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lundi, 15 juillet 2024

EN CE DÉBUT D'ÉTÉ, ABONNEZ-VOUS À LA REVUE SYNTHÈSE NATIONALE

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DEPUIS 18 ANS, UNE PRIORITÉ : LA FRANCE !

La revue Synthèse nationale a été fondée par Roland Hélie en 2006.

Se situant résolument dans le camp nationaliste et identitaire, à chacune de ses livraisons trimestrielles, elle nous livre des analyses non-conformistes sur l’actualité.

Au-delà de la revue, Synthèse nationale a créé, en 2012, une maison d’édition qui a déjà publié près de 150 titres parmi lesquels ceux de la fameuse collection « Les Cahiers d’Histoire du nationalisme ».

Synthèse nationale, c’est aussi des campagnes militantes, des conférences et des colloques thématiques à travers la France, des partenariats en Europe, et, bien sûr, les Rendez-vous Bleu-Blanc-Rouge qui rassemblent des milliers de participants

En vous abonnant à Synthèse nationale, non seulement, vous recevrez une revue engagée et téméraire et, en plus, vous nous aiderez à développer notre combat pour l’indispensable renouveau salvateur de notre Nation et notre Civilisation

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BULLETIN D'ABONNEMENT

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dimanche, 14 juillet 2024

Parution du n°100 du magazine Terre & peuple

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Pour en savoir plus cliquez ici

Saluons et souhaitons longue vie au magazine Terre et peuple, créé par notre Ami Pierre Vial, qui fête ce mois-ci ses 30 ans avec son numéro 100...

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Tentative d'assassinat contre Donald Trump

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Source Breizh info cliquez ici

Le candidat à la présidentielle américaine et ancien Président Donald Trump a été la cible d’une tentative d’assassinat samedi lors d’un rassemblement en Pennsylvanie, quelques jours avant qu’il n’accepte l’investiture républicaine pour la troisième fois. Des coups de feu ont été tirés, et Donald Trump a reçu une balle à l’oreille, avanr d’être entouré par les services secrets et précipité dans son SUV alors qu’il levait le poing en signe de défi. cliquez ici

Son équipe de campagne a déclaré que Donald Trump se portrait “bien” après la fusillade, qui lui a transpercé la partie supérieure de son oreille droite.

Le FBI a identifié dimanche le tireur comme étant Thomas Matthew Crooks, 20 ans, de Bethel Park, en Pennsylvanie.

Un participant a été tué et deux spectateurs ont été grièvement blessés, ont indiqué les autorités. Le Secret Service a déclaré avoir tué le tireur présumé, qui aurait attaqué depuis une position élevée à l’extérieur du lieu du rassemblement. Ce dernier déclare détester les Républicains dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. cliquez là

11:04 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Journal du chaos

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Pour télécharger, cliquez ICI

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vendredi, 12 juillet 2024

La police du Qatar à Paris pour les JO

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Bernard Germain

Les Parisiens n’en sont pas revenus, notamment place de l’Alma hier 11 juillet en cours d’après-midi, place qui a été traversée par un cortège des plus exotiques… plus d’une dizaine de véhicules des forces de sécurité du Qatar. Que faisaient-ils là ?

Ils sont venus à la demande du gouvernement français pour contribuer à la protection des jeux olympiques.

Le Qatar n’est d’ailleurs pas le seul pays à avoir dépêché des forces de police en France pour les JO. Il y a également des Polonais, des Allemands, des Marocains,... au total 46 États partenaires enverront environ 2.500 hommes qui seront aux côtés des 45.000 forces de sécurité françaises (gendarmes et policiers).

Mais la présence du Qatar est particulièrement savoureuse. En effet comme chacun le sait, cet État soutient et finance officiellement le terrorisme. Notamment le Hamas dont les chefs sont non moins officiellement présents dans ce pays qui assure à cette occasion leur protection.

Le Qatar est de ce fait frappé depuis juin 2017 par un blocus décrété par l'Arabie saoudite, Bahrein et les Émirats arabes unis qui lui reprochent ce soutien au terrorisme. Cette accusation de soutien au terrorisme n'est pas nouvelle mais n'a pas empêché un certain nombre de pays occidentaux - spécialement la France - de compter sur les investissements juteux de ce pays sulfureux.

Parmi ces investissements, il y a par exemple le club de football du PSG où jouait jusque récemment un certain Kylian M’Bappé.

Ce dernier, interrogé sur le nombre effroyable d’ouvriers morts au Qatar sur les chantiers de construction des installations de la coupe du monde de football 2022, avait répondu : « Je ne fais pas de politique », bottant ainsi courageusement en touche. Il est vrai que son patron au PSG était le Qatari Nasser al-Khelaïfi.

Mais cette année, le même M’Bappé a accepté de faire de la politique et a courageusement fait des déclarations moralistes anti-RN, lui qui est richissime donc sans difficulté de fin de mois et vit tranquillement dans des quartiers huppés avec de multiples protections qui lui évitent de subir les agressions dont sont quotidiennement victimes les Français de la part de certains petits anges du type Nahel.

En revanche, s’il est prolixe en déclarations consternantes, lui et ses autres collègues bavards contre le RN de l’équipe de France, ont été piteusement battus par l’Espagne en demi-finale du championnat d’Europe de football. En ayant été incapables de marquer le moindre but avant de réussir à en marquer un en demi-finale sans que cela leur évite cette sortie pitoyable.

Maintenant, pour revenir à ce cortège de véhicules de forces de l’ordre du Qatar, il matérialise l’accord trouvé par ce pays avec la France pour protéger les JO.

D’un point de vue cynique, cette présence est une bonne idée et pour une fois on peut considérer que le gouvernement français a été efficace. En effet, que le Qatar participe à la protection des JO, est sans doute le meilleur moyen de quasiment garantir qu’un message passera en direction des terroristes qui pourraient être tentés de frapper durant les JO en France.

La garantie n’est certes pas absolue, car on ne peut exclure que le Qatar n’ait pas d’influence sur certains groupes terroristes, mais c’est quand même une certaine garantie.

Maintenant sur le plan moral, faire appel au Qatar pour protéger les JO est pour le moins scabreux. Mais de gouvernement Macron sait-il seulement ce qu’est la morale ?

Les livres de Bernard Germain cliquez là

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3 groupes parlementaires patriotes au Parlement européen

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Source Le Salon beige cliquez ici

Après la formation des « Patriotes pour l’Europe », 4e groupe au Parlement européen, regroupant 84 eurodéputés issus notamment du RN, du Fidesz hongrois, du FPÖ autrichien et de la Lega italienne, et présidé par Jordan Bardella, voici « L’Europe des nations souveraines ».

Mercredi 10 juillet, le parti politique allemand AfD a annoncé avoir formé un nouveau groupe au Parlement européen. Composé de 25 eurodéputés de huit nationalités différentes, on retrouve notamment Sarah Knafo, élue Reconquête. Le groupe est présidé par deux eurodéputés : un issu de l’AfD et un issu du parti polonais Konfederacja (Confédération). Il est composé de 14 élus allemands, trois élus du parti polonais et trois du parti bulgare Wasraschdane. On retrouve également un élu tchèque SPD, une Slovaque de Republika, une Lituanienne, un élu hongrois sans appartenance politique et enfin Sarah Knafo, qui obtient la vice-présidence.

Le groupe ECR avec notamment les élus ex-Reconquête et ceux de Meloni sont 78.

Par conséquent, le groupe Renew, composé d’élus macronistes, se retrouve relégué à la 5e place avec 77 élus.

Tous unis, ces 3 groupes pourraient représenter le 1er groupe au Parlement européen…

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Détournements olympiques

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La chronique flibustière

de Georges Feltin-Tracol

Le 26 juillet prochain débuteront à Paris les XXXIIIe olympiades d’été de l’ère moderne. Depuis des semaines et des mois, un dispositif de propagande intense se déverse en continu sur les Français et leur instille un climat insupportable de chauvinisme pathétique.

Le spectacle autour de la flamme olympique est déjà en soi un symptôme de grande niaiserie. Le système médiatique d’occupation mentale enjoint la population d’aduler une torche dont la forme rappelle un suppositoire. Son passage dans les communes et les départements n’est d’ailleurs pas une action gratuite et désintéressée. Les collectivités territoriales ont déboursé en moyenne entre 150 000 et 180 000 euros pour sa traversée. À l’heure des politiques de contraintes budgétaires et de diminution des recettes fiscales, n’aurait-il pas été plus judicieux de s’en dispenser ?

L’organisation en France des JO 2024 symbolise donc l’immense gâchis d’argent, d’énergies et de compétences. Certes, des milliers de sportifs sélectionnés rêvent de remporter une médaille. Ils font durant des années de nombreux sacrifices et ne cessent de s’entraîner afin de gagner le jour venu. Ce n’est pas l’acte sportif en soi qu’il importe de critiquer, mais plutôt le processus de marchandisation avancée qui l’affecte désormais. Ce déroulé confirme et amplifie le détournement cosmopolite des Jeux olympiques souhaités à l’origine par le baron Pierre de Courbertin. La présence de la chanteuse Aya Nakamura aux paroles indicibles et fortement incompréhensibles à la cérémonie d’ouverture renforce ce caractère multiculturaliste.

Les wokistes ne se privent pas de dénoncer la personnalité du fondateur de l’olympisme actuel. C’était un homme de son temps. Né en 1863 et mort en 1937, il ne cachait pas sa volonté de redonner une vigueur certaine aux peuples européens à travers une éthique aristocratique réactivée. Les premiers JO s’adressaient avant tout aux amateurs de sport pratiqué aux lycées, à l’université et dans des clubs plus ou moins guindés. Ils appartenaient à l’aristocratie et à la grande bourgeoisie. Leurs exploits sportifs personnels se répercutaient en faveur des clubs. Ce n’est qu’à l’occasion des JO de Londres de 1908 que les participants revêtent un maillot aux couleurs nationales, d’où l’essor du chauvinisme.

Le rêve olympique du baron de Coubertin repose pour l’occasion sur un œkoumène albo-européen qui, à l’époque, correspondait à la planète entière. Aujourd’hui, l’olympisme représente un facteur massif de mondialisation. Les JO 2024 accueillent par exemple une nouvelle discipline : le breakdance ! Belle manifestation de déconstruction accélérée de notre civilisation européenne ! En revanche, la pétanque ou la boule lyonnaise n’y figurent toujours pas. Honte aux organisateurs !

Les Jeux olympiques devraient en fait refléter les aires culturelles issues de l’héritage antique gréco-romain, soit les diverses branches occidentales et post-byzantines du grand arbre indo-européen. Dans cette configuration idéale, plutôt que de promouvoir le beach volley ou le rugby à sept, se pratiqueraient la pelote basque, les joutes nautiques ou le football gaélique, voire le footy aussi appelé « football australien ». La flamme allumée par le Soleil dans l’antique enceinte d’Olympie donnerait une portée spirituelle incontournable à l’idée européenne enracinée au lieu d’aggraver une déviation ancienne et intense de globalisme et de mercantilisme.

Les JOP24 ou Jeux olympiques de Paris 2024 constituent en outre, après la mystification covidienne de 2020 – 2021, un nouvel acte d’encadrement sécuritaire des foules. Au-delà de la hausse des nuits d’hôtel, du prix des locations chez les particuliers, du tarif élevé des transports en commun en Île-de-France et de l’incertitude de la qualité de l’eau de la Seine assez polluée – et Anne Hidalgo ne s’y ait toujours pas baigné ! -, il faut craindre que la RATP et le Transilien ne parviennent pas à transporter convenablement tous les visiteurs. Les touristes vont découvrir des rames de métro saturées, des bus bondés et des trains de banlieue en retard fréquent. Pour des raisons sécuritaires se met en place une vidéo-surveillance généralisée couplée au contrôle algorithmique des déplacements, le tout relié à l’intelligence artificielle.

Pendant la quinzaine olympique jusqu’au 11 août, puis au cours des deux semaines des Jeux paralympiques du 28 août au 8 septembre, la vie quotidienne des Parisiens et des Franciliens sera infernale. Faut-il s’en chagriner quand on observe les résultats électoraux à rebours du reste du  pays ? Se déploient autour des stades et des lieux de compétition des périmètres rouge ou bleu dans lesquels ne circuleront que les détenteurs d’un « pass Jeux », y compris les résidents. Les restrictions s’appliqueront surtout  aux engins motorisés. Déjà impossible en temps normal, la circulation automobile dans Paris deviendra intenable. Commerçants, restaurateurs et hôteliers qui attendaient avec hâte les JO font dès à présent grise mine. Certains envisagent de fermer, de prendre leurs congés et de tenter de se rattraper, une fois tout ce cirque achevé.

Depuis les attentats de Munich en 1972 et d’Atlanta en 1996, les autorités s’inquiètent du risque terroriste, d’où l’usage de pratiques liberticides valables jusqu’au 31 mars 2025 ! À cette menace diffuse que font peser sur les différentes cérémonies les cellules islamistes, gauchistes et éco-activistes s’ajoute l’incertitude politique propre aux législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. Que l’Hexagone soit en cohabitation armée entre Emmanuel Macron et Jordan Bardella ou que l’Assemblée nationale soit ingouvernable, il est à craindre que la France prenne le chemin de la Grèce. Possibilité fort élevée si émerge un gouvernement technique. En effet, après la réussite des JO d’Athènes en 2004, le pays sombra peu à peu dans le déclin politique, financier, économique et social : neuf premiers ministres se succèdent entre 2004 et 2019 dont trois « techniciens » chargés des affaires courantes. L’initiative austéritaire de la sinistre Troïka (les émissaires de la Banque centrale européenne, du Fonds monétaire international et de la Commission de Bruxelles) ressemble aux médecins incultes du XVIIe siècle immortalisés par l’incisif Molière. Ce néfaste trio saigna le peuple grec.

Dans un contexte politico-social inflammable, l’hypothèse grecque n’est pas à écarter au lendemain des JO, surtout s’il y a un gouvernement RN qui subirait les foudres médiatiques au moindre désagrément survenu. Mais une « grande coalition » serait propice dans cette perspective de punir les « Gaulois réfractaires ». Un fiasco pour ces Jeux olympiques est plus que jamais envisageable et même souhaitable parce qu’il serait bien que la République hexagonale remporte enfin la médaille d’or du désastre évènementiel !  

Salutations flibustières !

« Vigie d’un monde en ébullition », n°123, mise en ligne le 9 juillet 2024 sur Radio Méridien Zéro.

Les livres de Georges Feltin-Tracol cliquez là

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Bernard Lugan, un autre regard sur le Sahel

Réagencements géopolitiques, retour graduel vers les anciennes réalités profondes d’avant la colonisation, reconfiguration des frontières et déclin de l’occident, toutes ces thématiques sont habillement articulées par Bernard Lugan dans ce court entretien.

Source cliquez ici

ODC TV cliquez là

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Louis-Antoine présentera son nouveau CD samedi 20 juillet au Puy-en-Velay

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00:55 Publié dans CD, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 11 juillet 2024

On fait quoi des 33% du Rassemblement national ?

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Ces élections législatives sont révélatrices à plus d’un titre. Et la question que pose Natacha Polony est que fait-on d’un parti qui représente 33% des Français et que la classe politique s’ingénue à ignorer depuis des décennies ? Depuis Jean-Marie Le Pen, le Front national hier, le Rassemblement national aujourd’hui posent les bonnes questions mais se retrouvent dans l’incapacité d’y répondre. Or, depuis des décennies, le champ de ces questions – régaliennes pour la plupart -, s’est élargi. On est passé de l’immigration à l’insécurité dans les villes et les campagnes, de la désertification du service public dans nos provinces, d’une école qui se dégrade de jour en jour, d’une justice débordée et d’une police en souffrance et, cerise sur le gâteau, l’appauvrissement de la classe moyenne et le frein à l’emploi dû au foisonnement des règles et des normes de la part d’une administration qui est de moins en moins au service du public. Sans parler de l’Europe. Emmanuel Macron, via cette dissolution, a littéralement éclaté cette classe politique plus prompt à mettre sous le tapis les sujets qui la gênent que de s’atteler aux maux qui gangrène ce pays.  La voici au pied du mur.

Lire la suite de l’édito ICI

Source : Marianne 10/7/2024

02:54 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 10 juillet 2024

Une bonne analyse

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Le professeur à Sciences Po et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), Dominique Reynié, tire les leçons de ces élections législatives 2024.

Un scrutin qui, selon lui, n’a fait qu’obscurcir le paysage politique et ne permet pas de dégager de « vainqueur clair ». Malgré le récit orchestré par la gauche, celle-ci n’a jamais été aussi minoritaire dans le pays, explique-t-il.

Lire la suite ICI

Source : Le Figaro 10/7/2024

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Des loisirs et des jeux : cet autre barrage au Rassemblement national

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Entretien avec Philippe Randa, directeur du site de la réinformation européenne Eurolibertés.

(Propos recueillis par Guirec Sèvres)

Que pensez-vous de cette France ingouvernable avec trois grands blocs (Macronistes, NFP, RN) peu ou prou de même importance à l’Assemblée nationale ?

C’était une des hypothèses durant la campagne électorale plus crédible que celle d’une majorité absolue d’un de ces trois blocs… et qui confirme une fois de plus que les sondages dont on nous abreuve avant chaque élection servent surtout aux médias et aux politiques pour minimiser une défaite ou arguer d’une victoire…

C’est-à-dire ?

Le bloc centriste, avec 168 sièges, perd près du tiers de ses députés par rapport au scrutin de 2022 (250 élus) et près de la moitié par rapport à 2017 (308 élus), mais « contrairement aux sondages », sa déroute « n’a pas eu lieu et il résiste »…

Quant au Nouveau Front Populaire dont les mêmes sondages annonçaient une possible bérézina, son résultat est devenu un quasi triomphe avec une possibilité pour lui d’accéder aux Affaires… et, the last but non the least, le score du Rassemblement national – largement vainqueur en nombre d’électeurs (1 million 700 000 voix de plus que le NFP et 2 millions 400 000 de plus que le camp présidentiel et dont le nombre de députés passe de 89 à 126, sans compter les 17 députés « Républicains ciotistes » – est présenté comme le grand perdant de ses élections, toujours au vu des sacro-saints sondages pré-électoraux.

Ceux-ci ont donc parfaitement remplis leur raison d’exister pour commentaires de soirée électorale au mieux des intérêts ou non des uns ou des autres.

Tout de même, le Rassemblement national espérait, sinon la majorité absolue, du moins davantage d’élus… Le « cordon sanitaire » anti-RN qu’on disait définitivement obsolète a donc encore fonctionné…

Pas forcément ! À part une poignée d’extrémistes de gauche et autant de Bobos lobotomisés, qui croit encore en 2024 à la menace de Chemises brunes avides de répandre du sang impur ? Surtout représentées par les actuels dirigeants du RN… Ce leit-motiv surréaliste éternellement rabaché par ses ennemis prouvent seulement que ceux-ci sont incapables de changer leurs logiciels politiques, pourtant démentis par les scores électoraux du RN et sa régulière progression dans les urnes.

Alors, comment expliquez-vous que le RN n’ait pas davantage de députés ?

Pour deux raisons… L’une a été évoqué et ce n’est pas la moindre : le nombre inquiétant de candidats « fantômes » dont le RN n’a même pas a été capable de produire la photo et que personne n’a vu faire campagne… d’où des cas assez « cocasses », tel celui de l’ancienne « preneuse d’otage » en Mayenne à laquelle 14 161 électeurs (31,10 %) ont tout de même apporté leurs suffrages…

Renseignement pris, cette dame ayant dû déposer le bilan de son commerce il y a trente ans, en avait alors, à tort ou à raison, rendu responsable la Mairie à laquelle elle a été réclamer des comptes en prenant en otage un des adjoints… La prise d’otage a tourné cours lorsqu’une envie pressante lui est venue. On admettra que cette dame était déjà, à l’évidence, une effrayante « menace brune », n’est-ce pas ? Jadis, Jacqueline Maillan aurait sans doute été une merveilleuse interprète d’un tel rôle au cinéma… Quel dommage que les malchances pour la France qui ont ravagé le Bataclan à Paris en 2015 aient songé à prendre leurs précautions avant de passer à l’action ; on aurait peut-être pu éviter 90 morts ce jour-là, qui sait !

Alors, oui, comment un mouvement qui a désormais un demi-siècle d’existence (il est, que cela plaise ou non, l’héritier du Front national fondé en 1972) ne soit pas en mesure d’avoir des candidats prêts et présentables dans chaque circonscription, même pour une élection imprévue comme cela a été le cas cette année ? Surtout depuis qu’il est désormais un parti avec lequel on peut légitimement espérer être élu : sa direction aurait dû, partout, n’avoir que l’embarras du choix et désigner le ou la meilleur(e) candidat(e)…

Et il y aurait une deuxième raison à ce nombre « restreint » de députés ?

Oui, une possible appréhension du chaos que nombre d’électeurs ont sans doute craint en cas de victoire du RN :  des émeutes – voire une une possible guerre civile, dixit Emmanuel Macron – auraient alors pu menacer autant leurs sacro-saintes vacances d’été que les sacro-saints Jeux Olympiques… Une réaction vieille comme le monde… antique : Panes et circenses ! (Du pain et des jeux) dénonçait Juvénal pour parler de cette obsession du peuple romain d’alors : « Ces Romains si jaloux, si fiers (…) qui jadis commandaient aux rois et aux nations (…) et régnaient du Capitole aux deux bouts de la terre, esclaves maintenant de plaisirs corrupteurs, que leur faut-il ? Du pain et les jeux du cirque »…

Dans le passé, du pain et des jeux ; de nos jours, des loisirs et des jeux… Les peuples ne changent pas tant que ça !

Philippe Randa a récemment publié :

Coups d’œil & Tirs à vue (Chroniques barbares XXI), Philippe Randa, Dualpha, préface d’Alain Sanders, 186 pages, 25 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici

La désinformation autour de l’écologie, Philippe Randa (présente), Dualpha, 198 pages, 25 euros… Avec les contributions de Francis Bergeron, Jean de Saint-Houardon, Richard Dessens, Michel Festivi, Nicolas Gauthier, Philippe Joutier, Aristide Leucate, Olivier Pichon, Éric Pinel, André Posokhow, Bernard Plouvier, Claude Timmerman, Jean-Michel Vernochet. Pour commander ce livre, cliquez ici

09:57 Publié dans La chronique de Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Pourquoi une candidature Reconquête à Callac était indispensable

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Patrice Riou, suppléant Reconquête dans la 4e circonscription des Côtes d'Armor (là où se situe Callac).

Sollicité et encadré par une patriote chevronnée, j’avais assisté en 2021 à la naissance de Reconquête, sous l’impulsion de gens très bien que j’estimais particulièrement. Adhérant totalement à la démarche d’Éric Zemmour et militant alors sur ma circonscription, j’avais participé de façon très active aux élections présidentielles de 2022, puis aux élections législatives qui ont suivi en tant que suppléant de la candidate retenue.

Le groupe local que nous formions avait continué la lutte ensuite, avec l’aide inestimable de Riposte Laïque notamment (mais aussi Breizh Info et Synthèse nationale cliquez ici…), en s’opposant victorieusement, à Callac, au projet Horizon, soutenu par l’équipe municipale en place, d’implanter des dizaines de familles de migrants.

Parce que cela correspondait tout à fait à l’ambition de Reconquête de stopper le flux migratoire qui menace d’extinction notre pays, notre civilisation, nous avions soutenu l’Association des amis de Callac et des environs, ainsi que son inspiratrice et présidente actuelle, Danielle Le Men.

À ce jour, je suis très présent dans cette association où, seul maintenant de Reconquête, je contribue à bâtir la candidature de Danielle aux prochaines élections municipales pour faire sens à notre action et lui donner une continuité.

Ainsi, quand à la suite des élections européennes où nous nous sommes fortement mobilisés dans ma circonscription, la surprenante dissolution par Macron de l’Assemblée nationale nous a plongés soudainement dans une autre campagne, mon délégué départemental m’a demandé : « Y a-t-il un candidat possible sur ton secteur ? », il pensait naturellement à Danielle. Et à moi comme suppléant pour l’épauler. Parce que Callac est un symbole dans toute la France et doit le rester.

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09:56 Publié dans Callac 22, Législatives 2024 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 09 juillet 2024

Quelques réflexions personnelles post-électorales...

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Il est des moments, dans l’existence, où il faut se décider : quelle ligne de conduite adopter face à des évènements que l’on ne maitrise pas ? Autrement dit, pour un mâle blanc, hétérosexuel, largement de plus de cinquante ans, d’élocution francophone, que faire dans un monde qui ne convient pas, que ce soit dans le domaine sociétal comme dans le secteur politique ? Soyons encore plus direct : quelle attitude adopter dans un pays où une Assemblée nationale est dominée en nombre de sièges – mais pas en nombre de voix ! -, par les Rouges/Roses du NFP ? Sans omettre  les ploutocrates mondialistes « d’Ensemble » et de LR réunis ? (« Aie l’air d’un con », oui !) Sans oublier non plus des revenants, des « fantômes de la République », tel un grassouillet  François Hollande. Lequel, toute honte bue, considérant sans doute ses retraites de maire, de conseiller général, de député de la Corrèze et de président de la République comme trop maigres, « repique au truc » ?

Se rebeller, s’insurger, partir, combattre pour mieux être écrasé par la soldatesque aux ordres des oligarques ? Ne nous y trompons pas, pas un militaire patriote, pas un seul, ne prendrait le risque de s’opposer au système par un pronunciamiento. Même la Bolivie, pays producteur typique de cette spécialité politique exotique, semble y avoir renoncé, c’est dire…

Alors, que faire, subir en silence, en « fermant sa gueule » et  en serrant les poings, attendant la dégringolade finale, comme l’orchestre du Titanic, qui fit vibrer ses instruments jusqu’au bout du naufrage ?

Changer de nationalité ? Pourquoi pas. Encore faut-il en avoir les moyens, et l’acheter dans des micro-États. Tout le monde n’a pas une valise bourrée de billets de banque à déposer sur le bureau des Grimaldi !

Resterait l’exil intérieur, un repli sur soi, une négation du monde qui nous entoure. Difficile à envisager tant les liens sociaux sont évidents, nécessaires à notre existence même. Alors je reviens sur cette idée de nationalité de rechange. J’ai eu la chance d’avoir été nommé le 30 septembre 2001 vice-consul de Patagonie en Seine-et-Marne par Jean Raspail, immense écrivain disparu il y a quatre ans, auteur notamment de l’éblouissant livre « Le Camp  des Saints ».

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Vendée : le RN a perdu parce qu’il n’a pas de militants

448605887_1809853056191389_7004958173334610761_n.jpgÉric Mauvoisin-Delavaud,

président du Rassemblement vendéen

Dans les 5 circonscriptions de Vendée, le RN a perdu parce qu’il n’avait AUCUN militant pour mobiliser et convaincre les électeurs, et parce qu’il purge tous ses cadres de terrains, souvent trop radicaux aux yeux du siège. Mieux : il a désinvesti ou désavoué de multiples candidats qui avaient leurs chances juste pour tenter d’apaiser la fureur gauchiste. Et pour faire des alliances improbables LR/RN… Sans aucun avenir, absolument idiot et injuste.

Une fois qu’on a dit ça : il faut simplement se bouger les fesses. La politique ce n’est pas se contenter de coller une affiche ou de regarder la télévision : c’est un rapport de forces qui nécessite d’aller dans la rue, de tracter, de manifester, d’affronter, de tenir des lieux, de s’afficher, de se battre parfois.

La politique, c’est assumer, c’est avoir un programme de rupture, des convictions fortes, pas se contenter de petites phrases sans direction idéologique. Ce n’est pas se soumettre sans arrêt !

Rejoignez-nous. Rejoignez le Rassemblement Vendéen. Nous sommes de plus en plus nombreux. Nous manquons d’argent, de bras, de réseaux. Mais nous avons des communautés, du courage, des idées claires. Nous sommes déjà des milliers.

Haut les cœurs !

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La pourriture institutionnelle française

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Bernard Plouvier

Le régime électoral du scrutin d’arrondissement à deux tours, entre lesquels les grenouillages entre directions de partis peuvent s’opérer, n’est qu’une parodie.

C’est en cela que la Ve République est devenue une Ripoublique bananière, où l’argent étranger vient influencer l’expression des électeurs, grâce à une campagne médiatique de haine et de mensonges d’une ampleur considérable, rappelant la technique de base des orateurs marxistes : « Fais haïr tes adversaires ».

On ne fera jamais croire à quiconque que Mélenchon, le roi de la démagogie haineuse, puisse être plébiscité par la nation française et, de fait, ce clown grimaçant et baveux ne l’est absolument pas.

Mais dans le système électoral anti-démocratique des magouillages, on peut voir les macroniens – qui sont l’expression du capitalisme le plus forcené, le plus hautain, le plus arrogant – voter pour des marxisants qui sont trop idiots pour avoir tiré les conséquences du dramatique XXe Siècle soviétique et maoïste.

La France est pour l’heure ingouvernable, par la volonté d’un gamin prétentieux qui a préféré casser son jouet plutôt que de passer la main à un autre, plus capable que lui.

Le peuple souverain s’est exprimé. Le peuple souverain va souffrir. Le peuple souverain doit se souvenir que lorsque l’on fait des sottises, l’on doit en subir les conséquences.

Les conditions de vie des Français vont s’aggraver par l’effet d’une des rares constantes de l’humanité : le poids de la bêtise et de l’irréflexion.

Le remède est l’instauration d’une République populiste où chaque voix compte, donc un système de proportionnelle intégrale, le seul qui soit démocratique… mais c’est un régime qui ne convient ni aux médiocres, ni aux impulsifs ; c’est le régime de la Volonté du peuple et non celui des manipulateurs et des agents corrupteurs, ceux qui promettent la lune et sans effort ! 

11:21 Publié dans Tribune de Bernard Plouvier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Antisémitisme et diabolisation : la vraie ligne rouge, c’est l’immigration

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Jean-Yves Le Gallou

Alors que l’hystérie politico-médiatique se déchaîne contre le Rassemblement national avec une virulence qu’on n’avait pas vue depuis 2002 (et pour cause !), les macronistes et même des membres des Républicains se retrouvent alliés avec le Nouveau Front Populaire et La France Insoumise… malgré le fait que plusieurs membres de ce parti aient tenu des propos ou publié des contenus bien plus antisémites que toutes les sorties de Jean-Marie Le Pen à l’époque. Pour Jean-Yves Le Gallou, c’est la preuve que l’antisémitisme n’est finalement qu’un prétexte à la diabolisation…

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La critique interdite de l’immigration

Jean-Yves Le Gallou

On a longtemps cru ou fait croire que c’était l’antisémitisme présumé du Front national et de Jean-Marie Le Pen qui était à l’origine de leur diabolisation et du cordon sanitaire. On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien.

L’accusation indéfiniment répétée d’antisémitisme n’était qu’un prétexte commode pour interdire toute expression critique sur l’immigration.

Le nouveau cordon sanitaire formé au soir du 23 juin en est la preuve. Il associe en effet au dispositif La France Insoumise, une formation qui a fait son miel électoral aux élections européennes dans les banlieues de l’immigration, sur fond d’islamisme, de keffieh palestinien et d’antisémitisme.

Mais là : « No problem ! » Mélenchon est bienvenue au « Front républicain » (sic).

Empêcher le peuple de s’exprimer

On aurait pu s’en douter : le double standard est de règle dans les médias.

Ce n’est pas nouveau : le britannique Enoch Powell avait été diabolisé dès 1968 (!), juste pour avoir dénoncé les dangers de l’immigration. Et seulement pour cela.

La diabolisation est tout simplement une technique de manipulation de l’opinion pour empêcher le peuple de s’exprimer. Et permettre aux oligarques mondialistes et « libréchangistes » de se maintenir en place avec la complicité des parasites syndicaux, associatifs et médiatiques de la gauche.

N’oublions pas que c’est le diabolisateur, non le diabolisé, qui est le maître de la diabolisation. Le diabolisé ne doit pas s’excuser mais « contre-diaboliser » !

Et avec l’alliance de la carpe mélenchoniste et du lapin macroniste, ce n’est pas la matière qui manque. Les Français doivent refuser d’être pris en tenaille entre les ravis de la mondialisation et les profiteurs de la redistribution.

Source Riposte laïque

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Et maintenant, place à la crise institutionnelle !

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Thomas Joly, Président du Parti de la France

Petite gueule de bois pour les membres du très hétéroclite Nouveau Front Populaire qui commencent enfin à comprendre qu'ils n'ont pas vraiment gagné ces élections législatives.

Le prochain Premier Ministre va vraisemblablement être un fade socialiste qui aura la lourde charge de former un gouvernement de bric et de broc dont l'objectif sera de ne pas fâcher trop de députés pour ne pas sauter au bout de quelques semaines.

Nous assistons au retour du parlementarisme dans ce qu'il a de plus détestable et de nuisible, avec des tractations et des intrigues de couloirs où des margoulins retors feront et déferont les gouvernements en fonction de leurs intérêts personnels et boutiquiers.

Nous nous dirigeons tranquillement vers une crise institutionnelle, déclenchée par un Emmanuel Macron aux abois.

Si le RN était un véritable parti de droite nationale, il ruerait dans les brancards pour réclamer une refonte de notre régime ou au minimum l'instauration d'une juste proportionnelle qui, au regard du nombre de voix obtenues, lui aurait assuré 380 députés !

Hélas, le parti de Madame Le Pen semble plus occupé à se lamenter et à s'excuser devant la presse d'État d'avoir investi quelques candidats jugés trop sulfureux par des journalistes gauchistes. Comme si ses électeurs en avaient quelque chose à faire...

10:08 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Monsieur Bricolage à l’Elysée

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Vincent Trémolet de Villers

«  Personne n’a gagné », a dit fort justement Gérald Darmanin, il aurait pu ajouter : et la France a perdu. La perspective qui s’ouvre devant nous est franchement décourageante : c’est Monsieur Bricolage ou le blocage. Le bricolage, c’est le concours lancé dès dimanche soir de la coalition la plus baroque : libéralo-communiste, progressivo-conservatrice ou bonaparto-socialiste. Le blocage, c’est la combinaison perpétuele, vaine et impuissante. Dans les deux cas, la part médiocre de la politique l’emporte sur les convictions et le dessein. En ces matières, on ne voit rien venir. Derrière la digue républicaine, ce ne sont que contradictions, oppositions, ambitions contraires. Le parti du président n’a plus d’autre projet que celui de survivre, le Nouveau Front populaire a forgé un imposant programme, une sorte de précipité idéologique fabriqué chez Hugo Chavez, un barrage infranchissable pour la réalité et le bon sens, une cataracte de milliards imaginaires...

Les inquiétudes qui ont fait du Rassemblment national le pivot des trente derniers jours sont-elles déjà oubliées ? Contenir le parti de Marine Le Pen, souligner ses faiblesses ne fera pourtant pas disparaître ce qui le fait prospérer. L’immigration, à laquelle les sociaux-démocrates danois, les travaillistes britanniques osent s’attaquer sans tabou, reste le grand impensé de la gauche et du centre. L’insécurité, qui frappe indistinctement les enfants des membres des trois blocs, est relativisée quand elle n’est pas niée. Le déclassement économique, qui pèse sur la classe moyenne dans les moindres détails de la vie courante, n’est abordé que sous l’an gle de l’assistance et de la subvention. La dette, qui nous attend au tournant, a carrément disparu de la conversation civique. C’est une marotte de pisse-vinaigre, une obsession de comptable. L’école ? Le logement ? L’écologie innovante ? L’intelligence artificielle ? C’est bon pour les colloques. La politique, la vraie, consiste depuis un mois à jouer avec les institutions, avec les élections, avec les combinaisons comme ressorts d’une série où seuls comptent l’éclat de l’image et l’ivresse du pouvoir. Netflix à l’Élysée et la France oubliée.

Source : Le Figaro 9/7/2024

 

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lundi, 08 juillet 2024

Élections législatives… terrible leçon pour le camp national

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Bernard Germain

Commençons par regarder les chiffres définitifs du ministère de l’Intérieur avant de donner une opinion.

Au 1er tour :

  • RN obtient 9.379.092 voix (29,26 %) et 37 élus dès ce 1er tour
  • NFP obtient 8.995.226 voix (28,06 %) et 32 élus dès ce 1er tour
  • Macronistes obtiennent 6.425.707 voix (20,04 %) et 2 élus dès ce 1er tour
  • LR (droite molle) obtient 2.106.166 voix (6,57 %) et 1 élu dès ce 1er tour
  • LR (Ciotti) obtient 1.268.822 voix (3,96 %) et 1 élu dès ce 1er tour

Au second tour :

  • RN obtient 8.744.409 voix (32,05 %) et 88 élus au second tour
  • NFP obtient 7.005.336 voix (25,68 %) et 146 élus au second tour
  • Macronistes obtiennent 6.314.425 voix (23,15 %) et 148 élus au second tour
  • LR (droite molle) obtient 1.474.650 voix (5,41 %) et 38 élu au second tour
  • LR (Ciotti) obtient 1.364.964  voix (5,00 %) et 16 élus au second tour

Au total, en nombre de députés :

  • RN obtient 125 députés
  • LR (Ciotti) obtient 17 députés

La droite nationale obtient donc 142 députés ce qui représente 21,66 % des députés élus alors qu’ils ont plus de 37 % des électeurs du second tour. Presque 2 fois moins de députés que de pourcentage de voix !

  • La gauche NFP obtient 194 députés alors qu’elle n’a que 25,68 % des votes au second tour
  • Les macronistes obtiennent 163 députés alors qu’elle n’a que 23,15 % des votes au second tour
  • LR (droite molle) obtient 66 députés alors qu’elle n’a que 5,41 % des votes au second tour.

Ces chiffres appellent à l’évidence certains commentaires, car de prime abord, c’est incompréhensible.

Le RN et LR (Ciotti) avec plus de 10 millions de voix n’obtiennent que 142 élus au total.

Tandis que NFP, les macronistes et LR (droite molle) avec chacun beaucoup moins de voix que le RN obtiennent chacun beaucoup plus de députés, notamment la gauche et les macronistes.

Comment expliquer cette incohérence mathématique et surtout politique ?

Plusieurs éléments ont contribué à ce qui constitue au final une vraie escroquerie politique et morale.

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14:18 Publié dans Bernard Germain | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Tribune libre : Hold-up électoral.

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Arnaud Robert
 
Décidément, les seconds tours ne réussissent pas au Rassemblement National. On savait dès les résultats du premier tour, avant même la constitution de l'alliance entre le bloc des gauches et celui de la Macronie, que la majorité absolue ne serait pas atteinte par le RN. Mais tout le monde a fait "comme si", le Système par calcul cynique pour faire monter les enchères, le RN par enivrement du pouvoir. Après la mise en place de l'alliance entre le Nouveau Front Populaire et le bloc du Centre, l'arithmétique pouvait cependant laisser espérer au RN un étiage compris entre 200 et 230 élus. Las, on en est très loin après ce second tour, le RN comptant finalement 143 députés. Certes, le parti engrange une cinquantaine de parlementaires supplémentaires par rapport à la mandature précédente et peut se targuer de constituer le premier groupe à l'Assemblée nationale. Mais politiquement, c'est un revers cuisant, une humiliation laissant les électeurs du mouvement national amers, sonnés, désabusés et surtout volés. L'alliance entre les trotskistes et les capitalistes apatrides, la puissante charge médiatique anti RN ont parfaitement fonctionné, aidé en cela par une campagne brouillonne et caméléonesque du parti de Jordan Bardella. Que l'on songe par exemple à la binationalité ou à l'abattage rituel...
 
Le bloc des gauches multicolores arrive en tête, mais à plus de cent sièges de la majorité absolue et alors que le compte à rebours de la lutte finale entre anciens complices a débuté dès dimanche soir à 20h05.
 
À l'arrivée, c'est Emmanuel Macron qui tire les marrons du feu. Le bloc centriste parvient à sauver les meubles en se classant second, alignant 163 députés, résultat qui est loin d'être ridicule. Macron avait dit avoir dégoupillé une grenade dans les jambes de ses adversaires et cela a fonctionné : le paysage politique est éparpillé façon puzzle, fragmenté, divisé, pour le plus grand profit du... président de la République. La grenade avait été extraite du stock bien avant les Européennes... Le naufrage de la France va donc se poursuivre, dans l'allégresse des uns et l'inconscience des autres. La ligne de flottaison, notamment au plan budgétaire et financier, ne sera bientôt plus visible. Ce ne sont pourtant pas les signaux de détresse qui auront manqué depuis quarante ans !

14:07 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Trompée ?

Les français ont-ils fait faux bond au RN ?

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Source : @radio_quebec

12:22 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Encore un effort, camarades !

Petit éloge de l'espérance

Synthèse nationale

« Tout le monde a gagné, ce qui veut dire que personne n’a gagné ». Cette remarque faite ce matin sur CNews par Franz Olivier-Gisbert au micro de Laurence Ferrari, résume bien la situation politique compliquée dans laquelle se trouve la France au lendemain du second tour de ces élections législatives anticipées provoquées par la dissolution surprise de l’Assemblée nationale, le 9 juin dernier.

Pour le Nouveau Front populaire : 7 millions de voix et 146 élus (c’est-à-dire une moyenne d’environ 48 000 voix par élu), auxquels il faut ajouter les 32 élus du premier tour, soit un total de 178 sièges dans la nouvelle assemblée.

Pour le RN et ses alliés : 10, 11 millions de voix et 104 élus (c’est-à-dire une moyenne d’environ 97 000 voix par élu), plus les 38 élus du premier tour, soit un total de 142 sièges.

Pour Ensemble : 6,31 millions de voix et 148 élus (c’est-à-dire une moyenne d’environ 42 000 voix par élu), plus les 2 élus du premier tour, soit un total de 150 sièges.

Pour les Républicains anti-Ciotti : 1,47 million de voix et 38 élus (c’est-à-dire une moyenne d’environ 39 000 voix par élu), auxquels il faut ajouter l’élu du premier tour, soit un total de 39 sièges…

Trois blocs, tous très loin de la majorité absolue, c’est-à-dire de la majorité de gouvernement (289 députés) : un "scénario catastrophe" qui n’est pas pour nous surprendre. Il y a un peu moins d’un mois, le 11 juin, deux jours après la proclamation des résultats des européennes, nous constations en effet, sur ce site cliquez ici :

« Sur les 24,7 millions de suffrages qui se sont reportés sur l’une des 38 listes en compétition, le bloc "droite" (LR, droite nationale, souverainistes et identitaires) arrive en tête, avec environ 11,4 millions de voix, soit 46% des suffrages exprimés.

Le bloc "gauche et extrême gauche" obtient un peu plus de 8 millions de voix, soit 32% des exprimés.

La "majorité" présidentielle, c’est-à-dire l’"extrême centre", se place en troisième position, avec 3,6 millions de voix, soit 14,5% des exprimés.

Quant aux autres listes, elles totalisent environ 1,4 million de voix (5,6% des exprimés), ce qui n’est pas négligeable…

Factuellement, élections après élections, il se confirme que la France est redevenue un pays ingouvernable, comme aux pires heures des IIIe et IVe Républiques. Eclatée en "communautés" diverses, groupes et sous-groupes, politiquement très divisée, elle voit désormais son corps électoral être écartelé entre trois grandes tendances de poids et d’influence politique inégaux, au sein desquelles l’union ou même la simple entente entre les forces qui les composent apparaissent difficiles, voire impossibles…

Cette situation bloquée est profondément dommageable au pays. Rappelons que c’est notamment pour permettre d’en sortir, à droite, qu’Éric Zemmour (qui n’avait rien à gagner dans l’affaire mais beaucoup à y perdre) s’est lancé courageusement dans l’arène politique. Par pur amour de la France !

L’actuel président de la République porte une lourde responsabilité dans cet état de choses. Depuis 2017, il n’a cessé de diviser et d’accroître les fractures du pays pour, espérait-il sans doute, mieux régner. Ce calcul bassement politicien l’a conduit à favoriser la mise en place de l’actuel – et artificiel – duo avec le Rassemblement national. Les aboutissants recherchés de l’opération sont bien connus : lui ou le "chaos", le "bien" contre le "mal", le camp de la "raison", de la "République", du "progressisme", contre celui de la "réaction", du "fascisme rampant", de l’"obscurantisme", de l’"incompétence"… À peine les résultats de ces européennes connus, voici donc, comme prévu, comme à chaque fois, la farce qui se rejoue. Le RN redevient un "danger pour la démocratie", pour la France. Face à la "menace" ainsi mise en scène et brandie, le "camp du bien" s’emploie à rassembler les siens et à "bordéliser" encore un peu plus le pays. Déjà s’élèvent les appels au "front populaire", au "front républicain", au "sursaut national". De nouveau, on évoque "Munich ».

Vingt-six jours plus tard, les résultats du second tour d’hier (dont il reste à faire l’analyse détaillée) viennent - malheureusement - confirmer notre analyse. Ils viennent également, et surtout, nous rappeler que le travail de réflexion, de dénonciation, de réfutation, d’explication, d’argumentation est loin d’être terminé… Il reste même beaucoup à faire : le combat des idées n’est pas encore gagné ! Durant ces dix-huit dernières années, dans la grande entreprise de reconquête des esprits menée par la droite nationale dans son ensemble, Synthèse nationale, à son niveau et avec ses moyens, a su trouver sa place. Il nous faut maintenant non seulement poursuivre nos initiatives mais encore les amplifier, avec l’aide et la participation active de tous nos amis, de chacun d’entre vous.

Réfléchissons, travaillons, discutons, écrivons, publions, prenons la parole… Et que d’innombrables ruisseaux forment le grand fleuve de l’espérance et du renouveau ! Encore un effort, camarades !

Note :

Un lecteur, après la publication de cet édito, nous envoie les précisions suivantes. Qu'il en soit remercié :

• nombre de suffrages pour 1 député RN élu : 99.376
• nombre de suffrages pour 1 député UG : 47.983
• nombre de suffrages pour 1 député ENS : 42.666
• nombre de suffrages pour 1 député LR : 38.808
• nombre de suffrages pour 1 député UXD : 85.309
• nombre de suffrages pour 1 député DVD : 39.222
• nombre de suffrages pour 1 député DVG : 32.422
• nombre de suffrages pour 1 député REG : 32.022
• nombre de suffrages pour 1 député HOR : 43.023
•.nombre de suffrages pour 1 député DVC : 29.527
• nombre de suffrages pour 1 député UDI : 39.891
• nombre de suffrages pour 1 député DIV : 38.025
• nombre de suffrages pour 1 député ECO : 37.808
• nombre de suffrages pour 1 député SOC : 13.171

10:46 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

France de droite, cap à gauche

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Alexis Brezet*

Coup de tonnerre ! Le « barrage républicain » érigé en toute hâte pour barrer la route au RN a si bien fonctionné que c’est le Nouveau Front populaire, cette alliance de partis de gauche, qui arrive en tête de ces élections législatives ! Pour le Rassemblement national, c’est un sévère échec, que sa progression en sièges ne suffit pas à effacer. Il était aux portes du pouvoir, il avait largement gagné les deux derniers scrutins ; en agrégeant leurs voix contre lui, malgré leurs différences d’opinions, les Français, qui se sont massivement mobilisés, lui ont clairement dit non. Ce parti a beau réunir un tiers des électeurs, ses thématiques ont beau s’imposer dans l’opinion, il continue de nourrir la crainte et la défiance d’une majorité de nos concitoyens.

Conséquence : la gauche s’impose. Au soir du premier tour, bien peu y croyaient. Les fins stratèges de la macronie, Gabriel Attal en tête, nous l’expliquaient doctement : il n’y a aucun risque à voter pour le Front populaire, qui ne peut pas gagner ! Résultat : dans une France qui n’a jamais été aussi à droite – les élections européennes et le premier tour des législatives l’ont amplement démontré -, c’est en se tournant vers la gauche qu’Emmanuel Macron – il n’a pas le choix - va tenter de composer le gouvernement. Le président peut se réjouir d’avoir gagné une troisième fois son match face à Marine Le Pen. Même s’il perd des dizaines de députés, son camp résiste nettement mieux que prévu. Mais cette victoire d’un soir ne doit pas faire oublier le chaos qui se dessine. La « clarification » qu’il appelait de ses vœux précipite la France, et sans doute pour longtemps, dans la plus grande confusion. Mesurée à l’aune de ses conséquences, sa décision, née d’une blessure narcissique que le pays entier est sommé de réparer, reste une pure folie dont, devant l’Histoire, il portera la responsabilité.

Car les résultats sont là : l’Assemblée nationale, demain, sera plus ingouvernable qu’hier. Emmanuel Macron a perdu la majorité relative. Condamné à chercher une coalition, il n’échappe à l’épreuve d’une cohabitation avec Jordan Bardella que pour subir celle d’une cohabitation avec un bloc de gauche dans lequel le groupe de Jean-Luc Mélenchon se taille la part du lion.

Pour se garantir une majorité absolue, étendra-t-il un accord jusqu’à LFI ? Ce serait déshonorant. Arrivera-t-il, contre Jean-Luc Mélenchon, à composer une large majorité relative « plurielle » avec des socialistes et des écologistes au gouvernement ? En tout état de cause, il lui faudrait en payer le prix : dans un bel ensemble, socialistes et écologistes réclament déjà l’abrogation de la réforme des retraites, le retour de l’ISF et la suspension de la loi immigration. Être, en apparence, moins radical qu’un Insoumis incendiaire ne fait pas de vous un modéré...

Gare au choc en retour! Dans ce hiatus démocratique mijotent déjà la colère des électeurs RN qui ont le sentiment qu’on leur a volé leur élection, mais aussi la frustration de ces Français du centre et de la droite hostiles à Marine Le Pen qui ne se sentent pas socialistes pour autant...

Sur ce champ de ruines où le RN apparaît comme une impasse, où le « dépassement » macroniste mène finalement à la gauche, la bonne résistance de la droite est riche d’enseignements. Elle ouvre une perspective à ceux qui ne se satisfont ni de l’un ni de l’autre. Une chose est sûre : la France s’installe, et pour longtemps, dans une période d’instabilité politique dont la Ve République semblait devoir nous prémunir.

(*) Alexis Brezet est directeur des rédactions du Figaro.

Source : le Figaro 8/7/2024

09:16 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

La vérité qui dérange

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01:39 Publié dans Législatives 2024 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Pas de désespoir ! Dès demain, le combat doit continuer !

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Réaction de Eric Zemmour,

président de Reconquête

Ce soir, je sais que la déception de notre peuple est immense. Pour la droite, pour la France, pour tous ceux qui tiennent à leur sécurité, à leur liberté, à leur identité, pour tous ceux qui veulent que la France sorte de la crise effroyable où Macron l’a plongée, le résultat est amer.

La France a parlé à droite et le gouvernement sera probablement de gauche. Alors, que dire de tous ces politiciens qui ont appelé à voter pour l’extrême gauche ? Que dire de la macronie, qui s’est déshonorée en permettant ce soir le score de l’islamogauchisme ? Que dire de ces faux hommes de droite, de tous ces artistes, ces footballers, qui se sont improvisés directeurs de conscience contre les intérêts des Français ? Nous nous en souviendrons.

Des millions de Français ont voté à droite ce soir, malgré les injonctions des médias, malgré la tambouille des politiciens. C’est une grande nouvelle, à la hauteur du patriotisme de notre peuple. Ces élections auront également eu le mérite de clarifier l’affrontement entre la droite et l’islamogauchisme, entre ceux qui veulent que la France reste la France et ses ennemis qui rêvent de la voir disparaître.

Face à l’islamogauchisme plus menaçant que jamais, tous les patriotes doivent continuer le combat ! Avec Reconquête, toute une génération de Français est prête à se battre pour la patrie, en refusant la lassitude, en refusant le désespoir. Il y a énormément de batailles à mener en dehors de Matignon, et ce dès demain.

Le combat doit se mener sur le terrain, pour lutter pied à pied contre l’islamogauchisme, pour imposer la vérité dans le débat public, pour protéger nos enfants de l’endoctrinement grâce aux Parents Vigilants, pour construire le plan de redressement de notre pays et de son économie, pour préparer les prochaines échéances électorales.

Chez Reconquête, l’engagement pour défendre la France et les Français, c’est tous les jours. Nous avons besoin de toute l’énergie française. Soyez à nos côtés ! Aidez-nous. Rejoignez la Reconquête. Ne baissez pas les bras. Ne vous désintéressez pas de la politique. Gardez l’espérance. Un jour viendra, nous serons assez nombreux pour enfin sauver notre pays.

Vive la France !

01:32 Publié dans Législatives 2024 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 07 juillet 2024

Armez-vous pour l'été !

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La voie hespérialiste

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La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol

Il est souvent jubilatoire de consulter le quotidien-phare du déclin journalistique en France. Dans son édition du 1er juin 2024, Le Monde s’intéressait à « L’Europe dans le viseur de l’extrême droite ». Bigre ! Mentionnant une réunion tenue à Bruxelles, les 16 et 17 avril derniers, à l’initiative de la National Conservatism Conference sur le thème de « Défendre l’État-nation en Europe », la journaliste Marion Dupont qualifie l’un des intervenants, David Engels, d’« essayiste néo-conservateur » !

A-t-elle au moins lu un seul ouvrage de cet historien belge qui a enseigné en   Pologne ? Bien connu des auditeurs de Radio Méridien Zéro, David Engels vient de publier en français Défendre l’Europe civilisationnelle. Petit traité d’hespérialisme (Salvator, 2024, 162 p., 18,50 €). Le président – fondateur de la Société Oswald-Spengler juge que les discours traditionaliste, réactionnaire, conservateur, nationaliste et identitaire n’opèrent plus. Il propose une synthèse dynamique de ces notions dans un nouveau modèle qui s’appuie sur le retour de la transcendance qu’incarnerait dans l’histoire de notre continent le catholicisme romain.

Cette référence au christianisme, en particulier catholique, surprend si l’on suit Marcel Gauchet pour qui « le christianisme est la religion de la sortie de la religion » dans Le Désenchantement du monde en 1985. Quand l’Église romaine tend vers l’humanitarisme, il faut craindre le pire. Le Figaro du 2 septembre 2015 rapportait que la veille, lors de sa rencontre avec Jacques Gaillot (1935 - 2023), ancien évêque d’Évreux et évêque jusqu’à sa mort de Parténia, principale figure du catholicisme français d’extrême gauche, le pape Bergoglio lui certifia en français que « les migrants, c’est la chair de l’Église ».

À quel catholicisme David Engels pense-t-il vraiment ? Celui issu du concile Vatican II ? Le catholicisme tridentin qui marqua la fin de l’enchantement des âmes ? Le catholicisme médiéval nourri d’une sève païenne comme le démontre Jacques Le Goff dans Le Dieu du Moyen Âge (Bayard, 2003) et qu’éradiqua la Réforme dite catholique ? La présente ambiguïté chrétienne romaine ne cessera qu’avec la formation d’un « euro-catholicisme » différencialiste qui emprunterait à l’Orthodoxie l’autocéphalie et la symphonie des pouvoirs spirituel et temporel.

David Engels désire s’extraire du cadre stato-national au profit d’un ensemble civilisationnel européen organisé dont la matrice serait le Moyen Âge occidental roman et gothique. Contrairement à Dominique Venner, l’auteur délaisse volontiers la dimension anthropologique de l’homme européen. Difficile dans ces conditions d’associer correctement regain chrétien et renouveau continental. Oui, tout combat politique comporte une part spirituelle, voire mystique, à la condition qu’il bénéficie d’une réelle adéquation avec les circonstances.

David Engels suggère le projet politique d’une confédération des nations européennes. « Nous avons [...] besoin, écrit-il, d’une Europe assez forte pour protéger l’État-nation individuel contre la montée de la Chine, l’explosion démographique de l’Afrique, les relations difficiles avec la Russie et la radicalisation du Proche-Orient. Mais d’un autre côté, une telle Europe ne sera acceptée par le citoyen que si elle reste fidèle aux traditions historiques de l’Europe au lieu de les combattre au nom d’un universalisme multiculturel chimérique. » L’antiquiste qu’il est réclame par conséquent une « synthèse augustéenne [qui] porterait formellement les traits d’un retour aux origines de l’histoire occidentale tout en conservant les acquis matériels essentiels des temps modernes ». Ce sujet belge de langue allemande précise en outre que « l’exemple [qui] pourrait être mieux adapté pour ancrer à nouveau l’unité européenne dans l’histoire et l’identité [… est] celui du Sacrum Imperium, du Saint-Empire dont la plupart des nations européennes actuelles sont issues et dont la vocation primaire avait toujours été l’unité civilisationnelle dans la diversité subsidiaire tout en ancrant l’Europe dans une vision grandiose de sa mission transcendante ». L’héritage du Saint-Empire affecte en effet les traditions politiques des États d’Europe occidentale, latine et catholique, y compris la Grande-Bretagne, la France et la Pologne (avec sa République royale des Deux-Nations). L’auteur aimerait ainsi concilier Jean Bodin (1530 - 1596) et Johannes Althusius (1557 - 1638) dans une réflexion dialectique originale. Bien des arguments de Défendre l’Europe civilisationnelle rappellent ceux de Guillaume Faye et de son compatriote d’outre-Quiévrain Daniel Cologne. Ce dernier avançait au sein du Cercle Culture et Liberté dans les années 1970 un point de vue assez semblable.

Renouvellement inédit d’une pensée de droite, l’hespérialisme poursuit-il l’esprit faustien ? David Engels constate sur la longue durée européenne un élan vital permanent, une « quête effrénée d’absolu, ce désir d’atteindre et de dépasser l’horizon ». Dans La Parole d'Anaximandre de Martin Heidegger, le traducteur pour le public francophone, Wolfgang Brokmeier, inventait le néologisme d’« Hespérie » pour traduire Abend-Land au lieu d’Occident… Dans un encart, « Quand l’Occident a oublié la Grèce », de son célèbre article « Pour en finir avec la civilisation occidentale » paru dans Éléments n° 34 d’avril – mai 1980, Guillaume Faye écrivait que « l’Hespérie, c’est, comme l’indique la racine grecque, la terre du couchant. Mais il ne désigne pas l’Ouest, ni les régions occidentales du monde, mais bien plutôt un projet d’organisation du monde qui marquerait le couchant, c’est-à-dire l’accomplissement d’une vue-du-monde aurorale exprimée au VIIe siècle avant notre ère par le premier penseur européen ». 

L’hespérialisme est donc plus qu’un conservatisme reformulé ou un énième plaidoyer en faveur d’une union de droite des peuples autochtones d’Europe. Il serait néanmoins profitable que David Engels médite sur les livres de Dominique Venner ainsi que sur les riches essais du philosophe – paysan Gustave Thibon. Ainsi pourrait-il fortifier et améliorer la voie hespérialiste de l’Europe, voie plus que jamais nécessaire en ces temps incertains pour tous les Européens originaires du monde boréal.   

Salutations flibustières !

« Vigie d’un monde en ébullition », n°122, mise en ligne le 5 juillet 2024 sur Radio Méridien Zéro.

11:36 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Création de l'Observatoire des violences politiques

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01:32 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 06 juillet 2024

Une droite d’illusionnistes !

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Le billet de Patrick Parment

A quelques heures du deuxième tour, on aura eu droit à tous les scénarii possibles pour nous faire accroire que non seulement le RN était le diable mais que de toute façon il n’aurait pas de majorité. Toute la gauche bien-pensante qui va de Laurent Wauquiez à Jean-Luc Mélenchon se rassure et s’imagine déjà dans le fauteuil du Premier ministre face à un Macron hagard, perdu, déboussolé, à côté de ses pompes. Et ce pour la bonne raison que tout va se jouer entre la gauche, les macronistes et la droite ripoublicaine avec Laurent Wauquiez en tête de gondole.

Le Figaro s’empresse de nous vendre une recomposition de la droite autour de Laurent Wauquiez, nouvelle madame Soleil de ce bazar de bric et de broc. Laurent Wauquiez va en fait reconstituer une droite à l’image de celle de cet idiot utile d’Alain Juppé et autre Chirac des grandes heures de l’UMP, à savoir un conglomérat d’intérêts divers entre des gens qui ne savent plus ce que signifie être de droite, au sens gaullien du terme – et désormais plutôt incarné par Eric Cioti -, et un centre, véritable réceptacle de couilles-molles, emmerdeurs professionnels et coureurs de fond de casse-croûte électoraux. Ce qui aura pour conséquence une guerre permanente entre centristes et faux droitistes.

La conséquence première est que cette fausse droite n’est pas prête de retrouver les chemins du pouvoirs, hormis dans une seule et unique configuration : l’éclatement d’une Chambre en trois groupes : gauche, macronistes – ce qu’il en restera -  et cette fausse droite. Et nous sortir du chapeau une sorte de coalition – bougli bougla - de ces rois groupes face au Rassemblement national. Qui n’aura plus à attendre que cette coalition s’effondre. Ce qui ne manquera pas d’arriver.

Dire que la droite française est la plus bête du monde, est un euphémisme. Cette droite issue du radical-socialisme chiraquien a refusé le combat culturel contre la gauche et s’est vu dictée sa ligne de partage entre le bien et le mal, alors même que, de la morale, cette gauche en est totalement dénuée. Comme elle vient de nous en donner le spectacle.

La ligne à suivre d’une droite digne de ce nom était celle d’Eric Zemmour. Une ligne que n’adopte que du bout des doigts le Rassemblement national. Et la clique à Wauquiez n’a pas le bagage culturel suffisant – hormis peut-être François-Xavier Bellamy -, pour s’engouffrer dans cette voie qui, elle, est proprement gaullienne. Si l’on s’en tient aux images. Le seul et unique avantage d’une victoire du Rassemblement national, à nos yeux, serait de nettoyer les écuries d’Augias de cette classe politique pourrie jusqu’à la moelle.

La France a besoin d’une vision, tout à la fois de ce qu’elle est, de ce qu’il est impératif de défendre et comment elle s’inscrit dans le contexte européen et mondial.  On risque d’attendre.

11:25 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |