dimanche, 21 juin 2026
Le préfet Galy interdit un hommage sur la tombe de Jean-Marie Le Pen pour ses 98 ans
L'éditorial de Cyrano
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Incapables de mettre fin aux rodéos, incapables de prendre les mesures nécessaires contre les violences de l’extrême gauche, incapables de juguler l’ensauvagement des villes de France, et en Bretagne de Nantes et Rennes notamment, il se trouve des préfets de la République qui ne manquent pas d’imagination pour harceler les honnêtes citoyens de ce pays.
Ainsi, les zélés préfets des Landes (notre ami Clavreul), du Pas-de-Calais, du Lot-et-Garonne, de la Charente-Maritime, de l’Ardèche, du Vaucluse, de l’Oise et des Deux-Sèvres viennent-il de s’illustrer en décidant de retirer sur-le-champ le permis de conduire des automobilistes coupables de toucher leur téléphone portable au volant. Une suspension qui mettra en situation de mort sociale les citoyens de la ruralité, mais nos préfets et leur bras armé, les flics et les gendarmes, s’en foutent, ce qui compte c’est leur carrière, et tant pis si elle s’exerce au détriment des Français.
D’autres, comme l’ineffable préfet Fabienne Buccio, décident, comme cadeau de départ en retraite, de poursuivre le militant identitaire Damien Rieu, qui signalait son zèle à imposer des logements sociaux dans des villes où les maires n’en voulaient pas.
Dans un autre registre, le préfet du Morbihan, Michaël Galy, vient de s’illustrer. Jean-Marie Le Pen, né le 20 juin 1928 à La Trinité, aurait eu 98 ans ce samedi. Le Parti de la France, présidé par Thomas Joly, qui se réclame de son héritage, avait organisé une cérémonie simple, sur la tombe du fondateur du Front national, à 11 heures du matin, qui devait regrouper une petite centaine de sympathisants.
Bien évidemment, immédiatement, ceux qui, avec une rare indécence, ont fêté la mort du président du Front national, place de la République, au champagne, ceux qui veulent interdire les fêtes du Cochon, les projections des films de Tommy Robinson et les banquets du Canon Français, ont menacé de perturber la réunion, et ont multiplié les coups de téléphone insultants contre le militant qui organisait la cérémonie, dans le Morbihan.
Et donc, dans un pas de deux désormais classique entre les autorités et les antifas, le préfet Galy fait le coup du trouble à l’ordre public pour interdire à une centaine de Français d’aller rendre hommage au fondateur du Front national sur sa tombe.
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DEMAIN, LUNDI 22 JUIN, SUR TV LIBERTÉS, ROLAND HÉLIE EST L'INVITÉ DU "ZOOM" DE MARTIAL BILD
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La République des prudents

« Courage, fuyons » est la morale politique d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Chacun sait que les Français doivent travailler plus et plus longtemps. Aucun des candidats à la succession d’Emmanuel Macron n’ose annoncer le retour aux 39 heures de travail par semaine ni un âge de la retraite à 67 ou 68 ans. Nous allons dans le mur en klaxonnant. Pascal Praud se pose ici la question de savoir, présidentielle dans le collimateur, qui aura la courage de dire la vérité aux Français.
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Source : Le Journal du dimanche 21/06/2026
10:03 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Samedi, à la Trinité-sur-Mer, malgré l'interdiction préfectorale, les nationaux ont rendu hommage à Jean-Marie Le Pen
Le dépôt de gerbe que le Parti de la France, conjointement avec l'association Place d'Armes, avait prévu samedi 20 juin sur la tombe de Jean-Marie Le Pen à la Trinité-sur-Mer (56) a été interdit la veille par la préfecture du Morbihan.
Cela n'a pas empêché nos amis d'organiser, dans un excellent restaurant de la cité, un banquet qui a rassemblé près d'une centaine de convives. Ceux-ci purent écouter les interventions de Thomas Joly, président du PdF, du responsable régional de Place d'Armes, de Joëlle Bergeron, ancienne député européen du FN, de Claudine Dupont-Tingaud, militante historique de la cause nationale, de Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque, de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, et de Pierre-Nicolas Nups, secrétaire général du Parti.
Nous reviendrons tout au long de la semaine sur ce bel acte de fidélité.
S N
Voici l'entretien, pour TV Synthèse nationale, entre Thomas Joly et Roland Hélie réalisé sur place :
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04:00 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Jean-Marie Le Pen, TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le verdict Tegnér marque l’accélération d’une dérive totalitaire des juges politisés
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Il y a tellement d’événements judiciaires que nous avons eu l’idée de contacter notre avocat, maître Frédéric Pichon, pour faire le point avec lui…
Riposte Laïque : Vous venez, en quelques jours, d’obtenir deux relaxes pour Riposte Laïque : celle de Patrick Jardin, suite à une plainte d’une enseignante gauchiste, Sophie Djigo, et celle du président, Guy Sebag, suite à deux plaintes concernant des articles parus en 2017. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ces deux belles victoires ?
Maître Pichon : Oui, concernant la procédure engagée notamment contre mon client monsieur Patrick JARDIN, je suis très satisfait de cette décision et ce d’autant plus que madame DJIGO avait « mis le paquet ». En effet il convient de rappeler que madame DJIGO, qui est par ailleurs engagée dans la défense des clandestins – ce qui est parfaitement son droit – avait emmené ses élèves visiter des camps de migrants. Cette initiative avait choqué de nombreux élèves d’autant que, selon certains d’entre eux, dont un qui était présent à l’audience pour témoigner du parti pris de madame DJIGO, se plaignaient de ses interventions en cours jugées trop politisées.
Mon client Patrick JARDIN ainsi que des élus du nord du RN et des représentants de Reconquête s’étaient émus de cette initiative. Madame DJIGO a donc engagé une action en diffamation, soutenue par son ministère et de nombreux syndicats de l’Éducation nationale. Nous avons soutenu que ces propos s’inscrivaient dans un débat d’intérêt général et qu’ils relevaient de la liberté d’expression. Le tribunal nous a suivis.
Dans le dossier de Guy SEBAG, poursuivi en qualité de directeur de publication pour deux articles datant de 2017, l’un d’entre eux portant sur le fait que des employés voilées travaillaient dans des grands magasins et qu’un contributeur de Riposte laïque avait prises en photo avant d’être pris à parti par un agent de sécurité portant une barbe islamiste. L’article relatait cet incident. Nous avons gagné ce dossier sur un problème un peu plus technique et juridique lié à l’absence de responsabilité du directeur de publication dès lors que celui-ci était domicilié à l’étranger et que le site était également hébergé à l’étranger. Cela n’en reste pas moins une belle victoire.
Riposte Laïque : Par contre, un autre de vos clients, Erik Tegnér, fondateur de Frontières, vient d’être condamné par le tribunal de Bobigny, dans des circonstances qui paraissent vous avoir révolté…
Maître Pichon : Oui celui-ci était poursuivi par une dizaine d’avocats ainsi que le Conseil national des barreaux, le Syndicat des avocats de France, syndicat proche de l’extrême gauche, ainsi qu’une dizaine d’ordres d’avocats.
On lui reprochait d’avoir consacré un numéro de Frontières à la question migratoire et notamment aux entraves rencontrées dans le cadre des reconduites à la frontière. Dans le cadre de ce numéro était dénoncé, notamment, le rôle de nombreuses juridictions administratives qui annulaient les OQTF, ainsi que le rôle de nombreux cabinets d’avocats qui, en plus d’obtenir des annulations de procédure, se faisaient grassement payer. Le nom de ces avocats était cité, ce qui a été reproché à mon client en invoquant le délit de « doxing ».
Tout ceci relevait ni plus ni moins de l’enquête journalistique. Ces derniers, conscients qu’il était impossible d’obtenir une condamnation sur le fondement de la diffamation dans la mesure où nous avions bien évidemment toutes les preuves de ce que nous avancions, ont décidé d’engager la procédure sur un fondement totalement détourné. Il s’agit de l’article 223–1-1 du Code pénal qui a été créé au moment de l’affaire de Samuel Patty et qui consiste dans la divulgation d’informations relatives à la vie privée ou professionnelle de personnes de nature à les exposer à des risques immédiats d’atteintes physiques.
Il s’agit donc d’un contournement de la loi sur la presse et d’un détournement indécent de procédure de la loi PATY. Je pensais très naïvement que le juge, fut-il ouvertement de gauche, allait dépasser ses convictions personnelles pour appliquer le droit. Le jugement constitue un réquisitoire idéologique contre le travail des journalistes de Frontières et en particulier contre Erik Tegnér à qui il est notamment reproché de critiquer les avocats en droit des étrangers « qui ne font que leur travail prévu par la loi ». En définitive, en vertu de cette décision ubuesque, il est loisible de citer leur nom pour les féliciter de leurs actions en faveur des sans-papiers mais pas de les critiquer.
Riposte Laïque : Selon vous, un tel verdict, qui remet en cause la liberté de la presse, peut-il tenir en appel, puisque, bien sûr, vous allez faire appel ?
Maître Pichon : J’ai bien entendu interjeté appel immédiatement de sorte que la décision n’est pas applicable. Elle n’en reste pas moins éminemment grave pour la liberté d’expression. En vertu de cette décision réalité, n’importe quelle information divulguée au grand public sur une personnalité, qu’elle soit connue ou non est de nature à l’exposer à des réactions des internautes, dès lors que cette divulgation d’informations n’est pas apologétique, mais critique. En l’espèce, certains de ces avocats étaient connus puisqu’ils se faisaient fort sur les réseaux sociaux de communiquer sur leurs victoires obtenues dans le cadre de leur mission. La portée de cette décision signifie que n’importe quel jugement de valeur négatif sur quelque personne que ce soit sera passible de peine de prison. Il s’agit d’une dérive totalitaire. Le tribunal de Bobigny a ouvert la boîte de Pandore et il ne mesure pas le chaos juridique que cette décision va créer.
Riposte Laïque : Une autre de vos clientes, Christine Tasin, a été condamnée à 3 mois de prison avec sursis. Jean-Eudes Gannat a été condamné à 3 mois de prison avec sursis et une lourde amende. Thaïs d’Escufon était menacée elle aussi de prison, et Erik Tegnér vient d’être lui aussi condamné à 6 mois de prison avec sursis et à une amende exorbitante. Voyez-vous dans ces différents verdicts, qui visent des personnalités de la dissidence patriote, une volonté d’intimidation des juges et pensez-vous ces militants réellement menacés, à terme, de peines de prison exécutables ?
Maître Pichon : En effet, il y a une succession de décisions particulièrement inquiétantes pour la liberté d’expression et en particulier pour le camp patriote. Je pense que nous allons arriver prochainement à une crispation de plus en plus forte. Quoi qu’on puisse penser par ailleurs, de Jordan Bardella, la perspective que celui-ci soit élu en 2027, et par conséquent la perspective pour la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’un candidat du camp patriote nationale soit élu, va radicaliser les positions. Nous allons assister à mon avis à un durcissement de tout l’État profond, et notamment des juges, dont une partie est très politisée, qui va rendre des jugements politiques de plus en plus contraires aux règles les plus élémentaires du droit. La bonne nouvelle – ce qui n’était pas le cas quand j’ai commencé à prêter serment – c’est que les patriotes disposent de relais médiatiques et audiovisuels beaucoup plus importants qu’avant. Certaines décisions politiques sont commentées à l’étranger et suscitent la désapprobation morale d’une grande partie de l’opinion. Je pense que nous allons avoir des positions qui vont se radicaliser de part et d’autre : les patriotes contre les nouveaux sans-culottes qui instrumentaliseront les masses issues de l’immigration.
Riposte Laïque : Quel est votre regard sur la prochaine loi Bergé, annoncée le 1er juillet, pour lutter, selon la ministre, contre la haine en ligne ?
Maître Pichon : Il s’agit d’une nouvelle loi contre la « haine ». On se souvient que la loi AVIA avait été retoquée par le Conseil constitutionnel. Sous couvert de prétendue lutte contre la haine, il s’agit d’une velléité de restreindre la liberté d’expression déjà largement dévoyée par une instrumentalisation éhontée de la loi PATY, comme nous venons de le voir dans le dossier TEGNÉR.
Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Maître ?
Maître Pichon : Gardons le calme des vieilles troupes. Serrons les rangs. Ne baissons pas la garde et surtout ne sombrons pas dans les provocations inutiles car nos adversaires vont instrumentaliser le moindre dérapage. Bien entendu, il s’agit de rester libres dans nos propos mais en évitant tout ce qui n’apporte rien au bien commun pour lequel tout homme de bonne volonté et tout patriote doit œuvrer.
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samedi, 20 juin 2026
Coupe du monde de foot : une arnaque de la Fifa

Entre l’élargissement du nombre de nations qualifiées et l’extension de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), cette Coupe du monde de football incarne un football aseptisé qui éradique peu à peu la part de hasard et d’incertitude qui faisait tout son charme, analyse Pierre Adrian, écrivain et ancien chroniqueur à L’Équipe.
Le Figaro. - Quarante-huit équipes participent à cette Coupe du monde qui a débuté le 11 juin, soit près d’une sélection sur quatre à l’échelle mondiale. Qu’est-ce que ce nouveau format élargi vous inspire ?
À chaque édition de la Coupe du monde, nous mesurons à quel point la Fifa s’apparente à une sorte de grande mafia du divertissement. L’objectif est de générer toujours plus de profits, de maximiser les droits de télévision et, par conséquent, de multiplier les matchs. C’est une simple logique comptable. L’UEFA applique d’ailleurs la même méthode avec la nouvelle formule de la Ligue des champions. Dans le même esprit, la Fifa avait organisé sa nouvelle Coupe du monde des clubs l’été dernier aux États-Unis. Il faut désormais du football en permanence, partout dans le monde, déraciné entre Los Angeles et Doha, à n’importe quelle heure et aux quatre coins de la planète.
Cette dérive du football moderne est contraire à l’essence même de ce sport. Cette volonté d’internationalisation à outrance, démagogique, va paradoxalement acter un football à deux vitesses. À l’instar de la nouvelle formule européenne, nous allons assister à des phases de groupes profondément ennuyeuses, saturées de matchs sans réel enjeu. Les véritables grandes affiches n’arriveront qu’à partir des phases finales, où nous retrouverons les favoris habituels. Certes, nous aurons probablement droit à une belle histoire, comme celle de l’Islande lors de l’Euro 2016, au récit d’une petite nation terrassant un géant. Mais au bout du compte, les grosses écuries l’emporteront et ce dénouement fera oublier la monotonie des matchs de poules.
C’est le prélude à ce qui nous attend à terme : l’avènement de ligues fermées où n’existeront plus que des chocs, des PSG-Bayern ou des Real Madrid-Manchester City. Le paradoxe est feint. Les nations mineures comme l’Irak ou Curaçao sont les dindons de la farce. Elles sont instrumentalisées par la Fifa pour feindre un idéal méritocratique qui relève de l’hypocrisie.
Source : Le Figaro 20/6/2026
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Mélenchon assume le grand remplacement. Vingt ans de mensonge viennent de s'effondrer
Jérôme Viguès
Le 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon a fait son premier grand meeting de campagne. À Saint-Denis. Au pied de la basilique où reposent les rois de France. Ils avaient prévu 10 000 personnes. Ils en ont compté 26 000. Quand on est de gauche, les chiffres aussi font la révolution. Et là, devant cette foule agitant des drapeaux palestiniens, il a dit haut et fort ce que la droite nationale répète depuis deux décennies et pour lequel elle a été mise au pilori. Il a dit qu'il y a une "Nouvelle France". Que "un Français sur trois est héritier de l'immigration". Il a repris le slogan "on est chez nous", propriété historique du Front national. Et il a évoqué le grand remplacement sans le nier, sans s'en défendre, en s'en amusant sur Radio Nova.
Vingt ans que prononcer ces deux mots valait une condamnation sociale. Vingt ans que les tribunaux de la bien-pensance tranchaient des têtes pour moins que ça. Vingt ans que Renaud Camus était traîné devant les juges, que des journalistes perdaient leurs émissions, que des élus voyaient leur carrière brûler vive pour avoir décrit ce que leurs yeux voyaient. Mélenchon, en une heure de discours, a tout avalé. Il a tout repris. Il a tout assumé.
La différence, c'est qu'il appelle ça une bonne nouvelle.
Ce jour-là, une partie de la foule huait les rois de France devant leurs tombeaux. Le maire insoumis Bally Bagayoko, poing levé, souriait. Il n'a repris personne. Pourquoi l'aurait-il fait ? C'est exactement le message. L'ancienne France dehors. La nouvelle dedans. Et si vous n'êtes pas contents, vous êtes des fascistes.
Treize siècles de monarques utilisés comme décor pour annoncer leur propre enterrement. Il faut avoir un certain culot.
Mélenchon l'avait préparé. "Je crois à la force des lieux", avait-il dit. Oui. Et quel lieu. La nécropole des rois comme tribune pour proclamer que les rois ne comptent plus. Que la France qu'ils ont construite est "dépassée". Que la vraie France, la bonne, la nouvelle, est celle qui arrive. Celle qui, selon son maire insoumis Bagayoko, "a construit ce pays." Pas contribué. Pas enrichi. Construit. Les rois, les paysans, les soldats des deux guerres, les bâtisseurs de cathédrales, les pères de famille qui ont transmis pendant des siècles — eux, ils faisaient quoi ?
Pendant des années, la gauche et ses supplétifs médiatiques ont martelé que le grand remplacement était une "théorie complotiste d'extrême droite". Une invention. Une paranoïa. Une idéologie criminelle. Toute personne qui utilisait l'expression était immédiatement cataloguée, fichée, mise au ban. Les associations antiracistes sortaient leurs avocats. Les parquets ouvraient des enquêtes. Les rédactions viraient leurs journalistes récalcitrants.
Et puis Mélenchon monte sur scène. Il se réjouit publiquement que l'extrême droite veuille lui "coller" l'étiquette grand remplacement. Il ne dit pas que c'est faux. Il ne dit pas que c'est une calomnie. Il s'amuse.
Il a gagné quelque chose ce jour-là. Il a gagné l'aveu.
Mathilde Panot est alors venue aider. Mission : éteindre l'incendie sur les plateaux. Sa réponse restera dans les annales. "Le grand remplacement ? C'est : une génération remplace l'autre."
Lisez cette phrase. Une génération remplace l'autre. Voilà le crime intellectuel pour lequel vingt ans de répression ont été organisés. Voilà ce pour quoi des hommes ont été jugés, condamnés, ruinés, ostracisés. Une évidence biologique. Le passage du temps.
En deux phrases, Panot a innocenté vingt ans de persécutions intellectuelles. Elle ne s'en est pas rendu compte. C'est là tout le génie involontaire de la chose.
Si c'est banal, si c'est juste une génération qui succède à une autre, alors de quoi parlait-on ? Pourquoi Renaud Camus a-t-il été condamné pénalement ? Pourquoi des chroniqueurs ont-ils perdu leurs émissions ? Pourquoi des livres ont-ils disparu des librairies ? Pourquoi des carrières ont-elles été brisées ?
Zemmour l'avait formulé dès 2022 : "Ce que Mélenchon appelle la créolisation, Macron appelle la transition démographique, et moi j'appelle le grand remplacement. Dans tous les cas, on parle du passage d'un peuple à un autre." Il s'était fait lyncher pour ça. Aujourd'hui, Mélenchon reprend le raisonnement en changeant le signe algébrique. Négatif chez Zemmour, positif chez Mélenchon. Le raisonnement est strictement identique.
Qui va s'excuser auprès de Zemmour ? Personne. Ce que la droite dit, c'est du racisme. Ce que la gauche récupère, c'est de la pensée.
Regardons le décor du meeting dans son ensemble. Des drapeaux palestiniens, LGBT, LFI, et quelques tricolores en ornement. La foule entonne "Siamo tutti antifascisti" en italien. Antoine Léaument, député LFI, poste sur TikTok une vidéo du meeting accompagnée d'une musique dont le refrain est "Sortez les armes à feu."
Le tout devant la nécropole des rois de France.
Ce n'est pas une métaphore poétique. C'est un programme de rupture. L'ancienne France est dans la basilique. La nouvelle est sur le parvis. Et la nouvelle hue l'ancienne.
La répression intellectuelle des deux dernières décennies n'était pas une défense de la vérité. C'était une défense du monopole. Le monopole du droit de nommer le réel. Et ce monopole vient de se fissurer de l'intérieur. Pas sous les coups de la droite nationale. Sous les coups de leur propre chef de file.
Ce n'est pas la droite qui a gagné le débat. C'est la gauche qui l'a perdu toute seule.
Si la "Nouvelle France" est une bonne nouvelle, si le fait qu'"un Français sur trois est héritier de l'immigration" est motif de fierté, qu'arrive-t-il aux deux autres tiers ? L'ancienne France, celle de la basilique, celle des rois hués, celle des paysans qui n'ont apparemment rien "construit" selon Bagayoko — elle est quoi dans ce récit ? De la figuration ?
Dans la "Nouvelle France", poser cette question c'est déjà avoir tort. C'est révéler sa "névrose communautariste". C'est s'exclure soi-même du débat. Pas d'argument, pas de réponse. Juste la disqualification.
Sauf que la réalité ne se disqualifie pas. Elle s'accumule. Elle se voit dans les rues, dans les écoles, dans les quartiers. Elle se voit désormais dans la bouche de celui qui prétend gouverner ce pays.
Mélenchon a raison sur un point : il y a bien une "Nouvelle France". Il a tort sur un seul : il croit que ceux de l'ancienne vont l'accepter en applaudissant.
Ils ont avoué. C'est acté. L'histoire retiendra le lieu. La basilique. Les tombeaux. Les rois hués. Le maire qui sourit. Et la phrase de Mathilde Panot, épitaphe involontaire de vingt ans de censure politique.
"Le grand remplacement ? C'est : une génération remplace l'autre."
Merci, Mathilde. Tu n'aurais pas pu mieux dire.
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00:26 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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No pasaran Big Brother !
La chronique de Philippe Randa
Il y a des livres qu’il est recommandé… qu’on DOIT recommander… de ne pas lire d’une traite. C’est le cas de ce troisième volume d’Une fin de monde sans importance de Xavier Eman.
Pour risque d’éclats de rire trop dangereux.
Car forcément, votre rire devient très rapidement jaune d’une chronique de vie quotidienne à l’autre qui ne sont pas celles de personnages fictifs, qu’on « ne trouve que dans les livres » ou qu’on « ne voit qu’au cinéma ». Non ! L’auteur met en scène ce dont vous, moi, tout le monte, désormais, subit et s’offusque chaque jour dans une société où, pour paraphraser ce qu’on disait de la Suisse dans l’entre-deux guerre du siècle dernier, « tout ce qui n’est pas (encore) interdit est (ou en passe de l’être) obligatoire » !
Dans le monde que nous décrit Xavier Eman, la Bien-Pensance ne se contente plus de vous rabrouer à chaque instant ; elle vous traque, vous harcèle, vous châtie, parfois même avant que vous n’ayez songé à faire… ce qui vous est désormais interdit.
Alors, surtout injectez-vous chacune de ses chroniques sans précipitation pour en goûter la substantifique moelle sans risque.
De résistant, vous deviendrez combattant, c’est vous qui ferez reculer Big Brother et ce sera bien une fin du monde, mais de son monde à lui dont vous mesurerez alors toute l’importance.
Une fin du monde sans importance, volume III, Xavier Eman, Éd. La Nouvelle Librairie, 2026, préface d’Alain de Benoist, postface de Michel Marmin, 222 pages.
Pour commander ce livre, cliquez ici.
00:16 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 19 juin 2026
ON INTERDIT L'HOMMAGE À JEAN-MARIE LE PEN ET ON AUTORISE LES RÉCUPÉRATIONS DE LA "FÊTE DE LA MUSIQUE" PAR LFI...
20:55 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L'hommage à Jean-Marie Le Pen à La Trinité-sur-Mer prévu demain samedi est interdit
13:29 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Erik Tegner condamné pour avoir dénoncé les avocats qui défendent les étrangers
Pour aller sur le site de Frontières cliquez ici
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Henry Nowak, victime du racisme anti-Blancs de la police multi-ethnique britannique
Alain Sanders
L’affaire Henry Nowak restera comme l’un des exemples les plus saisissants des dérives idéologiques qui affectent aujourd’hui certaines institutions britanniques. Car derrière le drame d’un jeune homme de 18 ans poignardé à mort se dessine une question dérangeante : les policiers présents cette nuit-là auraient-ils agi de la même manière si les rôles raciaux avaient été inversés ? Poser la question…
Les images sont accablantes. Alors qu’Henry Nowak agonise après avoir reçu un coup de couteau porté par Vickrum Digwa (qui bénéficiera de la complicité de sa mère pour planquer le couteau), il est traité comme un suspect. Menotté, interrogé, maintenu sous contrôle, il répète pourtant qu’il a été poignardé, avec cette précision : « Je ne peux plus respirer ». Dans le même temps, son agresseur, les mains pleines de sang, parvient à convaincre les policiers qu’il serait lui-même la victime d’une attaque raciste.
Cette inversion spectaculaire entre victime et agresseur ne peut être comprise sans examiner le contexte idéologique dans lequel évolue désormais la police britannique multi-ethnique. Depuis plusieurs années, les forces de l’ordre sont soumises à une pression constante pour démontrer leur engagement contre le supposé racisme des Blancs et les discriminations qui en résulteraient. Une exigence qui devient problématique, voire criminelle, lorsqu’elle conduit les agents à craindre davantage une accusation de racisme qu’une erreur de jugement.
L’affaire Nowak illustre précisément ce danger. Face à deux versions contradictoires, les policiers ont aussitôt accordé un crédit sans nuance à l’accusation de « racisme » formulée par l’agresseur exogène. Le réflexe idéologique (un véritable formatage en fait) a pris le pas sur l’analyse factuelle. La parole de la victime supposée de discrimination a bénéficié d’une présomption de crédibilité que les faits ne justifiaient pas, et tout au contraire !
Le wokisme se définit souvent comme une vigilance accrue aux injustices liées à l’identité, à la race ou au genre. Mais lorsqu’une institution publique commence à interpréter les événements à travers ce prisme avant même d’établir les faits, cette vigilance, déjà incongrue en soi, devient un instrument terrible de racisme anti-Blancs.
Les institutions britanniques balbutient qu’il s’agirait simplement d’une « erreur opérationnelle ». Les erreurs ne surviennent jamais dans le vide. Elles révèlent les priorités, les réflexes et les peurs d’une organisation. Si les agents ont cru plus facilement l’agresseur que la victime, c’est qu’un cadre intellectuel particulier les y a prédisposés.
La mort de Henry Nowak ne démontre pas seulement l’échec de quelques policiers. Elle révèle les conséquences potentiellement tragiques d’une culture institutionnelle où certaines considérations identitaires peuvent influencer la perception immédiate de la réalité. Lorsqu’une société enseigne à ses institutions que certaines accusations sont trop sensibles pour être accueillies avec scepticisme, elle prend le risque de sacrifier la vérité au conformisme idéologique.
Henry Nowak a été victime d’un meurtrier exotique. Mais il est aussi devenu, pour beaucoup de Britanniques qui commencent à se réveiller, le symbole d’un système mortifère qui a préféré voir le monde à travers les lunettes de l’idéologie plutôt qu’à travers les faits. Le racisme anti-Blancs tue. Il serait temps d’y remédier. Sans faiblesse.
Source EuroLibertés cliquez ici
00:34 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sarah Knafo aux Grandes Gueules sur RMC ce vendredi matin
00:30 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 18 juin 2026
Dimanche 5 juillet, en Pays briochin (22) : GRANDE PAËLLA D'ÉTÉ DE LA FÉDÉRATION COSTARMORICAINE DE RECONQUÊTE !
10:35 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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RAPPEL - Samedi 20 juin : Hommage à Jean-Marie Le Pen à La Trinité-sur-Mer (56)
10:34 Publié dans Jean-Marie Le Pen, Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L’État interdit la rencontre annuelle des "musulmans de l’Ouest"
Michel Festivi
Cette manifestation était prévue à Nantes les 23 et 24 mai dernier. Le 21 mai, la préfecture avait mis en demeure la municipalité de Nantes, d’ordonner son interdiction. Refus de la Mairie le 22 mai, ce qui n’étonnera personne, compte tenu de la couleur politique de cette municipalité. Dès lors le préfet a pris ses responsabilités, et le même jour a édicté un arrêté d’interdiction. La base juridique était essentiellement les propos tenus lors de la précédente édition de 2025, ainsi que celle du Bourget en avril 2026.
L’avocat habituel de toutes ces organisations, Maître Sefen Guez Guez, a vainement tenté de faire annuler cette décision devant la juridiction administrative. L’association islamique de l’Ouest a été retoquée et l'interdiction de la réunion a été maintenue. À noter que selon les informations de la presse, l’avocat de l’association devait aussi intervenir lors de ce colloque.
Quelles étaient les motivations de la préfecture ? Les rencontres devaient se dérouler à la mosquée Assalam, elle-même gérée par cette association précitée. Selon le préfet, cet organisme « constitue la déclinaison nationale de la confrérie internationale des Frères musulmans… - (une confrérie) -dont l’idéologie poursuit un projet subversif visant à faire prévaloir des prescriptions religieuses fondamentalistes contraires aux principes et valeurs de la république ».
Les services de l’État ont constaté que dans des manifestations similaires, des propos d’une orthopraxie islamique de grande rigueur, facteur de repli identitaire ou qui faisait l’apologie par exemple d’Hassan Iquioussen, expulsé en 2022 au Maroc, via la Belgique, avaient cours. Les services préfectoraux ont ainsi motivé notamment sur les points suivants :
- des conférences centrées sur la théorie du complot juif
- la vente de nombreux ouvrages de tendance salafiste wahhabite appelant à la haine, la discrimination, la violence. Ouvrages dont certains énoncent des théories complotistes à l’égard de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023
- la présence de prédicateurs ultra-rigoristes et de cadres fréristes des instances européennes de la confrérie
Et l’arrêté préfectoral de conclure qu’au regard « de l’organisateur, des participants et de la doctrine qu’ils diffusent…- (il existait) – un risque élevé que soit tenu lors de cette rencontre annuelle des propos constitutifs d’une infraction pénale ou de nature à porter atteinte aux principes et aux valeurs de la république, à la cohésion nationale et à la dignité de la personne humaine et partant de troubler gravement à l’ordre public ».
Le juge administratif a considéré que cet arrêté ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d’expression, de réunion et de culte. Bien évidemment des mouvements trotskistes ont dénoncé « un précédent islamophobe et autoritaire dangereux », et l’inénarrable Rima Hassan a bien sûr réagit en stigmatisant cette décision qui porterait atteinte aux droits des musulmans de France, on n’en attendait pas moins d’elle.
Comme le souligne Jean Chichizola dans Le Figaro du 15 juin 2026, cette interdiction ne fait que reprendre les considérations des services de renseignement français et européens qui avaient constaté que « rassemblés au sein d’une fédération nationale, Musulmans de France, ils désirent clairement prendre le pouvoir par les urnes...le but est d’infiltrer la société : ce sont un peu les trotskistes de l’islam...le but est de faire un jour que le pays dans lequel ils se trouvent soit régi par la loi de Dieu et non par la loi des hommes ».
Le rapport remit l’an passé au premier ministre, établit par un préfet et un diplomate est tout autant explicite : « Le projet des Frères musulmans... s’articule autour de deux objectifs : la création d’un État islamique et l’application de la charia ...prééminence de la loi coranique...infériorisation de la femme, incapacité à concevoir l’altérité notamment religieuse (supériorité de l’islam et condamnation de l’apostasie), antisionisme voire antisémitisme. »
Il se trouve qu’un maire communiste préfère un voile islamique à une Croix chrétienne. Quand est-ce qu’une loi interdira enfin tout port de signes religieux ostensibles dans tous les lieux recevant du public, et singulièrement dans les enceintes municipales, territoriales et nationales, même sur les bancs des visiteurs ?
On se rappellera que lors de la diffusion de ce rapport, mettant en garde contre ces dangers, Jean-Luc Mélenchon avait déclaré : « cette fois-ci, l’islamophobie franchit un seuil ». CQFD
10:30 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 17 juin 2026
Juillet, université d'été d'Academia christiana dans le Vaucluse, en Provence
08:55 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Samedi 20 juin, Thierry Bouclier dédicacera sa biographie de Michel de Saint Pierre, à la Librairie Duquesne à Paris
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08:55 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sous prétexte de protéger les mineurs, Macron et Starmer veulent ficher les utilisateurs des réseaux sociaux

Thomas Joly, président du Parti de la France - cliquez ici
Emmanuel Macron et son clone, Keir Starmer, ont enfin trouvé le prétexte parfait pour jouer les sauveurs d’enfants : interdire les réseaux sociaux aux moins de quinze ans. Quelle noblesse d’âme. Sauf que ces deux-là se contrefoutent des gosses.
En France, les affaires de pédocriminalité s’empilent sans que le pouvoir ne s'en émeuve plus que ça. En Angleterre, les « grooming gangs » ont violé des milliers de fillettes pendant des années, avec la bénédiction passive des autorités qui préféraient ne pas « stigmatiser » les auteurs (extra-européens pour la plupart).
Ce n’est pas la jeunesse qu’ils veulent protéger. C’est nous qu’ils veulent ficher. Derrière les larmes de crocodile, le vrai projet est limpide : imposer une vérification d’identité obligatoire pour tout le monde sur les réseaux sociaux. Pièce d’identité, selfie, justificatif d’âge pour pouvoir poster un message. Fini l’anonymat, fini de s'exprimer sans risque. Une fois que vous êtes identifié, le régime peut vous poursuivre pour la moindre opinion que des juges politisés peuvent considérer comme illégale.
Macron et Starmer ne luttent pas contre les effets néfastes des réseaux. Ils luttent contre la liberté de parole qui échappe encore à leur contrôle. Ils se moquent bien des mineurs sacrifiés sur l’autel de l’immigration et du laxisme pénal. Ce qui les excite, c’est le passe numérique généralisé, l’internet sous surveillance policière, la possibilité de coffrer n’importe qui pour un like ou un post qui déplaît au pouvoir.
C’est du pur totalitarisme soft, déguisé en mesure de prévention. Et les débiles qui applaudissent n’auront plus que leurs yeux pour pleurer quand ils seront les suivants sur la liste.
08:54 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Ivry-sur-Seine : le maire communiste, ou la laïcité à sens unique

La rédaction de Breizh-Info, cliquez ici
La scène, devenue virale, mérite qu’on s’y arrête. Jeudi 11 juin, le conseil municipal d’Ivry-sur-Seine, fief communiste du Val-de-Marne reconduit en mars dernier, a viré au pugilat politique. Au centre du tumulte : un voile islamique, une croix de bois, une prière mariale, et la colère noire d’un maire qui a, ce soir-là, montré son véritable visage.
Tout part d’un amendement. Kevin Nader, jeune élu d’opposition fraîchement entré au conseil, propose de modifier le règlement intérieur pour interdire le port de signes religieux ostensibles en séance. Deux élues de la majorité d’extrême gauche siègent en effet voilées. La proposition n’a rien d’extravagant : elle reprend les termes d’un dispositif juridiquement balisé, depuis qu’en mars dernier le tribunal administratif de Dijon a validé l’interdiction des signes religieux décidée par la ville de Chalon-sur-Saône. La possibilité est désormais ouverte aux communes qui le souhaitent.
Deux poids, deux mesures
C’est la réaction du maire qui en dit long. Philippe Bouyssou (PCF) refuse purement et simplement de mettre l’amendement aux voix, au motif qu’il serait « moralement rejeté » par l’assemblée. Curieuse conception de la démocratie locale, où un texte n’est même plus soumis au vote dès lors qu’il déplaît à l’édile. Une adjointe voilée revendique fièrement sa présence en séance, et la majorité applaudit.
Face à ce mur, l’élu d’opposition choisit le symbole : il brandit une petite croix et récite un « Je vous salue Marie ». La réaction est immédiate et spectaculaire. L’édile, d’abord calme, entre dans une fureur incontrôlée, l’index tremblant pointé vers son contradicteur, dénonçant un « crime politique », une « honte », sommant l’élu de quitter l’assemblée avant de suspendre la séance et de promettre la saisine du préfet.
Arrêtons-nous un instant sur la disproportion. Un voile islamique en plein conseil municipal : tolérable, défendable, applaudissable. Une prière chrétienne récitée par un élu : un « crime politique » qui mérite la saisine du préfet. Voilà résumée, en une soirée, toute la laïcité à géométrie variable d’une certaine gauche.
Le vrai visage de l’édile
Le personnage gagne d’ailleurs à être connu. Sur les réseaux sociaux, le même Philippe Bouyssou ne se privait pas de railler grassement les catholiques, tournant en dérision des évêques avec des plaisanteries de corps de garde sur les préservatifs, ou relayant des montages moqueurs visant les fidèles. Le second degré anticlérical, manifestement, ne lui pose aucun problème de conscience.
L’islam, en revanche, lui inspire des précautions infiniment plus délicates. On le voit souhaiter un « Ramadan Moubarak » devant le chantier d’un centre culturel musulman, promettre sa présence pour l’Iftar et l’Aïd, espérer « Inch’Allah » signer un permis de construire avant la fin du Ramadan. On le retrouve aux côtés d’un prédicateur se réclamant ouvertement de la mouvance des Frères musulmans. L’entrisme d’une organisation placée dans le viseur des services de renseignement français semble, décidément, l’émouvoir bien moins qu’un « Je vous salue Marie ».
La laïcité, ce mot qui ne veut plus rien dire
Au fond, cette affaire a au moins le mérite de la clarté. Elle révèle ce que la laïcité à la française est devenue : non plus un principe d’équilibre, mais une arme à sens unique, brandie contre les racines chrétiennes du pays et soigneusement rangée dès qu’il s’agit d’une autre religion.
Mais soyons honnêtes jusqu’au bout. Le débat lui-même tient désormais de la fiction. À quoi rime encore une laïcité qui s’épuise en querelles de règlement intérieur, dans un pays qui a laissé entrer, en quelques décennies, des millions de personnes appartenant à une religion visible par essence ? Le voile en conseil municipal n’est que la partie émergée d’une réalité bien plus vaste, que la laïcité, conçue au début du XXe siècle pour discipliner le catholicisme dans une société homogène, est tout bonnement incapable de penser. On agite un principe vieux d’un siècle face à une transformation démographique qui le dépasse de toutes parts.
La vérité, c’est qu’une laïcité qui ferme les yeux sur le réel pour ne s’indigner que d’une prière chrétienne n’est plus un principe républicain. C’est une posture. Et à Ivry-sur-Seine, jeudi soir, cette posture a laissé tomber le masque.
08:39 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 16 juin 2026
Un aperçu de la manifestation pour la remigration, samedi dernier, à Rome...
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L’Iran sort de cette guerre renforcée

Pierre Lellouche
Trump avait commencé la guerre en promettant une « capitulation sans condition de l’Iran ». Il la termine avec un mauvais accord, annoncé dimanche, dont l’Occident n’a pas fini de payer les conséquences. En réalité, cette guerre a tourné au cauchemar stratégique pour l’Administration Trump, un cauchemar qui rappelle les pires heures de Jimmy Carter, lorsqu’il échoua lamentablement à libérer les otages de l’ambassade américaine à Téhéran, il y a quarante-cinq ans… Un long supplice persan de 444 jours, où, comme aujourd’hui, les dirigeants de la jeune République islamique semblaient jouer au chat et à la souris avec une Administration américaine brouillonne et dépassée par les événements.
Après trois mois et demi de conflit, force est de constater que non seulement aucun des trois objectifs principaux assignés à cette guerre n’aura été atteint : ni dénucléarisation, ni destruction de l’arsenal de missiles, ni arrêt du soutien au Hezbollah et autres alliés chiites, mais surtout que la République islamique sort de cette guerre renforcée, plus revancharde que jamais, convaincue qu’elle a déjà vaincu la première puissance militaire du monde et son allié israélien.
Le président américain voulait un « regime change ». Il l’a obtenu, mais pas celui qu’il souhaitait. À Téhéran, la « puissance divine » de l’ayatollah Khamenei père a été remplacée par « la puissance brute », incarnée par un commando de dirigeants plus jeunes, tous anciens combattants de la guerre contre l’Irak, et tous membres des gardiens de la révolution, la nouvelle colonne vertébrale du régime en lieu et place du clergé chiite.
Tandis que le vieux Khamenei, prudent, persistait à refuser de franchir le seuil de l’arme nucléaire, en s’efforçant d’écarter le risque d’une attaque massive contre l’Iran, ses successeurs sont aujourd’hui convaincus que le pire est derrière eux, ayant survécu à 13 000 frappes américano-israéliennes. Ceux-là sont également convaincus que Trump ne reprendra pas la guerre, mieux, qu’il bloquera même les velléités israéliennes de « finir le travail ». C’est cette conviction qui a conduit les dirigeants iraniens à prendre le risque calculé de frapper directement Israël au début de la semaine dernière pour défendre leurs alliés du Hezbollah au Liban. Trump n’a pas bougé, sauf pour intimer l’ordre à Netanyahou d’arrêter ses frappes…
Quant à la négociation sous médiation pakistanaise, ses résultats s’annoncent bien pires pour les Américains et les Israéliens que les termes consentis par l’Iran en février à Genève… avant les bombardements du 28 février.
Sur le nucléaire, censé être le but principal de cette guerre, les Iraniens ont maintenu leur position constante, à savoir l’affirmation de leur droit souverain d’enrichir l’uranium, ce qui leur permettra de conserver les équipes nécessaires à une éventuelle reprise d’un programme militaire, même si, dans l’intervalle, le programme d’enrichissement devait être suspendu. Quant à la demi-tonne d’uranium enrichi à 60 %, la moitié serait diluée sur place et l’autre serait déposée dans un pays tiers non encore déterminé : au total, un arrangement très similaire à celui de l’accord JCPOA signé par Obama en 2015, que Trump avait jugé « horrible » à l’époque, avant de le dénoncer trois ans plus tard, lors de son premier mandat. De toute façon, cette négociation nucléaire, censée commencer dans les semaines à venir, s’échelonnera sur de nombreux mois, au vu de sa très haute technicité, mais surtout du talent des négociateurs iraniens à faire durer indéfiniment les tractations…
Mais pire encore, il y a Ormuz. Les dirigeants de Téhéran peuvent remercier Trump. C’est lui et sa décision de lancer une « petite excursion » en Iran qui ont fourni le prétexte qu’attendaient les Iraniens pour s’approprier de fait la totalité du détroit, y compris les eaux territoriales appartenant aux voisins, les monarchies arabes du Golfe. C’est désormais chose faite. Avec plusieurs conséquences considérables.
La première est que les Iraniens vont faire payer très cher la réouverture du détroit, exigeant en échange 24 milliards de dollars de fonds iraniens séquestrés dans les banques arabes ou occidentales, dont le paiement sera, dit-on, échelonné en deux fois. Pour mémoire, l’accord signé par Obama en 2015 n’avait « coûté » que 1,7 milliard. Un vrai « progrès » donc grâce à Trump ! Avec ces 24 milliards, et la possibilité de vendre à nouveau son pétrole, Téhéran disposera du cash indispensable pour soulager l’énorme crise économique qui pèse sur les Iraniens, ce qui lui permettra aussi d’éviter de nouvelles protestations de masse, et bien sûr de réarmer.
Mais l’essentiel est ailleurs : une réouverture d’Ormuz dans le cadre du fameux mémorandum n’est, dans l’esprit des Iraniens, qui n’en ont pas fait mystère, qu’une option temporaire qui ne règle en rien le problème de fond du statut de ce détroit, que les Iraniens considèrent désormais comme partie intégrante de leur territoire maritime. Il serait naïf de croire que Téhéran renoncera à cette carte maîtresse, dont ils ont découvert qu’elle leur permet de prendre en otage, à tout moment, la totalité de l’économie mondiale. Pour une raison simple : le monde ne peut pas durablement survivre en étant privé du quart de l’énergie dont il a besoin chaque jour… Après l’accord, les Iraniens pourront donc refermer le détroit à leur guise, et cette seule menace représentera une force de dissuasion majeure contre les Américains et autres alliés qui pourraient être tentés de frapper à nouveau l’Iran. Le détroit d’Ormuz est donc à la fois la corne d’abondance de la République islamique, l’affirmation de sa domination de fait sur ses voisins arabes, et surtout l’équivalent d’une deuxième bombe atomique dissuadant toute interférence extérieure dans la région.
Au-delà, la conséquence la plus durable de ce désastre stratégique est d’avoir conduit à la destruction pure et simple du système de sécurité qui avait été construit entre l’Amérique et les monarchies pétrolières arabes après 1945 : j’assure votre sécurité, vous me garantissez votre pétrole. Plus encore que la guerre de Bush en Irak il y a vingt-trois ans, qui avait débarrassé Téhéran de son rival de Bagdad, la guerre de Trump laissera l’Iran en position de domination absolue de la région. Une superpuissance islamique en devenir, face à laquelle les monarchies arabes n’auront d’autre choix que de se plier, en espérant que le grand voisin chiite ne s’emparera pas purement et simplement de leurs ressources pétrolières.
Exit, en tout cas, l’image de ces petits paradis sûrs et prospères, leurs shopping malls et leurs plages ouvertes toute l’année. Les influenceurs et autres parrains du narcotrafic qui y avaient fait leur nid découvrent que leurs petits paradis étaient bâtis sur du sable… Quant à Israël, ses bombardements auront permis, comme on dit là-bas, de « passer une nouvelle fois la tondeuse » : deux à trois ans de gagnés avant la prochaine crise, mais le poison du terrorisme est toujours là à Gaza et au Liban. Pour la République islamique, la seule gagnante, le ni-paix-ni-guerre aux conditions des Iraniens, financé par les dollars de l’oncle Trump, est assurément la situation idéale pour assurer la pérennité du régime. Tant pis, malheureusement, pour le peuple iranien qui attendait sa liberté, tant pis pour les dizaines de milliers de braves gens qui ont été massacrés en début d’année et pour tous ces jeunes qui continuent à être pendus tous les matins à Téhéran.
Source : Le Figaro 16/6/2026
10:05 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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A lire sur Breizh-Info, un reportage exclusif au coeur de la manifestation pour la remigration, à Rome, samedi dernier, 13 juin.
09:19 Publié dans En Europe et ailleurs..., Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Accord États-Unis-Iran : la défaite des va-t-en-guerre

Thomas Joly, président du Parti de la France
Une paix, même fragile, même tardive, même obtenue au prix de laborieuses négociations, vaut toujours mieux que l’ivresse des va-t-en-guerre.
Il faut donc se réjouir de l’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran, qui pourrait enfin mettre un terme à cette guerre absurde, déclenchée par l’aveuglement stratégique et l’alignement américain sur les intérêts du gouvernement israélien.
Pendant des mois, les fanatiques israéliens et leurs supplétifs ont rêvé d’anéantir l’Iran, d’écraser le Liban, d’embraser toute la région et d’entraîner l’Occident dans leur guerre sans fin.
Ils ont échoué.
Le danger, désormais, est clair : que le gouvernement Netanyahou tente par tous les moyens de faire capoter cet accord, incapable d’accepter qu’une solution diplomatique vienne contredire sa logique d’escalade permanente.
La France, elle, n’a rien à gagner dans ces aventures moyen-orientales qui ne sont pas les siennes. Elle n’a pas à sacrifier son économie, son énergie, sa sécurité et potentiellement ses soldats sur l’autel de conflits étrangers.
Donald Trump ressortira affaibli de cette séquence. Lui qui promettait de ne pas se laisser piéger par les guerres de l’ancien monde s’est retrouvé aspiré dans le bourbier proche-oriental.
Pourquoi diable est-il allé se fourrer là-dedans ?
Sur le plan international, il apparaît comme un dirigeant contraint de reculer après avoir perdu le contrôle de la situation. Sur le plan intérieur, il devra expliquer à ses électeurs pourquoi l’Amérique a failli payer une nouvelle fois le prix du bellicisme de ses alliés.
Pour les Français, l’essentiel est ailleurs : la réouverture du détroit d’Ormuz doit permettre de desserrer l’étau énergétique qui a frappé de plein fouet notre économie. Car derrière les grands discours diplomatiques, il y a les factures, les entreprises, les agriculteurs, les familles. Si cet accord permet de faire baisser la pression sur l’énergie, alors c’est une bonne nouvelle.
Mais cette crise doit surtout nous rappeler une leçon essentielle : un pays dépendant n’est jamais un pays libre.
La France doit retrouver sa souveraineté diplomatique, énergétique et stratégique. Elle ne doit en aucun cas participer aux guerres des autres et ne défendre que ses propres intérêts.
Source : le blog de Thomas Joly, cliquez ici
08:52 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 15 juin 2026
Grande manifestation pour la remigration, samedi dernier, à Rome

Des milliers de patriotes italiens sont descendus dans la rue, samedi 13 juin, pour la remigration, à l'appel du comité identitaire Remigrazione e Riconquista (Remigration et Reconquête) qui vient d'achever une tournée nationale de présentation de sa proposition de loi en dix points sur la remigration cliquez ici
14:20 Publié dans En Europe et ailleurs..., TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Après L’Estrémadure et l’Aragon, nouvel accord PP/Vox en Castille et Leon

Michel Festivi
Jamais deux sans trois. Après une série d’élections régionales anticipées, la Castille et Leon vient de rejoindre l’Estrémadure et l’Aragon, et aura aussi un gouvernement régional qui sera une coalition entre le Parti populaire de centre-droit, et la droite de conviction représentée par Vox.
Dans toutes ces communautés autonomes, un accord était indispensable, car le PP seul n’avait pas la majorité absolue, et Vox avait fait de bons résultats. Mais comme toujours avec le PP, tout est compliqué, et l’accord a pris du temps.
Le président de la Junte de Castille et Leon, Le PP Alfonso Fernández Mañueco vient d’annoncer samedi dernier, le nouveau gouvernement régional de coalition. Carlos Pollán de Vox devient premier vice-président avec la charge de la dérégulation, de la famille et des aides sociales. Vox obtient aussi deux autres postes dans cet exécutif : Joaquin Alberto Pino est désigné à l’agriculture, l’élevage, le milieu rural et la politique de l’environnement ; Alberto Díaz Pico lui à la culture, au tourisme et au sport.
Tant le PP que Vox ont affirmé leur détermination à gouverner la plus vaste province d’Espagne, mais aussi l’une des moins peuplée. Déjà entre 2022 et 2024 un accord avait été trouvé entre les deux formations, mais il avait volé en éclats à cause de la politique migratoire que contestait Vox. Ces trois hommes semblent expérimentés dans leur domaine respectif.
Le premier conseil du gouvernement régional aura lieu le lundi 15 juin. Le président Mañueco a déclaré « c’est un gouvernement fort pour continuer à avancer pour transformer la Communauté ainsi que dans le futur, notre pays, l’Espagne ».
On le voit, contrairement à la France et à son centre-droit des plus mous, des accords au plus haut niveau peuvent parfaitement intervenir avec un parti qui fait de la grandeur de l’Espagne et la lutte contre l’immigration et la délinquance, ses chevaux de bataille. Cela tient aussi beaucoup aux modes de scrutin-à un seul tour-, qui favorisent la nécessité d’une entente, et qui évite des appels à des pactes contre nature comme on le voit chez nous.
En Andalousie, des pourparlers sont toujours en cours, après les dernières régionales du mois de mai, où le PP a loupé de peu la majorité absolue qu’il avait auparavant. S’agissant de l’Espagne, les législatives sont toujours programmées pour juillet 2027, et tous les sondages à ce jour prévoient une victoire du PP, mais avec la nécessité de s’adjoindre Vox pour atteindre et dépasser la majorité absolue.
Le PSOE est englué dans toute une série de scandales judiciaires. On a décompté que près de 100 membres du PSOE avaient été mis en examen, et avaient des comptes à rendre à la justice, dont l’ancien premier ministre Zapatero, et le frère et l’épouse de Sánchez. Il ne se passe pas un jour, sans que les oppositions ne demandent la démission de Pedro Sánchez, et des élections anticipées. Fort de très mauvais sondages, ce dernier bien entendu s’y refuse pour l’instant.
08:55 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 14 juin 2026
La guerre n’est pas une querelle de cour de récréation

Henri Guaino
En février dernier, la guerre en Ukraine est entrée dans sa cinquième année. Elle a déjà dépassé en durée la Première Guerre mondiale. Elle a en réalité commencé bien plus tôt, avec les affrontements entre l’Ukraine et les séparatistes pro-russes du Donbass soutenus par la Russie et l’annexion, cette même année, par cette dernière, de la Crimée. Et même avant, en 2008, même si l’on ne se tirait pas encore dessus, quand la question de l’en- trée de l’Ukraine fut officiellement posée. Et encore avant, en 2004, avec la révolution orange et l’implication des États-Unis et de l’Europe. Et, bien avant encore, en 1991, avec l’effondrement de l’Union soviétique. En réalité, les racines de cette guerre sont multiséculaires. L’Ukraine, à la charnière du monde catholique et du monde orthodoxe, du monde européen et du monde russe, des peuples slaves et des peuples polono-lituaniens et nordiques, a-t-elle vocation à être dans la zone d’influence de la Russie ou dans celle de l’Occident ? Voilà l’éternelle question qui hante ce conflit meurtrier entre deux peuples jumeaux qui, depuis leur naissance, ne cessent tour à tour de s’unir et de se combattre, et l’Ukraine d’être attirée tour à tour dans l’orbite de l’un et dans celle des autres. Cir- constance aggravante, l’Ukraine, c’est ce qui fait basculer l’Empire russe du côté de l’Europe au lieu de l’Asie. Brzezinski allait jusqu’à dire que, sans l’Ukraine, la Russie cessait d’être un empire. Il plaidait pour que l’Ukraine indépendante restât neutre, tout comme Kissinger qui disait que si l’Ukraine voulait vivre en paix, elle devait rester un pont entre deux mondes, sans basculer d’un côté ou de l’autre.
Que faire ?
On peut regarder la guerre russo-ukrainienne sous l’angle du conflit entre nation et empire, entre nationalisme et impérialisme. On peut le voir du point de vue du droit inter- national : qui est dans son droit ? On peut l’envisager sous l’angle de la morale des grands principes : qui est dans le camp du bien, qui est dans celui du mal ? La nation contre l’empire ? Certes, et après ? Les nations ne feront pas disparaître les empires, ni les empires, les nations. Il faut s’y faire : on ne change pas la nature des États. Le droit international ? A-t-il jamais permis d’arrêter une guerre ? Le bien contre le mal ? Mais l’ennemi aussi pense qu’il est le bien. La bonne conscience n’est pas le plus sûr moyen de prévenir les catas- trophes, au contraire, puisque le bien peut tout se permettre.
La seule question qui vaille est tou- jours la même : que faire pour arrêter la tuerie et l’escalade qui est le propre de la guerre ? En provoquant ce conflit, Poutine a fait un mauvais calcul, même du point de vue de ses intérêts. Comme Trump a fait un mauvais calcul en attaquant l’Iran. Mais l’Europe en fait un aussi en prenant parti et en entretenant une tension croissante avec la Russie, oubliant l’avertissement de Kennedy après la crise des fusées de Cuba : il ne faut jamais mettre en tension des puissances nucléaires. Un accident, un emballement, une erreur d’appréciation sont si vite arrivés. On se rassure : « Ils n’oseront pas ! » Alors, il n’y a pas de ligne rouge. On peut toujours aller plus loin et on va plus loin. Mais les vraies lignes rouges, on ne les connaît qu’après coup, quand le drame survient.
Quand j’avais écrit en 2022 que nous allions vers la guerre comme des somnambules, et mis en garde contre le risque de l’escalade dont on finit par perdre la maîtrise, on m’avait opposé Munich, que seule la force arrêtait la force, que l’économie russe allait très vite s’effondrer et que nous n’avions pas le choix : il fallait montrer au nouvel Hitler qu’il ne nous referait pas le coup du précédent. À force de voir Hitler partout, on finit par oublier de penser et de réfléchir aux conséquences de ce que nous faisons. Nous en sommes au dix-neuvième train de sanctions européennes contre la Russie, qui est passée en économie de guerre et qui souffre peut-être, mais ne s’effondre pas. La moitié du monde est plutôt de son côté que du nôtre, et avec l’Iran, cela ne s’arrange pas.
L’ivresse du chef de guerre
L’escalade va bon train avec les missiles ukrainiens qui tombent sur Saint-Pétersbourg. On dira que ce sont les Russes qui ont commencé. Mais la guerre, a fortiori contre une superpuissance nucléaire, n’est pas une querelle d’enfants dans une cour de récréation. Les économies européennes payent de plus en plus cher la hausse du coût de leur éner- gie et la question sociale y est de plus en plus explosive de sorte que la facture ukrainienne commence à atteindre ses limites peut être plus pour l’Europe que pour la Russie. Le plus inquiétant, c’est que les Ukrai- niens qui constatent que les Russes n’avancent pas s’enhardissent. La question est de savoir quand ils tireront le missile de trop. Elle est aussi de savoir quand les dirigeants européens cesseront leur dangereuse fuite en avant, avec l’ivresse du chef de guerre qui semble avoir saisi beaucoup d’entre eux, comme s’ils cherchaient à retrouver dans cette politique de la peur de la guerre à venir, désormais présentée comme quasiment inéluctable, une légitimité politique que les peuples leur contestent.
L’intérêt vital de l’Europe, pour laquelle les dégâts sont déjà énormes, et la morale de responsabilité commanderaient au contraire que chacun fasse tout désormais pour que la guerre s’arrête au lieu d’aller jusqu’au point de non-retour. Hélas, ce n’est pas la sagesse que l’on voit poindre à l’horizon mais plu- tôt l’inverse. En témoigne le défilé à Kiev des candidats français à l’élec- tion présidentielle qui veulent faire entrer l’Ukraine dans l’Otan et qui se gardent bien de détailler la facture à venir de son entrée promise dans l’Europe. Mais, comme depuis le début, le débat est interdit. Il l’est même de plus en plus.
Source : Journal du dimanche 14/6/2026
12:15 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Macron et ses petites phrases

Pascal Praud, dans le Journal du dimanche, se penche sur les déclarations tonitruantes ou pas d’Emmanuel Macron durant ses deux mandats. Ces petites phrases sont révélatrices d’une méconnaissance totale de la France, de la société française et de ses moeurs. Certes, me direz-vous, mais les Français l’ont élu et réélu. C’est bien là tout le drame français, il aura fallu deux mandats pour précipiter la France dans le vide. Certes, c’était un peu le cas avant lui. Et l’horizon 2027 laisse place à trop d’incertitude, tant il est vrai qu’en politique le jeu ne sont faits qu’au sortir des urnes.
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Source : Le Journal du dimanche, 14/6/2026
Le titre est de la rédaction
10:33 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Émeutes de Belfast : pourquoi les quartiers républicains/ catholiques sont restés calmes — et ce que cela révèle vraiment

Yann Vallerie
Les trois nuits d’émeutes de juin 2026 à Belfast ont une caractéristique géographique que les médias mainstream ont soigneusement évitée : elles se sont déroulées quasi exclusivement dans des zones loyalistes et protestantes. Lower Newtownards Road, Crumlin Road, Sandy Row, Shankill Road — autant de bastions de la tradition unioniste et paramilitaire pro-britannique. Les quartiers républicains et catholiques de l’ouest et du nord-ouest de Belfast — Falls Road, Andersonstown, Ardoyne — n’ont pas connu de violences comparables.
Ce n’est pas un détail anecdotique. C’est une clé de lecture essentielle pour comprendre ce qui se passe réellement en Irlande du Nord, et pour ne pas tomber dans les simplifications qui circulent des deux côtés de la Manche.
Le contrôle républicain : une pression sociale réelle sur la jeunesse
Dans les quartiers nationalistes, l’absence d’émeutes n’est pas spontanée. Elle est le produit d’une pression sociale et politique très organisée. Le Sinn Féin, parti dominant de la communauté catholique, a très rapidement condamné les violences et déployé ses réseaux militants pour s’assurer que la jeunesse des quartiers républicains ne rejoigne pas le mouvement. La jeune maire de Belfast, Róis-Máire Donnelly, issue du Sinn Féin et première magistrate gaélophone de la ville, a publiquement qualifié les émeutes de racistes — ce qui lui a valu des menaces de mort émanant de milieux loyalistes.
L’ensemble des organisations républicaines, y compris celles qui critiquent le Sinn Féin par sa gauche — IRSP, Éirígí, Saoradh, Republican Network for Unity, Anti-Imperialist Action Ireland, Lasair Dhearg — ont fait front commun. Des patrouilles ont été organisées dans les quartiers républicains pour dissuader les jeunes d’y participer. Des républicains d’Ardoyne ont collecté des fonds pour les victimes immigrées et proposé de les accueillir dans leurs quartiers.
Un jeune homme catholique habitant Falls Road ou Ardoyne qui aurait été tenté de rejoindre les manifestations anti-immigration aurait dû affronter non seulement la désapprobation de sa communauté, mais aussi la pression concrète d’organisations structurées disposant d’une capacité d’autodéfense assumée. Ce n’est pas de la liberté de choix — c’est de la discipline communautaire. Efficace, mais il faut l’appeler par son nom.
Le paradoxe : une colère sur l’immigration qui existe aussi côté républicain
Il serait naïf de conclure que les quartiers nationalistes sont imperméables aux tensions liées à l’immigration. La réalité est plus nuancée. Les classes populaires catholiques subissent les mêmes pressions sur le logement, les mêmes listes d’attente pour les services publics, les mêmes difficultés économiques que leurs voisins protestants. La colère sociale existe des deux côtés des murs de séparation. Ce qui diffère, c’est son expression et sa canalisation politique.
Côté loyaliste, les paramilitaires de l’UDA et de l’UVF — qui ont muté en entreprises criminelles autour de la drogue (comme une partie des dissidents républicains) depuis les accords de paix de 1998 tout en conservant une emprise territoriale — ont une tradition de « défense du territoire » contre les étrangers plus perméable à la rhétorique antiimmigration. Côté républicain, cette structuration paramilitaire est largement démantelée, et le Sinn Féin a fait le choix stratégique d’une ligne institutionnelle et antiraciste incompatible avec les émeutes.
La République d’Irlande : une autre réalité, soigneusement ignorée
Ce que les commentateurs progressistes français et britanniques occultent toutefois avec soin, c’est que la colère contre l’immigration ne se limite pas aux loyalistes protestants du nord de Belfast. En République d’Irlande — État indépendant, majoritairement catholique, de tradition nationaliste — des manifestations anti-immigration ont également eu lieu à la suite des événements de Belfast, ainsi qu’à Dublin ces derniers mois, années.
Une partie de la population irlandaise du sud — celle-là même dont les ancêtres ont subi la discrimination et la misère de l’émigration — exprime aujourd’hui des inquiétudes très concrètes face à une immigration de masse que le gouvernement de Dublin a accueillie sans concertation ni préparation sérieuse. Des petites villes rurales irlandaises ont vu débarquer des centaines de demandeurs d’asile hébergés dans des hôtels réquisitionnés, sans infrastructure ni accompagnement. La réaction a été vive, et des personnalités de premier plan ont soutenu les manifestants, comme Conor McGregor.
Le fantasme de l’unité irlando-unioniste contre l’islam : une chimère
Il circule en France, dans certains milieux identitaires, un récit séduisant mais faux : l’idée que la question de l’immigration produirait une réconciliation inédite entre nationalistes irlandais et loyalistes unionistes, unis contre un ennemi commun. Ce fantasme a quelques illustrations marginales : quelques drapeaux tricolores irlandais aperçus lors de manifestations antiimmigration en 2024, quelques figures de la frange droitière du nationalisme irlandais qui jouent avec cette rhétorique.
Mais les faits sont têtus. Les émeutes de 2024, 2025 et 2026 se sont déroulées dans les bastions loyalistes. L’ensemble du mouvement républicain — de l’institutionnel Sinn Féin aux groupes les plus radicaux — a non seulement refusé d’y participer, mais a activement travaillé à en limiter la contagion dans ses propres rangs. La maire de Belfast a reçu des menaces de mort pour avoir condamné les émeutiers. Les républicains d’Ardoyne ont collecté de l’argent pour les victimes immigrées.
L’unité irlando-unioniste contre l’immigration n’existe qu’à la marge, et elle est précisément combattue comme telle par les organisations républicaines qui y voient — à juste titre dans leur logique — un piège politique destiné à détourner les classes populaires catholiques de leurs combats historiques pour les aligner sur l’agenda des paramilitaires pro-britanniques.
Ce que cela dit de la situation réelle
La lecture honnête de la situation nord-irlandaise oblige à distinguer plusieurs réalités superposées. Premièrement, une colère sociale réelle et légitime face à une immigration mal gérée, qui traverse l’ensemble des communautés. Deuxièmement, une expression violente de cette colère qui reste pour l’instant concentrée dans les milieux loyalistes, pour des raisons structurelles et historiques précises — et non parce que les catholiques seraient naturellement plus vertueux. Troisièmement, une discipline communautaire républicaine efficace mais coercitive, qui empêche l’expression de tensions qui existent néanmoins. Une forme d’omerta en quelque sorte, alors qu’une partie de la population catholique locale n’en pense pas moins. Quatrièmement, une mobilisation antiimmigration croissante en République d’Irlande, distincte du loyalisme nord-irlandais et qui mérite d’être analysée pour ce qu’elle est : une réaction populaire à une politique d’immigration imposée sans débat démocratique sérieux.
Toute analyse qui réduit les émeutes de Belfast à du « fascisme loyaliste manipulé par Tommy Robinson et Elon Musk » est aussi fausse que celle qui en ferait le signe d’une unité pan-irlandaise contre l’immigration. La réalité est plus complexe, plus sociale, et finalement plus universelle — elle ressemble à ce que vivent toutes les sociétés européennes qui n’ont pas su ou voulu organiser démocratiquement le débat sur l’immigration avant que la rue ne l’impose.
Article paru su Breizh-Info, cliquez ici
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