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dimanche, 18 août 2019

COMMANDEZ DÈS MAINTENANT LE LIVRE DU 50e ANNIVERSAIRE DE LA CRÉATION D'ORDRE NOUVEAU

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Lionel Baland vient de publier chez Pardès une biographie du nationaliste belge Pierre Nothomb

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Notre ami Lionel Baland, spécialiste des mouvements nationaux et identitaires en Europe cliquez ici, vient de publier aux Editions Pardès une biographie de son compatriote belge au parcours atypique Pierre Nothomb.

Pierre Nothomb naît en Belgique en 1887. Il y étudie le droit et devient avocat. Démocrate-chrétien avant la Première Guerre mondiale, il combat au début du conflit dans la garde civique. Actif à partir de 1915 au sein des cercles gouvernementaux belges en exil en France, il est un des propagandistes du nationalisme belge et milite pour la réalisation, à l’issue de la guerre, d’une Grande Belgique résultant de l’annexion du Luxembourg, d’une partie des Pays-Bas et d’une partie de l’Allemagne.

Au cours des années 1920, ami et adepte de Benito Mussolini – ses adversaires le surnomment Mussolinitje (« petit Mussolini ») –, Pierre Nothomb dirige les Jeunesses nationales, qui affrontent physiquement socialistes, communistes et nationalistes flamands. Après avoir pris part aux débuts du rexisme aux côtés de Léon Degrelle, il rejoint le Parti catholique et, en 1936, devient sénateur.

Auteur de nombreux ouvrages, il est, jusque l’année précédant son décès survenu en 1966, sénateur du Parti Social-Chrétien. Son fils, Charles-Ferdinand, devient vice-Premier ministre, président de la Chambre des députés et président du Parti Social-Chrétien. Son arrière-petite-fille est la romancière Amélie Nothomb.

Ce « Qui suis-je ? » Pierre Nothomb présente l’écrivain et l’homme politique nationaliste et catholique dont la vie est liée de manière intime à celle de son pays, la Belgique, et à la terre de ses ancêtres.

Citation : « Une nation tranquille, endormie dans la paix et n’ayant d’autre orgueil, semblait-il, que sa richesse, sentit tout à coup peser sur elle la plus formidable menace. Cette guerre, qui devait l’épargner […], elle allait en être la première victime. L’odieux ultimatum allemand lui demanda l’Honneur ou la Vie. Elle répondit : la Vie. » (Les Barbares en Belgique.)

L’auteur : Lionel Baland est un écrivain belge francophone, quadrilingue, spécialiste des partis patriotiques en Europe et du nationalisme en Belgique.

Pierre Nothomb, Lionel Baland, Pardès, collection "Qui suis-je ?", 2019, 12 euros

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Trois rééditions aux Bouquins de Synthèse nationale

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samedi, 10 août 2019

Dans la collection "Idées" des Bouquins de Synthèse nationale, vient de sortir : un essai de Thomas Ferrier sur le fascisme en Europe dans les années 1930 et 1940

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Note de l'auteur :

Le fascisme a été, avec le communisme, le principal phénomène politique du XXe siècle. Synthèse originale de socialisme et de nationalisme, plus héritier de Blanqui que de Bonald, il a essaimé dans toute l'Europe à des degrés divers, inspirant les uns et les autres. La plupart de ses dirigeants, y compris les deux plus célèbres, viennent de la gauche socialiste. Le fondateur historique du national-socialisme, l'autrichien Walter Riehl, était lui-même un ancien social-démocrate. Et son parti, la DAP devenue DNSAP, était la révision nationaliste d'un courant socialiste classique.

Zeev Sternhell, qui a consacré une part importante de sa vie au fascisme, a toujours exclu le national-socialisme de sa réflexion, et sa démonstration des origines socialistes du fascisme français a abouti à une aberrante conclusion, qui est de relier les Croix de Feu ou le régime de Vichy au fascisme, très loin de toute révision du socialisme et même par bien des aspects l'antithèse. Nous pousserons son raisonnement jusqu'où il n'a pas osé le mener.

Dans cet ouvrage, vous découvrirez un panorama exhaustif des fascismes d'Europe, de la centaine de groupuscules polonais et hongrois jusqu'aux grands partis au pouvoir, du Parti nationaliste islandais au NSDAP. L'idéologie commune de ce mouvement continental sera analysée, ses racines également. Cette expérience historique finira dans le froid de l'hiver russe puis dans les ruines de Berlin. 

On ne saurait comprendre l'Europe d'aujourd'hui sans comprendre les égarements d'hier.

Fascismes d'Europe, Thomas Ferrier, Les Bouquins de Synthèse nationale (collection "Idées"), 148 pages, 18 euros (+ 5 euros de port). Vient de paraître. 

Pour l'acheter sur notre site de vente : cliquez ici

BULLETIN DE COMMANDE

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Un livre à lire cet été : Le 1er Bataillon de Zouaves de Louisiane

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Peu de gens le savent : durant la guerre de Sécession un bataillon de Zouaves français s'est battu aux côtés des Confédérés. C'est cette aventure surprenante faite de multiples rebondissements que nous raconte avec brio dans un livre sorti récemment à l'Atelier Fol'fer, Eric Vieux de Morzadec.

En lisant Le 1er Bataillon de Zouaves de Louisiane non seulement vous passerez un bon moment, et, en plus, vous apprendrez beaucoup sur cette guerre qui déchira les Etats-Unis au XIXe siècle dont les causes sont bien souvent réduites à quelques fadaises adaptées à la pensée dominante d'aujourd'hui.

Les choses n'étaient pas aussi simples... Loin de se résumer à une caricaturale affaire d'esclavagisme, cette guerre vit s'affronter deux conceptions de l'Union : celle du Nord libéral et affairiste et celle du Sud traditionnel et identitaire... Et il est bien dommage que ce soit le Nord qui en sorti vainqueur...

R.H.

Voici la note de l'éditeur :

Un régiment français dans l'armée confédérée durant la guerre de Sécession
Eric Vieux de Morzadec

La guerre de Sécession est revenue récemment sur le devant de la scène avec les tentatives de destruction des monuments mémoriaux du Sud. Un Sud qui s’est battu pour combattre l’invasion de son territoire, décidée en toute illégalité. Dans les deux camps, des Français de naissance ou d’origine se sont engagés avec détermination. La Louisiane, État de culture française, prit le parti de la Sécession et mit sur pied des unités pour renforcer l’armée de la Confédération.

À La Nouvelle-Orléans, la famille Coppens, originaire du Nord de la France et de Belgique, leva un bataillon de zouaves qui allait participer à la plupart des grandes batailles de cette guerre.

Ce livre raconte l’histoire de ces hommes qui, loin de leur patrie d’origine que certains avaient servie en Crimée et en Italie, ont mis leur vie et leur honneur au service des États confédérés d’Amérique. Le Premier Bataillon de Zouaves de Louisiane se distingua à chacun de ses engagements. Il est temps de rendre justice à ces soldats français oubliés. Malheur aux vaincus ! Mais gloire aux combattants !

Éric Vieux de Morzadec, ancien officier de carrière, a participé à des opérations extérieures sur le terrain. Il est membre de l’Association des Fils des Combattants de la Confédération. Il connaît bien le Sud des États-Unis auquel des liens particuliers l’attachent. Chroniqueur occasionnel sur l’antenne de Radio-Courtoisie, il y évoque régulièrement avec Alain Sanders l’épopée du Sud, pour rétablir une vérité occultée et déformée depuis 1865 par le politiquement correct.

Le commander à l'éditeur cliquez ici

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dimanche, 04 août 2019

Un livre en hommage à Guillaume Faye décédé il y a quelques mois

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Un communiqué des Editions du Lore :

Dans cet ouvrage collégial signé par trois des plus anciens « complices » de Guillaume, ce sont plus de quarante années de combat métapolitique mené par un véritable esprit-fusée qui défilent.

Hommages par la poésie, en passant par l’évocation de la notion d’amitié, sans oublier de rétablir plusieurs vérités sur le rôle de Guillaume au sein de la « Nouvelle Droite », ce livre doit être lu par quiconque a déjà croisé, au fil de ses lectures, la plume incisive de cet esprit-fusée.

Guillaume Faye, PRESENT ! 

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08:30 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 02 août 2019

1969-2019 : IL Y A 50 ANS NAISSAIT LE MOUVEMENT "ORDRE NOUVEAU"

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1969-2019 : IL Y A 50 ANS NAISSAIT LE MOUVEMENT ORDRE NOUVEAU

Bien qu'ayant eu une existence éphémère (création en 1969 et dissolution par le conseil des ministres en juin 1973) le mouvement Ordre nouveau a sans doute été le plus dynamique de son époque. Pour marquer le cinquantième anniversaire de sa création, à l'initiative de deux anciens militants, André Chanclu et Jacques Mayadoux, un livre rassemblant une quarantaine de témoignages sort au mois de septembre 2019. Toutes les étapes de la vie d'Ordre nouveau sont racontées par ceux qui ont fait le mouvement.

Un document unique sur le mouvement qui fut à l'origine du Front national...

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Sortie début septembre 2019

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BULLETIN DE COMMANDE

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mardi, 23 juillet 2019

Yvan Benedetti : son audition devant la Commission d'enquête parlementaire

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Un communiqué d'Yvan Benedetti

Le 25 avril dernier, j’étais convoqué en audition devant la Commission d’enquête parlementaire de lutte contre les groupuscules d’extrême-droite constituée à l’initiative de la France insoumise et présidée par Muriel Ressiguier. Celle que les Languedociens surnomment Miss Goulag n’a pas fait honneur au nom de son parti, en laissant cette instance parlementaire qui visait à étudier tous les mouvements identitaires et nationalistes – y compris les milices juives alliées de Marine Le Pen avec lesquelles les mélenchonistes avaient eu maille à partir – passer sous le contrôle des sionistes.

Je démontre comment l’homme de Nétanyahou en France, Meyer Habib, un des terroristes condamnés pour l’attaque – à coup de barre de fer – du cortège en l’honneur de Sainte Jeanne d’Arc de 1988, au cours de laquelle j’avais été blessé, s’est, conjointement avec le rapporteur Morenas et la député Fajgeles, emparé de la Commission, écartant de son « périmètre » d’investigation le néo-FN des ultra-sionistes Collard et Le Pen et même retournant celle-ci contre la France insoumise qui l’avait initiée et qui s’est finalement retrouvée, lors des débats, accusée à mots à peine couverts d’antisémitisme en raison de son soutien aux Palestiniens.

Je dévoile ensuite l’intégralité du compte-rendu sténographique de mon audition, publié furtivement sur le site de l’Assemblée avant d’être censuré à la demande du Crif… Mes propos, rapportés dans ce verbatim, bien que tenus dans une enceinte qui, normalement, couvre de son immunité les déclarations des personnes auditionnées, sont aujourd’hui visés – au prétexte d’une remise en cause des dogmes de la religion shoatique – par une enquête préliminaire du Parquet de Paris.

Les Français vont désormais pouvoir juger sur pièce si, lors de cette audition, mes propos étaient si abjects que la presse le prétend aujourd’hui en n’en citant que de courts passages…

J’ajoute, puisque mon agenda judiciaire est plutôt chargé et que mon procès en appel pour le maintien de l’œuvre française dissoute par Manuel Valls s’est déroulé à la même période, quelques textes concernant cette affaire.

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11:39 Publié dans Communiqués de presse, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 19 juillet 2019

L’impasse libérale par Philippe Arondel

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Franck Abed

Philippe Arondel, économiste et philosophe, a travaillé au bureau d’études de la CFTC (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens). Il est actuellement l’une des voix de Fréquence protestante dans l’émission culturelle quotidienne Midi Magazine. Il a publié plusieurs ouvrages dont L’homme-marché. Son dernier essai lui donne l’occasion de revenir sur le libéralisme, et de contredire l’affirmation selon laquelle le capitalisme et le catholicisme peuvent faire bon ménage.

Dès la première page du livre, pour introduire son propos, il nous soumet une pertinente interrogation : « Et si, sans en avoir toujours une perception aiguë, nous nous dirigions, lentement mais sûrement, vers une sorte de fin de l’histoire où la marchandise dicterait sa loi à toutes les relations humaines, sur fond de société du spectacle mortifère? » En réalité, les observateurs ayant une saine vision de l’actualité savent que nous vivons déjà dans cette époque, qui érige l’insupportable marchandisation de l’homme en valeur fondatrice. Heureusement que l’Eglise, par la voix des Papes et de sa Doctrine Sociale, avait critiqué avec véhémence dès le XIXsiècle le libéralisme, tout en proposant une autre vision de l’économie : une économie au service de l’homme, de tous les hommes, de tout l’homme.

En définitive, ce n’est donc pas par hasard qu’Arondel pose une deuxième question qui fait écho à la première : « Et si, à chaque instant, via les scansions improbables d’une économie libérée de toute tutelle éthique, nous étions les témoins effarés de l’émergence d’une société de marché visant ni plus ni moins à en finir avec une certaine anthropologie humaine souvent affublée du terme méprisant et polémique de traditionnelle ? » Non seulement, nous sommes les témoins impuissants et les victimes de ce changement de paradigme imposé par les libéraux (au sens large et convenu du terme), mais en plus rien ne semble pouvoir arrêter cette mécanique implacable.

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20:05 Publié dans Les entretiens avec Franck Abed, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

lundi, 15 juillet 2019

Épuisé depuis des années, "Bardèche et l'Europe" de Georges Feltin-Tracol vient d'être réédité

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09:44 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

samedi, 13 juillet 2019

Il était épuisé depuis des années : il ressort très bientôt : "Salazar le regretté" du Jean-Claude Rolinat

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Pour l'acheter cliquez ici

15:44 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

mardi, 09 juillet 2019

RÉÉDITION : "BARDÈCHE ET L'EUROPE" DE GEORGES FELTIN-TRACOL

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Bonne nouvelle : épuisé depuis plusieurs années, cet essai de Georges Feltin-Tracol, régulièrement demandé par nos lecteurs, est à nouveau en vente, Il vient en effet d'être réédité... Pour l'acheter, cliquez ici

08:59 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

mercredi, 03 juillet 2019

L'Historisme "Jacques Doriot et le PPF" de Bernard Henry Lejeune est à nouveau disponible

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Réédité pour le premier, et édité pour le second par Synthèse nationale en deux tomes il y a cinq ans, ces deux ouvrages consacrés au chef du Parti populaire français étaient épuisés depuis. La vie et le combat de Jacques Doriot suscitant toujours autant d'intérêts. Régulièrement, nous étions contactés par des amis à la recherche de ces documents devenus presque introuvables.

Une bonne nouvelle, ils viennent de ressortirt réunis en un seul volume dans la collection Les Bouquins de Synthèse nationale.

Ne tardez pas à commander ce livre qui, 80 ans après la formidable épopée qu'il traite de manière non conformiste, ne manquera pas de vous donner une autre image de ce chef de parti qui a marqué l'Histoire...

350 pages, 27 euros (+ 5 euros de port)

Pour le commander en ligne cliquez ici.

BULLETIN DE COMMANDE

10:40 Publié dans Livres, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 28 juin 2019

Francis Bergeron consacre son nouveau livre à l'histoire du quotidien "Présent"

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Les fondateurs de Présent croyaient-ils, en 1982, que leur quotidien pourrait être publié aussi longtemps, coiffer même au poteau L’Action française quotidienne qui avait paru pendant 36 années, et qui était un peu leur modèle ?

La situation de Présent a certes toujours été fragile. Et seule la mobilisation de ses lecteurs, leur soutien indéfectible, lui a permis de franchir les obstacles successifs rencontrés au cours de son histoire : procès, menaces, boycott, disputes aussi, comme ces débats de 1988 à l’occasion des sacres, et ceux de 1998, lors de la scission de Bruno Mégret, et de survivre à la disparition des deux principaux fondateurs, François Brigneau, puis Jean Madiran, auxquels, il convient d’associer le nom de l’avocat parisien Georges-Paul Wagner.

Voici l’histoire de Présent, le défi qu’a représenté sa création, et qu’il continue à représenter au regard du système, le défi de son mode de lancement, il y a près de quarante ans, le défi de son existence, et parfois de sa survie, malgré les procès, les haines recuites, les médisances, voire les attentats.

Présent est une entreprise, et une entreprise, c’est par principe une aventure collective. Présent est bien une aventure collective, une réussite collective, et à présent une aventure intergénérationnelle, du simple fait de sa durée.

L'auteur : Francis Bergeron

Après une carrière de Directeur des Ressources Humaines, Francis Bergeron assure, depuis 2018, la cogérance, avec la dessinatrice Chard, du quotidien Présent, journal auquel il collabore depuis le premier numéro, en 1982. Il anime par ailleurs l’Association littéraire des Amis d’Henri Béraud, et il est l’auteur d’une soixantaine de livres, principalement des livres pour enfants.

Présent, le défi au quotidien, Francis Bergeron, Dualpha éditions, 202 pages, 23 euros (+5 euros de port) Pour le commander cliquez ici

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jeudi, 27 juin 2019

28 juin 1973 : dissolution par le pouvoir gaulliste du mouvement Ordre nouveau. Parution prochaine d'un nouvel ouvrage consacré à ce mouvement.

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Il y a 46 ans, le 28 juin 1973, le pouvoir gaulliste, incarné à l'époque par Pompidou et Mesmer, procédait, suite à des incidents violents provoqués par les gauchistes lors de son meeting du 21 juin contre l'immigration sauvage (déjà), à la dissolution du mouvement nationaliste Ordre nouveau. 

Ordre nouveau, créé en 1969, tient une place particulière dans l'histoire du nationalisme français et européen. Son existence, brève mais intense, fut déterminante pour l'avenir du mouvement national dans les décennies qui suivirent. ON ne fut-il pas l'une des composantes, et non la moindre, de la création du Front national ? Dans l'un de ses ouvrages paru il y a quelques années, Eric Zemmour voyait en l'année 1973 celle qui fut la plus riche en événements politiques de la seconde moitié du XXe siècle et il n'avait pas tort. Ce fut, entre autres, en 1973 que le Front national se présenta pour la première fois à des élections...

Cette année 2019 marque le cinquantième anniversaire de la création d'ON (décembre 1969) et, à cette occasion, un nouveau livre est, selon des sources généralement bien informées, en préparation. A l'origine de cet ouvrage de bon aloi, qui s'appuie sur les témoignages d'une quarantaine d'anciens cadres ou militants d'Ordre nouveau, il y a notre ami Jacques Mayadoux qui fut lui-même l'un des responsables de l'Union des lycéens nationalistes alors liées, tout comme le GUD, à Ordre nouveau.

Ce livre sortira en septembre dit-on. On ne vous en dira donc pas plus aujourd'hui, Nous aurons l'occasion d'en reparler...

Synthèse nationale

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Un précédent livre sur Ordre nouveau cliquez ici

Le journal Pour un Ordre nouveau cliquez là

mardi, 18 juin 2019

« La fin de l’homme blanc », l’engrenage de la guerre civile européenne

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Jean-Yves Le Gallou

La fin de l’homme blanc est le titre du dernier livre de Martin Peltier. Un titre un peu mystérieux qui mérite d’être explicité… Car il ne s’agit ni d’un livre catastrophe – encore que – ni d’une fiction apocalyptique. Ce n’est ni Le Camp des Saints, ni La Mosquée Notre-Dame de Paris. Ce n’est pas davantage un essai sur le Grand Remplacement. Non, c’est un roman. Un roman historique qui se déroule à l’aube du XXe siècle.

Un essai historique

Hortense, jeune fille émancipée de la bonne bourgeoisie parisienne, sportive et adepte de la conduite automobile, y croise Jean et Nicolas.
Son cousin Jean, journaliste au Gaulois, suit les préparatifs et les débuts de la guerre sino-japonaise en Sibérie et en Extrême-Orient. Il est même – avant la lettre – « embedded » sur un navire russe.
Nicolas est, lui, officier du tsar, marin sur la flotte de la Baltique qui fait le tour du monde pour affronter la flotte de l’amiral Togo dans ce qui fut le désastre de Tsushima en 1905.
Un quatrième personnage, Goldberg, sous-officier marinier vient un peu brouiller les pistes…

Mais derrière l’aventure des personnages du roman, il y a aussi un essai historique. Un peu à la manière du Siècle de 1914 de Dominique Venner.

On y voit le jeu des puissances qui débouche sur la défaite militaire de la Russie, première défaite d’un peuple européen par un « peuple de couleur ». Un événement qui secoua alors l’opinion. D’où sans doute le titre du roman, même si Martin Peltier porte son sujet plus loin.

Les manœuvres anglaises

Car le livre, fort bien documenté, montre les dangers du jeu des puissances. Un jeu qui débouche sur la guerre de 1914, début de la fin de l’Europe.

Martin Peltier démasque les délices pervers de la puissance de la mer, l’Angleterre, qui joue la carte du Japon contre la Russie, dans la même logique qui l’avait conduit, un demi-siècle plus tôt, durant la guerre de Crimée, à s’allier aux Turcs, toujours contre les Russes.

L’Angleterre qui pousse ensuite à la guerre contre l’Allemagne par crainte que la marine du Kaiser ne dépasse celle d’Albion. Ce jeu britannique est fort bien décrit par l’auteur qui est sans indulgence pour la classe politique française accusée de veulerie alors qu’elle est coincée entre son allié russe qu’elle soutient mal et l’Angleterre qu’elle craint. Le ministre des affaires étrangères Delcassé est égratigné, tout comme le sont les républicains de guerre civile empêtrés dans l’affaire des fiches.

Martin Peltier, le prix du courage

Ce roman historique est aussi une méditation nostalgique de la part d’un auteur brillant dont l’aventure personnelle mérite d’être rappelée.

Martin Peltier s’est détendu en l’écrivant, lui qui vit de sa plume élégante et acérée. Une plume qu’il prête à des écrivains, des hommes politiques, des essayistes pour leurs travaux d’écriture. Il lui arrive même de commettre des « best sellers »… mais pas sous son nom.
Car Martin Peltier exerce le métier de « nègre », pardon de « prête-plume ».

Il paye au prix fort son courage. Jeune espoir (avec Zemmour) du Quotidien de Paris dans les années 1980, il accepte alors – à tous risques – de prendre la direction de National Hebdo, le journal du Front National dans les années 1990. Pire, lors de la scission Le Pen/Mégret il refuse de faire de National Hebdo un journal de guerre civile et choisit de partir.

Il n’a que quarante ans alors mais les lampions sont éteints. Il vend sa maison de la Mouzaïa à Paris et se réfugie dans sa résidence secondaire de Soulac.
D’où il vit de sa plume mais… pas avec les livres qu’il signe de son nom.

Dommage car ils sont de grand intérêt ! Comme en témoigne La fin de l’homme blanc.

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15:21 Publié dans Livres, Revue de presse, Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

samedi, 08 juin 2019

Les chrétiens dans al-Andalus par Rafael Sanchez Saus

51IKMXvIE5L._SX322_BO1,204,203,200_.jpgFranck Abed

Rafael Sanchez Saus est professeur d’histoire médiévale à l’université de Cadiz. Auteur d’une douzaine d’ouvrages, il est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de la frontière entre maures et chrétiens dans l’Espagne médiévale. Il a été doyen de la faculté de philosophie et de lettres de l’UCA (1999-2004) et recteur de l’université San Pablo CEU de Madrid (2009-2011). Il est toujours membre de l’Académie royale hispano-américaine des sciences, des arts et des lettres après en avoir été le directeur. Avec ce nouvel ouvrage, sous-titré De la soumission à l’anéantissement, Sanchez nous présente une vision complète de la situation de ces chrétiens espagnols, appelés mozarabes, unique peuple européen médiéval à avoir vécu pendant tant de générations sous la rigueur de la dhimma.

Dans son avant-propos pour le lecteur francophone, Arnaud Imatz écrit: « Quiconque veut connaître sérieusement la réalité de l’histoire des chrétiens dans al-Andalus devra désormais se référer à cette magistrale synthèse. On imagine sans peine qu’en publiant l’édition originale de ce livre en Espagne il ne s’est pas fait que des amis. Mais son courage intellectuel, sa rigueur et sa probité scientifiques ont été les meilleurs garants contre les attaques insidieuses et mensongères dont il n’a pas manqué d’être l’objet. » Le préfacier poursuit : « Al-Andalus est l’un des thèmes les plus représentatifs de l’interminable règlement de comptes qui déchire la communauté intellectuelle et culturelle espagnole depuis plus de deux siècles. »

A l’aune de cette belle et longue introduction d’Imatz, nous comprenons aisément que le terrorisme intellectuel frappe également de l’autre côté des Pyrénées. Le préfacier écrit : « L’exemple de la France du tournant du XXIesiècle mérite d’être brièvement évoqué ici, parce qu’il est en partie similaire à celui de l’Espagne. On a pu voir dans l’Hexagone comment au cours des trois ou quatre dernières décennies, la nouvelle histoire transnationale ou mondialisée a accompagné le changement sociétal et tenter de s’imposer. Cette prétendue nouvelle histoire, paradoxalement anachronique et obsessionnelle, s’est avérée très vite beaucoup moins neutre que l’ancienne. »

Il énonce avec justesse que « les thuriféraires de l’histoire transnationale ou mondialisée, indifférents au réel comme l’étaient avec eux les censeurs totalitaires, ont choisi de nier l’évidence des faits dans le secret et vain espoir de résoudre la crise actuelle du vivre-ensemble ». A cause d’une immigration musulmane très forte, certains estiment que changer la vision du passé améliorera les conditions de vie du présent. Comme Imatz le stipule très clairement : « Les journalistes et pseudo-historiens sont les Gardiens jaloux des Nouvelles Tables de la Loi (mondialisme, multiculturalisme et droits de l’homme). »

Ainsi, il n’est guère étonnant de constater qu’une « police de la pensée veille et verrouille. Olivier Pétré-Grenouilleau et Sylvain Gouguenheim, pour ne citer que deux cas instructifs en ont fait l’amère expérience ». En Espagne comme en France, les partisans de la Libertése montrent extrêmement virulents pour restreindre la liberté de ceux qui ne pensent pas comme eux, selon l’adage mensonger et bien connu de Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »

Le meilleur moyen de promouvoir l’idéologie du « vivre ensemble » reste de reconstruire le passé au mépris de la réalité historique. Ainsi, il n’est pas rare que des idéologues s’en prennent aux fondements civilisationnels des patries charnelles. Imatz dit « que de nos jours, des légions d’intellectuels, de journalistes et d’historiens de la péninsule rabâchent au quotidien que la nation est une construction douteuse, une fiction romanesque, une illusion essentialiste dont la défense conduit immanquablement au pire, en d’autres termes à la xénophobie, au nationalisme et au fascisme ».

Pourtant, Sanchez n’entend pas céder aux diktats idéologiques imposés par une certaine école de pensée. Il préfère étudier les sources et les confronter comme tout historien qui se respecte plutôt que de procéder par omission. Dès les premières lignes, il pose le cadre historique : « La conquête de l’Espagne par les Arabes, menée à bien en 711 et 719, est sans doute l’événement qui a le plus puissamment marqué l’histoire espagnole : d’abord de façon directe durant huit cents ans, puis de façon indirecte jusqu’à aujourd’hui. »

L’auteur continue son propos en expliquant que « la conséquence immédiate la plus importante de cette conquête a été l’apparition d’al-Andalus et la constitution d’un système qui ne s’est jamais réellement proposé de créer un pays à vocation intégrative pour la population conquise, pluriel en matière ethnique et religieuse.  Il s’agissait plutôt d’un moyen de perpétuer une domination mise en place par une petite minorité de guerriers musulmans orientaux et nord-africains sur une population de plusieurs millions de chrétiens autochtones. »

Sanchez développe l’idée que « cette domination s’est appuyée sur une norme (la dhimmaou protection) elle-même fondée sur la doctrine coranique. Cette norme consacrait l’idée d’une soumission politique et religieuse ainsi que celle d’une infériorité juridique et morale des chrétiens, dont les personnes et les biens étaient plus ou moins à la merci de leur maîtres musulmans et qui étaient traités au gré des circonstances, lesquelles pouvaient incliner ces derniers vers plus ou moins de tolérance ». Comme souvent, « il est certes vrai que les avantages octroyés aux personnes converties à l’Islam ont poussé de nombreux chrétiens à l’apostasie. Il est tout aussi vrai que beaucoup d’entre eux ont préféré émigrer plutôt que de vivre comme des parias sur leur propre terre ».

Quand on étudie la conquête arabo-musulmane de la péninsule ibérique, une question se pose au sujet du sort réservé au christianisme nord-africain. N’oublions pas que l’Afrique du Nord a servi de base arrière pour les expéditions en Espagne. Sanchez écrit : « Comment concevoir que toute une région chrétienne qui s’appuyait sur près de six cents diocèses, qui comptait dans ses rangs des figures de l’envergure de saint Augustin ou de Saint Cyprien et dont les martyrs étaient nombreux ait pu disparaitre en relativement peu de temps sans laisser de trace ? » L’auteur propose des pistes de réflexions intéressantes, même s’il concède que « nous ne disposons quasiment d’aucune source qui nous permette d’éclairer les circonstances de cette disparition ». Toutefois, il note que « l’expansion musulmane ne peut être comprise sans la prise en compte du système de la dhimmacomme moyen de contrôle et d’exploitation des populations soumises, ainsi préparées progressivement à leur islamisation ».

Sanchez étudie avec soin cette société islamique espagnole, et notamment le sort des opprimés.  A l’aune de ses travaux exhaustifs, il peut écrire : « Il n’existe pas aujourd’hui un seul historien digne de ce nom qui puisse présenter al-Andalus comme un exemple de cohabitation et de tolérance entre religions, ethnies et cultures différentes. » Il cite également un fin connaisseur de l’Espagne médiévale en la personne de Francisco Garcia Fitz. Les deux spécialistes se rejoignent, car Garcia note : « Les vestiges qui nous permettent d’étudier les traits caractéristiques des relations entre chrétiens, musulmans et juifs ne confirment en rien cette image idyllique de la société hispanique médiévale. L’idée d’une Espagne où aurait lieu une rencontre bienveillante entre les trois cultures semble répondre à besoin sociologique ou anthropologique de disposer d’un mythe, d’une fiction allégorique rassurante. »

L’auteur constate que le statut de dhimmi ne visait pas à « configurer un cadre de cohabitation et de tolérance entre les fidèles des religions monothéistes mais à garantir la soumission des protégés ». Sanchez rappelle à juste titre que l’idéologie musulmane « divise les peuples en deux groupes irréconciliables : les musulmans qui habitent le dar al-islam, c’est-à-dire les pays soumis à la loi islamique ; et les infidèles, qui habitent le dar al-harb, les pays de la guerre, lesquels sont voués à passer sous contrôle islamique par la conversion de leurs habitants, soit par la conquête armée ».

En définitive, Sanchez dresse la conclusion suivante : « Comment est-il possible que la société et la civilisation qui ont imaginé et imposé cet effrayant système de soumission et de dégradation que nous connaissons sous le nom de dhimma puissent être présentées comme des modèles de tolérance entre cultures et religions ? » Il précise néanmoins qu’il « ne s’agit pas ici de nier les réussites de l’Islam d’al-Andalus, mais nous voulons en revanche lutter contre la tendance si marquée aujourd’hui d’idéalisation d’Al-Andalus par exécration de l’Espagne chrétienne ».

Il faut impérativement admettre que beaucoup de propagandistes sont attachés au mythe des Trois Cultures. De fait, ils nient la réalité historique : la majeure partie de la population fidèle à la religion chrétienne vivait dans un système mettant en avant la ségrégation sociale, l’exploitation économique et fiscale voire l’humiliation dans certains cas. Cet ouvrage permet de parfaitement comprendre le sort très peu désirable des chrétiens vivant sous le joug musulman. Les exemples et les démonstrations limpides foisonnent. Cette étude permet de détruire le mensonge de la convivialité pacifique entre les cultures et les religions construit à l’exact opposé de la vérité de l’histoire. Nous laissons le mot de la fin à Sanchez : « Aujourd’hui plus que jamais, face au mythe, la vérité s’avère nécessaire. »

Les chrétiens dans al-Andalus par Rafael Sanchez Saus, Editions du Rocher, 2019, 528 pages, 24 euros

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jeudi, 23 mai 2019

Le livre de Fernand Le Rachinel est en vente sur le site synthèse-editions.com

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mercredi, 22 mai 2019

Le livre de Fernand Le Rachinel : une leçon de persévérance

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Roland Hélie

Méconnu du grand public, sauf en Normandie bien sûr, Fernand Le Rachinel est un personnage pittoresque qui mérite que l’on s’intéresse à son cas. Et comme notre homme a le sens de la communication, il nous facilite la tâche en publiant un magnifique livre autobiographique.

A première vue, l’ouvrage est déjà impressionnant de par son forma, son épaisseur (560 pages illustrées) et sa reliure de qualité... Mais, ce qui est encore plus impressionnant c’est son contenu. Ce livre relate le destin hors du commun d’un homme parti de peu (issu d’une famille de modestes agriculteurs de la Manche, département particulièrement mal traité en 1944...), qui commença comme simple arpète à 14 ans dans une imprimerie locale et qui devint, à force de volonté et de courage, l’un des entrepreneurs les plus réputés de sa profession, l’imprimerie. Consécration en 1972, il fut décoré par Georges Pompidou de la médaille du MOF, entendez le Meilleur Ouvrier de France...

En effet, Fernand Le Rachinel est avant tout un entrepreneur qui n’hésita jamais à prendre des risques. Des risques physiques d’abord (il s’engagea volontairement en Algérie en 1961), des risques professionnels aussi (il monta plusieurs entreprises qui furent toutes aussi performantes les unes que les autres) et surtout des risques politiques car, élu confortablement comme maire de sa commune et conseiller général de son canton manchois (avec plus de 80% des voix au premier tour), il n’hésita pas, à la fin des années 1970, à s’engager aux côtés de Jean-Marie Le Pen alors que celui-ci était encore considéré comme étant « un élément marginal » de la vie politique française.

Il nous raconte, avec pudeur et franchise, toute sa vie. Ses joies et ses peines, ses convictions, ses espérances... Mais c’est bien sûr l’engagement politique de Fernand qui intéressera le plus les lecteurs de Synthèse nationale. Elu sans étiquette dans son canton (mais avec une solide réputation d’homme de droite), il deviendra à deux reprises député européen du Front national. Il nous livre de nombreuses anecdotes que nous vous laisserons découvrir avec délectation. Etre l’imprimeur du FN et l’ami de Jean-Marie Le Pen n’a pas toujours été de tout repos... loin s’en faut. C’est en lisant ce livre que l’on prend conscience du rôle primordial (et discret) que Fernand Le Rachinel a joué dans la percée et le développement du Front pendant 30 ans.

Homme d’honneur, après l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du mouvement en 2011, Fernand ne supporta pas les dérives qui s’annonçaient et il se rangea aux côtés de Carl Lang qui lançait alors la Parti de la France, mais c’est déjà une autre histoire....

En lisant cette passionnante biographie qui a pour toile de fond la France de la seconde moitié du XXe siècle, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les Mémoires de Jean-Marie Le Pen dont le second tome paraîtra en septembre prochain. L’un est né en Normandie et l’autre, quelques années plus tôt, en Bretagne et, finalement, ces deux hommes étaient sans doute fait pour se rencontrer...

Mes vies comme un roman, Fernand Le Rachinel, 2019, 560 pages, 40,00 €

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mardi, 07 mai 2019

Le second procès de Charlotte Corday, aux Éditions d'Héligoland

Guillaume Lenoir

Dans une préface tout à fait adapté, le Général de gendarmerie Jean-Louis Esquivié, ami de l’auteur, pose bien le problème : Charlotte Corday, qui fait pleinement partie de notre imaginaire, fut-elle une héroïne cornélienne ou une préfiguration du fanatisme terroriste dont nous connaissons aujourd’hui les tristes séquelles ? Gérard Roger, l’auteur, l’un de nos amis du Mouvement Normand et de l’O.D.I.N., qui a derrière lui un certain nombre d’ouvrages touchant à la matière normande, a manifestement été fasciné au cours de sa vie culturelle militante par la personnalité exceptionnelle de la meurtrière de Jean-Paul Marat. Il a d’ailleurs présidé le « Comité Charlotte Corday » et organisé l’une des plus prestigieuses expositions commémoratives du Bicentenaire de la Révolution autour du personnage de Charlotte Corday.

À la lecture de cet ouvrage passionnant, car fourmillant de citations et de références tant du personnage que de sa victime ou, même du contexte politique, on comprend que Gérard Roger considère encore Charlotte Corday comme une énigme. Il fait part de son désarroi par un procédé uchronique, à savoir un procès posthume de la jeune Normande, descendante du Grand Corneille, et ce, à la lumière des découvertes archivistiques et des écrits de certains historiens ou hommes politiques qui, eux aussi, se sont interrogés sur la personnalité de celle qui fut désignée par certains comme l’Antigone normande, la Vierge viking, la Judith normande, l’Ange de l’assassinat… C’est trop de qualificatifs, semble dire l’auteur, qui veut revenir aux faits, à ses motivations, à la dimension humaine, trop humaine, d’une jeune fille entraînée dans le maelstrom d’une Révolution qu’elle a rêvée parce que républicaine dans l’âme, détestée parce que girondine horrifiée par la violence jacobine.

Ce second procès posthume – qui semble se tenir de nos jours, d’où des références à des événements contemporains, explore l’ascendance paternelle et l’enfance de Charlotte. Une analyse freudienne du personnage est à prendre en compte… même si elle ne convainc pas. Les rapports de Charlotte Corday avec les Girondins bavards qu’elle côtoie suscitent bien des interrogations. La fixation sur la criminalité de Marat semble être la motivation principale de notre héroïne (nous n’employons pas ce mot à la légère, mais avec toutes ses acceptions). Bref, on peut davantage comprendre, lors de ce second procès fictif, les mobiles du tyrannicide. Charlotte Corday, une criminelle avérée (la préméditation est démontrée), une terroriste (au sens moderne du terme) ? Ou bien une idéaliste, qui met sa peau au bout de ses idées, comme une héroïne cornélienne ? Elle savait ce qu’elle devait à son ascendance cornélienne et elle en jouait, soit dit sans esprit de critique, mais il y a quelque chose de théâtral dans la démarche de Charlotte Corday…

Le livre de Gérard Roger pose finalement plus de questions qu’il n’en résout : il donne à réfléchir, notamment sur l’étonnante popularité du personnage de Charlotte Corday. La meurtrière suscite infiniment plus de curiosité, voire d’enthousiasme, que sa victime, véritablement jetée aux poubelles de l’histoire. Cela rappelle un excellent ouvrage « L’affaire Corday – Marat – Prélude à la Terreur » (Éditions le Cercle d’Or – 1980) de notre défunt ami, Jean Epois : il dressait un portrait équilibré de la victime et de sa meurtrière.

L’histoire n’est pas manichéenne : Gérard Roger nous le rappelle. Il faut l’en remercier.

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Le second procès de Charlotte Corday, Editions d'Héligoland (BP n°2 27290 Pont-Authou), 230 pages, 29 €, cliquez ici

 

 

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mardi, 30 avril 2019

Romain Guérin : Je préfère la France des croisades à celle de « Plus belle la vie »

romain-guerin-journal-anne-france.jpgRiposte laïque cliquez ici

L’écrivain-poète Romain Guérin m’a accordé un entretien autour de son roman Le Journal d’Anne-France, paru aux éditions Altitude. Ce récit constitue une histoire française puisant dans les entrailles de notre passé collectif tourmenté, tout en pointant notre descente aux enfers contemporains que trop peu de plumes, à mon goût, ont le courage de dénoncer…

Riposte laïque : Un tel titre – évoquant immanquablement un autre journal fameux – ne fait-il pas de votre personnage principal, Anne-France, une sorte de symbole du martyre subi par le peuple français depuis plusieurs décennies de trahisons de la part de ses élites ?

Romain Guérin : C’est tout à fait ça. Si on se réfère à la déclaration des droits des peuples autochtones, la France subit un génocide ethnique et culturel. Suicides, avortements, expatriations, addiction à la drogue et aux médicaments, immigration délirante, etc. : physiquement, les Français disparaissent. Génocide à petit feu, ce qui est moins spectaculaire que d’autres grands massacres ; et pourtant, il suffit de prendre un train à la gare du Nord et d’allumer la télévision pour voir que notre pays n’est plus celui d’Audiard ou de Brel. En quarante ans, la France s’est défigurée à une vitesse inédite dans son histoire.

Le spectacle ubuesque de cette lente agonie est une torture pour toutes les âmes françaises. Cette agonie n’a même pas la solennité de la mort pour nous consoler, Drumont dit cela mieux que moi, alors je lui laisse la parole : « La France, au lieu de se résigner ou, mieux encore, de se recueillir, de rentrer en elle-même, d’essayer de guérir puisque Dieu, disent les Écritures, a fait les nations guérissables, semble vouloir finir en apothéose théâtrale ; elle magnifie sa décadence avec une ostentation vaniteuse, une outrecuidance charlatanesque et délirante qu’elle n’avait point aux jours heureux de sa force et de sa splendeur. »

Au-delà d’un symbole, c’est une prosopopée, c’est-à-dire qu’Anne-France c’est la France elle-même. Compris comme cela, le moindre détail de la vie d’Anne-France est effectivement un symbole et renvoie à ce que la France subit.

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lundi, 29 avril 2019

Les chroniques de Philippe Randa

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Rémi Tremblay Présent cliquez ici

Le cerveau est bombardé par l’information. Tous les jours, avec les réseaux sociaux, les journaux, l’information en continu et les radios, l’homme occidental est submergé d’informations qu’il n’a pas toujours le temps de tempérer, relativiser et analyser. Il s’emporte pour certains faits divers, certaines nouvelles, mais cette passion est souvent momentanée et, quelques jours plus tard, la montée de lait ou de joie qui avait accueilli une annonce ou un événement est oubliée, remplacée par une nouvelle vague émotive effaçant de sa mémoire le scandale précédent.

Il faut être doué d’une mémoire considérable pour se souvenir de ce qui nous faisait lever de notre chaise l’an dernier ou même la semaine dernière. La mémoire, saturée par les nouvelles informations, ne parvient pas à garder le rythme de l’actualité. Question de prendre une pause et de justement revenir en arrière, revoir la dernière année, Philippe Randa nous propose Quand la peine le dispute à la colère, collection des chroniques qu’il publia en 2018 dans Présent, mais aussi des entrevues qu’il accorda à d’autres médias comme Synthèse nationale.

Dans ce 16e tome des « Chroniques barbares », tout y passe, des faits divers à la politique en passant par la culture, la littérature et les tendances sociales de fond.

Au-delà de l’exercice que constitue de se replonger dans cette année marquée par le départ de Johnny Hallyday, les dénonciations de #balancetonporc, l’affaire Benalla, l’inique procès d’Esteban et Samuel, mais aussi de quelque chose que personne n’avait pu voir venir, soit l’émergence des Gilets jaunes, on se fait plaisir à apprécier la plume de cet auteur prolifique, père de 119 livres à ce jour.

Contrairement aux éditorialistes de la grande presse qui tentent d’imposer leurs vues à leurs lecteurs, de moins en moins nombreux d’ailleurs, Randa suggère des réflexions, il les oriente, mais les laisse à la discrétion du lecteur considéré comme assez intelligent pour se faire lui-même une idée. Il questionne, soulève les pans d’ombre, mais se refuse à nous dicter quoi penser.

D’où l’intérêt de se replonger dans ces chroniques qui exigent de nous une certaine réflexion personnelle à laquelle le prêt-à-penser de la « grande presse » ne nous a pas habitués.

Randa n’écrit pas pour plaire à son public en le flattant dans le sens du poil et en le confortant dans ses idées, mais pour favoriser la réflexion, le débat. Ce n’est point l’oeuvre d’un doctrinaire ou un propagandiste, mais des propos libres d’un homme affranchi, attaché à la liberté d’expression menacée par les censeurs mais aussi par les monopoles médiatiques faisant main basse sur les moyens d’expression. Philippe Randa, un franc-tireur, dans le bon sens du terme, et non pas dans le sens partisan, qu’on aime lire tant pour le fond que pour la forme.

Quand la peine le dispute à la colère, Philippe Randa, préface de Richard Dessens, Éditions Dualpha, collection « Patrimoine des héritages », 212 pages, 25 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

(Article paru dans les colonnes du quotidien Présent)

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lundi, 22 avril 2019

UN DOCUMENT EXCEPTIONNEL PROPOSÉ PAR ROGER HOLEINDRE

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lundi, 15 avril 2019

Mercredi 17 avril : Philippe de Villiers à la Nouvelle Librairie

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Communiqué de la Nouvelle Librairie :
 
La Nouvelle Librairie recevra Philippe de Villiers en dédicace le mercredi 17 avril, à l'occasion de la sortie de son dernier essai "J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu" aux éditions Fayard.
 
Ne manquez pas cette rencontre exceptionnelle, de 17h30 à 19h30.  
 
Rendez-vous à La Nouvelle Librairie au 11 rue de Médicis à Paris VIe.

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jeudi, 11 avril 2019

Le nouveau livre de Gabriele Adinolfi sur Matteo Salvini est aussi sorti en Italie

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ACHETEZ LA

VERSION FRANÇAISE CLIQUEZ ICI

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vendredi, 29 mars 2019

Athéna à la borne. Discriminer ou disparaître ? , de Thibault Mercier

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Aristide Leucate

La proscription de toute discrimination apparaît comme une insulte à l’évidence ; pis : comme un réflexe de mort. La vie, elle-même, est une ode à la discrimination, à la distinction, à la différenciation, bref, au discernement, cette faculté de l’entendement humain qui consiste à apprécier les choses selon leur nature et leur juste valeur, d’en juger avec bon sens et clarté, de faire le départ entre le vrai et le faux, le beau et le laid, le bien et le mal.

C’est à cette monstruosité des temps actuels que s’attaque brillamment Thibault Mercier dans son essai Athéna à la borne, éloquemment sous-titré Discriminer ou disparaître ?, « alternative douloureuse dans une société où la simple constatation d’une différence est maintenant interdite sous couvert de lutte contre les discriminations ».

Le titre est, d’emblée, paré d’un insondable mystère pour quiconque ignorerait qu’il est une référence explicite – dûment illustrée en couverture – à la stèle 695 du musée de l’Acropole, découverte en 1888 au pied du Parthénon. Selon les descriptions que l’on trouve chez les meilleurs historiens et archéologues, elle représenterait la déesse « vêtue du péplos “attique” au long rabat serré par une ceinture, est debout, tournée vers notre droite et légèrement penchée en avant. […] La main droite repose sur la hanche ; la gauche, élevée à hauteur du visage, tient la lance dont l’extrémité inférieure repose à terre au pied d’une sorte de pilier rectangulaire. La déesse penche la tête vers ce petit monument, qui s’élève à mi-hauteur. Elle porte relevé son casque corinthien, dont la doublure de cuir apparaît sur les tempes et sur la nuque » (François Chamoux, 1957).

Improprement baptisée la « Mélancolique », cette Athéna du Ve siècle av. J.-C. est à l’arrêt devant ce pilier où, selon les exégèses, elle accorderait une attention particulière et assentirait à un des innombrables décrets régissant la cité (André de Ridder, 1912). Cette thèse fut rapidement balayée au profit d’une explication plus courante selon laquelle la déesse contemplerait un horos(borne) placé sous sa protection, comme celui qui délimiterait l’enceinte de son propre sanctuaire. Ainsi, sa signification serait religieuse.

Une troisième thèse (Arthur Fairbanks, 1902) accréditerait, quant à elle, la thèse d’une Athéna méditative sur le sort d’une course comme il s’en disputait beaucoup à l’occasion des Jeux panathénaïques.

C’est à la deuxième opinion qu’a choisi de se rallier notre auteur – par ailleurs avocat et cofondateur du Cercle Droit et Libertés – qui, tout en s’appuyant avec profit sur l’essai monumental de Thierry Baudet sur les « Indispensables Frontières » (Éditions du Toucan, 2015), a semblé avoir été inspiré, pour la circonstance, par Martin Heiddeger, et notamment sa célèbre conférence du 4 avril 1967 prononcée à l’Académie des sciences et des arts d’Athènes, au cours de laquelle il expliquait pourquoi Athéna, « la conseillère aux multiples ressources », selon Homère, contemplait ainsi cette borne-limite.

Celle-ci, souligne le philosophe, enseigne le sens invariable de la nature (la « physique » ou phusis, en grec) qui porte en elle ses propres limites. La « phusis désigne donc ce qui paraît de soi-même dans la limite qui est à chaque fois la sienne, et qui a dans cette limite son séjour ».

C’est dire, en d’autres termes, que choisir – ou discriminer – revient nécessairement à assigner une chose à son lieu de (pré)destination, sans que la volonté humaine – sauf à déconstruire délibérément « la nature objective des choses », pour parler comme Michel Villey – n’y ait la moindre part créatrice – c’est l’aspect invisible de l’art, décrit par Heidegger –, sinon démiurgique.

Thibault Mercier, à travers mille exemples tirés des aberrations juridiques actuelles, nous montre, de manière convaincante, que l’homme est d’abord et avant tout un héritier dont la faculté de juger est étroitement dépendante de la tradition (du latin tradere : « transmettre ») de ses pères.

Lire aussi sur Boulevard Voltaire.

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mercredi, 27 mars 2019

Il y aura 50 ans à l'automne prochain naissait le mouvement Ordre nouveau

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Source EuroLibertés cliquez là

« La plupart de nos militants étaient révoltés contre la société, mais également intégrés dans leur génération ; ils n’étaient pas tombés d’une autre planète… »

À l’heure où l’actuel Président Macron, entend engager la dissolution de plusieurs groupes dit « d’extrême-droite » sans qu’on sache encore s’il s’agit d’un simple effet d’annonce légalement impossible à tenir (NDLR SN cliquez ici), il est intéressant de rappeler le précédent de la dissolution d’Ordre nouveau… il y a près de quarante-cinq ans !

Ancien dirigeant d’Ordre nouveau, Alain Renault a présenté la réédition d’un ouvrage collectif, introuvable pendant des décennies, résumant l’histoire et les positions de ce mouvement pas vraiment comme les autres. Souvenirs et remise en perspective…

(propos recueillis par Nicolas Gauthier)

Quarante ans après sa dissolution, le mouvement Ordre nouveau exerce toujours la même fascination. Nostalgie ? Ou effet de look sacrément efficace ?

La nostalgie est très « tendance », c’est même un marché… Il est bien certain que pour ceux qui ont connu cette époque, elle se confond avec leur jeunesse et ils entretiennent parfois la flamme comme d’autres font le succès de la « tournée des yé-yé »… Quant aux jeunes générations, elles peuvent naturellement être fascinées par un passé plus ou moins mythifié, comme nous étions nous-même fascinés par nos aînés de Jeune nation ou les grands anciens du Parti Populaire Français ou des Camelots du 6 février 1934. Qu’Ordre nouveau en soit le support n’a rien d’étonnant puisqu’il était le mouvement nationaliste le plus important des années 70 et que son action avait connu un fort retentissement médiatique.

Ce qui a fédéré « l’extrême droite » de l’époque, c’était l’anticommunisme. Cela suffisait-il à susciter une doctrine alternative au système d’alors ?

La plupart des militants étaient révoltés contre la société, mais également intégrés dans leur génération ; ils n’étaient pas tombés d’une autre planète. L’engagement par simple « anti-communisme » est souvent l’alibi de ceux qui veulent minimiser leur action de l’époque. Il y avait de nombreux autres moyens que le militantisme à l’extrême droite pour lutter contre le seul communisme. La première affiche d’Ordre Nouveau était « Face au Régime, face au marxisme, pour un Ordre nouveau », ce qui est loin d’une simple lutte contre les Rouges.

Certes, « l’Ordre nouveau » était une notion vague et la « doctrine alternative » n’a jamais été très développée. Quant au système d’alors, c’était le même que celui d’aujourd’hui, il s’est simplement renforcé. Il est d’ailleurs lui-même une sorte de communisme, les formes d’oppression sont simplement plus subtiles.

A contrario, l’extrême droite, à l’instar de l’extrême gauche, a donné naissance à un indéniable vivier de futurs talents. Était-ce là le destin d’Ordre nouveau ? Servir de pépinière plutôt que de sections d’assaut ?

Est-ce le mouvement qui donne du talent à ses adhérents ou ceux-ci qui apportent leurs talents au mouvement ? C’est l’éternel problème de la poule et de l’œuf. En réalité il y a une interaction et le militantisme est extrêmement formateur comme le relevait déjà Henry Charbonneau dans ses Mémoires de Porthos. On y côtoie une ménagerie diverse allant du gorille au singe savant, du videur de boîte au normalien, on apprend à rédiger, prendre la parole, arbitrer des conflits, jouer les imbéciles en certaines circonstances, tenter de passer pour intelligent dans d’autres, monter des coups avec une caisse vide, recruter… Recruter, c’est persuader un individu de payer une cotisation qui permettra d’imprimer du matériel qu’il sera chargé de propager à ses frais avec comme seule perspective personnelle un séjour au poste de police ou à l’hôpital.

Bref, quand on est devenu un bon militant, on est armé pour la vie, mieux qu’en acquérant 3 UV de plus dans son cursus universitaire. Quant aux sections d’assaut, il ne faut pas tomber dans le mépris affiché par quelques intellos pour de gros bras présumés microcéphales. D’abord, on peut être à la fois costaud, courageux, intelligent et cultivé. Je vous concède que l’espèce est rare, plus rare d’ailleurs que celle de ceux qui n’ont aucune de ces qualités. Mais, bien souvent, il vaut mieux disposer de quelques solides gaillards que d’évanescents exégètes de la pensée d’Oswald Spengler. Cela ne sert à rien de réfléchir dans une cave si l’absence de force vous interdit d’en sortir. Comme le dit un chant : « L’homme des troupes d’assaut trace le chemin de la liberté. »

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Ordre Nouveau, présenté par Alain Renault, Éditions Déterna, collection « Documents pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 460 pages, 35 euros. Pour commander ce livre cliquez ici

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Sur le site synthese-editions.com, un certain nombre de numéros de Pour un Ordre nouveau cont encore en vente cliquez ici

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dimanche, 24 mars 2019

Un nouveau roman de Patrick Gofman

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samedi, 23 mars 2019

Et si on changeait de voie ?

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Xavier Eman, Présent cliquez ici

La rubrique de Livr'arbitres

Depuis l’effondrement du bloc communiste et de son cornac soviétique, la grande habileté du système capitaliste-libéral est d’avoir réussi à imposer l’idée qu’il était désormais à la fois une fatalité et un moindre mal. Une fatalité, car étant désormais sans concurrent, sans modèle alternatif, sans opposition proposant une organisation de la société et une vision de l’homme et du monde diamétralement différente. Bref, hors le capitalisme, point de salut !

C’est donc le premier et principal mérite de l’ouvrage de Georges Feltin-Tracol – animateur de Réfléchir et Agir et contributeur à Synthèse nationale entre autres activités – que de remettre en cause et de battre en brèche cette assertion incapacitante et délétère qui imprègne les mentalités européennes depuis maintenant près d’un demi-siècle. Si, il existe bien un chemin possible en dehors de l’impasse capitalisto-libérale, c’est la « troisième voie » c’est-à-dire le solidarisme et plus particulièrement sa version identitaire : le tercérisme.

Dans ce roboratif recueil de textes, l’auteur revient sur l’histoire de ce courant de pensée politique trop peu connu et en expose les différentes « variantes » tant il a pu s’incarner ou s’exprimer sous des formes diverses au cours du temps. Car le « solidarisme » est un concept à la fois polymorphe et évolutif qui n’a pas vocation à être reproduit à l’identique à partir d’un modèle passé mais adapté aux circonstances contemporaines. Malgré les aléas temporels, ou liés aux spécificités culturelles et géographiques où il s’exprime, la colonne vertébrale du solidarisme reste en revanche, elle, immuable, de Léon Bourgeois à Jean-Gilles Malliarakis : double refus du collectivisme et de la toute-puissance de marché, soumission de l’économique au politique, respect de la propriété privée et de l’entrepreneuriat mais défense de « biens collectifs » sanctuarisés et vision organique de la société. Le solidarisme promeut le mutualisme et la participation face à la lutte des classes tout autant que face à l’accumulation individuelle capitaliste.

A l’heure de l’effondrement de la tartufferie du clivage droite/gauche, la redécouverte de ce courant de pensée original et audacieux peut offrir de véritables pistes de réflexion et d’action à tous ceux qui, refusant de se laisser porter par un fallacieux « sens de l’histoire », veulent agir dans la Cité pour construire un avenir viable et respirable. Un avenir où les libertés réelles auront repris leurs droits face à une « Liberté » abstraite et évanescente qui n’est plus que le misérable cache-sexe démagogique des appétits d’une oligarchie de plus en plus fanatique et parasitaire.

Georges Feltin-Tracol, Un autre regard sur la question sociale – Pour la troisième voie solidaristeSynthèse éditions, 2018, 172 pages, 20 euros.

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jeudi, 21 mars 2019

Dans Présent d'aujourd'hui, la chronique de Philippe Randa consacrée au nouveau livre de Gabriele Adinolfi

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Philippe Randa Présent cliquez ici 

Matteo Salvini fait beaucoup parler de lui en Italie – où, très charismatique dirigeant de « La Ligue » (ex- « Ligue du Nord »), il est vice-président du Conseil des Minstres et Ministre de l’intérieur depuis le 1er juin 2018 – et en deça des Alpes où Emmanuel Macron n’hésite pas à fustiger ses prises de positions inflexibles au sujet de l’immigration. Ce qui ne le contrarie pas plus que ça, d’ailleurs…

C’est pour mieux le faire connaître aux Français que son compatriote Gabriele Adinolfi consacre un petit livre fort instructif : Matteo Salvini ou l’itinéraire d’un parcours politique météorique aux éditions Synthèse nationale.

« Alors que, politiquement, il est né et s’est formé au sein de la Ligue du Nord – laquelle défendait à l’origine un programme fortement autonomiste, voire sécessionniste – Matteo Salvini a réusi à imposer au monde politique italien des positions, des thématiques, mais aussi un langage et des modes de communications extrêmement innovants », écrit dans sa préface le député européen Mario Borghezio.

Aujourd’hui homme politique le plus populaire de son pays, Matteo Salvini a réussit le tour de force de s’allier avec le mouvement 5 Étoiles pour accéder au gouvernement, ce que d’aucun ont jugés tout d’accord impossible avant de prédire un rapide échec à cette alliance… On ne sait effectivement ce qu’il en adviendra et Gabriele Adilnofi ne cache pas les nombreux sujets de désaccords qui existent entre des alliés pour le moins improbables, mais « le problème n’est pas de savoir s’il faut ou non placer ses espoirs en Matteo Salvini ou en d’autres (…) mais de se saisir de tout ce qu’il y a de positif dans ce potentiel pour agir en conséquences… »

Et c’est justement de ce « potentiel » dont il nous éclaire avec justesse, considérant que « Matteo Salvini a pris conscience de sa capacité à peser sinon sur l’Histoire, du moins sur la réalité »… Ce qui est déjà sacrément énorme, on en conviendra !

Matteo Salvini ou l’itinéraire d’un parcours politique météorique, Gabriele Adinolfi, 130 pages, 18 euros, à commander sur www.synthese-editions.com cliquez ici.

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