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dimanche, 28 mars 2021

Mardi 30 mars : conférence sur la Commune de Paris avec l'Académie Europe de Gabriele Adinolfi

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Mardi 30 mars à 18 h cliquez ici

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dimanche, 28 février 2021

Gabriele Adinolfi analyse la situation italienne

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Gabriele Adinolfi 

Pour le site Stratégika cliquez ici

Pourquoi le choix de la Ligue devrait-il être perçu comme une trahison ? Telle est la perception de ce qu’on appelle en sociologie les sous-cultures. Dans la communication moderne, des ghettos sociaux sont créés et à l’intérieur de ces ghettos sociaux certains utilisateurs s’influencent mutuellement, transformant la réalité des partis et des politiciens (Salvini, Trump, Poutine, Orban) à leur guise. Ils rejettent tout ce qui contredit leur vision et soulignent ce qui leur tient à cœur. Ils pensent ainsi que le succès de ces partis ou de ces politiciens est dû aux raisons que les utilisateurs des ghettos sociaux considèrent comme fondamentales et, quand la réalité fait tomber leur illusion, ils croient que les électeurs ont été trahis et qu’ils se retourneront contre les traîtres. Mais cela ne réside que dans la fausse perception de la réalité par les ghettos sociaux.

La Ligue, l’euro et l’Europe

La bataille de Salvini pour la sortie de l’euro a duré un an, de 2016 à 2017. Compte tenu de la façon dont cette ligne avait pénalisé Marine Le Pen à l’élection présidentielle, Salvini l’a brutalement abandonnée.

Il faut dire aussi que cette campagne démagogique a été lancée par une Ligue qui était à son plus bas résultat historique (4%), alors qu’elle était marginale et pouvait se permettre de dire ce qu’elle voulait.

Cependant, la Ligue est revenue pour gouverner les régions productives italiennes, pour représenter les industries, le tourisme, le commerce et là, si quelqu’un propose de quitter l’Euro, ils appellent directement une clinique psychiatrique.

Les ghettos sociaux n’ont pas compris cela car il y a encore trois ou quatre représentants de la Ligue qui jouent le no euro et les anti-allemands et, comme d’habitude, les utilisateurs sociaux confondent ceux qui viennent pêcher dans leur environnement avec l’ensemble du mouvement qui lui n’est pas du tout sur ces positions.

Il faut dire aussi que le souverainisme est suivie de près par les loges anglaises; loges qui veulent la faiblesse italienne et européenne, et donc soutiennent les lignes anti-euro.

Le personnage principal du parti de la City et de la Bourse proche de la Lega est Paolo Savona, qui fut l’un des architectes de la séparation entre la Banque d’Italie et le Trésor et l’un des porte-étendards des privatisations. Sa tâche n’est pas de nous sortir de l’euro, mais de saboter la puissance économique européenne. La pieuvre britannique du souverainisme en soutien au dollar et à la livre n’est pas dans la Ligue, elle opère à l’extérieur (Paragone, Giubilei, Fusaro). Au sein de la Ligue, le plus grand critique de l’euro et de l’Europe est Alberto Bagnai, l’homme qui célèbre publiquement le bombardement de Dresde. À un niveau beaucoup plus bas de la hiérarchie, il y a Borghi et Rinaldi, dont l’impact dans la Ligue et sur l’électorat de la Ligue est insignifiant mais qui sont imaginés par les ghettos sociaux comme dirigeants de la Ligue.

Draghi et les Italiens

Draghi a obtenu 86% des voix au Sénat et 89% des voix au Parlement.

Le consensus des Italiens pour Draghi est inférieur à celui exprimé par les partis, mais il est juste légèrement inférieur, car il approche des 80%.

Draghi est considéré comme l’homme qui a réussi à vaincre la ligne d’austérité de la Banque centrale et à aider l’économie italienne. Les Italiens qui continuent à être appelés eurosceptiques à l’étranger ne sont pas du tout eurosceptiques. Il est nécessaire de comprendre la mentalité italienne et l’expression comique de la politique.

En Italie, par tradition, l’État est quelque chose d’étranger à la vie quotidienne: on le maudit en payant des impôts mais on l’invoque pour l’aide économique et l’emploi.

C’est comme si vous aviez affaire à un grand-père qui se considère riche et de qui vous espérez obtenir quelque chose mais que vous êtes très réticent à rester auprès de lui.

Les chrétiens-démocrates avaient une majorité ininterrompue pendant cinquante ans, mais rencontrer alors quelqu’un qui prétendait voter pour DC était plus rare que de trouver un trèfle à quatre feuilles. Avec une mentalité syndicale, les Italiens ont tendance à critiquer ce qu’ils votent réellement, mais parce qu’ils croient qu’en faisant cela, leur soutien semblera décisif et qu’ils pourront exiger et obtenir plus de leur seigneur.

La relation avec l’UE de la part des Italiens est exactement la même. C’est un européanisme passif.

Depuis que Merkel a forcé les Européens à aider à restaurer l’économie italienne, les Italiens se font des illusions sur le fait qu’ils peuvent se remettre sur les épaules des autres et pensent que Draghi a l’autorité nécessaire pour que cela se produise à un coût limité.

Considérant aussi à quel point les deux gouvernements présidés par Conte se sont révélés amateurs, le consensus pour Draghi n’est inférieur, dans l’histoire italienne, qu’à celui de Mussolini.

L’Italie et la comédie

Chaque peuple a ses comédies et la démocratie est la comédie par excellence.

Aucune comédie n’est sérieuse. Mais les comédies sont différentes d’un pays à l’autre. En France, la tendance est à la vantardise, en Italie à être cabotin.

Le fanfaron doit respecter autant que possible le rôle qu’il joue, l’istrion change de rôle sans avoir de problèmes et joue un autre rôle à la seconde.

L’improbable unité italienne derrière Draghi est incompréhensible ailleurs. Salvini qui rencontre les dirigeants du Parti démocrate et qui s’apprête à gouverner avec eux. Salvini parlant avec le ministre de l’Intérieur qui a pris sa place contre lui et trace une ligne commune, Borghi inventant que Draghi est un “souverainiste”, sont des singeries qui ne seraient possibles nulle part ailleurs dans le monde mais qui en Italie sont très normales, comme les films de Sordi et Gassman l’enseignent.

La Ligue et Draghi

On ne sait pas exactement ce que Draghi essaiera de faire ni s’il réussira. J’espère pour ma part que cela échouera pour une raison simple : je crois qu’il faut maintenant la catastrophe la plus noire et la plus violente en Italie pour qu’il se produise un effet de choc qui puisse, peut-être, faire exister les vertus italiques chez quelqu’un parce qu’aujourd’hui l’Italie est, collectivement, une immense bouffonnade.

En tout cas, pour imaginer ce que Draghi tentera de faire, il faut abandonner tous les clichés en cours dans les ghettos sociaux. Draghi ne veut pas «liquider» l’Italie pour un méchant patron allemand ou français et ne veut pas la mettre en faillite. Au contraire, il veut rationaliser les dépenses, contrôler les revenus et relancer la production. Ce qui n’est pas du tout contraire à la soi-disant grande réinitialisation de Davos car, si vous lisez leurs documents préliminaires, ils sont préoccupés par la santé des entreprises productives; pour la simple raison que quiconque se nourrit du sang des autres, quand il meurt, doit lui donner des transfusions robustes.

Draghi n’est pas encore au travail mais certaines données s’éclaircissent. Le poids politique de la droite, et en particulier de Berlusconi, est très fort. Draghi veut se lancer dans un bras de fer avec l’État profond parasite italien et le choix de Brunetta comme ministre de l’administration publique le confirme. Trois ministères sont allés à la Ligue, dont deux revêtent une importance stratégique et pour l’économie et pour l’électorat de ce parti. Il s’agit du ministère du Tourisme, qui va à Massimo Garvaglia et du ministère du Développement économique qui va à Giancarlo Giorgetti, qui a grandi au MSI (note Strategika : Mouvement Social Italien, droite nationale post-fasciste).

Qu’elle gagne ou qu’elle perde, la Ligue a donc toutes les références pour bien jouer son jeu. Si ce match réussissait, la Ligue triompherait. Et si le jeu échoue ? Il ne se passerait pas grand-chose : elle jouerait ensuite un autre match. Le transformisme politique italien et la mentalité avec laquelle la comédie est vécue chez nous permettront tout autre nouveau saut périlleux. N’oublions pas que la Ligue a été à tour de rôle sécessionniste, autonomiste, souverainiste et européiste et que, changeant de masque, elle est toujours restée en selle. Tout simplement parce que elle est l’expression de territoires productifs et de classes sociales pénalisées par l’État profond et la bureaucratie. Par conséquent, elle risque peu ou rien dans son nouvel investissement.

Gabriele Adinolfi est un théoricien politique italien. Il a dirigé la rédaction du journal Orion et lancé divers projets médiatiques et métapolitiques comme le site d’information NoReporter ou le think tank Centro Studi Polaris. Il a aussi parrainé en Italie les occupations illégales d’immeubles abandonnés à destination des familles italiennes démunies, occupations dont la plus connue est la Casapound (dont le nom fait référence à l’écrivain Ezra Pound) et qui est aujourd’hui un mouvement politique national. A partir de 2013 il anime un think tank basé à Bruxelles, EurHope. Les activités de Eurhope et de Polaris aboutissent au projet de l’Académie Europe (2020) qui relie des intellectuels, des activistes et des entrepreneurs de plusieurs pays. Le but de cette initiative est de créer une élite politique et entrepreneuriale apte à influer sur la politique européenne à l’échelle continentale. Dans le cadre de cette Académie Europe, il donne un cours de méthodologie politique en français tous les jeudis à 18h. Cours accessible en ligne ici.

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lundi, 31 août 2020

Mardi 1er septembre : reprise des activités de l'Académie Europe

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mardi, 16 juin 2020

La fidélité est plus forte que la pandémie

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La réouverture des frontières nous invite à maintenir la rencontre des Lansquenets d'Europe du 23 au 26 juillet en Provence.

Ils nous ont garanti les conditions d'hygiène et de respect des précautions nécessaires, c'est pourquoi nous pouvons être rassurés. 

Le programme détaillé vous sera communiqué ultérieurement. En tout cas ce sera une rencontre entre différentes nationalités européennes, un moment de plaisir, de loisir, d'étude et d'organisation, comme d'habitude et encore mieux. Inscrivez-vous dès maintenant via l'adresse mail association.artemis@gmail.com

11:46 Publié dans Gabriele Adinolfi, Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 13 mai 2020

Jeudi 14 mai : un nouveau RDV avec l'académie Europe

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VINCENT CHAPIN a écrit des livres et des contributions dans la ligne de l’Internationale situationniste et l’analyse de la communication ainsi que sur la philosophie traditionnelle. En particulier : Le 11 Septembre comme Construction d’un Évènement (En Collectif) ; La Lutte contre les Discriminations comme Dispositif de Domination (2006) La Voie du Guerrier – Julius Evola dans la Lutte Initiale (Avatar, 2009).

La pandémie actuelle est, pour lui, l’occasion d’écrire un court ouvrage condensant ses thèmes de travail : LE PRINTEMPS NOIR DE 2020, OU LE KRACH DU SYSTÈME SPECTACULAIRE.

La problématique de ce livre est de montrer que 2020 est une crise aussi profonde que celle de 1929 concernant l’économie, ou que les deux guerres mondiales concernant la politique : mais cette fois la crise provient de l’inflation du système informationnel, ayant formé l’analogue informationnel d’une bulle financière, et ne se comprend dans toutes ses dimensions qu’ainsi. La crise est par principe catastrophe et opportunité. Cette crise marque sans doute la fin de la période du « monde libre » né après 1945, comme la chute du mur de Berlin avait marqué la fin du monde communiste. Elle nous montre le retour de propensions historiques écartées depuis presque un siècle.

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dimanche, 03 mai 2020

LUNDI 4 MAI, JEAN-GILLES MALLIARAKIS INVITÉ DE L'ACADÉMIE EUROPE

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lundi, 27 avril 2020

RAPPEL : ce lundi 27 avril, Philippe Randa invité de Gabriele Adinolfi à l'Académie Europe

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jeudi, 23 avril 2020

Troisième RDV avec l'Académie Europe : Gabriele Adinolfi reçoit Robert Steuckers

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lundi, 20 avril 2020

LUNDI 20 AVRIL À 18 H : RDV AVEC L'ACADÉMIE EUROPE

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jeudi, 16 avril 2020

Ce jeudi 16 avril à 18 h : en direct avec l'Académie Europe

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En savoir plus (précédents rdv) cliquez là

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mardi, 31 mars 2020

Gabriele Adinolfi vous donne rendez-vous sur le net jeudi prochain

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Notre ami Gabriele Adinolfi convie les Lansquenets d'Europe et son Centre d'Etudes Polaris, en ces jours de confinement, à rester en contact, à échanger des points de vue, à mener des analyses et divulguer des informations et à approfondir leur formation via le web.

Pour se faire, chaque semaine, il organise deux sessions en italien, une en français et une en espagnol. Il y en aura également une en anglais prochainement. La session en français a lieu tous les jeudis à 18 h.

La prochaine aura pour thème : Souveraineté et pouvoir. Qui devrait être souverain, de quoi et pourquoi ?

Participer est très simple, même pour un troglodyte informatiqueCe jeudi, quelques instants avant 18 heures, entrez simplement le code suivant sur le web (depuis un ordinateur ou un smartphone) : 

meet.google.com/ypz-tiah-spg

Un écran s'affiche.

À ce stade, il faut consentir à l'utilisation du microphone et de la caméra vidéo, en cliquant en haut au centre, puis il faut acceder à la conf en tapant sur le bouton à droite, à mi-hauteur.

Si votre système ne les traduit pas automatiquement les commandes apparaissent en italien mais sont élémentaires. "Consenti" = autorisez et "partecipa" = participez.

Dernière chose importante : désactivez le microphone, vous ne l'activerez que si vous devez intervenir.  Pour poser les questions on chatte.

Le système a déjà été testé en France la semaine dernière. Impossible de ne pas pouvoir entrer

À jeudi à 18 h.

09:50 Publié dans Gabriele Adinolfi, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 06 décembre 2019

LUNDI PROCHAIN, À PARIS, UN DINER DU CERCLE DES AMIS DEDANIEL GAZZOLA CONSACRÉ À ORDRE NOUVEAU

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samedi, 23 novembre 2019

Gabriele Adinolfi : ALLER AU-DELÀ DU POPULISME

ob_b4c8dc_adinolfi-30-lansquenet.jpgLes récents succès du populisme en Europe, s’ils doivent être considérés comme un pas dans la bonne direction, ne constituent qu’un point de départ et doivent être complétée par une action plus approfondie, celle, en particulier, que mène le réseau européen des Lansquenets, créé et animé par notre camarade Gabriele Adinolfi. Celui-ci vient de mettre les choses au clair dans le texte que nous publions ci-dessous.

Source ForumSi

« AU-DELÀ DU POPULISME »

« La forte percée de Vox en Espagne débouche sur un gouvernement minoritaire de gauche qui accentue la tension. Ce n'est pas si différent de ce qui se passe en Italie, en France, en Allemagne.

Nous assistons aujourd'hui à une “crise de représentativité” de la classe dirigeante (progressistes et bourgeois), face aux exigences de déçus de la mondialisation s’exprimant dans le “populisme”. Entre la première et les seconds, se situe le pouvoir économique, qui n’est pas complètement unitaire et s’articule en fonction des besoins du moment historique.

Cette divergence à trois niveaux crée une impasse apparente. Sur le plan du pouvoir réel qui, plus que des stratégies, exprime des orientations, nous avons la classe politique vétuste et obsolète, laquelle, ancrée sur l'”Etat profond”, livre une guerre civile abstraite mais constante, évoquant et provoquant des fantasmes et des climats d’urgence, et les représentants du populisme, qui avancent dans les urnes mais sans rien exprimer de concret.

Le précédent socialiste

Dans les cours et recours historiques, les analogies offrent parfois des scénarios inversés.

Avec des différences dues notamment à la démographie, nous nous trouvons un peu dans la situation d’il y a cent ans. À l'époque, la rébellion était vaguement prolétarienne et socialiste ; aujourd'hui, elle est populiste et petite-bourgeoise. Mais le manque de préparation de ses représentants politiques est le même.

Le socialisme a erré entre deux chimères. Il y a eu les revendications maximalistes (c'est-à-dire la révolution, et rien de moins) qui, faute de réalisme, se sont réfugiées dans le mythe de l'effondrement du système. Il en va de même pour les populistes, qui attendent à tout moment la capitulation des banques et des structures en place. Il y avait aussi le réformisme, qui reposait sur cette illusion que la négociation allait transformer progressivement le capitalisme en socialisme. Mais il n'a même pas eu la force de négocier, les représentants syndicaux n'étant ni les représentants de l'ensemble du prolétariat, ni organisés comme il aurait dû l'être.

Aujourd’hui, les politiciens populistes espèrent, avec le vote, changer des relations de pouvoir consolidées, alors que le succès électoral ne peut à lui seul atteindre cet objectif, comme l’a prouvé l’après-guerre 14-18, lorsque les socialistes étaient majoritaires en Allemagne et en Italie, et ont fini par perdre toute confrontation politique.

La leçon de Lénine et Mussolini

Seuls deux révolutionnaires ont émergé à cette époque.

L'un d’ eux, Lénine, expliqua même aux représentants d'autres nations de l'Internationale communiste combien les deux voies empruntées jusqu'alors étaient fallacieuses et comment un processus révolutionnaire devait être accompagné par la création d'un parti-stratège capable de se doter des moyens de confrontation, de bataille et de négociation, et, surtout, de ne pas se diluer dans sa dialectique avec le front opposé.

L'autre, Mussolini, est allé beaucoup plus loin, en comprenant que le schéma élémentaire de la lutte des classes était invalidant et qu'il devait être remplacé par le conflit entre producteurs et parasites, pour l'introduire dans le concept révolutionnaire de la nation.

En l’occurrence, les producteurs ne sont pas ici seulement les petits entrepreneurs, mais toutes les forces impliquées dans un processus de production.

Mussolini, comme Lénine, théorisa la stratégie du parti et lui permit de pratiquer l'organisation des producteurs, comme le faisait le Russe avec le seul prolétariat.

Sans les mettre au même niveau, il ne faut pas oublier qu'ils ont tous deux gagné et que les faits leur ont donné raison.

Le rôle joué par les Lansquenets

Telle est la leçon à tirer avant qu'il ne soit trop tard.

Il faut, en Europe, un  parti-stratège, de cadres plutôt que de masse, qui se mette en relation avec les composantes sociales de producteurs par le biais de leur organisation politico-économique, et qui puisse donc jouer un rôle positif d'avant-garde stratégique et porteuse de propositions.

Notre tâche principale est d’aller dans cette direction.

Je peux dire avec une pointe de fierté que cette ligne, que j'essaie d'étayer depuis quelques années maintenant, commence à être mise en œuvre dans plusieurs pays européens. Il ne s’agit pas de construire un parti (ou un mouvement) qui s'impose aux autres, mais d’opérer là où les éléments favorables existent déjà, de les diriger et de leur donner corps et âme, en les retirant des illusions maximaliste et réformiste.

Il ne s'agit donc pas de recruter des personnes dans un nouveau conteneur, mais de les activer dans des synergies opérationnelles partageant une “cosmovision”, ainsi qu’une mentalité pratique et clairvoyante. » 

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mardi, 18 juin 2019

Samedi dernier, 15 juin, s'est tenue à Valence en Espagne une conférence européenne...

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Gabriele Adinolfi

D'une manière générale, quiconque me connais sait que je suis assez prudent dans mes appréciations et que j'ai plutôt tendance à garder une certaine réserve par rapport aux choses, en particulier celles que j'organise ou celles auxquelles je participe.... Néanmoins, pour une fois, je fais une exception. : la réunion des Lansquenets sur le thème "Nous sommes l'Europe" qui se tenait samedi dernier à Valence en Espagne a été enthousiasmante. Autant par la qualité des intervenants (et des interventions) que par le public attentif et passionné, cette réunion m'a particulièrement touchée. Pas moins de 130 personnes ont participé à cet événement d'élite.

Les discours d’Alexander Markovics (Institut Suworow, Autriche), de Kamil Gil (Troisième Voie, Pologne), de Vincent Vauclin (La Dissidence française, France) et d’Irène Dimopoulos Papas (Empros/Golden Dawn - Grèce) ont été remarquables parce qu’ils réunissaient analyses, réflexions, bilans des activités en cours et des perspectives concrètes...

Voilà plus de quatre ans que nous avons entrepris ce travail de cohésion au niveau européen et je me réjouis de voir enfin des résultats concrets qui légitiment notre entreprise. 

Après les interventions politiques, une vidéo avec un message de Jean-Marie Le Pen, figure tutélaire des mouvements nationalistes européens, réalisée spécialement pour cet événement a été projetée.

S'en suivit un débat sur l'Europe que nous voulons avec des discours remarquables de José Alsina, camarade d'une culture politique considérable, ainsi que celle de Rafael Ripoll, conseiller d'Alcalà de Henares.

Ripoll a une position plutôt eurosceptique (il veut sortir de l'UE et il préconise le retour à la peseta), opposée à la mienne, ce qui entraina un débat vif et courtois entre nous. A l'issue de celui-ci, Rafael Ripoll m’a dit que je lui avais ouvert de nouvelles perspectives auxquelles il n’avait jamais pensé, ce dont il me remercia amicalement.

Le moment qui particulièrement ému fut lorsque Juan Antonio Lopez Larrea m’a remis la distinction de président honoraire de l'Association en mémoire à Juan Ignacio, organisatrice de cette réunion. Rappelons que Juan Ignacio était un responsable du Front de la Jeunesse espagnole qui a été assassiné en décembre 1980 par des agents des services spéciaux. Juan Antonio est toujours resté fidèle à sa mémoire et à son engagement, pour lequel il a également passé quelques années en prison. Pour moi, c'est un suprême honneur d'avoir reçu une telle marque d'amitié . 

Au cours de la soirée, nous avons enfin comparé les progrès accomplis par Les Lansquenets européens dans l’élaboration d’un manifeste qui sera non seulement idéologique, mais qui contiendra aussi des objectifs concrets pour l’action à venir.  Nous espérons conclure ce travail avant notre prochain rendez-vous européen qui est programmé dans le sud de la France du 25 au 28 juillet. Un rendez-vous qui acquiert chaque jour plus d'importance et auquel je vous invite à participer...

Renseignements, inscriptions : 

assoc.artemis@gmail.com

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Retour sur la conférence de l'an passé qui s'était déroulée à Barcelone cliquez ici

Lire aussi El Cadenazo cliquez là

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jeudi, 12 avril 2018

CE JEUDI SOIR À PARIS : LE DINER MENSUEL DE GABRIELE ADINOLFI SUR L'EUROPE AVEC PHILIPPE RANDA

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"Année de plomb et semelles de vent" cliquez ici

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mardi, 13 février 2018

Gabriele Adinolfi en France : jeudi à Paris et samedi à Lyon

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18:57 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Gabriele Adinolfi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 07 décembre 2017

Jeudi 7 décembre : dîner-débat avec Gabriele Adinolfi et Philippe Conrad sur les 100 ans de la révolution bolchevique

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