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mardi, 09 juin 2026

L’Espagne de Sánchez et la chape de plomb totalitaire : La police de la pensée

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Michel Festivi 

Je l’ai souvent écrit, l’Espagne de Pedro Sánchez vit sous une chape de plomb totalitaire avec des lois historiques et mémorielles, un ministère de la Mémoire historique, qui interdisent sous peines de sanctions, le libre débat, les libres manifestations, si l’on porte atteinte à la IIe République espagnole (1931-1936), et si l’on entend glorifier le soulèvement national du 18 juillet 1936, qui permit de mettre un terme à ce que l’ardente républicaine Clara Campoamor (en photo ci-dessus) avait qualifié, parlant de l’arrivée frauduleuse du Front populaire en février 1936 « de mélange entre l’Enfer de Dante et l’Inquisition ».

Car on vient de publier en Espagne, un recueil de lettres de cette députée aux Cortès constituants, élue en juin 1931, et qui s’était battue avec détermination et succès, notamment contre les gauches, pour obtenir le droit de vote des femmes espagnoles. La droite parlementaire française avait aussi en 1919 militée pour ce droit de vote, notamment par le député Pierre-Etienne Flandin, mais ce furent les radicaux-socialistes notamment au Sénat, qui s’y étaient frontalement opposés et qui bloquèrent le dossier.

Clara Campoamor donc, égérie de certaines féministes, franc-maçonne, républicaine affirmée, qui avait fui le Madrid révolutionnaire avec sa vieille mère pour se réfugier en Suisse en septembre 1936, car elle était menacée de mort, écrivait notamment à l’une de ses amies médecin uruguayenne, Paulina Luisi « La Gauche espagnole... a largement contribué à démasquer le communisme. Et il est désormais indéniable que cette lèpre n’aurait jamais pu s’implanter que là où des hommes dénués du sens des responsabilités et si faibles, lui ont ouvert la voie ». Elle écrit aussi implacablement, ce que les gauches se refusent toujours à entendre et à admettre : « Pour moi, le meurtre, le vol, le pillage, le viol, les abus et l’absence totale de pouvoir et d’autorité ne sauraient être la démocratie, la liberté, la justice. Tout cela existait avant le soulèvement militaire et en fut la cause, même si vous refusez de l’admettre ». Car ajoute-t-elle « Je sais par expérience que le seul problème du monde est d’éradiquer le cancer du communisme en Europe ». Et elle fustige les républicains espagnols : « qui ont embrassé le marxisme et l’anarchisme, dès l’arrivée du Front populaire » (1). Elle se fâchera avec ses amies républicaines en écrivant : « Je souhaite ardemment le triomphe de Franco sur les forces gouvernementales, pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ! » (2)

Autre fait saillant, qui met à mal les lois mémorielles totalitaires espagnoles, c’est le fait que le 3 juin dernier, l’université San Pablo de Palma de Majorque vient de baptiser ses nouveaux locaux du nom d’un martyr, Luis Belda Soriano de Montoya, fusillé sur une plage d’Almeria par des anarchistes et des communistes, le 14 août 1936. Ce brillant et jeune Avocat de l’État, père de famille nombreuse, très croyant, avait créé une association caritative chrétienne et s’occupait des pauvres et des nécessiteux, multipliant aussi les conférences culturelles. Ce natif de Palma de Majorque était très proche de l’évêque d’Almeria. Au début du mois de juillet 1936, il fut arrêté par les révolutionnaires, expulsé lui et sa famille de sa maison et emprisonné sur un bateau-prison. Il sera exécuté pour sa seule foi catholique, avec 22 compagnons d’infortune. Son corps ne sera retrouvé que deux mois plus tard.

L’université San Pablo de sa ville natale a donc souhaité honorer sa mémoire, en présence de deux de ses filles et trois de ses petits-enfants (3). Il avait déjà été béatifié par Rome, le 25 mars 2017, avec 114 victimes du terrorisme rouge de cette province d’Almeria.

Les lois mémorielles et historiques sont une hérésie absolue. Elles briment la pensée et les libertés de réunion, de manifestation. Par bien des égards, la France en subit aussi les foudres, et le gouvernement entend encore renforcer le contrôle politique et social en multipliant les interdits contre les réseaux sociaux, les médias alternatifs, et tous ceux qui osent penser différemment des doxas qui nous sont imposées par la pensée dominante. Il suffit de voir comment se sont comportés les tenants de l’audio-visuel public durant l’enquête parlementaire qui mettait à mal leur emprise sur les consciences. Nos libertés n’ont jamais été aussi attaquées.

(1) Letra de Mujer, Préface de Beatriz Ledesma, Editorial Renacimiento, 2026

(2) Journal ABC, 28/05/2026, article de Luis Español Bouché

(3) Journal El Debate, Tribune de Álvaro Delgado, 6 juin 2026. 

17:35 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Un bel article sur les dernières éditions de Synthèse nationale sur le site de Terre & peuple

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Les éditions Synthèse nationale viennent de publier successivement dans la série des Cahiers d’histoire du nationalisme, (CHN) une Histoire des phalanges espagnoles écrite par le spécialiste de l’Espagne, Michel Festivi (CNH N°32) ; et États-Unis : La mouvance identitaire blanche volume 2 sous-titré « les réactionnaires » (CNH N°31), par Rémi Tremblay, journaliste et historien québécois. Puis, dans la série Les Grands classiques de Synthèse nationale, L’argent de Charles Péguy. 

Michel Festivi est un spécialiste incontesté de l’histoire de l’Espagne et singulièrement de la IIe République espagnole et de la Guerre civile. Sa bibliographie est déjà très fournie. Dans ce numéro N°32 du CHN, il dresse une histoire passionnante du national-syndicalisme, des Phalanges espagnoles et des hommes de ces mouvances, Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo et José Antonio Primo de Rivera.

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Rémi Tremblay, historien et journaliste, patriote québécois, nous brosse l’histoire des mouvements identitaires blancs « les réactionnaires » aux États-Unis. C’est un expert reconnu en ce domaine de longue date. Enfin les Éditions Synthèse ont eu la bonne idée de promouvoir l’ouvrage de Charles Péguy, intitulé l’Argent, qui fut initialement inséré dans les Cahiers de la Quinzaine entre février et avril 1913.

Quels sont les points communs de ces trois livres me diriez-vous ? Une volonté certaine et assumée de lutter contre le capitalisme, le système libéral outrancier, le socialisme ou le communisme internationaliste, pour préserver l’identité des nations et la défense des travailleurs, des producteurs, assurer leur dignité.

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C’est incontestablement le cas des mouvements des Phalanges espagnoles qui entendirent lutter à la fois autant contre le système bourgeois conservateur, que contre le marxisme et le système parlementaire défaillant. Promouvoir les ouvriers et les paysans « pas un espagnol sans pain », fut un de leur slogan. On retrouve, avec des différences liées aux contextes locaux, aux histoires et aux parcours des hommes, les mêmes intentions dans ceux qui entendirent préserver l’identité blanche aux États-Unis. Rémi Tremblay, grand spécialiste de cette période, nous le décrit parfaitement.

Enfin dès 1913, le socialiste non marxiste Charles Péguy, dans L’Argent, dénonçait la bourgeoisie et le basculement de la France vers une modernité devenue folle. Pour Péguy, il fallait réconcilier la République, l’Église et la famille, notamment au travers du prisme de l’éducation. Les identitaires espagnols ou américains, ne disaient pas autre chose globalement. L’argent est un réquisitoire terrible contre le capitalisme débridé, et contre l’anéantissement progressif de la France éternelle. Les Phalanges espagnoles défendirent la grandeur de l’Espagne, et les identitaires blancs américains, la préservation d’une Amérique vraiment enracinée dans ses traditions et ses valeurs.  

Ces sujets sont plus d’actualité que jamais.  

Terre & peuple cliquez là 

Michel Festivi : Les Phalanges espagnoles, les Cahiers d’histoire du nationalisme N°32, 156 pages, 24,00 € cliquez ici 

Remi Tremblay : États-Unis, la mouvance identitaire blanche, « les réactionnaires », Volume 2, les Cahiers d’histoire du nationalisme N°31, 224 pages, 24,00 € cliquez ici

Charles Péguy : L’argent, Les grands classiques de Synthèse nationale, 84 pages, 20,00 € cliquez ici 

14:42 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Lyhanna : des responsabilités judiciaires mais aussi politiques

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

Le meurtre de la petite Lyhanna n’est pas seulement un fait divers atroce. Il est le révélateur insoutenable d’un État qui ne protège plus ses enfants, d’une justice qui s’égare dans ses lenteurs, ses lâchetés, ses procédures, ses pudeurs idéologiques et son mépris trop fréquent des victimes. Une enfant de onze ans est morte alors que des signaux existaient, que des alertes avaient été lancées, que des plaintes avaient été déposées. Et, comme toujours, la machine officielle découvre après le drame ce qu’elle n’a pas voulu voir avant.

Les Français ne supportent plus ces naufrages judiciaires suivis de communiqués contrits. Ils ne supportent plus cette justice capable de déployer une énergie redoutable contre les délits d’opinion mais si lente, si confuse, si désarmée lorsqu’il s’agit de protéger les faibles contre les prédateurs. Ils ne supportent plus cette magistrature trop souvent enfermée dans une culture de l’excuse, de la minimisation et du formalisme, où la présomption d’innocence du mis en cause semble parfois peser davantage que la sécurité concrète des victimes potentielles.

La responsabilité de certains magistrats doit être posée. Il faudra aussi s'interroger sur la sociologie d’une magistrature profondément transformée, dont l’hyperféminisation massive accompagne trop souvent une culture judiciaire dominée par l’émotion, la réparation psychologique, la défiance envers l’autorité et la suspicion systématique à l’égard de la sanction. Il ne s’agit évidemment pas de juger les magistrats selon leur sexe mais de constater qu’un corps d’État devenu sociologiquement homogène, idéologiquement orienté et largement coupé du pays réel ne peut plus prétendre incarner sereinement l’équilibre, la fermeté et l’impartialité que les Français attendent de la justice.

L’indépendance de la Justice ne peut pas signifier l’irresponsabilité de ceux qui la rendent. Quand des dossiers dorment, quand des plaintes sont classées trop vite, quand les victimes sont abandonnées à leur solitude, il ne suffit pas d’invoquer le manque de moyens ou la complexité administrative. Il faut des comptes, des sanctions, des mises à l’écart. Il faut en finir avec le corporatisme judiciaire, avec les réflexes militants, avec cette sensibilité idéologique de gauche qui a remplacé, dans trop de prétoires, l’autorité par la compassion mal placée.

Mais ce serait trop facile de faire porter toute la faute aux seuls magistrats. Le problème est judiciaire, oui ; il est surtout politique. Depuis des décennies, les gouvernants ont organisé l’affaissement de la sanction. Ils ont vidé la peine de sa force morale, enfermé la justice dans une technocratie bavarde, multiplié les réformes de façade et cultivé cette religion pénale où l’on s’inquiète davantage du sort du coupable que de la protection des innocents. De Badinter à Taubira, de Guigou à Belloubet, de Dupont-Moretti à Darmanin, les Gardes des Sceaux successifs ont laissé s’installer cette impuissance d’État, cette doctrine du renoncement, cette justice faible avec les criminels et féroce avec les dissidents.

À chaque drame, les mêmes mots reviennent : “dysfonctionnements”, “inspection”, “mission”, “retour d’expérience”. Mais ce vocabulaire administratif est indécent quand une enfant est morte. Ce n’est pas un dysfonctionnement : c’est une faillite. Ce n’est pas une anomalie : c’est le produit d’un système. Un système qui préfère expliquer plutôt que punir, temporiser plutôt que protéger, s’abriter derrière les procédures plutôt que regarder les familles dans les yeux.

La mort de Lyhanna doit marquer un point de rupture. Il faut une justice rapide, ferme, lisible, hiérarchisée par une priorité absolue : protéger les Français, et d’abord les enfants. Il faut réarmer pénalement l’État, contrôler réellement les magistrats défaillants, écarter ceux qui confondent leur robe avec une tribune politique, et rétablir le sens de la peine comme acte de justice et de réparation nationale.

Un pays qui ne protège plus ses enfants n’est plus seulement un pays mal administré : c’est un pays qui renonce à son avenir. Le nom de Lyhanna ne doit pas être enseveli sous les fleurs, les excuses et les promesses. Il doit devenir l’accusation permanente portée contre ceux qui savaient, ceux qui pouvaient, ceux qui devaient agir et qui ne l’ont pas fait.

12:00 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Ne soyons pas dupes : dans les rues, la juste colère engendrée par l'assassinat de Lyhanna récupérée par l'extrème gauche

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Bien sûr, ce n'est pas partout le cas en France. Mais dans certaines villes force est de constater que l'extrême gauche ne se gène pas pour tenter de récupérer la colère populaire. On l'a vu à Paris avec la présence des Femens, organisation d'hystériques exhibitionnistes financée par les officines mondialistes, ainsi que dans bien d'autres villes.
 
Quelques observations faites lors de la manifestation de Saint-Brieuc (photo ci-dessus), lundi soir :
 
• Evénement lancé et noyauté par la gauche radicale.
 
• Sono de collectifs militants de gauche comme éventuellement des mouvements de soutien aux sans-papiers, Nous Toutes, dans  la lignée des Femen qui se sont distinguées à Paris.
 
• Discours axé sur les moyens à débloquer pour les Administrations, la culpabilité du patriarcat et  de l'homme blanc, et haro sur la strêm'drouat.
 
• Orateurs dont la rhétorique d'extrême-gauche a déclenché la réprobation d'une partie du public qui les a rappelés à l'ordre.
 
• Quasiment pas de familles, public majoritairement de gauche, à l'unisson des orateurs. Visiblement, le rappel a été bien battu et les voix discordantes étaient honnies.
 
• Enfin, Pierre-Yves Thomas, conseiller municipal (Reconquête !) de Saint-Brieuc, a été refoulé du perron du Palais de Justice alors qu'il venait, avec quelques amis et en tant que citoyens, se joindre au rassemblement.
 
Il ne faut pas laisser à ceux qui, par laxisme et par aveuglement idéologique, portent depuis des décennies la responsabilité de ce qu'il se passe aujourd'hui le soin de récupérer le mouvement d'indignation qui s'amplifie. Que fait la Droite nationale ?
 
S N

09:54 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Un reportage sur l'hommage parisien à Henry Novak de dimanche dernier

Les différentes interventions.

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Crise dyarchique à Dakar

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La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol

Coup de tonnerre, ce 22 mai 2026, à Dakar ! Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, limoge le Premier ministre, son vieil ami Ousmane Sonko. Cette révocation scelle la fin d’une vieille complicité et marque le point culminant de fortes tensions entre eux.

En janvier 2014, Ousmane Sonko, alors inspecteur principal des impôts et des domaines, fonde le parti PASTEF (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) classé « souverainiste de gauche populiste ». Le secrétariat général du mouvement revient à un autre inspecteur des finances publiques, Bassirou Diomaye Faye. Lors de l’élection présidentielle de 2019, Ousmane Sonko obtient 15,67 % des suffrages et arrive en troisième position. En 2022, il remporte ensuite la mairie de Ziguinchor en Casamance au Sud du Sénégal.

Sa popularité croissante contrarie le président Macky Sall. Plusieurs affaires de mœurs surgissent fort opportunément pour freiner l’ascension d’Ousmane Sonko dans l’opinion sénégalaise. Condamné, le président des PASTEF désigne Bassirou Diomaye Faye pour l’élection présidentielle de 2024. Or le futur président est lui-même en détention – sans jugement – d’avril 2023 à mars 2024 pour « diffusion de fausse nouvelle, outrage à magistrat et diffamation envers un corps constitué » ! La répression judiciaire et les exactions policières n’arrêtent pas l’admiration de la jeunesse envers les PASTEF. De nombreuses émeutes ponctuent entre 2021 et 2024 la fin du second mandat présidentiel de Macky Sall. Ce dernier tente même de contourner la Constitution et cherche à rester en fonction. Il interdit aussitôt le parti PASTEF. Cependant, sous la pression conjointe de la rue, de la classe politique, des confréries religieuses musulmanes, des puissances étrangères occidentales et du Conseil constitutionnel, Macky Sall renonce à son projet. Il propose au contraire une large amnistie qui profite à tous ses opposants.

Inéligible, Ousmane Sonko confirme la candidature de Bassirou Diomaye Faye qui, à peine libéré, se lance dans une brève et intense campagne électorale sous le mot d’ordre : « Diomaye, c’est Sonko ! » Le 24 mars 2024, dès le premier tour, le numéro 2 devient le cinquième chef de l’État sénégalais avec 54,28 % des voix.

Investi chef de l’État, Diomaye Faye choisit Ousmane Sonko pour Premier ministre. Mais le tandem doit composer avec une Assemblée nationale hostile en raison de la présence d’une majorité favorable à Macky Sall. Le nouveau président ne peut pas la dissoudre tout de suite. Ce frein constitutionnel empêche tout élan salvateur envisageable pour les cent jours décisifs… Le 12 septembre 2024, l’Assemblée nationale est enfin dissoute. Les législatives qui suivent voient la victoire écrasante des PASTEF : 130 sièges sur 165 !

Ce succès masque la lente dégradation des relations au sein de l’exécutif pour diverses raisons. L’histoire institutionnelle sénégalaise témoigne de la grande instabilité de ce poste. En décembre 1962, le président Léopold Sédar Senghor riposte aux manigances du président du Conseil des ministres Mamadou Dia. Senghor conserve la primauté. Le 18 décembre 1962, il supprime cette charge jusqu’au 26 février 1970. Le premier ministre disparaît ensuite du 29 avril 1983 au 8 avril 1991, puis du 14 mai 2019 au 17 septembre 2022. Son rétablissement s’explique par la nécessité d’un coordinateur – metteur en action des injonctions présidentielles.

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Cherchez la cause...

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lundi, 08 juin 2026

Eric Zemmour sur Frontières

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11:04 Publié dans Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Paris a rendu dimanche un vibrant hommage à Henry Novak

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Plusieurs centaines de parisiens sont venus honorer la mémoire d'Henry Novak, assassiné la semaine dernière à Londres par une racaille d'importation, dimanche en fin d'après-midi devant le Panthéon.

Pour Henry et pour toutes les victimes de l’immigration : remigration !

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10:55 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Laxisme à tous les étages

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Le billet de Patrick Parment

L’affaire Lyhanna, 11 ans lâchement assassinée, est loin d’être unique en son genre. C’est même la énième affaire de ce genre. Il ne sert à rien de clamer « plus jamais ça » dans une société où le régalien ne fait pas son boulot et qui laisse la société se déliter.

La police fait ce qu’elle peut avec les moyens dont elle dispose. On ne saurait en dire autant de la justice où trop de juges sont laxistes mais doivent aussi faire face à des prisons engorgées. L’autre grand responsable de cette insécurité permanente, c’est bel et bien l’immigration clandestine ou pas, celle aussi des fils d’immigrés qu’on a naturalisé et qui faute d’encadrement haïssent la France et se réfugient dans l’islam radical ou le narcotrafic.

Alors on en revient au point de départ : une classe politique irresponsable, des chefs d’Etat sans vision depuis Mitterrand et tous abonnés à cet air du temps nocif insufflé par des années d’idéologie mortifère des gourous post marxistes, toutes gauches confondues, et qui ont gangrené l’Education nationale.

On n’ira donc pas s’étonner si leur succède un Etat autoritaire. Mussolini a de plus beaux jours devant lui que Staline.

07:13 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 07 juin 2026

Pierre Cassen de retour du banquet du Rassemblement vendéen : pas d’antifas chez les Chouans... colossale frustration !

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11:22 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

J’ai assisté au procès de Thomas Joly, qui veut mettre l’islam hors d’Europe

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Hector Poupon, Riposte laïque cliquez ici

Poursuivi par la « Justice française » pour avoir écrit sur son blog « Il est de notre devoir de laisser à nos enfants autre chose qu’un dépotoir du tiers-monde où ils se feront violer et égorger » illustré avec l’affiche « Donnons un avenir aux enfants blancs », mais aussi pour avoir écrit « Avec Marion Maréchal, défendons nos traditions, notre identité, notre civilisation et foutons l’islam hors d’Europe », Thomas Joly, président du Parti de la France, passait devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, jeudi dernier, 4 juin 2026, à 13 h 30. Les propos incriminés remontaient à 2023.

Une dizaine de sympathisants sont présents, mais ils devront se farcir plusieurs affaires avant que ne commence l’audience tant attendue. Parmi celles-ci, le procès de Bruno Attal, membre de « France Police-Policiers en colère ». Il est poursuivi pour injure à caractère raciste par l’ex-députée LFI Rachel Kéké, présente à l’audience, pour quelques tweets la mettant en cause et jugés racistes par cette dernière. Bruno Attal se défend seul et avait bien l’intention de ne pas se laisser intimider par le tribunal. Sans entrer dans les détails, on a eu droit à un psychodrame, lorsque Mme Kéké s’effondre à la barre. Difficile de comprendre ce qu’elle racontait, sinon que tout le monde il était méchant, tout le monde il était raciste. SOS Racisme s’était porté partie civile…

Lorsque s’ouvre le procès de Thomas Joly, ce dernier reconnaît être le président du Parti pour la France et directeur de publication du site en ligne thomasjoly.fr. Il plaide d’abord la nullité de la procédure pour imprécision de la poursuite : flou artistique entre délit de diffamation envers une personne, puis délit de diffamation envers un groupe de personnes… Puis un juge assesseur lui pose différentes questions :

  • Qu’est-ce qui vous a amené à créer ce visuel ?
  • Pour quelle raison l’avez-vous choisi ?
  • Est-ce que vous entendez exclure de la communauté nationale, des étrangers ?
  • Pensez-vous que vos propos peuvent attirer la haine ?

Thomas Joly explique que son parti avait besoin d’un slogan fort s’inscrivant dans  le cadre d’une campagne électorale,  que l’image parle d’elle-même, que défendre des gens qui sont la cible d’une criminalité croissante est légitime…

Le président tente une question plus vicieuse : « mettre l’islam hors d’Europe, comment vous y prenez-vous ? ». Souhaitant esquiver tout débat sur la remigration, qui d’ailleurs n’est pas l’objet du procès, notre accusé préfère ne pas répondre. Il rappelle toutefois qu’on a encore le droit de critiquer une religion, d’autant plus que l’islam est aussi un projet sociétal qui s’accompagne d’un programme politique explicite.

Arrive ensuite la plaidoirie d’Arié Alimi, avocat de la Ligue des Droits de l’Homme, l’association plaignante. On a droit à un historique de cette dernière, née de l’affaire Dreyfus en 1898. Les mauvaises langues diront qu’en sa qualité de vice-président de la LDH, il y a conflit d’intérêt au sein de la LDH mais passons… Ancrée dans le camp du Bien, il nous dit que son association lutte contre toute forme de haine. Puis il nous rassure en nous expliquant qu’elle agit devant les juridictions « avec parcimonie car elle défend aussi la liberté d’expression ». Mon œil ! Une manière de couper court aux rumeurs qui disent que les nombreuses actions menées devant les juridictions constituent  son fonds de commerce, comme d’ailleurs la suite nous le confirmera.

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10:50 Publié dans Revue de presse, Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Immigration : la masse venue des cités

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Mathieu Bock-Côté

A la masse nue, tout semble une Bastille. Cette réflexion qu’on trouve dans Masse et Puissance, le chef-d’œuvre méconnu d’Elias Canetti, paru en 1966 chez Gallimard, m’est venue à l’esprit samedi, en voyant la masse venue des banlieues se jeter sur Paris pour casser, détruire, piller aussi – pas qu’à Paris, d’ailleurs. Il faut dire qu’elle me tournait en tête depuis longtemps – elle me hante. Car elle décrit la violence inévitable au cœur de la vie sociale.

Une masse qui se forme entre nécessairement en conflit avec une autre masse ; les hommes, en ce monde, sont appelés toujours à se combattre, et c’est justement pour cela qu’on les civilise en traçant des frontières entre les peuples et les civilisations. Et une masse cherche toujours une cible à prendre, une Bastille à faire tomber – car la masse, qui s’enthousiasme, a besoin de sentir qu’elle fait tomber un pouvoir illégitime, une citadelle imprenable. Elle veut tester sa force, et sent la faiblesse de son adversaire. Les hommes sont ainsi, on ne les changera pas. La paix universelle est une aspiration céleste – d’autres diront une lubie.

Je parle d’une masse venue de la banlieue. C’est inexact. Car la banlieue elle-même vient d’ailleurs, elle vient essentiellement du Sud, et ne cesse de croître, car les flux migratoires qui l’alimentent ne cessent pas. Qui parle d’assimilation ou d’intégration aujourd’hui ment, et ment grossièrement. Car les mécanismes sociologiques et le cadre culturel et politique qui rendaient possible la transformation des nouveaux arrivés en Français de culture se sont effondrés, sous la double pression de la démographie et de la mauvaise conscience.

Mais je m’autorise ici une réflexion qui n’est pas autorisée. Car la mystique républicaine veut que la nationalité administrative transcende tout. Les papiers neutralisent magiquement l’anthropologie, la culture, la mémoire, les racines, la filiation, l’esprit clanique, l’appartenance ancestrale – les papiers, autrement dit, aboliraient le réel. Nous avons décrété que le facteur ethnoculturel n’avait ni légitimité, ni pertinence. Mais partout il remonte à la surface, au Royaume-Uni, en Suède, au Canada, au Québec, et bien évidemment en France.

À hauteur de l’histoire, la seule qui compte, on assimilera ces émeutes et ces razzias à une conquête contre-coloniale. Elle relève de l’instinct. La frange la  plus agressive de la « nouvelle France » se jette sur la vieille France, qui se croyait éternelle et qui se découvre mortelle, d’autant qu’on la moleste et qu’elle ne se défend pas vraiment. Le dispositif sécuritaire mis en place par les autorités est là pour impressionner, mais le pouvoir préfère voir la France à l’ancienne subir la violence que voir les manifestants même les plus hostiles la subir. Ils ont la chance de ne pas être Gilets jaunes.

Psychologie des foules

La violence surgit les soirs de fête – on dit souvent, avec raison, qu’elle surgira, qu’il y ait victoire ou défaite lors d’un match. Mais elle frappe aussi au Nouvel An. Ces fêtes sont victimes d’une forme d’appropriation symbolique. Un drame comme celui entourant Nahel autorisera aussi l’émeute vengeresse. C’est là que la haine conquérante qui se fait sentir dans les quartiers démographiquement transformés peut exploser, sous l’œil émerveillé des théoriciens de la « nouvelle France », toujours eux, qui y voient toujours une grande répétition révolutionnaire.

Le commentateur tiendra à distinguer les casseurs des fêtards ordinaires. Cette précaution très légitime est pourtant contre-productive car elle méconnaît totalement ce qu’on appelait autrefois la psychologie des foules. Une foule s’anime par ses éléments les plus agités qui conta- minent les autres. Mais surtout, on oublie que s’il y a un affrontement entre les forces de l’ordre et les casseurs, une bonne partie de la masse s’identifiera aux casseurs, se solidarisera instinctivement avec eux. La grande histoire pose des barricades, et ils savent de quel côté ils sont.

Source : Journal du dimanche 7/6/2026

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Les francophobes

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Une fois de plus un match de foot – PSG/Arsenal – a donné lieu à des exactions non seulement à Paris mais dans toute la France. Le bilan est lourd et nous l’avons dénoncé. Mais, comme le rappelle Pascal Praud dans Le Journal du dimanche, nos autorités refusent la réalité des faits : ces émeutes organisées sont le fait d’immigrés, souvent de deuxième voire troisième génération, qui détestent la France faute d’y trouver leur place et surtout de s’intégrer. L’autre aspect du drame est qu’une partie de la Justice refuse de sanctionner et que les prisons sont pleines. La France, dans ce domaine est le vilain petit canard de l’Europe.

Lire la suite ICI

Source : Le Journal du dimanche, 7/6/2026

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samedi, 06 juin 2026

Pour sa fête annuelle près du Perrier, le Rassemblement vendéen, une fois de plus, a fait le plein...

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Comme chaque année, le banquet du Rassemblement vendéen qui s'est déroulé ce samedi au Perrier, près de Saint-Jean de Monts (85), au cœur du Marais breton, a remporté un franc succès cliquez ici. C'est en effet près de 150 personnes qui, malgré une météo incertaine en matinée, sont venues assister à l'événement. Un sympathique déjeuner champêtre, animé par quelques artistes locaux, marqua le début de la fête. Puis, en début d'après-midi se succédèrent quelques interventions politiques.

Le premier intervenant était Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, qui, félicita Eric Mauvoisin Delavaud, président du Rassemblement vendéen, pour la belle campagne municipale qu'il a menée l'hiver dernier - campagne à laquelle Synthèse nationale a contribué à sa manière en éditant le livre du candidat Haut les coeurs (cliquez ici) qui fut largement diffusé auprès des habitants du Perrier et de ses environs. Roland Hélie salua aussi le combat mené par Eric l'an passé à travers la France pour organiser des projections du film Silenced de Tommy Robinson qui, depuis quelques mois, est devenu l'incarnation de la révolution identitaire britannique.

Roland Hélie rappela que, dans le département des Côtes d'Armor qu'il connaît bien, deux projections du films étaient programmées, une à Lannion et l'autre à Saint-Brieuc. Ces deux projections furent interdites par les maires de ces deux villes cliquez ici. Finalement, seule la seconde s'est tenue grâce à une ruse des responsables locaux de Reconquête ! qui trouvèrent une salle au dernier moment. Quoi qu'il en soit, au printemps dernier, ces deux édiles de triste mémoire ont dégagés de leurs postes et, dans ces deux mairies, des élus nationalistes sont entrés dans les conseils municipaux. 

Puis ce fut le tour de notre ami Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque, qui rappela les nombreux combats, que ce soit à Callac (22), à Saint Brévin (44) ou à Saint-Jean de Monts (85), en 2022-2023, où, côte à côte, l'ensemble des forces nationales et identitaires, parmi lesquelles le Rassemblement vendéen, se sont battue contre le grand remplacement imposé par le Système mondialiste et ses laquais islamo-gauchistes.

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Eric Mauvoisin-Delavaud, président du mouvement et élu en mars dernier, avec quelques uns de ses amis, au conseil municipal du Perrier, ne dissimulait pas sa satisfaction de voir son mouvement, créé il y a 7 ans, réussir cette belle fête et, au-delà de celle-ci, continuer son implantation dans ce département chargé d'histoire qu'est la Vendée. Il dressa le bilan des activités militantes du RV depuis la rentrée de septembre et rappela que l'année prochaine, électoralement bien chargée, sera décisive pour notre Nation et pour notre Civilisation. L'entente des forces nationales est indispensable et le RV entend, localement, intensifier son action dans ce sens.

Ce banquet annuel du Rassemblement vendéen fut aussi l'occasion pour Synthèse nationale de procéder à une belle opération de promotion de notre revue et de notre maison d'édition. Plusieurs nouveaux abonnements ont été enregistrés. 

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Le journal du chaos

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vendredi, 05 juin 2026

Le nouveau numéro de la Revue d'histoire européenne

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Colonisations européennes : un passé qui ne passe pas ?
 
La colonisation européenne porte aujourd'hui toutes les condamnations morales. Pourtant l'histoire des hommes est d'abord celle des conquêtes, des empires, des dominations. Tous les peuples ont colonisé ou furent colonisés. Les colonisations africaines, arabes, ottomanes ou asiatiques furent souvent longues, brutales, esclavagistes. À cette échelle, la colonisation européenne fut puissante, mondiale, mais brève.
 
Faut-il n'y voir qu'un crime ? Ce serait céder au catéchisme repentant contemporain. L'africaniste Bernard Lugan souligne une « parenthèse positive, parfois heureuse » : « le gendarme assurait la paix ; le médecin soignait ; l'instituteur transmettait. Aux indépendances, l'Afrique n'était pas un champ de ruines : elle fut laissée debout ».
 
L'ironie tragique est que l'Europe, après avoir colonisé le monde, connaît aujourd'hui le choc en retour. Par la démographie, l'immigration massive et la culpabilité entretenue, la France et d'autres nations européennes deviennent peu à peu les colonies de leurs anciennes colonies.
 
La Revue d'Histoire européenne, n°30, 10,50 €, chez votre marchand de journaux.

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Le lord, le sang et les vieilles murailles

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Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées

J’étais dans mon salon, ce qui, dans mon extrême Occident, constitue parfois un poste d’observation plus sûr qu’une chaire universitaire. La fenêtre donnait sur ce calme trompeur des jours où l’on se dit que l’Europe tient encore debout parce que les meubles n’ont pas bougé. Sur l’écran défilaient d’abord les images des réjouissances françaises après la victoire du Paris Saint-Germain dans je ne sais quelle compétition sportive, le genre d’événement où l’on voudrait croire que le drapeau, les cris et les maillots suffisent encore à faire nation. Très vite, la fête avait pris son tour habituel. Des vitrines brisées, des scooters incendiés, des groupes courant devant les forces de l’ordre, ces jeunesses périphériques, pour reprendre une formule assez molle pour ne pas troubler le sommeil du ministre de l’Intérieur, transformaient la victoire d’une équipe portant les couleurs françaises en rite de saccage ou en répétition de guerre intérieure.

J’avais encore ces images en tête lorsque d’autres, venues d’Angleterre, me parvinrent. Elles montraient Henry Nowak, jeune homme blanc de dix-huit ans, gisant au sol, ensanglanté, menotté par une police qui avait d’abord cru la parole de son agresseur. Celui-ci l’avait accusé d’avoir commis une attaque raciste. La formule avait suffi à inverser le monde. Le blessé devenait suspect. Le sang visible comptait moins que l’accusation rituelle. Dans cette Angleterre naguère si jalouse de ses formes, de ses libertés, de son flegme et de sa common decency, des policiers voyaient un jeune homme mourir et semblaient d’abord chercher, non la plaie, mais la faute morale.

Il n’est pas nécessaire d’être grand clerc pour comprendre ce que ces deux scènes racontent. D’un côté, une France où la victoire sportive devient prétexte à la guerre de rue. De l’autre, une Angleterre où l’accusation de racisme agit comme une clef sacrée ouvrant toutes les portes, y compris celle de l’absurde. Entre les deux, une même maladie européenne : l’État ne protège plus ceux qui devraient l’être, et se montre prodigieusement sensible à ceux qui savent parler la langue de son idéologie.

C’est dans cette humeur, je le confesse, peu favorable aux billevesées parlementaires, que je me suis attardé sur l’éditorial publié par The Times sous la plume de Paul Goodman, devenu Lord Goodman of Wycombe. L’homme n’est pas un échappé de tribune anonyme. Ancien député conservateur, ancien observateur écouté du monde tory, pair britannique, il appartient à cette caste qui connaît les couloirs, les déjeuners, les amitiés utiles, les rites du pouvoir. Une Angleterre se meurt dans les rues, dans les commissariats, dans les écoles, dans les tribunaux symboliques de la diversité. Le bon lord, lui, s’inquiète de la fragmentation du système partisan.

Son article est consacré à Restore Britain, le parti de Rupert Lowe, ancien élu de Reform UK, homme d’affaires, fermier, ancien conservateur et figure désormais dissidente du camp populiste britannique. Paul Goodman ne voit pas d’abord, dans cette apparition, le symptôme d’un pays qui bout. Il y voit le risque d’un désordre électoral. Restore pourrait prendre assez de voix pour gêner Reform, affaiblir Nigel Farage et compliquer encore la formation de gouvernements stables à Westminster. La maison brûle, le lord compte les fauteuils.

Il faut lui rendre justice. Son éditorial n’est pas dépourvu d’intelligence tactique. Il observe que Restore Britain peut prospérer sur la décomposition des vieux partis, que les conservateurs et les travaillistes n’ont pas su relever le niveau de vie, maîtriser les frontières ni combattre l’extrémisme islamiste. Il comprend que les réseaux sociaux permettent à Rupert Lowe et à ses partisans de contourner la presse classique. Il note l’importance de X, la puissance de Facebook, l’appui ou la bienveillance d’Elon Musk, la capacité nouvelle d’une droite insurrectionnelle à parler directement aux Anglais sans passer par le filtre des journaux comme il faut, des chaînes qui pensent bien, des éditorialistes agréés.

Toutefois, cette lucidité s’arrête précisément là où elle devrait commencer. Paul Goodman voit le mécanisme. Il ne veut pas regarder la cause. À ses yeux, Restore serait moins un parti qu’une nostalgie monétisée, une industrie du ressentiment, un divertissement sombre offert à des électeurs provinciaux, âgés, blancs, égarés dans une chambre d’écho algorithmique. Le peuple, lorsqu’il ne vote plus convenablement, devient toujours une pathologie de communication.

Les griefs du lord sont nombreux, et ils méritent d’être exposés parce qu’ils dessinent un portrait parfait de la peur des élites. Restore, dit-il en substance, naîtrait d’une querelle venimeuse entre Rupert Lowe et Nigel Farage. Lowe serait un homme d’un autre temps, un rescapé des années 1980, incertain de ce qu’il a lui-même créé. Son parti serait animé par des activistes plus jeunes, plus rudes, plus efficaces dans la publicité numérique. Ses messages, souvent grossiers, exciteraient les passions plutôt qu’ils ne construiraient une politique. Ses militants croiraient former une majorité silencieuse alors qu’ils ne pèseraient, dans les sondages nationaux, qu’une poignée de points. Ils seraient portés par des comptes étrangers, des robots, des mauvais génies numériques, des puissances hostiles, tout cet attirail commode qui permet d’expliquer que des citoyens pensent mal sans devoir se demander pourquoi ils pensent ainsi.

Le reproche le plus révélateur concerne pourtant l’immigration. Paul Goodman accuse Restore de flotter dans un rêve des années 1950, un Royaume-Uni d’avant l’immigration de masse, avec ce slogan brutal, « millions must go », que l’on pourrait traduire sans grâce par « des millions doivent partir », une remigration sauce à la menthe. Il y voit un nativisme repoussant, une sorte d’illusion blanche, provinciale, vieillissante, incapable d’accepter le pays réellement advenu. À l’entendre, le Royaume-Uni de naguère serait un fantasme, et celle d’aujourd’hui une donnée de fait devant laquelle chacun doit s’incliner.

Or c’est précisément ici que s’ouvre l’abîme.

La question n’est pas de savoir si l’on peut revenir mécaniquement à l’Angleterre de 1950. Nul peuple ne rentre dans son enfance par décret. La question est de savoir si les Anglais avaient consenti à devenir minoritaires dans des quartiers entiers de leur propre pays, à voir leurs villes transformées, leurs écoles bouleversées, leur police paralysée par la peur du soupçon racial, leurs jeunes filles abandonnées dans les affaires de grooming gangs, leurs frontières ouvertes comme les portes d’une gare de province. La question est de savoir qui a décidé, au nom de quoi, et avec quel mandat.

Paul Goodman appelle cela nostalgie. D’autres l’appelleraient mémoire.

C’est l’un des tours les plus redoutables de notre époque. Celui qui veut transmettre devient nostalgique. Celui qui veut demeurer devient extrémiste. Celui qui remarque que son pays a changé au point de ne plus se reconnaître est invité à consulter au mieux un sociologue ou au pire un psychiatre. À l’inverse, celui qui célèbre la dissolution générale se voit paré des vertus de l’ouverture, de la modernité, de la tolérance. Il y a dans cette inversion quelque chose de presque soviétique, le réel est faux s’il contredit la doctrine.

Le bon lord s’inquiète aussi du fait que Restore puisse affaiblir Reform UK. Voilà son obsession centrale. Si Rupert Lowe mord sur le même électorat que Nigel Farage, si les voix se dispersent, si la droite protestataire se fragmente, alors les travaillistes pourraient demeurer au pouvoir, ou du moins le système britannique deviendrait plus ingouvernable encore. Ce raisonnement a sa cohérence. Il appartient à la vieille science des appareils. Seulement il oublie que les peuples ne sont pas nés pour simplifier la vie des partis.

C’est toujours la même plainte des castes installées. Les électeurs devraient se comporter de manière responsable, c’est-à-dire voter selon les nécessités du système qui les a trahis. On leur demande de ne pas diviser les conservateurs, comme on demandait hier aux Français de ne pas diviser les républicains, de ne pas affaiblir le centre, de ne pas troubler la digue, de ne pas faire le jeu de l’adversaire. À la fin, le citoyen n’est plus souverain. Il est gestionnaire adjoint de la panique des élites.

La vraie division britannique n’est pas entre Reform et Restore. Elle est entre ceux qui subissent le pays nouveau et ceux qui l’administrent depuis des lieux protégés.

Paul Goodman appartient, par sa position, par sa fortune sociale, par son monde, à cette Angleterre capitonnée qui ne croise presque jamais les conséquences humaines de ses principes. Ces hommes peuvent disserter sur le nativisme depuis un fauteuil ancien, sous un portrait de famille, dans un salon où les bruits de la rue n’entrent pas. Ils trouvent toujours excessif que les autres se plaignent. Ils peuvent condamner les simplifications de Restore sans jamais se demander pourquoi un tel parti trouve un public. Ils peuvent sourire de la « nostalgie monétisée » sans voir que la modernité qu’ils défendent, elle aussi, nourrit ses bureaucraties, ses ONG, ses consultants, ses avocats, ses universitaires, ses policiers de la pensée, ses entrepreneurs de diversité.

Ce qui frappe surtout, dans l’éditorial du Times, c’est l’absence. Paul Goodman parle de stabilité gouvernementale, de réseaux sociaux, d’Elon Musk, de sondages, de duopole partisan, de concurrence électorale, de fragmentation. Il parle même de l’échec des partis traditionnels à contrôler les frontières et à combattre l’extrémisme islamiste. Il ne s’attarde pourtant pas sur le martyre concret qui donne chair à ces mots. Il ne regarde pas longtemps Henry Nowak menotté dans son sang. Il ne regarde pas longtemps les jeunes filles de Rotherham, Rochdale ou Oldham, livrées pendant des années à des prédateurs pakistanais que les autorités n’osaient pas nommer correctement de peur d’être accusées de racisme. Il ne descend pas dans le bas monde. Il reste au balcon.

C’est ce balcon qui a perdu l’Angleterre.

On peut contester Rupert Lowe. On peut trouver Restore brutal, insuffisant, brouillon, verbalement imprudent. On peut craindre qu’un parti né de la colère produise davantage de clameur que d’État. Ces réserves ne sont pas absurdes. La colère ne suffit pas à gouverner. Le cri n’est pas un programme. La dénonciation, à elle seule, ne fait ni une police, ni une frontière, ni une politique industrielle, ni une école. Jünger eût dit, peut-être, qu’il ne suffit pas de haïr les ruines pour savoir bâtir au milieu d’elles.

Cependant la colère n’est pas née d’un caprice. Elle est le retour du refoulé national.

Depuis des décennies, les élites britanniques promettent que l’immigration de masse enrichira la nation, que la diversité sera une force, que les frontières sont des anachronismes, que les inquiétudes populaires sont des préjugés, que les victimes de la transformation doivent se taire par délicatesse. Puis, quand un parti surgit pour dire avec brutalité ce que des millions d’hommes murmurent depuis longtemps, les mêmes élites feignent de découvrir un monstre sorti de nulle part.

Le monstre n’est pas sorti de nulle part. Il sort de leurs politiques.

Il sort des quartiers où les Anglais ont appris à baisser la voix. Il sort des commissariats où l’on craint davantage l’accusation de racisme que l’évidence d’un corps blessé. Il sort des tribunaux médiatiques où le mot « blanc » devient suspect dès qu’il désigne une victime. Il sort des hôtels remplis de migrants illégaux pendant que des familles modestes n’arrivent plus à se loger. Il sort de cette impression, terrible, que l’État britannique aime davantage l’idée morale qu’il se fait de l’étranger que les siens propres.

Paul Goodman voudrait qu’on appelle Restore une industrie du divertissement. C’est commode. Le divertissement n’a pas de racines. Il passe, il amuse, il choque, il se vend, puis il disparaît. Il est possible, d’ailleurs, que Restore disparaisse. La politique britannique est capricieuse. Les partis naissent, gonflent, se déchirent, s’évanouissent. Le sort organisationnel de Rupert Lowe m’intéresse moins que le phénomène dont il est le nom provisoire.

Car même si Restore venait à s’effacer, ce qu’il exprime ne s’effacerait pas.

Le Royaume-Uni est entré dans l’âge post-impérial de la dépossession intérieure. Il ne domine plus les mers. Il ne tient plus son industrie. Il ne contrôle plus véritablement ses frontières. Il n’a plus la vigueur morale de son ancienne classe dirigeante. Les conservateurs ont trahi sans courage, les travaillistes dissolvent avec componction, la police s’agenouille devant les fétiches de l’époque, les juges tremblent devant les mots interdits, les médias chassent le dissident plus volontiers qu’ils ne poursuivent le mensonge officiel. Ce n’est pas un accident. C’est un régime.

Un Euro-Argentin de Bretagne, qui lit chaque matin la presse britannique comme d’autres consultent le baromètre, ne peut regarder ce spectacle sans mélancolie. J’ai connu, comme beaucoup d’hommes de ma génération, l’Angleterre à travers ses marins, ses écrivains, ses officiers, ses explorateurs, ses clubs, ses bibliothèques, ses rites un peu froids, sa manière de tenir debout sous la pluie. Il y avait là un peuple, avec ses duretés, ses injustices, ses grandeurs. Aujourd’hui, on nous parle d’une « nouvelle Angleterre », comme Mélenchon parle d’un « nouveau peuple ». Cette Angleterre nouvelle n’est pas la continuation de l’ancienne. Elle en est parfois la négation administrative.

À ceux qui s’étonnent que des partis comme Restore apparaissent, il faudrait répondre simplement : que vouliez-vous qu’il arrivât ?

Pensiez-vous qu’un peuple disparaîtrait sans bruit, entre une campagne de sensibilisation et un atelier de diversité ? Pensiez-vous que les vieux Anglais provinciaux accepteraient d’être traités comme les vestiges gênants d’un pays périmé ? Pensiez-vous que les familles des victimes, les habitants des villes moyennes, les policiers encore sains, les ouvriers remplacés, les électeurs méprisés, les jeunes hommes accusés avant d’être secourus, se contenteraient éternellement de lire les homélies des lords dans The Times ?

Ce que Paul Goodman appelle désordre est peut-être le commencement tardif d’une vérité politique. Les vieux partis se fragmentent parce qu’ils ne représentent plus le réel. Les médias traditionnels sont contournés parce qu’ils ont trop longtemps filtré le réel. Les réseaux sociaux prospèrent parce qu’ils donnent, au milieu du fracas et du mensonge, une issue à des paroles interdites ailleurs. Ce n’est pas toujours beau. Ce n’est pas toujours juste. C’est souvent brutal. C’est surtout inévitable.

La tâche d’un homme politique sérieux serait de transformer cette colère en restauration, non en spectacle. C’est ici que Rupert Lowe sera jugé. S’il n’est qu’un entrepreneur de fureur numérique, il passera. S’il comprend que l’Angleterre ne se sauvera ni par les invectives ni par les nostalgies mal peignées, mais par la frontière, la police, l’école, la justice, la préférence nationale, la remigration organisée, la renaissance des mœurs communes et le courage de nommer les choses, alors il aura peut-être une place dans l’histoire qui vient.

Lord Goodman, lui, appartient déjà à l’histoire qui s’en va.

Il voit dans Restore un danger pour la stabilité parlementaire. Je vois dans son éditorial un document précieux sur la stabilité des aveugles. Il y a des hommes qui continuent de discuter l’ordonnancement des bancs pendant que la nef prend l’eau. Ils appellent cela responsabilité. Le peuple, lui, commence à appeler cela abandon.

Dans mon salon, les images de Paris et de Southampton se mêlaient encore. Les voitures brûlées après la victoire. Le jeune Henry Nowak menotté dans son sang. Le visage impeccable du lord dans le journal. Trois images, une seule leçon. Nos élites ne craignent pas le chaos qu’elles ont produit. Elles craignent que quelqu’un, enfin, ose le nommer.

Source Breizh info cliquez ici

11:17 Publié dans Balbino Katz | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 04 juin 2026

Vendredi 5 juin, à la librairie Logos, à Paris : Xavier Eman, directeur du "Nouveau Présent", et François Bousquet, directeur d'"Éléments" dédicaceront leurs nouveaux livres...

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Et si en matière d’immigration, nous imitions la Suède ?

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Michel Festivi 

La Suède a un gouvernement de coalition composé des partis suivants : les modérés, les démocrates-chrétiens, les libéraux. Ils sont soutenus au parlement par Les Démocrates de Suède, considérés comme une droite dure voire extrême, par les grands médias, jamais en manque de qualificatifs. C’est cet attelage plutôt alambiqué qui vient de prendre d’excellentes décisions en matière d’immigration, preuve que tout est possible.

Ces nouvelles règles proviennent d’un contrat de coalition dit accord de Tidö de 2022. 19 des 62 pages de ce document était consacrées à l’immigration et à l’intégration.

Une nouvelle législation adoptée par le Riksdag, va entrer en vigueur le 6 juin prochain. Pour l’ensemble des personnes qui entendent accéder à la nationalité suédoise, les choses vont se corser. Des tests de langue, une exigence de revenu minimum, des examens sur la culture du pays, un casier judiciaire vierge, et aussi des aides au retour. Que du bon sens finalement, mais il semble que cette qualité soit la chose la plus mal répartie au monde, et singulièrement dans la classe politico-médiatique française. 

Cette nouvelle réglementation s’applique également à tous ceux qui ont déjà déposé un dossier, rétroactivement. Il faudra désormais justifier de 8 années de résidence dans le pays au lieu de 5, et même pour les conjoints de suédois. Les impétrants devront disposer d’un revenu d’au moins 20.000 couronnes suédoises soit 1.900 euros brut. Ils ne devront pas avoir vécu d’aides sociales au cours des trois dernières années, ni avoir eu des problèmes de dettes ou de comportements. Tous les déboutés du droit d’asile seront expulsés, alors qu’ils pouvaient rester auparavant s’ils travaillaient, et il pourra leur être proposés jusqu’à 34.000 euros pour ceux qui accepteraient de quitter le pays. Cette législation va concerner plus de 100.000 personnes qui ont déjà déposé un dossier avant l’approbation de cette loi.

Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie explique : « La suède était moins restrictive que la France et finalement elle l’est devenue plus. Elle nous a doublé en termes d’exigences ». Un député chrétien-démocrate a indiqué « Nos règles en matière d’immigration étaient trop laxistes...il nous faut les resserrer ». Car selon les estimations, en Suède, près d’un habitant sur quatre est soit né à l’étranger, soit issu de deux parents nés hors de Suède.

Le Portugal vient lui aussi de prendre des dispositions drastiques en la matière, comme je l’avais indiqué il y a quelques semaines. Qu’attend la France ? Le déluge ? Comme le disaient nos anciens : « quand on veut on peut ».

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Edgar Morin ou la nuisible complicité

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Alain Sanders EuroLibertés cliquez ici

Hommage national (sic) pour Edgar Morin ? Il n’y a plus que Macron, les islamo-gauchistes et les vieux stals pour le tenir pour un « penseur » et un « intellectuel français »…

Depuis des décennies, Edgar Morin est célébré comme l’un des grands intellectuels français contemporains. Son concept de « pensée complexe » est devenu une référence dans les milieux universitaires, éducatifs et politiques de gauche (pardon pour la redondance). Pourtant, derrière cette réputation de « sage humaniste » se dessine un nuisible dont certaines prises de position interrogent sérieusement la capacité de discernement qu’il revendiquait.

L’un des épisodes les plus controversés de son parcours concerne son soutien dévot à Tariq Ramadan. Pendant des années, Morin a vu en Ramadan un interlocuteur privilégié du dialogue entre l’islam et l’Occident. Là où de nombreux observateurs lucides dénonçaient la takiya du discours de Ramadan, capable d’adapter son langage selon son public, Morin préférait mettre en avant sa contribution au débat intellectuel et à la coexistence des cultures. Cette « bienveillance » n’était pas marginale : elle relevait de la complicité.

Par ailleurs, le prestige dont bénéficiait Morin dans l’espace médiatico-politique français a contribué à placer ses interventions à l’abri d’un examen critique rigoureux. Son statut de « grand penseur » a souvent conduit ses thuriféraires à considérer ses prises de position comme le prolongement naturel d’une sagesse reconnue, plutôt que comme des opinions susceptibles d’être contestées.

Mais le cas Ramadan n’est pas isolé. Tout au long de sa carrière, Morin a manifesté une fascination pour les figures ou les mouvements présentés comme des alternatives aux systèmes dominants. Cette disposition l’a parfois conduit à appuyer les dérives idéologiques ou les réalités politiques moins reluisantes de ceux qu’il soutenait ou comprenait. Son goût pour la « complexité » semble souvent fonctionner dans un seul sens : déconstruire les critiques plutôt qu’examiner avec la même sévérité les objets de sa sympathie.

Une autre contradiction frappe l’observateur. Morin a consacré son œuvre à dénoncer les simplifications du réel, mais ses propres analyses ont parfois reposé sur des oppositions schématiques entre les « forces du progrès », de l’« ouverture » ou de l’ « humanisme », et celles du « repli », de l’ « identité » ou du « conservatisme ». La complexité qu’il revendiquait pour ses alliés intellectuels disparaissait souvent lorsqu’il s’agissait de ses adversaires.

Le véritable problème n’est donc peut-être pas Edgar Morin lui-même. Il réside dans cette tendance à transformer certains « intellectuels » en autorités morales permanentes. Dès lors, leurs erreurs deviennent secondaires, leurs contradictions excusables et leurs engagements plus que discutables relégués au second plan. La pensée critique cesse alors de s’exercer sur eux au moment même où elle devrait être la plus exigeante.

Ainsi Morin ne fut-il pas un simple « sympathisant communiste ». Il adhéra au Parti communiste dans les années où le stalinisme représentait le système le plus sanglant du XXe siècle. Certes, il finit par être exclu du PCF en 1951. Mais cette exclusion ne résultait pas d’un combat héroïque contre le totalitarisme : elle fut précédée par des années de fidélité idéologique et de justifications intellectuelles. Plus troublant encore, Morin a lui-même reconnu que son exclusion n’avait pas détruit sa croyance communiste.

Cette séquence révèle un trait constant de son parcours : une attirance récurrente pour les « grandes causes » censées incarner le camp du « Bien » historique. Hier le communisme, plus tard le tiers-mondisme, ensuite certaines figures de l’islam politique présentées comme des ponts entre les civilisations. À chaque époque, Morin semble avoir privilégié les intentions proclamées plutôt que les réalités observables…

Ses prises de position haineuses contre Israël illustrent particulièrement cette dérive. En 2002, dans une tribune restée célèbre, il cosigne le texte intitulé Israël-Palestine : le cancer. Certains passages déclenchent une tempête politique et judiciaire, plusieurs associations estimant qu’on avait franchi là la frontière entre critique de la politique israélienne et essentialisation d’un peuple. Une condamnation pour diffamation raciale sera d’abord prononcée (avant d’être annulée par la Cour de cassation). Mais, même lorsque la justice a finalement annulé la condamnation, le contenu du texte demeure révélateur. Morin y développe une vision où Israël apparaît comme le symbole par excellence de la domination contemporaine tandis que le terrorisme palestinien est replacé dans un cadre historique explicatif beaucoup plus large. Cette asymétrie morale est caractéristique d’une partie de l’intelligentsia française issue du tiers-mondisme des années 1960-1970 : comprendre les uns jusqu’à l’excuse, condamner les autres jusqu’à l’obsession.

Le paradoxe est que l’inventeur autoproclamé de la « complexité » produit souvent une lecture étonnamment simpliste du monde. D’un côté les puissants, de l’autre les dominés. D’un côté les structures de domination, de l’autre les victimes historiques. Cette grille morale survit aux faits qui la contredisent. Elle explique en partie pourquoi tant d’intellectuels français passèrent du communisme à la complaisance envers certaines formes d’islamisme politique. Sans jamais remettre en cause leur logiciel de départ.

Là où d’autres intellectuels auraient été durablement discrédités par certaines erreurs d’appréciation, Morin a conservé son statut de conscience morale nationale. Le plus frappant n’est pas qu’Edgar Morin se soit trompé. Tous les intellectuels se trompent. Le plus frappant est qu’en dépit d’une succession d’erreurs politiques majeures, il ait continué à être présenté comme l’une des consciences les plus lucides de son temps.

Que Macron lui ait réservé un hommage national – et aux Invalides ! – ne fait qu’ajouter aux nombreuses ignominies d’un président qui les accumule avec arrogance ad nauseam.

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Ce jeudi soir, à 21 h 10, Sarah Knafo était l'invitée de LCI

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Dimanche 7 juin : rassemblement de soutien au peuple britannique à Paris

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Hommage à Henry Nowak, poignardé à mort à 18 ans par une "chance pour l'Angleterre", victime du racisme anti-blanc et de la police britannique qui préfère défendre les étrangers au lieu de son propre peuple autochtone.

Partout, outre-Manche, le soulèvement populaire s'intensifie. Rassemblement de soutien au peuple britannique, dimanche 7 juin, à 17h, Place de la Sorbonne, à Paris.

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RAPPEL, samedi 6 juin, au Perrier (85) : le grand banquet du Rassemblement vendéen

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Un communiqué d'Éric Mauvoisin Delavaud,
président du Rassemblement vendéen :
 
Nous vous invitons à nous retrouver à l’occasion du banquet champêtre du Rassemblement vendéen... C’est désormais un rendez-vous incontournable !
 
Le Rassemblement vendéen vous convie à une après-midi festive et musicale pour célébrer les premiers jours de l’été. Une ambiance chaleureuse au beau milieu du marais Prèrois. Ce rendez-vous s’annonce comme une fête populaire, légère et rythmée.
 
Venez nombreux...
 
Le banquet aura lieu le samedi 6 Juin à partir de 11h à la Vieille Herse 85300 le Perrier. Nous vous invitons à emporter votre pique-nique, vous trouverez sur place nos grillades de saucisses et boissons. Une participation de 5 euros vous sera demandée à l’entrée du site (sécurité et surveillance parking).
 
Nous comptons sur votre présence. Haut les coeurs !

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Remigration Summit de Porto, JUGEXIT, démographie : Jean-Yves Le Gallou répond sans détours

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Source Breizh info cliquez ici

Invité d’honneur du Remigration Summit de Porto, Jean-Yves Le Gallou est l’auteur de Remigration pour l’Europe de nos enfants, paru aux éditions de La Nouvelle Librairie. Il revient ici sur les fondements démographiques, juridiques et civilisationnels de la remigration, le concept de JUGEXIT, et la dynamique politique qui pousse ce thème du camp identitaire vers le centre du débat européen.

Breizh-info.com : Vous étiez l’un des orateurs et l’invité d’honneur du Remigration Summit de Porto, après celui de Milan. Quelle a été votre impression sur place, et que retenez-vous de cette dynamique transnationale qui rassemble désormais des forces de toute l’Europe autour d’un même mot d’ordre ?

Que ressent-on ? La philia des Grecs. Un immense bonheur, celui d’être entre Identitaires européens partageant, par-delà les frontières nationales, l’appartenance à la même civilisation et la même volonté de la défendre. Quelle leçon en tirer ? Identitaires européens de tous pays, unissez-vous, c’est ainsi que vous serez plus forts !

Breizh-info.com : Votre livre s’ouvre sur une affirmation forte : la remigration serait avant tout un « mythe mobilisateur ». Que répondez-vous à ceux qui y voient l’aveu d’un projet relevant davantage de l’incantation que d’une politique publique réaliste ?

Disposer d’un mythe mobilisateur est essentiel, tout simplement parce que cela offre une perspective d’espoir. Celle de retrouver le bien-vivre ensemble, entre les siens, entre les nôtres, une vie paisible entre Européens partageant les mêmes mœurs et les mêmes coutumes dans une société de confiance. Cela ouvre aussi la possibilité de transmettre aux générations futures l’héritage que nous avons reçu et que nous devons transmettre : héritage ethnique, culturel, civilisationnel. C’est une cause qui nous dépasse et qui, par là même, nous grandit et nous rend espoir. Traiter du « comment », c’est bien, encore faut-il dire au préalable le « pourquoi ».

Breizh-info.com : La partie démographique de votre ouvrage est sans doute la plus difficile à contester. Pouvez-vous résumer, pour nos lecteurs, ce que disent réellement les chiffres, et pourquoi vous affirmez que même un arrêt total de l’immigration ne suffirait pas à inverser la tendance ?

Tout simplement en raison des taux de fécondité différentiels : celui des femmes de souche européenne se situe autour de 1,2 enfant par femme, celui des femmes d’origine extra-européenne à plus du double. Allez dans les maternités de Paris, Lyon, Marseille et ouvrez les yeux. Et si vous préférez, regardez les chiffres de naissance, comparez ceux de 2024 à ceux de 2003 :

• moins 37 % pour celles de deux parents français, de 654 000 à 476 000 ;

• plus 42 % pour celles d’un ou deux parents étrangers, de 130 000 à 184 000.

Breizh-info.com : Vous fondez la légitimité de la remigration sur le statut de « peuple premier » des Européens, en vous appuyant sur la paléogénétique et sur la Déclaration de l’ONU de 2007 sur les peuples autochtones. N’est-ce pas une lecture audacieuse, voire risquée, que d’appliquer aux Européens un cadre juridique pensé pour de tout autres populations ?

Il faut faire comme au judo et utiliser les armes de l’adversaire. Que des peuples autochtones veuillent garder leur culture et leur identité, je le conçois parfaitement et je trouve cela légitime. Mais les Européens sont aussi les autochtones d’Europe. Leur peuplement n’a pas changé, sauf marginalement, depuis 5 000 ans, et qu’on le veuille ou non, leur civilisation a fait le monde et y a apporté les bienfaits du développement. Nous avons le droit de poursuivre la grande aventure européenne et, pour cela, nous avons le devoir de préserver l’identité des peuples européens.

Breizh-info.com : L’un des apports les plus originaux de votre livre est le concept de « JUGEXIT ». Pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par le « gouvernement des juges » et pourquoi vous estimez que la maîtrise démographique des nations européennes passe nécessairement par une reprise de pouvoir sur les cours constitutionnelles et européennes ?

C’est simple : il faut abattre la dictature des juges et revenir à la souveraineté du peuple — par référendum ou à travers les parlements — pour ne plus se laisser imposer les abus du droit d’asile, un regroupement familial sans discernement, et rendre à nouveau possible les expulsions de clandestins.

Breizh-info.com : Vous documentez de nombreux blocages judiciaires, de l’opération Fox en Autriche au projet albanais de Giorgia Meloni. Mais sur les modalités concrètes du JUGEXIT en France — référendum, sortie de la CEDH, révision constitutionnelle — votre livre reste assez évasif. Où en êtes-vous de votre réflexion sur ce point précis ?

Remigration pour l’Europe de nos enfants a été publié dans le cadre de la collection Iliade de La Nouvelle Librairie ; j’ai donc naturellement inscrit la question dans une perspective métapolitique, historique et culturelle. Ce n’était pas le lieu de rentrer dans le détail de propositions concrètes franco-françaises, d’autant que le livre a été écrit dans une perspective européenne, et que si la question du gouvernement des juges est cruciale dans tous les pays, elle se pose évidemment différemment d’une nation à l’autre, en fonction de leur propre état du droit. Mais je peux tout à fait répondre plus concrètement à votre question : la première étape du JUGEXIT en France, c’est de retirer au Conseil constitutionnel le pouvoir de censurer le contenu des lois, pouvoir qu’il s’est accaparé frauduleusement en 1971, en contradiction totale avec ce qu’avait voulu le général de Gaulle dans la Constitution de 1958. Au fond, il faut simplement revenir par référendum à la Constitution de 1958 en limitant le pouvoir du Conseil constitutionnel, voire en le supprimant purement et simplement. Rappelons qu’aucun conseil constitutionnel n’existait dans les républiques antérieures. La question de la dénonciation des conventions internationales — Convention européenne des droits de l’homme, Convention des droits de l’enfant, Convention de Genève sur les réfugiés — se pose aussi, dans la mesure où le pouvoir judiciaire utilise ces textes généraux en les surinterprétant du point de vue de l’idéologie progressiste. Il faut que la loi et le texte de la loi l’emportent sur les vaticinations pseudo-juridiques.

Breizh-info.com : Vous insistez sur le caractère « raisonné, raisonnable et progressif » de votre démarche, distinguant plusieurs catégories, des clandestins aux assimilés à qui vous reconnaissez pleinement la citoyenneté. Comment répondez-vous à ceux qui, à gauche, réduisent la remigration à un projet de déportation de masse brutal et indistinct ?

C’est un peu comme une course de haies : la remigration progressive doit régler les questions les unes à la suite des autres.

  1. Arrêt de toute immigration nouvelle : la grande pause.
  2. Expulsion des clandestins et des délinquants : la grande respiration.
  3. Non-renouvellement des titres de séjour des étrangers qui ne vivent que d’aide sociale : la grande décharge.
  4. Viendra ensuite la question des binationaux inassimilés et hostiles.

Breizh-info.com : La déchéance de nationalité pour les binationaux hostiles soulève des objections juridiques importantes, que vous reconnaissez vous-même en partie. Sur quels critères objectifs distinguer concrètement le binational « hostile » du binational simplement mal assimilé, sans verser dans l’arbitraire que vos adversaires vous reprochent ?

C’est tout simple : un binational inassimilé et hostile, c’est une racaille qui casse, une racaille qui pille et qui demain violera lors des émeutes immigrées qui suivent chaque 14 juillet, chaque Saint-Sylvestre et chaque match de football important. Cela commence à faire beaucoup. Or, si ces racailles inassimilées et hostiles se permettent cela, c’est parce qu’elles sont issues d’un vaste vivier de binationaux, eux aussi inassimilés, qui viendront à leur secours en cas de mise en œuvre d’une juste, légitime et proportionnée répression policière. En tout cas, c’est ce que pense le pouvoir, qui vit dans la terreur du soulèvement de quartiers entiers — ce qui prouve bien que le problème existe indépendamment de toute politique de restriction migratoire. Et plus nous tarderons à agir, pire cela sera. Ne tournons pas autour du pot : le binational délinquant doit être déchu de la nationalité française.

Breizh-info.com : Votre conclusion, « Peuples de l’Ouest, levez-vous ! », assume une dimension civilisationnelle et européenne, jusqu’à convoquer la mythologie commune et Tolkien. Pourquoi estimez-vous que la remigration ne sera politiquement viable qu’adossée à un imaginaire civilisationnel partagé, et non à de simples arguments techniques ou sécuritaires ?

Parce que la question centrale est précisément celle de l’identité, au-delà des questions de sécurité, de tranquillité ou de budget. Les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles. Si vous voulez retrouver le bien-vivre ensemble, il faut d’abord retrouver le bien-vivre entre nous et inscrire notre démarche dans la longue histoire.

Breizh-info.com : Le terme de remigration, hier confiné aux marges, est aujourd’hui repris par des partis pesant de 15 à près de 40 % des voix, du FPÖ à Chega. Pensez-vous que la bataille métapolitique, au sens où l’entendait Gramsci puis Alain de Benoist, soit en train d’être gagnée ? Et quelle est, selon vous, la prochaine étape pour passer des idées au pouvoir ?

La prochaine étape, c’est de faire comprendre aux dirigeants politiques, mais aussi au peuple des électeurs, l’ampleur des bouleversements que suppose une politique de remigration et de retour à l’identité. Il ne s’agit plus d’ajustements ponctuels et de micros réformes technocratiques, mais de changement de perspective. C’est en ce sens que la remigration est un thème mobilisateur pour rompre avec les discours gnangnans qui abrutissent l’opinion depuis un demi-siècle.

Breizh-info.com : Un dernier mot ?

Rendez-vous le 31 octobre à Paris, pour un grand forum de la remigration organisé par Polémia en partenariat avec Martin Sellner et Eva Vlaardingerbroek du Sommet de la remigration, et Louise Garnier, ainsi que le tout nouveau mouvement qu’elle est en train de lancer.

Bernard Monot invité de Nicolas Stoquer sur "Géopolitique profonde"

Bernard Monot, à partir de 1,28 h jusqu'à 2,21 h

RAPPEL :  BBR 2019, l'intervention de Bernard Monot.

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Bernard Monot aux Journées BBR

de Synthèse nationale en octobre 2019 cliquez ici

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mercredi, 03 juin 2026

Un grand entretien avec Michel Festivi sur EuroLibertés à propos de son nouveau livre "Les Phalanges espagnoles"

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Vous venez de publier votre 6e ouvrage sur l’histoire contemporaine de l’Espagne ; pourquoi cette fois-ci sur les Phalanges espagnoles ?

Je n’avais jamais encore abordé à fond cette histoire si singulière à l’Espagne. J’ai traité l’histoire des gauches espagnoles dans les années 1930, les mouvements anarchistes ibériques, une biographie du général Miguel Primo de Rivera qui a été aussi publiée en Espagne, celle de Francisco Franco cliquez ici l’an passé pour le cinquantième anniversaire de sa disparition, et comment Staline avait entrepris de s’accaparer la zone révolutionnaire espagnole entre 1936 et 1939, en 2025. Il manquait donc cette histoire, c’est désormais chose faite, grâce à Roland Hélie qui m’en a fait la commande.

Quelles sont les nouveautés qu’apporte votre livre, par rapport à tout ce qui a été publié sur ce sujet ?

Comme l’exige cette collection, éditée par Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, une relation concise mais documentée qui fasse vraiment le point de la question dans tous ses aspects. J’ai délibérément pris le prisme de l’arrivée du national-syndicalisme, ferment théorique des Phalanges espagnoles, dans la cadre des idéologies du début du XXe siècle, après les tremblements géopolitiques et humains qui ont suivi la fin de la Première Guerre mondiale, et l’arrivée du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917. Car l’histoire des Phalanges espagnoles, des JONS et du national-syndicalisme ne peut pas être dissociée de l’apparition des nouvelles idéologies européennes, qui ont pris corps à cette époque, au début des années 1920 et 1930.

Qui étaient les hommes des Phalanges et du national syndicalisme espagnol et à quelles doctrines et rattachements philosophiques se rattachaient-ils ?

Leurs sources philosophico-politiques étaient nombreusesTous ont été influencés par le grand philosophe, professeur d’université, journaliste et créateur de périodiques prestigieux, comme La Revista de Occidente, José Ortega y Gasset (1883-1955). Ses livres, comme « L’Espagne invertébrée » publié en 1921, ou « La rébellion des masses » datant de 1929, ont eu un impact considérable sur Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Antonio Primo de Rivera, Ernesto Giménez Caballero, Julio Ruiz de Alda et des dizaines d’autres. La philosophie allemande de Nietzche, Heidegger, Hegel a été déterminante. Tout comme Ortega Y Gasset, spécialiste de Nietzche, ces hommes avaient fait bien souvent le voyage en Allemagne dès les années 1920, voire avant, parlaient allemand. Certains ont été correspondants en Allemagne pour des journaux espagnols, comme Antonio Bermudez Cañete, ou Manuel Souto Vilas qui avait professé en Allemagne la philosophie avec Martin Heidegger. Ils furent aussi extrêmement influencés par le journaliste et écrivain italien Curzio Malaparte et son livre, Technique du coup d’État, datant de 1931, et puis d’un français, Georges Sorel et ses Réflexions sur la violence (1908) cliquez là. Ces années étaient un maelström d’idées, qui foisonnaient tous azimuts. Bien évidemment, les expériences historiques italiennes et allemandes furent examinées attentivement par les tenants du national-syndicalisme.

Justement, en quoi l’idéologie des Phalanges espagnoles et des Jons se différenciait-t-elle de l’idéologie fasciste italienne ou nationale-socialiste allemande ?

Tout comme ce qui c’était passé dans ces deux pays, Ramiro Ledesma Ramos cliquez ici, Onésimo Redondo ou José Antonio entendaient dépasser le capitalisme et le socialisme léniniste ou anarchiste, et réaliser une sorte de synthèse entre la nation qu’ils portaient au pinacle et la défense des classes laborieuses, mais en excluant et combattant la lutte des classes. Cette sorte de troisième voie était alors très valorisée en Europe et dans de nombreux pays, après la crise économique et sociale de 1929. Ils souhaitaient créer une nouvelle organisation sociale, teintée de corporatisme, sous l’égide de la réconciliation des travailleurs et des employeurs, dans le cadre national. Mais en Espagne, les Phalanges se distingueront clairement des idéologies fascisantes de l’époque, par la tradition de l’hispanisme, du catholicisme et des spécificités purement espagnoles, que j’explicite tout au long du livre.

Pourquoi les Phalanges espagnoles ne prirent pas le pouvoir en Espagne ?

Pour plusieurs raisons qui tiennent à la fois aux contingences spécifiques de l’Espagne et aux hommes qui portèrent ces mouvements. Les hommes se déchirèrent, s’unir puis se désunir, et aucun d’entre eux ne put, à l’image de Benito Mussolini ou d’Adolf Hitler parvenir à réunir, même par la force, tous les mouvements phalangistes. Ensuite, l’Espagne n’avait pas connu les dérèglements considérables économico-politiques, qui impactèrent l’Italie à la fin de la Première Guerre mondiale et surtout l’Allemagne tout au long des années 1920 et au début des années 1930. De plus, la seconde république espagnole (1931-1936), fut un régime quasiment totalitaire, qui multiplia les arrestations préventives, les interdictions de journaux et de partis politiques, la censure etc. et qui lutta durement contre la Phalange et ses chefs. La violence des gauches espagnoles, protégée par le pouvoir, réussira à réduire considérablement les actions militantes des Phalanges, qui perdirent beaucoup de militants, blessés ou tués.

Quelles furent les conséquences de la guerre civile sur l’évolution des Phalanges espagnoles ?

Des conséquences absolument considérables. À partir du moment où les militaires et ceux qui les suivaient, pour sauver l’Espagne du chaos absolu dans lequel elle était entrée depuis plusieurs années, au moins depuis octobre 1934, prirent drastiquement les choses en main, la Phalange fut contrainte, à son corps défendant, de se fondre dans une nouvelle entité la FET de las Jons, (Phalange espagnole traditionnelle des Jons), car Franco, devenu généralissime des armées nationales et chef de l’État, exigeait, pour gagner la guerre, une cohésion absolue, sous l’égide des militaires et du mouvement national. D’ailleurs, dans l’autre camp, les divisions, les dissensions furent constantes entre révolutionnaires. Dès lors, le national-syndicalisme se fondra dans une sorte de national-catholicisme jusqu’à la mort du Caudillo en novembre 1975. Comme je l’ai écrit, si la Phalange espagnole participera alors au pouvoir, elle ne prit jamais le pouvoir.

Enfin, que peut-on dire des divers mouvements qui se réclament des Phalanges espagnoles aujourd’hui, et quels sont vos projets ?  

Les divers mouvements sont désormais assez épars et faibles numériquement, mais ils maintiennent une certaine flamme, un témoignage nécessaire de l’histoire de l’Espagne, ce qui est loin d’être négligeable sur le plan du combat des idées. Ils organisent des manifestations, comme chaque année le 20 novembre, date de la mort et de Franco en 1975 et de José Antonio en 1936. Ils multiplient les réunions, les colloques, les ventes de livres. Ils ont un impact électoral plus que limité, mais de nombreux jeunes semblent intéressés et militent toujours. Les braises du national-syndicalisme sont toujours chaudes. En ce qui me concerne, je prépare un ouvrage sur le chaos institutionnel, politique et électoral de la IIe république (1931-1936) et son caractère délibérément révolutionnaire, ce qui a conduit à la guerre civile.

Michel Festivi, Les Phalanges espagnoles, Les Cahiers d’histoire du nationalisme n° 32, Synthèse nationale, 155 pages, 24 €. Pour commander ce livre, cliquez ici

Michel Festivi était récemment l'invité de Guillaume Fiquet sur TV Libertés afin de présenter son livre Les griffes de Staline sur l'Espagne républicaine :

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Pour regarder cette émission cliquez ici

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Il vient d'écrire une biographie de Michel de Saint Pierre : un entretien avec Thierry Bouclier

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Avocat à la Cour, Thierry Bouclier est aussi l’auteur d’un essai historique intitulé La République amnésique (2017) ainsi que d’une biographie de Jean-Louis Tixier-Vignancour (2003).

Cet entretien a été publié dans le n°73 (printemps 2026) de la revue Synthèse nationale cliquez ici

Pouvez-vous nous rappeler qui était Michel de Saint Pierre ?

Michel de Saint Pierre (1916-1987) a eu une vie hors du commun Né en 1916 au sein d’une famille de l’aristocratie normande, parente d’Henry de Montherlant et amie de Jean de la Varende, sa voie était toute tracée. Mais à dix-neuf ans, il a abandonné ses études de lettres pour se faire embaucher comme simple manœuvre aux chantiers navals de Saint-Nazaire, avant de s’engager comme matelot « sans spé ». Entre temps, il a participé à la manifestation du 6 février 1934. En 1943, il a rejoint la Résistance et terminé la guerre couvert de décorations. Et c’est au lendemain du second conflit mondial qu’il a véritablement commencé sa carrière d’écrivain, embrassant tous les styles de la littérature, du roman à l’essai en passant par le pamphlet et la poésie. Un auteur majeur, n’hésitant pas à brandir des idées politiques et des convictions religieuses à contre-courant de celles de son époque.

Quelle sont les grands ouvrages dont il est l’auteur ?

Il s’est d’abord fait connaître avec son roman La Mer à Boire, paru en 1951, et inspiré de sa vie de matelot. En 1954, il a rencontré un grand succès populaire avec son roman Les Aristocrates, qui s’est vendu à 600 000 exemplaires, et qui a été porté à l’écran avec Pierre Fresnay dans le rôle principal. En 1964, il s’est retrouvé au centre d’une violente polémique avec son roman Les Nouveaux Prêtres, qui dénonçait l’infiltration marxiste au sein de l’Eglise de France. C’est à cette occasion  qu’il a fait la connaissance de Jean Madiran. Ce roman a été suivi de nombreux autres livres alertant sur l’autodestruction de l’Eglise à la suite du Concile Vatican II. Tous ses livres en font un auteur catholique majeur du vingtième siècle. Fin connaisseur de l’Afrique du sud, il a également publié un superbe roman sur l’histoire de ce pays, Les Cavaliers du Veld, qui me fait penser, à certains égards, au Grand Sud d’A.D.G. sur la Nouvelle Calédonie. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont un roman policier, Le Double crime de l’impasse Salomon, salué par Jean Bourdier, un spécialiste du polar, et d’un drame passionnel bouleversant, L’Accusée, qui a été adapté en feuilleton télévisé.

Quels ont été ses combats principaux ?

Son premier combat a assurément été son engagement en faveur de la messe traditionnelle, qui a naturellement rejoint celui de Mgr Lefebvre lorsque celui-ci a s’est heurté à l’épiscopat français. Il s’est également investi pour l’amnistie des partisans de l’Algérie française, encore emprisonnés une fois l’Algérie indépendante, publiant en 1963 un magnifique Plaidoyer pour l’amnistie. En 1965, il a soutenu la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour aux élections présidentielles, et est resté à ses côtés après son échec. A partir de 1974, il est devenu un compagnon de route du Parti des forces nouvelles, soutenant notamment les initiatives du sergent Dupuy et participant à la semaine du cinéma de droite organisé par le parti. Et en 1979, il  a été choisi pour conduire une liste commune, rassemblant les frères ennemis du FN et du PFN, aux élections européennes, projet qui n’a pas abouti. Reporter pour l’hebdomadaires Minute et chroniqueur du quotidien Présent, il s’est battu pour la défense de l’école libre en 1983, s’apposant à la loi Savary, et publiant une remarquable Lettre ouverte aux assassins de l’école libre. Il s’est éteint en 1987.

Thierry Bouclier, Michel de Saint Pierre, une biographie, Via Romana, 323 pages, cahier photos, 24,00 €.

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Après les divagations de LFI sur le Canon français : lire le JDNEWS de ce mercredi...

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