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jeudi, 20 avril 2017

Point de vue iconoclaste chez les nationaux : Marc Rousset défend l'euro

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jeudi, 06 avril 2017

TRIBUNE LIBRE : Ainsi font font font les petites marionnettes…

macron_piege_a_cons.jpgPieter Kerstens

Certains nous présentent Emmanuel Macron comme l’homme nouveau tant attendu, le charmeur de ces dames, mais il est surtout le bateleur de foire qui hypnotise une clientèle crédule.

Produit marketing du Nouvel Ordre Mondial, fabriqué par les banksters, représentant de la Davos Goldman Sachs Idéologie (DGSI), il récoltera sans nul doute l’assentiment des bourgeoises endiamantées et des fanatiques de la compromission.

Quant à François Fillon, il a démontré sa capacité de persévérance et de résistance face au Régime qui cherche à tout prix à préserver ses prébendes, en le noyant sous un tombereau d’ignominies. Son programme de réformes structurelles permettrait, nous dit-on, à l’Etat de retrouver son lustre terni par le quinquennat hollandais.

Rien n’est moins certain. Parce que ces 15 dernières années, plus de 40 milliardaires et 60.000 millionnaires ont quitté la France, sous les présidences de Chirac (deux fois), de Sarközy et de Hollande. « Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche » affirmait le président américain Abraham Lincoln en 1860, devant le Congrès.

Ainsi font font font 3 p’tits tours et puis s’en vont !

Alors pourquoi donc Fillon ferait-il demain, et dans l’avenir, ce qu’il n’a pas pu, pas su ou pas voulu faire entre 2007 et 2012 ? ? ?

En effet, face aux problèmes, l’ex-premier ministre a pratiqué la politique de l’autruche :

  • Il les a tout d’abord niés.
  • Puis occultés et ensuite sous-estimés.
  • Les avait dénommés « exceptions » pour justifier son inaction.
  • Il a créé des commissions, suivies de l’élaboration de multiples rapports.
  • Ces rapports furent transmis à l’Assemblée pour légiférer dans la précipitation.
  • Et au final on en est arrivé à des plans de crises et d’urgence. Pour quel résultat ?

Remarquons aussi que la dette publique augmente encore de 20 millions d’euros par jour, que le chômage est un vrai fléau, que l’immigration sauvage ne diminue pas, que les impôts et les taxes augmentent en permanence, que les drogues envahissent l’espace public avec les salles de « shoot » et que la corruption persiste dans tous les secteurs.

Tous ces maux n’ont jamais été réellement combattus ces 20 dernières années, ni par la Droite, ni par la Gauche ou le Centre mollasson.

Et la France n’a pas non plus besoin d’un jeune Polichinelle, aux ordres des gnomes de Wall Street, qui conduirait à donner toujours plus de pouvoirs aux eurocrates de Bruxelles.

Alors, même si l’on n’aime pas les blondes, à défaut d’autre chose, on votera le 23 avril et le 7 mai pour le Front national, bon gré mal gré, avant d’entreprendre l’indispensable Reconquista de nos quartiers, avec détermination.

PS : Pour vous changer les idées, il faut absolument aller voir le dernier film « A bras ouverts », une comédie hilarante.

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mardi, 07 février 2017

2017 : l’ère des révolutions

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Richard Dessens EuroLibertés cliquez ici

La Russie va commémorer le centenaire de la Révolution russe dont la première étape démarre en février 1917. La seconde, celle d’octobre voit la victoire des Bolcheviques et des Thèses d’avril de Lénine.

L’Histoire a des constantes entêtantes. Les siècles historiques ne correspondent jamais aux siècles calendaires. Leurs vingt premières années ont toujours été décisives. La guerre de 1914 et la Révolution russe marquent la fin du XIXe siècle et ouvrent la terrifiante modernité d’un XXe siècle meurtrier.

Petit rappel…

1117 : début du règne des Capétiens qui durera jusqu’en 1328. La période du bas Moyen Âge commence avec celle de l’instauration progressive de l’État.

1217 : après la victoire de Bouvines, Philippe Auguste devient le premier symbole d’une « nation » française en formation. Gengis Khan entame ses conquêtes prodigieuses jusqu’à la Russie, dernier rempart de l’Europe du XIIIe siècle.

1317 : mort de Philippe le Bel en 1314, et début de la fin des Capétiens directs avec les courts règnes désastreux des « Rois maudits », puis de la guerre de Cent Ans.

1417 : fin du règne calamiteux de Charles VI le Fou et réunification de la Papauté avec la fin des antipapes d’Avignon.

1517 : Martin Luther placarde ses « 95 propositions ». C’est le début d’un siècle de bouleversements religieux et politiques sans précédents en Europe.

1617 : après 1613 qui voit l’élection des Romanov en Russie pour trois siècles, la noblesse française entame un processus de Fronde contre un pouvoir central qui la dépouille peu à peu de ses pouvoirs locaux.

1717 : fin du règne de Louis XIV en 1715 et commence la propagation du Siècle des prétendues « Lumières » qui aboutit à la Révolution bourgeoise de 1789.

1817 : Napoléon déchu et signature du Traité de Vienne. Une nouvelle ère s’ouvre sur un XIXe siècle qui révolutionne l’Europe jusqu’à la déflagration de 1914 et la fin d’un monde.

Les entames des siècles façonnent depuis toujours un monde nouveau avec des bouleversements majeurs. C’est ce que nos « années 2017 » nous montrent encore une fois : réveil de la vieille Russie, Brexit, élection inouïe de Donald Trump aux USA, poussées sans précédent des « populismes » en Europe, problématiques religieuses et civilisationnelles posées par l’Islam radical notamment, puissance gigantesque d’une Chine inquiétante, bref, tous les ingrédients d’un changement fondamental politique, sociologique, religieux, sont rassemblés en cette année 2017 symbolique. Année de tous les dangers, année de tous les espoirs.

Il faut être un doux rêveur ou un dangereux idéologue humaniste pour ne pas voir la réalité qui nous entoure et continuer à faire avec les logiciels de la politique issus de 1945 pour les uns, ou à vouloir faire passer leur extrême humanisme pour une modernité révolutionnaire pour d’autres.

Le mot « révolution » est revenu pourtant à la mode d’une manière ou d’une autre : Mélenchon, Macron, Bayrou l’emploient avec leurs propres significations, banalisant le mot en le vidant de sa substance. Lorsqu’on nous dit qu’il est impossible de faire autrement que de sacrifier aux oukases de la mondialisation, de l’Europe financière de la BCE, du FMI, de l’économie libérale, de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l’Homme) et autres psalmodies politiquement correctes, il faut se rappeler qu’en Russie en 1917, on a fait autrement, dans un monde ultra-capitaliste ; que les envahisseurs barbares ont fait autrement en 410 lors du saccage de Rome ; que Danton et Robespierre ont fait autrement en 1793. Toujours au prix d’un bain de sang. Mais laisser une politique de renoncement ouvrir un champ libre à ceux qui veulent notre destruction, c’est choisir un autre bain de sang. Il faut garder l’initiative de la force si on ne veut pas se la faire imposer, comme des moutons menés à l’abattoir en bêlant.

On pourrait multiplier les exemples où la force l’a emporté sur un Droit pleutre et dépassé. Lorsque le Droit ne remplit plus son rôle protecteur des valeurs d’un monde, alors une force le balaie et crée de nouveaux droits.

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vendredi, 27 janvier 2017

Citoyenneté et nationalité

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Richard Dessens EuroLibertés cliquez ici

Les débats sur l’identité qui se succèdent depuis une dizaine d’années sèment une confusion et provoquent des antagonismes pour la raison qu’ils reposent sur des fondements faussés. En effet, avant d’évoquer une « identité », il faudrait d’abord définir sur quoi elle porte. Or, le véritable problème est celui qui est créé par la confusion qui existe, en France notamment, entre la « citoyenneté » et la « nationalité ». La citoyenneté est de nature juridique et ouvre des droits politiques. À ce titre, elle procède d’une logique administrative qui permet d’accorder, ou pas, la citoyenneté, à n’importe qui résidant sur un territoire donné. Aucun autre critère ne peut être requis. Délivrer la citoyenneté est donc un acte qui ne prend en compte aucune appartenance particulière à des valeurs, ou à une communauté, ou l’attachement à une histoire, une culture, et encore moins à une civilisation. Elle n’implique aucun engagement de fidélité à quoi que ce soit.

Au contraire la nationalité induit une notion ethnique, un lien avec une nation, c’est-à-dire une entité humaine aux valeurs communes et à la communauté de destin de ses membres. L’histoire, les traditions, la défense de son identité, en font la substance et la réalité quotidienne, avec la volonté d’adhérer de bonne foi, naturellement donc, à ses règles de convivialité, à ses codes sociaux. La patrie est un sentiment charnel, la nation une organisation et un ordre social de femmes et d’hommes au passé et au devenir communs et identifiés.

Tant que notre système juridico-politique s’entêtera, pour des raisons idéologiques, à confondre citoyenneté et nationalité, tout débat sur l’« identité » et sur l’« Europe » restera stérile, inutile, voire dangereux. Or, la source de cette confusion se situe dans la création factice des « États-Nations » qui mêlent citoyenneté et nationalité, travestissant la notion même de nationalité, en fabriquant une fausse nationalité conforme aux contours géographiques de l’État, à partir des nationalités régionales dévalorisées, et justifiée par la citoyenneté, liée aux États nouveaux et aux idées des « Lumières » concrétisées par la Révolution.

C’est là que se situent l’imposture, et les ambiguïtés qui en découlent, des États-Nations et l’impossible débat sur toute notion d’« identité », devenue essentielle dans le monde nouveau de la globalisation. Globalisation financière ne veut pas dire globalisation humaine, malgré la volonté de nos élites « droits-de-l’hommistes » dominantes.

Séparer citoyenneté et nationalité aboutit ainsi à la suppression des États-Nations européens, pour donner un sens à des « identités » qui retrouveraient leurs véritables racines. Ainsi, une Europe nouvelle pourrait voir le jour, la nationalité entraînant d’office la citoyenneté, mais non l’inverse. N’importe qui pourrait être « citoyen », c’est-à-dire posséder des droits politiques, le droit de vote notamment, sans bénéficier des avantages sociaux, sans participer automatiquement à la vie culturelle, sans être non plus soumis aux contraintes imposées aux membres de la nation, et notamment sa défense à titre militaire par exemple. La nationalité renvoie à une communauté humaine spécifique de destin, la citoyenneté à un acte juridico-administratif.

Cette conception a été évoquée par des esprits d’origines très diverses, depuis Yann Fouéré et son excellent ouvrage, déjà ancien, L’Europe aux cent drapeaux, jusqu’à Dominique Schnapper dans Qu’est-ce que la citoyenneté ?, autre excellente étude, plus récente, sur la citoyenneté vue sous un angle certes très différent de celui de Fouéré. Ce n’est donc pas une question d’idéologie lorsque l’honnêteté intellectuelle et l’impartialité amènent à des réflexions finalement proches de la part de personnages aussi différents politiquement que ces deux auteurs prestigieux.

L’Europe nouvelle ne pourra exister sans reconnaître qu’elle comporte « cent drapeaux » nationaux. Et une citoyenneté supplémentaire.

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lundi, 19 décembre 2016

Après avoir liquidé son père, Marine va flinguer sa nièce

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Thomas Joly cliquez ici

Alors que l'élection présidentielle ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices pour la candidate d'un Front National obsédé par sa normalisation et la gauchisation de son discours, les hostilités s'affichent au grand jour entre elle-même, son âme damnée Philippot et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen qui a l'outrecuidance de ne pas vouloir s'aligner sur tous leurs reniements, notamment dans le domaine sociétal.

Pour le frétillant et ambitieux Philippot, il faut absolument se débarrasser de la nièce qui est une concurrente redoutable en interne, car le garçon a sûrement des objectifs plus élevés que de rester seulement le mentor de sa madone, qu'il sacrifiera en temps voulu. Dans son édition du 14 décembre, le Canard Enchaîné rapporte ses élégants propos à l'égard de Marion Maréchal-Le Pen : « On va la dégager, on va lui faire fermer sa gueule, à cette conne ! »

Avec la demi-surprise Fillon à la Primaire des Républicains qui feignent de redécouvrir ce qu'est la droite, un Emmanuel Macron qui bénéficie de l'attrait de la nouveauté et émoustille les ménagères de moins de 50 ans, une gauche institutionnelle plus décrédibilisée et divisée que jamais, un Mélenchon toujours en embuscade, il n'est plus du tout certain que la candidate à la rose bleue sans épines soit assurée d'être au 2nd tour de la Présidentielle. Ce qui, assurément, serait un échec retentissant. Et en entraînerait, de facto, un autre aux élections législatives, et donc un manque à gagner considérable pour un parti qui s'est habitué à se gaver de subventions publiques depuis quelques années.

Nul doute qu'un tel scénario catastrophe entraînerait des règlements de compte sordides auxquels la famille Le Pen a habitué les Français. Mme Marine et Philippot n'hésiteront pas à reprocher à Marion Maréchal-Le Pen de ne pas avoir suivi scrupuleusement leurs dérives gauchistes, et celle-ci aura beau jeu de leur reprocher cette stratégie suicidaire alors même que la population française n'a jamais été aussi sensible aux discours droitiers et radicaux qu'aujourd'hui.

Jusqu'alors, seule une poignée de seconds couteaux ont affiché leur soutien à la nièce. L'aréopage d'opportunistes et de gamellards qui constituent aujourd'hui le gros des cadres au Front National n'a aucune envie de risquer mandats et places au parti dans une énième querelle familiale et encore moins pour des raisons idéologiques.

De plus, les médias, toujours gourmands de guerres intestines au sein de la droite nationale, ne vont pas manquer d'attiser les tensions entre la tante et la nièce. Ne serait-ce qu'indirectement en accordant du temps d'antenne à Marion qui, par sa jeunesse et son physique agréable, ringardise forcément sa tante, bientôt quinquagénaire, au visage fripé et fatigué.

Il y a fort à parier que la curée aura bien lieu, avec perte et fracas. En espérant que l'éviction probable de la petite-fille de Jean-Marie Le Pen soit utile à la reconstruction de la droite nationale française. Car pendant ce temps, la submersion migratoire s'intensifie, l'islamisation de notre société s'accentue dangereusement, la décadence se poursuit, le déclin économique s'accélère, les libertés se réduisent et les Français se sentent, à juste titre, abandonnés.

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mercredi, 24 août 2016

Tribune libre : Islam, terrorisme, complot ? Que d’erreurs d’analyse

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Franck Abed son blog cliquez ici

Je tiens avant toute chose à poser le préalable suivant : le présent article ne vise pas à alimenter le choc des civilisations (1) vu qu’il est déjà bien présent (2), ni à se cacher derrière son petit doigt en ne présentant pas les choses sous l’angle de l’objectivité et de la vérité qui en découle logiquement. Suite à la vague terroriste islamique qui a touché l’Europe, il est malheureusement fréquent de constater que de grossières erreurs d’analyses sont produites et qu’elles empêchent réellement de comprendre les phénomènes auxquels nous sommes confrontés. Cet article a pour but de dénoncer ces fourvoiements et d’apporter de la clarté, là où règne actuellement la confusion.

Je commencerai par établir un parallèle entre l’idéologie nazie et la religion islamique, non pas tant pour les comparer d’un point de vue intellectuel – ce qui n’aurait aucun sens – que pour aborder le traitement médiatique auquel elles sont confrontées. Imaginons quelques instants qu’un individu se réclamant d’Hitler commette des attentats atroces en France. Est-ce que les prétendus experts en terrorisme avanceraient, non sans rire, qu’il convient de ne pas comparer voire de mélanger nazi et nazisme ? Je prends volontairement le nazisme comme outil de comparaison parce que, dans nos sociétés, il représente – à tort – le mal absolu. En effet, dans un débat, il est fréquent que le point Godwin (3) soit atteint par l’un des protagonistes en accusant l’adversaire d’être nazi. Ceci étant dit, remarquons qu’à l’époque où le nazisme existait (1920 à 1945), personne, à ma connaissance, en Allemagne ou ailleurs, ne proclamait à longueur de journée dans les journaux ou à la radio que les premières victimes du nazisme étaient les nazis eux-mêmes… Produire et soutenir ce genre de discours revient à déresponsabiliser l’ensemble des musulmans et à faire d’eux des êtres dénués de bons sens, d’intelligence et de responsabilité. Chacun à le devoir de se former. Grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, aujourd’hui, nul ne peut rester dans l’ignorance, si ce n’est par sa propre volonté ou fainéantise. Ainsi, si un musulman reste musulman, il agit selon ses désirs, et il me semble dangereux de vouloir lui dénier cette action propre. Assurément, les musulmans ne sont ni des robots ni des pantins. Certaines bonnes âmes objecteront qu’il est difficile de quitter l’islam à cause de la coercition sociale très forte, ou peut-être, plus exactement négative, qui existe dans cette grande communauté. Quand naît une volonté, un chemin se dessine. Il ne manque pas d’exemples de musulmans qui quittent l’islam, nonobstant quelques graves difficultés (4).

Après ce rappel salutaire de la responsabilisation des individus quant à leurs choix religieux, il est à mon sens important de rappeler que la vague terroriste qui touche l’Europe depuis les deux dernières décennies ne peut être comparée aux précédentes. Les auteurs des attentats du siècle dernier – de l’extrême gauche à l’extrême droite – contre des personnalités de premier plan (5) ne revendiquaient jamais une religion, mais une idéologie politique. Le terrorisme « italien » des années de plomb, ou « basque » et « irlandais » étaient animés par une cause territoriale, ethnique, politique, mais jamais la religion ne servait de cause première. Le terrorisme islamique n’est pas européen. Qu’on se le dise tout de suite, le terrorisme reste quelque chose d’inhumain et d’atroce d’où qu’il vienne. Cependant, vouloir l’étudier et le comprendre en le prenant pour un terrorisme de souche européenne est une erreur cruciale. L’islam est né en Arabie, largement hors de portée de la civilisation et de la culture européennes. De même, si les initiateurs des attentats sont pour l’écrasante majorité nés en Europe, ils ne sont pas européens au sens strict du terme, ni par la culture, ni par leurs références philosophiques, ni par leurs lectures, leurs musiques et encore moins par leur religion. De fait, c’est une méprise de vouloir appliquer à l’islam une grille de lecture anthropologique mêlant philosophie gréco-romaine et religion catholique, même si, contrairement à ce qu’en disent ses séides et les commentateurs officiels, l’islam est né d’une hérésie chrétienne en opposition avec l’orthodoxie catholique (6).

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vendredi, 12 août 2016

Tribune libre : L’EVOLUTION DU FRONT NATIONAL NOUS INQUIETE…

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FPG militant nationaliste lyonnais

I - En ce mois de juillet 2016, il s’est déroulé à Lyon une séquence politique qui est une illustration quasi-caricaturale d’une involution du Front national. De quoi s’agit-il ? (1).

Du projet d’un institut de civilisation musulmane « à côté » de la grande mosquée de Lyon. Les initiateurs du projet osent prétendre se situer dans la lignée de l’institut du monde arabe de Paris. Or, dans le cadre de la présentation de la civilisation arabe, objet de cet institut, où certes l’islam est majoritaire, celui-ci a pu faire des expositions sur les chrétientés arabes du Moyen-Orient, ce qui est impensable dans le cas d’un institut de civilisation musulmane, d’autant que celle-ci ne se réduit pas au monde arabe avec les ensembles turcs, iraniens, pakistanais et autres…

Le coût du projet est estimé à 6,5 millions d’euros dont seul un tiers serait apporté par la communauté musulmane, c’est-à-dire ici des subventions de l’Algérie et de l’Arabie Saoudite ! Et pour le reste des subventions sont « réclamées » aux différentes collectivités territoriales françaises !

- La Région Auvergne-Rhône-Alpes a refusé une subvention de 1 million d’euros, invoquant le financement de l’Algérie et de l’Arabie Saoudite.

- Le Département du Rhône a refusé de subventionner l’institut à hauteur de 1 million d’euros.

- Ce sont donc les socialistes lyonnais, sous les encouragements de Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, qui vont fournir ces subventions dans le cadre des structures qu’ils contrôlent, la ville de Lyon et la Métropole de Lyon (2), chacune à hauteur de 1 million d’euros, soit 2 millions d’euros en tout.

Contre cette folie, ce sont les militants de Génération Identitaire qui ont manifesté pour alerter l’opinion publique - Honneur à eux – lors du vote au conseil municipal de Lyon le 4 juillet 2016 et lors du vote au conseil de la Métropole de Lyon 11 juillet 2016, manifestations suivies de la répression habituelle du système, perquisitions, garde-à-vue et poursuites judiciaires contre ces courageux militants.

Et qu’en a-t-il été du Front national lyonnais ?

- Lors du vote au conseil du 8° arrondissement de la ville de Lyon où se situe la mosquée de Lyon et où serait prévu de construire le centre islamique (et dans un vote qui n’est à ce niveau que consultatif), l’élu du Front, André Morin s’abstient.

- Lors du vote au conseil municipal de Lyon, l’élu du Front, Christophe Boudot vote contre, ce qui est le minimum.

- Lors du vote au conseil de la Métropole de Lyon, les 2 élus du Front n’ont pas voté contre le projet, car l’un, Christophe Boudot était absent (même pas excusé selon le registre des délibérations du conseil) et n’a pas donné de procurations à l’autre élu, Michel Casola qui lui-même s’est abstenu !

Comment et pourquoi ces militants, expérimentés pour au moins deux d’entre eux, n’ont-ils pas eu le réflexe évident de voter systématiquement contre ce projet détestable ?

Cela, alors même qu’il y a déjà eu un grave précédent au niveau national lors de la récente loi sur l’immigration promulguée le 8 mars 2016. Cette loi qui élargit les conditions d’accès à la nationalité dans un sens plus laxiste, qui facilite le maintien en France de personnes en situation irrégulière, qui rend plus difficile l’expulsion des clandestins, etc…a été votée avec l’absence des 2 élus FN ! (3)

II – Quelles remarques suggèrent ces comportements pour le moins surprenants ?

Que la nouvelle direction du Front national impose un conformisme en phase avec le politiquement correct du Système, avec menaces d’exclusion à la clef. Que cela induit une intimidation et une inhibition des militants, même les plus anciens.

Et cela au nom de la dédiabolisation qui est un concept ambiguë. Car la diabolisation étant une campagne de calomnies et de mensonges de nos ennemis, elle ne cessera jamais vu la mauvaise foi de ceux-ci et leurs puissances dans les relais médiatiques. Si l’on veut dire qu’il faut agir pour que l’opinion publique ne soit plus ou moins influencée par ces mensonges, il faut trouver un autre concept. On ne peut pas s’auto-dédiaboliser car ce n’est pas nous qui sommes responsables de la diabolisation, mais on peut déconstruire des mensonges et avoir une attitude et une pratique qui rendent crédibles cette déconstruction.

Il n’est pas raisonnable que des logiques d’épuration deviennent une méthode de gouvernement du parti. Un parti de militants vit de débats internes, écoute ses militants et il doit y avoir une interaction permanente entre la base et le sommet. Cette pratique du chef qui décide seul et qui exige obéissance ou départ est stérile sur le long terme (...). Notre famille politique ne s’est toujours pas remise de la perte des cadres qui a suivi la purge de 1998-1999 et qui avait abouti à la création du MNR. Et l’échec de celui-ci en 2002 n’avait pas ramené ces cadres qui ont été perdu.

Même un ennemi l’a reconnu : « la radicalité n’empêche pas la démocratie, qu’elle soit interne (propre au groupe), ou externe (du groupe vers la société) ». Un parti est d’abord une communauté militante fondée sur des convictions et une éthique commune, avant d’être le support d’une candidature présidentielle qui doit être elle-même au service d’un projet avant d’être au service d’une personne.

III – Et enfin qu’en est-il encore maintenant des « fondamentaux » du Front national ?

Depuis sa création en 1972, ce qui fonde l’identité politique du Front national, c’est la défense de la France, de son identité et de son indépendance.

La défense de son identité ethnique, plurielle pour la France d’Outre-Mer, européenne pour la France Métropolitaine (avec bien sûr des exceptions individuelles, par naturalisations au mérite, pour les anciens de la Légion Etrangère français par le sang versé, et une exception collective avec les Harkis où là aussi le prix du sang a été payé.

La défense de son identité culturelle, fondée sur la philosophie grecque, le droit romain, la synthèse hélèno-chrétienne du moyen-âge et sur son histoire politique, des Gaulois aux Lumières, de la monarchie à la république.

La défense de son indépendance politique face aux lobbies internes, aux puissances extérieures, et aux logiques supranationales et mondialistes telles que les dérives bruxelloises du projet européen et la politique des Etats-Unis à travers l’Otan ou plus récemment le projet de traité transatlantique.

Actuellement la défense de cette identité ethno-culturelle se traduit concrètement par la lutte contre l’immigration en Métropole de populations étrangères au continent européen, par la lutte contre l’islam en tant qu’idéologie mobilisatrice de la majorité des envahisseurs, et la lutte contre l’islamisation en tant que mise en application politique de cette idéologie religieuse des envahisseurs contre les autochtones, les indigènes européens, (nous quoi !). La lutte contre l’islamisation ne se comprenant que comme une conséquence de la lutte contre l’immigration-invasion, et non pas comme une politique alternative à la lutte contre l’immigration-invasion.

Or sur ces fondamentaux, le nouveau Front national vacille.

Ainsi sur l’évidence démographique du Grand Remplacement, Marine Le Pen est dans le déni. MLP refuse le concept de Grand Remplacement en prétendant que cette expression serait implicitement porteuse d’une théorie du complot, comme si le Grand Remplacement était un phantasme et non le réel, un cruel réel.

En fait, refuser de vouloir abolir les lois liberticides, de promouvoir la préférence nationale, de reconnaître la réalité du Grand Remplacement, c’est refuser de se donner les moyens de penser la Remigration pour la construire et la rendre possible politiquement. C’est refuser de vouloir la décolonisation et la libération nationale de la France. C’est trahir. Sur ces problématiques, nous renvoyons à Philippe Baillet (4) et à Guillaume Faye (5).

L’évolution du Front national nous inquiète…

Notes :

(1) – Pour les éléments factuels, nous nous appuyons ici sur l’excellent dossier publié sur le site fdesouche le 19 juillet 2016.

(2) – Suite à un accord entre deux barons locaux, le centriste Michel Mercier et le socialiste Gérard Collomb, le Département du Rhône a été divisé en deux : un Département du Rhône maintenu et réduit avec 3/4 de la superficie et 1/4 de la population pour les centristes, et pour les socialistes, une Métropole de Lyon (ancienne communauté urbaine de Lyon) composée de la ville de Lyon et de 58 autres communes.

(3) – Cf l’article d'Alexis Théas du 9 mars 2016 dans le figaro.fr

(4) – Philippe Baillet . « L’autre tiers-mondisme, des origines à l’islamisme radical ».Editions Akribéïa. Mai 2016 . Voir le chap. XI. « Lucidité et limites dans le combat contre l’islamisation de l’Europe : de Guillaume Faye le précurseur à Renaud Camus le chantre de la résistance (p.349-389) et particulièrement le paragraphe « Quand le Front National rejette le thème du Grand Remplacement (p.385-387).

(5) – Guillaume Faye. L’article « Marine Le Pen, version 0.2 light » du 15 juillet 2016 sur son site : gfaye.com ; ainsi que l’article du 29 juin 2016: « Immigration : 10 principes de bon sens »

NDLR : lire aussi sur ce sujet la chronique de Robert Spieler dans Rivarol (aout 2016)

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samedi, 09 avril 2016

Le dérapage

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Charles-Henri d'Elloy

Article publié dans le n°42

de la revue Synthèse nationale cliquez ici

Avez-vous remarqué le mot en vogue chez les ayatollahs du prêt-à-penser ? Ce mot si commode pour désigner vaguement ce qui déplait à la doxa officielle ? C’est le « dérapage ». Si par malheur, un journaliste, un politique, un écrivain ou une personnalité ayant droit de s’exprimer dans les gros media s’écarte, ne serait-ce que légèrement, de l’évangile selon sainte Marianne, version XXIe siècle, il y aura toujours un autre journaliste, un politique, ou une autre personnalité labellisée « république-Fraternelle, trois points fr » pour dire du premier qu’il a commis un « dérapage ». Le dérapage est au langage officiel ce que l’exilé fiscal est à l’administration. Il y a quelque chose d’infâmant. C’est comme si l’on avait lâché un pet dans l’ascenseur où se trouve un patron du Cac 40.

Le simple fait d’être convaincu de dérapage permet à votre procureur de ne vous opposer aucun argument et aucune pensée de fond. Ne cherchez pas à vous justifier… Si vous avez dérapé, c’est que vous l’avez cherché, c’est que vous n’avez pas compris le code de la pensée autorisée, ou pire, que vous l’avez délibérément ignoré ! La voie est pourtant suffisamment balisée pour ne pas s’en écarter. D’un côté les ligues de vertus et de l’autre la 17e chambre correctionnelle.

Le dérapage n’a cependant pas le même retentissement et les mêmes conséquences selon que vous dérapiez à gauche ou à droite. Par exemple, si vous êtes un grand bourgeois bien en cours (1), et que vous lancez sur un réseau social une affirmation du style « je ne pleurerais pas si une bombe éclate au milieu d’une manifestation contre le mariage homosexuel», votre dérapage sera considéré au pire comme une maladresse inopportune, et au mieux comme une galéjade témoignant de la liberté d’expression qui prévaut dans les media. À l’inverse, si vous êtes une femme politique classée à droite (2), même si cette « droite » n’est qu’un leurre, issue d’un milieu populaire, et que vous répétez à la télévision une évidence dite par le général De Gaulle, à savoir que : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne », votre dérapage sera considéré comme intolérable par la doxa patentée et discutable par vos prétendus amis politiques.

Moralité : si vous perdez le contrôle de votre pensée, dérapez plutôt à gauche qu’à droite, ça fait moins mal.

Notes

(1) Pierre BERGÉ 27 mars 2013 dans un tweet.

(2) Nadine MORANO 26 sept. 2015. Télévision « On n’est pas couché »

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lundi, 08 février 2016

La FNSEA en réalité :

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lundi, 14 décembre 2015

Elections régionales : la réaction de Riposte laïque

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Crétin, tu as encore voté pour eux ! Riposte laïque cliquez ici

Même si leurs communicants, sans lesquels ils ne font rien, leur ont dit qu’il ne fallait pas exulter ce soir sur les plateaux de télévision, ils pavoisent. Marine et Marion ont été battues et c’est surtout cela qui comptait pour eux. Encore pire, ils vont se partager les treize régions, le FN est battu partout. Ils racontent que grâce à eux, la République a été sauvée et que le fascisme n’est pas passé. Et s’ils peuvent ainsi mentir aussi grossièrement aux Français, avec succès, c’est de ta faute, crétin qui as voté pour eux, ou t’es abstenu !

Ils interdisent tout débat démocratique en nazifiant la discussion. Si nous étions encore dans un pays normal, il serait possible d’aborder l’opportunité de l’Union européenne, en tirant le bilan de la politique menée par Juncker et les siens, des résultats de l’euro, et de ses conséquences dans les pays où il s’impose. Nous pourrions également disserter sereinement sur l’opportunité d’une immigration, dans des pays où le chômage de masse progresse chaque mois et où elle se cumule avec la montée du communautarisme. Le débat ne serait pas tabou quant à la réalité de l’islamisation de pays et la compatibilité de ce dogme avec nos principes laïques, républicains et féministes. Mais ils ont décidé d’interdire ce débat entre mondialistes et souverainistes, et de le réduire à la seule question d’un prétendu barrage républicain, destiné à empêcher le Front national, qui représente un électeur sur trois, d’avoir des élus. Si cette stratégie a encore fonctionné ce soir, c’est de ta faute, imbécile !

Depuis une semaine, nous subissons un véritable bombardement médiatique. Les plateaux de télévision sont envahis par des ministres haineux, Manuel Valls en tête, qui, oubliant qu’ils sont les représentants de la France dans son ensemble, se comportent en vulgaires porte-parole du Parti socialiste, et racontent aux Français que la République est en danger et qu’il faut faire barrage à une prétendue extrême droite. Les socialauds ont même été jusqu’à retirer leurs candidats, dans le Nord et la région Paca, pour faire battre Marine et Marion, et ont excommunié Jean-Pierre Masseret, qui, dans l’Est, a décidé de se maintenir, face à Florian Philippot. Toute honte bue, ils ont refait l’énorme manipulation du 21 avril 2002, de la mort de Clément Méric et de « Je suis Charlie ». Et cette fois, cela a encore marché. C’est de ta faute, connard d’électeur UMPS !

Depuis trente ans, notre pays est submergé par l’invasion migratoire. Depuis trente ans, les musulmans les plus radicaux islamisent notre France, rongent notre laïcité, pour le plus grand bonheur de prétendus modérés qui sont ravis que les extrémistes fassent progresser leur dogme. Nos compatriotes sont victimes d’une guerre quotidienne de conquête, qui a le visage du voile islamique, des djellabas, des kamis, des mosquées, du halal, du ramadan, des revendications communautaristes. Cela n’est que la méthode « soft ». Depuis les années 1986, notre France, et nos compatriotes, subissent des attentats, mais surtout une guerre quotidienne, qui passe par des insultes, des intimidations, des agressions, des viols, des meurtres, avec une accélération spectaculaire, depuis la création de l’Etat islamique. Notre pays vient de connaître, en trois ans, avec les assassinats de Merah, de Charlie Hebdo, la décapitation d’Hervé Cornara, puis le Bataclan, pas moins de 155 assassinats. Et systématiquement, une horde d’islamo-collabos, se comportant en complices de l’agresseur, intime l’ordre à nos compatriotes de ne pas stigmatiser la religion des assassins, alors que dès qu’un Clément Méric est victime d’une bagarre et meurt accidentellement, tous nomment, sans vergogne, l’extrême droite. Nos dirigeants, qu’ils soient à l’UMP ou au PS, sont financés par le Qatar et l’Arabie saoudite, et tu as encore voté pour eux, au nom d’un prétendu barrage républicain, contre les seuls capables, pour reprendre la formule du blogueur algérien Aldo Stérone, de remonter le pantalon des Français. Sur internet, tu as tous les moyens de voir la réalité et tu ne t’en sers pas. Ces traitres vont diriger nos régions, et c’est de ta faute, couillon !

Ils t’ont lobotomisé, ils t’ont émasculé, ils t’ont manipulé, ils t’ont dépossédé de ton pays, de son histoire, de sa culture, de sa civilisation. Ils t’ont imposé la repentance, la honte de toi, la culture de l’excuse. Ils ont nié l’apport de la France à l’humanité. Ils t’ont interdit d’aimer ton pays. Ils ont livré tes enfants et petits-enfants à des barbares qui prennent plaisir à les humilier, à les racketter, à leur faire raser les murs pour mieux les transformer en dhimmis. Ils t’ont contraint à baisser les yeux pour survivre, dans des zones où tu n’entends plus parler ta langue, et où tu as l’impression d’avoir changé de continent. Ils t’ont forcé à t’équiper de digicodes, d’alarmes et de fermer systématiquement ta maison. Ta femme n’ose plus prendre les transports en commun le soir, et quand elle ne peut pas faire autrement, elle a peur, et toi aussi. Ils ont nié ton mal-être quotidien, ils ont dit que, sous l’influence de l’extrême droite, tu vivais un sentiment d’insécurité, alors que, dans les faits, tout allait bien ! Ils s’en foutent que ta cave soit régulièrement visitée, que tu doives demander pardon en baissant les yeux pour monter tes étages à pied et enjamber des dealers qui tiennent les murs, que ta voiture crame de temps en temps, que tu ne puisses pas dormir à cause des rodéos, eux, ils vivent dans les beaux quartiers, et le vivre ensemble qu’ils prônent, c’est pour les pauvres cons comme toi. Pauvre con, car tu votes encore pour eux, ou tu t’abstiens, ce qui revient à les laisser en place.

Et comme si cela ne suffisait pas, avec les attentats de Charlie Hebdo, comme si les islamistes ne faisaient pas suffisamment de dégâts dans notre pays, ils t’ont infligé un renfort de leur cinquième colonne, en t’imposant ceux qui ont d’abord été appelés des migrants, avant de les nommer « réfugiés », et qui n’étaient que des clandestins, majoritairement hommes seuls entre vingt et quarante ans, presque tous musulmans. Et comme les périphéries urbaines étaient surchargées et que Calais comptait dix mille clandos construisant une ville dans la ville, imposant une terreur quotidienne à la population locale, ils ont décidé que la France rurale allait profiter des joies du « vivre ensemble », qu’ils imposent à de plus en plus de Français, mais dont ils se préservent. Et, localement, il y a des élus collabos et des associations gavées de ces subventions payées avec tes impôts qui les accueillent, quand elles laissaient crever nos SDF et nos mal-logés. Et toi, tu les as laissés en place, en votant pour eux, ou en t’abstenant. C’est de ta faute, ahuri !

Pendant une semaine, ils sont tous montés au créneau, pour te forcer à faire barrage à la seule alternative qui menace leurs privilèges, les patriotes, et le FN. On les a tous vus, ministres glapissant leur haine et leurs frousses, journaleux d’Etat défendant le bifteck, patrons exigeant leurs clandestins pour les payer moins chers, syndicats mythifiant un nouveau prolétariat de chômeurs assistés, associations parasitaires défendant leurs subventions, parents d’élèves endoctrinés, enseignants masochistes, magistrats pourris, curés et évêques crachant sur le calvaire des chrétiens d’Orient, francs-maçons dégénérés, rabbins crétins, féministes fantasmant sur le voile islamique, tous les traitres à la France se sont mobilisés pour défendre leurs privilèges et cracher sur le FN, qu’ils qualifient d’extrême droite, alors que les vrais fascistes, ce sont eux. Et tu as gobé tout cela, espèce de blaireau !

Ils s’en foutent de toi, ils t’ont sacrifié, tu n’existes plus pour eux, sauf pour payer et nourrir la caste politicienne, ses complices, et tous les nouveaux venus qui ne cotiseront jamais, mais vivront de ton travail, si tu arrives à le conserver. Ils ont décidé d’accélérer ton remplacement, tu ne fais plus partie de l’Histoire telle qu’ils la conçoivent. Les Gaulois, pour eux, c’est terminé, place aux citoyens du Monde. La France, c’est fini, place à un monde sans frontières, au mondialisme et au multiculturalisme. Même les blancs, ta couleur de peau, ils n’en veulent plus, ils exigent l’Homme nouveau, forcément métissé. Ton histoire, mélange de Grèce, de Rome, de Celtes, de Germains, de catholicisme, de nos Rois, de la Révolution, ils n’en veulent plus, ils te convainquent dans les manuels scolaires que l’islam, ce dogme criminel et assassin, fait partie de ton histoire. Ils arrivent même à t’expliquer que ce sont les étrangers musulmans qui ont construit la France et que, sans eux, l’Allemagne aurait triomphé. Et, toi, devenu un consommateur décérébré, tout ce que tu as compris de ces derniers jours, c’est que grâce à ce traitre de Hollande et son Cop 21, la planète était sauvée, et que la France du football avait eu un bon tirage, et que peut-être elle serait championne d’Europe dans quelques mois. Et tu pries pour que la racaille Benzema puisse rejouer avec les Bleus. Tu t’en fous que dans quelques jours, peut-être quelques semaines, peut-être quelques mois, mais pas davantage, des familles pleurent de nouveaux décapités, de nouvelles victimes d’attentats-suicides ou de bombes dans les transports en commun. Tu t’en fous tant que cela ne te touche pas. Et même si cela te touchait, tu serais assez con pour aller saluer Hollande et Valls, sans comprendre que ce sont les obligés de ceux qui assassinent les tiens. Et tu as été assez con pour t’abstenir, ou pour voter pour eux, ou pour Sarkozy. Casse-toi, pauvre con, tu me dégoûtes !

Ecoute au moins ce que raconte Philippe de Villiers, écoute au moins ce que disent Marine Le Pen, sa prometteuse nièce Marion, Eric Zemmour, Robert Ménard, et tous ceux qui essaient de transmettre aux générations futures leur amour de la France et d’ouvrir les yeux de nos compatriotes. On ne te demande pas d’être d’accord avec tout, mais d’essayer de comprendre ce qui se passe, et quelles sont les priorités. Ecoute ce que disent les apostats de l’islam, qui essaient de t’alerter sur la réalité de ce dogme conquérant et barbare, qui rêve d’imposer ses lois à ton pays qui est le nôtre. Ecoute ce que dit Cyril, une des victimes des attentats du Bataclan, qui lui, est toujours à l’hôpital, et rêve de se venger de ceux qui ont pourri sa vie, en les tuant. C’est quand même autre chose que les bisounours et leurs bougies qui roulent des pelles au musulman de service quand il leur fait le coup de sa religion d’amour et de paix…

Montre-nous au moins une fois dans ta vie qu’il reste en toi du sang de Gaulois, et que tu es autre chose qu’un minable soumis qui se laisse enfler et envahir par l’ennemi, en disant merci et en continuant de voter pour nos fossoyeurs.

Sinon, crève, on fera sans toi.

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Elections régionales : après le second tour, un communiqué de Thomas Joly

Thomas Joly PdF.jpgThomas Joly,

Secrétaire général du

Parti de la France

Son blog cliquez là

Si le Système a été ébranlé au 1er tour par un vote massif de rejet de ceux qui se partagent le pouvoir depuis des décennies et par une abstention massive de Français qui ne se reconnaissent plus dans l'offre électorale actuelle, il est tout de même parvenu à ressusciter le Frankenstein putréfié qu'est le « Front républicain » pour le second tour. Douchant ainsi les espoirs des Français lucides et les ambitions du Front Phillipot-mariniste.

Même si les scores élevés du néo-FN sont un bon indicateur de la capacité de résistance électorale du peuple français, la fameuse « dédiabolisation » - crédo obsessionnel de Marine Le Pen - a ici montré toutes ses limites. En effet, malgré tous les reniements idéologiques, toutes les reptations devant les lobbies dominants, l'épuration méthodique des cadres historiques de son parti pour les remplacer par des arrivistes issus du Système, nous avons eu droit à un entre-deux tours rappelant l'hystérie collective de 2002, où tous les parasites hors-sol de notre société (médias, associations, show-bizz, etc) ont mobilisé l'électorat pour « sauver la République ». Et ça a marché, une nouvelle fois.

De plus, il serait intéressant de connaître la part de mobilisation de la 5e colonne musulmane, toujours apte à se déplacer pour voter au mieux de ses intérêts ; en attendant bien sûr de présenter un jour prochain ses propres candidats.

Dans les conditions les plus « favorables » (chômage de masse, crise des migrants, attentats), le néo-FN n'est pas parvenu à obtenir une majorité électorale dans ne serait-ce qu'une seule région. Ce qui, au final, annonce un avenir difficile pour tous les défenseurs de la France française qui doivent, en plus de combattre l'invasion et l'oligarchie au pouvoir, encore éveiller bien des Français qui, inconsciemment espérons-le, creusent aujourd'hui leur propre tombe.

C'est pourquoi, plutôt que de se fourvoyer dans l'escroquerie politique qu'est devenue l'écurie électorale de Madame Le Pen et de son clan, j'invite les Français non-reniés à rejoindre l'action politique du Parti de la France qui, au-delà de toute considération électorale, continuera de dire la vérité, de défendre sans aucune concession nos valeurs de civilisation française et européenne, notre identité nationale et notre droit à vivre dans une France française, protégée et respectée.

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dimanche, 15 novembre 2015

Le récent à prévoir : réflexions sur la fusillade parisienne et ses suites

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Julien Rochedy cliquez ici

Je réagis à chaud, presque hâtivement, mais je crois qu'il va falloir habituer ses nerfs et son cerveau à réagir de la sorte, car les événements vont désormais s'accélérer. Le temps des longues réflexions et des points de vue distants sont des luxes de temps de paix.

Je ne reviendrai pas sur le choc émotionnel et moral de ces attentats. D'une parce qu'il est évident, de deux parce qu'il ne sert à rien, et de trois, surtout, parce que je n'ai pas envie de faire plaisir aux sectateurs de l'Islam le plus violent, qui salivent comme des chiens à l'idée qu'ils aient pu nous choquer ou nous traumatiser.

C'est dur, c'est horrible, ça fait mal : ça s'appelle l'Histoire qui revient.

L'ennemi de l'intérieur

Hormis quelques (un seul ?) terroristes qui risquent bien d'être l'un de ces doux et gentils réfugiés qui venaient s'échouer en Grèce, la plupart d'entre eux semblent bien être de nationalité française, ou, tout du moins, d'avoir été aidés par des réseaux Français (et Belges).

Ce constat marque la quasi-inutilité de la fermeture des frontières décidée par François Hollande, mais elle appuie surtout sur la caractère illusoire du principe des nationalités dans l'Europe occidentale actuelle. En particulier, je fais référence à la nationalité française. Celle-ci, ayant été distribuée sans prudence et sans ménagement depuis déjà quarante ans, est absolument démonétisée. Elle ne garantie plus rien. Elle ne signifie plus rien. Des populations différentes, voire antagonistes, peuvent désormais avoir la même nationalité. Dans ce cas de figure, les éléments constitutifs de l'identité devront, demain, être cherchés ailleurs. Ces éléments seuls font naître et garantissent des morphologies politiques. Ou dirai-je : des communautés politiques.

De ce que je sais et de ce que je vois, si Paris, dans son intelligentsia, ne veut pas prendre la mesure d'un tel bouleversement et tentera de le nier (y compris les partis nationalistes du type Front National), les populations, elles, s'en aperçoivent. C'est déjà trop tard, les populations de nationalité française ne formeront plus jamais une communauté « une et indivisible ». Nous sommes désormais plusieurs et divisés, et nous allons devoir vivre ainsi pendant au moins plusieurs décennies.

La rencontre qui n'aura pas lieu

Acte 1

Dans un premier temps, la population va vouloir faire corps avec son État. Par peur, elle va naturellement se tourner vers lui, et lui demander de prendre des mesures puissantes, d'être plus fort, quitte même à ce que ça lui coûte sur le plan de ses libertés, déjà fortement réduites de toutes façons.

Comportement classique de toute population qui a peur. Élément renforcé, de surcroît, du fait que la population en question soit Française, c'est à dire absolument habituée à devoir tout à l’État, et à attendre tout de lui.

Acte 2, concomitant

L’État va prendre des « mesures », mais il ne maîtrise déjà plus rien. Ses forces sont trop faibles pour faire face à des populations hostiles en son propre sein. Car, en terme de terrorisme, nous nous exposons encore à deux choses : d'abord, des actes prévus et planifiés comme celui auquel nous avons été confrontés hier (13.11.15), qui ne vont pas s'arrêter de sitôt tant que le Moyen-Orient sera une poudrière ; ensuite, à des actes isolés de jeunes musulmans (comme ce fut le cas à Grenoble avec la tête coupée au mois de juin) qui fantasment l’État islamique. Ceux là sont très nombreux (1).  

Je sais, de sources policière proches (et très haut gradés), que les effectifs sont en sous-nombre et que le renseignement est défaillant. Mais sans même parler de logistique, l’État est désarmé idéologiquement pour faire face : il lui faudrait une énergie, d'autres idées, et, oserai-je, une violence, qu'il n'a pas, qu'il n'a plus.

Pire encore, en vertu de son logiciel, et comme c'est le cas pour tous les États défaillants et déjà morts dans l'Histoire, toutes les mesures qu'il prendra ne feront qu'aggraver le mal. Un seul exemple, bien qu'il y en aurait des dizaines : bêtement, il va s'en prendre au trafic d'armes. Mais comme il ne maîtrise plus les banlieues depuis longtemps, qu'il a ouvert ses frontières et qu'il est la proie de mille corruptions, tout ce qu'il pourra faire sera d'empêcher les Français (pas au sens de la carte d'identité, n'est-ce pas) de posséder des armes. De fait, il désarmera des gens qui seront pourtant de plus en plus dans la détresse. Pareillement, il continuera de tenter de désarmer les gens idéologiquement (propagande pour le vivre-ensemble, pas d'amalgames, etc.).

Acte 3

De fait, la rencontre entre la peur de la population et un État fort qui sera capable de la protéger, n'aura pas lieu. La première, turbide, existe. Le deuxième, et on le verra, n'est déjà plus qu'une fiction.

Épilogue

Comme à la fin de l'Empire romain et le haut moyen-âge, les gens vont commencer à se détourner des institutions pour tenter de s'organiser d'eux-mêmes. Le monde nouveau commencera : celui d'un monde en grappes.

Vous avez la le thème de l'essai que j'écris actuellement, puisqu'on me le demande souvent.

Résultat : encore une fois, prenons acte du monde qui décède sous nos yeux et entrons vite dans le suivant. Tout le reste n'est que dilatoire.

(1) J'ai moi-même été saisi par le nombre de racailles qui ont une très bonne opinion de leurs « frères » musulmans qui se battent en Orient. Au mois de juillet, j'ai même corrigé (et il a douillé...) un arabe qui, après s'être pris un vent par une jeune fille, la menaçait de lui « couper la tête » comme le font « ses frères ». Ces anecdotes ne manquent pas.   

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mardi, 10 novembre 2015

Plaidoyer pour le rétablissement de la peine de mort

images.jpgDr Bernard Plouvier

Le 15 octobre 2015, un petit garçon d’âge pré-pubère a été poignardé par un psychotique dans une cité lorraine. Au-delà de l’actualité et des réactions de colère & d’indignations qu’elle génère, il convient de réfléchir à un grave problème de société pour lequel le « peuple souverain » de France (et d’autres pays, d’ailleurs) n’a jamais été consulté : l’invraisemblable stupidité de l’abolition de la peine de mort.

Pour un médecin de ma génération (né en 1949, je suis entré dans les hôpitaux vingt ans plus tard comme externe, pour les quitter, en 2011), il est devenu monnaie courante de voir sortir d’hôpital psychiatrique des fous dangereux (des psychotiques délirants et/ou agressifs, des sociopathes et les psychopathes violents), nantis de l’étiquette : « équilibrés ». De fait, à l’heure des antipsychotiques, tout malade chez lequel un diagnostic a été posé suffisamment tôt peut être stabilisé par son traitement… à condition qu’il soit régulièrement pris et c’est là que le bât blesse.

Le psychotique de forte conscience morale (ou éthique, comme on voudra) prend son traitement, à la fois parce qu’il se sent mieux avec lui que sans, même s’il endure d’inévitables effets secondaires, et parce qu’il ne veut pas ou plus nuire à autrui (ses proches, ses collègues de travail, etc.). Le psychopathe violent (tous ne le sont pas), le sociopathe, le psychotique dépourvu de conscience sociale abandonnent vite leur traitement, parce que cela leur plait de terroriser autrui, de faire mal, de blesser physiquement ou moralement. Tous les médecins le savent, mais nul dans le monde merveilleux des politiciens ne demande l’avis des vrais praticiens, se contentant de celui, inexpert, des médicastres de secte, de parti ou de boudoir.

Depuis l'antiquité, on admet dans toute civilisation orientée vers le « Bien commun », à la fois la légitime défense de qui est réellement et immédiatement menacé dans sa vie et l’adage « œil pour œil, dent pour dent », ce principe du talion pouvant être généralisé en : vie pour vie.

On se moque des éjaculations verbales des avocats sur la non-exemplarité de la peine de mort et pour une excellente raison : aucune étude scientifique n’a jamais été réalisée sur le sujet. Bien au contraire, de nombreuses études éthologiques et sociologiques (notamment celles menées sur des jumeaux éduqués séparément) ont démontré l’innéité – pour au moins 80% - de la genèse des comportements animaux (dont ceux des humains)… donc le risque, génétiquement commandé, de la récidive chez les assassins et les violeurs, après leur libération de prison, souvent anticipée pour raison de « bonne conduite ».

L’ego surdimensionné, les professions de foi de pénalistes vexés par la condamnation à mort d’un de leurs clients (et par la mauvaise publicité qu’ils en ont ressentie) ne pèsent rien, absolument rien, en comparaison de vies d’innocents gâchées par des fous criminels, des pervers dangereux (tels les violeurs-assassins), des grossiums du trafic de stupéfiants, des criminels par fanatisme religieux ou politique.

On se moque d’une possible « rééducation », en réalité illusoire du fait de leur génétique défavorable, des assassins, violeurs, fanatiques dangereux, sociopathes etc. La peine de mort a pour but d’éliminer la pire des bêtes féroces : l’homme génétiquement programmé pour assouvir ses pulsions criminelles.

Il ne faut plus s’intéresser au débat stérile sur l’exemplarité de la peine de mort, ou au dogme antique, mais hautement périlleux pour la société, de l’irresponsabilité des « fous ». En période d’absurde expansion démographique, éliminer les grands criminels, c’est une mesure de salubrité publique, soit ce qu’en d’autres temps on eût dénommé une « mesure de Salut public ».

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mardi, 04 août 2015

C'est de cette façon qu'en juillet 1962 on traita les rapatriés d'Algérie

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Manuel Gomez

26 juillet 1962, le maire de Marseille, le socialiste Gaston Defferre, accorde une interview au quotidien Paris-Presse l’Intransigeant. Sujet : l’arrivée massive des rapatriés d’Algérie.

53 ans plus tard, il m’apparaît comme instructif, pour les générations qui n’ont pas connu, ou mal connu, ces événements tragiques, de faire souvenir de quelle manière ont été accueillis ces Français lors de leur arrivée, contre leur gré et emportés par le vent de l’Histoire, dans leur pays, leur patrie, la France.

Le « bafouilleur marseillais », Gaston Defferre, ne se prive guère de donner son avis : « Ils fuient. Tant pis ! En tout cas, je ne les recevrai pas ici. D’ailleurs, nous n’avons pas de place. Rien n’est prêt. Qu’ils aillent se faire pendre où ils voudront ! En aucun cas et aucun prix je ne veux des pieds-noirs à Marseille. »

À la question « Voyez-vous une solution aux problèmes des rapatriés à Marseille ? », il répond : « Oui, qu’ils quittent Marseille en vitesse ; qu’ils essaient de se réadapter ailleurs et tout ira pour le mieux. »

Mais Gaston Defferre n’est pas un cas isolé.

Un sondage IFOP début juillet indique que 62 % des métropolitains refusent toute idée de sacrifice à l’égard des Français d’Algérie.

Voici d’ailleurs un rapport découvert lors de l’ouverture des archives : « Les Français d’Algérie qui débarquent en métropole font l’objet d’une froide indifférence, ou même d’appréhensions. On ne les connaît pas. On ne sait d’où ils viennent ni si ils sont “vraiment” français. Jugés premiers responsables du conflit qui vient de se terminer et qui a coûté la vie de trop nombreux soldats métropolitains, ils ne semblent pas “mériter” que l’on porte sur eux le regard compatissant que beaucoup espèrent. »

Conseil des ministres du 18 juillet 62, Louis Joxe s’exclame : « Les pieds-noirs vont inoculer le fascisme en France. Dans beaucoup de cas, il n’est pas souhaitable qu’ils retournent en Algérie ni qu’ils s’installent en France. Il vaudrait mieux qu’ils aillent en Argentine, au Brésil ou en Australie. »

Pompidou, Premier ministre, appuie cette idée : « Pourquoi ne pas demander aux Affaires étrangères de proposer des immigrants aux pays d’Amérique du Sud ou à l’Australie ? Ils représenteraient la France et la culture française. »

De Gaulle : « Mais non ! Plutôt en Nouvelle-Calédonie ! Ou bien en Guyane, qui est sous peuplée et où on demande des défricheurs et des pionniers ! »

Le 22 juillet 1962, Gaston Defferre poursuit ses anathèmes sur Paris-Presse : « Français d’Algérie, allez vous faire réadapter ailleurs. Il faut les pendre, les fusiller, les rejeter à la mer… Jamais je ne les recevrai dans ma cité. »

Dans le centre de Marseille, une inscription sur un grand panneau : « Les pieds-noirs à la mer. »

À l’aéroport d’Orly, la direction interdit aux pieds-noirs d’emprunter l’escalier mécanique parce qu’elle estime que leurs valises et leurs ballots volumineux sont une gêne pour les autres voyageurs.

Pas l’once d’une compassion parmi les responsables politiques français: « L’intérêt de la France a cessé de se confondre avec celui des pieds-noirs », dit froidement de Gaulle, le 4 mai 1962, en Conseil des ministres.

Un autre jour, à Peyrefitte qui lui expose « le spectacle de ces rapatriés hagards, de ces enfants dont les yeux reflètent encore l’épouvante des violences auxquelles ils ont assisté, de ces vieilles personnes qui ont perdu leurs repères, de ces harkis agglomérés sous des tentes, qui restent hébétés… », le Général répond sèchement : « N’essayez pas de m’apitoyer ! »

Parlant d’Edmond Jouhaud, l’un des généraux putschistes du 13 mai 1958 : « Ce n’est pas un Français, comme vous et moi, c’est un pied-noir. »

Voilà, tout est dit. Ceux qui ne savaient pas le savent à présent. Quant à ceux qui n’ont jamais voulu savoir, qu’ils croupissent dans leur ignorance.

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vendredi, 26 juin 2015

Les taxis aux Français !

Thomas-Joly-secrétaire-général-du-Parti-de-la-France-749x749.jpgThomas Joly

Secrétaire général du

Parti de la France

Le conflit social à propos des taxis et de leurs concurrents d'UberPop déchaîne les passions depuis quelques jours. Remettons-nous dans le contexte.

D'un côté, des chauffeurs de taxis excédés qui doivent payer une licence exorbitante, qui sont taxés à 60 % sur leurs bénéfices et qui pratiquent de ce fait des tarifs prohibitifs pour un service dont la qualité laisse fortement à désirer.

De l'autre, l'application UberPop qui permet à des particuliers de se transformer en chauffeurs de taxis sans payer ni taxe ni licence, et donc de casser les prix.

Enfin, un gouvernement totalement à la ramasse qui cherche à maintenir un système de prélèvement fiscal quasi-soviétique dans une Union Européenne acquise au marché mondial dérégulé, qui n'applique pas la loi à l'égard des chauffeurs UberPop, comme pour les clandestins entrés illégalement sur notre territoire qui ne sont jamais expulsés.

Cela aboutit donc à des scènes surréalistes de chauffeurs de taxis afro-maghrébins qui agressent d'autres coreligionnaires au milieu de voitures renversées et de pneus qui brûlent en plein Paris.

Tout d'abord, il faut faire un choix, soit on déréglemente complètement la profession et on laisse se développer la concurrence sauvage (plus de licences, plus de taxes, plus de normes), soit on interdit UberPop en appliquant réellement les sanctions encourues. Car je peux comprendre que le consommateur soit ravi de ce concept moins onéreux, mais dans ce cas, autorisons la vente de tous les produits à la sauvette, déréglementons toutes les professions libérales (des Uber Médecins, des Uber Avocats) voire les services publics (des Uber Policiers, des Uber Magistrats), tant qu'on y est !

La priorité est d'abord de refranciser la profession de taxi qui semble être devenue dans les grandes villes un métier exclusivement accaparé par étrangers (dans lesquels je compte les Français de papiers). Nul doute que la qualité du service s'en ressentirait et que nos compatriotes utiliseraient plus souvent ce mode de transport - comme ils fréquenteraient plus volontiers les transports en commun s'ils étaient mieux sécurisés et moins cosmopolites. Encore plus si l'État cessait de vampiriser les professions libérales pour maintenir l'assistanat social de toute la misère du monde et des Français « cassocialisés » par notre système aberrant.

Vaste programme donc (et applicable à toute l'économie nationale), mais encore une fois, la colonisation migratoire, le socialisme d'État et le mondialisme économique sont au cœur du problème...

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mardi, 12 mai 2015

Tribune libre : C’EST L’HEURE DE CREER L’ALTERNATIVE NATIONALISTE, PATRIOTIQUE ET IDENTITAIRE

3912090810.2.jpgJean-Claude Rolinat

Elu local en Seine-et-Marne

Il faut se rendre à l’évidence, le néo FN a la couleur du Front national, le gout  du  Front national, mais ce n’est plus le Front national.  Est-ce à dire que les « pu-putschistes » de 1998 avaient tort et que la deuxième scission emmenée par Carl Lang après celle de Bruno Mégret était mal venue ? En fait ces deux tentatives de rénovation de la maison Front, en apparence contradictoires, répondaient à un  seul et même but : conserver intacts nos fondamentaux, même « sémantiquement ripolinés ». Jean-Marie Le Pen dans le premier cas de figure, s’enfermait dans une fuite en avant isolationniste et provocatrice et, dans le second, favorisait scandaleusement une « partitocratie héréditaire ». On voit aujourd’hui où tout cela nous a mené : à la main mise d’une étrange caste venue d’ailleurs sur le principal parti d’opposition au système ou considéré  comme tel, et à l’éviction pure et simple de son fondateur et encore – pour combien de temps ? – Président d’honneur.

Cette sorte de mise à mort politique de Jean-Marie Le Pen, le système en a rêvé, sa fille l’a fait ! Au-delà du feuilleton familial qui réunit tous les ingrédients d’un bon film politico-dramatique, quel regard  pouvons-nous porter sur cette affaire, nous qui sommes restés, tout de même, des « soldats politiques » ?

Au-delà du triste constat d’une profonde rupture entre un père et une fille – « on est jamais trahi que par les siens » comme l’a dit le Président Le Pen, je crois, dans l’interview « cataclysmique » accordée à RIVAROL, il semble que les hiérarques du néo Front national jettent sans hésitation « le bébé –un bébé de 86/87 ans tout de même ! – avec l’eau du bain », sans égards, sans remords, sans reconnaissance pour services rendus. Il est vrai qu’en 1998, les scissionnistes que nous étions considérions que Jean-Marie Le Pen était « un boulet » et non plus une « locomotive »… Mais la donne a changé. Tel un cheval de Troie, l’ennemi, à tout le moins l’adversaire, s’est infiltré dans la place, il influence toutes les décisions stratégiques et programmatiques. Même si Le Pen se trompe en qualifiant de « détail » le sujet tragique et sensible des camps de la mort nazis – le mot n’est pas adapté, car aucun génocide ne peut être être qualifié de « point de  détail », aucun ! – le reste de ses propos n’a rien de scandaleux, en tout cas pas pour nous, qui demeurons fidèles à notre France française au cœur d’une civilisation européenne millénaire.

Si le FN devient aujourd’hui une sorte de « RPR » bis un peu plus musclé, sans nos références culturelles et historiques traditionnelles, il est temps de constituer une organisation alternative rassemblant nationaux, nationalistes et autres identitaires sur la base d’une plateforme commune, car ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise.

La patrie est en danger. J’espère que mes camarades et amis du MNR, du PDF et au-delà, sont conscients qu’une fenêtre s’ouvre dans le paysage politique à la droite d’un FN très, très recentré.

Dans un esprit œcuménique, constatant la montée en puissance électorale du Front national dans mon secteur, le sud de la Seine-et-Marne, alors que ses forces militantes étaient invisibles, j’avais proposé comme élu local, de donner « un coup de pouce », des conseils, de servir – un peu – de poisson pilote dans mon coin. J’ai enregistré pour toute réponse, un silence méprisant et assourdissant.

La prochaine échéance régionale peut nous donner l’occasion à titre expérimental, de tester notre force électorale. Compte-tenu des moyens financiers et des efforts militants à fournir, une seule région test pourrait être investie. Je lance ce modeste appel à nos leaders naturels. Pierre Vial, ici même cliquez ici, avait exprimé avec brio un tel sentiment d’unité. Et, comble d’un retournement digne d’un bon film à suspense, « Le Menhir » pourrait même apparaitre d’une façon, disons… subliminale  car, en dépit et malgré ses foucades provocatrices ne serait-il pas, pour paraphraser Jacques Chirac à propos de Juppé, « le meilleur d’entre nous » ?

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vendredi, 27 mars 2015

Une dictature soft : la démocratie

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mercredi, 21 janvier 2015

Je suis Zentropa

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J’ai toujours cherché à identifier et à combattre les causes plutôt que de me lamenter des conséquences…

Je n’ai pas attendu d’avoir peur de prendre le métro pour m’intéresser à la chose publique et à l’intérêt général….

Je ne confonds pas la charité chrétienne et la niaiserie masochiste…

Je fonctionne à l’amour et à la raison, pas à la haine et à la réaction…

Je suis radical, pas extrémiste…

Je vis mes convictions au quotidien, à l’aune de principes, pas de temps à autre, au hasard des faits divers…

Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis…

Mes slogans sont des idées, pas des concepts publicitaires…

Ma détestation des flics ne dépend pas de l’origine des gens qu’ils tabassent…

Seule m’importe l’estime des gens honorables…

J’ai honte si Causeur et Valeurs Actuelles sont d’accord avec moi…

Je ne suis pas de droite…

J’évite de chier là où l’on me demande de le faire…

Je crois à la vérité, pas à l’opportunisme…

Je ne conspue pas un système pour me ruer à sa rescousse au moindre ébranlement sérieux…

Je me fous de ce que pensent et disent les réacs, les néo-hussards et les cercles littérraro-masturbatoires…

J’étais à la manif pour les chrétiens d’Orient pas à la « marche citoyenne » de BHL et Netanyahou…

Je ne dénonce pas le monde moderne en étant sous cocaïne et antidépresseurs…

J’ai un idéal, pas une posture…

Je suis ethno-différentialiste, pas raciste, et ce n’est pas un cache-sexe sémantique…

Je suis humble, pas complaisant, vis à vis de mes faiblesses…

J’essaye d’être avant d’affirmer…

J’ai le même discours quel que soit mon auditoire…

Je ne crois pas les médias quand cela m’arrange…

Je ne hurle pas avec les loups…

Je ne suis pas Charlie….

Zentropa cliquez ici

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lundi, 12 janvier 2015

Le Charlie Leviathan

6a00d83453bcda69e201543412fc6c970c-800wi.jpgClaude Bourrinet

Il n'était certes pas question, pour moi, de défiler avec ceux qui ont armé les islamistes en Libye, en Syrie et en Irak, et, plus généralement, qui prêchent pour des interventions contre les Nations ayant quelque velléité de rester libres, indépendantes de notre maître, l'empire américain.

Cependant, le mérite d'une telle journée de dupes aura donné l'occasion de nettoyer, en un geste de terreur transformé en gestuelle théâtrale, tout le passif d'une caste politique qui n'a cessé de trahir la patrie depuis au moins quarante ans. Oubliés le chômage, la crise, les affaires, l'Otan, la dislocation de l’État au profit d'intérêts transnationaux ! L'entourloupe n'a peut-être pas été télécommandée, comme ce fut le cas, dans les années 70, les années de plomb, en Italie, mais tout le monde sait qu'un bon politique saute toujours sur les occasions pour tourner la situation à son avantage.

Et voilà qui est fait. Lisez Le Prince, de Machiavel. Et aussi Gouverner par le chaos, aux éditions La Fabrique. Tout y est.

La première loi de l'esclavage, de la « servitude volontaire », dirait La Boëtie, c'est la règle de l'unanimité. Tous ensemble ! Qui ne voit le lien entre le délire de 1998, et celui qui s'est emparé des masses ?

Oui, des masses, c'est le mot. Qu'est-ce qu'une « masse » ? C'est un pâté compact, malléable, sans aucune singularité en lui, collant, visqueux, affalé, et destiné à gaver. C'est une foule. L'exact contraire de la liberté, de l'esprit critique. Nul doute que, comme dans le Quart Livre de notre bon Rabelais, quelque Panurge ne sacrifierait le troupeau entier, en lui faisant suivre, bêlant, la première bête qu'il jetterait à la mer !

Tel est le totalitarisme. Le totalitarisme, c'est le pâté transformé en « pensée ». Quelle différence avec les fanatiques islamistes, qui agissent aussi dans le pathos, l'affectivité outrancière, la folie idéologique ?

Or, qu'est-ce que la « pensée » d'une masse ? Sa liberté ? Sa « paix », sinon celle du cimetière ? Orwell retournait ces termes comme des gants, en dévoilant la vérité des choses.

La société française, comme celles qui ont été empoisonnées par le postmodernisme, est constituée d'éléments interchangeables, tous alignés sur les mêmes réflexes, les mêmes émotions, la même inculture crasse, le même conformisme formaté par l’École et les médias. C'est l'Amérique de Tocqueville parvenue à son stade final d'atrophie, d'ânerie, de haine bon enfant de tout ce qui est singulier. C'est le résultat d'un Grand Remplacement, celui de l'esprit français par le nihilisme universel.

Nous avons trop l'habitude de conceptualiser à partir de schémas désuets, dépassés. La lutte de classes n'existe plus. La politique s'est évaporée. La nation n'est plus qu'un souvenir. La liberté est un slogan publicitaire, comme la lessive qui lave plus blanc que blanc. Reste les affects infra-humains, la caricature... Oui, Charlie, c'est vraiment notre image ! Nous sommes devenus Charlie !

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vendredi, 02 janvier 2015

Histoire des Chouanneries...

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mardi, 11 novembre 2014

Tribune libre : « L’EUROPE PUISSANCE » NE SE FERA PAS SUR LES CADAVRES DES ETATS NATIONS

3912090810.2.JPGJean-Claude Rolinat

On peut comprendre les aspirations identitaires des Basques, des Catalans, des Ecossais, des Flamands pour ne prendre que ces exemples européens où de fortes minorités sont à la pointe du combat séparatiste. Il n’en est pas moins vrai que l’échec récent des deux (1) consultations écossaises et catalanes sanctionne cet élan vers l’atomisation des vieilles nations européennes.

Entre l’impératif de l’intégrité territoriale et l’ardente exigence identitaire, il y a, heureusement, des alternatives à la sécession,  laquelle  est  génératrice de guerres et de désordres comme nous avons pu le constater lors de l’éclatement de feu l’Empire Austro-Hongrois. Sans oublier, plus récemment, la mort de l’ex-Yougoslavie. Loin de moi l’idée de vouloir cadenasser des peuples dans un carcan étatique considéré comme une prison. Mais l’histoire est là, cruelle. Tous les historiens sérieux savent que si  l’Autriche-Hongrie s’était réformée sur une base fédérale, reconnaissant à chaque nation le droit d’avoir son Etat dans la Fédération impériale, les prédateurs de l’Ouest comme de l’Est n’auraient pu  occuper, dissoudre et recomposer à leur gré ce vaste espace géographique. A quoi ressemble la Bosnie, éclatée entre trois identités, alorsqu’elle était une République unitaire membre de la Fédération yougoslave ? Si cette dernière a violement explosé, c’est en raison de la domination serbe exercée sur les autres peuples fondateurs qui manquaient d’air. D’où la nécessité, pour les Etats Nations, de reconnaitre les spécificités politiques et culturelles de leurs minorités ethniques et autres.

D’une certaine façon, le Danemark avec les iles Féroé et le Groenland, la Finlande avec les iles Åland, le Portugal avec Madère et les Açores ou l’Italie avec le Haut  Adige,  sont des exemples  à suivre. On peut même aller plus loin, l’essentiel étant que le continent européen ne se morcelle pas encore plus. « L’Europe aux cent drapeaux » serait pain béni pour le globalisme mondialiste  et ses collabos bruxellois, qui n’auraient plus face à eux de grands blocs chargés d’histoire et pesant encore, quoiqu’on en dise, d’un certain poids économique et culturel.( La France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne, ce n’est tout de même pas rien !). A cet égard d’ailleurs, la domination de l’anglais dans le monde scolaire  européen est  regrettable : quid du Français – universel – ou du Portugais parlé au Brésil et partiellement en Afrique ? Alsace, Normandie, Bavière, Sarre, Piémont, Algarve ou Jutland ne pèseraient rien sur la planète. Pas plus ou pas moins que 5 millions d’Ecossais ou 5 à 6 millions de Flamands coupés des Pays-Bas ou de la Wallonie. Justement, la devise de la Belgique est « L’Union fait la force ». Mais elle ne peut correspondre à un réel contenu que si les peuples qui composent un plus grand ensemble peuvent s’épanouir librement, disposant à travers d’organes étatiques de compétences reconnues, mais bordées, laissant à l’échelon supérieur la monnaie,  (aujourd’hui, avec l’Euro, c’est un débat !), la défense et la diplomatie.

La solution, à mon sens, aux problèmes nés de certains irrédentismes, passe par l’égalité des droits, l’autonomie interne des composantes d’une Fédération et, aussi et surtout, à l’ accès de ces dernières  aux institutions communes. Ce qui ne marche pas et ne marchera pas au niveau des 28, peut et doit fonctionner dans le cadre d’un Etat largement  décentralisé ou fédératif. Les exemples dans le monde, certes plus ou moins réussis, ne manquent pas. Toutefois, les  grands acteurs sur la scène mondiale sont des Fédérations : Etats-Unis, Russie, Inde, Brésil, Canada (2), Mexique, Australie etc…(3) Et aucune de ces nations n’a l’intention de se diluer dans un « machin » contraignant, pas plus qu’elles ne sont prêtes à accepter une partition. Le regrettable abcès ukrainien créé par les Occidentaux et alimenté par les Russes ,est emblématique de ce qu’il ne faut pas faire : nier les spécificités ethnolinguistiques d’une partie de son peuple. Si la raison et la sagesse l’avaient emporté, il y a longtemps que les russophones ukrainiens auraient leur Etat au sein d’une Fédération ukrainienne.

Moralité, à chaque niveau de souveraineté, des compétences exclusives. Et le rassemblement autour d’un plus grand ensemble historique n’en sera que plus renforcé. Le principe de subsidiarité est, et sera, de plus en plus un recours.

Notes

(1) Catalogne, en gros : 80 % de « oui » sur 40 % de votants ne font pas une majorité. Que pensent, que veulent les 60 % d’abstentionnistes ? A. Mas, Président de la Généralitat, n’a pas gagné son pari.(Même si les médis disent le contraire).

(2) Tant que le Québec et son peuple canadien   français ne seront pas mis sur un pied d’égalité avec la composante d’origine britannique de la Fédération canadienne, cette dernière sera boiteuse et les séparatistes québécois  fondés à demander l’indépendance.

(3)  La Chine, pays communiste, est la grande exception. Elle a des soucis à se faire avec les minorités tibétaines et surtout avec les musulmans du Sinkiang comme avec les résistants de Hong-Kong.

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mardi, 23 septembre 2014

Brutti sporchi e cattivi

luc-barbulesco(1).jpgLuc Barbulesco

La manière dont le porte-parole du Califat en Irak vient de s’adresser aux Occidentaux, et en particulier aux Français, porteurs par excellence des valeurs occidentales, ne peut qu’évoquer, pour les cinéphiles (la cinéphilie étant d’ailleurs un des traits de cette même civilisation occidentale) le film d’Ettore Scola : Affreux, sales et méchants. (Brutti sporchi e cattivi - 1976). Il y est question d’une famille nombreuse vivant en périphérie de Rome, dans des conditions assez misérables et sous l’autorité tyrannique d’un patriarche, seul maître de ce microcosme mais aussi seul pourvoyeur de ses moyens d’existence. On peut y voir une parabole de ce qu’est devenue la société bourgeoise en cette fin de siècle, incapable de sortir d’un modèle d’Etat-Providence à bout de souffle, et pratiquant, sous couvert d’humanisme et – en Italie – de démocratie chrétienne, la violence réelle et symbolique la plus crue.

Pour autant, les militants du Califat ne sont pas des cinéphiles, et ce n’est certes pas à une soirée-débat de ciné-club qu’ils nous convient (pas plus que la Révolution n’est une soirée de gala…). Ils ne sont pas disciples de Mac-Luhan, et pour eux le medium – serait-il artistique, et primé à Cannes – n’a pas d’intérêt, ce qui leur importe c’est de faire passer le message. Et ce message est d’abord celui d’un appel à la cohérence, à renoncer à toute hypocrisie. Les humanistes des grandes démocraties s’offusquent des exactions et des brutalités perpétrées à l’endroit du beau sexe, et des minorités confessionnelles –  loin de nous la tentation de vouloir minimiser ces exactions ! –  mais ils détournent le regard et font taire en eux toute compassion lorsque des populations civiles entières périssent sous les bombardements d’une mort affreuse, ou de mort lente sous l’effet des embargos, arme préférée des grandes démocraties depuis une trentaine d’années. Ces mêmes humanistes sursautent quand ils entendent quelque inconscient blaguer au sujet de nos aînés dans la foi, mais ils n’ont même pas conscience de la profondeur du mépris qu’ils nourrissent à l’égard des musulmans.

Cependant ces derniers sont les héritiers directs de la civilisation grecque, dont on prétend que l’Europe est la continuatrice (mais si tel était le cas, pourquoi s’acharne-t-elle à détruire le seul petit pays qui parle encore le grec ?). A ce propos, il serait bon de rappeler que Socrate qualifiait d’impurs les hommes incapables de tenir un raisonnement logique. C’est ainsi sans doute qu’il faut comprendre l’épithète de « sales » réservée à nos malheureux compatriotes par les successeurs (khulafa’) des philosophes et des mathématiciens de l’époque abbasside. Outre naturellement des éléments de langage plutôt pertinents adressés aux édiles social-démocrates de nos grandes villes, qui là encore laissent sans état d’âme dormir des familles entières sur les trottoirs, au milieu de l’ordure.   

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mercredi, 23 avril 2014

Ukraine-Russie, ce conflit nous concerne-t-il ?

Logo_present.pngTexte de la Tribune libre de Roland Hélie, Directeur de Synthèse nationale, publiée dans le quotidien Présent cliquez ici du mercredi 16 avril dernier.

Les événements qui se déroulent depuis quelques mois en Ukraine ont entrainé, surtout sur les réseaux sociaux, un débat animé au sein de notre famille d’idées. Cela est bien naturel et à le mérite de prouver, à ceux qui en doutaient, que les nationalistes français sont attentifs à ce qui se passe dans le reste de l’Europe. Les uns, au nom d’une vision romantique des choses soutiennent l’insurrection ukrainienne, tandis que les autres, par réalisme géopolitique et sans doute par admiration pour le style « direct » du Président Poutine, épousent la cause de la Russie.

Tout cela nous amène à quelques observations.

D’abord, force est d’admettre que les deux points de vue sont compréhensibles et il est dommage que certains en arrivent à s’insulter pour défendre celui qu’ils ont choisi.

Les nationalistes ukrainiens, et le peuple ukrainien dans son ensemble, ont souffert, c’est indéniable, du joug soviétique pendant plus de 70 ans. Cela à tel point qu’une partie n’a pas hésité dans un premier temps à se ranger aux côtés des forces de l’Axe pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais, au début, les raisons du soulèvement de l’hiver dernier étaient certainement plus à mettre sur le compte d’un refus des pouvoirs ukrainiens corrompus et incapables qui se sont succédés depuis l’indépendance, et sur celui de la misère sociale qui gangrène ce pays, que sur celui de la rancune envers les Russes. Même si celle-ci demeure vivace.

En tant que Français attachés à notre pays et en tant qu’Européens fiers de notre civilisation, nous pouvons comprendre les motivations des insurgés du Maïdan. Le problème c’est que ces motivations ne sont pas forcément les mêmes que celles de ceux qui ont tout intérêt à ce que l’Ukraine se détache de l’influence russe et qui œuvrent en sourdine depuis longtemps dans ce sens.

La sincérité ne doit pas engendrer la naïveté

J’ai pu le constater par moi-même, les nationalistes ukrainiens font parfois preuve d’une certaine candeur. J’ai eu l’occasion il y a un an, à Paris, de rencontrer des responsables de Svoboda, le principal parti nationaliste ukrainien. Sans douter un instant de la sincérité de ces gens, j’ai été frappé par leur fascination, frisant la naïveté, pour l’Union européenne. Leur vision du monstre bruxellois était totalement tronquée. Ils plaçaient toutes leurs espérances dans la reconnaissance par Bruxelles de leur action. Je suis resté sceptique suite à cette rencontre. Néanmoins, comme quoi en politique il ne faut jamais écarter « l’imprévu », quelle ne fut pas ma surprise de voir que, suite à la révolution, deux de mes interlocuteurs d’alors font désormais parti du nouveau gouvernement. Cela dit, il ne faut pas se leurrer. L’Europe, une fois qu’elle se sera bien servie des patriotes ukrainiens contre la Russie, se débarrassera d’eux vite fait car leur idéologie est malgré tout diamétralement opposée à ses projets mondialistes

Parlons maintenant de la position de la Russie de Vladimir Poutine.

Celle-ci estime, à juste titre, que l’Ukraine est « son berceau ». Elle ne peut en aucun cas laisser se développer, à ses frontières, des Etats qui lui seraient foncièrement hostiles. Ce d’autant plus que cela risquerait de faire « tache d’huile ».

La Russie est actuellement, malgré tous ses défauts, l’un des meilleurs remparts face aux intentions belliqueuses et aux menées hégémoniques de l’Empire de la Haute finance apatride. Qu’on le veuille ou non, la Russie d’aujourd’hui n’est pas l’URSS d’hier. Nous ne tomberons donc pas, bien évidemment, dans le piège tendu par les lobbys droits-de-l’hommistes stipendiés par les Fondations mondialistes qui voudraient faire passer Poutine pour un nouveau Staline. Les maîtres du Nouvel Ordre mondial croyaient en avoir fini, au lendemain de la chute du Mur de Berlin, avec l’Union soviétique. Ils pensaient que la Russie allait devenir une puissance déliquescente dirigée par des mafieux ou des ivrognes type Boris Eltsine. Ils se sont lourdement trompés car ils n’avaient pas imaginés l’émergence d’un Poutine capable, en quinze ans, de redonner à son pays sa fierté, comme on a pu le constater à l’occasion des magnifiques Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, et de lui offrir à nouveau une place essentielle dans le monde. Ce renouveau de la Russie peut, légitimement, susciter une grande sympathie auprès des patriotes français écœurés de voir leur pays « dirigé » par une bande de baudruches incapables.

Ne pas se tromper de combat

Nous le voyons, chacun peut trouver de nombreuses bonnes raisons de soutenir un camp ou un autre. Mais, est-ce bien à nous, nationalistes français et identitaires européens, de nous immiscer dans ce conflit qui, quoiqu’en disent tous les va-t’en-guerre de la terre style BHL, ne nous concerne pas vraiment ?

Notre rôle ne serait-il pas, plutôt, de chercher à apaiser ces antagonismes qui ne peuvent que servir les projets fumeux de ceux qui veulent justement anéantir les nations ?

Louis XIV, pour expliquer sa politique étrangère, disait que « la France n’a pas d’amis ni d’ennemis, elle n’a que des intérêts ». C’est ainsi que les nationalistes français, qui sont sensés mettre l’intérêt national au-dessus de tout, devraient voir les choses aujourd’hui. Plutôt que s’entredéchirer à propos de ce conflit qui, finalement, concerne avant tout les Ukrainiens et les Russes, ne serait-il pas plus judicieux de s’interroger sur ce qui sert le plus notre pays ?

La réalité, en France comme dans la plupart des pays, c’est que ce sont justement des gouvernements inféodés à la politique mondialiste qui sont aux affaires. Alors, ne nous trompons pas de combat. Au lieu de s’entredéchirer sur la question ukrainienne, les nationalistes français doivent se mobiliser totalement contre le Système qui, ici comme ailleurs, veut détruire notre nation et notre civilisation.

Or, face à ce Système, force est de reconnaître que la Russie, dans l’état actuel des choses, est un allié nécessaire.

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samedi, 19 avril 2014

Poutine «Nouveau Tsar» ou chef d'Etat populaire ?

rre.jpgChristian Combaz*

Dans le fayotage systématique à l'égard des intérêts américains notre gouvernement nous a fait honte à plusieurs reprises, jusqu'à refuser le survol du territoire à Edward Snowden, un épisode dont les manuels d'histoire se souviendront certainement. L'empressement ultra-suspect avec lequel le président français a en outre devancé les thèses américaines sur les armes chimiques syriennes (dès le mois qui a suivi son élection, c'est à dire à froid) , fut un autre sujet de doute et d'inquiétude. On nous a dit ensuite que la Russie, qui était déjà le pays plus vaste de la terre, voulait s'agrandir aux dépens de la Crimée, mais la France est mal placée, après avoir laissé voter Mayotte pour le rattachement en 1976, pour reprocher aux Criméens de vouloir se détacher de l'Ukraine, dont l'économie ne sera bientôt guère plus brillante que celle de la grande Comore .

Et puis il y a l'influence de cette Cinquième colonne qui s'arroge toujours une place «à la Une», pour reprendre le titre d'un magazine d'information des années 60. L'émission Complément d'Enquête, sur Poutine trahissait un tel changement de réglage de l'artillerie médiatique qu'on peut l'imaginer inspiré par l'entourage du Pouvoir afin d' accompagner les négociations en cours à Genève. On vise désormais moins bas mais les projectiles sont les mêmes. On ne s'attaque pas au train de vie de Vladimir Poutine pour le présenter comme un émule de Moubarak. Les artifices déployés pour nous faire croire qu'il achète des robinets en or, circule en voiture de milliardaire ou se fournit en call girls auprès des oligarques n'ont jamais mordu sur l'opinion parce qu'on n'a pas trouvé grand-chose. La corruption, les budgets d'équipement délirants des Jeux olympiques n'ont pas permis non plus de mettre en cause l'entourage direct du président. Même la question homosexuelle a été éludée lors des Jeux, c'est tout dire. Et pourtant tout avait l'air au point. La place centrale de Kiev surpeuplée, survoltée, quadrillée par les télévisions internationales comme en Egypte, la foule s'emparant du palais d' un dirigeant cupide et névrosé, devaient être la dernière étape avant un printemps de Pétersbourg. Après l'Ukraine on voyait le système Poutine s'effondrer sur une émeute géante pendant les Nuits Blanches.

C'est là qu'il faut souligner la navrante naïveté de la diplomatie américaine, qui a probablement cru, il y a trois  ou quatre ans, pouvoir se «payer» le Président russe comme un vulgaire Ben Ali, et qui n'a pas compris que le Peuple russe , à cause de son passé prodigieux, gardait une unité d'âme qu'elle vient de décupler.

Du coup, le nouvel angle choisi par les médias occidentaux n'est plus la corruption, mais la Grande Russie comme on parlait naguère de «Grande Serbie» ou de «Grande Syrie». Comme le soulignait l'ambassadeur Orlov à l'oreille de son interlocuteur pendant l'émission, la Russie est déjà le pays le plus grand de la terre, on se demande à quoi rimerait un désir d'expansion territoriale. N'importe, insistait le journaliste, «on voit désormais de jeunes recrues à qui, dès l'enfance, on inculque l'amour de leur pays et qui prient».

Ah bon? Et les jeunes Américains des Summer Camps du Minnesota, ils ne saluent pas le drapeau et ne vont pas à l'office? Et les jeunes Chinois n'aiment pas leur pays dès l'âge de douze ans? Il n'y a guère que dans le nôtre qu'on n'inculque rien aux enfants, ni dans ce domaine, ni dans les autres.

Donc, Vladimir Poutine a une haute idée de son pays qui a désormais une haute idée de lui-même: on mesure le scandale. Mais il y a pire: dans la rue de son enfance, les journalistes essaient de trouver la trace d'un culte de la personnalité or il n'y a rien. Pas la moindre plaque. Ce Poutine est vraiment très fort. Il ne se teint pas les cheveux, sa vie privée est opaque, il ne traverse pas Moscou en scooter, il parle un russe châtié, il ne dit pas oui et non en même temps, il n'a rien de «normal» et tout cela n'est pas un handicap pour plaire à son peuple. Un jour ou l'autre, le nôtre va s'en souvenir.

Hélas! l'émission étant diffusée sur internet, malgré des efforts assidus, pendant l'intervention de Bernard Henri Lévy le système de diffusion en streaming du réseau FranceTV Pluzz, comme chaque fois, s'est mis en rideau. Chaque tentative pour relancer l'image obligeait le spectateur à s'infliger une publicité Fleury-Michon -d'ailleurs très fluide mais fastidieuse, surtout la cinquième fois. La bande passante n'était donc pas en cause, c'est le service public qui ne fait pas son métier sur la chaine Pluzz (et si le CSA pouvait faire le sien cela nous arrangerait). La publicité sur le surimi Fleury-Michon apportait donc une touche de fantaisie à l'intervention de BHL qui en est très avare - de fantaisie, parce que côté interventions c'est le contraire. Pour l'anecdote, le Danube de la pensée avait convoqué le journaliste au bord de la Seine, conversation dont j'ignore tout mais il n'est pas certain que j'aie raté grand chose.

En revanche les propos de l'ambassadeur de Russie méritaient qu'on y prête l'oreille parce qu'il n'a pas écarté le danger d'une guerre civile liée aux tensions inter-communautaires que déchaîne l'influence de l'OTAN en Europe. Dans tout cela, la question de la langue nous a été présentée, à juste titre, comme primordiale. Les malheureuses questions du journaliste à propos de Sarajevo et du déclenchement de la guerre de 14 n'ont pas pu cacher le principal: si la ligne de partage est désormais tracée entre Russophones et Ukrainophones, il est probable que le prochain pays à faire parler de lui en Europe, cette fois au sein de l'Union , ce sera la Hongrie. Le traité de Trianon ayant privé le peuple hongrois des deux tiers de son territoire et exilé une grande part de sa population hungarophone hors frontières, l'OTAN sera bientôt obligée de lutter contre les partisans de la réunification , lesquels risquent d'aller chercher leurs recettes en Crimée.

La prochaine décennie promet donc d'être assez fatigante et Poutine n'y sera pour rien. Toutes ces fadaises sur «le nouveau Tsar» sont là pour nous faire oublier que ce sont les Peuples qui décident de leur sort, et la seule habileté de Poutine est de mener le sien où il veut aller.

(*) Christian Combaz est un excellent écrivain et essayiste. Dernier ouvrage paru : Gens de Campagnol, Flammarion, 2012.

Source Le Journal du Chaos cliquez là

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jeudi, 30 janvier 2014

Tribune libre : 2014 année de la quenelle ? 2014 année DIEUDONNÉ ? … pendant que des voleurs (et des violeurs) sont en liberté et paradent à la tête de l’Etat.

arton18176-38a85.jpgFranck Abed

Vu de France cliquez ici

Telles pourraient être les questions qui me viennent à l’esprit au cours de mes réflexions intellectuelles… Mais avant de répondre, je voudrais néanmoins rappeler quelques faits.

Il est un temps, que les moins de 20 ans ne peuvent connaître, où DIEUDONNÉ brûlait les planches des plateaux de télévision en compagnie d’Elie SEMOUN, grand catholique devant l’éternel comme chacun sait. Dans des jeux de rôles qui ne provoquaient en moi aucun rire, les deux camarades, les deux amis, se moquaient très souvent (et pas seulement) joyeusement de la France, de ses valeurs, de vous, de moi. Loin d’apporter un souffle nouveau dans le paysage audiovisuel français, les deux compères se complaisaient dans la moquerie anti-française. Oui, DIEUDONNÉ cracha sur la France et tout cela je ne l’ai point oublié. En revanche certains oublient, celles et ceux qui prônent une démarche de réconciliation, que DIEUDONNÉ fut l’un des organisateurs d’une « marche des peuples noirs de France » en l’an 2000. Tel les pyromanes qui mettent les feux aux forêts, il essaie d’éteindre l’incendie auquel il contribua…

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mercredi, 29 janvier 2014

Il était une fois la révolution !

fc8df9ffeed30a6fe746b3_L__V380248031_SX200_.jpgGérard Pince

Notre Jour de colère a été un succès si l’on en juge par le tombereau d’injures déversé par les ennemis de la France. Nous les faisons trembler parce qu’ils réalisent que le processus ira crescendo et qu’il débouchera sur la chute de leur régime mortifère. Ils savent que la grande punition approche et que nous serons impitoyables.

Cette cinquième république née d’un putsch militaire présente tous les stigmates d’un système à bout de souffle. Népotisme avec ces dirigeants qui se succèdent de père en fils dans les meilleures prébendes comme au temps de la féodalité. Corruption avec les scandaleuses commissions versées à des hommes politiques au titre de ventes d’armes. Crimes étatiques avec l’ignoble abandon des harkis et les complicités nauséabondes des grandes consciences de gauche à l’égard des génocidaires rwandais. Incompétence avec la montée incessante du chômage, la désindustrialisation et la ruine des finances publiques. Folie furieuse avec une justice qui préfère les délinquants aux victimes et une éducation qui transforme les garçons en fillettes. Haute trahison enfin et surtout avec la monstrueuse substitution de notre peuple et la perspective d’une France en majorité musulmane avant 2050 !

Les médias nous reprochent de ne pas avoir de propositions concrètes mais la première phase d’une révolution consiste toujours à chasser le régime existant. En 1789, les sans-culottes ne cherchaient qu'à abolir les privilèges et les réformes constructives sont arrivées par la suite. Il en sera de même cette fois-ci et il suffit de se reporter à nos textes pour connaître les grands axes de la politique de redressement. En premier lieu, sachant que toutes les crises que nous subissons (comptes publics, logement, travail, éducation, sécurité) résultent de l’invasion, nous interdirons toute immigration en provenance des pays extérieurs à l’Union européenne. La suppression des prestations versées aux étrangers, le renvoi de ceux qui sont au chômage, l'abolition de la double nationalité, la déchéance de citoyenneté en cas de peines délictuelles ou criminelles, déboucheront sur un reflux salvateur.

Citons aussi la dissolution des associations chargées de la police des idées, la confiscation des médias coupables de collaboration, l’annulation de toutes les lois portant atteinte à la liberté d’expression et le rejet des textes contre nature comme la théorie du genre. Bien d’autres aspects plus techniques sont encore en gestation comme la privatisation de la protection sociale et de l’éducation, le démantèlement du Code du travail, la justice fiscale ou la réforme de la construction européenne, etc.

Pour appliquer cette politique le nouveau pouvoir s’appuiera sur le referendum d’initiative populaire à l’image de la Suisse qui sera notre modèle et sur une garde nationale qui enrôlera tous les chômeurs français. Des millions de citoyens retrouveront ainsi un revenu et surtout leur dignité.

Dans l’immédiat, soutenons la courageuse Béatrice Bourges dans son combat pour la destitution de Hollande. Ensuite viendront d’autres journées révolutionnaires avec des cahiers de doléances, puis des États généraux pour se substituer à un parlement impotent. Enfin, ce processus débouchera sur un gouvernement provisoire qui convoquera une Assemblée constituante.

Français ! En avant ! Reprenons en main notre destin trop longtemps détourné par des incapables, des voyous et des traîtres.

22:53 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 17 janvier 2014

Défense de nos régions : halte à l'hypocrisie !

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Thomas Joly

Secrétaire général

du Parti de la France

Suite à l'évocation de la réduction du nombre de régions administratives françaises par notre inénarrable président de la République lors de sa conférence de presse soporifique du mardi 14 janvier 2014, on assiste à la même levée de boucliers que lorsque le rapport Balladur de 2009 abordait cette même idée.

Que les Français soient attachés à leur identité régionale est une excellente chose mais quelle exaltation soudaine pour la défense d'entités administratives - déjà pour la plupart négatrices des véritables provinces historiques - alors même que la souveraineté de notre Nation et l'identité française sont gravement menacées par le mondialisme politique et économique ainsi que par la colonisation migratoire, souvent dans une indifférence générale de la part des mêmes qui montent aujourd'hui au créneau.

Car qui est derrière ces associations comme « Touche pas à ma Picardie ! » relancée opportunément depuis jeudi dernier ? Des élus régionaux socialistes ! Hé oui, n'y voyez pas le moindre sursaut identitaire mais un réflexe pavlovien de gamellards qui craignent pour leurs prébendes. Ces parasites n'ont que faire de l'attachement à leur région mais se soucient uniquement de leurs rente et avantages d'élus locaux.

Plutôt que de se mobiliser contre des réformes administratives futiles et qui ne changeront strictement rien à leur vie, nos compatriotes seraient plus avisés de se dresser contre la submersion migratoire, l'insécurité toujours en hausse, la fiscalité délirante, la décadence institutionnalisée, les atteintes au droit à la vie et à la famille traditionnelle, la dictature socialiste et communautaire réduisant dangereusement la liberté d'expression, le mondialisme destructeur des Nations et de nos emplois, etc.

La résistance aux forces mondialistes doit être globale et totale, ne nous laissons pas entraîner dans de faux combats au détriment de celui qui passe avant tous les autres : la reconquête de notre Nation et le droit des Français à rester maîtres chez eux !

16:50 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

PAUVRE FRANCE !

ymlaulan.jpgYves-Marie Laulan*

Pauvre France, comme aurait dit Jean Lefebvre en son temps.

Voilà un ministre d’origine espagnole (il a été naturalisé en 1982, voici 30 ans, quelle ascension politique vertigineuse !) qui poursuit avec acharnement de son ire un Français d’origine camerounaise, pour défendre l’honneur des Français d’origine juive. Et les bons Français de souche, comme on dit, dans tout cela ? Ils contemplent ébahis ce spectacle étrange en se demandant dans quel pays nous vivons et dans quelle époque. Voilà où mène une politique d’immigration incontrôlée qui débouche inévitablement sur un communautarisme où chaque communauté hérissée et constamment sur la défensive cherche à défendre bec et ongles son fief plutôt que de se fondre dans l’ensemble français.

Certes, l’antisémitisme est une bien vilaine chose et l’incitation à la haine raciale mérite d’être condamnée. Tout le petit peuple politique qui frétille de concert, à droite comme à gauche, en est bien d’accord et applaudit Monsieur Valls des deux mains. D’ailleurs les lois  Gayssot et Pléven y pourvoient amplement, Dieu merci.

Mais fallait-il pour autant poursuivre l’ennemi avec une telle hargne jusque dans les coulisses d’un spectacle soit disant humoristique. L’emploi d’un marteau pilon pour écraser une mouche est-il recommandé ? La lutte contre l’antisémitisme n’est-elle pas en train de virer à l’hystérie ?

Au demeurant, et ces manifestations hautement médiatisées ne vont-elles pas aller exactement à l’encontre du but recherché et conférer, un comble, l’auréole du martyre à un petit personnage de la planche qui ne mérite guère cet honneur ? Au surplus, l’anti sémitisme, latent depuis toujours dans certaines couches de la société française, va-t-il sortir laminé de cette épreuve ou bien au contraire, renforcé par cet acharnement et cette écrasante démonstration de force de l’Etat ?

 A moins qu’il  ne s‘agisse dans l’esprit de Valls et de ses séides tout bonnement et tout simplement d’un  petit et minable exercice de diversion destiné à faire oublier aux Français les échecs d’une politique stupide et la misère du temps présent . Il est vrai qu’il s’y ajoute maintenant les polissonneries du président de la République qui fait la une de la presse étrangère et de la France la risée de l’Europe. Après le temps du dédain, celui du mépris est-il venu ? 

J’ai, pour ma part, découvert le nom de Monsieur  Dieudonné il y a quelques jours seulement, preuve que je ne me tiens  pas suffisamment au courant de l’actualité culturelle (sic) de mon pays. Ce qui est à proprement parler une honte. J’en rougis encore. Au surplus, je ne connais évidemment pas son spectacle dont je n’ai vu que des extraits sur internet. Mais le peu que j’en ai vu ne m’inciterait nullement à me déplacer et payer quelques 40 euros pour le voir. Quant à la célèbre « quenelle », désormais considérée comme une insulte mortelle à la mémoire du peuple juif tout entier, je dois confesser que j’en étais resté à une recette lyonnaise d’accommoder le brochet de nos rivières. Je ne pourrai plus consommer de poisson sans haut-le-cœur. Mais cette confession publique ne va-t-elle pas me conduire devant les tribunaux ? Je m’interroge avec angoisse.

Mais sur le fond, était-ce une raison pour faire de cette minable affaire tout un plat au sortir des Fêtes. La France n’a-t-elle pas d’autres problèmes plus urgents avec un chômage qui monte qui monte, une désindustrialisation que s’accélère  que de poursuivre un « black » à l’humour déjanté. Dans quel pays vivons ? Est-il besoin de mobiliser des centaines de gendarmes pour contenir la foule « immonde », bien sûr, des spectateurs « voyeurs » en quête divertissements interdits comme on l’a vu sur les écrans. Qui a vu Emmanuel Valls fortement encadré de policiers et gendarmes casqués et cuirassés comme les chevaliers teutoniques du Moyen Âge invoquer les yeux au ciel les traditionnelles valeurs de la République ne peut manquer d’être estomaqué par son aplomb C’est de la provocation bien-pensante pure et dure.

On remarquera, au passage, que pour les biens pensants de gauche, leurs adversaires sont toujours « immondes » et leurs propos « nauséeux ». Tout est dans le choix des mots. C’est devenu une épithète homérique au même titre que « l’aurore aux doigts de rose ou Achille aux pieds légers ». Les fans de Dieudonné sont ainsi devenus pour la presse du jour au lendemain des skin heads et des voyous fascistes. Pas moins.

Par ailleurs, la justice brandie et manipulée à sa guise comme une marionnette par le Ministre de l’Intérieur ne sort pas non plus grandie de cet épisode. La défense des grands principes, c’est bien, c’est  beau. Mais, au minimum, à condition que les juges soient d’accord entre eux. Or c’est loin d’être le cas. Que penser d’un référé acquis en quelques heures, en urgence, et en contradiction flagrante avec la décision du tribunal administratif obtenue quelques heures auparavant à 400 kms de Nantes. Qui a tort et qui a raison ? Les questions de droit ne devraient se jouer à pile ou face, ou à la roulette russe. Ou alors nos magistrats ne sont vraiment pas sûrs de ce qu’ils font.

Cette décision acquise à la hussarde a-t-elle vraiment bénéficié de  la pondération et de la réflexion que mérite ce genre d’arrêt ? Une procédure d’urgence est quasi forcément une procédure douteuse. La France était-elle vraiment mise en danger par le spectacle de Monsieur Dieudonné, dont d’ailleurs Monsieur Valls rappelle à tout propos que son nom complet est M’bala M’bala, comme pour mieux souligner ses origines africaines. Ce qui constitue une forme de racisme verbal particulièrement perverse. Racisme anti africain contre racisme antisémitisme, quelle belle confrontation à évoquer devant les tribunaux.

Et cela au moment où le président de la République, dont la cote ne cesse de dégringoler dans les sondages, est en train sournoisement de changer de maîtresse (alors que l’ancienne, selon ce qu’on en dit, est toujours associée à l’Elysée) et se balade nuitamment en scooter, garde de corps sur le siège  arrière, pour retrouver sa belle. Le président socialiste en aura fait voir de belles à la République. Qui aurait cru  ce que ce gros balourd aux allures d’éléphant et aux yeux  de cocker ait pu déployer tant de charmes et ensorceler une ravissante journaliste ? Il est vrai que les lambris dorés de l’Elysées méritent bien quelques sacrifices. « Paris vaut bien une messe » disait déjà le futur Henri IV. Et Louis XV n’est pas loin. Mais on doit se rappeler que la révolution française a suivi de près ce genre de turpitudes amoureuses sur fond d’échec économique général.

A ce  propos, il faudrait rappeler à l’attention de notre président bien aimé, qui invoque sans cesse, non sans une bonne dose d’hypocrisie, le respect de sa vie privée, que lorsque l’on exerce une fonction élevée, en fait la plus élevée de la République, comme c’est son cas, il n’y a plus de vie privée comme un quelconque citoyen lambda. Car au- delà du respect dû à la personne, il y a le respect de la fonction assumée, la plus élevée dans l’organigramme de la république élue, fonction qui requiert un minimum  de dignité.

Mais les socialistes ont toujours su plier les grands principes à leur guise dans le sens voulu, quand  cela les arrangeait. Et d’ailleurs qu’attendre d’un président qui a fait voter le mariage gay comme une priorité républicaine bien sûr ? Jusqu’où va-t-il aller dans la turpitude ? Va-t-il vraiment l’intention de se constituer un harem de jolies femmes en excipant des mœurs  de l’Islam  pour s’autoriser ce genre de licence ? A près de 60 ans, ne serait-il pas temps de se calmer et de mettre au repos une exubérante activité sexuelle, ne serait-ce que pour un temps. ? A moins de finir comme le regretté président Félix Faure qui a fini ses jours dans les bras d’une  belle amie. Mais, à l’époque, le président n’avait guère qu’un rôle purement représentatif.

Si Monsieur Valls, tel Saint George pourfendant le dragon s‘imagine qu’il va recueillir un surcroit de popularité avec ce genre de démarche, il est à craindre qu’il ne se trompe lourdement. La probabilité de devenir Premier Ministre puis  de se lancer dans la course aux présidentielles avec quelques chances de succès risque fort de  comme neige au soleil. Cet homme, qui avait ses chances, n’est-il pas en train de les galvauder par un excès de zèle qui ne réjouira que ses ennemis. Et il n’en manque pas,  dit-on, surtout au sein du PS. Car il risque fort d’apparaître comme le représentant attitré d’un Etat policier à vocation répressive. Qu'il prenne garde. Il faut d’ailleurs garder à l’esprit la façon dont il a su réprimer à coup de  matraque les manifestants opposés au mariage gay

En fait nous sommes clairement en présence d’une contradiction flagrante entre grands principes, ou deux idéologies les unes et les autres brandies à tout propos pour écraser l’adversaire sous le poids de la honte et assoir sa légitimité sur une base renforcée.

D’une part, il y a la lutte contre le racisme, dont on peut d’ailleurs se demander si elle n’est pas plutôt devenue une arme incapacitante à usage politique qu’une conviction enracinée, et de l’autre, la liberté de parole et d’expression constamment attaquée par un pouvoir qui supporte de moins en moins  la contradiction. En effet, ce pouvoir n’est pas voulu et soutenu par Dieu, qui n’est plus à la mode, non plus par l’Histoire, mais le communisme n’est plus de saison, mais tout bonnement par son interprétation des valeurs de la République, qui varie au fil des ans et selon leur besoins.

En  face, leurs adversaires, ou leurs victimes, invoquent le principe de la liberté d’expression de plus en plus malmenée dans notre pays. La France est en train de devenir un pays où l’on ne peut plus rien dire, même en riant, au risque d’offusquer un des facettes multiples de la mosaïque des communautés ethniques constituées au fil des ans par une politique d’immigration aveugle et massive. Et voilà que l’on voit la fable de l’arroseur arrosé en train de se jouer sous nos yeux.

Car c’est précisément une des fils de cette immigration qui s’en prend malignement à la communauté juive. Car diaboliquement malin, il a trouvé là un bon filon à exploiter. Et cela se comprend. Aujourd’hui, le principe de la liberté de parole demeure, mais en principe seulement. Car  le voilà mis à mal par la récente jurisprudence du Conseil d’Etat qui a été souvent  mieux inspiré dans le passé..

Il est invoqué en effet, comme il est traditionnel, pour justifier une   l’atteinte à l’ordre public. A vrai dire, cette atteinte n’était guère illustrée par les images d’une foule fort paisible dans l’attente du spectacle promis  cernée par une accablante présence policière bardée de cuir et armée de matraques .

Mais le plus grave est ailleurs. Voilà que le Conseil d’Etat, dans ses attendus, invoque les atteintes potentielles à la dignité de la personne humaine pour interdire un spectacle qui n’a pas encore eu lieu. Qu’on le veuille ou non, avec une définition aussi vaste et aussi floue, l’on  atteint ici un sommet d’arbitraire administratif et juridictionnel. La censure pour délits d’intention est au coin de la rue. Le justice serait-elle aussi aux ordres ? Il serait bien surprenant que la Cour européenne de Droits de l’Homme, si elle est saisie, ne prononce pas une condamnation sans équivoque de la France.

Au surplus, il n’est pas du tout démontré que Monsieur Valls puisse longtemps se frotter les mains de son triomphe qui va sans doute se transformer tantôt en une victoire à la Pyrrhus. Il est toujours dangereux en France de s’attaquer au droit de rire, seul droit qui reste au Français en période de désolation économique et de perspectives plombées. Même sous le régime de Vichy, abhorré de toutes parts, les Français avaient néanmoins le droit de rire, au moins de rire jaune. Et il est aujourd’hui question de le leur confisquer sous le vague prétexte de la défense des droits de l’homme. Qui a bon dos. Que Monsieur Valls et son gouvernement de fantoches prennent garde à un retournement de l’opinion publique qui a tendance, à tort ou à raison, à prendre parti  pour l’opprimé contre l’oppresseur armé de toutes les  forces de l’Etat.

« On peut tout faire avec des baïonnettes sauf s’assoir dessus » disait déjà Talleyrand.

* Yves-Marie Laulan est l’ancien secrétaire national pour les questions économiques du RPR. Il préside l’Institut de Géopolitique des Populations.


 

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lundi, 13 janvier 2014

Pendant ce temps-là, l’hyper-classe capitaliste continue à ravager l’hexagone…

imgscan-contrepoints-660-Capitalisme-de-connivence-1024x578-600x338.jpgMartin Schoumann

Terre et peuple Catalogne cliquez ici

L’affaire dite, Dieudonné monté en épingle par le Système afin de détourner l’attention du Peuple ; ne peut masquer la réalité de la prédation capitaliste qui s’accentue de jour en jour sur notre pays… Pendant que les élites communautaires, politiques, médiatiques et financières s’acharnent sur Dieudonné… La France s’enfonce de plus en plus dans la crise sociale et économique orchestrée par les ordures ultra-libérales de Wall Street…

En effet pour janvier 2014, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a progressé de 17 800 sur un mois cliquez ici (chiffre surement bien en dessous de la réalité), rien que pour la Catalogne du Nord le chômage monte jusqu’à 15,7 %… Sans oublier d’émettre bien sûre, le plan social qui touche la Redoute et qui risque de supprimer 1 178 emplois ainsi que les ouvriers de Goodyear qui sont totalement liquidés par la direction … cliquez là et ici

Mais monsieur, le marquis de Hollande s’en fiche royalement de la paupérisation des travailleurs et du déclassement social que beaucoup subissent à cause du chômage… Car pendant que les obsédés de la quenelle partent en croisade contre le “nazi noir” Dieudonné. La Cour des comptes épingle l’État pour l’augmentation de sa dette cliquez ici d’où les récentes mesures fiscales prise par l’Etat :

- RETRAITE : Les cotisations acquittées par les entreprises et les salariés augmentent, ainsi que celles du régime général de base. Les majorations de pension des retraités ayant eu au moins trois enfants sont désormais soumises à l’impôt.

- TVA : le taux normal passe de 19,6% à 20%, le taux intermédiaire de 7% à 10% (hôtellerie, restauration, transports…). Pour les centres équestres, elle augmente de 7% à 20% pour se conformer à la réglementation européenne.

- QUOTIENT FAMILIAL : certaines familles (environ 13% des foyers fiscaux) subiront également une nouvelle cliquez là, de 2 000 à 1 500 euros par demi-part.

- TABAC : à partir du 13 janvier, le paquet de cigarettes augmente de 20 centimes, portant le plus onéreux à 7 euros. Le tabac à rouler grimpe de 50 centimes.

- ÉNERGIE : Les factures d’électricité devraient augmenter d’environ 2%, en raison d’une hausse de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), une taxe sur la facture d’électricité. En outre, les tarifs TTC de l’énergie vont répercuter les variations de TVA. Le gaz et l’électricité passent ainsi de 19,6 à 20%.

Voilà comment l’État montre les muscles vis-à-vis d’un simple comique, au lieu de réduire au silence les racketteurs de la finance internationale qui présure le pays via leurs éternelles marionnettes politiciennes…

Encore une fois cette Tartuffe de Hollande montre de quel côté du manche il est…

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dimanche, 15 décembre 2013

De la Mandelamania à la Mandelahisteria

2909339854.jpgYves-Marie Laulan

Faut-il l’avouer, je me méfie toujours instinctivement de ces manifestations d’exaltation unanime qui, pour l’esprit chagrin que je suis, dissimulent toujours une réalité beaucoup moins plaisante à voir. Mandela a fait l’objet, de son vivant, d’une véritable idolâtrie à l’échelle planétaire. Mort, le voici quasiment déifié. Notre société agnostique, qui a perdu la foi chrétienne et l’amour de la  patrie, a quand même besoin d’icônes pour se rassurer sur la bonté foncière de la nature humaine et la possibilité pour l’humanité de vivre pour toujours dans la paix et l’harmonie.

De ce point de vue, Mandela a été une icône parfaite, lisse, irréprochable, sans un pli, même si sa vie privée a été quelque peu tourmentée en raison des turpitudes de sa femme, comme le savent certains initiés. Car son visage humain a fini par disparaître sous les couches épaisses de peinture arc-en-ciel que la presse mondiale n’a pas manqué d’appliquer sur ses traits

Nelson Mandela est mort au terme d’une longue vie, à 95 ans, et d’une non moins longue série d’hospitalisations répétitives, pieusement annoncées par une presse mondiale fermement décidée à ne pas rater l’évènement et à le faire savoir au public

Ses funérailles n’ont pas été moins triomphales : il aura connu un enterrement de roi. Tous les grands de ce monde, 70 chefs d’Etat, 5 Prix Nobel, se sont précipités à Johannesburg  pour y être et surtout y être vu : la reine d’Angleterre, le Prince Consort, le Prince de Monaco, le président du Luxembourg, l‘Evêque coadjuteur de la Principauté d’Andorre, sans oublier Jacques Chirac, (qui croyait assister à une virée en Corrèze), Nicolas Sarkozy toujours préparant son grand retour, François Hollande revenu tout exprès du front en battle dress, bref, tout ce que le monde politique compte de visible, d’important,  de notable : une véritable exhibition politique médiatisée à l’échelle mondiale venue rendre hommage au vieux leader disparu. Les propos convenus, les discours amphigouriques ont coulé à flots. Il n’y a que Vladimir Poutine, décidément grincheux, qui se sera contenté d’envoyer là-bas une vague représentante diplomatique.

Comment s’expliquer cette stupéfiante hystérie collective en faveur d’un personnage sympathique certes, mais qui, à ma connaissance, n’a nullement bouleversé la carte du monde ni son destin, comme l’ont fait un Gorbatchov ou même un Elstine  par exemple ?

Il faut y voir,  naturellement, un effet « média », ou effet « boule de neige ». Il y a des évènements où il faut aller coûte que coûte, pour y être vu. Cela compte à l’heure de la communication mondiale instantanée .

Mais, derrière cet écran se cachent au niveau du public deux sentiments beaucoup moins élevés : le soulagement et la peur, sœurs jumelles.

Cette peur a deux facettes. L’une, bien évidente, est celle du racisme, ou plus précisément de l’anti-racisme. S’il s’agissait de Frederick de Klerk, le dernier président blanc de l’Afrique du Sud, personne ne se serait ne se serait dérangé le moins monde. Et pourtant son concours, pour éviter la tragédie d’une guerre civile prolongée et ruineuse, a été essentiel. Mais peu importe. C’est un Blanc. Il a eu, certes, lui aussi, le prix Nobel de la Paix. Mais il n’intéresse plus personne. Mieux, plus personne ne retient son nom.

Pour Mandela, c’est une toute autre histoire. Il était noir et il fallait absolument pour toute personnalité politique  être vue en train de s’associer  aux hommages publics qui lui était rendu, sous peine de se voir dans l’instant taxé de racisme, ou tout au moins de mollesse dans l’anti-racisme, péché mortel de nos jours. C’est l’arme incapacitante par excellence  que pas un politique dans son bon sens n’oserait braver. Allons donc à l’enterrement de Mandela et nous aurons un brevet d’anti- racisme à peu de frais bien utile par les temps qui courent.

L’autre facette de cette peur diffuse est un sentiment de soulagement. Il est lié au fait que, obscurément, la minorité blanche en Afrique du Sud, mais les Blancs d’une manière générale dans le monde (il n’y a qu’à voir  certaines rames de métro le soir à Paris pour voir le changement opéré en peu d’années), se savent en grand danger démographique. Les prévisions de l’ONU sont sans appel. L’Afrique à deux milliards de personnes, c’est pour demain, à la fin de ce siècle. En 2100, un homme sur trois dans le monde sera d’origine africaine. Dans de telles conditions, comment les Blancs n’éprouveraient-ils pas instinctivement le besoin de se rassurer, comme on siffle dans la rue la nuit pour ne pas avoir peur et de se protéger par le truchement d’une image rassurante.

Mandela, avec son visage rieur et sympathique, a joué ce rôle à la perfection. Il a montré de façon spectaculaire qu’il était possible, au moins pour quelque temps, à une minorité blanche de survivre, mieux, de coexister paisiblement avec une écrasante majorité noire, sans craindre le massacre collectif ou des Vêpres siciliennes. Message bien reçu en Occident. Nous pouvons désormais dormirons sur nos deux oreilles à l’ombre tutélaire de Nelson Mandela .

Quoiqu’il en soit, il est un singulier parallèle à établir entre Mandela, qui vient de disparaître et Martin Luther King, le héros de la communauté noire en plein réveil et en marche vers le pouvoir aux Etats-Unis il y près de 50 ans.

Dans le deux cas, il s’agissait de leaders charismatiques de deux communautés noires. Dans les deux cas il s’agissait de ravir une parcelle ou la totalité du pouvoir politique détenu par la communauté blanche. Cela a été promptement  chose faite en Afrique du sud où les Noirs détiennent une écrasante majorité, même s’ils sont fortement minoritaire aux Etats-Unis où les Noirs ne constituent qu’une forte et remuante minorité, l’affaire a été plus lente même si le premier président métis de l’histoire américaine a été élu en 2007 avec Barak Obama, personnalité tout à fait remarquable au demeurant

Mais ce qu’il y a de tout à fait intéressant est que deux cas, le  succès politique n’a nullement été suivi d’une consécration significative sur le plan économique. Comment expliquer ce paradoxe ?

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Le Noirs ont été très habiles pour détourner à leur profit les valeurs forgées en occident au cours de siècles, au prix d’un accouchement pénible, au sortir du Moyen-Age, valeurs fondées comme on sait l’équité, la représentativité et l’égalité. Mais ils ont été totalement incapables de convertir cette réussite vers un développement économique à caractère durable. Ils demeurent encore aujourd’hui à la traîne des Blancs et incapables de consolider à leur profit les acquis remarquables obtenus par le jeu de la démocratie quantitative.

L’Afrique du Sud après Mandela n’a rien de bien glorieux. Certes une petite bourgeoisie noire de 8 millions de personnes côtois 40 millions de Noirs plongés dans la misère cependant que les Blancs s’enferment dans des ghettos sécurisés. Cette inégalité entretient au quotidien un climat d’instabilité et d’insécurité qui entrave le développement économique. Le taux de croissance ne dépasse pas 3 % l’an, bien insuffisant pour tirer le pays de l’ornière. L’Afrique du sud est également championne du monde du sida, triste privilège.

En d’autres termes, rien n’a changé sur le fond en Afrique du Sud. Mandala donné le pouvoir politique à une minorité noire, celle de l’ANC, astucieuse et corrompue, dont son président, Jacob Zuma, est le parfait exemple. Mais d’une part, il n’a pas réussi à donner aux Noirs la capacité de se doter du pouvoir économique, qui est toujours l’apanage des Blancs. Par ailleurs, il n’a pas été en mesure d’infuser aux Noirs les vertus dont il était, en principe, porteur. Les Noirs sont toujours aussi misérables et les Blancs, enfin une honnête minorité, toujours aussi prospères. Mandela n’a rien pu faire pour soulager l’effroyable misère des ghettos de Soweto, (qui valent largement les favellas de Rio de Janeiro) où croupit dans la misère une foule nombreuse et déshéritée.

Les fermiers blancs se sentent au quotidien menacés de cambriolages ou d’assassinats dans leurs fermes prospères, au risque d’en être chassés quelque jour par des gangs de bandits noirs, comme c’est déjà le cas au Zimbabwé voisin sous l’égide du sinistre Mugabé. A Johanesburg les coquettes villas occupées par des Blancs sont sujettes à de fréquents cambriolages, ce qui oblige leurs propriétaires à édifier d’imposantes protections sous forme de barrière de barbelés souvent électrifiés. Enfin, à partir de 6 h du soir il ne fait pas bon de se promener dans les rue de Pretoria et les touristes amateurs de promenades vespérales sont avertis de ce que sortir de leurs hôtels ne va pas sans risques. Quant à l’équipe de rugby de l’Afrique du Sud, elle ne comporte qu’un seul joueur noir, et encore  n’est-il pas le meilleur de l’équipe. Mais Mandela rusé et excellent politicien, n’a pas manqué de célébrer la victoire de l’équipe « arc-en-ciel » aux derniers championnat du monde de rugby .

En fait, la figure de Mandela évoque celle d’une autre Noir qui a fait, lui aussi, l’objet d’un véritable culte aux Etats-Unis, Martin Luther King, qui a eu la chance, lui, d’être  sottement assassiné par un fou à Memphis,  Alabama. Ce qui lui a dans l’instant, conféré l’auréole du martyr. Mais, dans le sillage de Martin Luther King, le processus d’émancipation de la communauté noire aux Etats-Unis a connu un fantastique coup d’accélérateur. A telle enseigne que l’actuel président des Etats-Unis est un Noir, … enfin un métis. Lequel se trouve, par chance, être une personnalité politique remarquable, à la vie privée impeccable (contrairement à celle d’un certain Bill Clinton de sinistre mémoire). Mais la communauté noire aux Etats-Unis reste à la traîne des autres.

Dans un sens, Barak Obama est l’héritier de Martin Luther King, en ligne directe. Dans un cas comme dans l’autre, l’émergence d’une forte personnalité noire à caractère charismatique a permis aux Noirs de dérober, puis de s’approprier, une parcelle du pouvoir politique détenu jusqu’alors pas les Blancs (aux Etats-Unis) ou la totalité de ce même pouvoir en Afrique du Sud, au profit des Noirs et aux détriment des Blancs .

Mais on ne saurait trop le répéter, rien de tout cela n’aurait été possible sans le poids de la situation démographique dans ces deux pays qui a lourdement joué en faveur des Noirs aux Etats-Unis comme en Afrique du Sud, en créant une situation politiquement et socialement impossible à gérer. Sans la présence d’une écrasante majorité de Noirs là-bas ou d’une imposante minorité ici, rien n’aurait été possible. De ce point de vue, Nelson Mandela et Martin Luther King n’auront été, après tout, que les habiles accoucheurs, hautement médiatisés, d’une société en lente transition démographique. 

Car tout est démographie. La démographie fait la loi. C’est elle qui commande en fin de compte l’évolution des sociétés humaines. Et tout le reste est littérature.

Moralité : si vous voulez gagner ou conserver le pouvoir, faites des enfants. Avis aux Québécois.

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