vendredi, 18 septembre 2026
Hier soir, sur BFM, Eric Zemmour, le président de Reconquête!, a annoncé qu'il sera candidat à l'élection présidentielle de 2027
14:30 Publié dans Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Plus dure est la chute : les défaillances d'entreprises au plus haut

Synthèse nationale
Selon la note de conjoncture de l'INSEE publiée le 10 septembre, "l'économie française décroche". L'économiste Marc Touati, lui, met franchement les pieds dans le plat : "La descente aux enfers s'accélère". L'un des indicateurs de la chute en cours nous est donné régulièrement par la Banque de France. Il s'agit du nombre des défaillances d'entreprises. À la fin du mois de juillet dernier, il était de 70.605, en cumul sur 12 mois, soit 19% de plus que la moyenne 2010-2019.
De janvier à juillet 2026, la moyenne mensuelle des défaillances d'entreprises a été de 6.195 contre 5.898 pour la même période un an auparavant, soit une augmentation de 5%. Et par rapport aux sept premiers mois de 2023, l'augmentation est de 33,2% !
92% de ces défaillances concernent des microentreprises. Mais alors que le nombre des défaillances concernant ces dernières a augmenté de 15,8% par rapport à la moyenne 2010-2019, celui des autres entreprises a augmenté de 73,4%, soit 4,5 fois plus ! En particulier, le nombre des défaillances de grandes entreprises, les ETI-GE, a augmenté de 84,8% !
Les secteurs les plus touchés (en raison des difficultés rencontrées par les consommateurs et les entreprises) sont la construction, le commerce et la réparation automobile, l'hébergement et la restauration, les conseils et services aux entreprises, l'enseignement, la santé, l'action sociale et le service aux ménages, enfin, l'industrie (4.442 défaillances : belle réindustrialisation !).
À la fin juillet 2026, ces six secteurs représentent 83,4% des défaillances, soit 58.877 sur un total de 70.605, en cumul sur 12 mois !
"Tout va très bien Madame la marquise, mais cependant, il faut que l'on vous dise, on déplore un tout petit rien..."
10:15 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Affaire Sydney Sweeney, le sexe est-il devenu une valeur de droite ?

Eugénie Bastié
Le sexe est-il devenu une valeur de droite ? C’est la question qu’on peut se poser quand on observe le torrent d’indignations vertueuses suscité à gauche par la publicité où l’actrice américaine Sydney Sweeney apparaît nue. La blonde pulpeuse pose dans le plus simple appareil, avec quelques accessoires sportifs, pour un site de paris en ligne. La plateforme Novig a réussi le double exploit de calibrer une pub capable de plaire exactement à son public d’hommes et de déplaire dans les mêmes proportions à ses adversaires. La muleta a parfaitement fonctionné, dans le monde entier comme en France. « Complètement arriérée » pour France Inter. « Égérie de la droite réac » pour une chroniqueuse de Libération. Des athlètes féminines, pour la plupart inconnues du grand public, ont dit leur indignation de voir ainsi leur sport « sexualisé ». La nageuse australienne Ariarne Titmus a qualifié cette pub de « coup de pied au visage de toutes les femmes ayant consacré leur vie à la discipline ». Rien que ça. Curieuse époque ou une sportive de haut niveau sent son mérite remis en cause par une simple campagne de publicité. Le sport féminin est-il si fragile ?
Certes, on pourra arguer que cette publicité ne vend pas du sport, mais du sexe. Mais depuis quand la publicité doit-elle dire la vérité ? L’usage de la sensualité lui est presque consubstantiel. Vouloir rendre la publicité éthique, c’est un peu comme vouloir rendre le poker désintéressé.
Mon corps, mon choix… à géométrie variable
Cette séquence nous plonge en plein milieu des paradoxes du wokisme. Les mêmes progressistes qui nous ânonnent depuis des années les slogans comme « mon corps, mon choix », « j’ai le droit d’exister », « je n’enlève rien à personne », s’étranglent devant une publicité sexy tout droit sortie des années 1980. Ceux qui affirment que porter le voile serait une liberté n’éprouvent aucun complexe à accuser une femme dévoilée, et même dénudée, d’être une « réac ».
Il y a bien sûr quelque chose d’universel dans cette affaire : des femmes scandalisées qu’une des leurs joue de la séduction, c’est vieux comme le monde. Sydney Sweeney est absolument ravissante, elle plaît aux hommes hétérosexuels. On en a brûlé pour moins que ça. La sororité s’arrête bien souvent aux portes de la rivalité.
Mais on aurait tort de sous-estimer cette polémique. Elle raconte une bascule culturelle plutôt qu’elle ne la provoque. Comment une jeune femme portant tous les attributs de la liberté sexuelle est-elle devenue une icône conservatrice ? Il faut dire que Sydney Sweeney est devenue la bête noire des progressistes depuis qu’elle a accepté une publicité pour American Eagle dont le slogan, « Sydney Sweeney has great jeans », jouait sur les mots jeans et gènes, et a été perçu par certains comme une apologie de l’eugénisme. Le tollé avait été immense. Sydney, elle, s’en était royalement moquée dans une vidéo où elle répondait avec un grand sourire : « C’est une juste une pub pour des jeans. » La jeune femme a souvent raconté avoir grandi entre Spokane et le nord rural de l’Idaho, dans une maison au bord d’un lac appartenant à sa famille depuis cinq générations. Inscrite sur les listes républicaines, elle n’a jamais cherché à faire du militantisme, malgré le surnom de « Barbie Maga » qu’on lui donne.
Cette affaire ne révèle pas seulement le retour de la sensualité comme attribut de la féminité, elle symbolise le droit restauré de reconnaître à nouveau la beauté conventionnelle. Pendant des années, la publicité de mode s’est félicitée de rompre avec le canon de la blonde mince : corps gros, modèles issus de la diversité, queer ou trans, cicatrices et imperfections étaient exhibés au nom de l’inclusion. Puis Sydney Sweeney apparaît en jean, blonde, mince, conforme aux vieux canons de beauté. Et puis elle est blanche, ce qu’on ne lui pardonne pas davantage. La sociologue Catherine Hakim spécialiste du « capital érotique » diagnostiquait déjà chez une partie du féminisme anglo-saxon une « phobie du sexe et une hostilité à la beauté et au plaisir ». Sydney Sweeney vient peut-être de donner un visage à cette vieille névrose.
Quand le film Et Dieu… créa la femme sort aux États-Unis, en 1957, il subit une intense campagne de boycott de la part d’organisations religieuses. Si Brigitte Bardot revenait nue aujourd’hui, elle ne serait plus clouée au pilori par des pasteurs mais par des féministes ulcérées par son déhanché provocateur. Après avoir abandonné la laïcité, l’école, la sécurité à la droite, la gauche serait-elle en train de lui abandonner le sexe ? Après avoir fait l’éloge du laid, du gros, du marginal, serait-elle en train de lui abandonner aussi la beauté ? C’est ce que raconte cette histoire : cachez ce sein de droite que je ne saurais voir…
Source :Le Figaro 18/9/2026
09:33 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le mois prochain, notre revue Synthèse nationale fêtera ses 20 ans !
Depuis octobre 2006 - depuis bientôt 20 ans, donc -, chaque nouveau trimestre voit la parution d'un numéro de Synthèse nationale. Dans un mois, nous en serons au 75e !
75 numéros, c'est-à-dire plus de 7.500 pages contenant plus de 1.350 articles dus à plus de 150 contributeurs !
Dans la première livraison (automne 2006), intitulée Intellos, bobos, assos, Sarko : les nouveaux collabos de l'islamisation, l'éditorial de notre camarade Roland Hélie, le directeur-fondateur de la revue, se terminait par ces lignes : "(...) La marmite est prête à exploser. La situation devient intolérable et la multiplication des violences et des injustices dues aux conséquences de cette immigration incontrôlée fait que les Français ont plus en plus de mal à supporter cet état de fait. (...) Voilà pourquoi Synthèse nationale s'engage aux côtés de tous ceux qui s'opposent à cette fatalité suicidaire. (...) Synthèse nationale s'inscrit dans le paysage médiatique national et identitaire comme un nouvel espace de résistance libre et ouvert à tous ceux qui oeuvrent pour que triomphe enfin notre noble cause. Ce combat est salutaire. Il en va de l'avenir de notre peuple et de notre patrie, et plus encore de notre civilisation".
20 ans plus tard, cette feuille de route demeure la nôtre. Œuvrer pour que la France reste la France au sein d'une Europe européenne est notre credo. Nous poursuivrons le combat des idées tant que vous vous tiendrez à nos côtés et continuerez de nous soutenir. Votre aide précieuse est le levier qui nous permet de soulever la montagne de l'adversité !
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Rappel : samedi 26 septembre, à La Chapelle Basse-Mer (44), De la Vendée au Mexique, de la chouannerie au Cristeros
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Rappel : samedi 31 octobre, à Paris, colloque organisé par Polémia, "Remigration, ouvrons le débat"
Pour tout renseignement, cliquez ici
08:57 Publié dans Contre le "vivre ensemble", la France bouge | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Samedi 3 octobre, à la Librairie Duquesne à Paris : Alain Paucard dédicacera son livre "Tirez sur l'architecte"
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Samedi 3 octobre, à midi, dans le Morbihan : la fête du cochon du Parti de la France en Bretagne
08:20 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 17 septembre 2026
Crise historique, vide politique

Vincent Trémolet de Villers
Inutile d’épiloguer, l’Histoire se chargera de juger l’extraordinaire légèreté d’un président qui a trop souvent préféré les discours aux actes, les images aux décisions, les ornements aux travaux de fondation. À l’heure des conséquences, la crise est là, multiforme, et l’urgence est désormais de la surmonter. Le carburant, élément de la vie quotidienne de près de huit Français sur dix, est la cause la plus immédiate, la plus spectaculaire de la colère qui sourd. Elle a pour terreau l’angoisse du déclin qu’alimentent des événements symboliques - des Pieds nickelés qui dévalisent le Louvre en pleine journée, les données informatiques des Français dérobées aux impôts par des gamins de 20 ans et des courbes impressionnantes : dette, démographie, Pisa, immigration, criminalité…
Pour leur plein d’essence, les Français exsangues financièrement en appellent à l’État, mais l’État a les poches vides et quand il se tourne vers les marchés, il est paralysé d’inquiétude. « Blocage », « réquisitions », « ponctions », MM. Bompard, Roussel, Faure puisent dans l’abécédaire de la démagogie révolutionnaire pour tenter d’agréger le malaise. Il faut vivre dans une pleine surréalité ou se savoir très éloigné du pouvoir pour déclamer des promesses intenables, revendiquer des solutions absurdes. Cette gauche rêve sans doute d’un mouvement social, d’un retour des « gilets jaunes ». Il est permis d’en douter ; si révolte il y a, elle sera civique et moins sur les ronds-points que dans les urnes.
Cet automne sous tension, sur fond de bataille budgétaire et de campagne présidentielle, va aussi être un révélateur du sérieux de ceux qui prétendent à la fonction suprême.
Le contraste qui distingue depuis toujours la conquête du pouvoir et son exercice atteindra dans les mois qui viennent son paroxysme. Écrivons-le : on demeure sidéré devant la prolifération de candidats de plus en plus insignifiants. Le moment est historique et beaucoup de propositions politiques sont désespérément anecdotiques. Pourtant, un esprit responsable y réfléchirait soixante-dix fois sept fois avant d’aggraver un peu plus une situation aussi périlleuse pour un gain politique de court terme.
Source : Figaro 17/9/206
10:59 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La révolution dévore ses enfants : à Rennes, le député LFI Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde, visé par un tag bombé par certains de ses petits camarades mécontents...
Source : Fdesouche - cliquez ici
À Rennes, un tag accuse Raphaël Arnault d'avoir sacrifié les "antifas" mis en cause à Lyon (après le lynchage à mort de Quentin Deranque) au confort de son siège parlementaire.
Réalisée la veille d'une rencontre entre le fondateur du groupuscule de cogneurs en meute et LFI, à proximité du lieu du rendez-vous, l'inscription accusatoire et vengeresse apparaît sur une photo relayée sur Facebook par un bar fréquenté par les "antifas" rennais. Dans la quête de la pureté révolutionnaire, on finit toujours par trouver un agité qui prétend être encore plus pur ; et au bout, la guillotine...
Il y a sept mois, le 24 février 2026, nous avions anticipé la situation délicieusement inconfortable dans laquelle "Rapha" semble bien se trouver désormais. Aussi ne résistons-nous pas au plaisir de mettre ce texte de nouveau en une de notre blog (cliquez ici) :
Raphaël Arnault est-il politiquement fini ?
Depuis le lynchage en meute de Quentin Deranque par des nervis de la "Jeune Garde", l’ex-cofondateur et porte-parole de la meute d’extrême gauche, Raphaël-le-contracté (d’Archenault en Arnault), est aux abonnés absents.
Il y a peu, l’archange tatoué de la secte mélenchoniste, monomaniaque forcené qui voit des "fascistes" partout, était aussi prompt à éructer ses inepties à l’Assemblée que dans la rue. Aujourd’hui, il est d’une discrétion de violette.
Rapha a pris du champ. Il se tient prudemment en réserve de la République et tout le monde s’interroge : « Quel est son Aventin ? Où se cache-t-il ? Dans quel trou à rat l’front se refait-il la cerise ? ».
Aussi les rumeurs les plus folles courent-elles. Certains l’auraient vu à La Trappe. D’autres avancent qu’il serait passé, à la rame, de la bande de Favrot à celle de Gaza…
Pendant ce temps, Baudruchon et ses sycophantes serviles jurent leurs grands ancêtres septembriseurs que le petit rouge-bourge demeure leur jeune camarade. Ils restent, proclament-ils, fiers de lui et le soutiendront jusqu’aux calendes mahométanes…
En fait, les têtes de gondole insoumises, Méluche, Chikirou ou encore Panot, s’emploient surtout, depuis une semaine, avec un culot himalayesque, à tirer LFI de la panade. En bons apparatchiks de choc, ils recourent donc allègrement à la novlangue, à l’inversion accusatoire. Adeptes du vieux principe : « Plus c’est gros, plus ça passe », ils osent tout, disent n’importe quoi et s’emploient à justifier l’injustifiable. Comme l’a écrit (ou presque) Georges Bernanos, dans La grande peur des bien-pensants, depuis une semaine, « l’esprit révolutionnaire (a) moins conquis que frappé d’une sorte d’inhibition, sidéré l’intelligence française. Une propagande inouïe, menée par les ordinaires brasseurs d’opinion (…), l’(emporte) désormais sans combat, par la toute-puissance de ses clameurs et de ses huées ».
Il n’en reste pas moins que le désormais très discret rouge qui tache (et cogne) lyonnais, devenu député du Vaucluse par la grâce du saint Lider Maximo, a perdu l’essentiel de sa pureté et de sa crédibilité révolutionnaires.
N’a-t-il pas annoncé, le 17 février, avoir engagé, tel un vulgaire suppôt du capitalisme, une procédure de licenciement à l’encontre de son attaché parlementaire (et "pol pote") très particulier Jacques-Élie Favrot ? Ne s’est-il pas prononcé pour que l’enquête détermine les responsabilités à l’origine d’un meurtre qu’il aurait appris « avec horreur et dégoût » ?
Difficile de faire mieux en matière de lâchage en rase campagne de ses petits copains. Rapha, c’est : « Aux abris » et « Courage, fuyons » ! La responsabilité morale, la responsabilité tout court, quésaco ? « J’étais pas là, j’ai rien fait et j’y suis pour que dalle » : tel semble être désormais le credo de Rapha-la-défausse et de ses parrains "éléfistes".
Il n’est pas sûr que les "antifas" autoproclamés apprécient le positionnement. Après avoir dû avaler la couleuvre de l’activiste autonome devenu le titulaire d’un siège sous les lambris dorés du palais Bourbon, voilà qu’ils leur faut assister à la mise en retrait prudente de ceux qui, depuis des années, les confortent dans leur dérive paranoïaque et violente. Difficile, avec de tels chefs, de se sentir protégés...
Quant aux relations futures entre La France insoumise et Rapha, il se pourrait bien qu’elles finissent par se distendre. À quoi le second, devenu suspect, sinon tricard, aux yeux de ses anciens compagnons, pourrait-il bien servir à la première, en effet ? Personne n’aime avoir à traîner un boulet…
08:00 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Droite nationale : ni justification ni excuses !

Synthèse nationale
Il y a sept mois, en février, le jeune militant nationaliste Quentin Deranque avait à peine succombé à ses terribles blessures (résultat des coups de pieds reçus en pleine tête) que déjà, sur les antennes et dans une certaine presse, les hérauts du progressisme en roue libre, les chantres de la déconstruction, les fossoyeurs de l’ancienne France - et promoteurs de la "nouvelle" - s’employaient à allumer des contrefeux et à propager un récit alternatif, militant.
Droite nationale : ni justification ni excuses !
On a assisté alors, une nouvelle fois, à l’interminable défilé des propagandistes sous couverture, mal dissimulés par leur costume de "spécialistes" en mission ; on les a entendus insulter la mémoire du jeune homme martyrisé, proférer doctement les énormités de circonstance, prendre des libertés avec les faits et violer allègrement la vérité, en réunion, au moment où elle s’efforçait de sortir du puits où ils la retiennent enfermée…
Une fois de plus, les dénonciateurs de profession, adoubés par les médias de grand chemin, ont déversé sur les ondes, et les pages des journaux subventionnés où ils sévissent, leur logorrhée "antifasciste". Le fantomatique "péril brun" a été de nouveau tiré des tiroirs où on le tient bien au chaud, prêt à servir. On a convoqué un passé depuis longtemps falsifié, instrumentalisé. On s’est adonné aux habituels raccourcis. On a fustigé d’anciennes figures du camp national avec d’autant plus d’allant qu’elles ne risquent pas de se défendre depuis les caveaux où elles reposent, après une vie de combat à contre-courant. Tout le spectre de "l’extrême droite" largement fantasmée y est passé, le Rassemblement national en tête, sans égard aucun, ni pour les efforts qu’il déploie, ni pour les renoncements auxquels il consent pour se faire accepter au sein de "l’arc républicain" !
Bousquet et Brigneau, croquemitaines pour l’éternité
C’est ainsi qu’encore une fois, on a évoqué les soi-disant « encombrants fantômes » de Jean-Marie Le Pen. En l’occurrence Pierre Bousquet et François Brigneau, deux figures historiques de son mouvement, qualifiés de « nazis » et de « collaborateurs », et dont la présence au sein du Front national (créé pourtant par les jeunes d’Ordre nouveau nés après 1945) aurait, à les en croire, marqué ce dernier, pour toujours, d’une tache aussi indélébile qu’infâmante.
Pourtant, le premier, Pierre Bousquet, membre, avant-guerre, du Parti franciste de Marcel Bucard, n’avait pas encore 24 ans lorsqu’en 1943, il s’est engagé dans la Waffen SS, comme des milliers d’autres jeunes, par idéal anticommuniste et refus d’une mainmise soviétique sur l’Europe. Léon Gaultier, qui à cette époque a suivi la même voie, a ressuscité ce moment si particulier, où leur vie a fini de basculer, dans son livre de souvenirs Siegfried et le Berrichon : « Nous sommes français autant que quiconque. Nous aimons notre pays autant que quiconque. Nous préférons qu’il soit au côté de l’Allemagne plutôt que des communistes. (…) Le pas a été franchi. Nous avons signé notre engagement (…). Voilà, c’est fait ; enfin, le premier pas est fait car pour la suite, tout reste devant nous inconnu et mystérieux. La Waffen SS, des mots qui ne nous sont même pas familiers et que nous n’avons peut-être pas prononcés dix fois dans notre existence »…
Quant au second, le journaliste François Brigneau, jamais avare d’une provocation, ancien du RNP du néosocialiste Marcel Déat, puis enfant terrible de la droite nationale des années 1970 à 2000, il n’avait que 25 ans quand il a rejoint la Milice… le 7 juin 1944, au lendemain du débarquement en Normandie ! Quelques semaines d’engagement maudit, à un niveau totalement subalterne, et pour finir une traversée du désert qui ne s’est achevée qu’à sa mort, avec, selon ses propres mots, nombre d’« ambitions ruinées » et de « coups reçus » !
Complexité d’une époque où beaucoup de patriotes se sont sentis obligés de choisir leur camp
Pris dans les remous d’une période tragique et sanglante, Bousquet et Brigneau, à niveau d’homme, dans un contexte particulier, ont fait un choix qui s’expliquait par leur histoire personnel, leur éducation, les valeurs et principes qui leur avaient été inculqués (le second, dans une famille de gauche)… Ils sont allés au bout de leur logique et ont mis leur peau au bout de leurs idées.
À la même époque, d’autres ont fait un choix différent…
C’est ainsi qu’après la signature du Pacte germano-soviétique, en août 1939, la direction du très stalinien Parti communiste "français", s’est employée à justifier l’entente (provisoire), sur le dos de la Pologne et de la Finlande, entre l’URSS et le IIIe Reich ; puis à défendre la ligne pacifiste, défaitiste-révolutionnaire prônée par le Kremlin (qui s’est traduite notamment par des actes de sabotage dans des usines travaillant pour la Défense nationale). Et sur ordre du Komintern, le secrétaire général Maurice Thorez, mobilisé, a déserté, "à l’insu de son plein gré", en septembre 1939, pour rejoindre l’URSS où il a passé le reste de la guerre avant de revenir en France en 1944 (tandis que l’un de ses futurs successeurs, Georges Marchais, jeune mécanicien aéronautique – il avait 20 ans en 1940 -, a travaillé sur des avions allemands, en France d’abord, puis en Allemagne, au moins de la fin 1940 à mai 1943) !
De leur côté, de nombreux hommes venus des "ligues" nationalistes des années 1920-1930, dénoncés comme "fascistes" par la SFIO et le PC, ont fourni à la Résistance intérieure et à la France libre une partie notable de ses premiers effectifs : des anciens du "Faisceau" (à commencer par Georges Valois lui-même), de l’Action française, du Comité secret pour l’action révolutionnaire (la Cagoule) d’Eugène Deloncle, des Croix de feu et du Parti social français de La Rocque (arrêté par la Gestapo en mars 1943 et déporté en Autriche) ou encore de la Solidarité française du commandant Jean Renaud… À titre d’exemples, on peut citer Alain Griotteray, Raoul Girardet, Pierre de Bénouville, Gilbert Renault (le colonel Rémy), Jacques Renouvin, François de Grossouvre, Philippe Barrès, Edmond Barrachin, Alfred Touny, François Sidos, etc.
Le lieutenant de vaisseau Henri Louis Honoré comte d’Estienne d’Orves, premier fusillé de la France libre, en août 1941 (avec ses camarades Jan Doornik et Maurice Barlier), était issu d’une famille légitimiste et catholique sociale. Respectueux envers le Maréchal et ceux qui avaient choisi Vichy, il comptait parmi ces derniers plusieurs de ses amis, dont Paul Fontaine, alors directeur du cabinet de l’amiral Darlan, et Bertrand de Saussine du Pont de Gault, qu’il considérait comme « mort héroïquement (…) pour la France » alors même que ce décès était survenu à l’occasion d’une tentative de torpillage d’un aviso britannique au large du Gabon, en novembre 1940 !
Réconciliation nationale au FN
Bien des années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, un certain nombre d’anciens de la France libre ont été membres du parti de Jean-Marie Le Pen. Au même titre que Pierre Bousquet, François Brigneau et d’autres encore, au parcours un peu différent... On peut citer les Compagnons de la Libération Michel de Camaret, Augustin Jordan, Pierre Clostermann et Horace Savelli ; ou encore Robert Hemmerdinger, André Figueras, Jean-Baptiste Biaggi, etc.
« Vous ne savez pas de quoi vous parlez, jeune homme » (François Mitterrand à Gorges-Marc Benamou)
Mais revenons à Bousquet et Brigneau. Condamnés à la Libération, ils ont purgé leur peine, payant ainsi, selon la formule consacrée, leur dette à la société. Une fois sortis de prison, ils auraient pu choisir le confort douillet d’une vie bourgeoise sans histoires. Crânement, ils ont préféré rester fidèles à leur passé, à leurs convictions. Ainsi, Brigneau, arrivé à l’âge de 70 ans, revendiquait le fait de n’avoir, jusque-là, « cessé de résister à la Résistance » ! Pendant des années, Bousquet et lui ont continué de s’engager pour un pays qui les rejetait mais qu’ils n’ont jamais cessé d’aimer d’un amour ardent ; le premier à Jeune Nation, à Europe-Action, au FN naissant, au Parti nationaliste français, autour du journal Militant ; le second à Ordre nouveau, au Parti des forces nouvelles, puis au Front national…
On peut aujourd’hui estimer qu’ils se sont trompés autrefois et qu’ils ont choisi le mauvais camp. On peut porter un regard critique sur leur parcours. Mais parler d’eux en des termes propres à faire croire qu’ils ont été de parfaits "nazis" (avec tout ce qu’évoque ce mot aujourd’hui), des "collabos" de haut vol, en faire deux statues de sel figées dans les années 1940 et fustiger les mouvements auxquels ils ont appartenu au motif qu’ils les auraient en quelque sorte "nazifiés" par leur seule présence est proprement grotesque.
D’abord, les jeunes militants des années 1960, 70 et 80 qui ont intégré ces formations, nés après la guerre, étaient des enfants de leur temps (celui des Trente Glorieuses, du baby-boom, de la transformation du pays, de l’Europe coupée en deux et de l’affrontement des deux blocs). L’essentiel de leurs motivations, de leurs préoccupations appartenaient à celui-ci.
Ensuite, comme l’a écrit Alain Renaud, qui a été secrétaire général du Front national à la fin des années 1970, ils avaient certes l’« âge où l’on a facilement le goût de la provocation », façon bras d’honneur, « et plus d’attirance pour les maudits que pour les notables en place », mais par instinct et par raison, ils avaient compris à quel point la période de la guerre avait été complexe. Rejetant les simplifications, les caricatures, les jugements péremptoires, à l’emporte-pièce, de leur époque volontiers manichéenne et moralisatrice, ils comprenaient les choix cornéliens auxquels les patriotes de tout bord se sont trouvés confrontés quelques décennies plus tôt, et les déchirements qui ont été les leurs. C’est pourquoi, venus à la politique par réaction aux conditions et conséquences du largage de l’Algérie, et aux crimes du communisme à travers le monde, ils ont pu admirer Pierre Bousquet ou François Brigneau comme on admire des aînés qui ont du talent, du vécu, du courage, de la fidélité…, sans pour autant partager la totalité de leurs positions. Encore une fois, ils n’étaient pas de la même génération…
Le cirque antifasciste, une étape vers le totalitarisme
Il existe en français des mots pour désigner les gesticulations manipulatoires des pourfendeurs du "fascisme". "Enfumage" et "propagande" sont ceux qui nous viennent présentement à l’esprit.
La reductio ad hitlerum est un procédé rhétorique bien connu qui consiste à disqualifier un adversaire et son discours en les associant à Hitler, en les qualifiant de "nazis" ou de "fascistes". Depuis les années 1930, la gauche et l’extrême gauche en usent et abusent. S’étant auto-érigées arbitres des élégances, elles s’autorisent à dire le "bien", le "juste". Elles trient le bon grain de la "pensée conforme" de l’ivraie des "idées nauséabondes". Elles désignent, accusent, tracent des lignes rouges, dénoncent, poursuivent et stigmatisent. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos » restent leurs slogans de référence. Ils président à leur démarche "antifasciste". Ils amènent les "antifas" les plus zélés à faire tout et n’importe quoi (le plus souvent en toute impunité), au nom du "bien", pour empêcher ceux qu’ils désignent comme étant des représentants de la "bête immonde" de paraître et de s’exprimer : pétitions, campagnes d’intimidation, pressions en tout genre, poursuites judiciaires, violences contre les biens et les personnes, jusqu’au lynchage à mort à dix contre un ! Aujourd’hui comme dans le passé, leur discours et leurs pratiques mènent tout droit à la terreur et au totalitarisme.
La première de leurs cibles demeure bien évidemment la droite nationale parce qu’elle est leur adversaire le plus résolu. Objectif : son confinement, sa marginalisation, en attendant son éradication. Le projet politique qui est le sien est en effet aux antipodes du leur. D’un côté la France et l’Europe, la terre et les morts, la tradition, la transmission, l’enracinement, l’identité, la fierté ; de l’autre la République sacralisée, le passé réécrit, la repentance, la haine de soi, l’ouverture à tout vent, le progressisme en roue libre, la "nouvelle France"…
La gauche et l’extrême gauche ont déclaré et mènent à la droite nationale, identitaire, une guerre de tous les instants. Face à leurs accusations, leurs attaques, leurs mensonges, elle doit répondre et riposter sans faiblir. Et sans reprendre à son compte leur vocabulaire (non, les militants de LFI ne sont pas « les vrais fascistes d’aujourd’hui » ; ce sont des marxistes-léninistes, des trotskistes, des révolutionnaires) ! La droite nationale n’a pas à se laisser intimider par des courants de pensée qui continuent d’expliquer, voire de justifier, les horreurs de la Révolution ; qui se revendiquent de bourreaux et d’assassins ; qui ont couvert ou n’ont pas voulu voir tous les crimes du communisme ; et qui préparent aujourd’hui ceux de demain… Elle n’a pas à se plier aux oukases des apparatchiks de la déconstruction. Elle n’a pas à chasser de ses rangs de prétendues "brebis galeuses" désignées par la gauche et l’extrême gauche. Elle n’a ni à se justifier ni à s’excuser ! Elle a seulement à tenir ses lignes, « mains propres et tête haute », et surtout à continuer de faire avancer ses idées !
Article paru dans le n°73 (printemps 2026) de notre revue Synthèse nationale. Pour le commander ou vous abonner, cliquez ici
07:40 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Rappel : vendredi 25 septembre, à Paris, Alain Escada dédicacera son livre "L'affaire Epstein"
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Rappel : samedi 19 septembre , à Clermont-Ferrand, conférence de François Bousquet
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mercredi, 16 septembre 2026
Libération d’Ilias Kasidiaris, ancien député de l'Aube dorée
Ilias Kasidiaris, ancien porte-parole du mouvement nationaliste grec l'Aube dorée, était incarcéré depuis 2020. Il avait été condamné alors à 13 ans de prison en tant que responsable du parti. Il a été libéré hier.
Rappelons que l'Aube dorée était la principale organisation nationaliste grecque fondée dans les années 1980 et qui, il y a une quinzaine d'années, avait réalisé une remarquable percée électorale. Afin d'enrayer celle-ci, le pouvoir grec tenta de discréditer le mouvement en le calomniant et lui faisant porter la responsabilité d'actions violentes. Plusieurs de ses militants furent alors assassinés, le mouvement interdit et ses dirigeants lourdement condamnés.
Malgré cette répression insensée, les idées de l'Aube dorée ne cessent de progresser au sein du peuple hellénique. Juste libéré, l'ancien député Ilias Kasidiaris a annoncé qu'il reprenait le combat...
S N
En 2019, nous avons eu le plaisir, lors de nos journées nationalistes et identitaires, de recevoir Irène Dimopoulou Papa, représentante de l'Aube dorée cliquez ici
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Union des droites : l'illusion du programme commun
Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
Source Polémia cliquez ici
Unir les droites, mais pour défendre quelle France ? Balbino Katz expose les fractures entre RN, droite classique et Reconquête : derrière l’accord électoral se joue un choix fondamental entre administrer le déclin et défendre la continuité du peuple français.
Polémia
Une union possible ?
Le Journal du dimanche a consacré plusieurs pages à une idée qui s’installe désormais au cœur de la préparation de l’élection présidentielle de 2027 : l’union des droites ne serait plus seulement souhaitée par leurs électeurs, elle disposerait déjà de son programme. Sous le titre assez catégorique « Le peuple de droite a déjà son programme », Jules Torres rassemble les résultats de plusieurs enquêtes et fait apparaître un socle commun : maîtrise de l’immigration, sécurité, réduction de la dette, pouvoir d’achat, assimilation, production nationale. Selon les chiffres cités par le journal, 66 % des sympathisants LR, 63 % de ceux du RN et 89 % de ceux de Reconquête souhaitent une union en 2027.
L’intuition est juste, du moins jusqu’à un certain point. Il existe aujourd’hui un électorat de droite dont les préoccupations convergent beaucoup plus que ne le laisseraient supposer les querelles d’appareils. Sur l’immigration, le rétablissement de l’autorité, l’insécurité ou la critique de l’impuissance publique, les électeurs de Bruno Retailleau, de Marine Le Pen et d’Éric Zemmour parlent de plus en plus souvent la même langue. L’erreur commence lorsqu’on déduit de cette convergence électorale l’existence d’une famille politique homogène. Une addition de réponses identiques à des questionnaires ne produit pas nécessairement une vision commune du monde.
La science politique française nous a précisément appris à nous méfier des étiquettes trop simples. René Rémond, dans Les Droites en France, distinguait les traditions légitimiste, orléaniste et bonapartiste. Sa typologie a été discutée, complétée et parfois malmenée, mais son intuition essentielle demeure féconde : derrière le mot « droite » se cachent des tempéraments politiques, des conceptions de l’État et des représentations de la société profondément différents. Deux partis peuvent voter la même loi pour des raisons presque opposées.
La vieille tripartition de René Rémond ne correspond plus exactement au paysage contemporain. Les héritages survivent par fragments, mais d’autres clivages les recouvrent. Pour comprendre les recompositions actuelles, une nouvelle division peut être proposée. Trois familles se distinguent : une droite populo-étatiste, une droite libérale-étatique et une droite libérale-identitaire.
Le RN, ou le populo-étatisme
La première est principalement incarnée par le Rassemblement national, auquel peuvent être rattachés Nicolas Dupont-Aignan et les différentes survivances du souverainisme français. Cette droite croit à la souveraineté, aux frontières, à l’autorité et à la priorité nationale, tout en demeurant très attachée à la protection sociale, aux services publics, aux retraites et à une forte intervention de l’État dans l’économie.
Cette singularité s’explique en partie par la sociologie électorale du RN. Les travaux de Pascal Perrineau ont depuis longtemps montré comment le Front national, puis le Rassemblement national, avait progressivement conquis des catégories populaires autrefois intégrées au système communiste ou socialiste. Le déplacement des ouvriers vers le vote national n’a pas entraîné leur conversion soudaine au libéralisme économique. Le parti a donc absorbé une partie de leur culture sociale en même temps que leurs suffrages.
Le JDD le reconnaît d’ailleurs entre les lignes. LR et Reconquête privilégient davantage la réduction de la dépense et des prélèvements, tandis que le RN se montre beaucoup plus protecteur des prestations et des petites retraites. Le principe de réduction de la dette rassemble ; la méthode sépare aussitôt. Ce détail n’en est pas un. Une coalition peut aisément promettre de réduire les dépenses publiques avant une élection ; elle commence à se diviser le jour où il faut inscrire le nom des bénéficiaires sur la facture.
Le phénomène rappelle ce qu’Otto Kirchheimer avait appelé, dans les années 1960, le catch-all party, le « parti attrape-tout ». Pour élargir son électorat, une formation abandonne progressivement une partie de sa rigidité doctrinale, atténue ses références idéologiques et cherche à agréger des groupes sociaux dont les intérêts ne coïncident pas entièrement. Le RN contemporain correspond assez bien à cette logique. Sa grande force est de permettre à des électeurs très différents de projeter sur lui des espérances parfois contradictoires.
L’ouvrier y voit la protection sociale ; le petit patron, la réduction des contraintes ; le conservateur, l’ordre ; le souverainiste, la nation ; l’identitaire, l’arrêt de l’immigration ; le retraité, la préservation de ses droits. Tant que le parti demeure dans l’opposition, cette polysémie fonctionne admirablement. L’exercice du pouvoir présente l’inconvénient d’obliger les synonymes apparents à retrouver leur sens exact.
Les libéraux-étatiques, éternelle droite de gouvernement
La deuxième famille est celle des libéraux-étatiques. Elle rassemble une partie des Républicains, l’UDR d’Éric Ciotti et, selon des combinaisons variables, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez ou David Lisnard. À la périphérie se trouvent également ceux qui, venus de la macronie, peuvent espérer reconstruire une droite gouvernementale : Édouard Philippe, Gérald Darmanin et, plus difficilement, Gabriel Attal.
Cette famille privilégie l’entreprise, la maîtrise des comptes publics, la réduction des prélèvements et une conception plus classique de l’économie de marché. Elle se distingue pourtant du libéralisme anglo-saxon par une fidélité très française à l’appareil d’État. Elle souhaite généralement diminuer la puissance publique sans renoncer à la haute administration qui la fait fonctionner, déréglementer sans désarmer le centre, décentraliser tout en maintenant la main de Paris.
Il n’y a là aucune anomalie historique. La droite française est étatique depuis Colbert autant que la gauche l’est depuis les jacobins. Tocqueville avait déjà remarqué, dans L’Ancien Régime et la Révolution, combien la centralisation administrative avait précédé 1789 et survécu à presque tous les bouleversements de régime. Nos libéraux gouvernent souvent moins contre l’État qu’à partir de lui.
Cette droite peut parfaitement conclure des alliances électorales avec le RN. Elle peut voter avec lui sur la sécurité, l’immigration ou la fiscalité. Une difficulté apparaît dès que l’on touche à la conception de la société : elle demeure largement persuadée que l’immigration est d’abord une question de flux à maîtriser, de coût économique, d’intégration et d’ordre public. Le problème civilisationnel lui paraît souvent excessif ou politiquement dangereux.
L’apparition d’une droite libérale-identitaire
La troisième famille est aujourd’hui beaucoup plus faible électoralement : celle des libéraux-identitaires. Reconquête en est pratiquement le seul représentant organisé avec Éric Zemmour et Sarah Knafo.
Son originalité ne réside pas seulement dans une plus grande fermeté migratoire. Elle consiste à établir une hiérarchie différente entre les problèmes politiques. Pour cette droite, la première question n’est pas de savoir si la France aura dans vingt ans un déficit public de 3 ou 4 %, mais quel peuple habitera le territoire français.
Cette interrogation renvoie à une vaste littérature universitaire sur la définition de la nation. Ernest Renan avait popularisé, dans sa conférence Qu’est-ce qu’une nation ?, l’idée du « plébiscite de tous les jours », souvent utilisée depuis pour défendre une conception volontaire de l’appartenance nationale. Plus d’un siècle plus tard, Anthony D. Smith, à travers l’école dite de l’ethnosymbolisme, a rappelé qu’une nation ne surgit jamais d’une pure décision juridique : elle repose aussi sur des mythes collectifs, une mémoire, des symboles, des territoires et des continuités historiques.
Dominique Schnapper, dans ses travaux consacrés à la communauté des citoyens, a pour sa part montré toute la puissance mais également toute la tension du modèle français : l’universalisme républicain prétend transcender les appartenances particulières par la citoyenneté. Cette construction fonctionne admirablement lorsque les nouveaux venus sont suffisamment peu nombreux pour entrer dans une société nationale fortement structurée. La question contemporaine est de savoir si le même mécanisme demeure inchangé lorsque les proportions démographiques, la concentration territoriale et la puissance des appartenances communautaires se transforment.
C’est exactement à cet endroit que l’unité proclamée des droites se fissure.
Immigration : le même mot pour trois politiques
Le JDD constate que l’immigration constitue un sujet déterminant pour 71 % des proches de LR, 85 % de ceux du RN et 95 % de ceux de Reconquête. Une telle convergence paraît spectaculaire. Elle renseigne pourtant davantage sur l’importance du problème que sur les solutions envisagées.
Dire que l’on veut « réduire l’immigration » ne signifie presque rien tant qu’on ne précise pas l’objectif. S’agit-il de diviser les flux par deux ? De parvenir à l’immigration zéro ? De supprimer le regroupement familial ? De remettre en cause certaines naturalisations ? De créer un solde migratoire négatif ? De favoriser le retour de populations étrangères déjà installées ?
Le terme de « remigration » rend cette divergence visible. Le RN refuse de reprendre le mot ; Reconquête l’assume. Derrière cette querelle lexicale s’opposent deux diagnostics. Le premier considère qu’en arrêtant fortement les flux, en expulsant clandestins et délinquants étrangers et en rétablissant l’assimilation, l’essentiel du problème peut encore être traité. Le second soutient que les transformations démographiques déjà accomplies rendent insuffisant le seul contrôle des entrées.
On retrouve ici un phénomène étudié par Seymour Martin Lipset et Stein Rokkan : les systèmes politiques s’organisent autour de grands clivages durables. Ceux-ci peuvent survivre longtemps après les circonstances historiques qui les ont fait naître, puis être progressivement concurrencés par de nouvelles lignes de fracture. En Europe occidentale, le vieux conflit entre capital et travail ne suffit manifestement plus à structurer la compétition politique.
Hanspeter Kriesi et plusieurs politistes européens ont montré comment la mondialisation avait contribué à faire émerger un nouveau partage entre les groupes qui bénéficient de l’ouverture économique, culturelle et migratoire et ceux qui s’en perçoivent comme les perdants. La question contemporaine pourrait aller encore plus loin : au clivage économique ouverture-fermeture s’ajoute désormais une opposition sur la permanence même des peuples européens.
Le RN reste profondément républicain
Les déclarations d’Andréa Kotarac sont de ce point de vue particulièrement instructives. Le porte-parole du RN avait affirmé que « les racines de la France ne sont pas que chrétiennes » et que « les musulmans sont sensibles au patrimoine chrétien de la France ». Ces propos avaient suscité des réactions précisément parce qu’ils donnent à voir la conception nationale qui demeure dominante dans le parti.
La France du RN reste essentiellement une France républicaine : tout individu peut devenir pleinement français à condition d’accepter les règles, les mœurs et un certain patrimoine collectif. L’origine n’est pas, en elle-même, politiquement déterminante. Le nombre l’est assez peu également, dès lors que l’assimilation est supposée fonctionner.
Reconquête introduit une rupture. L’assimilation individuelle peut fonctionner, soutient en substance cette école, sans que l’assimilation de populations entières soit possible dans n’importe quelles proportions. La quantité finit par modifier la nature du phénomène. Une famille arrivée de l’étranger peut devenir française ; plusieurs millions d’individus maintenant des formes importantes d’endogamie, de culture distincte ou de solidarité communautaire posent une question d’une autre nature.
Rogers Brubaker, dans Citizenship and Nationhood in France and Germany, avait autrefois opposé, en la nuançant, une conception française plus politique et assimilationniste de la nation à une conception allemande historiquement plus culturelle. La comparaison est aujourd’hui moins nette qu’elle ne l’était lorsque le livre fut publié. Elle permet néanmoins de comprendre pourquoi le RN demeure, au fond, beaucoup plus proche de la tradition républicaine française que ne le croient certains de ses adversaires.
L’AfD comme révélateur
La récente victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt a offert une démonstration presque expérimentale de cette divergence. Le 6 septembre, le parti allemand a recueilli autour de 44,5 % des suffrages, plus du double de son résultat de 2021. Éric Zemmour et Sarah Knafo ont salué ce succès, tandis que les dirigeants du RN ont maintenu leurs distances avec leur ancien partenaire européen.
Jean-Philippe Tanguy a exprimé cette rupture de manière encore plus explicite. Revenant sur ses contacts anciens avec des responsables de l’AfD, le député RN a raconté être ressorti « terrorisé » d’une rencontre avec certains d’entre eux et a dénoncé des déclarations relatives au passé nazi allemand. Son jugement peut naturellement se discuter ; ce qui importe politiquement est sa netteté. Le RN ne considère plus l’AfD comme un allié encombrant dont il faudrait corriger certaines outrances. Il s’en distingue comme d’une autre famille politique.
Reconquête fait le choix inverse. Il ne partage évidemment pas toutes les positions de l’AfD, pas davantage qu’il ne reprend celles de Vox ou de l’ensemble des droites centre-européennes. Une proximité existe néanmoins autour d’une interrogation commune : l’État doit-il seulement garantir la sécurité et la prospérité des habitants présents sur un territoire, ou possède-t-il également pour mission d’assurer la continuité historique du peuple qui lui a donné naissance ?
La différence est fondamentale.
Une dédiabolisation devenue principe de gouvernement
Cette évolution du Rassemblement national peut s’interpréter à travers Anthony Downs. Dans An Economic Theory of Democracy, l’économiste américain modélisait les partis comme des organisations cherchant à maximiser leurs suffrages et donc, dans certaines configurations, à se rapprocher de l’électeur médian. Sans appliquer mécaniquement un modèle économique à la politique française, la dédiabolisation lepéniste relève manifestement d’une logique analogue.
À mesure que le RN s’est approché du pouvoir, il a éliminé ou atténué les positions susceptibles de fermer l’accès à des électorats supplémentaires. L’euro, la sortie de l’Union européenne, la retraite à 60 ans, certaines conceptions de la préférence nationale, puis plusieurs mesures identitaires ont été successivement abandonnés, reformulés ou repoussés. Chacune de ces évolutions peut être défendue rationnellement. Leur accumulation finit cependant par dessiner une méthode : toute doctrine demeure subordonnée à l’élargissement électoral.
Le problème n’apparaît pas nécessairement avant la victoire. Il surgit après.
Libération a fourni récemment un contrepoint inattendu au bel optimisme du JDD. Dans une enquête consacrée à la préparation de 2027, le journal décrit un RN porté par des sondages favorables, mais encore marqué par « l’atonie programmatique, le dilettantisme et la confusion ». Marine Le Pen y apparaît comme une dirigeante fonctionnant beaucoup à l’instinct, peu soucieuse des grandes constructions de campagne et disposée à attendre les événements plutôt qu’à les provoquer.
Un tel fonctionnement constitue une force dans l’opposition. La souplesse permet de saisir les changements d’humeur de l’électorat et d’éviter l’enfermement doctrinal. Au gouvernement, elle devient plus périlleuse. Une crise financière, une révolte urbaine, un conflit avec les institutions européennes ou une réforme budgétaire ne laissent pas toujours le loisir de consulter l’opinion avant de choisir.
Les tensions entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et Marion Maréchal donnent une autre indication. Libération rapporte notamment la réaction de Bardella lorsque fut envisagée une place plus importante pour Marion Maréchal : « C’est elle ou moi. » Derrière la rivalité des personnes existe aussi une concurrence entre orientations politiques, Marion Maréchal incarnant depuis longtemps une droite plus identitaire, économiquement plus libérale et davantage favorable aux rapprochements avec les autres droites.
Ainsi, au moment même où le JDD annonce l’union prochaine des droites, le RN peine encore à régler la question de ses propres droites.
17:38 Publié dans Balbino Katz, Présidentielle 2027, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Jeudi soir, sur BFM TV : Eric Zemmour face à Jean-François Copé
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La tournée de Sarah Knafo à travers la France (première liste)
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Samedi et dimanche prochains, 19 et 20 septembre 2026, IXe édition du pèlerinage Feiz e Breizh
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Aujourd’hui comme hier, le marxisme-léninisme, voilà l’ennemi !

Maurice Bernard
Le marxisme-léninisme, interprétation et mise en œuvre du marxisme élaborée par la momie de la Place Rouge, n’a pas disparu du paysage politique. Les cadres, les militants du Parti communiste, de La France insoumise, voire du Parti socialiste, ont grandi et se sont formés avec lui : ils en restent imprégnés.
Le marxisme-léninisme s’est juste adapté aux évolutions de la société qu’il a acceptées, favorisées et accompagnées, comme la montée de l’immigration africaine et de l’islam, la fragmentation communautaire, le séparatisme ou l’extrême porosité aux revendications des minorités. Son vocabulaire n’est donc plus tout à fait le même. "Intersectionnalité", "décolonialisme", "racisés", "déracialisation", etc., sont désormais à l’ordre du jour. Mais ses luttes actuelles n’en prolongent pas moins celles d’hier, dans la fidélités aux grands ancêtres (Marx, Engels, Lénine, Trotski…). Par conséquent, il n’est pas étonnant de voir aujourd’hui la gauche radicale internationaliste réserver un traitement particulier à la religion musulmane.
Pour illustrer le propos, prenons l'exemple du Collectif d’analyse politique (CAP) québécois, avec son site Nouveaux Cahiers du Socialisme. Les animateurs entendent « contribuer, par une réelle appropriation de la théorie et de la pratique (marxistes, NDLR), à l’ensemble des préoccupations qui traversent les mouvements de résistances et de luttes contre le capitalisme » : convergence des luttes, donc.
L’un de leur contributeur est un philosophe français, Matthieu Renault, présentement professeur à l’université de Toulouse Jean-Jaurès. Sa présentation sur le site de « l’équipe de recherche sur les rationalités philosophiques et les savoirs » (Érraphis) permet de le situer sans peine : « Il co-dirige (…) le groupe de recherche inter-institutionnel "Mondes de la Colonialité et Transmodernité", basé à la Fondation de la Maison des Sciences humaines à Paris. Il est également chercheur affilié au Sarah Parker Remond Centre for the Study of Racism and Racivilization du University College London, et membre du comité de rédaction de la revue Actuel Marx »…
En 2017, Matthieu Renault, que l’on peut considérer comme woke, a publié aux éditions Syllepse (d’extrême gauche), L’empire de la révolution. Lénine et les musulmans de Russie. Trois ans plus tard, en novembre 2020, l’équipe des Nouveaux Cahiers du Socialisme lui a demandé comment « Lénine abordait la question de l’islam et des minorités opprimées ». Sa réponse, consultable sur internet, permet de comprendre le point de vue de tous ses petits camarades de la gauche radicale islamo-compatible. Il suffit d’y remplacer "nationalité" par "minorité", "orthodoxie" par "catholicisme", "Russie" par "France" et "impérialisme grand-russe" par "impérialisme français".
L’enseignant-militant rappelle en effet que, pour Lénine, « l’islam, en tant que religion d’une "nationalité" opprimée, devait elle-même être considérée comme une religion opprimée (…). À la différence de la religion dominante, l’orthodoxie, dont les influences devaient être combattues sans relâche, l’islam devait être traité avec la plus grande "prudence" (maître-mot de la politique de Lénine envers les minorités nationales), avec précaution et sans rechigner à faire des concessions ». Pour autant, « le dialogue avec les musulmans de Russie, que Lénine jugeait indispensable, n’avait rien à voir avec une quelconque capitulation, synonyme d’auto-flagellation, même s’il présupposait de reconnaître les torts causés par l’impérialisme grand-russe et la légitimité de la méfiance éprouvée par ses victimes ; ce dialogue était guidé par des raisons stratégiques, dans le sens le plus noble du terme, et n’excluait nullement l’expression de différends. La règle élémentaire à laquelle ne pouvait déroger Lénine, c’est qu’il ne pouvait y avoir d’émancipation sans auto-émancipation ».
Pour les islamo-gauchistes woke, c’est-à-dire "éveillés", l’homme blanc occidental, chrétien, reste prisonnier d’habitudes, de comportements, de jugements hérités du passé, fruits, en particulier, du capitalisme et de la colonisation. Les sociétés qu’il a bâties sont fondées sur des injustices structurelles qui touchent certaines catégories de la population : les femmes, les LGBTQ+, les migrants, les musulmans, les "racisés". Il faut donc, par les différentes luttes, l’amener à prendre conscience de cet état de fait pour qu’il y renonce et s’en défasse.
Pour une bonne partie de la gauche actuelle, à commencer par LFI, les femmes voilées, en tant que femmes, que musulmanes et que "racisées", sont d’abord les victimes d’un édifice social qu’il s’agit de déconstruire. Et les représentants de la droite nationale qui dénoncent la progression de l'islamisation (et de la réislamisation) - dont la multiplication des voiles dans l'espace public est un signe - sont des ennemis parce qu’ils s’emploient à le maintenir.
Seulement, voilà : manifestement, ceux que l'on qualifie désormais d'islamogauchistes ne perçoivent pas ce que leur point de vue peut avoir de paternaliste… Ils ne voient pas non plus qu'eux et leurs semblables ne sont, au fond, que des facilitateurs, des marchepieds, pour les militants islamistes, indigénistes, décoloniaux. Quand ces derniers n’auront plus besoin d’eux, ils s’en débarrasseront, comme les barbus iraniens se sont débarrassé des communistes du cru. Ce n’est qu’un début, leur combat continue !
Ce texte est tiré d'un article paru dans le numéro 74 (été 2026) de notre revue Synthèse national. Pour le commander ou vous abonner, cliquez ici
10:36 Publié dans Maurice Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) |
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10:03 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Rappel : après-demain, vendredi 18 septembre, conférence, à Paris, de Thibault de La Tocnaye, contre l'islamisme révolutionnaire

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Rappel : demain, jeudi 17 septembre, conférence de Jean-Yves Le Gallou à Toulouse

09:55 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 15 septembre 2026
Le JDNEWS de ce mercredi
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Le communiste Fabien Roussel aime les dictatures rouges et il le dit
Michel Festivi
Le fringuant Fabien Roussel, Secrétaire général du PC « F », qui se refuse à reconnaître que Staline fut l’un des plus sanglants génocidaire du XXe siècle, a accueilli en grande pompe la fille du tueur et tortionnaire Che Guevara, Aleida Guevara, à la fête de l’Humanité. Les communistes ne changeront jamais, chassez le naturel, il revient au galop.
« Quelle joie d’accueillir Aleida Guevara à la fête de l’Humanité ! », a-t-il posté sur les réseaux sociaux. Cette même fête de l’Humanité qui fut fréquentée par Dominique de Villepin ou Édouard Philippe, Xavier Bertrand, lui, appelant à voter communiste. Donc, implicitement mais nécessairement, ces hommes de l’extrême-centre soutiennent des régimes dictatoriaux, où les opposants politiques sont en prison. Mais cela n’émeut personne.
Che Guevara avait été surnommé, el carnicerito, « le petit boucher », en référence au grand, Fidel Castro. Dès 1959, en sa qualité de directeur de la prison de La Cabaña, à La Havane, le Che prend part à des tortures, des simulacres de procès et de multiples exécutions. Même avant la Révolution, il n’hésitait pas à abattre ceux des siens qui le contestaient, comme Eutimio Guerra, abattu sommairement en février 1957 dans la Sierra Maestra. Il lui tira une balle en pleine tête. Dans son livre Les grands hommes et le diable, Christine Goguet écrira : « il tue comme d’autres respirent ».
À l’ONU, le 11 décembre 1964, il s’écriera : « Oui, nous avons fusillé ; nous fusillerons et nous continuerons de fusiller tant qu’il le faudra. Notre lutte est une lutte à mort ». C’est pourquoi, près de 3 millions de cubains ont fui ce paradis rouge, soit plus d’un quart de la population actuelle estimée à 11 millions d’habitants. Il existe au bas mot, selon diverses organisations près de 1.300 prisonniers politiques à Cuba, ce qui est totalement nié par le régime. Parti unique, qui peut seul se présenter aux farces électorales du régime, le Parti communiste cubain bien sûr ; absence de tout pluralisme électoral, comme l’indiquait une opposante cubaine, Yoani Sánchez : « il n’y a pas de choix, tous les candidats pensent la même chose » ; contrôle absolu de la presse, aucune presse privée indépendante ; répression politique massive, farce judiciaire, absence de défense effective, justice totalement aux ordres ; toutes les libertés d’expression, d’association, de circulation sont drastiquement encadrées.
La police politique, la fameuse G2 surveille et infiltre les opposants, les rares journalistes indépendants, les artistes, les dissidents. Interrogatoires musclés, détentions arbitraires, contrôle de l’accès à internet sont monnaie courante. Les informateurs pour quelques pesos, se recrutent au sein des familles, du travail, des quartiers, des blocs d’immeubles. C’est le pilier du Régime, l’État policier dans toute sa splendeur. Cette police a joué un rôle majeur dans la féroce répression des manifestations de 2021, où plusieurs centaines de personnes furent arrêtées. C’est peu ou prou le pendant des gardiens de la révolution en Iran.
Cette police politique a eu des liens institutionnels avec l’URSS et aujourd’hui la Russie, et a formé des conseillers au Venezuela et au Nicaragua. Il faudra que l’on m’explique, en quoi le blocus économique imposé notamment par les États-Unis, serait à l’origine de ce totalitarisme de fer ? Pourquoi et comment le blocus serait la cause d’empêcher le régime de se démocratiser ?
En 1964, le communiste Bernard Kouchner, qui était alors l’un des dirigeants de l’Union des étudiants communistes, l’UEC, s’était rendu à Cuba, reçu comme un ministre qu’il n’était pas encore. Il eut une entrevue avec Fidel. Il lui demanda alors s’il comptait un jour organiser des élections. Le célèbre Barbudo lui répondit du tac au tac : « Des élections ! pourquoi faire ! C’est une vraie saloperie ».
Le ban et l’arrière ban de la gauche et de l’extrême gauche française se mobilise pour empêcher sur France Inter, la chronique d’un Charles Sapin, soit 2 minutes 30 sur les 10.080 hebdomadaires, et de surcroît un dimanche matin à 7H, mais n’a pas un mot pour les milliers de personnes emprisonnées à Cuba. Visiblement aussi, les magistrats du Syndicat de la Magistrature qui ont leur rond de serviette à la fête de l’Humanité, ne semblent nullement perturbés par les atteintes massives aux droits des gens. Les principes juridiques seraient donc différents suivant le pays !
Ainsi vont les gauches, donneuses de leçons en permanence, et criant « au fascisme », dès que l’on entend les contrer, et les renvoyer dans les cordes. Car la démocratie n’est valable, que si le peuple vote à gauche, c’est bien connu.
16:47 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Propos en l’air !

Le billet de Patrick Parment
Bon, je le concède aisément, en économie je n’y connais fichtre rien. A peu près tous les économistes – quand même une race de joyeux drilles - semblent d’accord pour dire qu’on est dans la panade. Y a plus un rond dans les caisses. Cela me rappelle cette blague de Raymond Devos, « y-a-t-il quelque chose de plus que rien ? Oui, moins que rien ! C’est dejà quelque chose ! ». Tout cela pour dire que le prochain Budget 2027, tout de guingois qu’il soit, et à une encablure de la présidentielle, vaut mieux qu’une dissolution qui plongerait cette fois le pays dans le chaos. On voit mal quel pékin pourrait mieux faire dans une telle situation que Sébastien Lecornu, si ce n’est de colmater les brèches. Une dissolution entraînerait illico l’élection de Marine Le Pen. L’irresponsabilité de cette Assemblée nationale ira-t-elle jusque-là ?
Faillite dites-vous !
On nous serine avec la dette qui est monumentale. Inutile de chercher les responsables, on les connaît. On cherche en revanche à nous faire peur, car la bonne question est. : est-ce qu’un pays industrialisé peut faire faillite ? Je me souviens d’un entretien que j’avais mené en Suisse auprès d’un homme âgé qui détenait la plus grosse société de tabac du pays. C’était à une époque où la presse parlait de la faillite du Japon. Et cet homme plein de bon sens m’avait dit, « un pays qui possède un outil industriel solide ne peut pas faire faillite ». Le Japon n’a pas disparu ! Le problème est que nous avons des gouvernants et une classe politique – sans parler de nos sempiternelles Pythies que sont les économistes – incapables de nous dire ce qu’il faut faire pour s’en sortir. On nous propose des solutions qui sont des bouts de chandelles. Notre ami Balbino Katz, sur breizh.info, nous a entretenu sur le président argentin Javier Milei qui, à la hache, est en train de remettre sur pied son pays dont la principale ressource, mais pas que, sont les troupeaux de vaches (barbaque excellente par ailleurs) qu’elle exporte. Un pays qui n’est pas sans rappeler la France avec son économie et ses politiques qui ne cessent de faire du yoyo. Sarah Knafo, dans son ouvrage Le Casse du siècle, offre des pistes qui nous paraissent de bon sens. Mais nos médias, englués dans une idéologie mortifère autant qu’incapacitante, auront-ils le courage d’aller asticoter les prétendants au trône présidentiel ?
Un cas d’école
Veut-on un exemple de ces économistes qui s’éclairent à la bougie ? Prenez le prix Nobel d’économie, Jean Tirole, un pote à Macron. Il vient de sortir un bouquin où il nous explique que la brutalisation diplomatique, l’insécurité géopolitique et les attaques contre le libre-échange ont rebattu les cartes d’un ordre anciennement fondé sur la coopération entre les pays. L’économie est désormais mobilisée comme un instrument de puissance, dans un contexte où domine la loi du plus fort. il montre que la France et l’Europe sont condamnées à faire des choix forts. Comme si, Toto, on t’avait attendu pour constater que tant que l’Europe refusera d’être une puissance, elle sera ouverte à tous les vents comme c’est le cas aujourd’hui. Quant à la loi du plus fort, en économie comme ailleurs, Toto, c’est la base même du politique comme du social et c’est pas fait pour changer. T’as pas dû lire Carl Schmitt, camarade.
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Présidentielle 2027 : ils veulent la "guerre", faisons-la !

Synthèse nationale
La campagne pour la présidentielle est partie sur les chapeaux de roue. Au cœur de l’été, huit mois avant l’échéance, alors que la France étouffait sous les vagues de chaleur successives, les "cadors" désignés comme tels par l’établissement politico-médiatique se sont élancés à un rythme soutenu sur la piste qui mène à l’Elysée. Depuis lors, en tête du peloton particulièrement fourni, c’est la foire d’empoigne. Gabriel Attal, Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, Bruno Retailleau, David Lisnard ou encore Marine Le Pen veillent à ne pas se laisser distancer par la concurrence. Ça défile sur les plateaux, ça occupe les ondes. Les petites phrases, les attaques se succèdent et se répondent. Chacun joue des coudes et y va de ses propositions destinées à impressionner l’opinion, à marquer des points.
Mais huit mois, c’est long, très long. « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point » nous a appris Jean de La Fontaine. À démarrer trop tôt, on risque de lasser et de finir sur les rotules. C’est sans doute ce que s’est dit le patron d’Horizons qui, début septembre, après quelques tours de piste, rêvait déjà de repos. C’est aussi ce que doivent penser Éric Zemmour et Sarah Knafo qui, sagement, réserve encore leur décision. Le vrai, le grand combat reste à venir.
Ce départ prématuré de la campagne présidentielle s’explique en partie par l’exaspération et l’impatience d’un peuple qui se trouve au bord de la crise de nerf. Il veut tourner la page, son attente est trop forte. Le rejet de Macron et des siens est devenu viscéral. Chez certains, il s’apparente même à de la haine. Du tréfonds du pays monte une colère froide : « Qu’ils s’en aillent, qu’ils foutent le camp, qu’ils se barrent ! » En fait, les dégagistes, qui représentent plus de la moitié du corps électoral, voudraient être déjà en mai pour pouvoir ensevelir sous leurs bulletins de vote les tenants de ce pouvoir incapable dont l’entêtement à se maintenir à tout prix précipite la chute de notre nation.
Chacun sent bien, en effet, que la France, de nouveau, se trouve face à un choix existentiel. Sa décrépitude ne peut se poursuivre. Il faut y mettre un terme et poser enfin les bases du sursaut, du redressement. Mais pour que ce petit miracle advienne, encore faut-il que nous ayons droit, cette fois, à une vraie campagne électorale, animée grâce à une liberté d’expression digne de ce nom.
Il y a un an, dans le numéro de septembre-octobre 2025 de la revue de géopolitique Conflits, Jean-Baptiste Noé, le rédacteur en chef, observait que « la politique crée une guerre intérieure permanente » entre la droite et la gauche, « avec ses affiches et ses réunions de masse, ses attaques virales sur les réseaux sociaux et la mobilisation des militants (…). Chaque élection suppose la dénomination d’un ennemi afin de pouvoir mobiliser son camp ».
À cette remarque, qu’il nous soit permis d’ajouter la précision suivante : tout scrutin implique également que les composantes de la droite qui avancent des propositions de rupture puissent présenter et défendre ces dernières dans des conditions normales, acceptables. Or, c’est loin d’être le cas ; et depuis trop longtemps. Difficile pour elles, en effet, de bénéficier d’un traitement médiatique objectif et équitable, de trouver des salles ou encore de tenir des réunions sans subir des menaces, voire des agressions …
Plus que jamais, la campagne qui vient de s’ouvrir va être une "guerre" entre la gauche et la droite ; ou plutôt entre, d’un côté, les démolisseurs, les déconstructeurs, les "progressistes", les internationalistes, les supranationaux, et de l’autre, les identitaires, les conservateurs, les souverainistes. Pour l’essentiel, elle sera un affrontement entre ceux qui promeuvent la "nouvelle France" (qui ne sera plus la France) et annoncent un nouveau totalitarisme - ou qui se résignent à leur avènement - et ceux qui défendent la France éternelle, son identité et ses libertés.
Les seconds – dont nous faisons partie – ne peuvent se permettre de perdre ce combat. Il leur faut donc le gagner. Pour ce faire, les diverses chapelles de notre famille fragmentée doivent se jeter dans la bataille avec les moyens et les armes dont elles disposent, en ne s’interdisant pas, entre elles, la critique constructive, mais en réservant leurs coups aux communs adversaires.
Nationaux, nationalistes, identitaires, souverainistes, pilonnons de conserve les positions branlantes des fourriers du désastre. Continuons de militer, de prendre la parole chaque fois que l’occasion nous en est donnée, et d’écrire, afin de mettre en évidence leur vrai visage, leurs mensonges, leurs manipulations, leurs contradictions, leurs intentions. « Originellement, nous ne pensons que pour agir, a écrit le philosophe Henri Bergson. C’est dans le moule de l’action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l’action est une nécessité ».
Montrons-nous dignes du travail et des sacrifices de nos ancêtres en défendant pied à pied l’héritage qu’ils nous ont transmis. Plus que jamais, synthèse nationale chez nous et mobilisation générale contre les autres, c’est-à-dire les candidats de la gauche, de l’extrême centre et de la droite molle ! Qu’en 2027 la colère soit bonne conseillère en incitant la majorité des électeurs à leur préférer ceux de la droite nationale !
En tout cas, à Synthèse nationale, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu'il en soit ainsi.
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lundi, 14 septembre 2026
Le « scandale de Carcassonne », inéluctable conséquence du Grand Remplacement
Claude Lorne
Le Nouveau Présent cliquez là
Depuis une semaine, et sa révélation par Mediapart, le « scandale de Carcassonne » où, en 2025, un policier municipal avait tenu lors d’une patrouille des propos peu amènes sur les « bougnoules », les « bicots » et autres chances pour la France tenant les murs des cités où prospère le narcotrafic, met en transes les médias. Ainsi que le Rassemblement national où le policier participait bénévolement au service d’ordre. Inutile de préciser que la brebis galeuse a été sur-le-champ — et vertueusement — expulsée. Que l’exclu aille donc militer à LFI qui, elle, défend bec et ongles ses affidés, systématiquement couverts, si nauséabondes que soient leurs éructations et si violents leurs actes — cf. le meurtre en bande organisée du malheureux Quentin Deranque en février dernier à Lyon par des membres de la Jeune Garde antifasciste que cornaque le député LFI Raphaël Arnault, dont des collaborateurs parlementaires participaient à l’hallali.
Et si l’on parlait de la criminalité importée ?
Pourtant, il s’en est passé des choses mettant en cause des « racisés » ! Le 6 septembre à Grigny (Essonne), Mamadou G, ex-dealer de crack reconverti dans le trafic de cigarettes de c contrebande a été abattu par un concurrent africain. À Nanterre s’est ouvert le lendemain le procès devant les assises de l’ancien boulanger Anis H., égorgeur en 2024 d’un collègue dont il ne supportait pas les critiques. À Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, un Soudanais sous OQTF jamais exécutée a été inculpé le même jour du meurtre d’Etienne, un riverain de 31 dont il guignait le sac à dos et le portable. Et le 10 septembre, Abdelkader était jugé en comparution immédiate et condamné à Toulouse à six mois de prison ferme.
Une sinistre plaisanterie vu la gravité des faits : outré par les reproches faits par une institutrice à son ingérable rejeton, il s’était précipité à l’école du Fauga et ainsi menacé l’enseignante : « Si tu continues à emm… mon fils, je reviens pour te décapiter !»
Une menace à ne pas prendre à la légère après les décapitations par des terroristes islamistes des professeurs Samuel Paty et Dominique Bernard et, en pleine messe, du Père Hamel, prêtre (octogénaire) dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray. Toutes atrocités commises par des allogènes.
Lesquels ont une place éminente dans l’explosion de la délinquance et de la criminalité. Ce n’est pas nous qui le disons mais le ministère de l’Intérieur dont, citées par le JDD, les statistiques sur 2025 sur l’insécurité dans les transports sont éloquentes : « En Île-de-France, les étrangers représentent 80% des mis en cause pour vols dans les transports, 87% pour les vols sans violence, 61% pour les violences sexuelles et 38% pour les agressions. Au niveau national, 71% des vols, 41% des violences sexuelles et 26% des agressions sont commis dans les transports par des individus ne possédant pas la nationalité française. Pour rappel, les étrangers représentent environ 9% de la population présente sur le territoire français, selon l’Insee. » Si l’on extrapole à ce qui se passe à l’air libre, les ratios doivent être identiques.
Darmanin 2023 : « Le racisme contre les Blancs est aveuglant. »
À noter que, contrairement aux années précédentes, la Place Beauvau avait mis en ligne le 9 septembre sur son site des statistiques globales, ne distinguant pas entre les délinquants de souche (ou naturalisés, dans de très nombreux cas) et délinquants d’importation récente. C’est seulement le lendemain que, devant le tollé, Laurent Nuñes s’est résigné à rectifier le tir — et à rétablir la vérité.
À noter aussi que, le 10 décembre 2023 sur Brut, son prédécesseur reconnaissait l’existence d’un « racisme contre les Blancs », ajoutant qu’« il faut être aveugle pour ne pas le voir ». Promu garde des Sceaux, Gérald Darmanin fera-t-il condamner l’infortuné policier de Carcassonne, sans cesse en butte comme tant de ses collègues au « racisme contre les Blancs » et dont le seul crime est d’avoir exprimé son ressenti (et d’avoir été dénoncé pour ce propos privé), tombant ainsi sous le coup des lois liberticides adoptées depuis 1972 ? Mais c’est en toute impunité que, sur Hit Radio en février 2013, Jean-Luc Mélenchon pouvait proclamer : « Je ne peux pas survivre quand il n’y a que des blonds aux yeux bleus. C’est au-delà de mes forces… » et assimiler les Normands à un tas de « malheureux alcooliques » cliquez ici Et ce sont ses amis et admirateurs qui viennent nous donner maintenant des leçons de vivre-ensemble !
17:14 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Conférence de Claude Meunier Berthelot et Alain Escada à Soissons le 03 octobre à 14 h
Les sections Égalité & Réconciliation des Hauts‑de‑France et de Champagne‑Ardenne ont l’honneur de vous convier à une conférence d’Alain Escada et de Claude Meunier‑Berthelot sur un thème ô combien important : l’enfance.
L’enfance en danger face aux réseaux pédocriminels, dont l’affaire Epstein fait écho, et face à l’éducation sexuelle promue dans les écoles de la République.
Les deux intervenants, qui connaissent très bien le sujet, s’exprimeront chacun à leur tour avant de procéder à la dédicace de leurs derniers livres. S’ensuivra une séance de questions/réponses avec le public.
Frais de participation : 10 €.
Présence d’un stand Kontre Kulture / Faits & Documents et d'une buvette.
L’adresse vous sera communiquée le matin par e-mail.
Réservation : ICI
14:45 Publié dans Sacha de Roye, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Une très belle édition des "Derniers écrits" de Robert Brasillach
8 octobre 1944 – 6 février 1945. Il reste quatre mois de vie à Robert Brasillach.
Il va les consacrer à écrire, notamment, les cinq textes ici rassemblés. Dans le Chœur parlé pour la «Journée des Absents» et Les Frères ennemis – l’un d’approche chrétienne, l’autre, inspiré par la tragédie grecque –, c’est l’écrivain passionné de théâtre qui prend la plume. Dans le premier texte, il met en scène ces prisonniers qui lui tiennent à coeur depuis quatre ans ; dans le second, il imagine l’ultime rencontre des deux adversaires fraternels de la tragédie, Etéocle et Polynice, avant leur affrontement à mort.
Dans la Lettre à un soldat de la classe 60, c’est l’homme Brasillach qui parle, en une sorte de testament politique adressé par anticipation à son neveu, Jacques Bardèche, celui-là même qui a ici préfacé le texte. Quand il aura atteint l’âge adulte, que pensera le petit garçon alors âgé de quatre ans?
Soucieux d’éclairer la période et de s’expliquer, il rédige le Mémorandum pour la préparation de son procès, sous forme de questions et de réponses. Comme au temps où il préparait ses examens, il joue le jeu, sans y croire, mais avec sérieux. Ce texte devrait permettre de réellement comprendre l’Histoire.
Le dernier écrit est consacré à André Chénier, martyr de la Révolution française, son « frère au col dégrafé », jeune poète dont il juge l’œuvre avec une lucidité plutôt sévère, mais qui semble lui renvoyer comme une image de lui-même: écrivain, journaliste, idéaliste, que l’engagement politique et l’infaillible sincérité conduisent au poteau d’exécution.
Lettre à un soldat de la classe 60 (préface de Jacques Bardèche)… Les Frères ennemis (préface de Camille Galic)… Mémorandum ((préface d’Éric Delcroix)… Chénier (postface de Cécile Dugas)
Une très belle édition que nous devons au travail de l'Association des Amis de Robert Brasillach réalisé par Eric Delcroix et David Gattegno.
Pour le commander cliquez ici
Sur Robert Brasillach, ne manquez pas la biographie signée Philippe d'Hugues qui vient de sortir dans la Bio Collection :
Pour la commander cliquez là
14:38 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les retraités dans le collimateur, où est la logique ?

Par Gaëtan de Capèle
Qui réglera la facture du déficit en 2027 ? Après des semaines à tourner autour du pot, chaussé de gros sabots, Sébastien Lecornu a désigné sa cible : les retraités. Disons-le tout de suite : il faudra une force de persuasion exceptionnelle au commando kamikaze de ministres chargé de vendre cette idée aux groupes parlementaires à huit mois d’une élection présidentielle. On doute que le premier ministre lui-même imagine sincèrement trouver un consensus sur le sujet le plus explosif de la vie politique française. Rares sont ceux qui, aujourd’hui, discutent la nécessité d’un vaste effort collectif pour redresser les comptes publics.
Avec 150 milliards d’euros de déficit par an, que nous ne parvenons pas à compresser, avec 3 500 milliards de dettes, avec une croissance anémique, nous ne tiendrons pas longtemps la route. Inquiets de tant d’inconséquence, autant que de l’impasse politique qui paralyse tout, les marchés financiers nous le font payer très cher. Le principe d’une participation de tous à l’effort de guerre posé, commencer par désindexer les pensions ou remettre en question l’abattement fiscal des retraités pour récupérer plusieurs milliards d’euros soulève un sérieux problème de logique, pour ne pas dire de morale.
Car, en suspendant la réforme des retraites pour sauver sa tête, le gouvernement a fait une croix sur une économie de 6 milliards d’euros pour la seule année 2027. Creuser volontairement un trou dans notre système par répartition, contre toute logique, puis ponctionner les retraités pour le reboucher, il va falloir beaucoup de contorsions pour l’expliquer. Et nous n’avons pas fini de payer cette faute impardonnable : il faudra recommencer l’an prochain, car, en refusant de reporter l’âge de départ comme partout ailleurs en Europe, nous en serons toujours au même point.
Un effort collectif consiste enfin à examiner les pistes d’économies partout où il en existe. Après les entreprises, les retraités se trouvent dans le collimateur. Mais le reste ? Les dépenses de santé, l’absentéisme, les collectivités locales, la fonction publique, les agences de l’État… Toujours rien à l’horizon.
Source : Le Figaro 14/9/2026
12:05 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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