mercredi, 03 décembre 2025
La Russie n'est pas notre ennemi
Un article de Bruno Mégret publié sur Polémia (cliquez ici)
Le conflit entre l’Ukraine et la Russie continue d’agiter la presse et les politiciens. Des points de vue antagonistes sont présentés, parfois de manière violente, et la Russie – qui a envahi militairement l’Ukraine, c’est indéniable – est présentée comme un ennemi absolu pour les Français et les Européens. Sur ce sujet complexe, Polémia donne la parole à toutes les voix, à toutes les visions, à tous les discours. Vous retrouverez ci-dessous un texte de Bruno Mégret. Un texte engagé qui mérite d’être lu, quel que soit son avis sur ce conflit.
Polémia
De l’opération de communication à la guerre ?
On assiste depuis quelque temps à une opération apparemment orchestrée visant à établir un antagonisme durable entre l’Union européenne et la Russie. Macron, toujours désireux de faire croire qu’il existe, en rajoute lourdement, parlant de l’ennemi russe. Il a même envoyé le chef d’État-major des armées tenir un discours des plus alarmistes aux maires de France réunis en congrès, leur annonçant qu’il fallait demander aux Français de se préparer à la guerre et donc au sacrifice de leurs enfants. Indépendamment des bénéfices que Macron espère sans doute tirer de l’atmosphère d’anxiété qu’il essaye de diffuser dans la société française, cette prise de position n’a aucun sens. La Russie n’est nullement un pays ennemi.
La Russie est un pays européen
Certes, ce n’est pas un pays politiquement correct, pas plus que la Chine, l’Inde, le Japon, ou les États-Unis de Trump, mais c’est en revanche un pays européen à part entière, par sa population, sa culture et son histoire qui se sont entrecroisés au cours des siècles écoulés avec ceux de la France. Qui peut dire que Dostoïevski, Tchékhov, Tolstoï, Tchaïkovski, Stravinsky ne font pas partie du patrimoine de notre civilisation européenne ? C’est de surcroît une puissance très complémentaire du bloc que constitue l’Union européenne. La Russie est en effet un pays très peu peuplé au regard de l’immensité de son territoire et doté en revanche de ressources considérables en matières premières et en énergies fossiles, alors que l’Europe densément habitée en est presque totalement dépourvue. Par ailleurs, la Russie est, comme l’Europe, soumise sur son flanc sud à la pression du monde musulman. L’intérêt de l’Europe était donc de nouer avec la Russie des liens étroits de coopération dans le domaine de l’économie, de la sécurité et de la culture et non de la renvoyer vers la Chine. La menace pour l’Europe, ce n’est pas la Russie mais le monde musulman. La menace ne vient pas de l’est mais du sud. Et malheur aux politiques qui se trompent d’ennemi !
L’agression russe a été voulue par le prédécesseur de Trump
Si telle avait été la vision de Macron et des Européens, la guerre en Ukraine n’aurait jamais pu avoir lieu. Il faut rappeler en effet que ce sont les Américains qui ont voulu cette guerre. Fortement investis dans le pouvoir ukrainien, ils ont multiplié les provocations à l’égard de la Russie, affirmant à maintes reprises que l’Ukraine allait entrer dans l’Otan et dans l’Union européenne et refusant dans le même temps toutes les offres de négociation avancées par les Russes, lesquels proposaient une conférence pour la paix et la sécurité en Europe. Dès lors, Poutine a estimé, comme l’avaient prévu les stratèges de l’État profond américain, qu’il devait attaquer l’Ukraine rapidement, avant qu’elle n’entre dans l’Otan. Les Américains n’ont d’ailleurs pas fait preuve d’une grande imagination : ils ont piégé Poutine comme ils avaient piégé Saddam Hussein en le poussant à envahir le Koweït pour pouvoir ensuite le discréditer et finalement l’envahir et le détruire. Dans l’affaire ukrainienne, il en va de même : il s’agissait de pousser la Russie à attaquer l’Ukraine pour discréditer le régime de Poutine et pour couper tous les liens entre la Russie et l’Union européenne, comme ils ont coupé le pipeline Northstream qui alimentait l’Allemagne en gaz russe.
La Russie avait des droits légitimes
En réalité, les Américains se sont comportés vis-à-vis de la Russie comme avec l’Irak, sans prendre en compte la nature même du peuple qu’ils veulent subjuguer. Ils n’ont pas admis que l’Ukraine n’est pas pour la Russie un pays comme un autre : c’est une partie d’elle-même puisque la Russie est, avec la Biélorussie et l’Ukraine, l’héritière de la Rus’ de Kiev, l’État slave qui s’est imposé du IXᵉ au XIIIᵉ siècle à l’est de l’Europe et dont la capitale était Kiev.
De plus, la Russie avait des motifs de se protéger des Occidentaux, le but ultime des chefs de l’État profond américain étant de faire éclater la Fédération de Russie en petits États où pourrait être installée selon eux une démocratie politiquement correcte soumise à Washington.
Enfin, si Poutine est à la tête d’un État autoritaire, ce n’est pas un État totalitaire. Il y a des élections et il y règne à bien des égards plus de liberté de pensée qu’en France. En réalité, ce mode de gouvernement est adapté au peuple russe lequel, d’ailleurs, soutient majoritairement le régime. À vrai dire, les Russes n’ont guère connu que l’imperium soviétique et l’empire des Tsars. Les quelques années de démocratie politiquement correcte ont été synonymes de désordre et de corruption.
Les Européens auraient dû se désolidariser des États-Unis
Les pays de l’Union européenne n’auraient donc jamais dû s’opposer à la Russie au motif que Poutine ne cochait pas toutes les cases de la Cour européenne des droits de l’homme. Ils auraient dû traiter avec ce grand pays pour ce qu’il est et non par rapport à nos critères prétendument moraux. C’est ce que font les hommes d’État.
Ils auraient donc dû s’opposer à la manœuvre américaine qui était d’ailleurs implicitement dirigée contre eux et, sans se soucier des États-Unis, répondre positivement à la proposition de Poutine d’une conférence sur la paix et la sécurité en Europe. Dans ce cadre, ils auraient dû considérer l’Ukraine et la Biélorussie comme deux pays de transition entre le monde russe et l’Union européenne, et accepter que l’Ukraine devienne un pays neutre n’ayant pas vocation à entrer ni dans l’Otan ni dans l’UE, ce qui n’a rien de déshonorant car tel est le statut de la Suisse et tel a été pendant longtemps le cas de l’Autriche. Une telle posture aurait émancipé l’Europe de la tutelle américaine, apaisé les Russes, évité la guerre en Ukraine et consolidé les économies européennes par une coopération fructueuse avec la Russie, notamment pour son approvisionnement en énergie fossile.
Si Macron avait été un homme d’État et non un trublion pathétique et dangereux, il aurait dû, au nom de la France, prendre l’initiative de ce basculement géostratégique. Il aurait ainsi donné à la France un rôle de leadership en Europe et aurait évité des centaines de milliers de morts et des centaines de milliards d’euros de destruction en Ukraine.
L’Union européenne et la Russie, une alliance naturelle
Le problème, c’est qu’il n’y a apparemment plus d’homme d’État en France ni en Europe. Personne dans la classe politique ne semble avoir de vision de notre avenir, personne n’ouvre de perspectives qui réconcilieraient les peuples européens avec leur histoire et leurs valeurs. Pourtant, dans le monde multipolaire qui s’annonce, l’Europe doit s’ériger en une puissance autonome avec comme alliés la Russie d’un côté et les États-Unis de l’autre.
Le monde occidental, disons le monde blanc, qui a dominé d’une façon ou d’une autre l’ensemble de la planète, doit faire face à un choc des civilisations qui n’aura sans doute rien de très amical. Aussi est-ce de l’intérêt de ces trois composantes que chacune d’elles soit forte et agissante pour faire face aux nouveaux pôles de puissance et aux civilisations qu’ils portent.
Encore faut-il, pour mettre en œuvre une telle perspective, renouer avec les règles immémoriales de la politique et donc se libérer de l’idéologie incantatoire et déconstructiviste de l’état de droit national ou international, enfermant les peuples et leurs dirigeants dans l’idéologie abêtissante et suicidaire du politiquement correct.
12:18 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Macron tente de contrôler l’information, pour tous nous contrôler !

Un communiqué de Reconquête!
Emmanuel Macron veut décider ce que vous avez le droit de croire. Il appelle ça la « labellisation des médias ». Traduction : lui choisit qui dit la vérité. Vous, vous obéissez.
Le dictateur Staline avait un mot pour ça : « Les idées sont plus dangereuses que les fusils. Nous ne laissons pas nos opposants avoir des fusils. Au nom de quoi devrions-nous les laisser avoir des idées ? »
Macron a bien appris sa leçon.
Qui seront les bénéficiaires de cette "labellisation" ?
- France 2, dont le magazine d’information Complément d’enquête vient d’être épinglé pour des informations largement tronquées ou orientées (sur le Sénat et… sur CNews) ?
- BFMTV, qui avait grossièrement accusé les Gilets Jaunes d’arracher des pavés, alors qu’ils avaient été enlevés pour des travaux de voirie ?
- France Inter, dont le journaliste Patrick Cohen a été pris en flagrant délit de vouloir influer sur les élections municipales à Paris ?
Macron n’en est pas à son coup d’essai. Déjà il avait tenté de faire passer la "loi Avia" pour contrôler les réseaux sociaux. Heureusement, la mobilisation immédiate des Français avait permis de la repousser.
Il remet le couvert ? Nous devons nous y opposer de toutes nos forces, en faisant monter la mobilisation.
Ce n’est pas au président de la République de décider quels sont les "bons" et les "mauvais" médias.
Prétendre certifier une information, c’est instaurer une vérité officielle. Un véritable Ministère de la Vérité. C’est un scandale et un grave danger pour les Français.
C’est de votre devoir de les alerter et de vous mobiliser avec tous les signataires de la pétition que nous venons de lancer, avant qu’il ne nous soit plus permis de nous exprimer.
La manœuvre de Macron, c’est tout le contraire d’une démocratie ! Les idées doivent pouvoir s’exprimer librement sans que le pouvoir en place bâillonne tout ce qui ne lui plaît pas.
NON au contrôle de l’information !
NON au Ministère de la Vérité !
Dès maintenant, signez et faites signer la pétition - Cliquez ici.
11:35 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La Charte de Munich de 1971 mise en lambeaux 50 ans après !
François Floc'h
Suite aux propos délirants d’Emmanuel Macron pour annoncer sa volonté de "labelliser" les diffuseurs d'informations, les commentaires vont bon train sur les plateaux télé et dans les salles de rédaction. Dans le camp médiatique conservateur, l'inquiétude est grande de voir la liberté éditoriale être verrouillée par l’État à travers des officines créées à cette fin.
Mais jamais, ces intervenants, journalistes ou commentateurs, ne font référence à la Charte de Munich signée en novembre 1971 qui traite de la déontologie journalistique. Cette charte semble totalement ignorée de ces professionnels (*). Et pourtant, elle énonce simplement, en termes clairs, les dix devoirs et les cinq droits des journalistes.
Pas étonnant que ce code professionnel soit mis au rencart tant il a été mis en lambeaux au fil des ans. Par les journalistes eux-mêmes, par les lois liberticides votées, la main sur le cœur, par les députés ! Mais aussi par les juges des différentes instances juridiques nationales et supranationales.
Il n'est donc pas nécessaire d'en commenter le contenu. Pour prendre conscience du saccage volontaire de cette charte, il suffit simplement d'en citer le contenu !
Les dix devoirs du journaliste
Chaque journaliste doit :
1 – Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.
2 – Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.
3 – Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents.
4 – Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.
5 – S’obliger à respecter la vie privée des personnes.
6 – Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.
7 – Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.
8 – S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
9 – Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.
10 – Refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
Les cinq droits de la charte
1 – Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d'enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprimés.
2 – Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu'elle est déterminée par écrit dans son contrat d'engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.
3 – Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience.
4 – L'équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de journaliste.
5 – En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.
En 1971, cette charte fut signée par les syndicats de journalistes des 6 pays du Marché commun, par la Fédération internationale des journalistes, par l'Union nationale des syndicats de journalistes français.
En 2009, pour contourner cette charte, un autre projet de code déontologique fut présenté par dix "sages" cornaqués par Bruno Frappat du Monde qui n'a jamais brillé par sa neutralité journalistique.
Et aujourd'hui, c'est le grand gourou Macron qui cherche à museler la libre parole. Pour que personne ne puisse dévoiler ses turpitudes ?
(*) La Charte de Munich, j'en ai appris l'existence en 2006 lorsque j'ai porté plainte contre deux journalistes de Ouest France pour défendre la mémoire de mon père. Ils ont été relaxés ! Dans ma grande naïveté, je n'avais pris conscience de l'efficacité des guillemets pour créer de fausses citations et se dégager ainsi de toute responsabilité !
11:22 Publié dans François Floc'h | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 02 décembre 2025
Ukraine : Drôle de drame

Dans un entretien au Figaro Magazine, avec Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique, Pierre Lellouche nous explique dans quelle galère se retrouvent les Européens face au problème ukrainien. Isabelle Lasserre se demande si on n va pas vers un nouveau Munich ?
Pierre Lellouche. - « Munich » , c’est en effet la grille de lecture adoptée par la plupart des médias occidentaux en 2022, notamment en France : Poutine est un nouveau Hitler, Zelensky, lui, est Churchill : il combat seul pour nous. Il est « la première ligne de défense » de l’Europe libre… Biden, lui, parlait à Varsovie d’une « guerre du bien contre le mal ». Pour faire bonne mesure, on assure aujourd’hui que si l’Ukraine tombe, nous serons les prochains sur la liste. Sauf que cette lecture est erronée. Elle ignore la complexité des neuf cents ans d’histoire entre ces deux peuples slaves et l’imbrication de leurs relations. Cette guerre est une guerre de sécession de l’Ukraine par rapport à la Russie, en même temps qu’une guerre civile et qu’une guerre indirecte, par procuration, entre l’Otan et la Russie. De surcroît, même s’il rêve désormais d’un nouveau congrès de Vienne qui accoucherait d’un monde postoccidental avec son allié chinois, Poutine, malgré tous ses travers, n’a rien à voir avec Hitler et son idéologie raciale.
À l’issue de tout cela, ce que je crains, ce sont deux choses : soit un accord imposé par Trump qui sera pire que ce que les Ukrainiens auraient pu obtenir lors des négociations de 2022, soit une prolongation du conflit qui pourrait à tout moment entraîner l’Europe entière dans l’engrenage d’une escalade non contrôlée. Ce n’est donc pas 1938 ou 1939, mais 1914. À savoir qu’un groupe d’États, qui ne veulent pas d’une guerre mondiale, se retrouvent entraînés, par une erreur de calcul de l’un d’eux et par la mécanique des alliances, dans un engrenage qui conduit à la guerre. Je le redis : plus cette guerre dure, plus elle porte en germe le risque d’une escalade. Les Ukrainiens, après l’échec de la contre-offensive ukrainienne de juin 2023, ne peuvent pas militairement regagner les territoires perdus. Ils manquent cruellement d’armes et surtout d’hommes.
Le nombre de déserteurs dépasse désormais celui des recrues et la population ukrainienne a fondu de 52 millions à l’indépendance en 1991 à moins de 38 millions aujourd’hui, le quart de la population de la Russie. La vérité est que nous sommes depuis des mois dans le déni de la défaite annoncée de l’Ukraine, parce que cette défaite est devenue aussi la nôtre. Et nous continuons à nous tromper, en entretenant l’illusion que nous allons gagner cette guerre ou que si nous ne la gagnons pas, nous aurons à combattre la Russie en Estonie ou en Pologne dans cinq ans ! Or, l’Ukraine ne gagnera pas, et nous perdrons avec elle, sans même être en position de médiateur avec la Russie. Il faudra pourtant bien vivre avec ce pays une fois la guerre terminée, car la Russie ne disparaîtra pas. L’Europe, et particulièrement la France, devra donc renouer un dialogue et penser la sécurité commune du continent. C’est sur cet enjeu qu’il faut travailler aujourd’hui, plutôt que de rejouer 1938. Nous ne sommes pas dans ce cas de figure.
(…) Isabelle Lasserre a globalement raison dans son analyse de Trump. Il se désintéresse complètement de l’Ukraine. La seule fois où il s’y est impliqué, lors de son précédent mandat, c’était pour une affaire de basse politique intérieure, concernant le fils de Joe Biden qui était employé par une société de gaz ukrainienne. Trump avait proposé à Zelensky, qui venait d’être élu, d’échanger l’inculpation de Hunter Biden par le procureur de Kiev contre la livraison de missiles antitank Javelin. L’affaire avait fuité, entraînant une très désagréable procédure de destitution… C’est dire si Trump n’aime ni l’Ukraine ni Zelensky, et manifeste une préférence évidente pour Poutine. L’Europe ne l’intéresse pas non plus, sauf pour vendre ses armes et du gaz à la place du gaz russe. Depuis février, Trump a changé de position à de multiples reprises… Mais ce qu’il cherche avant tout, c’est un deal.
Il a essayé de convaincre Poutine de s’arrêter en acceptant dès le sommet d’Anchorage, le 15 août dernier, l’essentiel des exigences russes. Mais Zelensky, soutenu par les Européens, avait alors refusé et l’on semblait se diriger vers une cinquième année de guerre, entièrement financée cette fois par les Européens. L’élément nouveau aujourd’hui, c’est que, outre la dégradation de la situation militaire sur le terrain cet automne, Zelensky est cerné par une énorme affaire de corruption impliquant ses plus proches. On parle de détournement de 100 millions d’euros, de cuvettes de WC en or massif, de fuite en Israël de l’associé de Zelensky… Les services américains ayant probablement intercepté la totalité des échanges, Zelensky n’est plus vraiment en position de bloquer ce qui est déjà dénoncé, y compris à Paris, comme une « capitulation »… D’où l’ultimatum de huit jours, « jusqu’à Thanksgiving » imposé par Washington, dans le dos des Européens.
Que peuvent faire les Européens ? Peuvent-ils s’opposer au plan de paix de Trump ?
P. L. – À ce stade, on voit mal comment les Européens pourraient s’opposer au plan de paix américano-russe, faute de pouvoir construire une alternative crédible et pas seulement des incantations et des discours. Poursuivre la guerre, comme le souhaitent certains, nécessite des armes que les seuls Européens ne peuvent pas produire, mais aussi beaucoup d’argent. Au moins 70 milliards d’euros par an. L’Europe n’en a pas les moyens, à l’exception peut-être de l’Allemagne. Autrement dit, même si les Ukrainiens acceptent de continuer à payer la note du sang, il est douteux que nous soyons capables de financer et d’armer l’Ukraine sans les Américains. Nous avons déjà dépensé environ 175 milliards d’euros depuis le début de la guerre, et il faudra ajouter au moins 60 milliards cette année. L’Amérique partie, nous voici donc avec la note d’un conflit que nous ne contrôlons aucunement, mais dont l’issue sera extrêmement négative pour nous. Tel est le prix politique que je redoutais depuis le premier jour : celui d’un engagement sans réflexion stratégique, où l’issue est déterminée par des acteurs extérieurs comme Trump et Poutine ; nous voici coincés au milieu du gué et nous devrons payer les conséquences.
Existe-t-il un risque de poursuite de la guerre après un éventuel cessez-le-feu ?
Instruits par l’Histoire, les Ukrainiens attendent aujourd’hui de véritables garanties de sécurité. Mais ils risquent une fois encore d’être déçus… Le projet d’accord américain exclut l’entrée dans l’Otan, mais prévoirait une formule voisine du fameux article 5 de l’Alliance. Reste à savoir si cela suffira, d’autant que le projet d’accord prévoit de plafonner l’armée ukrainienne… Il faut plutôt concevoir un plan de reconstruction, similaire à celui envisagé pour Gaza, avec un système intérimaire où des puissances extérieures viendraient à être déployées comme des Casques bleus, pour garantir la stabilité le long de la ligne de front. La tâche sera difficile, car il subsistera des irrédentistes.
Source : Le figaro magazine 30/11/2025
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La menace confiscatoire
La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol
Le 23 octobre 2025 se tenait à Bruxelles un nouveau conseil regroupant les chefs d’État et de gouvernement des États-membres de l’Union prétendue européenne. Le principal débat portait sur le sort des actifs de la Banque centrale russe gelés depuis le début de la guerre avec l’Ukraine.
On estime que la Russie aurait placé en Occident avant-guerre environ trois cents milliards d’euros. Ce montant comprendrait les avoirs souverains, soit les réserves de la Banque centrale, et les fonds privés qui appartiennent aux personnalités russes soumises aux sanctions occidentales.
Les experts pensent encore que ces sommes bloquées se répartissent très inégalement entre le Luxembourg, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie et la Belgique. Le royaume belge concentrerait la plus grande majorité des actifs souverains russes en raison de la présence à Bruxelles, son siège légal, d’Euroclear, un établissement central de dépôt des titres. Société de droit privé, Euroclear est une entreprise financière qui travaille en toute confiance avec les banques centrales, les banques et les fonds d’investissement de la planète. Ils déposent de manière dématérialisée des obligations, des produits financiers, des actions et des investissements. Son dépôt global pèserait 42 500 milliards d’euros en titres ! Euroclear détiendrait 193 milliards d’euros d’actifs russes bloqués.
Une partie du Conseil dit européen aimerait s’emparer de ces fonds. L’argent ainsi confisqué servirait de gage au prêt de réparation à l’Ukraine. Or le Premier ministre fédéral belge, le national-centriste flamand Bart De Wever, s’y oppose résolument. Il craint à juste titre que cette première historique de s’approprier les actifs d’un autre État n’entraîne de fâcheuses répercussions politiques, financières, économiques, sociales, diplomatiques et juridiques. Le dirigeant belge exige donc de ses partenaires un mécanisme solide de garantie capable de rembourser Euroclear si jamais Moscou parvenait à rapatrier en Russie ses placements. Les discussions se poursuivent. La direction d’Euroclear entend par ailleurs contester devant les tribunaux toute confiscation des avoirs russes. Elle sait qu’une telle mesure anéantirait la confiance des déposants.
Les négociations portent aussi sur un prêt de réparation gagé sur le fonds souverain de la Norvège. Bien que non-membre de l’Union pseudo-européenne, Oslo participe à l’OTAN, à l’Espace économique européen et à la zone Schengen. Grâce aux hydrocarbures en mer du Nord, le royaume scandinave disposerait grâce à ce fonds plus de 1 700 milliards d’euros ! Les eurocrates ont déjà prévu d’utiliser les intérêts de ces avoirs russes (soit plus de cinq milliards d’euros) pour aider l’Ukraine.
Les réticences du chef du gouvernement belge sont légitimes. La saisie illégale des avoirs d’État russe et leur utilisation à l’effort de guerre seraient considérées comme des actes délibérés de belligérance avec des conséquences imprévisibles. Cet acte de piraterie internationale constituerait enfin un terrible et néfaste précédent pour la population française.
La France croule sous la dette et les déficits. Au lieu de trancher, de tailler et de sabrer dans les dépenses inutiles et problématiques (subventions faramineuses aux partis politiques, aux syndicats, aux associations déviantes, etc.), les politiciens ne cachent plus leur envie de détourner ce gigantesque magot que représente l’épargne des Français. Pour le premier semestre 2025, le taux d’épargne des particuliers atteignait près de 19 %, d’où un patrimoine financier des ménages estimé à 6 430 milliards d’euros !
Le 2 avril 2024, l’inénarrable députée Verte de Paris, Sandrine Rousseau, suggérait de combattre la dette publique en contraignant les épargnants français à renflouer ce tonneau des Danaïdes. Elle n’est pas la seule à lorgner sur les économies d’une vie de labeur. L’apparentée Verte, Sophie Taillé-Polian, députée du Val-de-Marne et adhérente à Génération.s, le groupuscule de Benoît Hamon, développe une autre obsession. Outre son fantasme psychotique de fermer CNews et d’écraser le groupe médiatique Bolloré, elle envisage, début novembre, de piller l’épargne afin de financer la nationalisation de l’économie hexagonale et la réindustrialisation. « Récupérer l’épargne des Français pour qu’elle soit réinvestie dans le productif et non dans le financier, se justifie-t-elle, c’est remettre en selle notre modèle social. » Faire les poches des Français au nom du sinistre pacte républicain tout en refusant la fermeture des frontières et en acceptant tous les migrants du monde est fort audacieux.
Corrélons ces deux infâmes propositions avec d’autres qui expriment une agression discrète contre la propriété. Les services fiscaux exigent chaque année de remplir une déclaration d’occupation et de loyer. Cette déclaration est à mettre en relation avec le projet de faire payer aux propriétaires une location qu’ils devraient s’ils n’étaient pas précisément propriétaires ! Ubu travaille au fisc ! Posséder des biens immobiliers constitue un marqueur, plus ou moins fort, d’enracinement. Dans une tribune parue dans Le Monde du 19 octobre 2025, sommet de la désinformation et de la dénonciation facile, Aurore Lalucq défend le projet funeste d’euro numérique qui, selon elle, contournerait les banques. Bien sûr, on y croit ! Députée française apparentée socialiste au Parlement dit européen, Aurore Lalucq co-préside Place publique (Rigole publique serait plus juste !), un autre groupuscule, celui de Raphaël « CIA » Glucksmann. Sa prise de position en faveur d’une monnaie numérique liberticide n’est donc pas étonnante.
Les kleptocrates occidentaux se méfient des propriétaires et de toute réalisation tangible de participation dans les entreprises. Leurs lointains aïeux ont aboli les corporations qui reconnaissaient la propriété du métier et favorisé le salariat. Confisquer l’épargne privé constituerait une nouvelle étape vers l’instauration d’un hilotisme 2.0 et d’un véritable communisme de marché. Dans cette perspective anxiogène, comment réagirait alors l’opinion publique ? Assisterait-on à l’émergence de « super-Gilets jaunes » ? Comment répondraient les unités de sécurité potentiellement spoliées ? Continueraient-elles à obéir docilement à l’hyper-classe cosmopolite ou bien se rallieraient-elles aux mécontents, quitte à renverser dans la foulée le régime ? Tout demeure incertain. Espérons seulement que ni l’écureuil, ni la fourmi ne se laisseront plumer.
Salutations flibustières !
00:00 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 01 décembre 2025
Paix en Ukraine : le bras de fer de Donald Trump ? avec Caroline Galactéros
Dans cette nouvelle édition du Samedi Politique, Élise Blaise reçoit Caroline Galactéros, docteur en science politique et présidente du think tank Geopragma, pour analyser les différentes propositions de paix autour du conflit en Ukraine. Vous pouvez retrouver Caroline Galactéros sur Paix et Guerre (ICI).
Alors que Donald Trump avance un plan en 28 points pour tenter de mettre fin aux hostilités, les Européens présentent leur propre feuille de route, plus courte et jugée plus acceptable par Kiev. Ces initiatives surviennent dans un contexte militaire très difficile pour l’Ukraine, mais aussi de fortes turbulences politiques, marquées par de nouvelles révélations de corruption touchant des responsables proches de Volodymyr Zelensky.
Quelle est la portée réelle du plan américain ? Le contre-plan européen peut-il changer la donne ? Pourquoi chaque tentative de négociation semble-t-elle systématiquement se heurter à un blocage ? Et comment interpréter les dernières déclarations des dirigeants occidentaux sur l’avenir du conflit ?
Caroline Galactéros apporte son analyse sur ces enjeux diplomatiques et stratégiques, mais aussi sur les conséquences possibles de ces choix pour la sécurité européenne et l’équilibre international.
18:20 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L’immigration et la délinquance, de nouveau le déni du réel : surreprésentation des étrangers, mais toujours cette volonté de regarder ailleurs
Michel Festivi
Ce thème fut notamment l’un des angles d’attaque de l’émission Compléments d’Enquête, qui devait pulvériser Cnews, et qui s’est finalement complètement retournée, du fait des fakes news proférées par l’officine Reporters sans frontières, dont l’enquête a même été dénoncée par l’Arcom, c’est tout dire.
Le 27 novembre dernier, le ministère de l’Intérieur a publié « les chiffres clés sur l’insécurité et la délinquance en 2024 ». Le ministère rappelle d’abord, que le pourcentage des étrangers serait en France de 8% de la population.
Or, on retrouve, selon la place Beauvau, plus de 30% d’étrangers mis en cause dans des vols sans violence ou des vols dans des véhicules. Près de 20% d’étrangers mis en cause dans les tentatives d’homicides et homicides. 20% également dans le trafic de stupéfiants. 12,5% d’étrangers mis en cause dans des escroqueries, violences physiques et sexuelles. Si l’on prend uniquement l’Île-de-France, 93% des vols et 63% des agressions sexuelles sont commis par des étrangers.
Cette surreprésentation des étrangers dans les mises en cause de crimes ou de délits impacte directement la surpopulation carcérale. Les étrangers représentent 24,5% des détenus dans les prisons françaises. Mais le déni du réel continu. On l’a observé dans cette émission, Complément d’enquête. On peut le lire sous la plume du CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales), rattaché à Matignon et cité comme référence cardinale par France Télévisions. Lutter contre l’immigration illégale aurait deux conséquences, moins de crimes et délits, plus de place en prison.
Car pour le CEPII, certains délits comme le fait de travailler sans titre de séjour ou la soustraction à une OQTF, ne peuvent être commis que par des étrangers. Or le CEPII oublie d’indiquer que les étrangers sont surreprésentés dans toutes les catégories de crimes ou de délits, comme on vient de l’indiquer. Et bien sûr, suprême explication, radotée par le musée de l’immigration, la pauvreté engendre la délinquance ! Et de plus les forces de l’ordre font des contrôles au faciès et la justice serait plus sévère envers les délinquants étrangers. Quand on ne sait plus quoi dire, on invente des histoires à dormir debout visiblement. La mauvaise foi n’a plus de limites.
Même son de cloche du côté du ministère de l’Intérieur, qui refuse visiblement, de tirer les conséquences logiques des chiffres qu’il fournit lui-même. Interrogé le 30 novembre dernier sur BFMTV par Amandine Atalaya, qui lui a posé une question très simple : « Y-a-t-il un lien, oui ou non ? », le ministre Nuñez a botté en touche, en prétendant « qu’il refusait de faire ce lien ». Dont acte. Quand l’aveuglement atteint un tel point de non-retour, il n’y a plus rien à attendre.
Car le déni du réel, s’accompagne d’une propagande de la gauche sur les radios du service public. L’Institut Thomas More a soumis toutes les matinales de France Inter, France culture et France Info à l’analyse de l’intelligence artificielle pour mesurer ses orientations politiques. Cette étude « sans sélection humaine », comme le précise le directeur général de cet Institut, a passé au crible des centaines d’heures d’émission entre le 1er et 31 octobre 2025.
Ainsi, pour France Inter ont été décompté 60 chroniques de gauche, 24 neutres et 16 pour la droite. Sur France Culture, 66 pour la gauche, 28 neutres, et quasiment aucune pour la droite. Sur France Info, 24 pour la gauche, 57 neutres et 19 pour la droite. Pour tous les détails les plus complets, il faut se reporter à l’excellent article de Judith Waintraub pour le Figaro magazine du 29 novembre 2025.
Un futur gouvernement qui respecterait la volonté des Français, mille fois affirmée dans plusieurs sondages, aurait comme impératif absolue : 1°) s’attaquer à l’immigration sauvage et clandestine, 2°) réprimer fortement la délinquance 3°) assurer enfin la neutralité du service public de l’audio-visuel, sans doute par sa privatisation pure et simple.
16:11 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Bernard Lugan invité par la chaîne de la revue "Conflits"
Africaniste, auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire de l'Afrique, Bernard Lugan a vécu en Afrique du Sud au moment de la fin de l'apartheid. Pour Conflits, il revient sur son expérience et apporte une analyse claire et précise sur les drames et les espoirs de ce pays.

13:45 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Un dangereux récidiviste de l’omelette politique
La chronique de Philippe Randa
Si cela n’a pas fait la Une ou même les gros titres des médias, ils sont tout de même bien peu à ne pas avoir relayé la terrible information de ce week-end : l’agression de Jordan Bardella, Président du Rassemblement national et possible candidat à l’élection présidentielle, venu dédicacer son nouveau livre à Moissac dans le Tarn-et-Garonne.
Une incontestable agression physique, certes, mais tout de même… à l’œuf ! Un œuf ! Pas de quoi battre une omelette, sauf pour certains, sans doute, à se battre les flancs de rire. Gras, le rire. On amuse la galerie comme on peut.
Et on indigne les auditeurs de Cnews aussi, puisque « l’affaire » fut motif à un débat de plateau sur fond d’une déclaration du porte-parole de LFI Thomas Portes – « Je ne suis pas pour gâcher la nourriture » – après avoir appris qu’un homme avait donc écrasé un œuf sur la tête de son adversaire (ennemi ?) politique… On s’en doute, la colère était de rigueur sur la chaîne de Vincent Bolloré devant cette remarque si indigne d’un élu, jugée non pas du niveau d’une douteuse « blague de comptoir », mais d’une gravitée extrême : le LFIste abohrré regrettait-il simplement qu’il se fut agi d’un œuf et non d’un boulet de canon ? Pour tous, la réponse comprise dans la question semblait ne pas faire de doute.
L’importance médiatique donnée à cette « affaire », présentée comme quasi-d’État est bien évidemment grotesque, alors même que d’autres sujets d’actualité auraient tout de même été plus conséquents. Elle est néanmoins révélatrice désormais de faire du « buzz », sans cesse et encore et encore, avec tout et n’importe quoi.
Car la simple remarque à faire sur cette agression – outre qu’elle n’est malheureusement qu’un des « risques du métier » de toute personnalité publique – est la facilité avec laquelle « l’agresseur » a pu s’approcher suffisamment près de sa cible pour lui écraser son œuf sur le crâne. Ce, au nez et à la barbe du ou des garde(s)-du-corps présent(s).
D’autant que l’agresseur n’en était pas à son coup d’essai, puisqu’Éric Zemmour avait déjà été sa victime lors de la dernière élection présidentielle.
Enfin, ouf ! heureusement ! le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a « très fermement » condamné les malheurs du président du RN. Le service minimum, en quelque sorte.
Quant au dangereux récidiviste de l’omelette politique, il va devoir répondre de « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité. »
On se doute qu’il écopera peut-être d’une prochaine condamnation à quelques centaines (dizaines ?) d’euros et/ou d’une éventuelle peine de prison avec sursis… s’il ne devait pas tout simplement tirer son épingle de l’arène judiciaire en étant jugé par un quelconque militant du Syndicat de la magistrature (SM) qui lui « infligera » un simple rappel à la loi…
Mais il aura eu, à nouveau, bis repetia ! son « quart d’heure de gloire médiatique »… et finalement permis à la France entière d’apprendre que le samedi 29 novembre, Jordan Bardella était venu à… où ça ?… Moissac… c’est où ?… dans le Tarn-et-Garonne… pour faire quoi ? dédicacer son livre… Ah bon ! Tiens donc !
Un livre au titre péremptoire : Ce que veulent les Français !
En tout cas, sans doute pas qu’on donne autant d’importance à un « exploit guerrier » si minable !
Lire aussi Le Nouveau Présent cliquez là
12:35 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Notre catalogue de fin d'année 2025 est en route : dès maintenant, passez vos commandes pour Noël
10:20 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Eric Zemmour : quand Libération confond critique et exorcisme
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Je reviens de ma marche sur les dunes de Lechiagat, les semelles alourdies par le sable humide que le vent disperse comme les cendres d’un monde qui s’éteint. Chaque fois que je redescends vers la chapelle de Saint-Fiacre, je m’arrête près de la vieille fontaine qui somnole à l’angle de la nef. J’y plonge deux doigts, non par superstition chrétienne, mais parce que ce geste puise dans quelque chose de plus ancien que l’Évangile, une manière païenne d’entrer en contact avec la terre, l’eau et leurs puissances invisibles. En Bretagne, ces gestes persistent, mêlés confusément aux rites nouveaux, comme des filaments d’un monde antérieur qui continue de respirer sous la pierre.
C’est là, assis sur le banc de granit, que j’ai lu l’article de Libération consacré à « La messe n’est pas dite » le dernier livre d’Eric Zemmour. On reconnaît d’emblée la rhétorique habituelle du journal: une sorte de mêlée militante, où les mots visent moins à comprendre qu’à excommunier. La presse française, trop souvent, demeure prisonnière d’une vision du monde gauchiste, woke, saturée de réflexes pavloviens. Elle ne lit plus le réel, elle le soumet à ses dogmes. Dans cette logique, Eric Zemmour n’est jamais un adversaire intellectuel, mais un coupable par essence.
L’article multiplie les accusations : « révisionnisme », « falsification », « haine effroyable », « bêtise et orientalisme ». Ce ne sont pas des arguments, ce sont des verdicts moraux. On y reproche à Zemmour de défendre un christianisme identitaire, comme si ce christianisme-là n’avait jamais existé, comme si la France n’avait pas été façonnée par mille ans d’une foi qui fut aussi une appartenance, un cadre, une armature. Les rédacteurs semblent ignorer que la dimension identitaire du christianisme fut longtemps la norme de l’Europe. On peut la discuter, mais on ne peut pas la nier.
Vient ensuite l’accusation d’exonération du rôle de l’Église dans la longue histoire du traitement des Juifs. L’argument est mal ajusté. Oui, il y eut au fil des siècles des discriminations, parfois lourdes, toujours injustes, mais qui relevaient d’une logique traditionnelle, compatible avec l’enseignement classique de l’Église, non d’une volonté biologique d’anéantissement. Le régime national-socialiste, lui, s’inscrivait dans un déterminisme racial étranger au monde chrétien. Il considérait l’Église, au même titre que le peuple juif, comme une ennemie à abattre. Oublier cela n’est pas un détail : cela revient à confondre deux systèmes de pensée absolument incompatibles.
Puis arrive le procès de l’analyse zemmourienne de l’islam. La charge devient hystérique. On accuse Zemmour de citer un « nazi » pour mieux attaquer l’islam, allusion à Jacques Benoist-Méchin. Procédé commode, puisqu’il permet d’éviter tout débat sérieux. Pourtant, Libération oublie de préciser que le philo-islamisme contemporain en Europe a aussi des racines troubles. L’un de ses premiers promoteurs modernes, Sigrid Hunke, fut disciple de Heidegger, membre du NSDAP, collaboratrice de l’Ahnenerbe chargée de « recherches raciales » ; et c’est elle, dans Le soleil d’Allah sur l’Occident, qui porta l’idée que l’Europe devait sa grandeur à l’islam.
Autrement dit, la généalogie du discours pro-islam en Europe n’est pas plus pure que celle de ses critiques. Que Libération ne s’en souvienne pas n’est pas innocent: cela disqualifierait leur reductio ad Hitlerum, si commode lorsqu’il s’agit seulement de disqualifier un adversaire.
Enfin, l’article reproche à Zemmour la théorie du « choc des civilisations », taxée « d’américaine » et « peu européenne ». Mais qu’est-ce que cette européanité invoquée à tout propos, sinon une abstraction sans poids, détachée du sol, des peuples, des mémoires ? L’Europe réelle, celle que j’ai retrouvée en Bretagne comme celle qui survit en Argentine, est une civilisation charnelle, non une utopie humaniste. Elle s’enracine dans des traditions, des frontières, des fidélités. Elle ne se réduit pas au lexique d’Edward Saïd, que Libération élève au rang d’oracle définitif.
En quittant Saint-Fiacre, j’ai replongé mes doigts dans l’eau glacée de la fontaine. Cette fraîcheur me ramenait à une phrase d’Ernst Niekisch, ce penseur indocile qui voyait les peuples mourir non sous la force étrangère, mais sous l’abdication intérieure, lorsque la volonté d’être se dissout dans l’indifférence. Pour Niekisch, une nation se tient debout tant qu’elle garde un axe, quelque chose de plus ferme que les slogans et les repentances, une verticalité de conscience.
En descendant le sentier, l’écho d’une autre voix me revenait, plus familière encore, celle d’Alberto Buela, ce philosophe argentin que j’ai fréquenté sur ses terres d’Atalaya. Buela, parlant depuis l’hémisphère sud, disait presque la même chose avec d’autres mots : qu’un peuple n’existe que par sa présence au monde, cette « presencia » qu’il décrivait comme un acte, non comme un héritage gelé. Il faut se tenir là, dans son histoire, dans ses formes propres, et ne pas se laisser remplacer par des abstractions sans visage.
Entre Niekisch et Buela, le dialogue est secret, mais limpide. Le premier voit l’Europe sombrer lorsqu’elle renonce à ce qui fit sa force tragique. Le second rappelle que toute communauté, qu’elle soit européenne ou américaine, se maintient si elle reste fidèle à son « mode d’être » plutôt qu’aux chimères universalistes qu’on voudrait lui imposer. Ce n’est pas un nationalisme de tambour, mais un réalisme de l’âme.
Et je me disais, en écoutant le grondement de la mer derrière les dunes, qu’il existe encore des lieux en Europe où ces deux voix peuvent se répondre. Des lieux où l’on sait que l’identité n’est pas un repli, mais une manière d’habiter le monde ; que la fidélité n’est pas un archaïsme, mais une forme de courage ; et que la France, si elle veut demeurer elle-même, devra un jour retrouver cette vérité simple que Niekisch et Buela, chacun depuis sa rive, n’ont cessé de murmurer.
Une autre résonance enfin, plus proche encore du sol que je foule, me revenait en esprit : celle d’Olier Mordrel. Lui savait, mieux que beaucoup, que les vieux peuples maritimes ne se maintiennent qu’en gardant vivante la ligne de crête entre la houle et le granit. Mordrel répétait que la Bretagne n’est pas un musée ni un folklore, mais une tension vivante entre la mémoire et l’élan, entre la mer qui disperse et la langue qui rassemble. Ce qu’il disait de la Bretagne vaut pour la France tout entière : un peuple qui cesse de dire « je suis » rejoint aussitôt ceux que la poussière recouvre. En quittant Saint-Fiacre, je pensais à cette vieille leçon: aucune civilisation ne se sauve sans s’aimer assez pour se défendre.
Source Breizh Info cliquez ici
01:58 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Savitri Devi (1905-1982), une approche brève et théologique (un livre de Franck Buleux, réédité par Ars Magna)
Cet essai biographique avait été publié d'abord aux éditions défuntes "Pardès" en 2017. Cette deuxième lecture que nous lui avons fait nous prouve que Franck Buleux (né en 1964) est un grand essayiste qui sait garnir ses sujets avec une touche sur l'inconnu. Nous savions que Hitler était végétarien mais pas que "la société théosophique reconnaissait les avatars de Vishnu, Dieu protecteur et bienveillant, à qui la tradition confère dix avatars. Parmi ceux-ci Kalki est considéré comme la dernière incarnation, celle qui viendra anéantir les démons" (op.cit. p.95). Une citation qui peut vous prouver pourquoi Devi a choisi l'hindouisme comme religion serait celle-ci : "Les animaux peuvent se réincarner en êtres humains, les humains peuvent être rétrogradés en animaux dans leur prochaine vie s'ils se sont mal comportés, et seuls les humains peuvent atteindre directement l'illumination (les animaux devant d'abord se réincarner en humains). On retrouve cette conception de progression dans les réincarnations dans l'hindouisme. Certains hindous sont végétariens, avec un profond respect pour la vache, symbole de la maternité universelle" (op.cit. page 50).
"A partir de 1932, la future Savitri Devi s'établit à Calcutta, la ville la plus importante de la partie orientale su sous-continent indien et milite dans les mouvements nationalistes hindous qui luttent à la fois contre la colonisation britannique et l'islam... Devi condamne vigoureusement l'islam comme idéologie incompatible avec l'union indienne, car purement à vocation universelle" (op.cit. p.29). Sur la page 59 Devi traite le christianisme comme "la religion des faibles". Vingt-cinq pages plus loin elle affirme que "l'hindouisme serait la religion des forts" (op.cit. p.84). Même si Devi est en opposition avec l'escroquerie judéo-chrétienne, elle avait des liens très amicaux avec le philosophe utilitariste juif Peter Singer (né en 1946) qui était également antispéciste. Buleux nous explique en bref sur la page 76 la signification de ce mot et nous trouvons qu'il a un lien fort avec la culture végétarienne et l'antispécisme. "Le spécisme est la considération morale supérieure que les humains accordent à leur propre espèce , et le traitement discriminatoire qui en découle envers les autres espèces" (op.cit. page 76).
Pour Devi "Israël espère conquérir le monde, par l'intermédiaire de l'occident converti au christianisme" (op.cit. page 82). C'est pour cette raison qu'elle s'est installé sur "le sous-continent indien dès 1932" (ibid).
Félicitations à Christian Bouchet (né en 1955) d'avoir réédité ce bel essai de Buleux par lequel nous apprenons sur la page 155 (de la bibliographie générale) qu'il fera aussi la réédition en 2026 de "L'étang aux lotus" et de "L'avertissement aux hindous".
"Savitri Devi, du swastika au sari", Franck Buleux, éditions Ars Magna, 2025, 166 pages, 18,00 € cliquez ici
01:56 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 30 novembre 2025
Qui sème la haine récolte l’islamisme

Michel Onfray
Un récent sondage montre en chiffres et courbes la progression de l’islam en France. On y voit sans conteste, sauf cécité idéologique, que les jeunes musulmans préfèrent le voile, le Coran, la charia, l’islam au crop-top, aux Évangiles, à la République, au Code civil et au judéo-christianisme. Merci qui ? Merci le révisionnisme politique qui permet aux tenants du gauchisme culturel depuis plus d’un demi-siècle d’enseigner, de la maternelle à l’uni- versité en passant par les dites « grandes écoles », avec l’appui et le renfort du monde prétendu culturel, le cinéma, la publicité, la littérature, les prix littéraires, le cinéma, la chanson, le Franco-Suisse Souchon compris, la BD, que la France, c’est le colonialisme, la traite négrière, le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, l’écocide planétaire, le réchauffement climatique, Vichy, Pétain, la Shoah. Autrement dit : les chambres à gaz et les fours crématoires.
BHL, qui ne regrette pas aujourd’hui d’avoir été maoïste dans les années 1970, estime qu’il a ainsi contribué au recul du PCF. N’écrit-il pas en effet dans L’Idéologie française (1981) que la France est « la patrie du national-socialisme » (sic) ? C’est le titre du deuxième chapitre de son livre... Qui, après cela, pourrait bien aimer la patrie du national-socialisme ?
Le drapeau de toutes les vilénies
Faut-il s’étonner que deux générations aient pris ces slogans politiques au pied de la lettre et se soient mises à haïr cette France qu’on leur présente depuis des décennies comme détestable ?
Les tenants de gauche et de droite d’une idéologie européiste postnationale, ceux que je nomme les « maastrichiens », récoltent ce qu’ils ont semé depuis qu’ils conchient le drapeau français pour lui préférer le drapeau européen, bannière d’un cosmopolitisme qui réunit – n’est-ce pas éton- nant ? – la France insoumise et le Medef dans un même combat contre les nations. Manon Aubry n’a pas embrassé sans raison, avec un air franchement réjoui, Ursula von der Leyen quand elle a été réélue à la tête de la Commission européenne le 18 juil- let 2024. In fine, LFI finit toujours au second tour par voter pour le candidat maastrichien – sous prétexte d’antifascisme, bien sûr...
Les courbes de ce sondage qui visualisent la montée de l’islam chez les jeunes en France montrent bien plutôt la montée de la haine de la France et du drapeau tricolore. Ce drapeau est devenu pour nombre de jeunes gens bien dressés à l’insoumission celui de toutes les vilénies.
D’où leur affection en retour pour le drapeau palestinien qui ramasse la haine de la France et de l’Occident tout entier.
Madame Panot peut bien ignorer pour quelle Palestine elle combat, à l’est ou à l’ouest du Jourdain, sinon pourquoi pas à l’ouest d’Israël, la Palestine lui est un prétexte : les ennemis de ses ennemis sont ses amis ; monsieur Delogu, député français, peut bien baiser le drapeau algérien en Algérie avec émotion ; madame Rima Hassan, députée européenne, peut bien affirmer que « l’Algérie est la Mecque des révolutionnaires et de la liberté » –; ce que cette jeune génération dit ainsi, c’est que la haine de la France est leur programme politique.
Ceux qui dissertent, éplorés, sur cette tempête qui se lève feraient mieux de garder leur sévérité pour ceux qui ont semé le vent depuis un demi-siècle et qui, pour certains, continuent de le semer.
Source : Journal du dimanche 30/11/2025
09:57 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La guerre de Troie n’aura pas lieu

Vladimir Poutine a envoûté les Russes. Il terrorise l’Ukraine. Il menace l’Occident. La bombe atomique ne dissuade plus le Kremlin. Donald Trump enfile une panoplie de superhéros. Le spectacle est global. Il faut inventer, surprendre, émouvoir. Clausewitz expliquait les guerres anciennes ; Star Wars éclaire les nouvelles. Pascal Praud relit la pièce de Giraudoux et trouve qu’elle est d’une belle actualité.
Lire la suite ICI
Source : Journal du dimanche, 30/11/2025
08:57 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 29 novembre 2025
Lâcheté, bêtise et incompétence sont-elles les trois mamelles de la Justice française ?
Un entretien avec Philippe Randa
(Propos recueillis par Guirec Sèvres pour le site Synthèse nationale 29 novembre 2025)
« Quant à la légalisation des drogues, outre que cela provoquera un formidable appel d’air à leur consommation, mais c’est un choix de vivre et plus encore de mourir comme un autre, pensez-vous que les trafiquants, privés du jour au lendemain de toute ressource, iront pointer à France travail dans l’espoir de décrocher un job d’esclave rémunéré au smig chez Uber ? Smig assujetti à l’impôt, évidemment ! »
Le narcotrafic est aujourd’hui un sujet central de l’actualité… On n’hésite plus à parler de « mexicanisation » de notre pays à cause d’une criminalité liée à celui-ci, organisée et extrêmement violente, ne reculant plus devant fusillade, exécutions ou recours à la torture, au chantage, voire à la prise d’otages…
Charlotte Moge, maîtresse de conférences en études italiennes à l'université Lyon 3, affirmait récemment à France info qu’on n’était « pas du tout dans le même cadre » que l’Italie avec sa célèbre « maffia », sous prétexte qu’en France, une quinzaine de représentants de l'État n’avait pas été assassinée, comme ce fut le cas à la fin des années 70-80 par la Cosa nostra. Certes, mais elle aurait pu préciser « n’avait pas ENCORE été assassiné »… Qui peut vraiment douter que ce ne soit pas une plausible prochaine étape de l’explosion de la criminalité dans notre pays ? Et encore oublie-t-on les assassinats passés du Juge Michel, certes en 1981 et celui du juge Renaud en 1975. Cette différence, faite par Mme Moge, est (encore) heureuse pour les représentants de l'État, mais pour les citoyens qui chaque jour « voient ce qu’ils voient » et sont conscients de « subir ce qu’ils subissent », je ne vois pour ma part guère de différence entre Italiens, Mexicains et Français… Bien sûr, il y a également tous ceux à qui « on ne la fait pas » et qui savent bien, eux, que « fusillade, exécutions, torture, chantage et prise d’otages » ne sont que des « sentiments d’insécurité ». Dans les quartiers où ils résident, évidemment, on ne doute pas que ce soit peut-être le cas. Enfin, « encore » le cas et pour combien de temps ?
Qu’avez-vous pensé de la permission de sortie accordée à un narcotrafiquant incarcéré à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil pour aller chercher du travail ?
Il apporte la preuve qu’on ne s’évade pas (encore) de la super-prison-de-super-Darmanin : on vous ouvre simplement la porte, il suffit de le demander poliment… Plaisanterie mise à part – il vaut mieux en rire qu’en pleurer – cette affaire est tellement invraisemblable qu’on se perd en conjectures : Ouaihid Ben Faïza, détenu parmi les « 100 plus dangereux de France », et malgré des avis défavorables du parquet de Béthune, du directeur de la prison et du personnel pénitentiaire, a été autorisé par un juge d'application des peines à se balader toute une journée sans surveillance sous prétexte d’un prétendu rendez-vous de travail (pour sa libération dans 4 ans) ; c’est tellement surréaliste qu’on ne peut que chercher « à qui le crime paie ». À ce détenu, à l’évidence. Rentré le soir-même à l’heure dite, voilà un sacré bon point pour cette « chance pour la France » : elle favorisera sans doute une prochaine demande de réduction de peine de sa part : du statut de délinquant « parmi les 100 plus dangereux de France », il accède tout naturellement désormais à celui de détenu « parmi les 100 plus exemplaire de France ». En voilà de la réinsertion vite fait, bien fait ou on ne s’y connait pas… Il est juste dommage pour lui que le même jour, maman Ben Faïza ait été placée en garde à vue après la découverte de 400 grammes de cannabis et de 1 500 € lors d’une opération anti-stups à La Courneuve ! Ah ! les parents, on vous jure… Enfin, cela pourra certes inspirer un nouveau Jean Cocteau pour réécrire Les parents terribles.
Tout de même, ce juge d’application des peines qui a autorisé ce bandit à aller se promener, n’a-t-il pas voulu faire un pied-de-nez au Ministre de la Justice, ancien ministre de l'Intérieur ?
À l’évidence… Gérald Darmanin a tellement médiatisé cette prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil qu’au-delà de la farce judiciaire il peut s’agir effectivement d’un bras de fer entre ce juge et lui. Bras-de-fer remporté haut la main par le premier. Mais pas que ! Peut-être aussi est-ce une façon pour ce magistrat de se protéger d’un éventuel-prochain-inévitable assassinat « … à la mode, à la mode de chez les Italiens, de chez les Mexicains… » si notre pègre nationalo-franco-africano-tzigano se lançait à son tour dans le dézinguage à grande échelle de nos « représentants de l'État » comme évoquée précédemment. Ce juge s’est-il brusquement senti rattrapé par un satané « sentiment d’insécurité » comme le premier vulgus pecus venu ? Allez savoir… On va souvent chercher des raisons idéologiques pour expliquer les choses, voire la bêtise ou l’incompétence, mais la lâcheté peut aussi démontrer bien des attitudes.
Que pensez-vous des passages place Beauvau de Gérald Darmanin, puis de Bruno Retailleau ? N’ont-ils vraiment eu que peu d’effets dans la lutte contre les narco-trafiquants ?
À l’évidence… Enfermer les « plus dangereux trafiquants de France » dans des prisons type Vendin-le-Vieil, ok ! Mais lorsqu’un chef de gang est arrêté, son gang est-il forcément démantelé ? Non ! Et tout naturellement, son ou ses lieutenants prennent alors sa place et tout continue, avec ou sans son contrôle… Et dans l’hypothèse où l’arrestation d’un chef de gang, de ses lieutenants et des principaux membres d’un gang font disparaître celui-ci, le territoire qu’il contrôlait est forcément récupéré par un autre gang dans la foulée et ainsi de suite… Les sommes en jeux sont telles qu’elles ne peuvent qu’exciter les convoitises à l’infini… surtout auprès de populations auxquelles on a supprimé tout ascenseur social pour sortir de leurs conditions de lumpen prolétariat.
Deux solutions miracles sont prônées par certains : s’en prendre aux consommateurs – si on fait cesser la demande, l’offre sera inutile – ou légaliser la consommation de stupéfiants pour faire cesser les trafics.
Deux inepties : j’ai personnellement le plus profond mépris pour les consommateurs de stupéfiants, même si beaucoup, certes, peuvent être considérés comme des victimes de leur addiction, mais s’en prendre à eux, faute d’avoir réussi à venir à bout des criminels trafiquants de drogue apparaît comme d’une parfaite médiocrité, là encore. Quant à les persécuter financièrement, pourquoi pas ! Pour remplir les caisses de l’État, on persécute bien les automobilistes qui dépassent de 1 km/heure la vitesse autorisée sur les routes… Et des députés ont récemment proposés de taxer les « logements équipés d'éléments de confort, comme une baignoire, une douche ou un chauffage ». La bouffonnerie n’a jamais de limite. Quant à la légalisation des drogues, outre que cela provoquera un formidable appel d’air à leur consommation, mais c’est un choix de vivre et plus encore de mourir comme un autre, pensez-vous que les trafiquants, privés du jour au lendemain de toute ressource, iront pointer à France travail dans l’espoir de décrocher un job d’esclave rémunéré au smig chez Uber ? Smig assujetti à l’impôt, évidemment ! Que les trafiquants de drogue soient d’ignobles crapules, j’en suis le premier convaincu, mais pas qu’ils soient forcément les derniers des imbéciles comme le voudraient croire ceux les « légalisateurs de la drogue ». Dans une telle hypothèse, les trafiquants ainsi « mis au chômage » se reconvertiraient aussitôt dans d’autres lucratives activités : car-jacking, home-jackin, kidnapping avec demandes de rançons…
Et vous, alors, vous avez des solutions ?
Oui.
Lesquelles ?
L’histoire nous en a donné une. Rapide et efficace. Il fut une époque où la piraterie en mer était telle qu’elle avait to-ta-le-ment interdit tous les trafics maritimes : plus aucun bateau français, anglais, espagnols, etc. ne pouvaient s’aventurer sur les mers. Il fut alors décidé que toute personne – homme, mais aussi femme ou… enfant – ayant été identifiés comme pirate ou complices de pirates serait condamnée à mort et exécuté. Il y a une scène au début d’un film de la série Pirates des caraïbes où l’on voit ainsi une file de personnes enchaînées, dont un enfant d’une dizaine d’année, monter à l’échafaud pour y être tous pendus haut et court. Ce n’était nullement de la fiction, mais la réalité des mesures prises à l’époque. Un an. Il a fallu un an seulement pour que toutes les mers redeviennent navigables… Et ce fut la fin de la piraterie.
20:15 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sarah Knafo face à Alain Duhamel sur BFM TV : « Ma génération paie pour les erreurs de la vôtre. »
19:34 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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« Complément d’enquête » n’aime pas CNews

Mathieu Bock-Côté
Se pourrait-il que le succès de CNews se trouve justement dans sa volonté de témoigner de la part du réel ailleurs niée, ou même présentée de manière inversée ? On me dira que je ne parle pas de nulle part. Vrai. Je suis éditorialiste sur CNews depuis 2021. J’ai même eu le privilège de succéder à Éric Zemmour. J’aggrave apparemment mon cas. Je précise cela avant d’aborder ce qui devait être l’événement médiatique de la semaine : l’enquête attendue, par certains redoutée, censée faire la lumière sur CNews et révéler de quelle manière cette chaîne fabriquerait frauduleusement l’information. On laissait croire qu’après on ne verrait plus la chaîne de la même manière. Qu’elle serait en charpie. Que le dossier de ceux qui rêvent de la fermer se trouverait enrichi d’une belle grosse pièce, d’une preuve définitive. Mais voilà, à la fin, pas grand-chose. Pire encore : rien du tout. Le service public a envoyé ses fins limiers contre CNews. Découverte : « Complément d’enquête » n’aime pas CNews.
On y trouve d’abord, c’est devenu un classique, le procès de Pascal Praud, à partir de vieilles archives usées, toujours les mêmes, mais ressorties chaque fois comme si elles étaient toutes fraîches. On doit en conclure que Praud est un effrayant démagogue qui menace la République, qui a toujours besoin d’un diable à combattre, il faut croire. Que l’homme aux insolentes audiences soit parvenu à réinventer la conversation publique et à ramener un public dépolitisé vers les choses de la cité avec un mélange de gouaille, de théâtre et de camaraderie n’appartient pas au récit. Ce serait un ensorceleur insulteur, il faudrait désenvoûter ses victimes. Presque les exorciser.
Ses victimes : parlons-en. « Complément d’enquête » commence par elles. On y rencontre de braves gens, qu’on nous présente comme de pauvres gens, hypnotisés par CNews, qui les désinformerait. Ils ne comprendraient pas vraiment le monde qui est le leur. C’est eux qu’il faut sauver. Et de quoi faut-il les sauver ? De la désinformation sur l’immigration. Une désinformation programmée, comme le confirmerait un journaliste inconnu au bataillon, censé nous révéler une conspiration de la direction pour stigmatiser les musulmans et les immigrés en général. Comprenez bien : si CNews n’était pas là, les Français ne seraient pas inquiets de l’immigration.
Car CNews serait surtout coupable d’en parler exagérément, tout comme on y parlerait trop d’insécurité. D’ailleurs, dans la promotion du documentaire, la veille de sa diffusion, c’était le principal argument annoncé. On parlerait davantage de ces sujets sur CNews que sur BFMTV ou Franceinfo, ce qui serait bien la preuve d’une dérive éditoriale. C’était aussi l’argument du rapport Jost, réalisé en 2022, aussi pour RSF, et que, pour d’étonnantes raisons, le Conseil d’État avait pris au sérieux au moment de sa frappe contre les chaînes info. Faut-il mettre en place, à l’échelle nationale, une direction éditoriale centralisée, chargée de fixer pour tous l’interprétation des faits, et leur hiérarchisation ?
Ne pourrait-on pas retourner la question ? Pourquoi les chaînes bien vues font-elles l’impasse sur ce sujet ? Se pourrait-il que le succès de CNews se trouve justement dans sa volonté de témoigner de la part du réel ailleurs niée, ou même présentée de manière inversée ? On comprend que le régime, pour se maintenir, doit occulter ou, du moins, interpréter intégralement tout ce qui touche à l’immigration. Le régime diversitaire ne se maintient qu’en nous enfermant avec lui dans son univers parallèle, dont on ne peut sortir sans se faire accuser de désinformer. Mais le réel cogne à la porte ! N’y a-t-il pas quand même un tout petit lien entre l’immigration et l’insécurité ? Non ! Et encore non ! Puisqu’on vous dit que la science, rien qu’elle, et les preuves scientifiques, confirment qu’il n’y en a pas.
C’est au nom de la lutte contre la désinformation qu’on désinformera et qu’on entravera la présentation de ce qui contredit le récit de la diversité heureuse. Si le réel fait intrusion dans la vie publique, le régime risque de s’écrouler. D’ailleurs, la pièce d’anthologie de cette soirée télévisuelle est venue dans la désormais classique séance du fauteuil rouge, où un dénommé Waleckx, inquisiteur blanc-bec maison, s’exaspère que son invité ne se couche pas devant le dogme diversitaire. Il n’y aura jamais trop d’immigration, compris ? Il y a seulement trop de gens qui croient le contraire et de perturbateurs idéologiques pour le leur faire croire.
Au passage, « Complément d’enquête » a dû rafistoler son film à la dernière minute. On le sait, elle accusait en plus CNews de ne pas respecter les temps de parole, à partir d’une étude de RSF. Mal joué : l’Arcom, qui n’est pourtant pas reconnu pour son amour de CNews, a contredit ouvertement l’étude annoncée par l’émission, en rappelant que la chaîne respectait scrupuleusement cette obligation. C’était pourtant encore une fois la « science » qui condamnait CNews. Il faut croire qu’on lui fait dire n’importe quoi. C’était drôle. Morale de l’histoire ? CNews serait un trouble permanent à l’ordre public et on en appelle implicitement à multiplier les signalements contre elle. Si on empile les condamnations contre la chaîne, ne sera-t-il pas possible d’enfin la fermer, simplement ? Le régime se portera mieux en s’imperméabilisant contre les faits déstabilisateurs. Certains pourraient croire que ce bouclier démocratique est surtout un bouclier contre la réalité. Mais ce ne sera pas de la censure. Non. Ce sera le triomphe de l’information certifiée. Cela plaira à certains.
Source : Le Figaro 29/11/2025
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Entre illusion géopolitique et véritable civisme : le vrai débat sur le service national
Thomas Joly - Président du Parti de la France
On feint la solennité, on convoque les accents martiaux et soudain Emmanuel Macron découvre les vertus d’un service national volontaire. Après l’échec du SNU, cette chimère bureaucratique, voici maintenant un projet assez flou, élaboré sur de mauvaises bases : préparer la jeunesse à un conflit fantasmé avec la Russie.
Dieu merci, on échappe au rétablissement du service militaire obligatoire. Ce service contraint appartient au passé : inutile dans nos armées professionnelles, archaïque dans sa logique « éducative » et coûteux pour un État déjà exsangue. Il n’aurait aujourd’hui ni justification stratégique ni pertinence budgétaire.
Pourtant, l’idée d’un engagement volontaire n’est pas en soi dénuée de sens. Encore faut-il lui donner une vraie finalité. Le Parti de la France propose de le rendre utile : en faire une voie privilégiée pour accéder à la fonction publique. Quoi de plus légitime que d’exiger de ceux qui prétendent servir l’État qu’ils aient d’abord prouvé, concrètement, leur attachement au pays ?
Ce ne serait pas un fétichisme militaire mais la restauration d’une éthique civique. Une manière de rappeler que la France n’est pas une abstraction administrative mais une communauté charnelle qui mérite loyauté et engagement. Restaurer la fibre patriotique parmi nos fonctionnaires, souvent déconnectés du sens profond de la Nation, ce n’est pas exclure : c’est refonder.
Encore faut-il que ce volontariat rassemble ceux qui veulent vraiment servir la France et non s'entraîner pour le djihad. L’enjeu est là : non pas la gesticulation géopolitique mais la cohérence nationale. Emmanuel Macron esquisse une idée ; encore faudrait-il qu’il en assume la portée.
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Vendredi soir, à Saint-Brieuc : une passionnante conférence sur l'islamisme organisée par Reconquête 22 avec Pierre Martinet, ancien de la DGSE
La dynamique fédération costarmoricaine de Reconquête, dirigée par Pierre-Yves Thomas, organisait vendredi soir à Saint-Brieuc, en présence de plus de 150 personnes venues de tout le département, une conférence sur l'islamisme avec comme intervenant, Pierre Martinet, auteur de plusieurs livres (1) et ancien agent du service action de la DGSE. La veille, il donnait une conférence sur le même thème à Caen, invité par les étudiants de l'UNI.
Pierre Martinet connaît bien son sujet. Il sait de quoi il s'agit lorsqu'il aborde les menées subversives des réseaux islamistes en France. Pendant toute la soirée, il a tenu le public en haleine en exposant la stratégie des Frères musulmans sur notre sol. Si elle ne veut pas finir dans la dhimmitude, la France doit réagir au plus vite. Pierre Martinet a fait son choix, il a rejoint Reconquête, le parti d'Eric Zemmour.
Cette belle réunion fut aussi l'occasion pour Pierre-Yves Thomas de faire le point sur la campagne qu'il a engagé pour les élections municipales à Saint-Brieuc. Dores et déjà, sa liste ouverte à toutes les formations de la droite de conviction a reçu le soutien, outre bien sur celui de Reconquête, de nombreuses personnalités locales comme, entre autres, les responsables des Patriotes (Florian Philippot) et de Via (Jean-Frédéric Poisson). À Saint-Brieuc comme ailleurs, si la droite nationale veut l'emporter en mars prochain, elle doit localement se rassembler.
Notre revue, Synthèse nationale, était présente à cet événement. Nombreux furent les participants qui vinrent se procurer les ouvrages proposés sur notre stand.
Après une séance de questions-réponses avec Pierre Martinet, la soirée se termina autour d'un sympathique buffet de l'amitié au cours duquel le Beaujolais nouveau fut, visiblement, apprécié par nos amis bretons.
S N
(1) Parmi les ouvrages de Pierre Martinet :
Un agent sort de l'ombre, J'au lu, 2005.
Pris en otage, un agent du service action raconte, Illustrated, 2022.
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vendredi, 28 novembre 2025
L'escroquerie des éoliennes
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L’autre marée : ce que révèle l’éveil conservateur venu d’Amérique
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Breizh infos cliquez là
Je suis arrivé au bar des Brisants après une longue marche sur la dune de Lechiagat, cette longue arête blonde que le vent sculpte sans relâche. À mesure que j’avançais, la mer s’assombrissait comme une encre qu’on remue au fond d’un pot, et j’avais dans les narines cette odeur d’iode mêlée de varech qui vous suit jusque sous les paupières. En poussant la porte du bar, j’ai aperçu Claudine derrière son comptoir, attentive comme toujours, avec ce mélange de bienveillance et de vigilance tranquille propre aux femmes qui ont vu passer plusieurs générations de pêcheurs. Elle m’a salué d’un « vous voilà » qui tient lieu d’accueil et de conversation entière. J’ai pris ma place habituelle près de la fenêtre, et le café brûlant est arrivé sans que j’aie eu besoin de lever la main.
Sur la table, j’ai ouvert l’enquête de Paul-Henri Wallet dans Le Figaro consacrée au réveil des étudiants conservateurs dans les universités américaines, ce phénomène inattendu qui bouscule les campus où régnait jusque-là la tyrannie molle, mais implacable, du wokisme . J’ai lu ces portraits de jeunes gens qui se réunissent en cachette dans des sous-sols ou dans des bars du Bronx parce que les administrations refusent de leur accorder des salles. J’ai lu ce que devient un campus lorsqu’il se transforme en tribunal idéologique, où l’on traque les dissidents comme autrefois on surveillait les suspects politiques. Et j’ai été frappé par cette vérité simple : les cycles reviennent. Rien ne reste figé indéfiniment.
Car voici que les étudiants conservateurs américains relèvent la tête. Voici que les clubs républicains doublent leurs membres. Voici que Turning Point USA, endeuillé par la mort de Charlie Kirk, reçoit des dizaines de milliers de nouvelles adhésions, comme si la violence avait réveillé quelque chose de plus profond que la peur. Voici que la nouvelle administration fédérale coupe les vivres aux universités qui ont trop complaisamment servi de refuge à la censure militante. Le vent tourne, d’abord imperceptiblement, puis avec la régularité d’une marée.
En buvant de petites gorgées de café trop chaud, j’ai pensé à ce que Spengler évoquait dans Le Déclin de l’Occident, cette idée que les civilisations respirent, s’étendent, se contractent, comme de grands organismes. Toutes connaissent des phases d’hypertrophie morale où un dogme, quel qu’il soit, prétend gouverner les consciences sans partage. Puis, lorsque ce dogme a trop usé les âmes et trop comprimé la vie, surgit une génération qui en renverse les barrières. Rien ne dure éternellement dans l’histoire humaine, pas même les inquisitions laïques.
En Europe, ce mouvement n’en est encore qu’à ses balbutiements. Mais certains signaux sont là, ténus, mais réels, comme des braises sous la cendre. Je pense à l’Institut Iliade, qui rassemble chaque année une à deux promotions d’une jeunesse studieuse, affamée de culture classique, de profondeur historique et d’enracinement. Je pense aussi à l’Institut de formation politique, l’IFP d’Alexandre Pesey, qui œuvre dans un registre plus stratégique, formant patiemment ces élites médiatiques et politiques dont l’Europe conservatrice aura besoin lorsqu’elle sortira de son sommeil. L’un apporte la profondeur, l’autre la technique ; ensemble, ils composent les deux faces d’une renaissance encore discrète, comme le chuchotement d’une marée montante avant qu’elle n’envahisse la grève.
Je lève les yeux. Claudine discute avec deux vieux marins qui sentent la sueur et le large. Le bar s’est peuplé sans que je m’en rende compte. Des boomers en ballade rient un peu trop fort, un pêcheur tire lentement sur sa cigarette électronique (quelle misère!), et l’eau du port derrière la vitre continue son lent travail d’assombrissement. Je me dis qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour observer les signes qui montent du monde, parce que rien n’y est forcé, rien n’y est artificiel. Ici, la vie circule comme un vieux courant marin.
Oui, les cycles se succèdent. Oui, tout a une fin. Même les dogmes qui paraissaient invincibles. Peut-être que ce qui se lève aujourd’hui sur les campus américains, ce refus du conformisme progressiste, ce désir d’exister en dehors des injonctions idéologiques, traversera un jour l’Atlantique et gagnera nos propres universités. Peut-être que l’âme européenne, étouffée sous le poids de ses culpabilités fabriquées, retrouvera un jour le goût de la liberté intérieure.
Je termine mon café. Le vent cogne contre la vitre avec une obstination nouvelle. En quittant le bar des Brisants, je sens que la nuit n’est pas seulement en train de tomber. Elle prépare peut-être déjà l’aurore de demain.
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Décès d'Alain Jamet, figure historique du Front National dans l'Hérault
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Québec : identité et indépendance
Rémi Tremblay, Nouveau Présent cliquez ici
C’est un peu inattendu, mais trente ans après le référendum de 1995 sur la question de l’indépendance — perdu par quelques milliers de voix malgré l’appui de 60 % des Canadiens français — la question nationale reprend toute la place au Québec, ravivant une flamme que plusieurs espéraient éteinte.
L’enjeu est simple : faire du Québec un pays à part entière afin que l’Amérique française puisse survivre, évitant ainsi une assimilation à la sauce cajun.
Les raisons de ce réveil sont multiples, mais elles sont d’abord et avant tout liées à l’identité et à l’immigration de masse subie depuis des années. Le parti actuellement au pouvoir à Québec, la Coalition avenir Québec de François Legault, mise depuis 2018 sur la question identitaire pour se maintenir au pouvoir. Promesses de réduire l’immigration, de défendre le fait français, d’instaurer une constitution… Legault a compris que le vent avait tourné et que, plus que jamais, les Québécois en ont ras le bol des politiques de submersion migratoire imposées par le Canada. Mais les demi-mesures de la CAQ ont finalement pavé la voie à ceux qui réclament l’indépendance comme unique moyen de préserver l’identité québécoise.
Le parti souverainiste historique, le Parti québécois (PQ), a donc le vent dans les voiles. Premier dans les intentions de vote et dans les dons, il se prépare aux prochaines élections et son programme a évolué : après le référendum de 1995, il s’était engagé dans une logique de « bonne gestion de la province ». Désormais, il vise clairement l’indépendance. Pour nombre de Québécois, conscients de l’impact démographique de l’immigration, il s’agit de la dernière chance de devenir un pays. C’est l’indépendance ou la louisianisation.
Seulement, par démocratisme, le PQ de Paul Saint-Pierre Plamondon veut s’engager dans la voie référendaire. Un choix d’autant plus étonnant que les révélations s’accumulent sur les irrégularités du scrutin de 1995. Récemment, Sergio Marchi, alors ministre de l’Immigration, a admis avoir accéléré le traitement des demandes de citoyenneté avant le référendum afin d’augmenter le nombre d’électeurs favorables au camp du non (statu quo). Peut-on vraiment croire que, cette fois-ci, le camp fédéraliste jouera franc jeu? D’autant que, contrairement à 1995, où le Québec jouissait d’appuis tacites en France, il est désormais isolé, sans relais. Une « élection référendaire », consistant à appliquer le programme pour lequel le Parti québécois aurait été élu, serait nettement plus réaliste, stratégiquement parlant. Surtout que le Québec n’a jamais signé la Constitution qui le régit.
Dans tous les cas, l’année 2026 risque d’être décisive.
NDLR SN : sur le Canada, lire le CHN (n°12) de Rémi Tremblay consacré à Adrien Arcand cliquez ici
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Une nouvelle campagne d'information de Reconquête sur le pouvoir d'achat des Français
10:15 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Messe pour Pétain : le silence de l’épiscopat
Eric Delcroix, Polémia cliquez ici
L’interdiction voulue par la Gauche de la messe pour Pétain n’a absolument pas été commentée par l’épiscopat français, étrangement mutique. Analyse par Éric Delcroix, juriste, essayiste et écrivain, auteur de Droit, conscience et sentiments.
Polémia
Le hourvari, la tentative d’interdiction de la messe célébrée le 15 novembre à Saint-Jean-Baptiste de Verdun, pour le repos de l’âme du maréchal Pétain et de ses soldats, est un événement dont il ne faut pas sous-estimer les conséquences. N’ayant pas pu convaincre le président du tribunal administratif de Nancy du risque de troubles à l’ordre public, c’est le maire Samuel Hazard lui-même, garant de cet ordre au nom de la loi, qui s’est efforcé de le troubler en prenant la tête d’une manifestation hostile devant l’église.
Le préfet, à l’unisson, a prêté la main à ce maire indigne, nonobstant l’ordonnance précitée du juge en date du 14 novembre, en empêchant, avec le concours paradoxal de la force publique, nombre de gens qui voulaient y assister de pénétrer dans le sanctuaire. Ce qui, vue la concertation vraisemblable avec le maire et sa coterie, pourrait constituer le délit d’entrave à la liberté de réunion (article 431-1 du Code pénal).
Mais cette grave atteinte aux libertés publiques, ainsi qu’à la séparation de l’Église et de l’État, semble n’être qu’un début de guerre religieuse au nom de l’antifascisme qui demeure l’un des piliers du nouvel ordre mondial, guerre religieuse que l’on se garde bien de faire à l’islam. Quel préfet se risquerait-il à filtrer l’accès à une mosquée ?
Quid de l’épiscopat français ?
Dans le contexte qui est de facto celui d’un ordre dit républicain antifasciste en pleine démesure, il n’est plus guère étonnant que tout ce qui froisse la sensibilité des marxistes, ou orphelins du marxisme, en vienne à tomber sous le coup de mesures vexatoires et de persécutions administratives et judiciaires. Nous le savons…
Mais le bât blesse là où l’on ne devrait pas s’y attendre : l’absence de réaction de l’épiscopat. J’ai cherché en vain des protestations de l’archevêque de Reims en particulier et de l’épiscopat français en général contre une pareille atteinte à la messe, à toutes les messes, pour le repos de l’âme de quiconque. Comment ces princes de l’Église des saints martyrs peuvent-ils être aussi lâches ? Nul ne leur demande leurs options politiques, mais tout simplement de défendre les bases de leur foi.
Car, enfin, la messe n’est-elle pas la célébration mystique du sacrifice du Christ pour la rédemption de tous les hommes, Pétain inclus ? Et de célébrer les martyrs comme-ci, les martyrs comme-ça, jadis ou au loin, très loin — mais aucune esquisse de la moindre velléité de faire face à l’adversité ici et aujourd’hui. Il y a un mot de l’Évangile pour désigner ce genre d’hommes : Jésus (condamné politique comme Pétain, chacun en son temps) les qualifiait de « sépulcres blanchis ».
Benêt peut-être, mais en rétrospective, j’avais cru comprendre que Jacques Chirac avait été implicitement excommunié, en tant que chef du gouvernement ayant fait légaliser l’avortement, acte hautement peccamineux pour l’Église. Mais, ce nonobstant, il a eu droit à des obsèques catholiques en grande pompe dans l’église parisienne de Saint-Sulpice. « Selon que vous serez puissant ou misérable », disait le fabuliste — quelque peu païen, il est vrai…
Quid de l’Église ?
Mais qu’en est-il au-delà de nos frontières dans l’Église catholique, apostolique et romaine ? Naguère, feu le docteur Dor avait été condamné à des peines de prison pour entrave aux avortements (article L 2223 du Code de la santé publique)… à coup de prières publiques ! Aussi avait-il demandé l’asile politique à la Nonciature (ambassade du Vatican à Paris) : il en fut chassé en 48 heures par le harcèlement et les mauvais procédés des bons (?) pères. Le Vatican soutient volontiers les réfugiés politiques, sauf chez lui, sauf pour les siens.
Le martyre, oui, mais pas ici ni maintenant : courage, fuyons ! Une messe ne vaut pas des emmerdes, comme aurait dit Chirac. C’est à ne pas croire, dirait un agnostique…
00:45 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 27 novembre 2025
Entretien avec Franck Buleux, candidat à l’administration de la CIPAV
Source EuroLibertés cliquez ici
Franck Buleux, auteur d’une biographie de Pierre Poujade (Pierre Poujade Union & Fraternité française, Les Cahiers d’histoire du nationalisme n°20, Synthèse nationale), est également un ardentdéfenseur des indépendants ; à ce titre, il est candidat à l’administration de la CIPAV, la principale caisse de retraite des professions libérales, avec le francilien Pierre Boixareu en tandem !
(propos recueillis par Fabrice Dutilleul).
Pourquoi ce combat et cette candidature ?
Le combat ne doit pas rester purement théorique et littéraire. La défense des indépendants ne doit pas être laissée à des organismes liés au « bloc central » que ce soit au niveau national ou européen. Je ne citerai pas ces organismes mais ils candidatent sur la bannière du « renouveau ». Cela fait des dizaines d’années qu’ils rénovent, il est temps de présenter aux indépendants une liste de défense de leurs intérêts, notamment dans un souci de transparence vis-à-vis des cotisants. La Cipav (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse) est une des caisses de retraite des professions libérales, aux côtés des autres caisses des professions libérales.
Quel est le rôle de la CIPAV ?
La CIPAV est, comme son nom l’indique, la caisse de retraite, mais aussi de prévoyance et d’action sociale, d’une grande partie des professions libérales. Cette caisse gère leur régime de retraite de base et celui de leur retraite complémentaire. Elle a été créée en 1978 à la suite de la fusion entre la Caisse des ingénieurs (Cavitec) et la Caisse des architectes (Caava). La CIPAV est un organisme de droit privé qui exerce une mission de service public. Elle est soumise au Code de la Sécurité sociale et cette caisse est contrôlée par la Mission nationale de contrôle des organismes de Sécurité sociale. La CIPAV régit le régime de retraite complémentaire des professionnels libéraux définis par la loi de financement de la Sécurité sociale. Cet organisme a aussi la charge de leur régime de prévoyance invalidité-décès et propose ses services dans le domaine de l’action sociale par la fourniture d’aides matérielles aux actifs et aux retraités qu’elle gère et qui doivent faire face à des accidents de la vie ou prévenir leur dépendance. Les régimes de retraite de base et complémentaire gérés par la CIPAV répondent au principe de répartition : les cotisations versées par ses adhérents une année doivent permettre de payer les prestations de cette même année. La CIPAV dispose actuellement de 5 cotisants pour 1 retraité.
Pourquoi insister sur la transparence au sein de la CIPAV ?
Parce que la CIPAV est trop souvent liée à des scandales mettant en cause des administrateurs et des systèmes institutionnels pour lesquels la défense collective se limite à des promotions d’intérêt individuel. Le cumul des intérêts particuliers ne se confond pas avec l’intérêt commun. On entend souvent nos élites évoquer la République : ne s’agit-il pas de défendre l’intérêt commun ?
Que pensez-vous de la réforme des retraites ?
Il est nécessaire de repenser notre système fondé en 1945. Deux pistes s’ouvrent à nous : l’ajout d’une part de capitalisation qui se cumulerait au système de la répartition avec l’aide des employeurs et des assureurs : les premiers souscriraient de manière obligatoire (comme l’assurance santé depuis 2016 pour les salariés de droit privé) un contrat au profit de l’ensemble des salariés (une forme de PER – Plan d’épargne retraite – à vocation obligatoire et d’autre part, mettre l’accent sur le nombre de trimestres validés et non sur un âge quelconque préalablement défini de liquidation de la retraite, âge (de 60 à 70 ans) qui ne mettra jamais les individus d’accord. Il serait beaucoup plus clair de mettre en place la liquidation de la retraite à un niveau de taux plein, au terme d’un certain nombre de trimestres validés et cela, quel que soit l’âge du récipiendaire.
Et pour les indépendants ?
Pour la retraite, le système serait le même. Concernant les contrats collectifs, il serait bon de développer les accords avec des associations d’assurés qui pourraient mettre en place des solutions d’assurance pour permettre d’améliorer l’assurance vieillesse obligatoire, qu’elle soit versée par la CIPAV ou le régime général. Il est temps que le système permette aux interlocuteurs de s’exprimer pour mettre en place des partenariats susceptibles de défendre les intérêts des cotisants. N’oublions pas que, même dans le cadre d’un système de répartition, notre système est aussi contributif, c’est-à-dire que notre pension de retraite est calculée en fonction de nos revenus d’activité, sauf pour l’assurance de solidarité vieillesse (le « minimum » vieillesse qui s’apparente à de l’assistanat, donc non contributif).
La CIPAV, vous l’avez relevé, ce n’est pas que la gestion de la retraite…
Effectivement, il faut développer la prévoyance au sein des cotisants, notamment le risque « dépendance » qui correspond à l’augmentation de l’espérance de vie… en mauvaise santé. Il apparaît évident qu’il va falloir mettre en place des solutions en matière de maintien à domicile ou de placement en établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes. Tout cela a un coût et l’obligation alimentaire des descendants (ou des alliés) n’est pas toujours suffisante, y compris en associant cette obligation aux pensions de retraite et à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) versée par des départements déjà largement sollicités en matière sociale (malgré le financement de cette aide via la contribution issue de la « journée de solidarité ». Il faudra aussi penser à la protection sociale en fin de vie.
Le corporatisme est-il un gros mot, selon vous ?
Absolument pas. Les conventions collectives qui dépendent des branches professionnelles sont le symbole de la résistance des métiers à l’État profond. Les corps de métiers sont tellement différents, notamment quant aux critères de pénibilité, qu’il serait probablement intéressant et plus égalitaire de mettre en place des retraites « à la carte ». Ainsi, le nombre de trimestres à valider pourrait-il faire l’objet de négociations liées à la pénibilité des métiers.
Et pour en revenir aux élections au conseil d’administration de la CIPAV ?
Elles se déroulent à distance tout au long du mois de décembre 2025. Il faut évidemment être cotisant à la CIPAV. Nous avons mis en place un site (cliquez ici) et nous tentons de fédérer tous les indépendants pour mettre en place un conseil d’administration fondé sur la défense des libéraux.
Il n’y a pas que les élections générales politiques, il ne faut pas négliger les élections professionnelles. Avant de faire une entrée fracassante à la Chambre des représentants (plus de 50 députés élus en 1956 dont Jean-Marie Le Pen, à Paris), l’Union poujadiste (Union de défense des commerçants et artisans) avait conquis de nombreuses chambres de commerce et d’artisanat à travers le pays. Il n’y a pas de génération spontanée : la victoire politique ne peut pas se suffire à elle-même et doit être précédée d’autres victoires, culturelles ou professionnelles. L’espace professionnel est un des combats qui ne doit pas être négligé. C’est la raison pour laquelle, Pierre Boixareu et moi-même avons décidé de mettre nos expériences respectives au profit des indépendants.
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Le grand reporter Thierry Marignac invité de Alain Escada sur MPI à propos de son livre "Vu de Russie"
Cette semaine, Alain Escada reçoit Thierry Marignac, reporter, traducteur et écrivain. L’essentiel de l’entretien concerne son dernier livre Vu de Russie – Chroniques de guerre dans le camp ennemi, mais il est aussi question de son précédent livre La guerre avant la guerre qui décrit l’état de l’Ukraine, pays viscéralement corrompu.
La guerre observée du côté russe
Thierry Marignac a plusieurs particularités. Tout d’abord, c’est un français qui parle le russe au point d’en être un traducteur reconnu tant en Russie qu’en France. C’est aussi quelqu’un qui a fait plusieurs longs séjours tant en Ukraine qu’en Russie et conserve des amis dans les deux pays.
Cet entretien passionnant nous fait découvrir la guerre observée du côté russe. Thierry Marignac s’est rendu dans plusieurs régions russes et jusque dans le Donetsk pour interroger des gens de tous milieux et rédiger ces chroniques étonnantes. Cette interview frappe par le fossé qui existe entre le témoignage de quelqu’un qui s’est longuement rendu sur place et le récit officiel véhiculé par des médias mainstream devenus caisses de propagande otanesque sans rien connaître de la Russie.
L’entretien permet aussi de mesurer à quel point la pègre ukrainienne s’est installée jusqu’au sommet de l’Etat ukrainien.
A écouter pour se faire une opinion objective de ce conflit entre l’Ukraine et la Russie.
Source Médias-presses-infos cliquez ici
11:26 Publié dans Rencontre avec..., Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Lundi 15 décembre, à Versailles : Philippe de Villiers invité des Veilleurs
Philippe de Villiers : À l’occasion de la sortie de « Populicide », j’ai le plaisir de vous annoncer que je donnerai une conférence au Palais des Congrès de Versailles, le lundi 15 décembre prochain.
Billetterie : cliquez ici
10:32 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 26 novembre 2025
Mardi soir, au Dôme de Paris : le débat entre Sarah Knafo et Eric Naulleau (Tout est-il foutu ?)
18:21 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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