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mercredi, 10 juin 2020

Vous avez dit Black Lives Matter !

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Par Jarente de Senac

De Washington à Sydney, en passant par Montréal, Londres, Paris, Madrid et même... Tunis, ils sont des centaines de milliers à être descendus dans la rue la semaine dernière. Tout ce que la Terre compte de suprémacistes noirs, d’« indigénistes », d’immigrationnistes, d’anarchistes, de nervis d’extrême gauche, et autres idiots utiles prêts à s’excuser d’être Blancs par peur d’être taxés de racisme. Tous unis pour dénoncer officiellement, après la mort de George Floyd, les prétendues « violences policières » et « inégalités » raciales lors de manifestations qui ont souvent tourné au pillage et dont l’objectif réel n’est autre que de pousser toujours plus loin les Blancs dans la repentance.

Toute cette manipulation, partie des Etats-Unis, avait aussi – voire surtout – pour but de tenter de déstabiliser une fois de plus Donald Trump dont l’électorat est très stable au grand dam des démocrates américains qui n’ont jamais digéré son élection. Nous ne portons pas de jugement sur Trump qui par ailleurs a totalement déstabiliser l’ordre géopolitique mondial et dont il est notoire qu’il ne porte pas l’Europe dans son cœur. Mais il faudrait être bien naïf pour ne pas comprendre que ces manifestations anti-racistes aux USA sont le fait d’une vaste manipulation dont le mouvement Black Lives Matter et Democraty Alliance sont le bras armé.

Cette dernière a été fondée en 2005 par Rob Stein dont les activités multiples se sont manifestées en particulier en tant que chef de cabinet du bureau de l’administration Clinton/Gore de 1992 à 1993, cet institut promouvant les idées progressistes dans les domaines politiques et éthiques en soutenant de nombreuses associations, dont Black Lives Matter (BLM, trad. Les vies noires comptent), créée en 2013. Parmi les nombreux donateurs, on relève le nom de George Soros (ainsi que celui de son fils, Jonathan), milliardaire à l’origine de la création de l’Open Society Foundation promouvant les idées les plus libérales (politique, mœurs, droits des minorités, etc.) dans le cadre d’un monde sans frontières. Le Washington Times rapportait en janvier 2015 que George Soros a versé 33 millions de dollars à plusieurs groupes activistes noirs après le meurtre d’un membre de leur communauté par un policier blanc à Ferguson (Missouri). Comme le rapporte le Washington Times, que l’on ne peut taxer de complotisme et d’antisémitisme : « Les organisations parrainées par Soros ont aidé à mobiliser les protestations à Ferguson, en créant des coalitions de base sur le terrain, soutenues par une campagne nationale en ligne et dans les media sociaux.

#BlackLivesMatter — un hashtag qui a été développé après le meurtre de Trayvon Martin en Floride — a été créé par les féministes Kassandra Frederique et Opal Tometi. Kassandra Frederique est responsable politique à la Drug Policy Alliance, qui a été fondée par George Soros et qui reçoit 4 millions de dollars par an de sa fondation. Opal Tometi, qui a contribué à la promotion de Black Lives Matter sur les flux d’informations de la Drug Policy Alliance, dirige la Black Alliance for Just Immigration, un groupe auquel Soros a donné 100 000 dollars en 2011, selon la déclaration d’impôts de sa fondation.

L’une des organisations que Soros finance et qui a alimenté les manifestations à Ferguson est la Fondation Gamaliel (du nom du célèbre rabbin et maître du Talmud, Gamaliel l’Ancien, 1er siècle), un réseau d’organisations de terrain, interreligieuses et interraciales. Barack Obama a commencé sa carrière en tant qu’organisateur communautaire dans une filiale de Gamaliel à Chicago.

Par ailleurs, un autre des fils de Soros, Alex, est le généreux donateur d’une association promouvant la justice sociale, les droits pour la cause LGBT ou la lutte contre les discriminations raciales : Bend the Arc PAC. On relève dans la liste de ses donateur un certain Paul Egerman qui est aussi le trésorier de Democraty Alliance. De son côté la Fondation Ford, l’une des fondations privées les plus puissantes du monde, étroitement liée à Wall Street et à l’appareil d’État, a annoncé en 2016, quelques mois après la tuerie de Dallas et les grandes manifestations de juillet, l’octroi de 100 millions de dollars sur six ans à plusieurs associations du mouvement Black Lives Matter.

Dans son livre, La Guerre froide culturelle : la CIA et le monde des arts et lettres, l’historien britannique Frances Stonor Sanders relate que les Fondations Ford et Rockefeller sont « les instruments conscients de la politique américaine secrète, dont les directeurs et les responsables sont étroitement liés aux renseignements américains, voire en sont des membres ». Ce don de 100 millions de dollars démontre également qu’une section puissante de la classe dirigeante a conclu que les objectifs de Black Lives Matter correspondent à ceux de Wall Street et de Washington. Cette source de financement politique allait accélérer la montée de l’influence de Black Lives Matter et son intégration toujours plus étroite dans les réseaux du Parti démocrate et des grands media. Dans le contexte d’une confrontation entre Trump et l’État profond américain, Black Lives Matter est logiquement utilisé par l’oligarchie judéo-américaine pour déstabiliser Donald Trump, en mettant les Etats-Unis à feu et à sang.

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dimanche, 31 mai 2020

Le Tour de France... de la tristesse

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par Jarente de Senac

Donc, c’est sûr, on sera privé de Tour de France cet été ! De le reculer au mois de septembre n’a aucun sens. Ce sera la rentrée des classes et plus sûrement encore la découverte par de nombreux salariés que leur entreprise a mis la clé sous la porte.

Le taux de chômage va augmenter sérieusement, ce qu’on ne peut que craindre et déplorer. Le paysage social va s’en trouver bouleverser.  Aussi, aller baguenauder sur les routes pour suivre le Tour risque de relever de la gageure.

Si l’ASO (groupe Amaury) le maintient envers et contre tout, c’est uniquement pour des raisons financières. Pas question de se passer de la manne que leur versent les villes étapes suite à un judicieux et très légal racket. Sans compter sur les droits que paient les chaînes de télévision.

Pour ce qui est des spectateurs, seuls les vendeurs de merguez auront à déplorer la chute de leur chiffre d’affaires. Il faut donc s’attendre à un Tour pour le moins bizarre, en pleine reprise du travail… pour ceux qui en ont encore. Sachant que tout attroupement sera interdit. Car, à n’en pas douter, les chômeurs seront nombreux à regarder le tour à la téloche à défaut de tondre le gazon.

C’est donc bien un Tour triste qui nous attend. Va-t-on demander aux coureurs de porter  un masque ? et de se tenir à distance les uns des autres ? Pas de peloton ? Je gamberge, certes. Mais les coureurs déjà largement contrôlés auront à subir des tests de coromachin ! Et à quelle fréquence ? car le virus aussi fait son Tour de France. Galère assurée !

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mardi, 14 avril 2020

Nouvelles du front

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Jarente de Senac

Bonne nouvelle. Alors que la piste ouverte par le professeur Didier Raoult à Marseille n’est pas confirmée, des médecins généralistes du Nord de la France –Denis Gastaldi, Jean- Jacques Erbstein et Olivia Vansteenberghe – à la suite de nombreux échanges sur fessebouc -, ont  finis par se mettre d’accord sur un traitement qui a confirmé son efficacité à partir du moment où le patient  était en début de contamination et non pas en voie de réanimation.  Car ici on est dans la médecine de ville et non à l’hôpital. C’est en associant trois médicament autres que la chloroquine, à laquelle d’ailleurs ils n’ont pas accès, l’azythromycine, deux gélules d’Effizinc et du Singular qu’ils ont constaté une nette amélioration de l’état de leurs patients contaminés. Le docteur Denis Gastaldi, lui-même touché par le Coronomachin, s’est auto-prescrit le protocole qui l’a sorti d’affaire. Les trois conseils médicaux entourant Macron et qui ont flingué Didier Raoult, feraient bien d’écouter aussi les tâcherons de la médecine de ville.

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A ce stade ce n’est plus un scandale, c’est de l’irresponsabilité et on aimerait pouvoir désigner les coupables : l’Europe n’a plus la maîtrise de ses médicaments vu qu’elle a délocalisé une grande partie de son industrie pharmaceutique en Chine et en Inde. Il aura fallu la crise du covid-19 pour mettre en lumière notre grande fragilité en la matière. Le médicament c’est comme l’arme nucléaire, géostratégique. Et comme tel, cela relève des pouvoirs régaliens de l’Etat. Les responsables ce sont tout à la fois les gouvernants qui ont autorisé les industriels à délocaliser, et les industriels désireux d’enrichir leurs actionnaires au nom de ce capitalisme financier qui est en train de décimer la planète.

À l’Académie nationale de pharmacie de France, cela fait dix ans que l’on tire les sonnettes d’alarme pour alerter sur la perte de souveraineté engendrée par une dépendance excessive à la Chine et à l’Inde. Dans les années 1980, l’Europe conserve encore une industrie pharmaceutique puissante. Quelque 80 % des principes actifs sont produits chez nous, et 20 % à l’étranger. Trente ans plus tard, les chiffres sont inversés. « Le grand basculement a commencé dans les années 1990, puis s’est accéléré au début des années 2000, quand les entreprises ont décidé de délocaliser massivement pour des raisons de coût de main-d’œuvre et de règles environnementales. »

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Vive la crise s’écrie le patronat français ! La crise sanitaire a généré une crise économique et donc une crise sociale. L’Etat a ouvert les cordons de la bourse mais, s’époumone le Medef, faudra bien rembourser. L’Etat nous dit « pas d’augmentation des impôts », et le Medef en appelle à la reprise du travail. Geoffroy Roux de Bézieux a ainsi déclaré au « Figaro » qu’il « faudra bien se poser tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire ». La secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher acquiesce. Mais le problème n’est pas que dans les grosses entités industrielles et commerciales qui ont les moyens de tenir le coup. Il est au niveau  des PME/PMI qui constituent l’ossature vitale du pays avec quelque 8 millions d’artisans. Ce sont eux les plus fragiles, ceux qui risquent fort de déposer le bilan faute de trésorerie. Tous ces artisans qui disposent d’un savoir-faire unique et précieux, mais aussi tous ces bars, bistrots et restaurants qui constituent l’essence même de la vie sociale de la nation. Que dire également de nos agriculteurs qui nous nourrissent et qui, eux aussi, faute de trésorerie, mettront la clé sous la porte ! Enfin, il va bien falloir aussi repenser notre système de santé et arrêter de mettre à la tête des hôpitaux des comptables, de décourager les étudiants en médecine avec des quotas iniques. Ce que nous vivons aujourd’hui et ce qui remonte à la surface, c’est bien l’impuissance d’un pouvoir politique réduit à une gestion budgétaire de la nation. En un mot, l’Etat libéral. Ce sont les petits, médecins, infirmiers, aides-soignants, chauffeurs, caissières, paysans, pêcheurs qui donnent des leçons de vie à ces énarques bouffis qui peuplent ces ministères sans âme où ne règnent que les statistiques. Debout les damnés de la terre !

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dimanche, 22 mars 2020

Du bon usage d’un virus

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Jarente de Senac

Il semblerait bien que si cette pandémie se prolonge elle impacte fortement l’économie des nations et la nôtre en particulier. Nos économistes distingués se sont engouffrés dans la brèche pour nous prédire un monde à venir débarrassé des excès du libéralisme.

Il est bien évident que l’Occident s’est pris une grosse trouille quand il s’est aperçu que 90% des antibiotiques américains et 90% de la pénicilline française étaient fabriqués en Chine. Mais pas que, vu qu’un grand nombre de génériques sont aussi fabriqués en Inde (le paracétamol notamment). D’autres domaines stratégiques ou non sont en cause. A force d’avoir délocalisé, l’Occident a fait la richesse de l’Asie et de la Chine au point que ce sont aujourd’hui de sérieux concurrents.

Alors, ce virus, va-t-il être le vecteur d’un modèle économique qui va amener à relocaliser une grande partie de notre industrie et surtout redonner du travail à nos concitoyens. La mondialisation restera, qu’on le veuille ou non, une constante de l’économie - LVMH, Peugeot, Legrand, Schneider délocalisent mais exportent à tout va. D’autant que ce n’est un secret pour personne que la main d’œuvre européenne, si elle est chère – le prix à payer pour une bonne protection sociale – est aussi d’une grande qualité. On ne peut, sur ce sujet, prendre l’Amérique pour modèle.

Reste qu’au regard des expériences antérieures et notamment la crise de 2008, on a tout lieu de penser que nos piètres responsables politiques et nos cranes d’œuf de Bercy, ne tireront pas toutes les conclusions qui s’imposent. Va-t-on continuer d’enrichir la Chine et ses voisins ? Va-t-on continuer de ne voir en Vladimir Poutine que le digne successeur de l’URSS ? Va-t-on continuer de demeurer aveugle vis-à-vis d’une Amérique qui ne voit en nous qu’un concurrent voire un adversaire ?

Enfin, l’Europe a un gros problème à régler qui s’appelle l’Allemagne. Qui fait la pluie et le beau temps, de manière hégémonique, à Bruxelles comme à Strasbourg. Ce virus, mieux qu’un krach révèle nos vraies faiblesses.

Ci-joint le point de vue de l’économiste Jean-Marc Naulot

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dimanche, 23 février 2020

Faut-il supprimer le Salon de l’agriculture ?

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Par Jarente de Senac

 Faut-il le louer ou le maudire ce Salon de l’agriculture où chaque année nos braves paysans viennent s’immoler sur l’autel des urbains d’une capitale que le peuple déserte. Faut-il le maintenir pour voir la mascarade de nos politiques défiler à la queue leu leu afin de s’apitoyer sur un monde qu’ils ignorent et dont la souffrance leur saute à la gueule chaque matin à l’heure du croissant-beurre. Et voici des décennies que cette mascarade perdure, voici des décennies qu’on s’emploie à appauvrir nos agriculteurs et des décennies que des maires irresponsables implantent des supermarchés dans leurs communes pour en tirer de dérisoires bénéfices et assassiner nos paysans. Car le paradoxe est proprement indigne d’une nation d’essence agricole dont elle tire de nombreux bénéfices et le désarroi de ses acteurs. La France, qui comme le disait Maurras est faite de pêcheurs et de paysans, est en train de perdre les deux par le laxisme habituel du pouvoir. L’escroc en chef s’appelait Jacques Chirac, sa caricature Sarkozy, son bouffon François Hollande, son clone Emmanuel Macron.

Or, il se trouve que notre agriculture a autant d’importance que nos fores armées. C’est une arme de guerre. La désertification des campagnes est une honte. La priorité donnée aux réseaux de la grande distribution – mais ils financent nos politiques -, en est une autre. Et le manque de concertation à l’échelle européenne vient clore le scandale. Ici aussi, l’Europe, se tire une balle dans le pied !

Vous allez dire que j’exagère, que la grande distribution fait bouffer la grande majorité de la population qu’elle abreuve par ailleurs de saloperies chimiques. Le lait n’est plus le lait, il est débarrassé de ses qualités nutritives au profit d’une longue conservation, le poulet ne court plus  dans la basse-cour et on va chercher ailleurs des cochons que l’on produit pourtant fort bien chez nous. Et je ne m’aventure pas dans le domaine des plats préparés soi-disant pour soulager la ménagère.

Bref, le catalogue de l’arnaque dans le domaine alimentaire est effrayant car il touche tout le monde. Ce qui n’est pas le moindre des paradoxes au pays de la gastronomie. Sauf que le plus grand restaurant de France s’appelle MacDo.

Alors, ce Salon de l’agriculture n’est autre que le maintien d’une illusion, celle de nos splendeurs disparues, un monde où quelques braves paysans – pas si braves que ça au regard des satrapes de la Fnsea -, viennent s’exposer pour un courageux mais éphémère spectacle.

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lundi, 17 février 2020

Elections, piège a c…

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Par Jarente de Sénac

L’affaire Griveaux, sur laquelle tout le Landerneau politique s’apitoie est l’expression d’un rien. Y-a-t-il quelque chose de plus que rien ? interrogeait le grand philosophe allemand Martin Heidegger. Oui, il y a Griveaux qui est moins que rien. C’est l’ectoplasme Serge July qui a finalement bien résumé la situation : « Griveaux est un con ». Pour la bonne raison que quand on est un homme politique ambitieux, et à l’heure des réseaux sociaux, on ne s’adonne pas à ce genre de plaisanterie, quand bien même est-on très fier d’exhiber un sexe érectile afin d’appâter une dame.

Paris n’est pas orphelin pour autant puisque les responsables de la République en marche ont désigné Agnès Buzyn qui avait déjà refusé toute investiture. Et pour cause, la dame n’a jamais affronté un quelconque suffrage. On se demande bien ce qui l’a poussé à accepter le job. A un mois de l’échéance, elle court au bide total avec une macronie qui prend l’eau de toute part. Cédric Villani fait la gueule, car nolens volens, elle va lui piquer des voix.

On semble donc bien d’acheminer vers un duel Rachida Dati/Anne Hidalgo. Qui l’eut cru ? Certainement pas cet hurluberlu de Philippe Goujon.

Mais, il n’y a pas qu’à Paris que c’est la confusion la plus totale. En province on assiste aussi à des alliances de la carpe et du lapin. Les étiquettes valsent. En fait, la plupart des candidats nouent des alliances en vue de figurer sur la possible liste gagnante. C’est particulièrement vrai à droite où centristes de toujours et gaullistes antédiluviens quand ce n’est pas le Modem, passent des accords faisant fi des consignes de leurs états-majors. Quant à l’Union des droites souhaitée par Robert Ménard, elle reste pour l’instant marginale.

A gauche, seuls les Insoumis font chambre à part. Les autres tentent de s’acoquiner avec les Verts qui ont le vent en poupe mais qui, surtout, recueillent tous les déçus du socialisme. Enfin, nul ne sait comment vont voter, s’ils votent, ces Gilets jaunes qui transcendent à eux seuls tous les partis et qui sont le reflet de cette France fracturée. Une chose semble certaine, ces élections seront plus le reflet d’une « municipalité » que d’un test national. Si ce n’est de confirmer la volatilité des partis.

Ces élections, vont-elles nous révéler une nouvelle géographie politique ? Une chose est sûre (enfin presque), ces élections n’anticiperont en rien la prochaine présidentielle. Et dans le désert actuel, si l’on s’en tient à ce que nous disent les sondages, on file droit vers un duel Macron/Le Pen. Or, comme le dit très justement Natacha Polony, la patronne du seul hebdomadaire lisible de la place de Paris, Marianne, de Marine Le Pen, les Français n’en veulent pas.

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jeudi, 16 janvier 2020

Un certain Monsieur Poutine

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Par Jarente de Sénac

Vladimir Poutine, 67 ans, vient d’organiser son avenir qui ne passe pas par la case retraite. Quand on est l’homme qui a redonné à la sainte Russie toute sa fierté, suite à l’hécatombe de l’épisode soviétique, lâcher le pouvoir ne figure pas sur sa feuille de route. Or, la Constitution russe ne permet pas de se représenter plus d’une fois à la suite d’un premier mandat. L’épisode Dmitri Medvedev ne l’ayant pas convaincu – l’homme fut toutefois un docile prête-nom – Vladimir Poutine vient de l’obliger à démissionner avec tout son gouvernement. Il est remplacé par Mikhaïl Michoustine, 53 ans, l’actuel patron du fisc russe et parfait inconnu. Medvedev a été recasé dans un placard doré comme vice-président du Conseil de sécurité de la fédération de Russie. Exit Medvedev.

Dans la foulée, Vladimir Poutine propose une réforme de la Constitution dans laquelle le pouvoir sera éclaté dans les différents lieux de pouvoir que sont le Parlement, le Sénat, la Cour suprême et les Conseils informels que sont les Conseils de sécurité et le Conseil d’Etat. Le pouvoir ne sera plus concentré entre les mains d’un seul homme comme c’est le cas aujourd’hui.

Là où est le coup de génie de Vladimir Poutine est que pour permettre le bon fonctionnement de tous ces lieux de pouvoir et d’harmoniser en quelque sorte leurs actions, sera réactivé le Conseil d’Etat, un organe qui, jusque-là, n’avait aucun pouvoir réel. Et c’est de cet organisme que Vladimir Poutine prendrait la tête, ce qui revient, in fine, à conserver la main sur les rênes du pouvoir. Vladimir Poutine n’est pas Trump, il n’aura jamais un quelconque Sénat pour venir lui passer les c….

Et les Russes ne feront que plébisciter une nouvelle fois un homme qui, via Michoustine, vient d’annoncer des dépenses faramineuses dans le social. Il se dit que l’on pourrait assister à des législatives ou des présidentielles anticipées.

Et c’est ainsi que Poutine est grand !

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lundi, 02 décembre 2019

Le 5, tous dans la rue !

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Par Jarente de Senac

Si l’on part du principe que plus t’es petit, plus t’as une grande gueule, alors la manif du 5 décembre des syndicats répond de ce critère. Car voici belle lurette – et nul ne l’ignore – que les syndicats ne représentent plus grand-chose de ce monde des « travailleurs » si cher au grand Georges Marchais. Aujourd’hui leur pouvoir de nuisance s’exerce essentiellement dans l’administration, là où les fonctionnaires sont à l’abri du chômage. Je veux parler plus précisément des transports – SNCF, RATP – seuls susceptibles d’emmerder le maximum de travailleurs. Tel n’est pas le cas des hôpitaux évidemment dont le personnel se met en grève tout en travaillant. Un bel exemple d’abnégation qui ne risque pas de toucher le gréviste cégétiste de la SNCF. Là où l’on peut mesurer le degré de bêtise de ces syndicats, c’est leur incapacité à imaginer qu’un service gratuit des transports serait plus efficace et surtout plus populaire que la paralysie. Il faut bien dire, à leur décharge, qu’ils sont paralysés du cerveau.

Mais revenons au 5 décembre, où nos syndicats de nantis vont crier victoire, c’est que ce jour symbolique va en fait être l’expression du ras-le-bol de la France d’en bas contre la France d’en haut, celle des Gilets jaunes contre celle des bobos mondialisés du CAC 40, de ses troupes urbanisées, de ses patrons grassouillets et de tout son petit personnel parlementaire et quelques autres encore. Une sorte de rat des villes contre rat des champs. Car, dans cette histoire, les retraites ne sont qu’un prétexte vu que les populations concernées ne sont quasiment pas nées et que d’ici là, comme l’on dit, de l’eau aura coulé sous les ponts. Le 5, on sera donc en présence d’un pays dont la majorité des citoyens entend manifester contre la politique libérale menée par Macron et qui est en train de ruiner ceux-là même qui créent de la richesse au bénéfice de ceux qui en profitent et en tirent les bénéfices plus que grassement.

C’est donc plus une vision de notre avenir qui va animer tous ceux qui vont descendre dans la rue que nos tartignoles syndicalistes que l’Etat macronien – après bien d’autres d’ailleurs – va continuer de déplumer. Car, sur le fond, voici belle lurette que nos gouvernants ont fait tout et n’importe quoi avec ce fleuron des transports qu’était la SNCF. Dernière bêtise en date, d’avoir à obéir aux injonctions de Bruxelles nous obligeant à la privatiser en partie. Mais passons.

Donc, le 5 décembre, on a tout lieu d’espérer que ces Français qui font la France, descendront nombreux dans la rue pour manifester contre ceux qui nous exploitent sans rien donner en retour, ceux qui nous épuisent par leur irresponsabilité, ceux qui veulent éradiquer notre identité, nos modes de vie, nos coutumes au profit d’un monde standard mondialisé. De ce monde-là, on n’en veut pas.

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jeudi, 06 juin 2019

Ras-le-bol !

Jarente de Senac

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Franchement, j’en ai marre de ces commémorations qui sont autant de renvois à nos défaites pour ce qui concerne le XXe siècle évidemment. On devrait les remplacer par une Journée du soldat, c’est-à-dire de tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur des différentes boucheries bien souvent à cause de politiciens véreux comme le furent toutes ces figures séculaires de nos trois dernières républiques. Des Républiques d’escrocs au même titre que le République elle-même, toujours aux mains de la finance anonyme et vagabonde comme des lobbies divers et variés.

Ah ! 1914-1918. De cette guerre non seulement la France mais encore l’Europe entière ne se relèvera pas. A qui la faute ? Aux Anglais. Ces foutus rosbifs qui voulaient détruire la puissance allemande montante ont poussé ces stupides politiciens français, francs-macs pour la plupart, à déclarer la guerre à l’Allemagne. L’Angleterre  a laissé son empire, ce dont on se fout complètement, mais l’Europe a perdu son âme.

La Deuxième Guerre mondiale n’est que la conséquence de la première. Elle aura néanmoins pour conséquence majeure, la main mise américaine sur l’Europe occidentale et notre sortie de l’histoire. Nos autres guerres, Indochine et Algérie, ne sont que les conséquences collatérales de 1939-1945.

Aussi, de voir fanfaronner tous ces guignols, qui pour la plupart d’ailleurs n’étaient pas nés, relève bien d’un cirque républicain en mal d’identité. Cerise sur le gâteau, les jeunes générations regardent cela non sans stupéfaction, Mai 68 relevant à leurs yeux de la préhistoire.

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mercredi, 29 mai 2019

France. De qui, de quoi parle-t-on ?

Jarente de Senac

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On le savait, mais on en a désormais la confirmation, le paysage politique français, bien dévasté, se résume à un face à face entre la République en marche (LREM) et le Rassemblent national (RN). La gauche, qui n’était déjà pas bien vaillante, devient ectoplasmique. Les seuls bénéficiaires, si l’on peut employer ce terme, ce sont les Verts. Mais leur voix reste faible. Car ce qui vaut eux européennes ne s’est jamais appliqué aux législatives comme aux municipales.

A droite on assiste à la fin d’une imposture qui de RPR en UMP pour finir Républicains, n’avaient de droite que le nom. Avec Chirac, l’ex-parti dit gaulliste était devenu une simple machine électorale, un truc à fournir des élus. On n’a d’ailleurs jamais vu la clique du claque gaulliste transcendée par une idée. C’était plutôt un conglomérat de libéraux dont la notion a fluctué au gré des circonstances jusqu’à venir échouer sur l’ultra libéralisme d’un Emmanuel Macron. Que cette droite-là disparaisse, on n’ira franchement pas chialer.

Mais que la droite soit désormais incarnée par le Rassemblement national n’est pas satisfaisant pour autant. En dehors de l’immigration et d’un vague euroscepticisme, on en voit mal les lignes de force. Il n’a échappé à personne que cette confrontation Marine Le Pen – Emmanuel Macron ne bénéficiait qu’à ce dernier. Cet ultra libéral a phagocyté tout le centre, de droite à gauche, et on voit mal, a priori, ce qui pourrait lui faire obstacle.
Sauf le peuple, même.

Car ce qui est tout de même nouveau – enfin pas tout à fait – c’est que nous sommes face à une France fracturée, non entre riches et pauvres, mais entre une France de nantis qui jouit des bienfaits de la mondialisation et une France laborieuse dirons-nous, encore majoritaire électoralement, où nichent les classes moyennes qui demeurent le vrai moteur de la croissance et n’en bénéficient guère. Une France populaire d’un côté et enfin une France d’immigrés où l’on trouve un panel racial des plus variés, qui n’ont que peu à voir avec notre culture et notre civilisation, et qui survivent comme un kyste sur une richesse nationale à laquelle de près ou de loin – voire de très loin -, ils participent.

A défaut de venir des partis qui ne représentent plus rien aux yeux des Français, c’est du peuple - façon Gilets jaunes -  que pourrait venir l’explosion du couvercle de la marmite sociale. Il n’y a plus de filtre désormais entre le pouvoir et la rue. Emmanuel Macron marche sur un champ de mines, ça peut péter à tout instant pour des raisons qui nous échappent encore. Car de très nombreux secteurs industriels et agricoles sont au bord de la rupture. Et le jour où certaines catégories de canuts n’auront plus rien à perdre, elles descendront dans la rue.

Voici maintenant une bonne décennie que des intellectuels anticonformistes, c’est-à-dire débarrassés des scories socialisantes, tirent la sonnette d’alarme. Et, tous ceux qui crient au fascisme oublient qu’il s’incarne dans un homme. Où est donc cet homme providentiel et futur Castro ? Nulle part. L’horizon est vide.

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lundi, 29 avril 2019

L’urgence climatique

Par Jarente de Senac

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L’urgence climatique est à double détente : nationale et mondiale. Nationale en ce qui concerne les pays industrialisés incités à se montrer moins gourmands en énergie, notamment fossile ; internationale dans la mesure où il est difficile de discipliner des pays qui veulent accélérer leur développement, comme la Chine et l’Inde. Sans exclure les Etats-Unis qui, en bon insulaire trumpien, se foutent carrément des problèmes inhérents au climat et qui entendent bien demeurer le  leader mondial d’une économie qui nous voue au suicide.

En matière de climat, nous l’avons déjà dit et répété, la terre subit une nouvelle phase climatique contre laquelle on ne peut rien, si ce n’est s’en accommoder en s’adaptant. Mais il est un autre aspect d’une nécessaire politique écologique, celle qui consiste pour l’homme à lever le pied sur la destruction de son environnement et de ses écosystèmes. Cela nécessite comme l’ a bien énoncé, à ma grande surprise, Nicolas Hulot, de changer notre modèle économique et donc nos modes de production. Pour les raisons de notre remise en cause du système libéral, je vous renvoie à l’incontournable ouvrage d’Alain de Benoist (Contre le libéralisme, Rocher) qui en détaille clairement les motifs.

Paris a vu se réunir pendant une semaine des chercheurs de 50 pays différents sous l’égide de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité. Un gros rapport doit voir le jour, plus qu’inquiétant, sur la destruction par l’homme d’une large part de sa faune et de sa flore (de 500 000 à 1 million d’espèces) de son environnement naturel. Ce que d’aucuns ont traduit par le passage de l’holocène à l’anthropocène, à savoir d’une époque où l’homme vivait en harmonie avec la nature à celui où la main de l’homme agit sur elle. Pour la détruire comme le constatent les chercheurs. Cela signifie que l’homme est purement et simplement en train de se suicider à l’heure même où son  génie lui a fait atteindre un degré inégalé dans les sciences et la compréhension de son monde.

Et l’unique responsable de ce désastre, c’est notre système économique, le libéralisme, qui est en train de tout détruire au nom du seul profit financier. On appelait cela le Veau d’Or, hier encore. Ou bien, ce qu’avait illustré en son temps l’écrivain Robert Louis Stevenson dans son roman L’Etrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde. On peut y voir également une excellente illustration du populaire héros allemand, Faust, apparu au XVIe siècle, actualisé par Goethe et qui vend son âme au diable afin de percevoir les secrets de l’univers.

N’en sommes-nous pas là aujourd’hui !  Sauf que cette urgence environnementale se heurte aux égoïsmes nationaux et à l’absence d’hommes capables de porter cette exigence au premier rang de nos préoccupation.

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vendredi, 19 avril 2019

Notre-Dame du repentir

Par Jarente de Senac

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Ce doit être cette époque vide de sens qui veut cela. Dans une France largement déchristianisée la folie qui entoure Notre-Dame pourrait s’interpréter comme une sorte de repentance métaphysique. Comme si l’oubli des dieux pesait sur ce monde livré au Veau d’Or, à savoir la marchandise.  Cette ferveur soudaine est peut-être aussi la résurgence nostalgique d’un inconscient collectif, celui d’un temps où les baptêmes, les mariages et les enterrements avaient lieu à l’église.

Dans le même temps, à Strasbourg, la Pythie Jean-Marie Le Pen prononçait son discours d’adieu au Parlement européen dont il ne gardera « qu’un sentiment d’inutilité ». Face à l’aveuglement de l’institution à l’égard de l’immigration, Jean-Marie Le Pen leur a balancé : « Députés, aveugles, sourds et muets, la postérité vous maudira ». Il a malheureusement raison et les foules à venir qui visiteront Paris et sa cathédrale n’auront que peu à voir avec le symbole qu’elle représente.

A l’heure où les Gilets jaunes réclament plus de justice sociale, il y a comme une indécence à voir nos abonnés du CAC40 dégainer leurs millions d’euros gagnés à la sueur du front des Gilets jaunes pour que l’on restaure Notre-Dame. Près du milliard en deux jours seulement. Serait-ce le prix de la mauvaise conscience ou le retour sur investissement ?

Demain, la cathédrale et ses 14 millions de visiteurs sera sur pied pour la plus grande satisfaction d’un évêché qui doit confondre les touristes avec les croyants.

Les seuls vrais bénéficiaires de cette manne, ce sont nos artisans qui font vivre un patrimoine unique au monde par sa qualité et sa diversité. Malheureusement, ces merveilleux métiers attirent de moins en moins les jeunes. Parce que l’Education nationale ne fait plus son boulot depuis des lustres et que les jeunes préfèrent cette débile téléréalité qui fait de vous une vedette en trois coups de cuillère à pot.

Triste époque ! 

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