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vendredi, 28 juillet 2017

Un entretien avec Jean-Claude Rolinat publié par EuroLibertés

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Source cliquez ici

Vous venez de publier un ouvrage consacré à la Hongrie… Pourquoi qualifiez-vous ce pays de « sentinelle de l’Europe » ?

J’avais déjà publié aux éditions Dualpha un livre intitulé Frères d’Europe qui passait en revue toutes les curiosités politiques de notre continent si divers, avec l’esquisse d’une perspective politique pragmatique, réaliste, des institutions communautaires. C’est dire l’intérêt que je porte à l’avenir de nos patries : ni fédéralisme castrateur, ni souverainisme béat. Et la Hongrie est l’une de celles-ci, un pays à la longue mémoire, injustement traité par l’histoire, une terre matrice d’un peuple courageux : on l’a vu dans ses révoltes contre l’Autriche avant qu’il ne devienne un sage partenaire de l’Empire, face à la mainmise du bolchevique Bela Kun, dans son engagement – risqué – sur le front de l’Est contre les Soviétiques, et par son héroïque résistance à l’occupation russe. Justement, l’année dernière, nous célébrions le 60e anniversaire de la révolte de Budapest qui, en 1956, fit l’admiration du monde libre.

Votre livre ne parle que de politique ?

Non, bien sûr. Si j’évoque évidemment sa longue histoire, l’évolution de son statut politique, l’Empire Austro-Hongrois, le « règne » du Régent, l’amiral Horthy, les Croix fléchées, Viktor Orban et son parti, la curieuse doctrine « pantouranienne » du Jobbik, la sanglante répression de l’héroïque soulèvement de 1956, l’aventure maléfique de Bela Kun, les problèmes des minorités magyares hors frontières – héritage du Traité de Trianon –, je n’en oublie pas moins que c’est un agréable pays à visiter, avec de magnifiques monuments, un folklore sympathique et coloré – ses « csikos », les cow-boys de la plaine –, de bonnes tables, des bières et du vin bien frais ! Budapest, comme le lac Balaton, est des cartes postales séduisantes, à visiter sans modération… À noter que notre éminent confrère Georges Feltin-Tracol a bien voulu m’honorer d’un chapitre justement consacré à la question un peu mythique du « pantouranisme » du Jobbik, sujet brièvement évoqué ci-dessus.

Cette collection « notre belle identité européenne », est-elle appelée à s’enrichir ?

Je l’espère. Il y a dans les terres de nos pères tant et tant de merveilles artistiques, touristiques, tant et tant de légendes et d’actes héroïques à vulgariser du Cap Nord à Gibraltar, de Brest à l’Oural, qu’une vie n’y suffirait pas. La France mise à part, je pense à des États comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne ou l’Italie qui constituent le cœur de notre civilisation occidentale au sens noble du terme, sans oublier l’Allemagne ou le Royaume-Uni bien sûr. Des amis spécialistes de ces questions pourraient contribuer à les faire mieux connaître pour, au fil des ans, construire une collection qui serait une sorte « d’arsenal historico-politico-touristique », si vous me passez cette expression un peu « barbare », destiné à lutter contre la désinformation qui gangrène nos chères petites têtes, de moins en moins blondes d’ailleurs, et pas seulement elles…

La Hongrie sentinelle de l’Europe, 190 pages, 20 euros, Les bouquins de Synthèse nationale. Pour commander ce livre, cliquez ici 

*Chaque jeudi matin à 8 h 30 sur la web Radio Libertés, Jean-Claude Rolinat répond aux questions d’Arnaud Menu dans le cadre de son émission « Et pourtant elle tourne. »

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mercredi, 29 juin 2016

Parution prochaine de l'intégralité des articles de Pierre Drieu la Rochelle

Nombre d'amis de Synthèse nationale ont reçu ces jours-ci par la Poste une offre de souscription pour un projet éditorial ambitieux : l’intégrale des articles de Pierre Drieu la Rochelle en six volumes chronologiques totalisant plus de 3000 pages. Face aux nombreuses communications reçues à ce sujet par la rédaction, nous retranscrivons l'échange internet qu'ont eu, ce matin, Roland Hélie et Lionel Bosserelle, du Comptoir des éditeurs, au sujet de cette publication dont l'annonce fait beaucoup de bruit dans le Landerneau nationaliste.

Roland Hélie : Il s’agit d’une souscription ?

Lionel Bosserelle : Oui. Les travaux de relecture et de maquette ne sont pas finalisés, certains articles parus dans la presse argentine ou allemande dont les versions originales n’existent plus sont en cours de retraduction vers le français et il nous reste même encore à nous procurer quelques textes… Nous avons donc prévu la parution pour le mois de septembre.

On pourra acheter cette imposante série à la Xe Journée nationale et identitaire de Synthèse nationale à Rungis le 3 octobre ?

Oui, je m'y rendrai avec grand plaisir, comme l'année dernière, mais ce serait dommage pour vos lecteurs d’attendre la rentrée puisque les cent premiers souscripteurs recevront un exemplaire numéroté du tirage de tête et parce que le prix de la série à parution sera de 180 € (plus 15 € de port pour ceux qui ne seront pas à Rungis) alors que, jusqu'au 10 juillet, la série coûte seulement 150 € port compris…

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Dites-nous en plus sur les textes que vous éditez dans ces 6 volumes…

La plupart des livres de Drieu sont des recueils d’articles ou de nouvelles parus préalablement dans la presse.  Les romans eux-mêmes ont en majorité bénéficié d’une publication en feuilleton dans des périodiques avant de paraître en librairie. Mais les recueils ne reprennent pas tous les articles et même ceux qu'ils contiennent sont parfois tronqués ! La méthode choisie (ordre chronologique des parutions dans la presse) était donc le meilleur moyen d’essayer de publier tout Drieu… Il manque L’homme couvert de femmes, Le feu follet, une partie des poèmes des premiers volumes, et deux ou trois autres petites choses, mais tout ça se trouve très facilement, en collections de poche très souvent. À côté de ça, on a des centaines de pages qu’on ne trouve nulle part ailleurs que dans la presse de l’entre-deux-guerres et donc, dès le mois de septembre, dans cette série Drieu en kiosque

N’est-ce pas un peu dommage de ne pas avoir rajouté ces quelques textes qui ont paru directement en recueil ? Vous auriez pu annoncer la publication des Œuvres complètes de Drieu la Rochelle…

Voilà bien une remarque d’éditeur, mon cher Roland ! Mais des Œuvres complètes, ça comprend aussi les correspondances, les inédits, de nombreuses notes sur les corrections apportées au premier jet des manuscrits, etc. Il faut disposer des archives de l’auteur. Seules les éditions Gallimard pourraient entreprendre un tel travail…

Mais justement, Gallimard a bloqué la réédition des textes de Drieu pendant des années !

Oui, ils ont eu les droits exclusifs de tous les textes jusqu’au 1er janvier de cette année, date à laquelle l’œuvre de Drieu est tombée dans le domaine public. Et effectivement, à part la publication sensationnelle du Journal de Drieu en 1992, aucun des recueils politiques n’a reparu. Il y a bien eu des rééditions pirates soi-disant éditées en Roumanie, quelques volumes publiés par Jean-Gilles Malliarakis avant que l’harmonisation européenne ne fasse passer la durée des droits d’auteur à 70 ans et qu’il a continué à vendre après (Notes pour comprendre le siècle, notamment) et la publication des derniers éditoriaux pour Révolution nationale aux éditions de l’Homme libre, mais je me demande vraiment comment ils ont pu obtenir l’autorisation… Un recueil d’articles également, qui a paru en 2010 chez Krisis, mais il y a beaucoup de textes du Figaro, la série de reportages de Marianne, et très peu de textes politiques, finalement, en dépit du titre choisi (Textes politiques)… La parution du volume de la Pléiade il y a deux ans était bien décevante aussi : rien d'un peu inédit ni surtout rien de polémique…

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Vous annoncez d’autres parutions dans cette collection «En kiosque »…

Oui. Brasillach, essentiel mais beaucoup plus facile à réaliser que Drieu parce qu’il a écrit dans beaucoup moins de publications différentes; Jean Fontenoy parce que j’avais publié ses romans il y a seize ans et que son fils m’avait fait un procès, soucieux de faire disparaître la mémoire de son père de l’espace médiatique; Ramon Fernandez, camarade de Drieu au PPF, dont on ne connaît plus du tout aujourd’hui les textes politiques… et d’autres encore dont je ne peux pas parler pour le moment.

Où peut-on trouver des précisions sur cette édition et les modalités de souscription ?

Ceux qui n’ont pas reçu la brochure par la poste pourront la télécharger et imprimer le bon de souscription sur comptoirdesediteurs.com. Mais attention : la souscription prend fin le 10 juillet…

Je suis sûr que les nombreux bibliophiles que compte notre lectorat sauront saisir cette opportunité !

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lundi, 14 mars 2016

Sortie chez Dualpha du livre de Rémi Tremblay consacré aux Acadiens...

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« Le premier génocide moderne, bien avant les Vendéens… »

Entretien avec Rémi Tremblay, auteur du livre Les Acadiens : du Grand Dérangement au Grand Remplacement, éditions Dualpha, préface de Jean-Claude Rolinat.

Pourriez-vous revenir sur le Grand Dérangement, événement clé de l’histoire acadienne ?

Le Grand Dérangement est effectivement un moment crucial de l’histoire des Acadiens. Ce peuple, qui est français de langue, de foi, de culture et de race vit sur une terre passée sous contrôle britannique en 1713. Coincée entre les colonies américaines britanniques et la Nouvelle-France, elle représente un territoire géopolitique capital pour les deux puissances en conflit à l’époque. Les Acadiens, peuple n’ayant aucun objectif de puissance, se cantonnent dans une position de neutralité qui finalement ne fait ni l’affaire des Français, ni des Anglais. Ces derniers, jugeant la politique de neutralité acadienne suspecte et considérant ces Catholiques francophones comme une menace potentielle décident alors de se débarrasser des Acadiens en tant que peuple. Commence alors le Grand Dérangement, soit la déportation des Acadiens vers d’autres colonies ou vers l’Europe. En les dispersant aux quatre vents, la couronne britannique espère qu’ils s’assimileront aux colons anglais des autres colonies et disparaitront donc en tant que peuple. Cet épisode représente le premier génocide moderne, bien avant les Vendéens, et comme dans le cas de ces derniers, il est aujourd’hui peu connu, même chez les Canadiens français.

Quelles sont aujourd’hui les perspectives d’avenir des Acadiens ?

Les Acadiens, malheureusement, risquent de disparaître s’ils ne changent pas leur fusil d’épaule. La disparition d’un peuple n’est pas que théorique en Amérique. Les Cajuns et les Canadiens français du Manitoba ont disparu au fil des dernières décennies, s’assimilant à la masse anglo-saxonne qui compose la grande majorité du continent. Un destin pareil attend les Acadiens si rien n’est fait.

Je m’explique. De un, les Acadiens comme la plupart des autres peuples occidentaux font face à une décroissance due à un taux de natalité excessivement bas, qui peut être mis en lien avec l’abandon de la religion. En parallèle, une immigration massive vient faire diminuer son importance relative. Ça, c’est vrai pour tous les peuples occidentaux, seulement, chez les Acadiens, ceux-ci sont déjà minoritaires sur leur propres terres ancestrales. Alors non seulement ils tendent à devenir une minorité parmi tant d’autres dans la grande mosaïque canadienne, mais leur statut de minorité est de plus en plus fragilisé par l’arrivée d’immigrants. Il faut aussi ajouter que l’assimilation des Acadiens aux Anglo-Saxons n’est pas un phénomène aussi marginal qu’on le pense. Bien qu’il s’effectue lentement, il est impossible de nier ce problème majeur pour la survivance acadienne.

Comment expliquez-vous la méconnaissance actuelle des Acadiens ?

L’Acadie représente un petit peuple numériquement parlant, surtout comparativement à son voisin le Québec, peuplé de millions de Canadiens français. Déjà, le Québec est peu connu en France, alors la petite Acadie l’est évidemment moins. Même au Québec, l’Acadie est peu connue et ce malgré le fait que nombre d’Acadiens vivent sur le territoire québécois. Est-ce du nombrilisme, du chauvinisme ? Dur à dire. Seulement, comme le disait Raoul Roy, chantre de la Francité, les peuples français (et non pas francophones), doivent resserrer les rangs et c’est dans cet esprit que j’ai voulu faire connaître le monde acadien à nos cousins français.

Les médias modernes ont tendance à vouloir susciter la sympathie pour des causes aussi lointaines de nous que possible et ce alors qu’une partie de notre peuple risque de s’éteindre lentement dans le silence assourdissant du reste de la Francité.

Les Acadiens : du Grand Dérangement au Grand Remplacement de Rémi Tremblay, Préface de Jean-Claude Rolinat, éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 158 pages, 23 euros, cliquez ici

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jeudi, 04 février 2016

Remplacer les immigrés par des expatriés

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Le problème de l'immigration, et l'islamisation qui en découle, ne pourra véritablement être réglé que lorsque des solutions seront mises en place pour fixer les populations migrantes sur leurs sols d'origines. Mais certains affirment que les pays développés ont toujours eu besoin de faire venir de la main d'oeuvre étrangère pour réaliser les travaux refusés par les locaux. C'est en partie, en partie seulement, vrai. Alors, dans ces cas précis, pourquoi ne pas changer le statut de ces "travailleurs immigrés" en leur donnant celui de "travailleurs expatriés". La nuance a son importance. C'est ce à quoi François de Chassey s'attache à démontrer dans un petit opuscule qu'il a publié l'an passé et qui mérite d'être lu. 

Les propositions développées dans cette plaquette concernent évidemment que la petite partie des immigrés réguliers qui vient en France que dans l'unique but de travailler.

Pour se procurer cette brochure cliquez ici

Un entretien avec François de Chassey publié dans le magazine québécois Le Harfang cliquez là  de l'été 2015 :

11960061_663509047118864_7428535144002585544_n.pngPrésident et fondateur de l'Association Saint-Jacques, une organisation venant en aide aux pays défavorisés du Vietnam, François de Chassey vient de publier un livre choc aux Éditions des Cimes, « Les politiques doivent sauver la France » livre que nous abordons dans notre chronique Lectures dissidentes. L’Occident fonce droit dans le mur avec des politiques démographiques suicidaires et les politiciens doivent agir avant qu’il ne soit trop tard. Aider les autres, certainement! M. de Chassey y voue sa vie! Mais être plus forts ici pour mieux les aider là-bas est son motto.

Afin de clarifier certains points de son livre, M. de Chassey a accepté de répondre à nos questions.

Le Harfang - Après 50 ans d'inaction, croyez-vous réellement que les politiciens adopteront certaines des mesures que vous proposez ?

François de Chassey – Pour l'instant je ne crois rien ! D'autant plus qu'on aurait pu croire les politiciens de la fausse droite en France sur la bonne voie (voir les déclarations, dans le florilège récapitulatif, des années 1990-91-92). Ils ont été au pouvoir depuis ces années et n'ont strictement rien fait. Apriori on peut supposer qu'ils feront de même (c'est-à-dire rien) s'ils reviennent au pouvoir, peu importe les déclarations qu'ils font ou qu'ils feront (en vue de la présidentielle en France début 2017).

Quel est l'objectif de votre ouvrage ? S'adresse-t-il aux politiciens ou à vos concitoyens ?

Aux deux catégories, en espérant qu'il y ait une interaction pour qu'il y ait une stimulation réciproque ! Le titre est volontairement un peu provocateur, mais en réalité il reste à l'état de voeu pieu. Ce qui est certain c'est que la solution ne peut passer que par les politiques (donc les politiciens) : j'ai donné un exemple avec la candidature extra-politicienne de Renaud Camus contre le Grand Remplacement qui a fait 0,05 %.

Les Français ont une option que nous n'avons pas, soit le vote FN. Malgré tout, le FN a été boudé durant des décennies malgré le fait qu'il ait été le seul parti à lutter contre l'immigration. Comment expliquezvous ce comportement français de bouder le seul parti ayant une plateforme crédible en matière d'immigration ?

C'est difficile de donner une courte réponse à cette question (et ce n'est pas le lieu pour l'allonger). Je vais donner un avis (avec des mots fabriqués, PUT & marx-merdia, qui ne sont pas forcément à reprendre !) : les Français sont matraqués par la PUT (pensée unique totalitaire) divulguée par les marx-merdia ; ils ont beaucoup de mal à émerger (il faut qu'ils soient matraqués par les coups, au sens réel, et les attentats en contrepartie bien que ce ne soit nullement mon souhait).

Le modèle que vous préconisez pour le futur est celui de notre programme de Travailleurs temporaires étrangers, un programme qui s'il n'a pas d'impact démographique, donne le beau jeu au capital qui peut profiter du cheap labour étranger plutôt que de payer une main d'oeuvre locale plus dispendieuse. Comment éviter un tel problème ?

Comment éviter ? Comme les Africains (je les cite parce que ce sont ceux, les Africains francophones, que je connais) : un contrat n'est accepté par les autorités que si la place ne peut pas être prise par un autochtone. Aussi, comme je l'ai écrit, l'expatrié reviendra un peu plus cher (je ne sais pas s'il y a un salaire minimum garanti au Canada) parce qu'il faudra ajouter le prix du voyage aller-retour.

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mardi, 02 février 2016

Un entretien avec Les Brigandes dans Synthèse nationale

Les Brigandes, un projet musical dissident

Propos recueillis par Thierry Bouzard, publiés dans le n°41 de la revue Synthèse nationale

Révélation musicale de l’année lors de leur premier concert à la 9e Journée de Synthèse nationale, les Brigandes sont un projet aussi original que remarquable. Quelques questions pour en savoir plus.

Votre projet musical est remarquable car il est collectif quasiment communautaire. En effet, vous n’êtes pas seulement des choristes, mais aussi un groupe de musiciens, et de techniciens audio et vidéo tous très pros. D’où vient ce concept collectif : efficacité musicale, choix de vie, réponse à l’individualisme du monde ?

Les Brigandes : Notre regroupement sous forme de collectif artistique est une réponse à l’individualisme. Nous voulons démontrer que la mise en commun de moyens matériels et intellectuels est une alternative pour l’avenir. L’individualisme est la forme principale de l’aliénation moderne car le système veut nous transformer en consommateur nomade isolé dont la règle de vie est de jouir sans entrave.

Il faut que les esprits conscients sortent de leur isolement pour s’organiser de manière clanique, quelle qu’en soit la forme, afin de récupérer de la force. Pour cela, il faut, il est vrai, renoncer à la fausse liberté débridée qui nous est imposée comme une religion laïque par le Grand-Orient. En fait, le leurre d’une liberté de conscience déconnectée de tout ordre est entretenu depuis la révolution, et hélas, la vraie droite est piégée par le mythe du penseur autonome, sans dieu ni maître, de type nietzschéen, fasciné par les productions de son intellect. Pour sortir de l’enfermement individualiste, il faut recréer des cadres sociaux nous permettant de redevenir collectivement maîtres de nos existences. Cela implique de renouer avec une solidarité opérationnelle, en dehors du système ou tout au moins en marge des circuits ordinaires. Philippe de Villiers a le mérite d’indiquer cette voie à travers son entreprise. Nous témoignons que le regroupement des forces est le début de la Force.

Nous sommes conscientes que ce message peut paraître utopique alors qu’il est prophétique. L’ordre mondial est un fait impérieux qu’il faut confronter et dépasser en se projetant dans le futur. Sans complexe, nous disons qu’il faut reformer des clans sous nos propres bannières. Que cela s’entende à la manière féodale ou autrement. L’individu ne peut rien accomplir de grand sans s’inscrire dans un ensemble. C’est notre message : il faut se mettre en faisceaux autour de principes et d’un axe de vie.

Le groupe des Brigandes est une expérience qui ne pourrait fonctionner sans l’idéal de renouer avec une vie fraternelle de type communautaire. Notre règle n’est pas de l’ordre de celle des Bénédictins, mais finalement elle est comparable dans l’esprit à une règle de chevalerie, d’où notre démarche combative. Ce n’est pas une idée de “gaucho-alterno”, mais une riposte à la face du système qui nous lave le cerveau depuis les bancs de l’école. Les gens ne réalisent pas à quel point l’Education nationale est un viol psychique de masse. Le problème crucial sera de recréer des écoles véritablement libres car la république totalitaire prétend être la propriétaire de nos enfants. Elle les veut corps et âme, par la propagande, la culture et jusqu’aux vaccins obligatoires qui contiennent paraît-il des composantes eugéniques. Le premier président et actionnaire de l’institut Pasteur n’était-il pas un certain baron dont le nom nous échappe ? Tout ce qui est obligatoire est suspect, et tout le devient, y compris la fausse charité.  

En tant que groupe, notre efficacité est fondée sur un choix de vie en rupture avec la société ordinaire. Nous sommes donc révolutionnaires et nous passons à l’acte.

Ce que le système craint le plus ce sont les minorités indépendantes qui ne sont pas solubles dans le mondialisme. C’est pourquoi il s’acharne sur les groupes dissidents qu’ils soient religieux et politiques. Toutefois, il ne pourra pas tout contrôler, et il faut optimiser la faible marge d’action qui demeure. Car l’avenir qui se profile est une tyrannie absolue. Donc, que vivent les nouveaux clans de France pour que la France continue à vivre !  

Voilà un an vous aviez sorti une chanson, Quenelle à Dieudo, puis vous l’avez retirée de votre site. C’est d’ailleurs la seule sans chorégraphie. Pourquoi l’avoir enlevée de votre répertoire ?

Nous avons retiré la chanson Quenelle à Dieudo dans une logique d’encourager tout ce qui pouvait apporter une contestation du système. Nous avions critiqué les prises de position pro-islam de Dieudonné qui, comme Soral, est quand même tributaire des musulmans de son auditoire. Dans cette parodie d’une chanson des sixties, nous disions que la quenelle hallal ne passait pas. Alors, les insultes grossières contre nous ont commencé à pleuvoir depuis le site Quenelle Plus.

Il y a d’autres chansons sans chorégraphie comme Pauvre France, une parodie de la chanson de Trenet, dans laquelle nous rejetons les intrus au désert.

Pour certaines parodies, nous utilisions la voix d’un ami chanteur que l’on peut écouter dans Tu verras Taubira et dans Comment on fait, une diatribe contre la République. Là, la farce est à son comble.

On trouve maintenant des vidéos sous-titrées en anglais, en espagnol, en russe et en allemand… Une initiative du Comité pour élargir l’audience du projet avec bientôt des enregistrements dans directement dans ces langues ?

Il y a effectivement une demande pour enregistrer dans d’autres langues, grâce à des auditeurs étrangers qui nous proposent des traductions rimées de nos chansons, surtout en anglais. Une audience favorable est apparue aux Etats-Unis où l’on apprécie notre esprit et la french touch, et les Anglais semblent goûter le son Brigandes. En Russie, on aime nos sous-titrages mais nous ne sommes pas prêtes à chanter en russe, quoique Roxane se soit mise à l’étude en vue d’aller saluer le camarade Vladimir un de ces jours. Il est réjouissant de rassembler un petit auditoire de fans depuis la Sibérie jusqu’au Texas. Est-ce une internationale nationaliste qui émerge ? C’est le miracle de la musique, même si on nous reproche de ne pas être dans l’action pure et dure. A ce sujet, pour les nostalgiques du combat de rue, Roger Holeindre s’est érigé contre ceux qui rêvent d’en découdre contre l’armée avec des fusils à plomb. Les Brigandes sont dans l’action culturelle et c’est une action directe.

Vous avez choisi de faire des chansons à thèse qui atteignent les 6 mn et parfois 7 mn, destinées à un public déjà averti, Or une bonne action de propagande agit sur le grand public, n’envisagez-vous pas des chansons plus “accessibles” ?

Il est vrai que nos thèmes touchent un public averti. Il n’est pas trop difficile de composer des chansons populaires bien de chez nous, compréhensibles au premier degré, et d’ailleurs la plupart de nos compositions sont accessibles, mais le problème est de les rendre publiques. Une célèbre émission de télévision nous a sollicité, mais c’était inévitablement pour une exécution médiatique. Nous avons répondu : « toda arba vé chalom » ce qui comme les nationalistes ne le savent pas obligatoirement signifie « salut et merci beaucoup ».

Donc comment diffuser un message vers les masses ? Des penseurs éminents de la Droite s’y sont cassé les dents. Il faut au moins s’appeler Philippe de Villiers pour toucher une large audience, mais nos thèmes sont trop radicaux pour notre sympathique vendéen qui dit ce qu’il a vu, sauf ce qu’il a oublié de dire. Si quelqu’un a la solution pour accroitre notre audience avec le genre qui caractérise les Brigandes, qu’il nous contacte et nous lui offrons un poste d’impresario, bénévole cela s’entend.

(...)

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 Le concert des Brigandes lors de la 9e Journée de Synthèse nationale le 11 octobre 2015 cliquez ici

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samedi, 23 janvier 2016

Rencontre avec Pierre Cassen, Président de Riposte laïque

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Publié dans le n°41 de Synthèse nationale cliquez ici

Propos recueillis par Guirec Sèvres

Après Carl Lang, Hervé Van Laethem et Jean-Marie Le Pen dans nos précédentes livraisons, nous donnons la parole aujourd'hui à Pierre Cassen. Venu de l'extrême gauche, il est, depuis quelques années, aux côtés des nationalistes et des identitaires à la pointe du combat contre l'islamisation de la France. Son parcours n'était pas tracé d'avance. Ses motivations sont peut être différentes des nôtres. Elles peuvent surprendre mais, qu'importe, l'essentiel, c'est de se retrouver coude à coude. Il s'explique...

Pierre Cassen, vous êtes issus d’une famille politique bien éloignée de la nôtre, pour ne pas dire carrément opposée, et, depuis quelques années on vous retrouve aux côtés des nationalistes et des identitaires dans le combat commun contre l’islamisation de la France et de l’Europe. Pouvez-vous nous expliquer comment vous en êtes arrivé là ?

PC : Dans tous les engagements, il y a les priorités de la période. Je ne faisais pas partie d’une famille militante, mais j’ai rapidement ressenti une fibre sociale chez moi. Je me suis rapidement reconnu dans la défense du salariat, sachant que, apprenti typographe à 14 ans, j’ai vendu ma force de travail, comme disent les marxistes, à 17 ans. J’ai trouvé naturellement ma place dans le camp de la gauche et du syndicalisme, à la CGT et au Syndicat du Livre. J’ai milité un an au PCF, cinq années à la LCR, et je n’ai plus eu d’engagement politique. J’étais délégué syndical CGT-Livre à La Tribune et je menais le combat, à l’intérieur de la CGT, contre la main-mise du PCF, dont j’ai rapidement perçu l’aspect totalitaire, dans ses pratiques syndicales. Intuitivement, je ne supportais pas deux types de totalitarisme, ce que j’appelais, dans mon jargon de l’époque, les dictatures d’extrême droite et le stalinisme. Autrement dit, ni Jaruzelski, ni Pinochet.

Je crois que sur le fond, je n’ai jamais toléré l’islam, même sans connaître ce dogme comme à présent. La vision de Khomeiny en 1979, de ses voilées et barbus dans des manifestations syndicales, le 1er mai (que faisaient-ils là ?), les images qu’on voyait de Téhéran, l’affaire Rushdie m’ont rapidement convaincu que cette religion représentait un réel danger. En 1989, je n’ai pas supporté l’affaire du voile de Creil imposé par trois écolières de 13 ans, et encore moins l’attitude capitularde de la gauche. Mais j’étais alors délégué syndical, et c’était mon engagement prioritaire.

Ce qui m’a fait basculer était en 2003, au salon de l’UOIF, au Bourget, quand plus de 10.000 musulmans, séparés par sexes, majoritairement barbus et voilées, ont sifflé plus de 10 minutes Sarkozy, qui, après leur avoir concédé le Conseil Français du Culte Musulman, se permettait de rappeler que la loi était la même pour tous, et qu’une femme devait retirer son voile pour une photo d’identité. Par cette bronca, qui ne visait pas l’homme de droite, mais la France laïque, ces musulmans montraient clairement leur refus de nos codes et de nos lois, et leur intention de refuser notre modèle de société. J’ai essayé de convaincre mes amis de gauche de rentrer dans ce combat. J’ai alors découvert l’ampleur de la connivence entre mon camp d’origine et l’islam, la culpabilité, la repentance, l’incapacité de nombre de militants de gauche de s’engager contre les disciples de « la religion des pauvres ».

Petit à petit, j’ai alors compris que le combat social n’était plus prioritaire, mais qu’il fallait se regrouper pour défendre le pays, nos valeurs patriotiques, nos libertés, notre laïcité, notre conception du rapport égalitaire hommes-femmes, notre liberté de conscience. A quoi bon continuer à se battre pour la retraite à 60 ans ou pour le plein emploi, si notre environnement quotidien est pollué par le cancer islamique, si nous devons subir des voiles, des mosquées, des boucheries halal, et ne plus entendre parler Français ? D’où la création de Riposte Laïque, en 2007, qui nous a valu immédiatement l’excommunication du camp de gauche, qui nous interdit toute invitation, tout débat, et nous qualifie systématiquement de racistes et d’extrême droite. Nous en avons eu vite marre de cet isolement, et avons accepté toutes les invitations. Je suis venu au Local de Serge Ayoub avec Pascal Hilout, apostat de l’islam. Tout s’est bien passé. Mais bien sûr le plus spectaculaire furent notre apéro saucisson pinard et les Assises internationales contre l’islamisation de nos pays, organisés en 2010 de concert avec le Bloc Identitaire, ce qui nous valut les foudres du politiquement correct.

A partir de là, nous étions faits pour nous rencontrer, sachant que l’essentiel est d’unir nos forces au service de la France. La question n’est pas de savoir d’où on vient, mais où on va.

Certains vous diront que l’islamisation n’est que la conséquence logique de l’immigration. Quelle est votre position et celle de votre mouvement par rapport à cela ?

Bien sûr, sans immigration, pas d’islamisation. L’islam, contrairement au communisme dans les années 1930 et 1950, ne progresse pas parce que des Français rejoignent ses organisations. Il ne se développe que parce que, depuis plus de quarante ans, nos gouvernants font rentrer en France un nombre incroyablement élevé de musulmans. Très souvent, dans vos rangs, un discours assez réducteur consiste à expliquer qu’il suffit d’arrêter l’immigration pour résoudre le problème de l’islam. Julien Rochedy, ancien responsable des jeunes du FN, disait même que, selon lui, que les immigrés soient musulmans ou bouddhistes ne changeait pas la donne. Or, s’il est évident que l’immigration, en période de chômage de masse, est un fléau, l’islam est, lui, un cancer qui ronge tous les rouages de notre société, avec la complicité de ceux que nous appelons les islamo-collabos. Dix millions d’Asiatiques, ce n’est pas la même chose que dix millions de musulmans. L’islam nécessite donc un combat différent, complémentaire à celui de la lutte contre l’immigration.

Souvent, dans les manifestations de Riposte laïque et de Résistance républicaine le terme « islamo-fascisme » est employé. Nous avons eu l’occasion, dans les pages de cette revue (cf. Synthèse nationale n°39), de faire part de notre réprobation par rapport à ce raccourci que nous estimons pour le moins facile. Pensez-vous que celui-ci soit vraiment d’actualité ?

C’est plutôt le mot fascisme islamique qui a été utilisé lors de notre première manifestation de rue, le 10 novembre 2012, réunissant 3000 personnes à Paris. J’ai en effet cru comprendre que dans vos rangs, cela dérangeait quelque peu. J’ai essayé, dans une entretien avec Jean-Yves Le Gallou, sur Polemia, de m’en expliquer. Le fascisme étant considéré comme le mal absolu, dans l’imaginaire des Français, nous essayons d’utiliser ce fait pour montrer que l’islam n’est en rien une religion d’amour de tolérance et de paix, comme on nous le martèle depuis des décennies, mais le pire des totalitarismes. Nous pensons que qualifier les plus radicaux d’entre eux de « fascistes islamistes » est médiatiquement payant, et montre encore davantage la vraie connivence entre la gauche politique, syndicale et associative, les médias, qui se prétendent anti-fascistes, et les barbares islamiques. Peut-être y a-t-il des mots à utiliser davantage dans certains milieux que dans d’autres, je veux bien le concéder. Il nous arrive, nous aussi, de ne pas apprécier les diatribes anti-laïques de quelques-uns de vos amis, qui parlent du mot « laïciste » pour nous définir. De même la notion de République ne paraît pas faire l’unanimité chez certains de vos lecteurs... A nous de savoir dépasser tout cela pour construire l’Union de tous les patriotes dont la France a tant besoin.

Il semblerait que, un peu partout en Europe, l’opposition à l’immigration-islamisation s’organise. Que ce soit avec Pégida en Allemagne, les nationalistes en Italie, en Grèce, au Portugal ou en Espagne, les identitaires du Vlaams belang en Flandre, d’autres en Grande Bretagne et en Europe du Nord, sans oublier le gouvernement hongrois bien sûr. Or en France, mis à part dans quelques villes particulièrement touchées comme Calais, cette opposition est encore plutôt discrète. Beaucoup, lors de la journée de Synthèse nationale du 11 octobre dernier ont exprimé leur volonté de voir s’organiser une manifestation d’ampleur nationale. Ce projet est-il réalisable ?

Il faut d’abord mesurer ce que signifie organiser une manifestation ou un rassemblement, dans notre pays la France, en 2015. Ce qui vient de se passer à Varennes-sur-Allier résume tout. On impose à cette paisible petite ville de 3000 habitants la présence de 200 clandestins musulmans, sans concertation. Sur un marché, deux lecteurs de Riposte Laïque distribuent un tract, très bien accueilli par la population. Dix minutes plus tard, trois gendarmes sont présents, qui leur imposent un contrôle d’identité. Devant la montée du mécontentement, la responsable départementale du FN, Claudine Lopez, aide les habitants de Varennes, et dépose un projet de rassemblement devant la mairie. Les intimidations commencent alors. Le préfet demande au procureur d’ouvrir une enquête sur ce tract « nauséeux » et peut-être « raciste ». La gauche locale, sous l’impulsion d’un trotskiste secrétaire de la FSU, organise une contre- manifestation. La direction du FN fait pression sur Claudine Lopez pour qu’elle retire sa demande de rassemblement, et se dissocie de Riposte Laïque, jugé trop islamophobe pour la bien-pensance qui sévit aussi dans les milieux patriotiques. Ecoeurée, la secrétaire annule le rassemblement, puis démissionne de ses responsabilités au FN. Résultat : alors que tout était réuni pour qu’une réaction de Français en colère se mette en place, nous avons eu, ce jour, deux cents apparatchiks syndicaux, associatifs et politiques, dont aucun n’était de Varenne, qui ont tenu la rue, disant bienvenue aux Migrants et glapissant que le fascisme ne passerait pas. Et les gens de Varennes étaient terrés chez eux.

Cet exemple ne doit pas nous décourager, mais nous aider à mieux comprendre le contexte hostile dans lequel nous évoluons. On nous dit que nous avons gagné la bataille de l’opinion. Je crois que cela est vrai, et c’est méritoire, face au rouleau compresseur politico-médiatique. Mais les gens ont peur, et le seul parti qui pourrait mobiliser massivement ne pense qu’aux élections. Le Siel, avec son président Karim Ouchikh, essaie, après avoir organisé un premier rassemblement devant l’ambassade d’Allemagne, d’impulser d’autres mobilisations, notamment en rendant hommage à Viktor Orban devant l’ambassade de Hongrie. C’est bien, espérons qu’on sera bientôt devant l’ambassade d’Arabie saoudite. Nous sommes en contact avec des militants de Pegida et Tommy Robinson, fondateur de l’English Defense League, qui souhaitent mettre en place une journée européenne de résistance à l’invasion migratoire et à l’islamisation de la France. Mais au vu de l’ampleur de l’offensive de nos adversaires, tout cela est bien peu, j’en suis conscient. Mais je ne vois pas ce qu’on peut faire de plus, me souvenant de ce rassemblement où nous avions invité Roland Hélie (cf Synthèse nationale n°40), place de la Bourse, suite à la première décapitation islamique sur le territoire français. Nous étions deux cents, c’était symbolique, mais si peu. La quadrature du cercle est la suivante : seules les forces patriotiques, classées par le système à l’extrême droite, sont capables de descendre dans la rue. Et leur classification fait peur aux Français, qui craignent, en descendant dans la rue, d’être classés dans ce camp. Si quelqu’un sait comment débloquer la situation...

Dernièrement, une malheureuse affaire au tribunal de Melun, a mis Riposte laïque et Résistance républicaine au devant de l’actualité. Pouvez-vous nous éclairer sur ce drame qui endeuille tout ceux qui sont opposés au Système ?

Maître Scipilliti a été le premier avocat de Riposte Laïque. Il avait offert bénévolement ses services à la cause. C’est l’exemple typique d’un homme broyé par le système judiciaire, comme il l’a expliqué dans son journal qu’il a fait parvenir à Christine Tasin et à moi, quelques minutes avant son geste fatal. Il y explique le double harcèlement dont il a été victime, d’abord par sa hiérarchie, qui multipliera procédures, brimades, sanctions et vexations à son encontre, puis de la part du fisc, qui lui imposera des redressements financiers

invraisemblables. Rappelons que ce bâtonnier venait de le condamner socialement et professionnellement à mort, en le suspendant trois années, à l’âge de 63 ans ! Joseph, notre ami, était le fruit de toute la méritocratie républicaine. Né en Italie, il avait franchi tous les échelons, devant professeur avant, à la quarantaine, d’épouser le métier d’avocat. Jusqu’au bout, il a été disponible pour conseiller amicalement les amis. Naturellement, la presse a surtout insisté sur son appartenance supposée à l’extrême droite pour mieux le salir, et minorer le contenu de son ultime « J’accuse ». Nous avons, Christine Tasin et moi, refusé de condamner son geste, considérant qu’il est la principale victime dans cette affaire. Il serait intéressant, par ailleurs, qu’une enquête s’ouvre pour qu’on en sache davantage sur ce bâtonnier, Henrique Vannier, dont nous nous réjouissons, naturellement, qu’il n’ait été que blessé. Nous avons rendu à Joseph l’hommage qu’il méritait en organisant une cérémonie de recueillement émouvante en l’Eglise Sainte Rita, symbole de la Résistance des Français qui se refusent à sa démolition programmée. Il faut savoir que le mairie de Paris veut y construire, à la place, des logements sociaux, qui, à mon avis, ne seront pas réservés aux travailleurs pauvres et aux retraités modestes qui ont cotisé toute leur vie...

Les projets de Riposte laïque dans les mois qui viennent ?

Comme je vous le disais tout-à-l’heure, nous allons essayer de monter au plus vite une initiative européenne, pour que, en même temps, dans nombre de pays, les patriotes puissent descendre dans la rue. J’espère vraiment que cela pourra se faire. Nous faisons également, avec Christine Tasin, un tour de France de nos militants, pour leur expliquer que la période a changé, et qu’il faut prendre des nouvelles dispositions, tout en restant dans un cadre légal, bien sûr, pour assurer sa sécurité et celle de son entourage. Nous répondons présents à toutes les sollicitations de conférences que les réseaux locaux nous demandent. Nous demeurons disponibles pour toute initiative rassembleuse qui fait progresser la construction de la résistance patriotique. Nous préparons au mieux nos procès, car manifestement, nous devons déranger de plus en plus en haut lieu. Quatre plaintes du ministre de l’Intérieur en personne, qui n’a pas apprécié le terme « islamo-collabo » que nous lui avons accolé, une plainte du maire de Paris, Anne Hidalgo, qui elle n’a pas aimé qu’on la représente léchant une babouche musulmane, au lendemain de sa commémoration du ramadan dans l’Hôtel de ville de la capitale, plus du menu frottin, Pierre Bergé, Jacques Méric, le chef des flics parisiens et quatre ou cinq autres plaintes. J’ai également cru comprendre, suite à deux interrogatoires de police, que, bien que n’exerçant plus aucune responsabilité officielle au sein de Riposte Laïque, on chercherait à prouver, en haut lieu, que je demeurerais le véritable chef du site. J’ignore si je dois être flatté ou inquiet...

S’ils ne veulent pas nous tuer financièrement, c’est bien imité.

Nous allons sortir notre quatorzième ouvrage, début janvier, et je devine d’avance que le titre choisi devrait en faire un beau succès... Nous en aurons bien besoin pour faire face à tout ce qui nous attend.

Entretien publié dans la n°41 de la revue Synthèse nationale. Vendu en ligne sur le site synthese-editions.com ou par correspondance à Synthèse nationale 116, rue de Charenton 75012 Paris (12 € + 3 € de port, chèque à l'ordre de Synthèse nationale).

Rappelons que Riposte laïque et Résistance républicaine organisent une grande réunion dimanche 7 février à Rungis :

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Plus d'infos cliquez ici

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mardi, 22 septembre 2015

Il faut mettre Merkel en prison pour trahison du peuple allemand

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Nous publions ici un entretien avec Mélanie Dittner, la dynamique porte-parole du combat pour l’identité européenne à Dusseldorf, réalisé par Riposte laïque cliquez ici.

Riposte Laïque : Les lecteurs de Riposte Laïque te connaissent depuis que tu es venue à Paris, lors d’une conférence de presse, suite aux attentats de Charlie Hebdo, le 18 janvier, et aux Assises sur la liberté d’expression, le 15 mars, près de Paris. Tu as également invité Pierre, Christine et Pascal à Dusseldorf, lors d’une manifestation organisée par DÜGIDA. Peux-tu nous dire ce que devient ce mouvement, qui a été capable de mettre dans la rue des dizaines de milliers d’Allemands refusant l’islamisation de leur pays ?

Melanie Dittmer : Ce que nous avons crié dans la rue a porté ses fruits : les manifestations des « Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident » (PEGIDA) dans différentes villes se sont bien établies dans la durée. Après la pause estivale, elles reprennent aussi à Dusseldorf. Aujourd’hui, 18 septembre 2015, nous recommençons après une courte absence. Tout autant à Dresde, là où les manifestants de l’Est agissent indépendamment de nous, ils ont réussi – de nouveau – à dépasser le chiffre symbolique de 10.000 participants. Les médias ne disent pas la vérité à ce sujet. Ils ont peur que ne nous installions encore un peu plus au cœur de la société. Cependant, c’est depuis longtemps que nous y sommes, en plein milieu. Ça s’est répandu comme une traîné de poudre. Il est impensable de négliger notre mouvement de contestation.

Riposte Laïque : Durant l’été, nous avons appris qu’en Allemagne, quelques manifestations contre la venue des migrants s’était déroulée, et que même Angela Merkel avait été conspuée. Elle a même dit que la place de ces manifestants était en prison….

Melanie Dittmer : Angela Merkel tergiverse et le peuple ne la prend plus trop au sérieux. Aussi, lors des débats sur le droit d’asile, elle a tenté d’éluder le problème et de le taire pendant un temps certain. Ce qui a eu pour conséquence de faire fuir des électeurs de la CDU qui lui étaient pourtant acquis. Ces personnes qui la soutenaient, s’orientent de plus en plus dans notre direction. C’est à raison que Merkel fut conspuée et même insultée : elle a très largement ouvert la porte à tout le monde. Grâce à Merkel, notre pays est submergé par une foule de personnes qui proviennent de pays où il n’y a sûrement pas de guerre. Ils émigrent uniquement pour des raisons économiques. Nous appellons cela « du tourisme économique ». Cela doit s’arrêter ! Qu’ils se nomment Merkel, Gabriel ou autrement, leur place est en prison : ils ont trahi leur serment de servir le peuple et de le protéger. Notre ministre de « l’Intégration » a démissionné hier (17 sept 2015) parce qu’il se sentait dépassé par les évènements. Dans un premier temps, ils nous avaient annoncé 800.000 réfugiés et, quatorze jours plus tard, c’est à 1.300.000 que s’élèvent leurs estimations. Manifestement, c’est la disparition de l’Allemagne et de l’Europe qu’ils visent.

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De retour de Syrie, un ami nous raconte...

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Depuis le mois de février dernier, deux voyages (un en avril et un second en août) ont été organisés par le Rassemblement des Communautés syriennes de France cliquez ici Notre Ami Gilles C. faisait parti du groupe de voyageurs d'août. Il raconte dans l'entretien qu'il a donné à notre excellent confrère Breizh info cliquez là ce qu'il a vu.

21/09/2015 – 08H00 Damas (Breizh-info.com) – Gilles fait partie de ces nombreux Français qui – par curiosité mais aussi avec le sentiment que toute la vérité ne leur est pas dite dans les médis français – sont partis en Syrie, le temps d’une dizaine de jours, pour découvrir la situation sur place, pour pénétrer au coeur du régime de Bachar El Assad afin de s’y forger son propre avis. Le soutien au président Syrien est d’ailleurs toujours très fort, y compris au sein de la communauté syrienne de France qui manifestait encore récemment, place du Trocadéro à Paris, son appui au régime.

C’est le témoignage exclusif de Gilles, de retour de Syrie, que nous recueillons aujourd’hui et vous livrons ci-dessous.

Breizh-info.com : Vous revenez de Syrie, où vous avez passé une semaine en août, pouvez vous nous parler de la conception de ce voyage ?

Gilles : Ce voyage a été organisé par le Rassemblement des Syriens de France. Ce déplacement avait pour but de permettre aux Français (nous étions onze) de découvrir « la Syrie héroïque » qui sous la direction de Bachar El Assad combat les groupes terroristes qui se sont infiltrés sur le territoire syrien. C’était donc un voyage de soutien à la Syrie laïque et multiconfessionnelle et aussi un voyage touristique.

D’autres voyages de ce type sont prévus, ceux qui sont intéressés peuvent se faire connaître à l’adresse suivante, syrianafrance@gmail.com.

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mardi, 07 octobre 2014

Résister à l’immigration… Des Français commencent à s’organiser !

index.jpgUn entretien avec David Chepen

A l’initiative de David Charpen et d’un groupe de militants lyonnais vient de se créer l’association Résistance à l’immigration. Cette association est rassembleuse. Elle entend réunir les patriotes décidés à s’opposer, par les moyens légaux, aux flux migratoires qui, petit à petit, changent la nature de notre peuple. Synthèse nationale apporte son soutien actif à cette initiative, nous donnons ici la parole à son Président.

SN

David Charpen vous venez de fonder l'association « Résistance à l'immigration », quel est son objectif ?

70 % des français sont hostiles à l'immigration ; non seulement notre objectif est d'atteindre les 90 % mais nous voulons que les décideurs (entrepreneurs, journalistes, associatifs, élus) prennent conscience de cette réalité et renoncent aux actes collaborationnistes. Dans le cadre de reportages, de campagnes publicitaires ou de prises de décisions, ils doivent intégrer le point de vue de la Résistance.

Comment allez-vous procéder ?

Chaque semaine à partir du 12 octobre 2014 nous allons lancer une campagne de protestation par courrier, par e-mail, suivi de rencontres auprès des décideurs qui auront, par naïveté ou par conviction, pris une position collaborationniste.

Vous cherchez à stigmatiser ceux que vous qualifiez de « collabos » ?

Nous ne cherchons à stigmatiser personne mais à convertir à la Résistance. Les véritables collabos sont peu nombreux et finiront par céder à la pression populaire, pour cela nous devons être nombreux. C'est pourquoi nous appelons tous les patriotes à nous rejoindre.

Avez-vous une ambition politique, êtes-vous affilié à un parti politique ?

Nous ne sommes affiliés à aucun parti et nous ne sommes pas un parti. Nous sommes le syndicat des français qui veulent préparer la remigration. Depuis 40 ans les conséquences de l'immigration sont de pire en pire chaque année. La « greffe » n'a pas pris, ni en France ni ailleurs. C'est pourquoi les citoyens doivent prendre les choses en main et faire pression sur tous les centres de décisions, dont les partis politiques, quels qu'ils soient, et se préparer à des actions de masse.

Qui sont les membres de cette association ?

Nous sommes des identitaires issus de toutes les régions françaises. Nous avons créé cette association avec le soutien de Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale, dont nous faisons aussi la promotion, car au-delà des actions « coup de poing », la Résistance passe par un travail intellectuel qui confronte les points de vue, stimule l'imagination, incite à l'action et rassemble les énergies.

Pour adhérer à l’association, écrire à Résistance, 60 rue Gabriel Péri 69100 Villeurbanne

Entretien publié dans le n°37 de Synthèse nationale

David Chepen prendra la parole dimanche à la 8e Journée de Synthèse nationale à Rungis.

mardi, 23 septembre 2014

Philippe Randa nous parle de son nouveau livre : Le roman noir des demandeurs d'asile...

dem asile sn.jpgPourquoi vous êtes-vous intéressé à ce sujet ?

Sur la question des demandes d’asile, je me suis aperçu que l’opinion publique a été fortement marqué par les réfugiés chiliens dans les années 70 du siècle dernier après le putsch du général Pinochet au Chili : la propagande de gauche et d’extrême-gauche ont convaincus nombre de nos compatriotes que tout opposant chilien était alors systématiquement torturé et exécuté, sans jugement aucun et cela même plusieurs années après la chute de Salvadore Allende… Fortement marqué par cette manipulation, les Français sont pour beaucoup ignorants des réalités de la question des Demandeurs d’asile en cette deuxième décennie du XXIe siècle… Dans leur esprit et quelles que soient leurs propres opinions politiques, de telles demandes sont peu ou prou légitimes sur le fond… Mais cette vision, c’était avant ! Depuis longtemps, la majorité des demandes d’asile s’avère être uniquement de la migration économique. Avec deux mamelles – les trafics humains d’une part et les subventions aux associations d’autre part – où s’abreuvent quantité d’acteurs peu scrupuleux.

Ce n’est d’ailleurs pas seulement vous qui l’affirmez…

Non, comme je l’ai indiqué en introduction de mon livre, Manuel Valls l’a lui-même reconnu dans les colonnes du Monde, en mai 2013…

Votre livre est-il exhaustif ?

Comment pourrait-il l’être, alors que chaque jour, nous assistons à de nouveaux coups de boutoirs d’une immigration-colonisation pas même ralentie, contrairement aux affirmations de nos gouvernants… On ne peut d’ailleurs plus le dissimuler : les tentatives de pénétration du continent européen via par exemple l’île de Lampedusa font désormais régulièrement la une de l’actualité… mais généralement lorsqu’un drame humain se produit, soit lorsqu’un bateau où se sont entassés des centaines de femmes et d’hommes fait naufrage avant d’avoir pu atteindre les côtes… Les associations pro-immigration jouent alors sur la pitié, non seulement pour culpabiliser « l’homme blanc », mais aussi pour récolter des fonds : l’un n’empêche pas l’autre, mais surtout, l’un est très profitable à l’autre : Y’a bon la culpabilisation !

Vous dénoncez ainsi les maffias qui tirent profit de ces demandes d’asile…

Elles sont régulièrement dénoncées, mais très difficilement mise en périls. Et pour cause ! Les multiples associations politisées à outrance – dont beaucoup sont financées sur fonds publics – n’hésitent jamais à monter aux créneaux, sous tous les prétextes possibles, pour entraver l’action des forces de l’ordre ; quand à la Justice où les membres du Syndicat de la Magistrature sont si nombreux, tout lui est bon pour laisser le temps aux pseudos-réfugiés de s’échapper dans la nature, de récupérer par des filières parfaitement au point de « faux-papiers » – rappelons que les « sans papiers » sont une imposture volontaire de langage pour apitoyer « l’homme blanc » et masquer l’image de ce qu’est réellement un clandestin : avant tout un délinquant ! – puis de lancer la procédure de naturalisation, aidés par les mercenaires de la cause imigrationniste : militants associatifs, avocats…

Vous consacrez d’ailleurs un chapitre à ces cabinets d’avocat spécialisés : vous parlez de juteux business…

Entre 2008 et 2012, les frais de dépenses liées au contentieux des étrangers pour les préfectures ont doublé : de 8,5 millions d’euros, ils sont passés 16,6 millions d’euros. Les « cochons de contribuables » apprécieront ! Chaque dossier rapporte entre 600 et 3 000 euros et certains avocats traitent jusqu’à 1000 dossiers par an. Des chiffres explicites, non ?

Vous révélez, documents à l’appui, que des sites africains font la promotion des « bons plans » du demandeurs d’asile…

Un exemple parmi d’autres : un site sénégalais compare pour le demandeur d’asile les avantages respectifs des « bons plans », des « réfugiés clitoridiens » (le pack Clit’Cut®) et ceux des voyages sportifs ou artistiques (les packs immigr’Art® ou immiSport®)… Le chantage humanitaire à l’excision des petites filles ou à la persécution des homosexuels est effectivement très efficace ; il s’agit alors, simplement, de suivre avec une certaine rigueur, la procédure administrative… « La demande d’asile expliquée aux nuls », en  quelque sorte !

(Propos recueillis par Catherine Robinson, parus dans le quotidien Présent cliquez ici)

Le roman noir des demandeurs d’asile, Philippe Randa, préface de Jean-Yves Le Gallou, Éditions L’Æncre, collection « L’Essentiel », 150 pages, 21 euros.

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lundi, 28 juillet 2014

Pascal Gauchon nous présente la revue "Conflits"

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Pascal Gauchon répond à Breizh-Info cliquez ici :

Breizh-info avait présenté récemment la nouvelle et excellente revue géopolitique "Conflits". Dans l’interview qu’il nous a accordée, son directeur Pascal Gauchon nous parle de la revue, de ses objectifs, mais également du  sommaire du deuxième numéro dont le dossier principal est consacré aux nouveaux mercenaires. Rencontre avec le fondateur d’une revue non consensuelle qui devrait faire date.

Breizh-info.com : Pascal Gauchon, pouvez-vous vous présenter votre parcours professionnel ?

Pascal Gauchon (revue Conflits) : C’est un parcours d’enseignant assez classique ; école normale supérieure, agrégation d’histoire, une dizaine d’années dans des collèges de banlieue puis, comme l’Education nationale ne m’offrait aucune perspective de promotion, le privé. J’ai enseigné à partir de 1985 (j’enseigne toujours) comme professeur en classe préparatoire ECS à Ipésup, l’un des établissements les plus réputés pour cette formation, et en même temps j’ai dirigé pendant 25 ans une filiale d’Ipésup, Prépasup.

J’ai donc réussi ce que j’avais toujours voulu : concilier une activité intellectuelle et des responsabilités d’organisation et de direction. Je l’ai fait également en tant que directeur de collection aux PUF, je le fais toujours en lançant Conflits

Breizh-info.com : La revue Conflits sort son deuxième numéro consacrée notamment aux « nouveaux mercenaires ». Quel est la genèse de la revue ? A qui se destine-t-elle ? Qui compose l’équipe éditoriale ?

Pascal Gauchon (revue Conflits) : J’enseigne la géopolitique, je publie des ouvrages de géopolitique depuis un certain temps déjà. J’ai eu l’intuition qu’il existe aujourd’hui un besoin d’analyse géopolitique. Nous sommes de plus en plus insérés dans le monde, ce qui se passe ailleurs nous concerne de plus en plus ; par ailleurs nous voyageons plus, nous parlons plus de langues étrangères… Il faut donc des outils pour comprendre la planète. 

Cela est d’autant plus important que le regard porté par les grands medias est d’un triste conformisme, souvent par paresse intellectuelle, parfois par volonté de désinformation. Souvenez-vous du discours cent fois répété sur la « mondialisation heureuse », des hymnes à la victoire de la démocratie à la suite des printemps arabes, des anathèmes contre les pays qui ne veulent pas entrer dans le « nouvel ordre mondial » annoncé après 1991. On nous a décrit un monde de bisounours, ou pour reprendre une formule de Montherlant que je préfère, de « Rintintin et Nénette for ever ». 

Avec le titre de la revue, Conflits, nous entendons nous placer en rupture par rapport à ce discours de niaiserie. La revue s’adresse donc à tous ceux qui veulent avoir du grain à moudre pour leur réflexion, à ceux qui attendent une « géopolitique critique » selon le titre de l’éditorial du numéro 1. 

L’équipe éditoriale est nombreuse, elle comporte une douzaine de collaborateurs réguliers. S’ajoutent à eux des spécialistes auxquels nous faisons appel en fonction des sujets choisis. Les collaborateurs réguliers sont en général de jeunes professeurs, beaucoup enseignent en classe préparatoire, d’autres en lycée ou à l’Université ; il y a aussi des professionnels de l’intelligence économique, de la criminologie ou de la sécurité.

Breizh-info.com : Vous êtes une des rares revues géopolitique existante. De plus, vous devez être la seule à ne pas offrir un regard « occidentalo-centré » sur ce qui se passe dans le monde. Pourquoi ce choix éditorial ?

Pascal Gauchon (revue Conflits) : Il existe quelques revues de géopolitique, mais peu sont destinées au « grand public », comme il est convenu de dire. Et il est vrai que nous nous efforçons d’avoir un regard original. Je l’ai indiqué, c’est notre raison d’être. 

Breizh-info.com : Montée des islamistes dans les pays arabes et en Syrie, pression musulmane en Afrique, nombreux foyer de guerres dans le monde et d’instabilité. Quels sont les évènements qui vous ont particulièrement interpellés récemment ? Comment expliquer vous le changement total de politique étrangère de la France, dont l’influence dans le monde parait de plus en plus faible et surprend quand à l’aide apporté notamment aux islamistes ?

Pascal Gauchon (revue Conflits) : Il est vrai que les nombreux analystes qui avaient annoncé la fin de l’islamisme ont été démentis par les événements. Je me souviens d’un ouvrage, paru quelques semaines avant le 11 septembre, qui se montrait très affirmatif sur ce point ; il était rédigé par des spécialistes reconnus mais pas omniscients.

Tout cela doit inciter à la prudence. La montée de l’islamisme est la conséquence directe de l’échec des nationalismes arabes, un échec auquel nous avons contribué, même si ces régimes ont une part de responsabilité non négligeable dans leurs difficultés. Une autre politique est donc possible, et l’on voit que pour arrêter les progrès de l’islamisme Washington a fini par se résigner à la prise de pouvoir de al-Sissi en Egypte. Comme quoi ils savent mettre leurs principes démocratiques entre parenthèses quand il le faut.

La France n’a pas cette sagesse. Depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy elle est devenue plus royaliste que le roi, plus américaine que les Américains. Nous étions en pointe dans le projet d’intervention militaire en Syrie. Encore faut-il noter que N. Sarkozy avait fait preuve d’une certaine indépendance d’action parfois, ainsi lors de la guerre entre la Russie et la Géorgie. Ce n’est plus le cas avec F. Hollande.

En fait, nous avons l’impression d’une rupture en 2007, mais c’est une lente évolution qui nous a fait nous aligner de plus en plus sur les Etats-Unis, de V. Giscard d’Estaing à Mitterrand. L’insertion croissante dans l’ensemble européen a joué son rôle, puisque la construction européenne est dès le départ un projet atlantiste. La génération 68 a contribué à ces changements, comme l’avait bien compris, il y a longtemps déjà, J.F. Revel qui signalait à quel point elle était américanisée. 

Breizh-info.com : Quels sont les pays qui selon vous seront les acteurs majeurs au 21ème siècle ? Va-t-on vivre un siècle de profonds bouleversements ?

Pascal Gauchon (revue Conflits) : Prudence. Oui nous allons vivre de profonds bouleversements au 21ème siècle, comme au 20ème, au 19ème, au 18ème et à tous les autres siècles de l’histoire. Il est difficile de les prévoir, mais l’une des approches les plus efficaces est de partir de la démographie, l’avenir qui est déjà écrit selon Peter Drucker. Dans ce cas les lignes de force sont évidentes : déclin de l’Europe, renversement de situation pour beaucoup de pays émergents comme la Chine qui verront leur croissance et leur montée en puissance se ralentir, affirmation de l’Afrique noire qui représentera un tiers de la population mondiale en 2100 et dont les flux migratoires seront de plus en plus incontrôlables.

Maintenant il n’y a pas que la démographie. Une population qui augmente trop vite peut poser des problèmes insolubles, cela peut être le cas de l’Afrique. Il y a surtout la qualité des politiques. De ce point de vue la classe dirigeante chinoise est impressionnante. Pensez qu’en 2000 tous les experts annonçaient que la croissance chinoise serait étouffée à cause de la trop petite taille des ports chinois qui ne permettrait pas d’accueillir les importations de plus en plus importantes dont elle a besoin. En moins de dix ans le problème a été réglé au point que parmi les dix premiers ports mondiaux, sept sont chinois ! 

Par ailleurs les Etats-Unis disposent d’atouts exceptionnels qu’ils ne sont pas prêts à abandonner, comme la haute technologie et surtout le dollar. Je ne crois pas que le dollar va perdre rapidement son rôle dans l’économie mondiale, pas plus que la livre sterling ne l’a perdu rapidement au XXème siècle. Je sais que je suis en désaccord avec certains qui prennent leurs désirs pour des réalités et qui confondent leur souhait – que les Etats-Unis cessent de nous dicter notre politique – et les faits – la puissance américaine reste et de loin la première mondiale. 

Vous le voyez, ma réponse est banale et prudente. Qui dominera le monde ? Sans doute les Etats-Unis, mais ils devront tenir compte de la Chine. L’inconnue est ailleurs me semble-t-il : les Etats-Unis continueront-ils à accepter de payer le prix de leur interventionnisme dans le monde ? Pourraient-ils être tentés par un nouvel isolationnisme ? Je ne le crois pas, car cela ne me semble pas être l’intérêt de leur classe dirigeante. Pour l’instant du moins. 

Enfin, n’oubliez pas la place de l’imprévu, c’est-à-dire le rôle des hommes. 

Breizh-info.com : Votre revue refuse le dogme « politiquement correct ». Le premier numéro a-t-il bien marché ? Etes-vous lu en haut lieu ? Quel rôle vous donnez vous pour les années à venir ?

Pascal Gauchon (revue Conflits) : Oui, le premier numéro a connu un succès très supérieur à ce que nous attendions, en particulier en ce qui concerne les ventes dans les kiosques. Il est vrai que nous avons eu de la chance en consacrant notre dossier à l’Eurasie au moment de la crise ukrainienne. Je ne sais pas jusqu’où nous sommes lus en haut lieu, mais j’ai eu des échos très favorables de hauts fonctionnaires et de journalistes. 

Si les ventes continuent à se tenir correctement, nous développerons d’autres activités : édition de livres, site Internet que nous étofferons, enseignement, lancement de « clubs Conflits » pour organiser des conférences et entretenir le débat autour de nos idées. Mais tout cela ne pourra exister que quand nous serons stabilisés, donc pas avant un an. 

Et pourquoi faire tout cela ? D’abord pour rendre les gens plus intelligents, leur apprendre à se méfier de toutes les idées reçues, y compris les leurs. Ensuite pour fédérer tous les courants géopolitiques anticonformistes auxquels notre revue est ouverte. Enfin pour former et faire émerger une école de jeunes géopoliticiens qui, je l’espère, renouvelleront la discipline. 

Breizh-info.com : Comment procéder pour s’abonner, pour découvrir la revue ?

Pascal Gauchon (revue Conflits) : Le plus simple est de passer par notre site Internet, revueconflits.com (cliquez ici). Le lecteur y découvrira certains articles (l’éditorial et la page « polémique »), les recensions de livres du numéro précédent. Il pourra s’abonner par Paypal. Il est possible aussi d’écrire à Conflits, 55 boulevard Péreire, 75017 PARIS. Ou encore d’acheter le numéro dans un point de vente – nous tirons à plus de 40 000 exemplaires et nous sommes donc largement diffusés. En particulier on trouve Conflits dans les principaux magasins Relay.

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dimanche, 23 février 2014

Alors que les candidats socialistes promettent 0 SDF à Paris dans quelques années, Solidarité des Français ne peut pas laisser dire n'importe quoi...

sdf11c.gifUn entretien avec Odile Bonnivard, Présidente de Solidarité des Français (SDF) :

C’est reparti pour un tour, avec un arrière goût de déjà entendu : les candidats promettent et nous devrions les croire !

Voici les réponses d’Odile BONNIVARD, porte-parole de l’association Solidarité Des Français aux questions soulevées sur ce sujet :

- Adhérez-vous à l’objectif Zéro SDF à Paris en 2020 comme le prônent Emmaüs-Défi et le Samu Social ?

OB : Comment pourrions-nous répondre NON à cette question ? Evidemment, OUI, ce serait merveilleux de n’avoir plus aucun SDF dans les rues de Paris (ou d’ailleurs ?), d’ici 6 ans et pourquoi pas avant ?

- Cet objectif est-il réalisable en 6 ans ?

OB : Zéro SDF, ce fut l’une des promesses de Nicolas SARKOZY, candidat à la présidence de la république en 2007, ce fut aussi avant lui, ce que promettait Lionel Jospin en 2002, candidat à la mairie de Paris ; bref, zéro SDF, c’est avant tout un super slogan de campagne électorale que les candidats se réchauffent quand ils en ont besoin et abandonnent aussitôt élus.

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mercredi, 29 janvier 2014

Face au concert de louanges, Jean-Claude Rolinat dresse le bilan peu reluisant de Mandela…

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Dans Rivarol de la semaine dernière, Jean-Claude Rolinat, auteur du livre "La faillite de Mandela" paru aux Bouquins de Synthèse nationale :

Face au concert de louanges, Jean-Claude Rolinat dresse le bilan peu reluisant de Mandela…

RIVAROL : Vous venez de publier aux « Bouquins de Synthèse nationale » un nouvel ouvrage intitulé « Afrique du Sud, la faillite de Mandela ».Vous êtes allé à plusieurs reprises dans ce pays pour suivre, en quelque sorte, « sa descente aux enfers ». Pouvez-vous nous résumer cette évolution ?

Jean-Claude Rolinat : Un constat tout d’abord : dans un pays unitaire, il ne peut y avoir de citoyens de première classe et d’autres de seconde. À partir du moment où la politique d’apartheid (développement séparé) n’a pas été menée à terme, on courait à l’échec avec le fameux « one man, one vote ». C’est pourquoi il fallait diviser territorialement ce pays, consolider les  bantoustans que je préfère appeler homeland, quitte à déplacer des populations et à réinstaller les Blancs dans les zones blanches. Chaque peuple aurait eu son « toit » et une toiture commune, fédérale ou confédérale – à voir selon les rapports entre les populations – aurait coiffé le tout sur une base égalitaire. C’est ce qu’a vainement proposé l’ONU pour régler la question chypriote et en Bosnie où ce statut a au moins rétabli la paix. Dans les années quatre-vingts quatre États noirs avaient accédé à l’indépendance, les fameux « TBVC », Transkei, Bophuthatswana, Venda et Ciskei, et six autres étaient autonomes, notamment le Qwa-Qwa que j’avais visité et dont je parle dans mon livre. Les grandes agglomérations noires étaient gouvernées par des municipalités élues au suffrage universel, et Métis du Cap comme Indiens du Natal disposaient à côté des Blancs d’une chambre parlementaire à l’Assemblée nationale. Bref, la situation politique évoluait lentement, certes, mais inéluctablement vers un partage à terme du pouvoir. Toutes les mesquineries de l’apartheid « pur et dur » des pères fondateurs du nationalisme afrikaner disparaissaient une à une, comme le Job réservation act, ou encore le fameux pass, le passeport intérieur imposé aux Noirs. On pouvait circuler sans trop de souci. Pour ma part j’ai parcouru environ 3 000 kms avec ma famille. Impensable 10 ans plus tard lorsque je suis revenu dans ce pays ! La sécurité n’était plus assurée, il fallait traverser Johannesburg portes fermées ( !) et les maisons individuelles s’étaient emmaillotées de fils de fer barbelés quand elles n’étaient pas surveillées, jour et nuit, par des vigiles ou que leurs pièces intérieures n’étaient pas séparées par des … grilles à commandes automatiques !  Quel recul !

RIVAROL : Pour sortir  du politiquement correct, s’agit-il d’un problème de cohabitation entre Blancs et Noirs ou, éventuellement, de querelles entre ethnies avec des rivalités entre différents groupes de populations ?

JCR : Fondamentalement, à l’exception de groupes minoritaires comme celui de Julius Malema, ex-leader de  la Ligue des jeunes de l’ANC, l’homme du slogan « un Boer, une balle »  ou de suprématistes blancs comme ceux qui entouraient Eugène Terreblanche assassiné, rappelons-le, par deux de ses ouvriers noirs dans sa ferme, il n’y a pas de haine à proprement parler. Simplement une lutte pour s’enrichir pour les uns, survivre pour les autres. Mais il est vrai que si, pendant longtemps, Anglophones et  Afrikaners n’ont pas fait bon ménage (souvenirs éloignés des guerres anglo-boers), les deux communautés se sont terriblement rapprochées face au danger de submersion noire. Quant aux Zoulous et aux Indiens du Natal autour de la métropole de Durban, ce n’est un secret pour personne que les seconds redoutaient les premiers. Quant à ces mêmes Zoulous, s’ils se reconnaissaient plutôt dans l’Inkata Freedom Party (IFP) de Mangosuthu Buthelezi, les Xhosas militaient en très grand nombre dans l’African National Congress(ANC), parti interdit jusqu’en 1990 en raison d’actes terroristes. La libération de Mandela, la désertion du pouvoir blanc et les premières élections universelles de 1994 ont  largement bouleversé la donne  et redistribué les cartes. L’irruption d’une bourgeoisie noire vorace a aussi modifié le paysage économique et politique. On assiste à des renversements de situations. Le chômage touche, en gros, un Sud-Africain sur deux en âge de travailler. Le Black Power Employment, une sorte de ségrégation à l’envers, le contraire du Job Reservation Act qui protégeait les travailleurs blancs, favorise outrageusement les Noirs. Ce qui explique, en partie, l’exil d’un million – un million ! – de Blancs en 20 ans. Des Afrikaners sont abonnés à la soupe populaire. J’ai vu de mes yeux vu, un Blanc faire la manche dans une rue de Durban. Impensable avant 1994 !

RIVAROL : Il n’y a que la question de l’emploi qui explique le départ des Européens ?

JCR : Non, l’insécurité est l’autre grand problème de ce pays. Depuis l’accession des Noirs aux affaires en avril 1994, des milliers de fermiers blancs et des membres de leurs familles, ont été assassinés. De plus, le sida touche, par exemple, 26% des jeunes adolescentes noires et les femmes blanches vivent dans la crainte d’un viol. Ce pays est plus criminogène que le Brésil, c’est dire. Beaucoup de ruraux s’expatrient en Géorgie, au Mozambique ou au Congo Brazzaville à l’invitation de ces pays, pour les faire profiter de leur expérience. On a même vu des ouvriers  agricoles noirs devenus propriétaires de la terre de leurs anciens patrons, demander à ces derniers de rester pour les conseiller ! D’ailleurs Zuma , le Président, le sait bien : s’il lui venait l’idée de nationaliser toutes les terres entre les mains des Blancs, son pays connaitrait le sort du Zimbabwe voisin.

RIVAROL : Vous dressez un tableau bien noir, sans jeu de mot… Quel avenir, alors, voyez-vous pour la minorité afrikaner ?

JCR : Il lui est impossible d’obtenir un VOLKSTAAT tel que le rêvaient les « verkramptes », les conservateurs, feu Terreblanche et son AWB ou  encore le Freedom Front. Il aurait fallu créer cet « Israël afrikaner » à chaud, en 1993/1994 au moment des négociations avec l’ANC : la politique du fait accompli. Les généraux à l’époque en avaient les moyens. En avaient-ils la volonté ? Et ceux des Blancs qui avaient piscine et domesticité noire le souhaitaient-ils vraiment ? Poser la question c’est déjà esquisser la réponse. Le village  exclusivement blanc d’Orania aux confins désertiques de l’ancienne  grande province du Cap, qui hésite entre le kibboutz et le Club Med, est une sympathique utopie qui n’a pas fait beaucoup d’émules. Même si le Volkstaat existe en filigrane dans la constitution  sud-africaine, l’ANC n’acceptera jamais sa création. Mais les Blancs quittent le pays vers les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande ou se regroupent. Par exemple dans la province du Cap Occidental, où ils représentent plus de 20% de la population. Avec les Métis de langue afrikaans, ils détiennent le pouvoir local sous la houlette d’Hélène Zille du Democratic Party. C’est la seule province qui échappe à la mainmise de l’ANC.

RIVAROL : Et Mandela, quel rôle a-t-il joué dans l’évolution de ce pays ?

JCR : Il faut lui reconnaitre au moins deux qualités : il a résisté physiquement et moralement à 27 années de captivité même si les dernières se sont déroulées bien plus dans l’ambiance d’un palace cinq étoiles que dans le contexte du bagne de Robben-Island. Ensuite, il n’a tenu aucun discours de haine ni de vengeance. Et je crois qu’il était sincère, même si cela faisait partie du deal passé avec le calamiteux De Klerk. C’est à souligner à son avantage, comparé à un triste sire comme Mugabe. Mais pour le reste il a gouverné en dilettante, laissant les affaires de son unique mandat de cinq ans entre les mains de Thabo M’Beki, Vice-Président qui lui succèdera. Il s’est contenté de faire le tour de la planète, de parfaire son image d’icône de la bien-pensance internationale.

RIVAROL : Alors, « les carottes sont cuites » pour les Blancs, si vous me permettez cette expression ?

JCR : Si les Européens d’Afrique du Sud qui sont tout de même encore plus ou moins quatre millions sur place, qu’ils soient d’origine afrikaner, anglophone ou portugaise (Angola et Mozambique), résistent à la tentation de l’exode  et constituent des blocs de population relativement homogènes, s’ils joignent leurs suffrages aux votes des Métis afrikaans, ils ont une chance au Cap, ici ou là, de perdurer. Mais jamais tant que cet État sera unitaire, juste décentralisé, ils ne reconquerront le pouvoir central. Sachez que sur une  quarantaine de ministres et de ministres adjoints, ils ne sont que cinq ou six à détenir un portefeuille. Pour conclure, j’aimerais citer une phrase de Saint-Loup extraite de son livre  « Le Boer attaque » paru en 1981 aux Presses de la Cité », page 218 : - « S’ils dérogent (les Blancs) tant soit peu à la politique de développement séparé, dans cinquante ans les Boers auront disparu, mangés par les Noirs. Quel hommage ! Oui mais quel drame pour la race blanche aventurée en Afrique ».  Objectivement, nous en sommes-là. À méditer sous nos cieux.


mandela.jpgÀ lire, « La faillite de Mandela », un livre de 187 pages édité aux « Bouquins de Synthèse Nationale » A commander à Synthèse nationale 116, rue de Charenton  75012 Paris ou dans toutes les bonnes librairies.18€ ou 21€ franco de port  (chèque à l’ordre de Synthèse nationale).

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jeudi, 17 octobre 2013

Entretien avec Thomas Joly sur le site Médias Presse Info

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Thomas Joly est secrétaire général du Parti de la France. Nous l’avons interrogé sur deux événements importants du parti ainsi que sur la loi Taubira. Il nous répond avec franchise et sans détour…

1) Le 11 novembre, il y a la 7e journée nationale et identitaire sur le thème : Face à la répression socialiste : défendons la liberté. Qui organise cette journée et quel en sera le programme ?

Chaque année, à l'initiative de la revue Synthèse Nationale, dont le directeur est Roland Hélie, se déroule une journée nationale et identitaire où se tiennent des tables rondes thématiques, où différents stands politiques, culturels, associatifs sont à la disposition des participants, et où plusieurs orateurs de la mouvance nationale se succèdent à la tribune. Le Parti de la France y est invité depuis sa création ; cette année encore nous y tiendrons un stand et Carl Lang, président du PdF, prendra la parole. Le programme de cette journée sera très bientôt dévoilé par les organisateurs. Le thème de cet événement est tout à fait d'actualité puisque, ces derniers mois, la répression socialiste a été particulièrement féroce à l'égard des nationalistes (arrestations, dissolutions, etc) et des défenseurs de la famille traditionnelle (gazage de femmes et d'enfants, répression judiciaire délirante, etc). Face aux commissaires politiques du gouvernement socialiste, à des médias aux ordres et à un certain nombre de magistrats d'extrême-gauche qui se comportent en Cerbères de la pensée unique, il existe encore des Français qui se dressent et défendent la liberté d'expression.

2) Comment le parti a-t-il pris part à ce formidable mouvement de mobilisation contre la loi Taubira où la jeunesse avait une grande place ?

joly4.jpgLe Parti de la France a été de toutes les manifestations et de toutes les actions contre l'infâme loi autorisant les parodies de mariages entre invertis. A l'inverse du néo-FN où les nombreux homosexuels de sa direction nationale semblent avoir une puissante influence, le Parti de la France ne transige pas, au nom d'une prétendue modernité ou d'une démagogie électoraliste, avec cette atteinte à la famille et à l'institution sacrée du mariage. Ouvrant les portes à toutes les dérives (adoption d’enfants par les couples homosexuels et demain gestation pour autrui et légalisation de la polygamie), cette mesure socialiste est un nouveau coup porté à nos valeurs de civilisation, au respect de l’enfant et à la dignité de la personne humaine. L’abrogation de la loi Taubira est tout à fait possible et ceux qui prétendent l’inverse sont tout simplement des menteurs et des lâches soumis au lobby homosexuel. Le Parti de la France s’engage à abroger cette dénaturation du mariage. Aucune argutie juridique ne tiendra face à une consultation par référendum du peuple français où il sera proposé d’inscrire dans la Constitution que le mariage est l'union d’un homme et une femme.

3) Le 16 novembre, vous organisez un grand rassemblement contre l'islamisation et la politique migratoire à Amiens, pourquoi avoir choisi cette ville au lieu de Paris ?

joly 2.jpgLe Parti de la France organise en effet samedi 16 novembre à 10h30 un grand rassemblement à Amiens afin de dire non à l'islamisation et à la colonisation migratoire. Cette manifestation se tiendra symboliquement dans le quartier colonisé d'Amiens-Nord - tristement célèbre pour ses émeutes ethniques chroniques - à l'endroit-même où doit prochainement s'ériger une gigantesque mosquée. Carl Lang et moi-même prendrons tous les deux la parole. Les manifestations politiques ne doivent pas se cantonner à Paris, les problèmes de la capitale sont les mêmes dans les villes de province.

Face à la submersion migratoire et à l'islamisation de notre société qui en découle, méthodiquement organisées par nos gouvernants et différents groupes de pression depuis des décennies, les patriotes français ont le devoir de se mobiliser pour affirmer notre droit à rester maîtres chez nous. Nous avons encore le droit de ne pas vouloir vivre dans une France africanisée et islamisée. Amiens, et en particulier ses quartiers nords, sont tout à fait symboliques de cette France envahie que nous voulons libérer. La politique ne se fait pas que sur les plateaux télés ou derrière un clavier d'ordinateur, il faut aller aussi dans ces zones lâchement abandonnées par les pouvoirs publics, où les Français qui restent doivent raser les murs et se soumettre à la loi des caïds.

Également, ce même jour, se déroulera un déjeuner-débat présidé par Carl Lang. La participation aux frais est de 24 € par personne. Pour réserver : thomasjoly60@yahoo.fr ou 06.09.96.44.37

4) N'avez-vous pas peur qu'on vous taxe d'islamophobe en organisant un tel rassemblement ?

L'islamisation est un facteur aggravant de la colonisation migratoire mise en place par toute une engeance mondialiste destructrice des peuples et des Nations. Il y a 10 ans, Carl Lang faisait campagne sur le thème : « vous avez aimé l’immigration ? Vous allez adorer l’islamisation ! » Et bien nous y sommes.

L'Islam conquérant est à la manœuvre avec les milliards de l’argent du pétrole du Qatar et de l’Arabie Saoudite. Puisque l’Europe est à vendre, ils l’achètent, et puisque la France est trahie par ses dirigeants et maîtres, ils l’occupent et l’islamisent. Et les mêmes qui sont les les tenants d’un laïcisme de combat contre l’Église catholique sont devenus, face à l’Islam, des laïcistes de collaboration. Le mythe de la laïcité et des soi-disant valeurs de la République comme protection face à l’Islam est balayé par la réalité et par les faits. La laïcité républicaine n’est rien d’autre que le cheval de Troie de l’islamisation.

Nous le disons sans détour : les règles de l’Islam ne sont pas compatibles avec nos valeurs européennes et chrétiennes de civilisation et elles menacent notre sécurité, notre identité et nos libertés. Soyons clair, la France n’est pas terre d’Islam et nous devons refuser de voir la France des terroirs et des clochers transformée en République des banlieues et des mosquées.

Contrairement aux obsédés de la dédiabolisation et de la normalisation politique, nous entendons dire la vérité aux Français sans nous soucier des anathèmes que peuvent nous lancer nos adversaires politiques ou les islamo-collabos.

5) Alors que ces derniers temps se multiplient des attaques contre le christianisme, le parti participera-t-il à la grande marche du 20 octobre organisé à l’initiative de l'Institut Civitas avec le soutien de nombreuses autres associations ?

joly3.jpgLe Parti de la France soutient naturellement toute action visant à dénoncer la haine anti-chrétienne hélas orchestrée par nos gouvernants acquis ou soumis à l'idéologie franc-maçonne. Nous plaçons la France au-dessus de la République, la nationalité au-dessus de la citoyenneté et nous préférons la France fille ainée de l’Église à la République citoyenne fille ainée du Grand Orient. C'est pourquoi, nous invitons nos militants, nos adhérents et nos sympathisants à se joindre à cette marche organisée par l'Institut Civitas.

Source cliquez ici

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vendredi, 09 août 2013

Rencontre avec Philippe Gibelin, président de Nationalité citoyenneté identité (NCI)...

P1050291.jpgNous profitons de la période estivale pour partir à la rencontre des responsables associatifs amis ou parties prenantes du Réseau identités. Rencontre avec Philippe Gibelin, président de l’association NCI (entendez Nationalité citoyenneté identité cliquez là).

Philippe GIBELIN, vous êtes président de NCI, pouvez-vous vous présenter et nous décrire sommairement votre parcours ?

Je suis originaire du Midi est très attaché à mes racines provençale(s) et camarguaise. Haut fonctionnaire, Cadre à la retraite d’une grande entreprise publique, j’ai pu parcourir, au gré des mutations, une bonne partie de la France et j’ai partout aimé notre terre, ses habitants et leur histoire.

Très attaché au service public, j’ai toujours œuvré dans le milieu associatif et culturel ; je n’ai jamais appartenu à un parti politique car ni leurs programmes ni leurs actions ne m’ont jamais complètement convaincu.

Le combat des idées, l’engagement associatif (sportif, intellectuel, culturel, jumelage, défense des traditions, etc.) ont toujours eu ma préférence.

Aussi quand le gouvernement a voulu introduire le vote des étrangers non communautaires aux élections locales, j’ai trouvé cette attaque contre notre citoyenneté et notre identité insupportable et j’ai rejoint NCI qui s’opposait vigoureusement à cette disposition.

Et l’action menée a permis de repousser le projet.

Puis est arrivé l’affaire du mariage homosexuel dit « mariage pour tous ».

Nous avons dénoncé le risque majeur de ce projet qui est de donner un droit à l’enfant et ouvre la porte à la PMA, à la GPA et à la marchandisation de la femme et de la vie.

Bravo pour ces succès. Vous intégrez le Réseau Identités, pour quelle raison ?

La bataille contre le mariage gay a montré que toutes les associations, mouvements, groupement unis avec leurs sensibilités diverses ont permis une mobilisation et une évolution voire une révolution des esprits inattendue et impossible autrement.

Nos donateurs, nos adhérents nous demandent de continuer à se coordonner avec d’autres entités de même sensibilité pour être encore plus efficaces.

C’est pour cette raison que nous avons décidé de rejoindre le Réseau Identités pour mettre en commun des actions, d’éviter les doublons dans les initiatives, d’optimiser les fichiers et les ressources etc., afin de toujours mieux et plus défendre notre Identité, notre Citoyenneté, notre Nationalité.

Cela paraît effectivement une bonne initiative et assurer de meilleures garanties de réussite. Mais quelles sont les perspectives d’action pour la rentrée ?

Nous allons suivre attentivement la position du gouvernement sur le vote des étrangers pour être prêt à toute éventualité dans ce domaine.

De manière plus générale, nous entrons en RESISTANCE, car nous sommes véritablement dans une DICTATURE molle qui écrase les libertés publiques par exemple en emprisonnant le jeune Nicolas pour des faits anodins.

Aussi nous appelons à participer massivement à la grande manifestation pour la défense des libertés publiques la fin de semaine du 14 et 15 septembre à Paris. Ce sera notre première action de rentrée.

Nous serons les VEILLEURS de notre identité, particulièrement attentifs aux textes sur la famille dans lesquels le gouvernement voudra introduire PMA et GPA, aux mesures contre notre citoyenneté, notre protection sociale qui est détruite et bradée à tout étranger même en situation irrégulière qui en fait la demande.

Nous lancerons des alertes et fournirons textes, références, argumentaires à nos concitoyens et aux élus comme nous le faisons sur la clause de conscience auprès des maires.

Il y a du pain sur la planche ! Pouvez-vous nous dire quelques mots pour finir sur les visites que vous faites auprès des maires ?

Durant le débat sur le mariage homosexuel, M. Hollande avait parlé d’une clause de conscience pour les élus. Bien sûr, comme toutes ses autres promesses, M. Hollande ne l’a pas tenue. Aussi, avons-nous établi une fiche technique faisant le point sur la question que nous avons envoyée à tous les maires de France. Mais pour être plus efficaces encore, nous allons les voir physiquement pour leur demander leur avis et recueillir leurs demandes. Nous constatons deux choses : d’abord une inquiétude et un désarroi face à ces attaques contre la structure de notre société qu’est la famille avec un père et une mère, contre la filiation, contre les bases éthiques de notre civilisation. Ensuite, un soulagement de voir qu’ils ne sont pas abandonnés par la population, que leur inquiétude est partagée par le plus grand nombre et que des citoyens se mobilisent pour les aider aussi bien financièrement que juridiquement s’ils veulent affirmer jusqu’au bout leurs conditions.

En temps que VEILLEURS, nous serons attentifs aux positions des candidats aux prochaines municipales sur toutes ces questions de société et nous saurons le faire savoir aux électeurs afin qu’ils puissent se déterminer en toute connaissance de cause.

Tous nos donateurs, tous nos adhérents, tout citoyen, pourront nous signaler dans leurs communes quels sont les candidats qui prennent clairement position sur le mariage homosexuel, sur le droit de vote des étrangers, sur la théorie du genre enseigné dans les écoles dès la maternelle, dès le primaire qui sont dans la sphère de responsabilité des maires.

Nous ferons la plus large publicité par Internet, par courrier, par téléphone pour que chacun aille voter pour les listes qui défendent notre Identité, notre Citoyenneté, notre Nationalité. 

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samedi, 06 avril 2013

« Hergé fut un compagnon de route du rexisme… » Un entretien avec Lionel Baland :

P1020944.JPG(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul).

Qu’est-ce que le rexisme et qui est Léon Degrelle ?

Léon Degrelle, né en Belgique en 1906, se lance dans le journalisme, puis l’édition, devient un patron de presse et déboule en politique à la tête de son mouvement, le rexisme. Au départ catholique, ce mouvement évolue vers un poujadisme avant la lettre ; il s’attaque au régime parlementaire belge, à l’échec de ce système face aux événements et le fait trembler, avant de connaître une dérive politique fasciste et un déclin électoral à l’aube de la Deuxième guerre mondiale. En 1941, Léon Degrelle se lance dans la collaboration avec l’Allemagne, s’engage pour combattre sur le Front de l’Est, dans la Légion Wallonie, puis la Division Wallonie et atteint, à la fin de la guerre, le sommet de la hiérarchie du IIIe Reich. Il s’exile ensuite jusqu’à sa mort en Espagne. Le rexisme est politiquement mort en 1945. À l’exception de quelques groupuscules, personne en Belgique ne s’est réclamé de l’héritage politique de Léon Degrelle.

Quelle est la spécificité de votre ouvrage ?

L’histoire du rexisme n’avait encore jamais été envisagée sous son apport journalistique. Le rexisme a pourtant été, avant tout, un mouvement de presse. Cet ouvrage retrace l’aventure d’un groupe d’écrivains, de dessinateurs et de journalistes dont certains sont connus en Belgique et d’autres en Europe, tel Hergé, le dessinateur de Tintin.

Hergé a-t-il été rexiste ?

Ayant rencontré des témoins clé, toujours en vie il y a une vingtaine d’années, il apparaît clairement qu’Hergé fut un compagnon de route du rexisme. Tintin, publié avant-guerre dans le supplément du journal très conservateur Le Vingtième Siècle, se retrouve pendant la guerre publié dans le quotidien de la collaboration Le Soir. Il bénéficie alors d’une tribune exceptionnelle. Il est à noter que le frère de Georges Simenon, l’autre écrivain belge le plus célèbre, a joué un rôle important au sein du mouvement rexiste.

Lionel Baland écrit des articles d’analyse politique dans la revue Synthèse nationale ainsi que dans Minute et dirige un blog d’information sur l'actualité des partis patriotiques en Europe  cliquez ici

Léon Degrelle et la presse rexiste, de Lionel Baland, 220 pages, 23 euros, éditions Déterna, collection « Documents pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa.

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mercredi, 27 mars 2013

Dimanche 7 avril prochain, l'Alsace vote pour son avenir...

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Entretien avec Jacques Cordonnier, Président d'Alsace d'abord :

Le 7 avril prochain, un référendum d’initiative locale aura lieu dans les deux départements alsaciens, dans la perspective de fusionner le Conseil régional d’Alsace et les Conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Jacques Cordonnier, le mouvement régionaliste Alsace d’Abord que vous présidez est fortement engagé en faveur du Oui dans le campagne référendaire. Pourquoi ?

Parce que le projet de fusion des hautes collectivités alsaciennes et de créer un Conseil unique d’Alsace a été imaginé et conçu dès 1989 par le mouvement Alsace d’Abord. Avec Robert Spieler - avec qui j’ai fondé le mouvement et qui en a été le président jusqu’en 2008 – nous avions eu très tôt la conviction que la prospérité et le rayonnement de l’Alsace, la sauvegarde de ses particularismes et son développement économique passeraient nécessairement par une réforme institutionnelle. Nous défendions l’idée, audacieuse à l’époque, qu’une telle réforme pouvait très bien n’être conduite qu’en Alsace et ne pas s’appliquer à toutes les régions de France, dès lors que les autres régions de France n’en voulaient peut-être pas encore.

Pourquoi l’Alsace devrait-elle avoir un statut différent des autres régions ?

L’Alsace a une tradition régionaliste très ancienne. Elle est certes la plus petite région française, mais c’est une région frontalière à forte identité, ballotée pendant des siècles entre des autorités tutélaires différentes. Notre identité se fonde sur notre double culture, française et alémanique, héritage d’une histoire mouvementée. Les Alsaciens demeurent très attachés à leurs spécificités. En dépit des multiples tentatives de l’État de franciser à tout prix cette région des marches de l’Est, l’Alsace a su conserver presque intact son droit local. La « chance » de l’Alsace fut qu’elle ne fut pas française quand le petit  «  Père Combes » imposa en 1905 la séparation de l’Eglise et de l’Etat. En 1919, la France victorieuse voulut remettre en cause ce statut. La révolte fut telle, et développa tant les mouvements autonomistes, que le Régime recula. Ce droit local, qui fait partie du patrimoine alsacien, est régulièrement l’objet de remises en cause par le pouvoir central. Qu’il s’agisse du livre foncier, du régime local d’assurance-maladie, de la réglementation spécifique de l’apprentissage, du statut concordataire des cultes, des instances prud’homales paritaires, de l’organisation mutualiste de l’épargne et de bien d’autres domaines, notre droit local a fait la preuve de sa supériorité sur le régime commun.

C’est ce statut particulier que nous entendons préserver et renforcer. Quand les Alsaciens parleront d’une seule voix, nous serons plus à même de demander d’autres transferts de compétences et de ressources de l’État vers la Région. De même, l’Alsace deviendra plus crédible vis-à-vis de nos puissants voisins du Bade-Wurtemberg ou de Bâle lorsqu’il s’agira de coopération transfrontalière.

Votre projet date de 1989 ; comment se fait-il qu’il ait fallu attendre si longtemps pour voir les choses enfin se décanter ?

Avec Robert Spieler et les autres élus de notre mouvement, nous nous battions inlassablement au sein du Conseil régional pour faire progresser l’idée du Conseil unique d’Alsace. Mais nous nous sommes toujours heurtés aux réflexes jacobins et « républicains » aussi vivaces chez les élus de droite que de gauche. Il faut dire que les grands partis nationaux, UMP, PS, mais aussi FN, ne favorisaient pas, chez leurs élus et leurs dirigeants, l’éclosion d’idées nouvelles qui auraient pu remettre en cause le centralisme et le jacobinisme « républicain » dont la plupart des régions s’accommodaient. Élection après élection, nous placions le projet de fusion au cœur des campagnes électorales, et c’est ainsi que chez les électeurs, au bout de vingt ans, l’idée a fait son chemin.

Cette fusion, et la création du Conseil d’Alsace, suffiront-elles à endiguer les effets de la crise qui touchent l’Alsace autant que le reste du pays ?

Le Conseil unique d’Alsace sera un formidable outil pour mettre progressivement en œuvre des décisions prises par les Alsaciens, pour les Alsaciens. Mais il faudra encore l’améliorer, car le projet tel qu’il est présenté aux électeurs est imparfait et incomplet. Les responsables UMP prétendent vouloir simplifier le mille-feuille administratif, mais ils ont concocté une usine à gaz peu compréhensible. On sent bien que le projet est le produit d’âpres marchandages entre Haut-Rhinois et Bas-Rhinois, entre Strasbourgeois et non-Strasbourgeois, entre citadins et ruraux. Médiocrité, quand tu nous tiens… Mais je ne boude pas mon plaisir ; mieux vaut une fusion incomplète que pas de fusion du tout. L’occasion qui se présente est historique. Si nous ratons cette fenêtre de tir, il n’y aura plus de possibilité de créer le Conseil d’Alsace avant cinquante ans ou plus.

Ne craignez-vous pas que ce référendum en Alsace soit une réplique du référendum local du 6 juillet 2003 en Corse, où le Non l’a emporté ?

Non, les deux référendums sont bien différents. Le référendum en Corse a été conçu et organisé par le centralisme parisien, ce qui a quelque peu énervé les Corses. De même que pour tous les référendums organisés dans les DOM-TOM par le passé. Le référendum du 7 avril 2013 en Alsace a été quant à lui, voulu, imaginé et préparé par les Alsaciens. C’est d’ailleurs une grande première. C’est la première fois dans l’histoire de France que les habitants d’une région vont être consultés, à leur demande, sur leur avenir institutionnel. Les Alsaciens pourront prendre leur destin en mains.

Vous avez donc toutes les raisons d’êtes satisfait. Ce référendum sera probablement une simple formalité ?

Non, rien n’est joué. Le Oui, pour l’emporter, doit satisfaire à deux conditions : faire plus de 50 % des suffrages exprimés, mais le Oui doit aussi atteindre 25 % des électeurs inscrits dans chaque département. Or comme chacun le sait, l’abstention n’a fait que progresser au cours des dernières décennies. En outre, il s’agira là d’une consultation uniquement régionale, ce qui veut dire que les grandes chaînes de télévision et la presse nationale n’en parleront pas, ou très peu. Sachant que les présidents UMP des Conseils généraux vont perdre leur siège de président, vous pensez bien qu’ils font campagne à reculons. Quant aux conseillers UMP et PS de base, généraux ou régionaux, ils craignent confusément de perdre leurs prébendes ; ils ne sont donc pas très actifs sur le terrain. Les élus du Front National, eux, font carrément campagne pour le Non, mettant en garde contre le morcellement de la République issue du siècle des Lumières… Ils aiment, ils adorent les valeurs de la République… Ils rejoignent ainsi dans le camp des jacobins, les militants du Front de gauche, du NPA, d’une partie du PS et les Libres penseurs francs-maçons qui n’ont jamais supporté la survie du Concordat en terre alsacienne. C‘est navrant, mais aujourd’hui le Front national est devenu le meilleur défenseur des idées de la Révolution française et des idées jacobines en Alsace. Navrant, vraiment navrant…

Mais le référendum ne peut-il pas permettre de donner la parole au peuple ?  

Soyons lucides : Les Français n’ont pas la pratique ni l’habitude du référendum ou de la votation. De sorte que, lorsqu’ils sont enfin consultés, ils ne répondent pas à la question posée mais se livrent plutôt à un vote sanction, un vote de mauvaise humeur. Et en cette période de crise, les gens ont quelques raisons d’être de mauvaise humeur. Les responsables UMP seraient bien inspirés d’y penser et de détourner cette mauvaise humeur contre l’État socialiste. Mais ils n’osent pas, tant ils sont formatés pour s’incliner devant tout ce qui vient de Paris. Le mouvement régionaliste mène activement campagne, surtout dans le Haut-Rhin où l’on a agité depuis plus de trois ans le chiffon rouge de la domination strasbourgeoise. La domination strasbourgeoise ! Mais, que voulez-vous. Il est bien connu que les nains défendent leur pré carré. Ceci est vraiment profondément misérable et digne d’un nanisme cosmoplanétaire…

Ce sera sans doute difficile, mais j’ai la conviction que les Alsaciens choisiront de voter Oui. Oui à l’Alsace alsacienne, à la France française et à l’Europe européenne…

Un Parlement alsacien?

Quand il y a vingt-cinq ans nous demandions la création du Conseil d’Alsace, on nous traitait de fous. Il ne faut donc pas s’effrayer quand nous prédisons que dans quelques années, l’Alsace aura son Parlement. Dès aujourd’hui, nous devons demander des pouvoirs organiques et réglementaires afin d’obtenir sans délai la responsabilité du droit local, de sa sauvegarde et de sa modernisation. L’Alsace doit devenir maîtresse dans les domaines où son talent lui permettra de s’exprimer mieux, moins cher, plus efficacement que l’État. L’Alsace doit tirer le meilleur parti de sa situation dans l’espace rhénan et développer des relations étroites de partenariat avec ses voisins de la Suisse alémanique, du pays de Bade et du Sud-Palatinat.

Tout cela sera facilité avec l’installation du Conseil d’Alsace et la mise en œuvre d’un projet moderne de vraie décentralisation. La victoire du Oui le 7 avril prochain sera la victoire des Alsaciens et la chance de notre région.

Mais quand vous évoquez un Parlement alsacien, n’êtes-vous pas en pleine démarche indépendantiste ?

Ceci est une plaisanterie. L’Alsace est et restera française et européenne. Il n’est pas question pour nous de revendiquer une quelconque indépendance, idée ridicule, qui n’a aucun sens dans le cadre de la réflexion européenne et nationale qui est la nôtre. Il est consternant d’entendre des représentants de mouvements dits nationaux ou nationalistes reprendre les antiennes du jacobinisme révolutionnaire. Les meilleurs défenseurs de la Révolution française ne sont pas Mélenchon ni Buffet, mais Marine Le Pen et le Front national. Désespérant… Pardonnez-moi : Mais dire « merde » aux énarques parisien arrogants, ce n’est pas dire « merde » à la France.

Cet entretien a été publié dans Rivarol de la semaine dernière cliquez ici

Site d'Alsace d'abord cliquez là

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samedi, 16 mars 2013

Entretien avec le Dr Bernard Plouvier, auteur de Faux et usage de faux en histoire (éditions Dualpha)

Faux-usage-de-faux-e.jpgÀ quoi peut bien servir l’histoire telle qu’on la raconte ?

De mauvais plaisants (et même quelques bons historiens, comme on peut le lire dans cet ouvrage) estiment qu’elle ne sert à rien ! Ce n’est toutefois pas aussi évident. Sinon, nos merveilleux politiciens ne s’en méfieraient pas tant, eux qui en ont pratiquement fait disparaître l’enseignement dans les classes du secondaire (où l’on n’évoque plus guère que les civilisations exotiques, comme si l’Europe était née en 1960, par le traité unissant ses économies nationales).

Il faut croire que la narration historique n’est pas seulement un plaisir d’esthète ou une activité de savant, mais qu’elle a aussi une certaine importance sociale, puisque de nos jours des parlementaires édictent des lois pour en réglementer l’écriture et que des juges ont à statuer sur le cas des contrevenants, ces chercheurs atypiques qui osent réviser les dogmes communément admis.

Donc la narration officielle est véridique ?

Que non pas ! Bien au contraire, la question mérite d’être posée : l’écriture historique estampillée d’État, c’est-à-dire celle de nos merveilleux savants universitaires, de nos brillants académiciens et de nos sémillants écrivains mondains est-elle digne de foi ? Dans mon livre Faux et usage de faux en histoire, j’ose prétendre le contraire. Et ce n’est pas pour rien que l’illustration retenue pour la couverture de cet ouvrage est faite de marottes pour bouffons de cour !

Quels sont les sujets que vous abordez et dans quel but ?

Dans une première partie, je tente de démonter une quinzaine de fables bâties pour édifier le bon peuple, de Ramsès II à Lénine, de Galilée à Einstein, de Constantin Ier à Paul Reynaud et Charles De Gaulle.

Il est évident que l’écriture de l’histoire contemporaine n’est trop souvent que de la propagande. J’ai tenté de le démontrer en épurant l’histoire d’Adolf Hitler des légendes et des mensonges les plus grotesques ; c’est la forme la deuxième partie du livre.

Dans une troisième partie, j’ai abordé le lieu symbolique du « Devoir de mémoire », Auschwitz et son complexe concentrationnaire, en essayant d’en ôter les scories qui ont donné naissance au négationnisme, puis l’ont nourri.

En guise de conclusion, sont proposés quelques aphorismes d’auteurs antiques, modernes et contemporains portant sur la narration historique, de façon à prouver que ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on doute du bien-fondé de la narration communément admise, des Vulgates officielles !

La notion de vérité historique est, par essence, un idéal inaccessible. Cela ne signifie pas qu’il faille renoncer à s’en rapprocher et moins encore qu’on ait licence de la violer délibérément.

Car l’histoire a un intérêt certain. Étant le reflet des grandes réalisations aussi bien que des erreurs de nos ancêtres, elle doit servir d’exemples à imiter et de repoussoirs dont il faut éviter la reproduction. Après tout, elle participe à la sagesse des nations, faisant partie de leur culture propre… de ce fait, on reconnaît volontiers qu’elle ne peut guère être aimée des tenants du grand village mondial !

(propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Faux et usage de faux en histoire, Dr Bernard Plouvier, éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 386 pages, 35 euros. Pour se le procurer cliquez ici

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jeudi, 18 octobre 2012

Un entretien avec Alain Renault sur la sortie du livre "Histoire des fascismes" de François Duprat...

duprat.jpg« Des leçons bien précises peuvent être tirés de l’histoire du mouvement nationaliste-révolutionnaire dans le monde ».

Entretien avec Alain Renault, préfacier d’Histoire des Fascismes (propos recueillis par Fabrice Dutilleul) :

Beaucoup d’études ont été publiées sur le Fascisme, quel est l’intérêt de celles de François Duprat ?

Le terme de « fascisme » recouvre des réalités différentes. Duprat étudie des « fascismes » méconnus dans la perspective des combats d’aujourd’hui car il considère que « des leçons bien précises peuvent être tirés de l’histoire du mouvement nationaliste-révolutionnaire dans le monde ». Ses monographies portent donc moins sur l’idéologie, marquée par le temps et l’espace, de ces différentes formations que sur leur action, leurs rapports face à la « droite » et la « gauche », leur capacité à recruter et à mobiliser, les raisons de leurs échecs ou de leurs succès.

Mais le Fascisme ne se confond pas avec le nationalisme-révolutionnaire, étiquette revendiquée par Duprat ?

Non, et d’ailleurs seul un imbécile n’ayant d’ailleurs rien compris à l’essence du Fascisme, mènerait aujourd’hui et en France une action politique en s’en réclamant… Comme l’a écrit Duprat « le nationalisme doit être considéré aujourd’hui puisque nous sommes des relativistes et que nous croyons à l’obligation pour les formulations idéologiques de s’adapter aux situations changeantes ». Mais, quelle que soit l’étiquette retenue, il n’en demeure pas moins que certains principes perdurent même si certains font du « fascisme » sans le savoir, voire en s’en défendant.

Les analyses de Duprat restent-elles actuelles, 34 ans après sa mort ?

En tous cas, sa méthode, son logiciel de pensée, sont d’une actualité permanente. J’ai d’ailleurs sélectionné ces monographies, et les enseignements pratiques que l’on peut en tirer, pour l’action de notre temps. Ma préface les inscrit dans le combat actuel et dans l’analyse politique plus générale de Duprat. Celui-ci semble avoir été très en avance dans sa prédiction des crises économique et identitaire qui commence seulement à apparaître.

Quelles leçons générales à tirer de l’ouvrage ?

Chacun peut en tirer des leçons individuelles par ses propres réflexions sachant que « la réflexion est ACTION si elle sait déboucher sur l’amélioration qualitative de l’action pure » en étudiant les erreurs qui mènent à l’échec et, plus positivement, les méthodes qui peuvent mener aux succès sachant que les conditions de ceux-ci ne les garantissent aucunement. « Si nous ne savons profiter des événements historiques en cours ce sera la preuve non pas que l’Histoire ne devait pas aller dans notre sens, mais que nous avons été, au moment voulu, incapables de profiter de notre chance. »

4445.jpgHistoire des Fascismes, de François Duprat, Préface, sélection, présentation et annexes par Alain Renault, éditions Déterna, Collection « Documents pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 310 pages, 29 euros.



Des mêmes auteurs, chez le même éditeur  (Francephi) :

Les Fascismes américains – 1920-1944, de François Duprat et Alain Renault (328 pages, 31 euros) : Cette étude porte sur l’action de ces mouvements entre le début du XXe siècle et l’entrée des États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale : les précurseurs, la campagne antisémite de Ford, les « démagogues », produits de la crise de 1929, les mouvements purement fascistes de Shirts, le « Bund Germano-américain » et diverses organisations du même type, la lutte contre la guerre et la répression des « menées fascistes ».

Ordre Nouveau, préface d’Alain Renault (465 pages, 35 euros) : Son histoire, ses idées, son programme ont fait l’objet des deux ouvrages publiés successivement par le Mouvement, en juin 1972 et en juin 1973 dont l’intérêt suscite cette réédition.

Commander Histoire des fascismes cliquez ici

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vendredi, 14 octobre 2011

Franck Abed invité dimanche soir sur le forum libre teamspeak

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Pour écoûter cliquez ici

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dimanche, 02 octobre 2011

Un grand entretien avec Gabriele Adinolfi réalisé à la Casa Pound à Rome...

Entretien réalisé par Les Non alignés cliquez ici

Gabriele Adinolfi et la Casa Pound seront présents à Paris le vendredi 11 novembre prochain à la 5ème journée nationale et identitaire organisée par Synthèse nationale au Forum de Grenelle (5, rue de la Croix Nivert 75015 Paris - métro Cambronne). Cliquez ici

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vendredi, 13 mai 2011

Philippe Randa : l’union patriotique existe... la preuve par Primatice, Flash et Synthèse nationale !

Philippe Randa 5.jpgUn entretien exclusif entre Philippe Randa (cliquez ici), éditeur et créateur de Primatice, et notre collaborateur Guirec Sèvres.

Demain, samedi 14 avril, la Librairie Primatice fête ses 5 ans… De quoi être heureux alors que beaucoup de petites librairies ferment en France…

Certes, dans un contexte économique plutôt morose, surtout pour les librairies, il serait indécent de se plaindre. Perdurer, sans aucun mécène, tient de la gageure, mais Xavier Verdavoine et moi y avons toujours crû et la foi permet beaucoup, même si, hélas, nous ne soulevons pas des montagnes de bénéfices…

Pas encore, pas encore…

Voilà, c’est comme vous dîtes… mais si l’on s’enrichissait dans la librairie, même à terme, ça se saurait… À défaut, c’est tout de même une activité passionnante et face aux géants de la distribution, on a un peu l’impression d’être David face à Goliath. Objectivement, c’est de la folie. Dans les faits, c’est stimulant… Et puis, notre spécificité de proposer des livres, des CD ou des DVD quasi-introuvables par ailleurs –sauf pour certains en édition originales hors de prix – est appréciée par des clients réguliers… Ils nous apportent un soutient très chaleureux qui ne se dément pas d’années en années…

À la librairie Primatice se côtoient des auteurs parfois très opposés idéologiquement…

Très, voire totalement, mais avec un point commun : en général, ils sont tous considérés comme “infréquentables” par les grands circuits de distibution, les medias, etc. Ils sont catalogués “politiquement”, “historiquement”, “philosophiquement” ou encore “religieusement” incorrects par ceux que Jean Mabire appelaient les “sévères garde-chiourmes de la République des Lettres”…

C’est le cas aussi pour les revues ou journaux que l’on trouve à Primatice : Rivarol, Synthèse nationale, Lectures françaises, Minute, Résistance, Rebellion, Réfléchir & Agir, Terre & Peuple, Krisis… et le journal Flash dont vous êtes co-rédacteur en chef… À ce propos, comment va Flash depuis le départ d’Alain Soral ?

Comme avant ! Alain Soral a décidé de cesser sa collaboration, ce qui est son droit et à titre personnel, je le regrette, mais s’il en a été un des noms les plus connus à sa création – au talent incontesté, quoi que l’on pense de certaines de ses positions – Flash est avant tout le journal d’une équipe dont le chef d’orchestre a toujours été et reste mon vieux complice Nicolas Gauthier… C’est lui qui a réunit l’équipe de base : Topoline, Christian Bouchet, feu Jean Bourdier et moi-même, qu’ont rejoint très rapidement Pierre le Vigan et Arnaud Guyot-Jeannin, puis Pierre Gillieth et Jean-Claude Lauret, sans compter bien d’autres collaborateurs occassionels et sans oublier les interventions très régulières d’Alain de Benoist… Puisque vous me parlez de Flash, j’en profite pour réaffirmer haut et fort ce qui est une évidence pour nous, mais pas pour certains qui colportent des rumeurs on ne peut plus mensongères : nous sommes un journal totalement indépendant de tout parti ou mouvance, dont la vocation première est de le rester. Ce qui ne nous interdit pas d’aborder tous les sujets pour les décrypter, mais jamais pour imposer un kit de pensée sectaire. Vu les collaborateurs, ce serait tout de même difficile d’y parvenir. Nous avons tous des parcours et des sensibilités différentes…

Des sensibilités différentes comme à la librairie Primatice ?

On ne se refait pas et c’est pour cela, sans doute, que ça ne marche pas trop mal… Pour preuve ? C’est Synthèse nationale qui m’interroge et va répercuter ce que je dis… La fameuse “Union patriotique” qu’il m’est arrivé de brocarder comme une “Arlésienne” de la mouvance nationale, elle ne l’est peut-être pas tant que ça, finalement grâce à Primatice, Flash, Synthèse nationale… et tous ceux qui nous feront le plaisir de venir déguster notre super punch samedi pour fêter nos 5 ans !

772533361_22.jpgL'ANNIVERSAIRE DE PRIMATICE

La librairie Primatice a 5 ans ! Fêtons l’anniversaire le samedi 14 mai 2011
Venez fêtez les 5 ans de la Librairie Primatice le samedi 14 mai 2011 de 11h00 à 13h00 et de 15h00 à 19h00 en dégustant un excellent punch à la Librairie Primatice (10, rue Primatice Paris XIIIe – métro Place d’Italie.
De nombreux écrivains et journalistes seront présents, ainsi que nombre de collaborateurs de la revue Synthèse nationale et du journal Flash infos magazine qui seront heureux de s’entretenir avec leurs lecteurs…

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mercredi, 16 mars 2011

OU VA LA LYBIE ?

781154363.jpgUn entretien avec Pierre Le Vigan

La Libye est déchirée par la situation actuelle. Inutile de revenir sur les morts, des centaines ou des milliers. Visiblement Kadhafi ne veut pas finir lamentablement comme Moubarak ou Ben Ali. Il a de l’énergie, et sans doute un grain de folie qui fait les vrais hommes d’État, ce qui n’atténue pas la réalité de ses erreurs ou de ses crimes.

Justement Kadhafi est-il autre chose qu’un infâme dictateur ?

La politique n’est pas la morale. L’essentiel n’est pas de « s’indigner » mais de comprendre et ensuite de faire des choix politiques. Il faut d’abord rappeler ce qu’est la Libye : moins de 7 millions d’habitants, dont 2 millions à Tripoli et 650 00 à Benghazi la deuxième ville du pays. 90 % d’Arabes et moins de 5 % de Berbères, à l’ouest, près de la Tunisie. Beaucoup d’immigrés aussi : ils constituent 20 % de la population et 50 % de la population active. Une population essentiellement concentrée sur la zone côtière. Et trois régions, la Tripolitaine à l’Ouest, la Cyrénaïque à l’est, le Fezzan, presque désert, au sud.

La vérité c’est que la Libye moderne est née avec Kadhafi.  Romanisée sous l’Antiquité, normande quelques années au XIIe siècle ( !), colonie turque conquise par les Italiens en 1911-12, la Libye devient indépendante en 1951 sous un roi, en fait l’ancien émir de Cyrénaïque, chargé implicitement de la maintenir dans l’orbite anglo-saxonne. Il n’y a alors qu’un million d’habitants en Libye. C’est à l’époque le principal pays africain producteur de pétrole, avec un gros essor à partir des découvertes de 1958. En 1969 le coup d’État du capitaine Mouammar Kadhafi et d’un groupe d’ « officiers libres » - la terminologie est la même qu’en Égypte - est un coup de tonnerre anti-occidental. Le capitaine, devenu colonel, Kadhafi, fait évacuer les bases anglo-américaines de Libye, et nationalise les compagnies pétrolières en 1973. C’est un proche de Nasser. Kadhafi tente une fusion avec l’Égypte et la Syrie en 1971. Elle éclate 2 ans plus tard. En 1974 c’est avec la Tunisie qu’une tentative de fédération est menée. Elle avorte aussi. Kadhafi  publie en 1976 son Livre Vert sur la troisième voie. Il y critique l’enrichissement personnel incompatible avec la justice, et prône la démocratie directe, en fait une démocratie plébiscitaire, à la place de la démocratie parlementaire occidentale. Sa radicalisation anti-américaine et anti-israélienne, son soutien présumé (par ses adversaires) à des groupes terroristes amène les Américains à essayer de l’assassiner en avril 1986 par des raids meurtriers sur Tripoli et Benghazi. La fille adoptive de Kadhafi est tuée. À partir de là l’évolution dictatoriale et erratique de Kadhafi s’accentue. Ses sorties médiatiques s’orientent vers une certaine clownerie involontaire, même si, en France ou avec G-W Bush nous avons parfois été confrontés à ces décalages entre l’être et la fonction. Un jour, il annonce que William Shakespeare est en fait un Arabe («Cheikh Spir »), un autre jour il plante sa tente bédouine à coté de l’Élysée, et cultive  un look auprès duquel Galliano est un garçon sans imagination.

Jusqu’à la fin des années 90 la Libye est mise au ban de l’ONU et soumise à un embargo militaire. La détente s’amorce à partir de 2003-2004 avec la fin de l’embargo militaire (« Le nouveau Kadhafi », Le Monde, 7 janvier 2004). Kadhafi se rapproche des Occidentaux, démantèle son programme nucléaire,  et se présente comme un rempart contre le terrorisme. Et aujourd’hui encore il prétend que les émeutes sont manipulées par Al-Qaida maghreb, la prétendue AQMI.

Pourquoi ce tournant occidentaliste de Mouammar Al-Kadhafi ?

 Vous aurez remarqué que 2003 c’est la deuxième guerre du Golfe et l’agression américaine contre l’Irak. Cela donne à réfléchir. Surtout quant on voit que l’Irak, pays de 30 millions d’habitants, à réelle tradition militaire, n’a rien pu faire contre les envahisseurs alors que la Libye ne compte qu’un peu plus de 6 millions d’habitants.

Quel a été le rapport de Kadhafi à l’Islam ?

La Libye est sunnite mais Kadhafi écarte en fait la sunna (la tradition) comme seconde source de l’Islam. Il ne reste donc que la première source, le Coran, ce qui exclut la possibilité de la charia puisqu’il n’y a de charia qu’avec la prise en compte de la sunna et des hadiths (paroles du prophète). Pourtant, tout en luttant contre les « Frères Musulmans », Kadhafi, pour leur couper l’herbe sous le pied, adopte une version de la charia dans son pays en 1994. C’est l’une des contradictions et des dérives anti-laïques et post-nasseriennes habituelles chez les dirigeants comme Kadhafi dont l’élan modernisateur et populiste s’essoufflait.

Que restera t-il de Kadhafi quand on pourra poser un regard distancié sur son action politique ?

La modernisation du pays, un formidable effort d’éducation qui fait de la Libye le pays du Maghreb où il y a le plus haut niveau d’éducation, l’accession des femmes à l’enseignement – elles sont actuellement majoritaires dans l’enseignement supérieur -, le recul de l’âge du mariage des femmes, la mixité jusqu’à l’équivalent du collège, en fait, globalement on retiendra  une modernisation-occidentalisation accélérée tout en étant jusqu’aux années 1990 un ennemi déterminé des politiques impérialistes de l’Occident Atlantique (et atlantiste).

Ce que nous montre la géographie des émeutes, c’est que l’est de la Libye semble particulièrement hostile à Kadhafi tandis que ce dernier paraît encore en mesure de contrôler l’ouest, du coté de la capitale Tripoli. Dès lors, la Libye n’est-elle pas appelée à disparaître, à éclater ? N’est-elle pas un État artificiel ?

La Libye n’est pas plus artificielle que la France, c’est une construction historique. Libye désignait sous l’Antiquité tout ce qui est à l’ouest de l’Égypte en Afrique du Nord. Il y eut le royaume de Cyrène des VI et Ve siècle av. J-C, habité par les Libous (Libyens), et la Marmarique, entre Égypte actuelle et Libye. La capitale de la province de Libye était Barqa, à 100 km à l’est de Benghazi. Il se trouve que la Libye a déjà – ce n’est pas rien – une identité négative : elle n’est pas l’Égypte, elle n’est pas non plus la région de Carthage. C’est sans doute néanmoins avec la Tunisie qu’il y aurait le plus de raisons pour la Libye – et réciproquement pour la Tunisie - de se rapprocher. D’autant que le poids démographique des deux nations est proche et que de ce fait aucun n’a à craindre d’être absorbé par l’autre.

Comment voyez vous finir la crise libyenne ?

La pression internationale contre Kadhafi est très forte. On voit mal comment il pourrait résister durablement. Mais rien n’est joué. Ce qui est sûr, c’est que l’Europe ne doit aucunement s’associer à une éventuelle intervention américaine. L’inculpation de Kadhafi pour crimes contre l’humanité n’a pas non plus de sens, elle n’est pas de nature à favoriser une solution qui ne peut être viable qu’entre Libyens. Une intervention des pays arabes, qui serait l’une des moins mauvaises solutions, ne parait pas souhaitée par ceux-ci. Il est vrai qu’ils ne sont guère en état de donner des leçons de stabilité et de consensus. Une médiation sud-américaine, avec Hugo Chavez, offrait une bonne possibilité de sortie de crise, mais les Occidentaux bellicistes, Sarkozy en tête, se sont empressés de la rejeter. Le problème de la Libye c’est qu’il n’y a pas d’élite autochtone prête à prendre la succession de Kadhafi sur la base du maintien de l’indépendance nationale. La solution, s'il y en a une dans l'intérêt des peuples européens et méditerranéens, ne peut se trouver qu'à partir d'un compromis négocié : le contraire de ce que proposent David Cameron et Nicolas Sarkozy (conseillé par Bernard-Henri Levy!) qui font comme d'habitude les rabatteurs pour l'axe impérialiste Washington-Tel-Aviv.

Source Esprit européen : cliquez ici

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vendredi, 25 février 2011

Dans Rivarol de cette semaine : un grand entretien avec Gabriele Adinolfi...

gabriele02.jpgGabriele Adinolfi est une des figures intellectuelles non conformistes italiennes les plus en vue. Ce militant national- révolutionnaire très influencé par Julius Évola a été contraint à l’exil en France pendant vingt ans. On lui doit deux ouvrages remarqués ces derniers temps, « Nos belles années de plomb » en 2004 et « Pensées Corsaires, abécédaire de lutte et de victoire » en 2008 (cliquez ici). Plus que jamais en pointe du combat en Italie, il a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.

 

RIVAROL : En premier lieu M. Adinolfi, vous qui êtes un militant de grande expérience et qui avez fait de nombreux sacrifices pour l’idéal fasciste, pouvez-vous nous dire comment vous voyez le futur de l’Italie et celui de sa jeunesse ?

GABRIELE ADINOLFI : Très négatif. L’Italie est un pays vieillissant dont le taux de natalité est le plus bas à l’échelle mondiale, il n’a presque plus d’industrie, un secteur agricole restreint et une souveraineté très limitée. Les seuls éléments qui sauvent actuellement l’Italie de la ruine se trouvent dans l’appareil énergétique national notamment l’ENI), dans l’industrie d’armement, dans la petite entreprise et dans ce qui reste de l’épargne familiale.

Dans le contexte actuel de globalisation, cela nous donne quelques années à peine de survie si les données ne changent pas radicalement.

R. : Quelle place peut occuper le fascisme dans le futur italien ?

G. A. : C’est un paradoxe. Le fascisme encore aujourd’hui présente toutes les réponses aux problèmes actuels. On peut dire de lui que c’est le seul système de pensée et d’organisation qui possède les solutions aux grands défis contemporains. Mais il ne parvient toujours pas à se mettre en place dans la conjoncture présente. Les Italiens qui ont connu le fascisme réel au quotidien continuent d’apprécier et même d’aimer l’oeuvre de Mussolini, ayant joui de tous ses bienfaits sociaux, économiques, éthiques et culturels. À la différence notable de ceux qui n’en ont connu que la légende noire, à l’instar des Français qui ne l’ont jamais expérimenté (Vichy procédant de circonstances aussi inattendues que défavorables et n’incarnant de toute façon pas un projet fasciste). Cette nostalgie grandit de jour en jour par la simple comparaison de l’Italie mussolinienne avec l’Italie antifasciste d’abord et post-fasciste après. Cependant il manque toutes les conditions objectives pour la fondation d’un Etat-Nation d’inspiration fasciste, donc le fascisme malheureusement en l’état actuel des choses ne pourra pas se proposer. Il est possible cependant d’extraire du fascisme toute une série de solutions aux problèmes qui nous écrasent. Disons que si un certain nombre de conditions sont remplies, on peut espérer dans le futur italien une formule mixte, une forme de péronisme à l’italienne. (...)

La suite dans Rivarol, chez votre marchand de journaux.

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jeudi, 10 février 2011

Un entretien avec Hervé Van Laethem...

SDC11475.JPGEntretien réalisé par Terre et peuple Wallonie :

 

Samedi prochain, 12 Février 2011, les rencontres identiaires du Coloma, en Belgique, organisées par Terre et peuple Wallonie, vont accueillir de multiples orateurs ayant chacun leur particularité.

 

De cette assemblée de qualité, une tête sort un petit peu du lot : cette tête bien connue du monde politique belge francophone et neerlandophone est celle d'Hervé Van Laethem (à droite sur la photo en compagnie de Robert Spieler et de Luc Pécharman lors de la fête du cochon à Lille en octobre dernier -NDLR).

 

Hervé Van Laethem, de part un engagement sans temps mort depuis son plus jeune âge, a exploré toutes les facettes de l'action politique, connu des bons et des mauvais moments, lui forgeant un caractère entier et radical, qui bien avant de lui donner une personnalité atypique et attachante, lui a surtout donné une expérience des choses et de son temps que peu de gens connaissent avec autant de clairvoyance. C'est cette expérience qu'il viendra partager avec nous, loin du discours verbeux et creux d'une droite égoïste et d'une gauche affairiste, mais avec tout le coeur et l'amour pour leur peuple qu'ont les hommes d'honneur.

 

TP: Hervé, pour ceux qui ne te connaîtrait pas, peux tu te présenter ? 

 

HVL: Je m'appelle Hervé Van Laethem, j'approche de mes 46 ans, dont 29 ans de militantisme.

 

J'ai appartenu à divers mouvements, dont beaucoup ont défrayé la chronique, et j'ai longtemps été un des cadres dirigeants du mouvement NATION (cliquez ici), dont je reste un membre et un cadre militant. Idéologiquement, je me réfère à la mouvance nationaliste-révolutionnaire. J'ai aussi une très forte fibre identitaire, mais ma route vers l'identité à moi ne passe pas par le Moyen-Orient ou par les officines laïcardes comme certains.

 

TP: Tu nous fais le plaisir d'être parmi nous samedi, de quoi comptes tu nous entretenir ?

 

HVL: De mon côté, je vais essayer de tirer des conclusions pratiques et tactiques de ce qui va se développer, mais je pense que beaucoup seront d'accord pour dire que le combat contre le mondialisme passe aussi par un combat local, identitaire et social très fort.

 

TP: Selon toi, pourquoi faut il participer à ce genre de réunion ?

 

HVL: D'abord, c'est une occasion de rencontrer des amis, des camarades, des gens qui pensent comme vous. C'est aussi l'occasion d'échanger et de débattre. C'est enfin, une occasion de plus de se former politiquement, car on ne lutte vraiment bien que lorsqu'on sait pourquoi on lutte.

 

Hervé et la bannière Wallonie de l'association Terre & Peuple vous donnent donc rendez-vous le 12 février prochain au château du Coloma.

 

Le Château du Coloma se trouve, 25 rue J. De Pauw à Sint-Pieters-Leeuw. Il est accessible par le ring ouest de Bruxelles, prendre la sortie 16 en direction de Leeuw-Saint-Pierre (le Château Coloma est fléché en blanc sur brun) ou prendre le bus H à la gare du Midi à Bruxelles (il a son arrêt au coin de la rue De Pauw).

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mercredi, 12 janvier 2011

Un entretien avec Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, sur le site identitaire belge "Nation"...

Roland Hélie.jpgLe site identitaire belge francophone "Nation" publie aujourd'hui un entretien avec Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale.

Pour le consulter, cliquez ici.

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jeudi, 28 mai 2009

Entretien avec Robert Spieler

Le mercredi 27 mai 2009, Robert Spieler était l'invité de Martial Bild sur Radio Courtoisie.

http://www.sendspace.com/file/z4emlw

ou   http://www.mediafire.com/?igmiumzeyj3

ou uniquement le son Mp3 : http://rapidshare.com/files/238693616/radio_courtoisie.mp3

 

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lundi, 08 décembre 2008

Sur Génération FA8 : un grand entretien avec Roland Hélie...

forum_grenelle_112[1].JPGSur le site monarchiste Génération FA8, vous pourrez lire un grand entretien avec Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, sur l'avenir du Mouvement national et identitaire...

Cliquez ici.

vendredi, 08 décembre 2006

UN ENTRETIEN AVEC ROLAND HELIE, DIRECTEUR DE "SYNTHESE NATIONALE", DANS "ALSACE-UNION"...

medium_Photo_001.jpgLe site de l'Union des Patriotes en Alsace, qui milite comme son nom l'indique pour l'entente entre les nationaux et les identitaires en Alsace, vient de publier ce jour un entretien avec Roland Hélie, directeur de notre revue Synthèse nationale.

Texte de cet entretien : Roland_Helie_entretien_05_12_06.pdf

Vous pouvez le consulter dans son intégralité en cliquant sur : www.alsace-union.com  

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