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mardi, 11 juillet 2017

Le nouveau numéro (n°72) de Terre et peuple magazine est paru

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dimanche, 09 juillet 2017

Après sa nouvelle condamnation à de la prison ferme, Boris Le Lay réagit

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Source Breizh info cliquez ici

Il cumule aujourd’hui pas loin de 6 années de prison ferme, uniquement pour des écrits jugés haineux ou diffamatoires sur Internet sur son site, breizatao.com : Boris le Lay, exilé politique, a écopé d’une nouvelle peine de prison de 32 mois ferme ce jeudi par le tribunal correctionnel de Quimper.

Jugé en son absence, il a été reconnu coupable de nombreux délits comme « provocation à la discrimination, à la haine raciale et à la violence », « injures publiques et raciales » ou « menaces de mort ».

Les médias qui relatent son parcours ou ses jugements n’ayant jamais pris la peine de le contacter et recueillir ses impressions, c’est ce que nous avons fait dans un entretien qu’il nous a accordé.

Rencontre avec Boris Le Lay qui, s’il était en France, irait plus longtemps en prison que certains violeurs ou trafiquants de drogue, exclusivement pour avoir publié des écrits (de différentes natures) jugés incorrects ou haineux, sur Internet.

Breizh-info.com : Quelle est votre réaction après cette nouvelle condamnation ? Si vous rentrez en France, ce sont 6 années de prison ferme qui vous attendent au total.

Boris Le Lay : Au plan politique, je suis satisfait. Ce type de procès de Moscou est toujours infiniment plus dommageable pour ses initiateurs que pour ceux qu’il cible.

C’est également une décision logique de la part du système socialiste – à ne pas confondre avec le Parti Socialiste stricto sensu – et de son front politico-idéologique. Ce système et l’Etat qui le sert font face à des contradictions insurmontables, à l’instar de ce qu’ont traversé, il y a vingt cinq ans, les démocraties populaires du Bloc de l’Est communiste. Ce dont il est question, c’est de la crise du socialisme occidental et de son effondrement.

En France, le régime est à l’agonie. Faute d’autorité, il doit compenser la chute spectaculaire de la confiance publique par une répression toujours accrue afin de maintenir le peuple sous contrôle. Toute fuite en avant répressive traduit un affaiblissement systémique. C’est très positif.

Breizh-info.com :  Justement, comptez vous vous rendre à la justice française ? Et si non, pour quelles raisons ?

Boris Le Lay : Il n’y a pas de « justice française ». Ce que vous qualifiez ainsi n’est que l’excroissance administrative d’un gouvernement qui la charge de réprimer l’opposition politique. Ce que cette administration peut proclamer n’offre aucun intérêt en soi puisque l’autorité dont elle se prévaut ne suscite plus que le mépris dans le cœur des masses.

Ce qui importe se situe ailleurs. Le devoir de tout rebelle face à un système aussi inique et nihiliste est de résister. Je réitère ici ma conviction profonde : ce système entend détruire le caractère européen et chrétien du peuple breton mais aussi des populations françaises et de l’Europe entière. N’est-ce pas le nouveau président français, Emmanuel Macron, qui veut imposer l’immigration afro-islamique aux Polonais, Hongrois ou Slovaques sous peine de sanctions économiques ? Cette politique d’éradication par l’arme biologique qu’est l’immigration allogène, nous la subissons déjà de plein fouet et c’est ce qu’a magnifiquement rappelé le président Donald Trump dans son discours de Varsovie à l’adresse des Européens. Puisque je suis Breton, je dois donc agir pour que l’étendard de l’islam ne flotte pas sur la Bretagne et que notre culture ne soit pas anéantie.

Vous parlez de « se rendre », donc de reddition, c’est-à-dire de capitulation. Tant que la volonté de mener la guerre existe, la guerre se poursuit. Ce serait parfaitement irrationnel pour moi que d’aider le régime dans sa basse besogne. Au contraire, nous devons agir partout, tout le temps pour conjurer la menace dont j’ai parlé. D’ici à 2050, la France sera majoritairement islamique. Les camps sont définis.

Breizh-info.com : Connaissez vous d’autres cas en France de peines aussi lourdes pour des écrits ? 

Boris Le Lay : Tous les systèmes socialistes, communistes et islamiques : Cuba, le Vietnam, la Chine populaire, la Turquie, l’Iran et bien sûr, les états socialistes ouest-européens. Le Vietnam prononce des peines de prison contre les blogueurs dont le discours déplaît à l’Etat ou au parti. La Turquie embastille des dizaines de milliers d’opposants. Notez d’ailleurs que si Erdogan et les Frères Musulmans ont accédé au pouvoir en 1999, il a fallu près de quinze ans pour que la répression donne à fond. C’est un processus qui nécessite du temps, processus dans lequel est entré le régime hexagonal.

Les actions de la France, matrice historique du virus révolutionnaire, divergent par leur degré, non par leur nature. Les conditions objectives obligeront le régime à amplifier la répression. C’est une mécanique qui le dépasse.

Breizh-info.com :  Vous considérez vous comme un exilé politique ?

Boris Le Lay : C’est un constat factuel : je suis condamné pour des motifs exclusivement politiques et vit à l’étranger pour cette raison. Je ne suis pas le seul. Récemment, l’ancien policier Sébastien Jallamion a gagné la Suisse pour échapper à un sort identique pour avoir exprimé ses idées sur l’islamisme. Plutôt que d’être jeté dans une geôle républicaine, il a préféré s’exiler. Et je devrais encore évoquer le cas de ces centaines de milliers de Bretons ou de Français qui fuient leur pays face au chaos économique rampant, à l’islamisme, à la tiers-mondisation. Cette jeunesse autochtone sacrifiée par la génération criminelle de l’après-guerre : celle du Baby-Boom qui laissera un champ de ruines immense derrière elle.

Vous n’en entendrez pas parler dans les colonnes de la presse d’Etat car ces opposants-là et ces exilés dérangent le gouvernement français et les laquais stipendiés qui lui servent de journalistes.

Breizh-info.com : Comment expliquez vous cet acharnement judiciaire à votre égard ? Ne faite vous pas trop de provocation ?

Boris Le Lay :  Quiconque agit avec un peu trop d’efficacité et d’audace contre lui doit être détruit. Comme tous les systèmes identiques avant lui, il commet l’erreur de présumer de ses forces. Il en devient arrogant. Il prend des risques de plus en plus inconsidérés en présumant de l’avenir. Ne parvenant plus à anéantir ses opposants, il perd de vue son objectif premier, qui est leur neutralisation, pour un objectif secondaire, la défense de son prestige. Il tend à adopter des réactions de plus en plus passionnelles et spectaculaires mais, en réalité, inefficaces.

Par mon action et la réaction qu’elle engendre, je démontre que ce système n’est qu’une coquille vide gouverné par une bourgeoisie fossilisée faite d’idiots et de traîtres. Car à travers moi et d’autres, le système condamne symboliquement des millions de gens à une peine par procuration de la même ampleur. Ces gens en tirent les conclusions nécessaires, même s’ils n’en font pas état en place publique.

L’actuel « consensus » est le même que celui qui prévalait dans les états communistes d’Europe de l’Est. En public, chacun tient le discours qui est attendu de lui : la régime républicain est célébré, les slogans creux du parti, à l’instar du « vivre ensemble », repris mollement. En privé, entouré de gens de confiance, tout le monde se moque du discours lénifiant d’un régime qui tente de maintenir sa légitimité par l’usage permanent du mensonge. Plus l’écart entre la réalité vécue au quotidien et les proclamations officielles se creuse, plus les responsables politiques sont moqués par les masses. C’est l’écroulement de la confiance publique qui, partout, s’insinue inexorablement. Un tel système s’écroule généralement du jour au lendemain, car tous ses fondements sont pourris depuis bien longtemps.

Quand ce système se sera effondré dans l’opprobre et la honte, vous serez surpris du nombre de gens qui n’auront pas de mots assez durs à son endroit. Ceux-là même qui, aujourd’hui, font mine de le soutenir.

Quant à la notion de provocation, je trouve qu’elle sied parfaitement aux tenants de ce système : a-t-on jamais vu une provocation aussi colossale que celle consistant à implanter, dans un pays ravagé par le chômage, le djihadisme et la criminalité ethnique, des millions de migrants clandestins jusque dans les plus petits villages ? N’est-ce pas une formidable provocation de la part de l’intelligentsia socialo-marxiste au pouvoir que de traquer les crèches dans les mairies puis de célébrer, du même mouvement et jusqu’à la présidence française, la fête islamique du « ramadan » ?

Et puisque nous en sommes aux provocations, celle-ci : alors que je suis condamné avec une férocité toujours plus grande par des magistrats quimpérois ou brestois, comment se fait-il que le prédicateur salafiste de Brest puisse continuer d’opérer depuis sa mosquée le plus tranquillement du monde, avec l’appui du ministère de l’Intérieur français ?

Nous sommes, nous autochtones de Bretagne, de France ou d’Europe, provoqués en permanence par des gouvernants, tenants de l’alliance avec l’islam. Je dis donc : combien de temps allons-nous accepter d’être provoqués de la sorte ?

Propos recueillis par Yann Vallerie

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vendredi, 07 juillet 2017

Dans MINUTE de cette semaine : un grand entretien avec Alban d'Arguin, auteur du livre Eoliennes un scandale d'Etat

2829_page_01.jpgAuteur du récent Eoliennes, un scandale d’Etat (éd. Synthèse), Alban d’Arguin est vent debout contre la prolifération des éoliennes sur tout le territoire français. C’est, pour lui, une impérieuse nécessité de stopper ces implantations, qui nuisent gravement à la santé publique et procèdent, de plus, d’un système contraire aux intérêts économiques de la France.

« Minute » : Vous parlez de « scandale d’Etat », qui devrait valoir aux ministres responsables de l’implantation d’éoliennes d’être traduits devant la Cour de justice de la République. Vous n’exagérez pas un peu ?

Alban d’Arguin : Absolument pas. Et plutôt que d’un scandale d’Etat, j’aurais dû dire trois scandales d’Etat. Parce qu’en fait, outre le scandale principal, celui qui attente à la santé publique, il y en a deux autres, un économique et un énergétique. Mais je maintiens que le premier scandale devrait entraîner les ministres décisionnaires devant la Cour de justice.

Mais pourquoi ?

Parce que depuis la réforme constitutionnelle de 2005, avec l’intégration de la Charte de l’environnement dans le bloc de constitutionnalité, le principe de précaution (article 5 de cette charte) s’impose à tous. Au nom de celui-ci, on peut protéger les Français contre les risques, même « incertains en l’état des connaissances scientifiques », découlant de décisions publiques. Or avec les éoliennes, ce n’est pas le cas. J’en ap­pelle d’ailleurs aux plus éminents des constitutionnalistes pour voir comment pourrait s’engager une procédure.

Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, la France est le seul pays – du moins parmi les grands pays – où le périmètre de sauvegarde entre les éoliennes et les habitations n’est que de 500 mètres. Or c’est non seulement dommageable pour la population concernée mais contraire à une préconisation parfaitement claire de l’Académie de médecine. Dans celle-ci, qui date de 2006 – juste après donc que le principe de précaution ait été doté d’une valeur constitutionnelle –, elle réclame que, pour des raisons de santé publique, nulle éolienne ne soit construite à moins de 1 500 mètres de toute habitation.

Cette distance de 1,5 kilomètre est d’ailleurs la norme partout ailleurs ! En Allemagne, le périmètre défini par l’Etat fédéral est de 1 500 mètres et plusieurs länder réfléchissent d’ailleurs à la façon dont ils pourraient encore l’augmenter. En Espagne, pareil. En Italie, il ne peut être érigé d’éolienne à moins de 2 000 mètres d’une habitation. Le Royaume-Uni a opté pour 1 800 mètres environ et, dans certains comtés, la distance minimale a été portée à 2 200 voi­re 2 400 mètres ! Quant aux Etats-Unis, c’est 1 500 mètres au minimum mais ce­la peut aller jusqu’à 3 000 mètres selon les Etats !

Pourquoi la France ne s’est-elle pas alignée sur des normes ?

Pour la raison que nous avons cette particularité historique et géographique d’avoir un habitat extrêmement dispersé. Si nous passions à 1 500 mètres, il nous deviendrait impossible d’atteindre l’objectif qui n’est même pas le nôtre mais qui est celui qui nous a été assigné par la Commission européenne dans le cadre du développement des énergies renouvelables pour réduire l’émission de gaz à effet de serre.

Le paradoxe de ce diktat est que, com­me le vent ne souffle pas tout le temps, il faut compenser cette intermittence par des énergies de substitution qui peuvent être actionnées tout de suite. Et il n’y a pour cela que le thermi­que, et notamment le gaz, qui est le plus réactif de toutes les énergies existantes.

Dans un rapport adopté il y a deux mois, l’Académie de médecine écrit que « l’éolien ne semble pas induire directement des pathologies organiques » et même que les « facteurs psychologiques jouent un rôle probable dans [le] ressenti » des nuisances.

Je suis allé sur le terrain en maints endroits de France défigurés par les éoliennes. J’ai pris le temps de rencontrer les habitants et de les écouter. L’A­cadémie de médecine l’a-t-elle fait ? J’ai vu les gens et constaté leurs souffran­ces, leurs maux de tête, leurs nausées et leurs vertiges, leurs troubles du sommeil et j’en passe.

Allez dire aux habitants de Puceul, en Loire-Atlantique, que, s’ils dévelop­pent des pathologies, c’est psychosomatique ou dû au fait qu’ils sont peut-être « émotifs, anxieux, fragiles » voire « hypochondriaques », ainsi que l’Acadé­mie de médecine ose l’écrire, et vous verrez comment ils vont le prendre !

L’Académie de médecine est d’ail­leurs tellement peu sûre de ce qu’elle avance qu’elle réclame, dans le même rapport, « une étude épidémiologique prospective sur les nuisances sanitaires », ce qui est l’aveu qu’aucune sérieuse n’a encore été effectuée en France !

A l’étranger, en revanche, pour qui lit l’anglais ou l’allemand, les études scientifiques sont abondantes. Particulièrement aux Etats-Unis, en Angleterre et en Allemagne. Et elles font toutes état de ce qu’on appelle « le syndrome éo­lien », selon une expression forgée par la chercheuse américaine Nina Pierpont. Elle a fait une étude au cas par cas sur un échantillon de personnes souffrant de diverses pathologies sur plusieurs sites éoliens aux Etats-Unis distants parfois de plusieurs milliers de kilomètres. Elle a découvert que sur tous ces sites, il y avait des concentrations des mêmes pathologies. Elle a ainsi pu déterminer douze symptômes du syndrome éolien.

En Angleterre, le rapport Hanning, publié tous les ans, rapporte tous les troubles qui ont été constatés. En Allemagne, l’équivalent de l’Académie de médecine a publié des études qui vont dans le même sens – d’où, comme je vous le disais, la volonté de certains länder de mettre encore plus à distance de la population les champs d’éoliennes.

En fait, c’est comme le nuage de Tchernobyl : partout autour de nous, les éoliennes entraînent des nuisances sur la santé, mais dès lors qu’elles sont implantées à l’intérieur de nos frontières, ces mêmes éoliennes deviennent inoffensives ! On ne célèbrera jamais assez les bienfaits du Rhin ou de la Manche sur la santé des Français…

Voilà qui rappelle aussi l’affaire du sang contaminé : on sait mais on fait comme si on ne savait pas…

Le scandale des éoliennes est pire que l’affaire du sang contaminé, car, à l’époque, les politiques avaient certes fait preuve à tout le moins de légèreté mais ils n’avaient pas mesuré les risques qu’ils faisaient courir à la population.

Là, c’est très différent : ils disposent de tous les éléments mais ils refusent de les prendre en compte, parce qu’ils sont arc-boutés sur leurs a priori idéologiques et tenus par des intérêts économiques. Ils savent qu’il suffirait de placer le curseur à 1 500 mètres pour mettre à l’abri la population, conformément au principe de précaution, mais, délibérément, ils ne le font pas parce que cela empêcherait d’atteindre le nombre d’éoliennes fixé par le Grenelle de l’environnement et par la loi de transition énergétique et exigé par l’Union européenne.

Vous écrivez que le caractère intermittent du vent n’assure pas la rentabilité des éoliennes. Pourtant, le secteur de l’éolien est une affaire qui marche et qui prospère.

Ce business est en effet rentable pour ceux qui produisent l’électricité éolienne mais pourquoi ? Parce que, et c’est là qu’est le scandale économique, les producteurs d’énergie éolienne profitent d’une bulle financière, ainsi que l’a reconnu le magnat de l’éolien, Pâris Mouratoglou.

Il y a quelques années, Mouratoglou, qui a bâti un empire dans ce do­maine – il a revendu à EDF, pour plus de 800 millions d’euros, la société EDF Energies Nouvelles qu’il avait constitué avec elle –, a annoncé qu’il se retirait du marché des énergies renouvelables en France justement parce que ce n’était qu’une bulle financière et que ça ne l’intéressait plus.

Or c’est bien cette bulle qui attire les consortiums étrangers. Les fabricants d’éoliennes et ceux qui les installent le font parce qu’ils ont la garantie d’EDF, qui est leur seul client, de racheter – pendant quinze ans au moins ! – l’électricité qu’ils produisent entre trois et quatre fois le prix auquel EDF l’aurait produite elle-même ! Ils ne prennent donc aucun risque !

Ce modèle économique devrait être enseigné dans toutes les écoles de commerce du monde (et peut-être l’est-il) ! Imaginez : j’ai un client unique, il est obligé de m’acheter toute ma production, il n’a pas le droit d’aller voir d’éventuels concurrents qui la vendraient moins cher, et, mieux encore, il m’achète ma production même quand il n’en a pas besoin !

Moyennant quoi si le secteur de l’éolien se porte très bien, merci, ce n’est pas le cas d’EDF qui, il y a quatre ans, a dû lancer un « profit warning » (un « avertissement sur ses résultats ») et annoncer qu’elle était contrainte de provisionner quatre milliards de plus que prévu pour ses réseaux de transport d’électricité. Car l’électricité produite par les éoliennes doit être intégrée dans les réseaux existants et c’est un véritable casse-tête, tant cela crée des surtensions ou des sous-tensions, selon les périodes. Au fur et à mesure que l’éolien s’accroît, RTE, pour la haute tension, et Enedis (ex-ERDF), pour la basse tension – celle qui alimente toutes nos maisons –, qui sont toutes deux des filiales d’EDF, sont obligées de revoir toutes leurs cartes des réseaux de transport d’électricité.

Une large partie de la population est pourtant favorable aux éoliennes…

Bien sûr, puisqu’on nous répète sans cesse que c’est une « énergie propre », qu’elle est renouvelable à l’infini, qu’elle atteint l’« idéal » du « risque zéro », etc. Et puis elle rapporte, à quelques-uns…

Il faut savoir qu’une éolienne rapporte entre 7 000 et 8 000 euros au propriétaire sur le terrain duquel elle est implantée. Un propriétaire foncier peut gagner 80 000 euros s’il accepte d’avoir une dizaine d’éoliennes chez lui ! Qui refuserait un tel revenu ? Certainement pas les agriculteurs, qui sont dans la situation économique catastrophique que l’on sait. Certainement pas non plus, mais là dans un autre esprit, les propriétaires fonciers qui habitent en ville, loin de leur bien foncier, loin donc des futures éoliennes dont ils se moquent bien des effets sur la santé des habitants, dont ils ne sont pas, et qui trouvent ainsi un moyen de maximiser leurs profits… J’ai rencontré ce dernier cas dans de nombreux dossiers.

A cet égard, une autre activité s’est développée, celle de sociétés commerciales qui sillonnent le territoire pour éplucher les cadastres et démarcher les propriétaires – je sais de quoi je parle, je l’ai vécu moi-même ! Des commerciaux prospectent donc les propriétaires en leur proposant de conclure une convention privée, qui devra rester totalement secrète. Dans les clauses du contrat figure noir sur blanc l’interdiction d’en parler à qui que ce soit tant que les autorisations administratives ne sont pas données sous peine de voir le contrat de location des terres pour cinq ou dix éoliennes rompu.

Quand vous risquez de perdre plusieurs dizai­nes de milliers d’euros par an si vous parlez, vous respectez la loi du silence !

Ajoutez à cela la corruption et vous commencerez à comprendre l’omerta qui règne sur le sujet. Le nombre de cas de prises illégales d’intérêts qui ont été constatés sur des élus municipaux est phénoménal.

A ce point ?

A ce point. Et à tel point que, mi-2014, le SCPC, le Service central de prévention de la corruption, ayant soulevé ce problème dans un rapport qui a fait grand bruit, Frédéric Lanoë, en sa qualité de président (à l’époque) de la Fédération Energie Eolienne, qui n’est autre que le lobby des professionnels de l’éolien, a pris sa plus belle plume pour écrire à tous les députés.

Dans cette lettre du 8 décembre 2014, divulguée par « Le Figaro », il faisait part de sa « vive inquiétude » face à « la multiplication des attaques devant les juridictions pénales des élus » sur « le motif de prise illégale d’intérêts » et demandait aux députés – aux législateurs donc – de « remédier » à cette « judiciarisation » en changeant la loi ! « L’imprécision qui entoure actuellement la définition de la prise illégale d’intérêts est une faille qu’utilisent les détracteurs de l’éolien au détriment des maires », avait-il osé écrire !

Je note, mais ceci n’a sans doute rien à voir avec cela, que le SCPC a été supprimé fin 2016 dans l’indifférence générale, dans le cadre de la loi « relative à la transparence » dite « loi Sapin 2 », et remplacé par une Agence française anticorruption dotée de deux fois moins de pouvoirs que n’en avait le Service central de prévention de la corruption…

Vous croyez possible de stopper l’implantation d’éoliennes ?

Le sujet des éoliennes n’est pas énergétique, il n’est pas économique, il est politique. Selon la formule célèbre, si cé­lèbre qu’on ne sait plus qui en est l’auteur, « là où il y a une volonté, il y a un chemin ».

Pour résoudre définitivement ce pro­blème, il y a des mesures extrêmement simples à prendre. La principale, c’est de supprimer la surprime de l’Etat sur le rachat de l’électricité produite par les éoliennes. Aussitôt, les consortiums étrangers, ces vautours qui sont derrière la prolifération de l’éolien, se retireront pour aller chercher ailleurs une bulle financière de même nature et délaisseront la France. Cela aura pour autre effet bénéfique de redonner de l’air, si j’ose dire, à EDF sur le plan financier, tant notre fleuron industriel est plombé par cette électricité d’origine éolienne qu’on lui impose de racheter alors qu’elle n’en a aucun besoin.   

Propos recueillis par Marc Bertric

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mercredi, 05 juillet 2017

Quelques remarques sur le Front national après la présidentielle de 2017

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Dans le cadre de la réflexion qui s'impose après le double échec du néo FN à la Présidentielle et aux législatives, nous reproduisons ici le texte proposé par l'universitaire non conformiste lyonnais François-Philippe Galvane publié sur le site Polémia cliquez ici

François-Philippe Galvane est doctorant en droit constitutionnel comparé. Il a été pendant quatre ans chargé de travaux dirigés en droit constitutionnel. Il a été plusieurs fois candidat sur des listes du Front national aux élections municipales

♦ Après l’élection présidentielle de 2017 et un résultat qui a déçu beaucoup de militants du Front national, il serait temps d’engager une autocritique, « une critique positive », comme condition d’un renouvellement politique et doctrinal.

Cela passe par un changement dans les pratiques de la direction du parti et par une implication institutionnelle des militants plus importante.

1Il y a un problème au Front national, qui est l’absence d’une culture du débat et cela remonte à loin. Le Front national a été créé en 1972 par des militants courageux qui faisaient face physiquement à la violence d’extrême gauche post-soixante-huitarde dans les universités (Gud) et dans la rue (Ordre nouveau). Ceux-ci, sur les conseils de François Brigneau, ont invité, avec d’autres personnalités, Jean-Marie Le Pen (JMLP) à les rejoindre lors de la fondation du FN en 1972 et il en est ainsi devenu un des co-fondateurs.

Certains de ces militants avaient certes des références idéologiques datées et extrémistes, mais pas plus, ou tout autant, que leurs adversaires gauchistes. Le stalinisme, le trotskisme, le maoïsme, ce n’est pas rien… Les militants des deux camps ont d’ailleurs évolué, pour les uns au Parti socialiste, pour les autres au Front national actuel, voire ailleurs… Clemenceau disait qu’un jeune qui n’est pas socialiste à 20 ans est un imbécile, mais que celui qui est encore socialiste à 50 ans l’est aussi. On remplace socialiste par néo-fasciste et on a le même constat sur les engagements radicaux générationnels qui se doivent de mûrir et d’évoluer sous peine de se fossiliser. Mais ces militants avaient une originalité par rapport à leurs anciens : leur mode de fonctionnement était collectif, soit les décisions étaient prises après débat par une direction collégiale et sans chef suprême !

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mardi, 04 juillet 2017

Demain mercredi, dans MINUTE, un grand entretien avec Alban d'Arguin sur le scandale des éoliennes

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Minute est en vente dans les kiosques

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lundi, 19 juin 2017

Second tour des législatives : abstentionnisme et dégagisme !

24ec62c3705f165c45cada17f039cf3b.pngNicolas Gauthier

Boulevard Voltaire

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S’il n’y pas eu le raz de marée macronien annoncé par les projections des résultats du premier tour de ces élections législatives, le pari de La République en marche, parti créé il y a moins d’un an, a néanmoins été emporté haut la main, avec près de 350 députés, au lieu des 450 envisagés. Ce, bien sûr, avec le soutien quasi-unanime de la sphère médiatique, même si cela ne saurait tout expliquer, il n’empêche que le « dégagisme » a fonctionné à plein.

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen espéraient faire figure de premiers bénéficiaires de cette vague de fond : ce sont les nouveaux venus d’Emmanuel Macron qui ont raflé la mise, même si le premier, surtout, et la seconde, dans une moindre mesure, parviennent à sauver les meubles. Il y aura donc un groupe parlementaire France insoumise à l’Assemblée nationale, tandis que le Front national devrait pouvoir envoyer un peu moins de dix députés dans l’hémicycle.

Le Parti socialiste, lui, échappe au naufrage annoncé, et retrouve son étiage parlementaire de la débâcle des élections législatives de 1993, soit une cinquantaine d’élus.

Les Républicains, quant à eux, avec plus d’une centaine de députés, sauvent l’honneur. Pour ces deux formations qui avaient naguère l’exclusivité du brevet de « partis de gouvernement », le plus rude demeure pourtant à venir. PS et LR sont-ils ainsi les mieux qualifiés pour incarner l’opposition au Parlement ? Entre ceux qui s’opposeront pour de vrai et ceux qui s’opposeront pour de faux, ceux qui refuseront de se rallier et ceux qui sont déjà des ralliés de l’intérieur, il est à craindre que la grande pagaille soit elle aussi en marche.

« Dégagisme », tel qu’écrit plus haut ; force est de convenir que les « dégagistes » les plus militants demeurent les abstentionnistes, premier parti de France avec ses 57%, score jamais atteint par les boudeurs et autres déçus de la politique, chiffre qui devrait faire réfléchir tout un chacun.

« Dégagisme » qui touche encore nombre de personnalités, non pas forcément en fonction de leur âge, mais surtout, comment dire… de cette surface médiatique passée qui en fit longtemps les enfants chéris du système ; voyez la liste.

Nathalie Kosciusko-Morizet, Najat Vallaut-Belkacem, Aurélie Filippetti, Benoît Hamon, Marisol Touraine, Emmanuelle Cosse et peut-être même Manuel Valls, dont la victoire paraît être à la fois contestée et contestable. Ce n’est certes pas bien de dire du mal de son prochain, mais il est aussi des jours où cela peut faire du bien.

08:53 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

jeudi, 15 juin 2017

JEAN-MARIE LE PEN COMPTE BIEN VENIR METTRE DE L'AMBIANCE AU BUREAU POLITIQUE DU FN DU 20 JUIN

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Source Le Parisien cliquez ici

Le cofondateur du FN, qui conteste toujours son exclusion, a bien l'intention de s'inviter dans les débats après les résultats décevants du parti aux élections législatives. Il compte participer au bureau politique du 20 juin.

Le Menhir a en effet la ferme intention de participer au prochain bureau politique du mouvement, le 20 juin. Et il est, légalement, en capacité de le faire ! Certes, le TGI de Nanterre a validé, dans son jugement du 17 novembre dernier, son exclusion en tant que membre du FN, mais il a aussi estimé que cela n'avait « pas d'effet » sur son statut de président d'honneur du parti. « En conséquence », précisent les juges, « il devra être convoqué en qualité de membre de droit de toutes les instances dirigeantes. » Et si le FN ne se plie pas à cette injonction, il encourt une astreinte de 2.000 € par infraction constatée.

Une menace que les cadres frontistes prennent très au sérieux. Depuis novembre, aucun bureau politique ne s'est tenu au siège, à Nanterre (Hauts-de-Seine). Les réunions ont eu lieu au QG de campagne de Marine Le Pen, rue du Faubourg-Saint-Honoré (Paris VIIIe), dans le cadre du « comité stratégique de campagne », une instance créée sur mesure pour la candidate. « C'était une façon de contourner la décision de justice pour ne pas avoir à convoquer Jean-Marie Le Pen », dénonce son avocat, Me Frédéric Joachim, qui affirme avoir la preuve que, par deux fois, des commissions nationales d'investitures ont eu lieu sans que son client en ait été informé : « C'est 2 000 € par infraction. Mais c'est la portée symbolique qui est importante », dit-il.

Oui, mais voilà, aujourd'hui le temps des campagnes est terminé et le FN est obligé de retourner à Nanterre. Le patriarche saute donc sur l'occasion. « Il ne veut pas laisser l'oeuvre de sa vie faire naufrage », assure un de ses proches. Et pas question de passer inaperçu : « Il va arriver avec tout le cortège, grosses berlines, escorte et tout ça », fait déjà savoir son entourage. Avant de poursuivre : « A 10 heures, il débarque devant la grille. On va voir ce que feront les DPS (NDLR : le service de sécurité du FN). Oseront-ils lui barrer la route ? » Le cofondateur du FN a aussi prévu de venir avec un huissier. « Le cas échéant, si mon client est refoulé, l'huissier peut faire appel aux forces de l'ordre », décrypte son avocat.

De quoi agacer au plus haut point Marine Le Pen, qui n'avait pas besoin de ce nouveau caillou dans sa chaussure, tant le bureau politique s'annonce déjà tendu. Après les déceptions électorales, le FN s'apprête à régler ses comptes en interne. Depuis des semaines, les couteaux s'aiguisent.

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lundi, 12 juin 2017

Les députés les plus mal élus de toute l’histoire parlementaire française

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Pascal Célérier Boulevard Voltaire cliquez ici

Les premiers signes étaient clairs : l’abstention, pour ce premier tour des élections législatives, serait forte et battrait tous les records. Les premiers chiffres venant de l’outre-mer, qui votait en avance, étaient vertigineux : 74 % d’abstention en Martinique, en hausse de 7 points par rapport à 2012 ! Et, à midi, la participation au niveau national n’était que de 19,2 %, en baisse aussi par rapport à 2012, où elle atteignait 21 %. Plus forte chute encore à 17 h, où elle n’atteignait que 40 %, au lieu de 48 % en 2012 ! C’est un effondrement historique qui a abouti à une participation inférieure à 50 %. Du jamais vu pour des élections législatives générales, non seulement depuis 1958, mais même depuis l’instauration du suffrage universel en 1848 ! Il y a là quelque chose de vertigineux. La République en marche, c’est aussi cela.

Les conséquences de cette abstention massive sont nombreuses. D’abord, à très court terme, cela signifie qu’il y aura très peu d’élus au premier tour puisqu’il faut rassembler plus de 50 % des exprimés, mais aussi 25 % des inscrits.

Quasiment impossible avec une abstention forte. Mais cela réduit aussi considérablement l’hypothèse de triangulaires pour le second tour, puisqu’il faut que le 3e candidat, pour se qualifier, atteigne 12,5 % des inscrits.

Les raisons de cette abstention massive sont connues : monopolisation de l’intérêt par la présidentielle, sentiment que tout est joué avec des sondages annonçant une majorité écrasante pour le parti du Président, perte des repères des électeurs troublés par la déconfiture des partis traditionnels.

Certes, la baisse de la participation aux élections législatives, qui n’a jamais plus atteint la barre des 80 % depuis 1978, est un phénomène ancien et continu, depuis 25 ans : 69 % en 1993, 68 % en 1997, 64 % en 2002, 60 % en 2007 et 57 % en 2012. Mais cette nouvelle descente est une alerte démocratique d’une tout autre nature.

Cette abstention record est un nouveau signe de la recomposition politique en cours, qui n’est certainement pas achevée. Après l’élection de M. Macron et la transformation politique qu’il a engagée, elle traduirait un attentisme, voire une méfiance, pour ce nouveau pouvoir, que les Français laisseraient s’installer, mais sans le soutenir. Que pèserait une majorité pléthorique de 400 députés, comme les sondages l’annoncent, si ces 400 députés sont élus avec une abstention de plus de 50 % ?

Cette situation peut être transitoire, le temps que la recomposition aille à son terme, qu’une ou des oppositions structurées émergent. Mais l’incapacité de la droite parlementaire à incarner cette opposition sous le quinquennat calamiteux de Hollande a montré que cela n’était pas automatique. Le nouveau pouvoir pourrait se réjouir de ce règne sans partage qui lui semble promis.

Mais, en cas d’échec, d’événement grave, de crise de confiance, un parlement élu dans les conditions de cette recomposition, sans adhésion populaire massive, et sans opposition clairement identifiée et susceptible d’offrir une alternance, serait certainement très fragilisé.

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mercredi, 07 juin 2017

À QUELQUES JOURS DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES, CARL LANG EXPLIQUE LA CAMPAGNE DES PATRIOTES

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Carl Lang, Président du Parti de la France, a répondu aux questions de Pierre Cassen pour Riposte laïque cliquez ici

Riposte Laïque : Vous êtes le président du Parti de la France, qui sera présent dans 56 circonscriptions aux élections législatives. Quel est votre objectif, en présentant ces candidats ?

Carl Lang : Nous ne sommes présents que dans 56 circonscriptions du fait du coût des campagnes électorales. Ce sont nos candidats, nos militants et le Parti de la France qui financent les bulletins de vote et les circulaires. Nous ne bénéficions pas du financement public des partis politiques et toute notre action est le fruit du militantisme. Je suis fier des candidates et candidats du PdF, de leur courage, de la force de leurs convictions et de leur engagement au service de notre France.

Notre objectif est de faire entendre la voix de la Droite nationale, de la droite des valeurs, de la droite des libertés économiques, de la droite sociale. Nous menons campagne contre la colonisation et l’islamisation de la France et pour la défense de notre identité, de nos traditions, de nos libertés et de notre sécurité.

Nous avons par ailleurs contribué à la mise en place d’une alliance électorale dans le cadre de ces élections législatives avec les comités Jeanne présidés par Jean-Marie Le Pen et avec Civitas.

La résistance nationale doit se faire entendre.

Riposte Laïque : Et vous-même, vous vous présentez ?

Carl Lang : Je suis candidat dans la 5eme circonscription de l’Eure, qui comprend Vernon, ma ville natale.

Riposte Laïque : Vous avez mis en avant, dans vos tracts, le refus de l’islamisation de la France, et cela a été accepté. Vous n’avez pas craint, dans le climat actuel, des excès de zèle de quelque commission, estimant que cela pouvait constituer une incitation à la haine ?

Carl Lang : Sur les bulletins de vote de nos candidats figure en plus des noms des candidats et du logo du Parti de la France, le slogan suivant : Pas d’islamisation chez nous : Défendons nos familles, nos traditions, nos libertés.

Il s’est trouvé un magistrat président de la commission de propagande du Calvados pour, de manière totalement arbitraire et contraire au code électoral et à la jurisprudence, décider de rejeter nos bulletins de vote au motif totalement fallacieux de risque de trouble à l’ordre public. On croit rêver…

Selon le même principe totalitaire, on pourrait aussi censurer le contenu des circulaires électorales et pourquoi pas refuser tout simplement les candidatures de l’opposition nationale comme étant en elles-mêmes un risque de trouble à l’ordre public. Il n’y a malheureusement pas de recours possible avant l’élection face aux décisions arbitraires et militantes de ce genre de commissaire politique. Nos candidats vont donc devoir livrer leurs bulletins de vote dans chacune des mairies de la circonscription et nos bulletins ne seront pas dans les enveloppes envoyées à chaque électeur.

Partout ailleurs et conformément au code électoral et aux compétences des commissions de propagande, nos documents ont été validés. Nous serons donc en mesure de proposer aux Français un vote de refus de l’islamisation de leur pays. Mener cette bataille de défense de nos valeurs de civilisation est déjà en soi une victoire.

Riposte Laïque : Vous étiez à Calais, il y a quelques jours, aux côtés de la candidate de Civitas Marie-Jeanne Vincent. Que vous inspire la campagne qui est menée contre elle ?

Carl Lang : Les habituels donneurs de leçon de démocratie, de droits de l’homme, de tolérance et de respect des différences font tomber les masques et montrent leur vrai visage, celui de la haine de la France française. Ils affichent leur esprit sectaire, violent et totalitaire. J’espère que les électeurs de Calais récompenseront par leur vote le remarquable courage de Madame Vincent qui est par ailleurs enseignante dans le public.

Le camp de la haine est chez ceux d’en face : pas chez les nôtres.

Riposte Laïque : Depuis des années, vous critiquez très vivement le Front national, et sa présidente. Quel est votre regard sur sa campagne, son résultat au premier tour, le débat entre les deux tours, le score du 2e tour, et la situation interne de ce parti ? Considérez-vous que ces événements valident vos reproches passés ?

Carl Lang : J’ai pu exposer, dans vos colonnes et avant le premier tour mon analyse de la campagne présidentielle. Je n’y retire rien. Par sa stratégie, sa ligne politique, son caractère et ses insuffisances, madame Le Pen a ruiné ses chances de victoire alors qu’elle disposait d’une situation politique qui ne se représentera peut-être jamais et d’un contexte historique extraordinairement favorable. Je pense que madame Le Pen n’est pas digne du Front National dont a hérité, qu’elle n’est pas digne de son père et qu’elle n’est pas digne de ceux qui ont voté pour elle.

Riposte Laïque : Mais pourtant, elle a réalisé un score jamais atteint…

Carl Lang : Et le bilan de tout cela est la confusion dans les idées et la ligne politique, le discrédit personnel, les dettes et les querelles internes. Dans l’attente des rendez-vous judiciaires…

Riposte Laïque : La victoire de Macron inquiète de nombreux patriotes, certains voyant même dans cette élection la mort annoncée de la France. Vous partagez ce pessimisme ?

Carl Lang : Je crois toujours au sursaut vital du peuple français et je me refuse à sombrer dans le pessimisme, le fatalisme et le renoncement. Je crois aux vertus de l’engagement et à la valeur de l’action. Nous menons une action de résistance difficile, avec des moyens dérisoires, mais nous savons que les minorités agissantes peuvent peser sur l’histoire. Ne soyons pas les spectateurs de l’abaissement de la France et de la fin de la nation française.

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mardi, 06 juin 2017

Qatar à Paris : un point sur les possessions

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Source Paris Vox cliquez ici

L’Arabie Saoudite, l’Égypte et d’autres pays ont annoncé hier la fin de leurs relations avec le Qatar. Le motif invoqué par ces états du Golfe est que le Qatar soutiendrait le terrorisme.

Nous n’allons pas commenter cette décision qui pourrait être lourde de conséquences dans les semaines à venir. Mais il peut être intéressant de connaître les possessions de l’Etat arabe à Paris.

Sur le site internet de Qadran, le cercle économique franco-qatari on peut lire qu’en :  “2015, les échanges économiques entre la France et le Qatar atteignaient 2,8 milliards d’euros, en progression de plus de 34 % par rapport à 2014. La France est le deuxième partenaire commercial du Qatar en 2015.”

La surface la plus visible du Qatar est le sport où il possède le PSG, pas seulement l’équipe de football masculine et féminine, mais également l’équipe de Handball. Le club de football vient également de faire l’acquisition de terrains à Poissy pour mettre en place son futur centre d’entraînement et de formation.

Le Qatar est également propriétaire de la célèbre course de cheval “le Prix de l’Arc de Triomphe”.

La chaîne de sport Bein est également dans l’escarcelle Qatari, bien que celle-ci soit régulièrement déficitaire, elle est toujours soutenue par Doha.

Le pays qui a fait richesse de ses ressources gazières diversifie ses revenus depuis plus d’une dizaine d’années.

Ainsi plusieurs hôtels de luxe sont propriétés de l’émirat, on pourra citer à Paris, le Royal Monceau, le Péninsula, le Buddha Bar Hôtel.

Le grand magasin Printemps est sous pavillon Qatari depuis 2013, de grands travaux ont été réalisés et sont toujours en cours dans les magasins du Boulevard Haussmann depuis ce rachat.

On ne compte plus le nombre de bâtiments détenus par le Qatar sur les Champs-Elysées ou dans d’autres quartiers chics de Paris. On pourra toutefois citer les hôtels particuliers Lambert et Évreux qui sont respectivement place Vendôme et sur l’île Saint Louis à quelques pas de l’église Notre Dame et qui sont les propriétés personnelles de l’Émir et de son frère.

De nombreuses parts ont été prises dans différents groupes de nombreux secteurs professionnels, citons :

Groupe Lagardère

Total

Accor

Suez

Le Tanneur

Airbus

Thalès

A la lecture de ces investissements on peut constater que le Qatar mène une politique offensive en France.  Les prises de participations dans des entreprises stratégiques sont couvertes par une stratégie plus diplomatique d’investissements dans le domaine du sport. Dans les médias, le Qatar est régulièrement présent. D’une part grâce à  certaines prises de participations (le groupe Lagardere détient Europe 1, le JDD,  Paris Match, Gulli, etc). D’autre part il faut noter une présence plus sournoise en tant qu’annonceur (publicités omniprésente de Bein dans les médias sportifs par exemple.).

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samedi, 03 juin 2017

Moralisation sans vraie morale

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Jean-Gilles Malliarakis L'Insolent cliquez ici

Un certain discours moraliste a joué un rôle décisif dans cette campagne présidentielle 2016-2017. Observons aussi que le ralliement en février du petit Modem résiduel et son apport de 5 % de voix centristes s'est révélé indispensable à la présence du candidat Macron au second tour, et donc à sa victoire. L'affaire était supposée conditionnée par un projet de loi de moralisation prétendue de la vie politique. Enfin révélé ce 1er juin, l'expression bien connue, qui nous vient du bon La Fontaine, de la montagne accouchant d'une souris (1) reste faible pour décrire la dérision dans laquelle ce nouveau texte, tant attendu, nous plonge.

Pour parler de moralisation on devrait d'abord s'entendre sur ce que nous appelons la morale. Jusqu'à une date récente et depuis 3 000 ans environ, l'occident judéo-chrétien a fondé en gros sa morale sur la loi de Moïse. Outre l'observation de règles proprement religieuses comme la prohibition de certaines impuretés, la sanctification du jour du Seigneur, ou le respect de son Nom, s'imposent encore à nous les commandements pratiques: ne pas mentir, ne pas désirer le bien d'autrui, a fortiori ne pas voler, ne pas commettre l'adultère, ne pas tuer, etc. En France, certains particularistes aiment à souligner qu'à de tels interdits, simples à énoncer, pas toujours à observer, nos ancêtres les Gaulois ajoutaient des impératifs positifs, comme la bravoure.

Rien de tout cela ne se profile bien évidemment à l'horizon du projet dévoilé par le garde des Sceaux. Aux dernières nouvelles, le catholicisme de l'intéressé apparaît d'ailleurs bien affadi. Promoteur de cette loi le ministre de la justice semblait pourtant jusqu'ici le dernier des démocrates chrétiens, héritier du MRP de la IVe république. Cette "Machine à Ramasser les Pétainistes" pouvait déjà se définir en son temps comme un parti de droite siégeant au centre avec des idées de gauche.

L'humour froid de Nicolas Beytout l'amène à parler, dans son éditorial de l'Opinion, d'une "magnifique ambition" qu’aurait exprimée François Bayrou en mettant sa batterie de lois sous le sceau de la confiance. Au-delà de la moralisation de la vie démocratique, lutter contre le doute croissant des Français à l’égard de la chose publique est effectivement plus impératif encore.

"L’avenir dira, souligne en effet l'éditorialiste libéral, si le catalogue de procédures coercitives, mécanismes de certification, parcours de probation, obligations déclaratives, prévention des conflits d’intérêts et autres réformes du financement des partis politiques, aura l’effet escompté. Constatons cependant, observe-t-il, que ces lois, venant après une quinzaine de textes législatifs, n’auraient pas empêché Richard Ferrand de faire des affaires immobilières avec sa compagne, ni un (ou une) député(e) européen (ne) de prêter son assistant parlementaire à son parti politique, ni aucun parlementaire doté d’une structure de conseil ad hoc d’en tirer des revenus substantiels, au risque parfois du conflit d’intérêts. Preuve que les meilleures intentions du monde ne suffiront pas à rétablir la confiance.

À l'autre bout de l'échiquier idéologique, Médiapart remarque que la présentation par le ministre de la justice, François Bayrou, de son projet phare "pour redonner confiance dans la vie démocratique du pays" a été "quelque peu parasitée par l'affaire Ferrand. Des mesures importantes sont avancées, d'autres manquent."

Commenter l'actualité ne devrait jamais se résumer à un simple exercice de démarquage critique des médias. L'une des fonctions, peut-être même le rôle essentiel des gros moyens de la désinformation consiste à nous faire croire à l'importance des choses et des événements qu'un minimum de réflexion ou de culture devrait nous conduire à minimiser, à relativiser, parfois même à ridiculiser.

De la sorte, c'est bien la notion même d'actualité qu'il s'agit aussi de remettre en cause. La moralisation de la vie publique en France, en l'absence aujourd'hui d'une référence morale authentique relève donc de la plus trompeuse des fumisteries.

(1) cf. Fable "La Montagne qui accouche", in premier recueil des Fables de La Fontaine Livre V, fable 10 tirée elle-même de "l'Art poétique" d'Horace.

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Réflexions après la défaite

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Javier Portella Polémia cliquez ici

Les populistes européens ont enchaîné trois défaites : de peu en Autriche, de beaucoup aux Pays-Bas et en France. Inutile de se voiler la face, mieux vaut poser la question qui fâche : peut-on espérer gagner et a fortiori gouverner sans un minimum de soutien parmi les élites ? L’essayiste Javier Portella, correspondant de Polémia en Espagne, pose les questions qui fâchent : « Comment peut-on imaginer qu’il suffise d’atteindre 50,1% des voix pour que tout un Système – économique, politique, médiatique, social… et mental – change paisiblement de peau, transforme sa chair, renouvelle son sang ? Comme si les maîtres du pouvoir étaient assez sots pour le lâcher sans plus ! Des transformations d’une telle envergure n’ont jamais été faites ni ne se feront jamais à travers de simples victoires électorales. Celles-ci ne peuvent, tout au plus, qu’apporter un soutien ou une concrétisation à tout un processus qui a un nom aussi clair que bien connu : révolution. »

 Mais la révolution que notre monde exige, s’il veut être sauvé, n’est pas l’affaire d’un jour. Ou d’un soir : elle n’est pas l’affaire du Grand Soir dont tous les révolutionnaires rêvent, que ce soit du Grand Soir d’une victoire électorale, ou du Grand Soir de la prise du palais présidentiel. Dans les deux cas, l’approche est au fond la même : plus élégante et moins sanglante dans le premier cas, c’est tout.

Sommes-nous vraiment conscients de l’enjeu, proprement extraordinaire, dans lequel notre monde se débat ? J’en doute car, si nous en étions vraiment conscients, l’impatience nous tarauderait bien moins ; la clairvoyance et la patience seraient alors nos alliées.

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jeudi, 01 juin 2017

Jacques Bompard va faire édifier un monument en hommage aux Orangeois assassinés sous la Terreur

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Jacques Bompard, maire d’Orange, annonçait le mercredi 24 mai l’ouverture d’un marché public visant à faire édifier un monument en hommage aux Orangeois martyrs, assassinés durant la Terreur. Le député de Vaucluse revient avec le Rouge & le Noir sur ce projet :

« L’éducation nationale masque les horreurs de la Terreur. L’historiographie est pourtant claire : les jacobins et les radicaux voulurent expurger la France du catholicisme et créer un homme nouveau. Leurs héritiers nazis ne firent pas autre chose… Plus de 800 personnes enfermées dans les prisons d’Orange. En juillet 1794, sur l’actuelle place et théâtre municipal, 332 têtes furent tranchées. Trente-deux religieuses perdirent la vie sous le joug révolutionnaire. Ces femmes, toutes martyres, laissent à la ville un témoignage de foi, d’espérance et de courage. La région et particulièrement la ville ont connu une période instable, des meurtres, menaces et autres atrocités. Les rêves de régénérescence maculent encore notre monde contemporain : il est de notre devoir d’alerter sur les conséquences sanglantes de la poursuite de fausses valeurs et des conceptions purement idéelles des rapports humains. »

Pourquoi rappeler à la mémoire des Orangeois un évènement d’une telle nature ? Est-ce véritablement du ressort du maire de mettre en œuvre un projet de cette envergure ou comblez-vous là seulement l’absence d’initiatives d’éventuelles associations sur le terrain ?

« Le rôle d’un maire consiste à servir sa ville et les familles qui y vivent. Il faudrait être tout à fait ignorant de la nature humaine pour considérer qu’elles ne comptent ni sur des racines, ni sur des mythes. Se souvenir de la violence que le Comité de Salut Public et sa loi des suspects imposèrent en France est une question d’hygiène intellectuelle et morale. Comment accepter l’instrumentalisation de l’Histoire ? La mémoire historique est cruciale et il est important de la rappeler quand le prêt-à-penser l’instrumentalise. La chapelle de Gabet à Orange nous évoque constamment les crimes commis au nom du Dieu Raison ; mais un monument doit commémorer le sang qui coula à la suite des décisions du tribunal installé en la chapelle saint Louis.

Aujourd’hui face à l’inversion des valeurs et des principes, il nous a semblé important de proposer aux Orangeois un lieu où chacun peut s’arrêter et rendre honneur à ceux qui sont tombés. De nombreuses associations à Orange travaillent pour faire connaître la richesse et l’histoire de la France, de la région... Ces associations participeront à la commission qui choisira le projet final. Je crois justement que les Orangeois apprécient la liberté de leur édile. Je compte insuffler une dynamique de courage et de liberté dans la manière d’aborder la question de la Terreur dans notre région et pourquoi pas en France. [...]

Or, connaître cette période, c’est comprendre et prendre conscience de notre régime actuel. C’est pourquoi je m’inscris à contre-courant du prêt-à-penser, en rappelant l’histoire telle qu’elle est et non telle qu’on l’imagine ou qu’on aimerait qu’elle soit. Notre devoir est de rappeler la réalité des faits sans laquelle le mensonge règne ce qui ne peut amener que le totalitarisme qui bien qu’annoncé par les penseurs d’hier se développe avec les résultats que l’on voit aujourd’hui. Je pense que l’histoire n’a rien à voir avec la culpabilité ou les remords. L’histoire détermine et inspire. Laissons nous inspirer par les héros et sachons prévenir les exactions de ceux qui rêvent avec les idéologues criminels. »

Source Le Salon beige 

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mardi, 30 mai 2017

Lettre de Jean-Yves Le Gallou aux candidats du Front national

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Madame, Monsieur,

Vous vous êtes porté(e) candidat(e) « pour défendre la France » « avec Marine ».

Le Front national a longtemps porté avec courage ses fondamentaux : l’arrêt de l’immigration, la mise en œuvre de la préférence nationale, le primat du droit de la  filiation dans le Code de la nationalité, une politique familiale généreuse et encourageant la vie, et, plus globalement, la défense de l’identité civilisationnelle de la France.

L’immigration de masse se presse aux frontières maritimes de l’Europe. L’islamisation (halal, voile islamique, mosquées, ramadan) progresse à grands pas dans nos villes et nos villages. Jamais la question du Grand Remplacement démographique et civilisationnel ne s’est posée avec autant d’acuité.

Curieusement, c’est le moment que semble avoir choisi la direction du FN pour placer ces questions identitaires (gênantes ? malséantes médiatiquement ?) au second plan.

Lors de son étrange débat avec Emmanuel Macron,  Marine Le Pen s’est emberlificotée  dans les questions économiques et monétaires sans même utiliser la « question blanche » pour parler d’immigration. Etrange, vraiment étrange.

Il faut dire que son vice-président, Florian Philippot (NDLR : photo ci dessus), a utilisé la dernière semaine de campagne présidentielle pour insister sur l’économie. Il a même promis que si Marine était élue « les Français  paieraient leur baguette de pain en francs d’ici huit mois ». Waouh! Et les Françaises (?) leur burka ?

Et pour le cas où l’on n’aurait pas bien compris, Philippot a ensuite fait un chantage à la démission dans l’hypothèse où la sortie de l’euro ne serait pas l’alpha et l’oméga du programme frontiste.

C’est son droit de le penser.

Comme c’est le droit de ses très proches collaborateurs – souvent investis dans les meilleures circonscriptions législatives – de le penser.

C’est aussi le droit des électeurs de le savoir. Et de savoir s’ils partagent ou non les mêmes priorités que les candidats qui se présentent à leurs suffrages.

En politique on ne peut pas tout faire en même temps. Il faut choisir. Hiérarchiser. Prioriser.

Ma question est donc la suivante : Quelle est pour vous – en tant que candidat du FN aujourd’hui, député éventuellement demain, et cadre du FN participant à ses instances démocratiques – la priorité n° 1 : l’arrêt de toute immigration nouvelle ou la sortie de l’euro ?

A question simple et binaire, réponse simple et binaire. Les électeurs attachés à l’identité française y ont droit.

Répondez sans faux semblant !

Gardez-vous de vous abstenir de répondre car cela serait courir le risque d’encourager vos électeurs à s’abstenir à leur tour ou… à aller voir ailleurs.

Pardon d’avoir mis les points sur les « i » – ou, plutôt, sur le « i » de l’identité, mais, à l’échelle de l’histoire, c’est la seule question qui vaille. Ce n’est pas le cours du sesterce qui a fait tomber l’empire romain, ce sont les grandes invasions!

Jean-Yves Le Gallou
29/05/2017

PS : Chacun peut relayer vers le candidat FN de sa circonscription, via courriel, Twitter ou Facebook, la question suivante : «  Pour vous, la priorité des priorités c’est l’arrêt de toute immigration nouvelle ou la sortie de l’euro ? »

Source Polémia cliquez ici

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vendredi, 26 mai 2017

Calais : je ne pensais pas qu’une candidature catholique susciterait autant de haine

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Marie-Jeanne Vincent dimanche dernier à Nieppe, près de Lille, lors de la Journée régionale de Synthèse nationale

Source Riposte laïque cliquez ici

Martin Moisan, dans un article récent cliquez ici, a évoqué cette enseignante de Calais, candidate aux législatives pour Civitas, que trois élèves de son lycée veulent faire exclure, rien de moins !

Naturellement, c’était pour Pierre Cassen l’occasion d’entrer en contact avec elle, et de lui demander des informations supplémentaires. Les voilà…

Riposte Laïque : Avant d’évoquer votre candidature aux prochaines législatives, pourriez-vous expliquer à nos lecteurs ce que vous faites dans la vie ?  

Marie-Jeanne Vincent : J’ai toujours travaillé dans la vraie vie, je suis diplômée en littérature médiévale, j’ai été comédienne une dizaine d’années  puis j’ai passé les concours de l’Education Nationale et je suis  devenue professeur de lettres-histoire en lycée professionnel et ensuite professeur de lettres modernes et de théâtre en lycée général. J’occupe ce poste actuellement.

Riposte Laïque : Vous avez donc décidé de vous présenter aux élections législatives, dans la région de Calais. C’est votre première candidature ?

Marie-Jeanne Vincent : oui

Riposte Laïque : Vous avez par ailleurs choisi d’être soutenue par Civitas, devenu un parti politique. Pourquoi ce choix ?

Marie-Jeanne Vincent : Civitas correspond à mes valeurs catholiques et traditionnelles, valeurs qui m’ont été transmises par ma tante adoptive, elle-même résistante. J’étais une enfant abandonnée et elle m’a adoptée et élevée malgré son âge et m’a transmis la foi et l’amour de notre pays .

Riposte Laïque : Apparemment, si nous en croyons la presse locale, votre engagement a suscité quelques réactions, dans le lycée où vous enseignez. Cela vous a-t-il ébranlé ?

Marie-Jeanne Vincent : Sincèrement, rien ne peut m’ébranler. Je suis portée par la foi et par des convictions sans faille.

Riposte Laïque : Soupçonnez-vous une manipulation politique, et croyez-vous en la sincérité des trois étudiants qui paraissent vouloir vous faire chasser de votre lieu de travail ?

Marie-Jeanne Vincent : Je n’ai pas à m’exprimer sur les opinions politiques d’élèves du lycée où je travaille, même si ceux-ci ne sont pas mes élèves et que je ne les ai jamais eus en classe. L’école est un sanctuaire et doit le rester. On n’y parle ni politique ni religion afin de ne pas influencer les enfants et je me suis toujours tenue à cette règle.

Ces jeunes ont leurs opinions et je les respecte. Loin de moi l’idée de vouloir les empêcher de s’exprimer.

Cependant, en cas de diffamation caractérisée, je me réserve le droit de porter plainte et mon avocat est en train d’examiner le dossier.

Je déplore d’ailleurs les menaces dont la jeune fille a fait l’objet et je trouve cela d’autant plus lamentable que j’ai moi-même fait l’objet de menaces. Personne ne doit être menacé pour ses opinions.

Riposte Laïque : Aviez-vous déjà rencontré un problème, dans l’Education nationale, à cause de vos engagements ?

Marie-Jeanne Vincent : Non, dans la mesure où je ne les ai jamais exprimés et où je ne les exprimerai jamais sur mon lieu de travail, la politique devant rester dans la sphère privée. J’enseigne la littérature et le théâtre et c’est tout. Le rectorat a d’ailleurs reconnu que mon dossier était exemplaire.

Riposte Laïque : Quelles réactions envisagez-vous ?

Marie-Jeanne Vincent : Les actions judiciaires sont en cours. Je ne pensais pas qu’une candidature catholique susciterait autant de haine. Assimiler les chrétiens à des antisémites est une aberration car c’est oublier leur rôle pendant la seconde guerre mondiale et le nombre de ceux qui ont sauvé ou aidé les persécutés et cela souvent au péril de leur vie. J’ai d’ailleurs travaillé sur ce sujet en 2008 avec mes élèves de lycée professionnel pour présenter un dossier au Concours National de la Résistance et de la Déportation sur le thème « L’aide aux personnes pourchassées et persécutées pendant la seconde guerre mondiale », dossier pour lequel ma classe a reçu une distinction au niveau départemental.

De plus, cette accusation me blesse profondément car ma tante – qui m’a élevée – a été une de ces résistantes de l’ombre et le grand-père de mon mari a été blessé de guerre, capturé par les SS et interné 5 ans dans les camps nazis en Poméranie.

Riposte Laïque : Parlez-nous de la campagne que vous allez faire, durant les deux semaines qui restent…

Marie-Jeanne Vincent : Vu les menaces de l’ultra-gauche et le fait qu’un journal local me harcèle et me diffame pratiquement tous les jours, vous comprendrez bien que cela ne sera pas facile. Je ne peux pas exercer le droit de tout citoyen, à savoir coller des affiches ou distribuer des tracts pour ma campagne. La situation à Calais vire au déni de démocratie absolu.

Riposte Laïque : Vous êtes inquiète pour votre sécurité, vu le climat de haine que vous constatez ?

Marie-Jeanne Vincent : Ma sécurité personnelle importe peu. Seul compte le combat. Ces petits ennuis  ne sont rien à côté des souffrances du Christ. Cependant je n’envisage pas le martyre, vous vous en doutez bien !

Le combat continue !

No Pasaran…

Propos recueillis par Pierre Cassen

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vendredi, 19 mai 2017

RUPTURE MARINE LE PEN, DUPONT-AIGNAN, PHILIPPOT, L'ECHEC DE LA DÉDIABOLISATION

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Pauline Mille Réinformation.TV cliquez ici

Florian Philippot lance son mouvement Les Patriotes à l’intérieur du FN. Dupont-Aignan rompt l’accord législatif qu’il avait passé avec Marine Le Pen avant l’échec de celle-ci. C’est la fin d’une tentative de dédiabolisation et le début d’un processus de désintégration.
 
Philippot philippotise avec des philippotistes. Autour de lui président des Patriotes il a nommé trois vice-présidents, son bras droit Sophie Montel, l’acteur de porno soft Franck de Lapersonne et Maxime Thiébaut, ancien délégué national du parti de Dupont-Aignan, rallié. Pour faire bon poids, le secrétaire général sera un proche de Philippot, Eric Richermoz, et l’homme qui a déclaré l’association à l’INPI est son ancien directeur de cabinet Joffrey Bollée.

Philippot embrasse Marine Le Pen pour mieux l’étouffer

Les patriotes, c’est donc du cousu main brodé au petit point, du Philippot cent pour cent pur porc : Mégret aurait fait ça en 98, il était foudroyé dans les dix minutes. On peut y adhérer sans être membre du FN. N’y voyez malgré cela nulle tentative de faire concurrence au FN, il n’y a « aucune raison » à cela, au contraire, « c’est juste une association dans le FN et pour la victoire de Marine Le Pen ». Plus précisément, explique Philippot, pour « défendre et porter le message de Marine Le Pen au soir du second tour de l’élection présidentielle ». Autrement dit, préparer la « transformation profonde » du FN, assortie d’un changement de nom, sur la ligne politique définie par Philippot et Marine Le Pen pendant la campagne présidentielle.

Afin de masquer son échec, Marine Le Pen divise pour régner

La manœuvre de Philippot est fine comme du gros sel : ou bien le FN s’aligne sur lui, et il le noyaute pour le transformer en parti conforme aux normes et usages du système, ou les choses se gâtent et il se prépare à la scission qui sera le premier pas vers une grande confédération des patriotes, à laquelle pourraient participer Dupont-Aignan et quelques autres.
 
Le départ de Marion Le Pen, l’appétit montré par le député Gilbert Collard, sonnent comme des avis de gros temps. Et en permettant au secrétaire général Nicolas Bay (mégrétiste repenti), de renvoyer Philippot dans ses buts, Marine Le Pen reprend l’éternelle recette, qu’utilisait son père sans modération : diviser pour régner. Philippot ayant annoncé qu’il quitterait le FN si celui-ci ne conservait pas à son programme l’abandon de l’euro, Bay lui a répondu : « Nous ne pourrons pas faire l’économie d’une réflexion. Le débat est toujours préférable au chantage ».

L’échec de Marine Le Pen permet la rupture à Dupont-Aignan

C’est avec Nicolas Dupont-Aignan que Marine Le Pen, forte de l’accord qu’elle avait conclu avec lui, envisageait au soir du second tour de nouer le grand « rassemblement des patriotes » afin de lancer la « transformation profonde » du FN. Mais sa défaite cuisante a été une divine surprise pour Nicolas Dupont-Aignan et lui a rendu sa liberté. Il était entré dans son alliance non pas pour devenir premier ministre, une victoire était exclue, mais pour faire de l’entrisme et normaliser peu à peu le FN, en concurrence et en synergie avec Philippot. Si Marine Le Pen avait dépassé les quarante pour cent, elle aurait été hégémonique. Avec à peine plus d’un tiers des voix, elle offre à Dupont-Aignan un boulevard sur sa droite, d’autant plus que le juppéiste Edouard Philippe, par cela même qu’il acceptait le poste de premier ministre avant les législatives, a acté la fin de la cinquième république en donnant corps à la grande coalition qui est l’expression officielle de l’UMPS. C’est du miel pur pour Dupont-Aignan qui peut en toute honnêteté refuser de « laisser le monopole de l’opposition au Front national ».

Dupont-Aignan flingue la dédiabolisation de Marine Le Pen

Julien Delamorte, délégué national au handicap chez Debout la France a justifié dans un entretien au Point la rupture de l’accord aux législatives : « Nicolas Dupont-Aignan devait apporter son soutien à 50 candidats du FN qu’il ne connaissait pas. Or, nous le savons, au Front national, il existe des candidats au profil douteux. Les soutenir aurait détruit l’image de notre mouvement politique ».
 
Le mot « douteux » est à la fois très vague et très clair. Dupont-Aignan, qui a passé un accord de gouvernement avec Marine Le Pen, ne peut pas de but en blanc traiter ses candidats de fascistes, néo ou anciens nazis. Alors il dit « douteux », et tout le monde a compris. Et cela signe l’échec de la dédiabolisation, mieux, cela entérine définitivement l’impossibilité de toute dédiabolisation, puisque même ceux qui ont transgressé, et qui ont été désignés comme fascistes eux-mêmes pendant deux semaines, font machine arrière et reprennent, en plus soft, la sempiternelle antienne. Marine Le Pen pourrait faire le pèlerinage à Bruxelles nue et la corde autour du cou, en se prosternant six cent soixante six fois devant la pyramide du Louvres, ça n’aurait pas plus d’effet que du Mir vaisselle sur la tache de Lady Macbeth, elle restera toujours la petite fille d’Hitler.

Pour tenter la dédiabolisation il faut comprendre la diabolisation

Et toutes les exclusions de candidats « douteux », et tous les entretiens avec Karine Lemarchand n’y feront rien. La stratégie dite de dédiabolisation choisie par Marine Le Pen et Florian Philippot est un échec et ne saurait être qu’un échec parce qu’elle n’analyse pas correctement ce qu’est la diabolisation. Répétons-le encore : Jean-Marie Le Pen et le FN ont subi dès 1985 -1986 l’interdit et le cordon sanitaire, alors que la déclaration sur le détail est de 1987. Le FN n’a pas été diabolisé pour le révisionnisme supposé de son chef, celui-ci n’a été que le prétexte de la diabolisation ; la raison de la diabolisation était et reste que le FN défend la nation comme cadre de l’exercice des libertés politiques. Et tant qu’il le fera il sera diabolisé par le système mondialiste. La dédiabolisation tentée par Marine Le Pen est donc une foutaise, on a pu le constater entre les deux tours. Seul l’habillage de la haine anti Le Pen a changé. A l’hystérie chaude du front républicain à l’ancienne de 2002 s’est substitué l’animadversion froide du consensus des modérés mondialistes.

Le plébiscite de Macron, c’est l’échec de la France

Le signal le plus inquiétant est envoyé par les catholiques pratiquants (i.e., qui vont à la messe au moins une fois par mois) qui auraient voté Macron au deuxième tour de la présidentielle dans une proportion de 70 %. Quand on se souvient de ce que fut la mobilisation de la Manif pour tous, et quand on lit le programme de Macron, on en demeure interdit. Est-ce à dire que, sous la catégorie « catholique pratiquant » (si peu), il faille lire « bourgeois effrayé par la sortie de l’Euro » ? Ou que les chrétiens de France sont frappés de schizophrénie ? On serait tenté de le penser lorsqu’on voit le sort de Sens Commun tour à tour rallié à Sarkozy et Fillon, aujourd’hui fan du franc-maçon François Baroin. Son président Christophe Billan a expliqué à La Vie qu’il se rencontre avec le député maire de Troyes sur la nécessité « d’assurer le primat de la loi républicaine sur toute loi religieuse ». C’est le vieux laïcisme des Lumières que Jacques Chirac exprimait à sa manière « Il n’y a rien au-dessus de la loi civile ». Que les représentants d’un catholicisme qui se veut militant se rallient à l’idéologie maçonne en dit long sur le pourrissement de la France par le mondialisme. Et l’échec de Marine Le Pen et de Florian Philippot à transformer la présidentielle en referendum pour ou contre la France a pour pendant le plein succès du plébiscite de Macron contre l’extrémisme.

Une vraie politique de rupture avec le système

C’est la nation, et non Le Pen, ou le révisionnisme, qui a été diabolisée, au profit du mondialisme : donc, pour vaincre le mondialisme, c’est la nation qui a besoin d’une dédiabolisation. La véritable stratégie de dédiabolisation, une fois cela compris, aurait pris le contrepied de celle qu’ont suivie Marine Le Pen et Philippot. Il ne s’agit pas de se soumettre à l’examen et aux critères des mondialistes et d’essayer de se faire aussi politiquement correct que le bœuf Juppé (« Regardez bien, ma sœur ; Est-ce assez ? Dites-moi ; n’y suis-je point encore ? »). Il s’agit au contraire de s’affirmer pleinement. Ce n’est pas mal d’aimer son pays, sans rien en renier. Ce n’est pas mal de croire en la loi naturelle, au contraire. Ce n’est pas mal d’être ce qu’on est, etc. La vraie dédiabolisation, c’est d’emporter l’adhésion du peuple autour de l’identité nationale de façon à modifier le rapport des forces, rapport qui bloque et opprime aujourd’hui la nation. Il ne s’agit pas de rallier Dupont-Aignan à sa bannière pendant trois jours ou de susciter pendant une demie heure des interrogations chez Jean-Frédéric Poisson. Il faut libérer le peuple de son esclavage en proclamant toutes les vérités que l’on porte.

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vendredi, 12 mai 2017

Éric Zemmour : Le fiasco intégral de Marine Le Pen

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Eric Zemmour Le Figaro magazine cliquez ici

CHRONIQUE - Au cours de cette campagne présidentielle, Marine Le Pen a changé en plomb tout l'or qu'elle touchait.

Tout le monde connaît la légende du roi Midas : le roi qui transformait le plomb en or.

Au cours de cette campagne présidentielle, Marine Le Pen a réussi l'exploit de réécrire la légende à l'envers : elle a changé en plomb tout l'or qu'elle touchait.

Au début de la campagne électorale, les sondages lui promettaient un score avoisinant les 30 % ; elle a fini à 21 %. Sa place au second tour était assurée ; il n'a pas manqué grand-chose pour que François Fillon et même Jean-Luc Mélenchon lui passent devant. Elle devait sortir première ; elle a fini deuxième derrière Macron. Au début de l'entre-deux-tours, on lui promettait 40 % des voix, voire davantage. Une dynamique pouvait la conduire, non à la victoire, mais à 45 % des suffrages. Une défaite honorable. Et qui préserve l'avenir. Mais avant, il y eut le débat télévisé : Marine Le Pen a fini à 33 % !

On peut se ­demander aujourd'hui si ce n'est pas la candidate qui plombe son camp et les idées qu'elle est censée défendre.

Depuis des années, son entourage explique que le Front national, le parti, son image, son nom même, l'héritage sulfureux de son père, ses « obsessions » historiques et démographiques, tout cela obère la progression de la candidate. On peut se demander aujourd'hui si ce n'est pas la candidate qui plombe son camp et les idées qu'elle est censée défendre. C'est au contraire parce que les intuitions de son père sur l'immigration se sont avérées pertinentes que la fille engrangeait un électorat qu'elle ne mérite pas.

A l'époque, on le sommait de se taire au nom de la morale. Ce n'est plus nécessaire : à part quelques discours bien troussés, Marine Le Pen s'autocensure d'elle-même ; jamais, dans un débat télévisé, elle n'a développé son programme en matière d'immigration. Jamais, ou presque, elle n'a évoqué la suppression du regroupement familial, du droit du sol, de la double nationalité, l'interdiction des tenues religieuses et islamiques dans la rue, etc. Et quand elle en parlait, c'était en coup de vent. Comme si elle avait honte de son père. C'était pourtant ce que son électorat attendait. C'était pour cela qu'il l'avait rejointe. Et c'était pour cela que d'autres auraient pu venir. D'autres qui avaient voté Fillon hier, ou Sarkozy avant-hier.

Mais Marine Le Pen voulait parler d'économie, d'Europe et d'euro. L'identité était pour elle un gros mot ; la souveraineté était son graal. Elle s'était mis dans la tête - ou plutôt Florian Philippot lui avait mis dans la tête - qu'il fallait réussir le rassemblement du camp du non aux référendums de 1992 et de 2005. L'idée est belle, et aussi ancienne que la campagne contre Maastricht il y a vingt-cinq ans. L'idée n'a jamais réussi, même lorsqu'un homme de gauche, républicain impeccable, Jean-Pierre Chevènement, la mettait en œuvre. Parce que le sectarisme de la gauche est tel que même Philippe de Villiers fut ostracisé par les amis du « Che ».

Jacques Sapir gère le cerveau de Florian Philippot, qui gère le cerveau de Marine Le Pen. Trio infernal. Trio de l'échec.

La leçon n'a pas servi. Un économiste brillant, Jacques Sapir, homme de gauche et pourfendeur talentueux de l'euro, a convaincu ses nouveaux amis, Marine et Florian, que tout était possible. Que le rapprochement des deux rives, comme disait Chevènement, pourrait s'opérer autour d'un ennemi commun: l'euro. Mais cette alliance avait un prix : il fallait mettre un bémol sur l'immigration. Renoncer à juguler l'islam et sa prétention à régenter des parties de plus en plus importantes du territoire français. Ce que Sapir appelait « un discours républicain », alors que c'est en vérité l'exact opposé. Toute la campagne de Marine Le Pen est inscrite dans ce funeste compromis : Jacques Sapir gère le cerveau de Florian Philippot, qui gère le cerveau de Marine Le Pen. Trio infernal. Trio de l'échec.

Quand on est incompétent en économie, on parle d'autre chose

Pour deux raisons majeures. L'électorat de gauche ne fut pas au rendez-vous : les mélenchonistes se sont abstenus ou ont voté Macron ; dédaignés, voire méprisés par la candidate, les électeurs de Fillon ont fait pareil: seuls 20 % d'entre eux ont mis dans l'urne un bulletin Marine Le Pen. C'est ce qui s'appelle perdre sur les deux tableaux.

Et puis, il y eut le débat télévisé. Les médias lui reprochèrent son agressivité ; ce fut sans doute son seul atout. Marine Le Pen s'est avérée insuffisante et incompétente. Incapable d'argumenter et de défendre des positions économiques, qui avaient fluctué dans les derniers jours, et dont elle ne semblait pas comprendre les ressorts. Quand on est incompétent en économie (Mitterrand l'était), on parle d'autre chose : d'histoire, de littérature, de la France, de son destin, de son peuple, de sa grandeur. Mais Marine Le Pen ne le fit pas. Pourtant, elle avait une chance inouïe : l'économisme est passé de mode. La science des technocrates, qui impressionnait et intimidait au temps de Giscard et de ses graphiques, est délégitimée par les échecs.

En revanche, les attentats, les vagues migratoires, le retour de la lutte des classes, la dissidence des élites occidentales ont remis au premier plan les questions historiques du destin des peuples et des nations : les questions identitaires.

C'est la leçon qu'il fallait tirer du Brexit et de Trump, et pas le départ de l'Union européenne ! Marine Le Pen a eu tout faux de bout en bout. Faux sur la stratégie, faux sur la tactique.

Un fiasco intégral.

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jeudi, 11 mai 2017

Présidentielle 2017 : l’échec d’une stratégie

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Bruno Mégret
Ancien polytechnicien, haut fonctionnaire, essayiste…
 
Quelle que soit l’importance en nombre de voix des résultats obtenus par la candidate du Front national, il est impossible de les qualifier de succès. Au premier tour, le score de 21,3% est à peine supérieur au score cumulé des deux candidats de la droite nationale en 2002.
 
Quant au pourcentage de 33,9% obtenu au deuxième tour, il est en net retrait par rapport à ce que des reports de voix raisonnables pouvaient laisser espérer.
 
Or, la configuration politique dans laquelle le FN abordait cette élection était exceptionnellement favorable. Après l’échec du quinquennat de Hollande, le Parti socialiste à bout de souffle s’était choisi un candidat inexistant. Le parti des Républicains, très divisé par la primaire, s’était doté quant à lui d’un candidat gravement affaibli par les affaires. Et surtout, l’écrasante majorité des Français rejetait la classe politique dans sa globalité, exaspérée qu’elle était par la situation catastrophique de notre pays.
 
Dans ce contexte, il est clair que le FN n’a rien vu de la fenêtre historique qui s’ouvrait devant lui. Les résultats médiocres obtenus par sa candidate sont en effet la conséquence directe de la stratégie qu’elle a adoptée. Au lieu de mettre en avant la lutte contre l’immigration et l’insécurité, elle a centré son discours sur la sortie de l’euro et de l’Europe, avec comme conséquence d’inquiéter et donc de faire fuir une partie de son électorat potentiel. Au lieu de préconiser un programme économique fondé sur la baisse de la fiscalité, des charges et des réglementations, elle a mis en avant un programme social digne de la gauche des années 1970, se coupant ainsi de l’électorat des PME, des artisans et des professions libérales pourtant proche d’elle. Au lieu de chercher à élargir son assise électorale par la droite où se trouvait sa principale réserve de voix, elle a couru après les voix de Mélenchon dans une démarche vaine qui ne pouvait qu’éloigner d’elle l’électorat des Républicains. Au lieu de lancer des thématiques nouvelles et d’incarner une vision d’avenir, elle a donné le sentiment d’une absence de réflexion, de compétence et de perspective. Au lieu de s’élever à la dimension d’un homme d’Etat, elle a privilégié dans les débats le constat et l’attaque, affichant de l’arrogance et de la grossièreté quand il aurait fallu montrer de la hauteur de vue, de la fermeté et de la retenue.
 
Mais, comme la critique est souvent jugée facile, je voudrais, pour mieux étayer mon propos, expliciter quelques idées pour montrer ce qu’il aurait fallu faire en lieu et place de ce qui a été fait.
 
En premier lieu, la politique exigeant des formules claires, il fallait conserver un positionnement de droite, quitte à expliquer que l’antagonisme droite/gauche avait changé de nature et qu’il portait maintenant principalement sur la question identitaire. Philosophiquement, la droite a d’ailleurs toujours été du côté des valeurs, des racines et donc de , quand la gauche est foncièrement universaliste et cosmopolite. Ce positionnement à droite aurait facilité l’arrivée de nouveaux électeurs en provenance des Républicains où se trouvait le principal réservoir de voix.
 
Il était par ailleurs essentiel que la candidate soit porteuse d’une vision. Une vision qui tienne compte des réalités du monde d’aujourd’hui et qui ouvre des perspectives d’avenir. Or le monde devient multipolaire, marqué par le choc des civilisations. Aussi fallait-il, face à la Chine, à l’Inde, au monde musulman ou aux Etats-Unis prôner l’émergence d’un pôle de puissance européen capable de préserver notre identité, nos intérêts et notre indépendance collective. Il fallait aussi avancer la nécessité d’un changement dans l’organisation du monde visant à substituer au système actuel, fondé sur la libre circulation quasi intégrale des biens et des personnes, un nouveau système reposant sur la régulation des échanges aussi bien économiques que migratoires. L’affirmation d’une telle vision aurait inscrit la candidature du FN dans une perspective historique et géopolitique qui aurait contribué à la crédibiliser tout en ringardisant ses adversaires.
 
La candidate aurait dû, par ailleurs, s’affirmer plus clairement comme opposée au Système et pour cela s’en prendre systématiquement à la pensée unique et à ceux qui la véhiculent et qui l’imposent. Il fallait dans cet esprit mettre en cause les médias comme vecteur militant de la pensée unique et dénoncer le pouvoir envahissant des juges en contestant explicitement le rôle du Conseil constitutionnel et de la Cour européenne des droits de l’homme. Quitte à proposer certaines solutions concrètes comme l’instauration d’un droit de recours des décisions du Conseil constitutionnel devant le Parlement ou devant le peuple. Ce faisant, la candidate aurait évité une certaine normalisation qui l’a fait apparaître comme faisant, elle aussi, partie de la classe politique.
 
Il aurait par ailleurs été souhaitable de présenter un programme structuré autour d’un nombre d’axes limité, hiérarchisés et électoralement porteurs. La priorité devait être donnée à la question de l’immigration, de l’islamisation et de l’insécurité avec des objectifs ambitieux et des mesures choc soutenus par un panel de réformes crédibles. Ensuite devaient venir la politique familiale et celle de l’enseignement avec la défense des valeurs. En économie, c’est la baisse des impôts et des charges ainsi que le recul de la bureaucratie qui devaient être mis en avant. Sur le plan social, c’est la préférence nationale et le protectionnisme aux frontières de l’Europe avec l’impératif de la réindustrialisation de la France et du continent qui devaient prévaloir. Une telle hiérarchisation des thèmes aurait permis à la candidate de toucher les Français sur les questions qui les affectent le plus et dont ses adversaires parlaient le moins.
 
S’agissant de la question piège de l’Europe, il aurait fallu proposer non pas la sortie de l’Union mais sa refondation par l’intérieur et expliquer que la France, alliée à d’autres Etats membres, pourrait œuvrer efficacement à l’avènement d’une Europe débarrassée de la Commission et dirigée par les Etats : une Europe à la carte, capable de s’ériger en pôle de puissance, d’instaurer un protectionnisme économique à ses frontières, de stopper les flux migratoires et de créer une alliance militaire en substitution à l’Otan. Quant à l’euro, c’est son mode de gestion dont il fallait demander la transformation afin qu’il soit mis au service des économies européennes comme le dollar sert l’économie américaine. Un tel discours, montrant qu’il est possible de concevoir une Europe qui ne soit ni mondialiste ni atlantiste, aurait placé la candidate en position de force sur le sujet, tout en désarmant et en gênant ses adversaires.
 
Enfin, sur un plan tactique, il fallait, dès le premier tour, désigner Macron comme l’adversaire principal en le qualifiant de parfait représentant de la gauche et cela pour limiter son potentiel de séduction vers la droite.
 
Un tel dispositif de campagne n’aurait peut-être pas suffi à assurer la victoire, mais il aurait permis un rassemblement très large, tout en ouvrant des perspectives prometteuses de recomposition et de progression. Car, si les Républicains sont défaits, c’est en récupérant leurs électeurs et éventuellement certains de leurs cadres et de leurs élus de base qu’aurait pu se constituer autour du FN une nouvelle et grande force politique capable de devenir majoritaire dans le pays.
 
En raison de la stratégie choisie par les dirigeants du FN, les électeurs de la droite nationale n’ont pas seulement été frustrés d’un grand succès électoral, ils ont été dépossédés d’une partie de leurs idées et privés des perspectives de voir demain leur convictions triompher.
 
Source Polémia cliquez ici

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mardi, 09 mai 2017

Pour Zemmour, le problème vient de Marine Le Pen

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Source Valeurs actuelles cliquez ici

Présidentielle. Dans un exercice de questions-réponses avec les internautes de RTL, Éric Zemmour a vivement critiqué la campagne tenue par Marine Le Pen.

Éric Zemmour a donné son analyse des résultats de l'élection présidentielle, lundi 8 mai sur RTL. Marine Le Pen était dans le viseur. "Elle était donnée à 30% au premier tour, elle finit à 21%. Elle était donnée à plus de 40 % au second tour, elle finit à 35%. Ça, c'est l'effet campagne de Marine Le Pen. À chaque fois, ses idées sont bien plus hautes qu'elle. Il y a un vrai problème Marine Le Pen aujourd'hui", explique le polémiste."Marine Le Pen est de gauche"

Pour Éric Zemmour, le principal problème provient de sa stratégie de campagne. En d'autres termes, de la ligne Philippot, plus sociale qu'identitaire, plus économique que culturel. Une stratégie mortifère aux yeux du polémiste. "Même si dans ses discours, elle tient compte davantage de l'identité et de l'immigration, de l'islam qui sont les vrais sujets qui peuvent rassembler au-delà de son électorat, elle retombe dans sa stratégie inspirée de Florian Philippot, de gauche. Elle privilégie le social sur l'identitaire" a-t-il déclaré.

Mais Éric Zemmour ébauche également le scénario qui risque de secouer le FN dans les prochains mois : le remplacement de Marine Le Pen. Lors du débat face à Emmanuel Macron, elle a montré une incompétence crasse et une incapacité à prendre de la hauteur (...) Elle est tombée dans tous les pièges que lui tendait Emmanuel Macron, sans être capable de répliquer sur le plan économique et de parler de la France. Elle n'a pas la culture qu'avait son père ou la génération précédente.", a expliqué Éric Zemmour.

Enfin, après avoir rappelé que la présidente du FN était "de gauche, et que tous ses réflexes [étaient] de gauche", Éric Zemmour a évoqué l'union des droites qui permettrait selon lui d'asseoir des idées "majoritaires dans le pays" (sur l’immigration, l’islam…), mais cela dit-il, "ni Marine Le Pen, ni la droite classique ne veut de cette union".

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lundi, 08 mai 2017

Hier soir, j’ai vu l’inquiétante et décérébrée Génération Macron

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Charles Demassieux Riposte laïque cliquez ici

La France a donc élu tout à la fois son président, son roi, son empereur, son pharaon, puisqu’il a choisi le Louvre pour exulter, cadré avec la pyramide dans le dos pendant qu’il s’imprégnait d’une aura prophétique ou… pathétique.

Enfin, la France : plutôt la « Génération Macron », selon la une du quotidien suisseLe Temps. C’est-à-dire des garnements auxquels leurs parents ont enseigné qu’ils n’avaient que des droits, qu’ils étaient les plus beaux et qu’ils pouvaient jouir sans entraves et sans frontières. Des garnements qui sourient toujours parce qu’ils se foutent de tout, à part de leur petit monde sans hauteur.

Une France connectée et ubérisée a plébiscité son candidat. Pour un peu, on se croirait dans le film L’Âge de cristal, où, dans une société futuriste et jeuniste, l’on est forcé de mourir avant de vieillir. Parce que les vieux ce n’est pas dynamique et encore moins nomade. Jacques Attali, conseiller occulte du yuppie victorieux, n’a-t-il pas jadis déclaré : « Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. Je crois que dans la logique même de la société industrielle, l’objectif ne va plus être d’allonger l’espérance de vie, mais de faire en sorte qu’à l’intérieur même d’une vie déterminée, l’homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé soient les plus réduites possible en termes de coût pour la collectivité. Il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle se détériore progressivement. L’euthanasie sera un instrument essentiel de nos sociétés futures » ?

Le directeur de la campagne numérique du nouveau président, Mounir Mahjoubi, l’a dit : « Soyez prêts à voir de nouveaux visages. Nous allons changer la vie politique » (source : Libération). Oui, du passé faisons table-rase, même si, sans passé, une nation court à sa perte. Peu importe, me direz-vous, puisque la France va devenir un gigantesque open space – faudra s’habituer aux anglicismes car la génération fun est au pouvoir ! –, dont profiteront AUSSI certains, qui entendent quant à eux défendre et imposer leur passé figé et né dans un désert aride. Vous voyez de qui je parle !

Un bémol toutefois, Emmanuel Macron a été élu avec 66% des voix, mais avec 25% d’abstention et près de 12% de votes blancs et nuls, sans oublier les 34% de Marine. Non, le président 2.0 ne fait pas encore l’unanimité. Le culte indiscutable du nouvel Être suprême n’est pas encore pour maintenant.

Un autre bémol, ces casseroles exhumées par WikiLeaks et qui, sauf pour les groupies du gourou-président, risquent d’écorner son image bien lisse de gendre idéal.

Ce président aura tout de même bénéficié d’une chasse aux sorcières sans précédent : celle de Fillon, ce néo-Daladier ayant traîtreusement signé ses propres accords de Munich en filant un chèque en blanc au candidat d’En Marche !, et celle de Marine Le Pen, qui risque de payer cher le fait d’avoir perdu. Un président qui aura reçu les hommages de la quasi-totalité des médias, serviles comme jamais, hargneux, voire enragés, lorsqu’il se trouvait en difficulté. Au moins, les masques sont tombés de ce côté-là.

Quel avenir pour la France ? Poser la question c’est déjà y répondre, hélas. Il reste les Législatives, mais une fois de plus, je crains ce front républicain. Il reste, surtout, le réveil des forces vives de la Nation, sans lesquelles Macron ne sera rien : l’Armée, les forces de l’Ordre, le peuple humilié par l’immigration féroce, l’islam meurtrier et l’élite méprisante.

Qu’il est loin le temps où le duc d’Aumale, présidant alors le conseil de guerre jugeant le maréchal Bazaine pour sa capitulation face aux Prussiens, répondait à l’intéressé qui tentait de se justifier : « Il restait la France, Monsieur ! »

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vendredi, 05 mai 2017

Débat Marine / Macron : deux avis intéressants qui donnent une idée sur l'état des troupes publiés sur le site Boulevard Voltaire

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Marine Le Pen petite joueuse

Jany Leroy, scénariste

L’erreur fatale de Marine Le Pen est de ne pas avoir su poser le véritable enjeu. Plutôt que se laisser enfermer dans des considérations techniques, elle devait se montrer porteuse d’un souffle. D’un élan. D’une dignité. Elle n’a en rien répondu à cette attente.

Un jeu de ping-pong politique, proposition contre proposition – « C’est moi qui ai la meilleure et pas toi, nananère » -, n’était pas adapté à la situation. La question centrale devait être : « Nous sommes sur le Titanic, vous proposez de colmater les brèches, moi je propose de le quitter avant qu’il ne soit trop tard. Point à la ligne. Tout le reste n’est que littérature et baratin de camelot. Pour quitter ce navire, je propose une chaloupe qui, certes, n’est peut-être pas parfaite, mais présente le mérite d’éviter le naufrage intégral. »

L’autre angle d’attaque pouvait être : « Je ne vous reproche pas d’avoir fait partie de ce gouvernement mais d’être porteur d’un projet qui revient à continuer sur la ligne de ce que nous connaissons depuis trente ans. Avec vous, le changement, c’est pas maintenant, ni plus tard.

C’est jamais. Vous êtes le clone de Sarkozy, Hollande et de toute cette oligarchie politique qui emmène la France dans le mur en remettant les clés du pouvoir à des technocrates de Bruxelles qui n’ont même pas été élus. Vous êtes le porte-parole du capitaine de ce bateau qui coule et vous voulez faire croire au Français que la croisière peut continuer… Vous n’êtes pas sérieux mais je vous reconnais la qualité de bien réussir à faire illusion. »

« Monsieur Mitterrand, vous n’avez pas le monopole du cœur. » Boum. Giscard avait gagné. C’est ce langage clair et net que l’électeur veut entendre. Ou façon Hollande : « Moi président je… »  Marine Le Pen n’a pas compris que le seul moyen de remporter la partie était de laminer l’adversaire par une approche en « altitude » illustrée par des images fortes.

Elle se devait d’aborder ce face-à-face avec sérénité. Il était impératif d’éviter l’enlisement dans des modalités de ceci et cela, charges patronales, taxe d’habitation supprimée mais compensée par tel machin et autres imbroglios auxquels les Français ne comprennent pas grand-chose. Elle devait parler au cœur. Or, elle s’est laissée entraîner dans l’arrière-cuisine.

Faire calmement le bilan du chômage, de l’insécurité et de l’immigration sur ces dix dernières années, chiffres à l’appui, puis démontrer que le projet Macron ne proposait en rien d’enrayer cette déconfiture constituait un argument simple en mesure de bousculer l’électeur. Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? Ses interventions étaient au niveau d’une discussion de bistrot. En adoptant une attitude totalement à côté de la plaque, Marine Le Pen a commis une erreur grave qui amène à se demander si elle a la stature de représenter l’espoir que des millions de Français ont placé en elle.

 

On n’abandonne pas son capitaine avant un assaut final

Me Frédéric Pichon, avocat

Alors que les médias se déchainent dans une incroyable unanimité pour faire l’éloge de Macron – Le Figaro (journal des exilés fiscaux) en tête – suite au débat qui l’a opposé à Marine Le Pen hier soir, certaines voix y compris dans le camp des patriotes  se laissent aller au découragement et à un défaitisme, ce qui démontre une inconstance et une immaturité à l’image de notre époque consumériste. Époque où l’on subit, l’on consomme sans se donner ni se prendre en main.

Je n’évoquerai même pas ici une partie de la prétendue droite, qui a déjà fait une croix sur ce second tour, pour chercher de misérables investitures qu’ils n’auront peut-être pas, dans l’espérance d’un gouvernement de cohabitation.

Ni ceux qui se réfugient dans un confortable ni-ni qu’ils ont l’incroyable indécence de faire passer pour un acte de courage lorsqu’il n’est que l’apanage de leur propre veulerie.

Tous ces barons me font penser à cette noblesse que l’on voit dans Braveheart abandonner au dernier moment William Wallace et ses gueux face aux troupes de la perfide Albion.

Marine Le Pen s’est peut être trompée de stratégie en tentant de faire sortir le candidat du néant de ses retranchements afin qu’il découvre le vide abyssal de sa pensée. Elle n’y est pas parvenue. Dont acte.

Faut-il pour autant joindre ses voix à tous les Cassandres qui se couchent avant même d’avoir combattu, comme le fit François Fillon au bout de deux minutes au soir du premier tour, après avoir auparavant fustigé les manœuvres du cabinet noir et s’être livré à un incroyable chantage au vote utile ?

On n’abandonne pas son poste avant la bataille finale même si les chances de victoire sont infimes. Et ce n’est pas simplement un ressort purement romantique qui m’inspire à livrer cette bataille et encore moins un aveuglement fanatique ayant critiqué en interne lorsque j’ai été élu membre du comité central en 2014, l’abandon des fondamentaux identitaires et civilisationnels au profit d’une logorrhée  anxiogène sur l’euro.

Simplement la conscience d’un enjeu crucial pour l’avenir de notre pays, de nos enfants – je viens d’être père au moment où j’écris ces lignes – face au raz de marée nihiliste, libéral libertaire et remplaciste que nous préparent Monsieur Macron et ses commanditaires.

Marine Le Pen n’est ni Saint Louis ni Jeanne d’Arc certes, mais c’est une fille de France qui combat courageusement comme une lionne dans une arène face à des fauves affamés de haine et de sang.

Il est vraisemblable qu’au soir du second tour, le visage d’Emmanuel Macron apparaisse comme celui du grand vainqueur et que nous verrons des drapeaux algériens flotter sur les champs Elysées sous les youyous des femmes voilées.

Mais je ne voudrais pas si un jour notre pays est amené à disparaître que mon petit garçon ait le souvenir d’un père qui soit devenu un esclave sans avoir combattu.

Source Boulevard Voltaire cliquez ici

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mercredi, 03 mai 2017

Guillaume Bernard : « Le front républicain a du plomb dans l’aile et l’élection est loin d’être jouée ! »

BERNARD GUILLAUME.jpgGuillaume Bernard

Politologue et maître de conférences (HDR) à l’ICES (Institut Catholique d’Etudes Supérieures)

Boulevard Voltaire cliquez ici

L’élection présidentielle est-elle déjà jouée, comme s’efforcent de le faire croire nos élites politiques et médiatiques ? Quelles conséquences auront les choix des ténors des partis éliminés au premier tour sur les législatives ? Décryptage de Guillaume Bernard.

Nous sommes à quelques jours du second tour de cette élection présidentielle. Est-ce-que pour vous l’élection est jouée et, Emmanuel Macron, le vainqueur évident de cette élection ?

Il faut quand même noter que le front républicain a du plomb dans l’aile. Il est plus que fissuré.

Le deuxième aspect est la question du résultat. Je crois très sincèrement que tant qu’une élection n’est pas faite, tant que les résultats ne sont pas proclamés, on n’est absolument sûr de rien. Par conséquent, non, l’élection n’est pas faite !

On peut raisonnablement penser qu’il y aura d’une part à droite un assez grand nombre d’électeurs qui se reporteront sur Marine Le Pen. Ils le feront ne serait-ce que pour signifier aux caciques de LR que leur empressement à se reporter sur Emmanuel Macronétait d’une certaine manière indécent ou, en tout cas, incohérent par rapport à la campagne qui a été menée. Et puis aussi, on peut penser qu’une partie très restreinte, beaucoup plus restreinte que ne le pense sans doute la direction du Front national, d’électeurs de gauche pourra se reporter par anti-libéralisme sur le Front national.

L’un des enjeux, c’est quand même la question de l’abstention. Plus l’abstention est haute, plus la barre pour être élu est basse. Et donc, lorsque l’on voit qu’un grand nombre d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont a priori destinés, ou en tout cas on fait le choix de s’abstenir, on peut penser que, encore une fois, avec cet élément supplémentaire, l’élection n’est absolument pas jouée. Et puis, bien sûr, s’il y a une très grande abstention, cela délégitimera celui qui sera élu quel qu’il soit.

Est-ce-que le score plus ou moins élevé d’Emmanuel Macron, s’il venait à gagner, aurait une influence sur les législatives, et donc demain sur la manière de gouverner ?

Il est certain que s’il faisait un score trop bas, c’est-à-dire moins de 60 % puisque c’est ce qui est a priori donné par les sondages (60 % pour Emmanuel Macron – 40 % pour Marine Le Pen), cela montrerait que l’opinion publique ne suit plus les consignes de vote.
 
Il y a véritablement une distorsion entre la France d’en bas si j’ose dire, et en particulier la droite d’en bas, et la France d’en haut et donc la droite d’en haut. Donc oui, la légitimité du vainqueur dépendra évidemment de l’importance du score qu’il obtiendra. C’est vrai que la suite des évènements, les législatives, c’est un épisode politique important parce qu’on peut se demander si une majorité va véritablement se dégager. Certes, Emmanuel Macronest sur un positionnement politique intéressant parce ce qu’il fait la grande coalition droite-gauche. On peut donc penser qu’il pourrait obtenir, ne serait-ce que thème par thème, une majorité de circonstance.
 
Mais il n’y a pas de certitude du point de vue des résultats des législatives parce qu’il devrait y avoir un assez grand nombre de triangulaires, ce qui pourrait peut être permettre au Front national d’obtenir un assez grand nombre d’élus.

Comment analysez-vous politiquement la volonté affichée par certains cadres des Républicains de vouloir soutenir aujourd’hui Emmanuel Macron pour demain lui imposer une cohabitation à travers les législatives ?

Si Les Républicains veulent imposer une cohabitation au Président de la République qui sera élu le 7 mai, j’avoue que je ne comprends pas très bien pourquoi ils ont choisi l’un des deux candidats. Si l’objectif des Républicains est d’imposer une cohabitation, ils auraient bien pu effectivement annoncer qu’ils voulaient le faire et imposer cette cohabitation aussi bien à Emmanuel Macron qu’à Marine Le Pen.

Je crois que leur empressement à voter pour Emmanuel Macron et à appeler à voter pour lui manifeste tout simplement le fait qu’ils ont une grande proximité idéologique avec lui. Il y a donc une distorsion entre un électorat LR qui a une porosité, qui a une proximité avec le FN, et puis de l’autre côté les ténors de LR qui, eux, en revanche, penchent vers le libéralisme d’Emmanuel Macron. Ça, c’est une vraie distorsion, c’est une vraie différence qui aura sans doute des conséquences, on vient d’en parler, sur les législatives. En effet, que pourront effectivement utiliser comme arguments les candidats LR lors des législatives quand ils seront opposés aux candidats d’Emmanuel Macron alors qu’ils auraient appelé à voter pour le Président de la République Macron quelques semaines auparavant ? Il y a là une sorte d’incohérence du parti Les Républicains à choisir un candidat plutôt qu’un autre lorsqu’ils veulent imposer une cohabitation.

15:09 Publié dans Présidentielle 2017, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

samedi, 29 avril 2017

Alain de Benoist : « Emmanuel Macron est une petite chose caractérielle, manipulable et incapable de décision »

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Source Breizh-info.com cliquez ici

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle qui a vu Emmanuel Macron et Marine Le Pen se qualifier, Breizh-info.com a recueilli les réactions d’Alain de Benoist.

Breizh-info.com : Quels enseignements tirez-vous du premier tour de l’élection présidentielle ? En quoi diffère-t-elle de toutes celles qui l’ont précédée ?

Alain de Benoist : Le fait capital de cette élection, celui qui lui confère un véritable caractère historique, ce n’est ni le phénomène Macron ni la présence de Marine Le Pen au second tour. C’est la déroute totale des deux ancien grands partis de gouvernement, le PS et Les Républicains. Je l’avais laissé prévoir ici même en février dernier, à un moment où personne ne semblait s’en aviser : pour la première fois depuis que le chef de l’État est élu au suffrage universel, aucun des deux partis qui depuis près d’un demi-siècle ont gouverné la France en alternance ne sera présent au second tour.

Dans le passé, ces deux partis n’avaient jamais représenté à eux deux moins de 45 % des suffrages (57 % en 2007, 55,8 % en 2012). Aujourd’hui, ils en représentent ensemble à peine un quart (Fillon 19 %, Hamon 6 %), moins que Sarkozy en 2007 ou Hollande en 2012. Tous deux se retrouvent à l’état de champs de ruines et au bord de l’implosion. Leur décomposition marque la fin de la Ve République telle que nous l’avons connue. Ce sont eux les grands perdants du scrutin.

Ce coup de tonnerre sans précédent ne doit pourtant pas surprendre, car il est parfaitement conforme au schéma populiste. Dans tous les pays où le populisme marque des points, ce sont les partis représentant l’ancienne classe dirigeante qui en pâtissent le plus. On a vu cela en Grèce, en Espagne, en Autriche et ailleurs. Maintenant, c’est l’heure de la France. Et ce n’est sans doute qu’un début, puisque nous allons sans doute nous diriger maintenant vers une période d’instabilité, de crise institutionnelle et de grande confusion.

Breizh-info.com : Est-ce la fin du système traditionnel droite-gauche que l’on a connu depuis des décennies ?

Alain de Benoist : Les anciens partis de gouvernement étaient aussi ceux qui portaient le traditionnel clivage droite-gauche. Le curseur se déplaçait alors sur un plan horizontal, ce qui a lassé des électeurs qui de surcroît ne voient plus très bien ce qui distingue la droite de la gauche. Macron et Marine Le Pen ont en commun de surfer sur cette lassitude vis-à-vis du « Système ». Je répète ici ce que j’ai déjà écrit plusieurs fois : à l’ancien axe horizontal correspondant au clivage droite-gauche se substitue désormais un axe vertical opposant ceux d’en haut à ceux d’en bas. Le peuple contre les élites, les gens contre les puissants.

On peut bien sûr vouloir conserver à tout prix le couple droite-gauche, mais alors il faut constater que les couches populaires sont de plus en plus à droite, tandis que la bourgeoisie est de plus en plus à gauche, ce qui constitue déjà une révolution.

Breizh-info.com : Les résultats semblent également confirmer la fracture entre les métropoles et la « France périphérique », mais aussi entre la France qui compte le moins d’immigrés, qui vote Macron, et celle qui en compte le plus, qui vote Le Pen. Qu’en pensez-vous ?

Alain de Benoist : Je pense en effet que le clivage Macron-Le Pen recouvre dans une très large mesure l’opposition entre la « France périphérique », celle des couches populaires humiliées, laissées pour compte, qui s’estiment à juste titre victimes d’une exclusion à la fois politique, sociale et culturelle, et celle des métropoles urbanisées où vivent les cadres supérieurs et les bobos, les classes possédantes et la bourgeoisie intellectuelle intégrée, qui profitent de la mondialisation et aspirent à toujours plus d’« ouverture ». D’un côté la France qui gagne bien sa vie, de l’autre celle qui souffre et qui s’inquiète.

Mais cette opposition spatiale, particulièrement bien explorée par Christophe Guilluy, a aussi (et surtout) le sens d’une opposition de classe. Je partage à ce sujet l’opinion, non seulement de Guilluy, mais aussi de Mathieu Slama, selon qui « la lutte des classes ressurgit politiquement à la faveur d’un duel de second tour qui oppose le libéral Emmanuel Macron à la souverainiste Marine Le Pen ».

« Derrière cette lutte des classes, ajoute Slama, se cache un affrontement entre deux visions du monde : la vision libérale et universaliste, qui ne croit ni en l’État ni en la nation, et la vision que l’on nomme aujourd’hui populiste ou encore souverainiste, qui veut restaurer l’État, les frontières et le sens de la communauté face aux ravages de la mondialisation ».

L’erreur symétrique de la droite et de la gauche classiques a toujours été de croire que la politique pouvait s’extraire des enjeux de classe – la droite par allergie au socialisme et au marxisme, la gauche parce qu’elle croit que la classe ouvrière a disparu et que le peuple ne l’intéresse plus.

Breizh-info.com : Que représente Macron ?

Alain de Benoist : La morphopsychologie nous dit déjà qu’Emmanuel Macron est une petite chose caractérielle, manipulable et incapable de décision. Disons que c’est un algorithme, une image de synthèse, un milliardaire issu des télécoms, un joueur de flûte programmé pour mener par le bout du nez « selzésseux » qui ne voient pas plus loin que le bout de ce nez. C’est le candidat de la Caste, le candidat des dominants et des puissants. C’est un libéral-libertaire qui conçoit la France comme une « start up » et ne rêve que d’abolition des frontières et des limites, des histoires et des filiations. C’est l’homme de la mondialisation, l’homme des flux migratoires, l’homme de la précarité universelle. Le chef de file des « progressistes » par opposition à ceux qui ne croient plus au progrès parce qu’ils ont constaté que celui-ci n’améliore plus, mais au contraire assombrit leur ordinaire quotidien.

Dans le passé, les milieux d’affaires soutenaient le candidat qu’ils estimaient le plus apte à défendre leurs intérêts (Alain Juppé en début de campagne). Cette fois-ci, ils ont jugé plus simple d’en présenter un eux-mêmes. Aude Lancelin n’a pas tort, à cet égard, de parler de « putsch du CAC 40 ».

Breizh-info.com : L’échec de Jean-Luc Mélenchon ?

Alain de Benoist : Échec tout relatif ! Orateur hors pair, tribun véritablement habité, Jean-Luc Mélenchon est celui qui, dans la forme et dans le fond, a fait la meilleure campagne électorale. En l’espace de quelques semaines, il a plus remonté dans les sondages qu’aucun autre candidat, écrabouillant au passage le Schtroumpf du PS, parvenant pratiquement au niveau de Fillon et doublant son score par rapport à 2012.

Plus important encore, cette élection présidentielle lui a donné la possibilité d’incarner un populisme de gauche qui, avant lui, n’existait qu’à l’état d’ébauche. Vous aurez peut-être remarqué qu’il a commencé à monter dans les sondages à partir du moment où il n’a plus parlé de la « gauche » dans ses discours, mais seulement du « peuple ». C’est un détail révélateur. Ajoutons à cela que, contrairement à Hamon ou Duflot, il a eu le courage de ne pas appeler à voter en faveur de Macron. Personnellement, je regrette beaucoup qu’il ne soit pas au second tour.

Breizh-info.com : Marine Le Pen a-t-elle encore des chances de l’emporter ? Quels doivent être les principaux axes de sa campagne ? Où se trouve son réservoir de voix ?

Alain de Benoist : Ses chances au second tour sont a priori assez faibles, puisque tous les sondages la donnent pour battue. Ses principaux concurrents ont appelé à voter pour Emmanuel Macron, à commencer par François Fillon (ce qui ne manque pas de sel), mais il reste à savoir si leurs consignes seront suivies. Les reports de voix ne sont jamais automatiques. Outre les abstentionnistes, Marine Le Pen peut espérer recueillir au moins un tiers des voix de Fillon, plus de la moitié de celles de Dupont-Aignan, voire 10 ou 15 % des voix de Mélenchon, mais je doute que cela lui permette de remporter la victoire. Le score du second tour devrait s’établir à 60/40, ou à 55/45 dans le meilleur des cas.

Cela dit, avec 21,4 % des voix (contre 17,9 % en 2012), Marine Le Pen marque sérieusement des points, non seulement parce qu’elle accède au second tour, mais aussi parce qu’elle rassemble près de huit millions de suffrages (le double de son père en 2002), contre seulement six millions aux dernières élections régionales. Le plus important est qu’elle surclasse le PS et Les Républicains, ce qui pose le FN en principale force d’opposition face à la future coalition « progressiste » de Macron.

Disons néanmoins que sa campagne fut assez inégale. Pas assez de lyrisme, pas assez d’émotion : elle sait se faire applaudir, mais elle ne sait pas faire vibrer. Dans son clip de campagne, le peuple était d’ailleurs absent.

Sa seule chance de gagner est de faire comprendre à la majorité des Français que le second tour ne sera pas un vote pour ou contre le Front national, mais un référendum pour ou contre la mondialisation. Il faudrait aussi qu’elle soit capable de convaincre en priorité les électeurs de gauche qu’il serait insensé de leur part d’apporter leur suffrage à l’homme de la casse sociale et de la loi El Khomri, de la dictature des actionnaires et de la toute-puissance des marchés financiers, au porte-parole du Capital pour qui la politique n’est qu’un instrument à mettre au service des intérêts privés.

Breizh-info.com : Êtes-vous surpris de la faible mobilisation dans la rue contre Marine Le Pen, contrairement à ce que l’on avait vu en 2002 ?

Alain de Benoist : Je n’en suis pas surpris du tout. L’élection de 2002 n’a aucun rapport avec celle que nous venons de vivre. Il n’y a que les diplodocus et les « antifas » pour ne pas comprendre que nous avons changé d’époque.

Breizh-info.com : Une remarque finale ?

Alain de Benoist : Si un scénariste avait écrit par avance l’histoire de cette campagne électorale telle qu’elle s’est effectivement déroulée, aucun réalisateur n’aurait jugé son scénario crédible. Elle a en effet déjoué tous les pronostics. François Hollande a rêvé pendant des années de solliciter un second mandat, mais il a finalement dû y renoncer. On le donnait pour un fin manœuvrier, mais il a perdu le contrôle de son propre parti. La droite considérait que cette élection était « imperdable », et pourtant elle l’a perdue. Les primaires étaient censées renforcer le pouvoir des partis et consacrer les mieux placés pour l’emporter (Sarkozy ou Juppé, Valls ou Montebourg), elle les a définitivement affaiblis et n’a sélectionné que des « outsiders » qui n’ont pas brillé.

Quant au phénomène Macron, personne ne l’imaginait possible il y a encore un an. Cela montre qu’en politique, rien n’est jamais joué par avance. L’histoire est toujours ouverte.

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jeudi, 20 avril 2017

Le Monde et les dérives de l’inutile Macron

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Thierry Michaud-Nérard Riposte laïque cliquez ici

Le Monde en pleine décomposition est laudateur à propos de l’immigrationniste Macron. Le Monde, c’est la liquéfaction du journalisme tombé dans la servitude de l’islamogauchisme ennemi de la vraie France.

Comment Le Monde de gauche a-t-il pu tomber si bas ? Le Monde, c’est donc la police de la pensée de gauche en action chaque jour chez vous. Refusant de comprendre et de critiquer le déni de la réalité de l’immigrationniste Macron, Le Monde a choisi de sortir du champ de la pensée pour succomber à la servitude ennemie de la vraie France. Le Monde de gauche, c’est Le Monde soumis au « politikement korrekt » .

Le Monde de gauche est soumis au conformisme et à la docilité si significatifs de l’esprit du temps.

Le Monde, comme les dérives de l’inutile Macron, le bavard qui dit tout et son contraire, est soumis à l’islamogauchisme libertaire et au mythe de l’islamisation heureuse. «  Il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse ». Quand Macron regarde Marseille, il s’écrie en plagiant le Hollande de 2012… « Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, Algériens, Marocains, Tunisiens, Maliens, Sénégalais… Mais je vois quoi ? Je vois des Marseillais… Je vois des Français. C’est depuis Marseille que je voulais lancer la dernière phase de notre campagne. Parce que rien n’est gagné et que nous avons le pouvoir de changer notre pays… Regardez-les bien, messieurs et mesdames du Front national, c’est ça, être fier d’être Français… » Macron, c’est aussi l’esprit nauséabond du Monde réduit à l’état de magnétophone…

Mathieu Bock-Côté sur Le Figaro : « Macron à Marseille… En égrenant l’origine des citoyens venus à son meeting, Macron a dévoilé sa vision idéologique multiculturaliste » comme la nouvelle religion politique de l’islamisation heureuse de la gauche à l’agonie. « À Marseille, Macron confond la vocifération avec l’éloquence. Il a terminé son discours en égrenant l’origine des citoyens présents dans la salle. Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Marocains, Tunisiens et bien d’autres : tous étaient convoqués, dans une étonnante célébration d’une république renvoyant chacun à ses origines, ce qui est radicalement contradictoire avec le principe républicain qui invitait chacun à se fondre dans la nation. » La France, et non plus la nation selon Macron, se définit comme un rassemblement de communautés venues de l’immigration cohabitant grâce à la magie du mythe socialiste du « vivre-ensemble ». On se demande, dans cette mosaïque des migrants, quelle est la place des Français qui ont fait souche, « les Français d’origine française », terme qui fait scandale à gauche.

« De quelle histoire sont-ils les héritiers et quelle origine peuvent-ils revendiquer ?

« Macron à Marseille… reprend le dogme de l’orthodoxie multiculturaliste mondialiste : « Nous sommes tous des immigrants ». La trame fondamentale du récit national du pays serait d’abord le récit « des vagues d’immigration l’ayant constitué. Faut-il arracher la France à son histoire pour la rendre inclusive ? Ne risque-t-on pas ainsi de radicaliser le sentiment de dépossession des Français qui craignent de devenir des étrangers chez eux et qui ne voient pas pourquoi ils devraient s’en réjouir ? L’angoisse identitaire n’est pas un fantasme régressif, à moins qu’on ne considère que le besoin d’enracinement et de continuité historique relève des pathologies politiques à combattre au nom de l’émancipation » de la gauche anti-islamophobe libertaire.

L’histoire de France mondialisée, donc celle d’une perpétuelle migration et de la fixation de certaines populations sur certains territoires, serait arbitraire et provisoire. « Un peuple n’aurait pas le droit de vouloir se sentir chez lui : ce sentiment relèverait de l’extrême-droite. Marseille serait une ville modèle parce qu’elle serait une ville-monde, dont l’histoire serait étrangère, ou du moins distincte, de celle de la nation française. »

Le bavardage du candidat Macron qui veut « plaire à tout le monde », et « dire à chacun ce qu’il veut entendre », « converge à bien des égards avec celle qui traverse l’Histoire mondiale de la France pilotée par Patrick Boucheron. La grande ville mondialisée serait le meilleur cadre pour chanter la diversité heureuse » que le candidat Macron croit pouvoir célébrer dans la France de l’islamisation heureuse mondialisée.

Voilà pourquoi, pour Macron à Marseille, « il s’agit d’expliquer aux Français qu’ils ont tort de s’inquiéter de la dissolution de leur patrie et de leur civilisation » au même titre que l’identité heureuse d’Ali Juppé.

« C’est, depuis le début de la campagne présidentielle, (la grande mystification de) Macron qui veut se faire passer pour un candidat post-idéologique, réconciliant les contraires et faisant éclater les vieux clivages qui étoufferaient la vie politique française. Il se veut de gauche et de droite, sans être ni à gauche ni à droite.

« Il devient l’objet de récurrentes moqueries, comme si le macronisme n’était qu’un hollandisme (de contrebande), relooké à l’art de la synthèse bancale, au point de rassembler » la plupart des reliquats séniles du hollandisme à l’agonie, tous les habiles politiciens social-profiteurs des privilèges de « la politique française des dernières décennies, communistes, ultralibéraux ou chiraquiens ».

Le divertissement du show vulgaire de la campagne pestilentielle et de l’invective à la télé poubelle de l’anti-France a été critiqué par Alain Finkielkraut qui a réagi à « Angot la médiocre » dans « L’Émission politique » de Pujadas-France 2 où on a vu « le divertissement (politique) lui-même déchoir et s’avilir jusqu’à (la bassesse la plus vile). « Angot la médiocre » ne souhaitait pas interpeller Fillon : « elle lisait, le visage convulsé par la haine, un texte d’invectives »… La liquéfaction du journalisme de divertissement fait que Le Monde est tombé dans la servitude du macronisme avec son refus obstiné de sortir du déni de l’immigrationnisme. L’érudition de surface du candidat Macron est mise en évidence par la régression identitaire poubellisée par Le Monde !

La négation de l’origine chrétienne de la France, de la France de culture grecque et latine, permet au candidat Macron de sortir du champ de la pensée pour se soumettre à l’esprit du temps et au mythe du social-mondialisme nauséabond de Soros, le spéculateur sénile réduit à l’état de complotiste international…

L’opinion publiée par Le Monde de gauche, c’est l’opinion de gauche poubellisée par Le Monde, mais surtout pas l’opinion publique. Le Monde de gauche refuse de désigner la servitude de l’immigrationnisme à marche forcée, l’ennemie de la vraie France et fait comme si la réalité de l’impôt confiscatoire n’existait pas.

L’hallucination de la fausse réalité et du mythe du vivre ensemble de l’immigrationnisme de gauche, poubellisée par Le Monde, met en œuvre et diffuse la propagande du « pauvarisme politique » (Finkielkraut), à savoir la pauvreté socialiste pour tous. Le Monde de gauche met en scène la servitude de l’immigrationnisme à marche forcée qui légitime et désigne l’ennemi comme la régression identitaire poubellisée par Le Monde.

Avec Macron et Le Monde de gauche, la disparition du sens des mots précède la disparition des faits réels. Le nouveau récit de la France socialiste islamo-mondialisée fait de la Gaule et des Gaulois des thèmes ultra-minoritaires. L’Éducation Nationale Socialiste doit réviser l’histoire pour inventer la nouvelle histoire de la « France du vivre ensemble » sur la base de la démographie cosmopolite décrite par Macron à Marseille.

Finkielkraut a montré la mystification de l’histoire de la colonie grecque de Massilia, la cité fondatrice ouverte depuis toujours au monde virtuel de la mondialisation heureuse, de l’immigration, du commerce et de l’échange, 600 ans avant notre ère. Cette colonie grecque de Massilia deviendra Marseille. Le mouvement de déculturation de la vraie France par les migrations prône un nomadisme et une errance physique et morale ou encore intellectuelle, selon la fable socialo-populiste du brassage perpétuel contre le roman national.

Le vivre ensemble des communautés trans-identitaires est un leurre quand il faut quitter les lieux. Le diversitaire « politikement korrekt » soumis à l’islamogauchisme doit dissimuler la violence du présent contre les Français de souche « transformés en minoritaires » à Marseille. La réalité du Grand Remplacement est devenue « innommable » dans la conception du pouvoir politico-médiatique selon Macron et Le Monde de gauche.

Le Monde crée et entretient un climat idéologique détestable pendant la campagne présidentielle. Le faux de l’idéologie mondialiste de l’islamisation heureuse et les dérives du vivre ensemble de l’inutile Macron doivent mettre fin au roman national. Quand Le Monde et les médias soumis sont aux mains des milliardaires, les profiteurs-prédateurs-abuseurs néfastes pour la désinformation de l’opinion publique, les médias ont rendu « le candidat Macron omniprésent et incontournable » avec le soutien tout pourri du « double jeu du PS ».

Le hollandisme à l’agonie et le PS corrompu de Cambadélis avec la « légalisation promise du cannabis pour tous » agissent pour la « mise en scène du sexe à l’école » pour les très jeunes élèves et contre l’avis des familles. Avec la propagande homosexuelle, bi-, trans-, du lobby LGBT et l’idéologie des « ABCD de l’égalité » contre la laïcité à l’école, on s’attend maintenant à de nouvelles formes de terrorisme intellectuel…

La « gauche intellectuelle de la haine » et les orphelins profiteurs misérables du hollandisme à l’agonie sont au service des escrocs anti-racistes et des activistes dénonciateurs de l’islamophobie contre les nations civilisées. Macron n’est sûrement pas un « homme substantiel » et la gauche sénile des soutiens à Macron est absurde pour combattre l’islamophobie par des militants anti-racistes pour le « mythe du vivre ensemble de la gauche soumise à l’islam ». «  L’effacement de la réalité par le mensonge et l’oubli progresse quand le faux s’installe dans le Monde ». La bêtise de l’intelligence de Macron, ou l’intelligence de la bêtise de Macron du vivre ensemble, font que « le débat n’a plus de sens quand on n’habite plus le même Monde » … (Finkielkraut).

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ÇA SE PASSE COMME ÇA À SYNTHÈSE NATIONALE : ON SE RETROUVE, ON SE RÉCONCILIE ET ON PART À LA BATAILLE...

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Quand Street press.com (cliquez ici) souligne le rôle central de Synthèse nationale, ça donne :

LES BANNIS DU FN FONT LISTES COMMUNES POUR LES LÉGISLATIVES

Le gratin de l’extrême droite radicale fait front commun pour les législatives de juin. Les Comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen, les cathos tradi de Civitas, les natios du Parti de la France (PDF), la Ligue du Sud de Bompard, le Siel, ancien mouvement satellite du FN et même quelques royalistes de l’Action française se présenteront sous une bannière commune. Ils promettent entre 200 et 300 candidats et espèrent décrocher un financement public.

LES FONDATEURS

La rumeur progresse depuis de nombreux mois. L’idée du cartel viendrait tout droit du domaine de Montretout. Après son exclusion du Front en 2015, Jean-Marie Le Pen a ressenti le besoin de « regrouper les forces qui lui sont fidèles. C’est-à-dire beaucoup de monde », insiste Lorrain de Saint-Affrique, secrétaire général des Comités Jeanne.

Mais c’est le 2 octobre dernier, à Rungis, que l’affaire prend forme. Le boss du PDF, Carl Lang, Alain Escada de Civitas et Jean-Marie Le Pen partagent la tribune pour les 10 ans de la revue identitaire Synthèse nationale de Roland Hélie :

« C’était la première entrevue entre les responsables de ces organisations. Ensuite, ça a abouti à une entente électorale en vue des élections législatives. »

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L’accord est officiellement signé en début d’année et ce sont ces trois structures qui apporteront le gros des troupes. Selon Carl Lang, le Parti de la France devrait mettre 80 candidats au pot commun :

« 40 hommes pour 40 femmes. Mais ce sera même peut-être un petit peu plus. Et moi, je serai candidat en Normandie, très probablement. »

Civitas et les Comités Jeannes ne communiquent pas encore de chiffres précis, mais Alain Escada promet au moins 200 candidats.

LES RALLIÉS

Les 3 fondateurs font chauffer les téléphones. Contacté par Carl Lang, Jacques Bompard, patron de la Ligue du Sud, a rapidement accepté de les rejoindre. Si le député-maire d’Orange est certain d’y aller, sa femme, « pas très chaude », devrait passer son tour. Ce ralliement est un atout majeur pour le cartel. L’homme d’extrême droite pèse au niveau local. Joint par Streetpress, M. Bompard confirme l’accord trouvé avec le boss au crâne chauve du Parti de la France.

Karim Ouchikh, président du Siel a aussi eu droit à son coup de téléphone. Depuis novembre 2016, le Siel a coupé les ponts avec le Front national dont il était un parti satellitaire. Exit les rassemblements bleu-marine, le parti est désormais « libre de ses prises de décisions ». Il devrait rejoindre le cartel qui porte l’autre face de la marque Le Pen, celle du père. « Des contacts sont effectivement en cours », confirme K. Ouchikh. Avant de détailler :

« Pour être tout à fait sincère, nous sommes confiants [et devrions] parvenir à un accord signé avec cette droite d’unité nationale dans les tout prochains jours. Un cartel purement électoral et non un accord de partenariat politique. »

Ouchikh promet d’« aligner au moins 70 candidats ». Des individualités viendront gonfler les rangs de l’alliance de l’ultra-droite. Des royalistes de l’Action française (AF) ont été approchés, confirme Élie Hatem. Le militant de l’AF a reçu un coup de fil de Jean-Marie Le Pen himself. Le Menhir verrait d’un bon œil sa candidature sous la bannière des Comités Jeanne :

« Il se peut que je sois candidat. Mais cela n’engage que moi, pas l’Action française qui n’est pas un parti politique. »

GABRIAC DANS LES STARTING-BLOCKS 

Les candidats seront tous affublés des trois étiquettes principales : Civitas, Comités Jeanne et Parti de la France. Mais chacun sera libre de mettre en avant l’une ou l’autre des bannières. Alexandre Gabriac, candidat Civitas dans la 2e circonscription de l’Isère et fervent admirateur du père Le Pen, espère bien pouvoir profiter son aura :

« Il y aura mon nom. Ainsi que Civitas. Puis l’idée, c’était de mettre “Avec le soutien de Jean-Marie Le Pen”, en bandeau simple. Mais il faut voir si cela colle avec les lois électorales. »

Le fondateur des Jeunesses nationalistes, dissoutes après le décès de Clément Méric, entrera en campagne après les présidentielles. Exclu du FN en 2011, pour une histoire de bras tendu, il apprécie l’idée du cartel :

« On a toujours été pour l’union des nationaux. Et là, c’est une très belle réalisation. Avec le soutien de Jean-Marie Le Pen qui est, au niveau public, un soutien inestimable. Surtout qu’on va sûrement se trouver face à des candidats estampillés bleu-marine. »

La liste complète des candidats devrait être présentée à la presse, lors d’un raout organisé le 13 mai prochain. Mais quelques noms ont déjà filtré. Marie D’Herbais, ex-FN longtemps proche de Marine Le Pen, se présentera sous les couleurs de Civitas dans la 2e circo de la Sarthe. Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France, sera candidat dans l’Oise.

JEAN-MARIE PAS CANDIDAT MAIS EN CAMPAGNE

Du côté des Comités Jeanne, aucune tête d’affiche à se mettre sous la dent si ce n’est Lorrain de Saint-Affrique qui nous a confirmé sa candidature en région parisienne. Sauf contre-ordre, Jean-Marie Le Pen ne devrait, lui, pas être au rendez-vous électoral. Impossible d’en causer en direct avec le prez’ : « il ne parle pas à la presse avant le premier tour », nous explique son secrétaire. Mais selon de Saint-Affrique, il devrait battre campagne et multiplier les réunions de soutien aux candidats du cartel.

À la droite du Front national, nombreuses sont les organisations qui voient l’aventure d’un bon œil. Joints par StreetPress, le MNR fondé par Bruno Mégret, Henri de Lesquen, figure provoc’ du P.N.L et la Ligue du Midi de Richard Roudier se félicitent de l’initiative. Seuls Les Identitaires restent à bonne distance. Fabrice Robert explique ainsi avoir « cessé toute confrontation électorale avec le FN ».

LE BANNI DE CHEZ LES BANNIS

Et puis, il y a en un que les exclus du FN ne veulent même pas sur leurs listes. Yvan Benedetti,  exclu du Front en 2011 pour s’être publiquement déclaré « antisioniste, antisémite et anti-juif », sent un peu trop le souffre. Pourtant l’ancien président de l’Œuvre française, dissoute par Manuel Valls en 2013, a tenté de rejoindre le navire par un coup de téléphone à Thomas Joly du Parti de la France, resté sans réponse. Le Pen, lui, a décroché son portable, mais selon Benedetti, il a fait la sourde oreille :

« Je lui ai dit que nous [Le Parti nationaliste français] présenterions peut-être quelques candidats et que nous étions disponibles pour une alliance électorale. Il m’a répondu qu’il verrait ça avec de Saint-Affrique. Mais ils font leur petite soupe à trois et n’ont pas répondu à mes différents appels ».
MONEY, MONEY, MONEY,
Chafouin Benedetti lâche le fond de sa pensée :
« Ils veulent faire comme les grands mouvements en présentant des candidats partout. Ça n’a pas de sens si ce n’est pour essayer de récupérer un financement public. Ça n’a pas d’avenir. »

Du côté du cartel, le premier à cracher le morceau, c’est Karim Ouchikh, le président du Siel :

« C’est une démarche purement mécanique qui permet de créer des synergies afin d’obtenir l’accès au financement public. » 

Pour obtenir un financement public, une structure politique doit recueillir au moins 1% des suffrages dans cinquante circonscriptions. Seul, aucun des partis de l’alliance ne peut ambitionner un tel résultat. Ensemble, tout devient possible, assure Lorrain de Saint-Affrique :

« Si on présente plus de 200 candidats, il y a de fortes chances [d’obtenir un tel score]. Ensuite, il y a une clé de répartition entre nous, de manière à ce que les efforts de chacun soient récompensés par le financement public. »

RIFIFI ENTRE MEILLEURS ENNEMIS

Jusqu’où tiendra l’attelage ? Yvan Benedetti en remet une couche :

« C’est un accord pour essayer de jouer aux grands. Pas de la politique. Le PDF est résolument contre Marine Le Pen. Jean-Marie finance sa fille et a appelé à voter pour elle. Et puis Civitas, on ne sait pas ce qu’ils veulent… »

Aucune fusion post-élection n’est envisagée et les querelles d’antan pourraient remonter à la surface. Carl Lang ne s’est rabiboché avec Jean-Marie Le Pen que depuis 2015. Le prez’ l’avait mis à la porte en 2008. Et Le Pen ne parle toujours pas à Jacques Bompard, qui a quitté le FN avec pertes et fracas en 2005, comme l’explique Lorrain de Saint-Affrique :

« Il est de notoriété publique que les rapports entre Jacques Bompard et Jean-Marie Le Pen n’ont jamais été améliorés depuis qu’ils ont rompu. Donc, il est difficile de se parler. Il n’y a pas eu de tentative d’ailleurs. »

Le lieutenant de Le Pen semble d’ailleurs ignorer l’accord passé entre Carl Lang et le maire d’Orange. Mais Bompard, candidat aux législatives envers et contre tout, ne s’en formalise pas :

« Moi, je passe un accord avec tous ceux qui le veulent. Si Jeanne ne veut pas de moi, ce n’est pas mon problème. »

Reste à savoir comment réagira ce cartel face aux candidats estampillés bleu-marine. Civitas prône une bonne entente avec certains amis du FN. Le PDF, lui, ne veut pas en entendre parler.

NDLR SN : il convient bien entendu de prendre tout cela avec le recul qui s'impose...

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mercredi, 12 avril 2017

Parution du nouveau numéro (n°71) de Terre et peuple magazine

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mardi, 11 avril 2017

Marine Le Pen ne donnera jamais assez de gages au Système

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Source Médias Presse info cliquez ici

Tout ça pour ça ? La polémique autour des propos de Marine Le Pen concernant la rafle du Vel d’Hiv ne manque pas de sel. Après avoir évincé son père Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front National, dans le cadre d’une entreprise de dédiabolisation qui montre ses limites, après avoir permis à des Collard, Philippot, Chenu et autres parachutés d’insulter Jean-Marie Le Pen et de le traiter en paria infréquentable, après avoir tenté de donner des gages aux médias, aux lobbies communautaires et à Israël, voilà Marine Le Pen qualifiée de révisionniste pour avoir fait sienne une version gaulliste de l’Histoire et souillé au passage la mémoire du Maréchal Pétain.

Rappelons une fois de plus la déclaration de Marine Le Pen : « Comme Charles De Gaulle, François Mitterrand, ou encore de nos jours Henri Guaino, je considère que la France et la République étaient à Londres pendant l’Occupation et que le régime de Vichy n’était pas la France. C’est une position qui a toujours été défendue par le chef de l’État, avant que Jacques Chirac et surtout François Hollande, à tort, ne reviennent dessus », déclare–t-elle tout en qualifiant le régime de Vichy de« régime collaborateur et illégal ».

Ce faisant, elle n’aura satisfait personne. Ni les professionnels de la repentance, ni les Français attachés à sauvegarder la mémoire du Maréchal Pétain.

Marine Le Pen aura simplement démontré une fois de plus que malgré sa volonté d’obtenir l’aval du Système, elle n’en fera jamais assez.

D’autres, comme Gianfranco Fini en Italie, ont essayé avant elle cette stratégie qui finit toujours par le reniement pour un apparent succès dans une participation cornaquée au pouvoir, suivi de l’effondrement.

20:03 Publié dans Présidentielle 2017, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 07 avril 2017

Le journal québécois "Le Harfang" consacre un article au hors série sur les 10 ans de Synthèse nationale

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Lire le Harfang (p.26) cliquez ici

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"Médias presse info" publie un article au Cahier d'Histoire du nationalisme consacré au MSI

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Source cliquez ici

Massimo Magliaro, ancien rédacteur en chef du journal Secolo d’Italia, fut responsable du Bureau de presse du Mouvement Social Italien, directeur de l’agence quotidienne du parti, cofondateur de l’Institut d’études corporatives. Très proche de Giorgio Almirante, président du MSI, il s’est retiré de la vie politique après la disparition de celui-ci en mai 1988. Il est alors devenu journaliste à la Radio-Télévision italienne, puis directeur de la RAI International et enfin président de la RAI Corporation, filiale de la RAI en Amérique.

Ce livre est le récit chronologique de l’histoire de l’un des plus célèbres partis nationalistes de l’Europe de l’après-guerre. Sur un pays en ruine, des Italiens fiers de ce qu’ils sont ont fait du Mouvement Social Italien une force politique reconnue pour sa doctrine mais aussi pour ses millions d’électeurs. Pourtant, les difficultés n’ont pas manqué : violences de l’extrême gauche, persécution politique, partialité de la magistrature, terrorisme communiste, manipulations organisées par le Système, pièges posés par les services secrets (pas seulement italiens), censure médiatique, sans oublier les multiples scissions. Malgré tout cela, durant un demi-siècle, le MSI s’est imposé comme une force politique de poids.

Le MSI n’aura finalement été vaincu que par la trahison de celui auquel le flambeau de Giorgio Almirante fut transmis, Gianfranco Fini qui a terminé en turiféraire italien du mondialisme.

Le MSI, Massimo Magliaro, cahiers d’histoire du nationalisme, éditions Synthèse Nationale, 250 pages, 20 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

12:19 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

jeudi, 06 avril 2017

Mormant (77) : rencontre de quatre résistants aux parcours fort différents

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Martin Moisan Résistance républicaine cliquez ici

Il se tiendra, ce samedi 8 avril, en Seine-et-Marne, au domaine de Malassise, à Mormant, une grande soirée débat sur laquelle il convient de s’attarder.

A l’initiative des Comités Jeanne, interviendront et débattront quatre militants aux parcours fort différents : Roger Holeindre, Christine Tasin, Roland Hélie et Pierre Cassen.

Roger Holeindre a aujourd’hui 88 ans. Il a été de tous les combats, résistant à 15 ans, l’Indochine, l’Algérie, l’OAS. Il est une figure représentative de la droite patriotique, que la presse a plaisir à qualifier d’extrême droite. Fondateur du Front national dès les années 1972, il a suivi partout Jean-Marie Le Pen, puis a quitté le FN, ne se retrouvant pas dans les orientations de Marine, et ne supportant pas le nombre élevé de militants homosexuels dans l’entourage de la nouvelle présidente. Il est comme cela, Roger, une grande gueule, qui dit toujours les choses, même quand elles décoiffent. Il est toujours président du Cercle National des Combattants, et président d’Honneur du Parti de la France de Carl Lang.

Christine Tasin, que certains qualifient aussi de « grande gueule » a un tout autre parcours. Issue de la gauche, professeur agrégée de lettre classiques, elle est le symbole de l’ascenseur républicain et de la méritocratie que permettait l’école publique aux enfants d’origine modeste, dans les années 1975. Militante de la Licra, puis candidate du Parti socialiste à diverses élections, elle ne supportera pas les reniements de ce parti avec les principes de la République, selon elle une et indivisible. Elle ouvrit un blog militant très apprécié, adhéra au Mouvement des Citoyens (MDC) de Chevènement, mais en claqua la porte en 2007, ne supportant pas le ralliement du « Che » à Ségolène Royal. Elle fit alors un court passage chez Nicolas Dupont-Aignan, mais quitta également ce mouvement pour prendre la présidence de Résistance républicaine, en 2010. Militante féministe, laïque et républicaine, elle ne cache pas son admiration pour Florian Philippot, et soutient sans réserve la candidature de Marine Le Pen, dans laquelle elle voit la dernière chance de la France.

Roland Hélie a un parcours classique de militant classé à l’extrême droite. Il fut un des fondateurs (NDLR : un responsable à partir de 1981) du PFN (Parti des Forces Nouvelles), fit quelques allers et retours au Front national, et lança des clubs de réflexion et de formation, au service de la cause nationale. En 2006, il lança Synthèse nationale, qui se voulait un cercle cherchant à mettre du lien dans une famille nationaliste où les divisions faisaient rage. Homme affable, toujours souriant, il a réussi, dix ans plus tard, lors de l’anniversaire de Synthèse nationale, à faire venir l’essentiel de sa famille politique, de Civitas à Terre et Peuple en passant par des admirateurs du Maréchal Pétain, avec en clou de journée une intervention de Jean-Marie Le Pen, qui avait précédé un débat animé opposant Pierre Cassen à Alain Escada (Civitas) et Pierre Vial (Terre et Peuple). Roland est toujours disponible pour mettre en place tout ce qui peut rassembler son camp d’origine, les nationalistes, et plus largement les patriotes de toutes sensibilités.

Pierre Cassen a un autre passé. Militant syndical de la CGT, il fut un membre actif du célèbre syndicat du Livre. Il eut des engagements de jeunesse au PCF et à la LCR… tout le contraire de Roger Holeindre et Roland Hélie. Engagé depuis 15 ans dans le combat contre l’islamisation de la France, il s’est éloigné, depuis plus de dix ans, d’une gauche qui, selon lui, a trahi la Nation et ses idéaux, la République et la laïcité, se mettant au service de l’islam et de son invasion. Animateur du site de gauche Respublica de 2003 à 2007, fer de lance de la bataille contre le voile à l’école publique, il fonde Riposte Laïque en 2007, voulant construire une mouvance de militants issus de la gauche (sans en faire un préalable) luttant contre l’islam de conquête. Partisan, dans l’esprit de la Résistance, de l’Union la plus large de tous ceux qui refusent le cancer islamique, il ne refuse jamais de débattre et d’intervenir dans des cercles dont il ne partage pas forcément l’intégralité de la philosophie.

Ce sont donc ces quatre personnes qui vont, ce samedi, se rencontrer et débattre, sans doute sans concession, sur la réalité de la situation politique française, à 15 jours du premier tour de la présidentielle. Nul doute qu’ils sauront, dans un esprit très « Astérix » échanger très librement, parfois de manière passionnée, et mettre en avant ce qui les rassemble, plutôt que ce qui les oppose.

Comment ne pas penser, quand on voit cette réunion prometteuse se mettre en place, à ces magnifiques paroles de Pierre Brosselette, prononcées en 1943 : « Sous la croix de Lorraine, le socialiste d’hier ne demande pas au camarade qui tombe s’il était hier Croix de feu. Dans l’argile fraternelle du terroir, d’Estienne d’Orves et Gabriel Péri ne se demandent point si l’un était royaliste et l’autre communiste. Compagnons de la même libération, le père Savey ne demande pas au lieutenant Dreyfus quel dieu ont invoqué ses pères. Des houles de l’Arctique à celles du désert, des ossuaires de France aux cimetières des sables, la seule foi qu’ils confessent, c’est leur foi dans la France écartelée mais unanime. »

Pour s’inscrire (il reste des places), écrire à :
comitejeanne77@gmail.com - Téléphone : 06.44.74.65.74

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