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mardi, 14 juillet 2020

Interview de Macron : un petit maître en marche vers le néant.

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L'avis de Jean-François Touzé
 
Depuis son élection, Emmanuel Macron a pris l'habitude de prendre de vitesse son Premier ministre fraîchement nommé et d'intervenir quelques jours ou quelques heures avant sa Déclaration de politique générale prononcée devant l'Assemblée nationale. En 2017, il le fit depuis la tribune du Congrès réuni à Versailles en exposant le 3 juillet, veille du discours solennel d'Edouard Philippe, la politique que le gouvernement serait chargé d'appliquer.
 
Cette pratique institutionnalisée du court-circuitage révèle un caractère faible, tourmenté, cahotique, nettement marqué par une volonté maniaque de contrôle de type obsessionnel et compulsif.
 
Cette année, c'est en renouant avec la recette réchauffée de ses prédécesseurs de l'interview du 14 juillet, qu'il aurait voulu faire, à quelques jours du discours de Jean Castex devant la prétendue représentation nationale, la nouvelle  démonstration de "qui décide et qui exécute".
 
Les Français n'auront vu et entendu qu'un Président dépassé et flottant.
 
Cet entretien télévisé particulièrement vide de sens et de contenu, ne fut, en effet, qu'un long survol semé de profonds trous d'air d'une situation politique, sanitaire, économique et sociale que le Président de la République ne maîtrise en aucune façon. 
 
Approximatif, hésitant, décalé presque égaré, éthéré et lunaire, Emmanuel Macron est demeuré flou et évasif. Il voulait imposer l'idée qu'il était un chef mais nos compatriotes ne s'y trompent plus qui savent d'instinct qu'au delà des parures de la République et des postures, Il n'est qu'un élément parmi d'autres d'un Système global. Les vraies décisions ne sont pas de son ressort.
 
Macron vient de montrer qu'il avait perdu la main. Le régime va donc se chercher une nouvelle incarnation. Il serait temps que le peuple français se trouve quant à lui une nouvelle voie.

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Un "Qui suis-je ?" consacré au navigateur malouin Jacques Cartier signé Rémi Tremblay

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Décidément, la collection "Qui suis-je ?" des éditions Pardès ne cesse pas de s'enrichir de nouveaux titres. Après le Drieu de Thierry Bouclier cliquez ici, voici un nouveau personnage disséqué cette fois par notre ami québécois Remi Tremblay, sans doute le mieux placé pour cela, puisqu'il s'agit du navigateur malouin Jacques Cartier.

Voici l'entretien qu'il a accordé à Renaud Demers du site EuroLibertés cliquez là.

Avril 1534, Jacques Cartier, Breton originaire de Saint-Malo mandaté par le Roi de France, part à la découverte de ce qui deviendra ultimement la Nouvelle-France, puis le Québec. Si la fondation de la Nouvelle-France est davantage attribuée à cet autre grand explorateur qu’est Samuel de Champlain, quelles sont les grandes contributions de Jacques Cartier ?

Sans Jacques Cartier, on peut aisément croire qu’il n’y aurait pas eu de Champlain, pas eu de Nouvelle-France, pas eu de Québec et que l’Amérique aurait été anglo-saxonne au nord, espagnole et portugaise au sud.

Rarement un homme seul a eu autant d’impact que Jacques Cartier dans l’histoire du monde. Ce n’est pas François 1er qui mandata Cartier pour entamer son long périple vers l’ouest, mais Cartier, qui ayant atteint l’âge de la retraite, exprima son souhait de partir vers l’ouest au souverain français qui lui donna son aval. Sans lui, on peut douter qu’il y aurait eu une volonté de la France de continuer les explorations partielles entreprises par Jean de Verrazano sur le littoral américain.

On doit donc la paternité de cette exploration à Cartier lui-même. Puis, il fut celui qui pénétra dans le fleuve Saint-Laurent, explorant l’intérieur du Canada, via cet immense cours d’eau. Après avoir voulu découvrir la fameuse route vers la Chine, il comprit que la véritable richesse de cette nouvelle lande était la terre en soi, sur laquelle il serait possible d’ériger une Neuve France, une colonie permanente. C’est dans cet état d’esprit qu’il hiverna deux fois sur les berges du Saint-Laurent, vainquant le rigoureux hiver qui se dressait contre la volonté des Européens.

On peut donc affirmer, comme Charles de Gaulle, qu’il fonda le Canada français par sa prise de possession.

N’y a-t-il pas aussi un sentiment de devoir, alors que les mouvements de justice sociale en tous genres à travers le monde tentent de détruire et de faire répudier ce qui reste des figures historiques phares aux populations nationales de souche, à revisiter les grands explorateurs européens ?

Nous vivons actuellement une époque où l’on tente de faire table rase du passé en invoquant une nouvelle morale qui doit être appliquée pour tous, y compris ceux décédés avant nous. Cette vision culpabilisatrice de notre passé entend réécrire l’histoire d’un point de vue anachronique en imposant une vision centrée sur le présent à des siècles d’histoire. C’est un pervertissement incroyable, digne des régimes totalitaires.

Mais, on invoque de bons sentiments pour le faire.

Il n’est jamais venu à l’idée des révisionnistes actuels, que même dans les régimes tyranniques, ce sont avec des bons sentiments que l’on muselle le peuple, et qu’on réécrit l’histoire.

Mon livre, qui se base sur les faits rapportés à l’époque de Jacques Cartier, serait passé inaperçu à une autre époque, tant je me cantonne aux faits dans cette courte présentation biographique du « Christophe Colomb français » pour réutiliser l’heureuse expression de François-René de Chateaubriand. Mais aujourd’hui la vision qui prévaut dans les médias de masse du moins est si loin de la réalité que mon ouvrage détonne. Par honnêteté, je ne prête aucune motivation génocidaire ou diabolique à Jacques Cartier, ce qui fait de mon livre une œuvre de réinformation.

À travers Jacques Cartier, c’est toute une époque qui est mise en lumière, celle où l’Européen a repoussé les limites du monde connu, à la recherche d’une certaine universalité. L’époque des grandes explorations, c’est l’incarnation de l’esprit prométhéen, qui fit la grandeur de ce petit continent qu’est l’Europe.

Par ailleurs, l’histoire de l’aventure française en Amérique, dans son approche et ses liens tissés avec les populations locales, ne se distingue-t-elle pas de celle du reste du continent ?

L’épopée française diffère totalement de celle des Anglais en ce qui a trait à l’Amérique du Nord. Dès les débuts et ce avec Jacques Cartier, les Français se sont évertués à tisser des liens avec les Amérindiens qui étaient présents sur le territoire, comprenant que leur survie dépendait de cette bonne entente. Les preuves de ce respect et de cette amitié mutuelle sont légion et la majorité des Amérindiens restèrent alliés des Français jusqu’à la chute de l’Amérique française en 1760 et même après, si l’on se rappelle l’aventure du chef Pontiac. Le système colonial mis en place en Nouvelle-France favorisait ce genre de relation, car l’occupation du territoire par les Français était restreinte et l’économie se basait sur le commerce avec les Amérindiens.

Chez nos voisins du sud, l’occupation du territoire par les nouveaux colons, nettement plus nombreux que les colons français, requérait le départ des Amérindiens de leurs territoires. C’est donc la raison pour laquelle ils repoussèrent ces derniers et n’hésitèrent pas à s’imposer de force.

L’imaginaire des grands explorateurs est partagé à la fois par le Québec et par la France, mais cet imaginaire sombre de plus en plus dans l’oubli. Pouvez-vous brosser un portrait de ce que les lecteurs trouveront dans votre ouvrage afin de raviver l’épopée héroïque de Jacques Cartier en Amérique ?

Les lecteurs redécouvriront l’aventure de Jacques Cartier, sans fard. Je me suis basé sur son récit ainsi que sur les documents historiques de son époque pour transmettre une histoire factuelle. Le révisionnisme ambiant, qui n’épargne ni le Québec ni la France, tente d’imputer de sombres motifs aux explorateurs, motivations que ces derniers n’eurent jamais.

Ma biographie n’est pas une tentative de réhabilitation, ce dont n’a pas besoin Cartier, mais simplement une œuvre vraie et factuelle. Les nouveaux historiens s’abreuvent de sociologie marxiste et quittent la voie tracée par les faits pour ajouter des éléments anachroniques ou qui n’ont pour objet que de conforter leur grille idéologique. J’ai quant à moi réalisé un travail moins subjectif, en me cantonnant à ce qui était connu de Jacques Cartier.

Les lecteurs pourront donc revivre les balbutiements de cette Amérique qui fut un jour presque totalement française, grâce à des hommes de cœur et de courage comme Jacques Cartier, Samuel de Champlain et François Gravé du Pont et ces explorateurs postérieurs qui arpentèrent l’Amérique, dont les aventures firent rêver des générations de Français, à l’instar de feu Jean Raspail qui entreprit lui-même un long périple « en canot sur les chemins d’eau du roi ».

Jacques Cartier, Rémi Tremblay, « Qui suis-je ? », éditions Pardès, 2020, 110 pages 12 euros.

Rémi TREMBLAY, éditeur du Harfang, porte-parole de la Fédération des Québécois de souche, collaborateur à plusieurs journaux (Présent, Synthèse nationale, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a déjà publié le livre Les Acadiens : du Grand Dérangement au Grand Remplacement (Dualpha, 2015).

Il est aussi l'auteur de deux Cahiers d'Histoire du nationalisme, l'un (n°12 - cliquez ici) consacré à son compatriote Adrien Arcand et un autre (n°14 - cliquez là) à l'Anglais Oswald Mosley.

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Le Grand Remplacement est en cours…

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Le billet de Patrick Parment

 Ce n’est malheureusement pas une nouveauté. Voici des décennies que Jean-Marie Le Pen, pour ne citer que lui, prévient que l’immigration n’est nullement une chance pour la France, mais bien le principal de ses maux. Voici donc des décennies que la situation ne cesse de se dégrader sous les yeux torves et impuissants d’une classe politique abonnée à ses lâchetés quotidiennes. Tous les ministres de l’Intérieur jouent les gros bras – passons sur le laxisme des socialistes – mais les Sarkozy, Hortefeux et consorts n’avaient pas assez de leur grande gueule pour dénoncer ce fléau pour au final masquer leur impuissance faute d’une volonté politique forte et de convictions non moins affirmées. Et qu’on ne vienne pas accuser la police que nos politiques et ses juges s’échinent à démotiver. Ces policiers qui prennent de plein fouet la violence d’une société qui se fracture et qui se communautarise.

Ah, j’entends déjà chanter les belles âmes du « vivre ensemble », les chantres des valeurs républicaines. Difficile d’admettre que l’immigration a fracturé la société française, aidée en cela par une économie libérale toujours à la recherche d’ouvriers-esclaves bon marché et immolés sur l’autel de la société de consommation.

Société libérale, société de consommation et immigration, c’est le trio infernal d’une lutte contre les peuples. Le phénomène n’est pas que français, il est aussi européen.

Précisons tout de même que nos politiques ne sont pas seuls responsables, il faut y ajouter tous ces hauts fonctionnaires, issus pour la plupart de l’Ena, qui ont appauvri  ce  pays en le désindustrialisant et en le bardant d’impôts divers et variés, de normes, de taxes j’en passe et des meilleurs. Ce pays est corseté comme nul autre ce qui fait de lui un fils adultérin du régime soviétique.

On a beaucoup brocardé la classe politique de la IIIème République. Mais, de droite comme de gauche, tous avaient en commun l’amour de la patrie et la défense de son patrimoine culturel car les uns et les autres étaient d’abord des hommes cultivés, biberonnés au grec et au latin. Tel n’est plus le cas aujourd’hui où l’inculture est la règle et l’errance intellectuelle la norme. Nos hommes politiques ne savent plus ce qu’il faut défendre d’essentiel.

Le Grand Remplacement a longtemps figuré au rayon « fasciste » de nos adversaires, ces grands amoureux des droits de l’homme. Voici que s’appuyant sur les chiffres officiels du recensement de l’Insee, France Stratégie [voir le site de France strategie.com]a passé au crible pour son étude les 55 « unités urbaines » de France métropolitaine de plus de 100 000 habitants entre 1990 et 2015.

C’est ainsi, est-il précisé, que, « dans les unités urbaines de plus de 100 000 habitants, la part des immigrés d’origine non européenne est [...] passée, chez les 25-54 ans, de 9 % à 15 % entre 1990 et 2015 ». Plus révélateur encore, « chez les moins de 18 ans, la part des enfants vivant avec au moins un parent immigré extra-européen est passé durant la même période de 16% à 26% (de 22% à 38% à Paris).  

A cette « Note d’analyse » s’ajoute un « Document de travail » non moins intéressant, dans lequel on peut également lire que « la part des enfants vivant avec un parent immigré d’origine extra-européenne et un parent non immigré est, elle, passée de 3,4 % à 9,7 % » durant la même période. Un peu plus loin, le document indique encore que « si l’on prend l’ensemble des unités urbaines de plus de 100 000 habitants, la proportion de jeunes immigrés ou d’enfants vivant avec au moins un parent immigré d’origine extra-européenne qui sont majoritaires dans leur quartier est passée de 17 % à 38 % entre 1990 et 2015 ». Une proportion, est-il précisé, qui est passée durant la même période « de 18 % à 50 % dans l’unité urbaine de Paris » !

Si les métropoles que sont Paris, Marseille et Lyon sont sans surprise les plus touchées par le Grand Remplacement, les cartes montrent que le phénomène concerne la totalité des grandes villes et villes moyennes de France. Le plus souvent dans des proportions effrayantes, comme à Strasbourg, où la catégorie étudiée est passée de 0-10 % en 1975 à 30-40 % en 2015, Rouen (de 0-7 % en 1975 à 35-42 % en 2015), ou encore Limoges (de 0-10 % en 1982 à 30-40 % en 2015). Sans oublier, bien sûr, la Seine- Saint-Denis, véritable enclave étrangère sur notre sol, où la part des 0-18 ans nés de parents immigrés a bondi de entre 0-13 % en 1968 à 52-78 % ! 

Officiel tout ça mon cher Watson ! se serait esclaffé Sherlock Holmes

 

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lundi, 13 juillet 2020

Le monde d’après ? Ce sera 1929 et l’hyperinflation

ROUSSET M 2.JPGMarc Rousset

Wall Street semble freinée dans son élan boursier, tout comme les Bourses asiatiques, car le virus inquiète, avec, selon l’université américaine Johns Hopkins, plus de 132.000 morts pour plus de 3,05 millions de cas aux États-Unis. Si un krach se produit effectivement en juillet-août 2020, nous vivrons la deuxième jambe de baisse, avant probablement d’autres remontées et d’autres baisses successives, comme en 1929, où le Dow Jones avait mis trois ans pour atteindre, en 1932, son point le plus bas.

Il est peu probable que la Fed et la BCE en viennent à acheter directement des actions pour éviter l’effondrement des cours, ce qui serait la suite logique de la politique du n’importe quoi, n’importe comment, « quoi qu’il en coûte », pour sauver le navire du naufrage immédiat, en imitant le Japon, mais la ficelle serait quand même un peu trop grosse, pouvant même déclencher une panique boursière. Il est peu probable que l’Allemagne accepte des mesures aussi folles qui pourraient déclencher les foudres de la Cour de Karlsruhe, même si le gouvernement allemand et le Bundestag pourraient, une nouvelle fois, mentir en affirmant que ces mesures sont conformes aux traités car elles sont tout à fait « proportionnelles » à la gravité de la crise.

L’inflation pour l’ensemble de l’Union européenne devrait officiellement s’établir à 0,6 % en 2020 et 1,3 % en 2021. Nous pensons qu’elle risque d’être plus élevée et, surtout, de commencer à croître d’une façon inexorable à partir de 2021. Les banques centrales sont en train de semer les premières graines de l’hyperinflation à venir qui, pour l’instant, suite au fléchissement de la demande, aux surcapacités de production, à la concurrence internationale, ne se manifeste que pour l’inflation des actifs (bulle de l’immobilier et bulle des actions) et non pas dans les prix des biens de consommation courante. Nous ne vivons que les tout premiers signes de l’hyperinflation à venir (méthodes non conventionnelles du « QE », taux d’intérêt négatifs, achat des émissions obligataires de l’Italie qui ne trouvent plus preneur…).

La phase suivante, c’est lorsque la vélocité de circulation de la monnaie commence à augmenter, que les populations commencent à acheter de l’or ou des devises étrangères, qu’un marché noir apparaît, que les taux d’intérêt explosent, jusqu’au jour où les Européens commenceraient à refuser l’euro ou les monnaies locales en cas d’explosion de la zone euro. Historiquement, il y a un effet d’hystérésis et il faut attendre deux à trois ans de création monétaire accélérée par les banques centrales avant que l’hyperinflation n’apparaisse.

Le fait que le déficit budgétaire des États-Unis ait été multiplié par 100, de juin 2019 (7,95 milliards de dollars) à juin 2020 (863 milliards de dollars) est un signe d’hyperinflation. La création monétaire à des niveaux stratosphériques par la Fed et la BCE montre que la planche à billets imprime à plein régime. 1.300 milliards de prêts TLTRO à un taux négatif de -1 %, selon Les Échos, la plus grosse opération de refinancement de l’histoire de la BCE, ont été accordés à 742 banques européennes, le 18 juin 2020 : du jamais-vu. Tout cela ne peut tenir à long terme et l’on va tout droit vers l’hyperinflation et la catastrophe monétaire en 2022.

La BCE nous sauve de l’effondrement immédiat en réinvestissant, dans d’autres titres, l’argent correspondant au remboursement des titres remboursés, tout en augmentant le montant des titres rachetés. La Cour de Karlsruhe avait demandé des explications pour le programme PSPP (programme d’achat de titres du secteur public), mais il est probable qu’une nouvelle plainte sera déposée pour le programme pandémique PEPP. La dette publique des États n’est plus financée par l’épargne des particuliers mais par la création monétaire des banques centrales.

L’élément nouveau, c’est que, face à la catastrophe en vue, l’Allemagne réalise qu’elle va perdre son marché européen et qu’elle sombrera comme les autres pays européens, tout en ayant des finances saines et équilibrées. C’est l’unique raison pour laquelle Merkel a viré de bord à 180° en mentant à la Cour de Karlsruhe, voulant éviter à tout prix l’explosion de la zone euro, qu’elle s’est unie avec Macron contre les pays « frugaux » pour une relance économique financée par emprunts de 750 milliards d’euros dans l’Union européenne. L’Allemagne met en place une digue supplémentaire, mais le tsunami de l’hyperendettement, du coronavirus, de la création monétaire, de la remise en cause du libre-échange mondialiste, de l’invasion migratoire et du populisme pourrait bien aussi faire céder cette dernière digue en 2022.

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Les règles minimums du vivre ensemble sont comprises comme une soumission insupportable

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propos recueillis par Alexandre Devecchio

Pédopsychiatre et psychanalyste, Maurice Berger a travaillé sur la violence gratuite (1). Selon lui, les meurtres de Philippe Monguillot et de Mélanie Lemée témoignent d’une profonde crise de l’autorité.

Le Figaro - Philippe Monguillot est mort, tabassé pour avoir demandé à ses passagers de valider un ticket de bus. Ce meurtre fait suite à celui de la gendarme Mélanie Lemée lors d’un contrôle routier. Certains observateurs y voient de simples faits divers, d’autres le symptôme de l’ensauvagement de la société. Qu’en est-il, selon vous ?

Maurice Berger. - Les circonstances de ces deux morts ont un point commun, le refus de se soumettre à la loi, fût-ce en tuant : refus de mettre un masque et de présenter un titre de transport avec le conducteur de bus, refus de se sou- mettre à un contrôle routier avec la gendarme. Ce comportement est trop fréquent pour être considéré comme un fait divers, c’est un mode de relation : pour la quasi-totalité des mineurs délinquants dont je m’occupe en tant que pédopsychiatre, les règles minimums du vivre ensemble, et encore plus les lois, ne sont pas comprises comme une nécessité à respecter pour une vie en commun, mais comme une soumission insupportable.

Comment expliquer que ces crimes aient suscité, dans un premier temps, moins d’indignation en France que celui qui a coûté la vie à George Floyd aux États-Unis ?

En France, le meurtre glaçant de George Floyd a été utilisé par des professionnels de l’indignation, très organisés pour alimenter le communautarisme. Concernant les deux autres crimes, beaucoup de personnes sont profondément choquées, mais elles sont capables de contenir leur colère. Elles se sentent impuissantes, déprimées, dégoûtées devant l’incapacité des politiques à comprendre cette violence et à y réagir et devant la faiblesse de la plupart des réponses pénales. Elles ont compris que la mort d’Adama Traoré serait appréhendée comme la preuve d’un « racisme d’État » et la preuve de « violences policières » systémiques, tandis que la mort de Philippe Monguillot ou celle de Mélanie Lemée seraient réduites au rang de faits divers.

De manière générale, la violence gratuite se banalise-t-elle en France ?

Quand une violence a pour but de voler, l’agresseur frappe pour ob- tenir un objet convoité, mais s’enfuit dès qu’il s’en est emparé pour ne pas être attrapé par la police. Dans la violence gratuite, pour un « mauvais regard », l’agresseur frappe autant qu’il en éprouve l’envie, de manière impitoyable et parfois jusqu’à la mort. En 2018, une enquête de l’Insee a indiqué une violence gratuite toutes les 44 secondes en France. Tout citoyen peut s’y trouver confronté. Ces situations sont fréquentes, mais jamais banales, car traumatisantes. Pour ne pas compromettre ses chances de rester intact, il faut se soumettre, baisser les yeux, laisser passer devant soi dans une file d’attente, accepter l’humiliation.

Peut-on parler de crise de l’autorité ?

La crise de l’autorité sévit à plusieurs niveaux. Politique, avec la succession de ministres de la Justice considérant les agresseurs essentiellement comme des victimes. Judiciaire, car on a créé un déséquilibre trop important entre la justice de l’auteur, focalisée sur la personnalité et l’histoire de l’agresseur, et la justice de l’acte, qui concerne les faits et leurs conséquences : les dégâts commis sur le corps et le psychisme d’autrui. Un policier m’explique qu’un délinquant lui déclare : «Vous faites des lois que vous ne respectez pas vous-mêmes ; pourquoi voulez-vous qu’on les respecte ? » Les sursis répétés n’ont aucun sens pour les mineurs les plus violents. Une réponse pénale matérialisée par une sanction est le seul miroir qui leur indique la gravité de leur acte. Sinon, pour eux, c’est comme s’il était effacé. Crise d’autorité familiale, enfin, avec une incapacité de beaucoup de parents à dire non de manière ferme. Résultat, un jeune violent me déclare : « Je veux, je prends. »

Certaines violences sont-elles plus spécifiquement liées à une crise de l’intégration ?

Les auteurs de ces crimes sont issus de l’immigration, mais parler de crise de l’intégration est inexact. La responsabilité de la société française est infime dans des actes aussi graves. En revanche, il est vrai que la majorité des sujets violents sont issus de cultures qui ont une violence interne. 80 % des mineurs très violents ont ainsi été exposés à des scènes de violence conjugale pendant les premières années de leur vie et les ont intériorisées. Or ces scènes sont beaucoup plus fréquentes dans toute culture incluant une inégalité homme-femme, avec des mariages forcés, de la polygamie.

(1) « Sur la violence gratuite en France », Éditions de l’Artilleur, 2019. 

Source : Le Figaro 13/07/2020

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Le 14 juillet est bien une fête nationale. Mais elle ne saurait être la seule.

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L'avis de Jean-François Touzé
 
Le 6 juillet 1880,  sur proposition du député Benjamin Raspail, l'Assemblée nationale décidait de faire du 14 juillet le jour officiel et unique de la fête nationale. 
 
Contrairement à ce que beaucoup pensent et ce que voulut faire croire la République triomphante, ce choix ne fut pas dicté par une volonté de rendre hommage à la relativement consensuelle et nationale  fête de la Fédération, puisque l'année de référence — 1789 ou 1790 — ne fut pas spécifiée dans le texte de la loi afin de permettre aux libéraux-conservateurs de se rallier à cette décision. C'est pourtant bien le souvenir de la prise de la Bastille, de l'émeute sanglante orchestrée par les révolutionnaires anti-Tradition, anti-monarchie, anti ordre naturel et surtout anti-Dieu qui était ainsi honoré par une décision dont la signification profonde ne doit pas être sous-estimée.
 
Ce rappel institutionnel d'un événement qui ne fut que le commencement de l'ébranlement national et du chaos des consciences nous est, à nous nationalistes, douloureux.
 
D'autres dates illumineraient notre fierté patriote et contenteraient nos aspirations françaises, historiques comme spirituelles: le baptême de Clovis à Reims, bien sûr, mais celui-ci ayant eu lieu un 25 décembre ne saurait convenir; le 15 août, longtemps fête nationale par la volonté de Louis XIII et la consécration de la France à Marie; le 8 mai, jour de la libération d'Orléans et fête de Jeanne d'Arc; ou même le 2 décembre, matin glorieux du soleil d'Austerlitz.
 
Pour autant, dans l'esprit national, le 14 juillet étant devenu, nolens-volens, la fête de l'unité française au même titre que la Marseillaise — chant révolutionnaire mais aussi chant militaire et authentiquement guerrier, symbole de la persistance au delà des âges et des régimes, de la furia francese — ou le drapeau tricolore (on sait ce que valut à la France le refus du comte de Chambord de se rallier au Bleu Blanc Rouge...) sont devenus les marques sigillaires de notre Nation.
 
Ce 14 juillet 2020, alors que Macron a supprimé le défilé militaire, hommage national à ceux qui servent aujourd'hui mais aussi à tous ceux qui sont tombés pour la France dans des guerres continentales fratricides ou des conflits lointains, nous devons, en pensée aujourd'hui, activement demain, unir nos forces sans nous laisser diviser ni par la nostalgie ni par les querelles dogmatiques ni par les divisions de l'Histoire depuis longtemps transcendées dans les tranchées de 14-18.
 
Rappelons que le 14 juillet 1941 fut célébré avec la même émotion nationale aussi bien à Vichy ("En pensant à nos morts, à nos soldats prisonniers, à nos ruines, faisons de ce jour un moment de méditation et de recueillement" invitait le Maréchal) qu'à Londres où De Gaulle passait en revue ses encore maigres troupes ou à Alger, et qu'il en fut ainsi pendant les quatre années suivantes, en France occupée comme ailleurs, dans un monde embrasé où de nombreuses et diverses "parts de  notre honneur militaire" furent engagées et détenues par ceux qui, à l'ouest, au sud ou à l'est, se battaient comme l'écrira plus tard un grand écrivain mort un 6 février, "sous uniforme français ou sous des draps étrangers".
 
Pour nous, habités d'une vision sacrée de ce qu'est la continuité historique de la France, le 14 juillet est bien devenue, par la force des choses et la résilience de notre souche ancienne, une fête nationale. Notre fête nationale. Pas celle des pics de la Bastille et de leurs têtes coupées dont celle du gouverneur De Launay, pas celle des bonnets phrygiens, pas celle des sombres  arcanes où est née la République, pas celle des soûlards et des racailles qui envahissent chaque année les Champs Elysées. 
 
Non! Celle de la France immortelle qui sait que le faisceau du licteur ne s'oppose pas nécessairement à la fleur de lys.
 
Celle de la France charnelle ; celle des bals populaires et des rues pavoisées de notre enfance; celle des feux d'artifices et de l'éblouissement de nos familles; celle des prises d'armes et des monuments aux morts fleuris. Celle des Te Deum de jadis quand la France, même républicaine et laïque, venait encore se réchauffer dans les nefs de ses Cathédrales au rayonnement de notre gloire et au souffle de Celui qui l'avait permise.
 
Celle de notre peuple à relever, celle de notre Armée à reconstruire, celle de notre Terre et de nos morts à célébrer, celle de notre destin à accomplir.
 
Et rien ne nous empêchera, par ailleurs, demain, quand nous serons aux responsabilités d'instituer ou de rétablir, en plus du 14 juillet, d'autres fêtes nationales conformes à la plénitude de notre histoire identitaire.

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Sortie chez Via Romana d'un nouvel essai de Michel Geoffroy : "La nouvelle guerre des mondes"...

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La note de l'éditeur :

Nous sommes en guerre, déclare Michel Geoffroy, et ce quatrième conflit succède à la guerre froide.

Une véritable guerre des mondes car elle voit s’opposer différentes représentations du monde incarnées chacune par sa civilisation et parce qu’elle a le monde pour enjeu.

Cette quatrième guerre oppose les États-Unis, bras armé de la superclasse mondiale et nation messianique, aux civilisations émergentes de l’Eurasie, qui contestent de plus en plus leur prétention à diriger le monde, rejetant un Occident aux valeurs décadentes.

Car ce que l’on nomme aujourd’hui l’Occident, correspond à un espace dominé et formaté par les États-Unis, et n’a plus qu’un rapport lointain avec la civilisation qui l’a vu naître, la civilisation européenne. Et les « valeurs » qu’il se croit en droit de promouvoir partout par la force, sont en réalité des antivaleurs, poisons mortels.

Monde unipolaire versus monde polycentrique, civilisations renaissantes contre la dé-civilisation occidentale : voilà la matrice de cette quatrième guerre mondiale.

Pour notre auteur, cette guerre des mondes se déroule pour le moment principalement dans l’ordre géoéconomique, mais on ne peut exclure qu’elle finisse par déboucher sur un affrontement armé direct entre les puissances émergentes et l’unilatéralisme américain, qui instrumente au surplus l’islamisme à son profit.

La quatrième guerre mondiale constitue donc aussi un défi européen. Parce que les pseudo-valeurs occidentales détruisent l’Europe. Et parce qu’alignés sur les États-Unis – du fait de la trahison de leurs élites – les Européens se trouvent emportés dans son belliqueux sillage, alors que les États-Unis ne gagneront pas, pour de multiples raisons développées ici, la quatrième guerre mondiale en cours.

L’Europe doit-elle donc sortir de sa dormition pour relever le défi du monde multipolaire, en devenant à son tour un pôle de puissance indépendant et souverain ?  Les nations d’Europe connaîtront-elles le destin des cités grecques désunies : la soumission à la Macédoine, puis à Rome et finalement au Grand Turc ?

Michel Geoffroy est énarque, essayiste, contributeur régulier à la Fondation Polemia ; ancien haut-fonctionnaire, il a publié en collaboration avec Jean Yves Le Gallou le Dictionnaire de Novlangue en 2015 ; en 2018 il a publié aux éditions Via Romana un essai remarqué : La Superclasse mondiale contre les Peuples.

La nouvelle guerre des mondes, Michel Geoffroy, Via Romana, 2020, 292 pages, 23 euros.

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Le pays légal à l’image du pays réel

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Georges Feltin-Tracol

On doit à Charles Maurras la distinction entre le « pays réel » et le « pays légal ». Par « pays légal », le théoricien de l’Action Française entend l’ensemble des institutions politiques qui forment la République. Il oppose à ce « pays légal » un « pays réel », une « vraie France », dont le peuple serait soumis par la presse, l’école et l’administration à une intense propagande dénaturant ses choix.

Pensée au début du XXe siècle, cette subtile distinction considère les « bons et braves Français » victimes d’un régime insupportable. Or, dès avant 1914, cette analyse se révèle guère pertinente à la lumière des différentes élections survenues depuis la fin de la « République des ducs » en 1879. Les scrutins successifs prouvent l’enracinement progressif et profond de la République dans la société française proto-bourgeoise. Opposer un « pays réel » au « pays légal » appartient aujourd’hui au registre des fantasmes politiques.

Charles Maurras ignorait le rôle prépondérant de la radio, de la télévision, du cinéma et des réseaux sociaux dans le formatage de l’opinion publique. Bien des anti-régimistes convaincus s’obstinent à dénoncer la République tout en dédouanant les Français. En ne se concentrant que sur le traitement journalistique de l’actualité, la « réinformation » ne comprend pas que le « bourrage de crâne » passe d’abord et en priorité par la réclame publicitaire, les films à grand spectacle et les feuilletons télévisés. Les séries qui précèdent ou suivent les journaux de 19 h 30 ou de 20 h 00 de France 3, de TF1, de France 2, de M6, « Plus belle la vie », « Demain nous appartient » et « Un si grand Soleil », etc., rééduquent en douceur les téléspectateurs.

Il est temps de comprendre que le fameux « pays légal » correspond au « pays réel ». Celui-ci ne doit pas s’exonérer de ses responsabilités incontestables. Les Français sont les premiers fautifs de ce qu’ils leur arrivent et pour quoi ils pleurnichent. Ils voudraient avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la fermière. Cette puérilité politique se manifeste tout particulièrement au moment des échéances électorales. La majorité vote pour Chirac en 2002, Sarközy en 2007, Hollande en 2012 et Macron en 2017. Ce conformisme moutonnier se répète à chaque élection. Il va de soi qu’une minorité de Français reste irréprochable, celle qui depuis au moins 1983 choisit les candidats de l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et européenne. Cette opposition radicale au régime a pourtant montré toute sa clairvoyance. En vain !

Le plus grand nombre s’en détourne. Prise par les fantômes du passé, la majorité infantilisée et sujette aux manipulations l’accuse de tous les maux possibles et imaginables. Qu’on se souvienne de ces bobos découpant le bas de la banderole vraiment anti-raciste de Génération Identitaire le 13 juin dernier en réponse à la manifestation pseudo-indigéniste et soi-disant anti-raciste « adama-traoriste ». À Clermont-Ferrand, d’autres militants se mobilisent contre un éventuel déboulonnage la statue de Vercingétorix, horrible personnage bien connu pour sa « romanophobie » pathologique avérée. Des voisins bien-pensants de la place dénoncent leur action et brandissent des cartons favorables à l’accueil des « migrants ». Ces amis de l’humanité se gardent bien d’héberger chez eux quelquesallogènes…

Le « pays réel » est tout aussi pourri que le « pays légal ». Les sordides valeurs républicaines ont réussi leur travail de sape et de dissolution. La France a été phagocytée et assimilée par la métastase républicaine cosmopolite. À l’instar de ces étoiles dont on continue à recevoir la lumière des millions d’années-lumière après leur extinction, on croit encore que la France existe toujours alors qu’elle a belle et bien disparu. Le désastre républicain hexagonal affecte aussi les régions, les patries charnelles, la civilisation continentale européenne et l’homme boréen. Plus que jamais, sans repère ontologique, ni métaphysique, les Européen d’expression française, apathiques et amorphes, victimes des Grands Remplacements démographique et technique, errent seuls dans leur immense champ deruines.

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°180.

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dimanche, 12 juillet 2020

Du jeudi 23 au dimanche 26 juillet 2020 : 5e rencontre estivale des Lansquenets d'Europe

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La 5e réunion estivale des Lansquenets d'Europe se tiendra en Provence du jeudi 23 au dimanche 26 juillet. Le programme comprend des moments ludiques, sportifs, culturels, chantants et de camaraderie. Il y aura des moments organisationnels que nous résumons.

THÈME
On nous dit que tout va changer, la société et la politique. Les géographies nationales et relations internationales. Cela nécessite un saut en avant pour construire une véritable avant-garde.
 
Jeudi 23 à 20 h : Au-delà de la pandémie.
Rapport sur l'état général de la politique et de l'économie, bilan des Lansquenets entre l'automne 2019 et aujourd'hui et préparation des travaux en Provence. (Gabriele Adinolfi). 
 
Vendredi 24 à 16 h 30 : Transformer la crise en opportunité.
Commissions de travail sur la société post-covid.
Que prévoyons-nous pour l'avenir ? Comment agir sur le plan métapolitique ? Sur celui de l'engagement social ? Qu'attendre des forces politiques ? Comment faire face à la société mondialisée.
Comment agir face à une nouvelle ingénierie sociale.
Divisé par des commissions linguistiques (français, italien, anglais et espagnol). 
 
Vendredi 24 à 20 h : Rapport de travail et rédaction du document politique européen. 
 
Samedi 25 à 9 h 30 : émission du document politique Europe 2020. 
 
Samedi 25 à 15 h 30 : La beauté est dans l'action.
Rapport d'activités dans chaque pays
Politique et social. (Actions rurales, actions entre commerçants, actions entre entrepreneurs, formation politique, etc.).

Invités à prendre la parole et/ou à faire un rapport :

ESPAGNE Juan Antonio Lopez Larrea (ACIMJI - El cadenazo), Pedro Martinez Alba (Association culturelle Alfonso Primero).

FRANCE Lucien Cerise, Georges Feltin-Tracol (Europe Maxima), Roland Hélie (Synthèse nationale), Vincent Vauclin (Dissidence Française).

GRÈCE Kostantinos Boviatsos, Irene Dimpoulos Pappas (assistante parlementaire).

ITALIE : Flavio Belinfanti (Nova Saturnia), Piero Puschiavo (Projet national), Marco Scatarzi (Casaggì), Arrigo Trevisanello (Assistance sociale).

HOLLANDE Laurens Menger.

POLOGNE  : Kamil Gil (3 droga).

Coordonné par Gabriele Adinolfi.
 
Samedi 25 à 17 h 30 : Structurer l'avant-garde. 

Prêts à relever le défi : organisation d'activités pour 2020-2021 dans les différents pays et sa coordination européenne.
 
Samedi 25 à 19 h : Assemblée publique finale.

Renseignements :

0039 33 91 26 22 93 ou assoc.artemis@gmail.com

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Drieu est de retour : un entretien avec Thierry Bouclier

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Notre Ami Thierry Bouclier, déjà auteur de plusieurs biographies parmi lesquelles celle de Jean-Louis Tixier-Vignancour et celle, plus récente, d'Alphonse de Chateaubriand, vient de nous offrir chez Pardès, dans la fameuse collection "Qui suis-je ?", un livre consacré à Pierre Drieu la Rochelle. Il a répondu dans la dernière livraison de la revue Synthèse nationale cliquez ici à quelques-unes de nos questions.

Y a-t-il une actualité Drieu la Rochelle ?

Oui, Drieu est toujours d’actualité, notamment en raison de la réédition progressive de son œuvre par les éditions Pardès. Ont déjà été réédités, dans une très belle collection, son essai Mesure de la France en 2017 et son roman atypique, L’Homme à cheval, en 2019. Son essai Notes pour comprendre le siècle et ses romans cultes, Le Feu follet et Rêveuse bourgeoisie, sortent, toujours dans la même collection, dans les prochains mois. Je les préfacerai tous les trois.

Drieu n’est plus un maudit ?

L’a-t-il jamais été ? Il a échappé, selon moi, au traitement subi par Rebatet et Brasillach. Malgré son engagement et les erreurs qu’il a pu commettre, son œuvre et sa personnalité, ont toujours fasciné. Il a constamment été étudié, et même porté au cinéma. Je pense notamment à l’excellent film de Louis Malle, Le Feu follet, sorti en 1963, avec le géant du cinéma français qu’était Maurice Ronet.

Qu’apporte votre Qui Suis-je ? sur Drieu ?

Il apporte ce que chaque Qui suis-je ? apporte sur les auteurs qu’il traite (quelques 120 titres à ce jour) : une synthèse sur l’homme et son œuvre, richement illustrée. La collection est unique en son genre. Le livre permet ainsi de découvrir ou de redécouvrir Drieu la Rochelle, d’avoir une analyse de ses livres les plus marquants, de comprendre les raisons de ses engagements, de se souvenir des causes de sa mort tragique. 

Si vous deviez emporter un seul livre de Drieu sur une ile déserte ?

Son roman Gilles, sans hésiter. Le livre de mes vingt ans. D’autres vous diront Le Feu follet, Rêveuse bourgeoisie ou La Comédie de Charleroi. Mais comme son œuvre est particulièrement riche, d’autres encore emporteront un essai, comme Le Jeune Européenou Socialisme fasciste.

Vous aimez Drieu, mais également, dans un autre registre, le roman policier ?

Oui, je participe à la formidable aventure de la collection du Lys Noir des éditions Auda Isarn. Un premier polar paru en 2017, Le Dernier des occupants, roman noir dans l’Est parisien. Et, fin 2019, Rouge et jaune pour le Hussard, le fameux propriétaire de la libraire Les Décombres, amateur de livres le jour et justicier la nuit. Coups de feu dans le Bordelais, avocats véreux, jolies filles et sous-entendus politiques et littéraires. Il y a même un passage sur Drieu la Rochelle comme il y avait sur Brasillach dans le premier.

Drieu La Rochelle, Thierry Bouclier, éditions Pardès, collection Qui suis-je ?, 2020, 110 pages, 12 euros.

Sur Drieu, lire aussi :

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samedi, 11 juillet 2020

Soutenez le combat national et identitaire : participez à la souscription patriotique 2020 de Synthèse nationale

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Agissez ! Participez !  

Souscrivez !

Cela ne vous surprendra pas, la période jonchée d’imprévus que nous venons de traverser n’a pas été évi-dente pour une organisation comme la nôtre. Privés de nos imprimeurs, de nos transporteurs et, deux mois durant, de l’accès à notre domiciliation en raison du confinement imposé, nous nous sommes retrouvés dans une situation délicate. C’est ainsi que nous avons dû annuler plusieurs réunions et reporter nos publications. Difficile de combattre le Système avec de telles restrictions...

Néanmoins, grâce à la générosité de quelques amis, à la patience de nos fournisseurs et à notre conviction que, plus que jamais, notre combat est indispensable pour sauver notre nation et notre civilisation, nous avons tenu bon.

Aujourd’hui, Synthèse nationale reprend ses activités, que celles-ci soient éditoriales ou militantes. Plusieurs livres et revues viennent d’être publiés et, les 10 et 11 octobre prochains, nous tiendrons, s’il n’y a pas de nouvelles restrictions d’ici là, nos 14èmes Journées annuelles Bleu Blanc Rouge à Rungis (94) près de Paris. Quant aux émissions « Synthèse » sur TV Libertés, elles reprendront à la rentrée de septembre.

Pour continuer et amplifier notre action, plus que jamais, nous avons besoin de vous !

En participant à la souscription patriotique, vous permettez à Synthèse nationale :

l d’augmenter l’audience du site qui, depuis quinze ans, vous informe quotidiennement sur l’actualité en général et sur le combat national et identitaire en particulier,

l d’organiser chaque année les Journées nationales et identitaires où toutes les forces patriotiques sont présentes (à titre d’information, le budget de nos journées annuelles d’octobre, les Rendez-vous Bleu-Blanc-Rouge, avoisine les 30 000 €),

l d’engager des campagnes militantes (comme celle que nous menons depuis deux ans contre l’implantation des éoliennes).

l d’éditer de nouveaux livres, de diffuser plus largement nos revues, d’organiser des conférences à travers la France.

l  de renforcer le pôle nationaliste pour la reconquête nationale et européenne.

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Vous pour­rez déduire en partie ce don de vos impôts (en raison de la pluralité de la presse, Synthèse nationale étant un organe de presse d’intérêt général). Chaque don permet une déduction fiscale à hauteur de 66%. À ti­tre d’exemple, pour un don de 100 , la déduction fiscale est de 66 . Ainsi, votre don ne vous coûte en réalité que 34 . Un bon de défiscalisation vous sera adressé par notre secrétariat suite à la reception de votre don.

Bulletin "souscription patriotique"

15:43 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Quand Yvan Benedetti commente "l'affaire Floyd", ça donne :

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C’est au nom de ses propres principes que l’on accuse l’Occident

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par Chantal Delsol *

Le mouvement décolonial qui s’en prend à l’histoire européenne comporte une contradiction interne, estime le professeur de philosophie politique, Chantal Delsol*, qui refuse toute relecture manichéenne du passé.

Nous nous étions réjouis de voir décapiter les statues de Lénine et de Staline. Sortant d’une longue période totalitaire, pendant laquelle le visage de Big Brother était omniprésent et monopolistique, la destruction des images détestées symbolisait pour les peuples soviétisés le retour à la liberté. La mise à mal récente, pour ne citer qu’eux, de Schœlcher, Colbert, Faidherbe, traduit la volonté d’abolir une vision élogieuse du passé colonial, de l’époque où l’Occident dominait le monde. Il ne s’agit plus d’un régime spécifique, particulièrement odieux, comme pour le soviétisme. Il s’agit de l’histoire tout entière. Ces destructions de la mémoire s’inscrivent dans un bien plus vaste mouvement : on voudrait supprimer les noms des auteurs passés soupçonnés de machisme ou de racisme - c’est-à-dire tous !

On ne bâtit rien sur une tabula rasa, comme le XXe siècle l’a montré abondamment. On ne peut pas nettoyer les siècles pour obtenir la pureté totale - selon nos critères qui ne seront peut-être plus ceux de nos enfants. L’histoire est toujours noire et blanche, pleine de grandeurs et de crimes, parce que l’existence humaine est noire et blanche. La culture occidentale a certainement des contours plus appuyés que les autres, très noire parce que sa force et son influence sont immenses, très blanche parce qu’elle invente l’État de droit et les droits de l’homme. Elle a pratiqué l’esclavage comme les autres et plus que certains autres ; mais elle en a inventé l’abolition. Elle a colonisé comme les autres et plus que les autres, pourtant elle a décolonisé non par faiblesse, comme les autres, mais, tout au moins en partie, par mauvaise conscience. Son histoire est noire et blanche, et c’est elle qui nous fait, nous les descendants. Nous avons besoin de connaître et de célébrer cette mémoire contrastée, pour notre gouverne et pour notre jugement. La volonté actuelle d’éradication, peut traduire la volonté utopique de nettoyer le monde, passé compris, de toutes ses taches pour le rendre parfait. Projet insensé et puéril : d’abord parce que la perfection n’est pas de ce monde, ensuite parce que notre génération n’a pas mission de décréter le bien pour les siècles des siècles, passé et avenir confondus. Il y a quelque chose de terroriste et de nihiliste dans les dégradations des personnages du passé.

En l’occurrence, il s’agit ces jours-ci moins d’un utopisme périmé que d’un énorme ressentiment. Une contradiction majeure traverse les mouvements indigénistes et décoloniaux qui s’en prennent aux symboles de notre passé : détracteurs de l’Occident, ils sont en train de faire son éloge appuyé. C’est qu’il ne s’agit en aucun cas pour eux de réclamer l’adoption des règles de droit du pays dont leurs parents ou eux-mêmes sont originaires. Lequel de ces « racisés » (comme ils se nomment eux-mêmes) accepterait de se voir appliquer l’emprisonnement des opposants politiques qui a cours en Algérie, la peine de mort qui existe encore en Mauritanie, l’excision courante dans tant de pays d’Afrique ? Les musulmans, qui colonisaient l’Europe en conquérants jusqu’en 1492, ne se sont jamais repentis plus tard pour cette prouesse de la force. Et même les jeunes filles qui portent le voile ici de leur propre choix le font, selon Houria Bouteldja, par amour et compassion pour la virilité blessée de leurs frères musulmans français, et non pas parce qu’elles ont envie de vivre dans une société où la virginité des filles est érigée au rang de valeur métaphysique. Ce que réclament les « racisés », ce n’est pas la prise en compte de leurs identités, c’est l’habeas corpus appliqué à la perfection : cet habeas corpus qui est typiquement occidental. Autrement dit, ils brisent ce qu’ils convoitent. Mécanisme bien connu du ressentiment.

C’est au nom de nos principes que l’on nous accuse : non parce que nos principes seraient mauvais (on ne leur préfère pas des formes de dhimmitude ou d’esclavage des femmes), mais parce qu’ils ne sont pas appliqués avec suffisamment de perfection. Il y a là une sorte de retour de bâton : nous avons tellement, avec les droits de l’homme, érigé une morale en politique, que l’on nous réclame à présent la réalisation intégrale de nos discours idéalistes...

Il y a dans le mouvement décolonial une contradiction interne, un nœud angoissant qui laisse voir son caractère pathologique. La révolte anti-française actuelle est moins une haine brute qu’une haine par défaut d’appartenance, autrement dit, du ressentiment et de la rancœur : je vous déteste non pas parce que vous êtes le contraire de moi, mais parce que je n’ai pas pu être comme vous. Après une vague d’intégration réussie dans les années 1960, depuis une trentaine d’années on peut parler davantage de désintégration.

S’est-on demandé pourquoi les communautés françaises d’origine asiatique ne se joignent pas du tout à ces rébellions, et même les trouvent plutôt étranges ? Pourquoi, selon les enseignants des écoles, les élèves d’origine asiatique ne contestent pas les contenus des cours, étudient sérieusement et s’intègrent au lieu de se placer en posture de révolte contre la culture qui les accueille ? Pourtant les populations asiatiques peuvent nous reprocher tout autant les colonisations passées, qu’elles ont subies plus qu’à leur tour. Elles n’ont pas de ressentiment envers nous parce que leur culture d’origine est vivante et forte, différente de la nôtre et fière de cette différence. En revanche, les descendants des sociétés africaines et arabo-musulmanes ont le sentiment que leur culture n’a pas seulement été avalée par l’Occident mais qu’elle a été digérée. Face à la culture occidentale, elle est dépassée, elle n’est simplement plus viable, jugent-ils. Ce constat engendre un ressentiment dramatique - il faut casser ce qui a rendu votre passé obsolète, et qu’on ne parvient pas, de surcroît, à s’approprier tout à fait. C’est la révolte d’une population qui a perdu sa culture mais n’en a pas adopté une autre, et dont la situation ou plutôt la non-situation, est intolérable.

Les colonisations occidentales ont été considérables et meurtrières parce que l’Occident était à la fois très puissant et très prosélyte. Nous avons d’autres défauts, mais nous sommes vaccinés contre la libido dominandi. Cependant, il s’agit de notre histoire et il s’agit de nos pères, qui ont pensé bien faire, et nous serions bien légers de les renier. Chacun se doit bien de porter son histoire et de l’assumer avec les bonnes et les mauvaises choses. Nous n’avons pas à nous agenouiller comme les politiciens démagogues, ni à nous repentir de ce qu’ont fait nos ancêtres, mais plutôt à porter la responsabilité de leurs actes, parce que l’histoire est d’un seul tenant et parce qu’une société est aussi habitée par ses morts. On peut débattre sans fin pour savoir ce qu’historiquement il aurait mieux valu faire, qui a mal fait et qui a bien fait. La question n’est pas là. Cette situation nous a été léguée en héritage. Il est grotesque de se répandre ici en auto-flagellations et là en invectives. Il faudrait d’abord cesser de dissimuler la réalité, puis la regarder en face.

* Philosophe, de l’Institut. Dernier ouvrage paru : « Le Crépuscule de l’universel » (Éditions du Cerf, 2020).

Source : Le Figaro 11/07/2020

 

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L'écologie ne se résume pas aux trottinettes et aux éoliennes...

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Le philosophe Olivier Rey ne se reconnaît pas dans la vision des Verts et le soutien suractif que ces derniers apportent aux lois dites sociétales, mais il juge légitime l’inquiétude suscitée par l’état alarmant d’une nature exploitée à outrance. Il prône une écologie qui réconcilierait l’homme avec celle-ci.

Lire la suite ICI

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Journal du chaos

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RAPPEL : sortie du livre "La chute de l'empire occidental" de Michel Vial

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Loin d’être dogmatique, cet essai répond avant tout à une logique. Celle du témoin d’une époque qui voit s’écrouler un « empire occidental » que l’ont pouvait naïvement imaginer, au lendemain de l’instauration du Nouvel Ordre mondial, au début des années 1990, comme devant être définitif.

Avoir voulu, au nom de l’ultra-libéralisme, détruire les nations et leurs spécificités au profit d’un vaste marché aux dimensions planétaires a été la grande erreur de ces dernières décennies. Nous voyons aujourd’hui que ce funeste projet mondialiste a atteint ses limites. De plus, le retour sur la scène internationale de l’islam conquérant, accentué par les grands brassages migratoires, assombrit encore plus l’avenir de nos peuples européens.

Faut-il pour autant baisser les bras ? Certainement pas...

Engagé dans le camp nationaliste alors qu’il était étudiant, Michel Vial a gardé de sa jeunesse cette approche non-conformiste qui caractérise ceux qui ont compris, avant les autres, que la défense de notre identité, et de notre liberté, est un éternel combat.

Dans cet ouvrage, il décortique un par un les différents aspects de la crise que nous subissons en essayant de faire passer un message d’espoir à ceux qui refusent l’anéantissement de notre civilisation.

L'auteur : Michel Vial

Michel Vial, 64 ans, a été militant nationaliste dans sa jeunesse étudiante. Engagé volontaire à 20 ans dans les Phalanges liba-naises, il est blessé au combat à Beyrouth en septembre 1976. Deux ans plus tard, il est élève officier de réserve à l’école d’application de l’Arme blindée cavalerie de Saumur dont il sort major de sa promotion et intègre le 2e Régiment de Hussards.

Après une carrière professionnelle dans les métiers de la formation et de la communication, il se consacre à la rédaction d’articles et d’ouvrages sur l’histoire militaire moderne. Il publie chez « Histoire & Collections » son premier livre en 2018 sous le titre Otto Skorzeny, l’homme le plus dangereux du IIIe Reich qui retrace la vie extraordinaire du chef des commandos de Hitler.

Michel Vial est l’un des fondateurs et le porte-drapeau de l’AAVFL (Amicale des Anciens Volontaires Français du Liban).

Lire aussi cet entretien avec l'auteur cliquez là

La chute de l'empire occidental, Michel Vial, Les Bouquins de Synthèse nationale, collection idées, juin 2020, 130 pages, 18 euros (+ 5 euros de port).

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Nouvelle provocation d'Erdogan.

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L'avis de Jean-François Touzé
 
La décision prise par Erdogan et validée par son Conseil d'Etat fantoche, de faire de la basilique Sainte Sophie de Constantinople une mosquée est une provocation, un message de leadership adressé au monde islamique et un affront à la civilisation européenne et chrétienne.
 
Sainte Sophie est certes, depuis 1934, un musée après avoir, hélas, été déjà transformée en mosquée au quinzième siècle de notre ère.
 
Mais la puissance du souvenir de ce que fut le grand empire byzantin et la force de son rayonnement continuent d'en faire un symbole lumineux de notre Histoire missionnée, du destin de notre continent, et de la spiritualité vraie.
 
L'Europe d'aujourd'hui, celle de tous les abandons et de l'apostasie, s'aplatira une fois de plus  devant le diktat du nouveau sultan.
 
Celle de demain - que construiront les forces nationales tôt ou tard - aura sa revanche.

00:07 Publié dans Jean-François Touzé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 10 juillet 2020

Qui finance les Black Lives Matter, et pourquoi ?

Pierre-Antoine Plaquevent est auteur et analyste politique. Ses travaux portent plus particulièrement sur les domaines du soft power et de l’infoguerre ainsi que sur ceux de la philosophie politique, de la géopolitique et de l’étude comparée des religions et des idéologies. Il est l’auteur de Soros et la société ouverte, métapolitique du globalisme (éd. Culture & Racines, 2020).

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Source : MPI

17:25 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Censure de Trump et des républicains : un modérateur de Facebook balance

C’est le Snowden des réseaux sociaux : il a filmé et prouvé le net penchant anti-républicain et anti-Trump de la multinationale de Marc Zuckerberg qui se pose en plateforme numérique neutre alors qu’il s’agit d’un gigantesque aspirateur à données personnelles et une officine de renseignement directement liée au pouvoir profond, qui tente justement de déstabiliser Trump...

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Source : E&R

17:09 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Bonjour les Amis... Pierre Cassen confond les Dupont (Moretti et Liguonnès)

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Et on fera taire tous les affreux

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En matière de liberté d’expression, il n’y a pas que des mauvaises solutions, il y en a aussi de très mauvaises. En laissant les géants du numérique imposer à tous les règles qui leur sont dictées par un chantage planétaire, nous avons choisi le pire. Elisabeth Lévy, dans Causeur, commente avec pertinence, la fermeture des sites d’Alain Soral et de Dieudonné.

Lire la suite ICI.

11:48 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Clusters venus d'ailleurs.

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L'avis de Jean-François Touzé
 
Plusieurs dizaines de "binationaux" de retour d'Algérie ont été hospitalisés ces derniers jours, tous positifs au coronavirus. Trois sont en réanimation, un est mort. Compte tenu de leur état lors de leur prise en charge dans les services hospitaliers, nul doute qu'ils étaient déjà malades au moment de prendre l'avion. D'autres, bien plus nombreux mais asymptomatiques pour le moment circulent sans contrôle sanitaire sur le territoire national.
 
Chaque été, des dizaines de milliers de personnes, Français sur le papier, vont et viennent entre la France et une Algérie de plus en plus touchée par le COVID-19 mais que l'Union européenne a incluse sans état d'âme sur la liste des pays autorisés à reprendre les échanges aériens depuis le 1er juillet.
 
Aucun contrôle avant embarquement ou franchissement de frontière n'étant efficace — il est facile de faire ponctuellement baisser le niveau de température — deux mesures de sauvegarde sanitaire s'imposent à la France: interdire l'entrée du territoire aux ressortissants algériens et plus largement magrébins ainsi que ceux d'Afrique subsahariens qui connaissent eux aussi un accroissement épidémique. Et, puisque la loi inique basée sur un code de la nationalité que nous changerons dès notre arrivée aux responsabilités, nous y oblige pour le moment, instaurer une quarantaine absolue à tout binational de retour d'Algérie.
 
Les superclusters venus d'ailleurs doivent être traités sans faiblesse...

09:23 Publié dans Jean-François Touzé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

L’armistice de 1940 : des conditions inespérées malgré sa dureté

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André Posokhow

Les orientations stratégiques et politiques des belligérants après la chute de Paris.

Du côté des Allemands, le choix d’un armistice acceptable.

En juin 40, Hitler qui, vraisemblablement souhaitait traiter avec les Britanniques, préféra, pour obtenir un règlement politique, une autre solution que l’écrasement définitif de notre pays. Pour cela, soucieux d’éviter une résistance des colonies françaises et un ralliement de notre flotte à l’Angleterre, il préféra neutraliser la France et choisit la solution d’un armistice acceptable qu’il imposa à Benito Mussolini..

Chez les Britanniques, Churchill imposa la lutte contre l’Allemagne.

Fin mai, Churchill, partisan de la résistance à l’Allemagne, imposa, non sans difficultés, la poursuite de la guerre à son gouvernement.

Retirant ses dernières troupes hors de France, replié sur son ile, il s’employa à contraindre le gouvernement français à aller jusqu’au bout d’un combat désespéré en invoquant la duperie de l’accord franco-anglais du 28 mars 1940. Sa grande préoccupation était le sort de la flotte française.

Un président du conseil qui n’a pas été à la hauteur des évènements.

Si ses responsabilités ministérielles passées ne confèrent pas à Paul Raynaud une responsabilité directe dans la défaite de la France, l’opinion générale est qu’il ne s’est pas montré à la hauteur des évènements en mai-juin 1940. Il est vrai que sa tâche était accablante.

Epuisé nerveusement, harcelé par une maitresse hystérique qui le ridiculisait, il n’a pu maitriser un ministère divisé.

Il n’a pas su s’imposer à des Anglais qui avaient lâché le combat en pleine bataille ni parler ferme à son vieux comparse Churchill, pourtant prêt à réduire Paris en cendres pour donner du temps à l’Angleterre. Il a toléré que Edward Spears, l’émissaire particulièrement malveillant du premier ministre, assiste à des réunions intérieures des autorités françaises alors que la réciproque ne pouvait même pas être imaginée.

Il ne s’est donné le choix qu’entre une poursuite du combat en AFN ou en Grande-Bretagne et d’autre part une capitulation aux conséquences terribles pour la France mais qui aurait eu l’avantage de refiler l’ardoise des fautes des politiciens à l’Armée.

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09:05 Publié dans André Posokhow, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Reprise de la réforme des retraites : Macron baise les mains qui l'ont fait roi.

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L'avis de Jean-François Touzé
 
On aurait tort de voir dans la persistance avec laquelle Emmanuel Macron poursuit son plan de réforme des retraites l'effet de l'esprit diabolique qui préside, nous dit la sagesse romaine, au maintien arrogant dans l'erreur contre lequel nous mettait en garde Saint Augustin dans ses Sermons.
 
Il serait tout aussi vain de tenter d'y déceler la moindre trace d'une volonté de préserver les équilibres sociaux liés au système des pensions par répartition.
 
En relançant le débat par un nouveau cycle de négociations qui viennent s'ajouter aux quelques trois années de préparation d'une réforme mal ficelée, anti sociale, inéquitable et non financée, le Président de la République veut tenir une promesse. Non pas celle faite aux Français pendant sa campagne électorale de 2017 de maintenir les niveaux de retraites et d'en finir avec les régimes spéciaux — ce qui serait légitime et aurait dû sens — mais celle, plus discrète, faite aux marchés et aux fonds de pensions anglo-saxons : entamer le processus de transformation du système qui, à terme, devra laisser la place aux assurances privées conformément aux lois non écrites du globalisme financier planétaire.
 
En faisant à nouveau de cette réforme une priorité absolue contre l'avis même du MEDEF pour une fois sur la même ligne que les centrales syndicales, et alors que les effets économiques et sociaux de la crise sanitaire ne profilent encore que les premiers contours de leur ombre effrayante, Macron adresse un signal fort aux vrais décideurs internationaux auquel il doit son mandat et dont il espère qu'ils assureront sa réélection dans deux ans.
 
La méthode Castex qui espère sans doute, en ces temps difficiles, une moindre résistance syndicale, ne sera peut être pas la méthode Philippe. Sans doute ne sera-t-il plus question d'âge pivot, mais le but ultime reste le même: servir son dû au capitalisme mondial.

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Marseille : le RN, un si piètre tacticien

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par Georges Feltin-Traco

À l’occasion de la première séance du nouveau conseil municipal de Marseille, le samedi 4 juillet dernier, la cité phocéenne a confirmé son passage à gauche avec l’élection au poste de maire de Michèle Rubirola. En raison d’un mode de scrutin voulu par Gaston Defferre en 1982, « Le Printemps marseillais » de la nouvelle mairesse n’a, avec 42 sièges, qu’une majorité relative. Elle doit son élection au second tour au bon report des huit élus de la sénatrice socialiste Samia Ghali ainsi qu’une voix surgie du marais de centre-droit.

Bien des membres de l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et européenne regrettent l’absence de tout compromis entre les neuf conseillers municipaux du RN emmenés par le sénateur Stéphane Ravier et les 41 membres de l’ancienne majorité gaudinesque. Peut-être sur ordre du « Carré » de Nanterre où on ne compte plus les arrivistes et les incompétents, le groupe RN a préféré s’abstenir et quitter la réunion. Ce « retrait sur l’Aventin » version marseillaise constitue néanmoins une grave erreur tactique.

Quelques jours auparavant, l’héritière désignée de Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal, défaite dans son propre secteur, le IVe, renonçait à se présenter et demandait à Guy Teissier, le député LR longtemps tendance « Droite populaire », de la remplacer. Si la manœuvre visait à attirer les frontistes, elle fut inutile, car la « droite » en miettes s’obstina à rejeter toute avance frontiste. Pourtant, irrité par cette fausse tentative de séduction, le maire de centre-droit réélu du Ve secteur, Lionel Royer-Perreaut, envisagea de soumettre sa propre candidature avant de se raviser. Dans ces conditions chaotiques et en l’absence d’une majorité absolue évidente, les neuf RN auraient pu frapper un grand coup.

Imaginons donc cette opération médiatique et politicienne qui n’a pas eu lieu. Dès la mise en avant de Guy Teissier, des proches du RN insistent devant les journalistes venus en meute son engagement dans la droite « dure », ses états de parachutiste et son militantisme juvénile dans les années 1970 au PFN. Immédiatement, les organisations de gauche, les syndicats, les grandes consciences et les rédactions parisiennes s’émeuvent de cette esquisse de rapprochement. Ils anticipent leur indignation et s’élèvent contre une  « compromission » presque manifeste. « Le Printemps marseillais » avertit : si Guy Teissier est élu maire de Marseille, il devra démissionner sur le champ. L’éditorial du Monde du 3 juillet titre même un tonitruant « Non au laboratoire marseillais ! ».

La tension atteint son comble au moment du premier tour avec la présence du RN. Coup de tonnerre ! Michèle Rubirola rassemble dès le 1er tour les 51 voix nécessaires. Le décompte montre que Samia Ghali et Guy Teissier étant eux aussi candidats et faisant le plein de leurs soutiens respectifs, le RN a choisi la candidate du « Printemps marseillais ». La gauche se trouve prise à son propre piège. L’heureuse élue fait face à un terrible dilemme. Soit elle renonce et démontre ainsi l’inexistence d’une majorité fiable et cohérente (avec le risque non négligeable de retourner aux urnes à plus ou moins longue échéance), soit elle garde son siège et provoque de vives déchirures dans son camp. Les journalistes les plus engagés n’hésitent bientôt plus quand ils la mentionnent d’écrire « élue grâce à l’extrême droite »...

Malgré les appels incessants d’une partie de la gauche, son maintien en fonction crée un formidable précédent politique utile pour les échéances régionales et départementales de 2021. Si des candidats sincères remportent la présidence de conseils départementaux ou régionaux grâce au soutien, implicite ou non, du RN, ils peuvent mieux résister aux injonctions médiatiques culpabilisantes en se référant au cas phocéen et en dénonçant le double discours des belles âmes gauchistes.

Quant à l’opinion, elle se désintéresse volontiers de toutes ces turpitudes. Se rappelle-t-elle déjà du nom des quatre présidents de conseils régionaux de centre-droit élus en 1998 par les conseillers frontistes ? Se souvient-elle qu’en 1992, le conseil régional du Nord–Pas-de-Calais se donna pour présidente la Verte Marie-Christine Blandin ? Malgré l’exagération médiatique pendant quelques jours, le public oubliera vite tous ces petits et sordides jeux politiciens.

On peut s’offusquer de penser que des élus RN puissent choisir sciemment la gauche. À tort. Il manque à cette formation le sens de l’imprévisibilité. S’extraire de la routine politicarde pour dynamiter les convenances politiciennes serait une bien meilleure voie que les innombrables reptations envers le politiquement correct. Il s’agit ici d’assumer un vrai vote révolutionnaire au sens que l’entendait Lénine.

Ce vote demeure encore d’actualité. Sa portée n’est pas stratégique, elle n’affecte pas les principes, elle est tactique. Mais il est aussi exact que le RN n’a ni principes, ni tactique, et sa seule stratégie (déplorable) promeut une troisième candidature inutile de Marine Le Pen à l’Élysée. Ce n’est donc pas demain que ce parti politique adoptera l’« évololéninisme » prôné par notre Ami Gabriele Adinolfi.

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jeudi, 09 juillet 2020

État des lieux de la France

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Par Natacha Polony

Un contraste étonnant se dessine entre le caractère profondément insignifiant du nouveau gouvernement et l’exceptionnelle gravité de la situation dans laquelle se trouve la France. On aimerait, pourtant, s’enthousiasmer pour un gouvernement d’union nationale qui préfigurerait un sursaut et donnerait corps aux assauts de lyrisme des communicants présidentiels, occupés à vanter les « talents » dénichés par Jean Castex, l’homme qui, après avoir décon né la France, s’apprête à la redresser en dix-huit mois.

Étrange moment de flottement. L’effervescence médiatique autour d’une équipe dont Me Éric Dupond-Moretti semble devoir à lui seul nourrir l’appétit de spectacle ferait presque croire que la crise économique qui vient serait une promenade de santé. Que pèsent un million de chômeurs à côté d’une guerre possible entre le nouveau ministre et la magistrature ? Même Roselyne Bachelot, indéniablement plus légitime à son poste que ses prédécesseurs, semble reléguée au rang d’attraction, alors même qu’elle tente de faire comprendre de quelle ampleur cataclysmique seront les conséquences du coronavirus sur un monde de la culture réduit à la paralysie. Le spectacle ne vaut que si les acteurs jouent leur rôle. Pas trop de fond. Beaucoup d’effets de manche. Ils ne sont là que pour ça : tenir la scène pour permettre au principal acteur de se représenter en 2022. Le reste n’est qu’accessoire.

Le reste, pourtant, c’est un pays qui mériterait mieux qu’un Premier ministre ectoplasmique et des calculs politiciens. La dernière semaine suffit à en offrir un aperçu. Après les plans sociaux annoncés chez Nokia, Airbus, Air France ou Technicolor, EDF détaille son plan « Mimosa ». Un plan d’économie de plusieurs milliards d’euros, avec gel des investissements et des embauches, et économies de bouts de chandelle. Et le prochain programme de restriction budgétaire, on le baptise « Pâquerettes et coquelicots » ?

La France va connaître une crise plus importante que celles de ses voisins. Pour des raisons qui ne tiennent pas à Emmanuel Macron mais à ce système économico-politique dont il est le dernier avatar. « Préférence française pour le chômage », nous dit le président dans un entretien avec la presse régionale dont la longueur n’a d’égal que le vide sidéral du contenu. Une fois de plus, on se focalise sur les conséquences, le poids du système social, pour ne pas regarder les causes, une désindustrialisation acceptée comme prix d’une monnaie forte et d’une préférence des élites françaises pour les services et la nanciarisation à l’anglo-saxonne. Tourisme et banque pour compenser l’éradication de filières industrielles dont les savoir-faire ont été méprisés et abandonnés à la prédation. Qui regarde la composition du nouveau gouvernement y trouvera deux ministères délégués, l’un à l’Industrie et l’autre aux Petites et Moyennes Entreprises. À défaut d’un véritable plan de réindustrialisation, d’aménagement du territoire, de développement des infrastructures et de plani cation, quelques pansements sur les plaies béantes.

Mais poussons un peu plus loin le diagnostic. La France n’est pas seulement confrontée à une crise économique majeure. Emmanuel Macron n’appelle pas pour rien à une reconstruction « économique, sociale, environnementale et culturelle ». On peut même espérer que, au-delà du slogan, il entrevoit quel chantier titanesque s’offre à lui. Reconstruction culturelle. L’expression ne se résume pas au sauvetage d’un secteur que le président ne daigne pas citer dans ses interventions. Disons-le brutalement : la France est un pays dans lequel un chauffeur de bus, un père de famille, peut mourir pour avoir voulu accomplir son devoir et faire respecter la loi. La France est un pays dans lequel l’école produit à la pelle des jeunes gens non seulement incapables de raisonnement mathématique, mais parfaitement ignorants de tout ce qui constitue la civilisation à laquelle ils appartiennent.

On est ravi que Marlène Schiappa ait été promue ministre déléguée à la Citoyenneté, mais il faudra davantage que des déclarations racoleuses pour rebâtir ce qui fait l’essence même d’une nation : l’idée que nous formons un peuple, c’est-à-dire une entité politique dont les membres se sentent un destin commun, qui les oblige vis-à-vis de ceux qu’ils croisent et qui ne seront jamais ni des ennemis ni les membres d’une tribu adverse. La France est traversée par des haines, elle est défigurée par des comportements qui relèvent d’une guerre de territoires, elle est fracturée par le fait que, à tous les échelons de la société, certains s’affranchissent des règles communes.

Y a-t-il encore un sens à terminer les discours officiels par un « vive la République et vive la France » qui sonne creux ? La République n’existe que par la promesse d’ascension sociale sur la base du mérite, qui permet à chacun d’exprimer ses talents et de s’émanciper, notamment par le travail, des déterminismes qui l’entravent. La France n’est rien sans la perpétuation d’une culture faite du souci de la beauté sous toutes ses formes, géographiques ou artistiques, et de l’homme comme incarnation et comme idée. Retrouver la République et la France devrait être le programme premier d’un gouvernement digne de ce nom.

Source :  Marianne 9/7/2020

 

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Dupond-Moretti et Darmanin, les noces funèbres ?

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Par Etienne Defay

Le choc promis par Emmanuel Macron que devait incarner le remaniement est finalement as- sez décevant. Un subtil mélange de fond de tiroir, de recasage et de racolage. La seule véritable prise de guerre, non des moindres puisqu’il s’agit du monstre du barreau et terreur des magistrats, le Gargantua du prétoire, Maître Eric Dupond-Moretti. La promesse de débats houleux et de joutes parlementaires homériques pour les plus optimistes. Pour les réalistes, en plus d’être l’arbre qui cache la forêt en matière de  renouveau, Dupond-Moretti garde des Sceaux, c’est l’arrivée de l’extrême gauche aux fonctions suprêmes. Celui qui se définit comme de sang mêlé et porteur « d’antiracisme », le défenseur de Théo Luhaka, de Patrick Balkany et d’Abdelkader Merah, grand ennemi des magistrats est donc ministre de la Justice. Lors de sa première visite à la prison de Fresnes, il a été ovationné. Pas par les surveillants mais par les détenus. Ambiance.

A l’Intérieur, arrive Gérald Darmanin, le sémillant ministre du Budget aura donc remporté son pari de laisser Castaner se griller à l’Intérieur avant de prendre sa place. Darmanin, c’est « le traître » pour Christian Jacob, c’est celui qui se présente comme petit-fils d’immigré alors qu’il descend d’un harki donc d’un citoyen français. Darmanin, c’est en arrivisme ce que représente Dupond-Moretti en outrancier. Et pourtant, cet improbable tandem aux histoires radicalement différentes vont devoir faire fonctionner ensemble les deux principales missions régaliennes de l’Etat : protéger et juger. Un constat qui glace un peu, il est vrai.

D’autant que la presse tire déjà à boulets rouges sur le tandem. Dupond- Moretti parce qu’il fut très critique à l’encontre du mouvement MeToo et Darmanin parce qu’il fait l’objet d’une enquête pour viol. A la limite ce n’est pas le plus préoccupant. Le garde des Sceaux ne saurait être coupable de délit d’opinion et le ministre de l’Intérieur a droit à la présomption d’innocence. Néanmoins on peine à voir comment ce couple mal assorti va parvenir à s’accorder, rassurer les forces de l’ordre et en finir avec le laxisme judiciaire. On connaît l’appétence de la Justice pour les coupables et le peu d’attention porté aux victimes.

Un duo à l’image du remaniement

Comme le fait remarquer le politologue Guillaume Bernard au média Boulevard Voltaire, c’est l’ordre protocolaire des ministères qui interpelle : « En premier viennent les Affaires européennes, en deuxième l’Ecologie. Il faut attendre la 6ème place pour voir le ministère de l’Intérieur et la 10ème place pour le ministère de la Justice. Cela montre que les fonctions régaliennes de politique intérieure, d’immigration irrégulière, d’insécurité sont reléguées bien derrière des questions d’affichage. »

On l’aura compris, le régalien est confié aux bêtes de scène et aux ambitieux mais arrive dernier dans les priorités d’Emmanuel Macron. Dommage que ce soit les principales préoccupations des Français qui sont au mieux caricaturés, au pire insultés.

Source : Présent 9/7/2020

10:11 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Le Journal de bord de Jean-Marie Le Pen de cette semaine

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10:02 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Élections municipales : les « Verts » le début de la fin pour Macron ?

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Richard Roudier Président de la Ligue du Midi
 
Les élections municipales n’ont guère été clémentes envers le parti présidentiel, qui n’est pas arrivé à décrocher une seule mairie de grande ville. Le seul à avoir réussi à remporter le second tour et qui puisse être relié à LREM est notre ex premier ministre Edouard Philippe qui a été élu au Havre, mais il l’a fait sans étiquette, comme si sa relation avec le gouvernement était un peu honteuse (il en a d’ailleurs profité pour abandonner le navire). Un peu comme la victoire de Louis Aliot à Perpignan, qui peut difficilement être imputée au RN, puisque le candidat s’est présenté lui aussi sans couleur de parti. Une victoire qui cache des gains assez faibles et des pertes, mais c‘est toujours mieux que le parti présidentiel qui, lui, perd partout alors qu’il n’a pas de front « républicain » contre lui.

Le vainqueur dans cette « mascarade » (dixit Agnès Buzyn) est sans conteste le parti Europe Ecologie Les Verts qui aligne une belle liste de succès : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, une alliance qui le met en position de force à Paris…

Est-ce le début d’une grande vague verte qui va mener Yannick Jadot à la magistrature suprême ? Est-ce la preuve que l’Ecologie est enfin devenu un élément clé qui va peser dans les débats politiques, les français s’étant enfin rendu compte de l’imminence de la catastrophe climatique ont décidé de mettre leur confiance dans ceux qui défendent le mieux l’environnement ?

S’il faut tirer rendre justice à ce parti qui a su motiver ses électeurs, il faut cependant se rendre compte que cela tient moins du raz de marée que de la vaguelette dans une flaque d’eau. En effet s’ils brillent, c’est surtout par l’absence des autres électeurs, avec 60% d’abstention on peut difficilement parler de plébiscite. De plus leurs victoires se sont souvent faites grâce à des alliances plus ou moins burlesques, avec des partis pas toujours écolo-compatibles ou peu regardant sur la laïcité (la présence d’une femme voilée sur leur liste à Strasbourg ayant été un de leurs arguments politiques).

Alors est ce que c’est la fin pour Macron ? Son parti a pris une claque, son premier ministre est parti et il a dû le remplacer (ou il a préféré s’en débarrasser pour avoir plus de « lumière »), et l’écologie semble prendre une place prépondérante dans l’esprit des électeurs, ça ne sent pas très bon pour lui. Mais il faut se rendre compte que tout le monde peut être écologiste dans une élection (à Montpellier ce mot était sur toutes les affiches), et que les élucubrations des différents élus Verts risquent plus d’être des boulets que des tremplins (le maire de Bordeaux qui veut bannir les voitures par exemple…). Sans compter la capacité des Verts à se planter dans le choix de leur candidat à la présidentielle (on se rappellera d’Eva Joly). S’ils peuvent être une épine dans le pied au premier tour, les Verts se rangeront de toutes façons derrière Macron au second, en bons cosmopolites qu’ils sont. Peut-être compte-t-il aussi sur son nouveau gouvernement pour redorer son image. Mais avec des Dupont-Moretti et des Bachelot ça semble pas gagné d’avance… En tout cas en prenant un Castex transparent(mais qui semble vouloir resserrer les liens avec les forces de l’ordre) à la place d’un Edouard Philippe qui commençait à lui faire de l’ombre, Macron essaye de renforcer son image de décideur pour commencer à engranger des points pour la présidentielle.

Non, finalement les Verts ne seront pas tant que ça un danger pour le président. Par contre pour les français qui sont dans les villes qu’ils ont gagnées, oui… Entre les délires immigrationistes, la tendance LGBT et une écologie punitive et contreproductive (on remplace le nucléaire pour mettre du charbon à la place…) les six prochaines années risquent d’être pénibles… Notamment à Paris qui a réélu Hidalgo alliée aux verts, ou les villes qui ont des municipalités communautaristes : Goussainville qui a maintenant un maire fiché S pour islamisme ou St-Ouen qui comptait un délinquant dans ses conseillers municipaux (arrêté deux fois en trois jours pour vol de scooter et détention de stupéfiants).

La leçon à tirer de ces élections, c’est que tout ceci sera arrivé principalement parce que les gens ne sont pas allés voter contrairement à eux. Tant que ce système sera en place, s’abstenir ou voter blanc ne servira qu’à faire gagner triomphalement ceux qui se plient à ces règles pour faire avancer leurs pions.

Le mal triomphe par l’inaction des gens de bien disait l’autre...

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