mercredi, 29 avril 2009
Chronique d’une époque formidable
SOURCE : TERRE ET PEUPLE
Justice à deux vitesses : Les médias occidentaux, dociles aux injonctions de leurs sponsors-tuteurs, s’étranglent d’indignation parce que le président iranien Ahmadinejad a traité le gouvernement d’Israël de « raciste » à la conférence de Genève sur le racisme. Comme quoi il n’y a que la vérité qui fâche. Voir à ce sujet le livre d’Israël Shahak, Le racisme de l’Etat d’Israël (Guy Authier éditeur), qu’il a publié en 1975 alors qu’il était professeur à l’université hébraïque de Jérusalem.
Le Monde (24 avril) : « L’armée israélienne a publié, mercredi 22 avril, les résultats de plusieurs enquêtes internes qui exonèrent Tsahal de tout crime de guerre durant son opération militaire à Gaza en décembre-janvier ». Nous voilà rassurés.
Pantalonnade électorale : l’Algérien Bouteflika, qui a un air si patelin qu’on lui donnerait Allah sans confession, a été réélu président avec 90,24% des suffrages. Très admiratif et un peu envieux devant cet art consommé du bourrage des urnes (cela dure depuis 1962, année qui marqua, comme chacun sait, le triomphe de la démocratie en Algérie), Sarkozy a envoyé ses « chaleureuses et amicales félicitations » à Bouteflika qui, toujours modeste, n’a pas voulu rappeler qu’il avait pris auprès de la France tout ce qu’il sait en matière de républicanisme. Léger détail : alors que la participation a été, officiellement, de 74%, la Kabylie a en fait très peu voté. L’identité berbère, qui refuse depuis toujours la domination arabe, est très vivante et l’avenir le montrera. Il y a d’ailleurs une exception kabyle par rapport à l’évolution régressive qui marque la société algérienne sous l’influence du fondamentalisme islamiste. Une enquête récente, publiée à Alger en mars par le Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme, reconnu sur le plan international pour le sérieux de ses travaux, révèle que « la société algérienne est plus conservatrice qu’il y a dix ans et les libertés des femmes sont menacées » (Le Monde, 10 avril). Les mentalités ont même régressé. En 2000, 27% des Algériens se disaient favorables à l’égalité des sexes. Ils ne sont plus que 16% aujourd’hui (…) A l’exception notable de la Kabylie, toutes les régions d’Algérie semblent touchées par une vague rétrograde. Seuls deux Algériens sur dix se disent ainsi favorables au travail des femmes. En matière d’habillement, sept personnes sur dix souhaitent que « toutes les femmes et les filles algériennes portent le hijab (NDLR : le voile islamique) ».
Pantalonnade parlementaire : le 9 avril, l’Assemblée nationale a rejeté le projet de loi du gouvernement favorisant la diffusion et la projection de la création sur Internet, dit « Hadopi », du nom de la haute autorité devant être chargée de lutter contre le piratage d’œuvres sur le Web. Le gag, c’est que le projet a été rejeté par 21 voix contre 15. C’est-à-dire qu’il y avait ce jour-là dans l’hémicycle 36 députés… sur 577. Illustration d’un absentéisme chronique bien connu. Sarkozy a piqué une crise de rage. Jean-François Copé, censé être le patron des députés UMP, s’est fait méchamment engueuler. Et n’a rien trouvé d’autre à dire que les députés sont absents des débats… parce qu’ils sont en commissions. Pieux prétexte et piètre excuse. Ceux qui s’intéressent de près au fonctionnement du Parlement savent très bien que l’absentéisme en commissions est aussi flagrant qu’en plénière. Le problème est d’ailleurs le même au Parlement européen, où un homme du sérail, Flavien Deltort, ancien collaborateur du député radical italien Marco Cappato, a entrepris de cocher les présences (ou absences) des élus pour évaluer leur degré d’assiduité. Il a donné une note de 0 à 10 aux uns et aux autres en fonction de leur participation aux plénières et aux commissions, de leur nombre d’interventions et de rapports rédigés. Marine Le Pen est une des rares à avoir obtenu… 0. Elle illustre ce type d’élus qu’intéresse essentiellement le fait d’empocher les (très confortables) indemnités à la fin du mois.
André Brink, célèbre écrivain afrikaner qui a trahi son peuple en appuyant depuis très longtemps Mandela et ses partisans, avait évidemment applaudi l’arrivée au pouvoir de l’ANC. Aujourd’hui, il est très pessimiste sur l’avenir de l’Afrique du Sud. Il en est venu à brûler ce qu’il avait adoré, en déclarant que l’ANC était « l’ennemi du peuple sud-africain ». A cause de la corruption de ses chefs : « C’est ma plus grande déception personnelle (…) Après quelques mois seulement au pouvoir, on a vu que certains se laissaient déjà aller aux abus » (Le Monde, 22 avril).
A la veille des élections européennes, Sarkozy enfourche à nouveau le cheval sécuritaire et multiplie les déclarations tonitruantes en ce sens. Il s’agit de battre le rappel de l’électorat qui l’a porté au pouvoir, et tout spécialement celui d’origine lepéniste. Le Pen et sa fille ont beau avoir repris, récemment, la thématique FN contre l’immigration, pour essayer de récupérer les brebis égarées, c’est probablement peine perdue car les déçus du lepénisme n’oublieront pas de sitôt les « branches de l’arbre France » et la beurette sur les affiches. La couleuvre était décidément trop grosse à avaler (sauf pour quelques élus qui espèrent encore, toute honte bue, conserver leur fromage… mais qui se font sans doute des illusions).
Jargon : le populisme est un sujet digne d’intérêt. Ernesto Laclau a publié La raison populiste (Seuil). Alain de Benoist dit, dans le n° 130 d’Eléments, tout le bien qu’il pense de cet ouvrage. En citant la définition que donne l’auteur du concept de peuple : « Un ensemble de demandes équivalentielles articulées par un signifiant vide est ce qui constitue un peuple ». Effectivement, il suffisait d’y penser.
Pierre Vial
19:35 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, algérie, bouteflika, anc, loi hadopi, sarkozy, fn, pierre vial
mercredi, 15 avril 2009
L’instinct…
SOURCE : PHILIPPE RANDA
Suite à l’agression d’un jeune adulte blanc par quatre allogènes dans un autobus de nuit à Paris, le journal Le Figaro nous livre fort à propos un entretien entouré de mystère de la victime. À la lecture des réponses de l’intéressé, on se dit que certains déserteurs des grandes guerres avaient certainement plus de courage que lui.
Plaisanterie mise à part, et en vérité les qualités humaines de la victime importent peu, il demeure le point important de l’affaire, celui sur lequel tant de choses reposent encore, et qu’il va bien falloir finir par éradiquer : l’instinct.
Effectivement, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’instinct semble être la cause de cette malheureuse histoire qui, à la vérité, ne méritait pas qu’on en parle. Ne sont pas en cause la haine de l’homme blanc et de sa civilisation, la violence, le vol, l’usage du nombre pour imposer une loi, la banalité de telles agressions, non, si l’on regarde bien les paroles de la victime, le véritable problème et le coupable est l’instinct : " Pendant que l’un me demande une cigarette, l’autre me fait les poches. Lorsque je me retourne, je vois l’un d’eux qui manipule mon portefeuille. À l’instinct, je tente de le récupérer. C’est alors qu’a commencé l’affrontement… "
Notons que dans le texte l’agression devient " un affrontement ", la future élite de la nation que semble être ce jeune homme devrait réviser ses registres sémantiques. Eh oui, tout va bien, des jeunes sympas, d’ailleurs à la peau pas si foncée que cela, veulent me prendre un peu d’argent pour aller s’amuser. S’ils se servent dans mes poches, c’est parce qu’ils sont timides, ils n’osent pas demander ce que je leur aurais donné de bonne grâce.
Mais intervient le problème qu’il va falloir scientifiquement supprimer : l’instinct – on me prend ce qui est à moi et " à l’instinct, je tente de le récupérer " ; on viole ma mère et ma sœur devant mes yeux, et " à l’instinct, je réagis et j’abats les criminels " ; on entre dans ma boulangerie la nuit, et " à l’instinct, car c’est la douzième fois que cela m’arrive et que la police ne fait rien, je descends avec ma carabine et je tire à vue ".
Il semble bien qu’après le métissage forcé, l’abolition de l’instinct va devenir le deuxième grand chantier du gouvernement de Nabochodonosor. Surtout plus d’instinct, plus de rébellion, tout est cool, c’est pour votre bien, laissez-vous plumer, sodomiser, égorger, c’est le sens de l’histoire, et puis votre société et votre civilisation sont responsables de tant de carnages sur la terre, n’est-ce pas là une rétribution… méritée.
Oui, retournons dans les bois, soyons proches de la nature et de l’homme primitif " notre ancêtre à tous ", un homme sage et démuni de tous péchés, marchons à quatre pattes et, grâce à " l’instinct ", trouvons notre nourriture et reproduisons-nous. Attendez, il y a quelque chose qui ne colle pas là !
Philippe Régniez
18:00 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ratp, bus, instinct, agression, affrontement, sciences po, sémantique, nature
mardi, 07 avril 2009
AINSI VA LE MONDE...
par Pierre Vial
Président de Terre et Peuple
Le G 20 a eu droit à une orchestration médiatique grandiose : ce n’est pas tous les jours que les gens censés diriger la planète et tenant le devant de la scène (mais les vrais maîtres sont en coulisses) se retrouvent pour organiser le monde à leur façon. C’est-à-dire profiter de la crise (on va en venir à bout, juré, craché …) pour renforcer le carcan mondialiste. Car Le Monde annonçait la couleur, sur cinq colonnes à la une, dans son édition datée du 3 avril : « Finances, géopolitique, globalisation : le G 20 tente de rebâtir un ordre mondial ». Confirmation le lendemain 4 avril : « Le G 20 pose les nouvelles règles du capitalisme mondial ». Autrement dit, pour sauver le navire capitaliste on repeint la coque…
Sur le détail des décisions du G 20, voir, en prolongement de cet édito, l’excellente analyse de Lionel Franc, de la bannière Wallonie de Terre et Peuple. Je soulignerai donc simplement l’aveu sans complexe fait par Le Monde : « Grand vainqueur des réformes, le Fonds monétaire international (FMI) voit ses ressources tripler à 750 milliards de dollars (560 milliards d’euros) et devient un super gendarme de la planète financière ». Au bénéfice de qui ? Son président s’appelle Strauss-Kahn… Si vous n’avez pas compris, on vous fera un dessin. Obama (le si sympathique Obama) est ravi. Le FMI contrôle la carotte (le fric) et l’OTAN contrôle le bâton (vous savez, l’OTAN : ce conglomérat de harkis des USA où Sarkozy est très fier de faire de la figuration). Obama, entre deux séances de grands sourires style Banania, a quand même pris soin de mettre les pendules à l’heure : son boulot, c’est d’assurer la pérennité de l’hégémonie américaine sur le monde et il n’est pas question d’y renoncer un seul instant (Le Monde, 21 mars).
Mayotte : les franchouillards du style cocorico sont heureux : la « Grande France » compte un département de plus. Les habitants de Mayotte, eux, sont hilares : ils vont pouvoir toucher le pactole que la France, si généreuse pour ses « citoyens » colorés, va répandre à flots. Le maire très coloré d’une importante commune de Mayotte l’a annoncé, mi-rigolard mi-menaçant, à la télévision : « Maintenant, il faut que la France et l’Europe nous donnent des milliards pour notre développement ». Il a raison, cet homme : il faut quand même que ça serve à quelque chose d’être « Français ».
Autre mémorable déclaration : le démocrate guadeloupéen bien connu, Elie Domota, si apprécié des médias, s’est épanché sur Canal 10 le 12 février. Nous citons le dialogue entre lui et un journaliste :
Domota : « Si quelqu’un blesse un membre du LKP ou un manifestant guadeloupéen, il y aura des morts. Il faut qu’on se le mette dans nos têtes et je le redis solennellement : si quelqu’un blesse un membre du LKP ou un manifestant guadeloupéen dans le cadre des manifestations actuelles, si quelqu’un blesse un membre du LKP ou un manifestant guadeloupéen, il y aura des morts ».
Le journaliste : « Et si quelqu’un du LKP blesse un chef d’entreprise ? »
Domota : « Je le redis encore : si quelqu’un blesse un membre du LKP, il y aura des morts ! »
Le journaliste : « Et à l’inverse ? »
Domota : « Je le redis encore : si quelqu’un blesse un membre du LKP, il y aura des morts ! On n’a rien d’autre à dire là-dessus. Aujourd’hui, il faut que l’on respecte les Guadeloupéens en Guadeloupe. Nous disons aux békés, nous disons à Willy Angel, nous disons à Madame Koury que nous ne ferons pas marche arrière sur ce dossier et que si aujourd’hui ils veulent faire de la Guadeloupe un mai 67, nous allons le faire. Et si c’est ce qu’ils veulent, si c’est la guerre civile qu’ils veulent, ils peuvent compter sur nous ! »
Israël. Deux mois après l’agression lancée contre Gaza, qui a coûté la vie à plus de 1 300 Palestiniens (chiffre certainement sous-estimé, donné par Le Monde), des témoignages de soldats israéliens publiés dans les journaux Haaretz et Maariv éclairent d’un jour cru les agissements des envahisseurs : « Lorsque nous entrions dans une maison, nous étions supposés démolir la porte puis tirer à l’intérieur, et ainsi de suite dans tous les étages. Chaque fois que nous rencontrions une personne, nous lui tirions dessus (…) Nous devions tuer tout le monde, car ce sont tous des terroristes ». Un militaire raconte les recommandations des rabbins au sein de l’armée : « Vous devez combattre pour vous débarrasser des gentils qui vous empêchent d’occuper la Terre Sainte ». Le témoin reconnaît : « Beaucoup de soldats avaient le sentiment qu’il s’agissait d’une guerre sainte ». Commentaire d’Ehoud Barak, ministre de la Défense : « L’armée israélienne est la plus morale du monde ».
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vendredi, 13 mars 2009
Tribune libre : ASSEZ DE SINGERIES RACISTES...
Par Pierre Descaves
Ancien député
Président de France résistance
Nous venons de vivre une période médiatique d'intense crétinisation de la population. Obama par ci, Obama par là, Obama au plus haut des cieux où il semble, pour certains, devoir remplacer Dieu.
D'où vient, aux journalistes et aux politicards, cette ferveur nouvelle ? Il est noir et alors ? N'est-il plus un simple mortel à l'image des blancs, des jaunes ou des rouges ?
Est-il doué de facultés spécifiques faisant de lui un surhomme, un être extra terrestre ayant des pouvoirs magiques et pouvant, d'un seul regard, transformer le plomb en or et Bernard Madoff en bienfaiteur de l'humanité ?
Allons, soyons sérieux.
Les sociétés se sont créées, se sont développées, des cultures, des civilisations se sont installées au fil des siècles, ont permis aux citoyens de vivre ensemble en partageant des valeurs communes.
D'abord, ce furent des guerres tribales pour la conquête et l'implantation des populations sur des territoires. Ce furent ensuite des invasions cruelles au cours desquelles on assista à des massacres, à la mise en esclavage, à l'exode de groupes entiers de populations.
Puis la résistance s'organisa et les territoires furent désormais défendus contre les envahisseurs.
La population, au lieu de fuir, de se coucher, de se conduire en esclave consentant, lutta, combattit, accepta la douleur des blessures et la mort au combat.
Les attaquants, devant une telle résistance, quittèrent le lieu de la bataille et la paix civile revint, permettant à l'oeuvre de civilisation de se poursuivre dans le calme et la sérénité, même si parfois des luttes épisodiques, internes ou externes vinrent prouver que la paix n'est accordée qu'à ceux qui se battent pour la conserver.
L'existence terrestre ne pouvait cependant pas reposer que sur des considérations matérielles, car si l'homme avait un corps à nourrir, il avait aussi une âme à sauver.
Ce domaine fut celui des religions, qui apparurent au fil des temps. On adora le soleil, la lune, les animaux, les idoles. Puis vinrent les grandes religions monothéistes et, tout d'abord, le christianisme qui vit le jour il y a 2008 ans. Six cents ans plus tard, arriva "Mahomet" qui instaura, par les armes, la religion islamique.
Le peuple le plus ancien, au titre des religions, le peuple des hébreux ou juifs, attend toujours son messie, mais est aussi le représentant d'une religion mondialement représentée.
Une autre religion, le bouddhisme, a conquis le coeur d'une population importante sur la terre asiatique.
Le peuple noir d'Afrique, auparavant animiste, a adopté essentiellement l'une des deux grandes religions mondiales, le christianisme ou l'islamisme.
A ce stade de la réflexion, il convient de revenir à la période de folie obamanesque que nous venons de vivre.
Pourquoi vouloir imposer à un peuple majoritairement blanc, très majoritairement chrétien, un Président de couleur noire ? Pourquoi applaudir, lorsque l'on constate que le Parti Républicain, celui du Président des Etats-Unis d'Amérique, sortant et battu, vient de désigner lui aussi un futur candidat présidentiel de couleur noire ?
Est-ce que cela veut dire que les blancs, majoritaires dans ce pays, sont indignes ou incapables d'en assurer la direction ?
Un peuple de culture et de civilisation chrétienne, composé d'une population très majoritairement blanche, doit être dirigé par un chrétien blanc.
De même, le peuple d'Israël doit être dirigé par un israélien de confession juive.
Notons que c'est bien ce qui se passe dans les pays islamistes où ce sont exclusivement des musulmans qui sont au pouvoir, même si la Turquie dissimule la réalité sous les apparences d'une laïcité factice.
En Afrique, tous les pays sont dirigés par des noirs, même si certains d'entre eux ont fait la preuve qu'ils conduisent leur peuple au désastre, à la famine, aux guerres tribales.
Aux Indes, ce sont les dirigeants cuivrés qui sont au pouvoir. En Chine comme au Japon, les dirigeants sont, comme les peuples, de race jaune.
Alors, que l'on ne vienne plus nous contester le droit, dans un pays de grande majorité de race blanche, de confession chrétienne, d'avoir, nous aussi, un Président à l'image de notre peuple.
Ce n'est pas la "diversité" qui doit guider nos choix, mais la majorité.
Si certains veulent des dirigeants noirs ou arabes, ils existent dans les pays d'Afrique ou dans la péninsule arabique et personne ne leur interdit d'aller s'y installer.
S'ils veulent vivre parmi nous, ils doivent accepter nos lois, notre culture, notre civilisation au milieu de blancs chrétiens très largement majoritaires.
Nous ne voulons plus de zones de non-droit, de guerres communautaires entre bandes ethniques ou entre quartiers conquis par des bandes ethniques.
Ce n'est pas du racisme, c'est du réalisme. C'est aussi un moyen d'écarter d'un peuple les risques de guerre civile, le drame du terrorisme urbain.
Écartons du pouvoir ces dirigeants, sans volonté, sans convictions, sans colonne vertébrale, qui veulent, par idéologie fumeuse, organiser, sur notre territoire, les conditions d'une lutte des ethnies pour la conquête du pouvoir.
Dans une démocratie, c'est la majorité du peuple qui décide et pas une minorité, au motif qu'elle est plus violente, qu'elle crie plus fort, qu'elle est soutenue par toutes sortes de traîtres croyant, à tort, que leur complaisance leur épargnera les souffrances.
La race blanche n'est pas supérieure à la race noire, à la race jaune ou à la race rouge, mais elle est majoritaire, dans un pays de culture chrétienne, de civilisation chrétienne, de religion chrétienne.
Seuls les racistes réels veulent que ce peuple soit placé sous la domination des autres races.
Français de France, soyons dignes de nos ancêtres, redressons la tête, soyons fiers de nos origines, de nos réalisations, des bienfaits que nous avons apportés à la civilisation en luttant contre la famine, contre les guerres tribales, contre l'esclavage.
Aucun autre pays au monde n'a apporté autant de bien être, de sécurité, de prospérité aux peuples de la terre.
Soyons fiers d'être Français.
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vendredi, 27 février 2009
LES CHOCS DU PRINTEMPS À VENIR...
Nicolas Sarkozy, Président de la République et Premier ministre dans les faits, tente de rassurer le peuple français face à une crise financière mondiale qui ne fait que commencer.
Pour tenter de calmer cette spirale infernale, entouré de ses nombreux conseillers, il distribue des exonérations fiscales à peu de frais. Pourtant, il faut savoir que les chocs les plus significatifs sont à venir. Après un mois d’octobre 2008 où la crise boursière s’est étalée devant les corbeilles, se prépare un mois de mars 2009 où les résultats des banques et grands groupes internationaux vont réserver des mauvaises surprises qu’il faudra mettre au grand jour. Car tout ne peut indéfiniment rester caché…
Alors, les grandes annonces - à coup de milliards d’euros – pour tenter de sauver les incendiaires des systèmes financiers vont de nouveau être d’actualité. Et comme toujours, dans pareils cas, ce sont les épargnants – ou ce qu’il en reste – qui vont être sollicités à travers les médias dociles et aux ordres du pouvoir politique. Ensuite, les contribuables, par une fiscalité foisonnante directe et indirecte, devront finir de régler la note.
On comprend mieux alors les rapprochements d’urgence entre la Caisse d’épargne et les Banques populaires. Pour mieux les diriger, Nicolas Sarkozy vient de nommer à la tête de ce nouveau regroupement un de ses proches collaborateurs, qui pourra ainsi mieux examiner l’utilisation de l’épargne restante des Français. Quant aux incantations internationales contre les paradis fiscaux et les dénonciations politiciennes de « faire payer les riches », il est bon de préciser ceci : en France, il n’y a plus de riches... Alors, faute de riches, l’Etat va s’occuper des classes moyennes – celles qu’il pense encore pouvoir pressurer – et qu’il divise maintenant par catégories, ce qui est nouveau.
Aujourd’hui, il n’est plus possible d’espérer s’enrichir en France, en dehors de l’administration et des multiples organismes d’Etat. Cela, les politiciens l’ont bien compris. Nicolas Sarkozy s’était fait remarquer par son slogan de campagne électorale, « travailler plus pour gagner plus ». Les Français découvrent aujourd’hui que tout cela n’était que promesses pour gogos. La réalité, c’est que le chômage ne cesse d’augmenter et que, en guise de prospérité espérée, c’est la précarité grandissante qui est au rendez-vous.
Le deuxième choc financier qui se présente va se transformer en un choc social de grande ampleur. Là est le nœud gordien d’une classe politique qui joue sa survie, à tout prix.
François Ferrier
Conseiller Régional
de Lorraine - NDP
00:54 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, caisse d'épargne, banques populaires, sarkozy, finances, politique, ndp, synthèse nationale
dimanche, 22 février 2009
DOM-TOM : Larguons les amarres !
Ce qu'en pense
Ingratitude au pays de la négritude ? C’est la première impression que j’eus lorsque je vis étalé sur les murs martiniquais ce « sympathique » slogan Fwansé Déwo qu’il n’était point besoin de traduire tant il était explicite. Ici ou là, à la Martinique comme à la Guadeloupe, flottent les couleurs indépendantistes, noire, verte, rouge, sans que l’on sache vraiment l’influence réelle de ceux qui les arborent. Toujours est-il que la crise guadeloupéenne aura eu au moins le mérite de remettre en perspective un certain nombre d’éléments et de souligner des évidences chiffrées. Si le chômage touche 55,7 % de la population active de la Guadeloupe et 47,8 % en Martinique, comment expliquer alors le fait que les employeurs aient de grandes difficultés à trouver de la main-d’œuvre ? Dans les plantations de bananes, les clandestins haïtiens sont plus nombreux que les travailleurs locaux. Trop d’aides tuent l’emploi. Ce constat universel est valable partout. De nombreux îliens sont des assistés : allocations familiales (l’« allocation braguette » comme on dit ici, dans un langage si imagé…), RMI devenant RSA, indemnités de chômage, aides aux parents isolés, aides aux transports, aides au logement, etc. Ces deux îles d’une grande beauté, qui devraient être des fleurons touristiques de la France d’Outre-mer, coûtent au budget de l’État, respectivement 2,46 milliards d’euros pour la première et 1,84 pour la seconde. Sans compter les rallonges accordées par Nicolas Sarkozy le jeudi 19 février. À elles deux, elles ponctionnent près de 33% des aides de la métropole pour ses territoires ultramarins.
Le climat aidant, certains pourraient dire que l’on serait moins nerveux de la truelle et moins excité du balai aux Antilles qu’en Ardèche ou en Lozère ? On n’ose même pas y songer, tant une pareille idée serait insultante pour les locaux. Une image d’Épinal outrageusement déformée en quelque sorte… « La Guadeloupe, c’est à nous, la Guadeloupe, c’est pas à eux », font dire aux manifestants, sur un air de béguine, les leaders du collectif LKP et autre UGTG, centrale syndicale très… radicale. Même le clergé, par la voix de ses évêques à Basse-Terre et à Fort-de-France, Mgrs Jean Hamot et Michel Meranville, entonne un étrange cantique aux relents « anti-colonialistes » que l’on supporterait mieux dans le répertoire d’un Besancenot qui, soit dit en passant, s’est précipité là-bas, histoire sans doute de voir si l’on ne peut pas jeter un peu plus d’huile sur le feu. Idem pour José Bové.
Qu’ils prennent garde, ces dirigeants irresponsables, que le public métropolitain, lassé d’être insulté, suspecté de je ne sais quel racisme et fatigué de mettre la main au portefeuille, ne leur dise, un jour : « Chiche, vous voulez votre indépendance ? Commencez par être autonomes financièrement » ! Le Royaume-Uni, dans les années soixante-dix et quatre-vingts, a eu moins de scrupules que la France « assimilationniste ». Tour à tour, Antigua, la Grenade, la Dominique, Saint Christophe et Nevis, Sainte Lucie et Saint Vincent sont devenus des micro États indépendants qui ne font la joie que des seuls philatélistes. Car allez demander aux Noirs des Caraïbes ex-anglaises ce qu’ils pensent de leur sort, comparé à celui de leurs voisins « Fwansés »… Et que dire de la République d’Haïti, indépendante depuis 1804, véritable cloaque à ciel ouvert ?
Du festin de l’Empire, il ne nous reste plus que des miettes qui font tout au plus office de poil à gratter ! La Polynésie et la Nouvelle-Calédonie accèderont probablement au statut d’État associé, c’est-à-dire l’antichambre de l’indépendance. Guyane et Réunion suivent la pente antillaise. Mayotte, musulmane à 100%, est envahie d’immigrés comoriens qui transitent par Moroni avant d’atterrir, par exemple, à Marseille, première ville comorienne au monde. Il reste les îles éparses et les Terres australes françaises, où les pingouins et autres éléphants de mer ne demandent rien ! L’enjeu des 200 nautiques et des incertaines promesses de riches fonds marins vaut-il que nous nous cramponnions, coûte que coûte, aux ultimes témoins de ce que fut la grandeur impériale de la France coloniale ? En période de crise, il faut se recentrer sur l’essentiel. Les petits rentiers de la IIIème République, ruinés par l’affaire de Panama ou les emprunts russes, n’entretenaient plus de danseuses ! Pour nos compatriotes d’Outre-mer vivant en métropole, il faudra peut-être un jour choisir : la certitude d’un avenir français ou l’aventure de l’indépendance. Sans le porte-monnaie de l’hexagone. Quant aux békés tant décriés, il leur faudra considérer que tout cela appartient au passé et songer à rentrer au bercail, la terre de leurs aïeux. Et comme dirait l’autre, icône d’une célèbre émission sur FR3 : « Bons vents ! »
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vendredi, 20 février 2009
Rébellion, indépendance, immigration...
Un communiqué de Bernard Antony :
Ce triptyque maintes fois vérifié au cours des 40 dernières années n’a, semble-t-il, pas encore été intégré par certaines composantes de la droite radicale.
Les récents événements de Guadeloupe font ressurgir les vieilles rengaines simplistes réclamant que l’on donne leur indépendance à ces territoires français d’Outre-mer. Les raisons avancées sont économiques, sociales, politiques, quelquefois ethniques. Dans ce genre de situation, l’on se rend compte qu’une certaine droite, tantôt nouvelle, tantôt radicale, ne sortira jamais de ses ornières idéologiques.
Que se passerait-il si ces départements antillais accédaient demain à l’indépendance ? Premièrement, cela ne diminuerait pas la facture réglée par la métropole à leur endroit puisque ce type d’accords serait évidemment assorti de mesures d’accompagnements financièrement lourdes. On verrait ensuite déferler en France métropolitaine des dizaines de milliers de nouveaux immigrés, déracinés, toujours plus nombreux et donc toujours plus inassimilables au mode de vie européen.
La solution pour les DOM-TOM comme pour la métropole ne peut donc passer que par une politique de développement intelligente, fondée sur le travail plutôt que sur l’assistanat et impliquant une véritable mise en valeur des atouts économiques et stratégiques de ces territoires.
Là comme ailleurs, il s’agit d’une question de volonté politique. Là comme ailleurs, il faut pour cela un Etat faisant respecter ses pouvoirs régaliens tout en appliquant une décentralisation conforme à la tradition historique française. Cela passe aussi par une politique conforme aux légitimes aspirations du pays libre !
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lundi, 16 février 2009
Tribune libre : Guadeloupe et Martinique, il faut se débarrasser de ces sangsues…
SOURCE : TERRE ET PEUPLE
" Les Guadeloupéens, en majorité noirs, s’estiment méprisés par les Martiniquais, qui sont en majorité des métis " (Dictionnaire de géopolitique, Yves Lacoste dir., Flammarion, 1993). En une phrase, Béatrice Giblin-Delvallet, professeur et directrice du département de géographie à l’université de Paris-VIII (Vincennes-Saint-Denis), a le courage de rappeler l’importance du facteur racial dans la vie des Antilles. Un facteur qui explique bien des choses, comme l’a rappelé un débat sur France-Info (jeudi 12 février) auquel participait le directeur du Nouvel Observateur, Denis Olivennes. Débat consacré, bien sûr, à la situation pour le moins tendue née en Guadeloupe et ayant gagné la Martinique, puis la Réunion et la Guyane…
Yves Jégo, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, découvre qu’on ne lui a pas fait un beau cadeau en lui confiant un tel poste… Il constate " la situation exceptionnelle de la Guadeloupe, de nature insurrectionnelle ". Elie Domota, chef du " Collectif contre l’exploitation ", joue le numéro du pauvre Noir exploité par le méchant Blanc (la Guadeloupe serait, en toute simplicité, " pire que l’enfer ") et il menace : " Un patronat véreux et mafieux appelle à la guerre civile. Si c’est cela qu’ils veulent, ils l’auront ". Explication de texte : le " patronat véreux et mafieux " est blanc. Encore que le président du Medef local soit un métis… Mais la masse de la population, noire, voue une haine tenace et de longue date aux békés (les descendants des premiers colons blancs qui ont mis en valeur les Antilles). D’autant que ceux-ci mettent parfois les pieds dans le plat. Un grand béké, Alain Huygues-Despointes, s’est lâché dans un documentaire diffusé le 6 février par Canal +, où il déclare : " Dans les familles métissées, les enfants sont de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie. Moi, je ne trouve pas ça bien. Nous, on a voulu préserver la race ". Le malheureux… Victime d’un lynchage médiatique, orchestré par le quotidien France-Antilles, il s’est dépêché de demander pardon… en rappelant qu’il avait signé en 1998 une pétition reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité. Ce pauvre type n’a pas compris qu’il ne lui serait jamais pardonné d’avoir dit, une fois dans sa vie, la vérité.
Une vérité qui saute aux yeux, au point que le clivage racial est avoué par l’envoyée spéciale du Monde (6 février 2009) en Guadeloupe, Béatrice Gurrey. Décrivant les négociations entre, d’un côté, Yves Jégo et les représentants de l’Etat et, de l’autre, Elie Domota et les membres du " Collectif contre l’exploitation ", elle écrit : " Une rangée d’hommes blancs face à une rangée d’hommes – et une femme – noirs ". Tout est dit.
La mémoire historique joue son rôle, comme le rappelle Béatrice Giblin-Delvallet : " Avec le soutien des révolutionnaires envoyés de métropole par la Convention, les esclaves noirs se révoltèrent en 1793-1794 contre les planteurs blancs de la Guadeloupe. Le groupe que formaient ces derniers fut anéanti, beaucoup s’enfuirent, à Cuba notamment. Voilà pourquoi le groupe des békés (planteurs blancs martiniquais), dont le rôle est resté si important en Martinique, n’existe pas en Guadeloupe. Le métissage y est beaucoup moins important. C’est ce qui explique aussi que les dirigeants économiques et les capitaux d’origine métropolitaine (sociétés anonymes, etc.) ou martiniquais soient extérieurs à l’île. Par ailleurs, les souvenirs des luttes très dures de 1793-1794 et de 1848, à la veille de l’abolition de l’esclavage, restent très vivaces parmi les Guadeloupéens ". S’y ajoutent des souvenirs plus récents : Elie Domota réclame " justice et vérité sur les massacres de 1967 " (répression d’émeutes) où, assure-t-il, " 120 personnes ont péri ". Et il réclame " réparation et indemnisation " (" indemnisation ", un mot-clé : la France doit payer). Car la France, coupable de tant de maux, a tout de même un avantage : c’est la vache à lait. Là encore, Béatrice Giblin-Delvallet résume parfaitement l’enjeu : " L’importance des subventions publiques et parapubliques assure à la population un niveau de vie nettement supérieur à celui des micro-Etats voisins indépendants (…) Nombreux sont les Guadeloupéens conscients des avantages financiers que leur procure l’Etat : indemnités de chômage, revenu minimum d’insertion (RMI), assurances sociales, etc. "
Le problème est que les Antillais en veulent plus, toujours plus. En utilisant la menace de l’indépendance. Jacques Bangou, maire de Pointe-à-Pitre, Afro-Antillais (c’est le terme politiquement correct pour désigner un Noir), n’en fait pas mystère : " Le démantèlement des mécanismes post-coloniaux – l’organisation administrative et les secteurs-clés de l’économie sont toujours tenus par les Blancs – lui paraît aujourd’hui possible " (Le Monde, 10 février 2009).
Alors, nous, on lui dit : chiche ! Les Antilles veulent l’indépendance ? Bravo, qu’on la leur donne. Tout de suite. Bon débarras.
Les Antillais pourront ainsi jouir à loisir de leurs stocks de bananes (pour un temps, car lorsque les Blancs ne seront plus là, les récoltes vont maigrir). Qu’ils se défoulent dans le bordel dont ils sont des spécialistes. Bien entendu, les Antillais présents en France seront tous si enthousiasmés par leur indépendance qu’ils rentreront dare-dare, n’est-ce pas, dans leurs îles paradisiaques ? En tout cas, ceci contribuera à redonner à la France un air un peu plus européen. Une France qui pourra économiser ce sang que lui pompent les sangsues antillaises, qui sont d’insupportables parasites que les Gaulois ne doivent plus supporter.
Pierre VIAL
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jeudi, 05 février 2009
Patrick McGoohan, acteur rebelle et chrétien
SOURCE : PHILIPPE RANDA
Par Nicolas Bonnal
On nous a appris avec Molière que jadis on ne donnait pas de sépulture chrétienne aux acteurs. Comme si l’Eglise avait prévu que ces diables d’hommes allaient faire basculer le monde dans une décadence digne de l’empire romain.
Mais le christianisme réserve toujours, comme la mule du pape, une charge à l’ennemi. A Hollywood, il y eut Leo McCarey, John Ford, Raoul Walsh, et aujourd’hui il y a Mel Gibson. Et puis il y eut à la télévision Patrick McGoohan, autre acteur d’origine irlandaise (l’Irlande des moines mais aussi de Swift ou de Joyce), à qui nous devons le légendaire Prisonnier. Tournée en 1967 dans l’étrange village-musée de Portmeirion, au pays de Galles, cette série aporétique et énigmatique a célébré l’image du rebelle des temps spectaculaires décrits par McLuhan et symbolisé pour tous les résistants de l’ordre mondial, le mutin situationniste. En même temps bien sûr qu’elle nous ouvrait des horizons ignorés sur des mondes parallèles à la Lewis Carroll, de nouvelles utopies atlantéennes et une réflexion sur le conditionnement dans ces temps orwelliens.
McGoohan, de religion catholique et dont on a dit et redit qu’il voulait se faire prêtre, a commencé par la série Danger Man, censée avoir inspiré James Bond. Mais c’est un drôle de James Bond. L’agent secret ne sauve pas le monde, mais il essaie de préserver l’empire britannique (on est au tout début des années 60) ou de préparer les transitions à l’indépendance. Il n’a pas d’armes à feu, s’il se bat très bien avec ses poings. Il ne touche jamais aux femmes, s’il les retourne ou les manipule à la perfection. Il n’est aucunement sadique, tournant le dos à la cruauté des romans d’espionnage. Il est excellent technicien, entièrement tourné vers l’Intelligence, au sens anglo-saxon du terme.
Plusieurs épisodes sont éblouissants, notamment celui où il découvre un village américain en terre russe où l’on exerce les futurs espions... Et même le village de Portmeirion, que notre grand acteur va utiliser ensuite pour créer le décor ludique et virtuel de sa série.
On ne raconte pas Le Prisonnier. Les gens ont vu ou n’ont pas vu la série, ils se sont limités à une interprétation (dénonciation très britannique du monde moderne, fait de contrôle, de démocratie parodique et de médiocrités joyeuses) ou plusieurs : Umberto Eco dirait que c’est une œuvre ouverte et le dernier épisode est si invraisemblable qu’il est inutile de donner un sens définitif à ce chef d’œuvre télévisionnaire, comme disait Hélène Oswald. Si le numéro 6 est le numéro un, cela revient-il à dire que l’homme peut se dédoubler et qu’il est son pire ennemi ? On n’a pas besoin de ce type de conclusion.... mais la série est certainement subversive, et au sens chrétien du terme. Ce n’est pas à un acteur que nous avons affaire, mais à un éveilleur d’âmes. Et on insistera encore et toujours sur la perfection des séries britanniques de l’époque, à l’ergonomie et à l’esthétique impeccables.
McGoohan aurait pu s’arrêter là, mais il a continué une carrière un peu chaotique en prenant en contre-pied son personnage de rebelle. Je me rappelle de ce très bon épisode de Columbo où il joue le rôle d’un officier américain fanatisé par son modèle militaire ; de cet échappé d’Alcatraz où McGoohan, en directeur de la prison, affronte un autre vieux rebelle encore en pleine forme, Clint Eastwood. Et bien sûr de Braveheart, le film-culte de Mel Gibson, où il joue le mauvais roi d’Angleterre, Edouard 1er Longshanks. Le film résonne comme un règlement de comptes anti-anglais, laissé aux bons soins des Irlandais : l’Angleterre de William, de la Guerre de cent ans, d’Henry VIII, de Cromwell et du capitalisme planétaire apparaît digne d’une dystopie que l’on retrouve dans le Village précisément...
Plus de quarante ans après sa création, la série conserve sa magie, mais je ne la vois pas surprendre les jeunes générations contemporaines, trop soumises au système maintenant. Il reste à savoir si le joyau médiatique de McGoohan pourra continuer de diffuser son inquiétante étrangeté...
12:03 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le prisonnier, patrick mcgoohan, série télé, cinéma, christianisme, hollywood, synthèse nationale
lundi, 02 février 2009
Tribune libre : L'évêque et le grand rabbin...
Par Coclès
Si il est vrai que les voies du Seigneur sont impénétrables, les saints hommes qui s'en disent les interprètes sont bien souvent tout aussi déroutants. Un prélat catholique anglais, tout juste réadmis dans le sérail, fait scandale et ceux qui n'aiment pas le Pape ou souhaiteraient lui dicter la manière dont il doit conduire son magistère en profitent pour faire comme si le soupçon de révisionnisme devait s'étendre à l'ensemble de l'Église. Une Église que la conscience masochiste du péché et une longue campagne de déstabilisation rendent particulièrement fragile vis à vis de ce type de manoeuvre.
C'est un jeu sournois mais finalement assez classique. Plus que les milliers de bombes qui se sont abattues sur Gaza, la manipulation médiatique est une arme de destruction massive qui laisse à ses victimes bien peu de chances de sortir indemnes des opérations que la situation monopolistique des grands organes de presse lui permet d'entreprendre sans grand risque de se heurter à la contradiction.
Laissons là l'évêque anglais et tournons-nous un moment vers les donneurs de leçons. Comme nous l'apprend le site internet du Jérusalem Post, le récent conflit israélo-palestinien a donné à l'ancien grand rabbin séfarade d'Israël, Mordechai Eliyahu, l'occasion d'exprimer une forte pensée dont on aimerait être sûr qu'elle n'est pas représentative du judaïsme israélien tout entier, fut-il séfarade.
Eliyahu a, en effet, écrit au premier ministre Ehud Olmert pour le persuader, arguments théologiques à l'appui, que les civils gazaouis étant tous collectivement responsables des tirs de roquettes sur le Sud du pays, ils méritaient un châtiment aussi exemplaire qu'indifférencié. Selon l'ancien grand rabbin, dont la prose a été distribuée dans toutes les synagogues du pays, rien ne s'oppose moralement à ce que les civils palestiniens subissent les contrecoups de leur complicité objective avec les "terroristes". A l'appui de son raisonnement, il cite l'histoire biblique du massacre de Sichem (Genèse 34) et le commentaire de Maimonide (Lois des Rois, 9, 14).
Joint par des journalistes, son fils, lui-même grand rabbin de la ville de Safed, a surenchéri. "Si les roquettes ne s'arrêtent pas après que nous ayons tué 100 Palestiniens, alors nous devons en tuer un millier. Et si elles ne s'arrêtent pas après que nous en ayons tué 1 000, alors nous devons tuer 10 000 Palestiniens. Si elles ne s'arrêtent pas, nous devons en tuer 100 000, même un million. Quoi qu'il en coûte pour les faire cesser".
Contrairement à ce que font beaucoup, au risque de voir le boomerang de la mauvaise foi leur revenir inopinément dans la figure, il ne faut pas généraliser, comme on dit. De même qu'un grand rabbin, et même deux, ne font pas le judaïsme, il est peu probable qu'un évêque anglais fasse l'ensemble de l'Église romaine. Que l'un donne dans la soustraction des morts alors que l'autre envisage leur sainte multiplication n'a ici qu'une importance relative.
Ce qui parait certain, en tout cas, c'est que l'angélisme éthique dont se prévalent aujourd'hui les divers monothéismes doit sans doute davantage à la nécessité dans laquelle ils se trouvent de composer avec une sécularisation massive, et aux accommodements qu'elle implique, qu'aux textes fondateurs où réside leur logique profonde. C'est aussi vrai en Europe qu'en Israël où l'on voit bien que, s'écartant des recommandations du grand rabbin de Safed (fondées sur divers génocides cananéens bénis par Dieu), le gouvernement d'Ehud Olmert a eu l'insigne sagesse de se contenter d'un bon millier de morts seulement.
Ceci dit, une autre question ne peut manquer de tarauder l'observateur : où se trouvent donc, dans le monde musulman, les forces de sécularisation susceptibles de mettre un frein aux exigences du Saint Coran et à l'exemplarité guerrière de son Prophète ?
17:35 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : église, religion, jérusalem, benoît xvi, politique, strasbourg












