samedi, 05 septembre 2026
Journal du chaos

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vendredi, 04 septembre 2026
Soutien à l'Espagne en lutte contre l'invasion
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France Inter : deux minutes trente qui font trembler la Maison ronde

Trystan Mordrel
Il aura suffi de deux minutes et trente secondes, diffusées un dimanche matin à 7 h 42, pour que la citadelle de France Inter sonne le tocsin. Plus de quatre cents salariés de Radio France, réunis en assemblée générale, ont voté à l’unanimité une motion exigeant le retrait de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles. Faute d’obtenir satisfaction, ils menacent de déposer un préavis de grève.
La première chronique incriminée ne contenait pourtant aucune apologie du national-socialisme, aucune proclamation séditieuse, pas même l’ombre d’une provocation. Charles Sapin y parlait, fort paisiblement, du poids de la dette dans la prochaine campagne présidentielle. Les représentants du personnel reconnaissent d’ailleurs qu’il n’y avait « rien à redire sur le fond ». Son crime est ailleurs : il travaille pour un journal de droite.
La semaine de France Inter compte 10 080 minutes d’antenne. Charles Sapin devait en occuper deux et demie, soit 0,025 % du temps de diffusion. Encore fallait-il supporter cette effroyable intrusion au milieu d’un océan de conformisme progressiste. Cela excédait manifestement les forces morales des gardiens du temple.
Vue de Bretagne, l’affaire prend une saveur plus amère encore. Nous ne disposons pas d’une véritable liberté radiophonique bretonne ni d’un service public audiovisuel conçu par nous, pour nous, dans nos langues et selon nos propres préoccupations. Radio France constitue donc le rappel quotidien de notre sujétion médiatique à Paris. L’écouter est doublement insupportable : d’abord parce que sa voix nous rappelle sans cesse qui tient l’émetteur ; ensuite parce que cet instrument centralisé débite, jusque dans nos ports et nos campagnes, le catéchisme progressiste d’une petite caste parisienne. À la tutelle politique s’ajoute la férule idéologique.
L’affaire serait seulement bouffonne si elle ne révélait une intolérance crasse. Salomé Saqué, venue du média d’extrême gauche Blast, peut prendre place devant le micro sans provoquer la moindre assemblée générale. Des humoristes maison peuvent comparer Charles Sapin à un néonazi, assimiler le député Jean-Philippe Tanguy à un rat et railler son homosexualité : la conscience syndicale, si prompte à s’émouvoir, demeure alors aussi silencieuse qu’une carpe. À France Inter, la haine devient une plaisanterie dès lors qu’elle frappe du bon côté.
Le plus inquiétant réside pourtant dans cet aveu collectif. Comment des journalistes qui refusent jusqu’à la présence infinitésimale d’une voix de droite pourraient-ils prétendre informer avec honnêteté un pays dont une large partie des électeurs pense précisément à droite ? Ces gens ne veulent pas du pluralisme ; ils veulent conserver le droit de décider quelles opinions sont fréquentables et lesquelles doivent être rejetées hors du cercle de la raison.
Cette menace de grève ressemble au chant du cygne d’une gauche radiophonique fossilisée. Elle sent son monopole lui échapper et s’agrippe à ses micros comme une vieille aristocratie à ses privilèges. Elle avait fini par confondre le service public avec son domaine réservé, la Maison ronde avec une maison de famille et l’argent du contribuable avec une rente idéologique.
Radio France n’appartient pourtant ni à la CGT, ni au SNJ, ni aux rédactions parisiennes. Sa mission lui commande de servir tous les citoyens français, non d’administrer quotidiennement la communion d’une bourgeoisie progressiste. Puisque ses salariés refusent même deux minutes trente de contradiction par semaine, il faudra tirer les conséquences de leur sécession. Un service public qui récuse le public ne mérite plus ni son nom ni ses subsides.
Qu’ils fassent donc grève. Pour une fois, France Inter donnera du repos aux oreilles des contribuables et, en Bretagne, quelques instants de silence parisien.
Source : breizh.info
10:41 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 03 septembre 2026
Dans la boite à lettres des Macron ce matin :
22:49 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le dernier train du Grand Orient
Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées
Ce matin, j’ai pris à Quimper le train de 5 h 34 pour Rennes. La rame était presque vide. Quelques âmes ensommeillées profitaient en silence de cette heure indécise où la nuit, quoique déjà condamnée, n’a pas encore consenti à céder la place au jour. J’avais emporté de quoi rattraper mon retard, notamment celui qui s’était accumulé dans ma fréquentation de X, l’ancien Twitter, où je n’avais pas mis le nez depuis un bail.
L’algorithme, ce nouveau cicérone de nos existences numériques, me conduisit vers une publication d’Arthur Josso, l’une des têtes pensantes des Braves. J’avais eu le plaisir de le croiser quelques mois auparavant, alors que j’accompagnais Jared Taylor dans sa tournée le long de la Loire. Son texte répondait aux récentes déclarations de Guillaume Trichard, revenu à la grande maîtrise du Grand Orient de France.
À mesure que le train perçait la nuit bretonne en direction de l’est, je songeais au Transperceneige, la bande dessinée de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette, portée plus tard à l’écran par Bong Joon-ho. Dans cet univers glacé, un train lancé à toute allure tourne sans fin autour d’une Terre dévastée. Les derniers hommes y vivent enfermés dans des wagons étroitement hiérarchisés, tandis que la machine poursuit sa course comme si le mouvement pouvait encore tenir lieu de destination.
La comparaison est excessive, j’en conviens, quoique les analogies n’aient pas vocation à être des actes notariés. Notre convoi matinal roulait fort paisiblement et le contrôleur n’avait rien d’un commissaire politique. La lecture du programme que le nouveau grand maître assigne à son obédience donnait pourtant l’impression d’un équipage lancé vers une catastrophe probable, dont les officiers, loin de considérer les signaux d’alarme, demanderaient au mécanicien de forcer encore la vapeur.
Le retour des guetteurs
Guillaume Trichard, qui avait déjà exercé cette charge en 2023-2024, a été élu le 28 août au cours du 161e convent du Grand Orient, réuni à Bordeaux. Le retour d’un ancien grand maître ne s’était pas produit depuis trente-sept ans. Pour marquer l’événement, il a multiplié les déclarations, les entretiens et les effets de tribune. « L’heure du combat est revenue », proclame-t-il dans La Tribune Dimanche. Au Figaro, il assure que, « face à la montée des populismes », son obédience a de nouveau « un rôle historique à jouer ».
19:30 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Crise majeure à Ceuta : Pedro Sánchez est un schizophrène politique
Michel Festivi
Après les manifestations massives qui ont eu lieu, hier 2 septembre dans toute l’Espagne, à la demande d’organisations municipales, pour défendre Ceuta contre l’immigration-invasion, et le grand succès de ces rassemblements, Pedro Sánchez était attendu au Congrès des députés (Las Cortès), ce jeudi 3 septembre, en audience plénière, pour s’expliquer sur l’attitude du gouvernement, face à cette crise majeure.
J’ai écouté tous les discours, celui de Sánchez, et ceux de tous les chefs de groupe. Sans surprise, Sánchez a maintenu la schizophrénie politique qui est la sienne depuis qu’il siège au Palais de la Moncloa, depuis bien trop longtemps pour le malheur de l’Espagne, et accessoirement de ses voisins dont la France, qui est directement impactée par les non-décisions, et la faiblesse insigne de cet exécutif.
Il refuse mordicus de pointer du doigt l’énorme responsabilité du pouvoir marocain, dans cette attaque invasive du territoire espagnol à Ceuta. Il a même admis, avoir convoqué en secret ou en catimini, l’ambassadrice espagnole à Madrid, Karima Benyaich, alors que la convocation d’un ambassadeur est un acte hautement politique, qui se fait au grand jour, avec toute la publicité requise, pour qu’il puisse avoir toute l’efficacité requise. Le plus tragique ou le plus risible, réside dans le fait qu’en réalité, l’ambassadrice était à l’étranger, et que c’est le chargé d’affaires qui a été reçu par le ministre des affaires étrangères, ce que Sánchez s’est bien gardé de dire. La soumission de l’Espagne à tous les étages.
Comme l’écrit El Debate « il nage à contre-courant, comme un saumon qui essaie de remonter la rivière ». Il était d’ailleurs symptomatique de constater, que la seule socialiste à ne quasiment pas applaudir le discours des plus fumeux de Sánchez, a été la ministre des Armées, Margarita Robles, qui, on s’en souvient, avait admis que des alertes avait été données à l’exécutif dès avant le 30/7, avant que Sánchez et son ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, ne la fassent taire. Son courage aurait été de démissionner, mais le courage est une rare denrée très peu partagée en politique. Car comme le disait Louis de Funès interprétant Don Salluste dans La folie des grandeurs : « je suis ministre, je ne sais rien faire ! ».
Pourtant Sánchez a laissé passer dans ses propos des plus empruntés, des accusations mezzo voce contre certains policiers marocains, tout en exonérant par avance leurs supérieurs, ce qui dans un état policier comme le Maroc est une pure incongruité des plus absolue. Il a ainsi dû reconnaître que le 30/07 : « la gendarmerie marocaine avait autorisé le passage de la frontière » qualifiant ces faits « d’incapacité ou d’inaction ? », mais sans vouloir se prononcer, ni trancher.
Alberto Nuñez Feijóo, le chef du Parti populaire lui a rétorqué : « Pourquoi avez-vous peur du Maroc ? », « Vous êtes sous chantage ? », et il a demandé la dissolution des Cortès et de nouvelles élections : « Rendez l’Espagne au peuple espagnol ». Gageons que Sánchez n’en fera rien, car le PSOE prendrait alors la plus grande déconfiture de son histoire.
Santiago Abascal, le patron des députés Vox a été comme toujours le plus percutant, et n’a pas mâché ses mots. « Nous vous voyons très courageux face au Roi d’Espagne, mais très soumis face au Roi du Maroc », « Nous savons déjà à quelle Couronne vous répondez », « Vous ne verriez aucun inconvénient à être vice-Roi du Maroc...vous avez trahi l’Espagne face à un projet d’invasion et de conquête ».
Car l’invasion n’a pas commencé inopinément le 30/07 dernier. Elle a été progressive tout au long des précédentes semaines, des migrants irréguliers sont passés et ont affaibli les déjà très faibles défenses espagnoles. Car l’Espagne verse des fonds considérables au Maroc, des millions d’euros, pour qu’il protège la frontière, on voit les résultats. Les services spécialisés de la police espagnole, le CENIF, le Centre national des migrations et des frontières, a détaillé dans un rapport, comme je l’ai explicité dans un article d’hier, comment les choses s’étaient réellement passées.
Il a disséqué dans un document de 55 pages, contenant une trentaine de photos et de graphiques, les rouages de cette action concertée, le guidage actif des migrants, la mobilisation marocaine des réseaux sociaux, par des spécialistes des campagnes virales, les interventions ciblées de gendarmes marocains, en uniforme ou en civil, il a décompté 11 gendarmes en uniforme et 20 agents en civil. « Cette avalanche de preuves techniques et graphiques », comme le rapporte El Debate, est très étayée. Ce travail discrédite totalement le discours officiel du gouvernement de Pedro Sánchez. Les migrants ont été dirigés vers les points de passage les plus faciles, notamment sur le chenal dégagé de la digue d’El Tarajal, que des milliers de migrants ont facilement traversé à la nage.
La juge chargée d’instruire la plainte du groupement Iustitia Europa, contre le délégué du gouvernement à Ceuta, María Tardón, présidente du 4e tribunal d’instruction de l’Audience nationale, pourrait hélas d’être déchargée du dossier, par la Procureure générale, qui reprend les choses en main, au motif qu’une loi le permet, quand des ministres peuvent être mis en cause. Ce qui prouve au demeurant, que ce sont bien les sommets de l’État, qui sont dans le collimateur. Espérons que l’on n’assistera pas à un enterrement de première classe, mais je le crains fort.
19:22 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Notre Ami Pierre Cassen a de la chance... il a lu le bouquin de Sarah Knafo
12:27 Publié dans Sarah Knafo, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Cette fin de semaine, les 5 et 6 septembre, comme chaque année, Synthèse nationale aura un stand aux 56e Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil
12:27 Publié dans Rendez-vous avec Les Bouquins de Synthèse, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Voile islamique : l'opportunisme électoral de Jean-Luc Mélenchon
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Jean-Luc Mélenchon vient donc de découvrir qu’il avait commis une « erreur terrible » sur le voile islamique.
En 2010, celui-ci était pourtant pour lui un « signe de soumission patriarcale ». En 2017, il ironisait encore sur ce « chiffon sur la tête ».
Aujourd’hui, changement de décor, changement de clientèle électorale… et changement (en apparence) de conviction.
Il nous explique évidemment qu’il s’agit d’un admirable cheminement intellectuel. On peut aussi y voir quelque chose de beaucoup plus prosaïque : l’opportunisme d’un homme qui adapte méticuleusement son discours aux électorats qu’il entend conquérir.
Hier, le vieux tribun laïcard méprisait les signes religieux. Aujourd’hui, le candidat cajole une partie de l’électorat musulman dont LFI dépend fortement dans de nombreux territoires.
Le plus extraordinaire est qu’il voudrait faire passer cette spectaculaire conversion politique pour une illumination morale. Mélenchon n’a pas simplement fait semblant de changer d’avis : il a surtout changé de stratégie.
Chez lui, la « soumission patriarcale » devient donc parfaitement fréquentable dès lors qu’elle peut rapporter suffisamment de bulletins de vote.
Ce n’est même plus de la laïcité à géométrie variable, c’est de l’électoralisme islamique à visage découvert.
11:08 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sarah Knafo ce jeudi soir sur LCI
Anecdote perso :
Hier, mercredi, en fin d'après-midi, je me suis rendu à la Maison de la Presse la plus proche de chez moi pour acheter le fameux livre :
- Mon pauvre Monsieur, ce matin nous en avons reçu 12, à midi, ils étaient tous vendus... Vous êtes le quinzième cet après-midi qui nous le demande et qui ressortira bredouille...
Je n'ai donc plus qu'à prendre mon mal en patience et, en attendant, j'ai acheté le nouveau numéro d' Éléments.
R H
11:04 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Ceuta, le gouvernement espagnol avait été averti de l’invasion
Michel Festivi
Être averti et ne prendre aucune mesure, ne rien anticiper, faire la politique de l’autruche, c’est exactement l’attitude qu’a eu le gouvernement socialo-communiste de Pedro Sánchez. Car ce qui se passe à Ceuta est dévastateur, non seulement pour l’Espagne, mais aussi pour la France et l’Europe toute entière, tant les politiques migratoires sont un problème européen, et l’invasion d’une partie du territoire européen, concerne tous les autres pays, et singulièrement la France, dont le gouvernement ne contrôle rien, laisse tout passer, et se refuse à agir à l’image de Macron, Lecornu et Nuñez.
Or en France notamment, aucun journaliste ou commentateur digne de ce nom, ne connaît réellement la vie politique espagnole, les articles du Figaro qui reprennent telles quelles le plus souvent les dépêches de l’AFP sont affligeants de béatitudes, et même sur Cnews, Michel Hayad qui est impeccable sur les problèmes du Moyen-Orient, ne semble rien connaître de l’Espagne et de son gouvernement archi minoritaire, soutenu comme la corde soutient le pendu par les communistes de Sumar (anciennement Podemos), et par les indépendantistes catalans et basques, très à gauche, qui font la pluie et le beau-temps et imposent à Pedro Sánchez leur tempo.
Or, il est aujourd’hui prouvé, et des journaux indépendants du pouvoir tels que El Debate, El Mundo ou El Español viennent d’évoquer ce qui s’est réellement passé, à savoir que le Maroc a incité et organisé cette crise migratoire, dans le but avéré de récupérer Ceuta et Melilla, deux enclaves ibérico-espagnoles depuis le XIVe siècle. Même l’ONU, pourtant archi favorable aux pays musulmans, a décidé que ces deux enclaves étaient totalement espagnoles, selon les critères qu’elle retient, et qu’elles n’avaient pas à figurer sur les listes des entités à être décolonisées. Car le Maroc revendiquait devant l’organisation internationale leur rattachement. Mais l’insigne faiblesse du gouvernement espagnol, incite les autorités marocaines à continuer à pousser leurs pions.
1°) Le Maroc est à l’origine de la crise d’invasion :
Un hacker marocain, vivant en Allemagne, avait diffusé dès l’arrivée des 80.000 migrants, une liste d’environ 70.000 agents d’influence marocains agissant en Espagne. Les services de sécurité espagnols ont commencé à vérifier ces informations, et ont fait savoir que beaucoup de noms s’avéraient effectivement correspondre à ce qui était dénoncé. Une association espagnole a porté plainte pour atteinte à la sécurité nationale et à l’intégrité du territoire contre le délégué à Ceuta du gouvernement. Un juge a été commis, et a demandé des pièces et documents aux services secrets. C’est ainsi que la police a remis à ce magistrat, María Tardón, un rapport, au terme duquel elle confirme que des agents marocains, en civil ou en uniforme ont guidé les migrants vers Castillejo et ouvert la voie pour rejoindre la frontière à El Tarajel.
Le but était de submerger le système de contrôle frontalier et d’attenter à la souveraineté espagnole pour conquérir par le coup de force les deux enclaves, grâce à la pression que cela occasionnerait. D’ailleurs les migrants sont arrivés en plusieurs vagues, d’abord les plus vigoureux, et ensuite des plus jeunes, puis les femmes et les enfants, les premiers aidant les suivants. Pourquoi d’autre part, les 2/3 environ ont ensuite regagner le Maroc ? C’est assez incompréhensible si on zappe l’influence marocaine dans cette affaire. Il reste aujourd’hui environ 10.000 migrants, et non pas 5.000 comme le prétend le gouvernement. Cela pose d’ailleurs un problème considérable d’hygiène, de sécurité, les femmes n’osent plus sortir (environ 20 viols ou agressions sexuelles au bas mot). Les commerçants sont ruinés, les habitants désespérés et il tourne en boucle à la télévision espagnole, les violences commises contre des forces de l’ordre qui restent l’arme au pied devant les migrants, mais qui répriment les manifestants qui entendent rester maître chez eux. Une juge de Ceuta, Silvia Rojas, affirme quant à elle, qu’il existe depuis la crise, une augmentation exponentielle des agressions sexuelles. 23 plaintes ont été portées, mais elle considère que beaucoup de victimes ne le font pas savoir. Cette invasion a également provoqué un effondrement des services publics notamment hospitaliers.
D’autre part, le très renommé Commissariat général à l’immigration et aux frontières vient d’indiquer qu’il détiendrait l’enregistrement de 300 migrants illégaux, expliquant que le Maroc leur aurait fourni des moyens et des fonds pour les encourager à passer la frontière. Des transports auraient ainsi été mis à leurs dispositions pour les amener au plus près. Pour autant, le gouvernement espagnol continue avec ses lubies, accusant la Russie et Israël. La presse marocaine, elle, se réjouit de la situation.
2°) Le gouvernement espagnol avait été averti et a nié le problème :
Le 27 juillet dernier, le Président de Ceuta, Juan Jesus Vivas du Parti populaire avait prévenu la Moncloa de l’arrivée de 1.500 clandestins, dont environ plus d’une centaine de mineurs. Aucune réaction du gouvernement. Le 28/7 il a demandé l’état d’alarme compte tenu des risques de voir les choses s’aggraver selon les informations qu’il recevait. Rien du côté des services du premier ministre, ou de l’Intérieur. De nouveau, le 29 juillet il relance sans succès. On lui fait savoir que tout cela n’était nullement justifié. Aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur Marlaska nie avoir reçu ces alertes, contrairement à la ministre de la Défense qui l’avait dans un premier temps admis, mais qui aujourd’hui garde un silence gêné.
Le 31 juillet, Sánchez est venu quelques heures sur le Peñon, puis est reparti aussi vite en vacances et y est resté, assurant de vagues vidéos. Il faut rappeler qu’il n’avait pas hésité à régulariser pour de basses raisons électorales, un million de sans papier, quelques mois auparavant. Aujourd’hui, le gouvernement entend répartir les mineurs dans plusieurs provinces, ce que contestent Vox et le PP, alors que le Maroc, hypocritement, les revendique.
3°) Que se passe-t-il avec le Maroc ?
Tout le monde sait que le Maroc entend conquérir Ceuta (en face de Gibraltar) et Melilla plus à l’Ouest vers l’Algérie. Ce qui est en jeu, c’est l’indépendance ou pas du Sahara occidental, qui jusqu’en 1976 était une possession espagnole, que l’Espagne a lâché après la marche verte organisée par Hassan II. L’Algérie meilleur ennemie du Maroc, milite elle, pour l’indépendance du Sahara occidental, et soutien les révolutionnaires Saharaoui qu’elle finance, car dans ce cas elle sait qu’indirectement elle dominerait ce coin de territoire. Le pays est très riche en phosphate, et ses côtes sont très poissonneuses. Le Maroc, soutenu par l’ONU et les américains, entend conserver toute souveraineté sur ce territoire. Les américains et notamment Donald Trump sont à fond pour le Maroc contre l’Espagne, qu’ils considèrent à juste titre comme étant un allié des palestiniens et des iraniens, et ils fustigent l’absence de politique migratoire de la Péninsule.
Jusqu’en 2020, l’Espagne avait une ligne claire : le Sahara occidental devait rester sous l’orbite marocaine. Mais cette année-là, sous la pression de ses alliés communistes et indépendantistes, Sánchez a changé d’attitude, et a reconnu le front Polisario et donc indirectement l’indépendance pour faire plaisir à l’Algérie qui lui livre 30% de son gaz. Une crise est intervenue, Rabat a ouvert les vannes de l’immigration, et Sánchez a fait marche arrière toute, mais le mal était fait. Depuis lors les relations sont très tendues entre les deux pays, et le Maroc est le maître du jeu et joue au chat et à la souris. L’Algérie à son tour est furieuse de ce revirement. Bref Madrid se retrouve par sa politique désastreuse, entre le marteau et l’enclume. En punition Alger avait fermé les vannes des livraisons de gaz. Tout cela parce que le PSOE est minoritaire au parlement, qu’il ne tient qu’avec ses alliés comme je l’ai expliqué, et que Pedro Sánchez est un extrémiste près à tout, ce qu’aucun analyste politique ne comprend ou ne veut comprendre, le prenant à tort pour une sorte de social-démocrate, qu’il n’a jamais été.
Dans la soirée ce 2 septembre, des milliers et des milliers de manifestants ont commencé en soirée, devant les municipalités d’Espagne à manifester leur dégoût du gouvernement espagnol, aux cris de « Vive l’Espagne ! », drapeaux sang et or en tête. Santiago Abascal a déclaré « Sánchez est un psychopathe dangereux et en roue libre ». L’indépendantiste catalan qui soutien Sánchez, Carles Puigdemont a lui osé affirmer que Ceuta et Melilla devait être décolonisé comme Gaza ! Combien de temps ce pouvoir tiendra-t-il encore ? C’est toute la question, espérons le moins longtemps possible.
00:53 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L'Europe salue le soulèvement de l'Espagne face à l'invasion
00:41 Publié dans En Europe et ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Un manuel de rémigration
La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol
De Belfast à Rome, de Ceuta à Leipzig, le sujet brûlant de la rémigration prend une ampleur inédite considérable auprès des opinions européennes malgré l’occultation sciemment entretenue par le système médiatique d’occupation mentale. Le 31 octobre prochain doit se tenir à Paris une réunion, la troisième après l’Italie à Milan en avril 2025 et à Porto au Portugal en mai 2026, sur ce thème crucial pour l’avenir des Eurochtones. Pas sûr que le régime répressif d’extrême centre de l’Élysée la maintienne…
Il y a quelques mois paraissait un essai de Jean-Yves Le Gallou sur cette problématique. Son préfacier, le militant identitaire autrichien multi-persécuté Martin Sellner, l’avait devancé dès 2024 avec Remigration. Ein Vorschlag aux éditions Antaios du courageux Götz Kubitschek.
Après une traduction espagnole chez Editorial EAS, voici enfin sa version française ! On remarquera que la publication de Remigration. Une proposition, (2026, 216 p., 18 €.) ne relève pas du groupe éditorial Bolloré que certains naïfs estiment être à la pointe du combat des idées. Non, cette belle initiative d’offrir au lecteur français l’analyse pertinente de Martin Sellner revient à une maison d’édition installée en Vivarais, Hétairie, qui présente un ouvrage soigné et de belle facture. Bravo pour cette parution !
Remigration. Une proposition n’est pas un pamphlet contre la présence immigrée en Europe. Martin Sellner propose par des exemples pratiques et des cas précis qu’une politique de rémigration n’appartient pas à la science-fiction. S’adressant à l’origine au public allemand et autrichien, membres d’États historiquement fédéraux, l’auteur se revendique de droite, terme qui implique dans le monde germanique une rupture certaine avec les conventions formelles établies.
Face à un « État-providence [qui] se transforme progressivement en instrument de redistribution ethnique », « ce livre est conçu comme le fondement d’une “ œuvre pionnière métapolitique ” destinée à préparer la rémigration sur le plan des idées ». Il lui importe de se confronter à une « Allemagne [qui] devient une “ société de minorités multiples ”, dans laquelle la majorité autochtone se trouve peu à peu ravalée au rang d’un groupe ethnique parmi d’autres ». Les justes critiques de Martin Sellner ne concernent pas les minorités ethniques enracinées qui forment la remarquable marqueterie polyculturaliste européenne (les Danois du Schleswig – Holstein, les Frisons orientaux en Basse-Saxe, les Sorabes de Lusace, les Slovènes de Carinthie, les Roms et les Sinti, etc.). Pour lui, « les peuples existent, mais selon une modalité différente de celle des communautés religieuses, économiques ou purement sociales ». Il reconnaît par ailleurs que « l’identité collective n’est pas un objet statique, mais un processus réflexif et dynamique. Elle ne peut donc être définie une fois pour toutes ni définitivement fixée ». Son projet ambitieux de rémigration correspond à « une politique identitaire positive [… qui] souhaite préserver, mais aussi développer, le peuple comme expression de la diversité ethnoculturelle du monde ».
Comment le « cauchemar principal du régime de Berlin » imagine-t-il la rémigration ? Il s’agit d’abord d’« un concept englobant l’ensemble des mesures relevant d’une politique identitaire et démographique de droite, destinée à réduire une étrangeté devenue excessive. Cela comprend l’expulsion des immigrés illégaux, mais ne s’y limite pas : il faut également y inclure une réforme du droit d’asile, du droit de la nationalité et du droit des étrangers, ainsi que toutes les mesures susceptibles d’encourager le retour volontaire ». Dans les faits, « la rémigration désigne un ensemble de mesures destinées à inverser les flux migratoires, sur le fondement d’une politique démographique et identitaire alternative ». Elle contredit donc « la politique démographique dominante [qui] est, sans conteste, celle du remplacement par l’immigration ». Il prévient enfin que « la normalisation démographique par la rémigration ne signifie donc ni “ État racial ” ni “ lois de Nuremberg ”. La politique de rémigration vise la question de la loyauté, de l’obéissance à la loi et de la volonté d’assimilation ».
00:00 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 02 septembre 2026
SARAH KNAFO CHEZ CHRISTINE KELLY MARDI SOIR
19:43 Publié dans Sarah Knafo, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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MICHEL FESTIVI INVITÉ CE SOIR DE BERNARD ANTONY SUR RADIO COURTOISIE
17:02 Publié dans Michel Festivi, Sur les ondes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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De Chirac à Mélenchon... un projet : détruire la France

16:39 Publié dans Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Pierre-Yves Thomas, conseiller municipal Reconquête de Saint-Brieuc, seul contre tous, défend les Briochins
10:08 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Escalades, suite

Il n’est de bon citoyen qui ne se soit poser la question de savoir où vont nous mener les guerres instruites par la Russie et les Etats-Unis, en Ukraine et au Moyen-Orient. Ces deux guerres ont un point commun : Russes et Américains ne savent plus comment se sortir d’une situation qu’ils ont eux-mêmes créée. En attendant, entre le réchauffement climatique et les prix qui font du yoyo dans tous les domaines, même si pour l’instant les déséquilibres ne sont pas flagrants, la tentation pourrait être grande de la part d’un Donald Trump comme d’un Vladimir Poutine de considérer que la porte de sortie se trouverait dans l’escalade. Autrement dit, la perspective d’une guerre qui pourrait embraser la planète entière. C’est ce que tente d’analyser, avec son acuité habituelle, Pierre Lellouche dans cette chronique à Valeurs actuelles.
Lire la suite ICI
Source : Valeurs actuelles 2/9/2026
08:43 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 01 septembre 2026
Sarah Knafo face à Marc-Olivier Fogiel sur RTL
17:26 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le voile islamique, symbole de l’hypocrisie politique française

Julien Dir
Marine Le Pen a donc ressorti du placard, lundi 31 août, la promesse d’un référendum débouchant sur la pénalisation du voile dans l’espace public. Jean-Philippe Tanguy avait dégainé la veille sur BFMTV, avec cette comparaison qui restera : une amende, comme pour une ceinture de sécurité non bouclée. Le lendemain, Jordan Bardella nuançait déjà, jurant qu’il ne s’agirait pas d’instaurer une police du vêtement, sans dire clairement si des amendes seraient dressées. Sébastien Chenu, lui, expliquait sur LCI qu’il faudrait d’abord « définir » l’idéologie islamiste et ses signes extérieurs. En 48 heures, trois responsables du même parti, trois versions.
Quel voile, exactement ?
Commençons par le commencement. De quoi parle-t-on ? Du voile intégral, déjà interdit depuis 2010 par une loi qui, elle, avait l’intelligence de ne viser aucune religion en particulier mais la dissimulation du visage ? Du hijab ? Du foulard noué au cou, qui ressemble furieusement à celui que porte une femme algérienne de 70 ans ? Du turban ? De la kippa, tant qu’on y est — car Marine Le Pen, en 2012, assumait au moins la cohérence de dire que supprimer le voile impliquait de supprimer la kippa dans l’espace public ? Depuis 2021, il n’est plus question que du voile, uniquement. La cohérence est passée à la trappe, la ciblage religieux reste.
Personne, dans les rangs qui promettent la sanction, n’a été capable de définir précisément le vêtement qui vaudrait contravention. C’est un détail, dira-t-on. C’est le contraire d’un détail : c’est le cœur de l’affaire. On ne pénalise pas un symbole flou. On pénalise un comportement défini, ou l’on ne pénalise rien du tout.
Et qui verbalise ?
Admettons. Admettons que le miracle juridique se produise, que la Constitution soit révisée, que la France sorte de la Convention européenne des droits de l’homme — ce que les juristes rappellent comme condition préalable, entraînant mécaniquement la sortie de l’Union européenne. Admettons.
Qui va verbaliser ? Les policiers qui, aujourd’hui, hésitent à tirer sur un refus d’obtempérer parce qu’ils savent que leur identité sera divulguée, qu’ils seront mis en examen, que leur famille sera menacée ? Les mêmes policiers à qui l’on demanderait, demain, d’aborder une femme dans la rue pour lui coller 135 € parce que son foulard est mal noué ? Dans quels quartiers ? Combien de temps avant que la première interpellation ne dégénère, avant que la première vidéo ne tourne, avant que la première nuit d’émeutes ne parte d’un contrôle de tissu ?
La réponse, chacun la connaît. La loi ne serait appliquée nulle part là où elle prétendrait l’être, et scrupuleusement appliquée là où elle ne servirait à rien — sur la retraitée maghrébine de Vendée qui n’a jamais menacé personne, sur la petite commerçante de province, sur celles précisément qui ne posent aucun problème. Comme toujours. Comme partout.
L’inversion du problème
Voilà le vrai scandale de cette proposition, et il n’est pas juridique. Il est moral.
On a laissé entrer sur le territoire, en cinquante ans, plusieurs millions de personnes appartenant à une civilisation, une religion, un ensemble de mœurs et de codes qui n’étaient pas ceux de la France. On l’a fait sans jamais consulter les Européens sur la question. On a traité de racistes ceux qui posaient la question. On l’a fait par lâcheté patronale, par calcul électoral, par sentimentalisme humanitaire, par idéologie.
Et maintenant qu’elles sont là — installées, françaises pour beaucoup, nées ici pour la plupart — on voudrait leur reprocher d’être ce qu’elles sont ? On voudrait s’en prendre non pas à la cause, mais à ses manifestations vestimentaires ? On refuse de dire qu’il y a un problème d’immigration et de le traiter, alors on décide de vexer les musulmans. On refuse de nommer la question démographique, alors on légifère sur le tissu.
C’est le contraire du courage politique. C’est la fuite déguisée en fermeté. Un peuple qui n’ose plus discuter de qui entre chez lui se venge en réglementant ce que portent ceux qui y sont déjà. C’est mesquin, c’est petit, et c’est surtout parfaitement inefficace.
Une brimade, et rien d’autre
Car soyons clairs sur ce que produirait une telle mesure si elle était appliquée. Elle ne convertirait personne. Elle n’assimilerait personne. Elle ne réduirait pas d’un iota l’influence des Frères musulmans, le financement étranger des mosquées, le communautarisme des cages d’escalier, ou la prédication salafiste sur les réseaux. Elle produirait exactement l’inverse : elle offrirait à l’islamisme politique le seul carburant dont il manque encore un peu en France, la persécution.
Elle transformerait chaque femme voilée en martyre potentielle, chaque contravention en preuve de l’hostilité française, chaque procès en tribune. Elle donnerait raison à ceux qui expliquent depuis vingt ans aux jeunes des quartiers que la République les hait. Elle radicaliserait des familles jusque-là tranquilles. Et elle offrirait aux organisations islamistes, sur un plateau, l’argument qu’elles cherchent depuis toujours.
On ne combat pas une idéologie en humiliant ses fidèles. On la combat en tarissant ce qui la nourrit : les flux, l’argent, les réseaux, l’impunité, l’absence de contrepartie exigée. Tout cela est possible, tout cela est légal, tout cela ne nécessite ni référendum impossible ni révision constitutionnelle. Mais tout cela exige du courage.
Le RN se tire une balle dans le pied
Le plus étonnant, dans cette affaire, c’est que le Rassemblement national ait choisi ce terrain-là. Un parti qui, depuis dix ans, a patiemment construit sa crédibilité sur le pouvoir d’achat, la sécurité et la maîtrise des frontières, et qui vient replonger, à dix-huit mois du scrutin, dans le registre le plus caricatural .
Le résultat était prévisible : le camp d’en face jubile. Mélenchon dénonce des « obsessions sexistes et islamophobes » et se paie à peu de frais une posture de défenseur des libertés — lui dont les positions sur ces sujets mériteraient un examen autrement sévère. Le gouvernement, ravi de l’aubaine, agite la constitutionnalité. Édouard Philippe se pose en gardien du temple libéral. Tous ces gens, qui n’ont strictement rien fait sur l’immigration en dix ans, se retrouvent en position de donner des leçons.
Et à l’intérieur même du RN, ça discute, ça nuance, ça recule. Bardella parle de deux référendums échelonnés, dont un seulement en cours de quinquennat. Chenu demande qu’on définisse d’abord les termes. Marine Le Pen elle-même, il y a peu, concédait un « problème complexe » nécessitant une mise en place progressive. Un parti qui n’est pas d’accord avec lui-même sur sa propre proposition n’a pas une proposition : il a un slogan.
Ce que voile veut dire
Le voile, en France, en 2026, n’est pas d’abord un vêtement. C’est un miroir. Il renvoie à ce pays l’image exacte de ce qu’il a fait de lui-même : un pays qui a accepté sans jamais le décider un changement de peuplement d’une ampleur inédite, et qui préfère aujourd’hui légiférer sur un morceau d’étoffe plutôt que d’assumer un regard lucide sur cinquante ans de politique migratoire.
Interdire le voile, ce serait casser le miroir en espérant changer le reflet. Cela ne marche jamais. Cela n’a jamais marché nulle part. Et cela n’aurait qu’un seul mérite : permettre à ceux qui le proposent de dire qu’ils ont fait quelque chose.
Il reste dix-huit mois avant l’élection. Espérons qu’ils seront employés à des débats plus sérieux que celui-là.
Source : breizh.info
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lundi, 31 août 2026
Mercredi 11 novembre : Fête de la Ligue du Midi en Avignon
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Eric Zemmour solidaire du peuple espagnol face à l'invasion
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Sarah Knafo mardi matin, à 8 h 15, sur RTL et mardi soir, à 19 h 30, chez Christine Kelly sur C News
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dimanche, 30 août 2026
Il y a 85 ans, un vrai résistant de la première heure tombait sous les balles allemandes
Michel Festivi
Dès le début, la résistance fut à droite, et même souvent à l’extrême droite. C’est ce qu’a magistralement établi Alain Griotteray, dans un livre qui fit sensation à sa sortie en 1985 : « 1940 : La droite était au rendez-vous ». Alors que les communistes « français », appelaient à pactiser avec le soldat allemand au nom de l’amitié entre Hitler et Staline, des hommes de l’autre camp, se levèrent et luttèrent dès juillet-août 1940 contre l’occupant. J’ai démontré dans mon livre sur La désinformation autour du Parti communiste « français » cliquez ici, que le jeune Guy Mocquet, membre des Jeunesses communistes, avait été arrêté en octobre 1940, par la police française, pour avoir distribué gare de l’Est, des tracts à la gloire de l’Union soviétique, et jusqu’au bout, jusqu’à son exécution comme otage, un an plus tard, il appelait la France et les Français à adopter le régime communiste qui prévalait dans la patrie « des travailleurs ». On retrouvera dans la poche de son pantalon, un poème à la gloire du stalinisme.
En revanche, le 29 août 1941, Honoré d’Estienne d’Orves, officier de marine, père de cinq enfants, sera passé par les armes, pour fait de résistance. Né en 1901, après de brillantes études qui le mèneront du lycée Louis le Grand à Polytechnique, il choisit à sa sortie de l’X en 1923, une carrière militaire dans la Marine nationale. Dès juillet 1940 il entend rejoindre Londres, ce qu’il arrivera à faire, avec une rare détermination, après tout un périple très aventureux, en septembre de cette même année. Les gaullistes et les français libres étaient alors injuriés toutes les semaines dans L’humanité clandestine, comme des suppôts du capitalisme et de la City. D’août 1939 à Juin 1941, L’Humanité clandestine n’attaquera jamais les allemands ni le régime hitlérien, décochant toutes ses flèches contre Vichy, et ceux qui résistaient depuis l’Angleterre.
Honoré d’Estienne d’Orves est alors chargé de monter un réseau de résistance en France occupée et de mettre sur pied des opérateurs radios, pour que Londres puisse recevoir des renseignements sur la circulation des troupes et les emplacements des soldats allemands tout le long des côtes françaises. Fin décembre 1940, il parvient en Bretagne, avec un opérateur radio. Depuis Nantes, il créera la première liaison entre la France Libre et la France occupée. Puis il se rend à Paris et établit une organisation, dénommée Nemrod. À son retour en Bretagne, il est arrêté avec plusieurs camarades, l’opérateur radio alsacien ayant trahi.
Au mois de mai 1941, il est condamné à mort par un tribunal militaire allemand. Devant son courage exceptionnel lors des débats, le Président du tribunal au prononcé de la sentence, lui fera le salut militaire. Transféré à Fresnes, il y écrira des textes sublimes sur l’engagement, le don de soi et l’amour de la Patrie. Ernst Jünger, qui en prendra connaissance, notera « ces écrits de haute valeur », dans son journal. Le 22 août 1941, les troupes de la Wehrmacht, dans le cadre du plan Barbarosa, envahissent l’URSS. Un communiste dénommé Pierre Georges, qui jusque-là n’avait fait essentiellement que distribuer des tracts pour manifester son soutien au Pacte germano-soviétique, et claironner la gloire de la, patrie des prolétaires, abat à la station de métro Barbès, un aspirant allemand, en lui tirant courageusement deux balles dans le dos.
C’était l’occasion qu’attendaient les occupants pour fusiller des otages. Honoré d’Estienne d’Orves est tiré de sa cellule et est exécuté au Mont Valérien, malgré diverses interventions, dont celles de l’Amiral Darlan. C’était un catholique enthousiaste, un aristocrate, un royaliste de cœur, et un mari et père de famille fervent. En 1944, il sera fait Compagnon de la Libération. J’ai détaillé son portrait dans mon livre précité, pour établir une comparaison entre une Résistance authentique, sincère, animée du seul amour de la France, par rapport à des agissements communistes, qui d’août 1939 à juin 1941, trahirent la France, politiquement, moralement et même militairement, par le sabotage des armements pendant la drôle de guerre. En 1946, sous les huées des députés communistes qui demandaient son invalidation, Édouard Daladier leur dira leurs quatre vérités, et leur rappellera leurs perfidies. Un autre député MRP, Pierre de Chevigné, résistant de la première heure, sera dans les mêmes circonstances, outragé et invectivé par les communistes en décembre 1947, pour avoir brandi le PV d’interrogatoire de Denise Ginollin, communiste, qui reconnaissait en juin 1940, avoir participé à des réunions avec des Hauts gradés allemands pour faire reparaître l’Humanité et l’on retrouvera, bien plus tard, dans les archives de la ville de Paris, un mémorandum communiste, destiné aux Allemands, dénonçant « le juif Mandel ».
Nos hommes politiques, qui ne connaissent pas leur histoire de France, les Philippe, Attal, Bertrand, De Courson et autres, préfèrent aujourd’hui voter ou désigner des communistes plutôt que des patriotes. C’est pourquoi, cette histoire n’est pas que de l’histoire, mais résonne encore dans notre vie politique actuelle.
Sur Honoré d'Estienne d'Orves : lire le Cahier d'Histoire du nationalisme (n°18), de Didier Lecerf, publié par Synthèse nationale cliquez là
Sur cette période, lire aussi : cliquez ici
16:26 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Accélérationnisme : les idiots utiles du chaos
Thomas Joly - Président du Parti de la France
L’accélérationnisme est une lubie fréquente des spectateurs du désastre : puisque la maison brûle, autant verser de l’essence et espérer devenir propriétaire des cendres.
Le raisonnement est d’une naïveté adolescente : portons les pires au pouvoir, laissons-les achever le pays, précipiter les tensions, ruiner les institutions, pousser la société vers l’affrontement, et miraculeusement, quelque chose de meilleur surgira du chaos.
Mélenchon à l’Élysée comme raccourci vers le salut national : il fallait y penser.
Car derrière cette théorie fumeuse se cache une question que ses prophètes évitent soigneusement : qui ramassera les morceaux ?
Où est cette mystérieuse cinquième colonne nationaliste, organisée, disciplinée, compétente, disposant des hommes, des cadres et des moyens nécessaires pour prendre les commandes d’un pays ruiné ?
Elle n’existe pas.
L’accélérationniste, lui, existe surtout derrière son écran. Il contemple le déclin, s’en délecte presque, transforme son impuissance en doctrine et son aigreur en stratégie. Puis il baptise « lucidité » son refus d’agir.
Souhaiter le chaos à ses compatriotes n’est pas une politique. C’est une posture de nihiliste confortablement installé dans les gradins.
Une crise grave ne serait ni romantique ni purificatrice. Ce serait des pénuries, des violences inouïes, des quartiers abandonnés, des services publics paralysés, des familles livrées à elles-mêmes.
Et ceux qui fantasment aujourd’hui sur l’effondrement découvriraient probablement les premiers que le chaos ne distribue aucun brevet de courage.
Il faut évidemment se préparer au pire. Parce que l’État-providence, que tant de Français imaginent omnipotent, révélera ses limites dès que les structures ordinaires cesseront de fonctionner.
Prévoir n’est pas souhaiter. Se préparer n’est pas provoquer.
Le rôle d’une organisation politique sérieuse est d’empêcher le désastre tant qu’il peut encore l’être, puis d’être capable d’agir s’il survient malgré tout. Tout le reste relève de la littérature apocalyptique pour militants sans troupes.
Ne confondons donc pas radicalité et irresponsabilité : celui qui aime son pays cherche à le sauver, pas à vérifier jusqu’où il peut tomber.
16:10 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La télé ne nous décevra jamais !
La bloc-notes de Jean-Claude Rolinat
Ce qu’il y a de bien avec la télévision française, c’est que l’on n’est jamais déçu ! C’est ainsi que le samedi 29 août était diffusé sur la chaine « 4 », un film franco-belge datant de 2017, qui n’avait fait au box office à l’époque, que 309 781 entrées.
En deux mots, le synopsis était le suivant. Dans une petite ville française du Pas-de-Calais – « Hénard », pour Hénin-Beaumont ? -, une jeune infirmière libérale, mère divorcée - interprétée par la jolie Emilie Dequenne, aujourd’hui disparue -, est approchée par un parti « d’extrême droite » pour prendre la tête de la liste aux prochaines municipales. Bref, « On est chez nous » - c’est le titre du film -, est un spectacle cinématographique de derrière les fagots dont seule la « bienpensance » de gauche a le monopole exclusif, pour vilipender les vilains « petits canards » de droite.
Un faux nez ridicule du Rassemblement national et de la Droite nationale dans son ensemble
La cheffe d’un parti, le Rassemblement National Populaire, qui n’a rien à voir avec celui de Marcel Déat - encore que -, une blonde - tiens, tiens -, interprétée par Catherine Jacob, a besoin d’un faire valoir local pour s’implanter dans la circonscription. Suivez mon regard… Ce RN….P se veut, en tous points, une sorte de copie du vrai Rassemblement National, mais avec un logo, des figures et des slogans trop caricaturaux. La « jeune cruche » que le parti met à sa tête localement, est protégée par un service d’ordre maison qui s’appelle non pas le DPS – c’eut été trop ressemblant -, mais le SERP ! Un mauvais clin d’oeil à la maison d’édition de feu le grand Jean-Marie ? Et, comme cela ne suffisait pas à charger la barque, on met en scène un certain « Bloc » - là encore, suivez mon regard -, qui n’est qu’un ramassis de nervis cagoulés dont la ratonnade semble être la principale réjouissance.
À vouloir trop en raconter, à chercher à étayer des thèses fumeuses, à vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes, on passe à côté de la vérité, on rate sa cible, le RN, si tant est que ses dirigeants méritent d’être cloués au pilori. D’ailleurs, le journal « Les Echos » dans une critique du film, s’interrogeait sur le fait que, justement, à force d’enfoncer un clou on dérape. En voulant salir le Rassemblement National, le réalisateur et scénariste Lucas Belvaux a, en fait, rendu sympathique le programme de ce RN… P fantasmé, qui s’affiche « franchouillard » en diable, collant bien à la sociologie de la population de souche.
On se demande bien ce que de talentueux acteurs comme André Dussolier, la notabilité manipulatrice locale, - une sorte de « deux ex machina » dans cette histoire -, Emilie Duquenne et Catherine Jacob, viennent faire , finalement, dans ce navet ?
16:05 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 29 août 2026
Bally Bagayoko a empoché jusqu’à 9.400 euros par mois !
Michel Festivi
Suite à la plainte pour détournement de fonds publics, recel et concussion déposée contre X, par l’association « AC !! Anti-Corruptions », le PNF vient d’enclencher une enquête. Dans le collimateur du Parquet, le cas de Bally Bagayoko, communiste puis Lfiste, employé comme cadre à plein temps à la RATP en 2001, et qui était également et concomitamment, adjoint au maire de Saint-Denis, Vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Le Parquet dans un communiqué a fait savoir : « procéder aux vérifications utiles concernant les conditions d’emploi de Monsieur Bally Bagayoko au sein de la RATP ».
Comme je l’ai explicité ici à plusieurs reprises, Bagayoko occupait et cumulait un emploi de cadre à plein temps à la Régie depuis 2001, tout en exerçant ses fonctions d’élu local de 2002 à 2020 pour la commune et de 2008 à 2015 pour le département.
Le Figaro (26 et 27 août dernier), a eu accès à la plainte. Il résulte de sa déclaration d’intérêts de 2016 et publiée sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, que Bagayoko, qui si on en croit les paroles de l’Internationale, qu’il a dû chanter régulièrement à pleins poumons au PC, et qui continue à être chantée chez Mélenchon, le poing levé et rageur, serait « un damné de la terre, un forçat de la faim » : aurait palpé entre 2011 et 2014 112.769 euros par an, soit environ 9.400 euros mensuels. Dans le détail, 51.447 euros de la Ratp, 45.500 euros du département et 15.822 euros de la Ville, par an. Il s’agirait de revenus nets, car la HATVP demande aux déclarants d’inscrire leurs revenus nets selon ledit article.
Quand on compare ces rémunérations avec celles de certains médecins hospitaliers ou des personnels médicaux, on se dit que certains sont plus égaux que d’autres.
Hélas, il n’a pas été possible au Figaro, de consulter les déclarations d’intérêts ultérieures, car elles auraient été dépubliées à la fin des mandats, comme le voudrait la loi. AC !! écrit donc logiquement dans sa plainte : « Ces faits laissent présumer un double emploi rémunéré dans deux structures publiques, une absence de transparence sur les autorisations de cumul et une possible utilisation de ressources publiques à des fins personnelles ou politiques ». Reprenons une par une les infractions visées dans la plainte et détaillées par AC !! : je cite
• « Prise illégale d’intérêts : le cumul d’emploi rémunéré à la RATP et de fonctions exécutives à la mairie pourrait placer Monsieur Bagayoko dans une situation où il prend part à des décisions ou exerce une influence sur les organismes dont il dépend financièrement ».
• « Détournement de fonds publics : si les rémunérations perçues pour un emploi non effectivement exercé à plein temps à la RATP sont avérées, il s’agirait d’une utilisation indue de fonds publics ».
• « Manquement à la probité et cumul irrégulier d’activités publiques : les cumuls des deux emplois publics à plein temps est prohibé sauf autorisation express et motivée, ce qui semble absent dans les déclarations rapportées ».
S’agissant du recrutement du sieur Bagayoko, un membre influent du PC avait admis, selon l’article du Canard enchaîné, que ce dernier avait été recruté « sans concours, ni entretien ». AC !! invoque donc dans sa plainte que ce recrutement initial à la RATP sur proposition syndicale « pourrait caractériser une violation des règles de recrutement dans la fonction publique et un avantage injustifié ». Toutefois, il semble que le palmipède soit revenu sur ce point-là, et que la RATP aurait admis que le tenant de la Nouvelle France racialisée aurait été recruté en 2001 après avoir passé des entretiens d’embauche. Qui croire ?
AC !! demande que le Parquet puisse se procurer le contrat de travail et les fiches de paie, l’autorisation de cumul d’emploi, ses déclarations d’intérêts et de patrimoine et les justificatifs de sa présence effective à la RATP, les courriers et échanges entre la RATP, et les collectivités, les éventuelles interventions politiques ayant favorisé son recrutement.
Actuellement, Bagayoko est en disponibilité non rémunéré à la RATP. Pour Jean-Luc Mélenchon, et cela n’étonnera personne, Bagayoko fait l’objet « d’un racisme systémique » ; pour Éric Coquerel, la voix de son maître et accessoirement à la Chambre des députés, un Mozart de la finance : « Ce que l’on ne supporte pas, c’est le fait qu’il soit noir ». Car si le racisme antiblanc n’existe pas pour l’extrême gauche française, le racisme ne peut être que contre les noirs, car il est bien connu que ces derniers ainsi que les maghrébins, ne sont pas racistes pour un sou. L’Histoire de l’esclavagisme arabo-musulman qui a duré treize siècles, qui a été considérable et d’une cruauté sans nom, et qui a été permis par certaines peuplades noires qui capturaient leurs congénères moyennant avantages, n’a bien sûr jamais existé non plus, comme nous l’enseignait Madame Taubira, à rebours total des études de Bernard Lugan, Tdiane N’Diaye ou Olivier Pétré Grenouilleau.
Le président d’AC !! s’est déclaré « consterné », par les arguments des lfistes. Ceux qui connaissent la phraséologie des Bompard, Panot et consorts ne sont pas du tout surpris. C’est totalement dans l’ADN des révolutionnaires que d’insulter, injurier, stigmatiser l’ennemi de classe pour mieux le broyer. C’est vieux depuis Trotski et Lénine, et cela ne fait que continuer. Avant c’étaient « des vipères lubriques », aujourd’hui « ce sont des racistes », CQFD, circulez il n’y a rien à voir. Mathilde Panot, qui a sans doute fait une enquête à la mode de l’inspecteur Colombo, sait d’où vient le coup. Selon elle ce serait le journaliste de Radio J, Frédéric Haziza qui serait en lien avec le cabinet socialiste de l’ancien maire de Saint-Denis. Donc on peut en déduire, selon Madame Panot, que cela viendrait des juifs ? Pour Bagayoko aussi : « les socialistes n’auraient pas digéré la défaite ». Tout cela est bien sûr du pipeau, Mélenchon n’a pas eu meilleur allié que les socialistes, qui de Faure à Hollande en passant par Guedj et Glucksmann ont tous appelé à voter LFI en 2024, pour sauver leurs gamelles, car sinon ils auraient tous été battus, mais la soupe du Palais Bourbon est bonne. On peut être sûr qu’ils nous referont le coup en 2027, comme les Philippe, Bertrand, Attal et Larcher, Estrosi et Muselier. On le sait notamment depuis l’affaire Butch, les Lfistes sont des parangons de la liberté d’expression et de la nuance politique.
15:44 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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De Srebrenica à Crépol le livre qui ne s’est pas refermé
Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées
Source Breizh info cliquez ici
Ce matin, au bar des Brisants, j’avais devant moi The Times et Le Figaro. Dehors, Lechiagat s’éveillait avec cette tranquillité trompeuse des ports bretons lorsque la mer est étale et que rien ne paraît devoir troubler l’ordonnance ancienne des choses. Les pêcheurs rentraient, les cafés se remplissaient doucement, et deux articles posés côte à côte sur la table ouvraient pourtant une perspective autrement sombre. Le quotidien britannique publiait la nécrologie de Ratko Mladic, mort la veille ; Le Figaro racontait comment les magistrats chargés de l’affaire de Crépol avaient finalement décidé d’introduire la circonstance aggravante de racisme dans le dossier du meurtre de Thomas Perotto.
Le rapprochement est périlleux et il faut le manier avec des pincettes. Crépol n’est pas Srebrenica. Une nuit de sauvagerie dans un bal de village ne se compare ni par son ampleur, ni par sa nature, ni par ses conséquences au massacre méthodique de milliers d’hommes. Confondre les deux serait une faute d’intelligence autant qu’une indécence envers les morts. Ce qui rapproche cependant les deux lectures n’est pas la dimension des crimes, mais le mécanisme beaucoup plus ancien qui les précède : l’apparition de la frontière entre « eux » et « nous », puis ce moment redoutable où l’autre cesse d’être seulement différent pour devenir un ennemi.
Ratko Mladic avait passé sa vie au milieu de ces frontières-là. Né en Herzégovine dans une famille serbe orthodoxe, il avait deux ans lorsque son père, partisan de Tito, fut tué par les Oustachis croates. Il fit carrière dans cette armée yougoslave qui se voulait précisément l’instrument du dépassement des vieilles appartenances nationales et religieuses. Excellent officier, courageux jusqu’à la témérité, communiste par carrière autant que par formation, il devint pourtant, lorsque la Yougoslavie se défit, l’un des principaux chefs militaires du nationalisme serbe.
En mai 1992, il prit la tête de l’armée de la République serbe de Bosnie. Pendant trois ans, son nom fut associé au siège interminable de Sarajevo, aux expulsions de populations, aux camps, aux opérations de purification ethnique et enfin à Srebrenica. En juillet 1995, après la chute de l’enclave placée sous protection des Nations unies, de nombreux bosniaques musulmans furent tués par les forces serbes. Longtemps fugitif, arrêté en 2011, Mladic fut finalement condamné à la réclusion à perpétuité pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
La nécrologie du Times faisait pourtant apparaître quelque chose de plus éclairant encore que l’inventaire des crimes. Mladic ne combattait jamais seulement les hommes qui se trouvaient devant lui. Il combattait leurs ancêtres. Dans son esprit, les guerres n’étaient pas séparées par les générations : elles formaient un seul et même continuum de dettes à acquitter, de défaites à venger, de sang versé appelant un autre sang. À Srebrenica, il parla des Bosniaques musulmans comme des « Turcs » et invoqua explicitement une revanche historique remontant au temps de la domination ottomane. Carl Bildt, ancien premier ministre suédois devenu ensuite Haut Représentant de la communauté internationale en Bosnie, avait compris chez lui cette incapacité à s’affranchir du poids de l’histoire : Mladic semblait toujours rejouer les guerres précédentes.
La Bosnie constitue à cet égard un cas presque vertigineux. Les Serbes orthodoxes, les Croates catholiques et les Bosniaques musulmans appartiennent largement au même fonds slave méridional. Ils parlent des langues voisines, parfois si voisines que seul le politique s’obstine à les séparer. Durant les siècles de domination ottomane, une partie de la population locale s’était progressivement islamisée, pour des raisons qui mêlèrent intérêts sociaux et fiscaux, possibilités d’ascension dans l’Empire et contraintes variables selon les lieux et les époques. Des hommes issus du même terreau finirent ainsi par appartenir à des univers religieux et historiques distincts.
Voilà précisément ce que notre époque comprend de moins en moins. L’identité humaine n’est pas réductible à l’origine biologique, au passeport ou à quelques cases administratives. La religion peut devenir un principe d’appartenance beaucoup plus puissant que l’ethnie. Un Bosniaque musulman pouvait être physiquement, linguistiquement et généalogiquement infiniment plus proche de son voisin serbe que d’un musulman d’Anatolie ou d’Arabie ; il appartenait néanmoins avec ce dernier à un monde religieux dont les références, les fêtes, les interdits, les souvenirs et la fraternité débordaient les frontières du sang.
Le communisme yougoslave avait cru pouvoir recouvrir tout cela d’un grand manteau idéologique. Des populations différentes habitaient les mêmes immeubles, servaient dans la même armée, fréquentaient les mêmes écoles et contractaient même des mariages mixtes. Sarajevo fut longtemps montrée aux visiteurs occidentaux comme la preuve vivante que les vieilles appartenances pouvaient être dissoutes dans une citoyenneté socialiste et moderne. Il suffit que l’État se désagrége, que la peur revienne et que chacun doute de son avenir pour que les vieilles lignes réapparaissent sous l’enduit.
L’homme que l’on saluait depuis vingt ans dans l’escalier redevint alors un Serbe, un Croate ou un musulman. L’appartenance que l’on disait archaïque avait simplement dormi.
10:16 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le Journal du chaos

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vendredi, 28 août 2026
Présidentielle 2027, dernières nouvelles du vide

Vincent Trémolet de Villers
Si la campagne présidentielle était un parc d’attractions, faudrait-il déjà la brader au profit d’une licence japonaise régressive ? Les manèges Mélenchon et Le Pen tournent pour la quatrième fois et ne surprennent plus personne. Le chef des Insoumis solidement installé dans sa surréalité politique, économique, culturelle, autocrate d’un mouvement qui lui est entièrement dévoué, donne une idée assez précise de ce que serait la forme amphigourique de la dictature.
La candidate du RN se tait. Pas besoin de discours pour ramasser à la pelle les bulletins des électeurs désespérés. Pour le reste, c’est le grand flou : quel dessein autre qu’elle-même propose-t-elle à la France ? Deux anciens premiers ministres tentent de faire oublier qu’ils ont servi Emmanuel Macron, un intellectuel parisien veut croire qu’il existe une gauche sans La France insoumise. Le représentant de la droite classique, dont le programme correspond sans doute à une majorité de Français, pourrait tenter de remplir ce vide, mais, dans l’exercice, sa prudence est mauvaise conseillère. On ne lui demande pas de se changer en héros de Dragon Ball Z, mais que le candidat perce enfin sous le sénateur.
L’histoire commence à peine et la France s’inquiète déjà quand elle prend les dernières nouvelles du vide. Comment s’enthousiasmer pour les calculs d’arrière-boutique, les querelles de départage, la répétition mécanique et contre-productive du « danger-du-duel-entre-les-extrêmes », cette expression que de plus en plus d’électeurs traduisent par « pitié, laissez-nous nos places » ?
L’arithmétique, en campagne, ne mène à rien. C’est la dynamique qui l’emporte. Celle d’une primaire de la droite et du centre aurait le mérite d’opposer des projets plutôt que des combinaisons, d’exposer les candidats dans un cadre moins sauvage que cette concurrence sans règle, d’entraîner les électeurs dans le début d’une aventure collective. Les meilleures enquêtes d’opinion n’auront jamais l’autorité d’un dépouillement. Quand rien ne parvient à clarifier franchement une situation, s’en remettre aux urnes reste la moins mauvaise solution. Aux prétendants d’accepter la compétition, d’allumer les lumières pour rendre sa force à l’attraction démocratique.
Source : Le Figaro 27/8/2026
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