Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 19 août 2021

Tribune libre : Une belle défense de la langue française

s-l300.jpg

Christophe Clavé

La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.

La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.

Supprimer le mot « mademoiselle » est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.

Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.

Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.

Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.

Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.

L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans 1984 à Ray Bradbury dans Fahrenheit 451 qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.

Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.

Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants: faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.

Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses « défauts », abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté.

 Article paru sur FB en 2020

Christophe Clavé est Président d'une société d'investissement et de conseil, auteur de Les Voies de la Stratégie aux éditions ESKA. Il habite Lausanne.

09:58 Publié dans Revue de presse, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 29 juin 2021

Tribune libre : DEDIABOLISATION, DESINTERET, DEMOTIVATION.

Capture d’écran 2021-06-29 à 14.54.49.png

Pieter Kerstens

A force de mettre de l’eau dans son vin, la boisson devient inodore, incolore et sans saveur. Il en va de même avec les programmes et les discours du Rassemblement National (ex-Front National) depuis 10 ans. Édulcorés, aseptisés et expurgés, les thèmes du FN/RN sont devenus incompréhensibles au fil des ans et remplacés par des points de vue et des interventions « politiquement corrects ».

Pour paraître acceptables aux yeux du Régime, Marine Le Pen et le R.N sont aujourd’hui devenus semblables aux autres partis et seuls responsables de la déroute dans les urnes. Aucune excuse ne pourra justifier l’absentéisme de ses troupes sur le champ des batailles idéologiques.

Que ce soit dans les domaines de l’immigration, de l’insécurité ou des impôts, thèses de prédilections du FN/RN, peu de choses les différencient de l’ensemble de la classe politique, car sans quitter l’Union Européenne RIEN n’est envisageable.

C’est en effet la Commission Européenne et le Conseil des chefs d’État et de Gouvernement qui dictent les lois aux états membres depuis des décennies, contre les souverainetés nationales.

Pour s’extraire du chaos économique et du mondialisme imposés par les bureaucrates de Bruxelles, il faut tenir un langage clair et radical. La survie de nos entreprises, soumises à un dumping des états émergents et asiatiques, impose des mesures de rétorsion interdites par Bruxelles.

Le désir et la nécessité de stopper l’immigration/invasion des populations non européennes ne sont pas non plus autorisés par les lois imposées par Bruxelles. Renvoyer les clandestins et hors-la-loi dans le pays de leurs aïeux est impossible dès lors qu’ils ont posé un pied en Europe. Ici encore, le R.N avait fait marche arrière et ses troupes en sont très mécontentes.

Pour ce qui est des taxes et impôts, Marine Le Pen ne s’attaque pas aux racines du mal et refuse une réforme de la fonction publique, des retraites et du système d’indemnisation du chômage, trois secteurs responsables du gouffre financier qui plonge la dette publique à 2.750 milliards d’euros. Le R.N est silencieux quant aux moyens indispensables pour enrayer ce fléau.

La Providence ne présentera pas de leader entrainant les électeurs vers la victoire.

« L’idée de l’homme providentiel, à la fois naïve et primitive, est la ressource suprême des sociétés qui ont perdu la foi dans les grands idéaux, des sociétés désemparées et décadentes. C’est l’idée barbare de l’homme-dieu que l’on suit aveuglément, qui dispense de penser, de comprendre, de lutter, et derrière lequel on se protège comme derrière un bouclier. » Écrivait Henri de Kerillis.

Il est donc inutile de croire que les associations des « Amis de Pierre, Paul ou Jacques » vont nous proposer un personnage miracle ayant les capacités de vaincre le Régime pour les élections présidentielles d’avril 2022 et faire le choix des chefs de files compétents pour les législatives de juin 2022. 

L’aura du FN/RN est implantée dans les esprits depuis plus de 20 ans et sans retour aux fondamentaux (clefs des succès passés), ce qui impose une remise en cause de la stratégie et de la tactique, à l’intérieur même du parti, plus aucune victoire ne sera au rendez-vous. 

De très nombreux cadres efficaces, des bataillons de militants aguerris et une armée de bonnes volontés sont dans la nature et attendent le « Pardon des offenses » pour retourner au combat et entreprendre l’indispensable RECONQUISTA, quel que soit leur profil et leur passé !

15:13 Publié dans Les articles de Pieter Kerstens, Sacha de Roye, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 07 mai 2021

À UN AN DE LA PRÉSIDENTIELLE : LES LECTEURS ONT LA PAROLE

arton55031.jpg

Depuis quelques semaines, nous recevons de nombreux messages émanant de lecteurs et amis faisant part de leurs impressions un an avant la présidentielle. Tous sont quasiment unanimes : il est temps d'en finir avec le schéma sclérosé qui plombe la vie politique de notre pays depuis trop longtemps. Nous ne pouvons hélas pas publier tous ces messages. Mais l'un d'entre eux résume, à lui seul, la volonté qui ressort des autres. Le voici tel que nous l'avons reçu...

S N 

Constat. Aujourd’hui nous avons...

- Un LR en lambeaux et surtout en perte de leadership, donc d'incarnation.

- Un RN à la ligne de plus en plus en conformité avec le politiquement correct, une présidente sous-motorisée mais artificiellement "boostée" par les media à des fins tactiques, comme à chaque fois, car elle n'est là que pour permettre au Président sortant de se faire réélire, sans aucun effort comme en 2017, le tout en empêchant l'émergence de nouvelles forces politiques identitaires.

- En face un PS et une gauche délirante et déconsidérée ("khmers verts", islamo-gauchisme et europhobie raciale de LFI, Cancel culture, Woke Culture...)

- une situation politique bloquée, sclérosée (A part Sarkozy, Hollande, Jadot, Bertrand et peut-être Hidalgo, on va avoir les mêmes candidats qu’en 2012, et 2017).

Analyse

Les électeurs du RN et des LR peuvent se retrouver mais uniquement derrière quelqu'un d'autre que MLP ou que Bertrand.

Reste à mettre un nom et un visage à ce candidat potentiel, et de le doter d'une ligne d'avenir.

Et ce candidat potentiel, il y en a un : Eric Zemmour. Il n’a encore rien annoncé, mais il est un fait que comme le Petit Poucet laissant des cailloux, il envoie des signaux de plus en plus évidents (son dernier propos reprenant Bainville, sa visibilité accrue sur tous les réseaux sociaux, des petites réflexions formulées durant sa chronique quotidienne…)

Conclusion

Éric Zemmour, grand admirateur de l'homme du 18 Brumaire, dont nous avons commémoré le 200ème anniversaire de la mort, qui croit au kairos (καιρός) grec ou momentum des Romains, en a ici un tout trouvé, pour se présenter à la Présidentielle de 2022, rassembler sur son nom beaucoup de monde (au-delà même des clivages LR/RN/DLF…), y compris des électeurs qui ne votent plus depuis des années, et surtout être ce bélier qui défoncerait enfin le portail d'une situation politique bloquée depuis 40 ans à droite, bloquée au bénéfice du pire à chaque second tour de l'élection.

Probablement qu’il perdrait (NDLR : CQFD), mais au moins il créerait une rupture. Rupture indispensable à l’émergence d’une nécessaire et tant attendue force politique représentant de nos idées.

B. Bidoilleau

17:55 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 23 mars 2021

Plaidoirie de Me Gilbert Collard en défense de Marine Le Pen…

ffrrr.jpeg

François Floc'h (∗)

J'aime bien Gilbert Collard ! Il ne manque pas de culot.. Son langage est fleuri, inventif, percutant. En ces temps d’apathie politique et d'auto-censure, son côté "grande gueule" n'est pas pour nous déplaire. Avec lui, on ne s'ennuie pas ! Et c'est important pour capter l'attention de l'électeur… L'eau tiède n’intéresse personne !

Tout récemment, invité sur Sud Radio – avec TV Libertés, rare espace de liberté d'expression du PAF, le fameux Paysage Audiovisuel Français – il a répondu à Eric Morillot qui le questionnait sur la future Présidentielle. Le propos est intéressant et mérite d'être noté bien qu'il sente un peu trop le cirage… de pompes ! Étonnant de la part de Gilbert Collard...

 Eric MorillotOn parle beaucoup d'une candidature d'Eric Zemmour. Est-ce que vous la craigniez ?

Gilbert Collard Il faut se méfier des ruses de l'Histoire… Eric est un ami. S'il est candidat, il ferait battre Marine. Je crains une candidature qui pourrait appauvrir... nous retirer des voix que l'on pourrait avoir. C'est clair. Je pense qu'il faut un rapprochement entre Eric Zemmour et Marine.

Eric MorillotMais, vous ne pensez pas qu'il pourrait dépasser Marine Le Pen au 1er tour ?

Gilbert Collard Non, je ne crois pas. Parce que l'on oublie quand même trop facilement que Marine, elle, offre aux Françaises et aux Français une expérience unique. Celle d'une femme qui a pris des coups, qui a reçu des tempêtes en pleine figure, des tempêtes politiques, affectives, humaines, et qui n'a jamais mis le genou à terre.

Et, ce dont la France a besoin c'est de quelqu'un qui ne s'agenouille pas, ni devant la repentance, ni devant l'Histoire, ni devant l'Union européenne, ni devant les banlieues, ni devant les zones de non-droit, ni devant la perte de souveraineté.

Et, elle a cet avantage, elle, à l'épreuve du feu, elle a eu ses brûlures et elle a tenu le coup. C'est assez unique.

 […] Et puis l'on passe à une questionnement sur l'Euro. Etc. Etc.

Cette réponse de Gilbert Collard m'a laissé fort perplexe…

Car, nous en connaissons tous des militants du "FN canal historique" qui ont pris des "tempêtes en pleine figure" en des temps politiques bien plus difficiles qu'aujourd'hui ! Et le premier d'entre nous, notre Jean-Marie Le Pen. L'argument de Gilbert Collard n'est donc pas recevable.

Gilbert Collard fait appel à notre mémoire. Et bien, prenons-le au mot !

A la question "Qui n'a jamais mis réellement le genou à terre ?", on peut lui rétorquer :

Qui s'est lancé dans une dédiabolisation stérile qui frise la compromission sinon le ridicule ?

Qui n'a jamais énoncé la moindre critique des lois mémorielles (Pléven, Gayssot, Perben) ? Lois qui bloquent les nécessaires débats, génèrent une auto-censure pernicieuse et empêchent ainsi les solutions salutaires.

Qui n'a manifesté aucun engagement contre les lois dites de "bioéthiques". A défaut de participation, aucun soutien à La Manif pour Tous. Et même aujourd'hui, annonce par Jordan Bardella que les lois Taubira faisaient maintenant partie des acquis de la République et que l'on n'y toucherait pas !

Pauvres Gilets Jaunes qui ne demandaient rien – à tort – aux Politiques mais qui auraient pu recevoir au moins quelques signes de sympathie. Rien, le néant !

Et puis, tout récemment, les cadres du RN auraient reçu des consignes pour ne pas participer à la manifestation de soutien à Génération Identitaire ! Des petits jeunes courageux qui veulent rester debout et utilisent seulement la technique d'Agitprop bien utile en politique !

Qui a dit à de multiples reprises que l'Islam était compatible avec la République ? Manifestant ainsi, en plus de ses lacunes historiques, son manque de volonté politique en ce domaine. Qui a dit que le Grand Remplacement n'existait pas ?

Décidément, cela fait beaucoup pour quelqu'un qui n'aurait jamais mis le genou à terre !

A la réflexion, c'est plutôt Eric Zemmour que j'ai reconnu dans le portrait dressé par Gilbert Collard. Il faudrait évoquer les oukases soviétoïdes du CSA qui semble craindre davantage l'éditorialiste de CNews que la présidente du RN. Et il est un critère qui ne trompe pas : au compteur des passages devant la 17e Chambre, pour propos de quelqu'un qui ne veut pas mettre le genou à terre, Eric Zemmour sort largement vainqueur !

(∗) Ancien secrétaire départemental FN des Côtes d'Armor.

00:00 Publié dans François Floc'h, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 25 février 2021

S’il était candidat à la présidentielle, je soutiendrais Éric Zemmour

Andre Murawski-869.jpgAndré MURAWSKI

Conseiller régional

Hauts-de-France

Quatorze mois avant l’élection présidentielle de 2022, le paysage politique français présente un aspect particulièrement uniforme, même si des inconnues subsistent en provenance de telle ou telle formation.

Pour faire simple, les politiques conduites dans notre pays dans les domaines économique, social et, depuis quelques années, environnemental, présentent à la fois une grande continuité et une incontestable similitude. En effet, depuis le début des années 1990, ni la droite, ni la gauche institutionnelles ne se distinguent plus sur le plan doctrinal comme ce fut le cas à l’époque où le libéralisme et le marxisme proposaient des offres politiques clairement différenciées.

Jusqu’en 2017, la droite majoritairement représentée par le RPR, devenu l’UMP, puis LR, ainsi que la gauche, représentée elle par le PS, se sont succédé au pouvoir en ne se distinguant que sur certaines nuances. La gauche en matière sociétale ; la droite dans le domaine sécuritaire. Mais l’une comme l’autre ont souscrit au projet de construction européenne et consenti des transferts toujours plus importants de souveraineté y compris en renonçant à appliquer le principe de subsidiarité, pourtant explicitement reconnu par les traités. Inspirée par le projet européen, cette convergence des politiques a abouti, en 2017, à l’élection d’Emmanuel Macron qui a amalgamé les deux sensibilités au détriment du PS et de LR lors des élections législatives de 2017. Aujourd’hui, malgré des ancrages locaux encore solides, le PS comme LR ne semblent pas en position de reprendre l’initiative en 2022, faute de candidats incontournables.

Toujours jusqu’en 2017, le FN, ensuite devenu RN, est passé du statut de parti protestataire à celui de parti d’alternance, disposant seul au fil des ans d’une base électorale suffisante pour proposer une offre politique alternative. Ses espoirs ont toutefois été ruinés, tant par ses adversaires que par ses faiblesses internes. Ainsi, au moyen d’une tactique de diabolisation systématique mobilisant classe politique, représentants des médias, responsables associatifs et intellectuels influents, la gauche et la droite institutionnelles sont parvenues à isoler durablement le FN, condamnant tout accord, décourageant toute alliance et limitant finalement sévèrement son implantation sur le plan local. Mais c’est aussi le manque de professionnalisme qui a pénalisé le FN, entraînant un turnover très important préjudiciable en termes de compétences, une situation financière très préoccupante préjudiciable en termes d’indépendance et de marges de manœuvre, et des affaires judiciaires graves préjudiciables en termes d’image.

En réalité, il existe d’étranges similitudes entre LReM, parti présidentiel, et le RN. Les deux formations politiques soutiennent l’un Emmanuel Macron, l’autre Marine Le Pen, dont un sondage a indiqué qu’ils seront vraisemblablement présents au second tour de l’élection présidentielle, même si le même sondage montrait que les Français ne souhaitent pas cette configuration. Les deux partis rencontrent régulièrement des difficultés avec leurs élus et leurs cadres, et connaissent défections et démissions. Les deux partis sont confrontés à une fuite de leurs adhérents, même si ce phénomène est moins mesurable à LReM qui n’impose pas de cotisation à ses membres. Les deux partis adhèrent au nouvel ordre mondial, depuis le début pour la LReM, de plus en plus pour le RN dont le discours trahit une soumission toujours plus grande au politiquement correct qu’il s’agisse d’immigration, d’identité, de monnaie, de l’Union européenne ou, tout récemment, de dette souveraine. Après la convergence entre les anciennes gauche et droite institutionnelles, il semble donc, toutes proportions gardées, qu’un mouvement de convergence se dessine entre LReM et le RN.

LReM et le RN apparaissent donc aujourd’hui comme deux petits colosses, mais des petits colosses aux pieds d’argile, dont l’effondrement pourrait bien survenir de manière inattendue. Emmanuel Macron pourrait s’effondrer victime de l’impopularité de sa gouvernance, marquée par la casse sociale, la dure répression des Gilets Jaunes et la gestion chaotique de la crise du COVID-19. Marine Le Pen, pour ce qui la concerne, pourrait bien subir le contrecoup du recentrage de son discours, de l’abandon des fondamentaux du FN/RN et d’un manque de convictions nettement décelable, à tel point que le débat qui l’a opposée à Gérald Darmanin a été considéré comme ayant eu lieu « à front renversé ». Les Français qui ne se reconnaissent ni dans Emmanuel Macron, ni dans Marine Le Pen, et qui aspirent à une autre politique, plus protectrice de notre souveraineté nationale, plus respectueuse de nos libertés fondamentales, plus attachée à notre histoire et à notre identité, plus soucieuse de notre indépendance économique et culturelle, ces Français contemplent un espace. Un espace politique inoccupé.

Pour le moment en effet, cet espace politique est vide. Toutefois, il pourrait être rempli. L’histoire de France ne manque pas d’exemples de personnages qui ont répondu à l’appel du pays au moment où la classe politique montrait ses limites. Un récent sondage a révélé qu’un journaliste, Eric Zemmour, avait un réel potentiel.

Que penser d’Eric Zemmour ? Journaliste émérite et débatteur passionné, il a multiplié par 10 l’audience de la chaîne Cnews. Son œuvre d’écrivain, de polémiste, donne la mesure de ses qualités intellectuelles. Son essai « le Suicide français », fruit d’un long travail et de nombreuses réflexions, témoigne de l’étendue de sa culture et de son amour de la France. Son professionnalisme de journaliste engagé, intransigeant, montre la sincérité de ses convictions et les procès qui lui ont été faits ont révélé la force de son caractère. L’homme est intéressant. Son discours séduit. Etrangère à un sérail politique déconsidéré, sa candidature à la présidence de la République pourrait offrir une véritable alternative à nos compatriotes.

Zemmour sera-t-il candidat ? Lui seul peut répondre et il dispose encore d’un peu de temps. Doit-il être candidat ? La situation de la France lui est connue et s’il n’est pas homme à se dérober, il lui appartient de prendre sa décision dans la paix et le secret de sa conscience. Peut-il être candidat ? Je veux croire que si le destin le désignait, si les Français confirmaient le premier sondage et l’amplifiaient, sa candidature ne serait pas seulement possible : Elle serait nécessaire. En réalité, j’ignore si Zemmour sera candidat. Ce que je sais en revanche, c’est que s’il décidait de l’être, je me tiendrais à sa disposition pour lui apporter mon entier soutien, si tel était son désir.

Source Riposte laïque cliquez ici

11:07 Publié dans Revue de presse, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 13 février 2021

Tribune libre : Zemmour président ?

image_0931529_20210212_ob_99381b_lefebvre-zemmour.png

Ludovic Lefebvre

Délégué du Parti de la France pour la ville de Paris

Selon des bruits de couloir confirmés par Geoffroy Lejeune, le directeur de la rédaction du magazine Valeurs actuelles et le député européen Gilbert Collard, leur ami Eric Zemmour pourrait se présenter en 2022 à la présidentielle.

Le journaliste phare du Figaro ne fait que réfléchir à cette possibilité sans l'infirmer ou l'affirmer pour le moment. Ce n'est donc que sur les propos coutumiers du polémiste que nous pouvons extrapoler une esquisse de programme et de mesures qui y seraient liées :

• La remigration, seul personnage politico-médiatique à l'évoquer et plus encore, à avoir le courage la prôner, l'écrivain suit la droite nationale dans le réalisme lié à l'échec du « Vivre Ensemble ». Les immigrés et descendants d'immigrés ayant conservé leurs us et coutumes locales, étant délinquants et criminels, étant militants islamistes doivent être expulsés manu militari.

• Le retour à la France, c'est à dire aux Français, Zemmour parle de retour à la culture française, du modèle français, de l'histoire de France dans son entièreté et sans la culpabiliser, la raboter, la réécrire, la dénigrer, il parle du peuple français surtout, grand oublié des élites dévastatrices.

• L'immigration, l'essayiste trouve impératif qu'elle soit stoppée pour que la submersion migratoire africaine ne noie pas le peuple français sous son flot continu. Il doit y avoir un véritable ressac dans le sens où la marée noire doit se heurter à un rocher français qui la fera reculer. En complément de la remigration, cette mesure redonnerait à notre territoire le souffle dont il a besoin pour reprendre des forces.

• Les valeurs basiques, elles sont opposées à une pression du communautarisme homosexuel désirant par des désirs égoïstes s'imposer dans le domaine familial ce qui a pour conséquences de dévaloriser la famille traditionnelle, la natalité dans un pays occidental qui vieillit faute de naissances. La famille, plus que tout autre exemple, doit être mise en valeur et servir de modèle incitatif dans cette société en manque de repères, il faut se marier et avoir des enfants. Le spectacle exhibitionniste, malsain de la Gay Pride n'a vraiment pas de quoi être fier quoiqu'en dise son nom. Copuler dans la rue, prôner des déviances, mêler des enfants à ces cortèges de dépravés, tout ceci n'apportera ni sérénité, ni apaisement, ça va de soi. Quant aux usines à bébés, à la marchandisation de ces petits êtres , c'est une ignominie qu'il faut interdire. Eric Zemmour s'est prononcé contre ces folies, mais aussi contre le féminisme qui dans son outrance pousse à la confrontation entre les deux sexes. Il dit enfin que la France est catholique.

Sur de nombreux sujets, le romancier rejoint les positions de bons sens de la vraie droite nationale, il est clairement de droite, il est clairement national, s'il se présentait à l'élection présidentielle, l'auteur de cet article donnerait son vote à Eric Zemmour. Sans engager pour autant les autres cadres du Parti de la France dans cette prise de position, nous voyons enfin une perspective dans une opposition qui ne s'oppose plus à rien, qui se fait pale et silencieuse en tout quand elle ne fait pas de la surenchère, du sur-Macron. Il n'appartenait qu'au RN d'être dans la continuité du FN, qu'à LR de reprendre l'identité du RPR en matière d'immigration, de valeurs, ils ne l'ont pas fait. Et ils ne l'ont pas fait à une heure particulièrement grave pour le peuple français.

Zemmour n'a ni la physionomie, ni le nom d'un Français diront certains, nous avons remarqué... Est-ce vraiment l'important dans un tel état d'urgence ? Sauver notre patrie et ses âmes n'est elle pas la priorité ? Devons-nous encore être à l’ère du fignolage ?

Nous ne voulons pas être de cette poignée de marginaux et d'idéologues qui regardent la France mourir avec l'orgueil spirituel, intellectuel, moral d'avoir eu raison, nous trouvons, au contraire, cela très fat et très immoral. Être 60 dans une salle obscure avec pour public une bonne partie de musulmans heureux d'entendre un discours antisioniste ne sauvera pas un seul Français de la catastrophe. Il faut rejoindre le réalisme et le réalisme passe par des unions, des compromis raisonnables, un large rassemblement.

Zemmour aurait été aperçu partageant un taxi avec BHL ce qui le compromettrait gravement quant à la sincérité de ses positions. Seuls les faibles sont perméables à la fréquentation de leurs ennemis. Le cosmopolitisme, pas plus que tout autre idéologie, n'est une maladie contagieuse. Et heureusement, la bernardhenrilévite aurait ravagé le monde plus sûrement qu'Ebola et la peste réunis, bien plus que le coronavirus à la létalité très, très limitée. Bousculons l'intelligentsia, l'opposition figée et endormie et invitons Zemmour à se présenter en 2022 !

Source cliquez là

00:32 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 08 décembre 2020

Tribune libre : Quand "Domytis" fait l'apologie de Karl Marx...

images.jpg

Jacques Mayadoux ∗

Je séjourne provisoirement dans une résidence sénior, blessé suite à une chute dans mon jardin dans une belle commune bretonne. Le slogan de cette filiale du groupe Néxity est  : "Domitys, vivre l’esprit libre". Il est vrai que je bénéficie d’un cadre unique et privilégié pour une vie plus sereine et plus active. Ceci n’est pas gratuit, mais enfin... Je ne me plaindrais pas : personnel et direction agréables et affables, nourriture de qualité, prestations d’hébergement remarquable.

Chaque matin est affiché l’éphéméride, les animations et une citation. Le 4 décembre, surprise ! La citation du jour ("Le domaine de la liberté commence là où s’arrête le travail déterminé par nécessité") est signée... Karl Marx. Etonné par une si funeste référence, je me renseigne auprès du directeur de l’établissement. Non, il ne s’agit pas d’une initiative locale mais d’un envoi du siège social m’informe celui-ci, un peu embarrassé. Et il convient que cela peut choquer.

Néxity, promoteur immobilier de premier plan, honore donc le doctrinaire du communisme. Les ravages du marxisme sont établis et les peuples ont trop longtemps soufferts de cette idéologie criminelle qui conduisit des millions de gens dans les goulags quand ils ne furent pas simplement exterminés. Que les services de communication d’un grand groupe capitaliste prenne comme référence Karl Marx ne peut que heurter les consciences... Honte à vous et vive la liberté.

∗ conseiller régional d’Auvergne de 1992 à 2004.

09:24 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 18 novembre 2020

OUI à la réouverture de TOUS les COMMERCES dès le 27 novembre. Laissez-nous travailler !

dfreq.jpg

Patrick Binder

Les lecteurs de Synthèse nationale, en particulier ceux d'Alsace dont il fut longtemps conseiller régional, connaissent Patrick Binder. Celui-ci dirige une entreprise de restauration, la "Brasserie du Rhin", et l'an dernier, à l'occasion de notre Rendez-vous Bleu Blanc Rouge, il s'occupait justement du banquet amical du samedi soir qui rencontra un vif succès. Il est donc bien placé pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur la situation catastrophique que subissent les artisans et les commerçants actuellement. Il vient de publier une lettre ouverte à cet effet que nous reprenons bien volontiers sur ce site.

R.H. 

Lettre ouverte aux élus, préfets, ministres, ….

Quand entendrez-vous la colère qui gronde face à ce confinement !

Le confinement : "C'est une mesure qui est complètement irresponsable. Les bénéfices sur l'épidémie sont discutables et discutés. ... Il ne faut pas reconfiner les Français !" 29/10 - Dr Louis Fouché, médecin anesthésiste-réanimateur.

« Ces mesures sont disproportionnées. C’est extrêmement grave car nous allons assister à de la surmortalité à cause des suicides, des pathologies non prises en charge, des cancers non diagnostiqués à temps. Donc, s’il y a une surmortalité dans les mois à venir, elle ne sera pas liée directement au Covid mais à tous ces « dommages collatéraux » et économiques absolument catastrophiques. Il est urgent qu’on remette la vie en marche dans ce pays et qu’on permette à tout le monde de travailler correctement, de faire du sport et d’arrêter d’avoir peur surtout ! » Dr Violaine Guérin

C’est terrible à dire, mais faut-il sauver des vies humaines à n’importe quel prix ?

« On est en train de massacrer tout un pays pour sauver 10/20 ou 30000 vies. » Pr Michaël Peyromaure sur CNEWS le 13/11.

NOUS les Indépendants ne voulons plus être la variable d’ajustement du Gouvernement.

Le risque ne vient pas des commerces de proximité (fleuristes, boutiques de chaussures/vêtements/…, coiffeurs, papeteries, librairies, quincaillerie, restaurants, bars, hôtels, ...) qui ont appliqué avec rigueur un protocole sanitaire des plus rigoureux.

Annulation des marchés de Noël, salons professionnels, fermetures des restaurants, bars, les viticulteurs et brasseurs sont touchés de plein fouet !!! Alors pourquoi ne pas fermer les grandes surfaces ?

Il y a bien plus d’hygiène dans les petits commerces de proximité.  

D’ailleurs, il faut arrêter cette folie hygiéniste. L’urgence absolue est de sortir de cette absurde politique de la « peur pour tous » car c’est une bombe à retardement sociale que le Gouvernement et ceux qui soutiennent ce confinement ont mis en place.

Laissez-nous travailler ! Laissez-nous vivre !

Arrêtez d’endetter les générations à venir.

Quelle que soit la nature des aides gouvernementales, régionales, … elles ne sauraient suffire à couvrir l’ensemble des pertes.

Arrêtez l'euthanasie économique de nos commerces. Derrière chaque commerçant il y a une famille !

Un artisan en colère

 

10:13 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 06 novembre 2020

Patrick Jardin, le père d'une victime de la barbarie islamique du Bataclan, lance un appel pour que ce crime ne tombe pas dans l'oubli...

Patrick-Jardin-Bataclan-2019-lettre-Nathalie-1024x576.jpg

Vous avez tous déjà entendu parler du courageux combat que mène depuis cinq ans Patrick Jardin, le père d'une jeune fille assassinée lors du carnage du Bataclan en novembre 2015.

Pour que ce crime ne tombe pas dans la banalité de l'oubli, Patrick Jardin prend de nombreuses initiatives afin d'éveiller nos compatriotes. Ainsi, dernièrement, il a écrit un livre que nous avons déjà mentionné sur ce site cliquez ici.

Aujourd'hui, pour marquer le cinquième anniversaire de cet odieux attentat, il publie un texte intitulé "l'appel du Bataclan". C'est le cri d'alarme d'un homme désespéré qui n'entend pas abandonner sa lutte. Ce teste peut certes être discuté sur certains points, mais ce qui compte c'est le message de résistance à l'islamisation de la France et de l'Europe. Voilà pourquoi nous le relayons bien volontiers ici.

R. H.

L'APPEL

DU BATACLAN

Mes chers compatriotes,

Il y a 5 ans, le 13 novembre 2015, ma fille a été assassinée dans la salle de spectacle du Bataclan. Depuis je n’ai eu de cesse de lutter contre l’islam que certains appellent encore islamisme qui tue nos concitoyens, alors que les responsables politiques n'ont rien fait pour répondre aux tueurs islamiques.

Après Charlie Hebdo et l’hyper casher ils  n’ont rien fait, après la décapitation d’Hervé Cornara ils n’ont rien fait, après le Bataclan ils n’ont rien fait, après le massacre de Nice ils n’ont rien fait , après l’assassinat des deux policiers chez eux devant leur enfant de 3 ans ils n’ont rien fait, après le massacre de Nice ils n’ont rien fait, après l’assassinat d’un policier sur les Champs-Élysées ils n’ont rien fait, après l’assassinat des deux jeunes filles devant la gare de Marseille ils n’ontrien fait, après l’assassinat d’Arnaud Beltrame ils n’ont rien fait, après la fusillade au marché de Noël à Strasbourg ils n’ont rien fait, après la tuerie à l’arme blanche dans les locaux de la préfecture de Paris ils n’ont rien fait, après l’assassinat d’un homme dans un parc à Villejuif ils n’ont rien fait, après l’assassinat cet été à Romans-sur-Isère de deux hommes, dont un père devant son fils de 12 ans ils n’ont rien fait, après l’attaque à la machette devant les anciens locaux de Charlie Hebdo ils n’ont rien fait, après la décapitation de Samuel Paty ils n’ont rien fait, après l’assassinat de 3 personnes dans la basilique de Nice ILS NE FERONT RIEN. On nous a promis l’expulsion de 231 personnes (qui étaient déjà prévues d’être expulsées) seuls à ma connaissance 14 l’ont été. On nous a promis la fermeture de certaines mosquées salafistes seule une seule à ce jour l’a été, et encore pour seulement 6 MOIS. On nous a promis la dissolution d’associations islamistes, dont le CCIF, seule une seule l’a été à ce jour.

LA SITUATION EST GRAVE ET PAR RESPECT POUR LES VICTIMES ET LEUR FAMILLE IL EST INDISPENSABLE DE PRENDRE IMMEDIATEMENT LES MESURES POUR FAIRE CESSER CES TUERIES. NOUS NE POUVONS PAS RESTER PASSIFS DEVANT LES 239 MORTS DEPUIS JANVIER 2015.

Les attentats continuent et même s'accélèrent -nous sommes en train de passer, avec ce « jihad individuel », de 1'attentat par semaine à 1'attentat par jour. Le gouvernement reste dans une posture de déni face à la guerre qui nous est faite c’est INTOLERABLE La justice semble nous avoir trahis, elle semble s'être donnée à nos ennemis. Et les forces de police, de gendarmerie sont laissées sans direction, sans ordres efficaces, offertes en pâture aux barbares, alors qu’il paraît indispensable d’appuyer la mobilisation des forces de l’ordre, et de l’armée contre l’envahisseur.

Constatant la carence, constante, persistante, coupable et criminelle de ceux qui ont la charge de la défense et de l'avenir de notre peuple, je vous lance cet appel, mes chers compatriotes, mes frères, pour dire non, avec moi, aux assassins et aux barbares.

J'en appelle à vous, mes compatriotes, hommes et femmes de cœur, de bonne volonté, d'honneur, de courage comme lors de notre lutte contre le concert abject de Médine au Bataclan.

Je vous invite d’exiger avec moi, la mise en place de plusieurs mesures de bon sens immédiates :

- la reprise en main des Français volontaires pour assurer la sécurité de nos femmes, de nos enfants, de nos aînés et de nos lieux de cultes par la création d’un comité de garde nationale sous l’autorité et en parfaite symbiose avec nos services de police et de gendarmerie après avoir constaté qu’en ce domaine l’État est incapable de nous apporter la sécurité qu’il doit à chaque Français. L’État, à qui le peuple Français a transféré le monopole de violence légitime pour assurer sa sécurité a rompu unilatéralement ce contrat, a trahi la constitution qui le liait au peuple en l’abandonnant sans défense à la violence et à la barbarie. Dans ce cas le peuple est parfaitement légitime pour recouvrer par lui-même sa sécurité, première condition sine qua non de toutes les libertés

- La fermeture de nos frontières aux envahisseurs qui ne fuient pas leur pays en guerre mais viennent chasser sur notre sol toutes les aides sociales qui ne devraient être réservées qu’aux seuls Français.

- La proclamation de l’état d’urgence afin que nos forces de l’ordre puissent sans justificatif procéder à des perquisitions ce qui avait permis en 2015 à la récupération de plusieurs centaines d’armes.

- Le rappel des réservistes, ce qui nous permettra de confiner et de désarmer les Territoires perdus de la République.

-l’organisation d’un référendum tendant au rétablissement de la peine de mort pour les terroristes, ceux qui agressent les forces de l’ordre -militaires, policiers, gendarmes, policiers municipaux-, le personnel enseignants, les soignants, les pompiers en un mot ceux qui s’attaquent à tous nos concitoyens de la « première ligne ».

- L’abrogation des lois favorables à nos ennemis, et hostiles aux défenseurs de la France.

- La suppression de la double nationalité ceux qui en bénéficie devront choisir obligatoirement leur nationalité et s’ils ne choisissent pas la nationalité Française expulsion immédiate et l’expulsion immédiate de tous les islamistes radicaux et de façon plus générale ceux qui préfèrent la charia aux lois de la France.

- La fermeture immédiate de toutes les mosquées salafistes et obligation pour les autres d’effectuer leurs prêches en Français.

- Exiger de l’Union Européenne que la France en matière de lutte contre l’immigration puisse retrouver sa complète autonomie.

- J'en appelle en outre à la constitution d'un Comité de salut public républicain,rassemblant tous les responsables français de toutes tendances politiques afin de matérialiser une union nationale, comme lors de la formidable marche dans Paris suite au massacre de Charlie Hebdo pour faire face à la colonisation de notre Patrie.

Je demande la constitution d’une commission parlementaire pour juger si le Coran et l’islam qui en découle sont compatibles avec les valeurs de la France, en attendant je demande un moratoire d’un an sur la visibilité de l’islam sur le territoire Français au nom du principe de précaution justifiant le confinement.

Dans nos métropoles, nos villes, nos villages, ici, mais aussi outre-mer, l'heure du réveil a sonné. Français patriotes, amoureux de la France, levons-nous, comme nos glorieux aïeux ont su le faire, même dans des situations plus graves que celle que nous connaissons aujourd'hui. Soyons dignes de notre glorieuse histoire, de nos ancêtres de Poitiers, de Bouvines, de Valmy, de Bir-Hakeim. Soyons la continuation de leur bravoure, de leurs efforts, de leurs sacrifices, reprenons en mains le destin de notre Patrie.

Pour la France...

Dès que nous en saurons plus, nous vous informerons sur les possibilités de diffuser ce texte.

23:41 Publié dans Informations nationales, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 19 octobre 2020

Samuel Paty avait 47 ans... Il y a 47 ans le mouvement Ordre nouveau avait prévu les risques de l'immigration sauvage... Il a été interdit !

12196119_963571943714812_3042351476990763891_n.jpg

François Floc'h

Samuel Paty est mort décapité au nom d'Allah ! Prions pour le repos de son âme.

Samuel avait 47 ans et était professeur d'histoire-géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine.

Bien sûr, je ne connais pas Samuel. Certains disent qu'il était "engagé". Que cela veut-il dire ?

Qu'il était "Charlie" comme bon nombre de ses collègues professeurs ? Qu'il croyait à la liberté d'expression mais pas pour tous ? Que, jeune professeur, en 2002, il avait défilé, avec ou sans élèves, contre la présence de Jean-Marie Le Pen au 2ème tour de la Présidentielle ? Ce serait plausible, c'est si courant dans nos lycées et collèges.

Samuel avait 47 ans. C'est bien jeune pour mourir. Et cette mort atroce n'est pas la première. La liste s'allonge. Une mort presque prévisible en quelque sorte... Samuel avait 47 ans !

Et il y a 47 ans, l'année de sa naissance, le mouvement Ordre nouveau, composante du Front national créé l'année précédente, organisait un meeting à la Mutualité. Le 21 juin 1973 très exactement. Sur le thème Halte à l'immigration sauvage ! Il y a 47 ans, l'année de la naissance de Samuel !

Pour stopper l'invasion rampante, qu'ont fait tous nos responsables politiques en 47 ans ? RIEN !

Lâcheté ? Aveuglement ? Idéologie ? Acceptation ? Un mélange de tout cela comme vient de le montrer, ce même soir face à Eric Zemmour, Jean-Pierre Chevènement qui était pourtant loin d'être le pire !

Bien sûr, nos ministres iront faire du voyeurisme à Conflans-Sainte-Honorine au lieu de faire leur "job" qui est de protéger les Français. Nous aurons droit aux discours de "pas d'amalgame", et l'on ira déposer des bougies et participer à des marches blanches. Et l'on traînera devant les tribunaux ceux qui auraient des velléités de résistance. C'est à pleurer !

Une fois encore, la Marseillaise sonnera faux :
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !

22:00 Publié dans François Floc'h, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 24 septembre 2020

Les trois aveux de Mélenchon

safe_image.php.jpg

Vincent Vauclin

président du Mouvement national-démocrate

Le discours prononcé cette semaine par Jean-Luc Mélenchon - à l'occasion du lancement de l'Institut de la Boétie, le nouveau think-tank de la France Insoumise - restera dans l'histoire récente comme le moment charnière et fondateur de la nouvelle gauche. Prenant acte d'une mutation idéologique déjà bien engagée, Jean-Luc Mélenchon a finalement franchi le rubicon qui le séparait encore des courants les plus gauchisants de sa mouvance pour embrasser sans réserve la cause indigéniste et se débarrasser des derniers oripeaux de la gauche ouvrière du siècle dernier, républicaine et vaguement cocardière, dans les plis desquels il feignait encore jusqu'ici de draper son discours.

D'une manière générale, les mots ont un sens. Mais prononcés par celui qui rassembla plus de 7 millions de suffrages sur son nom en 2017 et qui fut le grand architecte de la recomposition de la gauche post-Hollande, ils prennent encore davantage de poids. Ainsi est-il essentiel de saisir toutes les implications de son propos lorsque le leader de la France Insoumise déclare que « le peuple français a commencé une sorte de créolisation qui est nouvelle dans notre histoire, il ne faut pas en avoir peur, c'est bien. (...) Nous avons besoin d'une nouvelle règle du jeu. Voilà pourquoi la VIème République est un besoin vital ».

Par cette tirade, et en quelques mots, Jean-Luc Mélenchon nous fait trois aveux inédits aux conséquences explosives :

  • 1er aveu : Le Grand Remplacement est finalement une réalité, et non plus un "fantasme d'extrême-droite". Qu'il le nomme "processus de créolisation" plutôt que "processus d'effacement identitaire et de remplacement démographique" n'y change rien. Jean-Luc Mélenchon admet enfin la réalité de ce que nombre de lanceurs d'alerte proclament depuis des années : le peuple français autochtone est effectivement en train d'être remplacé sur le plan ethnique et culturel par des masses immigrées essentiellement originaires d'Afrique et du Maghreb. Et pour lui, c'est un progrès.

  • 2ème aveu : Ce processus de remplacement démographique aura des conséquences sociales et politiques majeures. Autrement dit, Jean-Luc Mélenchon prend acte du caractère tribal et communautaire du vote immigré, et donc de la faillite intégrale de la politique d'assimilation républicaine et du processus de sédition communautariste qui en résulte. Pire : il se propose tout simplement de le hâter, de l'accompagner et de l'orienter pour servir l'avènement de sa fameuse 6ème République qui achèvera de liquider les derniers vestiges de l'État-Nation à la française.

  • 3ème aveu : Le nouvel enjeu politique de la gauche n'est plus économique ou social, mais bien, d'abord et avant tout, identitaire et communautaire. Les nouveaux rapports de force démographiques changent la donne. Puisque le camp des opprimés se confond désormais avec celui des immigrés, la lutte des races se substitue donc habilement à la lutte des classes dans la rhétorique de l'autoproclamé "tribun du peuple" qui tente ainsi d'harnacher à son attelage électoral "écosocialiste" la thèse fumeuse de "l'intersectionnalité des luttes".

À plus d'un titre, ce discours de Jean-Luc Mélenchon est donc lourd de conséquences. Alors qu'à droite tous se défilent et se refusent toujours à prononcer les mots qui fâchent - à l'instar de Marine Le Pen, qui en est encore à déclarer "ne pas connaître la notion de Grand Remplacement" - Jean-Luc Mélenchon jette un pavé dans la mare. Lui a d'ores et déjà choisi son camp en déplaçant le curseur du débat présidentiel sur le terrain identitaire. Bien sûr, son objectif premier est d'abord électoral : le cacique mitterrandien qu'il fut naguère n'a rien oublié des leçons de son vénérable maître, et exploite habilement tous les ressorts de la démagogie cynique et de l'indignation surjouée pour coaguler les colères et reconstituer un prolétariat-électorat de substitution (dans tous les sens du terme), comme le fit jadis son mentor.

Mais le propos de Jean-Luc Mélenchon révèle également sa francophobie latente et son obsession maladive de la "table rase" : en témoigne cette formule cryptique par laquelle, dans ce même discours, il exhorta ses militants à "faire France de tout bois" dans une analogie pour le moins curieuse entre la France et un bûcher. Reste à savoir à quel brasier, au fond, il pensait : celui de Notre-Dame ou des banlieues ? Une chose est sûre : entre le rôle du pompier et celui du pyromane, Jean-Luc Mélenchon n'a pas dû hésiter longtemps. Et le 21 septembre dernier, il a craqué sa première allumette.

Site du MND cliquez ici

21:45 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 31 juillet 2020

Bioéthique: la loi de toutes les dérives

Quiz_Assemblée_nationale_21801550_Drupal-750x536.jpg

Guillaume de Thieulloy

L’Assemblée nationale a commencé la deuxième lecture du projet de loi bioéthique. Tout dans cette deuxième lecture est surréaliste. A commencer par l’agenda: la France sort tout juste du confinement consécutif au covid-19, son économie est en très mauvaise santé et les faillites menacent d’être nombreuses à l’automne. Mais la première décision du nouveau gouvernement de Jean Castex a été de discuter de cette loi – dont 71% des Français estiment avec bon sens qu’elle n’est pas prioritaire! Il faut noter que la majorité avait initialement envisagée de ne pas débattre de ce texte avant 2021, mais le lobby LGBT a montré les dents et, instantanément, la majorité a cédé…

Cette discussion est aussi ahurissante en ce que les droits de l’opposition sont bafoués et même piétinés. Tout d’abord, comme en première lecture (et contre l’usage en matière de loi bioéthique), la majorité a choisi un débat en temps programmé, ce qui signifie que les débats sont minutés et que l’opposition dispose de très peu de temps pour faire valoir ses arguments dans l’hémicycle. Comme, par ailleurs, la discussion a lieu alors que les manifestations sont encore interdites pour cause d’épidémie, les opposants au texte n’ont tout simplement aucune possibilité pour se faire entendre. Par ailleurs, le gouvernement et la majorité brillent par leur absence et leur amateurisme. En commission, contrairement à l’usage, les ministres ne sont quasiment jamais venus. Lors du premier soir de la discussion dans l’hémicycle, seuls 2 députés de la majorité étaient en séance – les autres étaient à un cocktail, à l’invitation du Premier ministre.

Mais le plus ahurissant réside, bien sûr, dans les propositions de la commission. Toutes les dérives libertaires ont été proposées – Dieu merci, certaines vont être rejetées, mais le seul fait qu’on les propose en dit long sur le déclin de l’idée même de dignité humaine au sein de la représentation nationale. Je ne pourrai pas parler de tout, tant le champ des délires est vaste. Citons pêle mêle, la création délibérée par l’Etat d’orphelins de père pour répondre aux caprices des adultes (avec la PMA sans père pour les femmes seules et les couples de femmes – remboursée par la Sécurité sociale, s’il vous plaît!) ; la création d’embryons transgéniques ; la création de chimères (mi-homme mi-animal) ; le premier pas vers la légalisation des mères porteuses avec la technique de la ROPA (pour « Réception de l’Ovocyte du Partenaire »: ce qui signifie que, pour que deux femmes soient « également » mères : l’une donnera un ovocyte et on l’implantera, après l’avoir fécondé par le sperme d’un donneur anonyme, dans l’utérus de l’autre !) ; l’eugénisme va progresser d’un cran avec la légalisation du DPI-A (diagnostic pré implantatoire des aneuploïdies) qui vise à détruire les embryons fabriqués par assistance médicale à la procréation dont le nombre de chromosomes serait anormal – en d’autres termes, la technique vise, par exemple, à détruire les embryons trisomiques. Voici quelques unes des « avancées » discutées dans cette loi et elles font froid dans le dos.

Il reste un signe d’espérance. Même si les opposants apparaissent comme un « petit reste », ils se battent comme des lions dans l’hémicycle – il faudrait les remercier tous, Emmanuelle Ménard, Xavier Breton, Marc Le Fur, Agnès Thil et tant d’autres de partis différents, mais qui se battent ensemble pour la dignité de l’être humain, réduit à l’état de chose par l’action conjuguée du marché et de l’Etat. Et, peut-être plus important encore pour l’avenir, de nombreux évêques ont parlé nettement contre ces dérives. Parmi beaucoup d’autres (qu’il faudrait tous remercier), citons:

Mgr Ginoux, évêque de Montauban: « Nous ne sommes plus dans la science au service de l’homme mais dans l’ouverture à l’inhumain. La transgression des limites ne fera pas grandir l’humanité. La réflexion sérieuse sur la personne humaine montre que cette nouvelle anthropologie nie l’origine et la fin de l’homme pour en faire un être manipulé par la technique selon des caprices qui varient et des situations instables : le désir d’enfant à tout prix, quand il n’est qu’une envie à satisfaire, n’est pas le don de soi dans l’amour partagé et reste stérile même si on se fabrique un enfant. Comme le dit souvent le pape François « tout est lié » : on ne peut pas, avec raison, promouvoir l’écologie intégrale, respecter la nature, les animaux, la planète et bafouer le droit de l’enfant à avoir un père et une mère, ne pas respecter l’embryon humain, ne pas reconnaître que l’être humain est une créature et qu’il a un créateur. Tout ce qui peut faire entendre raison à nos parlementaires doit être fait pour le bien de tous. La légalisation de la transgression serait une fois de plus la porte ouverte à toutes les violences. »

Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon: « La Procréation Médicalement Assistée ouverte aux couples de femmes qui privera un enfant de père n’est que la partie émergée d’un texte profondément transgressif. Sachant l’importance de la complémentarité homme/femme, nous ne pouvons accepter un changement anthropologique si profond qu’il effacera volontairement la paternité dans la construction, l’éducation et l’équilibre d’un enfant. Celui-ci ne sera plus reconnu comme un don mais comme un droit. L’enfant sera désormais le fruit d’un « projet parental » inscrit dans la loi, ouvrant ainsi la porte à la Gestation Pour Autrui. Les autres propositions sont indignes d’un Etat qui prétend reconnaître et honorer la dignité de la personne humaine. […] On ne peut se contenter d’une écologie qui ne concernerait que le climat et l’environnement, sans tenir compte de la nature et de la dignité de l’homme, de sa conception à sa mort naturelle. […] Entre la France des robots et de la technique, du progrès érigé en nouvelle croyance, et celle de l’attention au pauvre, du refus de la misère, du respect inconditionnel de la personne humaine, de la sobriété et du partage, notre choix est fait. »

Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron : « Ne reculant devant aucune transgression, les « apprentis-sorciers » de la « commission spéciale » sont en effet à l’origine d’un certain nombre de dispositions, qui se traduisent incontestablement par une « rupture anthropologique majeure ». […] Dans ces conditions, qui ne serait effrayé devant une telle manipulation de l’être humain, réduit à un matériau disponible aux désirs égoïstes d’une minorité de privilégiés qui pèsent sur le marché, ou à des fins de recherche médicale, quand on prétend par ailleurs déployer tant d’énergies pour sauvegarder les espèces animales au nom de la protection de l’environnement ? Comment ne pas manifester son indignation devant ce qui apparaît comme un passage en force, en plein cœur de la torpeur estivale, alors qu’après l’épreuve du confinement, les français sont en quête de détente et d’évasion ? Il est même à craindre que la psychose entretenue par la classe politico-médiatique autour d’une hypothétique deuxième vague de l’épidémie, conduisant à la mise en œuvre autoritaire de moyens disproportionnés pour lutter contre la pandémie, serve à détourner l’attention des citoyens de ces basses manœuvres politiques. Pourquoi en effet le Premier Ministre, dans son Discours de politique générale, omet-il d’évoquer le projet de loi bioéthique, alors qu’il est traité en urgence à l’Assemblée nationale ? Faut-il que la conscience de nos contemporains soit à ce point anesthésiée pour ne plus savoir prendre la mesure de la gravité de telles transgressions destructrices de la dignité de la personne humaine, à commencer par la plus vulnérable ? Pourra-t-on longtemps encore offenser le Créateur en son dessein de sagesse et d’amour ? »

Mais beaucoup de déclarations mériteraient d’être relayées. Elles sont toutes reprises ici. Depuis quelques années, l’Eglise de France parle de plus en plus clairement sur ces questions liées à la vie et à la famille et c’est, à mon avis, décisif pour l’avenir: une coalition pro-vie, qui nous a cruellement manqué depuis près d’un demi-siècle, est en train de naître sous nos yeux. Pour le moment, certes, nous perdons des batailles, mais nous préparons – trop lentement, bien sûr, mais sûrement – les conditions d’une résistance enfin victorieuse aux destructions prétendument progressistes.

Source : cliquez ici

18:00 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 09 juillet 2020

Élections municipales : les « Verts » le début de la fin pour Macron ?

ROUDIER RICHARD.jpg

Richard Roudier Président de la Ligue du Midi
 
Les élections municipales n’ont guère été clémentes envers le parti présidentiel, qui n’est pas arrivé à décrocher une seule mairie de grande ville. Le seul à avoir réussi à remporter le second tour et qui puisse être relié à LREM est notre ex premier ministre Edouard Philippe qui a été élu au Havre, mais il l’a fait sans étiquette, comme si sa relation avec le gouvernement était un peu honteuse (il en a d’ailleurs profité pour abandonner le navire). Un peu comme la victoire de Louis Aliot à Perpignan, qui peut difficilement être imputée au RN, puisque le candidat s’est présenté lui aussi sans couleur de parti. Une victoire qui cache des gains assez faibles et des pertes, mais c‘est toujours mieux que le parti présidentiel qui, lui, perd partout alors qu’il n’a pas de front « républicain » contre lui.

Le vainqueur dans cette « mascarade » (dixit Agnès Buzyn) est sans conteste le parti Europe Ecologie Les Verts qui aligne une belle liste de succès : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, une alliance qui le met en position de force à Paris…

Est-ce le début d’une grande vague verte qui va mener Yannick Jadot à la magistrature suprême ? Est-ce la preuve que l’Ecologie est enfin devenu un élément clé qui va peser dans les débats politiques, les français s’étant enfin rendu compte de l’imminence de la catastrophe climatique ont décidé de mettre leur confiance dans ceux qui défendent le mieux l’environnement ?

S’il faut tirer rendre justice à ce parti qui a su motiver ses électeurs, il faut cependant se rendre compte que cela tient moins du raz de marée que de la vaguelette dans une flaque d’eau. En effet s’ils brillent, c’est surtout par l’absence des autres électeurs, avec 60% d’abstention on peut difficilement parler de plébiscite. De plus leurs victoires se sont souvent faites grâce à des alliances plus ou moins burlesques, avec des partis pas toujours écolo-compatibles ou peu regardant sur la laïcité (la présence d’une femme voilée sur leur liste à Strasbourg ayant été un de leurs arguments politiques).

Alors est ce que c’est la fin pour Macron ? Son parti a pris une claque, son premier ministre est parti et il a dû le remplacer (ou il a préféré s’en débarrasser pour avoir plus de « lumière »), et l’écologie semble prendre une place prépondérante dans l’esprit des électeurs, ça ne sent pas très bon pour lui. Mais il faut se rendre compte que tout le monde peut être écologiste dans une élection (à Montpellier ce mot était sur toutes les affiches), et que les élucubrations des différents élus Verts risquent plus d’être des boulets que des tremplins (le maire de Bordeaux qui veut bannir les voitures par exemple…). Sans compter la capacité des Verts à se planter dans le choix de leur candidat à la présidentielle (on se rappellera d’Eva Joly). S’ils peuvent être une épine dans le pied au premier tour, les Verts se rangeront de toutes façons derrière Macron au second, en bons cosmopolites qu’ils sont. Peut-être compte-t-il aussi sur son nouveau gouvernement pour redorer son image. Mais avec des Dupont-Moretti et des Bachelot ça semble pas gagné d’avance… En tout cas en prenant un Castex transparent(mais qui semble vouloir resserrer les liens avec les forces de l’ordre) à la place d’un Edouard Philippe qui commençait à lui faire de l’ombre, Macron essaye de renforcer son image de décideur pour commencer à engranger des points pour la présidentielle.

Non, finalement les Verts ne seront pas tant que ça un danger pour le président. Par contre pour les français qui sont dans les villes qu’ils ont gagnées, oui… Entre les délires immigrationistes, la tendance LGBT et une écologie punitive et contreproductive (on remplace le nucléaire pour mettre du charbon à la place…) les six prochaines années risquent d’être pénibles… Notamment à Paris qui a réélu Hidalgo alliée aux verts, ou les villes qui ont des municipalités communautaristes : Goussainville qui a maintenant un maire fiché S pour islamisme ou St-Ouen qui comptait un délinquant dans ses conseillers municipaux (arrêté deux fois en trois jours pour vol de scooter et détention de stupéfiants).

La leçon à tirer de ces élections, c’est que tout ceci sera arrivé principalement parce que les gens ne sont pas allés voter contrairement à eux. Tant que ce système sera en place, s’abstenir ou voter blanc ne servira qu’à faire gagner triomphalement ceux qui se plient à ces règles pour faire avancer leurs pions.

Le mal triomphe par l’inaction des gens de bien disait l’autre...

09:17 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 29 juin 2020

Valérie Laupies battue à Tarascon : honte à Marine Le Pen et au RN !

cb19ba31f6559c1c42dfa36f4efe9dca.jpg

Gérard Brazon Riposte laïque cliquez ici

J’ai ouvertement pris faits et cause, et je l’assume pleinement, pour des candidats patriotes à qui Marine Le Pen a préféré mettre des bâtons dans les roues en téléguidant des candidats concurrents, y compris parachutés comme à Tarascon, sans honte aucune.

À 11 heures,  j’ignore si ses manœuvres dilatoires seront un échec, ou si elles auront obtenu le fruit amer d’une trahison parfaitement réussie. Je ne ferai pas d’autres discours que celui que j’ai fait il y a deux semaines, sur cette volonté de nuire à des patriotes insoumis à la patronne du Rassemblement National.

À 12 heures, je garde encore une certaine confiance envers les patriotes d’Orange, de Bollène, et de Tarascon.

J’ai encore confiance en la prise de conscience que ceux qui nuisent à la victoire des patriotes, comme le fait madame Le Pen, soient reconnus comme tels. Sinon, il me faudra désespérer de ces électeurs patriotes, incapables de comprendre les enjeux, les mesquineries, les bizarreries et les petites rancunes d’un responsable de parti qui, manifestement, n’a pas l’intérêt patriote dans ses premières préoccupations.

Que ce soit Valérie Laupies, Jacques et Marie-Claude Bompard, nul ne peut leur interdire de se dire patriotes même s’ils ne répondent plus aux ordres et aux désirs erratiques de la chef du RN qui confond rassemblement avec division.

L’intérêt premier est la réussite des patriotes et il sera temps plus tard, dans un second temps, de trouver des terrains d’entente et de compléter nos forces. Au lieu de cela, Marine Le Pen préfère mettre des bâtons dans les roues de nos sœurs et frères d’armes.

À 13 heures, je souhaite de tout cœur la victoire de Louis Aliot à Perpignan. C’est un homme de bien, un homme de fidélités et de convictions et qui a su dès le départ qu’il ne devait pas partir en campagne avec le fardeau du RN sur ses affiches. De fait, tous les patriotes peuvent s’y retrouver.  On notera que Marine Le Pen ne s’est pas permis de poignarder dans le dos son ancien compagnon. Comme quoi, il lui reste des lucidités.

À 14 heures, je poursuis ma réflexion ! La position de madame Le Pen, son attitude durant ces municipales auront fatalement un effet sur les élections qui vont suivre. Les Sénatoriales, par le jeu des grands électeurs qui sont des élus, les Cantonales, les Régionales, la Présidentielle et les Législatives.

Par ses prises de position, son attitude négative envers les patriotes, on peut penser que Marine Le Pen nous prend pour des jambons, des enfants de chœur ou de sombres imbéciles sans mémoire. Son attitude négative envers l’intérêt majeur des patriotes ne pourra jamais être oubliée.

Certes, beaucoup se diront qu’à la Présidentielle, nous n’aurons pas le choix, mais ce n’est pas encore certain ! En tous cas, elle aura perdu la confiance des plus affinés, des plus au fait, des plus avancés dans le combat politique, et disons-le tout de suite, des plus en pointe dans la communication patriote.

À 18 heures, je reprends mon article, je sais que la participation à Tarascon est faible ! seulement 48 %. À peine 1 % de plus. On ne peut pas dire que les électeurs se soient bousculés. On ne peut pas dire que les administrés ont voulu donner un message clair.

Pourtant, on pourra toujours dire que le travail de nuisance du candidat parachuté de madame Le Pen aura été une vraie saloperie. Rassemblement National, dit-elle. En promouvant la division des patriotes ? 

À 19 heures, les résultats sont très serrés ! Nous retenons tous notre souffle sur WattsApp. J’espère encore que ceux que je vous ai cités plus haut fassent la preuve de la maturité de leurs électeurs patriotes. Oui mais, à l’inverse, vont-ils faire la preuve que leurs électeurs, en refusant de voter pour Valérie Laupies à Tarascon, Jacques Bompard à Orange, Marie-Claude Bompard à Bollène, sont des zombies patriotes, de sombres bourrins, incapables de lever la tête ?

À 19 h 15, je piaffe, une égalité se fait jour à Tarascon. Madame Laupies devance son adversaire Républicain de quelques voix. L’idiot du village, Jean-Guillaume Remise, est loin derrière. Il voulait être calife, il n’est plus qu’un eunuque en fin de partie.

À 19 h 20, Valérie Laupies annonce sa défaite. 46,56 % pour le LR, 39,62 % pour Valérie Laupies et 12,04 % pour le traître du RN. Ces 12,04 % auront été fatals pour une patriote qui se sera battue jusqu’au bout, et elle aura trébuché par la faute des idiots dits patriotes de Tarascon qui ont voté pour le RN. Les patriotes sont majoritaires à Tarascon, mais ce sera un Républicain qui continuera son œuvre de démolition.

Il ne lui aura manqué que quelques 200 voix environ. Les fameux 12 % du traître Remise, téléguidé par Marine Le Pen, qui doit jubiler dans son coin. Comment oublier sa trahison, sa duplicité, son inconséquence, ses méthodes indignes ?

À 19 h 25, j’ai mal pour mon amie Valérie Laupies, pour la tristesse qui doit l’envahir, sinon la rage, pour sa famille qui s’était engagée derrière elle pour la soutenir, pour les investissements personnels, familiaux et financiers que cela demande. Ce soir, je pense à elle, ce soir, je suis avec toi, Valérie !

À 19 h 30, j’apprends que Marie-Claude Bompard a perdu sa ville de Bollène face à la gauche.  Même réaction au sujet des électeurs patriotes qui n’étaient pas au rendez-vous. Là aussi, madame Le Pen n’est pas innocente de toutes ces villes gagnables par des patriotes, et finalement perdues à cause de son action délétère. 

À 20 h,  j’apprends que Louis Aliot est devenu maire de Perpignan.Ce qui n’enlève rien à la saloperie commise à Tarascon par son ex-compagne.

Pour conclure, quelle honte tout de même, pour ces électeurs dits patriotes de ces villes qui auront finalement contribué à satisfaire des LR (Les Républicains), à faire rire les bobos gauchistes et fait ricaner les islamo-collabos.

Tous, ils auront aussi contribué à permettre les gloussements des journalistes de médias à la solde du pouvoir comme les RMC de Bourdin, les BFM TV et consorts. 

Oui, ce soir, j’enrage, je suis en colère, je suis écœuré, dégoûté par ces manœuvres politiciennes de bas étage d’une présidente d’un parti qui est tout sauf de rassemblement national.

23:29 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 23 mai 2020

Est-ce vraiment de Montcornet qu’il faut parler ?

1200px-Chaourse_et_Montcornet_1a.jpg

André Posokhow 

Pour faire oublier son incurie dans la lutte contre l’épidémie, Macron, en pleine opération de communication relayée par les médias bien-pensants, a souhaité célébrer la « victoire » de Montcornet qui aurait été remportée par le colonel De Gaulle le 17 mai 1940.

Il n’y a pas eu de victoire, ni même un succès. Il y a eu, sur ordre supérieur, l’engagement de l’embryon de la 4e DCR, pour ralentir le déferlement ennemi afin de barrer la route de Paris. Cette action qui a surtout été un va et vient, s’est traduite par des pertes sensibles et un échec tactique et stratégique, les blindés de Guderian poursuivant leur avance sans désemparer.

Il ne s’agit pas de gaullisme ou d’antigaullisme mais de refuser d’être dupe d’un bobard à répétition.

Au moins le chef d’une grande unité, incomplète, sous équipée et sous entrainée, a tenté de faire front et de retourner le destin. 

Nous verrons si les mêmes bouffons, épris de mensonges et d’inculture historique, oseront parler de « victoire » au sujet de la bataille d’Abbeville. Celle-ci, il y aura tout juste 80 ans la semaine prochaine, a répondu à la volonté du généralissime Weygand de rétablir une tête de pont  sur la Somme. L’attaque franco-britannique s’est déroulée d’une manière peu coordonnée en trois phases successives, conclues après des premiers succès par un échec définitif. Il ne ressort pas des études historiques, notamment des ouvrages d’Henri de Wailly, que le désormais général De Gaulle s’y soit montré sous le meilleur jour au plan du commandement et de la maitrise tactique de ses unités.

La tentative de Montcornet ne fut pas solitaire et il faut espérer que seront évoqués les combats furieux  qu’au sein de ce désastre, de nombreuses autres unités ont livrés sans espoir, aux forces allemandes.

Citons les affrontements de Hannut, Gembloux, Flavion où nos unités mécaniques se montrèrent à la hauteur de leurs adversaires, la bataille  de Stonne (village qui changea de mains dix sept fois) dont des Allemands comparèrent la férocité à celles de Verdun ou Monte Cassino, les batailles de Lille et Dunkerque qui permirent la désertion et l’évacuation des troupes anglaises, la résistance de la 14e DI du général de Lattre à Rethel, les sacrifices de notre aviation, les chasseurs alpins et la Légion à Narvik, ou enfin l’armée des Alpes invaincue menée par un grand soldat : le méconnu général Olry.

Ces combattants méritaient un autre chef que le général Gamelin qui, choisi par le pouvoir en place et en particulier Edouard Daladier à cause de sa souplesse d’échine, fut placé à la tête de l’Armée française pendant les années 30.

Nous pouvons être certains qu’en revanche, l’ardoise des responsabilités de la classe politique française de l’entre-deux guerres, majoritairement de gauche, sera occultée ou refilée aux seuls militaires qu’elle avait pourtant désignés.

Ce régime politique a vécu dans la licence et a sombré dans la défaite : laxisme politicien, instabilité gouvernementale, faiblesse démographique, atonie économique, incompétence financière (sauf Raymond Poincaré et Paul Raynaud), retards considérables dans le domaine social.

Dès l’après-guerre les gauches pacifistes et antimilitaristes ont désarmé moralement et intellectuellement les Français. Ce fut patent avec l’incompréhension du phénomène du nazisme, et l’appel au désarmement jusqu’en 1936. Léon Blum porte en ce domaine une responsabilité immense.

C’est bien cette classe politique incapable qui laissa l’Allemagne préparer méticuleusement un nouveau conflit dès 1920. Elle ne lança effectivement le réarmement français qu’en  1938, cinq ans après l’arrivée d’Adolf Hitler. Ce retard a certainement été l’une des premières causes du désastre. La gauche parlementaire fit longtemps obstruction à la constitution de divisions blindées, le pouvoir politique désigna des généraux en chef quasi-septuagénaires et la mobilisation industrielle fut inefficace

En diplomatie nos gouvernants se mirent à la remorque de la Grande Bretagne et c’est sous sa pression, dans les pires conditions et sans un vote parlementaire conforme à la Constitution qu’Edouard Daladier déclara la guerre à l’Allemagne

La France partit en guerre sans alliés, sinon les Britanniques dont la contribution au combat commun qu’ils ont imposé en septembre 1939 fut dérisoire, les Américains étant isolationnistes, les Polonais écrasés, les Belges neutres, les Italiens hostiles et les Soviétiques alliés des Allemands.

La France a payé l’addition de toutes les erreurs, les fautes et les lâchetés politiques, stratégiques et militaires accumulées depuis les années 20 par la classe politique de la IIIe République : Edouard Herriot, Léon Blum, Edouard Daladier, Maurice Gamelin, Pierre Cot et de leurs tares : idéologie, incompétence, absence de lucidité, de fermeté et de courage, concrétisées par l’affaire Stavisky, la tuerie du 6 février 1934, la Rhénanie, l’Anschluss, l’échec du Front populaire, Munich et Sedan.

Il est angoissant de constater à quel point la leçon a été aujourd‘hui  oubliée. Alors que les menaces se multiplient, ces erreurs et ces fautes se retrouvent dans les politiques de notre classe politique depuis quarante ans : une soumission identique à des puissances étrangères, une diplomatie indigne de ce nom, une puissance militaire dégradée et une situation économique et financière en lambeaux auxquelles il faut ajouter aujourd’hui une 5e colonne de millions de personnes sur notre sol.

L’invocation de la mémoire du général De Gaulle par un président illégitime n’y changera rien et n’est destinée qu’à nous tromper.

Sur l'affaire Montcornet cliquez ici

22:53 Publié dans André Posokhow, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 15 mai 2020

TRIBUNE LIBRE : Cordon sanitaire. Et Jacques Chirac inventa « distanciation sociale » et « gestes barrières »…

3403-jacques-chirac_5685277.jpg

François Floc'h*

Depuis de longues semaines et sans doute pour quelque temps encore, tous les responsables politiques et de santé, tous les médias nous serinent aux oreilles les bienfaits de « la distanciation sociale » et « des gestes barrières ».

Mais, qui se souvient que c’est Jacques Chirac qui a inventé et mis en œuvre la « distanciation politique » à l’Assemblée nationale ? Une « distanciation sociale » et « gestes barrières » avant la lettre !

Nous sommes en 1986. Grâce au scrutin proportionnel institué par François Mitterrand, le Front national a réalisé un très beau score aux élections législatives de mars 1986, prouvant ainsi son poids politique. Trente cinq députés ont été élus ! Un groupe parlementaire a pu être constitué. Il fera un magnifique travail à l’Assemblée nationale. Mauvais joueur, Jacques Chirac s’empressera de revenir au scrutin majoritaire à deux tours, avec charcutage de la carte électorale…

Jean-Marie Le Pen, dans le second tome de ses mémoires (page 156), Tribun du peuple, nous rafraîchit la mémoire. Il nous conte la « distanciation » mise en place vis-à-vis du tout nouveau groupe parlementaire Front national-Rassemblement national (RN déjà !) : « Chirac réagit aussitôt. Il lança contre notre remarquable équipe, que la géographie de l’Assemblée plaçait à l’extrême droite du président de séance, la consigne de l’isoler par un “cordon sanitaire”. Tel fut le vocabulaire employé, que nul, dans ce cas, ne jugea nauséabond. Les députés de sa majorité ne devaient ni voter les textes que nous proposerions ni nous adresser la parole. Le journaliste Franz-Olivier Giesbert devait révéler plus tard que Chirac avait choisi lui-même les députés RPR limitrophes des nôtres afin de s’assurer que la consigne soit bien respectée. »

Vous le voyez, Chirac était vraiment un grand démocrate très respectueux du suffrage universel ! Bon joueur, à la mort de Jacques Chirac, Jean-Marie Le Pen avait déclaré : « Mort, même un ennemi a le droit au respect » ! Chapeau l’artiste !

* Ancien responsable breton du FN.

jean-marie-le-pen-assemblee-nationale-1986.jpg

18:26 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 10 mai 2020

Tribune libre : Oui, le 8 mai 1945 est une date à célébrer.

080_hl_jpavy_787150_juliette_pavy_hans_lucas.jpg

Suite à la publication sur Synthèse nationale, il y a quelques jours, d'une tribune de notre Ami Bernard Plouvier sur la commémoration du 8 mai 1945 cliquez là, nous avons reçu un certain nombre de réactions, parfois contradictoires, sur ce sujet. Je dois dire que je ne pensais pas que, 75 ans plus tard, cette date susciterait autant de discussions. Quoiqu'il en soit, dans un souci de "Synthèse", nous mettons en ligne aujourd'hui cet article d'André Posokhow, bien connu pour ses chroniques sur divers sites non-conformistes. Chacun se fera ainsi son idée...

Il est vrai que la Seconde Guerre mondiale est trop souvent racontée d'une manière simplifiée. Les choses n'étaient certainement pas aussi manichéennes que l'on veut bien le dire et les lignes de fractures sans doute beaucoup plus complexes. Dans le très prochain Cahier d'Histoire du nationalisme (n°18), consacré à Honoré d'Estienne d'Orves et à la résistance monarchiste, initialement prévu pour mars dernier mais qui va bientôt sortir cliquez ici, Didier Lecerf revient d'ailleurs sur cette période pour le moins controversée de notre Histoire. 

R.H.

André Posokhow

Certes pour nous, Français, la date du 8 mai 1945 ne peut revêtir la même importance et soulever la même ferveur que le 11 novembre, même pollué par un macron, symbole de la victoire sur l’armée allemande et des sacrifices de nos combattants.

Le 8 mai marque cependant la fin d’un cauchemar : celui d’un désastre dont la responsabilité incombe aux dirigeants politiques de gauche du régime indigne  de la IIIe république de l’entre-deux guerres et aux chefs militaires qu’ils avaient désignés. C’est aussi celui d’une occupation au cours de laquelle les Allemands ont pillé la France et opprimé, affamé et réduit en esclavage les Français.

Cette date marque le relèvement inimaginable en 1940 de la France grâce à :

- l’armistice voulu par le maréchal Pétain qui a donné du temps et de l’espace à notre pays ;
- l’Armée régulière recréée par les généraux Weygand, Juin et Giraud ;
- la Résistance des réseaux : CND, Alliance, et des mouvements : Combat de Frénay, OCM, ORA, Brossolette ;
- l’épopée du général De Gaulle, général factieux en 1940 qui, par son génie politique et son intransigeance, amena, le 8 mai 1945, la France à la table des vainqueurs.

C’est légitimement que les Russes qui avaient pris une part primordiale à l’écrasement des Allemands et conquis Berlin exigèrent que la capitulation officielle ait lieu dans cette ville devant leur général en chef, le maréchal Joukov. Contrairement à Reims, les quatre puissances combattantes alliées étaient présentes, dont le général de Lattre de Tassigny.

La signature eut bien lieu le 8 mai à 23h16 (heure d’Europe centrale), soit le 9 mai à 1h16 à l’heure de Moscou

La défaite allemande était complète et la capitulation sans conditions. Ils ne pouvaient pas prétendre, comme ils le firent en 1919, qu’ils n’étaient pas réellement vaincus. A titre de comparaison des forts de la Ligne Maginot ont poursuivi le combat pour l’honneur après le 25 juin 1940 sans que cela remette en cause la défaite française. Quant aux centaines de milliers d’Allemands en Norvège, les Britanniques s’arrangèrent pour qu’ils ne puissent pas rejoindre l’Allemagne.

En Allemagne, les villes étaient aplaties, les villages s’ornaient de drapeaux blancs, les suicides se multipliaient, des colonnes de millions de prisonniers partaient pour reconstruire ce qu’ils avaient détruit, on découvrait l’horreur sadique de camps comme en Alsace-Lorraine, le Struthof, les femmes s’offraient aux vainqueurs de gré comme avec les Américains ou de force avec les Russes.

Le 8 mai 1945 marque la victoire totale des Russes sur les Allemands qui, par leur brutalité, leur mépris racial et leurs crimes ont soulevé stupidement la fureur patriotique d’une population pourtant disposée au début à les rallier contre le bolchévisme. On ne peut que comprendre l’appétit de vengeance des Slaves à l’encontre des Germains, ennemis mortels déclarés.

Le 8 mai 1945 c’est la disparition d’un des deux totalitarismes criminels du XXe siècle. C’est pour de bon ce qui avait été manqué après la Première Guerre mondiale : la chute du militarisme prussien et la fin des ambitions pangermanistes et de la volonté de domination de l’Europe par la violence et la guerre.

Malheureusement ce conflit sanglant engagé par les Allemands et leur défaite eurent pour conséquence l’oppression de l’Europe de l’Est par les communistes pendant 45 ans.

Pour ce qui est de l’Europe, le 8 mai représente la fin du calvaire infligé par les Allemands à des pays comme la Pologne dont les élites furent assassinées bien avant les Juifs, la Grèce dont 8 à 9% de la population disparurent, la Yougoslavie dont tous les démons furent réveillés, les Pays-Bas gouvernés par un gauleiter. C’était la fin de la mise en esclavage d’une partie notable de la population européenne.

Non la date du 8 mai 1945 n’a rien de fantaisiste.

CHN 18 ANNONCE 1.jpg

Pour le commander cliquez ici

19:21 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 14 février 2020

La soumission de l’Allemagne à la repentance coloniale

letoc vorbeck.jpg

Par Bernard Lugan

Outre-Rhin, bien que la parenthèse coloniale n’ait duré que deux décennies, l’exigence de repentance atteint en ce moment des sommets inégalés. Même en France où, pourtant, il n’est pas possible de parler de la colonisation sans avoir préalablement revêtu le cilice de pénitence, l’exigence de soumission au dogme de la culpabilité coloniale n’a pas (encore ?) une telle ampleur.

 En Allemagne, il est aujourd’hui impossible, tant elle est longue, de dresser la liste des rues, des places, des squares, des musées, des instituts et des casernes débaptisés au seul motif qu’ils ont un rapport avec la période coloniale ou avec des personnages ayant un lien avec cette dernière. Dirigé par la gauche, le Land de Berlin a même fait de la repentance coloniale un de ses principaux axes politiques, comme si la ville n’avait pas de problèmes plus urgents et plus concrets à régler… Ici, il n’est pas un jour sans qu’il soit demandé aux habitants transformés en chiens de Pavlov de l’auto-flagellation, de psalmodier la liste des péchés ultramarins de leurs grands-parents et de « regarder en face les crimes coloniaux allemands ainsi que le génocide des Herero et des Nama » commis en Namibie, l’ancien Sud-Ouest africain.

Or, dans cette affaire, l’acte d’accusation contre l’Allemagne est un montage datant de la Première guerre mondiale, quand Français et Britanniques qui avaient besoin d’arguments « moraux » pour s’emparer de ses colonies, accusèrent l’Allemagne d’avoir « failli » à son « devoir de civilisation ». Fut alors constitué le dossier à charge de la guerre des Herero réutilisé aujourd’hui par la gauche allemande.

Ce dossier passe totalement sous silence les actes atroces commis par les Herero: familles de colons massacrées, torturées, les femmes dépecées vivantes sous les yeux de leurs enfants, les hommes émasculés puis éventrés... Quand elles tombaient entre leurs mains, et après avoir été violées, les femmes allemandes étaient suspendues par les pieds à un arbre, jambes écartées, puis éventrées et éviscérées, comme des bêtes de boucherie…Or, ce furent à ces mêmes arbres, qu’après les avoir jugés, les Allemands pendirent ceux des Herero qui s’étaient rendus coupables de ces meurtres abominables. Mais, alors que nous n’avons que des témoignages concernant les premiers crimes, les exécutions judiciaires furent quant à elles photographiées et ces clichés furent ensuite utilisés par la propagande alliée pour « démontrer » la « culpabilité coloniale allemande ». Aujourd’hui, ce sont ces mêmes photos qui alimentent la campagne de repentance nationale.

Pour la gauche allemande et pour les Eglises qui soutiennent naturellement, et même avec gourmandise, son combat, tous ceux, civils et militaires qui participèrent, de près ou de loin, à la guerre des Herero sont donc par définition des criminels.

En premier lieu Paul Emil von Lettow-Vorbeck (1870-1964), légendaire officier colonial qui devrait pourtant figurer au Panthéon des gloires allemandes pour sa campagne de l’est africain (1914-1918). Or, tout au contraire, bien qu’il ait été un adversaire du IIIe Reich, présenté aujourd’hui comme l’archétype du  « criminel colonial », il est donc devenu une des principales cibles de ce politiquement correct qui achève d’émasculer une Allemagne étouffée sous ses complexes. Les rues et les casernes von Lettow-Vorbeck sont ainsi débaptisées pour recevoir les noms de  déserteurs ou de militants de gauche, comme à Brême, à Bad Segeberg, à Hambourg-Jenfeld et à Leer. Quant au conseil municipal de Sarrelouis, sa ville natale, il s’est déshonoré en débaptisant l’avenue qui portait son nom et en lui retirant la citoyenneté d’honneur de la ville. Il en fut de même à Wuppertal, Brême, Cuxhaven, Mönchenglabad, Halle, Radolfzell et même à Graz, en Autriche. Des ouvrages indigents et d’une rare malhonnêteté intellectuelle sont également publiés afin de salir sa mémoire.

Mais, face au Mythe, que pèsent les pelotes fécales roulées par les bousiers de la repentance ? Ces derniers pourront toujours débaptiser, interdire, détruire, condamner, vociférer et finalement trépigner. Ils ne parviendront jamais à faire oublier la dévotion que les askaris vouaient au général Paul von Lettow-Vorbeck, un chef qu’ils admiraient et auquel ils avaient donné, avec amour et respect, le nom de « Bwana mukubwa ya akili mingi » (le grand homme qui peut tout).

Ils ne pourront également jamais, ces coprophages, empêcher les jeunes européens rebelles de chanter le Heia Safari durant leurs randonnées et lors de leurs veillées. Cet hymne à la liberté et aux grands espaces qui résonne encore du Kilimandjaro à la Rufidji porte, avec les échos lointains des fifres et des caisses plates, les rêves d’une Europe en dormition dont le réveil sera douloureux aux hypnotiseurs vicieux qui pensaient la tenir définitivement en leur pouvoir…

11:15 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 13 août 2019

Mascarade, fantasmagorie et flon flon

guignol-paris.jpg

Par Jarente de Senac

Faisons un rêve titrait naguère Sacha Guitry. Ceci s’applique désormais aux trois gugusses qui briguent la présidence des Républicains, parti désormais moribond depuis que les électeurs l’ont déserté. Laurent Wauquiez assurant l’échec a regagné ses pénates rhodaniennes. Ce parti n’existe plus désormais que par ses très nombreux élus à l’Assemblée nationale, au Sénat, en région, aux départements, dans les mairies avec ses nombreux conseillers. Depuis Sarkozy, ce parti manque singulièrement de leader. Et encore, Sarko n’était qu’un feu follet qui n’a jamais su donner corps aux propos qu’il tenait. Propos qui avaient réussi à ébranler l’électorat du Front national.  Seulement de la pensée à l’acte Sarko n’a jamais franchi le Rubicon. N’est pas César qui veut.

Trois candidats se sont donc déclarés à ce jour pour reprendre le flambeau d’un parti qui se consume : Christian Jacob, Julien Aubert et Guillaume Larrivé.

Christian Jacob, 59 ans, est l’un de ces nombreux sous-produits du chiraquisme totalement dénué d’idée et peu susceptible d’incarner « une certaine idée de la France ». Cet ancien de la FNSEA n’a finalement réussi qu’à être un habile politique, roué à la tambouille parlementaire. Avoir fait de ce gardien de vaches le patron de son groupe à l’Assemblée en dit long sur le niveau intellectuel de ses membres. On en rigole encore. Julien Aubert, 41 ans, énarque, n’est pas mieux loti. Lui, il ambitionne de revenir aux beaux jours de l’UMP, l’alliance impossible entre centristes et vagues droitistes tendance zombi gaulliste. Quant à Guillaume Larrivé, 42 ans, ex-conseiller de Sarko, il veut redonner toute sa place aux militants sur un axe ni République en marche, ni Rassemblement national. Du chiraco-coco-sarkozisme.

Certes, l’un d’eux sortira du chapeau. Qu’importe d’ailleurs lequel, car tous trois ont un charisme de poisson rouge. Ces tenants d’une droite dite républicaine, tant elle exclue du paysage le poids électoral du Rassemblement national, est vouée à l’échec. Il n’est pas nécessaire d’être grand clerc pour comprendre que se priver de 20% d’un électorat français dont les abstentionnistes sont majoritaires, revient à se coller une balle dans le pied. Cette droite-là n’a toujours pas compris qu’il fallait revoir ses fondamentaux à l’aune d’un paysage sociologique français qui a profondément changé et tout droit issu des erreurs commises par nos politiques - de droite comme de gauche - depuis cinquante ans. Giscard n’avait déjà rien compris au film, ses successeurs encore moins.

De cette petite révolution à faire, nos trois gugusses en sont totalement incapables, tant ils ont aux pieds le poids des lobbies. L’avenir, pour l’instant, est toujours macronien. Un Macron qui ne fait que gérer, au jour le jour, les emmerdements de la boutique France. Mais de politique, il n’est toujours pas question !

2019 13 JNI 2.jpg

12:12 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 18 juin 2019

Tribune libre : Vers une contre-révolution catholique ?

pelerinage-de-chartres.jpg

Jean-Pierre Maugendre

Renaissance catholique cliquez ici

À une semaine d’intervalle deux signaux, en apparence contradictoires, ont été émis par les catholiques de France.

D’une part le score électoral très modeste de François-Xavier Bellamy aux élections européennes, même dans les isolats catholiques votant traditionnellement à droite de l’ouest parisien, atteste qu’une part notable de la bourgeoisie catholique accorde plus d’importance à la défense de ses intérêts matériels qu’aux principes moraux défendus par l’Église.

D’autre part, la nouvelle progression très sensible du nombre de participants au pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres ( 14 000 participants, moyenne d’âge : 21 ans), atteste qu’une part significative, et la plus jeune, du catholicisme contemporain est capable de sacrifier trois journées de vacances pour prier, souffrir, être enseignée, vivre en autarcie une micro-chrétienté itinérante, participer à une liturgie sublime et immémoriale et écouter les paroles de feu et de combat d’un évêque, Mgr Léonard, archevêque émérite de Malines- Bruxelles qu’il n’aurait été possible d’entendre, il y a quelques décennies, que dans la bouche de… Mgr Lefebvre. Les fidèles de ce dernier rassemblant de leur côté 4 000 marcheurs dont 1 600 pour la colonne enfants-adolescents, aux mêmes dates, mais en sens inverse.

Lire la suite

10:23 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 20 mai 2019

Tribune libre : Quel choix dimanche prochain ?

ffgg.jpg

Georges Feltin-Tracol

Les élections au Parlement européen ne déchaînent jamais la passion des foules depuis 1979. Cette apathie naturelle est bien sûr favorisée, valorisée et amplifiée par les médiats qui discriminent volontiers certaines des trente-quatre listes en lice. À ce tri d’accès à la diffusion à partir de sondages biaisés s’ajoutent les nombreuses difficultés pour financer une campagne électorale quand la mafia bancaire fait tout afin de nuire aux candidatures les plus rétives à ses dogmes.

Dans ces conditions matérielles et médiatiques défavorables, l’abstention, le vote blanc et le bulletin nul présenteraient l’avantage de récuser ce Système abject. Ce serait pour la circonstance une grave erreur. Autant il sera légitime de se détourner des municipales de l’an prochain, autant participer à ces élections européennes est impératif. Les électeurs doivent avant tout rejeter massivement la liste « Dégénérescence » de Nathalie Loiseau, naguère étudiante en Sciences Po qui se retrouva à l’insu de son plein gré candidate d’une formation étudiante fondée quelques années auparavant par Emmanuel Ratier. Dans le même ordre d’idées, il va de soi que la liste féministe de Nathalie Tomasini, « À voix égales », devrait recevoir de la part des électeurs une magistrale correction dans les urnes parce que le féminisme n’est pas une opinion, mais un poison pour notre civilisation.

La gauche en miettes

Le scrutin de dimanche prochain offre le spectacle jubilatoire d’une gauche explosée. Délaissons les soi-disant « Insoumis » de Jean-Luc Mélenchon qui abandonnent la posture populiste de gauche pour l’inévitable gauchisme culturel. Le conseiller régional en Auvergne – Rhône-Alpes Andréa Kotarac vient de quitter La France insoumise (LFI) et appelle à voter RN. Son constat rejoint celui des autres souverainistes de gauche dont Djordje Kuzmanovic. Pseudo-« indigénistes » (les seuls indigènes en Europe sont les Albo-Boréens) et féministes hystériques maîtrisent maintenant l’appareil de LFI. N’oublions pas en outre que des séides de LFI siègent pour l’heure dans une commission d’enquête parlementaire contre l’« extrême droite » tendance Vychinski qui ose persécuter un groupe de chanteuses talentueuses, Les Brigandes… Voter LFI revient à se cracher dessus. Le PCF tente de s’extraire des poubelles bien méritées de l’histoire sous l’impulsion de l’« ultra-révolutionnaire » Ian Brossat, adjoint au maire de la néo-post-hyper-sociétaliste bien connue Anne Hidalgo. Le groupuscule de la place du Colonel-Fabien (à quand son changement en place Colonel-Rémy ?) subit une double concurrence, celle, d’une part, des « moines – militants » de Lutte ouvrière dont l’abnégation et l’engagement au quotidien devraient inspirer bien des nôtres et, d’autre part, du Parti révolutionnaire – Communistes d’Antonio Sanchez. Il ne s’agit pas d’une énième résurgence trotskyste, mais d’une scission du PCF survenue en 2002. Ce mouvement réunit les tenants d’un communisme marxiste-léniniste néo-stalinien, nostalgiques de la SFIC du début des années 1920.

La social-démocratie n’en cesse plus pour sa part de se décomposer sur pied. Sa longue et lente agonie se caractérise par deux listes. Un PS mal en point s’est allié à Nouvelle Donne de Pierre Larrouturou et à Place publique de Raphaël Glucksmann. Digne fils de son père André, défunt « nouveau philosophe » va-t-en guerre droits-de-l’hommiste, Raphaël Glucksmann demeure ce néo-conservateur belliciste un temps proche du président géorgien Mikheil Saakachvili. Ce sarközyste de gauche a lancé une formation sociale-libérale intitulée d’une façon grotesque Place publique. Y aura-t-il un jour un parti appelé « Décharge publique » ou bien « Tous sur le trottoir ! » ? Essoré par une présidentielle déplorable, Benoît Hamon joue son avenir politique ainsi que celui de son parti Génération.s. S’il continue avec raison à s’interroger sur l’avenir humain du travail et la grande substitution technicienne prochaine, ses propositions restent marquées par un réformisme radical qui déclenche l’hilarité de l’hyper-classe mondialiste.

Passons vite sur « Neutres et actifs », des hurluberlus qui combattent l’abstention, la liste jeuniste en écriture inclusive de Sophie Caillaud, « Allons enfants ! », qui ne compte que des candidats de moins de 30 ans (n’est-ce pas là une manifestation flagrante de discrimination par l’âge normalement puni par les haïssables lois liberticides ?) et celle de Jean-Christophe Lagarde au nom de l’UDI – Force européenne démocrateLa Gauche moderne, soit un centrisme post-sarközyste aussi peu reluisant que bien souvent détestable quand on observe le clientélisme pro-immigration des maires UDI en Île-de-France. D’incurables droitards, éternels abonnés au cocufiage politique, parient au « retour de la droite » en la personne du Versaillais François-Xavier Bellamy (1). Ils s’illusionnent une nouvelle fois sur les caniches hexagonaux d’Angela Merkel et d’Annegret Kramp-Karrenbauer. Dans le cadre du PPE, Les Républicains de Laurent Wauquiez obtempèrent aux injonctions de la CDU – CSU. Tout Européen résolu ne saurait choisir la liste Bellamy, faction libérale-conservatrice du globalitarisme.

Lire la suite

09:31 Publié dans Européennes 2019, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Tribune libre : Les libéraux et le travail : hypocrisie ou ignorance ?

franck-abed.jpgFranck Abed, essayiste

En utilisant le principe de réalité auquel je suis très attaché, force est de constater après plusieurs années d'expérience que les libéraux rencontrés au cours de mes différentes activités, et qui sintéressent tous de près ou de loin aux questions intellectuelles et politiques, sont le plus souvent, des rentiers, des fonctionnaires, des héritiers. Concrètement, il sagit dindividus qui ne connaissent pas linsécurité matérielle et financière, le chômage ainsi que la précarité de lemploi. Dans ces conditions, il y a une certaine tartuferie à parler du travail et de la condition ouvrière quand on na jamais porté un carton de sa vie. Ecrire cela ne constitue pas une attaque ad hominem. Il sagit tout simplement dun constat. Il suffit d’étudier le parcours des grands libéraux contemporains pour valider ou non mon propos

En se basant sur celui-ci, je remarque donc que les libéraux et les communistes constituent les deux faces dune même pièce. En effet, les communistes - lecteurs assidus de Marx et Engels pour les plus sérieux dentre eux - ne savent pas diriger des entreprises. Pourtant, ils passent leurs temps à expliquer aux entrepreneurs comment ils devraient agir. Au lieu de déclamer constamment ce propos telle une sentence irrévocable, créer des entreprises et les administrer comme bon leur semble serait plus judicieux que de donner des (mauvais) conseils. Il est toujours plus facile dexproprier que de fonder

Nous retrouvons chez les libéraux le même phénomène : parler dun sujet sans le connaître. Ils maîtrisent certes pour certains sur le bout des doigts les canons du libéralisme, car ils ont dévoré les ouvrages de Bastiat, Friedman, Hayek et Smith. Toutefois, les défenseurs de cette école de pensée ignorent les conditions de vie de la classe ouvrière, comme ils méconnaissent la dureté du travail salarié et les incertitudes professionnelles du lendemain. Malgré tout, ils veulent quand même nous éclairer de leurs lumières.

Les libéraux évoquent beaucoup le travail et prétendent même vouloir le revaloriser. Derrière cette formule vague, aux relents de slogan politique, se cache une ambiguïté quils entretiennent volontairement. Nimporte quel travailleur ne peut quentendre favorablement cette notion de « revalorisation du travail ». Mais parler de revalorisation du travail reste en réalité, dans son expression, synonyme de « défendre des valeurs ». Effectivement, dans les deux cas il sagit de phrases courtes et percutantes. Elles peuvent même se montrer extrêmement séduisantes de prime abord. Cependant, elles ne masquent pas les manques, les incohérences, ni même les ambivalences qui les escortent.

Etudions précisément la volonté des libéraux de défiscaliser les heures supplémentaires pour soi-disant « revaloriser le travail ». Ils nous exposent que cette mesure permet à « ceux qui travaillent plus de gagner plus », selon ladage sarkoyste bien connu. De fait, cette proposition esquive le point essentiel du sujet : les travailleurs ayant recours aux heures supplémentaires agissent ainsi parce que leur salaire mensuel savère bien trop bas pour faire vivre correctement leur famille. Ils sont donc obligés de sacrifier du temps personnel et donc familial pour recevoir en échange une paie un peu plus convenable. Par conséquent, les « faire travailler plus pour les payer plus » sapparente en somme à une dévalorisation de leur travail journalier. Cela signifie bien sûr que le salaire reçu ne leur permet pas de vivre décemment, mais surtout et plus profondément que leur labeur quotidien ne se trouve pas valorisé à sa juste valeur. Difficile en effet d’être motivé chaque jour pour accomplir une tâche, à partir du moment où on a connaissance que celle-ci pourrait être payée plus, non pas en fonction de sa nature propre mais selon le contexte fiscal. Sans compter que ces heures supplémentaires pourraient rendre heureux un chômeur. Mais comme chacun sait « tous les chômeurs sont fainéants » …

Le souhait de réduire les cotisations patronales participe également de cette ambivalence insupportable, car leur baisse ne valorise pas le travail mais le capital. Je ne suis pas contre la valorisation du capital, bien au contraire, sous réserve que celle-ci ne relève pas de la pure spéculation en se trouvant complètement déconnectée dune valeur réelle, concrète et « objective ». En revanche, je napprécie guère que les libéraux en arrivent à justifier une idée ayant des attendus différents de ceux qui sont affichés. Dans la plupart des entreprises, il y a dun côté les propriétaires, les actionnaires et de lautre les employés. La rhétorique est bien connue : les premiers - au choix - prêtent, louent, mettent à disposition des locaux, des machines, une marque, pendant que les seconds y travaillent et reçoivent un salaire - bien souvent trop faible en comparaison de leur investissement - déduits dun tas dimpôts servant à alimenter le Tonneau des Danaïdes. Sur le principe, les frais déduits de la fiche de paie reçue par les employés servent généralement à financer les aides sociales et les frais de santé auxquels ils ont recours, et leur redistribution nationale. Concrètement, la baisse des cotisations patronales profite donc « aux patrons » et non aux salariés, car loin daugmenter les salaires elle valorise, sans coup férir, le capital bien trop souvent mal redistribué. Clamer « on va baisser les cotisations patronales » dans le but daider les employés à gagner plus savère un mensonge économique.

Certes, ils nous rétorqueront sûrement que les chefs dentreprise prennent des risques en investissant des capitaux (propres ou non). Ceci est parfaitement vrai ! Mais quils arrêtent de ne voir quune des deux faces de la même pièce. Les risques sont partagés. Louvrier montant sur des échafaudages pour réaliser des travaux de maçonnerie ou pour remplacer des tuiles sur un toit, lemployé œuvrant dans un entrepôt pour déplacer des produits chimiques, lagent de sécurité surveillant des immeubles ou protégeant des personnalités, etc., prennent également des réels risques qui pour le coup ne sont pas financiers. Dans le cas dune maison, celle-ci est-elle construite par les capitaux ou par les maçons ? En définitive, la valeur ajoutée doit-elle être définie par largent ou par le travail ? Je suis intimement convaincu quil savère impératif de revaloriser le travail et surtout le résultat du travail. Quant à ceux qui « permettent » le travail, ils possèdent le plus souvent déjà énormément

Tout travail ne repose pas que sur du capital financier, et heureusement. Le militaire au service du pays faisant le sacrifice de sa vie ne se lève pas chaque matin en étant animé par une quelconque augmentation de capital. Les nourrices et toutes les assistantes maternelles accomplissent un vrai travail, me semble-t-il. Néanmoins, la notion de « capital » est ici aussi inexistante. Je mentionne également tous les enseignants de France et de Navarre transpirant du lundi au vendredi (parfois le samedi) pour transmettre aux enfants des connaissances et des savoirs. Tout ceci ne rapporte aucun argent à quelque « capital » que ce soit.

Il nest pas question pour moi de défendre lesprit soviétique en expliquant que les entreprises doivent être dirigées par lensemble de ceux qui y travaillent. Lhistoire a montré que ce genre didée tourne très aisément très mal. Le chapelet de morts provoqué par les expériences collectivistes est là pour nous le rappeler. Nulle tentation pour moi de défendre lidée que le capital devrait être redistribué aux uns et aux autres sans prendre en compte une notion essentielle à mes yeux : le mérite. Simplement, j’écris que depuis trop dannées les salaires versés en France sont bien trop bas, car le travail nest pas valorisé à sa juste mesure. A force de trop tirer sur la corde, elle finit toujours par casser. Que les financiers internationalistes et autres libéraux ne tiennent pas pour éternellement acquise la situation dans laquelle nous sommes. Ils risquent de sen mordre les doigts quand les chaînes de lesclavage se briseront.
 
2017 12 01 PUB SITE 1.jpg

09:07 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 28 février 2019

DÉCATHLON, LE FOND, LA FORME !

tumblr_pnmojeTICW1rnng97o1_400.png

Christian Rol, écrivain

Donc, la marque Décathlon voulait commercialiser un voile islamique pour les femmes désireuses de courir halal en France.

Pour moi la France n’a pas vocation à être musulmane, ni même dans les « territoires perdus », et cette culture est résolument un corps étranger dont nous devons évidemment les effets aux docteurs Folamour qui gouvernent ce pays depuis 40 ans ; mais dans cette affaire comme dans bien d’autres, les musulmans n’ont rien demandé ; et surtout pas d’être, une fois encore, les victimes idéales d’un piège à con où les seuls gagnants auraient du être les petits malins, ces capitalistes « apatrides » dont Lénine disait qu’ils étaient tellement stupides qu’il vendraient la corde pour se faire pendre.

Aux dernières nouvelles, une levée de boucliers, un boycott et des « menaces » sur les sites Décathlon auraient décidé du revirement de la marque qui renonce, finalement, de ne pas commercialiser ce fameux hiquab.

Pour autant, si j’ai décidé désormais de ne plus rien acheter chez Décathlon, c’est non seulement parce leur came made in China ne vaut rien et, ensuite, parce que, contrairement à Marine Le Pen qui  tombe décidément dans tous les panneaux, ce n’est pas le hiquab qui me dérange mais ceux qui voulaient le vendre ; c’est-à-dire les actionnaires de la boîte qui – après eux le chaos ! – préfèreront toujours la guerre commerciale plutôt que la paix civile.

Car, évidemment, en popularisant un signe religieux unanimement rejeté par les non-musulmans, à quoi s’attendaient ces ordures sinon à davantage de tensions au sein de la population sommée de choisir désormais entre le string et la burqua, entre la sainte et la putain, entre « le bien et le mal ».

Dans cette affaire, Décathlon est un cas d’école, un échantillon de cette mondialisation heureuse, ce système anarcho-capitaliste et  schizophrène, qui, s’appuyant sur sa logique, dénonce le hidjab à Kaboul « au nom des femmes »  mais entend le commercialiser à Tourcoing pour les même raisons parce qu’il existe un marché. C’est bien là le problème : est-ce que le « marché » et ses plus sûrs partisans ont pour unique vocation de foutre le bordel partout et tout le temps ?

Source Zentropa cliquez ici

09:59 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 18 février 2019

Gilets Jaunes. La véritable révolution reste à faire

gilets-jaunes-bleu-blanc-rouge-588x330.jpg

Laurence Maugest, philosophe, essayiste, Polémia cliquez ici

Depuis 1789, il est classique de considérer que le peuple français a une âme révolutionnaire. Certes, il a témoigné de son caractère explosif à plusieurs reprises dans l’histoire. Mais, est-il réellement un peuple révolutionnaire ? N’est-il pas moins construit de l’esprit insurrectionnel que de la frustration de 1789 qui ne fut qu’une sanglante course de relais où il y eut passage de témoin entre une bourgeoisie royaliste en partie décadente et une bourgeoisie capitaliste montante et opportuniste ?


Nous vivons sur le mirage d’une révolution accomplie : un mensonge.
Rien d’enraciné ne se construit sur un mensonge.
C’est sous les clameurs dédiées à la Liberté, à l’Egalité et à la Fraternité que furent tues les grandes haines, les petites rancœurs et les cris du populicide vendéen.
C’est dans cette avalanche insensée que les mots se sont tordus et que leurs définitions se sont inversées. La liberté est devenue terreur et les « citoyens » furent emmenés vers la guillotine par leur « frères révolutionnaires », comme plus, tard leurs cadets connaîtront le goulag où ils seront jetés par leurs « camarades » communistes.

La véritable révolution reste à faire

Depuis des décennies, nous attendons « le réveil des français ». « Quand les français sortiront de leur dormition… » espérait Dominique Venner. Notre devoir est de rester positif.La France va mieux avec les Gilets Jaunes que sans. Evidemment, cela va être difficile. Ce mouvement est désordonné, compliqué et informe. Il cumule ainsi les risques d’être récupéré par « les profiteurs d’occasion », les spéculateurs des forces populaires qui sauront, comme de coutume, les travestir : toujours les mêmes, les porteurs de témoins de la fausse révolution. Mais ce bouillonnement est aussi le signe d’une émanation de la France Réelle. A notre époque, fructueuse en manipulations des opinions, cela est précieux.

Dénoncer l’insensé pour revenir au sens

C’est très délicat de bien comprendre les raisons d’une mise en marche d’un mouvement tel que les Gilets Jaunes.Il semblerait, néanmoins, que les taxations furent le ressort essentiel de son apparition. Mais, derrière cette attente évidente, s’exprime un contenu latent. En effet, dans les manifestations, sur les ronds-points et sur les plateformes Internet, les revendications sont beaucoup plus complexes. Elles expriment un manque de reconnaissance généralisé de ces français « invisibles » depuis trop longtemps. Une révolte contre une différence de classe de plus en plus marquée par les stigmates fortement médiatisés de la classe gouvernementale hors sol. Ce qui explique, sans doute, les réactions très fortes « aux petites phrases » méprisantes de l’occupant de l’Elysée. Il se pourrait que ces sursauts soient tout sauf anodins.

Macron, si loin du peuple, aurait-il oublié son exigence de dignité ?
« Le peuple – mais lequel ? D’où ? Comment ?… » (*)

En dehors du roi Ubu, était-il envisageable d’imaginer un dirigeant traiter son peuple de paresseux, d’illettré, d’alcoolique en ayant précisé, en amont, qu’il n’a pas de culture propre ?

Dans les contorsions révolutionnaires mensongères où l’on parle beaucoup de ce que l’on ne met jamais en pratique, voire que l’on piétine, « la dignité » est très en vogue : pour les prisonniers, les mères célibataires, les malades, les mourants… Notons qu’il s’agit ici d’une définition très matérialiste de « la dignité » qui se rattache au droit de mener sa vie avec le confort qui est du à l’homme de la postmodernité selon sa propre volonté du moment. Définition qui est bien loin de la notion de dignité intrinsèque à toute vie humaine, véhiculée depuis les grecs et qui ne selimite pas aux seuls biens matériels.

Le pourquoi de ces petites phrases indignes

Il est possible que les provocations de l’Elysée relèvent d’un très vulgaire test, tels des coups de pied donnés à un corps, inerte, étendu sur le sol pour voir s’il réagit encore. (Dans ce cas, l’exécutif reçoit sa réponse de samedi en samedi et de rond-point en rond-point).Ou alors, plus pervers, ces anathèmes sont voulus afin de faire naître le chaos capable de légitimer une politique policière et judiciaire beaucoup plus coercitive (la mesure anti-casseur va dans ce sens ainsi que le contrôle des médias de plus en plus oppressif).

Quel que soit les raisons de ces provocations ridicules, elles sont moins importantes que les réactions qu’elles font naître. Un sentiment de mépris qui vient de loin et qui ne s’arrête pas à une revendication de « niveau de vie » mais relève du « sens de la vie » d’un citoyen et de la politique qui l’anime. C’est bien là une révolution profonde autour de la notion de « dignité » enracinée autant dans le quotidien que dans l’univers politique d’un quidam (ainsi la traîtrise du dernier référendum est un leitmotiv chez les Gilets Jaunes).

Ces derniers souhaitent être reconnus et respectés par ceux qui les gouvernent. Ce qui est une attente plus que naturelle et relève de la compétence basique de réels dirigeants. Ces maladresses relationnelles régulières viennent s’ajouter aux tergiversations diffuses de la politique menée et renforcent chez ce peuple en colère la certitude que ce gouvernement est inapte. Les Gilets jaunes aspirent à un Etat compétent bien plus qu’ils ne réclament les manettes du pouvoir. Il serait dommage que la révolte essentielle qu’ils portent soit ensevelie sous les débats - monologues de M. Macron – destinés à un public sélectionné et aux médias dressés pour en faire la promotion. A un autre niveau, Il serait tout aussi pathétique que ce désir de remaniement en profondeur vers une démocratie réellement participative soit masqué par quelques initiatives personnelles de création anticipée de partis au sein de ce mouvement. Ceux-ci risquent d’être entravés rapidement par les aléas du système dénoncés par les Gilets Jaunes eux-mêmes. Il semble fondamental de s’écarter des réponses de surface et de circonstance pour développer une réflexion politique au sens le plus noble du terme.

Aux maux profonds, des remèdes pertinents

C’est pourquoi, il est nécessaire de se mettre au niveau des réelles attentes des Gilets Jaunes, d’identifier leurs demandes, encore une fois, latentes, mais, incontournables pour l’avenir de notre pays et de ses habitants.

C’est une occasion « extraordinaire » portée par des raisons historiques complexes qu’il nous faut entendre et travailler. C’est une possibilité inespérée- car émergée de la France dite périphérique- de réagir avant d’être projeté dans le cosmopolitisme qui nous guette.  C’est une occasion, peut-être unique, de rapprocher ces français oubliés porteurs de revendications saines des intellectuels qui réfléchissent à leurs malaises et leur survie depuis des décennies.

Dans les rangs de la résistance, nous avons des spécialistes de la déliquescence de notre France dans les domaines philosophique, économique, politique, juridique…

Ici, ces intellectuels et les associations qui œuvrent depuis des années au retour du réel, du bon sens et de la transcendance ont toute leur place.

Nous entendons dans notre « famille de pensées » des personnes se lamenter de la récupération par la gauche du mouvement en cours. La nature a horreur du vide, à nous d’être présents. Non pas en tant que parti mais comme chercheurs de longue date, alarmés par l’effondrement de notre pays. Des acteurs, susceptibles d’agir avec les Gilets Jaunes afin de les accompagner dans la revendication d’une dignité qui n’est pas que sociale, mais porteuse de l’enracinement et de la finalité des hommes bien au-delà de leur statut de consommateur ou d’usager.

Ces intellectuels éclairés ont un rôle juste et bon à jouer auprès de ceux qui souffrent des malaises et du péril qu’ils ont identifiés depuis des années. Ceci, pour assurer à ce mouvement un travail en profondeur en confirmant le lien qui semble évidant entre les maux financiers, sociaux, identitaires et culturels.

(*) Propos tenus par M. Macron lors de ses vœux aux français le 1/01/2019

16:28 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 06 février 2019

« Macron, rends-moi mon vote ! »

Baeckeroot.jpgChristian Baeckeroot,

ancien député

Membre du Bureau du

Parti de la France

Le 29 mai 2005, les Français, à 54,68 %, répondaient NON à la question qui leur était posée par référendum en vertu de l'article 11 de la Constitution française par le Président de la République Jacques Chirac, après adoption du texte du projet dans les mêmes termes par les deux Assemblées : « Approuvez-vous le projet de loi permettant la ratification du traité établissant une Constitution européenne ? »

Couplé au NON des Pays bas, et puisqu’un seul pays refusant de ratifier le texte suffisait à le rendre inopérant, ce refus français aurait dû signer la fin de cette Constitution de l'Union voulue par les supranationaux mondialisés, architecture institutionnelle visant à abattre les derniers murs d'indépendance nationale dont Valéry Giscard d'Estaing fut le maître d’œuvre à la tête de la Convention chargée d'en établir les règles.

Il n'en fut rien. Dans un déni de démocratie sans précédent, les européistes s'acharnant dans leur projet funeste, réussirent à contourner les décisions populaires en rédigeant un nouveau traité qui reprenait 90 % des éléments de la Constitution sans y mettre ni le mot ni la nature institutionnelle. Ce fut le honteux Traité de Lisbonne que Nicolas Sarkozy devenu Président fit ratifier par le Congrès et signa le 13 décembre 2007.

Au moment où, désireux de sortir si possible par le haut de la crise des Gilets jaunes, Emmanuel Macron semble vouloir organiser un nouveau référendum à l'issue des débats nationaux/alibis qu'il a voulus, organisés et cadrés, ne serait-il pas juste, souhaitable et pour tout dire réparateur que la République, par la voix de son Président, reconnaisse l'atteinte faite à la souveraineté du peuple français, bafoué dans sa volonté, nié dans sa parole et muselé dans son pouvoir décisionnaire ?

Le traité de Lisbonne fut une infamie, non seulement dans ses intentions – le fédéralisme comme seule voie pour le destin du Continent - mais dans sa pratique – toujours moins d’indépendance, toujours plus de technocratie et de pouvoir bureaucratique de la Commission – et dans ses effets – la marche en rythme accélérée vers la financiarisation des marchés et vers l’immigrationnisme, ce qui ne fut pas pour rien dans la crise financière de 2008, ni dans celle de la déferlante migratoire de 2017, la première faisant encore sentir ses effets sur nos économies, la seconde étant bien loin de se finir.

Sans le Traité de Lisbonne, l’Europe et la France auraient été mieux armées pour faire face à ces deux crises majeures.

En gage de sincérité dans sa démarche affichée de rendre la parole au peuple, les Français attendent du Chef de l'État qu'il déclare, par souci de repentance pour une fois utile et légitime, la responsabilité de la République dans l'injustice politique, nationale et identitaire qui leur a été faite.

09:31 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 29 janvier 2019

Carnet de route

Par Jarente de Senac

davos.jpg

Davos

Le Forum de Davos, où se rencontrent hommes politiques, chefs d’entreprises et financiers de haut vol, permet de prendre la température d’une sorte de gouvernance mondiale, tout en sachant que l’objectif majeur de tout ce petit monde demeure bien la bonne marche du commerce mondial et donc des bénéfices. Ici on n’est pas chez les rêveurs, mais dans l’antre du capitalisme pur et dur.

Et bien, cette année, Davos avait le moral dans les chaussettes. Signe plus que révélateur, l’absence des Américains. Et un constat qui les effraie tous, enfin presque : le monde se barricade et observe la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine. Avec la crainte que ça dégénère.

Un certain Laurent Wauquiez

Il a tout pour lui et pourtant ça ne marche pas. Laurent Wauquiez, normalien, énarque, plutôt beau gosse (bon, un peu mièvre) et patron du principal bouclar de la droite, les Républicains, est inaudible et ne passe pas, comme l’on dit. Il faut bien dire qu’à droite comme à gauche, on s’adonne à son sport favori : la division.

Au sein même des Républicains, les ambitions suscitent la haine. Le grand ménage macronien au lieu d’unir les oppositions, les a divisées plus encore. Les ambitions ont fait surface, de Valérie Pécresse à Xavier Bertrand au même titre que le clivage entre une droite molle, style Juppéo-Raffarinesque, et mi-dure avec Wauquiez. Au milieu, le clan des francs-macs emmené par Gérard Larcher qui veut jouer les arbitres. Mais l’obstacle majeur de cette droite, qui se veut républicaine, c’est le Front national rebaptisé Rassemblement national qui caracole largement en tête depuis des décennies. Tant que cette droite n’aura pas réglé ses comptes avec la famille Le Pen, elle aura bien du mal à exister. D’autant qu’un puissant lobby veille au grain parce qu’il a besoin des « fachos » pour faire fructifier son petit commerce. Au final, Laurent Wauquiez en est réduit à n’être qu’un animateur.

Gilets jaunes

La question que tout le monde se pose est : où allons-nous avec les Gilets jaunes dont la mobilisation ne se dément pas ? Constituer une liste pour les élections européennes est contraire à l’esprit même du mouvement qui tire justement sa force de n’être pas politique mais populaire. Et qui fédère une population aussi diverse que variée. Ce qui n’empêchera pas le mouvement de peser lourd dans la balance européenne en venant renforcer un fort courant populiste qui pourrait ébranler l’institution. Et nous sommes nombreux à le souhaiter.

Si l’issue demeure incertaine, il n’en reste pas moins vrai que nous sommes face à une lame de fond de la société française face à un régime qui n’est plus du tout démocratique et usé jusqu’à la corde. Et le président en figure de monarque absolu est bel et bien obsolète. Les gilets jaunes – c’est-à-dire nous, Gaulois fiers et réfractaires – vont-ils réussir à faire plier le pouvoir afin de le rendre au peuple ? Telle est la question. On doute qu’à travers le Grand débat, Macron accède à une telle requête. Une révolte ? Non Sire, une révolution !

15:46 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 25 janvier 2019

Point de vue : Le grand débat peut-il permettre une sortie de crise ?

debat.jpg

Au moment où les débats se multiplient sur le territoire, le sociologue et philosophe Bruno Latour* salue cette chance d’amorcer ensemble la transition de nos modes de vie. Mais il insiste sur la nécessité de décrire, au préalable et avec précision, tout ce dont nous dépendons au quotidien, à l’instar des Français en 1789.

Bruno Latour : Le grand débat une occasion qu’il serait idiot de ne pas saisir. Mais pour que cette consultation contribue à refonder notre vie politique, il faut éviter d’en faire un super-sondage ou une boîte à idées. Car dans les deux cas, on part d’une idée fausse : les Français connaissent la situation dans laquelle ils se trouvent. La réalité est tout inverse : quarante ans de néolibéralisme et de mondialisation nous ont rendus incapables de savoir de quoi et de qui nous dépendons au quotidien. Nous ne percevons plus qu’une toute petite partie de la chaîne de dépendances dans laquelle s’inscrivent nos existences. En ce sens, il s’agit bien, comme à la veille de la Révolution française mais différemment, d’une crise de subsistance. Les Français ne meurent plus de faim mais ils échouent à saisir ce qui leur permet de subsister.

Autre particularité du moment, cette ignorance n’est pas propre au peuple, elle est même aujourd’hui la chose la mieux partagée. Au sommet de l’État comme dans le monde des experts, per- sonne ne sait quelles réformes mener face à la gravité de la situation climatique. Là réside le vertige de notre époque. Cela peut devenir une chance si, au lieu de nous exprimer sur le mode « moi, je pense que », nous acceptons de répondre d’abord à cette question : de quoi dépendons-nous pour subsister ?

En quoi notre appartenance à un territoire est-elle devenue centrale ?

L’histoire du Brexit en est l’illustration parfaite. Il a fallu deux ans pour que ceux qui l’ont voté pour des raisons d’identité et ce qu’ils pensaient être un positionnement politique prennent conscience de leur appartenance réelle à l’Europe. Ils ont compris que les. droits sociaux garantis par l’Union étaientplus protecteurs que ceux promis par le parti pro-Brexit. En fait, ils ont compris que leur territoire, c’est-à-dire l’ensemble de leursonditions réelles de subsistance, était européen. Cette histoire en somme confirme à quel point nous sommes aujourd’hui coupés de nos véritables dépendances, et donc de nos véritables intérêts.

Pour les connaître, il faut donc effectuer un travail qui consisteà lister ce qui nous permet de subsister, ce dont on dépend etce qu’on veut protéger, avec et contre d’autres. Et cette enquête est d’autant plus difficile que la crise environnementale implique d’inclure désormais dans cette liste l’état des sols, le climat... C’est une tâche ardue, voire douloureuse. Mais c’est l’équipement minimal dont nous avons besoin pour débattre réellement : la description de nos conditions de subsistance. Et le prix pour retrouver enfin une parole politique.

Les gilets jaunes ne représentent-ils pas une prise de parole politique

Il faut mesurer combien la dépolitisation dans notre pays est ancienne, et à présent presque complète. Qu’est-ce qu’une parole politique ? Un essai de composer entre des intérêts divergents. Ce qui suppose une adresse d’une personne à une autre et implique la contradiction. Par définition, la parole politique n’est pas anonyme, elle ne se résume pas à un clic. Pour prendre conscience de sa quasi-disparition, il suit de s’interroger : quand avons-nous parlé de politique avec des per- sonnes dont les opinions sont contraires aux nôtres ? En général, nous peinons à trouver une date...

Dans ce contexte, que représente le mouvement des gilets jaunes? L’impasse dans laquelle nous nous trouvons, qui consiste à appeler à un changement de régime sans connaître précisément nos dépendances.  La généralité comme l’errance des revendications le montrent chaque jour : la in du capitalisme pour les uns, la sauvegarde de la planète pour les autres, en passant par la fin des impôts ou le mot d’ordre « Macron démission »... À défaut de politique, ces plaintes produisent une sorte d’hystérie autour de la transformation totale du système, amplifiée bien sûr par les réseaux sociaux. En exprimant leur opinion sur le Web, certains croient ainsi faire de la politique alors qu’ils s’adressent, de manière anonyme, à la cantonade. Pire, ils pensent trouver là un lieu d’expression, libre et sans médiation, alors qu’une simple modification de l’algorithme de Facebook peut changer les cohésions des groupes. En 1789, le notable le plus borné ne possédait pas ce pouvoir de modifier l’opinion de millions de Français !

Pour renouer avec la politique, vous avez proposé, bienavant cette crise, l’écriture de nouveaux cahiers de doléances. En quoi permettraient-ils une autre forme de débat national ?

En1789, dans 60 000 cahiers de doléances, les Français ont décrit tout ce qu’ils subissaient au quotidien et ont proposé des remèdes à ces multiples jougs. C’est d’ailleurs par cet effort de description que la nation a pris conscience d’elle-même. Les Français de la fin du XVIIIe siècle ont mis six mois à effectuer cette tâche, sans Internet et parfois même sans la maîtrise de la langue écrite. Passer de l’expression de plaintes et d’opinions à une telle description, c’est l’exercice que nous avons proposé lors de différents ateliers en France : « Arrêtez de nous parler du capitalisme, de l’État, et parlez-nous de ce que vous vivez, dites-nous de qui vous dépendez pour votre subsistance, sur qui vous pouvez compter... » À chaque fois, nous avons été saisis par la rapidité avec laquelle évolue une assemblée réunie de manière artificielle dès qu’elle se plie à cet exercice.

Très vite, des alliés et des ennemis se découvrent, se disputent, des alliances se créent. Si l’expérience se poursuivait à l’échelle nationale, des groupes se forme- raient autour d’un même enjeu, comme le maintien des liaisons ferroviaires par exemple. Peu à peu, ils réuniraient des personnes situées dans des départements voire des pays différents et sou- mettraient des propositions aux représentants de l’État pour qu’ils les mettent en œuvre. Et progressivement, c’est toute une société civile qui se mettrait à nouveau à faire de la politique et inventerait, en tâtonnant, la transition vers un autre mode vie.

(*) Bruno Latour est sociologue et philosophe

Recueilli par Béatrice Bouniol  pour La Croix 25/01/2019

10:09 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 23 janvier 2019

Tribune libre : BERNANOS, VIDEO STAR

50787626_618823898548656_1634876483723853824_n.jpg

Christian Rol, écrivain

Antonin Bernanos, descendant dégénéré du "grand écrivain catholique" Georges Bernanos, vient une fois de plus défrayer la chronique des manifs parisiennes ; à ses dépends.

En croisant la route de nos amis les « Zouaves », ce rejeton de la grande bourgeoisie du VIème arrondissement, a résolument découvert le retour du concret dans sa gueule puisque la poignée de militants nationalistes qui lui faisait face, ainsi qu’à ses nombreux amis, a remis les pendules à l’heure de manière expéditive.

Nous ne parlons pas là de « grande politique » mais de sport de rue, un registre dans lequel notre camp a toujours excellé, et auquel la nouvelle génération de natios redonne une certaine vigueur (y compris à Lyon).

A mon âge canonique, ces gamineries devraient me laisser indifférent mais, comme pas mal d’entre nous, je ne vois jamais sans déplaisir la permanence d’une certaine tradition consistant à faire mordre la poussière aux fils à papas « antifas » qui brandissent le drapeau rouge avant de rentrer dans l’appartement familial à 1 million d’Euros où officie une femme de ménage philippine payée au lance-pierre.

Je caricature à peine puisque, le sieur Bernanos, déjà connu défavorablement de nos services, s’est fait connaître il y a quelques années pour avoir mis, avec ses amis, le feu à une voiture de flics lors d’une manif. Je n’ai rien contre le principe mais le fait que sa propre mère, prof de gauche à Nanterre ou quasiment, ait rameuté tout le ban et l’arrière ban de ses relations et réseaux pour soustraire le « rebelle » aux foudres de la Justice prouve assez bien dans quel sens pèse la balance. Quand le boxeur Christophe Dettinger fait reculer à lui seul trois hommes armés et casqués, il risque 7 ans ferme ; quand un fils à papa nommé Bernanos incendie une voiture de flics et attaque à dix contre un tel représentant de l’ordre, c’est à peine un peu de préventive. En échange de ce service, le révolutionnaire, fera un très bon indicateur de police...

Sur la vidéo qui rend compte de l’échauffourée entre nos cadets et les fiottes antifas, on s’aperçoit de la veulerie, celle physique et morale, du personnage. « Retenez-moi ! » semble implorer l’Antonin auprès de ses copains qui scandent « Wesh ! » à la manière de ces racailles qui les fascinent tant. Mais, rien ne viendra de ces révolutionnaires de la rue des Ecoles puisqu’ils n’ont ni les épaules, ni les tripes pour cela. Normal, puisque leur « combat » est une illusion virtuelle, une lutte sans ennemis.

Leur plus sûr ennemi, ainsi que, probablement, le leur suggèrent leurs psys, c’est eux-mêmes. Ils aimeraient bien être virils, avoir de belles nanas, savoir se battre, être intellectuellement courageux. Mais, les hasards de l’hérédité, de la sociologie et de la génétique sont cruels qui les ont fait naître riches, laids et lâches. C'est Georges qui doit se retourner dans sa tombe.

11:20 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 26 décembre 2018

Tribune libre : Du brillant avenir d’une classe politique moribonde

13858340lpw-13859270-article-fn-rn-jpg_5073232_660x281.jpg

Bernis

C’est le grand paradoxe qui va marquer l’année 2019 (voire les suivantes) lors des élections européennes, à savoir la victoire probable et écrasante du Rassemblement national (ex-Front national). Un surprenant paradoxe parce que Marine Le Pen n’est en rien la figure marquante d’une possible gouvernance aux yeux des Français et que son parti manque par ailleurs de cadres compétents pour espérer un jour exercer un quelconque pouvoir. La faute, il est vrai, en incombe à Jean-Marie Le Pen lorsqu’il a viré Bruno Mégret, suivi de tous les cadres compétents du Front national puis de sa fille Marine qui, autour du pivot de l’inverti Philippot, s’est entourée d’une bande de gitons tous plus incompétents les uns que les autres (sortie de l’Europe, retour au franc, etc.).

De sorte que le Rassemblement national bénéficie d’une réelle force de frappe militante et d’une grande faiblesse managériale. Ce qui n’est pas sans rappeler le parti communiste qui était un gueuloir maléfique – ses attitudes anti-françaises durant la guerre d’Indochine puis d’Algérie entre autres -,  et qui n’a jamais eu la moindre chance d’accéder au pouvoir. Il existe néanmoins une grande différence entre ces deux partis : les communistes étaient des staliniens intransigeants peu portés sur la démocratie quand le Rassemblement national n’a rien à emprunter d’un quelconque modèle mussolinien. Cette brave Marine Le Pen est démocrate et libérale dans l’âme. Il n’y a que le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) pour agiter cet épouvantail, mais on sait très bien que c’est pour faire mousser sa cause. Car le danger du RN est nul !

Il y a en revanche au sein des gilets jaunes qui représentent l’essence même du peuple français, une certaine humeur anti-juive (pour être antisémite, il faut être juif, dixit Bernard Franck) qui ne date pas d’aujourd’hui et qui n’a jamais débouché sur le moindre pogrom, et un authentique ras-le-bol d’une diversité raciale exagérément mise en valeur par des élites corrompues. Car l’irritation est grande dans la France profonde, qu’ignore depuis trop longtemps nos gouvernants de droite comme de gauche, de voir ceux-ci baisser leur froc devant un CRIF qui réclame toujours plus de mesures répressives – au point de légiférer ce qui en histoire peu ou non être dit – au nom d’un antisémitisme largement fantasmé et qui trouve d’ailleurs refuge parmi les populations d’obédience islamique. Car l’extrême droite est aujourd’hui tellement éparpillée qu’elle en est devenue fantomatique.

Sauf qu’il est toujours loisible pour un Manuel Valls, hier, et un Castaner aujourd’hui, d’agiter ce chiffon rouge face à une gauche exsangue et un CRIF haletant. Le résultat des courses, c’est qu’aujourd’hui le Rassemblement national fait office de gueuloir et qu’aux prochaines élections les gilets jaunes s’y engouffreront. Ces franchouillards que la gauche bobo et insoumise, ce centre macronien stérile et cette droite émasculée prennent pour des cons.  Les cons se rebiffent !

14:53 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 01 décembre 2018

LA DEMOGRAPHIE QUI VIENT…

47155400_963846247140780_4611035081773940736_n.jpg

LA DEMOGRAPHIE QUI VIENT…
A l’heure de la révolte pour la préservation du pouvoir d’achat, les Français auraient aussi ou surtout intérêt à défendre l’emploi, la culture et l’identité qui ne seront bientôt plus que le souvenir du temps où « c’était mieux avant »… Dans quelques jours à Marrakech (10 et 11 décembre), les membres de l’ONU adopteront le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

Que l’on soit sensible à l’accueil de réfugiés est tout à notre honneur et est même une tradition, mais que l’on nous impose d’élargir cette solidarité à l’univers économique (« pour faciliter la mobilité de la main-d’œuvre » et « faciliter la reconnaissance mutuelle des qualifications et compétences des travailleurs migrants ») est du pain béni pour les esclavagistes libéraux et un crime sociétal. Le diktat onusien donnera de facto aux migrants la protection sociale que nous ne sommes déjà plus capables d’assurer à nos concitoyens, favorisera leur pleine intégration (« pleine participation des travailleurs migrants à l’économie formelle ») et la cohésion sociale (accès à la « sécurité sociale et aux services sociaux ») puis, inexorablement constatera leur implantation durable (« éliminer toutes les formes de discrimination, et encourager un débat public fondé sur l’analyse des faits afin de faire évoluer la manière dont les migrations sont perçues », les media sauront se faire les porte-paroles des politiques), leur croissance et leur rôle actif au sein de la société nouvelle.

Nous pourrions dire que tout cela est déjà effectif ; cela est vrai mais après deviendra légal, s’y opposer sera donc condamnable.

Nous pourrions aussi être (je le suis) solidaires de migrants économiques européens mais cela ne nous est pas permis (on se souvient d’étudiantes russes et de familles serbes en situation irrégulière et renvoyées manu militari dans leur pays d’origine…) car malgré (ou à cause de) notre proximité culturelle et leur compétence reconnue, nos amis slaves ne sont pas les bienvenus (!) Ce sont bien les peuples extra-européens, d’Afrique dont le Magreb en particulier, qui sont visés par le Pacte de Marrakech et bénéficieront seuls des mesures onusiennes sans plus de contestations ou droits souverains.

Non au Pacte de Marrakech auquel nous préférons « Ton pays, ton futur », l’alternative économique et solidaire à la démographie qui vient nous remplacer.

12:30 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |