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mercredi, 21 janvier 2015

Charlie : dans un processus historique...

charlie-manif.jpgJacques-Yves Rossignol

Ce n’était plus le Charlie de la bonne époque. Ils étaient tombés dans des obsessions un peu ridicules et infantiles (l’antimilitarisme, les beaufs). Sans compter ce qu’il faut bien nommer une idée fixe aussi absurde que désespérée : tenter de dissoudre et de fluidifier des représentations religieuses multiséculaires par une attaque frontale et moqueuse. Ils sont morts de cette provocation inutile, d’une curieuse absence de compréhension de l’esprit religieux « naïf ». Finalement ce triste événement se résume à ceci : des gosses sortis des banlieues et du Moyen Âge flinguent à la mitraillette des gosses irresponsables, sans méchanceté, vaguement utopistes, inconscients des vrais rapports de force du moment. Confrontation de deux types de consciences séparées par des années-lumière, bien que partageant inconsciemment un point commun essentiel : la détestation du matérialisme vulgaire et de la société à consommation dirigée.

Pathétique.

Mais ce qui est également triste à pleurer, c’est que c’est la bourgeoisie bobo – gay - arty, la plus vulgaire des bourgeoisies justement, qui rafle la mise. Comme toujours depuis trente ans. Ces nouveaux bourgeois ont hérité des hypocrisies de l’ancienne bourgeoisie, « catholique » par exemple, et ils les conduisent à leur paroxysme. Ils parviennent peu à peu à tout gâcher, à tout souiller et surtout à tout pétrifier. Ils glacent et pétrifient inconsciemment mais méthodiquement la totalité de ce qu’était la vie, la vie réelle et concrète des êtres sensibles. Nous aurons sans aucun doute prochainement en place de Charlie un épouvantable « magazine » clean, consensuel et bien pervers, financé et contrôlé par les spectres de l’art contemporains, les gays ou d’autres mécaniques mentales glacées de ce genre, zombies directement actionnés par le marché, avec la dose habituelle de bavardage humanitaire, d’hypocrisie et surtout de froide méchanceté pour tout ce qui n’émarge pas dans les instances du très gros argent : les gens d’esprit survivants, le peuple, les braves gens, les animaux.

À travers cet événement un peu délirant opposant deux types de consciences « pré-politiques » dépassées par la réalité politique actuelle (on a saisi que les « djihadistes » disposent moins encore que les « dilettantes » des outils d’analyse nécessaires pour comprendre l’époque), c’est bel et bien l’esthétisation glacée du monde qui va marquer des points. C’est ainsi, aussi inattendu que cela puisse paraître. Comme si tout se qui se passe dans le monde contribuait à mettre en place ce nouvel étage d’« hyperréalité » glacée qui a déjà presque entièrement recouvert ce que furent la nature et l’histoire vivantes. Par la suppression discrète, progressive et insensible de tout ce qui était dialectique, critique, en un mot : vivant.

Ici en l’occurrence : un journal « satirique », encore quelque peu drôle, critique et corrosif, tombe dans l’escarcelle de la nouvelle bourgeoisie méchante et mécanique, hystérique et ricanante, et ceci par l’étrange truchement de consciences religieuses « archaïques ». L’un des très rares journaux qui ne soit pas réduit à l’hébétude par l’esthétisation et la vitrification du monde est massacré, au propre et au figuré, par des « barbares » qui sont pour leur part persuadés de défendre leur propre conception « vivante » du monde, leur religion. Et qui ne peuvent saisir évidemment que c’est un tout autre groupe que la petite bourgeoisie dilettante qui aujourd’hui élimine méthodiquement, par réification et pétrification généralisées, toute possibilité de vie, notamment spirituelle : les mécaniques mentales schizoïdes de la bourgeoisie bobo – arty.

Après ce massacre, le monde s’est réveillé un peu plus affadi, un peu plus ensablé par le bavardage mondain, un peu plus mécanisé… Tout ceci est parfaitement logique et cohérent mais se passe évidemment de manière tout à fait inconsciente, très indirecte, sans la moindre trace d’intervention volontariste pour se débarrasser des derniers opposants à la vitrification généralisée du monde : les derniers vivants, les derniers résistants se trouvent tout simplement de plus en plus isolés, vulnérables, exposés à des conflits inattendus et paradoxaux…

Jusqu’alors la nouvelle bourgeoisie mondiale arty et glacée gagne toujours, je le répète, et peut poursuivre ainsi imperturbablement son travail de pétrification des cerveaux et du monde. Entre autres parce qu’il n’y a personne, absolument personne, pour l’identifier et la combattre.

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jeudi, 13 février 2014

Libé qui rit, Libé qui pleure...

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Jacques-Yves Rossignol

Je connais un endroit à Paris où l'on ne ricane plus tout à fait de la même façon. Oh, on ricane encore, parce que c'est mécanique, automatique, mais on a compris que le temps du ricanement heureux est terminé. Au siège de Libération, il y a comme un goût de cendres dans les ricanements de cet hiver 2014. On perçoit que le type de méchanceté qui était la raison d'être de ce repère de bobos a fait long feu et ne se porte déjà plus.

Durant trente ans, la fonction de Libération a été de moquer, de stigmatiser les braves gens, ceux qui ne voulaient pas, devenir des mécaniques mentales téléguidées par l'industrie culturelle, ceux qui refusaient de voir leur personnalité entièrement déterminée par le marché du cinéma, de la musique, de la high-tech. Ceux qui refusaient de devenir des zombies "fabriqués" par le marché mondialisé en un mot.

Pour cela, les gens de Libération ont ressassé à satiété les mêmes invectives, les mêmes amalgames, les mêmes ignominies, les mêmes trucs d'école de photo, les mêmes banalités d'école de cinéma, les mêmes ricanements hautains et méprisants, tout cela toujours dirigé contre les mêmes cibles, les Français attardés, les ploucs ringards, les provinciaux sous-développés, les beaufs grossiers. 

Les mêmes trucs photo lamentables utilisés pendant trente ans pour ridiculiser les braves gens. Il faut le faire !

"Nous sommes un journal" titrent ces pitoyables bobos de l'ex-Libération en réponse aux financiers qui viennent de siffler la fin de la récréation et de leur signifier en clair qu'ils sont devenus des idéologues superflus et, si j'ose le dire, et j'avoue que j'ai plaisir à le dire : ringards.

Mais non : vous n'avez jamais été un journal, bobos ahuris ! Vous n'avez été qu'une association de malfaiteurs chargée par le marché capitaliste de démoraliser et de désespérer un peuple sain et drôle, la classe populaire française. Classe promise à la liquidation et à l'éradication par différents moyens, parce qu'elle représente tout ce que le marché mondial ne peut supporter : l'ironie et l'esprit frondeur. Il se trouve qu'aujourd'hui, le marché n'a plus besoin de vous pour ce sale boulot, que votre type de méchanceté est éventé et vieillot et que vous rejoignez votre destination naturelle : la poubelle aux collabos usagés.

Vous ne saviez donc pas ceci que le marché capitaliste ne fait de promesses à personne, et qu'il les tient toujours.

 

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jeudi, 23 janvier 2014

Sur la guerre culturelle, encore et toujours...

320158066.jpgJacques-Yves Rossignol

A la fin du XXe siècle, il était devenu impossible de poursuivre la réalisation de profits dans les pays civilisés sans attenter à la conscience des consommateurs solvables par l’industrie culturelle (cinéma, musique, art et ainsi de suite). On est passé à la consommation culturelle à cours forcé.

Qu’en « libéralisme », la crétinisation par la culture industrialisée soit désormais obligatoire ne heurte pas du tout les consciences. C’est dire ce qu’est réellement le « libéralisme » : une terrifiante aliénation généralisée par une économie de gros argent, une économie accaparée. On observe la généralisation de nouveaux types de mentalités. Mais ces mentalités donnent l’étrange impression d’être comme induites automatiquement, téléguidées.

L’industrie culturelle peut-elle « fabriquer » et former à distance des types humains ? En tous cas, sont apparus en quelques années notamment le masochiste occidental ahuri d’une part et l’immigré rebelle crétin d’autre part. Ahuri et crétin qui ne savent précisément pas comment ils sont formés et à quels mécanismes politiques et économiques ils participent. Ces types humains totalement mécanisés sont bel et bien des fabrications.

Explication. Les bourgeois de la « nouvelle gauche », les bourgeois du catholicisme social, les petits bourgeois convertis à l’activisme mondialiste, les artistes et cultureux participent tous du capitalisme culturel et de son prosélytisme. Populations ahuries, méchantes, hargneuses, ne comprenant pas leur triste état mental et développant une haine insensée vis-à-vis du petit peuple français.

Mais malgré leurs louables efforts, certaines populations blanches restaient réfractaires et rétives à leur nécessaire domestication culturelle. Elles persistaient à cultiver l’insolence, l’impertinence et l’esprit critique et à refuser l’abrutissement par la culture culturelle. Il était urgent de leur adjoindre des pédagogues de choc qui allaient, eux, assurer la transmutation de ces bons vivants en crétins stuporeux et dociles.

Les zombis culturels vont donc être chargés de transformer de gré ou de force ces populations récalcitrantes, qui prétendaient encore rire, plaisanter, badiner, ironiser, en une collection d’atrophiés mentaux. D’où cette fascination, cette adulation des bourgeois masochistes culturels énumérés ci-dessus pour ces héros chargés d’en finir avec le petit peuple français : l’immigré, l’étranger, l’artiste.

Héros acéphales fabriqués à la chaîne par la haute finance et dont l’intervention auprès du peuple blanc est d’ailleurs ratifiée et couverte par tout un arsenal juridique ad hoc. On a les héros que l’on mérite. Le maintien permanent de la population en état d’atrophie mentale par l’industrie culturelle et notamment les drogues sonores (« musique ») constitue un nouveau mode de domination. Les modes de domination ou de coercition antécédents (guerre, esclavage, extermination physique, par exemple) sont, à ce moment de l’histoire, hors-jeu, et sont agités comme des repoussoirs pour faire oublier l’actualité : la crétinisation généralisée.

L’industrie culturelle a créé un nouveau monde ayant distancé et supplanté l’histoire organique. On n’a habituellement pas perçu la révolution mentale complète provoquée par l’industrie culturelle : consciences fabriquées et téléguidées à l’échelle mondiale, maintien permanent des populations en état d’atrophie mentale, fabrication entièrement téléguidées de types de conscience auparavant lentement mûries dans l’histoire réelle (nihilisme, masochisme, « décadence », « romantisme ») au gré des nécessités du marché mondial.  Il faudrait connaître les étapes de l’invention du capitalisme culturel ayant induit et généralisé le fonctionnement mécanique de l’esprit.

Il est certain que l’on peut situer son origine aux Etats-Unis au début du XXe siècle, quelque part au confluent du capitalisme, des industries culturelles naissantes (cinéma, radio, disque) et de l’art primitif précisément revu et corrigé par les acteurs et les financiers de ces industries. En tous cas, ce qui apparaît désormais comme une réalité « naturelle » pour les générations contemporaines est une « fabrication » datée et située, ayant supplanté et arasé le monde historique construit organiquement au cours des siècles. Nous tentons aujourd’hui désespérément de mener une vie humaine au milieu de l’enfer culturel inventé à ce moment, qui a aujourd’hui submergé le globe.

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vendredi, 10 janvier 2014

L'industrie culturelle et la fin d'un monde...

9782915830224_0.jpgJacques-Yves Rossignol

Le développement de l'industrie culturelle (tout ce qui diffuse n'importe quoi à n'importe qui pourvu que ce soit crétinisant et rentable : films, musiques) est nécessaire au capitalisme aux abois. Pour maintenir ses taux de profits en situation de crise chronique de surproduction et sous-consommation tout simplement

II n'est pas besoin d'être grand clerc pour percevoir que dans une société acquise à l'industrie culturelle, certaines facultés mentales ne pourront se développer comme ce fut le cas dans une société organique et spontanée. Dans l'enfer sonore du capitalisme culturel, des facultés mentales spécifiques ne se développeront pas. Par exemple, il y a des blagues que l'on ne comprendra plus et plus personne ne mourra de rire dans les bistrots de village.

L'exercice de certaines fonctions dans la cité, fonctions politiques notamment, mais aussi fonctions liées au droit, à la justice, supposait implicitement des hommes faits, matures, disposant de l'ensemble de leurs moyens mentaux.  

Des hommes capables d'user de leur raison et, au moins, de mettre en oeuvre les formes les plus élémentaires de la raison. Par exemple : distinguer, définir, comparer, ordonner, classer, comparer, hiérarchiser. Mais aussi nuancer, temporiser, moduler.

Il n'était pas besoin de porter cette affirmation à l'état explicite : un politique était évidemment un homme sachant user des formes élémentaires de la logique. Comme la plupart de ses concitoyens d'ailleurs, en particulier les mercières, les gardes champêtres, les anarchistes, les plombiers. Et même et surtout les idiots de village. Ce que j'ajoute là est vrai et n'est pas en contradiction avec le reste. Non, il y avait un fond commun de logique et de bon sens très largement partagé. Les gens simples était des malins auxquels "on ne le faisait pas". Le peuple était vivant.

Et puis le ciel bas des mentalités téléguidées par l'industrie culturelle est tombé sur le pays. Le peuple a du se taire. Des gens ont voulu avoir des mentalités tordues et compliquées, masochistes, nihilistes, tolérantes, culturelles, et pire encore : je n'ai pas retenu toutes ces horreurs !  Les enseignants ont fait connaître ces infamies jusqu'au au fin fond des campagnes et partout les jeunes, et les moins jeunes, ont voulu devenir des gens cultivés, et ils sont tous devenus des crétins culturels bavards et sentencieux directement téléguidés par le marché mondial.

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vendredi, 27 décembre 2013

Quelques considérations sur la bobocratie en général et sur les bobos en particulier...

images.jpgLes libres propos de

Jacques-Yves Rossignol

1 - L’égalité des cultures, c’est un rêve bobo : elle existera effectivement lorsque la planète sera conquise par l’industrie culturelle et que chacun sera directement téléguidé mentalement par les nécessités du marché. Alors, on pourra dire qu’il y a égalité des cultures, c’est-à-dire des fonctionnements mentaux dictés par les nécessités du marché. Egalité dans la différence d’ailleurs : le contenu des films accablants ou des « musiques » consternantes peut changer, le crétinisme acquis et surtout les profits retirés de la crétinisation sont identiques ; là, je vous le dis, il y a bien égalité des cultures : elles rapportent autant de fric l’une que l’autre !

2 - Il s’agit bien de faire passer la culture néo-primitive du capitaliste mondialiste pour une culture parmi d’autres, acceptable, non particulièrement aliénante, se situant en quelque sorte dans la suite logique de l’histoire occidentale, sans rupture. Or, rien n’est plus mensonger. La culture culturelle de la fausse gauche, c’est une cassure totale ! Il s’agit d’une « culture », fabriquée industriellement (cinéma, musique) ayant uniquement pour but de faire des profits, introduite à cours forcé et ayant une prétention hégémonique.

3 - La réalité historique vécue actuellement c’est donc un dressage systématique des peuples occidentaux par des énormités à prétention morale (égalité des cultures, il faut oser sortir la sortir celle-là, quand on a pour métier de détruire les cerveaux des gens !) pour les conduire discrètement à gober in fine l’infra-culture néo-primitive du capitalisme culturel, la seule qui permet de faire des profits titanesque par aliénation à temps plein : voir les minables et malheureuses victimes de la drogue musicale.

4 - Mais cela n’est pas acquis, il y a encore de l’histoire, de la polémique. Et précisément pour poursuivre le combat contre la crétinisation généralisée des occidentaux par la culture industrielle fabriquée, nous devons repérer « l’égalité des cultures » comme un petit élément parmi d’autres du discours idéologique nous conduisant discrètement (discrètement, c’est cela l’important !) à l’acceptation de la vie zombifiée et de la mort mentale, genre bobo, par l’industrie culturelle.

5 - Pour comprendre comment marche cette idéologie lamentable , il suffit d’observer que les cultures qui servent (parfois très indirectement) à dresser à la crétinisation culturelle sont « égales » entre elles (certaines cultures chargées de faire oublier les acquis occidentaux, et les cultures néo-primitives proprement dites évidemment) elles forment la catégorie des « cultures » proprement dites, les cultures s’opposant à la crétinisation générale (les cultures populaires, régionales, savantes, et les doctrines politiques critiques du capitalisme) se trouvant être également « égales », mais dans une autre catégorie, les cultures dépassées, les cultures de ploucs et de ringards, les fascismes finalement !

6 - Ainsi, le principe d’égalité des cultures met à part un groupe de cultures qui ne plaisent pas. Ces cultures ne sont pas égales aux autres cultures, celles qui plaisent. C’est ennuyeux pour la théorie juridico-bobo. Car, de deux choses l’une : soit les cultures sont égales, soit les cultures ne sont pas égales. Introduire des exceptions à l’égalité déclarée des cultures, c’est vraiment gênant pour la cohérence du principe revendiqué. Encore plus lorsque l’on peut identifier l’ensemble de ces exceptions comme un groupe de cultures, celui des résistances à la crétinisation culturelle, également redoutées et stigmatisées par les gens d’argent.

7 - On a là « l’égalité des cultures » dans sa réalité profonde. Sont égales dans une catégorie (« les cultures ») les cultures préparant, directement ou indirectement, ouvertement ou discrètement, à la crétinisation généralisée par l’industrie culturelle mondialiste et sont égales dans une autre catégorie (« les fascismes ») les cultures de résistance à la crétinisation. 

8 - L’application pratique de l’égalité des cultures, c’est donc la dégradation mentale de tous les hommes civilisés : la guerre discrète des gentils culturels de l’argent contre les méchants fascistes du terroir pour le règne de la véritable égalité culturelle entre zombis évoquée plus haut.

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mercredi, 18 décembre 2013

"Les discours consensuels lancés contre le peuple"

 

1586587302.jpgLes Libres propos de Jacques-Yves Rossignol

Il est très important de bien comprendre le rôle de tous ces endroits où, sous les prétextes les plus divers, se rencontrent et se confortent les gens du mondialisme et leurs idéologues. Leurs idéologues, c'est à dire les gens qui sont chargés de justifier les pouvoirs en place et les décisions qu'ils prennent.

Il est très difficile d'appliquer ouvertement une politique cruelle et glacée ; les propriétaires du monde doivent envelopper, enrober leurs interventions, dans un petit peu de discours humaniste, humanitaire. Ils doivent donner des raisons relativement plausibles et cohérentes à tout ce qu'ils font.

Tous ces discours doivent bien sûr être servis avec beaucoup d'assurance : on ne doit pas percevoir qu'il y a d'autres options.

Les gens de gros argent et leurs conseillers proches savent surtout ce qu'il ne faut pas dire : ils invitent donc des gens qui parleront sans franchir les dangereuses limites entre le bavardage mondain et l'analyse politique.

On invite donc des gens de religion, des gens de morale, des universitaires que l'on sait acquis ou inoffensifs, ou carrément gâteux.

On ne peut pas parler de tromperie ou de mensonge puisque la plupart de ces gens ont été formés d'une façon telle qu'ils n'imaginent même pas que l'on puisse dire quelque chose de fort et de vrai sur la société.

C'est dans ces lieux que se forment les discours consensuels qui sont répétés partout. Dans ces lieux et pas du tout dans les médias comme on le dit très souvent sans réfléchir. Réfléchissons donc un peu ! Les médias n'inventent pas d'idéologie, ils ne font que répéter et diffuser des discours qui se forment ailleurs et qui s'imposent effectivement parce qu'ils occupent tout le terrain ! Les journalistes "vendus" ne font que répéter des sortes de petites théories consensuelles qu'ils n'inventent pas du tout ! Or, tout le monde gémit contre les médias et presque personne n'essaie d'étudier comment se forment ces petites théories consensuelles qui occupent tout le terrain !

Pour élaborer ces discours consensuels à large diffusion, on s'éloigne des lieux de pouvoir proprement dit. On dira le même chose que dans les lieux de pouvoir purs et durs (une seule chose à vrai dire : le profit est sacré) mais sous des formes plus discrètes, plus enrobées. On met des distances, des intermédiaires et aussi des références spirituelles, artistiques. On se réunit dans un couvent ou un centre d'art contemporain. Là, on est entre soi, on est à l'abri du peuple et des gêneurs. 

Il s'agit donc bien d'éviter que l'on puisse dire des choses solides, des choses vraies sur les conflits dans la société. Dans tous les cas, l'essentiel, c'est de ne pas parler de la réalité sociale.

Parfois on a chaud : il y a quand même dans le public des questions qui abordent la réalité contemporaine mais on est rodé : on réussit à répondre à coté ou à ne pas répondre du tout.

Quels que soient les sujets, on élude, on distancie, on euphémise. C'est cela le métier d'idéologue.

Des banalités religieuses, morale ou philosophiques, un petit stock de citations tiennent lieu d'analyses. Tout cela est accueilli par des sourires convenus.

A la fin, on est soulagé : on a réussi une fois encore à parler pour ne rien dire devant un public acquis d'avance qui est venu pour entendre précisément un discours qui ne dit absolument rien. Rien, sauf ceci : notre hypocrisie fonctionne à merveille !

Il serait bien utile et formateur de pénétrer, de fréquenter enfin ces lieux, d'apprendre à les connaître, de comprendre la véritable manière dont la bourgeoisie mondialiste méprise le peuple. Et d'apprendre à contrer enfin ces discours, essentiellement par l'invention d'autres discours consensuels mais ironiques et surplombants.

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vendredi, 29 novembre 2013

De la paroisse catho à la paroisse bobo

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Jacques-Yves Rossignol

On observe au quotidien une appropriation des églises par une nouvelle bourgeoisie activiste, hystérique, bavarde. Elle use d’idéologies diversifiées pour accompagner et justifier sa progression subreptice et conquérante. Faisons un bref inventaire de ces idéologies liguées contre le catholicisme populaire :

- l’esthétique du dépouillement (c’est-à-dire : remplacement du mobilier, des ornements, de l’éclairage, de l’autel même par des produits de designers et d’artistes, glacés, ruineux, et interdisant, dans la mesure du possible, le recueillement et les pratiques de dévotion) ;

- l’esthétique de type « art contemporain », esthétique de la distance, de la provocation et du choc (c’est-à-dire introduction de la mentalité du masochisme chic, de la dérision généralisée et de la haine des vertus simples, transformation discrète et progressive des églises en lieux d’exposition pour artistes névrosés) ;

- l’idéologie du mépris du peuple, sot et grossier, et surtout esthétiquement ringard (c’est-à-dire : chasse active au buis bénit, aux cierges, aux statues, aux reliques, lamentables fétiches, heureusement très vite remplacés par des crottes d’art contemporain gravement commentées) ;

- l’idéologie scientiste de la « vie » (par exemple : les obsessions bizarres autour de l’embryon et des cellules embryonnaires permettant de toiser et de mépriser à bon compte les croyants ayant une morale normale et sachant reconnaître et aimer la vie vraie et sensible) ;

- l’idéologie de la communication, du dialogue (c’est-à-dire papotage, exubérance et agitation permanentes entre complices bobos  excluant implicitement les non bobos du jeu) ;

- l’idéologie de la communauté, de la convivialité (par exemple : celles de la paroisse parisienne bobo chic et arty ayant chassé à grand renfort de ricanements tous les braves gens du quartier) ;

- l’idéologie de la tolérance et de l’accueil d’autrui (c’est-à-dire : applaudissement frénétique de tout massacre mental et moral de la population enracinée non encore convertie au masochisme chic, ébahissement et pâmoison devant les divers gangsters et racailles chargés de ces tâches, sans doute prochainement canonisés par l’Eglise bobo).    

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mardi, 26 novembre 2013

Une morale d’illuminés masochistes...

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Jacques-Yves Rossignol

Depuis quarante ans peut être, les braves gens ploient sous un moralisme apparemment inextricable et invincible. En tous temps et en tous lieux. Voyez. Ils sont vitupérés au quotidien comme fascistes, nazis, réacs et ainsi de suite. Cela c’est l’usage, la coutume : rien d’insolite. Certains pensent alors trouver un peu de réconfort et de bienveillance au sein de l’Eglise, de l’Eglise conciliaire je veux dire : que nenni ! Ils y sont vilipendés de plus belle en tant que fascistes, nazis, réacs et ainsi de suite. Essayons de comprendre ceci.

Si les « chrétiens de gauche » acquièrent en quelques années, de 1955 à 1975 grosso modo, une aura prodigieuse aux yeux d’un certain public, c’est parce qu’ils ont « volé » un héritage d’une valeur et d’une force sans égales  - rien moins que la morale chrétienne - et l’ont adapté et « instrumentalisé » au service de certaines formes émergentes du capitalisme.

C’est une histoire stupéfiante que celle de ces quelques centaines de professeurs et de syndicalistes qui vont faire parler Dieu selon leur propre éthos, selon leur propre vision du monde et qui avec un aplomb invraisemblable vont imposer par infiltration et entrisme, une nouvelle morale à des flopées d’autres petits intellectuels prosélytes, inventant ainsi la fausse gauche et rompant avec toute politique sérieuse et fondée en raison.

Voici des « petits bourgeois intellectuels » qui « inventent » un moralisme qui va à l’encontre de toute tradition politique rationaliste et qui diffusent ces énormités avec une audace, un cran qui font a posteriori froid dans le dos.

Aujourd’hui, il est vrai, nous vivons à temps plein à l’intérieur de la déraison et de l’injustice inventées par leurs soins, nous savons que nous sommes dirigés par de simples mécaniques acéphales. Les jeux sont faits.

Mais la généalogie de cette situation est saisissante. C’est au beau milieu de la France vivante et populaire que l’on voit travailler d’une manière implacable ces féroces producteurs d’idéologies. L’assurance de ces ennemis de toute intelligence politique est monolithique et sans question : il y a quelque chose de l’ordre de l’illuminisme chez eux. Un aplomb délirant suinte de leurs énoncés moralisateurs. Et l’intelligence n’apparaît nulle part : car il ne s’agit pas de chercher la nuance, le vrai, le juste : il s’agit de produire et d’asséner un discours consensuel  ahurissant auquel personne ne pourra répliquer.

C’est d’abord à travers la thématique de l’anti-colonialisme que s’est constituée cette néo-morale. Accorder leur indépendance à des colonies n’a rien de choquant ou d’immoral. Mais c’est l’ensemble des sous-entendus plus ou moins discrètement marmonnés contre « les blancs » qui pose un singulier problème : ils initient, assez consciemment sans doute de la part de ces petits pervers, des malheurs sans nom pour le peuple européen.

Il y a une stylistique du consensus outrecuidant. La formation de discours consensuels à prétention morale par de petits groupes d’infatués et d’exaltés est un genre littéraire peu étudié, mais qui mériterait pourtant toute notre attention car les produits de cette stylisation singulière délimitent et déterminent désormais entièrement ce que devient notre « vie ». Il est superflu de recopier ici les cris de guerre qui terrorisent et entravent  les européens depuis des décennies.

On verra s’inventer peu à peu une mentalité contournée : une sorte de masochisme parcimonieux, mais cultivé et revendiqué qui sera au fondement de l’hypocrisie à son stade industriel telle que nous la connaissons.

Quelques années plus tard, ce ne sont pas les « chrétiens de gauche », professeurs et syndicalistes installés, qui seront victimes du néo-primitivisme. Eux, ils seront à leur affaire, entre dolorisme chic et humanitarisme retors, leurs personnages chimériques se résolvant entièrement en frissons masochistes et haine hallucinée des gens de race blanche.

Personnages chimériques, parce que le plus drôle (il faut toujours garder le plus drôle pour la fin), le plus drôle, le voici : dans toute cette histoire, ils n’auront été que des mécaniques mentales téléguidées par le capitalisme le plus âpre, maître souverain des mouvements de population et de la destruction des races et des intelligences.

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