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mercredi, 06 mai 2020

Une crise qui modifie notre rapport au progrès

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Par Sophie Amsili

Depuis plusieurs semaines, sur une grande partie de la planète, les usines sont restées portes closes, les voitures n’ont pas quitté les garages, le ciel s’est quasiment vidé de ses avions et la pollution de l’air a chuté, tout comme le bruit des villes. Des canards ont réinvesti des rues de Paris, quand celles de San Francisco voyaient réapparaître quelques coyotes. Qui n’a pas entendu un proche se réjouir de cette « pause » ? D’un retour à la nature qui serait, somme toute, une contrepartie bienvenue à la crise générée par la pandémie de coronavirus. « La pause actuelle donne l’impression d’une rupture dans un cycle et l’occasion de mettre à plat ce qui est utile dans la société et ce qui ne l’est pas », confirme Vincent Bontems, philosophe et chercheur au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Pour le chercheur, ces questionnements sont les « symptômes d’une crise culturelle », notamment autour d’une notion qu’il a beaucoup étudiée : le progrès.

Le progrès nous a-t-il menés trop loin ? Qu’attend-on encore de lui ? Le Larousse le définit comme l’« évolution régulière de l’humanité, de la civilisation vers un but idéal ». Avant le XVIe siècle, le progrès désignait une simple avancée, mais Francis Bacon lui a ajouté une dimension qui ne l’a jamais quitté : l’accumulation de connaissances pour aller vers le meilleur. Qu’il s’agisse du confort, de la santé, la paix, la liberté, la sécurité ou encore la morale. L’idée a de quoi faire rêver. Pourtant ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les chercheurs Etienne Klein et Gérald Bronner ont étudié ses occurrences dans les dis- cours publics français : à partir des années 1980, le terme se fait plus rare pour céder la place à un autre, plus ancien : « l’innovation ». D’après leurs travaux, en 2007, tous les candidats à la présidentielle évoquaient encore la notion de « progrès ». Ce n’est plus le cas en 2012.

« L’innovation est pourtant une conception très dégradée de l’idée de progrès », explique Etienne Klein, philosophe des sciences et égale- ment chercheur au CEA. « Le progrès, c’est accepter de sacrifier son présent personnel au nom des générations futures. Il s’appuie sur l’idée que le temps est notre allié », poursuit-il. A l’inverse, l’innovation est perçue comme une « condition de survie » pour répondre aux défis de l’avenir. C’est le pessimisme grandissant sur l’avenir de l’humanité qui a détrôné l’idée de progrès. Interrogé sur le bilan de la décennie 2010- 2020 qui vient de s’achever, Pierre Dockès, spécialiste de l’histoire de la pensée économique, évoque une « rupture eschatologique » : « Jusqu’à la fin du XXe siècle, malgré des périodes de doutes, on avait tendance à croire que l’âge d’or était devant nous, expliquait-il. Aujourd’hui, on pense que demain sera moins bien et que nos enfants auront moins que nous. »

Le progrès n’a pas fait disparaître les inégalités. Il n’a pas non plus mis à terre les régimes autoritaires. Surtout, il est désormais posé comme « contre la nature », en puisant et épuisant les ressources de la planète dans une fuite en avant sans issue. L’avenir inquiète, au point qu’on ne l’évoque même plus. « L’horizon temporel s’est rétréci, on ne parle plus de 2050 ni de 2100 », note Etienne Klein. Si ce n’est sur d’effrayants graphiques montrant les catastrophes écologiques à venir.

Pour croire de nouveau en notre avenir, il faut revoir notre définition du progrès qui a dérivé au cours de l’histoire, argumente Vincent Bontems : les machines, qui étaient cesées nous faire effectuer autant de tâches avec moins d’énergie et en moins de temps, nous servent en fait à en faire toujours plus, explique-t-il. Le progrès technique doit nous permettre de « décélérer », et non l’inverse, résume le chercheur, s’appuyant sur les travaux du philosophe Gilbert Simondon. Mais d’autres logiques sont entrées en jeu : la compétition, la recherche de puissance et de profit... et le progrès a fini par se confondre avec la croissance économique.

Doit-on alors se réjouir de la décélération brutale imposée par le con- finement, et prôner la décroisance ? Pour Vincent Bontems, cette opposition entre croissance et décroissance est « simpliste ». Le progrès n’est en effet ni le retour au silence et à l’air pur que nous connaissons actuellement, ni l’accumulation continuelle à l’œuvre depuis des décennies. Le « monde d’après » la crise du coronavirus, s’il en émerge un, doit en forger sa propre définition. « Nous savons ce que nous voulons éviter – les épidémies, le changement climatique... –, mais nous ne savons pas ce que nous voulons », résume François Gemenne, chercheur en sciences politiques à l’université de Liège et membre du GIEC, le groupement international d’experts sur le climat. « On a associé le progrès à l’idée de plus, alors que le grand défi est de l’associer à celle de mieux », poursuit-il.

La crise actuelle pourrait nous y aider. « En quelques semaines, elle a modifié notre rapport au futur », salue Etienne Klein, qui note qu’« on n’entend plus les climatosceptiques et collapsologues, car on pense à l’après-crise et non plus à la fin du monde ». Un premier pas vers une vision plus optimiste d’un destin commun qui pourrait profiter à tous

Source : Les Echos 6/05/2020

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On refait le monde*

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Par Eugénie Bastié

« Le choléra nous est arrivé dans un siècle de philanthropie, d’incrédulité, de journaux, d’administration matérielle », note Chateaubriand dans ses Mémoires d’outre-tombe. « Il s’est promené d’un air moqueur, à la clarté du jour, dans un monde tout neuf. » En 1832, on croyait que sous le soleil de la monarchie de Juillet s’épanouiraient enfin les fleurs de la prospérité, l’urbanisation, la révolution scientifique, l’industrialisation. Las, dans le ventre de Paris, le choléra semait la mort comme dans les temps médievaux. En 2020, c’est dans le « nouveau monde » de la « start-up nation » que se promène d’un air malin le coronavirus, obligeant une nation avancée et mo- derne, une puissance mondiale, à recourir à la pratique primitive de la quarantaine généralisée. Libéralisme, alliance des bourgeoisies, saint-simonisme, barricades et maintenant épidémie : décidément, le dernier président de la mondialisation, Emmanuel Mcron, aura eu plus d’un point commun avec le dernier roi de France, Louis-Philippe.

À l’époque du choléra, les ultras favorables à un retour strict de l’Ancien Régime voyaient dans le fléau le doigt de Dieu punissant l’usurpateur, tandis que les républicains en embuscade fustigeaient l’impéritie de la monarchie et plaidaient la cause de l’hygiénisme pour assainir les foyers d’infections qu’étaient les logements insalubres de la capitale. Aujourd’hui, on n’invoque plus la punition divine mais le juste châtiment d’une mondialisation libérale, on ne pointe plus l’insalubrité publique mais le démantèlement de l’État providence. Dans le pays de Descartes et de la tabula rasa, le démon de la théorie se déchaîne. Est-ce parce que la réclusion fait chauffer les imaginations ? Que chacun, enfermé dans son poêle, refait le « monde d’après » à loisir par tribunes interposées, sans que la contradiction ni la conversation ne viennent polir ces échafaudages théoriques ? Ou bien parce que la crise du coronavirus intervient dans une vie des idées déjà extrêmement bouillonnante et clivée ? Reste que jamais dans l’histoire une rupture ne s’est pensée aussi intensément et immédiatement.

Les penseurs carburent. Les utopistes déroulent leurs cités idéales sur les ruines fumantes de l’économie tandis que les déclinistes affirment qu’ils avaient eu raison trop tôt. Certains sont plus modestes. « Oserais-je le dire ? Je ne crois pas que la philosophie nous soit d’aucun secours aujourd’hui », dit par exemple l’essayiste Adèle Van Reeth dans un « tract de crise » chez Gallimard. Dire qu’on ne peut rien dire, reduire toute tentative d’analyse à une manifestation grossière de l’esprit de système est devenu du dernier chic dans certains cercles de pensée. Car si on peut, comme Tocqueville, haïr « ces systèmes absolus, qui font dépendre tous les événements de l’histoire de grandes causes premières se liant les unes aux autres par une chaîne fatale », reste qu’il est dans la nature de l’homme de ne pas se sou- mettre aux caprices du destin et de vouloir sans cesse tirer des leçons de ce qui lui arrive. «Il y a des décennies où rien ne se passe et des semaines où des décennies se produisent », disait Lénine. La crise du coronavirus a été un formidable catalyseur de la vie intellectuelle, accentuant des clivages établis, accélérant des recompositions en cours, convertissant certains cœurs, voyant le retour de vieilles idées émigrés, ou bien la péremption de certaines qu’on croyait nouvelles. Virus de droite, virus de gauche, chacun voit dans la maladie l’aube d’un « monde d’après » redessiné selon ses plans.

(*) le titre est de la rédaction. Le titre originel est Souverainisme, libéralisme ou gauche radicale…Six familles de pensée face au virus.

Source : Le Figaro 06/05/2020

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mardi, 05 mai 2020

Le JOURNAL DE TV LIBERTÉS (MARDI 5 MAI)

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Sans les nationalistes, le jour d’après sera comme celui d'avant.

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Jean-François Touzé, ancien Conseiller régional francilien (FN), est aujourd'hui l'un des principaux responsables nationaux du Parti de la France. Depuis quarante ans, il a été de tous les combats pour la France française et pour la Civilisation européenne... Autant dire que nous en avons été, souvent, côte à côte. 

De plus  depuis quelques mois, plusieurs fois par semaine, il nous éclaire avec talent sur l'actualité en nous donnant son avis sur ce site ainsi que dans la revue Synthèse nationale. Voilà donc sa contribution à notre enquête sur l'"après crise", si toutefois un "après" il doit y avoir.

R.H.

Jean-François Touzé

En ces temps sombres où seule la petite lumière de l’espérance consent à nous être un fanal, grande est la tentation de croire à une automatique inéluctabilité transformatrice du « jour d’après ».

On se souviendra donc avec profit du sage conseil de Pythagore : « n'entretiens pas d'espoirs qui ne peuvent être espérés ».

Tout indique, en effet, que, sans un absolu bouleversement politique qui ne peut être que le fruit de combats militants renforcés, le monde post  COVID-19 qui, au demeurant, sera nécessairement celui de l’avant prochaine crise quelle qu’en soit la nature, ressemblera fraternellement à celui d'avant.

En pire !

Jamais, en effet, le Système ne se réformera de lui-même, sinon il ne serait pas le Système, absolutiste et cupide. Globalisation des échanges, financiarisation de l’économie, désindustrialisation et délocalisations, soumission à l’ordre mondial étoilé, flux migratoires massifs, totalitarisme idéologique des droits de l'homme et de la planète continueront d'être pour l'Occident une tunique de Nessus dévorante. La Chine demeurera l'atelier du monde et, forte de son économie d’État comme de la dictature qu'y pratique le parti communiste, exercera sur le monde, par le chantage industriel et financier mais aussi par le développement de ses capacités militaires, une pression accrue et majeure tandis que l'Europe foudroyée par la crise sanitaire et économique attendra des États-Unis aide et assistance, serrant ainsi elle-même un peu plus les entraves qui l'emprisonnent depuis le traité de Versailles, puis la déferlante américaine de 1945.

Trop heureux de leur très relative « libération », les Français, quant à eux, s’empresseront dès la fin du confinement et au rythme des autorisations progressives que voudra bien, dans sa générosité créatrice, leur accorder le pouvoir, d'oublier leurs angoisses et de mettre de côté leur rancœur. Il en fut ainsi au lendemain de toutes les épidémies que connut notre pays. Comme l’a subtilement montré l’historienne médiéviste Claude Gauvard, la grande peste noire du quatorzième siècle n'eut d'autre conséquence que le renforcement du pouvoir central. Les deux épidémies de choléra de 1832 et 1844 débouchèrent, quant à elles, sur l'empire bourgeois et consumériste de Napoléon III, et la terrible  grippe chinoise faussement nommée espagnole de 1918 et 1919, fut suivie des années folles vitrine jouisseuse de la République de l'affairisme et de la trahison nationale.

Pour la France, tout sera donc « comme avant ». En pire, écrivais-je.

Pire car le régime ayant pris l'habitude du contrôle des populations et constatant les avantages d'une telle emprise, y renoncera d'autant moins qu'il a pu constater combien docilement la population de souche en acceptait les contraintes et la logique.

Pire car l’affreuse récession dans laquelle nous allons entrer plongera notre pays dans les affres d'une crise sociale dont il nous faut commencer à envisager les terribles conséquences : faillites d'entreprises, chômage exponentiel, taxes nouvelles, durée du travail étendu, effondrement du pouvoir d'achat, recours massif aux  soupes populaires, exploitation syndicale de la misère.

Trois scénarios sont alors possibles.

Le premier est, nous l’avons dit, celui d'une pérennisation du Système qui, dès lors qu’auront été enterrées les différentes enquêtes et commissions parlementaires sur la gestion gouvernementale de la crise, initiées «pour la forme » par groupes politiques d'opposition et associations professionnelles ou sociétales, saura trouver, en lui-même, les moyens de sa survie, quitte à opérer quelques aménagements de façade ou à permettre en son sein quelque alternance cosmétique.

Le deuxième est celui d'une prise en main par l’extrême gauche des revendications sociales menant à une situation insurrectionnelle que la poudrière des cités viendra très vite attiser.

Le troisième est celui de la révolution nationale, seule voie pour fonder un État fort, dominant dans ses devoirs régaliens, puissamment identitaire mais fédératif des spécificités provinciales, capable, par une direction politique et économique affirmée de refuser les situations de fait créées par la finance internationale et le mondialisme, intransigeant dans sa vision d’indépendance et sa volonté de retrouver sa place militaire et diplomatique,  mais susceptible d'œuvrer à une union nouvelle  des nations d'Europe.

La réalité de ce scénario ne dépend que de nous. Le peuple ne suivra que si une avant-garde politiquement déterminée le précède.

Le jour d’après doit donc aussi être le jour de l’après découragement et de l'après renoncement qui, ces dernières années, ont endormi les énergies nationales et écarter tant de nos camarades de la lutte. Sortons de notre résignation et de notre torpeur. Et entreprenons !

J’évoquais Pythagore au commencement de mon propos ; qu'il me soit permis pour le conclure de citer Virgile : « L'espoir, il ne faut le placer qu'en nous-mêmes ».

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14:31 Publié dans Notre enquête sur l'après mondialisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Dimanche 10 mai, Fête de Ste Jeanne d'Arc, plusieurs organisations nationalistes appellent à des commémorations restreintes ou virtuelles

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HOMMAGE NATIONALISTE À JEANNE D’ARC :

« NOS FIDÉLITÉS SONT DES CITADELLES »

Suivez Yvan Benedetti en direct sur les réseaux sociaux le 10 mai à 10 h 30 :
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14:31 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Coronavirus : changer de modèle économique ? Pas si vite...

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Par Patrick Artus*

Les intellectuels, les économistes, les hommes politiques évoquent en Europe le passage à un autre modèle économique après la crise du coronavirus, passage qu’une très grande partie des opinions appelle de ses vœux. Il s’agit de s’occuper davantage du long terme, des activités stratégiques, des salariés mal payés mais indispensables, des populations les plus fragiles... Bref, de remédier à de nombreuses anoma- lies du modèle économique de l’Europe soulignées par cette nouvelle crise : la délocalisation de l’industrie du médicament et du matériel médical, le sous-investissement dans le système hospitalier, l’existence de populations fragiles (salariés titulaires de contrats de travail très courts, familles monoparentales...), la dépendance de l’activité économique vis-à-vis de certaines professions pour- tant mal payées, donc peu considérées.

Ces observations renforcent la demande d’une évolution de notre modèle dans quatre directions. D’abord, une plus forte préoccupation pour le long terme, qui impliquerait des dépenses publiques accrues de santé, d’éducation et de formation, de développement des industries du futur, un souci beaucoup plus important pour le climat et l’environnement ; ensuite, la relocalisation des industries et services stratégiques, qui ne sont pas seulement le médicament ou le matériel médical, mais aussi le matériel de télécom, le matériel pour les énergies nouvelles, l’électronique, les services Internet... ; aussi une revalorisation des salaires des professions importantes pour le fonctionnement de la société et de l’économie (enseignants, personnel de santé, salariés de la distribution, de la sécurité, etc.) ; enfin, un effort pour réduire la taille des populations les plus fragiles, par exemple en favorisant les contrats de travail à long terme, ou, c’est souvent évoqué, par l’instauration d’un revenu minimum. Toutes ces évolutions, qui ont un sens du point de vue à la fois de l’efficacité économique et de l’équité, peuvent certainement faire l’objet d’un large consensus en Europe. Mais avant de s’enthousiasmer, il faut se rendre compte qu’il existera de nombreux obstacles à leur mise en place.

Le premier obstacle sera la difficulté pour les Etats européens de financer les dépenses publiques nécessaires. Les déficits publics vont devenir très importants en 2020 avec le recul de l’activité (un déficit public de 7 ou 8 % du PIB pour l’ensemble de la zone euro, ou même plus, va apparaître), et il faudrait ajouter à ces déficits publics de nature cyclique une nouvelle couche de déficits publics structurels, pour financer les dépenses de santé, d’éducation, de soutien des plus bas revenus, de relocalisation, liées à la transition énergétique. Il existe certainement une limite à la capacité d’absorption de dette publique par les marchés financiers, même si la BCE poursuit ses achats de dette et si une partie des déficits publics est mutualisée au niveau européen. Le deuxième obstacle concerne les relocalisations. Certes, on voudrait que l’Europe produise les biens et services stratégiques dont elle a besoin, mais il faut rappeler que le coût de production est deux fois plus élevé dans la zone euro que dans l’ensemble des pays émergents. Se priver complètement des délocalisations vers les pays émergents réduirait de 4 % le pouvoir d’achat des Européens.

Le troisième obstacle vient de l’exigence très élevée de rentabilité du capital pour les actionnaires dans le capitalisme contemporain, 12 % sinon 15 %. Si une entreprise a une exigence aussi forte de rentabilité du capital, cela signifie qu’elle utilise un taux d’actualisation également très élevé pour évaluer les projets d’investissement. Il y a donc une forte contradiction entre une préoccupation accrue pour le long terme et une rentabilité exigée très forte du capital. Enfin, le dernier obstacle résulte de la dégradation de la situation financière des entreprises pendant la crise du coronavirus. La chute des chiffres d’affaires (en moyenne 35 %) conduit à de fortes pertes et à une forte hausse de l’endettement. Or des entreprises endettées, d’une part, vont essayer de réduire leurs investissements (ceux, par exemple, nécessaires pour les relocalisations), d’autre part, vont être réticentes face à de nouvelles contraintes (climatiques, environne- mentales, du marché du travail) ou à la nécessité d’augmenter les rémunérations de certaines catégories de salariés. Dans ce contexte, l’enthousiasme post-crise peut se transformer rapidement en un sentiment d’impuissance.

(*) Patrick Artus est chef économiste et membre du comité exécutif de Natixis. Il est membre du Cercle des économistes.

Source : Les Echos 5/05/2020

12:18 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

lundi, 04 mai 2020

Après l'agression dont il a été victime, Eric Zemmour réagit ce lundi soir sur CNews

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Le JOURNAL DE TV LIBERTÉS (LUNDI 4 MAI)

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SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 OCTOBRE PROCHAINS : TOUS AU "RENDEZ-VOUS BLEU BLANC ROUGE" DE SYNTHÈSE NATIONALE

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16:55 Publié dans 14 - Les 14e Journées de Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

UCHRONIE A LA FRANÇAISE

71371.jpgFranck Buleux 

L’heure est à la préparation du déconfinement, pas au déconfinement lui-même mais à sa préparation. Le pouvoir avance masqué, sans réelle ligne politique.

Si les masques sont en nombre insuffisant, ils sont facultatifs, s’ils sont en nombre suffisant, ils deviennent obligatoires. Tant que les tests seront en nombre insuffisant par rapport au nombre de nos concitoyens, ceux-ci seront facultatifs. C’est la politique de Gribouille mise en place par le président de la République et le premier ministre, assisté du ministre Olivier Véran et du scientifique Jérôme Salomon, l’homme du décompte morbide. La gouvernance n’est donc plus l’art de prévoir, comme l’indiquait Émile de Girardin en 1852, mais de l’empirisme pur et simple. Pour cela, il n’est nul besoin d’élus, il suffit de gestionnaires de stocks, une bonne formation de manager commercial et vous voilà promu ministre de la Santé. Rien de péjoratif ici, bien au contraire, un bon gestionnaire de stocks saura commander (et à qui surtout… et dans quels délais !) lorsque les stocks vont baisser. Un rapport d’équilibre entre les acquis et les besoins, se fondant sur un éventuel déficit sera mis en place.

Avions-nous besoin d’élections pour cela ? Non, d’ailleurs le gouvernement a supprimé (ou reporté) le second tour des élections municipales et les anciennes équipes, même battues dès le premier tour, sont toujours en place. Cela ne gêne personne, même les électeurs. Ce doit être la post-démocratie. Le virus ne serait donc que l’expression post-démocratique de la société. L’élu c’est celui qui passe au « 20 heures » avec Gilles Bouleau.

Je suis dubitatif quant à cette période que nous vivons comme des souris de laboratoire et je me livrerai volontiers à une uchronie très rapide.

Imaginez, politique-fiction, l’espace d’un court instant, la victoire de Marine Le Pen en 2017, pensez-vous sérieusement, ne serait-ce que quelques secondes, que son gouvernement aurait pu mettre en place cette politique privative de libertés (liberté de circulation, liberté de se réunir, liberté d’entreprendre, liberté de travailler, droit de vote…). Si vous répondez par l’affirmative, je pense que vous avez le sens aigu, et inné, de la plaisanterie. Vous m’objecterez, la crise sanitaire est internationale et non circonscrite au territoire national. Certes, mais il aurait suffi à nos penseurs progressistes (qui auraient été dans l’opposition médiatique, soutenus par les journalistes et les organes essentiels de presse, écrite ou numérique), de marteler que la France, du fait de l’élection de Marine Le Pen, a totalement négligé la santé des Français et n’a absolument pas préparé la nation à ce type de crise. De toute façon, c’est un postulat, Marine Le Pen ne prépare jamais rien. Donc, les Français progressistes ne se sentiraient pas dans l’obligation de respecter ce type de restriction de libertés, digne d’un pays totalitaire. Bien entendu, cette dénonciation du pouvoir mariniste aurait contribué au soutien, affiché, aux desperados de banlieues, qui sortent pour contrarier (ou plus…) le régime. Nous aurions eu des défilés dans toutes les grandes villes, Paris aurait pris le leadership de la résistance. Paris en colère, libéré. Nous aurions même eu des embrassades en public sur le thème bien connu : « Le virus ce n’est pas le Covid-19, c’est le pouvoir ! ». Ah, cette liberté à la Clémentine Célarié qui embrassait un homme atteint par le SIDA, en 1994, devant les écrans. Embrassons-nous, Folleville ! Le « vivre ensemble » est supérieur au Covid-19, instrument du pouvoir. Quel message de liberté régnait sur un Paris universel en cette journée printanière.

Enfermer les Français, vous n’y pensez pas ! Oui, j’oubliais, les médias utilisaient, chaque jour, l’expression « enfermement » laissant le porte-parole du gouvernement, Jean Messiha, utiliser celui de confinement. Nous aurions vécu une époque formidable, aurait relevé Reiser, si nous avions vécu ce temps.

Sans doute le nombre de décès liés au Covid-19 aurait-il été plus élevé mais cela aurait été l’unique faute de la majorité, incapable de prévoir. Bref, la continuité du pouvoir aurait été mis à mal par cette crise sanitaire et d’abord, politique.

Cette double crise, au moins car les aspects économiques et sociaux n’auraient pas été absents, aurait forcément déboucher sur la dissolution de l’Assemblée nationale et la victoire des partisans d’Emmanuel Macron. En effet, compte-tenu de son parcours, il apparaît évident que ce potentiel président, battu sur le fil en 2017 (nous sommes en uchronie, rappelez-vous !) aurait bien gérer la crise. Un homme d’affaires, un « banquier » et tellement bien entouré, de Jacques Attali à [l’ancien voyou de casino] Christophe Castaner. Ah, il y eut une belle campagne législative de libération populaire avec ce jeune Alexandre B. qui dirigeait le service d’ordre, jeune Normand (il était « videur » au France, boîte de nuit située à Bernay, au cœur de la Normandie, lorsqu’il était lycéen), promis au ministère de la Jeunesse et des Sports. Une belle équipe de « chamailleurs » !

Le peuple français, lors de ses élections, au milieu du printemps 2020, n’avait qu’une motivation : recouvrer sa liberté d’aller, de venir, de partager entre amis, de voir sa propre famille. Vous vous rendez compte, le gouvernement avait interdit aux enfants de voir leurs vieux parents, enfermés dans les EHPAD. Quelle honte ! Shame on you, criaient, unanimement, les militants opposés au gouvernement. De surcroît, le ministre de l’Intérieur de Marine Le Pen, un certain Nicolas Bay, avait osé mettre en cause les vacances estivales, limitant le périmètre de circulation à une périphérie de 100 kilomètres… Inutile de vous dire qu’une semaine avant l’élection législative anticipée, nous avions un défilé qui hurlant, tous bras ouverts, « Non aux Ausweis ! ». Ah cette liberté perdue… Cela étant, les Français avaient été prévenus, la droite extrême, cela commence toujours par des élections et cela se termine inexorablement vers un enfermement, en attendant l’internement (oui, oui, le ministre de la Santé en parlait, juste avant les élections de libération nationale, pour les malades que l’on aurait pu repérer grâce à leurs téléphones mobiles …). Vous vous rendez compte ? Non, bien évidemment.

Les élections eurent lieu, le chef de l’opposition Emmanuel Macron préférant se réserver à l’élection présidentielle déclina le poste de Premier ministre. Son parti suggéra à la présidente Le Pen de choisir un homme venu de la société civile, professionnel de la médecine, un homme qui aurait à cœur de concilier liberté et sécurité sanitaire. Le professeur Jérôme Salomon fut nommé Premier ministre. Les Français étaient, on les comprend, soulagés.

Source Metainfos cliquez ici

16:18 Publié dans Franck Buleux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

De crise en crises, quelle issue ?

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Voici aujourd'hui le point de vue de notre ami Patrick Parment, directeur du Journal du Chaos et contributeur régulier depuis leur création, en 2006, de notre site et de notre revue. 

Dans sa revue de presse hebdomadaire, Le Journal du Chaos, envoyée gratuitement tous les samedi depuis plus de dix ans à ceux qui en font la demande* et reprise sur notre site, Patrick Parment recense et commente l'actualité de manière pour le moins... non-conformiste.

S.N.

Patrick Parment

Il est extrêmement problématique d’avancer les leçons que tireront nos responsables politiques tant en France qu’en Europe de cette crise provoquée par le coronavirus. Une chose est toutefois certaine, chaque pays européen a réagi en solitaire et en fonction de sa culture face à la pandémie. D’où cette disparité des réactions. Une fois de plus, l’Union européenne a marché en ordre dispersé et a apporté en urgence, la seule et unique réponse qui s’imposait à elle, à savoir monétaire via la Banque centrale européenne.

Là où les choses se compliquent, c’est que ce virus n’a pas seulement mis à mal nos économies, il a aussi impacté la société elle-même. En mettant tout d’un coup plusieurs millions de personnes au chômage et en fragilisant tout le tissu de PMI/PME, c’est le cœur même de notre environnement socio-culturel qui est atteint.

En revanche, c’est bien au sein de nos institutions que l’on peut tirer un certain nombre de conclusions. Politiquement ce gouvernement n’a pas su gérer la crise en ne prenant pas d’emblée la première mesure qui s’imposait au regard de l’exemple chinois, de faire porter un masque à la population afin d’endiguer toute propagation du virus, tout en proposant un ralentissement de la vie économique et sociale aux stricts besoins du pays. Or, il n’en a rien été pour la bonne raison que l’Etat français avait arrêté l’achat massif de masque depuis François Hollande. 

Alors que médecins et soignants font preuve d’un dévouement exemplaire, les défaillances de notre système de santé que ne cessent de dénoncer l’ensemble du corps médical, nous a pété à la figure.  Voici des décennies que l’on traite la santé des Français sur un mode budgétaire et non à partir des réalités humaines. Les hôpitaux qui crient famine sont gérés par des comptables chargés de faire des économies sur tout. Que dire également de notre industrie pharmaceutique qu’on a relégué, pour des raisons de coûts, en Inde et en Chine et dont nous sommes aujourd’hui totalement dépendant.

Dans le même ordre d’idée, on a réduit l’accès aux études de médecine en imposant des quotas, ce qui nous conduit aujourd’hui à une pénurie de médecins. Et le pire est à venir avec le départ à la retraite de toute la génération issue du « baby boom ». Un comble alors que nous avions un excellent système de santé.

Le problème est qu’il en va ainsi depuis que nos gouvernants obéissent tous à la sacro-sainte loi néolibérale qui consiste à tout budgétiser et à satisfaire non plus les populations par une juste répartition des richesses mais enrichir les actionnaires du CAC 40 qui, par ailleurs, arrosent toute la classe politique. C’est tout ce système du capitalisme financier mis en place après 1989 avec la chute du communisme qui est devenu la norme des économies occidentales. Et c’est ainsi que l’Occident – l’Amérique en tête – a fait la fortune de l’Asie et surtout de la Chine, devenue le lumpenprolétariat d’un Occident qui a tout sacrifié au Veau d’Or.

Autre aspect, et non des moindres,  mis en valeur par la pandémie, le sort réservé à nos paysans broyés par la grande distribution. Alors que cette dernière a vu les frontières se fermer, tout le secteur agroalimentaire français a pris le relais pour continuer de nourrir la population. Il est donc temps de mettre fin à un système où c’est le producteur qui paie la facture du distributeur quand ce devrait être l’inverse.

Enfin, parmi les autres domaines relevant également du régalien, on trouve la justice, à l’arrêt et dont le manque de moyens impacte sérieusement un retour à la normale. Mais, ici aussi, ce n’est pas une nouveauté, voici des lustres que magistrats et personnels judiciaire tire la sonnette d’alarme.

Point positif dans cet océan de détresse, le maintien de nos besoins énergétiques grâce à nos centrales nucléaires. Voici qui relativise une fois de plus le discours des écolos de basse-cour.

Dans tous ces domaines - la liste n’est pas exhaustive -, on aimerait espérer que l’Etat français évolue. Sous réserve aussi de réviser le modèle économique dominant qu’est le capitalisme financier en le remettant dans le droit chemin. C’est-à-dire au service des hommes et non des actionnaires. Mais il y a fort à parier que le système va tenter par tous les moyens de remettre la main sur les prérogatives dont il jouissait hier encore. Auquel cas, il faut s’attendre à aller de crise en crise, la révolte des Gilets jaunes sonnant comme les prémisses d’un monde à venir.

* Envoyez votre adresse électronique à l'adresse suivante : lesanars@orange.fr

10:00 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

dimanche, 03 mai 2020

Faudrait savoir : transports publics ou voitures particulières ?

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Pieter KERSTENS

Les automobilistes, nouveaux serfs du 21ème siècle taillables et corvéables à merci, subissent les pires avanies de la part de politicards imbus de leur pouvoir. Téléphoner dans son auto est un délit et entraîne de fortes amendes. Et fumer dans sa voiture ? C’est passible de 20 ans de bagne ? Bientôt… patience !

Que ce soit à Bruxelles, à Madrid ou à Paris, les jours de « SMOG », il est interdit de dépasser les 50 km/h en ville ou les 90 km/h sur autoroute !

De plus, les politicards ont même établi une circulation alternée, en fonction de l’immatriculation (plaques avec numéros pairs ou impairs) lors de « pics de pollution » et inventé une vignette payante « Air Pur » à coller sur votre pare-brise.

Des dizaines de milliers de contraventions donnent lieu à d’innombrables protestations.

Curieusement, la répression ne sévit pas de la même façon dans les Zones de Sécurité Prioritaires à forte densité d’immigrés.    Discrimination ?

Il est temps de mettre un holà à cette dérive des maniaques des pistes cyclables tout azimut, de la gratuité des transports publics, de la suppression des places de stationnement dans les rues ou bien de la transformation de nos avenues et de nos boulevards de liaisons en ruelles de cités du tiers-monde où se bousculeraient des cohortes de miséreux accueillis sous nos cieux

A les écouter, on devrait circuler en trottinettes, en rollers ou en voiture à pédales et abandonner nos voitures au profit des bus, des trams ou du métro (renommés pour leur propreté, leur ponctualité et leur sécurité, tout le monde le sait).

Ça, c’était le discours et le crédo des khmers verts et de leur grande prêtresse venue du froid avant la Saint Valentin. Après, avec l’arrivée de Covid 19, pas de regroupement de 11 personnes. Plus de cohue dans les magasins. Plus de foules dans les cinémas ni de clients dans les restaurants. Interdiction de se promener dans les forêts, sur les plages, dans les parcs ou les jardins publics. Il faut GARDER SES DISTANCES : va falloir réserver sa place dans les bus, les trams, les métros et les trains de banlieue ! ! ! Et les retards vont s’accumuler…

Depuis des semaines les chaînes de fabrication de l’industrie automobile sont à l’arrêt dans la plupart des pays européens et les ventes se sont effondrées de plus de 80%. Ce recul des ventes automobiles influence évidemment les fournisseurs en amont (sidérurgie et sous-traitants) et en aval (garagistes et sociétés liées au secteur). Depuis quelques semaines, les conducteurs roulent moins et y regardent aussi à deux fois avant d’utiliser leur bagnole !

Curieusement, on n’entend guère les Ecolos ou les adeptes de la pédale qui devraient pourtant se réjouir de cette situation, car moins il y a d’autos et moins elles circulent, moins il y a de pollution :  CQFD !   Et bien, pas du tout, ils sont d’une discrétion absolue. Bizarre non ?

NOTRE AUTO ? C’EST NOTRE SECURITE ET NOTRE LIBERTE !

Demandez donc aux mères de famille ce qu’elles en pensent. Si l’utilisation automobile a connu un tel développement au cours des 30 dernières années, c’est bien qu’il existait de bonnes raisons. Depuis 1990, à puissance égale, la voiture consomme et pollue 30% de moins, grâce aux améliorations techniques des moteurs, à l’essence sans plomb et sans soufre et au pot catalytique. En est-il de même aux USA, en Chine, en Inde ou en Afrique ? Ce sont eux les plus gros pollueurs ! Nous n’acceptons pas les affirmations mensongères des ayatollahs écolos et de leurs laquais socialistes, visant à nous culpabiliser.

Pour diminuer les effets de serre ou le rejet de CO2 les Ecolos et les altermondialistes vont-ils mener campagne à Dakar, à Calcutta, à Rio ou à Canton pour empêcher les habitants de s’équiper en motos ou en voitures et à en revenir à l’utilisation du vélo ?

Il faut arrêter de martyriser les conducteurs européens, sous de faux prétextes.

Et pour garantir notre sécurité et préserver notre santé, il faut absolument utiliser sa voiture où nous serons protégés de la contagion des autres et sans risques de contamination comme dans les transports publics. C’est une mesure de bon sens élémentaire, pour garder ses distances !

17:32 Publié dans Les articles de Pieter Kerstens, Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Le krach de 1929 à l’identique, mais avec une explosion monétaire à la clé

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Marc Rousset

Sur l’ensemble du mois d’avril, le Dow Jones s’est apprécié de 11,1 %, le S&P 500 de 12,7 %, les deux indices enregistrant leur meilleure performance mensuelle depuis 1987. Le NASDAQ, lui, a progressé de 15,4 %, son meilleur mois depuis 2000. Les boursiers et les épargnants courent à leur ruine car Wall Street, suite à son premier plongeon spectaculaire du 23 mars 2020, reprend exactement le même chemin de fausse remontée qu’en 1929, qui a conduit à l’abîme ! Depuis le début de l’année 2020, le S&P 500 ne perd plus que 15 % tandis que les actions européennes perdent 10 % de plus.

La plupart des valeurs technologiques américaines restent massivement surévaluées, le meilleur exemple étant Tesla, passé de 260 à 700 dollars, alors que son usine principale californienne est fermée, tout comme ses bureaux de vente. Il a fallu plusieurs tweets de vérité de son patron Elon Musk, estimant que le cours était « trop élevé », pour qu’enfin le cours finisse par chuter, ce vendredi, de 10,30 %.

La santé de Wall Street est toujours aussi insolente avec ses GAFAM surévalués qui font penser à la bulle d’Internet en 2000. L’action Amazon a encore augmenté de 28 % depuis le 1er janvier ; Amazon seul vaut 1.200 milliards de dollars, soit 89 % de la valeur du CAC 40 ! Les actions, malgré la remontée actuelle, sont encore en baisse depuis le début de l’année, mais il ne faut pas oublier la hausse record d’avant le krach. Le ratio préféré de Warren Buffett, valeur marché/PIB, est aujourd’hui de 1,3, ce qui était sa valeur en 2000, lors de l’éclatement de la bulle Internet.

Selon le cabinet FactSet, les entreprises du S&P 500 devraient voir leurs bénéfices reculer de 15,2 % en moyenne au premier trimestre et leurs chiffres d’affaires stagner. Le coup devrait être encore plus dur au deuxième trimestre, suite à un plongeon de 31,9 % des bénéfices et une baisse de 8,2 % du chiffre d’affaires. Le ratio entre le prix des actions des entreprises et leurs bénéfices est donc actuellement plus élevé qu’à mi-février, avant que la pandémie ne frappe de plein fouet l’économie américaine. Il y a toujours un divorce complet entre la cotation des marchés et l’effroyable réalité économique à venir. Il a suffi d’une information discutable sur les vertus du traitement par le remdesivir du labo Gilead, alors qu’une étude chinoise a conclu à son inefficacité totale, pour faire remonter Wall Street le jeudi 30 avril.

Les marchés déboussolés s’en remettent aux banques centrales et croient au pouvoir des mesures gouvernementales ainsi que des tombereaux de fausse monnaie déversés par les banques centrales comme d’autres attendent le Messie.

La vérité, c’est que le krach de 1929 a eu lieu en deux temps : un premier effondrement, entre le 22 octobre 1929 (326,51) et le 13 novembre 1929 (198,69), de -39 %, puis une remontée de quelques mois jusqu’à mars 1930 (294,07), avant une deuxième glissade infernale et sans fin de trois ans jusqu’au 8 juillet 1932, avec un Dow Jones à 41,22 ! Glissade entrecoupée de sept très courtes tentatives avortées de remontée, ce qui, par rapport au cours du 22 octobre 1929, représentait une chute d’environ -90 % (-87,41 %). Autant dire que les rallyes actuels des boursiers et des médias ne peuvent pas être pris pour de saintes vérités. Et bien évidemment, tout comme pour aujourd’hui, le krach de 1929 avait été précédé d’une augmentation spéculative de l’indice Dow Jones, entre janvier 1921 et septembre 1929, de 80 à un maximum de 381,7.

La seule différence, c’est qu’à l’époque, il n’y avait pas de Macron, pas de « QE » infini partout dans le monde. Il n’y avait pas d’hélicoptère monétaire et de théorie monétaire moderne, pas de taux d’intérêt négatifs consistant à être payé pour prendre un crédit, pas de cours du pétrole négatifs. Il n’y avait pas de Banque du Japon achetant sans limite des obligations, soit aujourd’hui 5.296 milliards d’euros, pas de BCE achetant sans limite des obligations pourries ou non, soit aujourd’hui 5.347 milliards d’euros, pas de Fed américaine achetant sans limite des obligations pourries ou non, soit 7.128 milliards d’euros ! C’est la raison pour laquelle la nouvelle crise de 1929 que nous vivons se terminera par une catastrophe économique et boursière, mais avec, en plus, une catastrophe monétaire tout à fait semblable à celle de l’Allemagne en 1923 !

14:38 Publié dans Tribunes de Marc Rousset | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

En attendant le Grand Soir ! La Chine peut dire merci au Covid 19

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La chronique de Michel Malnuit

Même si depuis quelques semaines plusieurs critiques contestent l’attitude de Pékin face au Covid 19 – voire mêmes des attaques l’accusant d’en être à l’origine volontairement ou non –, l’empire du Milieu sort grandi sur le plan politique et économique.

Le pangolin n’aura pas la peau de Pékin. Alors que la plupart des pays touchés par le Covid 19 auraient pu accuser la Chine, aucun ne le fait (à l’exception notoire de Donald Trump) ou alors à demi-mots, usant du plus beau langage diplomatique.

Et si l’empire du Milieu a critiqué sans langue de bois toute critique de son action ou toute allusion à une responsabilité dans la création et/ou la diffusion du virus, il ne peut que se satisfaire de la situation en ce début mai. En effet, les allusions aux mensonges de Pékin sur le nombre de réel de morts sont passées par pertes et profits – idem pour le matériel plus que défectueux envoyé par la Chine –, le confinement à Wuhan érigé en modèle, sans parler des hôpitaux construits en peu de jours.

Quant au fameux laboratoire P4 de Wuhan, ce sont les officiels français qui sont visés au nom d’un complotisme ridicule et incapacitant. Nullement les Chinois qui ont récupéré une technologie en évinçant les partenaires français et en pratiquant l’opacité la plus complète quant à la sécurité de ce laboratoire. Le pire dans cette histoire est que ce laboratoire a pu être construit malgré la mise en garde répétée de nos services de renseignement. Mais est-ce étonnant de la part de ministres, diplomates, chefs d’entreprises capables de se vendre au plus offrant ? La souveraineté française est depuis des décennies un paillasson sur lequel le monde entier essuie ses pieds crottés.

Mieux encore pour Pékin, la Chine apparaît désormais comme le sauveur indispensable. Notamment en Europe, France incluse. Malgré les effets d’annonce et les beaux discours, il n’y aura pas à court et moyen terme de relocalisation des industries textile set pharmaceutiques. L’appareil de production étant quasi inexistant et ne pouvant pas répondre aux demandes, la Chine – tout comme l’Inde – continuera d’être l’atelier du monde, et donc engranger nos devises pour se constituer un trésor utile pour acheter technologies, industries, terres agricoles, et même les hommes.

Ensuite, l’absence de solidarité au sein de l’Union européenne, principalement de l’Allemagne à l’égard de l’Italie, fait que Rome se jette dans les bras de Pékin, renforçant ainsi son rôle de porte d’entrée de la Chine en Europe. Il est en de même depuis des années pour la Grèce qui lâchée par l’Allemagne et Bruxelles a accepté de donner son port du Pirée à la Chine.

La Chine, qui pratique plus que jamais une forme de supplice avec délice s’agissant de la production et de l’envoi de masques, a donc les coudées franches pour de l’Europe une sorte de colonie. Après la Sinafrique, la Sineurope. Et ce pour se venger des guerres de l’opium et autres conflits au XIXe siècle où les puissances de l’Europe avaient mis à mal l’empire du milieu, notamment par le biais des concessions.

L’Europe n’est donc pas près de sortit de la léthargie cotonneuse qui mène droit à la mort

14:32 Publié dans Michel Malnuit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

AVEC LE CONFINEMENT, TOUT FOUT LE CAMP

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Nous publions ce dimanche la seconde partie de la contribution de Pieter Kerstens à notre enquête sur l'après crise... Pour lire la première partie cliquez ici

S.N.

Pieter Kerstens

Avec une parfaite synchronisation, la grande majorité des gouvernements occidentaux, et les européens en particulier, ont imposé un confinement (réelle assignation à résidence) à leurs peuples, sous prétexte de ralentir l’épidémie de Covid-19.

Aucun responsable politique, aucune sommité médicale ni scientifique renommée n’a fait appel au devoir de mémoire indispensable, pour évoquer les épidémies précédentes bien plus mortelles que celle que nous vivons et qui jusqu’à maintenant n’a pas fait exploser le nombre mensuel de décès en France (57.000 en moyenne ces 5 dernières années). En décembre 1969 et en janvier 1970, l’épidémie de H1N1 avait entraîné la mort de 32.000 personnes (souvent très âgées en souffrant d’autres pathologies), sans pour cela que les ministres, le Président ou les médias n’expriment la moindre émotion ou ne s’adressent aux Français pour disserter sur un score journalier des ravages de la maladie.

Emotivité et pleurnicheries sont les deux mamelles de l’Europe hédoniste

Selon l’allocution du docteur Micron, le 13 avril dernier, nous allons vers « des jours meilleurs et des jours heureux ».Cet oracle du mondialisme à visage humain tente, malgré des constats alarmants, de réanimer la confiance de la population, après les cafouillages, les mensonges et l’impréparation de l’administration face à cette épidémie connue de la sphère sanitaire mondiale depuis le début décembre 2019.

Pourquoi une quarantaine stricte pour les malades contaminés n’a-t-elle pas été mise en place ?

Pourquoi le prétendu « Conseil Scientifique » nommé par le docteur Micron n’a-t-il pas imposé des tests de dépistages généralisé ?

Pourquoi le Ministre de la Santé et ses homologues n’ont-ils pas autorisé le port d’un masque pour tous ?

Pourquoi avoir imposé un confinement à domicile à l’ensemble de la population saine et non pas une quarantaine pour les gens malades ?

En réalité, cette stratégie de réclusion à domicile n’a été décidée que pour masquer l’imprévoyance, l’incapacité et l’incompétence des chefs d’Etat et de Gouvernement face à une pénurie de masques de protection, de tests de dépistage pour les malades et le manque d’installations hospitalières et d’appareils respiratoires dans la plupart des pays.

En isolant les forces vives de la Nation, les travailleurs, le docteur Micron et ses charlatans ont mis l’économie française à l’arrêt, (24.376 décès au 30/04) tout comme ailleurs en Italie (27.967 morts) en Espagne (24.541 morts) ou en Belgique (7.594 morts) alors qu’au Japon (130 millions d’habitants) il y a seulement 466 morts à la date du 30 avril, à Taïwan (24 millions d’habitants) 6 morts, en Corée du Sud (53 millions d’habitants) 248 morts et en Suède (11 millions d’habitants) 2.653 morts, pays qui n’ont pas stoppé leurs activités et permis une vie quotidienne normale.

L’Allemagne, peuplée de 88 millions de personnes n’a eu que 6.600 décès, sans confinement, soit 4 fois moins que les Italiens qui ne sont que 60 millions !

Comment la Belgique qui compte 11 millions de personnes a-t-elle 30 fois plus de morts qu’en Corée où la population est 5 fois plus nombreuse et où il n’y avait aucune interdiction de circuler ?

Pourquoi en France y-a-il eu 52 fois plus de décès qu’au Japon qui totalise 2 fois plus d’habitants, non confinés ?

Les euro-mondialistes aux manettes de nos pays vont devoir quand même s’expliquer et rendre des comptes pour les décisions imbéciles qui très certainement vont nous entraîner vers le chaos, décisions dictées par la crainte d’affronter le nombre de décès, d’annoncer la venue de la mort pour certains et la responsabilité d’un bilan mortuaire important pour les vieillards au terme de leur existence.

Nous devons tous disparaître un jour et personne ne peut nier que « dès que nous sommes sortis du ventre de notre mère, nous sommes condamnés à mort ! »

Les Américains confrontés aux difficultés

L’arrêt brutal des économies dans la plupart des pays européens et une grande partie du monde conduira certainement à une récession et un recul du Produit Intérieur Brut (PIB) d’au moins 10%.

Cette récession nous mènera vers un appauvrissement des peuples et les plus démunis d’entre nous connaitront une misère durable, malgré les différentes promesses d’aides, de subventions, de prêts à taux zéro, des reports de taxes et impôts, de dons divers ou de bons alimentaires.

Pour s’en rendre compte, le site américains « us.debt.clock.org » nous informe en temps réel de statistiques économiques et financières très instructives.

Entre le 6 et le 30 avril, la dette publique des USA est passée de 23.844 milliards de dollars à 24.863 milliards, soit 1.019 milliards en 3 semaines !

Le nombre d’actifs américains qui était de 158 millions de personnes en 2000 est descendu à 156 millions le 6 avril et seulement à 128 millions le 30 avril 2020.

Les sans-emplois se chiffraient à 14 millions le 6 avril et ont augmenté à 39 millions le 30 avril.

Quant aux inactifs qui étaient 81 millions en 2000, ils sont passés à 89 millions le 6 avril pour culminer à 112 millions le 30 avril.

Pour parvenir à rendre l’Amérique à nouveau « Grande », le Président Trump à fait fonctionner la planche à billets nuit et jour, depuis fin 2016, réduisant les impôts, vitaminant la Bourse, favorisant les pétroliers et promettant la lune aux crédules et aux naïfs. Son bilan est un réel fiasco qui se chiffera en milliers de milliards de dollars de dettes, payables par les générations futures.

Un choc pétrolier qui va accentuer la crise économique en préparation

Invité surprise au bal du Covid-19, le chaos pétrolier créé par l’Arabie Saoudite, a mené le prix du baril de pétrole en territoire négatif et à des cotations intenables pour les pétroliers de l’Amérique du Nord. En moyenne le baril de pétrole américain (WTI) valait 86 dollars en 2017 ; puis 68 dollars début 2020 ; on le retrouve à 50 dollars fin février, puis 36 dollars le 11 mars et 20 dollars le 18 mars. Le 30 avril 2020 il cote encore 17 dollars, prix non rentable pour le pétrole et le gaz de schiste qui impose une cotation au-delà de 50 dollars le baril.

Il faut donc s’attendre à une kyrielle de faillites dans ce secteur (et aussi en amont pour les multiples sous-traitants) dans les semaines à venir et par conséquence à de graves difficultés pour l’économie américaine.

A titre de comparaison, le pétrole de la mer du Nord (le Brent) cotait plus de 75 dollars début 2020, puis 36 dollars le 11 mars et 25 dollars ce 30 avril 2020.

Ces cotations obéissent bien évidemment à la loi de l’offre et de la demande.

Fin 2019 l’économie mondiale présentait déjà des signes de faiblesse, la production pétrolière était excédentaire vers la fin de l’année. Les mesures de réclusion à domicile prises en Chine ont amené un fort ralentissement de l’industrie et des services de l’Empire du Milieu, au plus grand bénéfice du Viet-Nam, nouveau sous-traitant des consortiums chinois, où aucune restriction n’a été appliquée. La consommation mondiale a chuté de 30% pour atteindre environ 100 millions de barils par jour, alors que la production actuelle serait d’environ 120 millions barils /jour et que les pays producteurs de pétrole doivent réduire leur débit de 10 millions de barils.

Il est probable que les consommateurs, et/ou les utilisateurs de pétrole brut et raffiné, puissent encore bénéficier de baisses des prix dans les semaines à venir, ce qui améliorera aussi les balances commerciales des pays importateurs. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Mais si l’on est cloîtré chez soi, on n’utilise pas sa voiture et le réservoir ne se vide pas ! Cette situation pourrait avoir une prolongation dans les mois à venir si la liberté d’aller et venir et celle de travailler dans tous les secteurs économiques (hôtels, restaurants, dancings, bars, cinémas, stades, salles de spectacles, ou multiples festivals) n’était pas rétablie. Limiter les trajets à 100kms n’a pas de justification sanitaire et interdire les plages et les montagnes va nous priver d’un « ballon d’oxygène ».

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10:43 Publié dans Notre enquête sur l'après mondialisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

LUNDI 4 MAI, JEAN-GILLES MALLIARAKIS INVITÉ DE L'ACADÉMIE EUROPE

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10:34 Publié dans Gabriele Adinolfi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Covid-19 et Chinoiseries ou comment se présenter en sauveur !

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Bernard Plouvier

Nul ne l’ignore, la 3e épidémie de coronavirose, devenue pandémie (assez peu meurtrière pour l’instant : 7% de morts sur un peu moins de 3,4 millions de cas répertoriés et traités), nous vient de l’ex-Céleste Empire.

En bonne logique, la République communiste-capitaliste de Chine devrait être mise au ban de la politique internationale pour plusieurs excellentes raisons.

D’abord, par l’absence d’hygiène régnant dans ses campagnes et villes arriérées, d’où nous viennent des épidémies. C’est le devoir d’un État moderne que d’assurer l’hygiène partout dans le territoire du pays. Ce fut réalisé en Occident, de 1880 à 1960. Aux Chinois de démontrer qu’ils sont capables de faire entrer leurs recoins les plus attardés dans le XXe siècle, avant de prétendre diriger quoi que ce soit dans notre XXIe siècle.

Ensuite, parce que la Chine ne respecte pas – ou très mal – la législation internationale sur les brevets de fabrication et de commercialisation, et parce que son économie de copiage sans vergogne des inventions occidentales lui permet d’exporter des produits de très médiocre qualité, fabriqués à la chaîne par des ouvriers sous-payés... en quelque sorte, une économie assez proche de l’esclavagisme.

En outre, les cadres de la République populaire de Chine sont fortement corrompus, fonctionnant comme une mafia cynique et brutale.

Après avoir exporté ses virus (comme autrefois le Yersinia pestis), le gouvernement chinois a singé les bons Samaritains, en « conseillant » aux bonzes de l’OMS – dont l’incompétence a toujours fait la joie des médecins occidentaux – un « Confinement pour tous »... d’où elle ne pouvait que sortir la première, grâce à ses trucages statistiques.

En outre, en une période où la Chine communiste-capitaliste était en train de perdre sa guerre commerciale face à un Donald Trump en très grande  forme, ce confinement imposé à l’Occident lui permettait non seulement de prendre de l’avance, mais aussi de générer un énorme chômage aux USA, certes temporaire, mais capable de briser l’image de marque du très bon Président Trump, avec l’aide de la presse cosmopolite et globalo-mondialiste, ethniquement très typée, capable de proférer tous les mensonges pour abattre un nationaliste.

En une période où les Occidentaux ouvrent enfin les yeux sur l’immense péril que leur fait courir la très stupide désindustrialisation des USA et des États d’Europe occidentale et scandinave, voulue par les spéculateurs de la mondialisation, l’économie chinoise devrait repartir en première position et inonder l’Occident de sa pacotille bradée à prix défiant toute concurrence, grâce à l’exploitation de son milliard d’ilotes sous-payés et dépourvus d’une protection sociale de qualité, grâce aussi à sa politique de copie à bon marché des excellents produits occidentaux.

Pour l’heure, les honorables Chinois exportent des milliards de « masques » qui sont au-dessous du médiocre et vont les donner, à des centaines de millions d’exemplaires, aux gouvernements d’Afrique pour mieux se positionner dans l’exploitation des richesses de cet énorme continent.

Les Chinois ne s’associent pas aux crétins d’Occident dans la politique illégale – car nul, et notamment pas Macron, n’a demandé l’avis des nations créditrices – de remise de la Dette des États africains, dont la quasi-totalité des gouvernants sont eux aussi des mafieux. Mais les Chinois, avec la complicité de l’OMS, vont se présenter en « sauveurs de l’Afrique », par le don de « masques » inopérants. 

Et le pire, dans cette triste affaire, sera d’entendre des clowns et des imbéciles vanter, en Occident, la « charité » des Chinois, alors qu’il faudrait profiter de cette pandémie pour réindustrialiser massivement l’Occident et mettre la Chine au ban des États, pour cause de gangstérisme économique et de politique sanitaire désastreuse, laissant se développer des épidémies, par manque d’hygiène de l’énorme frange arriérée de sa pléthorique population.

En bonne logique, il incombe aux Occidentaux de tirer les leçons des catastrophes de la globalo-mondialisation et du stupide partenariat avec des individus malhonnêtes, menteurs et tricheurs.

Il faut se débarrasser de la lubie du « Gouvernement Planétaire unique », qui n’est rien d’autre que d’offrir le vrai pouvoir aux maîtres de l’économie globale. Il importe avant tout de se débarrasser de la niaise propagande mondialiste, imposée par des spéculateurs cyniques.

Il faut secouer l’arrogance des gouvernants chinois et leur rappeler que, sans la technicité occidentale, ils ne seraient rien d’autre que des fossiles de l’inefficacité maoïste. Il ne faut pas non plus oublier que la Chine est durement concurrencée par la sidérurgie et l’électronique indiennes, par l’Indonésie, les Philippines et l’Indochine pour la commercialisation de textiles bas de gamme. Enfin, les classes moyennes des grandes villes chinoises aspirent à un minimum de liberté d’expression et on peut raisonnablement s’attendre à des révoltes, voire à une révolution antitotalitaire.

Les Occidentaux doivent amorcer une saine réflexion, puis agir vite et de façon impitoyable. Ils ne doivent plus être les clients de hautains Chinois plagiaires et esclavagistes, pas plus qu’ils ne doivent se comporter en larbins des roitelets mahométans du pétrole, qui ont profité de l’aubaine pour tenter de ruiner l’industrie pétrolière occidentale.

Une réflexion saine doit partir d’indéniables réalités. C’est en Occident qu’est née la vie moderne. Le Tiers-Monde n’a fait que copier, imiter – et pas toujours bien -, puis nous a exporté des dizaines de millions d’êtres humains de qualité très variable et parfois plus que discutable... en plus de nous avoir généreusement fait don de quelques épidémies (vérole, peste, choléra, parasitoses, SIDA et autres fièvres exotiques).

L’Occident, étendu des USA à l’énorme Russie, peut-il vivre en quasi-autarcie, pour tout ce que l’on peut raisonnablement produire ? Bien sûr ! Et cela n’empêchera nullement d’exporter nos produits, en évitant toutefois de vendre le haut de gamme de notre technicité, qui peut être imité par d’habiles contrefacteurs.        

10:26 Publié dans Tribune de Bernard Plouvier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

samedi, 02 mai 2020

CIVITAS devant le Conseil d’Etat pour rendre la Messe aux catholiques

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Un communiqué d'Alain Escada, président de CIVITAS :

Ce 1er mai 2020, cet après-midi, CIVITAS a déposé une requête en référé liberté par devant le Conseil d’Etat contre l’article 8 du décret 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Pour rappel, cet article 8 du décret 2020-293 interdit l’accueil du public et par conséquent le culte public dans les lieux de culte à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de vingt personnes.

En conséquence, les catholiques n’ont accès à la Sainte Messe dans les églises de France que pour les enterrements. Ils sont privés de l’accès aux sacrements indispensables à leur vie spirituelle et religieuse.

CIVITAS lance cette action devant le Conseil d’Etat pour rendre aux catholiques la liberté fondamentale d’exercer leur culte public.

Pour ce faire, il a été déposé une requête par laquelle CIVITAS demande au juge des référés du Conseil d’Etat , sur le fondement de l’article L.521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au Premier ministre : 1) à titre principal d’abroger l’article 8 alinéa IV du décret n°2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire et d’autoriser le culte public en édictant les actes règlementaires, circulaires et lignes directrices nécessaires à cet effet, et ce sur le plan national ; à titre subsidiaire, d’abroger l’article 8 alinéa IV de ce même décret et d’autoriser le culte public en édictant les actes règlementaires, circulaires et lignes directrices nécessaires à cet effet, et ce dans les départements du Bas-Rhin, Haut-Rhin, de la Moselle et de la collectivité territoriale de la Guyane ; 2) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4.000 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Cette action a été dénommée “Opération Saint Georges”.

CIVITAS rappelle que les ministres du culte sont investis des pouvoirs de police de l’église et de culte par le Titre V de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat. Ces pouvoirs de police, reconnus à maintes reprises par le Conseil d’Etat, permettent sur le plan juridique aux prêtres d’imposer aux fidèles, dans les églises et chapelles, les mesures de distanciation sociale et autres mesures sanitaires proportionnées à l’épidémie.

CIVITAS dénonce la logique du Gouvernement visant à détruire la pratique religieuse et l'assistance régulière à la Sainte Messe. Le Covid-19 ne s’attrape pas plus facilement dans une église que dans une file à l’entrée ou à la caisse d’un supermarché.

Le Conseil d’Etat a désigné :
- le Premier ministre et le Ministère des Solidarités et de la Santé comme défendeurs
- le défenseur des droits comme observateur

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Le capitalisme face à l’incertitude radicale du monde

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Par Giles Laferté*

Du manque de masques et de tests à l’annonce d’un déconfinement chaoti­que, un sentiment d’im­provisation a traversé nos sociétés, qui contraste avec l’exercice classique d’un pou­ voir dont l’autorité sociale repose justement sur la préparation de l’avenir. Comme un adolescent qui se pense immortel, pourquoi l’Occident n’a­-t­-il cru à cette crise annocée que face au mur ?

A mesure de l’étendue de la crise, les populations en voudront tou­jours plus à leurs dirigeants, les sanctionnant politiquement le jour venu. Et nous devrons proba­blement vivre des conséquences ju­diciaires vengeresses. Les oppositions politiques de chaque gouver­nement en feront leur miel. Mais il semble un peu court de résoudre par ce jeu démocratique notre difficulté collective. Tous auraient probablement failli. La diffi­culté des démocraties occidentales est générale. Au-­delà des erreurs per­sonnelles de tel ou tel dirigeant, les explications sont plus fondamenta­les et sans doute multiples.

L’une d’elles pourrait être inscrite dans l’esprit même d’un moment du capitalisme. Il est sans doute révéla­teur que les plus capitalistes des dirigeants, Donald Trump et Jair Bolsonaro, ont le plus longtemps possi­ble nié la catastrophe qui s’annonçait – notons que ce sont les mêmes qui sont climatosceptiques et n’y croi­ront probablement que lorsqu’il sera trop tard – comme si, par autoconvic­tion, ils avaient le pouvoir de gar­der l’avenir prédictible et sous leur contrôle. Longtemps, une telle crise est demeurée pour beaucoup impen­sable. Une fois admis ce qui s’avan­çait, Donald Trump a alors été clair : « On n’arrête pas le capitalisme. » Cette phrase interpelle pour qui s’intéresse au processus historique.

Trop de personnes, de projets, d’en­ treprises sont engagés dans l’avenir par la dette pour que les possibles prévus n’adviennent pas. Le remède serait pire que le mal ! La perte de contrôle produit une catastrophe économique et sociale qui sidère gouvernants et population. Et la réponse est sans doute en partie là, dans la capacité du capitalisme à se convaincre, en s’appuyant sur le « sa­voir médical » et sur l’Etat notam­ment, qu’il peut réduire l’incertitude radicale du monde en construisant une société prédictible et certifiée, capable de gérer son risque.

Capitalisme autoréalisateur

Concernant la santé, cela se lit dans les questionnaires que nous rem­ plissons auprès des assureurs au moment de demander un prêt. Informé du risque global du groupe dans lequel est catégorisé le client et lui affectant ainsi une probabilité de décès, il suffit d’appliquer un prix plus élevé à la mesure du risque de ce groupe pour produire un avenir assuré. La santé est une variable prévisible à l’échelle collective. Des business plans au credit scoring, des études de marché au bilan des entre­ prises, du tracking au marketing automatisé, tout conduit à certifier l’information économique et à réduire les incertitudes pour les transformer en risque optimisé par catégorie de personnes, d’entre­ prises, de marchés.

Ces catégories sont produites à la fois par les données statistiques mises en série, toujours ré­affinées par les big data, qui valent de l’or puisqu’ils enregistrent nos compor­tements et prédisent l’avenir proba­bilisé, et par les certifications délivrées par les institutions au premier rang desquelles l’Etat, grâce à l’appa­reil scolaire (les diplômes) ou les impôts (les déclarations fiscales, les états matrimoniaux et actes de naissance...), et les employeurs (feuilles de salaire).

Cette profusion de données ren­force une société capitaliste qui contrôle et se rêve autoréalisatrice et reproductive. La banque, comme gardienne du futur probabilisé de la société salariale et entrepreneu­riale, accordera ou non un prêt selon le profil social et médical et selon la nature des activités envisagées. Endettons­-nous, consommons, inves­tissons, puisque l’avenir aux possi­bles finis est assuré.

L’orgueil de l’Occident

La crise de 2008 avait été décrite comme une crise de ce modèle pro­babiliste. Le choc était interne à la finance qui, en somme, avait péché par mécompréhension des mécani­ques comportementales et indivi­duelles qui s’agrègent pour former un mouvement collectif, une ques­tion effectivement redoutable pour les sciences sociales. Le passé qui se reproduit est en effet l’idéal de l’ave­nir capitaliste. En 2008, les banques avaient failli à garantir l’avenir, mais l’Etat était venu le ré­assurer. Les failles de notre esprit de calcul maximisateur ont été colmatées, et nous avons continué collectivement à penser que l’incertitude majeure était sous contrôle.

Même quand le tonnerre a grondé en Chine, même informés des dan­gers, nous avons encore cru qu’une crise de cette ampleur ne pouvait nous atteindre. L’orgueil des sociétés occidentales assurées sur l’avenir produit la sidération actuelle de se voir confinés dans une économie qu’il a pourtant bien fallu arrêter. Et, là encore, les Etats des économies dominantes du monde entier se précipitent pour annoncer des plans de relance et tenir des discours rassurants. Nous serons bientôt de nouveau sauvés.

Une résistance cognitive s’est instal­lée dans nos esprits, convaincus que le progrès scientifique et social avait éradiqué les grandes incertitudes collectives. Comme si le risque n’était désormais plus qu’individuel, risque que les banquiers nomment mala­ droitement les « accidents de la vie ». Cette croyance probabiliste pèche par son positivisme et par sa lecture individualiste des comportements sociaux. L’avenir n’est pas un monde fini des possibles connus, et le capitalisme peine à le penser comme une interaction collective entre nous et notre environnement. Le capita­lisme contemporain semble tourner comme ce hamster prisonnier de sa roue du temps répétitif.

La crise actuelle sonne comme un ultime avertissement pour les crises majeures du 21e  siècle qui s’annon­cent : les sociétés occidentales ne peuvent se laisser prédire l’avenir par ceux-­là même qui ont intérêt à ce qu’il se répète, au risque de nous entraîner collectivement dans le mur des possibles non probabilisés, et pourtant les plus probables.

(*) Gilles Laferté est directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.

Source Le Monde 03/05/2020

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Journal du chaos

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LES GRANDS EMMERDEMENTS DU CONFINEMENT

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Cette fin de semaine, dans le cadre de notre grande enquête sur "l'après crise", nous vous proposons, en deux parties, la contribution de Pieter Kerstens.

Depuis le lancement de la revue Synthèse nationale, à l'automne 2006, Pieter Kerstens tient la chronique économique et, généralement, ses articles annoncent avec précision ce qui va se passer... Alors, devin le Belge ? N'allons pas chercher midi à 14 h... Ses sources d'inspiration sont beaucoup plus simples. Polyglotte en bon Bruxellois qu'il est, Pieter décortique chaque jour avec son regard critique de militant accompli les grands titres de la presse européenne. Celle-ci étant beaucoup plus disserte que notre presse hexagonale trop souvent alignée sur les poncifs de l'idéologie dominante.

Ainsi, en septembre 2008, il avait annoncé avant tout le monde la crise. Pour s'en convaincre, il suffit de consulter notre numéro du mois de juin précédent. Beaucoup refusèrent de le croire mais, très vite, les faits lui donnèrent raison. Un livre reprenant ses articles de l'époque est d'ailleurs toujours en vente aujourd'hui, vous pouvez vous le procurer en cliquant ici

Voici donc la première partie de sa contribution. La seconde sera en ligne demain dimanche.

S.N

Pieter Kerstens

Avec une parfaite synchronisation, la grande majorité des gouvernements occidentaux, et les européens en particulier, ont imposé un confinement (réelle assignation à résidence) à leurs peuples, sous prétexte de ralentir l’épidémie de Covid-19.

Aucun responsable politique, aucune sommité médicale ni scientifique renommée n’a fait appel au devoir de mémoire indispensable, pour évoquer les épidémies précédentes bien plus mortelles que celle que nous vivons et qui jusqu’à maintenant n’a pas fait exploser le nombre mensuel de décès en France (57.000 en moyenne ces 5 dernières années). En décembre 1969 et en janvier 1970, l’épidémie de H1N1 avait entraîné la mort de 32.000 personnes (souvent très âgées en souffrant d’autres pathologies), sans pour cela que les ministres, le Président ou les médias n’expriment la moindre émotion ou ne s’adressent aux Français pour disserter sur un score journalier des ravages de la maladie.

Emotivité et pleurnicheries sont les deux mamelles de l’Europe hédoniste

Selon l’allocution du docteur Micron, le 13 avril dernier, nous allons vers « des jours meilleurs et des jours heureux ».Cet oracle du mondialisme à visage humain tente, malgré des constats alarmants, de réanimer la confiance de la population, après les cafouillages, les mensonges et l’impréparation de l’administration face à cette épidémie connue de la sphère sanitaire mondiale depuis le début décembre 2019.

Pourquoi une quarantaine stricte pour les malades contaminés n’a-t-elle pas été mise en place ?

Pourquoi le prétendu « Conseil Scientifique » nommé par le docteur Micron n’a-t-il pas imposé des tests de dépistages généralisé ?

Pourquoi le Ministre de la Santé et ses homologues n’ont-ils pas autorisé le port d’un masque pour tous ?

Pourquoi avoir imposé une réclusion à domicile à l’ensemble de la population saine et non pas en priorité pour les gens malades ?

En réalité, cette stratégie de réclusion à domicile n’a été décidée que pour masquer l’imprévoyance, l’incapacité et l’incompétence des chefs d’Etat et de Gouvernement face à une pénurie de masques de protection, de tests de dépistage pour les malades et le manque d’installations hospitalières et d’appareils respiratoires dans la plupart des pays.

En isolant les forces vives de la Nation, les travailleurs, le docteur Micron et ses charlatans ont mis l’économie française à l’arrêt, (20.796 décès au 21/04) tout comme ailleurs en Italie (24.114 morts) en Espagne (21.282 morts) ou en Belgique (5.828 morts) alors qu’au Japon (130 millions d’habitants) et seulement 210 morts à la date du 21 avril, à Taïwan (24 millions d’habitants) 9 morts, en Corée du Sud (53 millions d’habitants) et 238 morts, en Suède (11 millions d’habitants) et 1.765 morts, ces pays n’ont pas stoppé leurs activités et permis une vie quotidienne normale.

L’Allemagne, peuplée de 88 millions de personnes n’a eu que 4.862 décès, sans confinement, soit 5 fois moins que les Italiens qui ne sont que 60 millions !

Comment la Belgique qui compte 11 millions de personnes a-t-elle 25 fois plus de morts qu’en Corée où la population est 5 fois plus nombreuse et où il n’y avait aucune interdiction de circuler ?

Pourquoi en France y-a-il eu 100 fois plus de décès qu’au Japon qui totalise 2 fois plus d’habitants, non confinés ?

Les euro-mondialistes aux manettes de nos pays vont devoir quand même s’expliquer et rendre des comptes pour les décisions imbéciles qui très certainement vont nous entraîner vers le chaos, décisions dictées par la crainte d’affronter le nombre de décès, d’annoncer la venue de la mort pour certains et la responsabilité d’un bilan mortuaire important pour les vieillards au terme de leur existence.

Nous devons tous disparaître un jour et personne ne peut nier que « dès que nous sommes sortis du ventre de notre mère, nous sommes condamnés à mort ! »

Les Américains confrontés aux difficultés

L’arrêt brutal des économies dans la plupart des pays européens et une grande partie du monde conduira certainement à une récession et un recul du Produit Intérieur Brut (PIB) d’au moins 10%.

Cette récession nous mènera vers un appauvrissement des peuples et les plus démunis d’entre nous connaitront une misère durable, malgré les différentes promesses d’aides, de subventions, de prêts à taux zéro, des reports de taxes et impôts ou de dons divers.

Pour s’en rendre compte, le site américains « us.debt.clock.org » nous informe en temps réel de statistiques économiques et financières très instructives.

Entre le 6 et le 22 avril, la dette publique des USA est passée de 23.844 milliards de dollars à 24.484 milliards, soit 640 milliards en 2 semaines !

Le nombre d’actifs américains qui était de 158 millions de personnes en 2000 est descendu à 156 millions le 6 avril et à seulement  136 millions le 22 avril 2020.

Les sans-emplois se chiffraient à 14 millions le 6 avril et ont augmenté à 32 millions le 22 avril.

Quant aux inactifs qui étaient 81 millions en 2000, ils sont passés à 89 millions le 6 avril pour culminer à 104 millions le 22 avril.

Pour parvenir à rendre l’Amérique à nouveau « Grande », le Président Trump à fait fonctionner la planche à billets nuit et jour, depuis fin 2016, réduisant les impôts, vitaminant la Bourse, cajolant les pétroliers et promettant la lune aux crédules et aux naïfs. Son bilan est un réel fiasco qui se chiffera en milliers de milliards de dollars de dettes, payables par les générations futures.

Un choc pétrolier qui va accentuer la crise économique en préparation

Invité surprise au bal du Covid-19, un chaos pétrolier créé par l’Arabie Saoudite, a mené le prix du baril de pétrole en territoire négatif et à des cotations intenables pour les pétroliers de l’Amérique du Nord. En moyenne le baril de pétrole américain (WTI) valait 86 dollars en 2017 ; puis 68 dollars début 2020 ; on le retrouve à 50 dollars fin février, puis 36 dollars le 11 mars et 20 dollars le 18 mars. Le 22 avril 2020 il cote encore 14 dollars, prix non rentable pour le pétrole et le gaz de schiste qui impose une cotation au-delà de 50 dollars le baril.

Il faut donc s’attendre à une kyrielle de faillites dans ce secteur (et aussi en amont pour les multiples sous-traitants) dans les semaines à venir et par conséquence à de graves difficultés pour l’économie américaine.

A titre de comparaison, le pétrole de la mer du Nord (le Brent) cotait plus de 75 dollars début 2020, puis 36 dollars le 11 mars, 25 dollars le 23 mars et 20 dollars ce 22 avril 2020.

Ces cotations obéissent bien évidemment à la loi de l’offre et de la demande. Fin 2019 l’économie mondiale présentait déjà des signes de faiblesse, la production pétrolière était excédentaire vers la fin de l’année. Les mesures de réclusion à domicile prises en Chine ont amené un fort ralentissement de l’industrie et des services de l’Empire du Milieu, au plus grand bénéfice du Viet-Nam, nouveau sous-traitant des consortiums chinois, où aucune restriction n’a été appliquée. La consommation mondiale a chuté de 30% pour atteindre environ 100 millions de barils par jour, alors que la production actuelle serait d’environ 120 millions barils/jour.

Il est probable que les consommateurs, et/ou les utilisateurs de pétrole brut et raffiné, puissent encore bénéficier de baisses des prix dans les semaines à venir, ce qui améliorera aussi les balances commerciales des pays importateurs. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Mais si l’on est cloîtré chez soi, on n’utilise pas sa voiture et le réservoir ne se vide pas ! Cette situation pourrait avoir une prolongation dans les 4 mois à venir si la liberté d’aller et venir et celle de travailler dans tous les secteurs économiques (hôtels, restaurants, dancings, bars, cinémas, stades, salles de spectacles, ou multiples festivals) n’était pas rétablie.

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Vers la fin des « ponts » du mois de mai ?

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Georges Feltin-Tracol

Geoffroy Roux de Bézieux, le président du MEDEF, le syndicat du CAC 40, ne fait pas dans la nuance. Dans un entretien au Figaro du 10 avril dernier, il déclarait que pour sortir de la crise économique imputée au coronavirus, les Français devraient travailler plus longtemps, avoir moins de congés payés et accepter de perdre des jours fériés. La rengaine n’est pas nouvelle. Elle démontre qu’en digne héritier des négriers industriels des XIXe et XXe siècles, le MEDEF s’accroche encore à de vieilles lunes.

L’automatisation, l’informatique et la robotisation modifient durablement les conditions de travail. Déjà, à la fin des années 1960, les grands patrons ont poussé Pompidou à privilégier l’immigration de main-d’œuvre étrangère aux dépens de l’installation, certes coûteuse au départ, des premières chaînes de montage automatiques qui auraient probablement évité l’actuel « Grand Remplacement » [comme cela a été le cas au Japon ; [NdR].

Sans la pandémie de covid– 19, le mois de mai 2020 eut été propice à de courts séjours touristiques grâce à quatre sympathiques « ponts » : les 1er, 2 et 3 mai; les 8, 9 et 10 mai; les 21, 22, 23 et 24 mai pour l’Ascension, et même les 30 et 31 mai ainsi que le 1er juin pour la Pentecôte.Tous ces ponts ne peuvent qu’enrager les hiérarques du grand patronat. Ils aimeraient un monde dans lequel les salariés trimeraient deux cents heures par semaine pour un demi euro et donneraient à leur direction cent, deux cents ou trois cents euros chaque mois dans l’espoir de garder leur emploi.

Le MEDEF ne représente qu’une minorité de patrons, vrais bureaucrates du capital. Ce ne sont pas des capitaines d’industrie audacieux prêts à hypothéquer leurs biens personnels pour la bonne marche de leur entreprise. Ces aventuriers économiques se retrouvent chez les artisans, les indépendants et les chefs des petites et moyennes entreprises, soit les plus affectés par le confinement imbécile et pour qui les aides exceptionnelles de l’État sont compliquées à obtenir en raison d’une paperasserie administrative proliférante.

En 2020, la productivité française ne repose plus sur la durée journalière du temps de travail, les 35 heures par semaine, les cinq semaines de congés payés, le repos dominical et les onze jours fériés (hors particularités propres à l’Outre-mer). La demande du grand patronat de les réduire rejoint les exigences répétées des multiculturalistes qui remplaceraient volontiers une à deux fêtes chrétiennes par une à deux autres fêtes monothéistes exogènes. Les deux groupes œuvrent de concert.

Déplorable Premier ministre du sinistre Chirac, le Poitevin Jean-Pierre Raffarin a rétabli en 2004 la corvée seigneuriale avec la « journée de solidarité » prévue à l’origine pour parasiter le lundi de Pentecôte. Il s’agissait par un jour de travail gratuit de financer la dépendance des personnes âgées sans jamais solliciter le capital et les « parlementeurs ». Le pognon ainsi soutiré aux travailleurs permet en fait de rembourser les intérêts de la dette abyssale de l’Hexagone.

Reporter le plus tard possible l’âge légal de la retraite, rogner sur les congés payés, augmenter la durée hebdomadaire et quotidienne du temps de travail, supprimer des jours fériés, voilà les propositions soi-disant innovantes d’une clique patronale aveugle aux nouveaux enjeux. Ces bouffons déphasés s’enferrent dans leur incompétence libérale policière progressiste et continuent à regarder la décennie 2020 avec les lunettes de 1880 ! Le grand patronat composé de fonctionnaires salariés pantouflards payés à coup de stock options et de parachutes dorés ne saisit pas l’imbrication croissante des questions sociale, écologique et nationale (ou identitaire). Peu importe, il sera tôt ou tard éjecté et remplacé par une élite nouvelle consciente des nouveaux défis.

Et s’il faut abroger des jours fériés, plutôt que de s’attaquer aux célébrations chrétiennes, que la « Ripoublique » hexagonale commence par réduire les siennes. Abolissons les funestes 8-Mai et 14-Juillet ! On ne peut pas se satisfaire de la sujétion de l’Europe par le bolchévisme de Wall Street et de la City. On ne peut pas non plus fêter la prise d’une forteresse royale qui n’accueillait qu’un noble incestueux, un fou, un apprenti-régicide et quatre faux monnayeurs. On ne doit pas non plus se féliciter de la fête organisée un an plus tard sur le Champ de Mars parisien et dont le déroulement cacha l’évidente duplicité des parties en présence.

Sans réclamer la reconnaissance officielle du 10 juillet 1940, il serait bien que le 27 juillet devienne la nouvelle fête nationale française en souvenir de la victoire de Bouvines en 1214. Allié  au jeune prince des Romains Frédéric de Hohenstaufen et du pape Innocent III, le roi de France Philippe II Auguste gagna grâce aux milices communales des bourgs francs du Nord sur les troupes anglaises du roi Jean sans Terre, d’un comte de Flandre félon et de l’usurpateur impérial le guelfe Otton IV. Si on peut encore vibrer à l’évocation du sacre des souverains français à Reims, le récit de la Fête de la Fédération n’émeut guère. L’historien médiéviste et résistant français Marc Bloch voyait dans le ravissement commun de ces deux événements une preuve marquante de francité. Pour la circonstance, notre européanité l’emporte nettement.

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°170 publiée sur Europe Maxima cliquez là

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vendredi, 01 mai 2020

1er MAI : JEAN-MARIE LE PEN NOUS PARLE

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13:03 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

1er mai, fête du travail et de la concorde sociale.

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L'avis de Jean-François Touzé
 
Il existe deux manières de fêter le 1er mai ; deux approches antagonistes qui témoignent que pour certains la lutte des classes, même repeinte aux couleurs rouges, roses et arc-en-ciel de l'extrême gauche mondialiste, écolo et sociétale, restent une réalité tandis que pour d'autres la valeur Travail répond de la cohésion nationale.
 
La première est celle de ceux qui s'inscrivent dans la très gauche ligne des organisations syndicales et politiques qui initièrent aux Etats-Unis d'abord, en France ensuite à partir de 1889 sous l'impulsion de la Deuxième Internationale, le 1er mai comme journée internationale des travailleurs destinée à activer les luttes et à célébrer les actions ouvrières et révolutionnaires. Ceux là, CGT et FO en tête, suivies de près par l'ensemble des structures du Système, feignent d'oublier que ce jour fut décidé férié par la loi du 24 avril 1941.
 
La seconde est la nôtre. Nationalistes et nationaux ont toujours eu à cœur de chanter les vertus du travail et d'appeler à la considération sociale que la Nation doit à ses travailleurs. Notre 1er mai à nous est la fête du travail et de la Concorde sociale. Travail accompli indispensable à la force et à la prospérité de la France, nécessaire à la vie des familles et utile à la conscience morale que chacun doit avoir de soi. Concorde sociale qui est un des piliers fondamentaux de l'édifice national.
 
Dans cette France aujourd'hui à l'arrêt, où bien des deuils et des angoisses étreignent le coeur de nos compatriotes, où le chômage boosté par la crise du COVID-19 et sa dramatique gestion gouvernementale, ne cesse de déployer ses ailes de corbeau, où une crise économique et sociale bien plus ravageuse que la crise sanitaire se dessine, où règnent la confusion et l'oubli des valeurs, où des populations venues d'ailleurs pèsent à la baisse depuis cinquante ans sur les salaires ou vivent dans une oisiveté rendue possible par les trafics, il est bon de rappeler que la recherche de l'accomplissement professionnel de chacun est le gage premier et permanent de l'intérêt général et de l'ambition nationale.
 
Le travail ne saurait être une fin en soi. Le développement de l'Homme suppose que soit  laissée une place importante à la culture, à la pensée, à la famille, à la religion, à la vie privée et au temps dit libre.
 
Mais il ne saurait exister de Nation grande, libre et puissante sans que ses enfants ne consentissent l'effort de la servir, dans le courage, la constance et la volonté de bien faire, là où le sort, le choix, la nécessité ou le talent les ont conduits à oeuvrer.
 
Fêtons ce 1er mai si particulier, à l'intérieur de nous même, en attendant les fêtes grandioses qui seront celles des célébrations du travail dans l'Etat national pour lequel nous nous battons et dont l'édification à venir est la raison même de notre engagement.

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Eric Zemmour agressé verbalement dans Paris

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Un communiqué de Pierre Cassen (Riposte laïque)

Dans les rues de Paris, pendant qu’il faisait ses courses, Eric Zemmour a été reconnu par une racaille, agressé verbalement et menacé.

Une haine contre ce journaliste savamment entretenu par nombre de ses confrères, qui ne lui pardonnent pas ses prises de position, son courage et sa grande liberté de parole. Cette fois, l’agression ne fut que verbale, mais qu’en sera-t-il la prochaine fois ?

On remarque que dès qu’un homme politique de gauche, ou un journaliste, est malmené, c’est l’emballement médiatique durant 48 heures. Alors que, ce qui arrive trop souvent, quand un leader patriote, ou un Eric Zemmour, est insulté, menacé ou frappé, un silence complice couvre cet acte.

Question : les journalistes et leurs syndicats, qui militent ouvertement pour l’exclusion d’Eric des chaînes de télévision, lui apporteront-ils le moindre soutien ?

Ecouter l'émission de Pierre Cassen cliquez ici

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Et si l'ultra-libéralisme en sortait gagnant ?

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Nous publions aujourd'hui la contribution de notre ami Gabriele Adinolfi, fondateur de l'Institut Polaris à Roma et animateur de l'Académie Europe. Sa vision, certes un tantinet iconoclaste, s'incère parfaitement dans ce débat que nous avons lancé sur la crise actuelle. Nous nous en féliciterons donc.

S.N.

Gabriele Adinolfi

Je n'aime pas aller toujours à contre-courant, mais je pense que la mondialisation, le capitalisme et le mondialisme ont pris un net avantage avec la crise de Covid.

La pandémie est exploitée pour éliminer de nombreuses personnes âgées, considérées comme une voix passive de l'économie. La future restructuration favorisera les grandes concentrations industrielles et financières et frappera la libre initiative et la classe révolutionnaire par excellence (contrairement à ce que prétend Marx), c'est-à-dire la petite bourgeoisie.

Le confinement est vécu dans chaque nation exactement de la même manière. Tous normalisés dans notre comportement et contrôlés par nos propres gendarmes internes, comme dans Fahrinheit 451 ou 1984.

Nous nous démarquons pour un souveraisme d'operette. Qui est mondialiste (mais patriote...) avec les spaghettis et qui avec le camembert.

Enfin, les deux superpuissances impérialistes et semi-continentales (USA et Chine) font un bond en avant contre toutes les puissances intermédiaires. L'architecture européenne elle-même est ébranlée et ce dans le seul but de ralentir notre reprise commune.

Je considère tout ça non pas comme Austerlitz mais comme Beresina.

Cela ne signifie pas que nous devons désespérer ou abandonner le combat. Bien au contraire.

Mais il faut penser dans deux perspectives contemporaines.

La première est la création d'espaces spirituels, culturels et économiques libérés. Renforçons donc la tendance à la construction de communautés !

La seconde consiste à se préparer à agir dans le désert auquel nous sommes confrontés.

Nous devons produire l'organisation sociale et économique dans les catégories productives laissées à elles-mêmes. Si nous parvenons à mettre en place des organisations corporatives dans une vision actualisée du syndicalisme révolutionnaire, nous deviendrons quelque chose de sérieux.

Parallèlement, la formation (culturelle mais aussi technique) nous permettra de produire nos élites et d'accéder à une partie des élites sociales et politiques, lançant un défi de contenu et de perspectives.

C'est une logique articulée et progressive que je propose.

Sans nous abandonner dans l'espoir d'un effondrement du système ou de révolutions populaires: je n'y crois pas. Mais en tout cas aucune des deux hypothèses ne dépend de nous. Au contraire, la prise en compte constructive des possibilités dépend de manière réaliste de nous même. Et contrairement à la sauvegarde des attentes, cela implique une action et non une désertion de la lutte.

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jeudi, 30 avril 2020

Le JOURNAL DE TV LIBERTÉS (JEUDI 30 AVRIL)

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REVUE DE PRESSE : « Nous entrons dans une nouvelle guerre froide qui pourrait marquer notre sortie de l’histoire »

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La pandémie révèle des évolutions profondes du système international que les Occidentaux ont souvent été tentés d’ignorer, analyse le haut fonctionnaire Pierre-Henri d’Argenson. Seules une politique de puissance et une vision réaliste des enjeux mondiaux permettront selon lui à l’Europe d’éviter la marginalisation stratégique.

Par Pierre-Henri d'Argenson
 
Il est rare que l’on puisse tirer les enseignements d’une crise lorsque l’on est au milieu de celle-ci. Les grands bouleversements intervenus depuis la fin de la guerre froide n’ont ainsi pas toujours été déchiffrables au moment où ils se sont produits, sans doute parce qu’ils appartenaient à une ère de transition accouchant d’un monde nouveau qui se présente aujourd’hui, avec la crise du coronavirus, sous une lumière crue. La pandémie, en effet, agit comme un révélateur de tendances certes perçues par notre intellect, mais qui n’avaient pas suffisamment frappé notre imagination pour modifier nos représentations du monde. Or désormais le monde est nu, et nous n’avons pas d’autre choix que d’abandonner nos coupables pudeurs pour regarder la vérité géopolitique qu’il nous donne à voir, et les conséquences que nous devrons rapidement en tirer pour y survivre en hommes libres.
 
Nous ne croirons plus à l’article de la doxa mondialiste qui prétend que tout le monde est chez soi partout.

Examinons les faits. Trois choses absolument frappantes se sont produites durant la crise. La première, c’est qu’aux premières alertes, chacun est rentré chez soi, dans son pays. Du jour au lendemain, les touristes sont passés du statut d’heureux voyageurs nomades à celui d’étrangers indésirables, parfois objets de comportements hostiles de la part des populations locales. La mondialisation heureuse venait de tomber le masque. Les citoyens du monde se sont évaporés. Le touriste, l’étudiant, l’homme d’affaires sont redevenus, chez les autres, ce qu’ils ont toujours été : des étrangers. Bien sûr, lorsque la crise sera passée, la circulation des biens et des personnes reprendra son cours, mais nous ne croirons plus, en particulier nous les Européens à qui l’on a enjoint de « s’ouvrir » toujours plus, à l’article fondateur de la doxa mondialiste qui prétendait que tout le monde est chez soi partout.

Le deuxième fait frappant est la quasi-absence de solidarité internationale dans la crise. Le virus, pas plus aujourd’hui que dans le passé, n’a été traité comme un ennemi commun de l’humanité. Chaque État a mis en œuvre sa stratégie propre, sans se coordonner avec les autres, sans faire appel aux organisations régionales et sans trêve des ambitions géopolitiques. Lorsque des aides ont été consenties, c’est avec des arrière-pensées si voyantes que leurs bénéfices pour l’amitié entre les peuples en ont été annulés. Cette compartimentation nationale de la lutte contre le virus oblige les élites européennes à admettre ce qu’elles récusent depuis des décennies: la nation reste la brique fondamentale de la société mondiale.

La Chine est le seul « challenger » ayant à la fois la capacité et la volonté de détrôner les États-Unis et l’Occident de leur place de leader mondial

Le troisième fait marquant est la cristallisation des tensions géopolitiques entre la Chine et l’Occident, qui dessinent les contours d’une nouvelle guerre froide structurée par l’axe Chine-États-Unis. Privé de son antagonisme idéologique, le monde issu de la chute de l’URSS avait restauré les clivages civilisationnels dans un monde multipolaire dominé par les États-Unis. La nouveauté, mise en lumière par la crise actuelle, est l’émergence de la Chine comme seul « challenger » ayant à la fois la capacité et la volonté affichée de détrôner les États-Unis, et l’Occident au sens large, de leur place de leader mondial. C’est donc autour de ce clivage que les relations internationales vont désormais s’organiser. La grande politique des alliances, tombée en désuétude avec la prolifération des organisations internationales et l’illusion d’un grand marché global post-national, est appelée à revenir au premier plan. L’Europe est la plus mal armée pour y prendre sa part compte tenu du déclin organisé de sa culture stratégique et de sa réticence à accepter que l’interconnexion croissante des sociétés humaines, envisagée seulement comme un facteur de paix, puisse aussi nourrir les guerres informationnelles, les clivages identitaires et les agressions commerciales. L’idée de «doux commerce» répandue par les courants libéraux depuis le XIXe siècle a vécu.

L'Europe est aujourd'hui devenue la zone tampon de l'affrontement entre la Chine et les Etats-Unis

Dans l’affrontement titanesque qui s’annonce entre les États-Unis, puissance menacée, et la Chine, puissance ascendante, affrontement porteur d’un risque de guerre comme l’a montré Graham Allison dans son ouvrage Vers la guerre (Odile Jacob, 2019), l’Europe se trouve, comme elle l’a été durant la guerre froide, le centre des enjeux. Un coup d’œil à la carte des flux économiques mondiaux permet de comprendre que, loin d’être périphérique, l’Europe est aujourd’hui devenue la zone tampon de l’affrontement entre la Chine et les États-Unis. Cela peut expliquer que le «pivot» annoncé par Barack Obama vers la zone indo-pacifique n’ait pas eu l’envergure annoncée, contrairement au projet de «nouvelle route de la Soie» poursuivi par la Chine, avec pour but la domination du continent eurasiatique. L’exposition médiatique des ambitions chinoises oblige les dirigeants occidentaux à affronter les réalités désagréables jusque-là repoussées sous le tapis. C’est notamment le cas de l’Europe: si elle poursuit sa trajectoire, sans révision de son modèle économique de transfert à l’Asie de son industrie, d’ouverture commerciale asymétrique et de financement à crédit de sa consommation par l’épargne chinoise, l’Européen de 2030 (plutôt celui du Sud, dont le Français) travaillera à bas coût pour un groupe chinois, sera surveillé par des technologies chinoises et des logiciels américains, consommera encore plus de sous-culture américaine, n’aura plus qu’un accès payant à la santé, et aura perdu sa liberté. La crise grecque de 2010, qui a vu ce pays traité comme un pays en développement, en donne un avant-goût. Le coronavirus arrache tous les masques.

L’Europe doit se recentrer sur son marché intérieur.

Dans cette nouvelle configuration, que peut, que doit faire l’Europe pour conserver la maîtrise de son destin ? Trois actions me paraissent urgentes et déterminantes. La première est de recentrer l’Europe sur son marché intérieur. Cela concerne tout d’abord la demande, qui doit être orientée, par la voie dirigiste si besoin, vers les circuits courts et la production locale. Il serait aberrant que nos vastes plans de relance soient, comme après 2008, absorbés par des importations ne créant aucune valeur ajoutée sur le sol français et européen. Cela suppose de se doter de protections tarifaires et normatives actuellement vidées de leur portée par les accords de libre commerce peu réciprocitaires négociés par la Commission européenne et d’une politique de soutien à l’industrie impossible dans le cadre européen actuel, qui a au contraire montré, en ouvrant, en pleine pandémie, de nouveaux chapitres de l’élargissement à l’Albanie et à la Macédoine du Nord, en signant un traité de libre-échange avec le Vietnam, ou encore en sanctionnant les aides d’État, que sa vision des choses était diamétralement inverse. Cette réorientation sera toutefois sans effet si la politique d’offre ne suit pas, et son principal frein, en France, est le niveau excessif des prélèvements obligatoires, qui pèsent sur une partie de plus en plus restreinte et asphyxiée de la population et du tissu productif. Il serait intéressant de demander aux paysans chinois ce qu’ils ont pensé de l’appel du ministre de l’agriculture français pour trouver 200 000 volontaires pour les travaux des champs, en remplacement des travailleurs saisonniers, dans un pays qui compte près de 2 millions de bénéficiaires du RSA.

La seconde action concerne la maîtrise des frontières physiques, et la crise a justement montré qu’elle était parfaitement réalisable. Il n’est nul besoin d’insister sur la déstabilisation des sociétés européennes induite par des décennies d’immigration incontrôlée et instrumentalisée par de nombreux États, la Turquie en dernier lieu. Si rien n’est fait, il faut s’attendre à l’installation d’un état de fracturation permanente au sein d’une Europe connaissant successivement le destin de l’Autriche-Hongrie, de la Yougoslavie puis du Liban, débouchant sur une partition politique croissante, notamment avec les pays de l’Est. Aucune politique de puissance n’est possible lorsque l’on est miné par des dissensions internes irréconciliables, l’histoire montrant que l’éclatement était invariablement au bout du chemin.
 
Si les États-Unis veulent conserver leur leadership, il leur faudra faire des concessions à l’Europe

La troisième action consiste à ressouder le bloc de l’Ouest sur une base plus équilibrée avec les États-Unis, mais non tournée contre la Russie. La paix n’a jamais été possible sans une conscience claire des rapports de force sur la scène internationale et la volonté de les assumer. S’affaiblir, c’est inciter l’adversaire à frapper. Or l’Ouest apparaît plus divisé que jamais, ce qui est sa principale faiblesse. Il y a là un enjeu civilisationnel qui n’est pas correctement perçu par l’Europe et les États-Unis, alors qu’il l’est, grand paradoxe, de ses rivaux. La balle est bien sûr largement dans le camp des États-Unis, dont le traitement de l’Europe comme marche de l’Empire assignée à l’absorption des charges russes et moyen-orientales pouvait se justifier tant qu’ils étaient la seule superpuissance. Mais comme pour l’empire romain, la désagrégation des marches ne peut qu’annoncer la chute de l’empire lui-même. Un effondrement européen laisserait en tout cas les États-Unis très exposés au géant chinois et à ses obligés. Passer d’une logique de protectorat à une stratégie d’alliance implique, il est vrai, une révolution de la pensée stratégique américaine, dont le renoncement avec ses alliés au privilège d’extraterritorialité de son droit, véritable tribut qui mine ses relations bilatérales (comment apprécier un allié ayant infligé aux entreprises françaises plus de 13 milliards de dollars d’amendes sur ce fondement depuis 2010 ?). Mais si les États-Unis veulent conserver leur leadership, il leur faudra faire des concessions à l’Europe. Autrement, cette dernière ira chercher son intérêt dans d’improbables compromissions tactiques avec ses pires concurrents.

Cette crise nous offre peut-être une occasion d’échapper à la décomposition poursuivie depuis quelques décennies

La crise du coronavirus, en dépit des nombreux appels à l’émergence d’un « monde d’après », ne changera pas, dans l’immédiat, la physionomie des relations internationales et de nos modes de vie. En revanche, au-delà du drame humain dont elle est porteuse, elle offre peut-être une occasion à la France et à l’Europe, en abrogeant pour de bon le récit de la mondialisation heureuse et en les plaçant devant la brutalité du monde, d’échapper à la trajectoire de décomposition poursuivie avec assiduité depuis maintenant quelques décennies. Mais son enseignement le plus « disruptif », et certainement le plus subversif pour les dirigeants actuels, est d’avoir prouvé que la volonté politique pouvait, en quelques jours, rendre possible ce que l’on prétendait impossible, de la même manière qu’on jugeait inenvisageable il y a peu le départ d’un membre majeur de l’Union européenne. Le niveau de tolérance pour l’immobilisme risque donc, après le déconfinement, de dangereusement se réduire.

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Xavier Raufer fait l'état des banlieues

Source Sputnik via Terre & peuple cliquez là

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14:36 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Durant la pandémie, la mondialisation se poursuit !

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Lorsque l'on veut savoir ce qui se passe en Europe du côté des nationalistes et des identitaires, c'est simple. Il suffit de consulter l'excellent site animé depuis près de douze ans par notre ami Lionel Baland cliquez ici. Chaque jour ce Liégeois à qui rien n'échappe dans le milieu au niveau de notre continent nous livre en effet l'essentiel de ses recherches.

Régulièrement, il donne aussi des articles à notre revue Synthèse nationale ainsi qu'au site EuroLibertés. Il nous expose dans ce nouveau volet de notre enquête sont point de vue sur la crise actuelle.

S.N.  

Lionel Baland

La mondialisation ultralibérale et la personne qui la symbolise, George Soros (né en 1930), spéculateur, mais surtout militant politique utilisant une partie de sa colossale fortune afin de réaliser son rêve messianique inspiré par le philosophe - théoricien de la société ouverte - Karl Popper (1902-1994), ne peut à long terme qu’être un échec, car elle résulte d’une croyance non-conforme à la réalité humaine visant à réaliser sur terre un « paradis » de la consommation au sein duquel l’homme ne sera plus impliqué dans des conflits et n’aura plus comme but ultime que de produire et de consommer.

La théorie de la fin de l’histoire nous est une nouvelle fois servie. Alors qu’Alexandre Kojève (1902-1968) l’avait vue au travers de l’avènement d’une société sans classes, elle avait été mise au goût du jour par Francis Fukuyama (né en 1952) dans sa version libérale : à la suite de la disparition des dictatures militaires du sud de l’Europe et d’Amérique du Sud et du communisme, la démocratie libérale et l'économie de marché ne sont plus entravées. Cette thèse contenue dans son ouvrage, paru en 1992, La Fin de l'histoire et le Dernier Homme avait été réfutée par les événements historiques survenus ensuite, des guerres de démembrement de la Yougoslavie aux attentats du 11 septembre 2001. Pourtant la revoilà, sous la même forme idéologique, mais cette fois accompagnée de changements technologiques majeurs la rendant plus virulente et tendant à réduire le globe à un village planétaire.

Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber), les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) et autres géants du Web, détruisant de nombreux commerces locaux, de nombreux producteurs régionaux et concurrençant même fortement les grandes surfaces, sont les vecteurs de cette nouvelle éruption amplifiée du mondialisme.

La mondialisation actuelle étant libérale, elle est comme cette dernière de gauche antisociale. De gauche, car progressiste, par opposition à la droite conservatrice. Cette situation nous renvoie au XIXe siècle, époque à laquelle les paysans, leurs femmes et leurs enfants étaient poussés au travail, dans des conditions abominables, au sein des usines et des mines, au nom du progrès ; les libéraux de l’époque étant favorables à ces évolutions et la droite conservatrice et catholique s’y opposant au nom de la préservation des liens traditionnels.

Que faire ?

Que le virus disparaisse de lui-même, qu’il soit terrassé par la médecine ou que nous devions créer des aménagements afin de vivre avec lui ne change pas sur le long terme la situation.

La crise virale n’étant pas solutionnée, connaître son impact économique est difficile : une crise économique comme celle qui a suivi les événements de 2008 n’atteindra probablement pas fondamentalement, à longue échéance, le système – bien que la crise de 2008 ait conduit en partie au Brexit et à l’élection de Donald Trump –. Seule une crise économique gravissime peut éventuellement mener à de fortes agitations et à une déstabilisation du système politique, voire de la société. Cette éventualité est, pour le moment, peu probable.

La donne n’est donc pas fondamentalement modifiée. Quelques mesures phares seront prises – stocks stratégiques et production nationale de masques, de produits désinfectant, de tests, … –, mais le système poursuivra sa route mondialiste et la population n’aspirera qu’à tourner au plus vite la page de ce qui ne lui apparaîtra que comme un incident de parcours.

La France continuera sa descente aux enfers, la France périphérique son appauvrissement et sa tiers-mondisation, la protection sociale et l’État leur affaiblissement.

La couche boboïsée de la population, qui pense à tort ou à raison être la grande bénéficiaire de la mondialisation et dont les intérêts sont parallèles à ceux de la haute-finance internationale, chantera encore les louanges de la globalisation.

Mais les mondialistes n’attendent pas la fin de la pandémie et poursuivent leur œuvre durant celle-ci, tout en étant contraints par les faits de recourir très temporairement à des mesures prônées depuis toujours par les nationalistes. Dès que possible, ces dispositions seront démantelées et les globalistes continueront leur politique mortifère et catastrophique … jusqu’à la prochaine crise.

Quant au système politique en place, ayant une fois de plus échoué à gérer correctement la situation, il surmontera sa débâcle et tentera de se maintenir en augmentant encore la dose de conditionnement idéologique de la population via les médias et l’enseignement.

En clair, rien n’a vraiment changé et le combat des patriotes se poursuit !

Comme l’a écrit, à propos de la Seconde Guerre mondiale, l’as de l’aviation Pierre Clostermann dans son ouvrage Le Grand cirque : « On en reparlera en famille quelques jours encore. […] La pluie et l’oubli en effaceront vite les traces. » (1) … Sauf pour ceux dont un proche est décédé lors de la crise du coronavirus à cause de l’incurie du pouvoir.

Notes :

(1) Pierre Clostermann, Le grand cirque. Mémoires d’un pilote de chasse FFL dans la RAF, Flammarion, 1948, p. 405.

13:03 Publié dans Notre enquête sur l'après mondialisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook