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vendredi, 22 septembre 2017

LA SEULE VOIE D’AVENIR POUR L’EUROPE : UN AXE PARIS-BERLIN-MOSCOU

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Marc Rousset

Notre ami Henri Temple, sur Boulevard Voltaire, vient se livrer à un véritable plaidoyer en faveur de l’Angleterre et nous conseille de nous éloigner de l’Allemagne. Il fait malheureusement fausse route ! La seule voie d’avenir possible pour la France, c’est bien au contraire un rapprochement avec l’Allemagne sans l’Angleterre pour constituer à l’Ouest, dans un premier temps, un bloc carolingien, qui devrait ensuite se rapprocher de la Russie, afin de constituer un axe Paris-Berlin-Moscou et la grande Europe de Brest à Vladivostok. En ce sens, le Brexit est un don et un cadeau du ciel pour la France !

S’il est possible de critiquer de Gaulle pour la fin catastrophique de la guerre d’Algérie et pour ne pas avoir réussi à réconcilier les Français après 1945, ce que souhaitait à juste titre Saint-Exupéry, il faut reconnaître qu’en ce qui concerne l’Europe, il a vu juste ! De Gaulle avait fort bien compris la nécessité d’un rapprochement de la France avec l’Allemagne et la Russie lors de sa conférence de presse géniale et visionnaire, en pleine guerre froide, du 29 mars 1949 au palais d’Orsay : « Moi, je dis qu’il faut faire l’Europe avec pour base un accord entre Français et Allemands. Une fois l’Europe faite sur ces bases, alors on pourra essayer, une bonne fois pour toutes, de faire l’Europe tout entière avec la Russie aussi, dût-elle changer de régime. Voilà le programme de vrais Européens. Voilà le mien. »

Le Brexit est une chance pour la France, ne serait-ce que pour la langue française et la possibilité de mettre fin à la domination de l’anglais à Bruxelles, problème que Pompidou avait perçu très clairement, avant même l’entrée de l’Angleterre dans le Marché commun. Pompidou avait exigé que les fonctionnaires britanniques à Bruxelles parlent français. La promesse fut tenue, puis, suite aux pressions de l’Amérique et à la lâcheté des élites françaises, elle fit place à l’unilinguisme anglo-américain.

Henri Temple devrait relire Le Grand Échiquier de Zbigniew Brzeziński. Le rêve de l’Amérique et des néo-conservateurs américains, c’est de dominer le monde, par la force maritime, en s’appuyant sur les deux porte-avions que constituent le Japon et l’Angleterre et en faisant de l’Europe continentale le « Rimland », en réalité un protectorat grâce à l’OTAN, au « soft power » de l’anglo-américain, au droit-de-l’hommisme et à l’immigrationnisme qui nous font perdre notre identité européenne, nous noient dans le monde marchand anglo-saxon.
 
Tous les grands projets européens, à ce jour, sont d’origine franco-allemande (Ariane, Airbus, CECA, Euratom, l’euro, etc.). Pas un seul n’est d’origine britannique. Churchill disait déjà qu’entre l’Europe et le grand large, il choisirait toujours le grand large. Les Britanniques, une fois à Bruxelles, ont tout fait pour torpiller l’Union européenne de l’intérieur, pour favoriser le libre-échange, pour procéder à l’élargissement suicidaire avant un approfondissement, pour faire entrer la Turquie, pour empêcher que l’Europe des armements n’avance. Réjouissons-nous, au contraire, que le fusil français soit fabriqué en Allemagne plutôt qu’en Chine et espérons que, demain, l’Allemagne nous achète des Rafale !

Notre ami nous parle des trois derniers conflits entre la France et l’Allemagne ! Il oublie que, depuis la guerre de Cent Ans, l’Angleterre a été l’ennemi héréditaire de la France et a tout fait pour diviser le continent européen, pour que le Marché commun ne voie pas le jour. André Siegfried disait que l’Angleterre est une île entourée d’eau de toutes parts. N’oublions pas, enfin, l’Empire carolingien et sa disparition par le traité de Verdun en 843.

L’avenir de l’Europe est à l’est, pas en Angleterre ! L’Europe doit se considérer comme l’Hinterland de la Russie face à la Chine pour garder le contrôle de la Sibérie, plus grande que les États-Unis ! En Sibérie, en Asie centrale, l’Européen, c’est le Russe ! Mais, sans un premier rapprochement indispensable entre la France et l’Allemagne, le monde européen se condamnerait à un suicide civilisationnel.

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samedi, 16 septembre 2017

LA DETTE DES ÉTATS-UNIS VIENT DE DÉPASSER LES 20.000 MILLIARDS DE DOLLARS !

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Marc Rousset

Le gouvernement des États-Unis vient d’annoncer que la dette américaine a dépassé les 20.000 milliards de dollars, soit environ dix fois la dette de la France, qui est déjà irremboursable pour une population seulement cinq fois plus grande. C’est ce que nous fait remarquer le journaliste Simon Black dans une excellente chronique sur le site SovereignMan.com du 12 septembre 2017.

La dette publique américaine s’élève exactement à 20.100 milliards de dollars, soit plus de 100 % du PIB. Elle augmente sans cesse et personne ne voit comment elle pourrait diminuer. C’est ainsi que, d’octobre 2016 à juillet 2017, le déficit des États-Unis s’est élevé à 566 milliards de dollars, soit davantage que le PIB de l’Argentine !

Tout cela n’est pas sans nous rappeler l’endettement extravagant de la monarchie française à la veille de 1789 et les assignats devenus sans valeur de la République française. On se souvient des paroles de l’ancien secrétaire au Trésor Lawrence Summers : « Combien de temps le plus gros emprunteur du monde pourra-t-il rester la première puissance planétaire ? »

Il en résulte que la soi-disant première puissance du monde doit constamment emprunter de l’argent aux Chinois… et créer ex nihilo de la monnaie avec le « Quantitative Easing ».

Le problème de la dette américaine paraît insoluble car les quatre postes de dépense les plus importants du budget américain représentent 90 % des dépenses du budget fédéral et semblent incompressibles : la sécurité sociale, « Medicare », la Défense et le service de la dette.

Il est difficile de diminuer le budget de Défense face à la Chine, à la Russie, à la Corée du Nord et à la poudrière de l’islam, du Moyen-Orient. Trump a même décidé de les augmenter de 10 % alors qu’elles représentent déjà 60 % des dépenses militaires globales du monde entier.
 
Agir sur la Sécurité sociale et Medicare est extrêmement difficile politiquement, voire suicidaire, comme Trump le vit tous les jours avec le « Obamacare », suite aux tensions et forces contraires diamétralement opposées dans la société civile américaine.

Quant au service de la dette, il est tout à fait impossible de le réduire sous peine de défaut, de krach financier immédiat et de proclamation officielle de la faillite des États-Unis.

Aux États-Unis, depuis 1945, les rentrées fiscales sont stables et représentent 17 % du PIB. Or, il se trouve que la dette américaine progresse trois plus vite que le PIB ! Et la croissance économique actuelle est très faible alors que les taux d’intérêt sont très bas. Si les taux augmentent – ce qui finira inéluctablement par arriver malgré toutes les contorsions et le cinéma médiatique de la Fed -, la croissance économique ralentira et le coût du service de la dette augmentera d’une façon vertigineuse, même supplice que vivra la France beaucoup plus tôt que Macron le pense !

La seule solution qu’ont trouvée les pays occidentaux jusqu’à ce jour, c’est la fuite en avant, la création de monnaie et « tout va très bien, Madame la Marquise » dans les médias… mais jusqu’à quand ? Réponse : jusqu’à ce que tout explose un beau matin d’une façon imprévisible dans le monde entier sans crier gare.

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mercredi, 13 septembre 2017

LE SCANDALE DE LA NON-APPLICATION DE LA LOI FIORASO

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Marc Rousset

Le président Albert Salon, de l’association Avenir de la langue française, nous met en garde, dans sa Revuen° 62 de septembre 2017, sur la confusion entre anglicisation et internationalisation. Il s’élève avec force contre la couardise et le scandale de la non-application des dispositions législatives de la loi Fioraso par le gouvernement français.

Les tribunaux administratifs, en France, se contorsionnent pour ne pas condamner les universités, dont l’École normale supérieure, et les grandes écoles qui offrent des formations diplômantes exclusivement en anglais. Celui de Paris a refusé de condamner le Comité français d’organisation des Jeux olympiques de 2024, qui avait pourtant choisi le débile slogan publicitaire d’une marque commerciale privée – « made for sharing » – triomphalement projeté sur la tour Eiffel. Le français est pourtant bien la langue officielle fondatrice des Jeux olympiques rénovés par le baron Pierre de Coubertin !

Il se trouve, d’une façon très opportune, que la Cour constitutionnelle italienne vient d’infliger une leçon magistrale à l’Europe, et plus particulièrement à la France de Macron ! Le problème posé était celui du passage de l’Instituto Politecnico di Milano au « tout anglais » à compter du niveau master. Il ne s’agissait en aucune façon de s’opposer à l’enseignement des langues étrangères dans un pays – ce que tout le monde accepte et souhaite. La question était de savoir si on allait autoriser, pour la totalité d’une formation, le remplacement du français par l’anglais en France, de l’italien par l’anglais en Italie, de l’allemand par l’anglais en Allemagne, etc.

En France, le Parlement a dit « non » avec la loi Fioraso ; il a imposé une limite au volume d’enseignement dispensé dans une langue étrangère à 50 % et exigé une maîtrise suffisante du français pour la délivrance d’un diplôme.

Pour la Cour constitutionnelle italienne : « Les buts légitimes de l’internationalisation ne peuvent pas réduire la langue italienne, au sein de l’université italienne, à une position marginale et subordonnée, en faisant disparaître cette fonction de vecteur de l’histoire et de l’identité de la communauté nationale, qui lui est propre, ainsi que son être, en soi, de patrimoine culturel à préserver et à valoriser. »

Malheureusement, en France, la loi Fioraso du 22 juillet 2013 n’est pas appliquée. Le nombre de formations de niveau licence ou master totalement en anglais était de 634 en avril 2013. Il est de 951 en janvier 2017, soit une augmentation, en quatre ans, de +50 % au risque d’une disparition totale des formations supérieures dispensées en français malgré la loi en vigueur dans la République française.
 
Des pays comme la France, l’Allemagne et l’Italie ne peuvent se soumettre. L’important est que la résistance s’organise en France.

Le scandale de l’anglais, seule langue étrangère pouvant être présentée au concours d’entrée de l’ENA – une des dernières inventions de nos lâches élites -, se doit d’être dénoncé et combattu publiquement. Après le Brexit, tous les Français – à l’exception de Macron – se doivent d’œuvrer pour que le français devienne la langue de l’Europe !

Et si ce n’est pas le français, cela ne pourra pas être non plus l’anglais, voire même « l’anglo-américain », langue impérialiste et destructrice de l’Amérique qui conduirait inéluctablement, à terme, à la disparition de toutes les langues nationales de l’Europe. À l’instar du breton en France ou du français en Louisiane.

Il ne restera alors plus, le dos au mur, pour tous les Européens, qu’on le veuille ou non, une seule et unique solution réaliste et n’ayant rien d’utopique : l’espéranto, seule langue neutre et éthique susceptible de préserver à long terme la survie des langues nationales et le plurilinguisme européen !

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samedi, 09 septembre 2017

LES CONTRATS DE PÉTROLE EN YUAN-OR : LA FIN DU DIEU DOLLAR

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Marc Rousset

Le monopole financier du dollar a commencé le 14 février 1945 sur le croiseur USS Quincylorsque le président Franklin Roosevelt a proposé au roi Ibn Saoud la sécurité politique et militaire avec, en contrepartie, la sécurité énergétique en pétrole pour son pays et la cotation exclusive en dollars. Ainsi naquirent les pétrodollars à l’origine de l’hégémonie financière américaine dans le monde.

Ces accords prévus pour une durée de soixante ans ont été renouvelés en 2005 par le président Bush et reconfirmés tout récemment par Donald Trump avec un gigantesque contrat de vente d’armements pour les États-Unis. Le dollar repose donc, en fait, sur la puissance de l’armée américaine et les ventes d’armes américaines. Mais la Chine, avec l’aide de la Russie, est en train de miner, de mettre fin à la suprématie du dollar.

Dans un article du 1er septembre 2017 de la Nikkei Asian Review, le journaliste Damon Evans nous apprend que la Russie, l’Iran, le Qatar et le Venezuela acceptent désormais de vendre leur pétrole avec des contrats en yuans convertibles en or. Tous ces pays en ont par-dessus la tête de l’impérialisme américain. Il en résulte que la Russie peut maintenant vendre du pétrole à la Chine en yuans et les convertir en or à Hong Kong. La Russie n’est plus obligée d’acheter des actifs chinois pour utiliser ses yuans ou de les vendre sur les marchés pour acheter du dollar. Les producteurs de pétrole préfèrent détenir de l’or en passant par le yuan plutôt que de détenir des bons du Trésor américain dont la valeur peut s’effondrer du jour au lendemain.

La Chine réduit ses achats de pétrole en Arabie saoudite, fidèle pour l’instant en apparence seulement au dollar, tandis que ses importations en provenance de Russie s’envolent et que le yuan est déjà la seconde devise utilisée par l’Angola. Si l’Arabie saoudite cède, ce serait un coup terrible dans l’estomac, proche du KO, pour Washington qui, en représailles, cesserait de lui vendre des armes. Cette dernière reproche aussi à Washington le rapprochement avec l’Iran effectué par Obama et sa non-intervention en Syrie pour renverser Assad avec les rebelles islamistes. Mais les Saoudiens, exclus du gigantesque marché chinois, sont actuellement obligés de vendre leur pétrole un peu partout dans le monde avec des rabais trop importants.
De plus, l’Arabie saoudite est prête à émettre des obligations en yuans et elle vient de créer avec la Chine un fonds d’investissement de vingt milliards de dollars. Il est même question que la Chine prenne une participation de 5 % dans la gigantesque société pétrolière Aramco. L’Arabie saoudite pourrait alors coter son pétrole en yuans et quitter progressivement le dollar.

Et ce qui est vrai pour le pétrole est aussi valable pour le gaz et le cuivre achetés par la Chine, qui développe ses relations tous azimuts avec les pays émergents. De plus, pour le pétrole, la Chine peut compter sur ses grandes sociétés telles que PetroChina et Sinopec, toujours prêtes à se porter en contreparties pour faciliter les contrats en yuans.

Le monde marche donc tout droit et inexorablement non pas vers le retour à l’étalon-or stricto sensu tel qu’il existait en 1914, mais vers le retour – ce qui revient à peu près au même en faisant de l’or le seul étalon universel probablement très fortement réévalué – au Gold Exchange Standard qui a été supprimé arbitrairement par Nixon en 1971. Le monde ne serait plus alors régi par le seul dieu et roi dollar, mais s’appuierait au contraire sur plusieurs devises fortes internationales (yuan, euro, yen, dollar) utilisées comme monnaies de règlement et de réserve qui seraient toutes convertibles en or.

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vendredi, 01 septembre 2017

EMMANUEL MACRON, LE KERENSKI FRANÇAIS D’UNE RÉVOLUTION CONSERVATRICE À VENIR

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Marc Rousset

L’histoire est imprévisible, mais le Système explosera suite à un krach économique et financier ou suite à un problème lié à l’invasion migratoire, toujours en cours en France, de 300.000 personnes par an, et plus vraisemblablement suite à de nouveaux actes terroristes musulmans du style Bataclan. Il y a une contradiction évidente entre la situation objectivement prérévolutionnaire que nous vivons et le calme apparent qui règne en France, pour deux raisons : « encore un petit moment, Monsieur le Bourreau », et « cachez ce sein que je ne saurais voir ».

Sur le plan politique, la situation est prérévolutionnaire pour les raisons suivantes :

– Nous vivons une crise décadente des valeurs traditionnelles, morales et éthiques remettant même en question les lois de la nature (théorie du genre). L’Histoire, la patrie, la famille, l’éducation sérieuse et autoritaire des enfants, les hommes et monuments historiques ne correspondant pas à la pensée unique sont rejetés par une élite politique « UMPS » libertaire en marche, laxiste, repentante, ne pensant qu’à l’argent. Macron en est le symbole vivant.

– Macron n’a obtenu le soutien que de 24 % des suffrages exprimés aux élections présidentielles. Sa descente abyssale dans les derniers sondages de popularité le confirme.

– La délinquance entre 1968 et nos jours a triplé, pour atteindre 4,5 millions de délits par an.

– Le chômage concerne 10 % de la population française et 25 % des jeunes de moins de 25 ans.

– 69 % des Français estiment qu’il y a trop d’assistanat et rejettent la démagogie de gauche.

– 68 % des Français pensent que la majorité des immigrés n’est pas intégrée, 65 % qu’il y a trop d’étrangers en France et 60 % que l’islam est incompatible avec les valeurs de la République. 81 % pensent que l’intégrisme islamique est une grave menace. La France et l’Europe pratiquent la politique de l’autruche et n’ont pas le courage de regrouper, dans des zones de rétention gardées, les migrants clandestins avant de les expulser en faisant pression sur leurs pays d’origine.

– Les forces de police et les forces armées sont excédées par le laxisme des pseudo-élites politiques et par le manque de moyens, de nombreuses voitures de police ayant plus de 300.000 km au compteur.

– 75 % des Français n’ont pas confiance dans les médias. 84 % font confiance à l’armée, 77 % à la police. 88 % demandent plus d’autorité et 85 % souhaitent un vrai chef.

Sur le plan économique, les perspectives sont effrayantes, même si Macron veut obliger les Français à investir dans les actions et obligations pour se trouver un jour totalement ruinés :

– La dette mondiale de 225.000 milliards de dollars ne sera jamais remboursée, tout comme la dette publique de la France.

– Il y a une bulle sur les obligations, actions et l’immobilier tout à fait semblable à celle de 1929.

– Les banques centrales sont en quasi-faillite avec, à leur actif, des dettes publiques, des actions d’entreprises et des obligations privées, ce qui est ahurissant et n’était pas le cas en 1929.

– Le système bancaire fera défaut car ses actifs sont surévalués et les capitaux propres sont insuffisants.

Il est regrettable que le FN de Marine Le Pen et de Philippot, comme l’a remarqué Robert Ménard dans sa courageuse et clairvoyante tribune, ait choisi ces moments prérévolutionnaires tout à fait comparables à ceux de 1789 pour se recentrer, au lieu de rester fidèle aux valeurs fondatrices du parti de Jean-Marie Le Pen, d’où son échec aux dernières élections, au-delà des insuffisances de Marine Le Pen et de l’erreur stratégique de Philippot.

NDLR : Alexandre Kerenski était le chef du gouvernement provisoire en Russie avant d’être renversé en 1917 par Lénine et le parti bolchevique, lors de la révolution d’Octobre.

Boulevard Voltaire cliquez ici

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mercredi, 30 août 2017

RETOUR AUX VALEURS TRADITIONNELLES EN CHINE ET EN RUSSIE ! QUAND EN EUROPE ?

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Marc Rousset

Le journaliste Cyrille Pluyette nous apprend, dans Le Figaro du 19 août dernier, que la promotion des valeurs traditionnelles, tant condamnées sous Mao Tsé-toung, est orchestrée par les autorités et fait son grand retour en Chine. On peut lire, aujourd’hui à Pékin, des affiches du style : « On est béni quand on fait preuve de piété filiale, quand on est honnête, quand on est patriote. » Ailleurs, des panneaux relatent la vie des disciples de Confucius, expliquent que l’on doit être « soumis et respectueux face aux parents, fidèle à la mère patrie » et qu’il faut être indifférent à la célébrité et à la richesse. Quant aux amoureux, ils ne doivent pas être trop démonstratifs et « respecter la morale sociale ».

La pornographie, l’homosexualité, l’adultère, l’hédonisme matérialiste stupide, les scoops ou les ragots sur la vie privée des stars chinoises sont également censurés sur Internet afin de ne pas flatter les « bas instincts du public ». Xi Jinping, dans une société largement bâtie sur l’argent, veut donc combler le vide idéologique par de nouvelles valeurs compatibles avec son gouvernement autoritaire. Le parti unique cherche à se réapproprier le confucianisme qui implique que le peuple obéisse à une élite d’hommes intègres et dignes de confiance.

Samuel Huntington, dans Le Choc des civilisations, avait déjà remarqué que la réussite de l’Asie était le résultat de l’importance culturelle accordée à la collectivité plutôt qu’à l’individu. Dans le monde démocratique occidental règne la culture de l’individualisme ; la tradition chinoise enseigne que la société est une communauté complexe. Le système de valeurs confucéen consacre l’importance accordée à l’autorité, à la famille, au travail et à la discipline, le rejet de l’individualisme, la primauté de l’autoritarisme « doux » et des formes très limitées de la démocratie.

Le triomphalisme asiatique face au déclin de l’Occident s’est exprimé dans ce que certains avaient appelé « l’offensive culturelle de Singapour ». Lee Kuan Yew, souvent qualifié de despote éclairé, a opposé les vertus de la culture asiatique confucéenne (l’ordre, la discipline, la responsabilité familiale, le goût du travail, le souci de l’intérêt collectif, la sobriété) à la complaisance, la paresse, l’individualisme, la violence, la sous-éducation, le manque de respect pour l’autorité et l « ossification mentale » qui seraient responsables du déclin de l’Occident.
On retrouve, en fait, dans les valeurs confucéennes, l’opposition bien connue en Europe entre le holisme s’appuyant sur des valeurs traditionnelles et l’individualisme des « Lumières » qui nous mène à la société décadente actuelle dont l’argent est la seule valeur. Dans ses déclarations, Lee Kuan Yew n’avait d’ailleurs jamais caché que la politique qu’il suivit à Singapour, et qui fut une source d’inspiration d’idées nouvelles pour les dirigeants chinois, consistait en fait à appliquer des vertus que les Européens avaient possédées et pratiquées en d’autres temps. Pour leur plus grande disgrâce, ils les avaient oubliées ou leurs nouveaux maîtres les leur avaient fait détester.

La perte des valeurs traditionnelles tient à la destruction volontaire ou induite de toutes les structures et contraintes, doctrines, lois, rites, codes de conduite et devoirs au bénéfice des « Lumières » progressistes destructrices. Comme le remarquait Gilles Lipovetsky dès les années 80 dans L’Ère du vide, les valeurs qui structuraient encore le monde de la première moitié du XXe siècle (épargne, conscience professionnelle, sacrifice, ponctualité, autorité) n’inspirent plus de respect et invitent davantage au sourire qu’à la vénération.

Et qu’a fait Poutine, en Russie, si ce n’est procéder, dès sa prise du pouvoir en 2001, à un retour aux valeurs traditionnelles russes comme la famille, la patrie et la religion orthodoxe. Une religion orthodoxe beaucoup plus réaliste et moins naïve que le catholicisme romain, en faisant construire des églises et reconstruire des cathédrales dans toute la Russie !

Source Boulevard Voltaire cliquez là

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dimanche, 27 août 2017

KRACH ÉCONOMIQUE AMÉRICAIN ET MONDIAL D’ICI TROIS À CINQ ANS AU PLUS TARD

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Marc Rousset

Le monde vit dans un système économique où profits et bonus vont aux banquiers alors que les pertes sont assumées par les gouvernements et les clients.

Le monde occidental vit dans un système économique où les profits et les bonus vont aux banquiers alors que les pertes sont assumées par les gouvernements et les clients. Le NASDAQ à 6.200 est encore plus élevé que son pic précédent en mars 2000, juste avant de dégringoler de 79 % ; la prochaine fois – ce peut être demain matin -, la dégringolade sera de 90 % ! Le Dow Jones n’en finit pas également de monter jusqu’à bientôt 22.000. L’implosion à venir des bulles d’actifs et de dettes à travers le monde est plus que certaine.

Depuis la suppression de la convertibilité du dollar en or par Nixon, la dette totale publique et privée des États-Unis qui était de 1.700 milliards de dollars en 1971 s’élève, aujourd’hui, à 67.000 milliards de dollars. En 2000, la dette des États-Unis s’élevait encore à seulement 30.000 milliards de dollars ; elle a donc presque doublé au cours des seize dernières années, suite à la perte de compétitivité des entreprises américaines face au libre-échange mondialiste et suite aux folles dépenses militaires impérialistes des États-Unis, qui parlent de paix et de droits de l’homme du matin jusqu’au soir, mais dont le budget militaire représente à lui seul plus de 60 % des dépenses militaires dans le monde – Chine et Russie incluses. La décision toute récente de Trump d’augmenter les effectifs en Afghanistan et les pressions des conservateurs pour continuer à jouer le rôle de gendarme dans le monde auront pour effet de maintenir les dépenses militaires états-uniennes à un niveau stratosphérique. Depuis 1971, la dette totale des États-Unis a ainsi été multipliée par 39, alors que, pendant la même période, le PIB n’était multiplié que par 16. Le dollar ne tient, en fait, que par la confiance accordée à la puissance militaire américaine, nonobstant les fondamentaux économiques qui sont catastrophiques et qui se détériorent continuellement.

À Wall Street, le ratio cours/bénéfice des actions est de 30, soit exactement au même niveau qu’en 1929. En réalité, tous les actifs (actions, obligations, immobilier) ont atteint des niveaux record car les taux d’intérêt sont manipulés à la baisse par les banques centrales dans le monde, qui pratiquent toutes la folle politique de l’assouplissement monétaire quantitatif, seulement dénoncé à ce jour par Jens Weidmann, président de la Bundesbank, mais minoritaire au Conseil des gouverneurs de la BCE.

Tandis que les banquiers s’enrichissent d’une façon éhontée, le salaire réel hebdomadaire du travailleur américain, qui était de l’ordre de 800 dollars dans les années 1970, non seulement n’a pas augmenté, mais il a baissé pour se situer autour de 700 dollars depuis les années 1990 jusqu’à nos jours, avec une précarité de plus en plus grande, un grand nombre d’Américains n’étant même plus comptabilisés comme chômeurs car ayant renoncé à trouver un emploi.

Un indice accusateur qui ne trompe pas : l’Union européenne, après avoir déjà institué officiellement la « chyprisation » et la spoliation des déposants en cas de faillite prononcée des banques, envisage maintenant de prendre des mesures pour empêcher les déposants de retirer leur argent liquide avant la faillite imminente ! Le plan envisagé consisterait à bloquer les retraits pendant cinq à vingt jours, une prolongation étant possible, voire permanente. Cela n’est pas sans nous rappeler les mesures semblables déjà prises en 2016 par Michel Sapin et le législateur français pour bloquer, si nécessaire pendant plusieurs mois, les retraits des comptes d’assurance-vie ! La preuve est faite que les gouvernements savent qu’ils sont en faillite, que le système bancaire est en faillite. La seule solution, pour nos élites incapables depuis quarante ans, c’est la fuite en avant et l’impression de monnaie jusqu’à la catastrophe inévitable et une crise d’hyperinflation comme en Allemagne en 1923 !

Rappelons-nous la prédiction du grand économiste autrichien puis américain Ludwig von Mises (1881-1973) : « Il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boom provoqué par une expansion du crédit. L’alternative est de savoir si la crise doit arriver plus tôt, par l’abandon volontaire d’une expansion supplémentaire du crédit, ou plus tardivement, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire affecté. » Bref, la Charybde de la déflation et de la dépression économique imminente ou la Scylla de l’hyperinflation à venir.

Et la France, dans tout ça ? Sa situation, suite à son inimaginable laxisme social et migratoire, suite à son gaspillage des ressources publiques avec une administration pléthorique, est aussi grave que celle des États-Unis. Macron sera balayé par la crise économique à venir et il ne lui reste qu’à faire sa prière, d’autant plus qu’au-delà du risque états-unien évoqué ci-dessus, la crise peut prendre naissance également en Europe, au Japon, en Chine, et même dans les pays émergents en cas d’augmentation subite des taux d’intérêt.

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dimanche, 13 août 2017

Le faux calme économique de prospérité états-unienne avant l’explosion du Système !

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Selon les médias et la bien-pensance, tout va très bien aux États-Unis ! Le chômage est au plus bas, le Dow Jones qui était à 2.400 en 1990 a dépassé les 20.000, et si le dollar baisse, c’est la faute au bouc émissaire Trump… Certains voient au contraire une bulle financière sur le point d’éclater et estiment que Trump est le dernier sursaut de bon sens blanc face au libre-échange mondialiste catastrophique et suicidaire pour les pays occidentaux, face à l’immigration multiethnique et hispanique qui menace de submerger et faire éclater les États-Unis, comme l’a prédit, à juste titre, Huntington.

Les signes évidents de la catastrophe économique à venir sont là : l’endettement public des USA est de 20 000 milliards de dollars, soit 100 % du PIB, et l’endettement privé (ménages, entreprises, banques) est trois fois plus élevé, de l’ordre de 60 000 milliards de dollars. Entre 1959 et 1983, il fallait un dollar de dette privée pour créer un dollar d’activité économique ; il en faut donc trois fois plus aujourd’hui.

La vérité pas bonne à dire, c’est que l’Amérique s’épuise, est en déclin malgré les derniers feux de la rampe de la révolution numérique californienne, des GAFA, des Google, des Apple, des Facebook, des Amazon. Le seul pays qui monte industriellement et économiquement, c’est la Chine, déjà première puissance économique au monde si l’on prend comme taux de change la parité des pouvoirs d’achat. La Russie, que la pensée unique présente comme malade, est au contraire, grâce à Poutine, en plein redressement politique, économique, militaire, sociétal, démographique nonobstant la baisse du prix du pétrole et du gaz. Son PIB avec les parités de pouvoir d’achat est même supérieur à celui de la France !

Si l’on ajoute à la dette publique et privée américaine les crédits étudiants ainsi que les aides sociales, la situation des États-Unis est encore plus dramatique, tout à fait comparable à celle de la France !

En 2016, les États-Unis ont importé 500 milliards de plus qu’ils n’ont exporté et ce déficit atteint même 750 milliards de dollars pour le seul commerce des biens. Quant au bilan de la FED, il est passé de 800 milliards de dollars en 2007 à 4 500 milliards aujourd’hui.

La liste est interminable, sauf pour ceux qui ne veulent pas voir la vérité en face. Un dernier chiffre, par exemple, vient de tomber : l’encours global des crédits à la consommation aux États-Unis s’est établi, en juin 2017, à 3 860 milliards de dollars, un niveau jamais observé. La dette « revolving » (renouvelable), qui repose sur les cartes de crédit, a atteint aussi un niveau record de 1 027 milliards de dollars et les taux variables de cette dette peuvent évoluer à tout moment.

Il faut toujours garder à l’esprit que la consommation intérieure représente 70 % du PIB de l’Amérique. Le banquier Macron connaîtra un krach économique mondial et n’est pas sûr de terminer son mandat. Quant aux Français, ils doivent vendre leurs obligations, leurs actions et acheter de l’or avant que le système économique et financier n’explose !

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mardi, 25 juillet 2017

Marine Le Pen devrait arrêter sa pantomime de refondation du Parti !

f682426fee04086bb84efa58fc9b3d8e.jpgMarc Rousset

La preuve vient d’être faite que non seulement Marine Le Pen a atteint son niveau d’incompétence, mais qu’en plus elle s’accroche au pouvoir avec Florian Philippot. MLP, suite à son échec, devrait pourtant en tirer les conclusions, comme le lui recommande son père et se retirer afin d’assurer un véritable renouveau du Front National.

Tout doit changer pour que rien ne change au FN, pour que les deux seuls responsables de l’échec du FN, à savoir MLP et Philippot ne soient pas sanctionnés. Leur gigantesque opération de mystification et de renouvellement du FN, avec les réunions entre copains à huis clos et les questionnaires aux adhérents pour détourner l’attention sur leur propre responsabilité de l’échec, ne trompent personne. On sent très bien que la petite équipe de courtisans du séminaire de refondation ne veut surtout pas s’entre-déchirer et tuer la poule aux œufs d’or, par crainte de perdre ses avantages matériels et honorifiques.

La preuve vient de nous être donnée avec la pantalonnade de la dernière décision du séminaire des principaux responsables. A se tordre de rire : « Le cap de la sortie de l’euro est maintenu, mais à l’issue d’un éventuel quinquennat frontiste ». C’est à la fois du grand art et du délire comme programme politique pour des patriotes de conviction capables de trancher dans le vif. MLP qui se moquait des « magouilles », de la langue de bois de l’UMPS fait maintenant encore mieux au FNPS !

De toute façon, les militants du FN n’ont pas de soucis à se faire quant à cette décision : tant que MLP et Philippot resteront à la tête du FN, il n’y aura jamais un quinquennat frontiste. MLP n’a aucune chance ! Les Français n’en veulent pas, encore moins que Sarkozy ! La Vérité, c’est que MLP ne veut pas reconnaître ses insuffisances et Philippot son erreur de stratégie, qu’il n’a pas sa place au FN, qu’il n’aurait jamais dû être membre du FN !

Le pot aux roses et le summum du délire, c’est lorsque Philippot, pour nous rassurer, fait savoir aux médias « qu’il n’y a pas de règlements de comptes au FN, que l’ambiance était très positive et très constructive ». Tout va très bien, Madame la Marquise, passez votre chemin braves gens, il n’y a rien à voir. On ne sait même plus devant de tels propos s’il faut en rire ou en pleurer …

Les adhérents n’ont plus en fait qu’une solution : voter non pour le renouvellement du mandat de MLP à la tête du FN et si, suite à ses manœuvres internes avec Philippot, elle réussit à garder malgré tout une faible majorité, il ne restera plus alors qu’une seule issue pour les adhérents et les militants : quitter en masse le FN afin de le vider de sa substance, aller voir ailleurs ce qui se passe sous d’autres cieux.

Un nouveau parti pour succéder au FN devrait être créé afin de prendre la relève du FN. (...) Le FN s’effondrera alors de lui-même à une vitesse accélérée comme un château de cartes et MLP avec…

Que le FN change de nom ou pas ne changera rien à l’affaire qui est déjà dans le sac ! Le FN, avec MLP et Philippot, aucun avenir ! Il est d’ores et déjà possible d’affirmer que le FN aura connu, avec ces deux  chefs, le sort du MSI italien, MLP ayant joué avec son gourou, Philippot le rôle de Gianfranco Fini !

Lire sur le MSI :

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Le commander cliquez ici

  • Marc Rousset est l’auteur de ” Adieu l’argent roi , Place aux héros européens ! Critique de la civilisation de l’argent. Apologie de l’héroïsme”, éd. Godefroy de Bouillon, Sept. 2016, 490 pages, 37 €

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lundi, 17 juillet 2017

La guerre froide du gaz et les inacceptables sanctions des États-Unis contre l’Europe !

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Marc Rousset

Que ne feraient pas les États-Unis pour exporter leur gaz de schiste nouveau et contrer la puissance stratégique de la Russie aussi bien en Europe qu’au Moyen-Orient !

Le russe Gazprom (Газпро́м) veut construire un nouveau gazoduc (Nord Stream 2) de 9,5 milliards d’euros dans la Baltique, qui augmenterait d’un tiers en 2019, soit de 55 milliards de m3, le gazoduc sous-marin Nord Stream 1 déjà existant entre Vyborg (Выборг, Russie) et Greifswald (Allemagne).

Suite à l’opposition de l’Ukraine et de la Pologne, dont les gazoducs continentaux Yamal et Brotherhood passant par leurs territoires sont court-circuités, Gazprom a été amené à être le seul actionnaire du projet. Le français Engie, les allemands Uniper (ex-E.ON) et Wintershall (BASF) ainsi que l’anglo-néerlandais Shell ont décidé d’être seulement des financiers à hauteur de 10 % chacun, et non plus des actionnaires, ce qui était initialement prévu. Nord Stream, passant sous la mer, échappe à la juridiction de Bruxelles ; les Allemands considèrent ce projet comme strictement commercial.

Mais le 15 juin 2017, le Sénat américain a décidé, au grand dam de l’Europe, d’envisager des sanctions contre les entreprises européennes « du fait des effets préjudiciables de Nord Stream 2 sur la sécurité énergétique européenne ». Bref, l’Amérique est plus royaliste que le roi Europe, alors qu’il s’agirait bien au contraire de diminuer la sécurité énergétique de l’Europe et de nous obliger à acheter du gaz de schiste américain transporté sous forme liquéfiée à partir des États-Unis jusqu’à des ports terminaux européens. À noter qu’aux États-Unis mêmes, l’idée d’exporter du gaz de schiste est considérée par l’Industrial Energy Consumers of America comme stupide car contribuant à augmenter la cherté du gaz dans les industries manufacturières porteuses de valeur ajoutée.
 
Selon Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, « il s’agit d’une ingérence spectaculaire et inacceptable dans les affaires européennes », après les sanctions financières des États-Unis contre BNP Paribas, Alstom et les contraintes imposées à Renault, PSA et Total pour investir en Iran. Cette implication est d’autant plus surréaliste, impérialiste et inacceptable que Nord Stream est un projet non américain avec des entreprises non américaines et un financement sans dollars américains.

L’Europe ne peut, au contraire, que se réjouir de diversifier son approvisionnement en gaz naturel pour 40 % en provenance de la Russie, pays frère continental européen, d’autant plus que la production chute au Royaume-Uni (mer du Nord) et au Pays-Bas.

La folle agressivité américaine se comprend d’autant mieux que la Russie, suite à son intervention victorieuse en Syrie, est devenue le maître du jeu au Moyen-Orient pour le gaz en provenance du Qatar et d’Iran. Le projet « Turkish Stream » prévoit la construction en Turquie par la Russie de deux conduites d’une capacité de 15,75 milliards de m3 par an chacune, qui formeront un gazoduc sous la mer Noire, évitant encore une fois l’Ukraine, pour fournir l’Europe. Le Qatar a dû passer sous les fourches caudines russes et renoncer au projet initial « sunnite » évitant l’Irak, passant par l’Arabie saoudite et une Syrie non Bachar el-Assad. La Russie devient le pivot central pour que le gaz tant iranien que qatari transite vers l’Europe sans déposséder Moscou via le futur gazoduc russo-turc « Turkish Stream ». À quand une Europe européenne et enfin libre ?

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vendredi, 14 juillet 2017

Le défilé du 14 Juillet ne saurait masquer l’état de délabrement de notre armée de l’air

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Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

L’acteur de théâtre Macron compte faire le beau avec Trump pour le 14 Juillet en lui présentant quelques échantillons de nos forces armées. Mais le rapport présenté à la commission des finances de l’Assemblée nationale le 28 mars 2017 par le député Cornut-Gentille décrit dramatiquement ce qu’il en est quant à l’insuffisance et la vétusté des capacités françaises de transport aérien.

Macron, malgré ses singeries au bout d’un filin pour être héliporté sur un sous-marin nucléaire, brille pour la communication mais ne passe pas du tout, en réalité, dans le milieu militaire. Macron est un technocrate bancaire allergique au militaire sans aucune conviction patriotique. Macron parle de 2 % du PIB en 2025 pour le budget de la Défense alors qu’il faudrait de façon urgente 3 % du PIB demain matin. Le budget représente aujourd’hui environ 1,6 % du PIB.

La réalité, c’est que jamais l’effort de Défense n’a été aussi faible depuis plus d’un demi-siècle. Trois exemples illustrent la situation : aucun des avions ravitailleurs, qui ont pourtant plus de cinquante ans, n’a été remplacé ; plus de 50 % des hélicoptères sont indisponibles (par manque d’argent, effort est fait sur les OPEX, mais il n’y a pas assez d’hélicoptères pour l’entraînement en France) ; 15 % des militaires ne reçoivent toujours pas le montant exact de leurs rémunérations plus de six ans après la mise en place du nouveau système informatique LOUVOIS ( LOgiciel Unique à VOcation Interarmées de la Solde).

La liste exhaustive de nos faiblesses en matière de transport aérien stratégique est trop longue. Selon la Cour des comptes, la France ne peut couvrir au mieux qu’un quart de ses besoins stratégiques. En 2013, année de fortes sollicitations, la capacité est tombée à 7,4 %. L’armée de l’air dispose, par exemple, de deux A340, 22,5 ans d’âge moyen, trois A310, 30,6 ans d’âge moyen, onze C-135 et trois KC-135 (ravitaillement en vol ou 25 tonnes de fret), âge moyen classifié dépassant les cinquante ans. D’où le recours permanent aux flottes étrangères, principalement américaines, notamment pour le soutien OPEX. Il est fait recours aussi d’une façon occulte – ce qui représente un abandon de souveraineté – à plusieurs types d’avion loués à prix d’or à la Russie, à l’Ukraine ou aux États-Unis tels que les Antonov An-124 (100 tonnes), les Boeing 747 de l’US Air Force (70 tonnes) et les Iliouchine II-76 (35 tonnes).
 
En matière de transport aérien tactique, les chiffres sont aussi critiques et lamentables, suite à une usure avancée. Les C-160 Transall, malgré les efforts des mécaniciens de l’armée de l’air, sont à bout de souffle. Il ne restait que 21 Transall C-160disponibles fin 2016. Le taux de disponibilité de la flotte des C-130, qui était de 72 % en 2011, a chuté en 2016 à 22,5 %. Quant aux CASA, l’acquisition de nouveaux appareils n’a pas permis d’enrayer la baisse du taux de disponibilité, situation préoccupante qui souligne l’hétérogénéité du parc.

L’A400M dont parlent continuellement les médias a pris un retard considérable suite à de sérieux problèmes techniques. Il faudra attendre au moins 2025 pour disposer des cinquante appareils prévus. Il est loin, le temps du général De Gaulle où la France avait un taux de budget de la Défense de 5,1 % du PIB ! Quarante ans de décadence avec l’UMPS et Macron, Hollande bis, continue sur le même chemin…

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dimanche, 09 juillet 2017

Le « ratio Texas » et les faillites à venir des banques en Europe !

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Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

On se rappelle le tollé et les remous médiatiques qu’avait causés François Fillon lorsqu’il avait eu le malheur d’évoquer une France en faillite. La vérité à ne pas dire a donc été divulguée d’une façon officieuse par un organisme privé dont le métier est, justement, d’analyser les risques financiers et bancaires : l’agence de notation Fitch, lors d’une déclaration toute récente de sa directrice budget Gandy pendant une conférence à Londres.

En fait, trop de banques en Europe – et plus particulièrement en Italie, Grèce, Espagne et Allemagne – sont comme des malades condamnés à mort dont la poursuite des activités ne dépend plus d’eux mais du simple bon vouloir de leurs gouvernements et des pressions plus ou moins grandes de Bruxelles et de la BCE. Le destin de ces banques est donc soit la disparition pure et simple, ce qui est impossible en raison de la ruine des déposants, soit (ce qui revient au même financièrement) le rachat pour un euro symbolique par une autre banque moins malade qui cherche aussi, souvent, à se sauver en diminuant l’importance de ses frais d’exploitation tout en trouvant de nouveaux clients. Le plus souvent, et dans la quasi-totalité des cas, il y a un apport de capitaux publics ou des garanties publiques sur des emprunts par l’acheteur, ce qui a pour effet de continuer à dégrader la situation financière déjà impossible des États. C’est de cette façon qu’a été réglée la crise des « subprimes » ; le problème, le malheur, c’est que la crise continue.

Bruxelles et la BCE (Banque centrale européenne) ont imposé comme solution à l’Europe, en cas de faillite des banques, la spoliation technocratique pure et simple, en priorité, des obligataires et, ensuite, en partie ou complètement, des dépôts de leurs clients (« chyprisation »). Il se trouve que c’est impossible à mettre en pratique dans la réalité, suite à la ruine des trop nombreux déposants et aux conséquences politiques dans les pays concernés.

Pour nous rassurer, les médias ainsi que la BCE dans ses enquêtes nous parlent toujours des sacro-saints ratios de la BRI (Banque des règlements internationaux) à Bâle, plus particulièrement du fameux ratio de 10 à 12 % entre les capitaux propres et les actifs bancaires. Mais ce ratio, condition nécessaire dans une économie saine, est tout à fait insuffisant dans une économie en quasi-faillite ! Le seul ratio qui importe, mais jamais divulgué par la BCE, les gouvernements et les autorités bancaires, est le « ratio Texas », qui compare les créances douteuses aux fonds propres des banques. Selon l’agence Fitch, une banque est en quasi-faillite lorsque le ratio Texas dépasse 100 %, ce qui signifie qu’elle ne dispose pas des capitaux propres nécessaires pour faire face à ses créances douteuses.
Si l’on prend l’exemple de l’Italie, pays le plus dangereux actuellement, le montant des créances douteuses des banques s’élève à 350 milliards d’euros, ce qui représente 16,4 % de leurs actifs. Les banques les plus menacées dans l’immédiat, après les sauvetages en cours de Monte Dei Paschi, Banco Popolare di Pienza , Veneto Banca, sont : MPS, Carige, Creval, Vénétie et Vicenza. Selon le journaliste Charles Sannat, sur les 500 banques qui existent en Italie, 114 ont un ratio Texas de plus de 100 % et 24 ont un ratio de plus de 200 %.

La situation est tout aussi grave en Grèce (47,1 % de créances douteuses), Chypre (46,7 % de créances douteuses), Espagne et même en Allemagne avec quelques banques telles que Bremer Landesbank et HSH Nordbank, la Deutsche Bank venant tout juste de sauver sa tête après une augmentation de capital en provenance du Golfe. Selon le FMI, le montant des créances douteuses en Europe s’élève à 900 milliards d’euros.

L’euro, excellente idée, risque donc d’être emporté par le système moribond du QE (quantitative easing) des banques centrales, par l’hyper-endettement des États et des agents économiques, et par une faillite en chaîne de banques en Europe. 1929 a commencé avec la faillite d’une seule banque à Vienne : la Kreditanstalt.

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vendredi, 07 juillet 2017

Une économie mondiale fondée sur la dette conduira à une catastrophe pire que 1929 !

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Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

Patrick Artus  (NDLR - économiste, directeur de la recherche de Natixis) vient de déclarer, sur une grande chaîne de télévision, qu’un jour, il y aura une crise de la dette ! Les banques centrales ne peuvent pas passer leur temps à imprimer de la monnaie sans que rien ne se passe. Les banques centrales sont obligées de racheter des titres de dettes afin d’assurer la liquidité des marchés afin d’éviter la hausse des taux d’intérêt pour des économies (États, banques, entreprises, consommateurs) surendettées qui les précipiteraient vers l’insolvabilité, d’où un krach financier gigantesque mondial qui remettrait sans doute le capitalisme financier en question.

Tous les pays occidentaux – la Chine et le Japon inclus – sont tombés dans le piège de l’endettement fou ! La Chine, par exemple, augmente les déséquilibres mondiaux car elle s’endette en pratiquant la politique de fuite en avant, se prend pour l’Allemagne, augmente sa consommation d’une façon folle et ne fait plus d’enfants. La France a une dette de 2.200 milliards d‘euros qui représente 100 % de son PIB, tout comme les États-Unis avec un endettement public d’environ 20.000 milliards de dollars, soit 100 % également de leur PIB. Si l’on tient compte des engagements non financés à provisionner tels que des garanties de prêt à la Grèce, les retraites des fonctionnaires, les dettes d’entreprises publiques, la dette réelle de la France (ce que le joueur de flûte Macron se garde bien de nous dire) est même de 3.300 milliards d’euros, soit 48.000 euros par Français au lieu de 36.000 euros.

Les émissions nettes d’obligations dans le monde ne font qu’augmenter et pourraient bientôt atteindre les 3.000 milliards de dollars. Suite aux difficultés de la Chine, de l’Asie du Sud-Est, de l’Arabie saoudite avec le prix du pétrole, de l’Amérique latine, il y a malencontreusement de moins en moins d’acheteurs potentiels d’obligations, ce qui devrait contribuer à la hausse des taux d’intérêt. La Fed, en vendant des titres obligataires et des bons du Trésor, suite à sa politique de réduction de l’assouplissement quantitatif, devrait aussi alimenter le marché en titres. Le Japon va aussi diminuer ses achats de titres en pratiquant une politique analogue. Quant à la BCE elle est sur le point d’atteindre le plafond maximal de 33 % des obligations émises par de nombreux pays de la zone euro. Ses statuts l’empêchent d’acheter davantage de dette souveraine car cela serait considéré (même si c’est pourtant déjà le cas) comme un financement de la dette publique des États par la Banque centrale.

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a averti la semaine dernière de la nécessité d’une remontée des taux d’intérêt, tandis que la présidente de la Fed, Banque centrale des États-Unis, Janet Yellen affirmait avec un optimisme béat et un mensonge éhonté que nous ne connaîtrions jamais plus de crise financière « de notre vivant ». À ce moment même, toujours à Londres, l’Institute of International Finance nous informait que la dette globale mondiale atteignait maintenant 217.000 milliards de dollars, soit 327 % du PIB mondial, contre 276 % en 2007.
 
Le système ne peut plus continuer comme cela avec de la monnaie des banques centrales n’ayant plus comme contrepartie de l’or en garantie à l’actif mais – ce qui est ahurissant, illogique, anormal, inacceptable – des titres de dettes à long terme.

La vérité, c’est qu’on s’oriente pour toutes les raisons indiquées ci-dessus vers une hausse rapide, durable et importante des taux d’intérêt, dans un contexte d’inflation proche de zéro, suite à la mondialisation et à la numérisation, ce qui pourrait bien déclencher un krach financier et une gigantesque dépression économique pire qu’en 1929. La France, suite à son laxisme UMPS de quarante ans, serait particulièrement mal placée. Il n’est pas sûr que le banquier Macron, incapable également de maîtriser l’invasion migratoire, l’islam et le terrorisme, finisse son quinquennat à l’Élysée.

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lundi, 03 juillet 2017

Les bonnes intentions de la loi Veil et l’enfer de la catastrophe démographique

f682426fee04086bb84efa58fc9b3d8e.jpgMarc Rousset

Simone Veil a participé à la Manif pour tous ! Les bonnes intentions justifiées de la loi Veil auraient dû rester immuables et fixées dans le marbre ! Il n’en a rien été et l’IVG, au fil des années, est devenu un acronyme administratif, un droit à tuer, en lieu et place des considérations humaines, morales, exceptionnelles et de détresse de la loi Veil.

Le résultat des courses, c’est plus de 220.000 naissances par an qui manquent à la France, remplacées par 250.000 immigrés extra-européens. Le seul continent où la population continue de baisser est bien l’Europe. L’Europe représente, aujourd’hui, 10,3 % de la population mondiale contre 25 % en 1900. En France, le taux de fécondité de 1,6 enfant par femme d’origine européenne est inférieur au taux de remplacement à l’identique des populations de 2,1 enfants par femme.

Les cocoricos démographiques français sont des mensonges cyniques qui proclament, en fait, le Grand Remplacement des populations puisque au-delà de l’invasion migratoire annuelle des 250.000 immigrés extra-européens, le taux de fécondité des populations immigrées est de plus du double de celui des populations européennes, soit 3,4 enfants par femme.

L’Histoire, c’est la démographie, disaient les grands historiens français Pierre Chaunu et Fernand Braudel. L’enfant, c’est l’avenir, il n’y a plus d’espoir quand 220.000 enfants disparaissent tous les ans – autant que la mortalité infantile sous Louis XIV.

Le pape François a pu dire : « Ainsi, tu peux visiter le monde, partir en vacances, avoir une maison à la campagne, être tranquille. Et c’est sans doute mieux, plus commode, d’avoir un petit chien, deux chats… » Combien d’Européens se retrouvent dans une maison de retraite sans aucun enfant pour leur rendre visite ? « Seigneur, préservez-moi, disait Victor Hugo […] de jamais voir l’été sans fleurs nouvelles, la cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, la maison sans enfants. »

Une société qui avorte et qui ne veut pas d’enfants est une société qui se laisse envahir et qui meurt. L’Empire romain s’est effondré sous les coups des barbares lorsqu’il a préféré le pain, les jeux, la jouissance et l’insouciance du lendemain à la perpétuité de sa race.

Quand on en arrive à 220.000 avortements par an, cela ne regarde plus seulement des femmes, leur vie personnelle, mais bien la nation tout entière dans la question de son renouvellement et, partant, de sa pérennité. Le libertaire Macron s’occupe des entreprises jeunes pousses, mais il n’a toujours pas compris que les familles nombreuses et les enfants sont des jeunes pousses encore plus importantes pour la survie et l’avenir d’une nation et d’une civilisation.

Source Boulevard Voltaire cliquez ici

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jeudi, 29 juin 2017

Quand va-t-on en finir avec ce cinéma grotesque des attaques chimiques d’Assad ?

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Marc Rousset

L’acteur de théâtre et joueur de flûte Macron a décidé de jouer un des premiers rôles dans la pantomime bouffonne des attaques chimiques d’Assad.

On a déjà eu droit aux armes de destruction massive de George W. Bush, qui rêvait de prendre possession du pétrole irakien à bon compte et d’installer un gouvernement fantoche contrôlé par l’Amérique ! On a vu ce que cela a donné, le plus étonnant étant que Bush ne soit pas convoqué devant un tribunal international pour crime contre l’humanité.

Trump, lui, nous a déjà pris pour des imbéciles en envoyant ses 59 missiles sur la base d’Al-Chaayrate pour une prétendue attaque chimique d’Assad, qui semble avoir été montée en fait de toutes pièces le 4 avril 2017 par la CIA, près de Khan Cheikhoun, dans le Nord-Ouest syrien. Il s’agissait en fait pour Trump de se dédouaner vis-à-vis de la Russie pour des raisons de politique interne aux USA.

Tout récemment, les avions américains ont également bombardé et tué quelques soldats d’Assad qui représentaient un danger potentiel pour des soldats américains engagés dans la province de Deir ez-Zor à l’est de la Syrie. La Russie et l’Iran n’ont pas été dupes et ont vivement protesté.

Que se passe-t-il, en réalité ? Quel est le véritable enjeu dans l’Est syrien ? Les Américains ne veulent surtout pas que l’armée d’Assad reprenne le contrôle de son territoire national dans cette province qui serait un point de passage obligé pour des gazoducs stratégiques à construire en provenance d’Iran, susceptibles d’aboutir en Méditerranée et de fournir l’Europe en gaz.
 
Mais, malheureusement pour l’Amérique, à cause de la proximité de l’Irak allié de l’Iran, le rapport militaire des forces ne lui est pas favorable dans cette province, d’où sa hargne, son agressivité et ses mensonges. Comment peut-on croire qu’Assad serait assez stupide, non seulement pour lancer une attaque chimique, mais aussi pour faire connaître ses intentions à l’avance ?

Macron n’aura pas tardé à nous montrer qu’il n’est pas gaulliste, mais bel et bien un « faux-cul » atlantiste à la solde de l’Amérique. La baudruche Macron a même proclamé que la France pourrait répliquer seule en cas d’attaque chimique avérée. Il faut que Trump et Macron arrêtent de jouer avec le feu face à l’Iran, aux armes et aux missiles russes. Pour couronner le tout, le ministre britannique Michael Fallon, autre valet de l’Amérique, se dit prêt à soutenir l’action tandis que Macron invite Trump pour le 14 Juillet à Paris afin de lui montrer nos avions ravitailleurs de plus de cinquante ans d’âge.

Le quinquennat Macron à peine commencé, l’on se prend déjà à rêver de l’accession prochaine et inéluctable, mais bien trop tardive, hélas, de la Droite nationale au pouvoir.

Source cliquez là

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lundi, 26 juin 2017

Le joueur de flûte Macron n’évitera pas les faillites en chaîne des banques italiennes !

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Marc Rousset

Selon la BRI (Banque des règlements internationaux), en 2016, les banques internationales, et plus particulièrement allemandes, ont réduit leur exposition à l’Italie de 15 %, soit pour plus de 100 milliards de dollars. De son côté, la BCE (Banque centrale européenne) a réduit ses achats de dette européenne, passant de 80 à 60 milliards d’euros par mois. Si l’appétit pour la dette italienne tombe, les taux obligataires italiens vont grimper. Les seuls acteurs du marché semblant vouloir encore acheter sont les banques italiennes. Il en est de même, à un moindre degré, de la dette française qui a été vendue ces derniers temps par les banques asiatiques et rachetée essentiellement par la BCE.

La détention d’obligations italiennes par les banques locales s’élève désormais à 235 milliards d’euros. Lorsque les taux d’intérêt de ces actifs commenceront à monter, ces banques, qui dans leur grande majorité sont déjà au bord de l’insolvabilité, devront encaisser de nouvelles pertes.

Le sauvetage de la banque la plus insolvable d’Italie, Monte dei Paschi di Siena, qui avait annoncé des pertes trimestrielles de 169 millions d’euros, continue avec des fonds publics italiens.

Le sauvetage de Banca Popolare di Vicenza et de Veneto Banca vient juste de commencer. Le gouvernement italien s’apprête à les sauver grâce à l’aide du groupe Intesa Sanpaolo et d’un autre investissement public d’environ 10 milliards d’euros. Lorsque l’on sait que les créances douteuses, soit 16 % des actifs des banques italiennes, s’élèvent à plus de 360 milliards d’euros, il y a de quoi s’inquiéter.

Après des discussions avec les autorités européennes il a été décidé que la liquidation des deux banques serait menée en Italie sans respecter le mécanisme européen, afin de permettre l’intervention du gouvernement italien. Ce dernier devrait prendre à sa charge non seulement les crédits détériorés, mais aussi le départ de 4.000 personnes, dont certaines au sein de la banque acheteuse Intesa Sanpaolo pour un euro symbolique. La recapitalisation par l’État italien s’élèvera à 6,6 milliards d’euros.

Ce sauvetage italien n’est pas sans nous rappeler le rachat beaucoup moins avantageux en Espagne de Banco Popular par la banque cantabrique Santander, qui avait dû provisionner en plus 7,9 milliards d’euros afin de couvrir le passif irrécouvrable de Popular et trouver 7 milliards d’euros pour apurer son bilan.

Les Français ont donc du souci à se faire, d’autant plus que, selon Goldman Sachs, sur les 54.000 milliards de dollars d’obligations (souveraines et privées) échangeables dans le monde, les banques centrales en détiennent 18 000 milliards, soit exactement un tiers. Elles sont donc même passées devant les « hedge funds », incarnation médiatique du capitalisme sans foi ni loi.

La présidence du joueur de flûte Macron échouera donc et se finira très mal sans doute, même avant terme, pour au moins l’une des deux raisons suivantes : la crise économique et le krach financier à venir en France, en Europe et dans le monde, une soudaine et imprévisible explosion thymotique populaire possible, si l’on s’en tient aux prédictions et à la mise en garde de Peter Sloterdijk. Explosion populaire en réaction à l’insécurité de plus en plus inacceptable des populations européennes, du fait du terrorisme islamiste, la cause première étant la folle politique tous azimuts de fuite en avant européenne aussi irréaliste qu’irresponsable, qui se refuse à faire face à l’invasion migratoire…

Source Boulevard Voltaire cliquez là

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samedi, 10 juin 2017

Tout ira très bien avec Macron… sauf l’invasion migratoire et le krach à venir !

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Marc Rousset Boulevard Voltaire

Les autruches Macron se mettent la tête dans le sable pour oublier les attentats islamiques et les moutons Macron préfèrent l’entourloupe de Ferrand dont l’enjeu est de priver les Mutuelles de Bretagne de la propriété d’un immeuble en faveur de sa compagne.

Ces manœuvres, ce montage financier douteux, c’est autre chose que le salaire de la brave mère de famille Penelope pris sur une allocation tout à fait légale dont chaque député a l’entière liberté de disposer selon sa volonté. C’est malheureusement plus difficile à comprendre pour le Français moyen décérébré par les médias.

Le résultat des courses, c’est que nous avons Macron comme Président avec l’invasion migratoire qui va continuer au rythme de 250.000 à 300.000 extra-Européens par an, soit environ 1.400.000 de non-Français de papiers de plus à venir pendant cinq ans et à entretenir dans l’Hexagone, qui croule déjà sous le chômage ! Décidément, Penelope coûte très cher au peuple de France qui oublie les réalités migratoires et marche derrière Macron, tout comme les rats vers le fleuve, attirés et subjugués par le joueur de flûte de Hamelin.

Les moutons et les autruches se rassurent et votent Macron en oubliant que le marcheur est unijambiste, que sa seule jambe est celle du mondialisme atlantiste et de l’économie. Ils oublient l’invasion migratoire et l’islam qui assassinent déjà leurs enfants et tueront de plus en plus leurs petits-enfants jusqu’à l’inéluctable guerre civile.

Il manque en effet à Macron la jambe saine civilisationnelle musclée de la sécurité, de l’identité, de la langue, des valeurs traditionnelles qui ont fait la grandeur de la France et de l’Europe !

Et pour couronner le tout, croyant au moins retrouver davantage d’activité et des emplois, les moutons oublient le krach inéluctable à venir ! Certains signes ne trompent pas. Warren Buffet, le directeur général gourou de Berkshire, vient de décider de garder 100 milliards de dollars en espèces, soit 40 % de la valeur de son portefeuille. Nous vivons en effet dans le monde déséquilibré du banquier Macron où les valeurs du marché n’ont rien à voir avec les bases fondamentales de l’économie.

L’effondrement à venir sera pire qu’en 2008, pire que la bulle du dot.com en 2000, pire que l’effondrement de 1929 !

Le Dow tourne autour de 21.000 ; le NASDAQ a atteint les 6.000 ! Les moutons et les autruches de Macron sont comme les spéculateurs qui, le 6 février 1637, après 3 ans de hausse continue des bulbes de Tulipe (+ 6.000 %), ont vu les cours soudain s’effondrer ! Le titre Amazon, lui, a progressé de + 60.000 % en 20 ans. En Espagne, Banco Santander vient de sauver Banco Popular de la faillite en la rachetant pour un euro symbolique. Les 300.000 actionnaires et détenteurs d’obligations, ruinés, ont tout perdu ! Banco Popular avait été fondée en 1926 et faisait encore partie, dans les années 1980, des « siete grandes ».

Jacques de Larosière, dans son dernier ouvrage Les lames de fond se rapprochent, nous rappelle les six défis capitaux qui devraient nous empêcher de voter Macron : vieillissement de la population, inégalités croissantes de la mondialisation, ralentissement séculaire de la croissance mondiale, menaces sur l’environnement, risques de politiques monétaires hyper-laxistes, dérives de la financiarisation extrême des économies.

Jacques de Larosière, politiquement correct (afin de pouvoir être édité chez Odile Jacob ?), oublie cependant, comme Macron, le septième défi le plus important : celui de l’invasion migratoire, de l’islam, de l’insécurité permanente, des attentats terroristes et de la guerre civile inéluctable à venir si le peuple de France continue à se laisser embobiner par les médias et à voter pour l’UMPS, LREM, des Juppé ou des Macron.

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lundi, 29 mai 2017

Le prochain krach économique pourrait bien venir de Chine !

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Marc Rousset

Seuls l’or, l’argent et les biens réels dans une moindre mesure, survivront un jour dans la tempête inimaginable, l’effondrement mondial généralisé à venir…

Méfions-nous de l’eau qui dort avec l’apparition soudaine d’un cygne noir. Il y a quelques jours, ce fut le sauvetage in extremis d’une importante banque de l’immobilier sous-capitalisée en Ontario, grâce à l’argent des braves retraités d’une caisse de retraite. Les médias en ont très peu parlé, mais la faillite du Kreditanstalt à Vienne en 1929 n’avait pas commencé autrement…

Aujourd’hui, ce n’est pas l’Italie, la Grèce, la Deutsche Bank, les produits dérivés ou la dette publique américaine qui font de nouveau parler d’eux, mais la Chine, avec un taux d’endettement de 256 % de son PIB. Alors que l’endettement public est estimé à seulement 46 % du PIB, celui des ménages à 47 %, l’endettement des entreprises non financières privées et publiques est estimé à 163 %.

Comme en Italie, les banques chinoises détiennent donc des créances douteuses de plus en plus dangereuses et importantes.

C’est la raison pour laquelle Moody’s a dégradé la note de la dette souveraine de l’empire du Milieu de AA3 à A1, tout comme l’avait déjà fait Standard & Poor’s. La croissance de la Chine ralentit, sa population vieillit et son endettement augmente.

La dette publique des États-Unis, de 20.000 milliards de dollars, soit environ 10 fois celle de la France, atteindra 117,4 % du PIB en 2022. La dette du monde est de 152.000 milliards de dollars, soit 225 % du PIB mondial. Nous vivons à l’ère de la folie de l’hyper-endettement généralisé tous azimuts, urbi et orbi, ne faisant que repousser la date de l’inéluctable catastrophe à venir en l’aggravant.

La France, avec 1 % de la population mondiale et 3,5 % de la production mondiale, assume 15 % des transferts sociaux de la planète et une invasion migratoire dont le coût astronomique a été estimé par Yves Marie-Laulan, de l’Institut géopolitique des populations, à 70 milliards d’euros par an !

Dormez bien, braves gens, au milieu des bombes islamiques, de la bulle financière de Wall Street et du CAC 40 avec des taux d’intérêt ridiculement bas ; écoutez les litanies affairistes tranquillisantes du banquier Macron et des médias, et achetez du papier financier, des actions, des obligations avant d’être un jour complètement ruinés !

Seuls l’or, l’argent et les biens réels dans une moindre mesure, et même pas les bitcoins, survivront un jour dans la tempête inimaginable, l’effondrement mondial généralisé à venir…

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samedi, 20 mai 2017

Tribune libre : L’ennemi, c’est Macron et l’immigration !

ROUSSET M 1.JPGMarc Rousset

Quel est le scandale que nous vivons en cette fin de campagne, dans la dernière ligne droite avant les législatives ? Avec Macron, l’immigration, l’islamisation, la perte de nos identités, la décadence des valeurs sociétales vont s’amplifier et les hommes politiques, les médias ne parlent plus que d’économie, d’Europe, de problèmes secondaires du magma de notre décadence ! IL faut que le FN et LR réagissent immédiatement !

À qui la faute, si la droite, et plus particulièrement la droite nationale, ne se bat plus sur son terrain, mais sur le terrain de l’adversaire Macron ? À Philippot, qui a commis une erreur stratégique fondamentale indigne d’enfant de chœur dans la campagne du FN, nous saoulant avec la souveraineté et l’euro, alors que 72 % des Français sont favorables à l’euro ; à Marine Le Pen, qui devrait quitter le FN suite à ses insuffisances intellectuelles et à son incompétence dramatique pendant le débat télé ; et aux Républicains qui n’ont aucune conviction, qui ne pensent qu’à gagner les élections et sont d’autant plus à l’aise que l’on ne parle pas des sujets qui fâchent, pourtant gros comme une maison, à savoir islam, invasion migratoire, identité, terrorisme. Comme a pu l’écrire François Bousquet : « La droite a perdu parce qu’elle a préféré l’économisme à l’âme française. »

L’argument principal des Républicains est leur politique fiscale, effectivement infiniment plus intelligente que celle de l’idéologue Macron, avec son ISF sur l’immobilier et l’exemption des taxes d’habitation pour un trop grand nombre de Français.

Quant à Marion Marechal-Le Pen, son renoncement est peut-être une habileté tactique pour son avenir et une bonne nouvelle pour sa petite fille, mais c’est une catastrophe pour la France ! Jean-Marie Le Pen a parlé, à juste titre, de désertion ! C’était le moment, bien au contraire, dans l’intérêt du pays et pour sauver, contrairement aux apparences, cette élection, de l’ouvrir toute grande face à l’incapacité de Marine Le Pen et de Philippot, afin de donner à nouveau espoir et de faire réagir les électeurs consternés du FN et de la droite nationale.

Les seuls hommes politiques de droite qui auront été à la hauteur dans cette étrange défaite de la droite nationale parfaitement compréhensible et orchestrée par Hollande et Macron auront été Nicolas Dupont-Aignan, qui a fait acte de courage en passant un accord avec le FN, et Jean-Marie Le Pen qui sauve l’honneur avec l’Union des patriotes en mettant en avant le thème de l’immigration ! C’est pourquoi il me semble important de voter pour l’un de ces deux partis au premier tour, et FN ou LR au second tour, afin de barrer la route à la catastrophe civilisationnelle Macron ! L’ennemi, c’est Macron et l’immigration !

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lundi, 15 mai 2017

Halte à l’assassinat programmé de la langue française !

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Marc Rousset

Trente-deux associations qui défendent la langue française se sont réunies, le 9 mai 2017, au François Coppée à Paris sur le thème « Halte à l’assassinat programmé du français ! » Ce coup de gueule « populaire » à la Zola adressé à nos pseudo-élites politiques et à nos traîtres, lâches et vendus de hauts fonctionnaires – énarques pour la plupart – est tout à fait justifié.

On assiste à la démolition du français et de la francophonie.

C’est ainsi que l’Union européenne marginalise d’une façon constante, en petites étapes, les langues officielles autres que l’anglais, devenu aujourd’hui quasi monopolistique dans la production de textes ; étranglement croissant de la traduction en d’autres langues ; obligation faite aux administrations des Etats membres de répondre en anglais ; obligation faite aux pays francophones du Sud souhaitant obtenir des aides du FED (Fonds européen de développement) de présenter leurs dossiers uniquement en anglais. Or, dans la stricte logique du Brexit, l’anglais ne sera plus la langue officiellement déposée auprès de Bruxelles d’aucun État membre de l’Union européenne.

Il importe donc de :

1) Pour le français en France :
– remettre à sa due place la langue française dans nos écoles ;
– imposer une part importante en français dans toutes les formations diplômantes des universités et grandes écoles françaises ;
– proposer une loi Toubon renforcée de protection du français et de la faire appliquer ;
– promouvoir la communication scientifique internationale en français ;
– veiller à la diversité des langues enseignées ;
– enjoindre aux administrations publiques de ne pas traiter les documents de travail reçus uniquement en langue étrangère et de ne répondre qu’en français ;
– contrôler les médias et la publicité afin qu’ils respectent les lois et règlements ;
– imposer une connaissance suffisante du français à tous les candidats à l’immigration et au regroupement familial.

2) Pour l’action culturelle française hors de France :
– rétablir le niveau de financement de l’activité culturelle (Alliances françaises, écoles…) ;
– augmenter l’aide française au développement vers les pays francophones et d’Afrique.

3) Pour la francophonie institutionnelle mondiale :
– faire respecter le français comme langue officielle et de travail dans les institutions internationales et à l’Office européen des brevets ;
– contester officiellement au Conseil européen le statut de l’anglais langue officielle des institutions ;
– favoriser les échanges économiques avec nos partenaires de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ainsi qu’avec les départements d’outre-mer de notre vaste espace maritime, le deuxième du monde.

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vendredi, 12 mai 2017

L’illusion protectionniste européenne de Macron

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Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

Sur les tas de fumier naissent parfois de belles fleurs ! L’illusion protectionniste européenne de Macron en est une !

Macron jure ses grands dieux qu’il ne soutient pas le libre-échange mondialiste. Dans son programme pour se faire élire, il demande en effet que l’accès aux marchés publics européens soit réservé aux entreprises qui localisent au moins la moitié de leur production en Europe. Mais étant élu, soutenu et financé par les multinationales et le capitalisme financier, son combat apparent est l’arbre qui cache la forêt de la soumission effective à la « mondialisation naïve », cause de la montée du chômage et de la disparition des classes moyennes dans les pays industrialisés.

Le « Buy European Act », équivalent européen de ce qu’appliquent les États-Unis avec le « Buy American Act » depuis 1933, se heurte déjà, alors qu’il n’est même pas à l’Élysée, à une levée de boucliers en Allemagne, en Europe du Nord et à la Commission de Bruxelles, l’Angleterre n’étant plus là pour ajouter sa voix au concert des jeunes vierges libre-échangistes effarouchées.

La Commission Juncker vient, en effet, de publier ses « Réflexions sur une reprise en main de la mondialisation ». Elle s’oppose au protectionnisme européen et à ce que les frontières soient fermées car, dit-elle d’une façon hypocrite et inacceptable pour la France, « les autres pays feront de même et tout le monde se retrouvera perdant ». Mais c’est justement là que le bât blesse puisque les autres pays le font déjà, l’Amérique le fait déjà, la Chine le fait déjà d’une façon officielle et légale.

Or, un Macron ou même les Républicains n’arriveront pas à faire plier Bruxelles et l’Allemagne ; seul un parti comme le FN pourrait le faire ! Le malheur est que le FN a mis à sa tête un chef incapable de discuter ces problèmes d’une façon intelligente et qu’il préconise un protectionnisme seulement au niveau hexagonal, ce qui n’est pas viable économiquement. Au XXIe siècle, pour survivre, il faut disposer de marchés d’au moins 150-200 millions d’habitants.

Car il ne faut pas se faire d’illusions : défendre les intérêts français face à une Allemagne libre-échangiste et particulièrement dure pour les négociations économiques ne sera pas facile. L’Allemagne veut le beurre et l’argent du beurre. Les mots ne suffiront pas. Seuls la détermination, le rapport de force avec la France et le risque d’explosion de l’Europe pourront faire plier l’Allemagne et Bruxelles !

C’est tout le drame français d’une France décadente, faible, mal dirigée, hédoniste qui perd sur tous les tableaux, à l’antipode de la France qui gagnait avec de Gaulle et l’Europe des Six, car elle avait la force politique et la volonté de faire respecter ses intérêts en imposant la préférence communautaire et agricole ! De Gaulle n’hésita pas à pratiquer la politique de la chaise vide. La France doit demander, comme l’a préconisé Maurice Allais, le retour au protectionnisme européen du traité de Rome. La France est d’autant plus fondée à faire cette demande que le monde, avec le libre-échangisme mondialiste, est beaucoup plus dangereux un demi-siècle plus tard. La France a besoin, effectivement, de la détermination d’une Marine Le Pen, mais européenne, plus instruite et capable.

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vendredi, 28 avril 2017

Pourquoi les fillonistes doivent voter Marine Le Pen au second tour de la présidentielle

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Marc Rousset

Pourquoi les fillonistes doivent-ils voter Marine Le Penau second tour de l’élection présidentielle, même s’ils ne sont pas d’accord sur son programme économique ?

Parce que le Système nous demande de jouer honorablement le jeu de la pensée unique, du pseudo-front républicain, pendant que lui utilise les pires magouilles et moyens répugnants pour lancer, en quelques mois, un produit de lessive mondialiste et immigrationniste, et faire tomber Fillon avec des manœuvres médiatiques et judiciaires…

Parce que 72 % des Français sont favorables à l’euro et que, le voudrait-elle, Marine Le Pen ne pourrait pas faire sortir la France de l’euro. Quant à son programme socialiste économique catastrophique, comme Mitterrand après 1981, la candidate du Front national serait très vite obligée de mettre de l’eau dans son vin.

Mais surtout parce que l’invasion migratoire ne peut pas encore attendre cinq ans avant de cesser ! Entre deux maux, il faut choisir le moindre.

Selon Michèle Tribalat, le nombre d’admis au séjour a augmenté de près d’un tiers ! Avec le quinquennat Hollande, l’immigration s’est accélérée ; l’invasion migratoire continue et continuera de plus belle avec la catastrophe Macron. On avait 172.000 entrées légales en 2007, on en a eu 193.000 en 2012 et 228.000 en 2016.

Compte tenu des clandestins que nous renvoie actuellement l’Allemagne, la France subit tous les ans un flux migratoire de 300.000 personnes par an, qui vont ensuite se multiplier grâce à un taux moyen de fécondité de 3,4 enfants par femme contre 1,6 enfant par femme d’origine française ou européenne…

C’est très bien, de vouloir l’Europe et garder l’euro, mais l’urgence, le problème absolu, c’est l’immigration ! Mourir en ayant raison pour l’euro et notre destin européen n’est pas la solution face aux gangsters socialistes du style Hollande et Macron. Christine Boutin et Robert Ménard, qui recommandent de voter Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle malgré leurs désaccords, ont 100 % raison !

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samedi, 18 mars 2017

Vers une reterritorialisation du monde !

f682426fee04086bb84efa58fc9b3d8e.jpgMarc Rousset

Pascal Lamy, dans son dernier ouvrage Où va le monde ? (Éditions Odile Jacob), coécrit avec Nicole Gnesotto, et dans l’entretien publié le 15 mars sur Écorama, explique qu’il est inquiet car ses vérités assenées pendant des années à l’OMC se traduisent aujourd’hui en d’affreux mensonges et de tristes réalités pour les Européens !

Il est vrai que la mondialisation a permis de sortir 700 millions de personnes de la pauvreté. Mais cette diminution de la pauvreté en Chine et dans les pays émergents ou du tiers monde s’est traduite, en fait, par une augmentation de la pauvreté des classes populaires et moyennes en Europe (où elle n’a servi qu’une oligarchie mondialiste et quelques rares secteurs privilégiés tels que le luxe), comme aux États-Unis. Donald Trump a tout juste et ne s’est pas trompé !

Lamy devrait savoir que, depuis l’élection de Hollande en mai 2012, le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A a bondi de plus de 600.000.

En additionnant les catégories A, B et C, le nombre de chômeurs en France a augmenté de plus d’un million de personnes sous Nicolas Sarkozy comme sous François Hollande !

Pascal Lamy ne veut pas, cependant, reconnaître son erreur ; il ne va pas jusqu’au bout du raisonnement en repassant, lui qui se définit benoîtement comme un « géoéconomiste » (optimiste), toujours à l’affût des prébendes du Système, le flambeau du pessimisme à sa collègue « géopoliticienne » plus réaliste Gnesotto. Il continue de s’étonner avec une fausse candeur du rejet de cette mondialisation qui inquiète les peuples et qu’il considère comme inéluctable, alors qu’elle n’est inéluctable en rien, comme l’a montré Maurice Allais ! Il suffit que les Européens se décident à résister ensemble à la concurrence déloyale des pays tiers suite aux bas salaires, aux charges sociales, fiscales très basses et aux contraintes environnementales souvent inexistantes. Les États-Unis ont la taille critique suffisante pour résister, pas les peuples européens pris individuellement.

Après avoir contribué à développer le monstre de l’OMC, le socialiste Lamy, qui ne manque pas de toupet et n’est pas à une contradiction près, cite Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres… »

Lamy a raison sur un seul point : celui de douter publiquement aujourd’hui ! Mieux vaut tard que jamais, même si c’est trop facile de commencer à reconnaître ses torts après avoir bien vécu à Genève en mentant pendant des années comme un arracheur de dents.

La vérité nous apparaît avec Jean-Michel Quatrepoint, un journaliste économiste, plus modeste mais bien plus perspicace, plus brillant ou moins hypocrite que Lamy lorsqu’il écrivait tout récemment : « On va vers une reterritorialisation du monde autour de quelques grands ensembles qui commerceront entre eux, mais qui auront aussi à cœur de privilégier leurs marchés intérieurs. Le mondial (technologique) ne disparaîtra pas, mais le local va se substituer au globe. »

Les patriotes français doivent cependant bien garder à l’esprit de ne pas appliquer un remède pire que le mal en voulant faire du bien à l’Hexagone ! La reterritorialisation doit être européenne, au minimum carolingienne, mais pas hexagonale, sous peine de voir la France au XXIe siècle, suite aux indispensables économies d’échelle, disparaître de la carte géopolitique et géoéconomique du monde !

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mercredi, 01 mars 2017

La dette de la France montrée du doigt par le Wall Street Journal !

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Marc Rousset Boulevard Voltaire

À la veille de la prise de Byzance par les Turcs en 1453, les théologiens dissertaient doctement sur le sexe des anges ! Seuls les cimeterres turcs parvinrent à les mettre d’accord en les envoyant ad patres pour vérifier de plus près ce qu’il en était exactement !

Il semble que les Français préfèrent les discours inconsistants, les propos lénifiants à faire rêver les foules du mondialiste immigrationniste libertaire Macron. Ils préfèrent parler pendant des heures et des journées entières de ce que Fillon aurait dû faire ou ne pas faire de son allocation légale de député puisqu’il n’a pas dépensé plus d’argent public que ses nombreux confrères socialistes ayant engagé leur maîtresse en lieu et place de leur épouse.

Or, quel est l’état réel de notre pays ? La faillite, la faillite totale morale, militaire, migratoire, financière, économique ! C’est Simone Wapler, analyste financier, qui lance l’alarme en expliquant que le Wall Street Journal vient de classer la dette de la France dans la liste des pays périphériques au même titre que la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie. La France est endettée à hauteur de son PIB, soit environ 2.000 milliards d’euros et, chaque année, cette dette grossit d’un déficit public de plus de 3 % du PIB ! Ce déficit représente, en réalité, 23 % des recettes fiscales de l’État !

Notre situation est donc tout à fait comparable à celle d’une entreprise qui, depuis quarante ans, inscrirait à son compte d’exploitation une perte financière de 23 % de son chiffre d’affaires.

Une perte aussi gigantesque ferait dresser les cheveux sur la tête à n’importe quel administrateur de société privée au bout de six mois ! Mais dans le domaine politique et public, cela fait quarante ans que dure cette tragédie-comédie aussi triste que comique, irresponsable et burlesque !

À ce triste tableau, il convient d’ajouter des mœurs décadentes, l’invasion migratoire, la désindustrialisation, nos agriculteurs qui se suicident… Il faut reconnaître que la France, depuis De Gaulle et Pompidou, a failli ! L’Allemagne, elle, tient grâce à son économie et une culture citoyenne plus responsable qu’en France ! Les plus nombreuses expulsions réelles de clandestins en Allemagne, malgré la présence de Merkel, le démontrent.

Nous sommes, en fait, à la veille d’une crise de 1929, d’un krach financier et d’événements géopolitiques aussi graves qu’après les années 1930 !

Selon Macron, il faut que tout change pour que rien ne change. Mais selon Winston Churchill, « il vaut mieux prendre les événements en main avant qu’ils ne vous prennent à la gorge ». France, réveille-toi ! Seule une révolution conservatrice avec le changement de nos structures économiques, tout en gardant l’euro, peut empêcher notre patrie de sombrer.

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vendredi, 17 février 2017

Non au traité de libre-échange du CETA !

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Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

Les eurodéputés viennent de voter le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. La plupart des droits de douane seront abaissés et de très nombreuses mesures techniques sont prévues, telles que l’augmentation des quotas d’importation de viande canadienne vers l’Europe, la protection d’appellations européennes au Canada… Ce traité, a priori, ne paraît pas catastrophique. Mais en réalité, le diable nord-américain est entré dans la forteresse Europe ; c’est le début de la longue descente aux enfers vers la folle intégration économique du Canada, de l’Amérique et de l’Europe en passant par la petite porte ! Pensons à ce qui s’est passé, à la dérive progressive entre l’acceptation du principe de l’IVG en France, à ses premiers débuts, et la lamentable situation actuelle !

Ce traité doit être rejeté et combattu pour son principe car le ver est dans le fruit ! Il est inadmissible qu’au nom de la liberté des échanges, des entreprises multinationales puissent attaquer demain ou après-demain des États en justice devant des tribunaux d’arbitrage privés ! On a vu ce que cela a donné avec l’affaire Tapie ! Le droit public souverain des États doit primer par principe non négociable sur les intérêts économiques des entreprises sans indemnisation d’aucune sorte.

Maurice Allais estimait qu’une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’était souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux regroupant des pays économiquement et politiquement associés, de développement économique et social comparable. Il stigmatisait la politique de libre-échange mondialiste poursuivi par Bruxelles, dénonçait la destruction de l’industrie et préconisait la préférence communautaire disparue peu de temps après Maastricht, suite à l’entrée sur scène de l’OMC.

L’objectif de cette préférence communautaire serait de faire en sorte que, pour chaque produit ou groupe de produits, un pourcentage minimal de la consommation communautaire soit assuré par la production communautaire. La valeur moyenne de ce pourcentage, selon Maurice Allais, pourrait être de l’ordre de 80 %.

Ce système serait donc extrêmement souple. En permettant d’assurer, pour chaque produit, 80 % de la consommation communautaire, cela permettrait d’éviter la disparition partielle ou totale de secteurs entiers d’activité.

En permettant, pour chaque production, des importations de l’ordre de 20 % de la consommation communautaire, le système permettrait à la concurrence internationale de s’exercer efficacement.

Un niveau moyen de protection de 20 % de chaque secteur ne serait nullement protectionniste au sens où l’entendent les partisans du libre-échange mondialiste. Aujourd’hui, le rapport de la valeur des importations extra-communautaires au produit intérieur brut marchand est d’environ 12 % ; aux États-Unis, il est de 15 %. C’est à ce chiffre qu’il convient de comparer le niveau moyen suggéré de 20 % dans chaque secteur, ce qui éviterait la fuite de « savoir-faire » et la perte d’emplois dans certains secteurs. C’est toute la différence qu’il y a entre le libéralisme intelligent et le stupide « laissez-faire », entre l’Europe ouverte et l’Europe offerte. Un système de contingents vendus aux enchères constituerait le seul moyen d’assurer une protection raisonnable. Les contingents, une fois fixés, et les licences d’importation correspondantes vendues aux enchères, l’économie de marché jouerait totalement dans le grand marché communautaire.

Dans le secteur de l’agriculture, le système de la protection contingentaire serait identique à celui du reste de l’économie. On pourrait seulement dans ce secteur abaisser le pourcentage d’importations à 10 %, la consommation communautaire étant assurée pour 90 % par la production communautaire.

En matière de protectionnisme, il faut agir avec le bon sens de la ménagère qui, selon la température extérieure, ferme hermétiquement, entrebâille ou bien ouvre largement ses fenêtres, et cela dans un espace économique suffisamment important afin de bénéficier des économies d’échelle.

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mercredi, 08 février 2017

La seule erreur de Trump : la dérégulation de Wall Street

f682426fee04086bb84efa58fc9b3d8e.jpgMarc Rousset

Trump fait ce qu’il dit ! Il l’avait annoncé pendant toute sa campagne électorale, mais Trump a tout faux en voulant déréguler Wall Street et les banques américaines !

Trump souhaite mettre en place un développement économique tiré par le secteur financier et le développement industriel à l’abri de barrières douanières. Mais déréguler est un jeu très risqué si l’on pense à l’énormité de l’endettement des Etats-Unis, au très fragile équilibre économique mondial, à la bulle financière à Wall Street provoquée par l’assouplissement monétaire quantitatif de la Fed et les très bas taux d’intérêt.

Obama le bien pensant, qui a eu tout faux, avait fait une chose juste : réglementer Wall Street et les banques au lendemain de la crise de 2008, en faisant voter par le Congrès la loi Dodd-Franck, afin d’éviter une nouvelle crise financière, économique, sociale, style 1929.

Trump prétend que cette loi complique la vie des entreprises, des banques et des consommateurs, ce qui ralentit la croissance. IL veut donc s’attaquer à la disposition « Volcker » qui interdit aux établissements bancaires de spéculer pour leur propre compte, tout comme de prendre des participations dans des fonds spéculatifs.

Trump a aussi dans le collimateur le « Bureau de Protection financière du consommateur » créé afin de réguler les prêts hypothécaires et les cartes de crédit qui avaient été à l’origine de la crise financière des «  subprimes » en 2008.

Trump veut aussi revenir sur l’application de la « règle fiduciaire » qui oblige les banques à agir dans l’intérêt de leurs clients et non pas de leurs spéculations ou de leurs commissions bancaires, avec des risques clairement indiqués.

Le but de la loi était aussi de mieux encadrer les produits dérivés, d’augmenter les capitaux propres des banques, de leur faire passer des tests de résistance, de mettre un terme à la menace des banques « trop grosses pour faire faillite ».

Trump se trouve donc en contradiction avec lui-même car il s’attaque au pilier de sa base électorale pour plaire à l’Etablissement de Wall Street. Et contrairement à ce qu’il prétend, les statistiques de la Fed prouvent que les prêts bancaires aux entreprises et aux particuliers ont été très élevés.

Le principal Conseiller de Trump est Gary Cohn, l’ex numéro deux de Goldman Sachs, qui vient de quitter la banque en vendant 300 000 actions au plus haut, avec 120 millions de dollars pour solde de tout compte ; on comprend alors mieux la réalité de la situation.

Le risque d’un krach bancaire, financier, économique, mondial est toujours très élevé. De nombreux parlementaires Républicains mettent en avant le fait que cette loi a permis d’assainir les banques et le système financier américain. IL faut espérer que le Congrès ne donnera pas son feu vert pour révoquer la loi Dodd-Franck.

 

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dimanche, 05 février 2017

Krach financier et bancaire en vue ! L’Europe passive et impuissante

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Marc Rousset

L’Autorité bancaire européenne vient de reconnaître officiellement le risque très grave que représentent les créances douteuses dans les bilans des banques. Mais cet aveu de l’ABE n’est, en fait, que l’arbre qui cache la forêt d’un krach bancaire en vue, suivi d’un krach financier, nonobstant l’inéluctable remontée à venir des taux d’intérêt qui peut déclencher, à terme, un krach obligataire et boursier suffisant, à lui seul, pour mettre aussi au tapis toutes les banques européennes !

Les raisons d’un krach bancaire sont multiples : montant faramineux des créances bancaires douteuses, des capitaux propres bancaires insuffisants pour faire face aux véritables risques des actifs financiers niés par les médias, la folie et l’importance démesurée des marchés des produits dérivés, la quasi-faillite de nombreuses banques avec la Deutsche Bank en tête de liste. Quant à la politique monétaire laxiste de création monétaire européenne par la BCE au rythme de 80 milliards d’euros par mois, pour faire baisser l’euro et les taux d’intérêt, elle ne pourra pas être poursuivie indéfiniment.

Il faut, aussi, savoir que les États et l’Union européenne ont mis en place des fonds « bidon » ridicules et notoirement insuffisants pour sauver les dépôts des entreprises et des particuliers en cas de faillites bancaires. Ces fonds, de plus, ont des capitaux propres insuffisants ; leurs ressources reposent essentiellement sur des emprunts.

On voit donc toute la fragilité du système car, in fine, ces emprunts devront aussi être remboursés par des contribuables.

L’Europe fera face, un jour ou l’autre, au problème des créances douteuses dans les bilans des banques européennes, soit 47 % en Grèce, 47 % à Chypre, 20 % au Portugal, de l’ordre de 10 % dans les pays de l’Est européen, et surtout de 16 % en Italie !

L’Irlande, que l’on pourrait croire sauvée selon les cocoricos médiatiques, en pratiquant le vol fiscal et la concurrence fiscale déloyale avec les pays du continent européen, ne l’est pas puisque son ratio de créances bancaires douteuses est de 14 %.

Le montant des créances douteuses, en Italie, est de 360 milliards d’euros. L’État italien vient de sauver deux de ses banques les plus connues avec maintes difficultés. Il ne semble pas en mesure de sauver toutes les banques si une déflagration se produit. Le talon d’Achille de la zone euro, c’est l’Italie, avec des conséquences directes sur les créances détenues par les banques françaises !

Seuls les contribuables nationaux seront en mesure de combler, théoriquement, les créances douteuses des banques européennes. L’Italie n’a pas respecté les règles européennes consistant à faire payer les déposants lors des derniers sauvetages bancaires car c’était, tout simplement, politiquement et moralement impossible, sous peine de voir Beppe Grillo arriver au pouvoir.

Si l’Histoire est imprévisible, les krachs financiers et bancaires sont, eux, prévisibles, mais le Système est malin, vicieux, rusé et sait se défendre en manipulant les cours de l’or par les prêts en or des banques centrales aux banques, en utilisant tous les artifices comptables et de l’endettement public ou privé tous azimuts. Et n’oublions pas, enfin, qu’au-delà de la Grèce et de l’Europe du Sud, des États comme la France et même les États-Unis et le Japon, c’est-à-dire les derniers payeurs, le dernier recours après un krach bancaire, sont déjà en quasi-faillite ! Ce monstrueux château de cartes conduira inéluctablement à une catastrophe européenne et mondiale qui sera pire qu’en 1929 !

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vendredi, 27 janvier 2017

Délocalisation de l’usine Whirlpool : la France, dindon de la farce !

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Marc Rousset Boulevard Voltaire

L’usine Whirlpool d’Amiens cessera sa fabrication de sèche-linge le 1er juin 2018. Environ trois cents personnes de plus vont encore se retrouver au chômage en France ! Pourquoi ? Parce qu’au sein même de l’Union européenne, il y a des pays européens émergents.

Ces derniers pratiquent donc, de fait, un dumping fiscal et social avec un coût de la main-d’œuvre quatre fois inférieur à celui de la France !
Et si, encore, les Polonais nous achetaient des avions et des hélicoptères français… Mais non ! Pour des raisons politiques, afin de satisfaire l’Amérique, par peur de la Russie, ils préfèrent acheter américain.

Dans le cas Whirlpool, comme pour de nombreuses autres délocalisations à l’est de l’Europe, les peuples ouest-européens se vident de leur substance économique industrielle, suite à la stupidité des élites françaises qui ont confondu élargissement et approfondissement de l’Europe ! S’il y avait eu un approfondissement intelligent avant un élargissement responsable, lent, contrôlé et très progressif, paradoxalement, les peuples européens seraient aujourd’hui moins hostiles aujourd’hui à l’Union européenne !

Maurice Allais estimait qu’une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’était souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux regroupant des pays économiquement et politiquement associés, de développement économique et social comparable. Comparable, voilà le mot clé, ce qui importe, ce que nos élites de pacotille traîtresses et stupides n’ont pas su ou voulu voir !

Autant le Marché commun protectionniste, avec la préférence communautaire, fut une réussite totale et bénéfique pour la France, autant l’élargissement économique à l’Est voulu, il est vrai, par l’Allemagne pour s’assurer des débouchés et organiser sa sous-traitance ne fut pas aussi bénéfique et souvent maléfique pour la France, qui a délocalisé aussi une grande partie de son industrie automobile en Roumanie (Renault) et en Slovaquie !

Mais il faut reconnaître que le problème de l’élargissement européen à l’Est est, effectivement, très complexe avec des discussions sans fin, des avantages et des inconvénients, même pour la France, suite à l’avantage, parfois, de produire à bas prix et de trouver de nouveaux débouchés. Le pragmatisme s’impose en matière de protectionnisme et il ne faut jamais tomber dans le piège de l’idéologie stupide ! Quant au libre-échange mondialiste non européen, lui, il doit être combattu sans aucun doute possible.

08:13 Publié dans Tribunes de Marc Rousset | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

samedi, 21 janvier 2017

Chine, multinationales et pays émergents : les seuls gagnants du libre-échange

f682426fee04086bb84efa58fc9b3d8e.jpgMarc Rousset

À Davos, c’est le bouquet ! Qui aurait pu imaginer qu’un jour, un président chinois communiste capitaliste serait le seul à défendre, avec les multinationales, le libre-échange mondialiste et l’ouverture au monde ?

Hypocrite et grand défenseur des seuls intérêts économiques chinois, Lui Xi Jinping s’écrie : « Toute tentative de stopper les échanges de capitaux, de technologie et de produits est impossible et serait à rebours de l’Histoire. » Il est à noter qu’il n’y a pas plus nationaliste que les Chinois pour défendre leurs entreprises et leur marché intérieur. La Chine et les pays émergents souhaitent que ce jeu de dupes depuis 40 ans continue, que les Européens, Allemands inclus à terme, se retrouvent « cocufiés » et au chômage.

Le modèle de la théorie des coûts comparés de Ricardo, décrit en 1817 dans son ouvrage On the Principles of Political Economy, repose sur une hypothèse essentielle, à savoir que la structure des coûts comparatifs dans les divers pays reste invariable au cours du temps. Or, il n’en est ainsi que dans le cas des ressources naturelles. Ainsi, par rapport à l’Europe occidentale, les pays producteurs de pétrole disposent d’un avantage comparatif qui restera le même dans un avenir prévisible. De même, les produits tropicaux ont un avantage comparatif qui ne saurait disparaître.

Par contre, dans le domaine industriel, aucun avantage comparatif ne saurait être considéré comme permanent. Chaque pays aspire légitimement à rendre ses industries plus efficaces, et il est souhaitable qu’il puisse y réussir. Il résulte de là que l’arrêt de certaines activités dans un pays développé, en raison des désavantages relatifs d’aujourd’hui, pourra se révéler demain complètement stupide, dès lors que ces désavantages relatifs disparaîtront.

Il faudrait alors rétablir ces industries, mais entre-temps on aura perdu le savoir-faire.

Paul Bairoch, professeur à l’université de Genève, a montré que la croissance économique dans la période 1870-1940 fut largement liée au protectionnisme. Paul Bairoch a publié, en 1994, une étude sur les Mythes et paradoxes de l’histoire économique. Il écrit : « On aurait du mal à trouver des exemples de faits en contradiction plus flagrante avec la théorie dominante qui veut que le protectionnisme ait un impact négatif, tout au moins dans l’histoire économique du XIXe siècle. Le protectionnisme a toujours coïncidé dans le temps avec l’industrialisation et le développement économique, s’il n’en est pas à l’origine. »

Les « nouveaux pays industrialisés » d’Asie démontrent également l’importance du protectionnisme. Une étude, publiée par l’université Harvard, souligne qu’il peut, tout autant que le libre-échange, générer une forte croissance économique. Ainsi, alors que le discours dominant du journalisme économique proclame depuis deux décennies que le protectionnisme est le mal absolu, les travaux scientifiques les plus récents aboutissent à un résultat inverse. Il y a donc discordance entre les discours économiques médiatiques et le discours scientifique.

Les seuls et uniques gagnants de la mondialisation, ce sont bien la Chine, les multinationales et les pays émergents ; les seuls perdants, les peuples européens et les Américains.

Boulevard Voltaire cliquez là

09:53 Publié dans Tribunes de Marc Rousset | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

lundi, 16 janvier 2017

Le discours en anglais de Macron à Berlin : trahison des élites !

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Marc Rousset

Marine Le Pen s’est indignée à juste titre du discours de Macron en anglais à Berlin. Tout un symbole de ce qu’est vraiment ce technocrate arriviste de la finance qui n’a pas le sens du peuple, qui n’a pas le sens de l’identité de la France, qui ne respecte pas sa langue. Macron n’a peut-être pas une tête de moule, comme il le déclarait, il y a une dizaine de jours, mais il est bien sorti de ce moule qu’on appelle l’ENA. Cette Ecole nationale d’Administration qui met aujourd’hui toute son énergie à fabriquer de jolis clones parfaitement compatibles avec la mondialisation. Des Macron en série.Rien n’est d’ailleurs laissé au hasard dans cette entreprise de démolition de la France.

L’attitude à Berlin de Macron, ancien élève de l’ENA, explique bien le scandale en cours actuellement dans cette école. Je veux parler de l’arrêté du 16 avril 2014, pris par le ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique. Cet arrêté aura pour effet que l’anglais sera, à partir de 2018, la seule et unique langue étrangère à maîtriser pour les candidats souhaitant entrer à l’ENA, alors que jusqu’à ce jour, en 2017, l’ENA pratique encore le multilinguisme. Il sera dorénavant inutile d’apprendre une autre langue que l’anglais pour entrer à l’ENA. IL en résultera une incitation très forte, à l’heure du Brexit, à poursuivre dans la voie de l’unilinguisme anglais et une démotivation pour les élèves d’apprendre dans l’enseignement secondaire une autre langue que l’anglais puisque les autres langues ne serviront à rien !

Lors de la journée de rencontre entre l’ENA et l’université allemande DUV Speyer, le 10 juin 2015 dans les locaux de l’ENA à Strasbourg, le discours introductif de la directrice de l’ENA, madame Nathalie Loiseau, devant 195 élèves allemands, français et étrangers, a été tenu en anglais. L’effet fut d’autant plus calamiteux pour le français, l’allemand et les autres langues nationales européennes, que le thème de la journée de la rencontre était : « Comment aller au-delà de nos spécificités nationales pour augmenter la coopération » ? Le discours introductif de la directrice tenu en anglais suggérait donc de renier la langue française ainsi que nos spécificités et nos identités linguistiques européennes !

Il est bien connu également que les hauts fonctionnaires français trahissent trop souvent la langue française à Bruxelles. Ce n’est pas pour rien que Pierre Moscovici a obtenu le Prix 2016 de la Carpette anglaise (1)… A quand une politique linguistique digne de ce nom d’un gouvernement français pour défendre et développer l’usage de la langue française en Europe ?

Macron aurait donc dû s’exprimer en français à Berlin en utilisant parfois quelques mots d’allemand et en ayant recours à la seule langue internationale qui est, comme l’a fait très justement remarquer Umberto Ecco, la traduction.

IL ne nous reste plus à espérer que, suite aux élections présidentielles de 2017, Macron ne soit pas élu, que le nouveau gouvernement français abrogera en 2017 l’arrêté scandaleux sur l’anglais, langue unique au concours de l’ENA, et que Macron tout comme l’ENA se verront attribués le Prix 2017 de la Carpette anglaise !

Notes:

1 - Le Prix de la Carpette anglaise est attribué chaque année par un comité d’intellectuels français, présidé par Philippe de Saint Robert, pour marquer d’infamie et livrer à la honte publique les personnalités qui trahissent la langue française et s’expriment uniquement en anglo-américain.

Source Blog de Marc Rousset

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