mercredi, 19 août 2026
Dans Ceuta envahie, aucun membre du gouvernement espagnol n’a évoqué les viols
Michel Festivi
Le gouvernement socialo-communiste de Pedro Sánchez, se targue depuis des années d’être à la pointe du combat féministe, et n’a de cesse de dénigrer ses adversaires, le Parti populaire et surtout Vox sur ce terrain, les accusant de machisme ou de ne pas accepter les lois liberticides et tyranniques sur la transition de genre par exemple. Or depuis l’invasion de Ceuta, le 30 juillet 2026, 15 viols ou agressions sexuelles ont été dénoncées (sans doute la pointe émergée de l’iceberg), mais aucun membre du gouvernement, ni a fortiori Pedro Sánchez n’ont fait la moindre petite allusion à ces faits dramatiques, qui concernaient notamment une fillette de 10 ans. Pourtant la Garde civile a confirmé ce chiffre. On a même repéré parmi ces entrants, un homme fiché comme terroriste et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt d’Interpol.
Pedro Sánchez, en vacances, s’est contenté de conférences en vidéos, pour tenir des propos lénifiants et inutiles, sans aucunement aborder le sort de ces malheureuses victimes. La ministre de l’Égalité, Ana Redondo, a longuement déblatéré sur le sort des femmes en Afghanistan, victimes d’un apartheid que tout le monde connaît, mais rien sur les femmes violées de Ceuta. Monijeta García, la titulaire du portefeuille de la Santé, a tenté de minimiser les faits, et de réduire le nombre des victimes. Le féminisme deux poids, deux mesures est aussi vaillant en Espagne qu’en France.
Bref, aucun ministre n’a pris ses responsabilités. Tous se sont dédouaner dans la lâcheté. Pedro Sánchez a employé une seule fois le vocable « violation », le 31 juillet dernier, mais non pas pour soutenir les victimes de viols, mais pour qualifier cette invasion de 70.000 migrants, « de violation de l’intégrité du territoire », et puis plus rien, nada, comme on le dirait en Espagne. La ministre de l’Égalité, n’a pas daigné se rendre à Ceuta. Sira Rego, la ministre de la jeunesse et de l’enfance n’a jamais mentionné ces viols, bien au contraire, elle a milité pour le regroupement familial. Felix Bolaños, ministre de la Justice et de la Présidence est resté lui aussi totalement atone.
Oscar Puente, le ministre des transports et de la mobilité, passe son temps à attaquer Isabel Diaz Ayuso, la présidente PP de la communauté de Madrid, en n’hésitant pas à la traiter de « fasciste », voire de « terroriste », mais rien non plus sur les crimes qui se sont produits à Ceuta. À part des membres du PP et bien sûr de Vox, seul au PSOE, le représentant de ce parti à Ceuta, Melchor León, a évoqué ces viols et a exigé la démission du délégué du gouvernement pour inaction, mais sans attaquer frontalement le gouvernement. Le PSOE depuis Madrid a d’ailleurs prévenu les membres du PSOE qui siègent au parlement de Ceuta, que s’ils critiquaient le gouvernement, ils pouvaient quitter le Parti. Or, être élu en Espagne, suppose un préalable de taille, appartenir à un parti structuré.
On se rappelle qu’en 2022, Pedro Sánchez et sa ministre de l’Égalité d’alors, Irene Monteiro, avaient fait voter une loi sur les agressions et atteintes sexuelles, qualifiée par ledit gouvernement et la presse de : « Solo si es si » (Seulement un oui est un oui), qui sous le prétexte de fusionner certaines infractions sexuelles, abaissait les minimums prévus par le code pénal. Or réaction immédiate des avocats de certains condamnés, ils avaient obtenu la révision de milliers de condamnations définitives. 1.233 condamnations pour crimes sexuels avaient été annulées dans la foulée, et 126 condamnés avaient été libérés. En 2023, et en catastrophe, devant une levée de bouclier sans pareil, et malgré les atermoiements d’Irene Monteiro, une loi rectificative avait été votée pour relever les minimums légaux, mais le mal était fait.
N’oublions pas que depuis 2023, le Parti populaire représenté par Juan Jesús Vivas, gouverne seul l’entité de Ceuta, (ville autonome) mais en minorité, bénéficiant de l’abstention bienveillante du PSOE, et d’un parti présidé par Fatima Hamed, première femme musulmane à diriger un parti politique à Ceuta, le MDyC, (Mouvement pour la Dignité et la Citoyenneté), et qui défend notamment les intérêts de la communauté musulmane. Depuis la crise migratoire et l’envahissement de Ceuta, Vox a proposé au PP, une coalition qui serait majoritaire, puisque le PP dispose de 9 sièges et Vox de 5. Or la majorité absolue est de 13 sièges. Mais dans les faits, Vivas gouverne avec l’appui implicite du PSOE local et de MDyC, et n’a pas pour l’instant donné suite à la proposition de Vox.
En tout cas, et devant l’urgence de la situation, le Conseil général du pouvoir judiciaire, le CGPJ, un organe directeur des juges, vient d’alerter sur la nécessité impérieuse : « pour faire face à la crise migratoire », de mettre des moyens supplémentaires : « en raison de la charge de travail accrue, notamment dans les affaires relatives aux agressions sexuelles présumées ». Il préconise vivement, l’augmentation temporaire de juges et de greffiers au Tribunal de Ceuta, du nombre des interprètes, et la création d’un service d’urgence. On le voit, il n’y a que le gouvernement socialo-communiste espagnol qui se refuse à ouvrir les yeux.
06:30 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 18 août 2026
À NE PAS MANQUER : LA BIO COLLECTION
12:56 Publié dans Bio Collection | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Crépol : nouvelle volte-face du Parquet. L’AGRIF continue le combat pour la justice et la vérité !
Yann Baly - président de l’AGRIF
L’AGRIF a pris connaissance de la nouvelle volte face du Parquet dans l’affaire de Crépol.
Ce dernier persiste dans une incroyable négation de ce que fut la réalité de l’attaque qui a coûté la vie au jeuneThomas Perroto.
Malgré l’avis du magistrat instructeur et contre toute évidence, le ministère public s’enferre dans ce déni du racisme anti français et anti blanc contre lequel l’AGRIF lutte sans relâche depuis 35 ans.
L’AGRIF prend acte de ces réquisitions. Après l’avis informatif du juge d’instruction de la mi-juillet, le Parquet avait un mois pour éventuellement les apporter. Il a tenu à le faire sans que cela ne lie le juge pour sa décision définitive avant renvoi en Assises.
L’AGRIF continue de soutenir les victimes qui l’ont sollicitée pour que la justice soit rendue sur la réalité des faits et la vérité.
Source cliquez ici
11:44 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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C'est l'été : L'indispensable indépendance du Québec...

Synthèse nationale
Dans un peu moins de deux mois, le 5 octobre, auront lieu les élections générales provinciales au Québec. Selon un sondage effectué il y a une semaine par l'institut Leger, le Parti Québécois, parti "indépendantiste assumé" fondé en 1968 par René Lévesque et Gilles Grégoire, se place d'ores et déjà en tête des intentions de vote : 30% (et 36% chez les francophones), contre 24% pour le Parti libéral, 20% pour la Coalition Avenir du Québec et 13% pour le Parti conservateur...
En cette fin du mois d'août, alors que l'on s'achemine vers la rentrée, nous mettons en ligne ci-dessous la fin de l'article que notre ami Robert Neboit à consacré à nos cousins d'Amérique, à leur terre et à leur avenir dans le numéro 73 de notre revue Synthèse nationale (printemps 2026) :
(...) Deux siècles et demi après la conquête (par les Anglais, NDLR), les 70.000 Français canadiens sont devenus environ cinq millions grâce à un taux de natalité élevé (ainsi, les parents de la chanteuse Céline Dion – née en 1968 - ont eu quatorze enfants). « Il n’est de richesse que d’hommes » (Jean Bodin)… Ils ont réussi à conserver leur langue et leur identité grâce à l’encadrement religieux et social de l’Église catholique. En effet, si celle-ci a accepté le pouvoir anglais qui lui a accordé la liberté religieuse, elle a aussi donné naissance à ce que l’on peut appeler un clérico-nationalisme.
Le Canada et le Québec face à l’immigration
Dans les années 1960, lors de la Révolution tranquille, apparaît un nationalisme laïque et social-démocrate. À la même époque, le taux de fécondité de la population canadienne passe sous le taux de renouvellement des générations. La réponse d’Ottawa à ce phénomène général est d’ouvrir les vannes de l’immigration, et ce sans aucune discrimination, dès 1967, sur le modèle de la politique instaurée aux États-Unis en 1965 avec la loi de Lyndon Johnson abolissant les précédents quotas en fonction de la nationalité d’origine.
Résultat : aujourd’hui, sur les 9 millions d’habitants que compte le Québec, 30 % environ sont des immigrés majoritairement non européens. Les Québécois, déjà minoritaires, depuis longtemps, au sein du Canada anglophone (ils n’ont plus que 20 % de députés à Ottawa dans un Canada de 40 millions d’habitants), sont menacés désormais de le devenir chez eux. La folle politique d’immigration et le multiculturalisme inscrit dans la constitution sont devenus une menace mortelle pour les Québécois comme pour les Canadiens anglais. Seulement, les premiers, sensibilisés depuis l’origine aux risques de disparition, en ont mieux perçu le danger.
L’indépendance revendiquée mais jusqu’à présent rejetée
En juillet 1967, le général De Gaulle effectue un voyage triomphal au Québec. Du haut du balcon de l’hôtel de ville de Montréal, il lance son célèbre « Vive le Québec libre ! » Cette intervention du chef de l’État français dans les affaires intérieures canadiennes indigne les fédéralistes mais conforte le nationalisme québécois. L’année suivante est créé le Parti québécois (PQ) au programme indépendantiste.
Deux de ses dirigeants, René Levesque puis Jacques Parizeau, organisent chacun un référendum sur l’indépendance. En 1980, le non l’emporte avec 59,56 %, le vote des Canadiens français se divisant 50/50 et la minorité anglophone faisant la décision. En 1995, le oui perd de justesse avec un non à 50,58 %, les francophones approuvant à 60 %, mais les anglophones, les autochtones et les immigrés dont l’importance a augmenté votant très majoritairement contre. Il est à noter qu’au moment de ces deux consultations, les Premiers ministres canadiens sont Pierre Eliott Trudeau et Jean Chrétien, deux Québécois fédéralistes farouchement opposés à l’indépendance… L’intellectuel Mathieu Bock-Côté a fort bien expliqué ce paradoxe au micro de Génération Oui, le podcast indépendantiste, en novembre de l’année dernière : « Le deal canadien est le suivant : il y a une petite élite qui est promue (au Québec, par le régime britannique) et dont la fonction est de faire accepter aux conquis leur subordination. (Ses) privilèges dans cet ordre social dépendent de (sa) capacité à nous faire accepter cette subordination ».
Un nouveau référendum sur l’indépendance ?
Malgré les échecs de 1980 et 1995, les nationalistes québécois n’ont pas renoncé. Le dirigeant du Parti québécois, le jeune et talentueux Paul St-Pierre Plamondon, dit PSPP, a promis d’organiser un nouveau référendum s’il remporte les élections du 5 octobre prochain. Cette consultation, si elle a bien lieu, risque bien d’être celle de la dernière chance, alors que le recul démographique se poursuit et que l’anglicisation progresse. Mathieu Bock-Côté, encore : « On est dans un cadre qui, fondamentalement, s’est refondé en 1982 sur la censure de notre existence nationale. L’objectif de la Constitution de 1982, c’est la négation de la question québécoise. (…) C’est le remplacement symbolique des deux peuples fondateurs ou des deux nations par le multiculturalisme ; ce qui fait que dans l’ensemble canadien de 1982, nous ne sommes plus un peuple sur deux, mais nous sommes une province sur dix et une communauté culturelle parmi d’autres. (…) Le Canada tel qu’il se développe aujourd’hui, c’est un Canada où nous sommes progressivement expulsés symboliquement de notre propre pays. Donc, non seulement le fait français a été balayé partout au Canada, mais au Québec même, si la tendance se maintient, nous deviendrons minoritaires d’ici quelques décennies. Et un peuple minoritaire chez lui est un peuple qui est condamné à la survie, avant de devenir folklorique et agonisant ».
Le 22 janvier dernier, l’actuel premier ministre canadien, Mark Carney, successeur de Justin Trudeau, a eu le mauvais goût de faire un discours à Québec, aux Plaines d’Abraham. Il y a affirmé que ce lieu où Montcalm a été vaincu et est mort (de même que son adversaire, Wolfe) est celui « où le Canada a commencé à faire le choix historique de privilégier l’adaptation plutôt que l’assimilation, le partenariat plutôt que la domination, la collaboration plutôt que la division » ; ce qui lui a permis de devenir « l’un des meilleurs pays du monde (…), plus riche, plus inclusif, plus équitable »… Les Québécois, dans leur grande majorité, n’ont évidemment pas apprécié car ils savent bien de quel prix la "modération" du conquérant à l’égard de leurs ancêtres a été payée (celui de la soumission).
Si le référendum promis par PSPP a lieu, il est sûr que toute la machinerie fédérale fera tout pour contrer le vote indépendantiste. Les nationalistes québécois ont sans doute intérêt à être en bons termes avec les États-Unis, dans la mesure où l’Oncle Sam peut être intéressé par le scénario d’une indépendance du Québec. En effet, si celle-ci se produisait, il est possible, voire probable, que le Canada anglais finisse à terme par rejoindre le voisin étatsunien. Quoi qu’il en soit une chose est certaine, ce référendum sera probablement celui de la dernière chance pour le Québec s’il veut survivre en tant que nation.
Mathieu Bock-Côté, toujours : « L’indépendance, c’est la condition de la survie de notre peuple. Si nous ne devenons pas indépendants (…), nous serons contemporains, de notre vivant (…), de (sa) mort ; et (…) survivre à son peuple qui meurt, c’est quelque chose d’absolument terrible ».
08:00 Publié dans Robert Neboit | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Dans un mois et demi, notre revue Synthèse nationale fêtera ses 20 ans !
Depuis octobre 2006 - depuis bientôt 20 ans, donc -, chaque nouveau trimestre voit la parution d'un numéro de Synthèse nationale. À la rentrée, nous en serons au 75e !
75 numéros, c'est-à-dire plus de 7.500 pages contenant plus de 1.350 articles dus à plus de 150 contributeurs !
Dans la première livraison (automne 2006), intitulée Intellos, bobos, assos, Sarko : les nouveaux collabos de l'islamisation, l'éditorial de notre camarade Roland Hélie, le directeur-fondateur de la revue, se terminait par ces lignes : "(...) La marmite est prête à exploser. La situation devient intolérable et la multiplication des violences et des injustices dues aux conséquences de cette immigration incontrôlée fait que les Français ont plus en plus de mal à supporter cet état de fait. (...) Voilà pourquoi Synthèse nationale s'engage aux côtés de tous ceux qui s'opposent à cette fatalité suicidaire. (...) Synthèse nationale s'inscrit dans le paysage médiatique national et identitaire comme un nouvel espace de résistance libre et ouvert à tous ceux qui oeuvrent pour que triomphe enfin notre noble cause. Ce combat est salutaire. Il en va de l'avenir de notre peuple et de notre patrie, et plus encore de notre civilisation".
20 ans plus tard, cette feuille de route demeure la nôtre. Œuvrer pour que la France reste la France au sein d'une Europe européenne est notre credo. Nous poursuivrons le combat des idées tant que vous vous tiendrez à nos côtés et continuerez de nous soutenir. Votre aide précieuse est le levier qui nous permet de soulever la montagne de l'adversité !
Un grand merci pour tous les efforts que vous avez fournis jusqu'à présent pour nous soutenir. Un grand merci également pour tous ceux que vous déploierez encore à l'avenir ! Sans vous, rien n'est possible !
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07:31 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 17 août 2026
Pathétique François Bayrou !
La chronique de Philippe Randa
Pour exister encore et toujours, fusse en un été de canicule où les Français se préoccupent davantage de se terrer à l’ombre qu’à l’écouter, François Bayrou a sonné le tocsin : en 2027, l’année sera apocalyptique avec « le risque maximum (d’) un deuxième tour entre l’extrême droite et l’extrême gauche » à la prochaine élection présidentielle ; ce qui serait, dixit l’intéressé « une catastrophe. »
Comment ose-t-il annoncer cela, alors qu’il a été, même si toujours au second plan, un des principaux artisans de la situation actuelle de la France ; situation pour le moins désastreuse avec ses 3.500 milliards de dette (plus de 3.577 milliards le jeudi 13 août selon horloge-de-la-dette-publique.com) ?
Et outre l’état des finances, est-il nécessaire de lui rappeler celui des hôpitaux, de la sécurité publique ou encore le déluge de critiques sur la gestion de crise des incendies de forêts depuis deux mois ?
Paraître encore un peu, faute de n’être plus : François Bayrou, malgré ses innombrables efforts, restera sans doute dans l’Histoire celui qui « aurait bien voulû, mais n’a point pu », comme dans La bonne du curé, la chanson interprétée naguère par Annie Cordy.
Quoiqu’à toute menace, fût-elle apocalyptique, l’ex-Premier ministre et ex-Maire de Pau a, bien sûr, une solution : celle de l’urgence pour l’ensemble des partis faillis… d’organiser une Primaire en vue de l’élection présidentielle !
Solution qui pourrait peut-être ne pas apparaître à tout-à-chacun d’une magistrale originalité, s’il ne l’envisageait différente de toutes les Primaires passées et qui, pour mémoire, rappelons-le, n’ont jamais apporté, dans notre pays, la moindre victoire à l’heureuse ou heureux sélectionné(e), autant « à droite » qu’« à gauche ».
La différence selon François Bayrou ? Que cette Primaire ne soit pas, comme toutes celles passées, petites, surtout pas petites… Celle qu’il préconise devra être grande ou ne pas être… Si grande qu’elle devra réunir « tous ceux qui rejettent les extrêmes » pour désigner un candidat unique, c’est-à-dire « du Parti socialiste, dans sa version sociale-démocrate, jusqu’aux gaullistes » et, dans un inventaire à la Jacques Prévert ou peut-être se rappelant André Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, il en appelle à un « terrible cortège » de candidats aussi potentiels que n’ayant pour certains rien demandés : Bernard Cazeneuve, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, François Baroin, Yaël Braun-Pivet… et même l’ex-commissaire européen Thierry Breton.
Un choix qui, à l’évidence, faute de « sentir la gagne », laisse perplexe : y croit-il vraiment ou n’a-t-il cherché qu’à amuser la galerie, dans ce qui apparaît comme un ultime tour de piste d’un clown plus pathétique que triste ?
Lire EuroLibertés cliquez ici
23:33 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Docteur Darmanin et Mister Gérald

Johan Hardoy
Gérald Darmanin a exercé à trois reprises des fonctions ministérielles durant la présidence d’Emmanuel Macron : ministre de l’Action et des Comptes publics (mai 2017 – juillet 2020), ministre de l’Intérieur et des Outre-mer (juillet 2020 – septembre 2024) et ministre de la Justice (depuis décembre 2024). Durant son mandat à l’Intérieur, au moment où les entrées légales sur le territoire et les demandes d’asile battaient des records, le taux d’exécution des OQTF ne s’élevait qu’à 7 % (12 % en 2018 et 22 % en 2012, selon le site Marc Vanguard). En 2024, un rapport du Parlement a conclu à l’échec de la politique d’expulsion des clandestins.
À Mayotte, l’opération Wuambushu de 2023, qui a mobilisé 1 800 policiers et gendarmes en vue d’expulser les Comoriens en séjour irrégulier, n’a pas atteint ses objectifs de réduction des bidonvilles et de l’immigration clandestine.
Dans le même temps, les homicides et les violences aux personnes, y compris les violences conjugales, ont augmenté, tandis que la consommation des produits stupéfiants, notamment celle de cocaïne, a explosé.
Darmanin a également incriminé les « supporters anglais », au grand étonnement de la presse internationale, lors du fiasco du Stade de France en 2022. L’année suivante, il a observé de nombreux « Kevin et Mattéo » lors des émeutes urbaines consécutives à la mort de Nahel Merzouk, ce qui lui a valu d’être lauréat des Bobards d’Or de Polémia.
Son domaine d’excellence s’est révélé être celui des dissolutions administratives d’associations ou de groupements liés à l’islamisme radical et "l’ultradroite".
En 2023, la préfecture de police, obéissant à une circulaire du ministre, a également interdit une marche annuelle en l’honneur de Jeanne d’Arc, mais le tribunal administratif a levé cette interdiction, au grand dam du ministre qui a estimé cet événement « nauséabond ». Une semaine plus tard, un colloque d’hommage à Dominique Venner, organisé par l’Institut Iliade et la Nouvelle Librairie, a été interdit au dernier moment par arrêté préfectoral.
Last but not least, Darmanin a porté une réforme des services régionaux de police judiciaire qui les place désormais sous l’autorité des préfets départementaux et non plus de celle des procureurs et des juges d’instruction, malgré de vives critiques de magistrats et de policiers qui craignent que les urgences des commandes politiques et du quotidien soient fortement priorisées au détriment des investigations de fond visant le crime organisé et la délinquance financière.
Son piètre bilan en tant que ministre de l’Intérieur ne l’a pas empêché d’ironiser au sujet de Giorgia Meloni, jugée incapable de régler les problèmes migratoires pour lesquels elle a été élue en Italie.
Dernièrement, en tant que ministre de la Justice, Darmanin a tenté d’allumer un "contre-feu" face à la vague d’indignation provoquée par le drame survenu à la petite Lyhanna. Le Monde a ainsi rendu public le contenu d’un courrier qu’il a adressé à son successeur, Laurent Nuñez. Ce document, qui provient d’informations communiquées par les parquets généraux, constitue un bilan accablant pour le ministère de l’Intérieur.
Cette note, qui recense plus de 85 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, relève un manque d’effectifs chronique et un manque de formation chez les enquêteurs, un défaut de traçabilité et de transmission des procédures (quelquefois perdues !), des priorisations incertaines voire défaillantes, un investissement professionnel parfois insuffisant, des outils informatiques obsolètes (malgré un coût pharaonique, la nouvelle version d’un logiciel prévue depuis dix ans n’est toujours pas opérationnelle)…
Darmanin dénonce une situation catastrophique en oubliant qu’il a été ministre de l’Intérieur ! Comme l’écrit l’Association Nationale de Police Judiciaire, c’est « Docteur Darmanin et Mister Gérald », celui-là même qui est « resté place Beauvau plus de quatre ans, soit plus qu’aucun de ses prédécesseurs depuis 50 ans » ! Le Syndicat des commissaires de la police nationale parle quant à lui de « cynisme » et de « trahison » de la part de l’intéressé.
Le 13 août, Laurent Nuñez a annoncé qu’il répondrait « point par point » à ce courrier. Affaire à suivre, donc, en souhaitant ardemment que ces dysfonctionnements graves fassent l’objet rapidement de réponses concrètes !
Source : Le Nouveau Présent, cliquez ici.
Gérald Darmanin aura détenu un portefeuille ministériel pendant neuf longues années sous les deux quinquennats d'Emmanuel Macron. Sa longévité dans le service du chef de l'Etat trouve toute sa saveur lorsqu'on relit ce qu'il écrivait, quand il était encore secrétaire général adjoint de LR, en janvier 2017, dans l'Opinion, sur l'actuel occupant de l'Elysée.
Pour accéder à cette tribune, voir l'article Gérald Darmanin (LR) : "Le bobopopulisme de Monsieur Macron" sur le site du journal l'Opinion, 25 janvier 2017 (le lien ne fonctionnant pas !)
16:23 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 16 août 2026
Samedi 29 août, en Avignon : réunion du Front nationaliste
19:17 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L’État numérique : omnipotent avec vous, impuissant contre les pirates
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Fin juin, le système informatique de la DGFiP a été pénétré après une usurpation d’identité, permettant la consultation et l’extraction de données concernant particuliers et professionnels ; près de 700.000 contribuables pourraient être concernés selon les informations rapportées. Quelques mois plus tôt, 1,2 million de comptes bancaires du fichier FICOBA avaient déjà été exposés.
Pas un mois ou presque ne passe sans qu’une administration, un ministère ou un service public annonce son piratage ou sa fuite de données. L’ANSSI elle-même recensait 1.366 incidents en 2025, dont près d’un quart touchait ministères et collectivités. Voilà donc le merveilleux État numérique : plus lent, plus compliqué, plus bureaucratique qu’avant ; mais avec, en prime, vos données personnelles offertes aux hackers.
L'État nous avait vendu la numérisation comme la simplification et la sécurité. Nous avons obtenu des formulaires interminables, des comptes obligatoires, des identifiants partout, des plateformes défaillantes et des bases de données gigantesques devenues autant de coffres-forts dont l’État semble régulièrement oublier de fermer la porte.
Et ces mêmes incapables veulent maintenant traquer notre identité sur les réseaux sociaux, naturellement « pour protéger les enfants ». Ils ne savent même pas protéger les informations fiscales et bancaires qu’ils nous obligent à leur confier mais ont la prétention de contrôler qui écrit quoi derrière chaque écran.
10:40 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Ceuta : la crise frontalière espagnole devient une crise de l’UE
Elena Fritz, via Terre & peuple cliquez ici
L’Espagne entre dans une phase nouvelle de sa crise interne. Une fois de plus, des milliers de migrants illégaux ont tenté de franchir la frontière espagnole à Ceuta. Ce qui est souvent qualifié à Bruxelles de «mouvement de fuite» ou de défi humanitaire révèle ici sa véritable nature: la migration est depuis longtemps devenue un instrument de pression politique.
Les soupçons se portent sur le Maroc. Rabat connaît parfaitement les faiblesses de l’Espagne. Ceuta et Melilla ne sont pas seulement des villes frontalières, mais des leviers géopolitiques. Si les contrôles marocains sont relâchés, Madrid se retrouve sous pression en quelques heures. Il n’a pas encore été prouvé que le récent assaut ait été organisé directement par le gouvernement marocain. Pour l’impact politique, cela est presque secondaire. Ce qui est déterminant, c’est que l’Espagne n’a pu défendre sa frontière qu’au prix de gros efforts.
Un État qui ne décide plus qui entre sur son territoire perd une partie de sa souveraineté. La Falange Española a réagi par une déclaration exceptionnellement sévère. Elle accuse le Maroc d’une opération organisée contre l’Espagne et déclare que, si l’armée ne parvient pas à protéger la frontière, le peuple espagnol a le droit à l'autodéfense. Elle appelle également à des manifestations devant l’ambassade du Maroc.
Les revendications radicales deviennent acceptables là où l’État échoue de manière visible.
Lorsque les citoyens ont l’impression que le gouvernement, la police et l’armée ne peuvent ou ne veulent plus rétablir le contrôle, un processus dangereux commence. La demande de protection des frontières devient alors une demande d’auto-protection. La méfiance conduit à l’auto-organisation. Et une crise migratoire peut se transformer en crise ouverte de l’autorité. Madrid fait ainsi face à un problème que la classe politique de l’UE évite depuis des années.
Bruxelles a traité la migration comme une question morale, discrédité le contrôle national des frontières, et suspecté toute politique plus stricte d’extrémisme. Dans le même temps, les États qui voulaient réellement protéger leurs frontières étaient combattus politiquement et juridiquement !
Le résultat se révèle maintenant : l’UE a idéalisé l’ouverture des frontières sans pouvoir en maîtriser les conséquences politiques.
La migration ne modifie pas seulement les budgets sociaux ou les statistiques criminelles. Elle détermine si un État peut défendre son territoire, son ordre public et, en fin de compte, son monopole de la violence. Ceuta n’est donc pas un incident local à la périphérie de l’Europe. C’est un signe avant-coureur.
Si le Maroc peut exercer une pression intérieure sur l’Espagne en ouvrant sa frontière, la tant vantée « souveraineté européenne » n’est rien d’autre qu’une formule creuse. Une union qui ne protège pas ses frontières extérieures ne peut être ni souveraine ni capable d’agir.
L’UE a placé ses États membres dans une situation paradoxale : la protection nationale des frontières est considérée comme suspecte politiquement, tandis que la perte de contrôle est gérée comme une normalité humanitaire. Cette politique atteint aujourd’hui ses limites.
Si les percées massives se répètent, l’Espagne ne discutera pas seulement s'il faut plus de policiers ou plus de places d’accueil supplémentaires. Il s’agira alors de l’utilisation de l’armée, de la responsabilité politique du gouvernement et de la question de savoir si la population fait encore confiance à l’État pour la protéger.
C’est précisément à ce stade que la migration devient un risque systémique.
L’Europe ne fait pas face à une nouvelle crise migratoire. L’UE est confrontée aux conséquences politiques de sa propre absence de frontières.
10:34 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Un certain état d’esprit

"Je préfère une société de l’émulation à une société du ressentiment. Le sens de l’effort, le goût du mérite, la hiérarchie des priorités sont autant d’impératifs à retrouver. Et peut-être aussi un peu de gratitude. Un pays qui ne sait plus admirer finit par ne plus savoir ce qu’il doit aimer." Ainsi nous gratifie Pascal Praud dans cet édito plein de bon sens : contre la France du ressentiment, celui-là même de nos élites – de gauche évidemment - et qu’ignore le peuple qui reconnaît fort bien les mérites de chacun.
Lire la suite ICI
Source : Journal du dimanche, 16/08/2026
08:07 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 15 août 2026
Quand la censure atteint les libéraux

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
Après avoir toléré, et souvent approuvé, la réduction au silence de leurs adversaires, les libéraux découvrent les périls de la « régulation » au moment où celle-ci commence à les frapper. L’affaire Franz-Olivier Giesbert révèle moins une dérive nouvelle qu’un changement dans le choix de ses victimes.
Roubaix, judaïsme et délit d’opinion
L’affaire Franz-Olivier Giesbert pourrait n’être qu’une péripétie supplémentaire dans la longue chronique des démêlés entre CNews et l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Elle possède pourtant une vertu particulière : elle révèle l’extrême fragilité de la conception libérale de la liberté d’expression dès lors que celle-ci cesse de bénéficier aux seuls représentants du cercle de la raison autorisée.
Au soir du second tour des élections municipales, le 22 mars 2026, Franz-Olivier Giesbert déclara sur le plateau de Laurence Ferrari qu’il « n’aimerait pas être juif à Roubaix » et que les derniers membres de la communauté juive locale seraient probablement « obligés de partir ». David Guiraud venait de conquérir la ville sous les couleurs de La France insoumise. Saisie par des téléspectateurs, l’Arcom estima que ces propos, demeurés « non contredits ou mis en perspective en plateau », ne reposaient sur « aucun élément sourcé ou étayé ». Elle rappela donc CNews à l’ordre pour manquement aux exigences d’honnêteté, de rigueur et de maîtrise de l’antenne.
La mesure ne constitue pas, juridiquement, une condamnation de Franz-Olivier Giesbert. Elle vise la chaîne qui lui a permis de s’exprimer sans lui opposer immédiatement la contradiction prescrite. La distinction est importante, sans être rassurante. L’autorité administrative ne se borne plus à sanctionner une diffamation, un appel à la violence ou une donnée matériellement fausse. Elle reproche à un média de n’avoir pas assorti une appréciation politique de son contre-discours réglementaire.
Le précédent est considérable. Une opinion prononcée à l’antenne ne serait désormais admissible que si le présentateur, transformé en commissaire politique du contradictoire, la corrigeait sur-le-champ ou la diluait dans une « mise en perspective ». La liberté de parole subsisterait formellement, à la condition que chaque proposition dissidente fût immédiatement escortée par sa réfutation conforme.
Le réveil tardif du libéralisme médiatique
La réaction fut vive. Franz-Olivier Giesbert remercia ironiquement l’Arcom pour cette « décoration » qui l’honorait, accusa l’autorité de se substituer à la justice et conclut : « Vive la liberté d’expression ! À bas la police de la pensée ! » Alexandre Jardin dénonça une « ligne rouge » franchie par une institution publique prétendant soumettre les journalistes à une vérité administrative. Dans Le Figaro, Luc Ferry consacra une chronique à la « police de la pensée », tandis que Jean-Éric Schoettl, ancien directeur général du Conseil supérieur de l’audiovisuel, mettait en garde contre une régulation devenue « muselière ».
Ces protestations sont fondées. Elles n’en arrivent pas moins fort tard.
Les libéraux médiatiques ne découvrent les périls de la censure qu’au moment où celle-ci s’approche de leur propre domaine. Tant que les restrictions à la liberté d’expression frappaient des militants identitaires, des écrivains réputés sulfureux, des polémistes de droite radicale ou de modestes utilisateurs des réseaux sociaux, elles leur paraissaient relever de l’hygiène démocratique. Les fermetures de comptes, les interdictions de réunion, les poursuites judiciaires, les exclusions professionnelles et les campagnes de dénonciation étaient présentées comme autant de mesures nécessaires pour protéger la société contre la « haine ».
La vieille liberté politique se trouvait ainsi remplacée par une liberté conditionnelle, accordée aux seules opinions préalablement déclarées inoffensives. Ceux qui subissaient la répression étaient censés l’avoir cherchée. Leur inquiétude passait pour une obsession victimaire ; leurs protestations, pour une preuve supplémentaire de leur dangerosité. Le libéral pouvait donc applaudir la restriction sans cesser de se croire fidèle aux droits de l’homme : il lui suffisait de rebaptiser la censure « modération », « responsabilité », « vigilance » ou « régulation ».
L’originalité de l’affaire Giesbert tient au fait que la mécanique atteint désormais les membres honorables de la bourgeoisie intellectuelle. La police de la pensée ne s’arrête plus à la périphérie proscrite. Elle s’avance vers le centre et demande à des journalistes installés, à des philosophes académiques et à d’anciens hauts fonctionnaires de rendre compte de leurs propos. C’est alors que le libéralisme redécouvre brusquement la violence du pouvoir administratif.
La mésaventure rappelle une évidence formulée par Julien Freund : le politique ne disparaît pas parce que l’on prétend le remplacer par la morale, la technique ou le droit. La décision demeure ; seul change le langage qui la dissimule. Une autorité dite indépendante reste un pouvoir composé d’hommes qui possèdent des préférences, une sociologie, une conception du bien et une représentation de l’ordre désirable. Son indépendance organique ne lui confère ni l’infaillibilité ni la neutralité métaphysique.
La neutralité comme arme politique
Jean-Éric Schoettl souligne à juste titre la différence entre le pluralisme externe et le pluralisme interne. Le premier consiste à assurer l’existence de médias différents, porteurs de sensibilités distinctes. Le second prétend imposer à chaque chaîne, à chaque émission et bientôt à chaque séquence une représentation instantanée de tous les points de vue autorisés.
Le pluralisme externe permet le désaccord. Le pluralisme interne obligatoire le neutralise. Chaque média perd sa physionomie propre et devient un « robinet d’eau tiède », selon l’expression employée par Schoettl. L’équilibre général des voix cède la place à une surveillance minutieuse de chacune d’entre elles.
Alain de Benoist a souvent relevé que le libéralisme rêve d’une société où la confrontation politique serait remplacée par la procédure, le marché et la discussion raisonnable entre individus abstraits. L’affaire Giesbert montre le terme de cette évolution. Lorsque le consensus ne se produit plus spontanément, l’administration intervient afin de rétablir artificiellement les conditions du débat réputé convenable. La discussion demeure libre, pourvu que ses conclusions possibles aient été préalablement circonscrites.
Carl Schmitt avait montré que la neutralisation des conflits ne supprime jamais la décision politique. Elle déplace simplement le pouvoir vers ceux qui définissent les catégories du permis et de l’interdit. Celui qui décide qu’un propos doit être contredit exerce déjà une souveraineté sur le langage public. Il détermine non seulement ce qui peut être dit, mais encore la manière dont la parole doit être reçue.
L’Arcom ne proclame naturellement aucune doctrine officielle. Elle ne publie ni catéchisme ni index. Elle agit par mises en garde, rappels à l’ordre, obligations de « maîtrise de l’antenne » et appréciations de la « rigueur ». Ce vocabulaire administratif est d’autant plus efficace qu’il masque le caractère politique de ses décisions. Régis Debray a décrit la manière dont les appareils de transmission façonnent les croyances collectives sans avoir besoin de formuler une idéologie explicite. La médiacratie ne règne pas seulement par ce qu’elle affirme, mais par ce qu’elle rend dicible, visible et répétable.
Pierre Bourdieu, que l’on ne saurait soupçonner de proximité avec la Nouvelle Droite, avait lui-même analysé le pouvoir de consécration exercé par les institutions culturelles et médiatiques. La censure moderne prend rarement la forme grossière d’une interdiction générale. Elle agit par sélection, disqualification et imposition des catégories légitimes. Elle décide qui peut parler, en quel lieu, avec quel statut et sous la surveillance de quel contradicteur.
Une hypothèse que les faits permettent de discuter
Le plus singulier est que le propos de Franz-Olivier Giesbert ne relevait nullement d’une fiction sans rapport avec la réalité locale. Une communauté juive s’était établie à Roubaix après la guerre de 1870 et l’annexion d’une partie de l’Alsace et de la Lorraine. Une synagogue fut ouverte rue des Champs, puis le culte se poursuivit dans un oratoire privé jusqu’au début des années 1990. Le rouleau de la Torah fut alors remis à la communauté juive de Lille. En 2015, le président régional du Conseil représentatif des institutions juives de France estimait qu’il ne demeurait plus à Roubaix que cinq ou six familles juives.
Ces éléments ne permettent pas d’attribuer le départ de chaque famille à une cause unique. Les évolutions démographiques, les mobilités résidentielles et la disparition progressive des institutions communautaires constituent des phénomènes complexes. Ils suffisent cependant à rendre plausible la question posée par Giesbert : quel avenir reste-t-il à une minorité religieuse dans une ville dont l’équilibre démographique, culturel et politique a profondément changé ?
Le rôle d’un débat public libre consisterait précisément à examiner cette hypothèse, à la confirmer, à la nuancer ou à la réfuter. L’Arcom choisit une autre voie : faute d’avoir été immédiatement contredite, l’affirmation devient en elle-même un manquement de la chaîne. La question de fond s’efface devant la discipline du discours. Ce qui importe n’est plus de savoir si des Juifs ont quitté Roubaix, si la synagogue a fermé et si la communauté organisée a disparu, mais de vérifier que nul ne tire publiquement de ces faits une conclusion non homologuée.
Le réel devient ainsi secondaire. Jacques Ellul avait montré combien la société technicienne tend à substituer l’efficacité des dispositifs à la délibération sur leurs fins. Dans le domaine médiatique, le mécanisme de régulation acquiert sa logique propre : puisqu’une institution existe pour contrôler, elle doit toujours découvrir quelque chose à contrôler. Sa survie dépend de l’extension continue de son objet.
Le monstre ne reconnaît pas ses créateurs
La contradiction actuelle des libéraux pourrait se résumer simplement. Ils ont accepté que la liberté d’expression fût subordonnée à la protection de groupes, à la prévention de risques indéfinis et au maintien d’un espace public réputé pacifié. Ils ont consenti à ce que des institutions administratives, des plateformes privées et des associations militantes définissent les limites toujours mouvantes de la parole admissible. Ils s’étaient seulement persuadés que ces limites ne les concerneraient jamais.
Cette certitude reposait sur une conception sociale, et non juridique, de l’impunité. Appartenant au cercle de la modération, de la compétence et de la respectabilité, ils se croyaient naturellement protégés contre les instruments destinés aux « extrêmes ». Ils avaient oublié qu’un appareil de contrôle ne demeure pas éternellement au service de ceux qui l’ont légitimé. Toute institution cherche à étendre ses attributions, toute norme appelle son interprétation extensive et toute police finit par découvrir de nouveaux suspects.
Guillaume Faye avait perçu, dès les années 1980, le rôle décisif du champ culturel et médiatique dans la formation de l’hégémonie politique. Le pouvoir ne réside pas seulement dans l’État ni dans la propriété économique ; il appartient aussi à ceux qui imposent les mots, distribuent les qualifications et déterminent les opinions qui relèvent encore de la discussion. En abandonnant ce pouvoir à des instances prétendument neutres, les libéraux ont préparé leur propre mise sous tutelle.
Leur indignation présente demeure néanmoins instructive. Elle peut marquer soit un simple réflexe corporatiste, soit le commencement d’une prise de conscience. Dans le premier cas, ils réclameront une exception pour Franz-Olivier Giesbert, Luc Ferry et leurs semblables, tout en laissant la machine poursuivre son œuvre contre les moins recommandables. Dans le second, ils comprendront que la liberté d’expression ne se divise pas selon le rang social, le brevet de respectabilité ou la position occupée sur l’échiquier politique.
Raymond Aron rappelait que la démocratie libérale repose moins sur la vertu supposée des gouvernants que sur l’organisation de leur contestation. Cette contestation devient impossible si une autorité administrative peut décider qu’une opinion doit être immédiatement rectifiée avant même que le public ait eu le temps de la juger. Le citoyen est alors traité comme un mineur intellectuel, incapable de distinguer un fait d’une appréciation ou de confronter lui-même plusieurs sources.
La leçon de l’affaire Giesbert ne tient donc pas seulement à l’Arcom. Elle réside dans l’effondrement d’une illusion : celle d’une censure qui demeurerait sagement cantonnée aux marges, ne frappant que les individus désignés à l’avance comme dangereux. La censure est un pouvoir, non un service à la carte. Lorsqu’on l’installe, on ignore toujours qui en héritera et contre qui elle sera employée.
Les libéraux avaient applaudi le monstre parce qu’il dévorait leurs adversaires. Ils découvrent avec effroi qu’il ne connaît ni leurs titres, ni leurs états de service, ni leur ancienne fidélité au régime. La créature qu’ils ont nourrie s’approche maintenant de leur table. Leurs protestations sont légitimes ; leur étonnement l’est beaucoup moins.
Article paru sur Polémia, cliquez ici. Voir aussi, sur le même sujet, l'article de Balbino Katz paru sur Breizh-Info, cliquez là.
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vendredi, 14 août 2026
Espagne : L’adieu au Halal, vive la priorité nationale, non aux squatteurs et à la burqa, telles sont les nouvelles décisions prises dans la Communauté Valencienne gouvernée par le PP avec l’appui de Vox
Michel Festivi
La communauté Valencienne, qui compte plus de 5,5 millions d’habitants, soit la 4e région d’Espagne, a été reprise aux socialistes espagnols en 2023. Le Parti populaire avec ses 40 sièges, a besoin des 13 députés de Vox pour gouverner, la majorité absolue étant fixé à 50 sièges. Malgré la rupture de Vox en 2024, du gouvernement régional, pour avoir refusé la répartition des migrants mineurs non accompagnés imposée par Pedro Sánchez, l’entente des deux partis s’est maintenue au parlement local, et Vox a voté tous les budgets. En effet, en 2023, Vox était passé de 10 à 13 sièges, mais surtout le parti centriste Ciudadanos (18 députés) avait disparu du parlement, laissant le PP seul avec Vox, alors que de l’autre côté de l’échiquier, l’extrême gauche Podemos avait perdu ses 8 élus, le PSOE avec un autre parti régionaliste de gauche ne pouvant obtenir la majorité.
C’est ainsi que pour s’assurer la gouvernance de la région, le PP a accepté plusieurs propositions de Vox :
- « La priorité nationale », intégrée dans la loi budgétaire de la Communauté, cette mesure restreint l’accès aux aides et services sociaux pour les personnes en situation administrative irrégulière, ou qui n’ont pas la longévité requise
- La restriction de la burqa : une disposition a été adoptée pour prohiber le port des vêtements dissimulant le visage dans les transports publics, les hôpitaux, les centres éducatifs, les administrations et les lieux de spectacles
- La mémoire historique : la loi régionale sur la mémoire liberticide historique a été abrogée, et remplacée par une loi de « concorde nationale »
La Communauté Valencienne est très dynamique d’un point de vue économique, avec des villes comme Valence, Alicante, Elche, Castellón, en pleine expansion.
Mais un fait très important vient de se produire. La Communauté valencienne vient de décider que dans toutes les cantines scolaires, il sera désormais impossible de proposer des menus contenant des aliments carnés, dont les animaux n’auraient pas été abattu, sans être étourdis préalablement, reprenant les prescriptions du bien-être animal de la législation espagnole, ce qui exclut de facto tous les menus Halal qui exigent que les bêtes soient égorgées vivantes pour être vidées de leur sang. Pour blinder encore plus ce dossier, il a aussi été décidé que toutes les cantines scolaires, seront dans l’obligation de posséder des appareils de réchauffement des aliments, et des réfrigérateurs, là encore en se fondant sur une loi de l’État. Ainsi les familles concernées, qui refuseraient que leurs enfants consomment des viandes « non halal », pourront apporter leur propre nourriture, qui pourra être conservée, puis réchauffée sur place.
Cette politique est salutaire, car l’on sait notamment depuis les travaux de l’anthropologue et chercheuse du CNRS, madame Florence Bergeaud-Blackler, que l’idéologie du halal est la porte d’entrée du frèrisme et de l’islamisme, leur cheval de Troie en quelque sorte, qui permet d’investir nos sociétés. (1). On soulignera que cette politique valencienne, s’inscrit totalement à contre-courant des directives de Pedro Sánchez, dont le gouvernement exige au contraire, que les repas servis dans les cantines scolaires, soient essentiellement halal, une sorte de « halal pour tous », imposé. Les seules exceptions retenues d’un « menu spécial », que le gouvernement de Valence autorise, seront pour ceux et celles qui présenteront un certificat médical attestant de l’impossibilité de consommer certains aliments, en cas d’allergies ou d’intolérances alimentaires particulières. Vox s’est montré très en pointe sur ce dossier, et cela faisait partie de l’une de ses principales revendications.
Autre décision emblématique de cette coalition, qui pourrait être amenée dans les mois qui suivent à gouverner l’Espagne, c’est le gravissime problème des squatteurs, des okupas, comme on le dit en espagnol, véritable plaie outre-Pyrénées. La législation socialo-communiste espagnole sur les okupas est l’une des plus permissives d’Europe. Dans le cadre du vote du budget 2026, la Région de Valence vient d’instaurer, au regard de la « priorité nationale », que l’accès aux logements sociaux soit interdit aux squatters condamnés par la justice, pour occupation illégale. C’est un virage à 180° par rapport à l’ancienne politique socialiste de cette même région. Cela fait aussi partie de la volonté de Vox d’aller de l’avant sur ce thème prégnant en Espagne, et cela a scellé un accord entre Juan francisco Pérez Llorca, le Président PP de la Communauté et le chef de Vox aux Cortès valenciens, José María Llanos, étant précisé que le Président du parlement Valencien est aussi membre de Vox, Llanos Massó. Pérez Llorca a été investi avec les voix de Vox, en novembre 2025, suite à la démission de l’ancien président PP, Carlos Mazón, après les terribles inondations de 2024.
Avec la baisse des impôts régionaux, notamment pour les familles, toutes ces mesures que je viens de décliner, forment un ensemble cohérent et salutaire pour une nouvelle politique qui se veut prendre le contre-pied des dogmes socialo-communistes. De plus, désormais, pour pouvoir bénéficier de l’aide sociale régionale, il faudra être établi dans la région depuis 3 ans et non plus 15 mois. Pour bénéficier d’un logement social, l’administration locale pourra exiger un historique locatif rétroactif sur 15 années, quel que soit l’établissement précédent en Espagne, pour vérifier que les conditions d’attributions soient bien remplies.
On peut le constater, grâce à Vox, le PP se montre audacieux, il perd cette audace dès qu’il se retrouve en situation de gouverner seul.
Toutes ces mesures ne sont que l’application du simple bon sens du quotidien. Serait-ce trop en demander à nos hommes politiques de chez nous ? Le principe de la priorité nationale a été adopté dans les régions espagnoles gouvernées par le PP et Vox, comme en Estrémadure, en Castille et León, en Aragon, régions qui disposent aussi d’un accord de gouvernement régional. Espérons que cela soit généralisé en Espagne, après les prochaines législatives, et en France aussi, si le bloc central et ses alliés comme les LR, mordent la poussière en 2027, ce que l’on ne peut que souhaiter.
(1) Florence Bergeaud-Blackler a publié plusieurs ouvrages sur ce thème : Comprendre le halal en 2010 ; Le sens du halal : une norme dans un marché mondial en 2015 ; Le marché halal ou l’invention d’une tradition en 2016 ; Le djihad par le marché : ou comment l’islam radical s’empare du marché halal en 2025
16:09 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Jeudi soir, à Lanvollon (22), le Fédération Reconquête des Côtes d'Armor a tenu a apporter son soutien à Erik Tegnèr
Une semaine après la lâche agression dont a été victime le journaliste Erik Tegnèr sur l'ile de Groix (56) cliquez ici, le Fédération costarmoricaine de Reconquête, dirigée par Pierre-Yves Thomas (conseiller municipal de Saint-Brieuc) avait appelé ses militants et sympathisants locaux à venir à la Brasserie Kerfave cliquez ici, animée justement par Erik, près de Lanvollon mercredi soir.
Il s'agissait, pour la cinquantaine de participants, de témoigner leur solidarité au directeur du média Frontières par ailleurs chroniqueur sur CNews. Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, qui avait apporté la semaine dernière son soutien à l'agressé cliquez là, était présent à cette sympathique soirée.
14:42 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Rappel : comme chaque année, Synthèse nationale aura un stand aux 56e Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil
Pour tout renseignement, cliquez ici.
11:15 Publié dans Rendez-vous avec Les Bouquins de Synthèse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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C'est l'été... Lucky Luke écolo-gaucho - Le "poor lonesome cowboy" embrigadé par la bien-pensance
Martine Heldé
Décidément, notre pays vit une époque "formidable". L’idéologie progressiste mâtinée d’anticapitalisme, de décolonialisme, d’écologisme, de wokisme…, y a généré un conformisme bien-pensant qui formate les esprits, assèche la pensée, étouffe les activités intellectuelles et artistiques. Aujourd’hui, même le héros de BD Lucky Luke fait les frais de ce formatage…
Sous la chape de plomb du politiquement correct, nombre de créateurs, à travers leurs œuvres, se contentent, pour l’essentiel, de faire passer les messages obligés de la pensée conforme. Ils déroulent mécaniquement le récit du "camp du bien". Ainsi, le prêchi-prêcha, sermonneur, moralisateur et culpabilisateur, s’insinue partout. Il va se nicher dans les moindres recoins de la création. Les productions qui lui échappent sont donc rares, qu’il s’agisse de films, de téléfilms, de dessins animés, de pubs, de livres ou de BD. La moraline est partout ; l’imagination, l’originalité, la subtilité ne sont nulle part (ou presque) ; et notre plaisir s’en trouve grandement gâché ! C’est l’âge des grosses ficelles, des démonstrations lourdingues, des scénarios prévisibles, des fins téléphonées. On regarde, on lit, on s’ennuie, on passe à autre chose ou on somnole, et on oublie !
Un énième exemple de cette ossification de la création française, trouvé par hasard au sein d’une production pléthorique d’œuvres de propagande, nous a été donné avec la dernière aventure parue du "Lucky Luke" de Matthieu Bonhomme : La longue marche de Lucky Luke (éditions Lucky Comics, mars 2026).
L’album de 78 pages reprend, comme les deux précédents, le personnage du génial dessinateur belge Morris (mort en 2001), le fameux cow-boy solitaire qui tire plus vite que son ombre. Y figurent également son fidèle destrier, Jolly Jumper (mais sans que ses pensées soient transcrites), et les quatre frères Dalton.
En toute logique, le dessin de Matthieu Bonhomme relève de l’école franco-belge classique. Le trait est moins "rond" et plus réaliste que celui de Morris mais on peut sans difficulté établir un lien entre les deux : les cases offrent le même dynamisme ; les personnages, représentés avec la même économie de traits de vitesse, sont eux aussi comme figés dans l’espace ; les mouvements suggérés ont la même fluidité…
Le dessin de Matthieu Bonhomme permet aussi de reconnaître Lucky Luke sans difficulté (d’autant qu’il arbore le même chapeau, la même tenue – devinée sous une épaisse pelisse de fourrure noire - et la même paille "politiquement correcte" qui, depuis 1983, remplace la cigarette que l’on ne saurait plus voir désormais). On peut faire le même constat avec Jolly Jumper - qui conserve sa crinière et sa queue blondes - et les Dalton - qui présentent le même visage, les mêmes différences de taille, la même hargne obstinée, la même bêtise (tandis qu’Averell, le plus grand, se montre toujours aussi abruti et affamé).
Il n’y a rien à dire de particulier quant au style graphique. On l’aime ou on ne l’aime pas, c’est une question de goûts personnels. En revanche, le message véhiculé à travers l’histoire (que l’on ne divulguera pas) imaginée et racontée par l’auteur, dessinateur et coloriste, est vite crispant. Les scénarios écrits par Goscinny (et treize autres après lui) sont bien loin. Fini la légèreté du propos, l’humour, les gags et les jeux de mots bon enfant ! Place à la BD à thèse qui se prend au sérieux, se veut édifiante à tout prix et dont l’histoire n’est que le prétexte à la délivrance du discours politique "progressiste" en vigueur, assimilé puis restitué par l’auteur !
Ainsi, l’album de Bonhomme flirte avec l’hygiénisme et l’anticapitalisme gauchard, sans oublier, au passage, de donner le coup de pied de l’âne à l’Église catholique. Il recycle le thème du "bon sauvage", usé jusqu’à la corde, et reprend sans nuance, avec un simplisme confondant, la phraséologie écolo-gaucho. L’homme blanc, par appât du gain, est capable de tous les crimes. Il saccage volontiers la nature. Il détruit les forêts, massacre la faune, empoisonne les rivières. L’Amérindiens, en revanche, n’est qu’harmonie, sagesse et bonté. Il vit en communion avec son environnement et se voit contraint de le défendre contre les assauts ravageurs de l’envahisseur mélanoderme sans scrupules...
On peut ainsi glaner, au fil des bulles ces quelques perles : « L’argent ne se mange pas » ; « Nous ne le laisserons pas faire ! Contre l’extinction : rébellion ! » (on notera la référence appuyée au mouvement social écologiste international de désobéissance civile Extinction Rébellion) ; « Avec tous les ravages qu’elle subit, la nature va se venger. Je sens venir le grand soulèvement de la Terre » (allusion explicite au "réseau de luttes" Les Soulèvements de la Terre, qualifié d’« écoterroriste » par Darmanin et dont la dissolution, par décret du 21 juin 2023, a été annulée par le Conseil d’État en novembre de la même année) ; « Oh là là, non, non ! moi je ne fume pas !, s’écrie Lucky Luke, (…) Désolé, chef… Si j’ai arrêté de fumer, ce n’est pas pour consommer des plantes hallucinogènes… » ; « Et toi (Lucky Luke), certains disent que tu pourrais avoir des ancêtres peaux-rouges » (le héros solitaire ayant le cœur pur, il ne peut être totalement blanc) ; « De toute manière, être "indien", ce n’est pas une histoire de couleur de peau…, c’est dans le cœur. La couleur de peau, il n’y a que pour les Blancs que ça compte » (et pour LFI, pourrait-on ajouter) ; « C’est vrai, petit, toi, tu as un cœur d’"Indien", c’est très précieux » ; ou encore : « Je connais un orphelinat où il sera très bien et quelques dollars régulièrement versés à la mère supérieure devraient suffire à garder sous contrôle certaines rumeurs malvenues ».…
Surtout, l’album tutoie les sommets en matière de militantisme à peine déguisé - et de ridicule - avec le grand méchant de service, le richissime Ronald Cramp (colossale finesse !), dont on ne voit jamais le visage et qui, évidemment, concentre tous les défauts que les gauches attribuent à l’actuel président des États-Unis, Donald Trump : il ne pense qu’à l’argent, se fiche de la nature et du climat, et se montre prêt à tout pour défendre ses intérêts et ceux de la Cramp company familiale dont il s’est indûment emparé. À la fin de l’histoire, on le voit même hurler à une tunique rouge canadienne française : « Le Canada n’est rien ! S’il le faut, un jour, je l’achèterai ou je l’annexerai ! » ; ce qui nous vaut en retour ce cri du cœur de toute la bien-pensance anti-trumpienne incarnée dans le représentant québécois de la police montée : « Sapristi ! Il est complètement fou, ce type ! ».
Tabernacle ! Damned ! Au moins, on a échappé à une allusion au Groenland et à l’ICE (quoique…) ! C’est toujours ça de gagné. Ouf ! Soleil couchant, musique : « We are relieved and happy natios ! »
Article paru dans le n°74 de notre revue Synthèse nationale (été 2026). Pour le commander, cliquez ici.
11:02 Publié dans Martine Heldé | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 13 août 2026
Dans deux mois, notre revue Synthèse nationale fêtera ses 20 ans !
Depuis octobre 2006 - depuis bientôt 20 ans, donc -, chaque nouveau trimestre voit la parution d'un numéro de Synthèse nationale. À la rentrée, nous en serons au 75e !
75 numéros, c'est-à-dire plus de 7.500 pages contenant plus de 1.350 articles dus à plus de 150 contributeurs !
Dans la première livraison (automne 2006), intitulée Intellos, bobos, assos, Sarko : les nouveaux collabos de l'islamisation, l'éditorial de notre camarade Roland Hélie, le directeur-fondateur de la revue, se terminait par ces lignes : "(...) La marmite est prête à exploser. La situation devient intolérable et la multiplication des violences et des injustices dues aux conséquences de cette immigration incontrôlée fait que les Français ont plus en plus de mal à supporter cet état de fait. (...) Voilà pourquoi Synthèse nationale s'engage aux côtés de tous ceux qui s'opposent à cette fatalité suicidaire. (...) Synthèse nationale s'inscrit dans le paysage médiatique national et identitaire comme un nouvel espace de résistance libre et ouvert à tous ceux qui oeuvrent pour que triomphe enfin notre noble cause. Ce combat est salutaire. Il en va de l'avenir de notre peuple et de notre patrie, et plus encore de notre civilisation".
20 ans plus tard, cette feuille de route demeure la nôtre. Œuvrer pour que la France reste la France au sein d'une Europe européenne est notre credo. Nous poursuivrons le combat des idées tant que vous vous tiendrez à nos côtés et continuerez de nous soutenir. Votre aide précieuse est le levier qui nous permet de soulever la montagne de l'adversité !
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09:00 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 12 août 2026
Les liaisons dangereuses entre les partis du système et la RATP (suite)
Michel Festivi
Suite à la première plainte contre X de l’association AC !! dans le dossier du communiste puis lfiste Bagayoko, pour son cumul d’emploi à plein temps (6.000 euros par mois), avec la RATP et ses mandats publics, AC !! a porté une nouvelle plainte demandant l’ouverture d’une enquête sur l’existence présumée de postes de complaisance au sein de la RATP, postes attribués à des élus, dont le maire LFI de Saint-Denis Bagayoko serait l’un des représentants, mais peut-être loin d’être le seul.
AC !! dénonce un système présumé « d’emplois fictifs...pour des élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique » (?). Cette dénonciation, a suivi celle concernant Bally Bagayoko. Car le Canard Enchaîné a fait paraître un nouvel article intitulé : « 200 agents de la RATP sur la bonne voie ». Et l’association de déclarer : « ce qui nous intéresse, c’est le système qui a pu exister à un moment donné au sein de la RATP, avec un certain nombre d’emplois (pour des élus) que l’on pourrait qualifier de complaisance ». La RATP a vivement démenti et elle assure observer les règles du droit commun, dont la loi du 22 décembre 2025, qui permettent et facilitent la conciliation de l’exercice d’un mandat d’élu avec la vie professionnelle, argumente-t-elle, et qu’elle répondra à toutes les demandes de la justice, si elle était questionnée.
Mais AC !! dénonce « un système organisé et structuré d’emplois fictifs et non d’actes isolés... pour des élus parisiens et franciliens à la RATP de tous bords politiques (sic)... Ils auraient été rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, parfois sans fiche de poste identifiable ». Bally Bagayoko quant à lui, continue de faire semblant de ne pas comprendre ce que l’on lui reproche. Il a récemment déclaré : « confondre un mandat électif avec un poste salarié est destiné à faire croire à une fraude là où il n’y a qu’un mandat exercé comme la loi le permet et l’encadre ». Car ce que dénonce à juste titre AC !!, c’est le fait que des élus exerçaient des mandats d’élus très prenant - (ce qu’a déclaré lui-même Bagayoko, insistant sur le fait que ses mandats politiques étaient particulièrement denses) -, tout en étant rémunérés et très bien, pour un emploi salarié à plein temps. C’est ce travail à plein temps qui pourrait poser problème, s’il s’avérait être en tout ou en partie fictif, ce qu’une enquête sérieuse du PNF pourrait mettre en exergue ou pas, mais la question mérite à plus d’un titre d’être posée, les contribuables y sont, je pense particulièrement attentifs.
Quant à la présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, elle souhaite qu’une mission flash soit menée à l’Assemblée nationale, et demande que toute la lumière soit faite. Elle veut connaître le nombre d’élus franciliens ayant pu bénéficier de ce régime. Comme le JDD le révèle, Jacques Marsaud, ancien bras droit du maire communiste de Saint-Denis, Patrick Braouezec, devenu cadre dirigeant de la RATP, et à l’origine du recrutement en 2000, de Bally Bagayoko, alors membre du PCF, reconnaissait dans un livre, Passion commune, publié en 2018, avoir animé un réseau d’environ 200 agents de la Régie, titulaire d’un mandat électif « de droite, de gauche du centre », élus qui pouvaient servir de relais parfois ministériels pour l’entreprise.
Gageons qu’aucun homme ou femme politique d’un parti patriote, nationaliste ou souverainiste, n’a été recruté dans ce cadre, on le saurait déjà. Seuls les partis du système semblent être concernés, et sans doute aussi, le parti de Madame Pécresse. Comme l’indique le Canard enchaîné : « Outre Bailly Bagayoko, quelque deux cent élus, de droite comme de gauche, ont bénéficié à la RATP d’un emploi à temps plein mais pas très prenant. Une pratique très courante à la Régie, encouragée par une direction soucieuse de soigner son réseau ». Il serait effectivement très intéressant, à la veille d’élections capitales, de connaitre le nom de ces 200 personnes et leurs affiliations politiques. On peut toujours y croire !
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Du 16 au 23 août, dans le Berry : le 74e camp Maxime Real del Sartre de l'Action française
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Samedi 5 septembre, en Bretagne : la traditionnelle fête du cochon du Parti de la France
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mardi, 11 août 2026
Le commanditaire de l’assassinat de Quentin Deranque s’appelle Jean-Luc Mélenchon
L'éditorial de Cyrano de ce matin
sur Riposte laïque cliquez ici
Nos confrères de Boulevard Voltaire paraissent avoir un bon réseau d’information autour de l’assassinat de Quentin Deranque, et c’est tant mieux pour tous ceux que ce crime a révoltés. cliquez ici
On apprend dans ce texte que le malheureux, vu la manière dont il a été frappé, à coups de poings portés avec des gants coqués et de coups de pieds portés avec des rangers renforcés, n’avait aucune chance de survivre. Des détails difficilement supportables sont apportés quant à l’état du visage et même du cerveau de la victime.
On apprend aussi que le groupe « La Jeune Garde », dirigé par Raphaël Arnault, était coutumier de ce genre de pratique, et que le nommé Favrot, que le député LFI nommera attaché parlementaire, était le cogneur en chef de la clique.
On découvre aussi les méthodes utilisées pour implanter le chef des antifas lyonnais comme député à Avignon, les intimidations subies par la candidate RN, l’occupation para-militaire de la ville, les accords avec les islamistes, les scores soviétiques réalisés dans ce que nous appelons les territoires occupés, et surtout la connivence des islamo-gauchistes avec le PS et Attal pour voter Arnault contre le RN. cliquez là
On sait que Jean-Luc Mélenchon, Rima Hassan et Carlos Bilongo, entre autres, ont été reçus en grande pompe par La Jeune Garde. Jean-Luc Mélenchon a reconnu, même s’il n’a pas utilisé ces mots, bien sûr, qu’elle était la milice de La France Insoumise, et que les deux structures fonctionnaient ensemble.
Il faut se rappeler le contexte de l’assassinat de Quentin. Les meetings LFI étaient de plus contestés, pacifiquement, par des organisations juives, révoltées par la connivence des Insoumis avec le Hamas et l’antisémitisme déguisé en antisionisme qui se dégageait des discours de Rima Hassan, Thomas Portes, Ersilia Soudais, David Guiraud, pour ne parler que des plus enragés. Et d’un autre côté, les militantes de Némésis avaient pris l’habitude de venir à deux ou trois militantes avec des banderoles, ce que ne supportait pas Mélenchon, qui pourtant ne voyait pas d’inconvénient à ce que ses nervis attaquent les meetings patriotes.
On peut donc, sans crainte de se tromper, présager que c’est lui qui a donné l’ordre à ses miliciens de nettoyer le terrain, par tous les moyens. Il a été obéi. Quentin en est mort, et Mélenchon, pas davantage qu’Arnault, n’a été inquiété, ce qui est juste un scandale. Il est vrai que Mélenchon peut se permettre de légitimer le crime en qualifiant la jeune victime de « nazi », qu’il peut tenir des propos racistes contre les Blancs, qu’il peut ironiser sur le nom juif de Glucksmann, qu’il peut utiliser ses attachés parlementaires comme Marine Le Pen le faisait, mais lui bénéficie d’une impunité totale même quand il commandite un crime.
Serait-il utile à un système qu’il prétend combattre ?
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lundi, 10 août 2026
À la découverte de Robert Brasillach ou l’éternelle jeunesse : un entretien avec Philippe d'Hugues
Robert Brasillach appartient au paysage littéraire français du XXe siècle et il s’y est assuré une place qu’il n’est au pouvoir de personne de lui enlever. C’est ce que, loin des passions politiques du siècle passé, cette biographie entend établir avec une autorité sereine qu’il sera difficile de contester. Comment concilier deux images contradictoires, celle du rédacteur en chef de Je suis partout et celle de l’écrivain délicat et sensible de Comme le temps passe… et de Notre avant-guerre ? Ce sont ces contradictions apparentes qui rendent passionnante la personnalité de Brasillach.
(propos recueillis par Fabrice Dutilleul)
Pouvez-vous vous présenter succinctement et nous dire comment vous vous êtes intéressé à Robert Brasillach ?
Cinéphile depuis l’âge de douze ans, j’ai, par la suite, beaucoup fréquenté les ciné-clubs et la Cinémathèque, ce qui m’a procuré une bonne connaissance du cinéma. D’où, en 1970, ma victoire, remarquée à l’époque, à l’émission télévisée de Pierre Tchernia, Monsieur Cinéma. Il en résulta mon recrutement au CNC (Centre national du cinéma), en tant que collaborateur du nouveau directeur. Je devais y passer vingt ans. Cette carrière inattendue devait tout à la lecture de l’Histoire du cinéma de Maurice Bardèche et Robert Brasillach, rééditée pour la troisième fois en 1948. Le livre me plut tellement qu’il m’incita à mieux connaître Brasillach.
Quels livres de lui préférez-vous ?
La variété et la richesse de son œuvre rendent la réponse difficile. Il y a les romans et on peut hésiter entre Comme le temps passe, La Conquérante et Les Vacances. Pour les essais, le choix se porte sur Virgile ou Les Quatre jeudis, ou encore l’Anthologie de la poésie grecque.
Mais il y aussi les poèmes, et pas seulement ceux de Fresnes, voire le théâtre… Entre le romancier et l’essayiste, j’hésite encore aujourd’hui. En ce moment, c’est le critique littéraire qui l’emporterait à mes yeux, mais cela peut encore changer.
Pensez-vous que Robert Brasillach est un des grands écrivains du XXe siècle ?
Bien sûr, mais le siècle est exceptionnellement riche : Péguy, Proust, Claudel, Valéry…
Mais soyons sincère, pour le plaisir, aujourd’hui, je relis surtout Larbaud, Giraudoux, Morand et, bien sûr, Brasillach. Je ne me lasse pas de ses livres depuis bientôt quatre-vingts ans. L’état actuel de mes exemplaires est là pour en témoigner.
Cette admiration pour l’auteur et son œuvre m’a conduit à écrire (il y a vingt ans) le petit ouvrage, aujourd’hui réédité. Je me suis efforcé d’y présenter les multiples facettes de son talent. Talent varié de poète, de romancier, de critique, d’essayiste et de chroniqueur.
Si certains trouvent, à tort, que le romancier peut paraître parfois un peu vieilli, il n’en va nullement de même du biographe ou de l’historien du cinéma. De ce dernier, les jugements pertinents sur Charlie Chaplin, René Clair, Eisenstein ou Leni Riefenstahl n’ont rien perdu de leur acuité.
Je n’ai aujourd’hui rien à modifier pour la réédition de ce modeste hommage. Je me suis contenté d’y ajouter un bref éloge mille fois mérité du roman de jeunesse (écrit en 1929 et publié en 2025) alors inédit Les Vacances (et récemment paru pour la première fois aux Éditions des 7 couleurs) où se trouvent déjà toutes les qualités de l’écrivain. À ceux qui l’ignoreraient encore, on ne saurait trop conseiller la découverte de cette merveille jusqu’alors insoupçonnée, et bien digne de Comme le temps passe ou du Voleur d’étincelles et, n’hésitons pas, de toute son œuvre.
Robert Brasillach ou l’éternelle jeunesse, Philippe d’Hugues, co-éditions Déterna - Synthèse nationale, La « Bio Collection », dirigée par Francis Bergeron et David Gattegno, 168 pages, 20,00 €. Pour le commander, cliquez ici.
Philippe d’Hugues est critique et historien du cinéma ; il a été directeur d’émission à Radio-Courtoisie, ancien conseiller technique du Centre National du Cinéma et responsable du Palais de Tokyo. Il a encore collaboré à de nombreuses revues et journaux (Écrits de Paris, Cahiers du cinéma, CinémAction, Commentaire, La Nouvelle Revue d’histoire, Le Figaro, etc.).
19:33 Publié dans Bio Collection | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Patriotisme républicain ou patriotisme enraciné : la République ou la Terre des Pères, la Terre et les Morts

À lire sur Polémia Patriotisme, Marseillaise et République, un article intellectuellement stimulant de Guillaume d'Aram de Valada (cliquez ici) dont nous reproduisons ci-dessous le début :
« La fibre patriotique et le "patriotisme républicain"
Le 17 juin 2004, Jean Raspail rédigeait une chronique pour Le Figaro sur le thème Qu’est-ce qu’être français aujourd’hui ?. Il l’avait titrée La patrie trahie par la république. Un extrait :
« … ils confondent la France avec la République. Les “valeurs républicaines” se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais toujours sans référence à la France. Or, la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, d’idéologie avec un grand “I”, l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. »
Aujourd’hui, les Français chantent à tue-tête La Marseillaise, l’hymne national de la République française, pour un oui ou pour un non.
Devrait-on s’en plaindre ?
Non, bien entendu, si cet engouement relève réellement d’un patriotisme sincère et bénéfique. Et pourquoi en douter ?
On a coutume de dire qu’un peuple qui ne chante plus court à son tombeau. Jadis, les Français chantaient beaucoup et souvent, au rythme des saisons et des fêtes traditionnelles, du Nord au Sud, d’Ouest en Est, en français ou dans les langues et dialectes ancestraux.
L’heureuse initiative des créateurs du fameux "Canon français", copieusement vilipendé par les amnésiques et pourfendeurs de l’âme française, contribue à faire retrouver cette tradition vocale identitaire, qui cimente les énergies et les fédère vers un même objectif : célébrer l’amour de sa patrie, de ses traditions et de ses chants d’autrefois.
Depuis quelque temps déjà, dans les stades, que ce soit pour le football ou le rugby, La Marseillaise n’est plus chantée uniquement au début, avant le commencement du jeu. Elle est chantée par les supporters plusieurs fois durant le déroulement des matchs. Il semblerait même que la plupart des Français ne connaissent que ce chant, La Marseillaise, pour exprimer leur encouragement, leur joie et leur sentiment patriotique.
"Sentiment patriotique", voilà deux mots qui s’entremêlent à foison à chaque fois que l’opinion publique semble s’émouvoir sous le contrôle "bienveillant" des élites gouvernantes.
Attention avec l’émotion patriotique !
Ne surtout pas la laisser s’envoler, ne pas la laisser exprimer autre chose que la communion aux "valeurs républicaines" ! Sinon, gare aux salves de tirs groupés !
Et pourtant, pourquoi devrait-on s’émouvoir devant tel ou tel événement touchant directement la patrie ? Depuis Valmy, et son moulin à vent, la République est passée maître en sursaut national, en sursaut patriotique et en levée en masse.
En 2015 et 2016, lors de la période d’attentats frappant la France et faisant plusieurs centaines de morts, le ministre de l’Intérieur de l’époque, le "charismatique" Cazeneuve, suite au terrible drame de Nice du 14 juillet 2016, faisait un vibrant « appel aux patriotes » pour suppléer nos forces de sécurité : la fameuse réserve opérationnelle !
Le gouvernement socialiste faisait donc, une fois de plus, « appel aux patriotes » ! À la levée en masse !
Autrement dit, quand tout va bien, suivant la vieille dialectique marxiste bien huilée, la patrie relève plutôt de la suspicion, du dangereux potentiel "nauséabond". Mais, quand tout va mal, ça permet des envolées lyriques, la mine grave et le regard perçant de vérité, fustigeant les forces obscures voulant abattre la France, non, que dis-je, la république !
Car la France, on ne cesse de nous le répéter, c’est la république, et la république seulement "une et indivisible" !
Je sais, ça agace, mais c’est pourtant une réalité. Quand le sang coule, ce n’est pas de la France dont on parle et qui est menacée, c’est de la république dont on parle et de sa survie en péril.
Ne pas le voir et l’entendre relève de la cécité volontaire au mieux, de l’idéologie martelée au pire (...) ».
Pour accéder à la totalité de l'article, cliquez ici.
10:57 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Éoliennes tout feu tout flamme !

Philippe Randa
Saviez-vous que les éoliennes peuvent s’avérer en temps de canicule aussi redoutables que les fumeurs irresponsables ou les dingos obsédés des feux de joie ?
Le 31 juillet dernier, une étincelle sur des câbles électriques a embrasé un champ d’éolienne à Stylida, à l’ouest d’Athènes. Une dizaine de milliers d’hectares détruits et plus de 100 habitations réduites en cendres plus tard, trois personnes dont un ingénieur électricien et un entrepreneur en bâtiment se sont retrouvées sous les verrous accusés d’« incendie criminel avec circonstances aggravantes. »
Parmi elles, le maire ET propriétaire du champ d’éolienne qui avait « oublié » de procéder au nettoyage des herbes. Faute d’autant plus impardonnable qu’un premier incendie avait déjà eu lieu le 27 juin précédent, au grand dam alors de certains de ses administrés qui avaient intenté une action en justice. En vain !
Certes, le drame a eu lieu en Grèce, diront certains et pas en nos contrées de moins en moins vertes. Hé si ! C’est déjà arrivé « chez nous » et rien ne prouve que cela n’arrivera pas encore.
En septembre 2022, le sénateur de l’Eure Hervé Maurey avait interpellé le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur les risques incendie liés aux éoliennes, lui rappelant que celles-ci « sont, comme d’autres infrastructures de production électrique, facteurs de risque incendie. Ainsi, deux incendies d’éoliennes se sont produits [l’été 2022] dans la Marne et dans les Côtes-d’Armor, sans heureusement qu’ils ne se propagent. Parmi les 236 accidents survenus dans le monde entre 2000 et 2010 sur des éoliennes et analysés par l’institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), l’incendie est le deuxième type d’accident le plus observé. Ce risque pourrait augmenter avec le vieillissement du parc éolien, à ce jour encore relativement jeune… »
Et le sénateur de préconiser que « compte tenu de la multiplication prévisible de ces infrastructures et de l’augmentation du risque incendie sur l’ensemble du territoire avec le réchauffement climatique, il paraîtrait utile de s’interroger sur l’opportunité d’une généralisation des bonnes pratiques visant à prévenir et répondre aux risques de propagation de feu généré par une éolienne. »
D’autant que 91 % des incendies d’éoliennes ne sont pas signalés selon FMTC safety, prestataire de formations sécurité à destination entre autres secteurs de l’éolien.
Déjà mis en cause par de nombreuses victimes des incendies dus à la canicule de ce très rougeoyant été 2026 pour avoir empêché les nettoyages et aménagements forestiers nécessaires aux motifs de la sauvegarde d’improbables écosystèmes, les écologistes doivent répondre désormais d’une autre accusation de mise en danger de la vie d’autrui et, accessoirement, d’une nature dont ils se targuent pourtant avec obsession d’être des défenseurs acharnés.
Décidément, quand ça ne veut plus, ça ne veut plus !
Article paru aussi dans le Nouveau Présent, cliquez ici.
09:59 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 09 août 2026
Dans deux mois, notre revue Synthèse nationale fêtera ses 20 ans !
Depuis octobre 2006 - depuis bientôt 20 ans, donc -, chaque nouveau trimestre voit la parution d'un numéro de Synthèse nationale. À la rentrée, nous en serons au 75e !
75 numéros, c'est-à-dire plus de 7.500 pages contenant plus de 1.350 articles dus à plus de 150 contributeurs !
Dans la première livraison (automne 2006), intitulée Intellos, bobos, assos, Sarko : les nouveaux collabos de l'islamisation, l'éditorial de notre camarade Roland Hélie, le directeur-fondateur de la revue, se terminait par ces lignes : "(...) La marmite est prête à exploser. La situation devient intolérable et la multiplication des violences et des injustices dues aux conséquences de cette immigration incontrôlée fait que les Français ont plus en plus de mal à supporter cet état de fait. (...) Voilà pourquoi Synthèse nationale s'engage aux côtés de tous ceux qui s'opposent à cette fatalité suicidaire. (...) Synthèse nationale s'inscrit dans le paysage médiatique national et identitaire comme un nouvel espace de résistance libre et ouvert à tous ceux qui oeuvrent pour que triomphe enfin notre noble cause. Ce combat est salutaire. Il en va de l'avenir de notre peuple et de notre patrie, et plus encore de notre civilisation".
20 ans plus tard, cette feuille de route demeure la nôtre. Œuvrer pour que la France reste la France au sein d'une Europe européenne est notre credo. Nous poursuivrons le combat des idées tant que vous vous tiendrez à nos côtés et continuerez de nous soutenir. Votre aide précieuse est le levier qui nous permet de soulever la montagne de l'adversité !
Un grand merci pour tous les efforts que vous avez fournis jusqu'à présent pour nous soutenir. Un grand merci également pour tous ceux que vous déploierez encore à l'avenir ! Sans vous, rien n'est possible !
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12:15 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 08 août 2026
Crépol, LFI : l’AGRIF dans les médias
Suite au dépôt de plainte de l’AGRIF contre LFI pour injures anti-chrétiennes (voir notre communiqué), ce lundi 3 août 2026, Yann Baly était l’invité de Thomas Bonnet sur CNEWS.
Par ailleurs, suite à l’action décisive de notre avocat Jérôme Triomphe pour faire, enfin, reconnaître le racisme anti-blanc et anti-français dans l’affaire de Crépol, Hélène Roué et Georges Fenech sont revenus sur le rôle primordial de l’AGRIF pour la défense de notre identité française et chrétienne, dans une émission du 27 juillet dernier sur Europe 1.
Partagez largement ces extraits pour faire mieux connaître l’AGRIF !
En savoir plus cliquez ici
18:09 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Retour sur le cas Bally Bagayoko
Michel Festivi
J’ai indiqué dans un précédent article, que le plus choquant politiquement et moralement dans cette affaire, c’était la manière dont Bagayoko avait été recruté, « sans entretien, ni concours », comme l’a reconnu celui qui l’a engagé, vraisemblablement dans le cadre des pratiques communistes de l’époque, quand le Parti tenait la Seine-Saint-Denis, et de plus avec cette volonté affichée et non démentie de favoriser « la diversité », comme cela a aussi été avoué. Bagayoko, alors membre important du PCF du 93, a doublement bénéficié de ces passe-droits, et des liaisons politiciennes qui pouvaient exister entre un parti politique et une entreprise dépendant de l’État. On a d’ailleurs peu entendu les autres partis politiques dénoncer ces connivences scandaleuses, qui ont souvent eu cours dans les départements et les municipalités communistes, comme l’avait disséqué dans ses ouvrages Jean Montaldo, après des enquêtes minutieuses, vilipendées, mais jamais remises en cause.
On vient d’apprendre que l’association AC !!, (Anti Corruption !!) par son président d’honneur, l’ancien juge d’instruction Éric Halphen (que j’ai connu jeune juge d’instruction à Chartres, quand j’étais moi-même jeune avocat), a décidé de porter plainte contre X auprès du PNF, pour des soupçons de détournements de fonds publics et d’emploi fictif, soupçons de prise illégale d’intérêts, de favoritisme, de manquement à la probité et de cumul irréguliers d’activités publiques.
Bally Bagayoko embauché à plein temps à la RATP en 2000, a occupé simultanément des fonctions d’adjoint au maire de Saint Denis à partir de 2001, puis de 2008 à 2015 de vice-président du Conseil départemental, fonctions électives qui selon l’intéressé lui-même étaient très prenantes. Il devait aussi certainement participer voire présider des commissions, tant à la mairie qu’au département. D’ailleurs quand il a perdu en 2015 son mandat au Conseil départemental, ses indemnités à la commune comme adjoint au maire, aurait été augmentées de 102%. Rappelons que Bagayoko avait été l’adjoint des maires communistes de Saint Denis : Patrick Braouezec, Didier Paillard et Laurent Russier.
AC !! demande légitimement donc que le PNF procède à un certain nombre de vérifications dans le cadre de ses pouvoirs d’enquête : réalité de la présence dans le cadre d’un emploi à plein temps de Bagayoko à la RATP notamment. Éric Halphen a déclaré : « une association comme la nôtre, doit signaler ce qui lui paraît illégal et attentatoire aux intérêts de nos concitoyens, que les faits soient commis par des gens classés à gauche comme à droite ». Espérons que le PNF ouvre véritablement une enquête, pour faire toute la lumière dans cette nébuleuse, dans le cas contraire ce serait légitimer le deux poids deux mesures, dont il est souvent accusé. Valérie Pécresse en sa qualité de Présidente de la Région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités, a demandé que toute la transparence soit faite pour dissiper les soupçons d’emplois fictifs financés par le contribuable, jugeant que de telles pratiques seraient « totalement illégales et ne sauraient être tolérées dans nos monopoles publics ». Ouf, on est rassuré !
Car beaucoup de questions viennent à l’esprit. Reprenons les choses dans l’ordre. Le cumul emploi-mandat local est possible. Il n’y aurait donc pas d’incompatibilité légale de principe avec un emploi salarié à la RATP, même à plein temps. Cependant, ce salarié à temps plein est tenu de consacrer tout son temps de travail à son emploi. Justement, pour concilier les deux activités, la loi prévoit des autorisations d’absences et un crédit d’heures que l’employeur est tenu d’accorder à l’élu pour exercer son ou ses mandats.
La question que devra se poser la justice, si elle fait une enquête, sera de savoir si Bagayoko a réellement et concrètement exercé ses fonctions professionnelles à temps complet. AC !! demande la vérification de la réalité de sa présence effective au travail, dans le cadre d’un plein-temps. Le Canard Enchaîné, invoquait lui « des horaires élastiques » ? D’où tenait-il ses informations ?
S’agissant des aménagements d’horaires, les autorisations d’absence sont prévues par l’article L 2123-1 du Code général des collectivités territoriales. Elles permettent à l’élu de participer aux séances des conseils municipaux ou départementaux et aux réunions des commissions ou organismes dont il est membre. Normalement, ces heures ne sont pas rémunérées par l’employeur, cela mériterait vérifications bien entendu.
Le crédit d’heures est issu de l’article L 2123-2 du CGCT. Il est forfaitaire et plafonné par trimestre et varie en fonctions de l’importance de la collectivité, il peut être majoré jusqu’à 30% dans certaines communes. Il est réduit en cas de travail à temps partiel. Si l’employeur est tenu de les accorder, le salarié se doit, normalement, d’écrire au moins 3 jours avant à son employeur pour l’en informer en précisant la date et la durée, ainsi que le solde encore disponible pour ledit trimestre. Toutes ces formalités ont-elles en l’espèce été toujours respectées ? Pour une ville comme Saint-Denis de près de 150.000 habitants, 149.000 très exactement, le crédit d’heure pour un adjoint au maire est de 140 heures par trimestre, étant précisé que le cumul des absences et du crédit d’heure ne peut pas dépasser 803H30 par an. Le report des heures non prises dans un trimestre, ne peut pas avoir lieu et elles sont perdues.
Selon diverses informations, il n’existerait à la RATP aucun accord d’entreprise qui obligerait la Régie à payer ces heures d’absence ou de crédit d’heures, contrairement aux délégués du personnel ou délégués syndicaux. Cela aussi devrait mériter justification.
Si a priori, la loi n’a pas fixé de règles limitant le cumul entre salaire pour un temps plein et indemnités d’élu, il convient de s’assurer que les dispositions sur le temps plein ont bien été respectées par l’intéressé, a-t-il ou pas exercé concrètement son plein temps à la RATP ? Sinon cela pourrait être qualifié d’emploi fictif (au moins en partie), et donc de détournement de fonds publics, c’est tout l’objet de la plainte de l’association AC !!. qui invoque une possibilité « d’utilisation indue des fonds publics », précisant : « A partir du moment où des faits semblent mettre en cause un élu municipal et une institution telle que la RATP, nous nous devions de les dénoncer au PNF. Après, nous verrons ce que le Parquet décide de faire. Nous avons un rôle de lanceur d’alerte en quelque sorte ».
Les prochaines semaines nous éclairerons sur la volonté du PNF d’enquêter.
15:30 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Carton jaune à Laurence Ferrari : l’Arcom voudrait-elle fermer CNews ?

Cyrano
Habituellement, dans les démocraties, les tricheurs se cachent derrière des arguties juridiques pour essayer de masquer leurs forfaits, alors qu’en dictature, en général, l’arbitraire est assumé sans complexe.
Mais on se doit de se poser des questions sur trois événements qui viennent de frapper trois journalistes de CNews.
Xenia Fedorova a reçu un avis d’expulsion de la part des services de celui que nous appelons « la serpillière de Macron », le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez. Elle serait tout simplement coupable de menacer la sécurité intérieure de la France, parce que sa vision du conflit russo-ukrainien n’est pas tout à fait celle de l’équipe Macron, ni de l’Union européenne. On remarquera que ne pas soutenir l’Ukraine ne porte pas chance, puisque Éric Denécé été retrouvé mort, suicidé, dans sa voiture, tandis que Xavier Moreau et Jacques Baud ont vu l’ensemble de leurs comptes bancaires bloqués et confisqués, rien de moins. Pourtant, on remarque que les nombreux agents de l’Algérie, pays qui ne cache pas son hostilité envers la France et qui multiplie les occasions d’humilier notre pays, en toute impunité, peuvent continuer à évoluer en liberté dans notre pays, même à des postes de ministre, de député ou de maire.
Erik Tegnér est d’abord au cœur d’une nouvelle amende qui a frappé CNews. Le président-fondateur de Frontières a osé, sur les antennes de la chaîne de Vincent Bolloré, signaler que les casseurs qui se disent supporters de la diversité sont presque tous issus de l’immigration, et que le voile islamique est un instrument de conquête, à l’image de ce qu’est l’islam. Il paraît que ce serait de l’incitation à la haine. Pour tout arranger, le même Erik a appris, sans doute avec une grimace, que le président de la République en personne avait appelé au téléphone le militant politique musulman et communautariste déguisé en juge, le nommé Youssef Badr, pour le féliciter d’avoir condamné le fondateur de Frontières à une lourde amende et à une peine de prison, même avec sursis. Et pour qu’Erik Tegnér passe de bonnes vacances, il a été confronté, il y a deux jours, à une scène ahurissante et révoltante, sur l’île de Groix, où 150 gauchistes hostiles l’ont agressé verbalement et physiquement, ce qui aurait pu se terminer par un drame.
Et pour finir, on apprend ce jour que l’Arcom, cette milice internet payée par nos impôts, vient de rappeler à l’ordre Laurence Ferrari, sous le prétexte grotesque qu’elle n’aurait pas contredit Frantz-Olivier Giesbert sur le plateau quand il a dit qu’à Roubaix, après la victoire de l’antisémite déguisé en antisioniste David Guiraud (cela, c’est RL qui le dit), cela allait être dur pour les Juifs ! Un rappel à l’ordre pour cela, contre deux journalistes confirmés, grandes vedettes des plateaux de télévision des années 2000 ! C’est aussi grotesque et ridicule que quand le média de Vincent Bolloré avait été condamné à 20.000 euros d’amende pour avoir donné la parole à Philippe Herlin, qui avait osé contester la vérité officielle du GIEC et de tous les climatistes.
Même les plus neuneus des Français auront compris que l’Arcom est en service commandé pour monter un dossier en béton avec un seul but : faire subir à CNews le même sort qu’à C8, sous la pression de la gauche, en multipliant les blâmes, mises en demeure et rappels à l’ordre, afin d’obtenir une mesure d’exception, pour priver les Français d’une chaîne politique alternative aux médias traditionnels français.
Reste à savoir si ces méthodes grotesque et grossières, que le régime ne cherche même plus à dissimuler, sont celles d’une démocratie ou d’une dictature…
Source : site Riposte laïque
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L’"antifascisme", cette drogue méconnue

Synthèse nationale
Selon la maxime populaire, « qui voit Groix voit sa joie ». Après le visionnage d’une des vidéos montrant l’agression dont Erik Tegnér a été victime, mercredi dernier, 5 août, sur le "caillou" morbihanais, nous sommes plutôt enclins à penser qu’en fait de joie, on y voit, désormais, l’exubérante manifestation de l’indicible connerie d’une partie de nos contemporains.
On parle beaucoup, à raison, des trafics et de la consommation de produits stupéfiants, ainsi que des drames qui en découlent. Pourtant, il est une drogue dont les ravages attirent insuffisamment l’attention : l’"antifascisme".
Depuis les années 1930, ses dealers sont nombreux, en particulier à l’extrême gauche dont les prédispositions pour le travail de sape, le formatage des esprits, le totalitarisme sont connues.
On trouve ces démolisseurs, ces propagateurs de haine au sein de la classe politique, dans l’Éducation nationale, nombre de médias, le monde de la culture… De génération en génération, ils s’emploient avec constance, par leur logorrhée qui se veut "progressiste", à amplifier l’abrutissement autour d’eux - avec un succès certain, il faut bien le reconnaître -.
Les créatures sur lesquelles s’exerce leur emprise s’en trouvent littéralement conditionnées. À l’image de ces chiens auxquels le physiologiste russe Ivan Pavlov avait appris à saliver au tintement d’une cloche, ils bavent et éructent à la simple vue de tout ce qu’on leur a désigné comme étant d’"extrême droite". Les discours et slogans des apparatchiks des innombrables mouvements et associations de la "bien-pensance", les articles de L’Huma ou de Libé, les vannes affligeantes des ricaneurs en mission, les leçons ânonnées au quotidien par les aboyeurs de l’audiovisuel public ou les "posts" de leurs frères en "zombitude" sur les réseaux sociaux leur tiennent lieu de pensée. Leur vocabulaire limité s’articule autour de quelques mots-réflexes : "fasciste", "nazi", "raciste", "homophobe"... (les rares qu’ils savent encore écrire sans fautes d’orthographe, et encore). Quant à leurs arguments, ils sont le plus souvent soit inexistants, soit d’une pauvreté affligeante.
Cette bêtise triomphante, sûre d’elle-même et dominatrice, ne mériterait que haussement d’épaule et mépris hautain si elle n’était pas potentiellement aussi dangereuse. Lénine tenait le gauchisme pour une « maladie infantile du communisme ». En fait, il s’avère être une sorte de dégénérescence cognitive qui se traduit, chez ceux qui en sont atteints, par un effondrement du savoir-être et du savoir-vivre, une sensibilité accrue à l’effet de meute, une augmentation problématique de l’agressivité et de la violence.
Le lynchage à mort de Quentin Deranque, en février dernier, est venu rappeler à ceux qui ne le savaient pas encore ou qui l’avaient oublié, que la haine véhiculée par l’extrême gauche et une partie de la gauche peut être meurtrière. Or, force est de constater qu’elle a bénéficié jusqu’à présent d’une complaisance certaine, voire de complicités !
En 1970, deux ans après les "événements", Dominique Jamet rappelait, dans un numéro spécial de la revue Historia consacré aux années 1960 : « Il existe toujours dans tout pays un potentiel subversif de la même façon que notre corps est soumis en permanence à des agressions microbiennes, mais celles-ci ne se traduisent par de spectaculaires victoires que lorsque notre organisme affaibli cesse de sécréter des anticorps ».
Les braillards en goguette de l’île de Groix et tous leurs acolytes qui sévissent à travers le pays ne sont forts que des faiblesses, des renoncements ou de la compréhension à leur égard d’une partie de ceux qui sont censés faire respecter les lois et maintenir l’ordre public. Tant que ces petits bourges qui jouent aux gardes rouges ne trouvent face à eux aucune opposition digne de ce nom, aucune réponse policière ou judiciaire suffisamment ferme, ils poursuivent leurs méfaits, en se payant le luxe imbécile de les filmer et d’en diffuser les images. L’impunité dont ils bénéficient largement favorise les dérives, elle rend possibles les déchaînements de violence et les drames.
Qui ne dit mot et n’agit point consent. Les pouvoirs publics feraient bien de s’en souvenir (à moins, bien sûr, qu'ils ne trouvent un intérêt à ces agressions récurrentes). À force de jouer avec le feu, on finit souvent par se brûler.
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vendredi, 07 août 2026
Ile de Groix : le journaliste Erik Tegnér une nouvelle fois pris à partie pendant ses vacances, plainte déposée, enquête ouverte
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Erik Tegnér, directeur du média identitaire Frontières et chroniqueur sur CNews, faisait le tour de la Bretagne en bateau avec trois amis. Dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 août, il se trouvait dans un bar de l’île de Groix, Les Garçons du Port. À la fermeture, un attroupement l’attendait dehors. Une bousculade, des menaces, des coups. Il a déposé plainte à la gendarmerie le lendemain à 14 h 30. Une enquête est ouverte. Le parquet de Lorient n’avait pas communiqué jeudi soir.
Le récit de Frontières
Jules Laurans, rédacteur en chef de Frontières, a publié un récit détaillé disant s’appuyer sur la plainte et sur les vidéos du téléphone de Tegnér.
Pendant la soirée, celui-ci est reconnu. Une jeune femme le qualifie de « facho ». Un serveur d’un restaurant où il avait déjeuné le midi l’aborde et lui dit qu’il l’a servi parce qu’il faisait son travail. Les échanges restent verbaux.
À la sortie, la foule s’est déjà constituée. Les insultes fusent, le nom de Tegnér est scandé, ainsi que « Groix antifa ». Un individu tente de lui arracher son téléphone. Suivent des poussées, des jets de bière au visage, une mise contre un mur. Ses amis font bloc. Deux Groisillons s’interposent, dont l’un le pousse en lui criant de partir avant qu’il ne se fasse lyncher. Certains évoquent de le jeter à l’eau. Acculé au bord du quai, il embarque et s’exfiltre. La séquence dure une trentaine de minutes. Il appelle les forces de l’ordre à plusieurs reprises.
Interrogé par CNews, Tegnér indique n’avoir pas reçu de coup direct au visage. Il déclare craindre qu’un drame finisse par survenir et affirme que personne ne le fera taire.
Une vidéo tournée du côté du groupe circule ensuite sur Instagram. Sous cette publication, des commentaires appellent à « lui faire une Quentin ».
Tegnér avance le chiffre de 150 personnes, attribué à une source de gendarmerie ayant visionné les caméras de vidéosurveillance. Le Télégramme – qui a néanmoins toujours atténué les agressions visant Erik Tegner – écrit de son côté que la vidéo mise en ligne montre plutôt une trentaine d’individus, et qualifie les circonstances de floues, évoquant des discussions politiques qui se seraient tendues. Un élu groisillon déclare au quotidien que la situation est plus complexe que ne le disent les réseaux sociaux.
Les deux chiffres reposent sur des supports différents : une captation partielle d’un côté, un dispositif de vidéosurveillance couvrant l’ensemble du quai de l’autre. L’enquête tranchera. Ce qui n’est contesté par personne, y compris par la presse locale, c’est qu’un homme seul a été entouré, insulté et malmené pendant une durée prolongée, sur la voie publique, par une meute de chiens enragés et de hyènes, lâches, jusqu’à devoir quitter l’île par la mer.
2808 logements, 1260 résidences principales
Un élément manque à tous les récits publiés jusqu’ici.
Groix compte 2 310 habitants permanents, selon le recensement 2023 publié par l’INSEE le 6 août. L’île totalise 2 808 logements, dont 1 260 seulement sont occupés à titre de résidence principale. Les résidences secondaires et logements occasionnels en représentent 1 506, soit 53,7 % du parc — contre 49 % en 2012 et 52,4 % en 2017. Les logements vacants sont tombés à 41, soit 1,5 % du total, contre 7,4 % il y a dix ans. Il ne reste rien de disponible sur ces 14,8 kilomètres carrés.
La population résidente est composée à 50,2 % de retraités. Les cadres et professions intellectuelles supérieures y représentent 4,1 % des plus de 15 ans. En août, la population présente sur l’île est plusieurs fois supérieure à la population municipale, et le port se remplit d’une clientèle de vacanciers largement extérieure à la région.
Rien ne permet aujourd’hui d’affirmer la composition de l’attroupement du 5 août. Mais la question appartient à l’enquête, et les chiffres du recensement lui donnent son intérêt : une commune de 2 310 habitants dont la moitié est à la retraite ne produit pas spontanément un attroupement militant de cette ampleur un mercredi soir. 150 antifas à Groix (ou même 30 ou 50 d’ailleurs) cela n’existe pas, et cela suggère donc une population extérieure à l’île, et sans doute en partie extérieure à la Bretagne. Quand les auteurs seront identifiés, leurs domiciles le seront aussi.
Le traitement médiatique
Imaginons la scène inverse. Un journaliste de gauche en vacances, reconnu dans un bar, attendu à la sortie par plusieurs dizaines de personnes, insulté pendant trente minutes, aspergé de bière, plaqué contre un mur, poussé vers l’eau, contraint de fuir en bateau. Puis des commentaires en ligne renvoyant au militant mort sous les coups six mois plus tôt.
La réaction serait immédiate et massive : communiqués syndicaux, tribunes collectives, sujets d’ouverture, prises de position ministérielles, déclarations de sociétés de journalistes, rappels sur les atteintes à la liberté de la presse.
Ici, la couverture nationale s’est limitée aux médias du même camp que la victime. Le quotidien régional a publié un article prudent, sous mur payant, dont le titre place le mot agression dans la bouche de l’intéressé et souligne d’entrée que les circonstances restent floues. Aucune organisation professionnelle de journalistes ne s’est exprimée dans les heures qui ont suivi. Aucune réaction institutionnelle de gauche n’a été relevée.
Ce qui est en cause ici est de savoir si un homme, un journaliste, peut être encerclé dans la rue et contraint de fuir par la mer sans que la profession dont il relève y trouve à redire.
Plouha, août 2025
Ce n’est pas le premier épisode. À l’été 2025, Tegnér avait été pris à partie lors d’un festival à Plouha, dans les Côtes-d’Armor, en compagnie de sa compagne : bousculades, jets de bière, insultes. Un homme a été condamné pour violences en réunion et au versement de dommages-intérêts ; un second a été relaxé. Les sources disponibles divergent sur la nature exacte de la peine prononcée.
Frontières mentionne également une manifestation devant la brasserie Kerfave, dont Tegnér est à l’origine, lors de son lancement en mai, ainsi qu’un projet d’attentat visant un responsable de la rédaction. Ces éléments proviennent d’une source unique et ne sont pas recoupés à ce stade.
Quant à Quentin Deranque, les faits sont établis. Ce militant nationaliste de 23 ans est mort le 14 février 2026 à Lyon, des suites d’un traumatisme crânien infligé deux jours plus tôt, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan. L’autopsie a conclu à des lésions crâniennes majeures. Une information judiciaire pour homicide volontaire a été ouverte, plusieurs personnes ont été mises en examen, dont un assistant parlementaire d’un député LFI pour complicité par instigation. C’est à cette affaire que renvoyaient les commentaires publiés sous la vidéo de Groix.
Jordan Bardella a apporté son soutien à Tegnér, dénonçant une agression en meute et appelant à une prise de conscience sur la violence politique de l’extrême gauche. Éric Ciotti, Laurent Jacobelli et Alice Cordier, fondatrice du collectif Némésis, se sont également exprimés. La fédération Reconquête du Morbihan, par la plume de son délégué Eric Bourgoin, a communiqué : « Cette violence tant verbale que physique est inacceptable dans un pays démocratique où l’on peut débattre entre gens éduqués. Reconquête! 56 appelle nos concitoyens à prendre conscience que la montée de cette violence qui s’accroit au fil du temps. La justice devra condamner sévèrement ces extrémistes, leurs agissements qui n’ont pas leur place dans notre pays. Reconquête Morbihan renouvelle sa solidarité à Erik Tegnér en la circonstance »
Sur les réseaux, plusieurs comptes de gauche ont ironisé sur le chiffre de 150 et présenté la scène comme l’initiative de citoyens ne voulant pas de fachos chez eux.
Tegnér a été auditionné par la gendarmerie jeudi. Il a conclu son message public par une phrase adressée à la région qu’il a dans la peau, mais aussi dans le sang et l’ADN, quoi qu’en disent parfois ses détracteurs : la Bretagne mérite mieux.
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