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samedi, 08 août 2026

L’"antifascisme", cette drogue méconnue

Frontières - La Jeune Garde : kapos virilistes

Synthèse nationale

Selon la maxime populaire, « qui voit Groix voit sa joie ». Après le visionnage d’une des vidéos montrant l’agression dont Erik Tegnér a été victime, mercredi dernier, 5 août, sur le "caillou" morbihanais, nous sommes plutôt enclins à penser qu’en fait de joie, on y voit, désormais, l’exubérante manifestation de l’indicible connerie d’une partie de nos contemporains.

On parle beaucoup, à raison, des trafics et de la consommation de produits stupéfiants, ainsi que des drames qui en découlent. Pourtant, il est une drogue dont les ravages attirent insuffisamment l’attention : l’"antifascisme".

Depuis les années 1930, ses dealers sont nombreux, en particulier à l’extrême gauche dont les prédispositions pour le travail de sape, le formatage des esprits, le totalitarisme sont connues.

On trouve ces démolisseurs, ces propagateurs de haine au sein de la classe politique, dans l’Éducation nationale, nombre de médias, le monde de la culture… De génération en génération, ils s’emploient avec constance, par leur logorrhée qui se veut "progressiste", à amplifier l’abrutissement autour d’eux - avec un succès certain, il faut bien le reconnaître -.

Les créatures sur lesquelles s’exerce leur emprise s’en trouvent littéralement conditionnées. À l’image de ces chiens auxquels le physiologiste russe Ivan Pavlov avait appris à saliver au tintement d’une cloche, ils bavent et éructent à la simple vue de tout ce qu’on leur a désigné comme étant d’"extrême droite". Les discours et slogans des apparatchiks des innombrables mouvements et associations de la "bien-pensance", les articles de L’Huma ou de Libé, les vannes affligeantes des ricaneurs en mission, les leçons ânonnées au quotidien par les aboyeurs de l’audiovisuel public ou les "posts" de leurs frères en "zombitude" sur les réseaux sociaux leur tiennent lieu de pensée. Leur vocabulaire limité s’articule autour de quelques mots-réflexes : "fasciste", "nazi", "raciste", "homophobe"... (les rares qu’ils savent encore écrire sans fautes d’orthographe, et encore). Quant à leurs arguments, ils sont le plus souvent soit inexistants, soit d’une pauvreté affligeante.

Cette bêtise triomphante, sûre d’elle-même et dominatrice, ne mériterait que haussement d’épaule et mépris hautain si elle n’était pas potentiellement aussi dangereuse. Lénine tenait le gauchisme pour une « maladie infantile du communisme ». En fait, il s’avère être une sorte de dégénérescence cognitive qui se traduit, chez ceux qui en sont atteints, par un effondrement du savoir-être et du savoir-vivre, une sensibilité accrue à l’effet de meute, une augmentation problématique de l’agressivité et de la violence.

Le lynchage à mort de Quentin Deranque, en février dernier, est venu rappeler à ceux qui ne le savaient pas encore ou qui l’avaient oublié, que la haine véhiculée par l’extrême gauche et une partie de la gauche peut être meurtrière. Or, force est de constater qu’elle a bénéficié jusqu’à présent d’une complaisance certaine, voire de complicités !

En 1970, deux ans après les "événements", Dominique Jamet rappelait, dans un numéro spécial de la revue Historia consacré aux années 1960 : « Il existe toujours dans tout pays un potentiel subversif de la même façon que notre corps est soumis en permanence à des agressions microbiennes, mais celles-ci ne se traduisent par de spectaculaires victoires que lorsque notre organisme affaibli cesse de sécréter des anticorps ».

Les braillards en goguette de l’île de Groix et tous leurs acolytes qui sévissent à travers le pays ne sont forts que des faiblesses, des renoncements ou de la compréhension à leur égard d’une partie de ceux qui sont censés faire respecter les lois et maintenir l’ordre public. Tant que ces petits bourges qui jouent aux gardes rouges ne trouvent face à eux aucune opposition digne de ce nom, aucune réponse policière ou judiciaire suffisamment ferme, ils poursuivent leurs méfaits, en se payant le luxe imbécile de les filmer et d’en diffuser les images. L’impunité dont ils bénéficient largement favorise les dérives, elle rend possibles les déchaînements de violence et les drames.

Qui ne dit mot et n’agit point consent. Les pouvoirs publics feraient bien de s’en souvenir (à moins, bien sûr, qu'ils ne trouvent un intérêt à ces agressions récurrentes). À force de jouer avec le feu, on finit souvent par se brûler.

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vendredi, 07 août 2026

Ile de Groix : le journaliste Erik Tegnér une nouvelle fois pris à partie pendant ses vacances, plainte déposée, enquête ouverte

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Breizh info cliquez ici

Erik Tegnér, directeur du média identitaire Frontières et chroniqueur sur CNews, faisait le tour de la Bretagne en bateau avec trois amis. Dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 août, il se trouvait dans un bar de l’île de Groix, Les Garçons du Port. À la fermeture, un attroupement l’attendait dehors. Une bousculade, des menaces, des coups. Il a déposé plainte à la gendarmerie le lendemain à 14 h 30. Une enquête est ouverte. Le parquet de Lorient n’avait pas communiqué jeudi soir.

Le récit de Frontières

Jules Laurans, rédacteur en chef de Frontières, a publié un récit détaillé disant s’appuyer sur la plainte et sur les vidéos du téléphone de Tegnér.

Pendant la soirée, celui-ci est reconnu. Une jeune femme le qualifie de « facho ». Un serveur d’un restaurant où il avait déjeuné le midi l’aborde et lui dit qu’il l’a servi parce qu’il faisait son travail. Les échanges restent verbaux.

À la sortie, la foule s’est déjà constituée. Les insultes fusent, le nom de Tegnér est scandé, ainsi que « Groix antifa ». Un individu tente de lui arracher son téléphone. Suivent des poussées, des jets de bière au visage, une mise contre un mur. Ses amis font bloc. Deux Groisillons s’interposent, dont l’un le pousse en lui criant de partir avant qu’il ne se fasse lyncher. Certains évoquent de le jeter à l’eau. Acculé au bord du quai, il embarque et s’exfiltre. La séquence dure une trentaine de minutes. Il appelle les forces de l’ordre à plusieurs reprises.

Interrogé par CNews, Tegnér indique n’avoir pas reçu de coup direct au visage. Il déclare craindre qu’un drame finisse par survenir et affirme que personne ne le fera taire.

Une vidéo tournée du côté du groupe circule ensuite sur Instagram. Sous cette publication, des commentaires appellent à « lui faire une Quentin ».

Tegnér avance le chiffre de 150 personnes, attribué à une source de gendarmerie ayant visionné les caméras de vidéosurveillance. Le Télégramme – qui a néanmoins toujours atténué les agressions visant Erik Tegner –  écrit de son côté que la vidéo mise en ligne montre plutôt une trentaine d’individus, et qualifie les circonstances de floues, évoquant des discussions politiques qui se seraient tendues. Un élu groisillon déclare au quotidien que la situation est plus complexe que ne le disent les réseaux sociaux.

Les deux chiffres reposent sur des supports différents : une captation partielle d’un côté, un dispositif de vidéosurveillance couvrant l’ensemble du quai de l’autre. L’enquête tranchera. Ce qui n’est contesté par personne, y compris par la presse locale, c’est qu’un homme seul a été entouré, insulté et malmené pendant une durée prolongée, sur la voie publique, par une meute de chiens enragés et de hyènes, lâches, jusqu’à devoir quitter l’île par la mer.

2808 logements, 1260 résidences principales

Un élément manque à tous les récits publiés jusqu’ici.

Groix compte 2 310 habitants permanents, selon le recensement 2023 publié par l’INSEE le 6 août. L’île totalise 2 808 logements, dont 1 260 seulement sont occupés à titre de résidence principale. Les résidences secondaires et logements occasionnels en représentent 1 506, soit 53,7 % du parc — contre 49 % en 2012 et 52,4 % en 2017. Les logements vacants sont tombés à 41, soit 1,5 % du total, contre 7,4 % il y a dix ans. Il ne reste rien de disponible sur ces 14,8 kilomètres carrés.

La population résidente est composée à 50,2 % de retraités. Les cadres et professions intellectuelles supérieures y représentent 4,1 % des plus de 15 ans. En août, la population présente sur l’île est plusieurs fois supérieure à la population municipale, et le port se remplit d’une clientèle de vacanciers largement extérieure à la région.

Rien ne permet aujourd’hui d’affirmer la composition de l’attroupement du 5 août.  Mais la question appartient à l’enquête, et les chiffres du recensement lui donnent son intérêt : une commune de 2 310 habitants dont la moitié est à la retraite ne produit pas spontanément un attroupement militant de cette ampleur un mercredi soir. 150 antifas à Groix (ou même 30 ou 50 d’ailleurs) cela n’existe pas, et cela suggère donc une population extérieure à l’île, et sans doute en partie extérieure à la Bretagne. Quand les auteurs seront identifiés, leurs domiciles le seront aussi.

Le traitement médiatique

Imaginons la scène inverse. Un journaliste de gauche en vacances, reconnu dans un bar, attendu à la sortie par plusieurs dizaines de personnes, insulté pendant trente minutes, aspergé de bière, plaqué contre un mur, poussé vers l’eau, contraint de fuir en bateau. Puis des commentaires en ligne renvoyant au militant mort sous les coups six mois plus tôt.

La réaction serait immédiate et massive : communiqués syndicaux, tribunes collectives, sujets d’ouverture, prises de position ministérielles, déclarations de sociétés de journalistes, rappels sur les atteintes à la liberté de la presse.

Ici, la couverture nationale s’est limitée aux médias du même camp que la victime. Le quotidien régional a publié un article prudent, sous mur payant, dont le titre place le mot agression dans la bouche de l’intéressé et souligne d’entrée que les circonstances restent floues. Aucune organisation professionnelle de journalistes ne s’est exprimée dans les heures qui ont suivi. Aucune réaction institutionnelle de gauche n’a été relevée.

Ce qui est en cause ici est de savoir si un homme, un journaliste, peut être encerclé dans la rue et contraint de fuir par la mer sans que la profession dont il relève y trouve à redire.

Plouha, août 2025

Ce n’est pas le premier épisode. À l’été 2025, Tegnér avait été pris à partie lors d’un festival à Plouha, dans les Côtes-d’Armor, en compagnie de sa compagne : bousculades, jets de bière, insultes. Un homme a été condamné pour violences en réunion et au versement de dommages-intérêts ; un second a été relaxé. Les sources disponibles divergent sur la nature exacte de la peine prononcée.

Frontières mentionne également une manifestation devant la brasserie Kerfave, dont Tegnér est à l’origine, lors de son lancement en mai, ainsi qu’un projet d’attentat visant un responsable de la rédaction. Ces éléments proviennent d’une source unique et ne sont pas recoupés à ce stade.

Quant à Quentin Deranque, les faits sont établis. Ce militant nationaliste de 23 ans est mort le 14 février 2026 à Lyon, des suites d’un traumatisme crânien infligé deux jours plus tôt, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan. L’autopsie a conclu à des lésions crâniennes majeures. Une information judiciaire pour homicide volontaire a été ouverte, plusieurs personnes ont été mises en examen, dont un assistant parlementaire d’un député LFI pour complicité par instigation. C’est à cette affaire que renvoyaient les commentaires publiés sous la vidéo de Groix.

Jordan Bardella a apporté son soutien à Tegnér, dénonçant une agression en meute et appelant à une prise de conscience sur la violence politique de l’extrême gauche. Éric Ciotti, Laurent Jacobelli et Alice Cordier, fondatrice du collectif Némésis, se sont également exprimés. La fédération Reconquête du Morbihan, par la plume de son délégué Eric Bourgoin, a communiqué : « Cette violence tant verbale que physique est inacceptable dans un pays démocratique où l’on peut débattre entre gens éduqués. Reconquête! 56 appelle nos concitoyens à prendre conscience que la montée de cette violence qui s’accroit au fil du temps. La justice devra condamner sévèrement ces extrémistes, leurs agissements qui n’ont pas leur place dans notre pays. Reconquête Morbihan renouvelle sa solidarité à Erik Tegnér en la circonstance »

Sur les réseaux, plusieurs comptes de gauche ont ironisé sur le chiffre de 150 et présenté la scène comme l’initiative de citoyens ne voulant pas de fachos chez eux.

Tegnér a été auditionné par la gendarmerie jeudi. Il a conclu son message public par une phrase adressée à la région qu’il a dans la peau, mais aussi dans le sang et l’ADN, quoi qu’en disent parfois ses détracteurs : la Bretagne mérite mieux.

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jeudi, 06 août 2026

Synthèse nationale solidaire de Erik Tegnèr lâchement agressé sur l'Ile de Groix (56)

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Une fois de plus, Erik Tegnèr, courageux directeur de Frontières et animateur talentueux d'émissions sur C-News, a été lâchement agressé mercredi soir sur l'Ile de Groix en Bretagne où il séjournait pour un repos bien mérité.

Déjà, l'an dernier, il avait subi la violence antifa dans son village costarmoricain cliquez ici et, au mois de mai, une centaine d'obsessionnels antifascistes avaient lamentablement tenté de troubler l'inauguration de la Brasserie Kerfave à Pléguien (22) cliquez là  dont il est aussi l'un des animateurs.

Ce terrorisme antifasciste qui sévit en France depuis des années a assez duré. Il est plus que temps de mettre hors la loi ces bandes d'antifas, minables petits miliciens aux ordres du pouvoir macronien agonisant, qui utilisent impunément la violence pour tenter de museler la résistance patriotique. 

La rédaction de Synthèse nationale tient à exprimer ici toute sa solidarité à notre confrère et ami victime du harcèlement ignoble des thuriféraires du système mondialiste. 

Roland Hélie

directeur de Synthèse nationale 

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Reconquête! 22 : Total soutien à Erik Tegnér agressé mercredi soir à Groix

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Communiqué de Pierre-Yves Thomas, conseiller municipal de Saint-Brieuc, délégué départemental Reconquête! 22

La Fédération Reconquête! des Côtes-d'Armor condamne les faits et apporte son total soutien à Erik Tegnér, insulté et agressé mercredi soir 5 juillet sur l'île de Groix (56) par des individus revendicatifs qui contestaient sa présence sur les lieux.

Ce chahut en meute, factieux et manipulateur, contre une voix qui refuse le narratif bien-pensant dominant, révèle malheureusement une grande faiblesse de notre démocratie. La violence verbale et l'intimidation physique ne peuvent pas se substituer au débat contradictoire qu'une part grandissante de citoyens a malheureusement peine à mener.

Reconquête! 22 invite l'opinion à prendre conscience que la montée de cette violence traduit l'essouflement d'un système politique aux abois et renouvelle sa solidarité à Erik Tegnér en la circonstance.

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Pour imprimer et diffuser ce communiqué cliquez ici

La réaction de Sarah Knafo :

Images insupportables. La violence politique est d’extrême gauche. Tout mon soutien à Erik Tegner.

18:49 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Les privilèges de la nomenklatura communiste : le cas Bagayoko

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Michel Festivi 

Dans tous les régimes communistes ou avoisinant, le peuple souffre et n’a souvent que ses yeux pour pleurer, pendant que les pontes du Régime, eux, disposent de privilèges ou des passe-droits, inaccessibles au commun des mortels. C’était assurément le cas en Seine Saint Denis, département communiste pendant des lustres, puis aujourd’hui dominé par les gauches plurielles, ce qui revient strictement au même.

Ce 5 août dernier, Le canard enchaîné, a soulevé un drôle de lièvre. Le dénommé Bally Bagayoko, pourfendeur permanent des privilèges, éternel thuriféraire de la nouvelle France, représentant de cette classe politique d’extrême gauche qui déverse sa moraline à chaque instant qu’elle ouvre sa bouche, ce quidam donc, devenu un intouchable de la république, aurait été engagé à la RATP, au tout début des années 2000, « sans concours, ni entretien », comme l’a avoué Jacques Marsaud, ancien directeur général chargé du développement (sic : interdit de rire), de ce noble établissement, qui a été longtemps déficitaire (-109 millions d’euros en 2023, -25 millions d’euros en 2024). C’est même sur sa proposition, que ce passe-droit aurait été permis.

Pour Kader Chibane, élu écologiste, et chef de l’opposition municipale à Bagayoko : « c’était clairement une embauche politique, fruit d’un deal avec le PC, ... c’était un secret de polichinelle », PC qui dominait alors le 93, la plupart des départements de la couronne parisienne. D’ailleurs, Patrick Braouezec ancien grand manitou du PC dit français, l’a à demi-mot reconnu « c’était un moment où la RATP recrutait beaucoup dans la diversité et dans les quartiers », qu’en termes élégants, ces choses-là sont dites ! Ceux qui ne font pas partie de cette « diversité », le vulgum pecus, apprécieront.  

Car à l’époque, Bally Bagayoko était un militant communiste de la Seine Saint Denis, bref la quadrature du cercle, le graal absolu. Mais ce qui pourrait poser problème, c’est que l’actuel édile de Saint Denis, a à un moment donné, cumulé ses fonctions à plein temps à la RATP, avec ses mandats politiques, comme adjoint au maire et aussi au Conseil départemental. D’ailleurs quand il a perdu ce mandat en 2015, ses indemnités d’adjoint au maire ont subi une augmentation de 102% (les smicards apprécieront), hausse votée par le Conseil municipal communiste, car tout le monde le sait, dans la gêne il n’y a pas de plaisir, surtout chez les communistes. On précisera, selon les sources, qu’à la RATP, le salaire de Monsieur Bagayoko atteignait les 6000 euros mensuels, treizième mois et primes compris, selon ce qui a été écrit ici et là. On ignore par contre, ce que cela représentait en revenus, tout salaire et toutes indemnités comprises et cumulées.

Ce dernier a justifié ce cumul entre ses fonctions de cadre à plein temps à la RATP, ses mandats d’adjoint au maire et de vice-président du Conseil départemental en disant tout uniment :« lorsqu’on accepte une responsabilité politique, on ne fait pas de calcul financier, on fait un choix de vie...être élu local demande une disponibilité de tous les instants », certes mais alors comment concilier cela avec un autre emploi à plein temps, qui devait aussi demander une disponibilité plus qu’importante ? Certes ces cumuls d’emploi ne seraient pas a priori interdits, sauf que certains SMS, consultés par Le Canard enchaîné démontraient que cette situation questionnait, interrogeait. Précisons également que la RATP vit d’argent public, et que son financement est en partie public.

David Lebon, alors chef de cabinet du maire socialiste Mathieu Hanotin, avait échangé avec Sylvain Durand, alors directeur de cabinet de Jean Castex à la RATP. Ce dernier redoutait d’éventuelles accusations à propos de ce cumul d’emplois, surtout vis-à-vis de la RATP. Ainsi, Gilles-William Goldnadel n’a pas hésité à écrire sur X : « Si j’écris que Bagayoko, le grand défenseur des pauvres, a profité d’un emploi largement fictif à la RATP, en se goinfrant de 6000 euros/mois tout en percevant ses émoluments d’élu, avec la complaisance de la CGT, du PC et de la RATP, ils vont me poursuivre en diffamation ? ». Nous laisserons à cet éminent avocat et courageux chroniqueur, la responsabilité de ses propos, et nous pouvons supposer que s’il était mis en cause judiciairement, il saurait se défendre, de par ses fonctions.

Ce qui est extrêmement choquant, au-delà du cumul d’emplois qui pourrait poser éventuellement problème même s’il est a priori licite, ce sont bien les conditions extravagantes du recrutement initial de Bagayoko à la RATP. Tous les parents qui ont des enfants en âge de trouver un emploi, tous ceux qui recherchent âprement une situation, apprécieront et aimeraient être recrutés « sans concours, ni entretien ». Dans l’égalité entre citoyens, il y en a visiblement, qui sont plus égaux que d’autres, comme l’avait brillamment énoncé George Orwell, dans La Ferme des animaux, livre qui pourfendait l’idéologie totalitaire communiste, mais ce ne doit pas être le livre de chevet, ni pour Monsieur Braouezec, ni pour notre éminent édile de la Seine Saint Denis.  

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Vent de folie !

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Gaëtan Capèle

Il n’est pas courant, pour le citoyen lambda, de constater de visu les effets de ce que le législateur concocte depuis Paris. Si l’adoption en catimini de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), en février dernier, lui avait sans doute échappé, l’implantation ou le renouvellement de parcs éoliens lui sautent aujourd’hui aux yeux. Des crêtes des Corbières jusqu’au large des plages du Débarquement, les mâts poussent comme des champignons, toujours plus haut, au nom de la transition énergétique. Les défenseurs du patrimoine peuvent bien dénoncer ce vent de folie, c’est David contre Goliath : leur combat contre la défiguration des paysages, des côtes et des sites remarquables pèse peu face à la nouvelle feuille de route énergétique de la France pour les dix ans à venir, qui promeut un développement parallèle des énergies renouvelables et du nucléaire.

Fruit d’un subtil dosage politique, ce dualisme a été conçu pour relancer l’atome, que la France avait eu la folle idée d’abandonner, sans froisser les écologistes. Ce savant calcul a sans doute permis d’éviter une nouvelle crise, mais pose une question de fond : en avons-nous les moyens ? La construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, indispensables pour notre souveraineté énergétique, coûtera environ 80 milliards d’euros. D’après les calculs de la Cour des comptes, les aides aux énergies renouvelables atteignent en moyenne 2,9 milliards par an. Le mois dernier, Bruxelles a donné son feu vert au plan français de soutien aux éoliennes en mer, pour un montant de 63 milliards sur vingt-cinq ans. Cela commence à faire beaucoup pour un pays ruiné, qui ne sait comment stopper l’hémorragie de ses comptes publics.

Puissant, pilotable, décarboné : à ce jour, personne ne peut contester sérieusement la supériorité du nucléaire sur toute autre forme de production électrique. Pour l’avoir ignoré et tout misé sur les énergies renouvelables, l’Allemagne est devenue le premier pollueur d’Europe. Par chance, la France dispose d’un parc incomparable de centrales. Le malheur serait que, voulant courir tous les lièvres à la fois, elle n’ait plus les moyens de sauvegarder cet atout extraordinaire.

Source : Le Figaro 05/08/2026

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mercredi, 05 août 2026

Au feu, les complotistes !

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La chronique de Philippe Randa

Comment faire oublier le manque de matériel (entre 5 et 7 canadairs sur 12 prêts à voler en même temps selon les périodes de maintenance obligatoire et les nouveaux Canadairs annoncés n’étant pas prévus avant… 2033 !!!), comment faire oublier le manque de moyens (les effectifs de l’Office national des forêts sans cesse rabotés depuis vingt ans : « En 1986, l’ONF comptait 16.000 personnes. Les effectifs sont tombés à 12.000 personnels en 1999, pour atteindre aujourd’hui “7.611 personnes auxquels on a ajouté 500 apprentis en 2025”, déplore Loukas Benard, secrétaire national de la CGT forêt à l’ONF », rapporte le site bonpote.com), comment faire oublier la prolifération des normes environnementales qui freinent, voir empêchent, débrousaillements ou pare-feux – sans oublier certaines associations écologistes obsédés d’improbables « écosystèmes » désormais de plus en plus incompatibles avec l’augmentation de la population… ou encore comment faire oublier le mépris affiché de la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, désormais surnommée « Madame Transat » pour « gérer » la crise des incendies depuis l’abri de sa villa de vacances dans le Var ?

Comment ? Mais par la dénonciation du complotisme, évidemment ! Bien utile en temps de crise. Autrefois, on inquiétait l’opinion publique avec une fantômatique « Cinquième colonne » sensée démoraliser le peuple en diffusant de fausses informations ; aujourd’hui, c’est la « rumeur complotiste » qui « indigne » le Premier ministre Sébastien Lecornu.

En l’occurrence, celle que certains habitants du Porge, commune de Gironde la plus dévastée par les récents incendies (183 habitations détruites sur 240), propagent en affirmant que « Le Porge a été sacrifié sur l’autel de la presqu’île (du Cap Ferret). »

À propos de ce collectif (plus de 700 habitants de la commune) qui s’est constitué pour engager des démarches judiciaires afin de dénoncer la chaîne de responsabilités, Nathalie Augonnet, adjointe au maire du Porge a déclaré au Parisien – que « ce collectif est légitime, non seulement sur ce sujet de l’évacuation, mais aussi sur celui de l’attitude des pompiers. À part ceux du Porge, tous les autres ont soudainement cessé le combat pour aller défendre le Cap Ferret. »

Polémique inévitable, justifiée ou non, mais on doute bien évidemment qu’il n’y ait jamais eu d’écrits ordonnant aux pompiers de « délaisser » telle zone pour telle autre, quel qu’en soit le motif… et que si des responsables ont effectivement préféré voler au secours de tel secteur au détriment de tel autres, les preuves matérielles feront immanquablement défaut.

Quoique finalement, en Macronie, l’improbable n’est jamais certains. Dix ans de douloureuses expériences quotidiennes l’ont amplement démontré.

Lire La désinformation autour du complotisme, présenté par Philippe Randa cliquez ici

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Nicolas Zahar présente Synthèse nationale sur TikTok

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L’illusion de la révolution numérique

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Franck Abed

La révolution numérique des années 1990 naquit sous le signe d’une immense espérance. Comme toutes les grandes mutations techniques de l’histoire, elle fut accompagnée d’une promesse de type messianique, celle d’un monde nouveau débarrassé des anciennes contraintes, des frontières, des hiérarchies et des autorités traditionnelles. Une partie des pionniers d’Internet, notamment en Californie, était influencée par l’esprit libertaire et la contre-culture américaine des années 1960, aux côtés d’autres héritages issus de la recherche universitaire, des laboratoires industriels et des programmes publics de recherche.

Ils imaginaient que la circulation universelle de l’information conduirait nécessairement à davantage de liberté, de fraternité et de connaissance. Certains avaient même parlé des « autoroutes de l’information » qui finirent par se transformer en « poubelles de l’information ». Selon ces diseurs de bonne aventure, le Réseau devait devenir une nouvelle agora mondiale, un espace où chaque individu pourrait prendre la parole, participer au débat collectif et accéder librement au savoir. Le monde semblait promis à une forme de réconciliation internationale grâce aux progrès techniques.

Cette vision reposait pourtant sur une croyance profondément moderniste, celle selon laquelle le progrès matériel entraînerait mécaniquement le progrès moral. L’Homme, pensait-on, deviendrait meilleur parce qu’il disposerait d’outils plus puissants. La technologie informatique devait accomplir ce que la philosophie, la religion ou la sagesse antique n’avaient jamais totalement réussi à réaliser, transformer la nature humaine. Mais cette conception oubliait une vérité fondamentale que les Anciens connaissaient parfaitement et que la théologie chrétienne rappelle depuis deux mille ans. L’Homme demeure un être marqué par une tension permanente entre le Bien et le Mal, entre la raison et les passions, entre la recherche de la Vérité et la tentation de l’orgueil…

L’amélioration des instruments techniques ou technologiques ne signifie pas nécessairement l’amélioration de celui qui les utilise. L’histoire humaine est malheureusement là pour en témoigner. Le numérique n’a donc pas engendré les mauvais comportements ni donné naissance à la haine, contrairement à une idée aujourd’hui largement répandue. Il a offert aux passions humaines un terrain d’expression démesuré où leurs formes les plus archaïques se déploient sans frein ni mesure…

L’erreur des prétendus premiers prophètes du Web fut peut-être d’avoir confondu la performance technique avec la vertu morale. Ils ont imaginé qu’en reliant les hommes entre eux, ils rapprocheraient automatiquement les cœurs et les esprits. Or une connexion ne rime pas forcément avec une communion. Rassembler des individus autour ou par un outil ne suffit pas à créer une communauté fondée sur le respect, la vérité et le Bien Commun.

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mardi, 04 août 2026

Bolloré se rebiffera-t-il ?

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La « Chronique flibustière », n° 195,

de Georges Feltin-Tracol

Vincent Bolloré et son ensemble médiatique riposteront-ils aux derniers outrages de l’actuel gouvernement hexagonal ? Deux manigances récentes montrent que le régime macronien franchit un palier supplémentaire dans l’abjection. Le mercredi 29 juillet 2026, l’ARCOM, cette instance de censure oppressive et véritable sangsue pour les contribuables français, inflige à CNews une amende de 200 000 euros. Pourquoi ? L’instance vise des appréciations tenues en direct sur les violences survenues après la victoire du PSG en Ligue des champions d’Europe. Elle estime que les propos diffusés à l’antenne sont de nature à « inciter à la haine et à encourager des comportements discriminatoires » ainsi qu’à « susciter des sentiments de peur et de rejet ». Cacher la réalité est le credo de ce parasite administratif.

Après l’amende donnée à la même chaîne d’information en continu à propos des commentaires sur l’assassinat de Thomas Perotto à Crépol, commentaires confirmés par la justice qui infirme de fait l’organisme - censeur, voilà l’ARCOM qui travestit encore une fois les faits !  Ce parti-pris des Fouquier-Tinville de l’audiovisuel est plus que jamais insupportable pendant que les chaînes publiques se vautrent dans une approche partiale et biaisée de l’actualité sans pâtir de la moindre réprimande pécuniaire.

Il est possible que le temps de CNews soit désormais compté. Certes, cette chaîne mérite de nombreuses critiques. Sa couverture des événements en Orient et de la personne de Nicolas Sarközy dont la présidence entre 2007 et 2012 fut si calamiteuse qu’elle conduisit à l’élection de « Flamby » Hollande constitue de puissants griefs qui expliquent en partie la chute d’audience observée en début d’année 2026. Par ailleurs, CNews est loin d’être une chaîne dissidente, sinon elle interrogerait depuis son exil russe Alain Soral et inviterait en plateau Jérôme Bourbon de Rivarol, Yvan Benedetti, porte-parole des Nationalistes, ou Thomas Joly, le président du Parti de la France. Dommage !

Plus grave est cependant le second coup porté ce même jour. Le gouvernement hexagonal qui s’ennuie pendant cette période estivale faste (les méga-incendies qui ravagent le pays ne sont que quelques péripéties vénielles) a ordonné l’expulsion du territoire de la journaliste Xenia Fedorova. Pour une fois, les plumitifs de Libération, l’éditorialiste de l’édition du 31 juillet 2026 du Monde, acmé de la désinformation permanente depuis cinquante ans, et les Trissotin d’Arte Info se félicitent enfin d’une OQTF (obligation de quitter le territoire français) ! Dans l’attente de son expulsion, car son avocat a déposé un recours devant la justice et ayant perdu le droit de travailler en France, Xenia Fedorova est assignée à résidence chez elle à Paris et doit pointer tous les jours au commissariat. En outre, le vendredi 31 juillet, les ministères de l’Intérieur et de l’Économie ont gelé pour une durée de six mois renouvelable tous ses avoirs financiers. Cela signifie qu’il est dorénavant interdit à la journaliste installée en France depuis plus d’une décennie de retirer, de dépenser et de vendre ses biens. Son compte en banque est bloqué et tous ses virements suspendus. À l’origine, le gel des avoirs concernait la lutte contre le terrorisme, le blanchiment d’argent des milieux criminels et des cas particuliers nominatifs inscrits sur une liste officielle et soumis à des sanctions politiques internationales. À sa dernière réunion, le conseil européen des ministres des Affaires étrangères a reporté à plus tard l’examen de la situation personnelle de la collaboratrice du groupe Canal. Jérôme Barella, le tueur présumé de la petite Lyhanna, n’a jamais bénéficié d’une telle sollicitude. Xenia Fedorova serait-elle donc plus dangereuse que ce sinistre personnage ? Il faut le croire pour le régime macronien. Ce qui arrive d’ailleurs à la journaliste russe préfigure ce que subiront tous les réfractaires français si s’applique tôt ou tard l’ignoble loi préparée par Laurent Nuñez.

À la suite du colonel suisse Jacques Baud et du Franco-Russe Xavier Moreau proscrits sur une décision unilatérale scandaleuse et non judiciaire de l’Union pseudo-européenne, Xenia Fedorova devient la victime d’une lettre de cachet postmoderniste qui l’entraîne à brève échéance vers une mort sociale. Les mêmes qui applaudissent ses malheurs s’offusquent pourtant de la décision souveraine de Washington d’interdire de séjour aux États-Unis d’Amérique Thierry Breton, et des sanctions prises à l’encontre de Nicolas Guillou, magistrat français à la CPI (Cour pénale internationale). Ce dernier subit lui aussi le gel de ses avoirs. Il n’a pas le droit de se rendre aux États-Unis. Ses comptes d’abonnements étatsuniens (PayPal, Apple Pay, Amazon, Airbnb, etc.) sont bloqués ainsi que tous les systèmes de paiement tels Visa, Mastercard ou American Express. Il ne peut plus voir les films sur Netflix. Le pauvre ! En revanche, pour l’instant, dans son malheur, Xenia Fedorova ne connaît pas le triste sort d’Anna Novikova et de Vincent Perfetti, animateurs de l’association humanitaire SOS Donbass toujours embastillés dans les geôles infâmes de la République pour des motifs futiles depuis novembre 2025. Y a-t-il la moindre condamnation de la part d’Amnesty International ou de la Ligue internationale des droits de l’homme ? Silence assourdissant de ces officines subventionnées ! La Macronie préfère poursuivre ses opposants politiques plutôt qu’éliminer les dealers, leurs clients et les pédophiles…

Xenia Fedorova se voit accuser de relayer le récit officiel du Kremlin. Étant elle-même Russe qui a travaillé pour des agences étatiques de sa patrie, le contraire aurait surpris. Une prise de position différente de sa part, c’est-à-dire favorable à l’atlantisme belliciste dément, sur le conflit fratricide russo-ukrainien aurait été étonnant. Au chômage à la fermeture honteuse et arbitraire de RT-France, le groupe Canal l’embauche afin de contribuer à des interventions en direct et de présenter d’une émission sur l’Orthodoxie chrétienne.

Le point de vue russe et séparatiste du Donbass ne s’exprime jamais sur les télévisions et radios françaises. On notera aussi que le regard nationaliste ukrainien est lui aussi absent de BFM TV, CNews, LCI et France Info. Aucun journaliste hexagonal n’ose contacter un responsable du Corps national, l’émanation politique du Régiment Azov, ou l’un de ses représentants en France. En revanche, l’écurie de l’infâme BHL monopolise les studios radio-télévisés. Gare donc à toute voix dissonante ! Elle serait aussitôt suspectée de faire le jeu de la Russie. Y compris si parle le Régiment Azov ?

La grasse presse stipendiée évoque à mots couverts des « relations étroites et familières » qu’entretiendrait la journaliste russe avec Vincent Bolloré. Comment l’homme d’affaires qui a accepté en juin 2024 qu’Éric Ciotti s’allie au RN va-t-il réagir à ces deux nouvelles décisions dont l’une l’affecterait directement ? Outre des liens économiques et d’affaires existant entre Les compagnies de Bolloré et l’État, la situation n’en est pas moins délicate pour lui. En effet, un procès réclamé par Parquet national financier – une création socialiste - le frappant commencera du 7 au 17 décembre 2026. Le capitaine d’industrie est poursuivi pour corruption active d’agent public dans l’affaire des contrats portuaires en Guinée et au Togo.

Ses conseils juridiques l’inciteraient sûrement à faire profil bas; à ne pas riposter avec l’inconvénient de paraître faible face à un tribunal prêt à se payer un capitaine d’industrie français. Vincent Bolloré peut aussi réagir avec force comme il l’a déjà fait quand il a licencié le « ponte de l’édition » Olivier Nora. Sachant que la Macronie, la gauche et leurs appendices associatifs le désignent comme l’ennemi à abattre, il aurait tout intérêt à abandonner toute stratégie conciliante et, au contraire, sortir l’artillerie lourde afin de pilonner sans cesse le bilan politique, social, économique, financier, budgétaire et militaire de la décennie perdue 2017 – 2027. Relancer aussi des enquêtes journalistiques minutieuses sur l’affaire de corruption liée à Alstom ou le coup d’État médiatico-judiciaire de 2017 : les sondages mettaient en quatrième position Emmanuel Macron loin derrière François Fillon et Marine Le Pen. Passant par Le Journal du Dimanche et JDNews, l’offensive pourrait en outre aborder l’effarante et nébuleuse affaire Brigitte. Bien sûr, Pascal Praud a naguère balayer en quelques mots le sujet. Qu’importe ! Sans même insister sur l’éventuel changement de sexe de la « Première Dame » parce que l’opinion se moque qu’iel soit un homme, une femme, un Reptilien ou un cyborg, les titres de son groupe de presse pourraient insister sur les conditions sévères de la garde à vue de Natacha Rey, sur les récits contradictoires et incohérents de la rencontre de Brigitte et d’Emmanuel, sur les étranges papiers d’identité de Jean-Michel Trogneux présentés au tribunal, sur l’incroyable plainte du couple Macron contre Candace Owens déposée dans un tribunal du Maryland aux États-Unis et sur les frais exorbitants du cabinet d’avocat étatsunien qui les défend. Ce dernier point est important. Qui paie ? Les contribuables français ? L’Élysée le dément. Les Macrons eux-mêmes ? La déclaration de patrimoine du candidat en 2022 faisait part d’une relative modicité. Un tiers ? Qui et pourquoi cette bienveillance ?

Les journalistes du groupe Bolloré se tourneraient vers Xavier Poussard dont le travail remarquable signale de nombreuses zones d’ombre. La structure médiatique de Vincent Bolloré expliquerait volontiers au public que les contrôles fiscaux servent souvent de moyens de pression politiques, que Xavier Poussard ne peut plus ouvrir de compte bancaire en France et que la Poste ne distribue pas sa lettre d’informations confidentielles.

Oui, en s’ouvrant à la « brigittologie » et en tenant tête au macronisme, Vincent Bolloré et les siens brûleront leurs vaisseaux. Ils engageront une lutte totale contre un pouvoir en place qui a bien l’intention de le rester après mai 2027 par une quelconque entourloupe électorale ou institutionnelle. Vincent Bolloré a son destin et celui de son groupe entre ses mains. S’il se lance dans le rapport de force avec l’Élysée et ses nervis, pourrait-il alors connaître un avenir à la Silvio Berlusconi ?       

Salutations flibustières !

12:27 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 03 août 2026

Chronique d’une époque "formidable" : quand un rond-point de Flins-sur-Seine, dans les Yvelines, illustre à sa façon la "réindustrialisation" de la France promue par le président…

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Didier Lecerf

Dans son discours élyséen du 11 mai 2023, adressé aux « acteurs de l’industrie française », Emmanuel Macron constatait, six ans tout de même après sa première élection : « Nous avons plus désindustrialisé que les autres, ce qui nous place dans une situation d’impasse ».

Saluons ce beau moment de réalisme de la part d’un président qui, en 2017, a trouvé l’industrie à 12,5% du PIB (et 3,18 millions d’emplois) et nous la laisse à un peu moins de 10% (et 2,84 millions d’emplois, soit 340.000 de moins) alors qu’il s’apprête à tirer sa révérence ! Décidément, il est bien vrai que la lucidité vient avec le nombre des années !

Ainsi, il en aura été de la réindustrialisation du pays comme de sa souveraineté, de son identité ou de sa sécurité : un prétexte pour battre les estrades, s’y pavaner et y discourir à foison, sous le regard énamouré de parterres de groupies de plus en plus clairsemés… Pour ce président, comme pour une bonne part de la classe politique d’ailleurs, la volonté n’est qu’affichée et la parole remplace l’action…

Point de réindustrialisation ni de redressement de la croissance, donc. En revanche, il est un domaine qui continue de se bien porter : la création et l’aménagement de ronds-points. Il paraît que notre pays en est le grand champion : près de 43.000 en tout, et 500 à 1.000 de plus chaque année ! Que de pages blanches offertes à l’imagination débridée des édiles municipaux, de leurs jardiniers et "artistes" locaux, jamais avares d’une énième création audacieuse dont, le plus souvent, la laideur est proportionnelle à son coût !

Parmi ces innombrables symboles de sa vacuité que notre époque a semé aux croisements des routes, prenons, à Flins-sur-Seine, celui qui dessert l’A13 et l’ancienne usine d’assemblage de Renault. Dans les Chants de Maldoror, Lautréamont écrit, à propos du jeune Mervyn, « fils de la blonde Angleterre » : « Il est beau (…) comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie ». Avec l’aménagement récent du rond-point dont il est question ici, la municipalité de Flins peut ajouter au passage susmentionné du long poème en prose : « Ou comme la rencontre improbable sur un carrefour circulaire de carcasses de robots industriels avec le  buste en plastique blanc d’un penseur ou d'un dieu grec barbu ». C’est, en effet, le spectacle édifiant qui s’y trouve offert au passant qui passe, comme le montre la photo illustrant cet article.

En fin de compte, quel plus beau symbole de la "réindustrialisation" de la France promue par le fantôme de l'Élysée pourrait-on trouver ? Une usine où la production s’est arrêtée le 29 mars 2024 après 72 ans d’activité et 19 millions de voitures assemblées (et qui sert désormais au reconditionnement de véhicules d’occasion - bientôt de plus en plus chinois -, à la rénovation de batteries - chinoises elles aussi - ou encore au rétrofit de robots de production - japonais, allemands ou scandinaves) ; un rond-point, emprunté auparavant par le personnel nombreux de ce centre de fabrication, où se dressent désormais trois bras robotiques devenus inutiles ; le tout dans un pays qui, en 2023, comptait 186 robots pour 10.000 emplois, soit deux fois moins qu’en Allemagne et cinq fois moins qu’en Corée du Sud ou qu’à Singapour, et qui, en 2024, en a installé 4.900 (contre 7.400 en 2022), alors que le Japon en installait 44.500, l’Allemagne 27.000 et les États-Unis 34.200 !

Notre actuel chef de l'État et les ectoplasmes interchangeables dont il aime à s’entourer auraient grandement gagné à méditer cette pensée du cardinal de Retz : « Il y a très loin de la velléité à la volonté, de la volonté à la résolution, de la résolution au choix des moyens, du choix des moyens à l’application »…

18:47 Publié dans Didier Lecerf | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 02 août 2026

No surrender ! De Ceuta à toute l’Europe, un peuple qui refuse de céder

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Yann V. - Breizh Info cliquez ici

Il y a des images qui ferment une époque.

Celles de Ceuta en sont. Une file humaine de cinq kilomètres le long d’une côte africaine. Soixante mille personnes franchissant en une journée la frontière extérieure d’un continent de quatre cent cinquante millions d’habitants, rappelant la prophétie du Camp des Saints. Une ville espagnole, violée, prise d’assaut, vidée de ses habitants terrés, ses commerces baissés, ses fêtes annulées. Et cinquante-cinq hommes en uniforme pour tenir tout cela.

Cinquante-cinq. Nous en mettons davantage devant un stade de Ligue 2.

Ce n’est pas un incident frontalier. C’est une répétition générale, et elle a réussi au-delà de ce que ses organisateurs espéraient. Retenez la date. On y reviendra dans vingt ans comme on revient aujourd’hui à 1974, à Schengen, à Maastricht : le jour où quelque chose a été démontré publiquement, et où personne n’a rien fait.

Ce qui a été démontré

Trois choses, et elles sont accablantes.

Que la frontière extérieure de l’Europe n’existe pas. Qu’elle est une convention juridique, une ligne sur une carte, une fiction entretenue par des communiqués. Neuf heures ont suffi à l’effacer. Neuf heures, et une rumeur sur un téléphone portable.

Que cette frontière est louée. Elle est tenue, quand elle l’est, par des États qui n’ont aucune raison de nous protéger et toutes les raisons de nous faire payer ce service. En 2021, le même levier avait été actionné à hauteur de dix mille personnes ; dix mois plus tard, Madrid abandonnait quarante-cinq ans de position sur le Sahara occidental. Le chantage avait payé. Il vient de recommencer, six fois plus fort. Il recommencera, plus fort encore, parce qu’il n’y a aucune raison qu’il s’arrête.

Et que nos dirigeants, placés devant la démonstration, ont d’abord cherché à qui envoyer des remerciements.

L’illusion la plus coûteuse du siècle

Reste le fond, que personne ne veut regarder.

On nous a expliqué pendant cinquante ans qu’un peuple était une abstraction, qu’une nation se réduisait à un contrat administratif, que des populations aux mémoires, aux fidélités et aux généalogies étrangères l’une à l’autre pouvaient être superposées indéfiniment sur un même sol sans que rien n’arrive. Que le seul obstacle était le préjugé. Que le temps, l’école et la croissance feraient le reste.

Le temps a fait son travail. L’école a fait le sien. La croissance, moins.

Regardez ce que produit réellement le multiculturalisme partout où il a été appliqué à grande échelle. Il ne produit pas la fusion. Il produit la juxtaposition puis la guerre.

Des sociétés qui ne partagent plus ni récit, ni loi tacite, ni intuition commune de ce qui est juste, et qui, n’ayant plus rien à quoi se référer, finissent par arbitrer leurs différends par la force ou par la séparation physique. Cela s’appelle des quartiers dont l’État se retire. Des commissariats qu’on n’ouvre plus la nuit. Des écoles où l’on ne peut plus enseigner certaines pages. Des enterrements d’adolescents. Des femmes qui changent de trottoir.

Ce n’est pas une prophétie, c’est un bilan. Il est consultable. Il est chiffré. Il est nié.

Une société multiculturelle n’est pas une société riche de sa diversité. C’est une société qui a perdu la capacité de se dire « nous », et une société qui ne peut plus se dire « nous » n’a plus aucun moyen de régler ses conflits autrement que par la coercition, par la violence ou par la fuite. Tous les peuples de la Terre le savent. Il n’y a qu’ici qu’on prétend l’ignorer, et encore : seulement dans les salles de rédaction et les hémicycles.

L’asymétrie que personne n’ose nommer

Voici où le raisonnement adverse se brise, et il faut y revenir sans relâche.

Nous reconnaissons aux Kanaks le droit de refuser d’être minorisés sur leur propre archipel, et nous avons construit tout un droit électoral gelé pour le garantir. Nous nous indignons, à juste titre, du peuplement han au Tibet et au Xinjiang. Nous protégeons les langues et les territoires sames. Nous accordons aux nations amérindiennes des réserves et des droits particuliers pour empêcher leur dilution. Nous jugeons légitime qu’un peuple polynésien, sahélien ou himalayen veuille rester lui-même sur sa terre.

Nous l’accordons à tous. À tous, sauf à nous.

Que des Bretons, des Flamands, des Castillans, des Napolitains, des Bavarois souhaitent que leurs petits-enfants naissent encore majoritaires sur la terre où reposent leurs morts, et le mot tombe aussitôt. Pas un argument : un mot. Toujours le même, et il tient lieu de raisonnement depuis quarante ans.

Alors posons la question franchement, puisque personne ne la pose. Ou bien la continuité d’un peuple sur sa terre est un droit — et alors elle vaut pour les Européens comme pour les autres. Ou bien elle n’est pas un droit — et alors il faut cesser de la revendiquer pour quiconque, démanteler les protections kanakes, se taire sur le Tibet, et expliquer aux Sames que leur inquiétude est une pathologie.

Ce que nous refusons, c’est le régime d’exception. Ce statut unique au monde, réservé aux seuls peuples européens, selon lequel eux seuls n’auraient pas le droit de durer.

Ce que nous voulons, et il faut le dire sans trembler

Nous ne voulons de mal à personne. C’est même la seule chose qui nous sépare radicalement de ceux qui nous accusent : nous ne demandons rien qui ne soit déjà accordé à la moitié de l’humanité.

Nous voulons que l’Europe reste la terre des Européens, comme l’Afrique demeure celle des Africains et l’Asie celle des Asiatiques. Nous voulons que chaque peuple dispose d’un lieu au monde où il est chez lui, où sa langue est la langue, où ses fêtes sont les fêtes, où ses morts sont honorés selon ses rites. Nous pensons que c’est la condition d’un monde apaisé, et que l’entassement des peuples les uns sur les autres n’a jamais produit autre chose que du malheur pour tout le monde — pour ceux qui arrivent autant que pour ceux qui étaient là.

Concrètement, cela porte un nom, et ce nom n’a rien de honteux : le retour, la remigration. Organisé, financé, négocié, échelonné, pacifique. Nous savons que ce sera long, coûteux et difficile. Nous savons aussi qu’aucune autre solution n’existe, et que ceux qui prétendent le contraire n’ont plus qu’un argument : l’insulte.

Cela suppose des décisions dont plus aucun gouvernement occidental n’ose parler. La fin du droit du sol automatique. La conditionnalité intégrale de l’aide publique au développement à la reprise effective des ressortissants. La réciprocité brutale des visas envers les États qui refusent leurs nationaux — leurs élites voyagent, étudient et se soignent chez nous, et ce levier n’a jamais été actionné une seule fois sérieusement. La fin du non-renouvellement complaisant des titres de séjour. Une aide au retour réelle, substantielle, assumée. Et la reprise, par les nations, du dernier mot sur qui entre et qui reste — y compris en assumant de dénoncer les engagements qui les en privent.

Rien de tout cela n’est extrême. Tout cela était la norme européenne il y a cinquante ans, et reste la norme au Japon, en Corée, dans le Golfe, dans la plupart des pays du monde, dont aucun ne subit de leçon de personne.

À qui la facture

Reste le plus douloureux, et il faut le dire avec précision, parce que la précision compte plus que la fureur.

Rien de tout cela n’est arrivé par accident. Aucun peuple européen n’a jamais été consulté sur la transformation démographique de son propre pays. Jamais. Pas une seule fois en cinquante ans. Chaque fois qu’on lui a laissé une occasion de s’exprimer, même de biais, même sur un autre sujet, il a répondu la même chose — et chaque fois on lui a expliqué qu’il n’avait pas compris la question.

Cette transformation a des auteurs. Des responsables politiques qui ont légiféré. Des juges qui ont progressivement rendu inapplicable toute politique de fermeté. Des journalistes qui ont défini les limites du dicible et exclu quiconque les franchissait. Des pédagogues qui ont appris à deux générations d’enfants européens que leur histoire était un crime et leur héritage une charge.

Ils devront rendre des comptes. Devant les urnes, devant des commissions d’enquête, devant les archives, devant des tribunaux d’exception pour certains et devant l’histoire. Qu’on établisse qui a décidé quoi, qui a menti sur les chiffres, qui a étouffé les alertes, qui a fait carrière en traitant d’infâme quiconque disait tout haut ce que les données disaient tout bas. Que les noms restent attachés aux actes. C’est ainsi que fonctionne une démocratie quand elle se réveille : elle balaie, elle documente, et elle n’oublie pas.

Que ceux-là comprennent bien une chose : la colère qui monte en Europe ne vise pas l’homme qui a traversé la mer – chacun ici ferait sans doute pareil pour proposer une vie meilleure à sa famille.

Elle vise ceux qui, à Paris, à Bruxelles, à Madrid, ont organisé sa venue, en ont fait un instrument, et ont traité de racistes ceux qui, dans les quartiers populaires, en payaient le prix depuis trente ans. C’est cela qui ne se pardonnera pas. Pas l’arrivée : la trahison.

Nous ne nous rendrons pas

Il y a quelque chose que les commentateurs n’ont pas vu dans les images de Ceuta, et qui vaut pourtant tous les sondages.

Une ville de quatre-vingt-trois mille habitants a été submergée. Elle n’a pas cédé. Elle a fermé ses portes, tenu ses rues, hué son gouvernement à la figure et refusé de nourrir ceux qui venaient de forcer son seuil. Elle a fait cela seule, avec cinquante-cinq policiers, pendant que Madrid expliquait qu’il n’y avait pas d’urgence nationale.

Ceuta a montré ce que fait un peuple quand il décide qu’il est chez lui.

Et c’est cela, précisément, qui terrifie ceux qui nous gouvernent. Pas les chiffres : la réaction. Partout en Europe, il y a des millions de gens — et parmi eux une jeunesse que quarante ans de rééducation n’ont pas eue — qui ont cessé de croire au récit, cessé d’avoir honte, cessé de baisser les yeux. Ils lisent, ils s’organisent, ils votent, ils bâtissent des réseaux, des écoles, des médias, des entreprises. Ils ne demandent la permission de personne. Ils ne se laisseront pas expliquer par un éditorialiste ce qu’ils ont le droit de vouloir pour leurs enfants.

Nous savons ce qui se joue. Ce n’est pas une élection, ni un quinquennat, ni un cycle politique. C’est de savoir si, dans cent ans, il y aura encore des Bretons en Bretagne, des Basques au Pays basque, des Siciliens en Sicile. C’est la seule question qui compte, et elle rend toutes les autres dérisoires.

Nous jouons l’avenir de nos enfants. Nous ne nous rendrons pas.

No surrender !

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La facturation électronique : une illustration de l’anarcho-tyrannie !

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Alain de Peretti - Riposte laïque cliquez ici

Il existe un concept forgé par le penseur américain Samuel Francis qui permet peut-être de comprendre ce qui se joue aujourd’hui : celui d’anarcho-tyrannie.

L’expression désigne une situation paradoxale où l’État se montre incapable de faire respecter l’ordre face aux formes les plus graves de criminalité, tout en multipliant les contraintes à l’égard des citoyens qui respectent déjà la loi.

Cette grille de lecture éclaire d’un jour particulier la réforme de la facturation électronique.

D’un côté, toutes les entreprises honnêtes devront investir dans de nouveaux logiciels, modifier leurs procédures, transmettre davantage de données, dépendre de plateformes agréées et supporter des coûts supplémentaires. Elles subiront un contrôle plus fin de leurs opérations, alors même qu’elles déclarent déjà leur activité, paient leurs impôts et tiennent une comptabilité.

De l’autre, les organisations criminelles continuent de prospérer.

Le narcotrafic génère des profits considérables. Les circuits de blanchiment demeurent d’une redoutable sophistication. Les réseaux de traite des êtres humains continuent d’exploiter des personnes vulnérables. Les rapports officiels ont mis en évidence les graves carences de la protection de l’enfance, qui ont permis que de nombreux mineurs confiés à l’ASE soient victimes d’exploitation sexuelle.

Le contraste est saisissant.

L’État exige toujours davantage de ceux qui lui obéissent déjà. Mais il peine à reprendre le contrôle là où son autorité est réellement contestée. Il est naturellement plus facile de contrôler une facture émise par un artisan que les flux financiers d’un cartel de la drogue. Plus simple d’imposer une nouvelle obligation à une PME que de démanteler un réseau criminel solidement implanté. Plus aisé de perfectionner les algorithmes de contrôle fiscal que d’empêcher le recrutement de mineurs par des organisations de proxénétisme.

Le problème est que cette facilité administrative devient une politique publique.

L’énergie de l’État se concentre progressivement sur les domaines où il est déjà puissant, tandis que les zones où son autorité est mise en échec continuent d’échapper, de plus en plus, à son contrôle. C’est ici que réside le scandale !

Car un État tire sa légitimité de sa capacité à assurer les missions régaliennes fondamentales qui justifient son existence : protéger les personnes, garantir la sécurité, faire respecter la loi et assurer l’égalité devant celle-ci.

Lorsqu’il consacre une part croissante de ses ressources à perfectionner les mécanismes de contrôle des acteurs les plus respectueux des règles, alors même que les formes les plus graves de criminalité continuent de prospérer, il inverse l’ordre de ses priorités.

La question n’est donc pas de savoir si la facturation électronique est techniquement performante. La véritable question est donc politique.

Quel type d’État sommes-nous en train de construire ? Un État qui concentre d’abord ses efforts sur ceux qui coopèrent déjà avec lui ?

Ou un État qui fait de la lutte contre les formes les plus graves de criminalité sa priorité absolue ?

Il est vraisemblable que le prétexte de la modernisation administrative ne soit qu’un piège à c… qui s’inscrit dans la suite de la doctrine du WEF de Davos : « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux », avec l’euro numérique et la fin de l’argent liquide !

Face à ce danger existentiel, et à cette évolution perverse, il est urgent d’organiser la résistance : je suggère de ne pas appliquer, en traînant les pieds, au 1er septembre, cette mesure absurde qui ne sera pas obligatoire dans un premier temps jusqu’au 1er janvier. Si nous sommes très nombreux, nous pouvons faire capoter l’ensemble du système et le mettre en échec. Résistance passive ! Application pacifique de l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme, « la résistance à l’oppression »

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samedi, 01 août 2026

Espagne : Sánchez pleure et se lamente, Donald Tusk, le Premier ministre polonais,lui donne une leçon

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Michel Festivi 

Alors que Pedro Sánchez se noie dans un verre d’eau, pleure des larmes de crocodile, se lamente, « fait étalage de sa soumission » envers le Maroc, comme l’a écrit un quotidien espagnol, et que ce Premier ministre d’un gouvernement en perdition, vient d’écrire une lettre de dénonciation de ses petits camarades européens aux autorités de Bruxelles, tempêtant sur : « la réaction égoïste et illégale » de certains pays européens, comme le ferait un gamin dans la cour de récréation, le pourtant très européiste Donald Tusk (Premier ministre polonais) vient de lui donner une leçon, un manuel (pour les nuls) pour contrer l’immigration massive et illégale. Car des solutions existent, à qui veut bien agir. Sur X, Donald Tusk a ainsi réagi vendredi dernier : « l’Espagne doit prendre exemple sur la Pologne ».

La Pologne a connu une crise migratoire très importante en août 2021, des milliers de migrants avaient franchi en toute illégalité, la frontière d’avec la Biélorussie, pour entrer en Europe, c’est-à-dire en Pologne. Depuis lors, ce pays a pris des mesures et n’est pas resté, comme l’Espagne, les bras ballants. En réalité, le régime totalitaire de Loukachenko, sans doute poussé par la Russie et la Turquie, avait organisé un acheminement massif de milliers de migrants venant du Moyen-Orient comme l’Irak, vers les frontières européennes, en représailles aux sanctions qui avaient été votées.

Après avoir décrétée l’état d’urgence, déployée des milliers de soldats et érigée des barbelés, la Pologne a fait construire un mur de 186 km, d’une hauteur de 5,5m, bref elle a fait du Trump. Le long de la frontière, elle a installé des caméras thermiques, des appareils de surveillance électronique, des drones, des tunnels, pour un coût estimé à 353 millions d’euros. De 7.500 gardes-frontières en 2023, leurs nombres sont passés à 17.000 en 2024. De plus une loi autorise la restriction temporaire du droit d’asile. De 3.300 tentatives de passages illégaux au premier trimestre 2022, ce chiffre est tombé à 158 au premier trimestre 2025. Il y aurait eu 5.000 passages en 2024, contre 1.700 en 2025, et depuis le premier trimestre 2026, aucun. Tusk a précisé qu’un investissement complémentaire de 2,2 milliards d’euros avait été établi pour renforcer les fortifications et les moyens numériques.

Ce que Donald Tusk ne dit pas, c’est qu’à l’époque, jusqu’en octobre 2023, la Pologne était gouvernée par le PIS, parti de la vraie droite, et que l’actuel Président de la république, Karol Nawrocki, soutenu par le Parti Droit et Justice (le PIS), n’hésite pas à faire valoir son droit de véto à l’encontre de lois qui ne lui semblent pas aller dans le bon sens. Quoi qu’il en soit, on voit que des solutions efficaces existent, lorsqu’un pays entend lutter vraiment contre l’immigration invasive.

Or bien au contraire, la politique du gouvernement socialo-communiste espagnol a été tout l’inverse. Aucune protection des frontières, des régularisations régulières et massives. Ainsi ce sont créés des appels d’air, qui sont en très grande partie les causes de l’arrivée de 60.000 marocains à Ceuta. De plus et malgré des précédents, Pedro Sánchez n’a rien entrepris pour protéger Ceuta et Melilla. Comme il ne fait rien pour éviter, autant que faire se peut, que des milliers de clandestins parviennent irrégulièrement du Nord du Maroc, au Sud de l’Espagne en Andalousie, puis se répandent dans toute l’Espagne, puis en France et enfin dans toute l’Europe. Aujourd’hui, il a déjà envisagé de « répartir » les nouveaux arrivants dans les diverses communautés autonomes, de préférence celles gouvernées par le Parti populaire ou conjointement par le Parti populaire et Vox, ce qui ne manquera pas de provoquer de nouvelles tensions entre les deux partis, car Vox refuse drastiquement tout nouvel apport. C’est sans doute ce que recherche Pedro Sánchez, diviser pour mieux régner.

En tout cas l’Italie de Meloni en tête avec le Danemark, outre 22 autres pays dont l’Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, l’Allemagne, la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Finlande, la Pologne, l’Estonie, la Grèce etc. ont écrit à Bruxelles, au président de la Commission européenne, pour provoquer en urgence une réunion extraordinaire des ministres de l’intérieur, afin de prendre toutes les mesures utiles pour protéger les frontières de l’Union, et remédier à ce que l’on a pu voir ces derniers jours. Un absent de marque au bas de cette missive, la France de Macron et de Lecornu qui ne s’est pas jointe à cette demande, cela n’étonnera personne, tant la complicité entre Sánchez et Macron est grande. 

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Décès de François de Chassey, militant historique de la cause nationaliste

1377651988.jpgNous venons d'apprendre avec tristesse le rappel à Dieu, le 31 juillet à Versailles, de François de Chassey. Il était âgé de de 85 ans.

Homme de conviction, il s'était engagé, au début des années 1960, dans le combat pour sauver l'Algérie française. Ce qui lui valu une longue période de captivité. Dans les décennies qui suivirent, il resta toujours fidèle à ses convictions nationalistes. Il s'est aussi beaucoup investi dans les fondations de bienfaisance catholiques.

Il y a quelques années, il a publié un petit ouvrage dans lequel il proposait quelques solutions pour lutter contre l'invasion migratoire que subit notre pays cliquez ici. Nous avions alors eu, avec Philippe Randa et Pierre de Laubier, le plaisir de le recevoir à l'émission Synthèse sur TV Libertés.

François de Chassay était le père de notre Ami Thibault de Chassey, directeur de la Librairie française et militant actif de la cause nationaliste depuis des années. Nous tenons à lui présenter ici, ainsi qu'à toute sa famille, nos sincères condoléances.

Roland Hélie

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vendredi, 31 juillet 2026

L’Espagne en perdition : entre submersion et détournements de fonds

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Michel Festivi 

L’Espagne socialo-communiste est en totale perdition. Après que son gouvernement ait régularisé des millions de migrants clandestins, sans que les pays européens qui vont être directement impactés ne réagissent, ni les instances européennes au demeurant, l’enclave espagnole de Ceuta au Maroc, vient d’être submergée d’un coup d’un seul par 60.000 migrants, qui pour la plupart sont arrivés à la nage, car des décisions de justice empêcheraient paraît-il, d’interdire l’arrivée de ceux qui parviennent à gagner l’enclave par ce moyen. Le chiffre évolue d’ailleurs à la hausse d’heure en heure.

Là aussi, les réactions des dirigeants européens ont été inexistantes, sauf l’italienne Georgia Meloni qui a montré sa très forte désapprobation et qui a estimé à juste titre, que l’Espagne devait quitter l’espace Schengen, mais elle est bien esseulée. Le pouvoir socialo-communiste espagnol multiplie les fuites en avant pour se maintenir au pouvoir à tout prix. J’ai rappelé la loi dite des petits-fils (ley de nietos), qui permettra d’augmenter considérablement le nombre de votants, en accordant la nationalité espagnole, sans aucun contrôle digne de ce nom, à tous ceux qui vivant à l’étranger, peuvent arguer d’un aïeul ayant quitté l’Espagne pour toutes sortes de raisons, qui au demeurant ne seront pas vérifiées sérieusement. Ces votants pour la plupart n’habiteront pas l’Espagne, ne cotiseront pas, ne paieront aucun impôt, mais voteront. Le PSOE en totale perdition dans les sondages, espère ainsi tel un phénix, renaître de ses cendres.

La France doit s’attendre à une impressionnante augmentation de l’immigration, alors que Macron, Lecornu et Nuñez sont muets, ce dernier ayant simplement préconisé un renforcement des contrôles à la frontière, mais à défaut d’arrêter systématiquement tous les véhicules qui viennent d’Espagne, cette mesure, à supposer même qu’elle soit appliquée drastiquement, ne sera qu’un cautère sur une jambe de bois.

Sánchez vient de se rendre à Ceuta ce 31 juillet, sous les huées des habitants. Il s’est prosterné devant le Maroc, multipliant ses remerciements à l’égard des autorités marocaines. Il a invoqué comme une excuse, l’arrêt de la Cour suprême espagnole du 9 juillet dernier qui aurait affirmé : « une personne qui franchit à la nage la frontière de Tarajal, ne franchit pas une mesure de contrôle frontalier », et ne serait ainsi par refoulable. L’information s’est répandue comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux, on s’en doute.

Mais la presse espagnole d’opposition y voit de surcroit une sorte de vengeance du Maroc, et explique ainsi son inaction vis-à-vis de tous ceux qui tentent le passage vers Ceuta. D’une part le 20 juillet, Sánchez s’est rendu en Algérie, l’ennemi juré du Maroc, pour y signer notamment des accords gaziers. D’autre part le 23 juillet, à l’initiative de Sumar, les communistes associés à Sánchez, ont fait voter une loi en première lecture, accordant la nationalité espagnole à 70.000 à 80.000 Sahraouis, nés au Sahara occidental, province espagnole jusqu’au 29 septembre 1977. Cette loi concernerait aussi les enfants de ces derniers. Cette disposition aurait provoqué la colère des autorités marocaines. On sait que Sumar milite pour l’indépendance de cette zone, qui rentrerait ainsi dans le giron d’Alger, ce qui est un casus belli pour le Maroc. 

Des espagnols en nombre ce sont réunis spontanément dans Madrid, appelant à la démission de Pedro Sánchez et à l’organisation rapide d’élections.

Pendant ce temps, les affaires politico-financières continuent, et les très graves troubles de Ceuta, n’empêchent pas de nouvelles révélations sur l’affaire Zapatero, l’ancien premier ministre socialiste espagnol et ancien dirigeant du PSOE. La bonne presse espagnole (El Debate notamment), nous apprend que l’Unité de lutte contre la criminalité financière et économique, L’UDEF selon l’acronyme espagnol, aurait localisé 1,2 millions d’euros supplémentaires dans le cadre du dossier Plus Ultra, du nom de cette compagnie aérienne, fonds qui auraient été transmis, via diverses sociétés écrans, soit à Zapatero, et à des prête-noms, soit à la société des deux filles de Zapatero, la société Whathefav.

Selon la décision du Juge José Luis Calama, d’étendre l’enquête patrimoniale à tous les mis en cause, il est écrit que : « une société instrumentale recevant et payant des factures de tiers, sans activité réelle, gérée de facto par une personne autre que l’administrateur officiel ». C’est très exactement la définition d’une société fictive, dirigée par un homme de paille. Au total, avec les précédentes révélations, se seraient plus de 3 millions d’euros, sans compter les bijoux découverts dans un coffre, qui auraient pu transiter par 60 comptes bancaires, ayant 20 titulaires, des sociétés et des personnes physiques, dont Zapatero, son épouse Sonsoles, et leurs deux filles. Rappelons qu’il s’agit d’argent public, puisque l’État socialiste espagnol avait accordé une subvention de 53 millions d’euros à cette compagnie aérienne, lors de la pandémie, alors qu’elle était très endettée, et qu’elle n’avait des relations aériennes qu’avec le Venezuela et d’autres rares contrées d’Amérique du Sud.

L’enquête concerne également Julito Martínez, l’ami et homme de paille de Zapatero ; un cadre du PSOE reconverti dans le privé, Javier de Paz ; ainsi que la secrétaire de toujours de Zapatero, Gertrudes Alcázar, qui aurait acheté un appartement au comptant, tout comme le couple Zapatero qui aurait remboursé un prêt de 500 000 euros par anticipation. C’est en tout cas ce que révèle la presse espagnole.

Dernière information, Madame Begoña Gómez, l’épouse du Premier ministre, vient de débarquer son avocat, Antonio Camacho, ancien ministre socialiste de l’Intérieur, par une pointure de pénaliste, l’avocat Jaime Campaner, et ce en vue de son futur procès avec jury, et face à l’intensification des procédures la concernant. D’autant que les parties civiles, comme le veut la loi espagnole, ont d’ores et déjà fait valoir leurs réclamations pénales et pécuniaires. L’association Hazte Oir a sollicité 13 ans d’emprisonnement pour trafic d’influence et malversations de fonds publics. Elle demande aussi diverses interdictions, des amendes, et des dommages-intérêts conséquents.

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Le Canon français, nouveau punching ball de l’extrême gauche et bras d’honneur festif à la bien-pensance

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Synthèse nationale

La raison d’être du Canon français, affichée sur son site internet, est de « faire vivre la convivialité et le terroir » par l’organisation de « banquets géants dans des lieux d’exception, partout en France ». Avec cette entreprise d’événementiel créée il y a cinq ans, l’extrême gauche et la partie de la gauche qui est à sa botte se sont trouvé une nouvelle "tête de Turc".

Tout s’est passé comme si les deux créateurs, Géraud du Fayet de la Tour et Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse (dont les noms sont déjà une provocation pour tout bon admirateur de la Grande révolution), avaient agité la muleta sous le museau des chiens de garde de la pensée conforme, toujours prêts à aboyer et à mordre.

La réaction de ces derniers ne s’est pas fait attendre. LFI, le service public de l’audiovisuel, la presse de gauche subventionnée ou encore le recteur de la Grande Mosquée de Paris sont passés à l’offensive. C’est parti comme en 93 ! Et c’est tombé comme à Gravelotte ! Sans surprise, la logorrhée habituelle : « rassemblements franchouillards », « banquets de la haine », « bras tendus s’apparentant à des saluts nazis », « propos racistes, sexistes et homophobes », etc.

Il faut dire que ces regroupements festifs ont tout pour exciter les tenants de la "nouvelle France". Il y est question de terroirs et de traditions. On s’y retrouve entre gens qui ont les même références, us et coutumes et plaisirs. On y porte volontiers la marinière, les bretelles et le béret. On y entonne à pleine voix des chansons de la variété française et La Marseillaise. On y ingurgite force cochons grillés, cochonnailles, vins et alcools…

Et c’est là justement que le bât blesse. Le porc, le pinard et les spiritueux que l’on consomment dans les banquets du Canon français sont devenus, pour les conchieurs de la France française, les marqueurs d’une volonté – forcément raciste - de tenir l’autre à l’écart… À leurs yeux, en effet, ce n’est pas à l’allogène de s’adapter à la nation qu’il a choisi de rejoindre. Ce n’est pas à lui de faire l’effort de la comprendre et de se fondre en elle en respectant ses mœurs et ses lois. C’est aux autochtones qu’il appartient de fournir tous les efforts, notamment en évitant d’afficher trop ostensiblement ce qui pourrait heurter les plus ou moins récemment venus. Il s’agit de les prendre tels qu’ils sont et de leur faire de la place… de plus en plus de place. Ben voyons, comme dit Éric Zemmour.

Face à ce travail de sape qui fragilise l’édifice national, il est temps de ressortir les classiques. Un bon slogan vaut mieux qu’un long discours : « La France, tu l’aimes, tu l’acceptes, tu la respectes ou tu la quittes ! » Vive le Canon français ! Et merde à la gauche pisse-vinaigre qui lui a déclaré la guerre !

Article publié dans le n°74 (été 2026) de la revue Synthèse nationale cliquez ici

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jeudi, 30 juillet 2026

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LA FRANCE EXPULSE XENIA FEDOROVA : LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DEVIENT UN DÉLIT D’OPINION

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Après des mois de campagne médiatique et politique contre elle, le ministère de l’Intérieur a remis ce mercredi à son avocat un arrêté ministériel d’expulsion.
 
Motif officiel : son « comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et constituerait « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ». En clair, relayer une lecture différente de la guerre en Ukraine, refuser le récit unique occidental suffit désormais à être considéré comme un danger pour la République.
 
Xenia Fedorova, 45 ans, ancienne présidente de RT France (fermée en 2022), chroniqueuse régulière sur CNews, Europe 1 et JDNews, vit et travaille en France depuis près de dix ans. Elle avait obtenu en 2024 une carte de résident de dix ans selon les procédures administratives classiques. Aujourd’hui, ces mêmes autorités qui lui ont délivré ce titre la qualifient de « relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » visant à « manipuler l’opinion publique » et à « saper la confiance des Français dans leurs institutions ».
 
Elle est déjà interdite de territoire en Allemagne. Son avocat a annoncé qu’elle formerait immédiatement un recours.
 
Pendant que les plateaux dominants diffusent sans contradiction le narratif officiel, une journaliste russe qui ose contester ce récit unique se voit menacée d’expulsion.
 
Le message est limpide : en France en 2026, certaines opinions restent tolérées… tant qu’elles ne dérangent pas le pouvoir.
 
Source Réseaux sociaux

13:09 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Parution du nouveau numéro (n°221) de la revue "Éléments"

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En vente chez votre marchand de journaux

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Ces jours derniers s'est déroulée en Provence la XI rencontre des Lansquenets d'Europe

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Voici le compte rendu fait par Gabriele Adinolfi et publié sur le site "no reporter" cliquez ici :

Nous qui croyons aux signes, aussi bien ceux des mots que ceux des nombres, savions qu’il ne s’agissait pas seulement de la onzième rencontre, mais aussi de la première de la deuxième décennie, ce qui marque un passage.

C’est précisément au moment de l’ouverture que notre Alix nous a quittés après un long et très dur combat contre une série de maladies. Elle a résisté jusqu’au début même de notre rencontre, avant de partir en communion avec nous, bénissant ainsi le commencement de notre deuxième décennie d’existence.

Sa présence comme son départ ont naturellement marqué cette édition.
Le soir même de son décès, le 23 juillet, nous avons allumé une bougie et l’avons accompagnée par le chant. À la clôture du camp, après la descente des couleurs, nous avons célébré une autre cérémonie, que nous rapporterons à la fin de ce compte rendu.

Le drapeau a été hissé en berne. Puis notre rencontre a commencé.

Pour ceux qui ne sont jamais venus en Provence

Voici un extrait du document d’accueil, qui peut aider à imaginer ce que représente cette expérience.

Ce qu’il y a d’extraordinaire, au sens propre du terme, c’est que l’on se parle sans parler la même langue.
Le retour à l’essentiel est la véritable force de nos rencontres en Provence.

Nous estimons qu’une révolution silencieuse est en cours, une révolution qui, dans une large mesure, s’ignore elle-même. Pourtant, nous voulons et pouvons l’accompagner, à condition de garder un esprit serein et de cesser d’être prisonniers de réflexes conditionnés. Il faut reconnaître que ces réflexes se sont de plus en plus souvent effacés au cours des dernières années, même si cela reste encore insuffisant.

L’essentiel est précisément de retrouver sereinement cette simplicité fondamentale, ainsi qu’un style de vie et de pensée qui l’accompagne et nous permette d’innover, d’actualiser notre action, de nous confronter sans la moindre crainte à qui que ce soit, sans céder d’un millimètre sur le terrain des principes qui nous inspirent.

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02:45 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Gabriele Adinolfi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

RN : le mois de juillet de la honte

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

Comme prévu, le RN transforme son mois de juillet en naufrage politique. Marine Le Pen impose une nouvelle candidature présidentielle, lestée d’une condamnation judiciaire, sans souffle, sans surprise, sans autre projet que sa propre survie.

À l’Assemblée, des députés RN votent la loi sur l’euthanasie. Ils prétendront avoir voté « en conscience », formule molle servant à maquiller toutes les capitulations. Les mêmes promesses de contrôle et d’encadrement avaient accompagné l’IVG ; chacun sait ce qu’elles sont devenues : l’exception érigée en droit absolu, puis en dogme intouchable.

Sur le contrôle de l’identité des internautes, même lâcheté. Face à une loi liberticide préparant le fichage, la surveillance et la condamnation de ceux qui parlent encore librement, le prétendu premier parti d’opposition disparaît et regarde ailleurs. Quand les libertés publiques sont attaquées, le RN se couche avant même qu’on lui ordonne de le faire.

Ce parti ne défend plus ses électeurs : il les méprise. Il court après les félicitations de journalistes qui le haïssent, des notables qui ne voteront jamais pour lui et d’un Système qu’il rêve désormais de servir correctement. Chaque renoncement lui coûte des voix, chaque trahison dégoûte un peu plus son propre camp.

Le RN voulait apparaître comme une force de gouvernement ; il ressemble surtout à une machine à décevoir et à désarmer les Français qui espéraient une opposition. Absolument lamentable : en un mois, il aura réussi l’exploit de trahir les libertés, les convictions et jusqu’à l’instinct de conservation de ses propres électeurs.

02:44 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 29 juillet 2026

Sarah Knafo publie « Le Casse du siècle » : numéro un des ventes un mois avant sa sortie

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Breizh info cliquez ici

Il n’est pas encore imprimé, personne ne l’a lu, et il est déjà en tête des ventes. Le Casse du siècle, premier livre de l’eurodéputée Sarah Knafo, paraîtra le 2 septembre chez Fayard. Un mois avant, les précommandes le placent en première position sur Amazon, et les grandes enseignes viennent d’ouvrir les leurs.

Le phénomène mérite d’être noté, car il est rare. Un ouvrage politique atteint généralement son pic de ventes dans les jours qui suivent le passage télévisé de son auteur. Ici, tout se joue en amont, et sans plateau.

Un livre qui se vend comme une série policière

C’est probablement la partie la plus intéressante de l’affaire, et elle relève moins du contenu que de la méthode.

Le site de lancement ne ressemble à aucune opération de communication politique classique. On y trouve un mur d’enquête : des photographies reliées par des fils rouges, des post-it griffonnés, une colorimétrie jaune et noir évoquant le ruban d’une scène de crime. Y figurent des logos d’institutions — Agence française de développement, France Télévisions, France Travail — et des clichés d’Emmanuel Macron, François Hollande ou Ursula von der Leyen, chacun annoté.

Le visiteur est invité à « suivre le fil » et à s’inscrire pour recevoir de nouveaux indices, des coulisses, des extraits inédits distillés jusqu’à la parution. Autrement dit : on ne vend pas un livre, on lance une saison.

L’emprunt aux codes du polar et du documentaire d’investigation est assumé, et il est efficace pour une raison simple : il transforme l’attente en participation. Le lecteur ne patiente pas, il enquête. À l’heure où le livre politique classique — celui qu’on annonce, qu’on commente trois jours et qu’on solde six mois plus tard — s’essouffle, le procédé mérite d’être observé par tous ceux qui vivent de l’écrit.

Ce que le livre annonce

Le ton du texte de présentation ne laisse aucun doute sur le registre : ils vous ont tout volé, ils ont tout détruit, et ils tiennent tout le système. L’auteur affirme avoir enquêté un an sur ce qu’elle qualifie de crime économique, en épluchant institutions et circuits de financement, et promet l’identité des responsables ainsi que l’organigramme de leur organisation.

L’éditeur revendique un ouvrage qui ne se contente pas de dénoncer mais avance des solutions à chaque scandale évoqué. La formule qui clôt l’argumentaire résume l’ambition : le lecteur entre dans l’enquête en victime, il en sort en juge.

Ni mémoires ni biographie, donc, mais un livre d’enquête revendiqué, chiffres et noms à l’appui. C’est cohérent avec le positionnement construit depuis l’élection de son auteur au Parlement européen en 2024 : finances publiques, dette, compétitivité, réindustrialisation, énergie, souveraineté économique. Un terrain que la classe politique française a largement délaissé au profit de l’affrontement permanent, et sur lequel elle s’est installée méthodiquement.

Le calendrier, qui n’a rien d’innocent

Reste la question que personne n’esquive vraiment : à quoi sert ce livre.

Reconquête n’a désigné aucun candidat pour 2027 et aucune candidature n’est officiellement déclarée. Sarah Knafo et Éric Zemmour consacrent, selon leur entourage, un été studieux à l’élaboration du projet présidentiel du mouvement, loin des estrades.

L’agenda de rentrée est en revanche parfaitement lisible. Le livre paraît le 2 septembre. Suivent des semaines de conférences et de dédicaces à travers le pays. Et les 12 et 13 septembre, Reconquête tient sa rentrée politique à Port-Marly, avec pour point d’orgue le discours de son président.

Dix jours d’écart. Le temps exactement nécessaire pour qu’un ouvrage s’installe dans le débat avant que ne s’ouvre la séquence programmatique. Ceux qui pratiquent la politique depuis un moment reconnaîtront la manœuvre : le livre sert de bande-annonce, il teste les thèmes, il mesure l’audience, et il occupe le terrain médiatique au moment précis où les rédactions cherchent de quoi remplir la rentrée.

En attendant, un constat s’impose : rares sont les responsables politiques français capables aujourd’hui de susciter une telle attente autour d’un texte qui n’existe pas encore. Que l’on partage ou non l’analyse, cela dit quelque chose de l’état de la demande — et du vide qu’occupe désormais celle qui, il y a peu, était encore présentée comme la conseillère de l’ombre.

11:13 Publié dans Revue de presse, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Loi Falorni : après les enfants, les Frères s’attaquent aux grands-parents

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De la contraception à l’euthanasie, dans un texte engagé, Camille Galic retrace l’influence des réseaux maçonniques dans les grandes réformes sociétales françaises.

Polémia

Des révolutions sociétales venues des loges ?

On peut penser ce qu’on veut du droit à mourir ainsi que des Loges. On n’oubliera pas, ainsi, que l’historien Jean Servier, pilier de la Grande Loge de France au sein de la loge « Les Forges d’Hiram » — à laquelle il consacra du reste son livre Les Forges d’Hiram ou la genèse de l’Occident (éd. Grasset, 1976) —, fréquentait volontiers l’extrême droite ; que le grand maître de la GLF, Richard Dupuy, qui exerça six mandats à la tête de cette obédience, fut aussi et simultanément l’un des avocats les plus talentueux lors des procès de l’Algérie française, celui du Petit-Clamart notamment ; ou encore que le préfet Jean Baylot (1897-1976), ancien haut dignitaire du Grand Orient, puis de la GLF et de la GLNF, qui abritait dans son appartement du XIVe arrondissement de Paris un remarquable musée maçonnique, fut un patriote exemplaire et un antimarxiste de choc.

Mais force est de constater que toutes les révolutions « sociétales » dont nous subissons les conséquences, en commençant par la chute de la natalité nationale, et dont nous crèverons peut-être, de la légalisation de la contraception en 1967 à la loi toute récente sur la fin de vie, ont été concoctées par et dans les officines maçonniques.

Pierre Simon, grand maître de la croisade néo-civilisationnelle

Si, sous de Gaulle, chrétien fervent, voire ostentatoire, le gaulliste Lucien Neuwirth, maçon affiché et rapporteur de la loi dépénalisant la contraception féminine, resta célèbre sous le sobriquet de « Lulu la pilule » pour son lobbying médiatique et parlementaire, le deus ex machina de l’opération fut en réalité le docteur Pierre Simon (1925-2008). Très actif au sein du Planning familial, il avait fait de la contraception — à cette occasion, lui-même et sa consœur et « sœur », la gynécologue Lagroua Weill-Hallé, m’avaient reçue très courtoisement quand je les avais interviewés en 1967 dans le cadre d’une enquête-fleuve pour Rivarol, chose impensable de nos jours —, puis de l’avortement libre, les combats de sa vie. Cela lui valut de devenir grand maître de la Grande Loge de France de 1969 à 1971 et de 1973 à 1975. C’était l’époque où il intriguait au cabinet de la ministre Simone Veil, dont il fut un conseiller très écouté, avant de mener également, et avec succès, la réflexion au sein du très officiel Commissariat général du Plan en faveur du mariage homosexuel, de la procréation médicalement assistée (PMA) et de « l’aide à mourir dans la dignité ». Eût-il vécu plus longtemps, sans doute aurait-il applaudi aux transitions de genre.

Ce parcours fut couronné, en 2007, par la création, par le ministère de la Santé, du prix « Éthique et dignité » portant son nom. Il n’empêcha d’ailleurs nullement ce médecin, accessoirement fondateur du Club des Jacobins — tout un programme ! — avec son acolyte Charles Hernu — Vénérable, quant à lui, du GODF et très proche de Mitterrand, qui en fit un ministre de la Défense jusqu’à la calamiteuse affaire du Rainbow Warrior en 1985 —, d’être le bienvenu dans toutes les sphères d’influence. L’évêque de Metz, sa ville natale, tint d’ailleurs à être présent à ses obsèques, car le défunt avait « inauguré un dialogue avec l’Église catholique ».

Les héritiers : Halimi, Romero, Falorni

Dans sa croisade « civilisationnelle », Pierre Simon devait être aidé sur le plan médiatique par deux complices : l’avocate Gisèle Halimi — née Zeiza Taïeb en Tunisie, dont elle garda toute sa vie la nationalité —, qui avait défié les pouvoirs publics de l’embastiller, elle qui se vantait urbi et orbi d’avoir avorté, et le journaliste aujourd’hui presque septuagénaire Jean-Luc Romero, transfuge du RPR — dont il claqua la porte sous prétexte de la « droitisation constante » de ce parti — au PS, en passant par le MoDem de Bayrou, héros de la lutte antisida et du droit de mourir dans la dignité, bien sûr. En récompense, cet homosexuel militant et veuf d’un mari tragiquement disparu lors d’une soirée chemsex extra-chaude occupa, de 2007 à 2021, la présidence de l’ADMD — Association pour le droit de mourir dans la dignité —, revendiquant près de 70 000 adhérents. Et, en 2016, sur proposition de Valérie Pécresse, il fut élu à l’unanimité par le conseil régional d’Île-de-France ambassadeur d’une « Île-de-France sans sida ». Pour lui, toutes les « bonnes causes » fusionnent.

Romero, qui, dans son prosélytisme et sa soif de reconnaissance, intervient dans tous les forums organisés par les diverses obédiences, n’est-il qu’un compagnon de route ou réellement affilié à l’une d’entre elles ? La question ne se pose pas, en revanche, pour Gisèle Halimi, qui ne fut pas seulement l’avocate passionnée des terroristes FLN et la défenseure des malheureuses gamines engrossées puisque, sur son site, la Grande Loge féminine de France, dont elle fut membre, la présente ainsi : « Initiée par Anne-Marie Gentily en janvier 1934 à la loge d’adoption “Minerve”, elle consacre sa vie et son énergie à l’expansion et au rayonnement de la franc-maçonnerie féminine », dont elle épousa tous les combats. Pour l’avortement libre en premier lieu, avec ce slogan : « Mon ventre m’appartient ».

Comme en écho, « Ma mort m’appartient » est aussi le slogan qu’adopta Olivier Falorni, issu d’une famille italienne ayant « fui le fascisme », député socialiste ensuite rallié au macronisme et siégeant à la Chambre jusqu’aux élections municipales de mars 2026, car il troqua alors son fauteuil de député pour celui de maire de La Rochelle. Mais la loi « sur la fin de vie » anticipée porte néanmoins son nom, alors que son glorieux ancêtre en la matière, le sénateur radical Henri Caillavet, membre du Grand Orient de France qui, dès 1978, déposa une proposition de loi « relative au droit de vivre sa mort », avait vu son texte rejeté en séance publique en 1980.

Qu’à cela ne tienne, « Sans cesse sur le métier remettons notre ouvrage » pourrait être le credo des Frères, dont Falorni est très proche, sinon affilié. Et, cette fois, réussite totale : le 15 juillet 2027, au terme d’un « débat constructif et respectueux […] dans le plein respect de notre démocratie », comme s’en est aussitôt félicité Emmanuel Macron, cette « loi de liberté » a été adoptée en troisième lecture par l’Assemblée nationale. 291 députés ont voté pour et 241 contre, dont 101 élus du Rassemblement national (1).

Ferrand arbitre

Mais le chef de l’État se réjouit aussi de la prochaine visite en France de Léon XIV, lequel risque de se formaliser de l’adoption de cette loi combattue par l’épiscopat, deux mois exactement, comme par provocation, après la publication de son encyclique Magnifica humanitas, conçue, au contraire, comme un hymne à la vie. Le Premier ministre Lecornu a donc aussitôt demandé la saisine du Conseil constitutionnel concernant le « respect des principes de liberté personnelle et de dignité humaine » sur certains points : notamment le délai trop court de rétractation — deux jours seulement — après la signature d’une demande d’aide à mourir, la situation impossible dans laquelle se trouveront les maisons de retraite tenues par des institutions catholiques, telles les Petites Sœurs des pauvres, et la situation non moins inconfortable des médecins et soignants chrétiens : s’ils refusent de pratiquer l’euthanasie, ne risqueront-ils pas d’être bientôt désignés à la vindicte publique comme le sont déjà trop de leurs confrères hostiles à l’IVG ?

C’est toutefois grâce à Macron et, un peu, au RN, frileusement réfugié dans l’abstention lors du vote des députés et sénateurs membres des commissions des lois des deux assemblées chargés de donner un successeur au sortant Laurent Fabius, que Richard Ferrand a été porté à la tête du Conseil constitutionnel en mars 2025. Or, Ferrand a fait toute sa carrière — professionnelle dans le secteur mutualiste, maçonnique par essence, puis politique — dans et avec la protection des Loges, d’ailleurs peu regardantes sur ses errements financiers.

C’est dire que ce recours sera de pure forme. Les Frères sont partout… Sauf quand il s’agit de défendre leurs raisons d’être officielles : la tolérance intellectuelle et la libre-pensée. Car il est infiniment moins dommageable — et condamnable — aujourd’hui de trahir le serment d’Hippocrate en donnant la mort que d’émettre, en matière d’histoire, d’enseignement, de sécurité ou d’immigration, des opinions divergentes. Aussitôt réputées sulfureuses, nauséabondes, et donc relevant du glaive de la Justice. Mais notre ami Éric Delcroix a déjà tout dit à ce sujet

Camille Galic
24/07/2026

(1) En revanche, 19 députés RN ont voté pour. Par ordre alphabétique : Maxime Amblard, Théo Bernhardt, Guillaume Bigot, Anthony Boulogne, Sébastien Chenu — vice-président du parti —, Bruno Clavet, Nathalie Da Conceicao Carvalho, Edwige Diaz, Alexandre Dufosset, Gaëtan Dussausaye — ancien directeur général puis président du FNJ —, Yoann Gillet, Alexis Jolly, Matthieu Marchio, Me Alexandra Masson, Bryan Masson, Thomas Ménagé, Kévin Pfeffer, Alexandre Sabatou et Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN au Palais-Bourbon. De leur côté, Franck Allisio, Frédéric Falcon et Stéphanie Galzy ont choisi l’abstention.

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mardi, 28 juillet 2026

Sortie le 2 septembre du premier livre de Sarah Knafo : "Le Casse du Siècle" (chez Fayard)

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Sarah Knafo publiera le 2 septembre chez Fayard « Le Casse du siècle », son premier livre-enquête sur ce qu'elle qualifie de plus grand vol de l'histoire de France. Déjà numéro un des ventes sur Amazon avant sa sortie, l'ouvrage promet coupables et solutions, dans une mise en scène digne d'un polar.

On a certainement pas fini d'en parler...

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La France a promis 16 Canadair. Dix ans plus tard, elle en attend toujours 4

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Jérôme Vigues cliquez ici

Il y a en ce moment même un feu de plus de 30 000 hectares qui grignote la Gironde, et pour la première fois de l'histoire on envoie un A400M militaire larguer du retardant parce que les Canadair, eux, ne suffisent plus. Il faut le dire lentement pour bien le sentir passer : la France, en 2026, en est réduite à improviser avec des avions de transport de troupes parce que sa flotte de bombardiers d'eau est usée jusqu'à la corde. Pas une image, un fait. Deux Dash et quatre Canadair pour tenir un front qui en réclamerait le double, pendant qu'une trentaine d'autres incendies brûlent ailleurs, dans le Var, dans les Landes. Presque mille militaires envoyés en renfort de neuf cents pompiers déjà sur les genoux. On appelle ça gérer une crise. Moi j'appelle ça courir après le feu avec un seau percé — et encore, un seau percé, au moins ça reste un seau. Là on en est à demander à un avion de transport de troupes, conçu pour larguer des parachutistes, de faire le travail d'un hydravion. Le syndicat des pilotes le disait déjà l'été dernier, avant même cette saison-ci : certains jours il n'y avait à Nîmes-Garons, la base historique, plus que zéro à deux Canadair réellement en état de voler. Zéro. On peut citer les deux cent mille pompiers volontaires et les quarante mille professionnels autant qu'on veut dans les discours du 14 juillet, si les avions restent au sol un an sur deux faute de pièces, les chiffres ne servent plus qu'à se rassurer soi-même.

Alors on remonte le fil, parce que ce fil-là ne date pas d'hier et qu'il faut le dérouler jusqu'au bout pour comprendre à quel point ce pays méprise ceux qui le protègent.

28 janvier 2020. Cinq mille pompiers défilent à Paris. Sept mois qu'ils réclament une prime de feu décente, sept mois qu'on les baladait. Leur demande : que la prime passe de 19 à 28 % du traitement. Rien d'extravagant, un rattrapage sur un métier qui use les corps et qui, depuis 2008, voit le nombre d'agressions contre ses agents grimper de près de 200 %. Et qu'est-ce qu'on leur a envoyé, à ces gens qui courent vers le danger quand tout le monde en fuit ? Des CRS. Des matraques. Des lacrymogènes jusque dans la cour d'une école maternelle. Le Parisien parlait de coups de matraque qui pleuvaient, et je me souviens très bien des images, des pompiers en uniforme, casqués, frappés par ceux-là mêmes qui sont censés protéger l'ordre public — sauf que visiblement, un pompier qui réclame de quoi soigner correctement les Français, ce n'est pas de l'ordre public, c'est une menace. Deux d'entre eux s'étaient même mis symboliquement le feu sur l'uniforme, ce jour-là. Tout est dit dans ce geste.

Et ce n'est pas un accident de l'histoire, un mauvais après-midi mal géré par un préfet nerveux. C'est une doctrine. Parce que les mêmes qui matraquent des pompiers savent aussi très bien matraquer des paysans.

Je pense à décembre dernier, aux Bordes-sur-Arize, en Ariège. Deux cent sept bêtes, des blondes d'Aquitaine, condamnées à l'abattage pour un cas de dermatose. Des centaines d'agriculteurs venus défendre le troupeau d'un couple d'éleveurs, bloquant l'accès à la ferme pendant deux jours, dans le calme, pour l'essentiel. Et puis le soir venu, les gendarmes mobiles qui débarquent, les grenades lacrymogènes qui répondent aux jets de projectiles. On déloge à la nuit tombée des gens qui défendaient leur outil de travail et leur vie entière construite autour d'un troupeau. Et ce n'était même pas la première fois : je repense au mouvement de janvier-février 2024, aux tracteurs bloqués sur les autoroutes, aux gaz, aux blindés de la gendarmerie déployés — huit véhicules blindés à roues excusez du peu, comme si des céréaliers en colère étaient une armée ennemie. Deux mille sept cents militaires mobilisés au plus fort de la crise. Pour des gens qui demandaient juste à vivre de leur travail.

Et voilà le point que personne ne veut voir, et c'est celui-là qu'il faut marteler : ce sont exactement les mêmes paysans, avec leurs mêmes tracteurs qu'on a vus bloqués par des barrages de gendarmerie, qui aujourd'hui sillonnent le Sud-Ouest avec leurs tonnes à eau pour aider à circonscrire les incendies. Personne ne les paie pour ça. Personne ne leur donne de médaille. Ils connaissent leurs terres, leurs chemins, leurs points d'eau mieux que n'importe quel plan ORSEC pondu à Paris, et ils y vont, sans qu'on le leur demande vraiment, parce que c'est leur pays qui brûle et que eux, contrairement à ceux qui décident depuis un bureau climatisé, ils ne peuvent pas se permettre de regarder ailleurs. Le même homme qu'on a vu se faire gazer pour avoir voulu sauver ses vaches se retrouve, quelques mois plus tard, à rouler toute la nuit avec sa citerne pour sauver la baraque du voisin. Et ce pays, en retour, lui envoie quoi ? Une matraque quand il proteste, et le silence quand il sauve. Toujours les mêmes qui encaissent, toujours les mêmes qu'on félicite jamais.

Remarquez, on sait très bien aimer les pompiers et les paysans, dans ce pays. À condition qu'ils restent à leur place. Un pompier bien sagement rangé derrière un ministre lors d'une cérémonie, avec un drapeau, une médaille et les caméras positionnées au bon endroit, ça, on adore. Un paysan qui pose fièrement devant son tracteur pour une photo de campagne électorale, ça aussi, on adore. C'est beau, c'est propre, ça fait de belles images pour le vingt heures. Mais qu'un pompier réclame des effectifs ou une retraite adaptée à un métier qui use les corps avant l'heure, qu'un paysan réclame de vivre dignement de sa production sans être écrasé par les accords de libre-échange et l'empilement des normes, et la tendresse institutionnelle disparaît en un clin d'œil. Les boucliers ressortent, les gaz aussi. Une enquête Ifop de 2023 disait que 97 % des Français faisaient confiance aux pompiers. Quatre-vingt-dix-sept pour cent, il n'y a probablement pas une autre profession dans ce pays qui bénéficie d'un tel crédit populaire — et c'est justement celle-là qu'on a choisi de gazer un mardi de janvier, comme si la popularité auprès du peuple rendait plus suspect encore aux yeux de ceux qui nous gouvernent.

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Dans le numéro de cette semaine (spécial été) de Rivarol : un bel article sur la biographie que Camille Galic a consacrée à Agatha Christie dans la Bio Collection

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Pour lire cet article cliquez ici et allez en page 15.

Site de Rivarol cliquez là

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Pour commander ce livre cliquez là

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"Laissez parler la poudre", un nouveau roman de Bruno Favrit dans la collection Lys noir chez Auda Isarn

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Quand un riche homme d’affaires demanda à l’expérimenté Alban d’Armagnac de veiller sur sa fille, la mission prit l’allure d’un agréable séminaire sous le soleil de Corse. C’est ensuite que l’affaire se compliqua. Un vrai panier de crabes au pays des rupins. 

Le 34e polar de la collection Lys Noir, 12,00 €, cliquez ici

20:15 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Persécution bancaire : pourquoi journalistes et militants de droite se plaignent d’une fermeture arbitraire de leurs comptes

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Paul Sugy

Depuis quelques années, des influenceurs, journalistes, militants ou élus situés à droite de l’échiquier politique dénoncent la fermeture arbitraire de leurs comptes en banque. Le secteur bancaire a œuvré pour mettre en échec une loi l’obligeant à plus de transparence.

C’est peu dire qu’Arthur de Watrigant a connu de meilleurs étés que celui-ci. Il y a deux ans le directeur de la rédaction de L’Incorrect, qui défend dans ses colonnes les idées d’une droite hussarde et conservatrice, s’est vu clôturer sans préavis le compte bancaire de son journal : la banque en ligne Qonto lui a tout simplement écrit dans un mail laconique envoyé un 25 juillet que le compte serait fermé et qu’il disposait d’un mois pour transférer les fonds ailleurs. «On a demandé des explications par mail mais on n’a obtenu aucune réponse. Et nous avions un second compte de secours chez une autre banque, qui a été fermé en même temps», se souvient-il. Pourtant, à l’en croire, sa rédaction ne présentait pas de découverts réguliers, n’avait pas passé d’opérations suspectes ou avec des comptes bancaires étrangers. Mais cette clôture de compte aurait causé un préjudice important au magazine, malgré l’ouverture en urgence d’un compte chez une nouvelle banque en ligne : «J’ai dû annuler mes vacances et on a mis un mois à tout réinstaurer, les virements automatiques, les charges, les mutuelles, les impôts, les imprimeurs, les routeurs, les abonnements internet, La Poste, le paiement des fournisseurs, des salaires et des piges... Et pendant ce temps on perdait toutes nos recettes : plus un seul virement ou paiement en ligne, et les prélèvements automatiques ont disparu, donc les gens ne pouvaient plus s’abonner !»

Parmi les journalistes, influenceurs et responsables associatifs marqués pour leur engagement au sein de la droite conservatrice et identitaire, ces mésaventures bancaires se multiplient. Le vidéaste Vincent Lapierre en avait fait les frais en 2018, lorsque le compte associatif du «Média pour tous» a été fermé par le Crédit Agricole. «Nous n’avons pas à vous fournir d’explication», lui a-t-on répondu laconiquement face à ses protestations. La militante féministe et identitaire Alice Cordier a connu des déboires similaires avec le compte bancaire ouvert par le collectif Némésis au Crédit mutuel, en plein été aussi : «Je me suis alors rendue physiquement au guichet de ma banque et ils étaient très embêtés. Un directeur a fini par me voir en me disant qu’il était désolé mais que nous avions été cataloguées comme un compte politique à risques et qu’il ne pouvait rien faire, que ça avait été décidé au-dessus de lui. On avait deux mois pour partir», raconte-t-elle. Deux mois au cours desquels chaque banque l’a refusée à son tour, obligeant même les militantes à transférer temporairement leur trésorerie sur le compte personnel de l’une d’elles en attendant de pouvoir rouvrir un compte pour l’association. «Ça nous a pris trois mois, jusqu’en décembre, et pendant ce temps on ne pouvait pas faire de levée de fonds alors que la fin de l’année civile est la période où les donateurs font les dons les plus importants : on a perdu presque une année de financement pour l’association», témoigne-t-elle.

Le site Fdesouche, le média Frontières, la chaîne TV Libertés... de nombreux autres médias ou collectifs proches de la droite nationaliste font état des mêmes tracas. Récemment, ce sont même des députés du Rassemblement national qui se sont plaints d’avoir été radiés de leur banque après leur élection, d’après une enquête de France Inter qui mentionne les noms de Stéphane Rambaud, Jean-Philippe Tanguy, Franck Allisio et Thomas Ménagé, parfois après vingt ans de souscriptions à des produits d’épargne au sein de leur établissement bancaire. Le fait est moins rare : s’agissant des élus, ceux-ci sont apparentés aux yeux des banques à des «personnalités politiquement exposées», à l’égard desquelles les banques sont soumises à des obligations plus spécifiques du fait des réglementations en matière de prévention du blanchiment et de la corruption. Raison pour laquelle celles-ci sont donc plus frileuses à s’exposer aux risques que représente une relation commerciale avec les hommes politiques.

Mais les banques semblent de plus en plus étendre le champ d’application de ces règles de vigilance aux associations, du moins à une partie d’entre elles. «Nous sommes soumis à ces obligations réglementaires qui nous contraignent à vérifier un certain nombre de transactions, et le législateur nous impose en la matière une obligation de résultats, pas de moyens» explique une source du Crédit mutuel. «Je m’inscris en faux contre l’accusation sur des motivations politiques : nous ne filtrons jamais nos clients en fonction de ce qu’ils pensent, sinon nous refuserions énormément de prêts et d’ouvertures de comptes, ce ne serait pas dans notre intérêt» poursuit ce professionnel proche de la direction du Crédit Mutuel. Cet interlocuteur indique par ailleurs que le Collectif Némésis s’était vu exiger plusieurs documents comptables justifiant de transactions bancaires passées avec le compte de l’association et n’avait pas donné suite à cette requête de leur banque, ce que les intéressées nient en assurant s’être soumises à toutes les requêtes concernant la transmission de documents comptables.

Une «persécution bancaire» à sens unique ?

Ce qui surprend, c’est que de nombreux collectifs ou associations non moins radicaux, mais penchant clairement à l’extrême gauche, semblent épargnés par ces tracasseries... y compris lorsqu’ils sont largement financés par des dons étrangers. Une simple recherche en source ouverte suffit pour s’en convaincre. Ainsi le Crédit mutuel qui a fermé les comptes de Némésis ou du média identitaire Breizh Info semble toujours abriter la trésorerie de la fédération communautariste Millî Görüş, un satellite du pouvoir turc, épinglé à de nombreuses reprises pour ses accointances islamistes, ou encore le collectif ouvertement outrageux à l’égard des forces de l’ordre «Justice pour Adama». Et le Crédit agricole, qui a mis fin à ses relations commerciales avec l’Institut Iliade, offre en revanche ses services à l’ONG Ummah Charity dont le président avait été placé en garde à vue pour avoir ouvert une cagnotte en soutien à Brahim Chnina, le parent d’élève jugé pour avoir été à l’origine de la campagne de haine contre Samuel Paty...

L’ennui, soulignent les trésoriers de nombreuses associations concernées par ce qu’ils nomment une «persécution bancaire», c’est que les banques n’ont aucun compte à leur rendre : l’absence de transparence à l’égard du client qui voit son compte fermé sans explications serait même nécessaire pour garantir la bonne mise en œuvre de la réglementation sur le «LCB-FT» - le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, en bon jargon de banquier.

À Bercy on reconnaît pourtant, dans les couloirs du Trésor, qu’un peu de transparence supplémentaire serait nécessaire. «Les banques nous expliquent qu’elles ont une liberté contractuelle, mais elles devraient au moins rendre des comptes quand elles se séparent d’un client. Car elles ne doivent pas oublier que l’État leur a octroyé un monopole, puisque c’est une profession très réglementée», glisse un techno fort au fait de ces dossiers.

Le lobbying de la Fédération bancaire française

C’est le combat qu’a voulu porter le sénateur (Modem) du Tarn Philippe Folliot, qui a connu lui aussi des déconvenues bancaires avec le Crédit agricole : le compte d’une association culturelle locale qu’il avait créée, La Bibliotèca, avait été fermé sans raison apparente «alors qu’on ne recevait pas un centime de l’étranger et qu’on n’avait jamais été à découvert». Le parlementaire s’est alors fendu d’une proposition de loi «visant à lutter contre les fermetures abusives de comptes bancaires», qu’il a fait voter à une très large majorité en première lecture au Sénat en 2024, puis qu’à l’initiative des centristes l’Assemblée nationale a voté à son tour l’année suivante. Le texte laissait aux banques la liberté de fermer un compte à leur guise mais les obligeait à expliquer leur décision auprès du client : «L’établissement de crédit motive gratuitement et par écrit, dans un délai de quinze jours ouvrés à compter de la réception de cette demande, sur support papier ou sur un autre support durable, la décision de résiliation», prévoyait ce texte.

Mais malgré un très large consensus, sur les différents bancs des deux assemblées, la proposition de loi n’a jamais été réinscrite depuis à l’ordre du jour pour un nouveau vote au Sénat. Comme si le texte s’était volatilisé en chemin. Il faut dire qu’entre-temps, le sénateur Philippe Folliot a vu se déployer un important lobbying de la part des représentants du secteur bancaire auprès des parlementaires, pour faire échec à cette loi. Ses propres comptes personnels ont été fermés du jour au lendemain par le CIC, quelques mois seulement après qu’il avait obtenu le vote de sa proposition de loi en première lecture. Il s’en est ouvert dans un courrier au président du Sénat Gérard Larcher, déplorant des «intimidations» - le directeur de son agence du CIC n’ayant pu lui-même donner d’explications, et garantissant qu’au niveau du suivi de ses comptes, aucun signal d’alerte ne pouvait expliquer cette fermeture : la décision avait été prise bien plus haut.

Dans le même temps, un haut fonctionnaire proche de Bruno Le Maire à l’époque assure que le cabinet du ministre a été directement démarché par des représentants de la FBF, la Fédération bancaire française, qui représente les intérêts du secteur auprès des institutions politiques et qui siège même au sein d’un comité permanent réunissant les acteurs publics et les banques privées, le CCLRF. Reconnaissant son intervention auprès des parlementaires au sujet de ce texte, le responsable de la communication de la FBF Benoît Danton admet au Figaro avoir l’an passé «appelé le Parlement à étudier l’impact d’un texte désormais très éloigné de l’objectif initial, et qui porte désormais des motifs flagrants d’inconstitutionnalité», arguant donc que le texte amendé par les députés aurait excédé l’intention originelle d’une simple demande de transparence auprès des banques. Sans reconnaître toutefois que l’intervention de la FBF est même remontée jusqu’à Matignon, comme l’assure pourtant au Figaro une source ministérielle.

Reste qu’en l’état, inchangé, du droit, les associations, les médias ou les militants politiques qui se voient fermer leurs comptes n’ont d’autre choix s’ils échouent à trouver une autre banque que de déposer une procédure auprès de la Banque de France, très chronophage : celle-ci garantit en effet un «droit au compte». En présentant plusieurs lettres de refus par les banques d’ouvrir un compte, un client peut demander à la Banque de France de désigner d’office une banque qui est alors tenue de lui créer un compte. Mais outre que la procédure peut mettre plus de trois mois à aboutir, encore faut-il pouvoir produire des lettres de refus. Sinon, l’absence de réponse finit par valoir refus, mais la procédure est rallongée d’autant... Surtout, passé un délai de six mois, la banque désignée peut à nouveau fermer le compte bancaire ainsi ouvert - et le client repart alors de zéro.

Source : Le Figaro 28/7/2026

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Les feux victimes de l’administration

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La France subit des feux de forêt comme elle n’en a jamais connu. Et pas la peine d’accuser le seul  réchauffement climatique. Au 27/7, 162 personnes ont été interpellées pour avoir allumé des feux délibérément. Mais il est un autre mal, plus insidieux celui-là : l’administration. Entre le code forestier et celui de l’environnement, rien ne va, les mesures exigées sont contradictoires. Résultat, déplorent les syndicats forestiers, les incendies ravagent plus vite les forêts.

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Source : Le Figaro 28/7/2026

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