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vendredi, 12 juin 2026

Les libraires récoltent-ils ce qu’ils ont semé ? Censure, conformisme… et faillites

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Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées

Je sortais de L’Aire de Broca, la belle librairie de Pont-l’Abbé, où j’étais entré par curiosité, comme il m’arrive de le faire lorsque je cherche un livre illustré pour un cadeau, une bande dessinée bien dessinée, ou simplement cette odeur de papier neuf qui reste l’un des derniers parfums honnêtes de notre temps. La librairie est agréable, le lieu bien tenu, l’accueil sans reproche. On y sent ce soin des boutiques indépendantes qui veulent encore faire croire qu’elles sont les chapelles discrètes de la liberté de l’esprit.

J’en sortis pourtant avec cette impression familière, presque comique, d’avoir traversé un espace où rien ne dépasse. Pas une aspérité. Pas une idée fâcheuse. Pas un éditeur incorrect. Pas un auteur de droite connu, sauf à condition qu’il fût mort depuis assez longtemps pour devenir patrimonial, ou suffisamment inoffensif pour servir de bibelot culturel. Dans ces librairies, l’impertinence est soigneusement rangée du côté gauche du rayon, l’audace porte le badge de la bonne conscience, la subversion a reçu l’agrément moral de France Culture. Trouver un livre vraiment dissident y relève moins de la promenade que du marathon.

C’est en quittant cette maison convenable que je parcourus l’enquête de Mohammed Aïssaoui publiée dans Le Figaro sur les difficultés croissantes de la librairie indépendante française. Le titre parlait d’un « dernier miracle culturel français » qui commencerait à trembler. Les chiffres n’étaient pas sans gravité. Les ventes reculent depuis le début de l’année 2026. Pour la première fois, en 2025, le nombre de librairies fermées aurait dépassé celui des ouvertures. Gibert Joseph et le réseau Furet du Nord-Decitre ont demandé leur placement en redressement judiciaire. Sauramps, à Montpellier, réduit la voilure. Le Syndicat de la librairie française s’est réuni à Rennes pour chercher des solutions, comme une confrérie inquiète autour d’un malade que l’on ne veut pas encore appeler mourant.

J’aurais dû m’attrister. J’aurais dû prendre mon air grave, parler du maillage culturel, du lien de proximité, des territoires, de l’ancrage local, de ces petits commerces qui résistent à la brutalité numérique. Toutes choses qui ne sont pas entièrement fausses. Seulement je ne parvins pas à réprimer un sourire. Chaque fois que l’on évoque les malheurs des libraires indépendants, je sens remonter en moi une mauvaise joie, une de ces rancunes anciennes que l’on croyait assagies, et qui se réveillent brusquement comme un chien sous la table.

De mes années de travail dans l’édition, j’ai gardé une haine tenace des libraires. Le mot est rude. Je pourrais dire méfiance, lassitude, antipathie, prévention. Ce serait plus urbain. Ce serait moins vrai. J’ai connu trop de ces petits magistrats du comptoir, trop de ces douaniers du goût, trop de ces procureurs du carton d’office, trop de ces prêtres laïques qui ne vendaient pas seulement des livres, mais distribuaient les permissions de penser. Ils croyaient tenir une caisse enregistreuse. Ils tenaient souvent un tribunal.

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jeudi, 11 juin 2026

Quand nos autorités prendront-elles la mesure du danger des Frères musulmans et autres salafistes ? Pas LFI en tout cas

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Michel Festivi 

Le Centre européen de recherche et d’information sur le frérisme (Cerif), a organisé son deuxième colloque le 10 juin dernier, sur les menaces de l’entrisme islamiste pour nos démocraties occidentales. Onze experts, venant de différents pays en ont débattu, à Saint-Ouen, dans les locaux de la région Île-de-France. Le thème : « Islamismes en Europe ».

Ces personnalités, très au fait de ce danger grandissant ont ainsi examiné et disséqué les structures, les doctrines, les réseaux, les stratégies d’influence, et de définir les réponses utiles et efficaces que pourraient apporter nos gouvernants.

Florence Bergeaud-Backler, la présidente du Cerif, est revenue sur le Halal, qui s’insinue partout, dans tous les pans de la société, et ce bien au-delà de la viande ; dans l’eau, le poisson, les cosmétiques, les vêtements, et même dans les produits financiers spécifiquement islamiques. De plus cela procure des fonds considérables à ces structures islamistes.

Sergio Altuna, de l’université George Washington a établi une cartographie des Frères musulmans, ce qui n’est pas une mince affaire vis-à-vis de cette confrérie secrète, véritable pieuvre, qui se ramifie depuis Londres, Istanbul et Doha au Qatar. « Le processus s’étend », a-t-il affirmé.

C’est le cas en Autriche qui « n’y a pas prêté suffisamment attention » selon Ferdinand Haberl, directeur adjoint d’un organisme autrichien sur l’extrémisme politique à vocation religieuse. On pourrait en dire de même de la France et de beaucoup d’autres pays européens.

Son compatriote, Alexander Weissenburger, chercheur au centre sur l’islam politique à Vienne a fait le distinguo entre salafistes et Frères musulmans : « s’ils ont la même origine et les mêmes buts, ils ont une idéologie, une stratégie, un récit et une audience différente ». Les premiers visent surtout les catégories sociales populaires, les seconds plutôt aux élites, et cherchent à s’infiltrer dans les milieux politiques et scolaires.

Les universitaires français Pierre Vermeren et Fabrice Balanche ont disserté sur l’entrisme des Frères musulmans à l’école et à l’université. Leurs cibles, les mères de famille, les remises en cause de certains cours notamment d’histoire (conflit israélo-palestinien etc..), la science avec le darwinisme, ou le sport qui devrait être interdit aux filles etc.…Fabrice Balanche a insisté avec raison, sur l’emprise de l’extrême gauche à l’université, et il en sait quelque chose, suite aux cabales très violentes qu’il a subies à Lyon-2, ayant été traité de « sioniste, raciste, islamophobe etc.… », sans que les autorités ne le défendent vraiment.

L’américain Lorenzo Vidino, directeur du programme sur l’extrémisme de l’université George Washington a détaillé les mesures prises par le gouvernement américain, suite au génocide du Hamas, du 7 octobre 2023 et ses répercutions. Ainsi, les branches égyptienne, libanaise, jordanienne et soudanaise des Frères musulmans ont été classées comme « organisations terroristes ». Le Texas et la Floride en ont fait de même pour le Council on American-Islamic Relations, soit l’équivalent américain de la fédération des musulmans de France, anciennement UOIF. Mais en France, cette organisation avait organisé sa 40e rencontre annuelle au Bourget, évènement autorisé par la justice, malgré une interdiction préfectorale, alors que comme le rapporte Etienne Jacob, dans le Figaro du 10/6/2026, les journalistes de ce quotidien « avaient pointé l’omniprésence des discours rigoristes défendus par les prédicateurs salafistes ».

Visiblement, nos gouvernants actuels n’ont absolument pas pris la mesure de ce phénomène des plus gravissimes, malgré des rapports alarmistes qui s’accumulent sur leurs bureaux, faudra-t-il un nouveau drame pour qu’ils s’en préoccupent ? En tout cas cela n’empêche pas LFI et Jean Luc Mélenchon de continuer à soutenir le Hamas. Lors du meeting de Saint Denis, les drapeaux palestiniens et les keffiehs étaient légions, même la prix Nobel de littérature, la très gauchiste Annie Ernaux en arborait un. Sait-elle que « les djihadistes et le Hamas en ont fait leur emblème de combat » ?

Comme l’a souligné Omar Youssef Souleimane dans une tribune du 11 juin au Figaro, non seulement « le drapeau palestinien (est le) fonds de commerce de Mélenchon », ce qui constitue pour le journaliste et écrivain franco-syrien « une aubaine pour les médias des Frères musulmans qui avaient déjà célébré sa candidature avec enthousiasme début mai ». Car « l’enthousiasme mélenchoniste pour la Palestine trouve un écho fidèle dans les médias fréristes ». Il souligne qu’al-Jazeera qui soutient le Hamas sans réserve accueille avec enthousiasme la candidature du chef de LFI, tout comme l’agence de presse Safa financée par le Hamas.

On n’entend guère la classe politique française fustiger comme elle devrait le faire « ce projet communautaire : diviser les Français, instrumentaliser les musulmans et faire de la Palestine un fonds de commerce identitaire », comme le dénonce Omar Youssef Souleimane.

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Eric Zemmour (19 h 45) était sur C-news et Sarah Knafo (21 h) sur BFM TV mercredi soir

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15:08 Publié dans Eric Zemmour, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Belfast brûle. La prochaine ville sera la vôtre

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Jérôme Viguès

Belfast, lundi soir. Un homme est assis à califourchon sur sa victime dans une rue du nord de la ville. Il la taillade au visage, au cou, au dos. Plusieurs coups. Sous les yeux des passants. La vidéo part en viral en quelques heures. La victime s'appelle Stephen Ogilvie. Il a perdu un œil. L'agresseur s'appelle Hadi Alodid. Il a trente ans. Il est soudanais. Il était légalement installé au Royaume-Uni avec un statut de réfugié valide jusqu'en 2028. Il a été arrêté et inculpé pour tentative de meurtre, possession d'arme blanche et menaces de mort.

Mais voilà le détail que les grands médias ont mis du temps à lâcher. Hadi Alodid est entré en Irlande du Nord en 2023 depuis la République d'Irlande. En provenance de Paris. La France comme sas de transit. Ce pays qui accueille, qui héberge, qui nourrit, qui loge, qui donne des papiers — et qui exporte ensuite le problème chez ses voisins. Comme par hasard.

Ce qui s'est passé ensuite, les médias officiels appellent ça des "émeutes anti-immigrés." Traduction honnête : des dizaines de milliers d'habitants ont explosé. Des quartiers entiers de Belfast se sont embrasés. Des foyers incendiés par dizaines. Des commerces détruits. Un bus calciné. Des familles déplacées dans la nuit, dont un bébé de deux mois. Les forces de l'ordre ont priorisé l'évacuation des civils plutôt que les interpellations — ce qui en dit long sur l'ampleur du chaos.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a dénoncé des violences "choquantes et complètement inacceptables." Il a ajouté qu'il était "clair que des personnes avaient été ciblées en raison de leur origine" et qu'il ne le "tolérerait pas." Formule creuse, rituelle, prononcée depuis un bureau par un homme qui n'a pas regardé la vidéo dans les yeux d'un père de famille de Belfast. Les cinq principaux partis politiques d'Irlande du Nord ont publié une déclaration commune appelant au calme. Même rituel. Même vacuité. Les dirigeants parlent. La rue brûle. Ces deux réalités ne se rencontreront pas.

Pendant ce temps, les habitants de ces quartiers défavorisés où l'on entasse les migrants depuis des années regardaient leurs rues brûler. Ils ne brûlaient pas par idéologie. Ils brûlaient parce qu'un homme avait failli se faire égorger dans leur rue par quelqu'un que l'État avait installé parmi eux, et que cet État leur demandait maintenant d'être raisonnables. Il y a un mot pour ce que vivent ces gens. Ce mot, c'est l'abandon.

Stephen Ogilvie a perdu un œil. Sa famille appelle au calme et salue "la contribution essentielle des migrants à la société." Réaction courageuse, ou réaction conditionnée par des années de matraquage idéologique ? Ce qui est certain, c'est que Stephen Ogilvie ne reverra plus jamais le monde qu'avec un seul œil. Et que l'homme qui le lui a arraché avait été accueilli, hébergé et protégé par l'État — d'abord en France, ensuite au Royaume-Uni.

Ce n'est pas la première fois que Belfast s'embrase. Émeutes en 2024, émeutes en 2025, et maintenant ceci. À chaque fois, le même cycle. Un drame. Une vidéo. Une explosion populaire. Des élus qui condamnent. Des experts qui expliquent. Et le lendemain, rien ne change. Les mêmes populations continuent d'être entassées dans les mêmes quartiers. Les mêmes alertes continuent d'être ignorées. La même cocotte-minute continue de chauffer. Et nous approchons du 12 juillet, la période des défilés orangistes, historiquement la plus explosive de l'année en Irlande du Nord. Le timing est parfait pour que tout dérape.

Ce mercredi, Belfast se préparait déjà à une nouvelle nuit. Écoles fermées dès la mi-journée. Bus et trains à l'arrêt. Renforts de police mobilisés en urgence, d'autres attendus depuis le reste du Royaume-Uni pour jeudi. Trois arrestations à ce stade, "d'autres suivront" selon les autorités. La ville retient son souffle. Ou plutôt, elle ne le retient plus.

Un système qui importe massivement une population étrangère sans se demander si la greffe prend. Un système qui installe ces populations dans des quartiers déjà fragiles et appelle ça de l'intégration. Un système qui fait transiter les indésirables de pays en pays, de Paris à Belfast, en tamponnant des papiers au passage. Et quand la cocotte-minute explose, ce même système sort ses experts et ses éditorialistes pour expliquer que la vraie violence, c'est celle des gens qui ont craqué. Pas celle qui les a fait craquer.

Les peuples d'Europe sont en train d'apprendre une leçon que leurs gouvernants refusent de leur enseigner. Quand l'État cesse de vous protéger, vous vous protégez vous-même. Quand l'État ignore vos alertes pendant des décennies, un soir de juin, une vidéo suffit à mettre une ville à feu.

Belfast brûle. Et cette nuit, elle risque de brûler encore.

Source cliquez ici

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Les madame Irma de l’élection présidentielle

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La chronique de Philippe Randa

Vouloir prédire ce qui va arriver dans une élection présidentielle n’est pas dangereux, c’est juste une certitude : celle de quasiment toujours se tromper ! Affirmer que les jeux sont faits ou que tout se déroulera comme-ci ou comme ça est le meilleur moyen d’être ridicule. Mais le ridicule ne tuant pas, comme on le sait, cela n’arrête guère les observateurs auto-proclamés de remettre cent fois sur une élections leurs pronostics et toujours avec la même assurance.

Alors, contrairement à ces Pythies autoproclamées, contentons-nous seulement de nous interroger sur les certitudes à ce jour avancées par beaucoup et d’émettre simplement quelques possibles hypothèses.

À un an de l’élection présidentielle, une fois de plus, dixit les sondages, les jeux seraient donc faits : ce sera un « duel à trois » : Marine-Le-Pen-ou-Jordan-Bardella en tête, suivi par Jean-Luc Mélenchon ou Gabriel-Attal-ou-Edouard-Philippe… et Marine-Le-Pen-ou-Jordan-Bardella élu(e) ensuite contre les uns ou les autres. Les électeurs du Rassemblement national s’en frottent les mains, jubilent et font provision de champagne pour le grand soir électoral tant attendu.

Fort bien. Et seuls les empêcheurs de rêver en Bleu-Blanc-Rouge pourraient leur rappeler que les résultats de quasiment toutes les élections présidentielles passées en France ont rarement été ceux annoncés un an à l’avance : rappelons-nous ainsi Édouard Balladur des mois durant annoncé élu au Premier tour et qui n’a pas même accédé au second ou encore celle d’un Lionel Jospin que bien peu imaginaient défait au soir du 21 avril 2002… et, à l’inverse, combien encore auraient mis leur tête à couper en juin 2016 sur l’élection certaine d’un Emmanuel Macron 11 mois plus tard ?

Car les sondages actuels sont peut-être dans le vrai si l’élection présidentielle avait lieu le week-end prochain, mais d’ici 2027 et le premier tour, il peut assez vraisemblablement s’en passer beaucoup, beaucoup, beaucoup de « vertes et de pas mûres » en notre chère patrie.

Imaginons donc…

Imaginons déjà que les candidats de gauche non-LFI finissent par se mettre d’accord sur un candidat unique, qui ferait une campagne honorable : à défaut de se qualifier pour le second tour, n’empêcherait-il pas Jean-Luc Mélenchon d’accéder une fois de plus à celui-ci ?

Ce scénario est alors tout aussi valable pour les candidats centristes et de la droite macron-compatible, tels les LR, comme on l’a vu ces dernières années : leur candidat unique obtiendrait-il forcément une qualification pour le second tour ? Ou, décrochant dans une campagne aussi terne que son probable programme et éliminé, quel poids ou quel effet repoussoir pèserait son éventuelle consigne de vote ?

Quant à l’absolue certitude que Marine-Le-Pen-ou-Jordan-Bardella sera en tête des votes au 1er Tour, là encore, attention : quel serait l’impact d’une campagne ratée (ça peut arriver à tous les candidats) ou entâchée de terribles violences, quasi insurrectionnelles, de la part des milices antifas qui se déchaîneraient, allant – le précédent du meurtre de Quentin Deranque par la Jeune Garde lfiste est révélateur – jusqu’à des scènes d’émeutes quasi-insurrectionnelles (n’y avaient-ils que des racailles de cités parmi les casseurs et les flambeurs lors de la victoire du PSG ?) ? Les électeurs hésitants, tièdes qui « auraient été » prêts à sauter le pas d’un vote RN, ces électeurs-là qui font pencher la balance le jour du vote, ne se réfugieront-ils pas dans l’abstention… ou dans le vote « couille-molles » ? Voire même dans le « vote Melenchon », le RN n'étant pas en mesure, lui, de mettre le feu à la rue : comme des autruches, ne préfèreront-ils pas s’enfouir la tête sous les coussins de leur salon pour fuir le danger ?

Et enfin, autre hypothèse qui ne semble guère avoir été émise : et si, quel que soit la ou le futur(e) locataire de l’Élysée, les élections législatives qui s’ensuivront lui assureront-ils avec certitude une majorité ?

Et si ce n’était pas le cas ?

Comme il sera triste alors d’entendre les rires des Macron, là-bas, au fond du Touquet…

10:48 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 10 juin 2026

Suite à la récupération du rassemblement en mémoire de Lyhanna à Saint-Brieuc : la réaction de Pierre-Yves Thomas, délégué départemental (22) de Reconquête !

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Dès lundi soir, Synthèse nationale lançait l'alerte.

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14:34 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Belfast en flammes : après la tentative de décapitation par un réfugié soudanais, l’Irlande du Nord s’embrase

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YannV, Breizh info cliquez ici

La tentative de meurtre survenue lundi soir dans le nord de Belfast n’a pas seulement laissé un homme dans un état critique à l’hôpital. Elle a mis le feu à toute l’Irlande du Nord — et au-delà. Dans la nuit du mardi au mercredi, des émeutes d’une violence rarement atteinte ont secoué Belfast, Portadown, Newtownabbey et d’autres localités nord-irlandaises, tandis que des manifestations éclataient simultanément dans d’autres villes britanniques, notamment Bangor, Glasgow et Londres, où des manifestants anti-immigration ont affronté les forces de l’ordre.

Ce qui s’est passé

L’attaque s’est produite vers 22h30 lundi 8 juin sur Kinnaird Avenue dans le nord de Belfast. Un homme d’origine soudanaise, âgé de 30 ans, a maintenu une victime au sol et l’a poignardée à plusieurs reprises à la tête, au cou, aux yeux et dans le dos avec un couteau de cuisine. Des riverains sont intervenus physiquement pour maîtriser l’assaillant avant l’arrivée de la police — l’un d’eux armé d’un hurling stick, la crosse traditionnelle du sport gaélique irlandais. La victime, un homme d’une quarantaine d’années, a été hospitalisée avec d’importantes blessures aux yeux et de graves lacérations au dos et au visage.

Le Home Office britannique a confirmé que le suspect était un ressortissant soudanais titulaire d’un statut de réfugié accordé en 2023, arrivé au Royaume-Uni via Paris puis Dublin. Il a été inculpé de tentative de meurtre et a comparu devant la justice mercredi.

Une nuit de chaos

Dès le mardi soir, la colère a envahi les rues. Des centaines de manifestants, pour beaucoup le visage masqué pour ne pas être dénoncé par des journalistes friands de cela, ou arrêtés par la police, se sont rassemblés en plusieurs points de Belfast. Essentiellement dans des bastions unionistes, mais aussi dans quelques zones républicaines (l’agression a eu lieu dans une de ces zones, au nord de Belfast).

Un bus et des voitures ont été incendiés. Des habitants ont dû être évacués d’un immeuble en proie aux flammes. Dans le quartier de Cloughfern à Newtownabbey, des cocktails Molotov ont été lancés sur des véhicules de police. À Portadown, un véhicule de la PSNI a été incendié.

Des hommes masqués se réclamant de l’intention de « virer les étrangers » ont été filmés en train de défoncer portes et fenêtres sur la Lower Newtownards Road. Un pasteur protestant du quartier, Jack McKee, a témoigné que des foyers avaient été ciblés uniquement en raison de l’origine ethnique de leurs occupants. Des familles ont été secourues par la police en urgence dans plusieurs rues de Belfast est

Au total, la Police a recensé 13 signalements de dégradations et 5 incendies criminels, traités pour certains comme des crimes à caractère raciste. Trois agents ont été blessés.

Un enchaînement qui se répète

Ce n’est pas la première fois que l’Irlande du Nord s’enflamme sur fond de tensions migratoires. En juin 2025, des émeutes avaient déjà éclaté à Ballymena après l’agression sexuelle présumée d’une adolescente par deux jeunes Roms, provoquant l’exode des deux tiers de la population rom de la ville. Et en 2024, les émeutes post-Southport avaient touché plusieurs villes britanniques et nord-irlandaises simultanément.

Le schéma est désormais rodé : un acte de violence commis par un individu d’origine étrangère, une vidéo qui circule, une classe politique qui appelle au calme, et une colère populaire qui explose parce qu’elle n’a plus d’autre exutoire. La semaine précédant les événements de Belfast, la diffusion de la vidéo corporelle montrant la mort d’Henry Nowak — cet étudiant blanc menotté par des policiers alors qu’il venait d’être mortellement poignardé à Southampton — avait déjà provoqué un tollé national.

Le rôle des réseaux sociaux

Tommy Robinson, de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, a joué un rôle central dans la diffusion des images et l’organisation des manifestations via la plateforme X. Sa vidéo sur l’attaque avait dépassé les 52 000 vues mardi après-midi. Elon Musk, propriétaire de X, a relayé ses appels à manifester auprès de ses 240 millions d’abonnés.

Le chef de la police nord-irlandaise Jon Boutcher a averti : « Le défi auquel nous faisons face avec la toxicité en ligne d’aujourd’hui, c’est que des gens sont incités par des individus sans visage qui ne savent rien de cet endroit brillant et vibrant. Ne vous laissez pas berner ou manipuler par des gens en ligne. » I

Une mise en garde qui évite soigneusement la question centrale : si des individus anonymes parviennent à mobiliser des milliers de personnes en quelques heures, c’est parce que la colère préexiste. Elle n’est pas fabriquée de toutes pièces — elle est nourrie, depuis des années, par le sentiment d’un abandon institutionnel face à une immigration de peuplement et de remplacement.

Les peuples européens à bout

Le discours médiatique mainstream et celui des autorités réduit la colère populaire à une manipulation de l’extrême droite, ; c’est commode. Il permet d’éviter la vraie question : pourquoi des populations entières en Grande-Bretagne, en Irlande du Nord, en France, en Allemagne, en Suède, au Danemark, réagissent-elles avec une intensité croissante à des événements criminels impliquant des migrants ? Non par idéologie, mais parce qu’elles vivent au quotidien les conséquences d’une politique migratoire que personne ne leur a jamais demandé d’approuver, et dont elles subissent les effets dans leurs quartiers, leurs villes, leurs rues.

L’ancien Premier ministre d’Irlande du Nord Arlene Foster a reconnu ce malaise, tout en appelant à la désescalade : « Ceux qui participent à ces violences doivent comprendre que s’ils veulent vraiment avoir une conversation sur l’immigration non contrôlée, cela est entièrement contre-productif. » Formulation révélatrice : même les voix modérées admettent désormais que le débat sur l’immigration non contrôlée est légitime. C’est une forme de progrès. Mais il arrive trop tard, et il passe par les flammes plutôt que par les urnes — ce qui est le signe d’une démocratie qui a failli à entendre ses citoyens avant qu’ils n’aient plus d’autre langage que celui de la rue.

L’homme qui a plongé son couteau dans la tête d’un inconnu à Belfast lundi soir était arrivé au Royaume-Uni en 2023, via Paris puis Dublin. Il avait obtenu le statut de réfugié. Son permis de séjour était valable jusqu’en 2028. Les autorités britanniques n’ont relevé aucun antécédent alarmant. Des gens lui ont accordé le droit de venir et de rester.

Et pourtant. L’Europe brûle, lentement, d’une colère que ses dirigeants refusent encore d’entendre.

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Entretien avec Olivier Morize

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Au début des années 1970, des militants solidaristes français sont courageusement allés à Moscou pour soutenir la résistance anticommuniste. Parmi eux, Olivier Morize, un jeune étudiant breton membre du MJR, le Mouvement Jeune révolution. Dans quelques mois, sortira son livre, édité par Synthèse nationale, dans lequel il racontera cette expérience pour le moins audacieuse. Plus tard, il sera 18 ans durant conseiller régional FN de Bretagne.

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Rien de commun entre le patriote anti-bolchévique Doriot et le traitre islamo-collabo Mélenchon

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Jérôme Viguès, Riposte laïque cliquez ici

Le dimanche 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon lançait sa quatrième candidature à la présidentielle depuis la place Victor-Hugo de Saint-Denis. Certains commentateurs ont cru malin d’y voir un écho à Jacques Doriot, l’ancien maire de cette ville qui, quatre-vingt-dix ans plus tôt, y fondait le Parti Populaire Français. La comparaison se voulait assassine. Elle est surtout une insulte à Doriot, et il est temps de le dire.

Jacques Doriot n’était pas un traître. C’était un homme politique de première grandeur, né en 1898 à Bresles dans l’Oise, fils d’un forgeron, sorti de rien par la seule force de son intelligence et de sa volonté. Formé à Moscou, numéro deux du Parti communiste français derrière Maurice Thorez, il fut l’un des rares dirigeants de gauche de l’entre-deux-guerres à avoir une assise populaire réelle, charnelle, qui ne devait rien aux cercles intellectuels parisiens. À Saint-Denis, il n’était pas un élu de cabinet : il marchait dans les rues, il connaissait les familles, il administrait avec une efficacité que ses successeurs, décennies plus tard, auraient été incapables d’égaler. La ville ouvrière qu’il dirigeait était une ville française, peuplée de Français, traversée par des luttes de classe réelles dans lesquelles il s’était engagé corps et âme.

Quand il rompit avec Staline en 1934 et fonda le Parti Populaire Français deux ans plus tard, il ne le fit pas pour des sondages, pas pour un calcul de second tour, pas pour acheter les voix d’un électorat communautaire. Il le fit parce qu’il avait compris avant presque tout le monde que le bolchevisme était le cancer mortel de l’Europe, que Moscou manipulait le mouvement ouvrier français comme un instrument de sa politique étrangère, et que cette trahison-là, la vraie, était celle des apparatchiks qui sacrifiaient les travailleurs français sur l’autel des intérêts soviétiques. Le PPF qu’il construisit fut le premier parti de masse en France à avoir compris que le vrai clivage du siècle n’était pas entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui voulaient défendre l’Europe et ceux qui travaillaient à sa destruction.

Combattre le bolchevisme aux côtés des Allemands avait une cohérence que ses détracteurs n’ont jamais réfutée sérieusement : ils se sont contentés de gagner la guerre et d’écrire l’histoire à leur convenance. Doriot s’engagea sur le front de l’Est dans la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme, puis dans la Waffen-SS, non par goût de la servitude mais par conviction que l’ennemi principal était à l’Est, que Staline représentait une menace infiniment plus grave pour la civilisation européenne qu’Hitler, et que l’heure n’était plus aux nuances diplomatiques. Il mourut en janvier 1945, mitraillé par un avion allié sur une route d’Allemagne. Il mourut en combattant, ce qui est déjà plus que ce qu’on peut dire de beaucoup.
Le mot traître n’a de sens que dans la bouche de ceux qui ont décidé que de Gaulle incarnait la France légitime. Pour les autres, ceux qui considèrent que Pétain défendait ce qui pouvait l’être d’un pays vaincu et saigné, que de Gaulle était l’agent de Londres et de Washington bien plus que le représentant de la France profonde, Doriot était un combattant, pas un félon. On peut ne pas partager cette lecture. On ne peut pas l’ignorer, et on ne peut surtout pas la balayer d’un revers de main condescendant sans se ridiculiser.

Mélenchon, lui, n’a pas de combat. Il a un fonds de commerce.

Et c’est précisément ce qui rend la comparaison obscène : elle met sur le même plan un homme qui croyait en quelque chose au point d’y risquer sa vie et d’y laisser sa peau, et un apparatchik de soixante-quinze ans qui ne croit qu’aux sondages, aux reports de voix et à la mécanique des parrainages citoyens. Doriot avait des ennemis qu’il désignait clairement et qu’il affrontait physiquement. Mélenchon a des adversaires qu’il instrumentalise rhétoriquement pour mobiliser un électorat qu’il a méthodiquement construit depuis quinze ans.

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Trump et Poutine deux Gulliver empêtrés

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Le Russe et l’Américain doivent méditer l’adage de Balzac : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ». Le reste du monde, lui, se paye d’illusions perdues. Dans les deux cas, Ukraine et Iran, la guerre tourne aux « conflits gelés » et au chaos stratégique et l’Europe, entre autres, en fait les frais. Pierre Lellouche nous décrypte la situation.

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Source : Valeurs actuelles 10/6/2026

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mardi, 09 juin 2026

L’Espagne de Sánchez et la chape de plomb totalitaire : La police de la pensée

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Michel Festivi 

Je l’ai souvent écrit, l’Espagne de Pedro Sánchez vit sous une chape de plomb totalitaire avec des lois historiques et mémorielles, un ministère de la Mémoire historique, qui interdisent sous peines de sanctions, le libre débat, les libres manifestations, si l’on porte atteinte à la IIe République espagnole (1931-1936), et si l’on entend glorifier le soulèvement national du 18 juillet 1936, qui permit de mettre un terme à ce que l’ardente républicaine Clara Campoamor (en photo ci-dessus) avait qualifié, parlant de l’arrivée frauduleuse du Front populaire en février 1936 « de mélange entre l’Enfer de Dante et l’Inquisition ».

Car on vient de publier en Espagne, un recueil de lettres de cette députée aux Cortès constituants, élue en juin 1931, et qui s’était battue avec détermination et succès, notamment contre les gauches, pour obtenir le droit de vote des femmes espagnoles. La droite parlementaire française avait aussi en 1919 militée pour ce droit de vote, notamment par le député Pierre-Etienne Flandin, mais ce furent les radicaux-socialistes notamment au Sénat, qui s’y étaient frontalement opposés et qui bloquèrent le dossier.

Clara Campoamor donc, égérie de certaines féministes, franc-maçonne, républicaine affirmée, qui avait fui le Madrid révolutionnaire avec sa vieille mère pour se réfugier en Suisse en septembre 1936, car elle était menacée de mort, écrivait notamment à l’une de ses amies médecin uruguayenne, Paulina Luisi « La Gauche espagnole... a largement contribué à démasquer le communisme. Et il est désormais indéniable que cette lèpre n’aurait jamais pu s’implanter que là où des hommes dénués du sens des responsabilités et si faibles, lui ont ouvert la voie ». Elle écrit aussi implacablement, ce que les gauches se refusent toujours à entendre et à admettre : « Pour moi, le meurtre, le vol, le pillage, le viol, les abus et l’absence totale de pouvoir et d’autorité ne sauraient être la démocratie, la liberté, la justice. Tout cela existait avant le soulèvement militaire et en fut la cause, même si vous refusez de l’admettre ». Car ajoute-t-elle « Je sais par expérience que le seul problème du monde est d’éradiquer le cancer du communisme en Europe ». Et elle fustige les républicains espagnols : « qui ont embrassé le marxisme et l’anarchisme, dès l’arrivée du Front populaire » (1). Elle se fâchera avec ses amies républicaines en écrivant : « Je souhaite ardemment le triomphe de Franco sur les forces gouvernementales, pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ! » (2)

Autre fait saillant, qui met à mal les lois mémorielles totalitaires espagnoles, c’est le fait que le 3 juin dernier, l’université San Pablo de Palma de Majorque vient de baptiser ses nouveaux locaux du nom d’un martyr, Luis Belda Soriano de Montoya, fusillé sur une plage d’Almeria par des anarchistes et des communistes, le 14 août 1936. Ce brillant et jeune Avocat de l’État, père de famille nombreuse, très croyant, avait créé une association caritative chrétienne et s’occupait des pauvres et des nécessiteux, multipliant aussi les conférences culturelles. Ce natif de Palma de Majorque était très proche de l’évêque d’Almeria. Au début du mois de juillet 1936, il fut arrêté par les révolutionnaires, expulsé lui et sa famille de sa maison et emprisonné sur un bateau-prison. Il sera exécuté pour sa seule foi catholique, avec 22 compagnons d’infortune. Son corps ne sera retrouvé que deux mois plus tard.

L’université San Pablo de sa ville natale a donc souhaité honorer sa mémoire, en présence de deux de ses filles et trois de ses petits-enfants (3). Il avait déjà été béatifié par Rome, le 25 mars 2017, avec 114 victimes du terrorisme rouge de cette province d’Almeria.

Les lois mémorielles et historiques sont une hérésie absolue. Elles briment la pensée et les libertés de réunion, de manifestation. Par bien des égards, la France en subit aussi les foudres, et le gouvernement entend encore renforcer le contrôle politique et social en multipliant les interdits contre les réseaux sociaux, les médias alternatifs, et tous ceux qui osent penser différemment des doxas qui nous sont imposées par la pensée dominante. Il suffit de voir comment se sont comportés les tenants de l’audio-visuel public durant l’enquête parlementaire qui mettait à mal leur emprise sur les consciences. Nos libertés n’ont jamais été aussi attaquées.

(1) Letra de Mujer, Préface de Beatriz Ledesma, Editorial Renacimiento, 2026

(2) Journal ABC, 28/05/2026, article de Luis Español Bouché

(3) Journal El Debate, Tribune de Álvaro Delgado, 6 juin 2026. 

17:35 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Un bel article sur les dernières éditions de Synthèse nationale sur le site de Terre & peuple

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Les éditions Synthèse nationale viennent de publier successivement dans la série des Cahiers d’histoire du nationalisme, (CHN) une Histoire des phalanges espagnoles écrite par le spécialiste de l’Espagne, Michel Festivi (CNH N°32) ; et États-Unis : La mouvance identitaire blanche volume 2 sous-titré « les réactionnaires » (CNH N°31), par Rémi Tremblay, journaliste et historien québécois. Puis, dans la série Les Grands classiques de Synthèse nationale, L’argent de Charles Péguy. 

Michel Festivi est un spécialiste incontesté de l’histoire de l’Espagne et singulièrement de la IIe République espagnole et de la Guerre civile. Sa bibliographie est déjà très fournie. Dans ce numéro N°32 du CHN, il dresse une histoire passionnante du national-syndicalisme, des Phalanges espagnoles et des hommes de ces mouvances, Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo et José Antonio Primo de Rivera.

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Rémi Tremblay, historien et journaliste, patriote québécois, nous brosse l’histoire des mouvements identitaires blancs « les réactionnaires » aux États-Unis. C’est un expert reconnu en ce domaine de longue date. Enfin les Éditions Synthèse ont eu la bonne idée de promouvoir l’ouvrage de Charles Péguy, intitulé l’Argent, qui fut initialement inséré dans les Cahiers de la Quinzaine entre février et avril 1913.

Quels sont les points communs de ces trois livres me diriez-vous ? Une volonté certaine et assumée de lutter contre le capitalisme, le système libéral outrancier, le socialisme ou le communisme internationaliste, pour préserver l’identité des nations et la défense des travailleurs, des producteurs, assurer leur dignité.

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C’est incontestablement le cas des mouvements des Phalanges espagnoles qui entendirent lutter à la fois autant contre le système bourgeois conservateur, que contre le marxisme et le système parlementaire défaillant. Promouvoir les ouvriers et les paysans « pas un espagnol sans pain », fut un de leur slogan. On retrouve, avec des différences liées aux contextes locaux, aux histoires et aux parcours des hommes, les mêmes intentions dans ceux qui entendirent préserver l’identité blanche aux États-Unis. Rémi Tremblay, grand spécialiste de cette période, nous le décrit parfaitement.

Enfin dès 1913, le socialiste non marxiste Charles Péguy, dans L’Argent, dénonçait la bourgeoisie et le basculement de la France vers une modernité devenue folle. Pour Péguy, il fallait réconcilier la République, l’Église et la famille, notamment au travers du prisme de l’éducation. Les identitaires espagnols ou américains, ne disaient pas autre chose globalement. L’argent est un réquisitoire terrible contre le capitalisme débridé, et contre l’anéantissement progressif de la France éternelle. Les Phalanges espagnoles défendirent la grandeur de l’Espagne, et les identitaires blancs américains, la préservation d’une Amérique vraiment enracinée dans ses traditions et ses valeurs.  

Ces sujets sont plus d’actualité que jamais.  

Terre & peuple cliquez là 

Michel Festivi : Les Phalanges espagnoles, les Cahiers d’histoire du nationalisme N°32, 156 pages, 24,00 € cliquez ici 

Remi Tremblay : États-Unis, la mouvance identitaire blanche, « les réactionnaires », Volume 2, les Cahiers d’histoire du nationalisme N°31, 224 pages, 24,00 € cliquez ici

Charles Péguy : L’argent, Les grands classiques de Synthèse nationale, 84 pages, 20,00 € cliquez ici 

14:42 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Lyhanna : des responsabilités judiciaires mais aussi politiques

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

Le meurtre de la petite Lyhanna n’est pas seulement un fait divers atroce. Il est le révélateur insoutenable d’un État qui ne protège plus ses enfants, d’une justice qui s’égare dans ses lenteurs, ses lâchetés, ses procédures, ses pudeurs idéologiques et son mépris trop fréquent des victimes. Une enfant de onze ans est morte alors que des signaux existaient, que des alertes avaient été lancées, que des plaintes avaient été déposées. Et, comme toujours, la machine officielle découvre après le drame ce qu’elle n’a pas voulu voir avant.

Les Français ne supportent plus ces naufrages judiciaires suivis de communiqués contrits. Ils ne supportent plus cette justice capable de déployer une énergie redoutable contre les délits d’opinion mais si lente, si confuse, si désarmée lorsqu’il s’agit de protéger les faibles contre les prédateurs. Ils ne supportent plus cette magistrature trop souvent enfermée dans une culture de l’excuse, de la minimisation et du formalisme, où la présomption d’innocence du mis en cause semble parfois peser davantage que la sécurité concrète des victimes potentielles.

La responsabilité de certains magistrats doit être posée. Il faudra aussi s'interroger sur la sociologie d’une magistrature profondément transformée, dont l’hyperféminisation massive accompagne trop souvent une culture judiciaire dominée par l’émotion, la réparation psychologique, la défiance envers l’autorité et la suspicion systématique à l’égard de la sanction. Il ne s’agit évidemment pas de juger les magistrats selon leur sexe mais de constater qu’un corps d’État devenu sociologiquement homogène, idéologiquement orienté et largement coupé du pays réel ne peut plus prétendre incarner sereinement l’équilibre, la fermeté et l’impartialité que les Français attendent de la justice.

L’indépendance de la Justice ne peut pas signifier l’irresponsabilité de ceux qui la rendent. Quand des dossiers dorment, quand des plaintes sont classées trop vite, quand les victimes sont abandonnées à leur solitude, il ne suffit pas d’invoquer le manque de moyens ou la complexité administrative. Il faut des comptes, des sanctions, des mises à l’écart. Il faut en finir avec le corporatisme judiciaire, avec les réflexes militants, avec cette sensibilité idéologique de gauche qui a remplacé, dans trop de prétoires, l’autorité par la compassion mal placée.

Mais ce serait trop facile de faire porter toute la faute aux seuls magistrats. Le problème est judiciaire, oui ; il est surtout politique. Depuis des décennies, les gouvernants ont organisé l’affaissement de la sanction. Ils ont vidé la peine de sa force morale, enfermé la justice dans une technocratie bavarde, multiplié les réformes de façade et cultivé cette religion pénale où l’on s’inquiète davantage du sort du coupable que de la protection des innocents. De Badinter à Taubira, de Guigou à Belloubet, de Dupont-Moretti à Darmanin, les Gardes des Sceaux successifs ont laissé s’installer cette impuissance d’État, cette doctrine du renoncement, cette justice faible avec les criminels et féroce avec les dissidents.

À chaque drame, les mêmes mots reviennent : “dysfonctionnements”, “inspection”, “mission”, “retour d’expérience”. Mais ce vocabulaire administratif est indécent quand une enfant est morte. Ce n’est pas un dysfonctionnement : c’est une faillite. Ce n’est pas une anomalie : c’est le produit d’un système. Un système qui préfère expliquer plutôt que punir, temporiser plutôt que protéger, s’abriter derrière les procédures plutôt que regarder les familles dans les yeux.

La mort de Lyhanna doit marquer un point de rupture. Il faut une justice rapide, ferme, lisible, hiérarchisée par une priorité absolue : protéger les Français, et d’abord les enfants. Il faut réarmer pénalement l’État, contrôler réellement les magistrats défaillants, écarter ceux qui confondent leur robe avec une tribune politique, et rétablir le sens de la peine comme acte de justice et de réparation nationale.

Un pays qui ne protège plus ses enfants n’est plus seulement un pays mal administré : c’est un pays qui renonce à son avenir. Le nom de Lyhanna ne doit pas être enseveli sous les fleurs, les excuses et les promesses. Il doit devenir l’accusation permanente portée contre ceux qui savaient, ceux qui pouvaient, ceux qui devaient agir et qui ne l’ont pas fait.

12:00 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Ne soyons pas dupes : dans les rues, la juste colère engendrée par l'assassinat de Lyhanna récupérée par l'extrème gauche

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Bien sûr, ce n'est pas partout le cas en France. Mais dans certaines villes force est de constater que l'extrême gauche ne se gène pas pour tenter de récupérer la colère populaire. On l'a vu à Paris avec la présence des Femens, organisation d'hystériques exhibitionnistes financée par les officines mondialistes, ainsi que dans bien d'autres villes.
 
Quelques observations faites lors de la manifestation de Saint-Brieuc (photo ci-dessus), lundi soir :
 
• Evénement lancé et noyauté par la gauche radicale.
 
• Sono de collectifs militants de gauche comme éventuellement des mouvements de soutien aux sans-papiers, Nous Toutes, dans  la lignée des Femen qui se sont distinguées à Paris.
 
• Discours axé sur les moyens à débloquer pour les Administrations, la culpabilité du patriarcat et  de l'homme blanc, et haro sur la strêm'drouat.
 
• Orateurs dont la rhétorique d'extrême-gauche a déclenché la réprobation d'une partie du public qui les a rappelés à l'ordre.
 
• Quasiment pas de familles, public majoritairement de gauche, à l'unisson des orateurs. Visiblement, le rappel a été bien battu et les voix discordantes étaient honnies.
 
• Enfin, Pierre-Yves Thomas, conseiller municipal (Reconquête !) de Saint-Brieuc, a été refoulé du perron du Palais de Justice alors qu'il venait, avec quelques amis et en tant que citoyens, se joindre au rassemblement.
 
Il ne faut pas laisser à ceux qui, par laxisme et par aveuglement idéologique, portent depuis des décennies la responsabilité de ce qu'il se passe aujourd'hui le soin de récupérer le mouvement d'indignation qui s'amplifie. Que fait la Droite nationale ?
 
S N

09:54 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Un reportage sur l'hommage parisien à Henry Novak de dimanche dernier

Les différentes interventions.

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Crise dyarchique à Dakar

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La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol

Coup de tonnerre, ce 22 mai 2026, à Dakar ! Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, limoge le Premier ministre, son vieil ami Ousmane Sonko. Cette révocation scelle la fin d’une vieille complicité et marque le point culminant de fortes tensions entre eux.

En janvier 2014, Ousmane Sonko, alors inspecteur principal des impôts et des domaines, fonde le parti PASTEF (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) classé « souverainiste de gauche populiste ». Le secrétariat général du mouvement revient à un autre inspecteur des finances publiques, Bassirou Diomaye Faye. Lors de l’élection présidentielle de 2019, Ousmane Sonko obtient 15,67 % des suffrages et arrive en troisième position. En 2022, il remporte ensuite la mairie de Ziguinchor en Casamance au Sud du Sénégal.

Sa popularité croissante contrarie le président Macky Sall. Plusieurs affaires de mœurs surgissent fort opportunément pour freiner l’ascension d’Ousmane Sonko dans l’opinion sénégalaise. Condamné, le président des PASTEF désigne Bassirou Diomaye Faye pour l’élection présidentielle de 2024. Or le futur président est lui-même en détention – sans jugement – d’avril 2023 à mars 2024 pour « diffusion de fausse nouvelle, outrage à magistrat et diffamation envers un corps constitué » ! La répression judiciaire et les exactions policières n’arrêtent pas l’admiration de la jeunesse envers les PASTEF. De nombreuses émeutes ponctuent entre 2021 et 2024 la fin du second mandat présidentiel de Macky Sall. Ce dernier tente même de contourner la Constitution et cherche à rester en fonction. Il interdit aussitôt le parti PASTEF. Cependant, sous la pression conjointe de la rue, de la classe politique, des confréries religieuses musulmanes, des puissances étrangères occidentales et du Conseil constitutionnel, Macky Sall renonce à son projet. Il propose au contraire une large amnistie qui profite à tous ses opposants.

Inéligible, Ousmane Sonko confirme la candidature de Bassirou Diomaye Faye qui, à peine libéré, se lance dans une brève et intense campagne électorale sous le mot d’ordre : « Diomaye, c’est Sonko ! » Le 24 mars 2024, dès le premier tour, le numéro 2 devient le cinquième chef de l’État sénégalais avec 54,28 % des voix.

Investi chef de l’État, Diomaye Faye choisit Ousmane Sonko pour Premier ministre. Mais le tandem doit composer avec une Assemblée nationale hostile en raison de la présence d’une majorité favorable à Macky Sall. Le nouveau président ne peut pas la dissoudre tout de suite. Ce frein constitutionnel empêche tout élan salvateur envisageable pour les cent jours décisifs… Le 12 septembre 2024, l’Assemblée nationale est enfin dissoute. Les législatives qui suivent voient la victoire écrasante des PASTEF : 130 sièges sur 165 !

Ce succès masque la lente dégradation des relations au sein de l’exécutif pour diverses raisons. L’histoire institutionnelle sénégalaise témoigne de la grande instabilité de ce poste. En décembre 1962, le président Léopold Sédar Senghor riposte aux manigances du président du Conseil des ministres Mamadou Dia. Senghor conserve la primauté. Le 18 décembre 1962, il supprime cette charge jusqu’au 26 février 1970. Le premier ministre disparaît ensuite du 29 avril 1983 au 8 avril 1991, puis du 14 mai 2019 au 17 septembre 2022. Son rétablissement s’explique par la nécessité d’un coordinateur – metteur en action des injonctions présidentielles.

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Cherchez la cause...

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lundi, 08 juin 2026

Eric Zemmour sur Frontières

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Paris a rendu dimanche un vibrant hommage à Henry Novak

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Plusieurs centaines de parisiens sont venus honorer la mémoire d'Henry Novak, assassiné la semaine dernière à Londres par une racaille d'importation, dimanche en fin d'après-midi devant le Panthéon.

Pour Henry et pour toutes les victimes de l’immigration : remigration !

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Laxisme à tous les étages

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Le billet de Patrick Parment

L’affaire Lyhanna, 11 ans lâchement assassinée, est loin d’être unique en son genre. C’est même la énième affaire de ce genre. Il ne sert à rien de clamer « plus jamais ça » dans une société où le régalien ne fait pas son boulot et qui laisse la société se déliter.

La police fait ce qu’elle peut avec les moyens dont elle dispose. On ne saurait en dire autant de la justice où trop de juges sont laxistes mais doivent aussi faire face à des prisons engorgées. L’autre grand responsable de cette insécurité permanente, c’est bel et bien l’immigration clandestine ou pas, celle aussi des fils d’immigrés qu’on a naturalisé et qui faute d’encadrement haïssent la France et se réfugient dans l’islam radical ou le narcotrafic.

Alors on en revient au point de départ : une classe politique irresponsable, des chefs d’Etat sans vision depuis Mitterrand et tous abonnés à cet air du temps nocif insufflé par des années d’idéologie mortifère des gourous post marxistes, toutes gauches confondues, et qui ont gangrené l’Education nationale.

On n’ira donc pas s’étonner si leur succède un Etat autoritaire. Mussolini a de plus beaux jours devant lui que Staline.

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dimanche, 07 juin 2026

Pierre Cassen de retour du banquet du Rassemblement vendéen : pas d’antifas chez les Chouans... colossale frustration !

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J’ai assisté au procès de Thomas Joly, qui veut mettre l’islam hors d’Europe

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Hector Poupon, Riposte laïque cliquez ici

Poursuivi par la « Justice française » pour avoir écrit sur son blog « Il est de notre devoir de laisser à nos enfants autre chose qu’un dépotoir du tiers-monde où ils se feront violer et égorger » illustré avec l’affiche « Donnons un avenir aux enfants blancs », mais aussi pour avoir écrit « Avec Marion Maréchal, défendons nos traditions, notre identité, notre civilisation et foutons l’islam hors d’Europe », Thomas Joly, président du Parti de la France, passait devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, jeudi dernier, 4 juin 2026, à 13 h 30. Les propos incriminés remontaient à 2023.

Une dizaine de sympathisants sont présents, mais ils devront se farcir plusieurs affaires avant que ne commence l’audience tant attendue. Parmi celles-ci, le procès de Bruno Attal, membre de « France Police-Policiers en colère ». Il est poursuivi pour injure à caractère raciste par l’ex-députée LFI Rachel Kéké, présente à l’audience, pour quelques tweets la mettant en cause et jugés racistes par cette dernière. Bruno Attal se défend seul et avait bien l’intention de ne pas se laisser intimider par le tribunal. Sans entrer dans les détails, on a eu droit à un psychodrame, lorsque Mme Kéké s’effondre à la barre. Difficile de comprendre ce qu’elle racontait, sinon que tout le monde il était méchant, tout le monde il était raciste. SOS Racisme s’était porté partie civile…

Lorsque s’ouvre le procès de Thomas Joly, ce dernier reconnaît être le président du Parti pour la France et directeur de publication du site en ligne thomasjoly.fr. Il plaide d’abord la nullité de la procédure pour imprécision de la poursuite : flou artistique entre délit de diffamation envers une personne, puis délit de diffamation envers un groupe de personnes… Puis un juge assesseur lui pose différentes questions :

  • Qu’est-ce qui vous a amené à créer ce visuel ?
  • Pour quelle raison l’avez-vous choisi ?
  • Est-ce que vous entendez exclure de la communauté nationale, des étrangers ?
  • Pensez-vous que vos propos peuvent attirer la haine ?

Thomas Joly explique que son parti avait besoin d’un slogan fort s’inscrivant dans  le cadre d’une campagne électorale,  que l’image parle d’elle-même, que défendre des gens qui sont la cible d’une criminalité croissante est légitime…

Le président tente une question plus vicieuse : « mettre l’islam hors d’Europe, comment vous y prenez-vous ? ». Souhaitant esquiver tout débat sur la remigration, qui d’ailleurs n’est pas l’objet du procès, notre accusé préfère ne pas répondre. Il rappelle toutefois qu’on a encore le droit de critiquer une religion, d’autant plus que l’islam est aussi un projet sociétal qui s’accompagne d’un programme politique explicite.

Arrive ensuite la plaidoirie d’Arié Alimi, avocat de la Ligue des Droits de l’Homme, l’association plaignante. On a droit à un historique de cette dernière, née de l’affaire Dreyfus en 1898. Les mauvaises langues diront qu’en sa qualité de vice-président de la LDH, il y a conflit d’intérêt au sein de la LDH mais passons… Ancrée dans le camp du Bien, il nous dit que son association lutte contre toute forme de haine. Puis il nous rassure en nous expliquant qu’elle agit devant les juridictions « avec parcimonie car elle défend aussi la liberté d’expression ». Mon œil ! Une manière de couper court aux rumeurs qui disent que les nombreuses actions menées devant les juridictions constituent  son fonds de commerce, comme d’ailleurs la suite nous le confirmera.

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10:50 Publié dans Revue de presse, Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Immigration : la masse venue des cités

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Mathieu Bock-Côté

A la masse nue, tout semble une Bastille. Cette réflexion qu’on trouve dans Masse et Puissance, le chef-d’œuvre méconnu d’Elias Canetti, paru en 1966 chez Gallimard, m’est venue à l’esprit samedi, en voyant la masse venue des banlieues se jeter sur Paris pour casser, détruire, piller aussi – pas qu’à Paris, d’ailleurs. Il faut dire qu’elle me tournait en tête depuis longtemps – elle me hante. Car elle décrit la violence inévitable au cœur de la vie sociale.

Une masse qui se forme entre nécessairement en conflit avec une autre masse ; les hommes, en ce monde, sont appelés toujours à se combattre, et c’est justement pour cela qu’on les civilise en traçant des frontières entre les peuples et les civilisations. Et une masse cherche toujours une cible à prendre, une Bastille à faire tomber – car la masse, qui s’enthousiasme, a besoin de sentir qu’elle fait tomber un pouvoir illégitime, une citadelle imprenable. Elle veut tester sa force, et sent la faiblesse de son adversaire. Les hommes sont ainsi, on ne les changera pas. La paix universelle est une aspiration céleste – d’autres diront une lubie.

Je parle d’une masse venue de la banlieue. C’est inexact. Car la banlieue elle-même vient d’ailleurs, elle vient essentiellement du Sud, et ne cesse de croître, car les flux migratoires qui l’alimentent ne cessent pas. Qui parle d’assimilation ou d’intégration aujourd’hui ment, et ment grossièrement. Car les mécanismes sociologiques et le cadre culturel et politique qui rendaient possible la transformation des nouveaux arrivés en Français de culture se sont effondrés, sous la double pression de la démographie et de la mauvaise conscience.

Mais je m’autorise ici une réflexion qui n’est pas autorisée. Car la mystique républicaine veut que la nationalité administrative transcende tout. Les papiers neutralisent magiquement l’anthropologie, la culture, la mémoire, les racines, la filiation, l’esprit clanique, l’appartenance ancestrale – les papiers, autrement dit, aboliraient le réel. Nous avons décrété que le facteur ethnoculturel n’avait ni légitimité, ni pertinence. Mais partout il remonte à la surface, au Royaume-Uni, en Suède, au Canada, au Québec, et bien évidemment en France.

À hauteur de l’histoire, la seule qui compte, on assimilera ces émeutes et ces razzias à une conquête contre-coloniale. Elle relève de l’instinct. La frange la  plus agressive de la « nouvelle France » se jette sur la vieille France, qui se croyait éternelle et qui se découvre mortelle, d’autant qu’on la moleste et qu’elle ne se défend pas vraiment. Le dispositif sécuritaire mis en place par les autorités est là pour impressionner, mais le pouvoir préfère voir la France à l’ancienne subir la violence que voir les manifestants même les plus hostiles la subir. Ils ont la chance de ne pas être Gilets jaunes.

Psychologie des foules

La violence surgit les soirs de fête – on dit souvent, avec raison, qu’elle surgira, qu’il y ait victoire ou défaite lors d’un match. Mais elle frappe aussi au Nouvel An. Ces fêtes sont victimes d’une forme d’appropriation symbolique. Un drame comme celui entourant Nahel autorisera aussi l’émeute vengeresse. C’est là que la haine conquérante qui se fait sentir dans les quartiers démographiquement transformés peut exploser, sous l’œil émerveillé des théoriciens de la « nouvelle France », toujours eux, qui y voient toujours une grande répétition révolutionnaire.

Le commentateur tiendra à distinguer les casseurs des fêtards ordinaires. Cette précaution très légitime est pourtant contre-productive car elle méconnaît totalement ce qu’on appelait autrefois la psychologie des foules. Une foule s’anime par ses éléments les plus agités qui conta- minent les autres. Mais surtout, on oublie que s’il y a un affrontement entre les forces de l’ordre et les casseurs, une bonne partie de la masse s’identifiera aux casseurs, se solidarisera instinctivement avec eux. La grande histoire pose des barricades, et ils savent de quel côté ils sont.

Source : Journal du dimanche 7/6/2026

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Les francophobes

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Une fois de plus un match de foot – PSG/Arsenal – a donné lieu à des exactions non seulement à Paris mais dans toute la France. Le bilan est lourd et nous l’avons dénoncé. Mais, comme le rappelle Pascal Praud dans Le Journal du dimanche, nos autorités refusent la réalité des faits : ces émeutes organisées sont le fait d’immigrés, souvent de deuxième voire troisième génération, qui détestent la France faute d’y trouver leur place et surtout de s’intégrer. L’autre aspect du drame est qu’une partie de la Justice refuse de sanctionner et que les prisons sont pleines. La France, dans ce domaine est le vilain petit canard de l’Europe.

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Source : Le Journal du dimanche, 7/6/2026

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samedi, 06 juin 2026

Pour sa fête annuelle près du Perrier, le Rassemblement vendéen, une fois de plus, a fait le plein...

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Comme chaque année, le banquet du Rassemblement vendéen qui s'est déroulé ce samedi au Perrier, près de Saint-Jean de Monts (85), au cœur du Marais breton, a remporté un franc succès cliquez ici. C'est en effet près de 150 personnes qui, malgré une météo incertaine en matinée, sont venues assister à l'événement. Un sympathique déjeuner champêtre, animé par quelques artistes locaux, marqua le début de la fête. Puis, en début d'après-midi se succédèrent quelques interventions politiques.

Le premier intervenant était Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, qui, félicita Eric Mauvoisin Delavaud, président du Rassemblement vendéen, pour la belle campagne municipale qu'il a menée l'hiver dernier - campagne à laquelle Synthèse nationale a contribué à sa manière en éditant le livre du candidat Haut les coeurs (cliquez ici) qui fut largement diffusé auprès des habitants du Perrier et de ses environs. Roland Hélie salua aussi le combat mené par Eric l'an passé à travers la France pour organiser des projections du film Silenced de Tommy Robinson qui, depuis quelques mois, est devenu l'incarnation de la révolution identitaire britannique.

Roland Hélie rappela que, dans le département des Côtes d'Armor qu'il connaît bien, deux projections du films étaient programmées, une à Lannion et l'autre à Saint-Brieuc. Ces deux projections furent interdites par les maires de ces deux villes cliquez ici. Finalement, seule la seconde s'est tenue grâce à une ruse des responsables locaux de Reconquête ! qui trouvèrent une salle au dernier moment. Quoi qu'il en soit, au printemps dernier, ces deux édiles de triste mémoire ont dégagés de leurs postes et, dans ces deux mairies, des élus nationalistes sont entrés dans les conseils municipaux. 

Puis ce fut le tour de notre ami Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque, qui rappela les nombreux combats, que ce soit à Callac (22), à Saint Brévin (44) ou à Saint-Jean de Monts (85), en 2022-2023, où, côte à côte, l'ensemble des forces nationales et identitaires, parmi lesquelles le Rassemblement vendéen, se sont battue contre le grand remplacement imposé par le Système mondialiste et ses laquais islamo-gauchistes.

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Eric Mauvoisin-Delavaud, président du mouvement et élu en mars dernier, avec quelques uns de ses amis, au conseil municipal du Perrier, ne dissimulait pas sa satisfaction de voir son mouvement, créé il y a 7 ans, réussir cette belle fête et, au-delà de celle-ci, continuer son implantation dans ce département chargé d'histoire qu'est la Vendée. Il dressa le bilan des activités militantes du RV depuis la rentrée de septembre et rappela que l'année prochaine, électoralement bien chargée, sera décisive pour notre Nation et pour notre Civilisation. L'entente des forces nationales est indispensable et le RV entend, localement, intensifier son action dans ce sens.

Ce banquet annuel du Rassemblement vendéen fut aussi l'occasion pour Synthèse nationale de procéder à une belle opération de promotion de notre revue et de notre maison d'édition. Plusieurs nouveaux abonnements ont été enregistrés. 

S N

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Le journal du chaos

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vendredi, 05 juin 2026

Le nouveau numéro de la Revue d'histoire européenne

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Colonisations européennes : un passé qui ne passe pas ?
 
La colonisation européenne porte aujourd'hui toutes les condamnations morales. Pourtant l'histoire des hommes est d'abord celle des conquêtes, des empires, des dominations. Tous les peuples ont colonisé ou furent colonisés. Les colonisations africaines, arabes, ottomanes ou asiatiques furent souvent longues, brutales, esclavagistes. À cette échelle, la colonisation européenne fut puissante, mondiale, mais brève.
 
Faut-il n'y voir qu'un crime ? Ce serait céder au catéchisme repentant contemporain. L'africaniste Bernard Lugan souligne une « parenthèse positive, parfois heureuse » : « le gendarme assurait la paix ; le médecin soignait ; l'instituteur transmettait. Aux indépendances, l'Afrique n'était pas un champ de ruines : elle fut laissée debout ».
 
L'ironie tragique est que l'Europe, après avoir colonisé le monde, connaît aujourd'hui le choc en retour. Par la démographie, l'immigration massive et la culpabilité entretenue, la France et d'autres nations européennes deviennent peu à peu les colonies de leurs anciennes colonies.
 
La Revue d'Histoire européenne, n°30, 10,50 €, chez votre marchand de journaux.

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Le lord, le sang et les vieilles murailles

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Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées

J’étais dans mon salon, ce qui, dans mon extrême Occident, constitue parfois un poste d’observation plus sûr qu’une chaire universitaire. La fenêtre donnait sur ce calme trompeur des jours où l’on se dit que l’Europe tient encore debout parce que les meubles n’ont pas bougé. Sur l’écran défilaient d’abord les images des réjouissances françaises après la victoire du Paris Saint-Germain dans je ne sais quelle compétition sportive, le genre d’événement où l’on voudrait croire que le drapeau, les cris et les maillots suffisent encore à faire nation. Très vite, la fête avait pris son tour habituel. Des vitrines brisées, des scooters incendiés, des groupes courant devant les forces de l’ordre, ces jeunesses périphériques, pour reprendre une formule assez molle pour ne pas troubler le sommeil du ministre de l’Intérieur, transformaient la victoire d’une équipe portant les couleurs françaises en rite de saccage ou en répétition de guerre intérieure.

J’avais encore ces images en tête lorsque d’autres, venues d’Angleterre, me parvinrent. Elles montraient Henry Nowak, jeune homme blanc de dix-huit ans, gisant au sol, ensanglanté, menotté par une police qui avait d’abord cru la parole de son agresseur. Celui-ci l’avait accusé d’avoir commis une attaque raciste. La formule avait suffi à inverser le monde. Le blessé devenait suspect. Le sang visible comptait moins que l’accusation rituelle. Dans cette Angleterre naguère si jalouse de ses formes, de ses libertés, de son flegme et de sa common decency, des policiers voyaient un jeune homme mourir et semblaient d’abord chercher, non la plaie, mais la faute morale.

Il n’est pas nécessaire d’être grand clerc pour comprendre ce que ces deux scènes racontent. D’un côté, une France où la victoire sportive devient prétexte à la guerre de rue. De l’autre, une Angleterre où l’accusation de racisme agit comme une clef sacrée ouvrant toutes les portes, y compris celle de l’absurde. Entre les deux, une même maladie européenne : l’État ne protège plus ceux qui devraient l’être, et se montre prodigieusement sensible à ceux qui savent parler la langue de son idéologie.

C’est dans cette humeur, je le confesse, peu favorable aux billevesées parlementaires, que je me suis attardé sur l’éditorial publié par The Times sous la plume de Paul Goodman, devenu Lord Goodman of Wycombe. L’homme n’est pas un échappé de tribune anonyme. Ancien député conservateur, ancien observateur écouté du monde tory, pair britannique, il appartient à cette caste qui connaît les couloirs, les déjeuners, les amitiés utiles, les rites du pouvoir. Une Angleterre se meurt dans les rues, dans les commissariats, dans les écoles, dans les tribunaux symboliques de la diversité. Le bon lord, lui, s’inquiète de la fragmentation du système partisan.

Son article est consacré à Restore Britain, le parti de Rupert Lowe, ancien élu de Reform UK, homme d’affaires, fermier, ancien conservateur et figure désormais dissidente du camp populiste britannique. Paul Goodman ne voit pas d’abord, dans cette apparition, le symptôme d’un pays qui bout. Il y voit le risque d’un désordre électoral. Restore pourrait prendre assez de voix pour gêner Reform, affaiblir Nigel Farage et compliquer encore la formation de gouvernements stables à Westminster. La maison brûle, le lord compte les fauteuils.

Il faut lui rendre justice. Son éditorial n’est pas dépourvu d’intelligence tactique. Il observe que Restore Britain peut prospérer sur la décomposition des vieux partis, que les conservateurs et les travaillistes n’ont pas su relever le niveau de vie, maîtriser les frontières ni combattre l’extrémisme islamiste. Il comprend que les réseaux sociaux permettent à Rupert Lowe et à ses partisans de contourner la presse classique. Il note l’importance de X, la puissance de Facebook, l’appui ou la bienveillance d’Elon Musk, la capacité nouvelle d’une droite insurrectionnelle à parler directement aux Anglais sans passer par le filtre des journaux comme il faut, des chaînes qui pensent bien, des éditorialistes agréés.

Toutefois, cette lucidité s’arrête précisément là où elle devrait commencer. Paul Goodman voit le mécanisme. Il ne veut pas regarder la cause. À ses yeux, Restore serait moins un parti qu’une nostalgie monétisée, une industrie du ressentiment, un divertissement sombre offert à des électeurs provinciaux, âgés, blancs, égarés dans une chambre d’écho algorithmique. Le peuple, lorsqu’il ne vote plus convenablement, devient toujours une pathologie de communication.

Les griefs du lord sont nombreux, et ils méritent d’être exposés parce qu’ils dessinent un portrait parfait de la peur des élites. Restore, dit-il en substance, naîtrait d’une querelle venimeuse entre Rupert Lowe et Nigel Farage. Lowe serait un homme d’un autre temps, un rescapé des années 1980, incertain de ce qu’il a lui-même créé. Son parti serait animé par des activistes plus jeunes, plus rudes, plus efficaces dans la publicité numérique. Ses messages, souvent grossiers, exciteraient les passions plutôt qu’ils ne construiraient une politique. Ses militants croiraient former une majorité silencieuse alors qu’ils ne pèseraient, dans les sondages nationaux, qu’une poignée de points. Ils seraient portés par des comptes étrangers, des robots, des mauvais génies numériques, des puissances hostiles, tout cet attirail commode qui permet d’expliquer que des citoyens pensent mal sans devoir se demander pourquoi ils pensent ainsi.

Le reproche le plus révélateur concerne pourtant l’immigration. Paul Goodman accuse Restore de flotter dans un rêve des années 1950, un Royaume-Uni d’avant l’immigration de masse, avec ce slogan brutal, « millions must go », que l’on pourrait traduire sans grâce par « des millions doivent partir », une remigration sauce à la menthe. Il y voit un nativisme repoussant, une sorte d’illusion blanche, provinciale, vieillissante, incapable d’accepter le pays réellement advenu. À l’entendre, le Royaume-Uni de naguère serait un fantasme, et celle d’aujourd’hui une donnée de fait devant laquelle chacun doit s’incliner.

Or c’est précisément ici que s’ouvre l’abîme.

La question n’est pas de savoir si l’on peut revenir mécaniquement à l’Angleterre de 1950. Nul peuple ne rentre dans son enfance par décret. La question est de savoir si les Anglais avaient consenti à devenir minoritaires dans des quartiers entiers de leur propre pays, à voir leurs villes transformées, leurs écoles bouleversées, leur police paralysée par la peur du soupçon racial, leurs jeunes filles abandonnées dans les affaires de grooming gangs, leurs frontières ouvertes comme les portes d’une gare de province. La question est de savoir qui a décidé, au nom de quoi, et avec quel mandat.

Paul Goodman appelle cela nostalgie. D’autres l’appelleraient mémoire.

C’est l’un des tours les plus redoutables de notre époque. Celui qui veut transmettre devient nostalgique. Celui qui veut demeurer devient extrémiste. Celui qui remarque que son pays a changé au point de ne plus se reconnaître est invité à consulter au mieux un sociologue ou au pire un psychiatre. À l’inverse, celui qui célèbre la dissolution générale se voit paré des vertus de l’ouverture, de la modernité, de la tolérance. Il y a dans cette inversion quelque chose de presque soviétique, le réel est faux s’il contredit la doctrine.

Le bon lord s’inquiète aussi du fait que Restore puisse affaiblir Reform UK. Voilà son obsession centrale. Si Rupert Lowe mord sur le même électorat que Nigel Farage, si les voix se dispersent, si la droite protestataire se fragmente, alors les travaillistes pourraient demeurer au pouvoir, ou du moins le système britannique deviendrait plus ingouvernable encore. Ce raisonnement a sa cohérence. Il appartient à la vieille science des appareils. Seulement il oublie que les peuples ne sont pas nés pour simplifier la vie des partis.

C’est toujours la même plainte des castes installées. Les électeurs devraient se comporter de manière responsable, c’est-à-dire voter selon les nécessités du système qui les a trahis. On leur demande de ne pas diviser les conservateurs, comme on demandait hier aux Français de ne pas diviser les républicains, de ne pas affaiblir le centre, de ne pas troubler la digue, de ne pas faire le jeu de l’adversaire. À la fin, le citoyen n’est plus souverain. Il est gestionnaire adjoint de la panique des élites.

La vraie division britannique n’est pas entre Reform et Restore. Elle est entre ceux qui subissent le pays nouveau et ceux qui l’administrent depuis des lieux protégés.

Paul Goodman appartient, par sa position, par sa fortune sociale, par son monde, à cette Angleterre capitonnée qui ne croise presque jamais les conséquences humaines de ses principes. Ces hommes peuvent disserter sur le nativisme depuis un fauteuil ancien, sous un portrait de famille, dans un salon où les bruits de la rue n’entrent pas. Ils trouvent toujours excessif que les autres se plaignent. Ils peuvent condamner les simplifications de Restore sans jamais se demander pourquoi un tel parti trouve un public. Ils peuvent sourire de la « nostalgie monétisée » sans voir que la modernité qu’ils défendent, elle aussi, nourrit ses bureaucraties, ses ONG, ses consultants, ses avocats, ses universitaires, ses policiers de la pensée, ses entrepreneurs de diversité.

Ce qui frappe surtout, dans l’éditorial du Times, c’est l’absence. Paul Goodman parle de stabilité gouvernementale, de réseaux sociaux, d’Elon Musk, de sondages, de duopole partisan, de concurrence électorale, de fragmentation. Il parle même de l’échec des partis traditionnels à contrôler les frontières et à combattre l’extrémisme islamiste. Il ne s’attarde pourtant pas sur le martyre concret qui donne chair à ces mots. Il ne regarde pas longtemps Henry Nowak menotté dans son sang. Il ne regarde pas longtemps les jeunes filles de Rotherham, Rochdale ou Oldham, livrées pendant des années à des prédateurs pakistanais que les autorités n’osaient pas nommer correctement de peur d’être accusées de racisme. Il ne descend pas dans le bas monde. Il reste au balcon.

C’est ce balcon qui a perdu l’Angleterre.

On peut contester Rupert Lowe. On peut trouver Restore brutal, insuffisant, brouillon, verbalement imprudent. On peut craindre qu’un parti né de la colère produise davantage de clameur que d’État. Ces réserves ne sont pas absurdes. La colère ne suffit pas à gouverner. Le cri n’est pas un programme. La dénonciation, à elle seule, ne fait ni une police, ni une frontière, ni une politique industrielle, ni une école. Jünger eût dit, peut-être, qu’il ne suffit pas de haïr les ruines pour savoir bâtir au milieu d’elles.

Cependant la colère n’est pas née d’un caprice. Elle est le retour du refoulé national.

Depuis des décennies, les élites britanniques promettent que l’immigration de masse enrichira la nation, que la diversité sera une force, que les frontières sont des anachronismes, que les inquiétudes populaires sont des préjugés, que les victimes de la transformation doivent se taire par délicatesse. Puis, quand un parti surgit pour dire avec brutalité ce que des millions d’hommes murmurent depuis longtemps, les mêmes élites feignent de découvrir un monstre sorti de nulle part.

Le monstre n’est pas sorti de nulle part. Il sort de leurs politiques.

Il sort des quartiers où les Anglais ont appris à baisser la voix. Il sort des commissariats où l’on craint davantage l’accusation de racisme que l’évidence d’un corps blessé. Il sort des tribunaux médiatiques où le mot « blanc » devient suspect dès qu’il désigne une victime. Il sort des hôtels remplis de migrants illégaux pendant que des familles modestes n’arrivent plus à se loger. Il sort de cette impression, terrible, que l’État britannique aime davantage l’idée morale qu’il se fait de l’étranger que les siens propres.

Paul Goodman voudrait qu’on appelle Restore une industrie du divertissement. C’est commode. Le divertissement n’a pas de racines. Il passe, il amuse, il choque, il se vend, puis il disparaît. Il est possible, d’ailleurs, que Restore disparaisse. La politique britannique est capricieuse. Les partis naissent, gonflent, se déchirent, s’évanouissent. Le sort organisationnel de Rupert Lowe m’intéresse moins que le phénomène dont il est le nom provisoire.

Car même si Restore venait à s’effacer, ce qu’il exprime ne s’effacerait pas.

Le Royaume-Uni est entré dans l’âge post-impérial de la dépossession intérieure. Il ne domine plus les mers. Il ne tient plus son industrie. Il ne contrôle plus véritablement ses frontières. Il n’a plus la vigueur morale de son ancienne classe dirigeante. Les conservateurs ont trahi sans courage, les travaillistes dissolvent avec componction, la police s’agenouille devant les fétiches de l’époque, les juges tremblent devant les mots interdits, les médias chassent le dissident plus volontiers qu’ils ne poursuivent le mensonge officiel. Ce n’est pas un accident. C’est un régime.

Un Euro-Argentin de Bretagne, qui lit chaque matin la presse britannique comme d’autres consultent le baromètre, ne peut regarder ce spectacle sans mélancolie. J’ai connu, comme beaucoup d’hommes de ma génération, l’Angleterre à travers ses marins, ses écrivains, ses officiers, ses explorateurs, ses clubs, ses bibliothèques, ses rites un peu froids, sa manière de tenir debout sous la pluie. Il y avait là un peuple, avec ses duretés, ses injustices, ses grandeurs. Aujourd’hui, on nous parle d’une « nouvelle Angleterre », comme Mélenchon parle d’un « nouveau peuple ». Cette Angleterre nouvelle n’est pas la continuation de l’ancienne. Elle en est parfois la négation administrative.

À ceux qui s’étonnent que des partis comme Restore apparaissent, il faudrait répondre simplement : que vouliez-vous qu’il arrivât ?

Pensiez-vous qu’un peuple disparaîtrait sans bruit, entre une campagne de sensibilisation et un atelier de diversité ? Pensiez-vous que les vieux Anglais provinciaux accepteraient d’être traités comme les vestiges gênants d’un pays périmé ? Pensiez-vous que les familles des victimes, les habitants des villes moyennes, les policiers encore sains, les ouvriers remplacés, les électeurs méprisés, les jeunes hommes accusés avant d’être secourus, se contenteraient éternellement de lire les homélies des lords dans The Times ?

Ce que Paul Goodman appelle désordre est peut-être le commencement tardif d’une vérité politique. Les vieux partis se fragmentent parce qu’ils ne représentent plus le réel. Les médias traditionnels sont contournés parce qu’ils ont trop longtemps filtré le réel. Les réseaux sociaux prospèrent parce qu’ils donnent, au milieu du fracas et du mensonge, une issue à des paroles interdites ailleurs. Ce n’est pas toujours beau. Ce n’est pas toujours juste. C’est souvent brutal. C’est surtout inévitable.

La tâche d’un homme politique sérieux serait de transformer cette colère en restauration, non en spectacle. C’est ici que Rupert Lowe sera jugé. S’il n’est qu’un entrepreneur de fureur numérique, il passera. S’il comprend que l’Angleterre ne se sauvera ni par les invectives ni par les nostalgies mal peignées, mais par la frontière, la police, l’école, la justice, la préférence nationale, la remigration organisée, la renaissance des mœurs communes et le courage de nommer les choses, alors il aura peut-être une place dans l’histoire qui vient.

Lord Goodman, lui, appartient déjà à l’histoire qui s’en va.

Il voit dans Restore un danger pour la stabilité parlementaire. Je vois dans son éditorial un document précieux sur la stabilité des aveugles. Il y a des hommes qui continuent de discuter l’ordonnancement des bancs pendant que la nef prend l’eau. Ils appellent cela responsabilité. Le peuple, lui, commence à appeler cela abandon.

Dans mon salon, les images de Paris et de Southampton se mêlaient encore. Les voitures brûlées après la victoire. Le jeune Henry Nowak menotté dans son sang. Le visage impeccable du lord dans le journal. Trois images, une seule leçon. Nos élites ne craignent pas le chaos qu’elles ont produit. Elles craignent que quelqu’un, enfin, ose le nommer.

Source Breizh info cliquez ici

11:17 Publié dans Balbino Katz | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 04 juin 2026

Vendredi 5 juin, à la librairie Logos, à Paris : Xavier Eman, directeur du "Nouveau Présent", et François Bousquet, directeur d'"Éléments" dédicaceront leurs nouveaux livres...

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23:01 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Et si en matière d’immigration, nous imitions la Suède ?

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Michel Festivi 

La Suède a un gouvernement de coalition composé des partis suivants : les modérés, les démocrates-chrétiens, les libéraux. Ils sont soutenus au parlement par Les Démocrates de Suède, considérés comme une droite dure voire extrême, par les grands médias, jamais en manque de qualificatifs. C’est cet attelage plutôt alambiqué qui vient de prendre d’excellentes décisions en matière d’immigration, preuve que tout est possible.

Ces nouvelles règles proviennent d’un contrat de coalition dit accord de Tidö de 2022. 19 des 62 pages de ce document était consacrées à l’immigration et à l’intégration.

Une nouvelle législation adoptée par le Riksdag, va entrer en vigueur le 6 juin prochain. Pour l’ensemble des personnes qui entendent accéder à la nationalité suédoise, les choses vont se corser. Des tests de langue, une exigence de revenu minimum, des examens sur la culture du pays, un casier judiciaire vierge, et aussi des aides au retour. Que du bon sens finalement, mais il semble que cette qualité soit la chose la plus mal répartie au monde, et singulièrement dans la classe politico-médiatique française. 

Cette nouvelle réglementation s’applique également à tous ceux qui ont déjà déposé un dossier, rétroactivement. Il faudra désormais justifier de 8 années de résidence dans le pays au lieu de 5, et même pour les conjoints de suédois. Les impétrants devront disposer d’un revenu d’au moins 20.000 couronnes suédoises soit 1.900 euros brut. Ils ne devront pas avoir vécu d’aides sociales au cours des trois dernières années, ni avoir eu des problèmes de dettes ou de comportements. Tous les déboutés du droit d’asile seront expulsés, alors qu’ils pouvaient rester auparavant s’ils travaillaient, et il pourra leur être proposés jusqu’à 34.000 euros pour ceux qui accepteraient de quitter le pays. Cette législation va concerner plus de 100.000 personnes qui ont déjà déposé un dossier avant l’approbation de cette loi.

Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie explique : « La suède était moins restrictive que la France et finalement elle l’est devenue plus. Elle nous a doublé en termes d’exigences ». Un député chrétien-démocrate a indiqué « Nos règles en matière d’immigration étaient trop laxistes...il nous faut les resserrer ». Car selon les estimations, en Suède, près d’un habitant sur quatre est soit né à l’étranger, soit issu de deux parents nés hors de Suède.

Le Portugal vient lui aussi de prendre des dispositions drastiques en la matière, comme je l’avais indiqué il y a quelques semaines. Qu’attend la France ? Le déluge ? Comme le disaient nos anciens : « quand on veut on peut ».

19:54 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |