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dimanche, 22 mars 2020

Du bon usage d’un virus

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Jarente de Senac

Il semblerait bien que si cette pandémie se prolonge elle impacte fortement l’économie des nations et la nôtre en particulier. Nos économistes distingués se sont engouffrés dans la brèche pour nous prédire un monde à venir débarrassé des excès du libéralisme.

Il est bien évident que l’Occident s’est pris une grosse trouille quand il s’est aperçu que 90% des antibiotiques américains et 90% de la pénicilline française étaient fabriqués en Chine. Mais pas que, vu qu’un grand nombre de génériques sont aussi fabriqués en Inde (le paracétamol notamment). D’autres domaines stratégiques ou non sont en cause. A force d’avoir délocalisé, l’Occident a fait la richesse de l’Asie et de la Chine au point que ce sont aujourd’hui de sérieux concurrents.

Alors, ce virus, va-t-il être le vecteur d’un modèle économique qui va amener à relocaliser une grande partie de notre industrie et surtout redonner du travail à nos concitoyens. La mondialisation restera, qu’on le veuille ou non, une constante de l’économie - LVMH, Peugeot, Legrand, Schneider délocalisent mais exportent à tout va. D’autant que ce n’est un secret pour personne que la main d’œuvre européenne, si elle est chère – le prix à payer pour une bonne protection sociale – est aussi d’une grande qualité. On ne peut, sur ce sujet, prendre l’Amérique pour modèle.

Reste qu’au regard des expériences antérieures et notamment la crise de 2008, on a tout lieu de penser que nos piètres responsables politiques et nos cranes d’œuf de Bercy, ne tireront pas toutes les conclusions qui s’imposent. Va-t-on continuer d’enrichir la Chine et ses voisins ? Va-t-on continuer de ne voir en Vladimir Poutine que le digne successeur de l’URSS ? Va-t-on continuer de demeurer aveugle vis-à-vis d’une Amérique qui ne voit en nous qu’un concurrent voire un adversaire ?

Enfin, l’Europe a un gros problème à régler qui s’appelle l’Allemagne. Qui fait la pluie et le beau temps, de manière hégémonique, à Bruxelles comme à Strasbourg. Ce virus, mieux qu’un krach révèle nos vraies faiblesses.

Ci-joint le point de vue de l’économiste Jean-Marc Naulot

15:52 Publié dans Jarente de Senac | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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