europe décadente

 

Poutine a dores et déjà sauvé la Russie, mais il est d’autant plus dangereux qu’ il propose à l’Europe occidentale  un autre modèle que le droit de l’hommisme et l’incite à se libérer du protectorat militaire américain. Poutine a compris que le redressement, le rétablissement de la Russie passait par les valeurs traditionnelles, le patriotisme, l’Eglise orthodoxe, le sens de l’effort et du dépassement, constituant un magnifique contre-exemple pour les démocraties européennes décadentes et aveugles. Alors que les droits de l’hommistes souhaitent que la Russie s’adapte au modèle occidental, c’est bien au contraire, selon Vladimir Poutine, aux Européens de l’Ouest de retrouver leurs valeurs traditionnelles, de ne plus pratiquer la repentance. En ce sens, Poutine est le sauveur potentiel de l’Europe de l’Ouest !

 

Poutine est enfin dangereux car il est natif de Saint Petersburg, la ville symbole du rapprochement européen fondée par Pierre Le Grand ; il parle allemand, il  a travaillé pour le KGB à Dresde et a une vision continentale européenne historique que n’ont pas nos dirigeants atlantistes actuels ! C’est ainsi que devant le Bundestag, il a pu dire : « Si à une certaine époque, la réconciliation historique de la France et de l’Allemagne fut l’une des conditions de base de l’intégration ouest-européenne, aujourd’hui, c’est le partenariat entre la Russie, l’Allemagne et la France qui constitue le facteur positif majeur de la vie internationale et du dialogue européen.

 

Je suis profondément convaincu que la Grande Europe unie de l’Atlantique à l’Oural, et de fait jusqu’à l’ Océan Pacifique, dont l’existence repose sur les principes démocratiques universels, représente une chance exceptionnelle pour tous les peuples du continent, pour le peuple russe notamment…..Le peuple russe a toujours eu le sentiment de faire partie de la grande famille européenne, à laquelle le rattachent les mêmes valeurs culturelles, morales, spirituelles. »

 

(1) Le Figaro du vendredi 24 Février 2012, « Poutine poursuit  la bataille pour la Russie »

 

NDLR Jeudi 23 février : plus de 100 000 personnes ont assisté au meeting de Vladimir Poutine à Moscou :

 


Rassemblement électoral pro-Poutine à Moscou -...

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jeudi, 01 décembre 2011

Tribune libre : Le criminel extrémiste norvégien Breivik n’est pas fou !

Marc Rousset.jpgPar Marc Rousset

 

« La conclusion, c’est qu’Anders Behring Breivik qui a tué froidement 77 personnes en Juillet 2011 en Norvège est fou » a pu déclarer le procureur norvégien Svein Holden le 29 novembre 2011. Etre fou, selon le dictionnaire Larousse, c’est avoir perdu la raison. Breivik a t-il vraiment perdu la raison ?  Breivik se considère comme un « chevalier » en « croisade » et dit avoir commis « ses exécutions par amour pour son peuple ». Breivik a de plus fait savoir à ses avocats qu’il ne voulait en aucun cas être déclaré irresponsable. « Ils vont me déclarer fou. Ne les croyez pas » avait il écrit, avec un très lucide sentiment prémonitoire  dans son Manifeste.

 

IL ne faut pas confondre extrémisme et folie

 

Les terroristes du djihad sont ils tous des fous ? Dans ce cas que font-ils encore à Guantanamo ? Hitler qui s’est fait élire démocratiquement après avoir harangué des foules, apprécié les opéras de Wagner, l’architecture, la musique et la peinture et vécu avec Eva Braun, était il fou ? Staline, le mangeur d’hommes et Mao, qui ont été des plus grands criminels dans l’histoire que Hitler, étaient ils fous ? Les droits de l’hommistes, les gouvernements européens, les médias du politiquement correct considèrent tous les extrémistes criminels comme des fous, l’expression étant même entrée dans le langage  quotidien et devenue un pléonasme en ce qui concerne Adolf Hitler. Le « croisé » George W Bush à la recherche de pétrole et d’armes de destruction massive tout en voulant introduire la démocratie au Moyen-Orient, n’était il pas fou lui aussi en voulant envahir l’Irak avec des centaines de milliers de morts à la clé ? Ne fallait il pas être fou pour vitrifier Hiroshima le 6 aout 1945, soit 250 000 morts, ou pour lancer au cours des raids alliés des bombes au phosphore sur Dresde en février 1945, soit 135 000 morts, ou en juin 1943 sur Hambourg, soit 50 000 morts, alors que le raid allemand sur Coventry, en septembre 1940, avait fait 380 morts et le raid sur Londres, en mai 1941, 1 500 morts !

 

Ne fallait il pas être fou pour laisser agresser la Libye par l’OTAN en faisant fi de sa souveraineté au nom des droits de l’homme, avec comme seul résultat les destructions par les bombardements, la mort de plus de 20 000 Libyens et l’éclosion d’un Printemps arabe avec l’islamisme dans ses fourgons ? Les Israéliens sont les premiers à réaliser que ce très court Printemps arabe pourrait bien déboucher sur un hiver long et rude ! (1) Selon l’Anglais Chesterton « le monde est plein d’idées chrétiennes devenues folles ».

 

Mais n’est ce pas aussi une folie que d’être irréaliste, utopiste, lâche et traitre envers son pays en ne voulant pas reconnaitre l’évidence, à savoir que l’actuelle immigration extra-européenne en France correspond à une véritable invasion nous menant tout droit à la guerre civile d’ici une vingtaine d’années ? Ne peut-on pas aussi être considéré comme fou si l’on peut admettre que tous les deux ans la population extra-européenne de la France  par le jeu cumulé des nouveaux entrants et des naissances augmente de 800 000 personnes par an, soit l’équivalent de l’agglomération lilloise ? Ne doit on pas aussi être considéré comme fou si l’on continue de pousser des cocoricos démographiques sur la vitalité de la démographie française avec un taux de fécondité de 2 enfants par femme, soit moins que les 2,1 enfants par femmes pour assurer le taux de remplacement d’une population à l’identique, alors que ce taux moyen cache une catastrophe, à savoir la déseuropéanisation de la France avec un taux de fécondité des femmes d’origine européenne de 1,7 enfants par femme, tandis que celui des populations immigrées d’origine extra-européenne est de 3,4 enfants par femme, soit le double très exactement ! Ne faut il pas être fou, comme nous le diront ou nous l’écriront nos petits enfants pour laisser l’UMPS ne prendre aucune mesure sérieuse contre les flux migratoires alors qu’en 2030, si rien ne change, le pourcentage des naissances d’origine extra-européenne en France sera de 30%, et en 2050 de 50%, à comparer aux 18% actuels avec tous les problèmes que nous rencontrons déjà dans nos banlieues, dans les rues pour notre sécurité et dans  le remplissage de nos prisons. Selon la maxime de Chamfort, ne faut il donc pas être fou « que de laisser en repos ceux qui mettent le feu et de persécuter ceux qui sonnent le tocsin » ?

 

Dans notre civilisation décadente, les héros de nos pères, peu soucieux de leur bien être matériel, prêts à sacrifier leur vie, sont  considérés par les nouvelles générations comme des fous ! En prétextant de la folie de Breivik, le politiquement correct norvégien va lui faire administrer des drogues sédatives à vie et régler très habilement le problème. Mais ce ne sera qu’une façon supplémentaire de vouloir occulter les réalités qui assaillent notre société européenne moribonde. Breivik est en fait un extrémiste criminel qui, au nom de l’éthique de la responsabilité de Max Weber, va jusqu’au bout de son raisonnement. On peut donc le condamner à la prison à vie au nom de l’éthique de la morale et des lois norvégiennes, mais le considérer comme fou est une absurdité politicienne qui n’honore pas la justice norvégienne. A ce compte, tous les djihadistes musulmans, tous les salafistes, tous les intégristes religieux criminels, tous les poseurs de bombes du FLN sans qui l’Algérie serait toujours française, ainsi que la plupart des héros et des grands découvreurs de l’histoire  européenne tels que Christophe Colomb devraient aussi être considérés comme fous !

 

Brevnik est un criminel extrémiste, pas un fou

 

Brevnik est  tout simplement un croisé européen du Moyen Âge condamné par les valeurs  de nos sociétés. On notera à ce sujet que si le même phénomène d’immigration de masse  européenne s’effectuait dans un pays musulman, ce qui fut d’ailleurs le cas pour les  colons européens en Algérie, toutes les belles âmes européennes droits de l’hommistes du politiquement correct trouveraient normal que des milliers de djihadistes musulmans salafistes ou wahhabites soucieux de garder leur identité assassinent des Européens ou mettent des bombes dans les églises comme c’est déjà le cas pour les chrétiens d’Irak et les coptes d’Egypte. Elles trouveraient à redire contre cette incrustation illégitime. De même  lorsque des moines tibétains s’immolent par le feu à Lhassa suite à l’immigration des Hans  et la sinisation par Pékin afin de défendre leur identité, leur culture et leur religion, pourquoi les médias ne les considèrent ils pas comme des fous ?

 

Brevnik est donc un criminel extrémiste, mais il n’est  pas fou ! Aldous Huxley remarquait que « les  faits ne cessent pas d’exister parce que nous les ignorons ». Dans Le Meilleur des Mondes, il a même pu écrire : « le véritable danger pour les idées, la culture et l’esprit risque davantage de venir d’un ennemi au visage souriant et doucereux que d’un adversaire inspirant la terreur et la haine »

 

(1) Isabelle Lasserre, Israël sonne la mobilisation face aux « tempêtes arabes », Le Figaro du 30 novembre 2011

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vendredi, 21 octobre 2011

Tribune libre : 30 ans de laxisme socialiste conduisent à la mort de l’euro !

Marc Rousset.jpgLa tribune de Marc Rousset

A titre personnel,  j’ai toujours été et suis toujours un grand défenseur de l’euro, mais …pour faire l’euro avec les Allemands… faut-il encore être sérieux ! Or les Français avec leurs rêveries socialistes et syndicalistes, les 35 heures, la retraite à  60 ans, leurs 2 millions de fonctionnaires en trop par rapport à l’Allemagne (cout 120 milliards d’euros par an) dont personne ne parle, l’immigration extra-européenne folle et inconsciente dont tout le monde parle, mais dont presque personne ne met sur la table le coût astronomique de 70 milliards d’euros par an, ne sont  malheureusement plus un peuple sérieux ! De Gaulle l’avait laissé entendre, même s’il avait réservé l’appellation « peu sérieux » pour le Brésil qui est à la France ce que la France représente pour l’imaginaire allemand. Faut il aussi rappeler que l’Allemagne connait un endettement légèrement inférieur à la France alors qu’elle a supporté le coût monstrueux de la réunification. Le seul moment depuis 1945 où les Allemands, à juste titre, ont eu de la considération pour la France, ce fut sous le Général De Gaulle. Même le terme de « Bömbchen » (petite bombe) employé par certains  hommes politiques allemands pour caractériser l’effort nucléaire de défense français, était en fait un signe de jalousie....

La France continue d’afficher « un déficit primaire », ce qui signifie que les comptes publics du budget sont déficitaires avant même le paiement des intérêts annuels à nos créanciers. De ce point de vue, notre situation est pire que celle de l’Italie qui se trouve en situation d’« excédent primaire ». La France enregistre également un déficit de ses comptes extérieurs ce qui dénote un manque de compétitivité. N’oublions pas que sans De Gaulle et Pompidou nous n’exporterions pas d’Airbus et qu’il n’y aurait même pas de Kourou. La France devrait dévaluer pour être à nouveau compétitive par rapport à l’Allemagne. Quant aux défis des pays émergents et de la Chine en particulier, seul un protectionnisme intelligent, dans le cadre d’une préférence communautaire, pourrait nous permettre de réindustrialiser l’hexagone.

Dans ses discussions avec la chancelière Merkel, l’alternative aujourd’hui, pour le Président Sarkozy, n’est plus que la monnaie commune avec le retour au franc et la dévaluation, ou le maintien de l’euro comme monnaie unique en rétablissant  progressivement sur une période de dix ans la compétitivité française, mais en bénéficiant d’un soutien allemand  direct ou indirect pour la dette française stricto sensu, ce qui est peu probable car impossible à accepter par l’électorat allemand. Cela équivaudrait de facto à une mise sous tutelle de la France par l’Allemagne…

Le plus triste, c’est que la grande majorité des Français n’a toujours pas encore vraiment réalisé ce qui se passe ! Le capitalisme financier est certes en partie responsable de la crise actuelle, à cause de l’escroquerie anglo-saxonne du « sub-prime », mais il sert aussi de bouc émissaire et il est plutôt l’arbre  qui cache la forêt  du laxisme ambiant ! Il ne manquerait plus que François Hollande, comble tragico-comique de la pantomime socialiste franco-française, pour couronner le tout ! Nous allons malheureusement bientôt réaliser, après le festival insouciant de ces trente dernières années, comme l’écrivait Céline, que «  la Vie, c’est plutôt un hôpital qu’un festival ». Selon Henri Louis Mencken, « pour chaque problème, il y a une solution qui est simple, claire et fausse » ; en France ,ce sont les rêveries, les âneries et les tromperies socialistes de l’UMPS à la sauce keynésienne, droit-de l’hommiste, toujours plus d’impôts et  de dépenses publiques à l’exception des dépenses militaires qui, elles, fondent à vue d’œil, toujours plus d’immigrés, de fonctionnaires, d’emplois aidés sans lendemain, avec des  relances aussi coûteuses qu’inutiles de la consommation en lieu et place de la création ou du renforcement de nos entreprises.

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