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samedi, 16 janvier 2021

 Ultra-droite, la menace fantôme. Décryptage du livre « La Poudrière »

Lucien Lachance9782246821472-001-T.jpg

L'Equipe communautaire Paris 

L’ultra-droite est au cœur de tous les fantasmes dans les rédactions de presse parisiennes depuis déjà plusieurs mois. Après le très brouillon « Les Grands-Remplacés » sorti l’été dernier du côté de Marianne, c’est au tour du livre « La Poudrière » côté Le Parisien d’être publié, s’inscrivant directement dans le cadre du projet de lutte gouvernemental contre les séparatismes (1). Malheureusement, force est de constater que ce travail pseudo-journalistique prétendant démontrer que l’ultra-droite constituerait la principale menace terroriste pour notre société fait l’exploit de ne se baser sur aucune statistique sérieuse, de ne donner aucune source ou, pire encore, de déformer la réalité pour satisfaire des idéaux politiques d’extrême gauche. 

Trois auteurs militants très disparates aux connaissances lacunaires

Ce livre, paru aux éditions Grasset, est écrit par trois auteurs : Jean-Michel Décugis, reporter police-justice au Parisien, Pauline Guéna, romancière et scénariste pour la télévision française et Marc Leplongeon, journaliste au Point. Malgré le fait que ces trois auteurs n’en soient pas à leur première collaboration (2), le style d’écriture du livre est brouillon, disparate, pluriel.

Avant de développer sur la démarche intellectuellement malhonnête des auteurs, intéressons-nous au profil très particulier de Jean-Michel Décugis. Le reporter police-justice du Parisien est, en effet, particulièrement réputé pour ses approximations frôlant souvent la « fake news ». Le journaliste, connu pour avoir lancé les policiers sur la piste d’un tueur d’extrême droite lors de l’affaire Merah ou également pour avoir annoncé la fausse arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès en 2019 (3), a fait l’objet d’un article détaillé de la part de l’OJIM revenant sur son palmarès en matière de déontologie journalistique.

Une démarche malhonnête doublée à un manque de professionnalisme

Alors qu’encore récemment Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite, expliquait dans les colonnes du Monde que le « risque (de l’ultra-droite) est secondaire par rapport à celui de l’islam radical » (4), les auteurs de « La Poudrière » estiment à l’inverse que le risque terroriste de militants de la droite radicale est bien présent.

En contradiction totale avec la démarche scientifique, les auteurs décident ainsi de partir de la conclusion que la menace d’ultra-droite serait avérée pour ensuite démontrer celle-ci avec des arguments fallacieux et un méli-mélo d’éléments marginaux retenus par simple biais de confirmation.

Ainsi, sans aucune statistique, les auteurs cherchent à alimenter leur théorie par une légère accumulation de faits divers sans même se soucier de la représentativité de celle-ci. Par ailleurs, les journalistes ne font même pas l’effort de sélectionner uniquement des faits divers liés de près au terrorisme car ceux-ci tendent à prouver le danger de l’ultra-droite française en se basant sur des faits divers s’étant déroulés à l’étranger, des histoires de cyber-harcèlement ou même des incidents qui n’ont même pas été attribués à l’extrême droite (5).

Le trio qui tout au long du livre témoigne d’un réel mépris pour son sujet d’étude (6) fait cependant, dans un même temps, preuve d’une profonde empathie pour justifier les émeutes meurtrières du mouvement « Black Lives Matter » de 2020 : « George Floyd est noir et il n’a rien fait, c’est un contrôle d’identité qui tourne mal. Le policier est blanc, il a sur le dos plusieurs affaires de violences et une de meurtre. La vidéo est insoutenable. » (7)

Alors, dans cette vision manichéenne et parcellaire, on oublie de rappeler que George Floyd était un criminel écoulant de la fausse monnaie, drogué au moment de son arrestation et déjà condamné par huit fois à de la prison notamment pour vol à main armée. Ces approximations sont monnaie courante dans ce livre qui parle du regretté vidéaste TEPA comme s’il était toujours en vie, qui se trompe à de nombreuses reprises sur l’année lors de laquelle se sont déroulés les Gilets jaunes ou encore qui commet de dangereux anachronismes (8)...

Des mensonges grossiers visant à tromper le lecteur

Au-delà d’une démarche sensiblement malhonnête et d’une théorie fumeuse sur le prétendu danger de l’ultra-droite véhiculée tout au long de ce livre, il est essentiel de disqualifier définitivement cette pseudo-enquête. Suivons le conseil de Jean-Yves Le Gallou qui, dans son dernier ouvrage, invite à « diaboliser les diabolisateurs ». Ainsi, rien de mieux que de revenir sur les très nombreux mensonges colportés dans ce livre.

En effet, que ce soit par paresse ou par militantisme, les auteurs ont décidé de remplir cet ouvrage de réelles « fake news », parfois même passibles de poursuites devant les tribunaux...

A la lecture de cette enquête d’investigation, nous apprenons donc que l’organisation Génération identitaire aurait été « interdit(e) (9) », que Clément Méric, militant antifasciste, serait « mort (...) sous les coups de skinhead » (10) alors même que les tribunaux ont reconnu que celui-ci n’avait reçu qu’un seul coup de poing et simplement de la part d’une seule personne. Plus loin, sans aucune statistique à l’appui, nous apprenons également que « dans la capitale, la violence de rue se joue surtout entre fas et antifas, comme dans les années 80 » (11) comme si la majorité des violences de rue à Paris seraient liées à des violences politiques. Enfin, le célèbre attentat de la rue Copernic est attribué à l’extrême droite alors même que la piste palestinienne fait aujourd’hui consensus et que l’auteur présumé de cet attentat est Hassan Diab, chose que le "grand reporter police-justice" du Parisien ne peut ignorer...

En conclusion, « La Poudrière » n’est autre qu’un piètre recueil de faits divers marginaux essayant maladroitement de démontrer des conclusions malhonnêtes et militantes. A ce stade, la principale statistique concernant le terrorisme d’ultra-droite et qui n’est à aucun moment citée par les auteurs est la suivante : le terrorisme d’ultra droite n’a fait aucun mort en France depuis de très nombreuses années « alors que, depuis 2012, 263 personnes ont été tuées par des islamistes radicaux et que des centaines d’autres ont été blessées » (12).

Si vous souhaitez approfondir, la chaine YouTube de l’Équipe Communautaire Paris vous propose également un podcast, avec Thomas Ferrier notamment, visant à décoder en profondeur la rhétorique militante de cette prétendue enquête journalistique : 

 

Notes

(1) Additionnés à la mauvaise écriture, aux fautes d’orthographes très nombreuses, aux coquilles et à l’absence complète de notes de bas de pages, ces éléments laissent à penser qu’il s’agirait d’un livre de commande fait dans la précipitation pour satisfaire un agenda politique.

(2) En 2018, ils avaient écrits ensemble le livre « Mimi » sur la femme d’affaire Michelle Marchand.

(3) "Xavier Dupont de Ligonnès a été arrêté ce vendredi en Ecosse" cliquez ici 

(4) "Les militants de l’ultradroite attendent l’ultime confrontation des civilisations" Le Monde 26/12/2020 cliquez ici

(5) « Des tags antisémites sont découverts sur les murs d’une école, de la mairie et du cimetière juif dans un village d’Alsace. (...) Aucune enquête n’a abouti. », p.165

(6) « Les fachos » comme qualifié par Jean-Michel Décugis lors de son interview promotionnelle sur France 5 du 05/01/2021

(7) p.113

(8) Dans son étude sur le groupe AFO, le livre prétend que celui-ci se préparait à une catastrophe sanitaire depuis le confinement décidé par Macron (p.131) alors même que le groupe a été démantelé en 2019 soit bien avant le confinement...

(9) p.53

(10) p.17

(11) p.84

(12) "Les militants de l’ultradroite attendent l’ultime confrontation des civilisations" Le Monde 26/12/2020 cliquez ici

00:34 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 04 janvier 2021

Western Electrique, le nouveau livre de Pierre Gillieth

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Georges Feltin-Tracol

Principal animateur de l’excellent magazine Réfléchir & Agir, Pierre Gillieth a déjà signé sept ouvrages et collaboré à quatre autres. Ses centres d’intérêt, très variés, vont des Gaulois à Alphonse Boudard, du polar à la sinistre Épuration de 1944 – 1945. Avec Western électrique, il concentre sa narration surquelques moments de la vie de Bertrand, un jeune huissier dans les années 1990 à Toulouse.

Il s’agit d’une autobiographie romancée qui ne respecte pas la chronologie. Issu d’un milieu bourgeoisaux très fortes convictions centristes lié à la dynastie municipale des Baudis, Bertrand se morfond dans un travail inutile, contraint en plus de cohabiter des journées entières avec des collègues antipathiques à souhait. Seul s’extrait un sympathique demeuré préposé au courrier, grassement rémunéré, en tant que fils du fondateur de l’étude.

Au FN

Bertrand trompe son ennui professionnel de diverses manières. L’ancien étudiant en droit et à Sciences-Po Toulouse, peut-être l’institut d’études politiques le plus pourri de France avant que Richard Descoings ne fasse de Sciences-Po Paris un sommet de la nullité intellectuelle et du politiquement correct global, a une copine, Sonia, joue dans un groupe de rock et, surtout, milite au Front national de la Jeunesse. Ainsi collabore-t-il à La Flamme, le bulletin de la fédération de Haute-Garonne que ne citent pas Jean-Yves Camus et René Monzat dans Les droites nationales et radicales en France (Presses universitaires de Lyon, 1992, « publié avec le concours du B’nai B’rith de France », un beau gage d’impartialité…).

Bertrand participe aux collages nocturnes dans un département occitan assez réfractaire au tocsinlepéniste. Bien que le FN fasse à l’époque des résultats électoraux à deux chiffres au niveau national, les militants locaux affrontent souvent l’indifférence du plus grand nombre qui ne pense politique que cinq minutes par an (et encore !), le mépris des nantis, la hargne de l’extrême gauche et la violence des jeunes immigrés. Deux chapitres révélateurs rapportent des cas concrets de ce « harcèlement démocratique » encouragé par le socialiste Jean-Christophe Cambadélis aujourd’hui disparu du premier plan médiatique. « Ces déjà Charlie étaient […] partisans d’empêcher de parler tout ce qui ne pensait pas comme eux (pp. 48 – 49). » La distribution de tracts dans l’université de Toulouse voit l’inévitable hargne moutonnière des petits merdeux syndicalistes estudiantins de gauche. Les violences sont d’ailleurs toujours provoquées par les antifas qui pratiquent dans les faits lemasochisme du rue : ils aiment recevoir des coups pour ensuite adopter une posture victimaire bien commode grâce à la complaisance des médiats complices. En raison de son engagement politique, Bertrand se fait bientôt virer du groupe de rock. L’un des membres du groupe, détenteur d’une maîtrise d’histoire (respect !), défend l’immigration et refuse par conséquent de jouer avec un « facho ». Un bien bel exemple de discrimination…

Quelques portraits militants

Western électrique dresse aussi le portrait de quelques sympathiques personnages tels le frontiste « JR », un ancien « délégué CGT de la cantine du restau U de Tolbiac (p. 52) » ou l’Abbé, « prétendument un ancien prêtre défroqué, rendu à la civilisation pour des motifs brumeux, et vivant aujourd’hui d’expédients encore plus incertains (p. 34) ». On y rencontre même de futurs contributeurs à Réfléchir & Agir… En revanche, d’autres adhérents au FN en prennent pour leur grade à l’instar du très oublié Stéphane Durbec ou de l’actuel maire de Perpignan. On relèvera enfin le satisfecit qu’accorde Pierre Gillieth à Bernard Antony. Bien que député européen et croisé de l’Occident éternel, il « vient coller avec nous, la nuit même, il mouille la chemise. Il n’est pas hautain. […] Humainement et sur le plan militant, il n’y a rien à lui reprocher (p. 87) ».

Il est agréable de lire Western électrique. On y retrouve l’atmosphère des dix ultimes années du XXesiècle. Cette décennie marquée par le coup monté de Carpentras en 1990, le référendum prostatique de Maastricht en 1992 et la scission mortifère du FN en 1998 accélère un déclin civilisationnel entamé au moins un siècle auparavant. Le héros de Western électrique ne sait pas encore qu’il délaissera bientôt le militantisme pour l’activisme culturel et éditorial. Il va vite comprendre qu’avec le pot de colle et les tracts, le livre constitue une autre arme de combat.

Pierre Gillieth, Western électrique, Auda Isarn, 2020, 153 p., 16 €.

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dimanche, 03 janvier 2021

Pour ne pas oublier ce que fut la terreur rouge :

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Dès le mois de décembre 1917, la révolution bolchevique instituait la forme la plus terrifiante et la plus systématique de répression. Lénine en confia la direction à l'aristocrate polonais Félix Dzerjinski. Pendant plus de 70 ans, cet organe de pouvoir, la Tcheka d'une violence sans limites, littéralement terroriste, ne fit que changer de nom : Guépéou, NKVD, KGB.

Et tout au long de son histoire, l’URSS exporta ses méthodes inchangées et impunies dans tous les pays communistes, de l’Allemagne de l’Est jusqu’en Chine.

Ce livre comprend :

Terreur rouge et théorie révolutionnaire • par Jean-Gilles Malliarakis : les bases doctrinales de la dictature de l'appareil du Parti, au nom du Prolétariat. Comment Lénine, disciple de Karl Marx et de Engels, s’affirme comme héritier de la Terreur jacobine. Ses nostalgiques, de Buonarotti à Blanqui, influenceront à leur tour les révolutions du XIXe siècle, jusqu'à la théorisation par Marx et Engels, et la mise en œuvre par Lénine.

Terreur rouge, pratique révolutionnaire • par Charles Culbert : la logique du système, matrice du totalitarisme au XXe siècle. Les crimes communistes, lois d'être des excès momentanés se révèlent les conséquences invariantes du projet lui-même. Le prototype soviétique se retrouve ainsi sous toutes les latitudes. • Les Documents Tchernov diffusés dès 1922 en occident montrent le caractère total du système répressif.

La terreur rouge, théorie et pratique, Jean-Gilles Malliarakis et Charles Culbert, Editions du Trident, 2020, 230 pages, 20 euros franco.

Pour le commander cliquez ici

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jeudi, 31 décembre 2020

Sur Métainfos.com, Michel Lhomme commente le remarquable livre de Franck Buleuux,"Le guerre sociale qui vient"

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Source Métainfos.com cliquez ici

Alors que cette nuit, des voitures brûleront, des quartiers s’enflammeront sans que Moussa Darmanin, le ministre de l’Intérieur malgré ses rodomontades ne soit capable d’enrayer le désordre malgré le couvre-feu proclamé et les moyens déployés justifiés habilement par le covid (https://youtu.be/Ae3ZdpBS-co), nous portons aujourd’hui au débat par quatre textes la question d’une éventuelle guerre civile française à l’occasion de la sortie du livre de Franck Buleux chez Dualpha, La guerre sociale qui vient en course ce dernier jour pour le Prix des lecteurs de Présent (appuyer cette démarche de vérité en choisissant cet essai : https://present.fr/votez/). ML.

Michel  Lhomme

Nous soutenons pour le prix Présent 2020, le livre de Franck Buheux, La Guerre sociale qui vient mais il n’empêche que la thèse soulève débat un peu partout.

Y aura-t-il une guerre civile, un soulèvement populaire en France, dans la France dévastée de 2022 à qui de toute évidence, on volera le vote comme aux Etats-Unis quoiqu’il advienne ? On sait que depuis des décennies, on entend un peu partout « cela va craquer », « les gens vont descendre dans la rue », « il y aura une révolution ». D’abord, il est faux de dire que rien ne se passe puisqu’il y a eu les Gilets Jaunes, réprimés à coup d’énucléations, de mains arrachées, puis délégitimés par des policiers casseurs à l’intérieur même des manifestations. Non, il ne s’est donc pas rien passé puisque les bourgeois ont un moment tremblés, des intellectuels comme Luc Ferry ont appelé au lynchage par balles réelles du peuple, que les manifs sont interdites et que la censure est partout omniprésente. Mais il n’y a pas eu de conjonction du mouvement entre banlieues immigrées et patriotes, classes populaires et classes moyennes, ni même division au sein des forces de l’ordre, condition nécessaire à toute révolution, pas de grève générale.

Alors la France se soulèvera-t-elle ? Y aura-t-il « guerre des races », « guerre sociale », séparatisme et conflits civils ou la France moutonnière des masques Covid encaissera sans broncher de se faire spolier, dilapider par le gouvernement et en même temps rosser par la colonisation africaine et l’islamisation rampante du pays ?

Il semblerait bien en effet que deux scénarii se profilent ou :

  • La société française se fracture carrément en deux entités démographiques, raciales, religieuses et sociologiques d’une manière violente (puisqu’il s’agit d’une appropriation classique de territoire) avec les allogènes d’un côté (majoritairement musulmans) et de l’autre, les autochtones, français et européens, de souche, une sorte d’apartheid ce que Macron appelle à tort le risque du séparatisme puisque le premier groupe ne souhaite pas du tout se séparer de la république française mais au contraire se l’approprier.
  • Ou la société française poursuit sa révolution bobo du grand mélange des races et des genres, du fameux « vivre ensemble », s’insérant dans un processus de métissage sous l’empire de l’idéologie arc-en-ciel et d’un libéralisme frivole qui détruit toute racine, toute identité, tout patriotisme, toute transcendance.

En fait, ces deux tendances sont à l’œuvre dans la société française et on les repère en particulier dans la jeunesse, la toute nouvelle génération en général totalement dépolitisée. Or ces deux tendances sont contradictoires et ne sauraient cohabiter ensemble. Il ne saurait y avoir guerre sociale et en même temps idéologie arc-en-ciel. Les troupes de la guerre civile risquent en effet d’être alors fort dispersées et peu motivées.

Comment le mélange des corps, des genres, des races pourrait-il se poursuivre dans la « guerre sociale » et comment une guerre sociale  pourrait-elle advenir dans une société hédoniste où le métissage est déjà chose courante, la consommation le nec plus ultra, la fête et le joint la finalité de tout loisir ?

Nous ne croyons pas trop à un soulèvement populaire mais plutôt à une implosion du système, implosion déjà à l’œuvre et qui s’est même accéléré avec le covidisme en plaçant toutes les institutions françaises en  mode dégradé. C’est pour cela qu’au lieu du soulèvement, nous préférerions privilégierla résistance et le sabotage partout où nous pouvons le rendre possible.

En fait, oui, nous assistons à une sorte d’avant-guerre civile mais qui au fond n’aboutira jamais en guerre sociale ou raciale.

Parmi les no news dont personne ne parle, il y a la poursuite sur tout le territoire de l’immigration, qui s’apparente de chiffres en chiffres comme une déferlante de la misère et de l’incompétence africaine sur la France et l’Europe mais la diversité, l’idéologie arc-en-ciel, le bourrage de crâne de tous les programmes de l’Education nationale (en particulier en langues et en histoire), contrôle la population, neutralise les revendications identitaires, les journalopes veillant au grain sur toutes les chaînes de télévision uniformes.

D’un autre côté, le bourrage de crâne se heurte à la réalité quotidienne de l’insécurité, au lâchage de la police, à l’abandon par l’Etat de sa première fonction régalienne la protection des biens et des personnes sans lequel il ne saurait y avoir de liberté véritable et du coup, autre paradoxe : comment l’avènement complet de l’idéologie arc-en-ciel pourrait-il à son tour advenir dans une société où les tensions sociales, raciales, religieuses, communautaires deviennent monnaie courante ?

Mais alors sur quoi s’orienterait-on ?

Un individualisme radical, celui-là même souhaité par le système, épuisement de la dialectique politique classique du collectif, nourri par une lassitude générale engendrée par la dégradation des services, les violences et les tensions communautaires. Racisme anti-blanc, antiracisme diversitaire ne servent au bout du compte que le système qui ainsi divertit les masses en les détournant des vrais enjeux politiques en cours : l’arraisonnement du monde, la société universelle de contrôle, la post-démocratie totalitaire, la dépolitisation du monde, la grande réinitialisation du capitalisme mondial et ce en dépit de l’apparente érosion spectaculaire de la verticalité du pouvoir.

Chacun sait qu’au final, eux, les étrangers et nous, les « autochtones », les « de souche » n’avons au final qu’un seul ennemi et donc à court terme, dans la lutte présente les mêmes intérêts. Le système a entamé une stratégie facilement identifiable : la stratégie du « peuple contre peuple » pour réduire l’humanité à une quantité domestiquée, à un algorithme mercantile. La guerre civile entraînerait de facto l’épuisement réciproque des populations en les  faisant se combattre entre elles dans l’antagonisme, de ce qui reste encore et dans sa diversité (par exemple ultra-marine) le « peuple français ».

Reste donc la solution de la concertation des peuples, de l’alliance des classes « pauvres » et « moyennes », de l’« alliance ponctuelle » révolutionnaire sans ménagement et concessions aucune contre ceux qui  ont assumé le pouvoir et qui depuis plus de quarante ans ont dilapidé, trahi, mis en friche le pays. Il n’est pas question ici d’un quelconque « sens » de l’histoire mais de l’urgente nécessité d’un grand renversement.

142105332.jpgLa guerre sociale qui vient

Franck Buleux

Dualpha

208 pages, 25 euros

Pour l'acheter 

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jeudi, 17 décembre 2020

Sortie du nouvel album de dessins d'Ignace... Un cadeau parfait pour Noël

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Tous les jours, dans différents médias non-conformistes, Ignace, dessinateur de talent croque avec à-propos et insolence l'actualité.

Dans ce nouvel album, vous retrouverez ses meilleurs dessins de l'année 2020. Un régal.

230 pages, env. 600 dessins, nov. 2020, 24€.

Pour le commander dès maintenant cliquez ici

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samedi, 14 novembre 2020

Lancement de la nouvelle collection "Archives" de Synthèse nationale

Notre site d’information quotidien (synthesenationale-hautetfort.com) et notre revue existent depuis près de quinze ans déjà. Depuis la création du blog, en avril 2006, et la parution du premier numéro de la revue, au cours de l’automne suivant, nous avons constitué une équipe de collaborateurs réguliers à laquelle sont venus s'ajouter près de deux cent personnalités de notre famille d’idées ou d’ailleurs, qui nous ont apportées des contributions.

Un grand nombre de numéros de Synthèse nationale sont aujourd’hui épuisés. Pourtant, nombreux sont ceux qui nous en demandent régulièrement. Pour pallier à ce manque et montrer ô combien nous avons eu raison, nous avons décidé de lancer une nouvelle collection, la « collection archives ». Nous publions ce mois-ci les deux premiers volumes. L’un reprenant les truculentes « Pages du Marquis » et l’autre, les clairvoyants « Avis de Jean-François Touzé ».

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ENV. 200 PAGES CHACUN, 22,00 € (+ 5,00 € de port), SORTIE FIN NOVEMBRE 2020

Bulletin de commande

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mardi, 10 novembre 2020

Le prochain livre du Marquis

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Bulletin de commande 

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vendredi, 23 octobre 2020

Samedi 24 octobre, Paris : Michel Vial dédicacera son livre "La chute de l'empire occidental", à la Librairie Vincent

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mardi, 20 octobre 2020

Une nouvelle collection de romans non-conformistes proposée par les éditions Dutan

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L’Occident de Marcel Clouzot (614 pages, 35 euros), préface de Philippe Gibelin

Voici un roman, plutôt une fable philosophique, encore plus forte, plus dérangeante, plus révoltante que Le Camp des Saints, roman de Jean Raspail...

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Les Têtes moches de Serge Horváth (84 pages, 12 euros) 

Le Coronavirus 19 qui a sanctionné la France ne constituait qu’un préliminaire. Dès 2022, au lendemain de la présidentielle, la pandémie prend un tout autre essor et place le pays au bord du précipice. Totalement désorientées et impuissantes, les autorités vont trouver dans l’invention d’un surprenant scientifique une solution radicale au problème.

Le commander cliquez ici

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Scénario pour deux otages de Philippe Gautier (186 pages, 21 euros), postface de Philippe Randa  

Un coopérant blanc est enlevé en Afrique par une ethnie en guerre contre une autre ethnie, pour la suprématie du pouvoir local. Quelques lignes seulement paraissent dans les journaux…

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vendredi, 02 octobre 2020

« Binationalité : le cheval de Troie est dans nos murs ». Entretien avec Farid Smahi, auteur de La Fracture nationale (éditions Dualpha)

Smahi-Farid-quadri-681x1024.jpgEntretien avec Farid Smahi publié dans le quotidien Présent.

 

 

Votre livre s’attaque à la question de la binationalité qui vous préoccupait déjà lors de la parution de votre précédent ouvrage Parole d’un élu, il y a près de vingt ans. Rien n’a donc changé ?

C’est assez simple : qu’est-ce que la nationalité ? Pour le dictionnaire Robert : « Existence ou volonté d’existence en tant que nation d’un groupe d’hommes unis par une communauté de territoire, de langue, de traditions ou d’aspirations. »

Depuis la fin du XIXe siècle : « État d’une personne qui est membre d’une nation déterminée. »

La nationalité recouvre l’idée de patrie, jetée aux oubliettes en France par les politiciens de tout bord à l’exception des élus du Rassemblement National, de Nicolas Dupont-Aignan, de Florian Philippot et de quelques sociologues comme Éric Zemmour ou encore Michel Onfray.

Et c’est au nom du « principe des nationalités » que le traité de Versailles, au lendemain de la 1re Guerre mondiale, a dépecé l’empire austro-hongrois pour créer la Hongrie, la Tchécoslovaquie… et la Yougoslavie !

Mais en quoi le fait pour une personne de disposer de deux ou même plusieurs nationalités constitue-t-il un problème ?

Ce fut une hérésie juridique pratiquement jusqu’à l’entre-deux-guerres… Les professeurs de droit en citaient cependant un exemple qui faisait exception :

René de Chambrun, descendant de Lafayette, auquel, de ce fait, le congrès américain reconnaissait la nationalité américaine lui permettant ainsi d’être à la fois avocat au Barreau de New York et à la cour d’appel de Paris.

Mais l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933 eut pour conséquence un déferlement de populations fuyant les persécutions nazies en Suisse d’abord, puis en France, en Grande-Bretagne et enfin aux USA…

À la création de l’État d’Israël, ses fondateurs décidèrent que tout Juif s’y installant, d’où qu’il vienne, recevrait ipso facto la nationalité israélienne. Dans la foulée, l’hérésie juridique est devenue peu à peu le droit positif de certains États comme la France. Dans La Fracture nationale, le lecteur pourra se faire une idée des séquelles calamiteuses du concept de poly-nationalités pour la santé d’une société…

Un exemple entre 1 000 : l’ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, dispose tout à la fois des nationalités brésilienne, libanaise et française !

Certains gouvernements refusent avec vigueur ce concept : parmi eux, le roi du Maroc qui, conformément à la Charte Olympique, a, en 2000, refusé d’autoriser trois de ses ressortissants à participer aux Jeux Olympiques de Sydney sous le maillot tricolore, faisant fi de leur naturalisation pourtant bien antérieure !

Mais la Binationalité a tout de même un avantage : les Français d’origine immigrée, multirécidivistes, notamment pour des affaires de drogues et disposant d’une autre nationalité pourraient être très légalement de ce fait renvoyés dans leur patrie d’origine. Encore faudrait-il que nos magistrats au grand cœur s’y prêtent !

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jeudi, 24 septembre 2020

Entretien avec Éric Leclercq, auteur du Roman de Marie-Antoinette en deux volumes aux éditions Dualpha

Leclercq-Eric-quadri-168x247.jpgPropos recueillis

par Arnaud Dutilleul

Pourquoi ces deux nouveaux livres sur Marie-Antoinette ?

Si cette Reine est célèbre, elle est surtout très mal connue, tout particulièrement par les ragots et les légendes qui ont toujours la vie dure. Le Roman de Marie-Antoinette n’est pas une fiction, mais un récit historique, très documenté et que j’ai mis plusieurs années à écrire afin que les lecteurs connaissent la « véritable » Marie-Antoinette.

Qu’apportez-vous de nouveau dans ce livre ?

Eh bien ! tout au long de ce récit, j’explique que dès l’avènement de Louis XVI et Marie-Antoinette, en 1774, des loges maçonniques attaquèrent la Reine à travers différents pamphlets. Pour pouvoir assassiner la Reine, il fallait déjà la tuer dans les esprits, faire passer Louis XVI pour un impuissant pour mieux dépeindre Marie-Antoinette comme une femme de mauvaise vie, multipliant les adultères avec des hommes, mais aussi des femmes. Les ennemis de la Monarchie travaillèrent à salir cette femme de façon incessante. L’Affaire du Collier qui éclata en 1785 fut montée de toutes pièces par les Illuminati et le fameux Cagliostro, membre des Illuminati… Ce dernier s’installa à Strasbourg en 1779, comme par hasard en même temps que le Cardinal de Rohan qui prenait ses fonctions d’Évêque de Strasbourg. Pour ma part, dès ce moment-là, l’intention de nuire à la Monarchie était évidente, et le Cardinal de Rohan, naïf à souhait, était la proie toute trouvée, voire rêvée par ces forces occultes.

Contrairement à beaucoup d’auteurs qui n’osent pas aller au fond des choses et qui mettent la Révolution française sur le compte du soi-disant ras-le-bol des Français, j’ai relaté les faits : oui, des loges maçonniques du XVIIIe siècle, les Illuminati en tête, provoquèrent le drame de la France.

Vous voulez parler de la Révolution française ?

Ce fut un véritable travail de sape. Comme ces ennemis de la Monarchie avaient tué la Reine grâce à l’Affaire du Collier, les Français étaient maintenant mûrs pour la mise à mort de la Reine et de la Royauté en général. Car n’oublions pas qu’à travers toute la France, lors de l’été 1789, les Francs-maçons envoyèrent une multitude de satellites ameuter les villes, les villages, le moindre des hameaux, avec une proclamation comme quoi Louis XVI ordonnait à son bon Peuple de brûler les châteaux des aristocrates afin de juste conserver le sien. Partout, les loges maçonniques colportèrent qu’il y avait des brigands et soulevèrent le Peuple, si bien que tout fut mis à feu et à sang.

Le duc d’Orléans, futur Philippe Égalité, était Grand Maître du Grand Orient de France depuis 1772, et il joua un rôle très actif dans cette Révolution, très certainement parce qu’il imaginait prendre la place de Louis XVI. De plus, contrairement à ce qui est dit dans les manuels scolaires, les atrocités ont bien commencé dès 1789, et sur ce point-là, j’ai tenu à aller dans les faits

Pour vous, le sort de la Reine était joué d’avance ?

Pour moi, le sort de la Reine était décidé dès 1785 avec l’Affaire du Collier. En 1786, le Cardinal de Rohan était acquitté par le Parlement de Paris, et la Reine, définitivement salie. Et cette même année 1786, lors du Grand Congrès maçonnique de Francfort, les Illuminati programmèrent la Révolution, dite Française, qui devait éclater trois ans plus tard. Eh oui ! une Révolution n’est jamais spontanée, mais toujours orchestrée par des gens, et pour la France, ce sera le drame du XVIIIe siècle, et qui perdure encore de nos jours. Il faut bien avouer que la propagande maçonnique, mais aussi la désinformation, ont bien joué leur rôle. Et l’objectif des ennemis de la Monarchie était atteint : tuer le trône et l’autel, surtout en France, parce que la France était la Fille Aînée de l’Église.

Pensez-vous qu’à l’issue de la lecture de votre livre, les lecteurs auront une image plus positive de la Reine ?

En tout cas, c’était mon objectif. Marie-Antoinette fut une femme vertueuse, fidèle à Louis XVI, et si elle avait eu Fersen pour amant, le Tribunal Révolutionnaire, qui n’était pas à une indécence près envers la Reine, aurait été trop heureux de l’étaler sur la place publique. Or, Fouquier-Tinville ne dit jamais un mot sur ce point.

En vérité, Marie-Antoinette fut mal entourée, mal conseillée, dès son arrivée en France. Et malheureusement, elle n’avait pas un époux à la hauteur des événements dramatiques qui s’abattirent sur la France.

Je finirai en disant que celle qu’on surnommait « l’Autrichienne » était la fille de François de Lorraine et qu’elle avait bien plus de sang français que Louis XVI, car Marie-Antoinette, c’est aussi cela.

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Le Roman de Marie-Antoinette, Eric Leclercq, Dualpha, 2 volumes cliquez ici et cliquez là

 

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mercredi, 23 septembre 2020

Préfacé par Georges Feltin-Tracol, un nouvel essai de Franck Buleux : LA GUERRE SOCIALE QUI VIENT

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Cet essai revêt un double objectif : dénoncer, mais aussi prévenir. Notre société doit consacrer une partie de son énergie à lutter contre cette guerre sociale qui vient. Pour cela, deux remèdes s’imposent : l’un est d’ordre policier, le renseignement, l’autre, idéologique : il consiste à délégitimer les actions qui puisent leurs sources dans un combat considéré médiatiquement comme « vertueux ». Cet essai est aussi une mise en garde. L’ordre ne succède pas toujours au chaos.

Franck Buleux, écrivain normand engagé, directeur de la collection Les Cahiers d'Histoire du nationalisme, collabore régulièrement à la revue Synthèse nationale.

La Guerre sociale qui vient, Franck Buleux, Dualpha, préface de Georges Feltin-Tracol, 208 pages, 25 euros (+ 5 euros de port).

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samedi, 19 septembre 2020

Livre : réédition de Notre avant-guerre et du Journal d’un homme occupé, de Robert Brasillach

2867145139.jpgAristide Leucate

Boulevard Voltaire

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La majorité des jeunes Français nés aux premières lueurs du millénaire seraient bien en peine d’avoir lu Robert Brasillach (1909-1945). L’on doit savoir gré aux Éditions Pardès de s’être attelées à la réédition de l’œuvre de ce « maudit » qui fut, quoi qu’on en ait dit, un grand écrivain.

Citons quelques-uns des titres récemment sortis de l’oubli et des étagères poussiéreuses des bouquinistes : Le Voleur d’étincelles (1932), Le Marchand d’oiseaux(1936), Les Sept Couleurs (1939), La Conquérante (1943), Les Captifs (roman inachevé commencé en captivité en 1940), Théâtre complet

Bien que paru largement avant le Journal d’un homme occupé (1955), Notre avant-guerre (1941) est le dernier-né de la réédition des œuvres du Catalan. L’on comprend mieux pourquoi quand on a le livre entre les mains. Un travail de composition aussi colossal que remarquable qui rend somptueusement hommage à l’un des plus beaux chefs-d’œuvre de Brasillach. Introduit par une préface de Peter Tame, grand connaisseur de l’œuvre et auteur d’une traduction en anglais de Notre avant-guerre, l’ouvrage est abondamment illustré par une iconographie le contextualisant – autant à l’usage des jeunes générations que des plus anciens qui n’ont pas eu l’heur de vivre et connaître les événements, les noms, les ouvrages ou les spectacles décrits et mentionnés par le beau-frère de Maurice Bardèche. On signalera, en outre, la présence éclairante de notices explicatives des mouvements et titres évoqués, d’une bibliographie de et sur l’auteur ainsi que d’un précieux index des noms cités, faisant de cette édition un des principaux événements éditoriaux de la rentrée.

Couvrant les années 1925 à 1939, Notre avant-guerre se présente comme le roman authentiquement vécu d’un homme dont la trajectoire du nationalisme maurrassien au fascisme sera étroitement liée à cette « génération dans l’orage » écartelée entre le douloureux souvenir de la Grande Guerre et les funestes et illusoires promesses de celle qui s’annonçait à l’ombre immense et rouge du fascisme international.

Quel intérêt le lecteur d’aujourd’hui trouverait à ces mémoires vieux de quatre-vingts ans ? D’abord, sa langue poétique, parfois d’une suavité qui n’est pas, sans forcer le trait, sans quelques analogies avec le caressant soleil de Catalogne. Ensuite, et surtout, par la sublimation de cette « nostalgie banale » et l’extrême « sensibilité au passage du temps », ainsi que le souligne le préfacier.

Sans doute moins abouti littérairement, le Journal d’un homme occupé, publié dix ans après la mort de Brasillach et agencé selon ses propres instructions par Maurice Bardèche, s’entend comme la chronique des années de captivité, d’occupation et d’épuration. Ainsi sont dans ces pages que l’on trouve, par exemple, ces « choses vues » à Katyń qui permirent au journaliste de Je suis partout d’éventer les massacres atroces d’officiers polonais que les Soviétiques cherchaient à imputer aux armées hitlériennes.

Deux livres, deux occasions, et non des moindres, pour découvrir un auteur injustement sali par une postérité aveugle. Écrivain doué, Brasillach s’était essayé à tous les genres, du roman au théâtre, de la critique littéraire à la poésie jusqu’à l’histoire du cinéma (signalons la récente parution, chez Auda Isarn, de Chronique du 7e art, qui renferme ses critiques cinématographiques de 1927 à 1944).

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Déux livres proposés par Synthèse nationale :

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Un re­portage vécu sur le nouveau régime mussolinien de la Républi­que Sociale Italienne, suite à la paix séparée d’une par­tie de l’armée avec les Alliés. Né en 1914. Georges Guil­baud, membre du PPF de Jacques Doriot en 1941, a été dirigeant de L’Écho de la France en 1944. Marié à Maud de Belleroche il est nommé en 1944 Am­bassadeur auprés de Mussolini.

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Emmanuel Macron a insulté l’œuvre de nos soldats – Marsouins, Paras, Légionnaires, Spahis, etc. – qui ont gagné ce conflit et ont contribué à la pacification du pays. Il a méprisé le sacrifice de nos Harkis, ces Musulmans qui avaient choisi de servir le France. 120 à 150 000 d’entre eux ont été massacrés par le FLN après les funestes Accords d’Évian. Ce petit livre est la réponse à monsieur Macron car l’œuvre française en Algérie a été belle, juste, positive et souvent, totalement désintéressée.

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samedi, 12 septembre 2020

Ouverture prochaine d'une librairie non-conformiste à Nancy

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lundi, 07 septembre 2020

Le corporatisme du XXIe siècle

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Bastien Valorgues. Europe Maxima cliquez ici

Quelques semaines après la fin du confinement en France est sorti un ouvrage collectif prévu à l’origine pour paraître au début du mois d’avril. Intitulé Réflexions pour un nouveau corporatisme, ce livre explore sous la houlette du rédacteur en chef d’Europe Maxima, Georges Feltin-Tracol et de sept contributeurs, les différentes facettes, historiques et contemporaines, de cette idée politique, sociale et économique.

Le corporatisme n’est-il pas pour autant une idée obsolète ? Au sortir de 1945, l’Europe récuse de manière explicite le concept, le mot et les théories qu’il recouvre. C’est si vrai qu’attaché au corporatisme d’association, la majorité des représentants du catholicisme social préfère employer l’expression plus neutre d’« organisation professionnelle » qui n’implique pas un système précis. Les auteurs démontrent tout le contraire.

Ancien bras droit de Giorgio Almirante, le chef du MSI dans les années 1970 – 1980, et co-fondateur d’un Institut d’études corporatistes à Rome, Massimo Magliaro oppose volontiers l’idéologie (systèmede pensée fermé et utopique) à la doctrine (système ouvert de valeurs s’incarnant dans une communauté qui fait sens). Ainsi considère-t-il le corporatisme comme une doctrine bi-millénaire dont les origines remontent aux collèges (de métier) de la Rome républicaine de l’Antiquité. Gabriele Adinolfi rappelle à propos du corporatisme que « la propagande de gauche l’a toujours utilisé pour indiquer l’égoïsme de catégorie qui rendrait la lutte collective impossible (p. 99) ». Il insiste en particulier sur l’expérience corporatiste du Ventennio mussolinien. Il explique qu’au plus fort de la grande crise de 1929, l’Italie fasciste bénéficie de « l’économie dans le monde qui a eu le moins de catastrophes de cette crise et qui a le plus protégé les groupes sociaux les plus faibles (p. 101) »… On comprend mieux pourquoi l’exemple italien a tant intéressé les économistes les moins conformistes.

C’est ce qu’avancent Jean-Gilles Malliarakis et Franck Buleux. « Se réclamer de la Corporation, note Jean-Gilles Malliarakis, suppose un regard critique de la Révolution française qui les a abolies (p. 29). » Le corporatisme de 2020 sait s’appuier sur un large ensemble théorique et pratique. Franck Buleux y voit donc le retour fécond de « l’homme-métier (p. 117) ». « Conservatisme contre libéralisme, corporatisme contre individualisme est le débat qui vient, celui qui définit le rôle du politique face à l’économique. Dans ce débat, le social, c’est-à-dire la défense de l’individu doit se joindre au politique. Le corporatisme c’est l’inclusion définitive de l’individu au sein de la société : même retraité, l’homme-métier doit rester partie prenante de la communauté dont il est issu, ne serait-ce que dans un souci de transmission (p. 125) ». Il poursuit que « la révolution corporatiste, celle qui remet le métier au milieu de la nation et l’homme (et la femme) au cœur des préoccupations sociales, doit représenter une nouvelle ère politique (idem) », d’où une « politique corporative » envisagée par Georges Feltin-Tracol.

Le corporatisme relève-t-il de la fameuse « troisième voie » ? Oui, estime Bernard Plouvier. Il inscrit même le « corporatisme tercériste » dans la veine plus générale du « populisme ». Dans un second texte, Bernard Plouvier en anti-libéral conséquent soutient avec raison que « l’État corporatiste a pour unique but de gérer le Bien commun aussi correctement que possible (p. 73) » Lecteur avisé de Carl Schmitt et de Charles Maurras (et de Karl Marx ?), Aristide Leucate observe que « le corporatisme comme troisième voie économique connaît un regain d’intérêt, voire d’actualité. L’articulation de la question des corps intermédiaires (piliers du corporatisme) avec la problématique globale de la démocratie, interroge sur la liberté, en général et donc sur la philosophie libérale ayant présidé à l’édification du modèle politique, économique et social français, depuis 1789. Plus précisément, il confronte ce modèle au miroir de ses propres contradictions (pp. 83 – 84) ». Sur la troisième voie et ses implications corporatistes, Daniel Cologne recense Pour la troisième voie solidariste. Un autre regard sur la question sociale de Georges Feltin-Tracol. Cet ouvrage ne se limite pas aux seuls aspects socio-économiques. « Ouvrant la voie à une Europe organique unissant ses nations et ses régions tout en respectant leur diversité, le solidarisme est la “ révolution nécessaire ” telle que l’ont pensée dans les années 1930 les non-conformistes Robert Aron et Arnaud Dandieu (p. 71). »

En introduction, Georges Feltin-Tracol traite longuement de « L’invention corporatiste à l’ère des individus massifiés ». Dans une analyse théorique fulgurante, il relie le corporatisme au créditisme, au distributisme, à la participation ouvrière, à l’association Capital – Travail, à l’intéressement des salariés aux fruits de leur entreprise, à la décroissance et même aux thèses d’économie biophysique… La démonstration y est percutante, mais bien moins que dans « Politique corporative ». Il y encourage le renouveau de l’homo hierarchicus dans une société holistique et par « un État d’ordres communautaires concrets (p. 131) ».

De plus en plus méfiant à l’égard du suffrage universel et très réticent envers les procédures référendaires, Georges Feltin-Tracol préconise un suffrage plus corporatiste tel qu’il s’applique à Caracas au moment de l’élection de l’Assemblée nationale constituante en 2017 ou de la City de Londres où le Lord-maire émane du choix indirect de cent-dix guildes ou « corporations ». On découvre ainsi la persistance du vote corporatif en 2020 !

Deux annexes, l’une de Firmin Bacconnier et l’autre de Louis Baudin, complètent l’étude non exhaustive de cette idée d’avenir. L’essai collectif, Réflexions pour un nouveau corporatisme, constitue par conséquent un excellent manuel de révolution socio-économique non marxiste et anti-libéral.

Réflexions pour un nouveau corporatismeGeorges Feltin-Tracol (sous la direction de), Synthèse nationale, coll. « Idées », 2020, 198 p., 20 €

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vendredi, 04 septembre 2020

Dans le quotidien Présent d'aujourd'hui : un très bel article de Francis Bergeron sur le n°18 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré à Honoré d'Estienne d'Orves

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Francis Bergeron Présent cliquez ici

LE FAIT QU’UN DOSSIER sur Honoré d’Estienne d’Orves ait été publié par la maison d’édition Synthèse nationale, dans sa revue Cahiers d’histoire du nationalisme, est une très bonne chose. 

Ces cahiers sont tous d’excellente tenue, mais il faut reconnaître que, de Degrelle à Doriot, en passant par Drieu, la revue semblait vouée, pour partie du moins, à la réhabilitation de quelques figures « nationalistes » ayant choisi le camp allemand lors de la dernière guerre. La personnalité d’Honoré d’Estienne d’Orves vient nous rappeler que la Résistance, et tout spécialement la résistance militaire, fut un terreau d’abnégations patriotiques. Les figures des résistants nationalistes sont impressionnantes. Beaucoup d’entre eux y ont laissé leur vie. Jusqu’à une date récente, leur mémoire n’avait pas besoin d’être spécialement défendue : des timbres, des rues, des places, des lycées, des monuments, portaient leurs noms. Ils étaient honorés sans que leurs convictions ou leur passé aient quelque influence positive ou négative à cet égard. C’est leur action pendant la guerre qui était exaltée, et rien d’autre. 

L’engagement dans la Résistance mise en doute ou salie 

Mais les choses ont évolué. A la mort de certains de ces résistants (Jean Vallette d’Osia, Pierre Guillain de Bénouville, Henri d’Astier de la Vigerie, le colonel Rémy, notamment), leur origine droitière (le plus souvent royaliste) a été cachée ou minimisée. Parfois aussi c’est la qualité de leur engagement dans la Résistance qui a été mise en doute, ou salie par d’ignobles sous-entendus. 

Mais ces derniers temps la fameuse cancel culture va encore plus loin et tente d’effacer le souvenir même de ces hommes, y compris de ceux qui ont été déportés, voire fusillés par l’occupant. Ainsi des professeurs du lycée de Carquefou, près de Nantes, ont-ils tenté de s’opposer à ce que la région donne le nom de d’Estienne d’Orves à leur établissement. Ils n’ont pas eu gain de cause. Mais pour la promotion Loustaunau-Lacau de Saint-Cyr, c’est le ministère des Armées qui a reculé. Il ne fait pas de doute que les néo-censeurs reviendront à la charge. 

Honoré d’Estienne d’Orves est sans doute la plus emblématique des figures de la Résistance. Et il est donc précieux que les nationalistes de la nouvelle génération aient la possibilité de découvrir ainsi sa figure lumineuse, mais également ses convictions politiques et religieuses. Il existe plusieurs livres sur d’Estienne d’Orves : celui écrit par des membres de sa famille, celui de Guillain de Bénouville, celui d’Etienne de Montety. Et même si ces ouvrages sont un peu anciens à présent, la biographie de ce héros et ses écrits de prison sont parfaitement connus. 

Ses ancêtres, héros des guerres de Vendée 

L’ouvrage de Didier Lecerf est un peu différent, et très complémentaire : la partie biographique est une simple chronologie détaillée. Ses liens familiaux avec le commandant Driant d’une part, et avec les Lorgeril d’autre part, sont spécialement intéressants car peu connus. L’ouvrage rappelle aussi le pedigree d’ancêtres plus lointains, qui furent des héros des guerres de Vendée. 

Mais outre une importante partie iconographique, l’ouvrage nous offre d’abord une étude approfondie sur les convictions de cet homme « de la droite catholique, monarchiste et sociale, fidèle à Dieu, à l’Eglise, à sa patrie, à sa famille ». L’ouvrage rappelle ce qu’était le catholicisme social, et donne un aperçu des grandes figures de ce courant. Par ailleurs, il raconte, à travers son parcours, le drame des hommes de la Royale (dont était issu d’Estienne d’Orves), au cours de cette période de notre histoire. C’est sans doute la partie la plus passionnante du livre. 

Fidélités contradictoires 

Il en est de même des rapports entre d’Estienne d’Orves et l’Etat français. La complexité de l’époque est niée au fur et à mesure que l’on s’en éloigne. Mais Groussard, Loustaunau-Lacau, de Lattre et beaucoup d’autres ont illustré ces fidélités apparemment contradictoires et interpénétrées entre la Résistance et Vichy, en tout cas jusqu’à l’occupation de la zone libre. Henri Amouroux, dans sa Grande Histoire des Français sous l’occupation, a rappelé l’histoire de ces hommes qui « portent les premiers coups aux Allemands sans pour autant se dissocier toujours du Maréchal ». Et le tout premier acte de résistance n’a-t-il pas été une manifestation nationaliste d’étudiants, à l’Arc de Triomphe, le 11 novembre 1940 ? 

Didier Lecerf, dans sa préface, justifie ce cahier dans la revue de Synthèse nationale pour trois raisons que nous ferons volontiers nôtres : la « suprême leçon de grandeur » que nous donne d’Estienne d’Orves, l’appartenance évidente de cet homme « à la droite nationale, d’essence monarchiste, catholique et sociale », et enfin la démonstration, à travers son destin, de « certains réalités, loin des simplifications, des caricatures, des jugements péremptoires, à l’emporte-pièce, de notre époque volontiers manichéenne et moralisatrice ». Tout est dit. 

Honoré d’Estienne d’Orves, par Didier Lecerf, Cahiers d’histoire du nationalisme n°18, 2020, 200 pages.

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mardi, 01 septembre 2020

De l’art de confiner le rire

Confinerires.jpgLa chronique

de Philippe Randa

Jean Picollec publie souvent ce qu’on n’attend pas de lui ; spécialiste habituellement des ouvrages d’information non-conformistes, souvent déplaisants pour certains esprits indélicats, il n’en a pas moins déjà été l’éditeur de recueil de dessins humoristiques, tels ceux de Trez, le dessinateur vedette de France-Soir du temps de son impression papier ou encore de Miège ou d’Innocent qui, en compagnie de Trez justement, nous offrirent en leur temps un « Impôt-pourri » en 96 dessins « pour se remonter le moral. »

Le moral, il en est justement question en cette angoissante année 2020 si mise à mal par l’épidémie de Coronavirus qui semblent bien avoir révélé davantage de fous, notamment à la direction des pays à travers le monde que de victimes réelles (à ce jour, l’épidémie n’a « toujours » fait que moins de 5 % de morts parmi les personnes infectées, n’en déplaise aux indécrotables hypocondriaques).

Et donc, quid de l’humour au temps du coronavirus ? Une mère et ses deux filles, Catherine, Peggy et Pamela, nous invitent à le découvrir en ayant rassemblées dans leur Confinerires les meilleurs blagues ou traits d’humour qui fusèrent et se propagèrent, plus vite que le virus durant les mois d’emprisonnem… euh, de confinement du printemps dernier.

Beaucoup d’images détournées et de dessins en couleur pour nous faire éclater de rire, beaucoup impossible à expliquer sans en dénaturer l’effet, mais voici phrases puisées ici ou là au fil des pages : « 17 mars 2020 : Vous voulez fermer les écoles ? OK, mais avec les enfants à l’intérieur ! »… « 25e jour de confinement : Mon groupe sanguin est devenu a-peritif »… « Télétravail… Famille… Pâtes riz »… « Bientôt, nous devrons aller chasser pour manger… et je ne sais même pas où vivent les lasagnes ! »

Remercions donc les dames Wajsman d’avoir confiné en 118 pages les meilleurs moments – ils ne furent pas si nombreux – de ces funestes mois passés… et saluons leurs générosité d’offrir intégralement leurs droits d’auteur aux causes défendues par « La voix de l’enfant » et « La fondation des Hôpitaux de France » (la plateforme www.gandee.com a été sélectionnée comme garant des versements de la part droits d’auteurs au profit des deux causes).

Confinerires, Catherine, Peggy et Pamela Wajsman, Jean Picollec Éditeur, 9,90 euros

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samedi, 29 août 2020

RAPPEL : sortie du livre "La chute de l'empire occidental" de Michel Vial

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Loin d’être dogmatique, cet essai répond avant tout à une logique. Celle du témoin d’une époque qui voit s’écrouler un « empire occidental » que l’ont pouvait naïvement imaginer, au lendemain de l’instauration du Nouvel Ordre mondial, au début des années 1990, comme devant être définitif.

Avoir voulu, au nom de l’ultra-libéralisme, détruire les nations et leurs spécificités au profit d’un vaste marché aux dimensions planétaires a été la grande erreur de ces dernières décennies. Nous voyons aujourd’hui que ce funeste projet mondialiste a atteint ses limites. De plus, le retour sur la scène internationale de l’islam conquérant, accentué par les grands brassages migratoires, assombrit encore plus l’avenir de nos peuples européens.

Faut-il pour autant baisser les bras ? Certainement pas...

Engagé dans le camp nationaliste alors qu’il était étudiant, Michel Vial a gardé de sa jeunesse cette approche non-conformiste qui caractérise ceux qui ont compris, avant les autres, que la défense de notre identité, et de notre liberté, est un éternel combat.

Dans cet ouvrage, il décortique un par un les différents aspects de la crise que nous subissons en essayant de faire passer un message d’espoir à ceux qui refusent l’anéantissement de notre civilisation.

L'auteur : Michel Vial

Michel Vial, 64 ans, a été militant nationaliste dans sa jeunesse étudiante. Engagé volontaire à 20 ans dans les Phalanges liba-naises, il est blessé au combat à Beyrouth en septembre 1976. Deux ans plus tard, il est élève officier de réserve à l’école d’application de l’Arme blindée cavalerie de Saumur dont il sort major de sa promotion et intègre le 2e Régiment de Hussards.

Après une carrière professionnelle dans les métiers de la formation et de la communication, il se consacre à la rédaction d’articles et d’ouvrages sur l’histoire militaire moderne. Il publie chez « Histoire & Collections » son premier livre en 2018 sous le titre Otto Skorzeny, l’homme le plus dangereux du IIIe Reich qui retrace la vie extraordinaire du chef des commandos de Hitler.

Michel Vial est l’un des fondateurs et le porte-drapeau de l’AAVFL (Amicale des Anciens Volontaires Français du Liban).

Lire aussi cet entretien avec l'auteur cliquez là

La chute de l'empire occidental, Michel Vial, Les Bouquins de Synthèse nationale, collection idées, juin 2020, 130 pages, 18 euros (+ 5 euros de port).

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jeudi, 20 août 2020

"LA CHUTE DE L'EMPIRE OCCIDENTAL" DE MICHEL VIAL MEILLEURE VENTE DE L'ÉTÉ À SYNTHÈSE ÉDITIONS...

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La Chute de l’empire occidental, par Michel Vial, Synthèse éditions, coll. « Idées », 2020, 130 p., 18 euros (+ 5 euros de port).

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dimanche, 16 août 2020

Dans Présent de vendredi dernier, Francis Bergeron commente le livre de Michel Vial, "La chute de l'empire occidental"

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Francis Bergeron, Présent, cliquez ici

Il y a quelques mois, Michel Vial était venu proposer un article à Présent. Mais à la vérité, il s’agissait d’une étude d’une certaine densité, faite pour être publiée dans une revue pas dans un quotidien d’actualité générale et politique, qui plus est à la pagination réduite. Nous avons donc décliné son offre. Mais à quelque chose malheur est bon : il a revu son travail, pour en faire un essai de 130 pages, intitulé La Chute de l’empire occidental. Et c’est cet essai qui vient de paraître chez Synthèse, dans la collection « Idées ».

MICHEL VIAL ET MOI, nous nous étions croisés au cours de notre jeunesse militante. Le Liban, où nous avons l’un et l’autre crapahuté (pas tout à fait pendant la même période de 1976), nous a plus récemment rapprochés, grâce à la constitution de l’Association des anciens volontaires français du Liban. En bref une connivence politique née dans les années 1970, et concrétisée… 40 ans plus tard. 

Les études déclinistes ne sont jamais youp la boum, et le titre même de l’ouvrage de Michel Vial n’appelle pas à l’optimisme : La Chute de l’empire occidental. L’auteur en est conscient. « Faut-il pour autant baisser les bras ? Certainement pas… » nous dit-il. « La défense de notre identité, et de notre liberté, est un éternel combat. » Comme l’écrivait Jacques Bainville : « Tout a toujours très mal marché. » Il faut en être conscient et penser dans le temps long. 

Pourquoi parle-t-il d’« empire occidental » ? Ce n’est pas l’empire romain ou ottoman ou soviétique. Ce n’est même pas l’empire français d’avant-guerre. Cet empire qu’il voit chuter, Michel Vial le définit comme un ensemble spatial sans vraie unité politique, mais un ensemble homogène sur le plan historique, culturel, scientifique, technique, financier. Et j’ajouterai religieux, même si cette dimension s’est fortement affaiblie, par étapes successives, depuis deux siècles. Cet empire, rappelle Michel Vial dans un entretien publié par la revue Synthèse nationale, « s’est imposé au monde il y a environ cinq siècles et s’est considérablement affaibli depuis un demi-siècle ». 

On pourrait discuter du tournant de l’affaiblissement. Il y a un demi-siècle ? Ne faut-il pas remonter plus tôt, à la Première Guerre mondiale ? Elle a fauché les jeunesses française, anglaise, allemande, russe, italienne, serbe, autrichienne et hongroise (près de 10 millions de soldats, essentiellement des jeunes hommes), puis le communisme à l’Est, avec ses famines gigantesques, sa régression économique et le paradoxe de son messianisme agressif, a fait le reste. 

La déchristianisation est souvent négligée 

Mais l’essentiel n’est pas là. « Plus que nos ennemis clairement déclarés, j’ai voulu dénoncer les traîtres à notre nation et à notre civilisation » dit Vial dans l’entretien précité. Ces maux et ces ennemis s’appellent l’intégrisme écologique, la déchristianisation, l’islam, l’immigration, le « vivre-ensemble », le terrorisme, mais aussi la lâcheté de nos dirigeants, les manipulations médiatiques, et les effets pervers de l’Europe telle qu’elle a été conçue. 

Dans ce type d’analyse, la déchristianisation est trop souvent négligée, soit parce que l’étude émane d’adeptes du paganisme ou de théories de ce genre, qui considèrent que le christianisme est en lui-même un ferment de décadence, soit parce qu’ils font remonter la chute ou la décadence à une époque très récente, et qu’ils savent que la déchristianisation a commencé avec la révolution française, ce qui n’entre pas dans leur schéma. Michel Vial définit davantage la déchristianisation par la montée d’un athéisme intolérant que par l’éclipse religieuse actuelle. Il note que malgré le recul de la pratique, notre culture demeurait d’inspiration chrétienne, et ceci grosso modo jusqu’à la fin des années 1960. 

Ces derniers temps la laïcité a pris une tournure antichrétienne, renouant et approfondissant des pratiques atténuées, voire disparues depuis les inventaires, tandis que l’islam est simultanément privilégié, au nom du « vivre-ensemble », ou en raison de la peur qu’il suscite, des violences qu’il peut générer, et donc en fin de compte de la lâcheté de nos dirigeants. Tout se tient. 

Dans le même ordre d’idées, le préambule de la constitution européenne de 2005 ne fait pas référence aux racines chrétiennes des nations européennes. Et ce sont aujourd’hui les pays européens non déchristianisés qui sont l’objet de l’hostilité du reste de l’Europe. 

Dans un contexte de montée de l’islam et d’immigration croissante, la déchristanisation programmée permet à la pierre dure d’éroder la pierre friable. D’autant que, note encore Vial, l’Eglise a abandonné toute idée de prosélytisme, tournant le dos à 2 000 ans de prêches, de conversions, de missions. Pourtant, « croyants ou non, nous sommes tous tributaires de notre passé chrétien », conclut-il. 

En guise de raison d’espérer, il ne nous offre guère que l’idée « raspailienne » (si on peut se permettre ce néologisme), consistant à « enfourcher nos montures et défendre [la cause] dans une dernière charge héroïque, sabre au clair ». C’est un peu court. 

L’ouvrage est donc une bonne « synthèse nationale », complète, sur les maux et les enjeux essentiels, mais il est muet sur les formes du sursaut, de la renaissance, de la contre-offensive. On attend en conséquence le tome II, qui pourrait s’intituler De la reconquête, par exemple. 

La Chute de l’empire occidental, par Michel Vial, Synthèse éditions, coll. « Idées », 2020, 130 p., 18 euros (+ 5 euros de port).

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samedi, 15 août 2020

Suite au drame de Beyrouth, retour sur la Guerre de 1976...

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Nous avons posé quelques questions à Emmanuel Albach concernant son engagement au Liban et nous le remercions pour ses réponses riches d'enseignements !
 
Vous êtes parmi les deux premiers volontaires Français à partir pour le Liban, quelles ont été vos motivations ?
 
La honte de voir la France abandonner encore un peuple ami auprès duquel notre honneur était engagé depuis mille ans, probablement, a été le déclencheur. Mon camarade Philippe, et moi, qui militions depuis déjà trois ans au Groupe Action Jeunesse - et pour ma part au Mouvement Jeune Révolution (NDLR SN : mouvements solidaristes des années 1960-1970) avant - nous sommes retrouvés un matin de début décembre à une terrasse de café, près de notre fac. Il avait acheté Paris-Match. S’y étalaient, en doubles pages intérieures, des photos des grands hôtels où des poignées de combattants chrétiens luttaient contre des hordes de « palestino-progressistes ».
 
Nous avons dit ensemble : « Et la France les laisse tomber ! Et le serment de Saint Louis est bafoué, sur la terre des croisades ! ». L’évidence nous est apparue. Je crois que j’ai dit : « L’histoire ne doit pas pouvoir écrire qu’aucun Français n’est venu combattre avec eux. Il faut y aller. » Et Philippe a dit : « Chiche ? On part ? Je vais cet après-midi au bureau de la MEA, à l’Opéra. » « J’ai simplement dit : oui, vas-y ! ». J’ai pensé : « Si moi, je n’y vais pas, avec la conscience que j’ai du devoir qui nous incombe, qui ira ? ».
 
Nous avons trouvé un Libanais à la fac, un chrétien d’Achrafieh, dont le cousin était dans les Phalanges. Il nous a fait une lettre de recommandation et nous a communiqué le numéro de téléphone de son cousin. Nous avons pris nos billets, tarif étudiant, pour le 4 janvier 1976, lendemain de mon anniversaire, afin que je sois majeur et libre de voyager.
 
Nous n’avions pas le sentiment d’être des héros, ça, vraiment pas, mai juste de faire notre devoir, comme nos ancêtres avaient toujours su le faire.
 
Racontez nous vos séjours.
 
Holà ! Je pourrais vous en écrire des centaines de pages. Je vais essayé de résumer…
 
Nous étions hébergés dans un collège protestant, pensionnat déserté par ses élèves, le « Good Sheperd College » accroché à flanc de la colline d’Achrafieh, face au sud de la ville, dont les Phalanges avaient fait une caserne. Ses bâtiments, qui dataient des années 20, ont été détruits par l’artillerie syrienne en 1987. Pendant deux jours, Philippe et moi avons été soumis à interrogatoire sur interrogatoire. Ils avaient du mal à y croire. Et puis des infos ont dû leur venir de Paris, et ils ont compris finalement à qui ils avaient à faire. Le troisième jour nous avons été présentés à Pierre Gemayel, vieux monsieur magnifique d’allure, à la vois très grave, qui nous a chaleureusement serré la main. Dans la foulée, dans les sous-sols de la maison des Kataëb, nous avons rencontré son fils, Bachir Gemayel, le chef des combattants phalangistes de Beyrouth, qui a fondu en larmes quand nous lui avons certifié que nous étions prêts à mourir avec eux, pour eux. Il nous a dit, tandis que coulaient sur son visage des larmes qu’il ne cherchait pas à cacher : « La France, c’est tant pour nous. C’est notre mère. Elle nous a laissé tomber, mais vous, ses fils, vous êtes là ! Merci. Merci. »
 
Le sous-sol de notre caserne, lui, regorgeait alors d’armes témoins des luttes passées, de 1860, 1920, 1958 : un vrai musée des combats menés pour leur survie par les chrétiens du Liban. C’était très émouvant. Au fond d’un couloir sombre, se trouvait l’armurerie de 1976. Là nous choisissions l’arme -le fusil d’assaut- que nous voulions pour notre mission du jour – ou de la nuit. Nous avons ainsi pu tester -longuement et en situation réelle - tout le matériel disponible ces années-là : Kalach (russe, allemand de l’est,…), Slavia, FAL belge ou sud-africain, M-16 (provenance du Sud-Vietnam), ou des engins plus lourds et meurtriers, et pas toujours jeunes, comme des mitrailleuses légères PKM, des MG-42 (avec les bandes de cartouches autour du cou, vous voyez le cliché, je suppose…) ou des engins impossibles comme le Mau-Mau chinois avec son gros chargeur camembert. Une fois j’ai même eu une Thompson, calibre 45, pour quelques heures (idiot !).
 
Notre groupe - nous avons rarement été plus de huit en même temps - était lesté aussi de quelques LAW (ou « bazooka kleenex », américain), ou d’un RPG et trois roquettes, et nous gonflions nos poches de grenades russes quadrillées (défensives). Très vite chacun s’est fixé sur une arme. Moi, j’ai trouvé un kalach de mon année de naissance, fabriqué en Allemagne de l’est. Bien entendu, une image de la Vierge était collée sur la crosse. Je n’ai jamais porté de casque ou de gilet pare-balles. Nous partions avec deux cents cartouches chacun, plus nos trois chargeurs de 30 cartouches, scotchés tête-bêche, garnis partiellement de traçantes pour les combats de nuit (c’est très efficace à cinquante ou cent mètres de distance, dans la pénombre des rues, j’ai ainsi fait quelques cartons bien venus).
 
La population nous aimait comme des frères, comme leurs enfants. Nous étions sans cesse invités à déjeuner ou dîner chez des gens d’Achrafieh, chaleureux et si reconnaissants de notre présence. On nous donnait une petite solde, l’équivalent de deux cents euros d’aujourd’hui, qui nous permettait d’aller de temps à autre boire une bière dans un bistro de la place Sassine. Nous étions toujours guidés -au moins pendant les premières heures de combat- par un gars de la caserne. Souvent deux ou trois gamins libanais se joignaient à nous. Les combattants kataêb étaient des étudiants, des lycéeens parfois, des gamins de milieux modestes autant que de familles plus aisées. Comme nous étions en général de service la nuit, pour des positions défendant le premier bassin du port de Beyrouth, ou dans le centre-ville, ou à Achrafieh sur la « ligne verte », où il fallait faire du bruit comme si nous avions été nombreux, nous consommions beaucoup de munitions. Nous étions de retour vers huit heures du matin à la caserne, sauf que, la situation se tendant sérieusement à partir de la mi-mai, nous sommes parfois restés nuit et jour sur le front, avec presque rien à manger et contraints de boire l’eau d’une canalisation éclatée. Heureusement, côté munitions et matos, nous n’étions jamais oubliés !
 
Au combat, dans ces rues, ces escaliers d’immeubles inconnus, quand chaque fenêtre est une menace, la peur devient une sensation permanente que l’on finit par dominer. La mort est toujours là, soit en fin de journée dans le cadavre d’un combattant quinquagénaire troué de plusieurs balles, qui le matin même plaisantait avec nous en fumant sa cigarette, ou celui d’un jeune homme, étudiant en pharmacie, qu’un RPG reçu en plein corps a transformé en un amas de chairs fumantes, éclatées, atroces. Il y eut les cadavres d’ennemis abandonnés, pourrissants sous le soleil si chaud de cette année-là, mal brûlés, parfois démembrés, et cette odeur écoeurante, si pénétrante, d’un lambeau de cervelle écrasé par inadvertance et qui s’est imprégné dans la semelle d’un pataugas pour y pourrir… Il y a aussi le vacarme conjugué des armes automatiques, des obus, des explosions de toute sorte quand, le front s’étant soudain réchauffé, dans les rues du centre-ville soudain saturés de déchirements sonores, tous tirent ensemble d’un côté contre l’autre, que des canons bitubes de 23mm, avec leurs gros pointilleux lumineux, entrent dans la danse, avec leurs « bam-bam, bam-bam » assourdissants, et qu’on se demande quand l’un de ces obus, de ces RPG, finira par nous trouver… On serre les dents, et l’on tient sa place dans la barricade, et l’on essaye d’allumer l’ennemi qui tente une percée sous le couvert de cette préparation cacophonique…
 
Comment cet engagement est il perçu en France à ce moment là ?
 
Nos camarades du GAJ n’ont pas apprécié notre décision. La propagande gauchiste avait son effet : se battre avec les chrétiens du Liban, c’était devenu rejoindre Israël qui, dans nos milieux, n’avait pas souvent bonne presse. Nous, nous partions en croisade et sauver l’honneur de la France. Le reste, nous nous en fichions. Mais quand nous sommes revenus en février, une longue trêve s’étant installée, l’humeur avait changé. Nos camarades avaient compris et les volontaires ne manquaient plus. Côté gauche et majorité fausse droite, nous étions simplement des fascistes, quand ils nous citaient. Plus couramment, nous n’existions pas.
 
Quels liens gardez-vous avec le Liban ?
 
Au retour du Liban, j’ai fait les Langues O’ en arabe littéral (j’ai étudié le coran trois ans !), arabe de presse et de radio (j’ai travaillé quatre ans pour An Nahar) et arabe oriental (parler syro-libano-palestinien). J’ai à Paris, collaboré à Saout El Arz (la Voix du Cèdre, radio parisienne des FL), et j’ai vu Bachir quelques mois avant sa mort à Beyrouth. Quand les FL sont venues en exil en France, après 1990, je les ai aidées à se remettre en selle, en communication. De cœur, d’âme, sans cesse je me suis efforcé d’aider mes amis, mes camarades de combat. Je vais au Liban au moins deux fois par an. J’y ai vu ces dernières années tous les responsables des partis chrétiens, sauf bien sûr, le funeste Aoun. Notamment Samir Geagea qui m’honore de son amitié et aussi l’ancien président Amine Gemayel et son fils Samy Gemayel et des anciens responsables des commandos Kataëb, comme Samy Khoueiry, dont la sœur, une combattante incroyable, est partie vers Dieu fin juillet.
 
Vous êtes le président et un des fondateurs de l’Amicale des Anciens Volontaires Français au Liban, quel est le but de cette amicale ?
 
Entretenir et garder des liens très étroits avec les anciens combattants des milices chrétiennes, Kataëb et FL. Transmettre aux jeunes la flamme de cette amitié combattante, de ce goût de la lutte et de la liberté.
 
En 2014, au cours d’une émouvante et grande cérémonie, le secrétaire général du parti Kataëb, Samy Gemayel, a remis, à Bickfaya, au Liban, à douze d’entre nous la médaille du Combattant Kataëb « Pour fait de bravoure ». Je suis revenu avec une trentaine de médailles à transmettre, avec un certificat, aux camarades qui n’avaient pas pu faire le déplacement, et dont la bravoure était absolument incontestable. Je la leur ai remise, parfois ce sont leurs enfants qui en ont été les dépositaires. Ces médailles gagnées au combat valent mieux pour moi qu’une Légion d’Honneur distribuée par des politiciens. Nous en avons fait coller une sur une dalle de marbre noir, sur la tombe de notre camarade Stéphane Zannettacci, tué au combat à Tall El Zaatar le 19 juillet 1976 et enterré à Cargèse, en Corse, où nous étions une dizaine, en octobre dernier pour une belle cérémonie. Nous avons aussi un drapeau frappé de notre logo et qui est présent à toutes sortes d’événements ou commémorations, comme les funérailles de Roger Holeindre ou la réunion annuelle sur la tombe de Jean Bastien-Thiry…
 
Parlez nous de votre carrière après cette expérience, quels ont été vos engagements depuis ?
 
Je crois que j’ai répondu ci-dessus, au moins partiellement. J’ai été journaliste, puis consultant en communication (et chef d’entreprise). J’ai eu quatre enfants dont le sang me semble bien fort.
 
Un dernier mot ?
 
Préparez-vous au combat ! Beyrouth, bientôt, sera transplanté à Paris. J’espérais pouvoir consacrer mes jours restants à écrire sur des sujets plus légers, mais je ne suis plus très sûr d’avoir encore le temps d’écrire beaucoup. Je crois que le combat nous appelle encore. Et puis quoi ? Mourir au combat, pour un vrai Français, pour un gaulois, quelle meilleure fin, à tout âge, et quoi de plus exemplaire pour les générations futures ?
 
Bibliographie :
Emmanuel Albach, "Beyrouth 1976 Des Français aux côtés des Phalangistes." 2015, Les Bouquins de Synthèse nationale, 250 pages, 22 euros (+ 5 euros de port) - quelques exemplaires encore disponibles - cliquez ici

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mercredi, 12 août 2020

LISEZ LES BOUQUINS DE SYNTHÈSE NATIONALE

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lundi, 10 août 2020

Georges Feltin-Tracol répond à Réfléchir et Agir au sujet du livre "Réflexions pour un nouveau corporatisme"...

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Avec Réflexions pour un nouveau corporatisme, les éditions Synthèse nationale ont réuni sous la direction de Georges Feltin-Tracol sept rédacteurs qui s'intéressent à cette voie originale. Est-il raisonnable de proposer le corporatisme en 2020 ? Réponse avec le maître d'œuvre de l'ouvrage, bien connu de nos lecteurs.

Pourquoi réfléchir sur le corporatisme au XXIe siècle ?

C'est la funeste réforme des retraites qui est à l'origine de ce livre collectif. Les syndicats gauchistes (CGT et SUD) condamnent le projet macronien. Or, par-delà l'incantation obligée au Conseil national de la Résistance (CNR), ils oublient que le système de retraite par répartition est un acquis de la Révolution nationale. Suite à un article de Franck Buleux sur le corporatisme mise en ligne au début de l'année, Roland Hélie a jugé propice de relancer le débat.

Le corporatisme appartient-il aux essais de troisième voie ?

Oui, bien sûr ! D'ailleurs, le Dr Bernard Plouvier insiste sur la portée, politique et historique, de la troisième voie économique et sociale. L'éditeur Jean-Gilles Malliarakis donne son point de vue sur cette théorie non-conformiste. Quant au traditionaliste radical Daniel Cologne, il examine la fonction productrice sous l'angle novateur du tercérisme.

N'est-ce quand même pas trop réducteur ?

Pas du tout ! Depuis la fin de l'Ancien Régime, l'idée corporative se manifeste en Europe (mais aussi en Amérique latine) sous des formes théoriques ou institutionnelles diverses et variées. Aristide Leucate a raison d'y voir un dépassement nécessaire du syndicalisme et de la lutte stérile des classes sociales. Gabriele Adinolfi explique la novation corporatiste sous le fascisme. Pour ma part, je montre la multiplicité des expériences corporatistes portugaise, italienne, allemande et française au siècle dernier

Le corporatisme n'est-il pas passéiste et rétrograde ?

Il garde toujours sa pertinence. Ancien journaliste, bras droit de Giorgio Almirante et cofondateur de l'Institut d'études corporatistes au sein du MSI, Massimo Magliaro considère que le corporatisme, loin d'être nostalgique ou dépassé, est une doctrine bi-millénaire qui s'inscrit dans notre longue mémoire albo-européenne. Franck Buleux soutient des travailleurs enchâssés dans leur métier ou dans leur profession.

Le corporatisme aurait-il donc un avenir ?

Part intégrale de la dimension socio-économique de notre civilisation européenne, le corporatisme reste ce facteur crucial pour surmonter les impasses mortelles de l'individualisme libéral moderne, de l'étatisme bureaucratique et du collectivisme de la fourmilière.

Comment ?

Par l'abolition du salariat, la généralisation de l'intéressement aux bénéfices et à la direction des entreprises, le développement de la cogestion et de la participation, la constitution de nombreuses coopératives, etc. Le corporatisme s'oppose à la mondialisation son essence est localiste, écologique et décroissante. À l'heure d'Uber et des GAFAM, elle se révèle salutaire, conservatrice et… révolutionnaire.

Réfléchir&Agir N°65 Printemps 2020

Réflexions pour un nouveau corporatisme, ouvrage collectif réalisé sous la direction de Georges Feltin-Tracol, Synthèse éditions, collection "Idées", 180 pages, 20 euros (+5 euros de port).

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vendredi, 07 août 2020

LE CATALOGUE ÉTÉ 2020 DES BOUQUINS DE SYNTHÈSE NATIONALE...

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jeudi, 30 juillet 2020

Farid Smahi invité par Martial Bild sur TV Libertés

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mardi, 28 juillet 2020

Il a 50 ans, disparaissait Antonio de Olivera Salazar. Les Editions de Chiré viennent de publier deux ouvrages sur celui qui fit du Portugal une nation moderne

I-Moyenne-38796-comment-on-releve-un-etat.net.jpgFrancis Bergeron

Salazar, de la politique à l’histoire

Antonio de Oliveira Salazar (1889-1970) a dirigé le Portugal pendant plus de 35 ans, très exactement de 1932 à 1968.  Il a redressé son pays, manœuvré intelligemment pendant la seconde guerre mondiale pour le mettre à l’écart du conflit, et les Portugais lui en ont été gré. Il a géré une guerre coloniale particulièrement difficile car, dernier empire européen, le Portugal fut en butte à une coalition internationale hostile, regroupant les pays communistes, bien entendu, mais aussi une grande partie des pays occidentaux qui, ayant décolonisé, dans des conditions parfois pitoyables ou dramatiques, entendaient que ce pays en fasse autant.

Parce que Salazar avait clairement affiché sa foi catholique et parce que les principes de son « ordre nouveau » rejoignaient ceux du catholicisme social, il reste une très grande figure politique du XXe siècle.

Périodiquement les éditions de Chiré rééditent certains de ses ouvrages ou les études qui lui ont été consacrées par Jacques Ploncard d’Assac, ce dernier ayant été un collaborateur régulier de Chiré. Salazar et son œuvre se présente comme une plaquette de 48 pages reprenant des textes de Marcel de Corte, Pierre Gaxotte et Gustave Thibon. Quant au texte de Salazar, Comment on relève un Etat, il s’agit là de la réédition d’un ouvrage publié en 1936.

Tout ceci a bien évidemment un intérêt historique, et notre devoir de mémoire nécessite que l’on sache rappeler, arguments à l’appui, le destin hors normes de cet homme d’Etat, et les principes, invariants qui guidaient son action. Ces deux courts ouvrages ont donc leur utilité, comme a son utilité l’étude de Jean-Claude Rolinat, Salazar le regretté (Bouquins de Synthèse nationale).

Mais s’il s’agit de faire découvrir un « chef d’œuvre de politique réaliste qui saura nous être utile si nous devions un jour reconstruire un ordre nouveau », comme l’écrit le texte de présentation, alors il faut bien reconnaitre que le monde a tellement changé depuis Salazar que les recettes ne sont plus forcément adaptées. On ne relève pas un Etat comme Salazar a pu le faire il y aura bientôt un siècle.

Le rideau de fer de la pensée unique

Intéressons-nous donc aussi et d’abord aux figures d’un passé plus récent. Margareth Thatcher ou Ronald Reagan, insuffisamment étudiées dans notre famille de pensée, mériteraient d’être mieux connus. Les années 1980 furent les années Thatcher-Reagan : elles aboutirent à la chute du mur de Berlin, contre « le sens de l’Histoire ».

Intéressons-nous à la Pologne, à la Hongrie, et peut-être, sous certains angles, à la Russie, au Brésil ou à l’Inde. Il y a sans doute des figures plus utilisables comme modèles, et des recettes plus transposables, car il faut à présent faire tomber le mur de l’argent mondialisé, et bloquer le rideau de fer de la pensée unique qui s’abat sur le monde occidental.

Comment on relève un Etat, par Salazar, 2020, Editions de Chiré

Salazar et son œuvre, par Marcel de Corte, Pierre Gaxotte, Gustave Thibon, 2020, Editions de Chiré.

Site des Editions de Chiré cliquez ici

Lire aussi :

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dimanche, 26 juillet 2020

Il vient de sortir un nouveau livre sur les généraux français engagés dans la guerre de sécession américaine, Eric Vieux de Morzadec répond aux questions de Synthèse nationale

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Propos recueillis par Guirec Sèvres
 
Synthèse nationale : "Héros oubliés, les généraux français de l'armée confédérée." Pourquoi ce livre et pourquoi ce titre ? 
 
Eric Vieux de Morzadec : Comme dans mon précédent ouvrage, dédié aux Zouaves de Louisiane, je souhaitais sortir de l'ombre ces Français qui se sont illustrés lors de la guerre de Sécession, conflit majeur du XIXe siècle en Amérique du Nord. 
 
Lorsqu'Alain Sanders, le plus grand spécialiste français de cette période m'a suggèré d'écrire, il m'a incité à sortir des sentiers battus. 
 
Il se trouve que l'un de mes aïeux, Pierre-Gustave Toutant de Beauregard, Créole natif de Louisiane, fut l'un des principaux chefs militaires de l'armée du Sud. J'ai donc eu l'idée de rechercher si d'autres français ou créoles avaient porté les étoiles de général sous l'uniforme gris de la Confédération. Je n'ai pas été déçu. 13 généraux d'origine française ont  exercé de hautes responsabilités dans les rangs des "Gris". 
 
Non contents de parvenir au sommet de la hiérarchie, tous se sont montrés dignes des plus grands éloges, entraînant leurs rudes Texans, Louisianais ou Virginiens au combat, parfois jusqu'au sacrifice suprême. Ainsi en est-il du capitaine Girardey, dont le comportement au feu lui vaut, fait unique de toute la guerre, d'être nommé général au feu par le général Robert Lee en personne. Girardey sera tué au combat 4 jours plus tard. 
 
À l'instar de ce magnifique officier, vous découvrirez dans ce récit les aventures épiques de ces généraux français, dont le doyen, lieutenant de Napoléon 1er, s'était vu remettre la Légion d'honneur par l'Empereur lui-même sur le champ de bataille. 
 
Je souhaitais sortir de l'oubli ces véritables héros, qui plus est à un moment où l'ignorance crasse des agitateurs racialistes utilise la caricature longtemps entretenue par la doxa bien-pensante pour traîner dans la boue les Combattants confédérés (parmi lesquels plus de 70 000 Noirs). 
 
Rappelons simplement que les soldats de la Confédération combattirent contre l'invasion et le saccage de leurs villages et de leurs maisons, contre la barbarie des troupes Yankees et non pas pour défendre l'esclavage. 
 
Ces généraux français furent sans conteste des héros. Vous les suivrez pas à pas au long du livre. Vous les verrez se débattre avec les difficultés d'intégration. Vous les verrez, comme le prince Camille de Polignac, être victimes d'une méfiance teintée de xénophobie, avant d'être adulés par leurs hommes. Vous les verrez organiser, commander et mourir, versant leur sang pour une noble cause, celle de l'identité et de la liberté du Sud, de ce cher Dixieland. 
 
Pourquoi et comment une préface du regretté Roger Holeindre ? 
 
J'avais l'honneur d'être proche de Roger, que j'avais connu en 1972. Nous déjeunions régulièrement ensemble et évoquions notamment un pays qui nous était cher : le Cambodge. Roger et moi avions servi à 45 ans d'écart au même endroit et dans le même régiment. 
 
Lorsque je lui parlais de la guerre de Sécession, Roger, intarissable sur bien des sujets, m'avoua son ignorance du sujet. Je lui offris mon premier ouvrage, qui lui plut. 
 
Vieil ami d'Alain Sanders, Roger m'incita également à écrire et à faire connaître ces Combattants français héroïques. Ainsi sollicité, je ne pouvais que m'incliner avec bonheur. Je brûlais en effet d'écrire et de narrer les faits d'armes de ces authentiques héros.
 
Lorsque j'eus achevé l'écriture de mon livre, j'en remis une maquette à Roger. Je lui demandai par la même occasion de bien vouloir me faire l'honneur d'être le préfacier de ce modeste livre. Roger accepta immédiatement. 
 
Nous déjeunions ensemble à Garches le mercredi 29 janvier 2020. À la fin du repas, Roger, qui se sentait fatigué, me dit avant de m'embrasser : "Je te l'ai promis ! Je vais écrire ta préface !". Je ne devais jamais revoir mon ami en vie. Lorsque le lendemain matin je fus averti de son départ vers Dieu, j'allais, après le premier choc, consulter ma messagerie, dans laquelle je découvris la préface de Roger, que j'adressais aussitôt à Alain Sanders. 
 
Cette préface constitue donc le dernier écrit de cet homme d'exception, de ce grand Français qui jamais n'a renié sa parole. L'honneur pour moi est immense et je remercie Yaelle et Laetitia Holeindre, épouse et fille de Roger, de m'avoir autorisé à faire publier le dernier texte de ce héros qui ne sera jamais oublié.
 
Merci Cher Eric. Il ne vous reste plus maintenant qu'à rédiger un Cahier d'Histoire du nationalisme sur cette guerre hélas trop souvent falsifiée par les thuriféraires de la pensée dominante.
 
 
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"Héros oubliés, les généraux français de l'armée confédérée." Eric Vieux de Morzadec, Editions Fol'fer, 2020, 259 pages, 25 euros.

 

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mercredi, 15 juillet 2020

AVEZ-VOUS LU LE LIVRE "LA CHUTE DE L'EMPIRE OCCIDENTAL" DE MICHEL VIAL ?

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mardi, 14 juillet 2020

Un "Qui suis-je ?" consacré au navigateur malouin Jacques Cartier signé Rémi Tremblay

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Décidément, la collection "Qui suis-je ?" des éditions Pardès ne cesse pas de s'enrichir de nouveaux titres. Après le Drieu de Thierry Bouclier cliquez ici, voici un nouveau personnage disséqué cette fois par notre ami québécois Remi Tremblay, sans doute le mieux placé pour cela, puisqu'il s'agit du navigateur malouin Jacques Cartier.

Voici l'entretien qu'il a accordé à Renaud Demers du site EuroLibertés cliquez là.

Avril 1534, Jacques Cartier, Breton originaire de Saint-Malo mandaté par le Roi de France, part à la découverte de ce qui deviendra ultimement la Nouvelle-France, puis le Québec. Si la fondation de la Nouvelle-France est davantage attribuée à cet autre grand explorateur qu’est Samuel de Champlain, quelles sont les grandes contributions de Jacques Cartier ?

Sans Jacques Cartier, on peut aisément croire qu’il n’y aurait pas eu de Champlain, pas eu de Nouvelle-France, pas eu de Québec et que l’Amérique aurait été anglo-saxonne au nord, espagnole et portugaise au sud.

Rarement un homme seul a eu autant d’impact que Jacques Cartier dans l’histoire du monde. Ce n’est pas François 1er qui mandata Cartier pour entamer son long périple vers l’ouest, mais Cartier, qui ayant atteint l’âge de la retraite, exprima son souhait de partir vers l’ouest au souverain français qui lui donna son aval. Sans lui, on peut douter qu’il y aurait eu une volonté de la France de continuer les explorations partielles entreprises par Jean de Verrazano sur le littoral américain.

On doit donc la paternité de cette exploration à Cartier lui-même. Puis, il fut celui qui pénétra dans le fleuve Saint-Laurent, explorant l’intérieur du Canada, via cet immense cours d’eau. Après avoir voulu découvrir la fameuse route vers la Chine, il comprit que la véritable richesse de cette nouvelle lande était la terre en soi, sur laquelle il serait possible d’ériger une Neuve France, une colonie permanente. C’est dans cet état d’esprit qu’il hiverna deux fois sur les berges du Saint-Laurent, vainquant le rigoureux hiver qui se dressait contre la volonté des Européens.

On peut donc affirmer, comme Charles de Gaulle, qu’il fonda le Canada français par sa prise de possession.

N’y a-t-il pas aussi un sentiment de devoir, alors que les mouvements de justice sociale en tous genres à travers le monde tentent de détruire et de faire répudier ce qui reste des figures historiques phares aux populations nationales de souche, à revisiter les grands explorateurs européens ?

Nous vivons actuellement une époque où l’on tente de faire table rase du passé en invoquant une nouvelle morale qui doit être appliquée pour tous, y compris ceux décédés avant nous. Cette vision culpabilisatrice de notre passé entend réécrire l’histoire d’un point de vue anachronique en imposant une vision centrée sur le présent à des siècles d’histoire. C’est un pervertissement incroyable, digne des régimes totalitaires.

Mais, on invoque de bons sentiments pour le faire.

Il n’est jamais venu à l’idée des révisionnistes actuels, que même dans les régimes tyranniques, ce sont avec des bons sentiments que l’on muselle le peuple, et qu’on réécrit l’histoire.

Mon livre, qui se base sur les faits rapportés à l’époque de Jacques Cartier, serait passé inaperçu à une autre époque, tant je me cantonne aux faits dans cette courte présentation biographique du « Christophe Colomb français » pour réutiliser l’heureuse expression de François-René de Chateaubriand. Mais aujourd’hui la vision qui prévaut dans les médias de masse du moins est si loin de la réalité que mon ouvrage détonne. Par honnêteté, je ne prête aucune motivation génocidaire ou diabolique à Jacques Cartier, ce qui fait de mon livre une œuvre de réinformation.

À travers Jacques Cartier, c’est toute une époque qui est mise en lumière, celle où l’Européen a repoussé les limites du monde connu, à la recherche d’une certaine universalité. L’époque des grandes explorations, c’est l’incarnation de l’esprit prométhéen, qui fit la grandeur de ce petit continent qu’est l’Europe.

Par ailleurs, l’histoire de l’aventure française en Amérique, dans son approche et ses liens tissés avec les populations locales, ne se distingue-t-elle pas de celle du reste du continent ?

L’épopée française diffère totalement de celle des Anglais en ce qui a trait à l’Amérique du Nord. Dès les débuts et ce avec Jacques Cartier, les Français se sont évertués à tisser des liens avec les Amérindiens qui étaient présents sur le territoire, comprenant que leur survie dépendait de cette bonne entente. Les preuves de ce respect et de cette amitié mutuelle sont légion et la majorité des Amérindiens restèrent alliés des Français jusqu’à la chute de l’Amérique française en 1760 et même après, si l’on se rappelle l’aventure du chef Pontiac. Le système colonial mis en place en Nouvelle-France favorisait ce genre de relation, car l’occupation du territoire par les Français était restreinte et l’économie se basait sur le commerce avec les Amérindiens.

Chez nos voisins du sud, l’occupation du territoire par les nouveaux colons, nettement plus nombreux que les colons français, requérait le départ des Amérindiens de leurs territoires. C’est donc la raison pour laquelle ils repoussèrent ces derniers et n’hésitèrent pas à s’imposer de force.

L’imaginaire des grands explorateurs est partagé à la fois par le Québec et par la France, mais cet imaginaire sombre de plus en plus dans l’oubli. Pouvez-vous brosser un portrait de ce que les lecteurs trouveront dans votre ouvrage afin de raviver l’épopée héroïque de Jacques Cartier en Amérique ?

Les lecteurs redécouvriront l’aventure de Jacques Cartier, sans fard. Je me suis basé sur son récit ainsi que sur les documents historiques de son époque pour transmettre une histoire factuelle. Le révisionnisme ambiant, qui n’épargne ni le Québec ni la France, tente d’imputer de sombres motifs aux explorateurs, motivations que ces derniers n’eurent jamais.

Ma biographie n’est pas une tentative de réhabilitation, ce dont n’a pas besoin Cartier, mais simplement une œuvre vraie et factuelle. Les nouveaux historiens s’abreuvent de sociologie marxiste et quittent la voie tracée par les faits pour ajouter des éléments anachroniques ou qui n’ont pour objet que de conforter leur grille idéologique. J’ai quant à moi réalisé un travail moins subjectif, en me cantonnant à ce qui était connu de Jacques Cartier.

Les lecteurs pourront donc revivre les balbutiements de cette Amérique qui fut un jour presque totalement française, grâce à des hommes de cœur et de courage comme Jacques Cartier, Samuel de Champlain et François Gravé du Pont et ces explorateurs postérieurs qui arpentèrent l’Amérique, dont les aventures firent rêver des générations de Français, à l’instar de feu Jean Raspail qui entreprit lui-même un long périple « en canot sur les chemins d’eau du roi ».

Jacques Cartier, Rémi Tremblay, « Qui suis-je ? », éditions Pardès, 2020, 110 pages 12 euros.

Rémi TREMBLAY, éditeur du Harfang, porte-parole de la Fédération des Québécois de souche, collaborateur à plusieurs journaux (Présent, Synthèse nationale, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a déjà publié le livre Les Acadiens : du Grand Dérangement au Grand Remplacement (Dualpha, 2015).

Il est aussi l'auteur de deux Cahiers d'Histoire du nationalisme, l'un (n°12 - cliquez ici) consacré à son compatriote Adrien Arcand et un autre (n°14 - cliquez là) à l'Anglais Oswald Mosley.

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