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vendredi, 22 novembre 2013

Faut-il dissoudre Christiane Taubira ?

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Luc Pécharman

Article publié dans le n°33 de

Synthèse nationale cliquez ici

Ha ! L’affreux facho se lâche encore ! Après moult provocations, après nombre de thèses rappelant « les heures les plus sombres de notre histoire » (souvent abrégé en LHLPSDNH, tellement l’usage de cette expression fleurit continuellement dans les médias), le voilà qui appelle maintenant à la haine et au meurtre contre madame le garde des sceaux !

Mais non, mais non, je m’en garderais bien. Le lecteur nationaliste et patriote reconnaitra aisément le côté garnement de mon titre, légèrement provocateur certes, mais qui pose toutefois une vraie question, que l’on pourrait reformuler de façon un peu plus inoffensive en : mais jusqu’à quels abysses de laxisme souhaite encore nous entraîner madame Taubira ?

Car le moins que l’on puisse dire, c’est que la dame en question a débuté le quinquennat de Hollande sur les chapeaux de roues !

Jusqu’à il y a peu, l’ancienne indépendantiste guyanaise était principalement connue des Français pour une loi mémorielle votée en 2001, qui reconnait l’esclavage négrier à partir du XVe siècle comme un crime contre l’humanité. Evidemment, on se doute que le but poursuivit, en ne reconnaissant qu’un type bien particulier d’esclavage, est moins la condamnation d’une pratique observée depuis l’aube des Humanités, et certainement assez contestable de nos jours, qu’une manière de culpabiliser les peuples européens en leur laissant l’entière responsabilité d’un phénomène largement partagé par de nombreux autres peuples. Et comme de bien entendu, il s’agit d’imposer cette vérité républicaine et taubiresque jusque sur les bancs de nos écoles pour culpabiliser dès leur plus jeune âge les petits blancs. Baissez la tête et frappez-vous la poitrine !

Mais depuis que François le mal élu l’a nommée ministre, pas de doute, elle se lâche.

Faut-il vraiment revenir sur la loi instaurant le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels ? Non, je ne pense pas, la majorité d’entre nous ayant participé aux différentes manifestations et actions contre cette loi débile, et ayant subi de plein fouet la répression d’un Etat qui panique, bien conscient de l’illégitimité de cette initiative.

Mais celle qui semble avoir voué sa vie à pourrir la notre est en passe de nous imposer son second grand chantier (j’ai failli écrire châtiment) : sa réforme pénale…

On la savait déjà laxiste et plus compatissante envers les délinquants que leurs victimes, mais ça n’était alors qu’une attitude toute personnelle, et un simple changement de ministre eut, avec un peu de chance, rétablit une justice plus efficace. Mais avec son nouveau projet de loi, ou du moins ce que l’on en sait le jour où j’écris ces lignes, c’est toute l’institution judiciaire française, qui n’est pas spécialement connue pour sa sévérité envers les délinquants et les criminels (à l’exception notable de tous ceux qui ont le malheur de ne pas partager l’idéologie dominante) qui deviendra une machine à absoudre les voyous et à libérer les criminels. Et croyez-moi, le pire est à craindre.

Taubira veut d’abord supprimer les peines planchers, le dispositif qui impose au magistrat de prononcer une peine minimale en cas de récidive. C’était à peu près la seule bonne initiative de la droite molle ces dernières années, car elle présentait deux avantages : soustraire légalement les récidivistes et multirécidivistes au laxisme de juges qui sabotent leur propre travail pour des raisons idéologiques, et donc mettre durablement hors d’état de nuire des margoulins qui n’ont visiblement aucune envie de s’amender, et d’autre part assurer un semblant d’équité aux prévenus eux-mêmes qui sont certains d’écoper de la même peine quel que soit le président du tribunal.

En second lieu, elle veut rendre le système des remises de peine automatique valable pour tous les détenus. A l’heure actuelle, ce principe qui réduit systématiquement le nombre de jours d’incarcération réellement effectués en fonction de la durée totale de la peine prononcée, et ce quelle que soit la conduite du condamné, s’applique de façon différente aux primo-délinquants et aux récidivistes. Remises auxquelles s’ajoutent celles pour bonne conduite (ex : travailler ou passer un diplôme) qui, cumulées, peuvent aller jusqu’à cinq mois par an de réduction de peine !   

La troisième et dernière piste de sa réforme part du principe que la prison n’est pas une réponse adaptée à la délinquance ou au crime et qu’il faut prévoir des alternatives. Ca fait seulement quelques millénaires qu’on se dit que priver les malfrats de liberté est plutôt efficace pour assurer la sécurité et la tranquillité de la population, mais visiblement ce constat ne colle pas avec la construction idéologique de la squatteuse de la place Vendôme. Ces nouvelles « peines de probation » seront effectuées hors de la prison et s’adresseront à tout contrevenant qui risque moins de cinq ans de réclusion criminelle.

Nul besoin d’être un juriste pour pressentir qu’un bon nombre de salauds, pour peu qu’ils soient jugés par un magistrat pétri de compassion et de compréhension envers ces pauvres brebis égarées, pourront demain tranquillement continuer à arpenter nos rues et croiser le chemin de nos familles et de nos amis.

J’ai souhaité, pour mon édification personnelle, vérifier quels délits sont passibles de cinq ans ou moins de prison et verraient donc leurs auteurs rester en liberté. C’est assez terrifiant :

- L’homicide involontaire.

- Les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant plus de huit jours, y compris à l’encontre d’un mineur de quinze ans, avec préméditation, avec menace ou usage d’arme.

- Le guet-apens contre un fonctionnaire de la police nationale, un militaire de la gendarmerie, un membre du personnel de l'administration pénitentiaire ou toute autre personne dépositaire de l'autorité publique, ainsi qu'un sapeur-pompier civil ou militaire ou un agent d'un exploitant de réseau de transport public de voyageurs.

- Les menaces de mort.

- Les atteintes involontaires à l'intégrité de la personne.

- Les agressions sexuelles autres que le viol.

- Le harcèlement sexuel, y compris sur mineur de quinze ans ou en groupe.

- Le harcèlement moral, y compris si il a causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours.

- La cession ou l'offre illicites de stupéfiants

- L’omission de porter secours.

- L'interruption de la grossesse sans le consentement de l'intéressée.

- La provocation au suicide, y compris sur un mineur de quinze ans.

- L’enlèvement et de la séquestration de moins de sept jours.

- Le fait de provoquer directement un mineur à faire un usage illicite de stupéfiants.

- Le vol simple, y compris accompagné de destructions ou de violences n’ayant pas entrainé une incapacité totale de travail.

- Le chantage.

- L'escroquerie.

- L'abus de confiance.

- Le recel.

- La destruction, la dégradation ou la détérioration volontaire.

- Le blanchiment.

- L’organisation d’un groupe de combat.

- L'évasion, y compris réalisée par violence, effraction ou corruption.

- Le faux et l'usage de faux.

Cette petite liste, qui n’est pas exhaustive, prévoit quand même de maintenir en quasi-liberté quelques belles ordures.

Selon les statistiques 2012 du ministère de la Justice, seuls 22% des détenus purgent une peine supérieure ou égale à 5 ans. Et encore faut-il bien se souvenir que ce chiffre ne tient pas compte des remises automatiques que nous avons cité précédemment.

Christiane Taubira a trouvé la parade miraculeuse pour lutter contre la surpopulation carcérale : vider les prisons.

Que lui font les risques graves qu’elle va faire courir à l’ensemble de la population ? Rien, elle s’en moque.

La question de la dissolution (politique bien entendu) de Taubira est donc tout à fait pertinente, car loin d’améliorer un système d’ores et déjà truffé de failles, la ministre va aggraver durablement la situation. Et encore, tout cela ne concerne que les délits enregistrés par les forces de l’ordre et pour lesquels des  procureurs ont bien voulu déclencher des poursuites.

Nous pourrions pourtant proposer quelques pistes qui rendraient l’institution judiciaire de notre pays bien plus efficace :

La responsabilisation des juges. Il est parfaitement aberrant que des femmes et des hommes ayant de tels pouvoirs ne soient quasiment pas responsables de leurs actes ou, quand ils le sont, ne soient jugés que par leurs pairs. Et ce dans les deux sens, que ce soit le magistrat trop laxiste dont les décisions légères ont conduit à un drame, ou que ce soit un magistrat dont l’incompétence ou la négligence prive un citoyen de ses libertés sans raison.

L’interdiction faite aux magistrats d’appartenance  à des organismes idéologiques (Syndicat de la Magistrature, Franc-maçonnerie…)

Application réelle des peines prononcées.

Adoption de la perpétuité incompressible. Aujourd’hui, la perpétuité représente la peine la plus lourde, celle réservée aux cas les plus graves, mais elle est tempérée par une période incompressible d’un maximum de 22 ans au-delà de laquelle tout condamné peut espérer sortir.  

Rétablissement de la peine de mort pour les cas les plus barbares. Sujet encore très sensible s’il en est. J’y suis personnellement favorable pour plusieurs bonnes raisons. La première est que les progrès scientifiques récents permettent d’établir avec quasi-certitude la culpabilité d’un prévenu, réduisant ainsi drastiquement les risques d’erreur judiciaire et tempérant le seul défaut de cette peine : son caractère quelque peu définitif… En second lieu, il est des crimes dont leurs auteurs ont perdu tout caractère d’humanité. Et enfin, la peine de mort obtient d’excellents résultats en termes de lutte contre la récidive. Risquer sa peau fait réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une entreprise hautement criminelle, même les voyous plus endurcis.

Dernière piste, mais non la moindre, systématiser l’expulsion et l’interdiction définitive de territoire pour les délinquants et criminels étrangers (18% des détenus en 2012(1)) et instaurer la déchéance de la nationalité pour les criminels et délinquants d’origine étrangère (aucune statistique disponible, mais une estimation à près de 40% des détenus), accompagnée des deux mesures précédentes.

Ce ne sont que quelques idées, pour la plupart frappées du sceau du bon sens, mais dont l’application éviterait sans nul doute tant de malheurs et de drames au sein de nombreuses familles françaises.

Tout l’inverse du projet criminogène de la garde des sceaux.

Terminons cet article en saluant l’excellent travail de l’Institut pour la Justice qui, en l’espace d’une journée, à réuni plus de 100 000 signatures en faveur de sa pétition contre la réforme pénale de Taubira(2).

Notes


(1) Les chiffres clés de l’administration pénitentiaire au 1er janvier 2013 : cliquez ici

(2) Pétition de l’Institut pour la justice intitulée « Non aux projets fous de Christiane Taubira » : cliquez là


Synthèse nationale

Numéro 33, septembre octobre 2013, ABONNEZ VOUS ! Cliquez ici

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lundi, 10 juin 2013

Où l’Etat panique...

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Source cliquez ici

Nous assistons depuis plus de trois jours à une manipulation savamment orchestrée et digne des plus grands enfumages de l’histoire. Du Carpentras, voire du Reichstag. Depuis jeudi, l’ensemble des mouvements nationalistes est diffamé et insulté en permanence par la classe médiatico-politique.

Assassins, meurtriers, peste, etc. Les mots ne sont pas assez durs.

Mais que cherche-t-on au final ? Pourquoi la retenue et la réserve, qui sont habituellement de mise lorsque l’on ne dispose que d’informations incomplètes et fragmentaires, pourquoi la simple prudence ne s’est-elle pas appliquée dans ce qu’il est convenu de nommer l’affaire Méric ?

Parce que nous sommes sur la bonne voie. Parce que nos idées trouvent un écho de plus en plus large chez une grande partie de nos concitoyens, et que cela devient de plus en plus insupportable à ceux qui estiment détenir seuls la vérité.

Parce que lorsque nous condamnons la mondialisation, les grands remplacements de population, la toute-puissance de la caste financière, loin d’affabuler, les faits, les évènements, l’Histoire, valident notre vision du monde et nos solutions pour sauvegarder nos peuples et notre civilisation.

Aussi l’Etat ne recule-t-il devant rien pour nous faire taire et pour nous salir. Quitte à mentir un peu plus, quitte à renier nos libertés fondamentales.

Sous l’accusation fantasque que nous serions un danger pour la démocratie et la république, il voudrait nous condamner tout en nous refusant le moindre traitement équitable.

Pour mémoire, la possibilité de dissolution donnée à l’Etat ne s’applique que dans de strictes conditions. Il faut que les groupes visés appellent à la haine ou à la violence, ou bien qu’ils mettent en danger la république. Mais entendons-nous bien, combattre l’immigration et dénoncer toutes les catastrophes économiques et humaines qui en découlent ne sont en rien des appels à la haine ou au racisme. C’est la libre expression d’une analyse politique, dont en réalité seule la pertinence dérange.

Le pouvoir, les pouvoirs devrais-je écrire, nous la jouent à l’envers. Ce n’est pas nous qui nous mettons en marge de la république, ce sont ses représentants, ou du moins ceux qui se pensent comme tels, qui nous poussent vers la sortie.

Mais que croient-ils ? Que nous allons nous laisser faire, courber l’échine et rentrer dans le rang ? Je ne parierais pas trop là-dessus.

L’exploitation de ce double drame, un jeune homme qui perd la vie bêtement et un autre qui voit la sienne s’assombrir durablement, n’est à l’honneur de personne. Ni de la gauche et de l’extrême-gauches si promptes à crier au fascisme quand bien même celui-ci ne correspond plus à quelque réalité politique que ce soit au XXIème siècle, ni la presse faisant ses choux gras du malheur des autres et si rapide pour dégainer ses coupables idéaux, ni même enfin les partis de l’opposition, qui n’ont rien compris aux enjeux de demain et se contentent de botter en touche pour ne pas déplaire à la pensée unique.

Ceux qui ne sont pas des salauds sont des lâches.

On se croirait revenu au temps des proscriptions, lorsque pendant la guerre civile, entre la fin de la république et le début de l’Empire, à Rome, l’on affichait publiquement la liste des noms des citoyens qui devaient être mis à mort sans procès dès qu’on les croisait.

Non contents de violer nos droits fondamentaux, ils poussent le vice jusqu’à estimer, par la bouche de Najat Vallaud-Belkacem, que nous avons encore trop de visibilité et qu’il ne faut plus du tout parler de nous. Je ne relèverai pas tout l’absurde de la situation…

Pour terminer, je tiens à remercier tous ceux d’entre vous qui m’ont témoigné leur sympathie suite à la violente attaque de ma boutique jeudi dernier. Pour la petite histoire, les antifas lillois ont prévu une nouvelle manifestation le mardi 11 juin en centre-ville. Compte-tenu des graves débordements survenus tant à Lille, où trois commerces ont été attaqués et au moins deux policiers blessés, qu’à Paris ou à Nantes qui ont vu de nombreux actes de violence, cette manifestation devrait être interdite par le Préfet pour risque de troubles à l’ordre public. Mais je ne me fais aucune illusion. Ceci dit, si quelque incident devait se produire contre la boutique Tribann, je n’hésiterai pas à faire valoir mes droits de citoyen et mettrait en cause la responsabilité de l’Etat pour son aveuglement complice.

Je ne sais pas si ces proscriptions modernes marqueront, comme il y a 2000 ans, le passage de la république à l’Empire, mais je sais que notre priorité à tous aujourd’hui est de dépasser nos querelles de Gaulois, et ensemble, soutenir le grand perdant de cette manipulation : Esteban.

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mercredi, 29 mai 2013

Où le mépris n’a plus de limite...

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Luc Pécharman

De toutes les attitudes possibles face à la contestation populaire, l’exécutif a choisi la pire : le mépris.

Qu’il nous suffise de regarder ces derniers jours pour nous en rendre compte.

Dimanche d’abord avec l’annonce du chiffre de la Préfecture de Police de Paris concernant la participation à la manifestation monstre contre le mariage gay, tellement minoré qu’une simple recherche de photos sur internet dément cette estimation. C’est tellement irréel, en tel décalage avec la véritable mobilisation, que l’on ne peut pas douter que le but recherché n’est pas la désinformation. Si c’était une simple manœuvre de travestissement de la réalité, le pouvoir aurait donné un chiffre moins conséquent que le nombre de manifestant, certes, mais pas aussi ridiculement bas que personne ne peut y croire.

Non, le seul but de cette annonce est le mépris. C’est un crachat à la gueule des Français, c’est une façon de leur dire qu’ils ne représentent tellement rien au yeux des dirigeants que ce n’est pas la peine de faire semblant de paraître crédible. C’est une confirmation de ce que nous savions déjà : nous ne sommes plus que des sous-citoyens sur notre propre sol, la preuve ultime étant qu’il faut sept d’entre nous pour faire le chiffre un.

Lundi, le Président de la République en remet une couche lors d’un déplacement à Paris, au cas où nous n’aurions pas compris. Dans un même mouvement, il fait arrêter près d’une centaine de contestataires venus lui demander des comptes, puis interdit l’usage du français hors de cadres bien définis, et dévoile enfin le fond de sa pensée. Passons sur le premier épisode, qui répond aux arrestations arbitraires de dimanche, lorsque 96 personnes ont été interpellées préventivement, leur seul tord étant d’être des militants nationaux reconnus.

Ensuite, François de nous expliquer, sans rire, que l’on n’a pas le droit d’utiliser les termes de résistance ni de dictature, le premier ne pouvant être employé que pour parler de la lutte contre le nazisme, le second ne concernant que le régime hitlérien. Car non, jamais aucun peuple n’a résisté à quoi que ce soit ni à qui que ce soit en dehors d’une période allant de 1933 à 1945. De là à ce que cette affirmation débile, absurde, ne donne lieu à une nouvelle loi mémorielle… J’imagine déjà les nouveaux manuels d’histoire :

"Pourquoi ne peut-on pas dire que Vercingétorix a résisté aux Romains ? Parce que Jules César n’était pas nazi.

Comment doit-on qualifier la bataille de Poitiers ? D’acte profondément xénophobe de Charles Martel, car Abd al-Rahmân n’avait pas juré fidélité au führer."

Puis, François Hollande, non content de seulement réinterpréter quelques mots de la langue Française, de lâcher : «Les mots ont toujours un sens. Il faut leur donner leur signification. La Résistance, c'était par rapport au nazisme, à l'Occupation. La collaboration, c'était des Français qui étaient avec l'occupant. Et le fascisme, le nazisme, la dictature, c'était une époque qui heureusement est révolue. Donc nul n'a le droit d'utiliser ces mots pour défendre des idées - si on peut appeler ça des idées - d'aujourd'hui. »

"Si on peut appeler ça des idées…" Pourquoi, tu as un autre nom à proposer ? (oui, au passage, et devant tant de mépris, je n’arrive plus à vouvoyer ce triste personnage)

Car là est le fond réel de la pensée de la caste dirigeante : Ils sont les seuls dépositaires des idées. Eux seuls en ont. Les autres, ceux qui pensent différemment, le Pays Réel aurait-on écrit à une époque, n’ont pas d’idée. C’est limpide et si rassurant :

"Ouf, ils n’ont pas d’idées !

Et ils ont quoi alors ?

On ne sait pas. De toute façon on s’en fout, ce sont des salauds…"

Merci président.

Si lorsque nous parlons, nous n’exprimons pas des idées, si lorsque nous défilons, nous n’existons pas, alors, que nous reste-t-il ?

Une petite idée François ?

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mercredi, 06 mars 2013

Où mon code pénal semble incomplet…

P1020935.JPGLuc Pécharman (cliquez ici)

Vingt-quatre heures que je cherche, et je n’ai toujours rien trouvé. Je parcours fébrilement les pages de mon Dalloz à la recherche de l’article correspondant, mais celui-ci ne veut rien livrer qui puisse apporter un début de réponse au problème soulevé.

A l’ère du tout numérique, je me suis donc rabattu sur sa version en ligne, le fameux site Légifrance qui recense tous les codes en vigueur sur le territoire national, et qui a le grand avantage d’être en permanence à jour. Mais là non plus, rien. Chou blanc.
 
Me servant de mon expérience, je me suis souvenu que lorsque internet ne répond pas aux demandes qui lui sont soumises, c’est souvent que l’on n’a mal défini les mots clefs de sa recherche.
 
Listons-les alors, et voyons lesquels j’ai bien pu oublier :
Menace avec jambon armé ? Aucun résultat.
Envoi de porc prohibé ? Aucun résultat.
Incitation à la haine avec charcuterie ? Pas mieux.
Agression à l’aide de cochon par destination ? Toujours rien.
 
C’est toujours le problème lorsque l’on tombe sur un article qui ne donne pas tous les détails. Il est difficile d’approfondir la question. Mais peut-être qu’une petite explication s’impose :
 
Ma perplexité provient de la lecture d’une brève sur le site du CCIF(Collectif contre l’Islamophobie en France). Celle-ci relate qu’il y a quelques jours, la mosquée de Mulhouse a reçu dans sa boîte postale une enveloppe contenant de la viande de porc. Émoi et sanglots. Mais, plus surprenant, le même article indique qu’une plainte a été déposée suite à cette infâme agression. Sans hélas indiquer sous quelle qualification cet odieux fait a pu être enregistré par la police.
 
D’où ma recherche.
 
Plus sérieusement, cela fait déjà plusieurs années que la question de savoir si la loi pourra dans un avenir proche punir le blasphème se pose. Bon, pas tous les blasphèmes, bien entendu, mais seulement ceux qui pourraient heurter la sensibilité d’une population déjà largement malmenée par le racisme et l’islamophobie(1) de ces salauds de Français.
 
Bien sûr, le fait ici relaté n’a qu’une importance toute relative. Mais que le simple envoi postal de viande porcine puisse donner lieu à des poursuites pénales en dit tout de même assez long sur l’influence grandissante des lobbies religieux dans notre société.
 
Mais puisque plainte a été déposée, enquête devrait s’en suivre. Et la première question à laquelle un investigateur doit répondre pour tenter de résoudre une affaire est de se demander à qui profite le crime. A qui profite vraiment le fait que l’on puisse faire du foin autour d’un jambon qui voyage par la poste ? Écartons d’emblée les services postaux et les producteurs de cochon, qui tous deux semblent étrangers au drame. Il nous reste les affreux racistes et les pseudos-victimes. Si, si, ça c’est déjà vu. D’aucuns se souviendront, entre autres, d’une affaire mêlant un futur président de la république et un observatoire.
 
Piste 1 : les vilains racistes. Bon, mis à part un absurde sentiment de résistance, cet acte ne sert pas à grand-chose. Il est même relativement contre-productif puisqu’il permet à l’institution visée par l’agression porcine de se poser en victime, de réaffirmer la pureté de ses intentions et de déplorer le climat délétère autour de la question de l’Islam en France.
 
Piste 2 : les victimes. Et bien la dite agression n’a pas provoqué de dégât matériel ou autre. Elle permet d’amplifier la stratégie de victimisation, en gonflant à peu de frais le recensement des faits d’islamophobie(1). Elle permet d’exiger une qualification pénale pour des faits au demeurant anodins. Elle participe ainsi à la culpabilisation du peuple d’accueil. Et l’on pourrait continuer la liste…
 
Bien évidemment, ce travail tout personnel n’a comme seul but que de donner des pistes de réflexions, et n’a en aucun cas la prétention d’interférer avec l’enquête officielle.
 
Allez, encore un peu de patience pour voir quel sera le prochain blasphème réprimé par la république…
     
Note :
 
(1) Oui, je sais qu’il faut toujours soigneusement éviter d’employer les terminologies inventées par nos adversaires, sous peine de participer à leur banalisation et par là même à leur justification, mais il m’était difficile ici d’y substituer une périphrase qui n’aurait pas rendu aussi fidèlement le mécanisme de soumission que l’on nous impose insidieusement. Mea culpa.
 
Amis du Nord, sachez que :

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vendredi, 15 juin 2012

Où l’on croyait avoir atteint le fond… mais non

SN 26 Luc pécharman.jpgPar Luc Pécharman

 

Le propre de notre époque moderne, c’est que lorsqu’on croit avoir tout vu, on peut encore être surpris. Notre vieille démocratie est malade, ce n’est pas nouveau, mais la tournure que prend ce second tour des élections législatives accentue encore la débilité et l’indignité de notre classe dirigeante. Classe dirigeante, et non classe politique, car il est devenu évident qu’aujourd’hui ceux qui prétendent mener la destinée de la France se recrutent autant, si ce n’est plus, dans le personnel médiatique que politique. La meilleure preuve en est le nombre de couple mixtes (politique/journaliste) que l’on compte parmi les principaux décideurs. Avant de s’attaquer au cumul des mandats, discutable mais parfaitement transparent, ils devraient s’attaquer au cumul des pouvoirs. Tenir l’exécutif ou le législatif et l’opinion dans une même main, ou dans les mains d’un même couple, me semble cent fois plus pernicieux et malhonnête que de cumuler sur la même tête les fonctions de maire et de député. Et si (vil esprit que le mien qui voit le mal partout !) ces unions, consacrées ou non, ne sont pas le fruit d’un intérêt parfaitement compris mais d’une humaine passion tout à fait naturelle, qu’au moins l’un d’eux ait la décence de se retirer du jeu public si l’autre y tient trop de place.

 

Nous pensions donc avoir tout vu, tout supporté, avec la calamiteuse présidence Sarkozy. L’indécence, la suffisance, les enfantillages, les caprices, etc. On savait aussi que le nouveau président ne serait pas meilleur dans sa gestion politique, mais on pensait qu’il pourrait au moins rendre un peu de dignité à la fonction qu’il occupe. Que nenni ! Sa journaliste de maîtresse n’a pas tardé à nous démontrer que le niveau n’est pas plus élevé. Mais bon, passons encore sur ce non-évènement de campagne, où le président soutient son ex-concubine, quand la nouvelle tente de l’enfoncer. Cet acte de vaudeville, tout juste digne d’un entrefilet dans Voici, eut du en toute logique n’agiter que quelques esprits frivoles. Mais c’était sans compter sur cette détestable collusion entre journalistes et politiques qui fait que nombre de ces premiers y ont vu là une bonne occasion de flinguer une consœur dont on sait toute l’inimitié qu’elle peut provoquer dans la profession. Et la presse, décidant unilatéralement d’enterrer la politique dans le morne linceul de la futilité, de trahir une nouvelle fois l’âme de sa fonction.

 

Comment, après moult exemples, les femmes et hommes politiques peuvent-ils encore se demander d’où vient le désamour d’une plus en plus grande partie du corps électoral ? Comment arrivent-ils, sans rire, à s’épancher sur les plateaux de leurs complices (conjoints ?) du désintérêt du peuple pour les élections ? Ont-ils compris que ce dernier ne se demande plus qu’une chose : comment les chasser ?

 

Une dernière réflexion sur ce formidable outil qu’est twitter. Grace à lui Salima Saa, une parfaite inconnue, candidate UMP dans une circonscription du Nord, a réussi à se faire une réputation nationale en seulement deux phrases ! Dont un tweet pour rendre hommage à la femme de Raimond Aubrac, alors que cette dernière est décédée depuis 5 ans…

 

Alius et idem.

 

Le blog de Luc Pécharman cliquez ici

03:36 Publié dans Les articles de Luc Pécharman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

dimanche, 03 avril 2011

LA DEMOCRATIE, C'EST CHIANT !

Luc Pécharman.jpgPar Luc Pécharman
 
Non, ce n’est pas une déclaration de Fidel Castro ou de Joseph Staline. C’est tout simplement ce que semble penser l’association Terre d’Errance Steenvoorde interviewée par La Voix du Nord à l’occasion des préparatifs de leur festival Last Border Sound à Boeschèpe.
 
Le festival « son de la dernière frontière » (littéralement) est une campagne de sensibilisation (propagande) aux difficultés des migrants (immigrés illégaux). La particularité de cette troisième édition étant l’ouverture de la manifestation au thème de l’immigration en général.
 
Le lecteur attentif se demandera à quelle dernière frontière les organisateurs font référence. C’est une expression habituellement employée pour signifier qu’une conquête est en passe de s’achever. On en parlera notamment en évoquant la progression des colons anglo-saxons vers l’ouest américain, ou encore les avancées des scientifiques dans les terres hostiles de l’Antarctique. La dernière frontière est ce qui doit être abattu pour terminer la prise d’un territoire. Il faut donc en conclure que la Flandre est devenue, pour eux, la dernière frontière contre l’immigration incontrôlée de l’Europe par diverses peuplades venues d’ailleurs, et principalement d’Afrique.
 
Lourde responsabilité que la nôtre, alors, de veiller sur notre territoire, car s’ajoute à notre devoir de résistance locale une dimension symbolique : défendre un continent !
 
Je dois avouer qu’à titre personnel le concept de dernière frontière me fait invariablement penser aux fameux « Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée » de Jean Raspail. Mais gageons que notre situation n’est pas encore aussi désespérée.
 
La démocratie c’est chiant, titrais-je. Car un responsable de l’association nous explique sans sourciller qu’ils ont abandonné le principe du débat, parce que « la parole n’est pas complètement libérée » ( ?) Mais que l’on se rassure, précise-t-il, « les gens opposés à l'aide humanitaire aux migrants peuvent venir chercher des informations. »
 
Voilà qui est sympa : Terre d’Errance refuse la discussion, mais accepte avec joie de nous expliquer ce que, d’évidence, nous avons mal compris. Ah, que la vie serait plus simple si tout le monde appliquait cet excellent principe !
 
Un débat, ça oblige à accepter que quelqu’un puisse penser différemment, ça oblige à écouter les arguments des autres et à approfondir sa propre réflexion pour répondre à ses détracteurs. Tandis que là, il suffit d’apporter la bonne parole à une bande d’ignorants car s’ils ne sont pas d’accord, c’est qu’ils ne sont pas informés. Merci au nom des peuples de Flandre, de France et d’Europe, de la haute estime dans laquelle Terre d’Errance les tient !
 
Leurs exemples concrets parlent d’eux même : l’association nous explique (encore merci pour ces éclaircissements qui viennent éduquer nos cervelles embrumées) que les Erythréens sont soumis à un service militaire illimité par peur de leur voisin l’Ethiopie, et que les déserteurs sont exécutés. Sans vouloir faire d’amalgame compte tenu de la particularité du régime en question, souvenons-nous quand même qu’au début du siècle dernier nos aïeux servaient entre 3 et 4 ans, et que 600 déserteurs français ont été passés par les armes pendant la première guerre mondiale. Evidemment que ça n’est pas drôle de vivre un conflit, évidemment que tout le monde préférerait partir vers des pays plus accueillants, mais enfin : Que serions-nous aujourd’hui si nos prédécesseurs avaient fui les combats et les difficultés ?
 
Ces exemples, humainement compréhensibles, ne justifient rien au regard de l’Histoire et de la responsabilité de chacun vis-à-vis de son peuple.
 
Comme j’aurais aimé pouvoir développer ces arguments, et tant d’autres, avec les humanistes de Terre d’Errance ! Mais non parce que décidément : la démocratie c’est chiant.
 

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jeudi, 31 mars 2011

Une nouvelle victoire dans le Nord : Courrière zappe ZEP...

ZEP_120x150.jpgPar Luc Pécharman
 
L’information fait deux lignes laconiques sur le site de la mairie de Courrières (Nord), perdue dans le flot des nouvelles. Pas très francs du collier, les rédacteurs nous expliquent que le concert du groupe ZEP prévu le samedi 16 avril n’aurait pas lieu pour des « raisons techniques ».
 
En fait de raisons techniques, il s’agit tout simplement des nombreux coups de téléphones d’habitants indignés (mais bon, le téléphone peut être assimilé à un outil technique) et l’annonce par les associations des clubs sociaux unis (Vlaams huis, la Maison de l’Artois, Opstaan, etc.) de leur intention de manifester contre ces provocateurs de bas étage, et contre leur haine revendiquée de notre pays et par extension de ses habitants historiques.
 
Ce concert était pourtant un choix assumé de la municipalité qui ne peut pas s’abriter derrière le prétexte de l’ignorance ou de la méconnaissance du contenu haineux des paroles de ce groupe. Non seulement elles avaient déjà fait la une de l’actualité au mois de novembre, par la voix d’un député nordiste, mais le texte de présentation de l’événement dans l’agenda de la ville ne permettait aucun doute :
 
Indépendante, libre et alternative, la « Zone d’Expression Populaire » est emmenée par Saïdou (du MAP) et Alee (de Rennes). C’est une petite bombe artisanale et acoustique, bricolée dans l’urgence et l’impatience. Le projet : occuper l’espace, prendre la parole, crier, chanter, danser. Exister en refusant l’invisibilisation, l’injonction à la politesse et le chantage à l’intégration. Sans ambiguïté, Z.E.P. prône l’insolence et l’irrévérence et hurle à qui veut l’entendre et à qui ne le veut pas : « on n’est pas là pour plaire, séduire, ou convaincre ». A bon entendeur, Salem ! « On s’exprime comme on peut, comme on veut ; on résiste avec les moyens du bord »
 
En effet tout est dit ! Le futur spectateur sait déjà qu’on va lui présenter un spectacle « bricolé » avec les « moyens du bord », qu’il va entendre « crier » et « hurler ». Quand à la signification du « chantage à l’intégration », elle laisse assez perplexe… Qui fait du chantage ? En quoi l’intégration n’est-elle pas souhaitable pour eux ? Tout les réponses dans leur titre phare : « Nique la France »
 
Nous sommes heureux de cette déprogrammation car elle démontre qu’une fois encore la bonne façon de faire de la politique, celle qui obtient des résultats tangibles, est le travail de terrain au quotidien.
 
Le temps où n’importe qui pouvait venir nous cracher impunément sa haine à la figure est bel et bien révolu.

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dimanche, 27 mars 2011

Activistes ? Oui, et fiers !

1928286654.jpgPar Luc Pécharman
pour la Vlaams huis (cliquez ici)
 
C’est dans Charlie Hebdo que les lecteurs pourront lire que notre action, celle de la Vlaams Huis, est nettement plus activiste (que celle d’autres formations classées à la droite de la droite) et commence à poser problèmes aux antifascistes locaux.
 
Avant d’aller plus loin, il faut quand même préciser que nous acceptons de bonne grâce le qualificatif d’activistes, voire que nous le revendiquons, mais dans une acception dépourvue de violence ou d’illégalité, bien entendu.
 
Non, nous ne sommes pas des hikikomoris * politiques. Car si nous reconnaissons l’utilité, voire l’indispensabilité d’utiliser aujourd’hui des moyens de communication comme internet, ceux-ci ne composent qu’une faible partie de notre travail militant, l’essentiel se faisant sur le terrain, au plus proche des nôtres. Le cyber-militantisme, c’est bien, mais ne faire que ça, c’est de la masturbation !
 
La seconde raison de notre puissant engagement de proximité est qu’il nous évite d’être soumis aux aléas des amours et désamours journalistiques. Les journalistes sont des gens avec qui il faut compter, certes, mais qu’il ne faut pas laisser prendre le pas sur nos actions. Car sinon, nous deviendrions un jouet, un yoyo pour être exact, dans la main de quelques formateurs d’opinion, très haut placés si ils le décident, très bas si nous devions leur déplaire on ne plus être à la mode. Toute progression dans la diffusion de nos idées et de nos valeurs en devient beaucoup plus lente, mais certainement beaucoup plus durable que certains feux de paille… (Ce paragraphe est d’autant plus valable qu’il est écrit en échos d’une coupure de presse !)
 
Enfin, nous sommes bien aises de poser des problèmes aux antifascistes locaux ! Déjà que ça ne doit pas être tous les jours marrant d’être un antifasciste alors que les derniers fascistes ont disparus depuis 65 ans, voilà qu’en plus ils se trouvent désemparés devant des femmes et des hommes qui ne se laissent pas impressionner par leurs provocations, leurs menaces et leur violence.
 
Quoi qu’il en soit, chers amis et chers camarades (car la gauche n’a pas le monopole de la camaraderie), nous devons prendre cet article pour ce qu’il est : un encouragement à continuer et à amplifier notre combat.
 
Nous sommes sur la bonne voie !
 
* Un hikikomori est, au japon, une personne qui se retire de la vie publique et n’a de contacts sociaux que par l’entremise d’Internet, à l’abri derrière un anonymat supposé. C’est un phénomène que l’on constate, hélas, de plus en plus dans la vie politique.

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vendredi, 18 mars 2011

A la recherche de la fierté perdue...

400px-Parti_socialiste_Paris_rally_regional_elections_2010-03-11_n05.jpgPar Luc Pécharman
 
Martine Aubry, maire de Lille et présidente de Lille Métropole Communauté urbaine, a déclaré à la Voix du Nord que sa plus grande réussite est d’avoir rendu leur fierté aux Lillois.
 
Je ne suis pas sûr que Mme le maire ait bien saisi la portée de sa déclaration. Car on ne peut rendre que ce qui a été perdu, ou oublié. Donc, d’après elle, les Lillois n’avaient plus de fierté lors de son accession au fauteuil de la place Augustin Laurent, en 2001.
 
La question fondamentale est donc : mais qui diable a fait perdre leur fierté aux Lillois, dans une ville gérée par la gauche depuis l’élection en 1896 de Gustave Delory ? Est-ce Roger Salengro ? Peut-être en faisant voter en 1931 une loi favorisant l’emploi des Français d’abord ? Est-ce Charles Saint-Venant ? Peut-être parce qu’il vota la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 réclamée par le Maréchal Pétain ? Ou bien son prédécesseur direct : Pierre Mauroy, empêtré dans des affaires politico-judiciaires ?
 
Mystère, mais l’un d’entre eux doit être coupable…
 
Fierté des Lillois ou orgueil du maire ?
 
Ceci dit, c’est dur de juger du niveau de fierté d’une ville. C’est un élément moins facilement quantifiable que le nombre de crimes et délits, par exemple, dont on peut observer l’aggravation d’une année sur l’autre. D’habitude, on reconnait quelqu’un de fier à son allure générale. Il se déplace avec aisance, garde le front haut et promène un regard serein, à la limite de la complaisance, sur son entourage. Or, les seuls « Lillois » qui arborent encore un semblant de fierté dans les rues de la capitale régionale ne sont pas les autochtones de type européen, mais les populations allogènes qui ont obtenue de la dite maire bon nombre d’avancées, des horaires de piscines réservés aux musulmanes à l’enseignement de l’arabe comme première langue vivante, sans parler des bandes qui déambulent en pays conquis, convaincues de leur impunité.
 
Quand à présenter Lille 2004 comme la réalisation majeure de son mandat précédent, une suite de spectacles et performances artistiques élitistes ou fumeuses, c’est démontrer une piètre connaissance des aspirations principales des Lillois : vivre paisiblement et agréablement dans une ville propre et sûre. 
 
Et là, Mme le maire, il n’y a pas de quoi être fière !
 

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