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lundi, 17 avril 2017

BACHAR : L'ENTRETIEN QUI DÉRANGE

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L’interview du président al-Assad par l’AFP n’a pas été relayée en France, et pour cause. Le chef de l’État syrien y démonte les manipulations occidentales dans l’affaire dite du gaz de Khan Cheikhoun et dans celle des représailles américaines deux jours plus tard, sans aucune enquête officielle préalable. Une violation du droit international qui n’étonne plus Assad, qui ne manque pas de lucidité sur le lobby militaro-industriel US et la véritable fonction de Donald Trump.

Les lecteurs français s’étonneront de la lourdeur avec laquelle le journaliste de l’AFP tente d’imposer la version américaine au président d’une Syrie en guerre depuis 6 ans, et en partie contre les mercenaires soutenus par les USA…

Entretien obtenu par l’Agence syrienne d’information.

AFP : Monsieur le président, je voudrais d’abord vous remercier de nous avoir reçus pour nous accorder cette interview. Monsieur le président, avez-vous donné l’ordre d’attaquer Khan Cheikhoun aux armes chimiques ?

Le président al-Assad : En fait, personne jusqu’à maintenant n’a enquêté sur ce qui s’était passé ce jour-là à Khan Cheikhoun. Comme vous le savez, Khan Cheikhoun est sous le contrôle du « Front al Nosra » qui est une branche d’Al-Qaïda. Les seules informations dont dispose le monde jusqu’à présent sont donc celles publiées par la branche d’Al-Qaïda. Personne n’a d’autres informations. Nous ne savons pas si toutes les photos ou les images vidéos que nous avons vues sont vraies ou truquées. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé qu’une enquête soit menée à Khan Cheikhoun.

Ensuite, selon les sources d’Al-Qaïda, l’attaque a eu lieu entre 6h et 6h30, alors que l’attaque syrienne a été déclenchée sur la même région entre 11h30 et midi. Ils parlent donc de deux événements différents. Aucun ordre n’a été donné de déclencher une attaque ; et d’ailleurs nous ne possédons pas d’armes chimiques, car nous avons renoncé à notre arsenal depuis plusieurs années. Et même si nous possédions de telles armes, nous ne les aurions jamais utilisées. Tout au long de notre histoire, nous n’avons jamais utilisé notre arsenal chimique.

Alors, qu’est- ce qui s’est passé ce jour-là ?

Comme je viens de le dire,  l’unique source de ces informations c’est Al-Qaïda, chose que nous ne pouvons pas prendre au sérieux. Notre impression est, cependant, que l’Occident, notamment les États-Unis sont les complices des terroristes, et qu’ils ont monté toute cette histoire pour s’en servir de prétexte à l’attaque. L’attaque n’a pas eu lieu à cause de ce qui s’est passé à Khan Cheikhoun. Nous sommes devant un seul et même événement : la première étape en était le spectacle auquel nous avons assisté sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévision, et la campagne médiatique déclenchée. La seconde étape était l’agression militaire. C’est bien ce qui s’est produit à notre sens. Car, quelques jours seulement, voire 48 heures ont séparé la campagne médiatique de l’attaque américaine, sans la moindre enquête, sans les moindres preuves tangibles de quoi que ce soit. Rien que des allégations et des campagnes médiatiques. Puis l’attaque a eu lieu.

Donc, d’après vous, qui serait responsable de cette attaque chimique présumée ?

Les allégations en soi viennent d’Al-Qaïda. Nous n’avons donc pas besoin de mener une enquête pour en savoir l’origine. Ils l’ont eux-mêmes déclaré : la région est sous leur contrôle, et il n’y a personne d’autre. Quant à l’attaque, je viens de le dire, il n’est pas encore clair si elle a eu lieu ou non. Car, comment peut-on vérifier une vidéo ? Il y a tellement de vidéos truquées en ce moment, et il y a des preuves qu’elles étaient fausses, comme celles des casques blancs par exemple. Ce sont des membres d’Al-Qaïda, des membres du « Front Al-Nosra ». Ils ont rasé leurs barbes, porté des casques blancs, et sont apparus comme des héros de l’humanité. Ce qui n’est pas vrai, car ces mêmes personnes tuaient les soldats syriens. Les preuves se trouvent d’ailleurs sur Internet. La même chose s’applique à cette attaque chimique : nous ne savons pas si ces enfants étaient tués à Khan Cheikhoun. Nous ne savons même pas d’ailleurs s’ils étaient vraiment morts. Et s’il y a eu une attaque, qui l’a lancée ? Et avec quels matériels ? Aucune information, rien du tout, et personne n’a enquêté.

Vous pensez donc que c’est une fabrication ?

Bien sûr, il s’agit pour nous une fabrication à cent pour cent. Nous ne possédons pas un arsenal chimique. Et même si nous l’avons, nous ne l’utiliserons jamais. Il existe plusieurs indices, même avec l’absence de preuve, car personne ne possède d’informations certaines ni de preuves tangibles. Par exemple, deux semaines ou environ dix jours avant l’attaque, les terroristes avançaient sur plusieurs fronts, y compris dans la banlieue de Damas, et dans  la campagne de Hama non loin de Khan Cheikhoun. Supposons que nous disposons d’un tel arsenal, supposons que nous voulons l’utiliser, pourquoi n’y avons-nous pas eu recours au moment où nos troupes reculaient et les terroristes gagnaient du terrain ? En fait, cette prétendue attaque coïncide avec la période durant laquelle l’armée syrienne progressait rapidement, et où on assistait à la débâcle des terroristes qui s’effondraient. Pourquoi donc utiliser de telles armes, si d’ailleurs on les possède vraiment, et on a la volonté de les utiliser ? Logiquement parlant, pourquoi les utiliser en ce moment précis et non au moment où on traverse une situation difficile ?

Par ailleurs, à supposer encore une fois que vous possédez de telles armes, et que vous voulez les utiliser, pourquoi les utiliser contre les civils et non contre les terroristes que vous combattez ?

Troisièmement, l’armée syrienne n’est pas présente dans cette zone. Nous n’y menons pas de batailles, et nous ne visons aucun objectif à Khan Cheikhoun qui n’est pas une zone stratégique. Je parle d’un point de vue militaire : pourquoi l’attaquer ?! Pour quelle raiso ? Évidemment, il s’agit essentiellement pour nous d’une question d’éthique, c’est-à-dire que nous n’aurions pas utilisé l’arme chimique même si nous la possédions. Nous n’avons aucune volonté de l’utiliser, car ce serait intolérable et immoral, et on perdrait le cas échéant notre soutien populaire. Tous les indices vont donc à l’encontre de toute cette histoire. Vous pouvez donc dire que c’est une pièce qu’ils ont montée. L’histoire n’est nullement convaincante.

Avec la frappe aérienne américaine, Trump semble avoir changé dramatiquement de position à votre égard et à l’égard de la Syrie. Avez-vous le sentiment d’avoir perdu celui que vous avez auparavant qualifié d’éventuel ami ?

J’avais bien [dit] si, je parlais donc au conditionnel : s’ils sont sérieux à combattre les terroristes, nous deviendrons des partenaires. J’ai dit aussi que cela ne concernait pas seulement les États-Unis, car nous sommes les partenaires de tous ceux qui veulent combattre les terroristes. C’est là pour nous un principe fondamental. Mais il s’est avéré dernièrement, comme je l’ai dit tout à l’heure, qu’ils sont les complices de ces terroristes, je veux dire les États-Unis et l’Occident. Ils ne sont pas sérieux à combattre les terroristes. Hier encore certains de leurs responsables défendaient « Daech »… en disant que « Daech » ne possédait pas d’armes chimiques. C’est bien défendre « Daech » contre le gouvernement syrien et contre l’armée syrienne. En fait, vous ne pouvez pas parler de partenariat entre nous deux, nous qui luttons contre le terrorisme et combattons les terroristes, et ceux qui les soutiennent ouvertement.

Pouvez-vous donc dire que la frappe américaine vous a fait changer d’avis au sujet de Trump ?

De toute manière, J’étais très prudent à exprimer toute opinion à son sujet, avant ou après qu’il ne devienne président. Je disais toujours : « Attendons voir ce qu’il va faire. Nous ne commenterons pas les déclarations ». En effet, cette attaque est la première preuve qu’il ne s’agit pas du président des États-Unis, mais du système, du fond même du régime aux États-Unis. Il est le même. Il ne change pas. Le président y est l’un des acteurs sur la scène américaine. S’il veut être un leader, et c’est vrai pour tout président là-bas qui veut être un leader, il ne le pourra pas. Certains disent que Trump a voulu être un leader. Tout président là-bas qui veut devenir un vrai leader doit ultérieurement avaler ses mots, passer outre son orgueil, au cas où il en a, et doit tourner 180 degré, sinon il le payera en politique.

Mais pensez-vous qu’il y aura une deuxième attaque ?

Tant que les États-Unis resteront gouvernés par ce rassemblement de complexe d’industrie  militaire,  d’entreprises financières et bancaires, ce qu’on peut appeler le régime profond qui œuvre dans l’intérêt de ces groupes, bien sûr que cela peut se reproduire n’importe quand et n’importe où, et pas seulement en Syrie.

Et votre armée et les Russes réagiront-ils en représailles si cela se reproduit ?

Si vous voulez parler de représailles, nous parlons de missiles qui parcourent des centaines de kilomètres, chose que nous ne pouvons pas atteindre. Mais la vraie guerre en Syrie ne dépend pas de ces missiles, mais du soutien apporté aux terroristes. C’est la partie la plus dangereuse dans cette guerre. Notre riposte sera la même qu’au premier jour : écraser les terroristes partout en Syrie. Lorsque nous nous en débarrasserons, rien ne nous inquiètera plus jamais. Telle est donc notre riposte, et ce n’est pas une réaction à un événement précis.

Vous dites donc que la riposte par l’armée syrienne ou par les Russes sera très difficiles car les navires sont très éloignés.

C’est tout à fait vrai pour nous qui sommes un petit pays, tout le monde le sait d’ailleurs. Nous ne pouvons pas atteindre ces navires. C’est-à-dire qu’ils peuvent lancer des missiles à partir d’un autre continent, tout le monde le sait. C’est une grande puissance, nous ne le sommes pas. Quant aux Russes, c’est une autre affaire.

Allez-vous accepter les résultats d’une enquête menée par l’OPCW ?

Dès 2013, lorsque les terroristes ont lancé leurs premières attaques contre l’armée syrienne en utilisant des missiles chimiques, nous avons réclamé une enquête. C’était nous qui avons demandé que des enquêtes soient menées. Cette fois-ci nous avons discuté hier avec les Russes, et durant les quelques derniers jours qui suivirent l’attaque, que nous allons œuvrer ensemble en vue d’une enquête internationale. Mais cette enquête doit être impartiale. Nous pouvons permettre toute enquête si et seulement si elle est impartiale, et en s’assurant que des pays impartiaux y prendront part, pour être sûrs qu’elle ne sera pas utilisée à des fins politiques.

Et s’ils accusent le gouvernement, renoncerez-vous au pouvoir ?

S’ils accusent ou s’ils le prouvent ? Il y a une grande différence. Car déjà ils accusent le gouvernement. Et si vous voulez dire « ils » l’Occident, non, car l’Occident ne nous intéresse pas. Si vous parlez de l’OIAC,  s’ils arrivent à prouver qu’une attaque a eu lieu, il faudra enquêter pour savoir qui a donné l’ordre de lancer une telle attaque. Mais pour ce qui est de l’armée syrienne, une chose est à cent pour cent certaine : nous ne possédons pas de telles armes, et nous ne pouvons pas, même si on le voulait, nous ne pouvons pas et nous n’avons pas les moyens nécessaires de lancer une telle attaque, ni la volonté de le faire.

Vous voulez dire que vous ne possédez pas d’armes chimiques ?

Non, absolument pas. Il y a plusieurs années, en 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal. l’OIAC a déclaré la Syrie est vide de toute matière chimique.

Je pose la question parce que les Américains ont dit qu’il y avait des armes chimiques dans la base aérienne, le niez-vous ?

Ils ont attaqué la base et détruit les dépôts qui contiennent de différents matériels, mais il n’y avait pas du gaz sarin. Comment donc ? S’ils disent que nous avons lancé notre attaque au sarin à partir de cette même base aérienne ? Qu’est-il arrivé au sarin quand ils ont attaqué les dépôts ? A-t-on entendu parler du sarin ? Notre chef d’état-major est arrivé dans la base quelques heures seulement après l’attaque. Comment il a pu y aller s’il y avait du sarin ? Comment le nombre de martyres était six, sur des centaines de soldats et d’officiers présents sur les lieux ? S’il y avait du sarin dans la base, comment se fait-il que les autres n’en sont-ils pas morts ? Sur les mêmes images vidéos truquées sur Khan Cheikhoun, lorsque les secouristes essayaient de venir en aide aux victimes ou aux personnes supposées affectées, ils ne portaient ni masques ni gants de protection. Comment donc ? Où est donc le sarin ? Ils auraient dû en être directement affectés. Tout cela n’est donc qu’allégations. Je veux dire que cette attaque américaine et ces allégations constituent une preuve supplémentaire sur la fabrication et le fait qu’il n’y avait pas de sarin nulle part.

Si vous dites ne pas avoir donné l’ordre, est-il possible que des éléments dévoyés aient lancé cette attaque chimique ?

Même s’il y a un élément incontrôlé, l’armée ne possède pas de matières chimiques. Ensuite, un élément dévoyé ne peut pas envoyer un avion de son propre chef, même s’il le veut. C’est un avion et non pas un petit véhicule ni une mitrailleuse. Ce serait  possible si on parlait d’un pistolet que quelqu’un manipule à sa guise et utilise pour violer la loi, chose qui peut arriver partout dans le monde, mais c’est impossible lorsqu’il s’agit d’un avion. Et troisièmement, l’armée syrienne est une armée régulière et non pas de milices. Elle est structurée et hiérarchisée, avec des mécanismes très clairs pour donner des ordres. Il n’est donc jamais arrivé durant les six dernières années de guerre en Syrie qu’un élément rebelle ait tenté d’agir contre la volonté de ses supérieurs.

Les Russes vous ont-ils mis en garde avant la frappe américaine ? Étaient-ils présents à la base aérienne ?

Non, ils ne nous ont avertis parce qu’ils n’en ont pas eu le temps. Les Américains les avaient avertis quelques minutes seulement avant l’attaque, ou comme certains le disent « après l’attaque ». Les missiles prennent quelque temps pour arriver jusqu’à la base. Mais en fait nous disposions de quelques indices, et nous avons pris certaines mesures.

Est-ce que vous confirmez que 20% de votre force aérienne a été détruite dans cette attaque, comme le disent les Américains ?

Je ne connais pas le cadre référentiel de ces 20%. C’est quoi les 100% pour eux ? Est-ce que ça correspond au nombre des appareils ? Ou à la qualité ? Ce taux renvoie-t-il aux appareils  opérationnels ou stockés ? Je ne sais pas ce qu’ils veulent dire par là. Non, en fait, comme les Russes l’ont déclaré, quelques vieux appareils ont été détruits, dont certains n’étaient pas opérationnels de toute manière. C’est la vérité, la preuve est que depuis cette attaque, nous n’avons pas arrêté d’attaquer les terroristes partout en Syrie. Nous n’avons pas eu l’impression d’avoir été réellement affectés par cette frappe.

Votre gouvernement a déclaré au début que vous aviez frappé un dépôt d’armes chimiques. Est-ce vrai ?

C’est un possibilité parmi d’autres, car lorsque vous attaquez une cible des terroristes, vous ignorez ce qu’il y en a. vous savez que c’est une cible, ça peut être un dépôt, ou un camp, ou un siège, vous n’en savez rien. Mais vous savez que les terroristes l’utilisent, alors vous l’attaquez, comme toute autre cible. C’est ce que nous faisons quotidiennement, et parfois au fil des heures, depuis le début de la guerre. Mais vous ne pouvez pas savoir ce qu’il y a dedans.  Que les frappes aériennes aient visé un dépôt d’armes chimiques était donc une possibilité parmi d’autres. Mais encore une fois, cela ne correspond pas au timing de l’annonce, non seulement parce que les terroristes seuls l’ont annoncé le matin, mais aussi parce que leurs organes d’informations, et leurs pages sur Twitter et sur Internet ont annoncé l’attaque quelques heures avant l’attaque présumée, c’est-à-dire à 4h du matin. À 4h du matin ils ont annoncé qu’il y aurait une attaque chimique, et qu’il fallait s’y préparer. Comment l’ont-ils su ?

Ne pensez-vous pas que Khan Cheikhoun représente un revers pour vous ? Pour la première fois depuis six ans, les États-Unis attaquent votre armée. Hier, après une courte lune de miel, Tillerson a dit que le règne de la famille al-Assad va bientôt prendre fin. Ne pensez-vous pas que Khan Cheikhoun constitue pour vous un grand revers ?

Il n’y en a aucun cas en Syrie d’un règne pour la famille al-Assad. Il rêve. Ou disons qu’il divague. Nous ne perdons pas notre temps sur sa déclaration. En fait, les États-Unis étaient durant les six dernières années profondément impliqués dans le soutien des terroristes partout en Syrie, y compris « Daech » et « Al-Nosra », ainsi que de toutes les factions qui partagent la même mentalité en Syrie. C’est une chose claire et prouvée. Mais si vous voulez parler des attaques directes, il y a quelques mois une attaque plus grave que cette dernière avait eu lieu, et ce tout avant qu’Obama aurait quitté ses fonctions. Je pense que cela a eu lieu à Deir Ezzor à l’Est de la Syrie, lorsqu’ils ont attaqué une montagne qui revêt une grande importance stratégique. Ils ont attaqué une base de l’armée syrienne régulière. Si l’armée syrienne n’était pas alors assez forte pour repousser l’attaque de « Daech », la ville de Deir Ezzor serait tombée, et Deir Ezzor serait alors liée avec Mossoul en Irak. Cela aurait constitué une victoire très stratégique pour « Daech ». Le gouvernement américain y était donc directement impliqué. Mais pourquoi ont-ils eu recours cette fois-ci à l’attaque directe ? Parce que, comme je viens de le dire, les terroristes dans cette région étaient en pleine débâcle. Les États-Unis n’avaient donc aucun autre choix sauf celui de soutenir leurs agents, à savoir les terroristes, et ce en attaquant directement l’armée syrienne. Ils leur avaient fourni toutes sortes d’armes, mais ça n’avait pas réussi.

Vous ne pensez donc pas que ce soit un revers pour vous ?

Non. Cela fait partie du même contexte qui dure depuis six ans, et qui a pris de multiples formes, alors que la politique américaine et occidentale vis-à-vis de la Syrie n’a nullement changé au fond. Laissons de côté les déclarations, certaines le font avec un ton élevé, d’autres sont moins fortes, mais la politique reste la même.

Vous avez envoyé la plupart des rebelles à Idleb. Entendez-vous les attaquer la prochaine fois ?

Nous attaquerons les groupes armés n’importe où en Syrie, à Idleb, ou partout ailleurs. Quant à l’heure et à la priorité, c’est une question militaire qui se discute au niveau militaire.

Vous avez dit auparavant que Raqqa était pour votre gouvernement une priorité. Cependant, les forces qui avancent vers la ville se constituent dans leur majorité de Kurdes appuyés par les États-Unis. Ne craignez-vous pas qu’on vous écarte de la libération de Raqqa ?

Non, car nous soutenons quiconque veut libérer n’importe quelle ville des terroristes. Cela ne veut pas dire cependant la libérer des terroristes pour qu’elle soit occupée par les forces américaines, par exemple, ou par un autre agent, ou un autre terroriste. Il n’est donc pas clair qui va libérer Raqqa : des forces syriennes qui la remettront ensuite à l’armée syrienne ? Est-ce que ce sera en collaboration avec l’armée syrienne ? Ce n’est pas encore clair. C’est ce que nous entendons depuis un an environ, ou un peu moins, mais rien ne s’est produit sur le terrain. Tout reste donc virtuel, car rien n’est tangible sur le terrain.

Les États-Unis et la Russie sont les parrains du processus de Genève. Étant donné la tension existant entre les deux pays, pensez-vous que ce processus se poursuivra ?

Il y a une grande différence entre le fait que le processus soit actif, ce qui pourrait se produire à tout moment, et le fait qu’il soit efficace. Jusqu’à présent le processus n’est pas efficace. La raison en est que les États-Unis ne sont pas sérieux pour parvenir à une solution politique quelconque. Ils veulent utiliser le processus politique comme un parapluie pour les terroristes, ou ils cherchent à obtenir à travers cette tribune ce qu’ils n’ont pas pu réaliser dans le champ de bataille. Raison pour laquelle le processus n’était pas du tout efficace. Nous nous retrouvons maintenant dans la même situation, et nous n’estimons pas que cette administration est sérieuse sur ce plan, car ils soutiennent les mêmes terroristes. Nous pouvons donc dire : oui, nous pouvons réactiver le processus, mais nous ne pouvons pas dire que nous nous attendons à ce qu’il soit efficace ou fructueux.

Après six ans , Monsieur le président, n’êtes-vous pas fatigué ?

À vrai dire, la seule chose qui peut faire pression sur vous ce n’est ni la conjoncture politique, ni la posture militaire, mais c’est la situation humanitaire en Syrie, l’effusion quotidienne du sang, l’endurance, les souffrances ressenties dans chaque foyer en Syrie. C’est la seule chose pénible et fatigante, si on peut parler de « fatigue ». Mais si vous vouliez parler de la guerre, de la politique, des rapports avec l’occident, non, je ne suis pas du tout fatigué, car nous défendons notre pays, et on ne se lassera jamais de le défendre.

Qu’est-ce qui vous empêche de dormir ?

Encore une fois la souffrance du peuple syrien que je constate au contact humain que j’entreprends avec chaque famille syrienne, directement ou indirectement. C’est la seule chose qui peut m’empêcher de dormir de temps en temps. Mais ni les déclarations ni les menaces occidentales de soutenir les terroristes.

Aujourd’hui, il y a des gens de Foua et de Kafraya qui seront déplacés vers Damas et Alep. Ne craignez-vous pas que cela puisse représenter un déplacement de la population, et que la  Syrie d’après la guerre ne sera plus comme celle qui existait avant la guerre ?

Le déplacement qui se fait dans ce contexte est obligatoire. Nous ne l’avons pas choisi, et nous souhaitons que toute personne puisse rester dans son village et sa ville. Mais ces gens-là, comme beaucoup d’autres civils dans les diverses régions étaient entourés et assiégés par les terroristes. Ils ont été quotidiennement tués. Ils devaient donc quitter. Ils rentreront bien sûr chez eux après la libération. C’est ce qui s’est produit dans plusieurs autres régions où les gens sont rentrés chez eux. C’est une situation provisoire. Parler de changements démographiques n’est certainement pas dans l’intérêt de la société syrienne si c’est permanent, mais puisque c’est temporaire ça ne nous inquiète pas.

Monsieur le président, merci infiniment de nous avoir  accordé cette interview.

Merci à vous.

Source Zentropa cliquez ici

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dimanche, 16 avril 2017

Enfin dénoncés pour ce qu'ils sont : POUTOU ET ARTHAUD, LES IDIOTS UTILS DU GRAND PATRONAT MONDIALISTE

18:10 Publié dans Présidentielle 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Rappel : 1er mai, avec Jean-Marie Le Pen

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15:13 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 14 avril 2017

NON, la France n'était pas à Londres. Quelques précisions s'imposent...

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Professeur Alain Rouet

La polémique ouverte par Marine au sujet de « la rafle du Vel’ d’Hiv’ » ayant montré des abysses d’inculture chez tous les protagonistes, un petit tour de piste historique semble s’imposer…

Un imposteur nommé De Gaulle

Marine reprend la vieille antienne gaulliste d’une « France » qui se serait retrouvée à Londres incarnée par une nouvelle Jeanne d’Arc étoilée… Sa médiocrité militaire l’ayant limité, à 50 ans, au grade de Colonel, De Gaulle finit par être nommé général 2 étoiles « à titre provisoire » lors de sa nomination au poste de sous secrétaire à la Guerre dans l’ultime gouvernement Reynaud. A l’armistice – après s’être assuré qu’aucune fonction ne lui était réservée dans le nouveau gouvernement – il s’envole directement pour Londres. Qu’il y ait emporté « la France » entre ses chaussettes et son caleçon ne relève que de sa mégalomanie. Si Londres abrite en effet des « gouvernements en exil » reconnus comme tels, notamment par les Britanniques, tel n’est pas le cas du bureau londonien de l’obscur De Gaulle ! Toutes les puissances, y compris le Royaume-Uni, reconnaissent la légalité de l’Etat français, seul représentant de « la France ».

N’ont rejoint le « général à titre provisoire » que quelques excités d’extrême-droite (venus notamment de la Cagoule) et une groupe de juifs (« J’attendais l’Eglise, j’ai reçu la Synagogue »). Nombre de ces derniers s’illustreront plus dans les appels aux meurtres de Radio-Londres que dans des activités parachutistes (voir l’inénarrable « équipée » de Maurice Schumann…). Non seulement De Gaulle n’est pas reconnu comme représentant « la France » mais est tenu pour un pitre aussi bien par Churchill que par Roosevelt. Après le débarquement en Afrique du Nord (novembre 1942) les Alliés (qui n’ont même pas prévenu De Gaulle de l’opération !) choisissent l’Amiral Darlan, Dauphin du Maréchal Pétain, comme représentant de « la France libérée ». De Gaulle le fait assassiner. Ils choisissent ensuite le Général Giraud qui résistera… à De Gaulle… jusqu’en 1944. Après avoir tenté de le faire assassiner De Gaulle parvient enfin à l’éliminer politiquement.

C’est seulement à partir de 1943 que De Gaulle est reconnu… par Staline… nouant ainsi la vieille complicité gaullo-communiste qui perdurera jusqu’en 1968 où le PC "F" sauvera encore la mise du grand homme… Sur les insistances de Staline, et toute solution de rechange ayant été éliminée, parfois physiquement, c’est seulement en 1944 que De Gaulle sera enfin « reconnu ».

Entre temps les réseaux de Résistance se sont montés sans qu’il y soit pour grand-chose, l’activité des « gaullistes » servant surtout à les récupérer. Quant aux troupes françaises qui reprendront la lutte contre l’Allemagne, les FFL gaullistes y sont ultra-minoritaires. Les gros bataillons sont fournis par l’Armée d’Afrique, pétainiste et giraudistes… Dans les faits le Général Micro a surtout servi sa propre propagande.

Une collaboration « ni franche, ni loyale »

Quant à l’Etat français sa « collaboration » ne vise point à aider les Allemands mais les Français. Elle n’est ni franche, ni loyale, mais consiste à discuter avec l’Occupant pour lui en accorder le moins possible. Il existe certes des « ultras » de la collaboration désireux d’œuvrer à la victoire du Reich. Ils ne sont pas à Vichy mais à Paris (l’activité des partis est interdite en zone libre) ! Et ils ne cessent de critiquer Vichy pour sa mollesse, sa tiédeur, son caractère rétif…

En quelque sorte le programme de Pétain est de « Défendre les Français »… à l’instar d’une des premières affiches du Front national de Jean-Marie Le Pen…

Concernant les Juifs la législation de Vichy se limite strictement aux Lois Alibert, promulguées dès juillet 1940. Ces Lois sont purement économiques, interdisant aux Juifs certains secteurs économiques et limitant leur nombre, par numerus clausus (2%), dans la Médecine et le Barreau. Toutes les autres dispositions les visant (comme le port de l’étoile à partir de 1942) résultent d’ordonnances allemandes n’ayant pas cours en zone libre.

Plus généralement il ne faudrait pas oublier que les Allemands ne sont pas de simples invités n’agissant poliment qu’après autorisation de leur hôte ! Un seul des pays occupés par l’Allemagne a été administré directement par elle : la Pologne. Qui osera prétendre que la vie y fût plus douce et le sort des juifs bien meilleur ?

Des juifs dans la collaboration

En Région parisienne des rafles ont eu lieu dès la fin 1941, organisées par les autorités allemandes sans même que Vichy en soit préalablement informé. Et il ne s’agissait pas de « raflettes » puisqu’elles portèrent sur plus de 4.000 individus.

Ce sont les Allemands qui imposent la « grande Rafle » de juillet 1942, et nullement Vichy qui aurait pris cette initiative ! Se posait simplement un problème de « souveraineté » : qui commanderait les forces de police chargées d’y procéder ? L’Etat français se serait-il porté aux abonnés absents que cette rafle aurait quand même eu lieu.

Ses préparatifs durèrent une bonne quinzaine de jours avec divers participants dont l’UGIF. L’UGIF, c’est l’Union Générale des Israélites de France, en quelque sorte l’ancêtre du CRIF… Une « minorité visible » dont nous gratifie LCI a ouvert son Journal sur « les 14.000 Français juifs » de la Rafle. Or celle-ci - après discussions (la politique de Vichy, comme d’ailleurs celle de l’UGIF, consistant à protéger d’abord les Français juifs) - ne porte QUE sur des juifs étrangers : apatrides, allemands, autrichiens, tchèques, polonais, russes… ! Et parmi ceux-ci sont exonérés les porteurs de cartes de l’UGIF et… les fourreurs et leurs familles. Ces derniers travaillent en effet à fournir des vêtements bien chauds pour le Front de l’Est. Le Vel’ d’Hiv résonne de noms priés de se présenter à l’entrée : ce sont ceux d’ouvriers en confection que leurs chefs d’Atelier sont venus tirer de ce guêpier. Eux aussi fabriquent des uniformes, apportant leur modeste, mais rétribuée, contribution à l’effort de guerre allemand…

La plupart des raflés sont transférés au camp de rétention de Drancy. Il est certes contrôlé par les Allemands mais largement auto-administré. Il y a notamment un médecin-chef, juif, chargé d’examiner les prépuces pour établir indéniablement la qualité de juif… Nos procureurs médiatiques devraient bien connaître son histoire puisque ses descendants font carrière à la télévision… Quant au directeur juif il participe naturellement à l’élaboration des listes de déportation.

On reconnaîtra bien volontiers que l’UGIF, les fourreurs, les ouvriers en confection, le directeur du camp et peut-être même le médecin-chef, n’avaient peut-être pas tout à fait le choix... mais les goys l’avaient-ils plus ?

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ECOUTEZ L'ÉMISSION "SYNTHÈSE" SUR RADIO LIBERTÉS DE CETTE SEMAINE AVEC NICOLAS GAUTHIER

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POUR ÉCOUTER CETTE ÉMISSION CLIQUEZ ICI

18:00 Publié dans Radio Libertés Synthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

14 avril 1975 : début de la guerre civile au Liban

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Sur ces événements : lire Emmanuel Albach

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jeudi, 13 avril 2017

CE SOIR, JEUDI 13 AVRIL (18 H / 19 H), NICOLAS GAUTHIER INVITÉ DE SYNTHÈSE SUR RADIO LIBERTÉS

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Rediffusion vendredi 9h/10 h et 14 h /15 h

RADIO LIBERTÉS CLIQUEZ ICI

01:49 Publié dans Radio Libertés Synthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

mercredi, 12 avril 2017

Parution du nouveau numéro (n°71) de Terre et peuple magazine

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Des crimes contre l’humanité chimiquement politiques !

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La chronique de Philippe Randa

Le crime contre l’humanité du mois serait un bombardement aux armes chimiques du gouvernement syrien contre ses ennemis… suivi d’un bombardement punitif des USA contre celui-ci.

Le crime, depuis la nuit des temps, est inséparable de l’histoire de l’Humanité. Ce ne sont pas les grands titres réguliers de l’actualité qui démentiront ce constat, aussi affligeant soit-il.

Et donc, la question qui revient, lancinante, est, qu’on le veuille ou non : « À qui profit le crime ? »

Quel intérêt a Bachar Al-Assad – redevenu interlocuteur incontournable d’une future paix au Moyen-Orient – à utiliser des armes chimiques qui le rejette automatiquement au ban des nations ? Aucun !

Quel intérêt Donald Trump a-t-il, lui, à faire bombarder une base syrienne, au mépris de ses promesses électorales d’un désengagement des États-Unis d’Amérique dans les conflits militaires extérieurs ? Peut-être faire oublier le récent échec de son projet de réforme du système de santé et le revers de son décret migratoire, non ? Et pourquoi pas !

Au fait, bilan de la supposée attaque à l’arme chimique de Bachar al-Assad : 72 morts, dont 20 enfants ; bilan de la « punition » yankee : 9 morts parmi les civils et 13 femmes et enfants blessés dans le village voisin d'Al-Chaayrate.

Source EuroLibertés

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Triste campagne ou triste électorat ?

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Bernard Plouvier

Le constat est évident : l’actuelle campagne pour la Présidentielle est à la fois immonde et vide de signification.

Le bon Joseph ‘’Staline’’ serait ravi : que ce soit directement ou par feuilles de propagande interposées, les candidats s’arrosent de seaux de purin (pour reprendre la délicate formulation du tsar rouge). D’un autre côté, l’on assiste à un vide idéatoire abyssal et de tous côtés : de grand projet politique, il n’en point nulle part à l’horizon.

Le Canard enchaîné avait été fondé durant la Grande Guerre pour lutter contre la stupidité et les ignominies du bourrage de crânes. De nos jours, cet hebdomadaire est devenu une feuille beaucoup moins satirique que partisane. De semaine en semaine, ses écrivassiers nous révèlent les emplois familiaux des Fillion, sans que l’on insiste trop sur le népotisme et le copinage d’autres candidats… et après-tout, y-a-t-il fraude ?

Quant aux propositions agitées par ces messieurs-dames (et de sexe-genre indéterminable), elles sont presque toutes orientées vers un excès de dépenses sociales, vers l’afflux de nouveaux immigrés d’origine extra-européenne (de nouveaux consommateurs, ça plait au pape comme aux maîtres de la globalo-mondialisation), et la sacro-sainte réduction des impôts, plaisanterie rhétorique obligée de toute période électorale.

Les vrais problèmes, tout le monde s’en moque, même celle que les journalistes parent du très joli qualificatif de populiste.

Qui promet, non seulement l’arrêt intégral de l’immigration extra-européenne, mais l’organisation indispensable du grand retour de ces individus vers leur continent d’origine ?

Qui parle d’utiliser l’Armée pour réduire les centres insurrectionnels que sont les cités de non-droit qui ont proliféré en France depuis 1981 ? Tant qu’à payer des soldats de métier, autant qu’ils servent la Nation plutôt que les intérêts des multinationales ou de l’impérialisme US.

Qui évoque une véritable politique nataliste autochtone et la préférence nationale en matière d’emploi (ce qui était un argument classique de Roger Salengro, cacique socialiste en 1936, ou de Marcel Cachin, personnage majeur du PCF à la même époque) ?

Qui promet d’éradiquer la corruption de notre merveilleuse Ripoublique, tant chez les politiciens que dans la fonction publique en instituant une véritable méritocratie, en lieux et places des nominations au piston : népotique, syndical, politique, maçonnique ou par l’effet de la scandaleuse « discrimination positive » en faveur des rejetons de l’immigration extra-européenne ou encore les « promotions canapé » ?

Qui propose le rétablissement de la peine capitale pour ces serial killers que sont les terroristes, pour les tueurs d’enfants, pour les gros trafiquants de drogue qui sont autant d’assassins en intention ?

Au fait que peut-on attendre de Mignon-Macron, homme-lige de la finance cosmopolite, d’un Hamon qui ressemble à un Hollande-bis, du Mélenchon, arrogant personnage qui est à la fois un démagogue marxiste et un millionnaire en euros, d’un Fillion qui fut le premier ministre adepte du sur-place durant cinq années ?

Quant à la Dame du centre-droit que l’on dit « populiste », on aimerait qu’elle se laisse aller et qu’elle dévoile un programme destiné à la Nation française, la vraie, celle qui est composée d’Européens de souche et qu’elle prenne ouvertement le parti de ces Français-là.

Après Mitterrand le bourgeois égotiste qui ouvrit le pays à l’économie globale et à la mondialisation des vies politique et sous-culturelle, après Chirac, la nullité black-beur, après Sarkozy qui disait vouloir agir mais ne fit rien, après Hollande dont la nullité donne un aperçu de ce que doit être l’infini, va-t-on devoir se contenter du retour à Pompidou, sous le règne duquel RF ne signifiait plus République Française, mais Rothschild Frères, avec un multiplicateur lié à la globalo-mondialisation ?

Pour un Français né au milieu du siècle précédent, il est triste de constater qu’à côté des branquignols actuels, Charles De Gaulle – qui ne fut pourtant qu’un général de guerres civiles, de 1944 à 1946, puis de 1958 à 1962, dont les effets se font encore sentir – avait une classe folle.

Son diagnostic était peut-être exact, lorsqu’il qualifiait les Français de son époque de « peuple de veaux ». De nos jours, la comparaison zoologique de l’électorat autochtone pourrait être moins flatteuse encore.    

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REDIF : Roland Hélie invité du Parti de la France (1er mars 2017)

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Un entretien avec Anke Van Dermeersch, députée du Vlaams belang

Anke-Van-Dermeersch.jpgSource EuroLibertés

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Anke Van Dermeersch, ancienne Miss Belgique ayant pris part au concours Miss Univers, est député au Parlement flamand du parti nationaliste flamand Vlaams Belang et siège au Sénat belge. Elle s’est engagée dans la défense des femmes face à la menace que représente l’islamisation et a créé en 2012 à Anvers (Antwerpen) l’association européenne « Femmes contre l’Islamisation ». Lionel Baland l’a rencontrée.

Dans quels pays l’association « Femmes contre l’Islamisation » est-elle active ?

Nous avons des sections en Flandre (Belgique), en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Autriche,… mais aussi désormais en Catalogne (dirigée par Ester Gallego) et en Estonie (conduite par l’ancien ministre et ex-député européen Kristiina Ojuland).

Quels sont vos moyens d’action ?

L’association dispose d’un site Internet Femmes contre l’islamisation qui met en avant ses activités et soutient des actions d’autres personnes et groupements qui vont dans le même sens. Elle conduit des campagnes et diffuse des affiches afin de sensibiliser les femmes aux conséquences néfastes de l’islamisation.

Des affiches, avec le burkini et avec les chaussures dont il m’est interdit de citer le nom, ont fait l’objet d’une diffusion virale sur Internet.

J’ai publié en 2012 un livre en néerlandais intitulé Hoer noch slavin (Ni prostituée, ni esclave) à propos des femmes et de l’islam et dans lequel je présente divers témoignages de femmes qui racontent leur histoire en rapport avec l’islam.

En 2018, un rassemblement aura lieu à Anvers afin de fêter la demi-décennie d’existence de l’association (des sponsors sont recherchés).

Quelle est la situation à Anvers ?

La vie quotidienne est influencée par l’islam. Certains quartiers sont dangereux. Les femmes y subissent du harcèlement verbal et peuvent faire l’objet de crachats. Dans les écoles de la ville, plus de la moitié des enfants de 6 à 12 ans sont musulmans et cela entraîne des conflits à propos du halal. Cette pratique provoque des souffrances chez les animaux et est, par conséquent, opposée à nos valeurs. La question du voile se pose également, car non seulement des filles le portent, mais d’autres sont contraintes de le faire alors qu’elles ne le désirent pas. Ce problème se pose également au sein de l’enseignement catholique car celui-ci est aussi fréquenté par des élèves musulmanes. Les gens fuient la ville car ils refusent de voir leurs enfants scolarisés dans des écoles qui rencontrent ces problèmes.

Élue au Sénat depuis 2004, j’ai écrit une proposition de loi en faveur de l’interdiction de la burqa [le niqab est aussi concerné]. Cette idée s’est répandue en Belgique, puis dans d’autres pays d’Europe. Cette mesure est surtout symbolique et montre que nous n’acceptons pas les visées extrêmes de l’islam.

Le Vlaams Belang a dû faire face au cours des dernières années à la concurrence du parti national-centriste flamand N-VA. Pourquoi de nombreux électeurs du Vlaams Belang sont-ils passés à la N-VA ?

Car Bart De Wever, le dirigeant de la N-VA et désormais bourgmestre [maire] d’Anvers, a promis d’apporter des solutions aux problèmes dénoncés par le Vlaams Belang. Mais la N-VA applique des demi-mesures et n’amène pas de réelles solutions. Ce parti ne réalise pas ce qu’il s’est engagé à faire. L’insécurité touche toujours fortement la population. Par exemple, des dames âgées sont agressées et se voient arracher du cou leur chaîne en or, puis tombent en se cassant un membre, ce qui signifie la fin d’une vie normale pour elles.

Les électeurs du Vlaams Belang qui ont voté pour la N-VA à Anvers lors des élections municipales de 2012 ont été motivés, avant tout, par le fait de mettre dehors les socialistes.

La N-VA s’alliera-t-elle dans le futur avec le Vlaams Belang ?

La N-VA est au pouvoir à Anvers, en Flandre et au niveau national avec les sociaux-chrétiens du CD & V et les libéraux [situés à droite] de l’Open-Vld. La N-VA a tout intérêt à rester au Pouvoir et a donc peur de s’allier avec nous [en cas d’alliance N-VA et Vlaams Belang au niveau local, le CD & V et l’Open-Vld pourraient refuser de gouverner avec la N-VA à d’autres niveaux de Pouvoir]. Malgré le fait que la N-VA est un parti nationaliste flamand, il fait le grand écart politique entre d’une part ses idées et d’autre part le fait qu’il a intérêt à ce que la Belgique se maintienne car il y exerce un rôle influent.

Propos recueillis par Lionel Baland

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mardi, 11 avril 2017

Marine Le Pen ne donnera jamais assez de gages au Système

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Tout ça pour ça ? La polémique autour des propos de Marine Le Pen concernant la rafle du Vel d’Hiv ne manque pas de sel. Après avoir évincé son père Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front National, dans le cadre d’une entreprise de dédiabolisation qui montre ses limites, après avoir permis à des Collard, Philippot, Chenu et autres parachutés d’insulter Jean-Marie Le Pen et de le traiter en paria infréquentable, après avoir tenté de donner des gages aux médias, aux lobbies communautaires et à Israël, voilà Marine Le Pen qualifiée de révisionniste pour avoir fait sienne une version gaulliste de l’Histoire et souillé au passage la mémoire du Maréchal Pétain.

Rappelons une fois de plus la déclaration de Marine Le Pen : « Comme Charles De Gaulle, François Mitterrand, ou encore de nos jours Henri Guaino, je considère que la France et la République étaient à Londres pendant l’Occupation et que le régime de Vichy n’était pas la France. C’est une position qui a toujours été défendue par le chef de l’État, avant que Jacques Chirac et surtout François Hollande, à tort, ne reviennent dessus », déclare–t-elle tout en qualifiant le régime de Vichy de« régime collaborateur et illégal ».

Ce faisant, elle n’aura satisfait personne. Ni les professionnels de la repentance, ni les Français attachés à sauvegarder la mémoire du Maréchal Pétain.

Marine Le Pen aura simplement démontré une fois de plus que malgré sa volonté d’obtenir l’aval du Système, elle n’en fera jamais assez.

D’autres, comme Gianfranco Fini en Italie, ont essayé avant elle cette stratégie qui finit toujours par le reniement pour un apparent succès dans une participation cornaquée au pouvoir, suivi de l’effondrement.

20:03 Publié dans Présidentielle 2017, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

TV Libertés reçoit le Comte de Paris

11:13 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Macron, le rendez-vous des "has been" : il manquait BHL

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11:09 Publié dans Présidentielle 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Le mirage suisse

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Georges Feltin-Tracol

Pour bon nombre d’observateurs de sensibilité patriotique, identitaire ou non-conformiste, le voisin suisse fait presque figure d’Arcadie. Leur attirance pour la Confédération helvétique ne repose ni sur son fédéralisme sagement pensé ainsi que sa pratique fréquente de la subsidiarité (deux axes majeurs pour la promotion d’une Alter Europe à rebours de l’Union pseudo-européenne de Bruxelles), ni sur la cœxistence de quatre ensembles linguistiques (germanique, francophone, italien et romanche) qui prouve que la Suisse par ce polyculturalisme enraciné résume elle aussi l’authentique esprit européen.

Non, l’helvétophilie en cours en France ne se rapporte qu’à la votation. Ce terme désigne le référendum d’initiative populaire organisé indifféremment à l’échelle de la commune, du canton et de la Confédération. C’est d’ailleurs cette dernière configuration qui suscite le plus d’admiration. Il faut reconnaître que les votes surprises du 29 novembre 2009 sur l’interdiction des minarets et du 14 février 2012 contre l’immigration de masse n’ont pu que ravir les vrais Européens.

Cependant, ces victoires sans efficacité pratique parce que le gouvernement fédéral bloque la mise en œuvre ne doivent pas masquer de nombreux échecs. Le 12 février dernier, 60,4 % des Suisses approuvèrent la simplification de la procédure de naturalisation des petits-enfants d’immigrés souvent d’origine balkanique, orientale et africaine ! Les médiats du Système fêtèrent ce résultat ! Quelques années auparavant, les Suisses avaient majoritairement rejeté le projet d’abrogation des lois liberticides. Ces deux exemples démontrent que, loin de s’opposer au nouvel ordre cosmopolite, la votation représente parfois un excellent moyen d’asservissement !

Ses introducteurs ignoraient en effet tout de l’impact de ce terrible pouvoir que constitue la sphère médiatique. Ils ne pouvaient pas non plus imaginer que le corps électoral serait au gré des vagues successives de naturalisation plus hétérogène sur le plan ethnique. La démocratie directe convient à l’homme européen à la condition expresse qu’il puisse établir son propre jugement. Dans le tumulte de la vie post-moderniste et l’emprise croissante des réseaux sociaux, ce n’est plus le cas !

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 28, diffusée sur Radio-Libertés, le 7 avril 2017.

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Revenons un peu sur les bombardements alliés en Normandie...

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lundi, 10 avril 2017

Pour information :

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Le bon sens s'introduit dans la campagne avec Jean Lassalle

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L'"ELECTION BLUES" des BRIGANDES

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IMPLOSION DU SYSTÈME ? MACRON PIÈGE À CONS

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Pierre Vial

Dans l’introduction de son récent ouvrage Le moment populiste. Droite-Gauche c’est fini Alain de Benoist écrit : « Nous sommes entrés dans une nouvelle forme de tripartition électorale : le système politique se structure désormais autour de trois formations principales, attirant chacune entre un quart et un tiers des électeurs ».

Cette appréciation est peut-être déjà rendue obsolète par une campagne présidentielle d’un genre inédit, riche en rebondissements, qui fait d’ores et déjà bouger considérablement les lignes. En effet un des principaux résultats de cette campagne (qui laisse perplexes ou indifférents un grand nombre de citoyens) est l’implosion de pans entiers du système politique. Les dinosaures vacillent. Ainsi, le Parti Socialiste est secoué par de violentes turbulences internes : le ralliement de nombreux socialistes (ou prétendus tels…) - et non des moindres – à Macron a des airs de sauve qui peut, tandis que les piteuses perspectives de la candidature Hamon, l’érosion au bénéfice de Mélenchon font peser de lourdes menaces sur l’avenir du « parti de Mitterrand ». Ce fractionnement, en fait, est le résultat d’une longue évolution : tout au long du quinquennat Hollande, il était évident que la tentation était forte, chez de nombreux sociaux-démocrates, de se rallier avec armes et bagages à un libéralisme affublé, pour les besoins de la cause, de l’adjectif « progressiste », passe-partout idéal pour couvrir tout et n’importe quoi. Valls est évidemment l’incarnation emblématique de ce tour de prestidigitation, dont Hollande a été un des architectes.

Quant à la droite elle est engluée dans les turlupinades d’un Fillon, ardent apôtre lui aussi du libéralisme mondialiste et qui se croyait à l’abri des mauvaises surprises grâce à l’appui des culs-bénits et d’un patronat qui, maintenant, se mord les doigts d’avoir joué le mauvais cheval et fait les yeux doux à Macron.

Macron. Macron le piège à cons. Car en faisant large moisson de jobards qui s’imaginent que le « changement » va changer quelque chose, il joue sur plusieurs registres, pour ratisser large, l’un des leviers les plus efficaces étant la hantise de nombre d’élus de conserver à tout prix leurs prébendes, en pratiquant un retournement de veste qui est chez eux comme une seconde nature. Quant aux électeurs, Macron sait que leur vendre du vent est le moteur d’une démocratie bien comprise.

Macron est la roue de secours du Système, dont l’implosion serait une catastrophe pour ceux qui, à droite et à gauche, par conviction idéologique ou simple intérêt, veulent le maintenir à flot vaille que vaille, au besoin en organisant la comédie d’une nouvelle donne censée transformer le jeu politique (ce qui est, évidemment, une pure illusion, car ceux qui tiennent les manettes ne laisseront pas mourir la poule aux yeux d’or). Beaucoup des premiers appuis que Macron a reçus sont révélateurs : Jacques Attali, Bernard Kouchner, Daniel Cohn-Bendit, Jean Pisani-Ferry, Laurence Haïm, Bernard Mourad, Pierre Bergé, Bertrand Delanoë, Pierre Gattaz, Gérard Collomb… Ces gens sont là pour le décor mais les choses sérieuses se passent en coulisses : être passé, au cours d’une carrière financière éclair, chez Rothschild, sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg, vous ouvre beaucoup de portes utiles. Une clé pour comprendre bien des choses : Macron est un pur produit de la French American Foundation, lobby destiné à mettre un grand nombre de décideurs français, dans le monde politique, économique, médiatique au service des intérêts américains (mais appartenant bien sûr au camp anti-Trump) et de l’atlantisme (voir Rivarol n° 3276, 30 mars 2017).

Il reste à voir comment Macron va gérer, dans la perspective des législatives, le magma composite qui s’accroche maintenant à ses basques. Le cirque n’est pas fini…

NDLR, lire aussi :

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dimanche, 09 avril 2017

Le Journal du chaos de cette semaine

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samedi, 08 avril 2017

"La fiabilité" des sondages : qui paye gagne !

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Analyse de Bassam Tahhan, spécialiste du Moyen-Orient et de la Syrie :

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Le Journal de bord de Jean-Marie Le Pen de cette semaine

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Cette fin de semaine :

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AU FIL DES JOURS

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Pierre Vial Terre et peuple cliquez ici

Les naïfs qui croyaient que Trump était l’homme capable de casser le Système doivent prendre de l’aspirine. Vilipendé par les tenants du politiquement correct, Trump a compris (ou ses conseillers ont compris pour lui) qu’il tenait une occasion unique de rentrer dans le rang et d’être absous de ses péchés en jouant une carte facile : taper sur le Syrien Bachar El Assad. De Tel Aviv à Paris, Berlin, Londres… et Washington, les hommes et les femmes (n’est-ce pas, Merkel ?) du Système mondialiste sont soulagés : le vilain garçon yankeee reprend son rôle de gendarme du monde et, donc, tout est pardonné, tout est en ordre. On va enfin pouvoir concentrer le tir sur l’empêcheur de mondialiser en rond, Poutine. Car le véritable objectif du mondialisme est là et nulle part ailleurs. Ses créatures pavoisent déjà (les media « français » font assaut de servilité en ce domaine) mais elles vendent peut-être un peu vite la peau de l’ours. Car l’ours, précisément, a de la ressource, c’est un solide… et son coup de patte peut faire mal.

Changement de décor : la population de la Guyane, où les descendants de Gaulois sont bien peu nombreux, réclame des sous. Des sous, des sous, encore des sous, toujours plus de sous… Ces assistés congénitaux pensent pouvoir profiter au maximum de la démission de l’Homme Blanc. La réponse d’un Etat digne de ce nom serait de leur dire : vous êtes des grands garçons et des grandes filles ? Alors maintenant démerdez-vous. On va vous faire un beau cadeau : l’indépendance. Vous ne vivrez plus aux crochets de la France et des Français. Mais, disent certains : « Et la base de lancement d’Ariane ? On ne peut l’abandonner ? ». Mais si, on peut car il y a en Provence un endroit, le plateau d’Albion, qui pourrait devenir une nouvelle base de lancement de fusées. Cela coûterait de l’argent ? Bien sûr. Mais combien coûte la mise sous assistance respiratoire, ad vitam aeternam, des Guyanais ? En fait, sur cette question comme sur beaucoup d’autres, tout est affaire de courage politique. Evidemment, avec les larves que sont nos politiciens…

Parlons-en, d’ailleurs, de ceux-là. Le guignol de l’élection présidentielle n’amuse plus grand monde et le moulin à paroles des candidats tourne à vide. Mais peu importe : il faut bien mériter sa gamelle. Je ne prétends surtout pas jouer les devins mais je sais ne pas prendre le risque de me tromper en annonçant qu’un des principaux résultats de l’élection présidentielle sera la montée croissante d’une méfiance accrue de la population à l’égard d’un système politique qui ne sert qu’à couvrir l’exploitation sans mesure des braves gens. Le temps de la désobéissance civique, de la Sécession, va venir.

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vendredi, 07 avril 2017

Agression contre la Syrie : la réaction du GUD

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Communiqué du GUD
suite aux frappes américaines en Syrie :

Le Groupe Union Défense tient à apporter son soutien aux victimes syriennes des bombardements américains diligentés par l'administration Trump.

Cette agression contre la base de Shayrat, située sur la ligne de front, a pour objectif la déstabilisation du Proche-Orient et l'endiguement de la progression des forces loyales au gouvernement syrien face aux milices de l'État Islamique ! Le gouvernement syrien est à l'heure actuelle la seule force qui lutte activement contre les terroristes islamistes. En l'attaquant, les États-Unis font le jeu de l'EI et des groupes salafistes extrémistes financés par l'Arabie Saoudite et le Qatar !

Par ailleurs, nous supposons ici que Donald Trump renvoie l'ascenseur à ses partisans de l'AIPAC, le lobby pro-israélien, ainsi qu'au premier ministre de l'entité sioniste. Ces derniers ayant activement soutenu la candidature de Donald Trump lors de la dernière campagne présidentielle. En agissant de la sorte Donald Trump se place dans la continuité des multiples agressions commises par l'entité sioniste à l'encontre de la République syrienne légitime et s'affirme dès lors comme le successeur de la politique criminelle conduite par George W. Bush en Irak et celle de Barack Obama en Libye.

En ce qui nous concerne, le Groupe Union Défense persiste à considérer qu'il y a bel et bien un État en trop au Proche-Orient, et il ne s'agit pas de la Syrie baasiste…

Vive la Syrie souveraine de Bachar Al-Assad !

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Ecoutez l'émission Synthèse de cette semaine sur Radio Libertés avec Lorrain de Sainte Affrique

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POUR ECOUTER L'ÉMISSION CLIQUEZ ICI

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LES AMERICAINS RESTENT DES AMERICAINS….

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Les Américains restent des Américains et nous démontrent ce qu’ils savent faire de « mieux » : bombarder ! Les bombardements ? Ils jalonnent leur histoire, depuis ceux de la flotte espagnole pendant la guerre hispano-américaine de la fin du XIXe siècle, à ceux du jeudi 6 avril en Syrie en passant par l’Allemagne, le Japon et le Vietnam. Il faut dire que dans le cas de l’Empire du Soleil levant tout comme dans celui de l’Allemagne hitlérienne, ces deux Etats l’avaient bien cherché  avec leurs cruelles entreprises impérialistes. Mais était-il nécessaire, que ce soit au Vietnam ou en Normandie, de pénaliser d’innocentes populations civiles, comme récemment encore dans la libération de Mossoul en Irak ? Si, en 1944, une bombe US avait frappé l’immeuble où se cachait ma mère lors du raid contre les objectifs de la gare de La Chapelle et de la TCRP dans le XVIIIe arrondissement de Paris, l’auteur de ces lignes ne serait pas là !

Une opération de politique intérieure avant tout

Donald Trump est en difficulté. Quelques semaines après son installation à la Maison Blanche, sa politique patine : il se heurtes aux empêcheurs de gouverner en rond qui polluent l’application de son programme, que ce soit en matière de réforme de la politique de la santé (« Obamacare »), de tri aux frontières des voyageurs musulmans ou de nominations diverses et variées dans son cabinet comme à la Cour suprême, nécessitant l’approbation d’un Sénat théoriquement acquis à un Président républicain. Pour son image, Il était urgent que le Donald donne du bec ! Je n’irai pas jusqu’à dire que le bombardement des villageois de la province d’Idlib avec des projectiles chimiques était une aubaine, mais le Président qui avait montré ses muscles, malgré son inclination à un arrangement avec Moscou, ne pouvait plus faire machine arrière. Avait-on pourtant la certitude absolue que c’est bien l’aviation de Bachar Al Assad qui a commis ce crime de guerre ? (80 personnes dont des enfants gazés avec du chlore ou du sarin). Le Président syrien s’est-il « tiré une balle dans le pied » ou bien, si réellement son aviation est coupable de ce raid meurtrier, a-t-il voulu forcer la main à Moscou, obliger les Russes et ses alliés iraniens à être solidaires quoiqu’il en coûte? C’est que les temps ont changé. L’époque où les « Grands », USA comme URSS, se débarrassaient de potentats « gênants » - Trujillo ou Diem pour les premiers, Présidents afghans pour les seconds – est finie. Même si Vladimir Poutine trouve le despote syrien bien encombrant, il faut faire avec.

Ajouter la guerre à la guerre

Ce sont 59 missiles de croisières « Tomahawk » tirés depuis deux destroyers de l’US Navy naviguant au large des côtes libano-syriennes, qui ont frappé la base aérienne de Shayrat dans la province d’Homs, détruisant quelques avions au sol, des infrastructures, et tuant tout de même quelques civils et militaires. Un investissement maximum pour un rendement minimum, car cette action ne fait qu’ajouter la guerre à la guerre, sans stopper pour autant les velléités guerrières du Président syrien qui, morceau par morceau, est en passe de reconquérir sur son pays contre Dae’ch. Si Washington avait REELLEMENT voulu punir et arrêter Assad, son aviation pouvait bombarder, alors, le complexe présidentiel qui s’étire sur 31 000 m2 du plateau de Mezzah à l’ouest de Damas, avec sa caserne de la garde présidentielle, la résidence et l’hôpital. Un ensemble d’immeubles modernes aux lignes carrées dressé selon les plans d’un architecte japonais, avec un glacis où tout attaque terrestre par surprise est impossible. Alors, à défaut de vouloir VRAIMENT exfiltrer Assad, il faut négocier avec lui, comme les Russes, pour leur part, tentent de l’obliger à discuter avec les rebelles.

Une indignation sélective ?

Les images poignantes d’enfants morts ou agonisant sous les effets mortels d’armes chimiques ne peuvent laisser indifférent. Mais, si certains cas sont portés à la connaissance du monde par des télévisions dont c’est le métier, curieusement, d’autres crimes de guerre sont passés sous silence. Qui parle du conflit yéménite où les partisans chiites de l’ancien Président affrontent une coalition emmenée par l’Arabie Saoudite dont l’aviation, elle aussi, massacre en toute impunité ? N’y a-t-il pointlà, de caméras pour saisir de leur objectif les mêmes horreurs ? Y aurait-il ici des bombes « sales » et là des bombes « propres » ? Les victimes sont les mêmes, bien souvent des femmes, des hommes, des enfants qui n’ont rien demandé, ballotés qu’ils sont entre des belligérants qui n’ont que faire d’eux. Les Occidentaux sont solidaires des Etats-Unis. Les Russes défendent, peut-être à contrecœur, leur « poulain » alaouite, comme l’Amérique « protège » les Wahhabites et leur pétrole. Le fait d’armes américain ne change rien à la donne sur le terrain. La Syrie compte ses morts, se dépeuple et des millions de ses citoyens, prisonniers des rebelles ou réfugiés dans les zones gouvernementales, tournent en rond, sans espoir. Il faut prendre le taureau par les cornes, une bonne fois pour toutes. Si Bachar est le problème – lui comme son père, le défunt général Hafez-Al-Assad ne sont pas exempts de crimes – il ne saurait y avoir de solution SANS le parti Baas. Il ne saurait y avoir de solution SANS la reconnaissance d’une légitime autonomie de la minorité kurde, n’en déplaise aux Turcs, il ne saurait y avoir de solution tant que Dae’ch ne sera pas totalement et définitivement éradiqué. Au lieu de s’invectiver, de s’affronter aux Nations-Unies, Russes et Occidentaux devraient convenir d’une feuille de route commune, agir ENSEMBLE pour chasser les islamistes – pas uniquement ceux, d’ailleurs, qui se réclament de l’E-I – et créer les conditions d’un dialogue constitutionnel, période transitoire permettant de recenser TOUS les Syriens en vue d’une consultation électorale libre et internationalement contrôlée. Et là, le peuple syrien pourra dire s’il veut de Bachar comme Président. Tout le reste n’est que tragique littérature.

15:07 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook