Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 09 février 2026

Le parti de la guerre

fabrice.jpg

Il y a chez Alain de Benoist outre une réflexion solide, pertinente et originale mais surtout pleine de bon sens, étant entendu qu’il s’en tient à la réalité des faits et non aux fantasmagories d’idéologies faisandées. Ainsi en va-t-il de la guerre en Ukraine où les gouvernants de tous les pays européens jouent les va-en-guerre contre la Russie et laisse à penser que l’Ukraine peut gagner la guerre. Ce qui est faux, les Ukrainiens l’ont perdu et l’état même de leur armée n’est pas en mesure de résister encore longtemps. Tel est la réalité des faits que les Européens refusent de voir, allant jusqu’à vouloir nous faire croire que les Russes vont envahir l’Europe sous peu. Mais les Européens n’iront pas se battre pour l’Ukraine pas plus qu’ils ne voulaient le faire pour Dantzig. Nous sommes gouvernés par des pousse-au-crime. Le danger ce ne sont pas les peuples mais Bruxelles et ses dirigeants.

Lire la suite ICI

Source : revue Eléments, n°218, mars 2026.

11:07 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Espagne, élections au parlement d’Aragon : grande victoire pour Vox qui double le nombre de ses élus

2383650.jpeg

Michel Festivi 

Ce 8 février 2026, se tenait en Aragon des élections régionales anticipées, suite à la dissolution du parlement aragonais, las Cortès aragoneses, car le gouvernement local une coalition du Parti populaire et de Vox avait éclaté, suite au refus par Vox, de voir accueillir dans cette région, sur ordre de Pedro Sanchez le premier ministre, de soi-disant mineurs étrangers illégaux non accompagnés. Car pour nuire aux régions qui venaient de passer à droite en mai 2023, le socialiste Sanchez n’avait trouvé rien de mieux, que de leur imposer ces transfèrements, pour les mettre en porte-à-faux et faire exploser ces coalitions. Depuis lors, les budgets n’étant plus votés, le président de l’Aragon, Jorge Azcon du parti populaire, avait décidé cette dissolution anticipée, provoquant cette élection du parlement élu lors des élections régionales de mai 2023 (toute mandature de quelque nature qu’elle soit, en Espagne est de quatre ans).

Déjà en Estrémadure et pour strictement les mêmes raisons, des élections anticipées avaient eu lieu le 21 décembre dernier, provoquant une nouvelle percée de Vox (11 sièges, 6 de plus), un effondrement du PSOE (-10 sièges), le Parti populaire maintenant ses positions (1 siège de plus). D’autres élections locales sont à venir, en Castille-et-Leon en mars, et en Andalousie en juin.

Ces consultations sont très importantes et débordent largement le cadre régional, pour connaître un véritable enjeu politique national. Car le PSOE de Pedro Sanchez, minoritaire au parlement de Madrid, ne peut gouverner que parce qu’il donne des gages majeurs et abandonne tout à ses alliés, les communistes et les indépendantistes. De plus, le PSOE se débat dans une multitude d’affaires judicaires, de pots de vin, de trafics d’influence et de détournements de fonds publics, qui touchent la garde rapprochée de Pedro Sanchez, ainsi que sa femme et son frère. On a même invoqué des liens étroits entre certains socialistes comme l’ancien premier ministre Zapatero, avec le régime Chaviste du Venezuela.

L’Aragon, région historique d’Espagne, située au nord-est de la péninsule, avec comme capitale Saragosse, et comme villes principales Huesca, Calatayud et Teruel, a une population d’un million trois cent mille habitants, et une superficie de 47.000 km2, soit supérieure à la Belgique ou la Suisse, mais beaucoup moins peuplée. Ancien royaume d’Aragon, fief de Ferdinand le Roi catholique, l’époux d’Isabel la catholique, il se réunira à la Castille pour la grandeur de l’Espagne. Cette région élit 67 députés locaux, la majorité absolue est donc de 34 sièges. En 2023, le PP avait recueilli 28 élus, le PSOE 23, Vox 7, et un parti écologiste 3 sièges. Le PP ne pouvait gouverner qu’avec l’appui de Vox. Il s’agit d’une région à la fois très rurale et très montagneuse, mais aussi très connectée, puisque de nombreuses firmes de la tech sont implantées à Saragosse, et que les nouveaux projets sont nombreux. 60% de la population vit sur 2% du territoire, du fait notamment de la géographie.

Les politologues espagnols soulignent que traditionnellement, les résultats en Aragon traduisent assez fidèlement les résultats dans l’Espagne entière. On compare l’Aragon à l’Ohio aux États-Unis en matière électorale. Le scrutin était donc examiné à la loupe. Un effondrement du PSOE rendant encore plus fragile la coalition hétéroclite de Madrid. Un peu plus d’un million d’aragonais étaient convoqués aux urnes, pour un scrutin de listes sur trois circonscriptions, à un seul tour, 3% étant nécessaire pour participer à la répartition des sièges.

Tous les partis ont lourdement chuté, sauf Vox et à la marge un parti écolo-gauchiste. Le parti populaire a totalement loupé son pari en provoquant ces élections anticipées pour gouverner seul l’Aragon. De 28 élus en 2023, il passe à 26 députés et perd du terrain. Le PSOE s’affale, il était pourtant représenté par la ministre de l’Éducation et porte-parole du gouvernement, Pilar Alegria, qui ce soir porte mal son patronyme (alegria veut dire joie en espagnol). Les socialistes reculent de 5 sièges, passant de 23 à 18 élus, son pire résultat dans cette région. C’est une nouvelle très grave défaite pour le PSOE, dont le leader Pedro Sanchez n’avait pas ménagé son soutien à sa ministre.

Jorge Azcon, le chef aragonais du PP devra donc, de plus fort qu’auparavant, composer avec Vox, pour établir un exécutif, Vox qui réalise un score historique. Il prend 6,6% de plus, atteint les 17,89% des voix et engrange 14 députés, alors qu’il n’en possédait que 7. Alejandro Nolasco, qui dirigeait les listes Vox, peut se frotter les mains. Un autre petit parti croît aussi, CHA, des écolos-gauchistes qui profitent sans doute de l’effondrement du PSOE. Ils ont désormais 6 sièges, soit 3 de plus. Avec 40 sièges, les droites ont largement la majorité absolue. Les communautés autonomes ont en Espagne, de nombreux pouvoirs, comme en matière d’éducation, de santé publique, de gestion des situations d’urgence, de fiscalité dans certains domaines, et en matière économique.

Déjà, les rancœurs politiciennes se font jour. Le PSOE accuse le PP d’avoir dissous le parlement aragonais sans raison, et d’avoir contribuer à faire monter Vox. En tout cas, ce résultat est une très bonne nouvelle pour l’Espagne. D’une part, le parti pro-immigrationniste de Pedro Sanchez, qui entend régulariser plus de 500.000 migrants illégaux, a subi un revers qui va encore l’affaiblir au plan national, et l’amener peut-être à envisager des élections générales anticipées. D’autre part la droite progresse, mais la droite de conviction, celle qui s’oppose vraiment à la politique mortifère des socialistes. Une autre bonne nouvelle, les communistes de Podemos disparaissent du parlement aragonais, Sumar ne conservant qu’un siège. Selon les premières analyses, Vox a surtout gagné dans les banlieues des grandes villes, et aussi dans les campagnes, l’Aragon étant très rural. Bref le peuple, dans ses profondeurs, semble de plus en plus se reconnaître dans Vox.  

11:06 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Dimanche soir, à 19 h 00, Sarah Knafo était sur BFM TV

627771456_919245633889941_5204378551021752044_n.jpg

11:05 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |