mardi, 19 mai 2009

Dieudonné, le Golem...

p1010485.jpgpar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

 

L’apparition de Dieudonné dans le débat des élections européennes sème l’effroi dans la classe politique et chez les lobbies. Ils ont donné vie à un monstre qui leur a échappé.

 

La légende juive praguoise du Golem raconte que le rabbin Yehuda-Leib insuffla la vie à une créature faite d’argile, en usant de la magie kabbalistique et en inscrivant EMET, l’un des noms de Dieu, sur son front. Cette créature échappa à son maître, semant la terreur dans le ghetto praguois. L’écrivain autrichien Gustave Meyrink en fit un excellent roman fantastique, publié en 1915, qui connut un énorme succès et continue d’être réédité.

 

Dieudonné, qui fut pendant longtemps un porte-parole apprécié de la multiculturalité et de l’antiracisme, allant jusqu’à se présenter contre Marie-France Stirbois à Dreux, vient de placer sa liste aux élections européennes sur le terrain de l’anti-sionisme et de la lutte contre l’influence sioniste en France.

 

Ainsi, la créature a échappé à ceux qui s’illusionnaient en être les maîtres. L’émotion est intense, l’indignation glapissante. Quoi ?! Une liste anti-sioniste ? Peut-on, doit-on l’interdire ? Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, pour qui anti-sionisme signifie bien sûr antisémitisme, déclare à Radio J : « Dieudonné est antisémite 100% de son temps ». Ce à quoi Alain Soral, qui fait équipe avec Dieudonné, réplique : « Même Adolf Hitler, quand il caressait son chien, avait des baisses d’antisémitisme. Dans son bunker, Adolf Hitler n’était antisémite que 97% de son temps ». Et Soral, toujours aussi provocateur, de rajouter : « De quoi se plaint Bernard-Henri Lévy ? Regardez notre liste blanche, black, beur. Nous avons réalisé ce qu’il souhaitait ».

 

La présence sur la liste Dieudonné du leader islamiste du Centre Zahra, d’une jeune femme voilée, de noirs, de militants d’extrême gauche, d’une des fondatrices des verts et aussi de militants nationalistes en fait un étonnant patchwork. La kippa sur le gâteau, si j’ose m’exprimer ainsi, est le soutien d’un rabbin ultra orthodoxe et… anti-sioniste.

 

Il est probable que la liste Dieudonné, qui apparaît comme la plus rebelle, la plus anti-système, va faire un malheur en Ile-de-France. Les démiurges de l’antiracisme auront récolté ce qu’ils ont semé.

 

Le Parlement européen vient de modifier son règlement intérieur pour interdire à Jean-Marie Le Pen de présider la séance inaugurale, dans l’hypothèse où il serait élu. Le Parlement va-t-il compléter son règlement en précisant que la première séance ne saurait être présidée par un Golem, fût-il noir ?

 

Ce serait l’aboutissement logique de la mascarade antiraciste qui risque de se conclure (pour nous) par un gigantesque éclat de rire.

 

lundi, 23 février 2009

A Sarreguemines : la gauche exige, l'UMP exécute...

images.jpgUne fois de plus, la répression s’abat sur les militants nationaux et identitaires ; une fois de plus, le parti de la collaboration et de l’anti-France peut triompher.

 

Les faits : la semaine dernière, les militants de Sarreguemines de la Nouvelle Droite Populaire, dirigés par Arnaud Felentzer, et ceux de l’association Solidarité des Français annoncent dans la presse locale leur intention d’organiser samedi  prochain 28 février, à 20 heures, devant la gare de cette ville de Moselle, une distribution de soupe aux légumes et aux lardons. Il n’en fallait pas plus pour réveiller la haine de notre peuple qui sommeille au fond des « bonnes consciences » locales. Les partis de gauche, la Ligue des droits de l’homme, l’ex-LCR, le groupuscule du sinistre Mélenchon… il suffit que tout ce beau monde s’indigne, s’offusque et menace d’organiser un couscous-citoyen (on a les références culinaires que l’on peut) contre la soupe identitaire pour que la municipalité sarkoziste, incarnée par un certain Céleste Lett, député-maire UMP, exécute, que la distribution de soupe que nos amis envisageaient faire soit interdite et que les forces de police soient mobilisées pour faire appliquer l’arrêté d’interdiction. Comme si elles n’avaient rien de plus sérieux à faire dans cette ville soumise à la violence quasi quotidienne des « chances pour la France »...

 

Mais, au juste, tous ces beaux esprits, tous ces larbins du Système savent-ils exactement ce qu’est la vie d’un SDF français en France ? Savent-ils que ceux-ci sont quotidiennement victimes de rackets et autres menaces de la part des bandes ethniques ? Savent-ils que ceux-ci se voient souvent refuser l’accès à certains foyers, complètement trustés par les mafias d’importation ? Savent-ils qu’il est préférable, dans la France d’aujourd’hui, d’être Malien sans-papiers que Français de souche chômeur en fin de droit ? Savent-ils que ces distributions de soupes au cochon, comme c’est le cas régulièrement à Paris, à Strasbourg ou à Nice, sont l’un des rares moments de réconfort pour tout ces laissés pour compte du libéralisme ? NON, ils ne le savent pas. Et, même s'ils le savaient, ils n’en auraient rien à faire, tant est grande leur haine de ce que nous sommes, nous Français de France et Européens d’Europe.

 

Pour l’heure, nous ne savons pas encore quelle sera la riposte des patriotes sarregueminois, mais, quoiqu’il en soit, cette lamentable affaire prouve, une fois de plus, la collusion qui existe entre les partis marxistes et la droite affairiste. Plus que jamais, le peuple de France a besoin d’une véritable force populaire, nationale et identitaire pour incarner sa volonté de rompre avec ce Système vermoulu qui conduit notre pays droit à la faillite et notre peuple à la paupérisation. La NDP, et d’autres, œuvrent actuellement dans ce sens…

 

Roland Hélie

samedi, 07 février 2009

Ni Hamas, ni Tsahal ! Cette guerre n’est pas la nôtre…

1-Couv_SN_12[1].JPGEditorial de Roland Hélie publié dans le numéro 12 (janvier février 2009) de la revue Synthèse nationale :

 

 

Parmi les « dégâts collatéraux » provoqués par les affrontements qui se sont déroulés ces dernières semaines au Proche Orient, on pourrait presque inclure les nouvelles divisions que ceux-ci entrainent au sein de la droite nationale (1). Bien sûr, il convient de relativiser l’aspect tragique de ce constat car, fort heureusement, ces divisions n’ont pas encore entraîné mort d’homme… Néanmoins, ces événements sont survenus à point nommé, au moment où notre famille politique semble avoir beaucoup de mal à rebondir, pour creuser encore plus les fossés qui séparent les mouvements nationaux et identitaires entre eux et les éloigner de leur mission essentielle, celle de défendre notre peuple, notre nation et notre civilisation. Décidément, on peut leur faire confiance, les Juifs et les Arabes excellent dans l’art d’exporter leurs discordes partout, y compris là où on s’y attendrait le moins.

 

Ainsi, depuis le début de ce nouvel épisode de la guerre fratricide qui oppose les descendants des fils de Sem, toute la droite nationale se chamaille sur la position à adopter. Certains font une surenchère effrénée à la dialectique gauchiste, confondant au passage la légitime revendication du Peuple palestinien à disposer d’un Etat et les positions islamistes maximalistes du Hamas, alors que d’autres, au nom d’une notion totalement pervertie de l’Occident, se pâment d’admiration devant la force, réelle ou supposée, de l’armée israélienne. Une fois de plus, on nage en pleine confusion.

 

Depuis une trentaine d’années, je me suis personnellement toujours prononcé en faveur d’un Etat palestinien. A une époque où presque toute la droite nationale soutenait, probablement par nostalgie de l’Algérie française, l’Etat hébreu, nous étions alors ultra minoritaires, au sein des mouvements nationaux et nationalistes, à adopter une telle position. Nous l’expliquions tout simplement par le droit des peuples à disposer d’un Etat. Au même titre d’ailleurs que les Israéliens avaient le droit au leur. Je ne regrette en rien cet engagement, que je considère toujours comme le plus logique. Néanmoins, depuis, les choses ont nettement changé. La résistance palestinienne était alors nationaliste, laïque et révolutionnaire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le Hamas est islamiste, fondamentaliste et impérialiste (non seulement il veut détruire Israël, mais il veut aussi la fin de notre civilisation européenne). Nous sommes loin du baasisme bon teint ou du nassérisme triomphant de la seconde moitié du XXème siècle.

 

Deux peuples, un territoire : le bât blesse…

 

En fait, là où le bât blesse, c’est lorsque deux peuples ont la même prétention sur un même territoire. Comme c’est le cas dans ce sempiternel conflit israélo-palestinien. La solution la plus sage consisterait à procéder à une partition qui mettrait tout le monde d’accord. Mais peut-on encore, aujourd’hui, raisonnablement envisager une telle solution ? Toutes les tentatives de conciliation qui se sont succédées depuis la création, en 1947, de l’Etat d’Israël ont échoué. Plus encore, la situation n’a fait qu’empirer. J’en arrive donc à la conclusion qu’il est plus que temps de laisser les protagonistes se débrouiller entre eux. Tout le reste n’est que bavardages, postures esthétiques et, surtout,  perte de temps… Prendre parti dans ce conflit n’apporterait rien au mouvement national.

 

S’il est vrai que les moyens et les méthodes de Tsahal sont totalement disproportionnés par rapport à ceux des Palestiniens ; s’il est vrai que si n’importe quel autre pays du monde avait utilisé les mêmes méthodes et les mêmes moyens pour régler un quelconque conflit avec un de ses voisins, toutes les « forces du bien » se seraient mobilisées pour éliminer ce « maudit pays » (souvenez-vous du sort qui fut réservé à la malheureuse Serbie il y a une dizaine d’années ou à l’Irak il y a vingt ans…) ; il n’en est pas moins vrai que le Hamas, qui n’hésite pas à mettre des enfants en première ligne face aux chars israéliens, considère qu’Israël doit être détruit et que, pour cela, tous les moyens sont bons, y compris le terrorisme aveugle. Terrorisme aveugle auquel les sionistes n’avaient d’ailleurs pas hésité à recourir, en d’autres temps, pour lutter contre les Anglais.

 

Entre ceux qui réclament « un soutien indéfectible à l’Etat d’Israël », comme s’ils ne savaient pas que les Etats n’ont pas d’amis ni d’alliés à soutenir mais que des intérêts à défendre, et ceux qui, souvent fraichement convertis au nationalisme, invoquent de fallacieuses raisons humanitaristes pour appeler à manifester, aux côtés de l’extrême gauche et des mouvements antiracistes, contre l’agression israélienne, nous n’avons vraiment pas à choisir. Peut-être que, si nous étions Israéliens, nous serions farouchement partisans de liquider la résistance palestinienne. De la même manière que, si nous étions Palestiniens, nous nous ferions un devoir de soutenir le Hezbollah ou le Hamas. Mais il se trouve que nous ne sommes ni les uns ni les autres, nous sommes Français et Européens et que, par conséquent, nous n’avons qu’un seul choix à faire : celui de la défense de nos intérêts et de nos intérêts seulement.

 

Ni drapeaux israéliens, ni drapeaux palestiniens…

 

Robert Spieler, au nom de la Nouvelle Droite Populaire, a parfaitement résumé la position qui conviendrait d’être prise par le mouvement national et identitaire dans son ensemble : « Ni drapeaux israéliens, ni drapeaux palestiniens ». Ce à quoi Pierre Vial, Président de Terre et peuple, ajoute de manière imagée : « Ni hallal, ni cacher »… Oui, tous ces emblèmes d’entités étrangères à notre civilisation européenne qui envahissent les rues de nos villes et qui détériorent, petit à petit, notre patrimoine et notre conscience collective doivent être rejetés simultanément. On ne peut pas à la fois combattre l’immigration de peuplement qui menace les fondements de notre civilisation et la violence qui en découle et qui s’amplifie partout sur notre territoire d’un côté  et, de l’autre, glorifier les organisations terroristes, que celles-ci soient sionistes ou islamistes. On ne peut pas à la fois militer sincèrement pour une France française dans une Europe européenne et se pavaner derrière les drapeaux, quels qu’ils soient, de puissances ou d’organisations qui veulent la mort de notre identité. Il faut arrêter de dire et de faire n’importe quoi.

 

Nous ne pourrons libérer notre continent de ceux qui l’envahissent et de ceux qui le contrôlent que si nous nous appuyons sur les valeurs, les symboles et les traditions qui sont les nôtres. Pour cela, il faut d’abord redonner à notre peuple une conscience ethnique, condition sine qua non à notre redressement national et identitaire. Si nous voulons gagner, nous devons d’abord être ce que nous sommes.

 

Notes

 

(1) Lire à ce sujet l’article de Jérôme Bourbon publié dans Rivarol (n°2888 du 16 janvier 2009).

 

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samedi, 02 août 2008

La cause a besoin de toutes les bonnes volontés…

Identité.jpgEditorial de Roland Hélie

publié dans le n°9 (juillet-août 2008)

de la revue Synthèse nationale

 

 

Lorsqu’il y a presque deux ans nous avons décidé de créer Synthèse nationale, nous étions à cent lieues, mes amis et moi même, de penser que cette petite revue prendrait aussi rapidement une place aussi importante dans l’espace politique national et identitaire.

 

Très vite, Synthèse nationale a trouvé son style et son rythme. Après quelques balbutiements bien naturels à ses débuts, Synthèse nationale a sû se doter d’une équipe de collaborateurs de qualité et ouvrir aussi ses pages à de nombreuses personnalités de la droite de conviction qui l’ont honorée de leurs contributions. Aussi, le nombre de ses lecteurs et abonnés, en progression constante, confirme que notre choix de doter notre famille politique d’une revue qui soit à la fois un outil de réflexion, un vecteur d’information et un aiguillon pour les combats de demain, correspondait à un réel besoin.

 

Un outil de réflexion : en abordant des thèmes aussi divers et variés que le régionalisme ou la construction européenne, l’écologie nationale ou le surpeuplement alarmant de la planète, et en donnant la parole à des responsables politiques ou associatifs spécialisés sur ces thèmes, nous avons contribué au renouvellement des axes de réflexion de la droite nationale…

 

Un vecteur d’information : en reprenant des articles et des informations (toujours vérifiées) publiés, souvent confidentiellement et toujours momentanément, sur la toile nous avons ainsi permis de dénoncer des faits qui seraient peut être passés inaperçus ou qui seraient très vite tombés dans l’oubli…

 

Un aiguillon pour les combats de demain : au moment où la droite nationale, dans son ensemble, rongée par les défaites successives, semble sombrer dans le désespoir (alors que jamais, je dis bien « jamais », nos idées ont été partagées par autant de nos compatriotes), il nous semble vital pour notre pays et pour l’Europe de contribuer au redressement salutaire de notre famille politique…

 

Si je me livre à ce rapide bilan des ces deux premières années d’existence de Synthèse nationale, c’est bien parce que les trois raisons qui ont engendré le lancement de notre revue sont, plus que jamais, d’actualité.

 

Le leurre Sarkozy qui, l’espace d’une campagne présidentielle, avait conquis, grâce à quelques tirades habilement envoyées, une partie non négligeable de l’électorat national  a vite fini par montrer son vrai visage, celui d’un politicien finalement assez falot, aux ambitions démesurées et aux réactions quasi juvéniles, et dévoilé ses véritables intentions, celles de livrer pieds et mains liés la France à la technocratie mondialiste.

 

Quant à la droite nationale, elle est en difficulté. Ne nous le cachons pas. Les positions quelque peu discutables prises ces dernières années par certains de ses responsables l’ont finalement conduite dans une impasse.

 

Et pourtant, malgré ce constat peu encourageant, il nous reste maintes raisons de continuer le combat. Pour s’en convaincre, je dirai simplement qu’il suffit d’écouter chaque matin France Infos (ou n’importe quelle autre radio à la botte du Système et de la pensée unique). Les événements qui se produisent en France ou dans le monde prouvent la justesse de nos analyses et la pertinence de nos solutions. Avoir eu autant raison et n’avoir jamais été écouté, il y a de quoi rager.

 

Mais après tout, si nous n’avons pas été écoutés, c’est peut être aussi parce que nous n’avons pas véritablement sû nous faire entendre. Quand je dis « nous », c’est de l’ensemble du mouvement national dont je parle. Enfermés que nous étions dans des schémas surannés, tout en nous complaisant dans un splendide isolement, nous avions effectivement peu de chances d’être entendus, Surtout par des sourds qui ne voulaient pas nous écouter. La vérité gênant trop souvent le confort intellectuel de ceux qui se contentent du prêt à penser officiel.

 

C’est donc à un renouvellement total du style et des méthodes du mouvement national que nous devons contribuer maintenant. Alors, au travail…

 

 

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lundi, 10 mars 2008

NE PAS CEDER AU RENONCEMENT !

Les résultats sont là. De la pseudo droite à la vraie gauche, personne ne peut vraiment crier victoire, personne ne peut non plus pleurer sa défaite. On parle de "rééquilibrage" et chacun trouve de bonnes raisons d’être, en apparence du moins,  plus ou moins satisfait.  On entend tout et le contraire de tout pour justifier tel ou tel recul ou telle ou telle avancée et, finalement, tout le monde s’en remet aux résultats de dimanche prochain qui, probablement, seront le remake de ceux du premier tour. 

 

Curieusement, les Français semblent être satisfaits de la situation dans laquelle ils sont, puisqu’ils ont cautionné par leurs votes les partis du Système en place. L’insécurité est en voie de banalisation, l’immigration-invasion ruine notre pays, l’islamisation de nos villes progresse de jour en jour, la pression fiscale est de plus en plus forte et la classe politique totalement corrompue mais, qu’importe, nos compatriotes qui prennent encore le temps d’aller voter encouragent joyeusement les partis responsables de cet état de faits.

 

Pourtant, il y avait bien, dans une centaine de villes, une alternative à cette situation infernale. Cette alternative, c’était la droite nationale. Or, partout, celle-ci est laminée. Malgré le courage exemplaire et la détermination de ses candidats et de ses militants, les résultats du Front national se liquéfient et l’ensemble du mouvement nationaliste et identitaire en subit les conséquences.

 

Le FN, qui apparaissait encore, il n’y a pas si longtemps que cela, comme le recours salutaire pour notre pays, a quasiment disparu de la scène politique nationale et locale. Voilà le résultat de la politique menée depuis quelques années par sa direction. Le Pen et ses acolytes avaient un boulevard devant eux, ils n’ont pas su l’emprunter, pire encore, ils se sont engouffrés tête baissée dans une impasse sur sa gauche où personne ne les attendait. Voilà où les bêtises accumulées de l’un (la dernière en date étant ses élucubrations –que nous préférons mettre sur le compte de la sénilité- à propos de rapports fantasmés entre certains mouvements nationaux et l’UIMM...) et le fanatisme imbécile des autres auront mené le FN, que tout destinait à un avenir radieux. Tant pis pour lui, tant pis pour nous et, hélas, tant pis pour la France...

 

Car la France, je persiste à le croire, a besoin d’un vrai mouvement national et identitaire digne de ce nom pour la remettre dans le droit chemin. Notre famille politique ne doit pas céder au renoncement. Ce ne sont pas quelques versatilités électorales qui vont entamer notre détermination.

 

Depuis des semaines, certains parmi nous imaginent déjà les bases du renouveau, car renouveau il y aura. Finalement, cette hécatombe du lepénisme moribond aura le mérite d’éclaircir le paysage et de permettre à l’ensemble de notre famille politique d’envisager différemment l’avenir. Fidèle à sa vocation d’être un outil au service du redressement national, la revue Synthèse nationale, avec les réseaux qui se sont formés autour d’elle, entend participer à cette nouvelle croisade. Mais, de tout cela, nous reparlerons très bientôt...

 

Roland Hélie

 

vendredi, 27 juillet 2007

Roland Gaucher nous a quitté...

2cfc58d695a9433a7599cb4ffba36918.jpgJe viens d'apprendre avec tristesse la disparition, hier, de Roland Gaucher.

Agé de 88 ans, il avait été, depuis la fin des années 30, de tous les combats pour la cause nationale. Ancien reporter au journal Minute, puis, directeur de National hebdo, et enfin du Crapouillot, Roland Gaucher mit toujours sa plume au service de ses idées. En 1974, il publia une remarquable Histoire secrète du Parti communiste français (chez Albin Michel) qui fit grand bruit à l'époque et contribua à la déstabilisation et à la marginalisation de ce parti alors encore tout puissant.

Combattant infatigable, Roland Gaucher n'hésitait jamais à foncer en première ligne face à nos adversaires. J'ai eu l'occasion personnellement de le constater à plusieurs reprises dans les années 70, alors que j'étais jeune militant du Parti des forces nouvelles dont il était l'un des dirigeants.

Au milieu des années 80, Roland Gaucher devint l'une des figures du Front national. Il fut élu député européen de 1986 à 1989. Il assurait en même temps, comme je l'ai indiqué, la direction de National hebdo avec Lionel Payet. A cette époque, NH avait aussi dans son équipe rédactionnelle François Brigneau, Jean Bourdier, Jean-François Touzé, Serge de Beketch, Pinatel et bien d'autres... Mais, en 1995, il s'éloigna du Front et se consacra à la rédaction de nouveaux livres, dont certains en collaboration avec Philippe Randa.

Nous nous voyions plusieurs fois par an et c'était toujours un plaisir de l'écouter raconter (parfois pour la xième fois, mais qu'importe... c'était Roland) les grandes heures de la presse et du mouvement national. En bon vieux grognard toujours un peu grincheux qu'il était, Roland Gaucher gardait toujours une vision assez réaliste des choses. Surtout, il ne perdait jamais l'espoir de voir un jour notre idéal triompher. Aujourd'hui Roland n'est plus, mais l'idéal survit.

 Roland Hélie

 

Les obsèques auront lieu à Maisons-Laffitte (Yvelines) mercredi 8 août à 11 h. 00 en l'église Notre Dame de la Croix.

 

lundi, 11 juin 2007

Une page s'est tournée, passons à autre chose...

Les résultats sont là. Il ne faut pas se voiler la face, ils sont catastrophiques pour la droite nationale en général et pour le Front en particulier. Bien sûr, certains s’évertueront à minimiser la débâcle en cherchant de multiples explications circonstancielles et d'autres se consoleront en brandissant le résultat certes plus qu'honorable de Marine Le Pen, mais tout cela ne résiste pas sérieusement à l’épreuve des faits. Dimanche soir, une page s’est tournée dans l’histoire du mouvement national.

 

Et pourtant, souvenez-vous, il y a encore six mois, tous les espoirs étaient encore permis. Sur le perron de sa propriété clodoaldienne, Jean-Marie Le Pen appelait à l’unité de la droite nationale et recevait le soutien de Bruno Mégret. D’autres formations étaient prêtes à participer à cette vaste union patriotique autour du candidat du Front national. Les sondages ne cessaient de lui donner des résultats en hausse et partout les bonnes volontés se préparaient au combat… Mais Le Pen avait sans doute sous-estimé le pouvoir de nuisance de certains de ses lieutenants qui s’empressèrent de saboter le beau projet. Bref, trois mois plus tard, patatras ! L’unité sacrifiée et une phrase malheureuse sur les origines hongroises du candidat Sarkozy et ce fut la chute.

 

En réalité, au-delà de ces deux raisons évoquées, cette chute était prévisible depuis des mois. En effet, au moment où les événements donnaient raison aux analyses que le Front national professait depuis des décennies, qu’elle ne fut pas notre surprise de voir celui-ci rompre avec les fondamentaux qui avaient, jusqu’ici, fait sa fortune électorale.

 

Etait-il bien habile de se mettre à racoler (sans aucun succès d’ailleurs) les voix des immigrés alors qu'un nombre grandissant de Français manifestaient leur exaspération face aux effets pervers de l’immigration ? Etait-il tout aussi judicieux, au moment où la France se droitise de plus en plus, de procéder à une gauchisation du vocabulaire et du programme national ? Enfin, était-il raisonnable de manifester, quelques jours avant l’élection présidentielle, un tel mépris à l’encontre de ceux (MNR, régionalistes, identitaires…) qui avaient, sincèrement, apporté leurs soutiens (ou leurs signatures) au chef du FN ?

 

Toutes ces erreurs, certes ajoutées à l’âge du candidat et à l’arrogance déplacée d’une poignée de courtisans qui sont venus se greffer sur la bête au moment où celle-ci faisait encore peur et sans oublier les effets ravageurs de l’excellente prestation de Nicolas Sarkozy lors de la Présidentielle, le Front vient de les payer très cher à ces législatives que certains espéraient voir comme le début de la reconquête de l’électorat perdu. Depuis hier soir, malgré le dévouement exemplaire de ses militants et candidats, le Front a perdu de sa superbe. Il n’est plus vraiment en position de s‘imposer comme le parti du recours. Il retrouve ses résultats du début des années 80. S’il veut rebondir un jour, il doit à un moment où à un autre (et il vaudrait mieux pour lui que ce moment n’arrive pas trop tard…) procéder à son « examen de conscience », sans quoi il continuera à s’enfoncer dans la terrible spirale du déclin.

 

A première vue, le Front est aujourd’hui face à un cruel dilemme. Soit il choisit la voie de l’enfermement qui aboutira à la ringardisation, soit il continue sur celle de la dédiabolisation amorcée ces derniers mois et il fonce droit vers la C N I sation, c’est-à-dire à devenir un parti croupion au service de la droite libérale. Dans un cas comme dans l’autre, l’avenir n’est pas réjouissant… A moins qu’il se découvre subitement une troisième stratégie…

 

Mais, dans un premier temps, ce sont les contingences matérielles qui vont occuper les responsables du FN. Non seulement le déficit dû à la perte d’un nombre conséquent d’électeurs va amener le Front à réduire considérablement son « train de vie » (ce qui aura au moins le mérite d’écarter les profiteurs qui se sont enrichis sur son dos) ; mais il va aussi falloir payer les campagnes des centaines de candidats dont le score est inférieur à 5 %. A ce sujet, il est « plaisant », pour les partisans acharnés de l’union patriotique que nous avons été, de noter que ce nombre serait bien moindre si un accord avait été conclu avec le MNR… Bonjour la finesse politique !

 

Le MNR justement, parlons-en. En répondant positivement à l’appel à l’union patriotique de Le Pen, Bruno Mégret avait réussi, d’une certaine manière, à rebondir politiquement. Mais ce retour risque d'être de courte durée, puisque les résultats de ses candidats ne sont guère, eux non plus, encourageants. Quel sera l’avenir de cette formation ? Il est encore trop tôt pour le dire…

 

Finalement, les seuls qui peuvent être satisfaits à l’issue de ces élections, ce sont les Identitaires. Ceux-ci se présentaient pour la première fois et leurs candidats font en effet une moyenne de 2,5 % des voix dans les quelques circonscriptions où ils étaient en lice. Ce qui, croyez-moi, n'est pas rien pour une jeune formation sans moyen autre que le dynamisme de ses militants. Robert Spieler, président d’Alsace d’abord, vient d’ailleurs d’annoncer une initiative toute prochaine en vue du rassemblement du courant identitaire, avec lequel il faudra désormais compter…

 

Tous les espoirs ne sont donc pas perdus. De l’avenir de la droite nationale, patriotique ou identitaire, il en sera largement question dans la prochaine livraison de notre revue Synthèse nationale. Nous en reparlerons très bientôt…

 

Roland Hélie

jeudi, 03 mai 2007

LE PIRE EST DEVANT NOUS !

Le débat d’hier entre les deux finalistes relevait plus de la discussion de boutiquiers que de la confrontation entre deux grands projets pour la France.

 

Ce pseudo face à face sans intérêt devenait même parfois quasiment soporifique et la prise de bec au sujet des handicapés entre une Ségolène Royal plus docte que jamais et un Nicolas Sarkozy qui, dissimulant péniblement son arrogance naturelle, avait du mal à en placer une, n’entrera certainement pas dans les annales des répliques fatales comme ce fut le cas avec « le monopole du cœur » de Giscard… Non, ce face à face aura été, comme le sera probablement le prochain quinquennat, un face à face pour rien.

 

Mais que pouvions-nous attendre en réalité d’une telle émission ? Les deux protagonistes portent autant l’un que l’autre la responsabilité de la situation catastrophique dans laquelle notre pays est plongé. Aucun d’entre eux ne propose une véritable politique de rupture totale, ils se réfèrent tous les deux aux mêmes valeurs et, en définitive, leurs propositions respectives ne reviennent qu’a mettre des cautères sur une jambe de bois. Nous dûmes donc nous contenter d'un échange feutré entre l'émotionnel et le rationnel. La France mérite pourtant mieux que cela…

 

Cependant il y a eu un moment qui, à mon avis, a été suffisamment significatif pour nous éclairer sur la nature réelle des deux prétendants. Ce furent les six dernières minutes.

 

En guise de conclusion, Sarkozy et Royal furent en effet invités par les animateurs à donner leurs jugements l’un sur l’autre. Le premier se livra à un numéro de flatterie digne du parfait démago qu’il est, alors que la seconde se refusa à juger l’homme en tant que tel et préféra s’en tenir à condamner son programme.

 

Cet échange fut révélateur, il nous donna une idée sur ce que demain sera. Si Ségolène Royal l’emporte, nous aurons une vision idéologique de la politique et, avec les socialistes, nous savons jusqu'où cela peut mener… Si c’est Nicolas Sarkozy, nous aurons en revanche une version pragmatique qui, fidèle en cela à celle de son pitoyable prédécesseur, consistera à faire des prouesses pour essayer de séduire, non plus l'électorat national, mais celui de la gauche. Car, en bon libéral qu’il est, Sarkozy pensera toujours que c’est son adversaire qui a raison. Nous voilà donc prévenus.

 

Quoi qu’il en soit, dans un cas comme dans l’autre, le pire est devant nous…

 

Roland Hélie

lundi, 02 avril 2007

L’EFFET BAYROU EST-IL ENFIN TERMINE ?

Depuis quelques jours, il semble que la mayonnaise concoctée par les médias soit en train de tomber. Le retour en force, après les incidents de la Gare du Nord, au « centre » de la campagne présidentielle des seuls thèmes importants qui concernent l’avenir de notre peuple en tant que tel, à savoir l’immigration incontrôlée et la perte de notre identité, recale de fait le démago du Béarn en dehors du débat.

 

En réalité, la chute amorcée de Bayrou dans les sondages et sa probable éviction du club des présidentiables remettent les choses en place. En effet, il arrivait parfois, dans certains cénacles proches de notre famille d’idées, d’envisager, au nom d’une hasardeuse finesse stratégique visant à éliminer Ségozy et Sarkolène, de voter pour le candidat centriste. Le risque d’une telle démarche inconsidérée était grand.

 

Outre le fait que Bayrou n’a rien d’un candidat anti-système, son élection aurait en rien éliminé Sarkozy du paysage politique. Celui-ci se serait retrouvé, de fait, dans le rôle de Chirac en 1976 face à Giscard. Le rôle du recours providentiel, celui du sauveur de la droite… celui en réalité du parfait piège à gogos. La chute de Bayrou aura au moins l’avantage d’épargner à la droite nationale et identitaire un pénible come back au cœur des années de traversée du désert.

 

Il est temps, maintenant, de revenir à l’essentiel et de laisser les états d'âme de côté. Les trois semaines qui nous séparent du 22 avril doivent être consacrées à la mobilisation de toutes les énergies. Plus le vote Le Pen sera fort, plus la classe politico-médiatique sera sanctionnée, plus vite l’heure du réveil national et identitaire approchera…

 

Roland Hélie

 

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mardi, 20 février 2007

BAYROU : UN DANGER A NE PAS SOUS-ESTIMER...

L’irruption soudaine de François Bayrou dans le club très fermé des présidentiables suscite des analyses diverses et variées de la part des observateurs.

 

Certains, les plus naïfs, pensent que Bayrou incarnerait une véritable rupture, ce qui est un comble lorsque l’on regarde le trajet politique de l’intéressé. Trajet qui, de par sa fadeur et sa soumission à la pensée unique, n’a rien d'original par rapport à ceux des deux principaux postulants désignés par les médias. D’autres, sans doute pour se rassurer, affirment qu’il s’agit d’un mauvais remake de l’opération Chevènement 2002. Dieu fasse qu’ils aient raison. Mais force est d’admettre que les choses ont bien changé par rapport à la dernière présidentielle.

 

Tout d’abord, en 2002, avec Chirac et Jospin, nous avions affaire à deux has been de la politique. Deux candidats qui ne faisaient plus rêver leurs camps respectifs depuis bien longtemps. Entre un fourbe accablé par les scandales les plus scabreux et un rigoriste issu des plus obscures contorsions de l’internationale trotskiste, l’offre restait somme toute assez limitée. Ce cas de figure allouait donc un boulevard à tous les autres candidats. C’est ainsi que Jean-Marie Le Pen put s’imposer pour le second tour de cette présidentielle, ce qui, admettons-le, ne faisait pas vraiment partie, jusqu'alors, de la « culture maison » de la Droite nationale. Nous connaissons la suite…

 

Aujourd’hui, les choses sont bien différentes. Nicolas Sarkozy a réussi le tour de force de faire croire à une partie de la droite qu’il était l’homme providentiel, cela en dépit du bilan désastreux de son passage au ministère de l’Intérieur. Quant à Ségolène Royal, grâce à une campagne médiatique habilement montée, elle est parvenue à donner, malgré ses bourdes successives et sa légèreté notoire, un semblant d’espérance à une gauche qui ne croit plus vraiment en rien. Cette équivoque ne pouvait pas durer éternellement, d’où l’apparition subite du Béarnais comme « troisième homme » providentiel.

 

Si nous ne pouvons que nous réjouir de voir Bayrou draguer ses électeurs potentiels aussi bien chez les sarkozistes que chez les socialistes, il ne faut pas pour autant sous-estimer sa capacité de glaner aussi dans le camp national. N’oublions pas comment Lecanuet, en 1965, ou Giscard, en 1974, réussirent à capter une partie non négligeable des électeurs nationaux qui, au nom d’un pseudo vote utile, préférèrent accorder, dès le premier tour, leurs suffrages à ces tristes sires. La candidature Bayrou est un danger qu'il faut donc prendre en compte sérieusement.

 

Face à ce nouveau leurre du Système, seul le relancement et la concrétisation de l’Union patriotique derrière la candidature de Jean-Marie Le Pen pourra permettre au mouvement national de s’imposer comme l’alternative crédible et salvatrice que les Français attendent. Au moment où la réalité nous donne raison, il convient, plus que jamais, de garder nos repères, tout en respectant nos diversités, et d’affirmer sans complexe les fondamentaux qui font la force et l’originalité de notre famille d'idées. Tout le reste n’est que vue de l’esprit.

 

Refusons les chimères fatales et les dispersions stériles. Soyons ce que nous sommes, il en va de l'avenir de la France, de l'Europe et de notre Civilisation.

 

Roland Hélie

www.synthesenationale.com

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