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jeudi, 03 septembre 2026

Le dernier train du Grand Orient

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Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées 

Ce matin, j’ai pris à Quimper le train de 5 h 34 pour Rennes. La rame était presque vide. Quelques âmes ensommeillées profitaient en silence de cette heure indécise où la nuit, quoique déjà condamnée, n’a pas encore consenti à céder la place au jour. J’avais emporté de quoi rattraper mon retard, notamment celui qui s’était accumulé dans ma fréquentation de X, l’ancien Twitter, où je n’avais pas mis le nez depuis un bail.

L’algorithme, ce nouveau cicérone de nos existences numériques, me conduisit vers une publication d’Arthur Josso, l’une des têtes pensantes des Braves. J’avais eu le plaisir de le croiser quelques mois auparavant, alors que j’accompagnais Jared Taylor dans sa tournée le long de la Loire. Son texte répondait aux récentes déclarations de Guillaume Trichard, revenu à la grande maîtrise du Grand Orient de France.

À mesure que le train perçait la nuit bretonne en direction de l’est, je songeais au Transperceneige, la bande dessinée de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette, portée plus tard à l’écran par Bong Joon-ho. Dans cet univers glacé, un train lancé à toute allure tourne sans fin autour d’une Terre dévastée. Les derniers hommes y vivent enfermés dans des wagons étroitement hiérarchisés, tandis que la machine poursuit sa course comme si le mouvement pouvait encore tenir lieu de destination.

La comparaison est excessive, j’en conviens, quoique les analogies n’aient pas vocation à être des actes notariés. Notre convoi matinal roulait fort paisiblement et le contrôleur n’avait rien d’un commissaire politique. La lecture du programme que le nouveau grand maître assigne à son obédience donnait pourtant l’impression d’un équipage lancé vers une catastrophe probable, dont les officiers, loin de considérer les signaux d’alarme, demanderaient au mécanicien de forcer encore la vapeur.

Le retour des guetteurs

Guillaume Trichard, qui avait déjà exercé cette charge en 2023-2024, a été élu le 28 août au cours du 161e convent du Grand Orient, réuni à Bordeaux. Le retour d’un ancien grand maître ne s’était pas produit depuis trente-sept ans. Pour marquer l’événement, il a multiplié les déclarations, les entretiens et les effets de tribune. « L’heure du combat est revenue », proclame-t-il dans La Tribune Dimanche. Au Figaro, il assure que, « face à la montée des populismes », son obédience a de nouveau « un rôle historique à jouer ».

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mercredi, 02 septembre 2026

Escalades, suite

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Il n’est de bon citoyen qui ne se soit poser la question de savoir où vont nous mener les guerres instruites par la Russie et les Etats-Unis, en Ukraine et au Moyen-Orient. Ces deux guerres ont un point commun : Russes et Américains ne savent plus comment se sortir d’une situation qu’ils ont eux-mêmes créée. En attendant, entre le réchauffement climatique et les prix qui font du yoyo dans tous les domaines, même si pour l’instant les déséquilibres ne sont pas flagrants, la tentation pourrait être grande de la part d’un Donald Trump comme d’un Vladimir Poutine de considérer que la porte de sortie se trouverait dans l’escalade. Autrement dit, la perspective d’une guerre qui pourrait embraser la planète entière. C’est ce que tente d’analyser, avec son acuité habituelle, Pierre Lellouche dans cette chronique à Valeurs actuelles.

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Source : Valeurs actuelles 2/9/2026

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mardi, 01 septembre 2026

Le voile islamique, symbole de l’hypocrisie politique française

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Julien Dir

Marine Le Pen a donc ressorti du placard, lundi 31 août, la promesse d’un référendum débouchant sur la pénalisation du voile dans l’espace public. Jean-Philippe Tanguy avait dégainé la veille sur BFMTV, avec cette comparaison qui restera : une amende, comme pour une ceinture de sécurité non bouclée. Le lendemain, Jordan Bardella nuançait déjà, jurant qu’il ne s’agirait pas d’instaurer une police du vêtement, sans dire clairement si des amendes seraient dressées. Sébastien Chenu, lui, expliquait sur LCI qu’il faudrait d’abord « définir » l’idéologie islamiste et ses signes extérieurs. En 48 heures, trois responsables du même parti, trois versions.

Quel voile, exactement ?

Commençons par le commencement. De quoi parle-t-on ? Du voile intégral, déjà interdit depuis 2010 par une loi qui, elle, avait l’intelligence de ne viser aucune religion en particulier mais la dissimulation du visage ? Du hijab ? Du foulard noué au cou, qui ressemble furieusement à celui que porte une femme algérienne de 70 ans ? Du turban ? De la kippa, tant qu’on y est — car Marine Le Pen, en 2012, assumait au moins la cohérence de dire que supprimer le voile impliquait de supprimer la kippa dans l’espace public ? Depuis 2021, il n’est plus question que du voile, uniquement. La cohérence est passée à la trappe, la ciblage religieux reste.

Personne, dans les rangs qui promettent la sanction, n’a été capable de définir précisément le vêtement qui vaudrait contravention. C’est un détail, dira-t-on. C’est le contraire d’un détail : c’est le cœur de l’affaire. On ne pénalise pas un symbole flou. On pénalise un comportement défini, ou l’on ne pénalise rien du tout.

Et qui verbalise ?

Admettons. Admettons que le miracle juridique se produise, que la Constitution soit révisée, que la France sorte de la Convention européenne des droits de l’homme — ce que les juristes rappellent comme condition préalable, entraînant mécaniquement la sortie de l’Union européenne. Admettons.

Qui va verbaliser ? Les policiers qui, aujourd’hui, hésitent à tirer sur un refus d’obtempérer parce qu’ils savent que leur identité sera divulguée, qu’ils seront mis en examen, que leur famille sera menacée ? Les mêmes policiers à qui l’on demanderait, demain, d’aborder une femme dans la rue pour lui coller 135 € parce que son foulard est mal noué ? Dans quels quartiers ? Combien de temps avant que la première interpellation ne dégénère, avant que la première vidéo ne tourne, avant que la première nuit d’émeutes ne parte d’un contrôle de tissu ?

La réponse, chacun la connaît. La loi ne serait appliquée nulle part là où elle prétendrait l’être, et scrupuleusement appliquée là où elle ne servirait à rien — sur la retraitée maghrébine de Vendée qui n’a jamais menacé personne, sur la petite commerçante de province, sur celles précisément qui ne posent aucun problème. Comme toujours. Comme partout.

L’inversion du problème

Voilà le vrai scandale de cette proposition, et il n’est pas juridique. Il est moral.

On a laissé entrer sur le territoire, en cinquante ans, plusieurs millions de personnes appartenant à une civilisation, une religion, un ensemble de mœurs et de codes qui n’étaient pas ceux de la France. On l’a fait sans jamais consulter les Européens sur la question. On a traité de racistes ceux qui posaient la question. On l’a fait par lâcheté patronale, par calcul électoral, par sentimentalisme humanitaire, par idéologie.

Et maintenant qu’elles sont là — installées, françaises pour beaucoup, nées ici pour la plupart — on voudrait leur reprocher d’être ce qu’elles sont ? On voudrait s’en prendre non pas à la cause, mais à ses manifestations vestimentaires ? On refuse de dire qu’il y a un problème d’immigration et de le traiter, alors on décide de vexer les musulmans. On refuse de nommer la question démographique, alors on légifère sur le tissu.

C’est le contraire du courage politique. C’est la fuite déguisée en fermeté. Un peuple qui n’ose plus discuter de qui entre chez lui se venge en réglementant ce que portent ceux qui y sont déjà. C’est mesquin, c’est petit, et c’est surtout parfaitement inefficace.

Une brimade, et rien d’autre

Car soyons clairs sur ce que produirait une telle mesure si elle était appliquée. Elle ne convertirait personne. Elle n’assimilerait personne. Elle ne réduirait pas d’un iota l’influence des Frères musulmans, le financement étranger des mosquées, le communautarisme des cages d’escalier, ou la prédication salafiste sur les réseaux. Elle produirait exactement l’inverse : elle offrirait à l’islamisme politique le seul carburant dont il manque encore un peu en France, la persécution.

Elle transformerait chaque femme voilée en martyre potentielle, chaque contravention en preuve de l’hostilité française, chaque procès en tribune. Elle donnerait raison à ceux qui expliquent depuis vingt ans aux jeunes des quartiers que la République les hait. Elle radicaliserait des familles jusque-là tranquilles. Et elle offrirait aux organisations islamistes, sur un plateau, l’argument qu’elles cherchent depuis toujours.

On ne combat pas une idéologie en humiliant ses fidèles. On la combat en tarissant ce qui la nourrit : les flux, l’argent, les réseaux, l’impunité, l’absence de contrepartie exigée. Tout cela est possible, tout cela est légal, tout cela ne nécessite ni référendum impossible ni révision constitutionnelle. Mais tout cela exige du courage.

Le RN se tire une balle dans le pied

Le plus étonnant, dans cette affaire, c’est que le Rassemblement national ait choisi ce terrain-là. Un parti qui, depuis dix ans, a patiemment construit sa crédibilité sur le pouvoir d’achat, la sécurité et la maîtrise des frontières, et qui vient replonger, à dix-huit mois du scrutin, dans le registre le plus caricatural .

Le résultat était prévisible : le camp d’en face jubile. Mélenchon dénonce des « obsessions sexistes et islamophobes » et se paie à peu de frais une posture de défenseur des libertés — lui dont les positions sur ces sujets mériteraient un examen autrement sévère. Le gouvernement, ravi de l’aubaine, agite la constitutionnalité. Édouard Philippe se pose en gardien du temple libéral. Tous ces gens, qui n’ont strictement rien fait sur l’immigration en dix ans, se retrouvent en position de donner des leçons.

Et à l’intérieur même du RN, ça discute, ça nuance, ça recule. Bardella parle de deux référendums échelonnés, dont un seulement en cours de quinquennat. Chenu demande qu’on définisse d’abord les termes. Marine Le Pen elle-même, il y a peu, concédait un « problème complexe » nécessitant une mise en place progressive. Un parti qui n’est pas d’accord avec lui-même sur sa propre proposition n’a pas une proposition : il a un slogan.

Ce que voile veut dire

Le voile, en France, en 2026, n’est pas d’abord un vêtement. C’est un miroir. Il renvoie à ce pays l’image exacte de ce qu’il a fait de lui-même : un pays qui a accepté sans jamais le décider un changement de peuplement d’une ampleur inédite, et qui préfère aujourd’hui légiférer sur un morceau d’étoffe plutôt que d’assumer un regard lucide sur cinquante ans de politique migratoire.

Interdire le voile, ce serait casser le miroir en espérant changer le reflet. Cela ne marche jamais. Cela n’a jamais marché nulle part. Et cela n’aurait qu’un seul mérite : permettre à ceux qui le proposent de dire qu’ils ont fait quelque chose.

Il reste dix-huit mois avant l’élection. Espérons qu’ils seront employés à des débats plus sérieux que celui-là.

Source : breizh.info

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samedi, 29 août 2026

De Srebrenica à Crépol le livre qui ne s’est pas refermé

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Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées 

Source Breizh info cliquez ici

Ce matin, au bar des Brisants, j’avais devant moi The Times et Le Figaro. Dehors, Lechiagat s’éveillait avec cette tranquillité trompeuse des ports bretons lorsque la mer est étale et que rien ne paraît devoir troubler l’ordonnance ancienne des choses. Les pêcheurs rentraient, les cafés se remplissaient doucement, et deux articles posés côte à côte sur la table ouvraient pourtant une perspective autrement sombre. Le quotidien britannique publiait la nécrologie de Ratko Mladic, mort la veille ; Le Figaro racontait comment les magistrats chargés de l’affaire de Crépol avaient finalement décidé d’introduire la circonstance aggravante de racisme dans le dossier du meurtre de Thomas Perotto.

Le rapprochement est périlleux et il faut le manier avec des pincettes. Crépol n’est pas Srebrenica. Une nuit de sauvagerie dans un bal de village ne se compare ni par son ampleur, ni par sa nature, ni par ses conséquences au massacre méthodique de milliers d’hommes. Confondre les deux serait une faute d’intelligence autant qu’une indécence envers les morts. Ce qui rapproche cependant les deux lectures n’est pas la dimension des crimes, mais le mécanisme beaucoup plus ancien qui les précède : l’apparition de la frontière entre « eux » et « nous », puis ce moment redoutable où l’autre cesse d’être seulement différent pour devenir un ennemi.

Ratko Mladic avait passé sa vie au milieu de ces frontières-là. Né en Herzégovine dans une famille serbe orthodoxe, il avait deux ans lorsque son père, partisan de Tito, fut tué par les Oustachis croates. Il fit carrière dans cette armée yougoslave qui se voulait précisément l’instrument du dépassement des vieilles appartenances nationales et religieuses. Excellent officier, courageux jusqu’à la témérité, communiste par carrière autant que par formation, il devint pourtant, lorsque la Yougoslavie se défit, l’un des principaux chefs militaires du nationalisme serbe.

En mai 1992, il prit la tête de l’armée de la République serbe de Bosnie. Pendant trois ans, son nom fut associé au siège interminable de Sarajevo, aux expulsions de populations, aux camps, aux opérations de purification ethnique et enfin à Srebrenica. En juillet 1995, après la chute de l’enclave placée sous protection des Nations unies, de nombreux bosniaques musulmans furent tués par les forces serbes. Longtemps fugitif, arrêté en 2011, Mladic fut finalement condamné à la réclusion à perpétuité pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

La nécrologie du Times faisait pourtant apparaître quelque chose de plus éclairant encore que l’inventaire des crimes. Mladic ne combattait jamais seulement les hommes qui se trouvaient devant lui. Il combattait leurs ancêtres. Dans son esprit, les guerres n’étaient pas séparées par les générations : elles formaient un seul et même continuum de dettes à acquitter, de défaites à venger, de sang versé appelant un autre sang. À Srebrenica, il parla des Bosniaques musulmans comme des « Turcs » et invoqua explicitement une revanche historique remontant au temps de la domination ottomane. Carl Bildt, ancien premier ministre suédois devenu ensuite Haut Représentant de la communauté internationale en Bosnie, avait compris chez lui cette incapacité à s’affranchir du poids de l’histoire : Mladic semblait toujours rejouer les guerres précédentes.

La Bosnie constitue à cet égard un cas presque vertigineux. Les Serbes orthodoxes, les Croates catholiques et les Bosniaques musulmans appartiennent largement au même fonds slave méridional. Ils parlent des langues voisines, parfois si voisines que seul le politique s’obstine à les séparer. Durant les siècles de domination ottomane, une partie de la population locale s’était progressivement islamisée, pour des raisons qui mêlèrent intérêts sociaux et fiscaux, possibilités d’ascension dans l’Empire et contraintes variables selon les lieux et les époques. Des hommes issus du même terreau finirent ainsi par appartenir à des univers religieux et historiques distincts.

Voilà précisément ce que notre époque comprend de moins en moins. L’identité humaine n’est pas réductible à l’origine biologique, au passeport ou à quelques cases administratives. La religion peut devenir un principe d’appartenance beaucoup plus puissant que l’ethnie. Un Bosniaque musulman pouvait être physiquement, linguistiquement et généalogiquement infiniment plus proche de son voisin serbe que d’un musulman d’Anatolie ou d’Arabie ; il appartenait néanmoins avec ce dernier à un monde religieux dont les références, les fêtes, les interdits, les souvenirs et la fraternité débordaient les frontières du sang.

Le communisme yougoslave avait cru pouvoir recouvrir tout cela d’un grand manteau idéologique. Des populations différentes habitaient les mêmes immeubles, servaient dans la même armée, fréquentaient les mêmes écoles et contractaient même des mariages mixtes. Sarajevo fut longtemps montrée aux visiteurs occidentaux comme la preuve vivante que les vieilles appartenances pouvaient être dissoutes dans une citoyenneté socialiste et moderne. Il suffit que l’État se désagrége, que la peur revienne et que chacun doute de son avenir pour que les vieilles lignes réapparaissent sous l’enduit.

L’homme que l’on saluait depuis vingt ans dans l’escalier redevint alors un Serbe, un Croate ou un musulman. L’appartenance que l’on disait archaïque avait simplement dormi.

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vendredi, 28 août 2026

Présidentielle 2027, dernières nouvelles du vide

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Vincent Trémolet de Villers

Si la campagne présidentielle était un parc d’attractions, faudrait-il déjà la brader au profit d’une licence japonaise régressive ? Les manèges Mélenchon et Le Pen tournent pour la quatrième fois et ne surprennent plus personne. Le chef des Insoumis solidement installé dans sa surréalité politique, économique, culturelle, autocrate d’un mouvement qui lui est entièrement dévoué, donne une idée assez précise de ce que serait la forme amphigourique de la dictature.

La candidate du RN se tait. Pas besoin de discours pour ramasser à la pelle les bulletins des électeurs désespérés. Pour le reste, c’est le grand flou : quel dessein autre qu’elle-même propose-t-elle à la France ? Deux anciens premiers ministres tentent de faire oublier qu’ils ont servi Emmanuel Macron, un intellectuel parisien veut croire qu’il existe une gauche sans La France insoumise. Le représentant de la droite classique, dont le programme correspond sans doute à une majorité de Français, pourrait tenter de remplir ce vide, mais, dans l’exercice, sa prudence est mauvaise conseillère. On ne lui demande pas de se changer en héros de Dragon Ball Z, mais que le candidat perce enfin sous le sénateur.

L’histoire commence à peine et la France s’inquiète déjà quand elle prend les dernières nouvelles du vide. Comment s’enthousiasmer pour les calculs d’arrière-boutique, les querelles de départage, la répétition mécanique et contre-productive du « danger-du-duel-entre-les-extrêmes », cette expression que de plus en plus d’électeurs traduisent par « pitié, laissez-nous nos places » ?

L’arithmétique, en campagne, ne mène à rien. C’est la dynamique qui l’emporte. Celle d’une primaire de la droite et du centre aurait le mérite d’opposer des projets plutôt que des combinaisons, d’exposer les candidats dans un cadre moins sauvage que cette concurrence sans règle, d’entraîner les électeurs dans le début d’une aventure collective. Les meilleures enquêtes d’opinion n’auront jamais l’autorité d’un dépouillement. Quand rien ne parvient à clarifier franchement une situation, s’en remettre aux urnes reste la moins mauvaise solution. Aux prétendants d’accepter la compétition, d’allumer les lumières pour rendre sa force à l’attraction démocratique.

Source : Le Figaro 27/8/2026

 

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Tout le monde en parle : sortie le 2 septembre du livre de Sarah Knafo, "Le casse du siècle"

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Source Le Figaro Magazine du 28 août 2026
 
L’ÉLECTROCHOC DE SARAH KNAFO
 
Si elle n’est pas elle-même candidate à l’élection présidentielle, Sarah Knafo va quand même faire parler d’elle. Et surtout de son dernier livre qui dénonce avec vigueur la façon dont les politiques, de droite comme de gauche, gèrent l’argent des Français depuis cinquante ans.
 
Elle est sans doute la seule énarque capable de rendre compréhensible par le commun des mortels un rapport de la Cour des comptes. Là où ses camarades se complaisent à rendre compliqué un tableau de chiffres, Sarah Knafo le simplifie et trouve la comparaison qui illustre parfaitement la situation. C’est l’objet de son dernier livre dont la construction elle-même est originale. Elle part de ce qu’elle considère comme un vol par l’État de l’argent des Français pour instruire le procès, avec l’enquête, l’instruction et l’audience. « J’ai suivi l’argent », explique celle qui est partie de la feuille de paie pour démontrer les dérives d’un système qui ne cesse de ponctionner davantage les Français. Chaque chapitre est également l’occasion pour elle de lancer des propositions qui feront débat dans la campagne présidentielle qui démarre.
 
En revanche, contrairement aux candidats, son livre n’est pas l’occasion d’évoquer son enfance ou ses envies. « Je ne parle pas de moi, mon objectif était d’enquêter pour les Français », ajoute Sarah Knafo, en faisant le tri dans les notes qu’elle a prises depuis dix ans, quand elle n’imaginait pas entrer en politique. Elle ne cite pas non plus Éric Zemmour (en dehors des remerciements). « S’il est absent du livre, c’est qu’il n’est pas coupable du casse, contrairement à tous les autres. »
 
Carl Meeus
 
EXTRAITS
 
Je les vois venir. Nous les voyons tous venir. Ils vont nous dire que la France est un grand pays. Ils vont nous dire qu’elle s’est toujours relevée de toutes les épreuves. Ils vont nous dire que nous avons tous les atouts pour réussir. Ils vont nous dire qu’il suffit de croire en nous-mêmes, en nos valeurs, en notre génie. Ils vont nous dire qu’il faut faire confiance à notre jeunesse. Ils vont nous dire que nos fonctionnaires sont dévoués, que nos soignants sont héroïques, que nos agriculteurs doivent être respectés. Ils vont nous dire que c’est le moment ou jamais. Ils vont nous dire que c’est la dernière chance. Ils vont nous dire que notre destin se décide maintenant. Ils vont nous dire que, cette fois, nous avons le choix entre la catastrophe et la renaissance, et que ce choix dépend de chacun d’entre nous.
 
Ils vont nous parler de notre modèle social. Ils vont nous dire que nous y sommes profondément attachés. Ils vont nous dire que l’éducation est la clé de tout et qu’il faut sauver l’école. Ils vont nous dire qu’il faut taper du poing sur la table, ou monter dessus, ou la renverser. Ils vont nous dire qu’il faut davantage de démocratie. Qu’il faut nous écouter. Qu’il faut des référendums. Qu’ils ont le programme qui va tout changer. Un programme massif. Ils vont nous parler de la dette et du déficit. Ils vont nous parler du désespoir et de l’espérance. Ils vont invoquer Jeanne d’Arc, Jaurès, de Gaulle et même Mitterrand. Ils vont nous parler de sincérité, de droiture et de courage. Ils vont surtout beaucoup parler d’eux-mêmes, de leur compétence, de leur volonté politique et de leur magnifique détermination.
 
Chacun d’entre eux va nous assurer qu’il est l’homme de la situation. L’homme qu’il nous faut. Celui qui incarne ce que nous avons de meilleur. Celui qui a l’énergie. Celui qui a la fermeté. Et chacun de ces hommes providentiels va tenter de décrédibiliser tous les autres.

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mercredi, 26 août 2026

Edwy Plenel, le croisé sur la muraille : 40 ans à combattre un phénomène qu’il refuse de comprendre

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Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées

Source Breizh Info cliquez ici

Me voici de nouveau dans un train qui traverse cette Bretagne sèche comme un paillasson, sur laquelle quelques gouttes sont tombées ces derniers jours sans parvenir à rendre aux campagnes leur verdure. La température, du moins, a notablement baissé, et le voyage, naguère transformé par la canicule en une sorte de cuisson ferroviaire, est enfin supportable. Je regarde défiler des champs couleur de paille où toute trace de vert semble avoir disparu, tandis que, pour tromper la longueur du parcours, je me plonge dans un entretien d’Edwy Plenel avec Nonna Mayer. Mediapart est un admirable thermomètre : thermomètre du désarroi de la gauche, de ses haines recuites, de ses pulsions et de cette fièvre morale qui lui fait prendre ses alarmes pour les mouvements du monde. Le paysage passe derrière la vitre, les arguments se succèdent dans mes écouteurs, et c’est alors que me vient cette pensée importune, presque inconvenante : à quoi reconnaît-on qu’une vie fut utile, et comment un homme découvre-t-il, au soir de la sienne, qu’il l’a peut-être consacrée à combattre en vain ?

La pensée est cruelle. Il ne signifie pas qu’Edwy Plenel n’ait rien accompli, ni que son existence professionnelle puisse être ramenée à une longue gesticulation sans effet. Il a dirigé la rédaction du Monde, fondé Mediapart, révélé ou contribué à révéler plusieurs affaires d’État, fait tomber des ministres et imposé dans la presse française un modèle économique dont beaucoup prédisaient l’échec. Peu de journalistes peuvent se flatter d’avoir exercé une influence comparable sur la vie publique. L’inutilité dont je parle est plus profonde et, à certains égards, plus tragique : elle tient à l’échec de l’œuvre à laquelle il aura subordonné toutes les autres, cette lutte opiniâtre contre l’extrême droite qui devait empêcher son retour et qui l’aura accompagné depuis ses années de jeunesse jusqu’au seuil de la vieillesse.

Selon l’excellente biographie que lui a consacrée l’OJIM, Plenel est né en 1952. Il appartient à cette génération pour laquelle l’engagement politique ne fut pas une humeur passagère, encore moins un accessoire de carrière, mais une religion séculière avec ses Écritures, ses martyrs, ses hérésies et son eschatologie. Élevé entre la Martinique et Alger, fils d’un universitaire anticolonialiste, il entra très jeune dans la mouvance trotskiste. Sous le pseudonyme de Krasny, « rouge » en russe, il écrivait dès 1969 dans la presse militante avant de rejoindre Rouge, l’organe de la Ligue communiste révolutionnaire. On ne se débarrasse jamais tout à fait de la religion de ses vingt ans. Il abandonna la carte, non le catéchisme ; quitta l’organisation, non la disposition intérieure qui ordonnait le monde entre émancipateurs et oppresseurs, dominés et dominants, antifascistes et fascistes.

Son entrée au Monde, en 1980, lui permit de transposer cette ferveur dans un métier qui convenait admirablement à son tempérament. Il avait le goût du secret, de l’archive dérobée, de l’informateur que l’on retrouve dans un café obscur et du dossier que l’on ouvre sur une table en baissant la voix. Ses relations dans la police, la justice et les administrations nourrirent ses enquêtes. L’affaire des Irlandais de Vincennes, le Rainbow Warrior, les turpitudes de la présidence Mitterrand et les écoutes de l’Élysée contribuèrent à faire de lui un personnage presque romanesque : l’enquêteur que le pouvoir surveille parce qu’il en sait trop. Sa moustache elle-même finit par prendre l’allure d’un paraphe, puis d’un emblème.

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mardi, 25 août 2026

Sur Boulevard Voltaire, un reportage à lire sur la dernière université d'été de la France insoumise

AMFIS 2026 — Action Populaire

Comme toute bonne organisation d'essence marxiste-léniniste qui se respecte, la France insoumise attache une importance certaine à la formation de ses cadres et de ses militants.

Ses Amfis annuels lui permettent "de fournir une grille de lecture du monde, une idéologie même, à ses partisans ; de les armer intellectuellement, pour mieux organiser l’avènement de la « nouvelle France »", écrit Gabriel Bendayan, l'auteur de cet article.

Un effort de formation dont nombre de mouvements de droite feraient bien de s'inspirer : apprendre et se former pour ne plus reprendre les éléments de langage de l'adversaire, ne plus être prisonnier de son récit, pour être plus percutant, plus convaincant, et pour gagner !

Pour accéder à cet article, cliquez ici

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De Gaulle, Giraud et l’armée escamotée

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La Bataille de Gaulle, cette biographie cinématographique du Général qui tient par endroits de la fresque historique et, ailleurs, de l’hagiographie à grand spectacle  a  ceci de singulier : il n’est question que de De Gaulle et de Leclerc. Ces deux hommes avaient, presque à eux seuls, remis une armée française sur les champs de bataille, comme si entre Londres et la 2e DB il n’avait existé ni Afrique du Nord, ni armée d’Afrique, ni Darlan, ni Giraud, ni Juin, ni de Lattre. Balbino Katz en profite pour rétablir la vérité en se référant avec juste raison sur les ouvrages d’Henri-Christian Giraud, petits-fils du général, et historien, qui nous a livré une somme* pour le moins éclairante sur De Gaulle et les communistes

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(*) édité chez Perrin, 2020.

Source : Breizh.info

 

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lundi, 24 août 2026

Le mélenchonisme ne s’arrête pas aux frontières de LFI

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Vincent Trémolet de Villers

Comme le nuage de Tchernobyl, le mélenchonisme ne s’arrête pas aux frontières de La France insoumise. Les Verts exposés depuis trop longtemps aux radiations sont incurables, mais le Parti socialiste lui-même n’est pas épargné. Si le mouvement de Raphaël Glucksmann échappe à l’obsession anti-israélienne des Insoumis, il rejoint la logique de la névrose fiscale, du laxisme migratoire, de la préférence énergétique pour les renouvelables, d’une forme de gauchisme mental qui éloigne de plus en plus ce spectre politique de la majorité des Français. En 2011, François Hollande avait appliqué les consignes de Terra Nova - abandon du peuple ouvrier, séduction des centres urbains, des minorités, des enfants de l’immigration. En 2026, Jean-Luc Mélenchon donne à cette stratégie électorale une forme plus assumée, plus radicale, mais c’est exactement la même : LFI, c’est Terra Nova sous stéroïdes, l’antisémitisme en plus.

Le centre non plus n’échappe pas aux rayons. Sans remonter aux coupables consignes électorales de Gabriel Attal en 2024, à la main lourde de LFI dans l’élaboration de la loi sur la fin de vie, nous avons aujourd’hui dans le gouvernement une ministre de l’Écologie qui, à la barbe de Sébastien Lecornu, célèbre publiquement le programme climatique de La France insoumise. Symptôme révélateur : ils sont nombreux dans le bloc central à prétendre s’opposer à Jean-Luc Mélenchon sans mesurer que leur faiblesse doctrinale, leur absence de vision, de convictions sans doute, les entraînent à céder, à la première intimidation, aux idées venues de la gauche qui crie le plus fort.

On l’a compris, le rempart anti-Insoumis que veulent dresser Raphaël Glucksmann aujourd’hui, de main François Hollande, est une digue en mousse. Ce ne sont pas des sociaux-démocrates d’apparence qui sortiront la France du malheur socialiste. Seule une proposition politique franchement et intelligemment de droite, portée par un dessein plus ample, plus profond, plus ambitieux que le dégagisme ou l’évitement du danger-des-extrêmes, renverra les Insoumis aux terminus des fanatiques.

Source : Le Figaro 24/8/2026 

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vendredi, 21 août 2026

Economie : la France peut-elle encore tenir ? L’analyse de Jérôme Fourquet

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Augustin Moriaux

Un déficit devenu incontrôlable, une balance commerciale en chute libre. Comment aurait-il pu en être autrement avec moins de voitures produites, ou encore moins de fermes agricoles ? Jérôme Fourquet, directeur Opinion de l’Ifop décrypte un demi-siècle de bascule.

Les entrepôts mythiques de Tarbes où feu le GIAT - alors entreprise stratégique d’État - faisait construire les tourelles des chars Leclerc ont été reconvertis en 2022 en un immense mur d’escalade au nom de circonstance : « L’Usine ». « On voit de façon tout à fait spectaculaire le remplacement de la production historique par les activités récréatives, soit le passage de la sphère productive à la sphère présentielle », résume Jérôme Fourquet dans l’émission La France de Fourquet sur Le Figaro TV, s’appuyant là sur les travaux de l’économiste Laurent Davezies.

Ce dernier distinguait la « sphère présentielle » de la « sphère productive ». La première englobe toutes les activités économiques qui répondent aux besoins des populations locales et des touristes à un endroit donné : commerces, services à la personne, garagistes, coiffeurs, etc. À l’inverse, la seconde inclut toute la production qui a vocation à être exportée des territoires de production.

Alors qu’au début du mandat de Valéry Giscard d’Estaing, les deux sphères étaient à exacte même proportion, le déclin de la sphère productive s’accélère et en 1990, seuls les Hauts-de-Seine, l’Aube et la Mayenne résistent en conservant une majorité d’activités productives. Quinze ans auparavant, 52 départements dépendaient principalement de l’industrie et de l’agriculture. «Dès les années 90, la messe est quasiment dite pour le tissu productif, aujourd’hui rayé de la carte au profit d’activités résidentielles sur la totalité du territoire français», relève Jérôme Fourquet. Une hémorragie non sans conséquences, puisque l’auteur de Métamorphoses françaises (éd. du Seuil) a recensé 940 fermetures de sites industriels de plus de 50 salariés entre 2008 et 2020.

L’effondrement du secteur automobile français

Juste sous nos yeux, le secteur automobile subit de plein fouet l’effondrement le plus spectaculaire. 3,7 millions de voitures étaient assemblées en France en 1990, quasi autant en 2005, pour n’arriver aujourd’hui qu’à un maigre et laborieux chiffre d’1,3 million de voitures construites en France sur l’année 2022.

Non sans rappeler l’usine du GIAT de Tarbes devenue salle d’escalade, Jérôme Fourquet cite en « exemple emblématique du déclin de notre automobile » le cas de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, où « la transformation paysagère est tout à fait éloquente : c’est aujourd’hui une cité musicale (La Seine musicale, NDLR) qui trône sur l’île, en lieu et place de la mythique usine Renault Billancourt qui a fermé ses portes en 1992 ».

L’agriculture, requiem pour une exception française

« Parallèlement à la contraction de notre premier moteur productif qu’était l’industrie, les effectifs de notre second moteur productif qu’était l’agriculture  ont fondu comme neige au soleil », fait remarquer Jérôme Fourquet. En 1970, la France comptait 1,6 million d’exploitations professionnelles contre seulement 350 000 fermes aujourd’hui.

« Bien que silencieux, c’est le plus grand plan social de l’Histoire de France contemporaine», ajoute le sondeur, qui précise toutefois que « ça ne se voit pas forcément à l’œil nu, la taille moyenne des exploitations agricoles ayant fortement augmenté et les derniers agriculteurs restants reprenant tout ou partie des terres délaissées, mais l’agriculture comme profession a été réduite à la portion congrue».

Balance commerciale, endettement et déficit : le prix à payer

Dans sa Théorie de l’évolution économique (1911), Joseph Schumpeter, chantre de la destruction créatrice, jugeait que « le nouveau ne sort pas de l’ancien mais apparaît à côté de l’ancien, lui fait concurrence jusqu’à le ruiner ». L’Aveyron, cité en exemple typique du déclin de la sphère productive par Jérôme Fourquet, ne fait pas exception.

Là où la métallurgie à Decazeville ou l’ameublement du côté de Sévérac-le-Château faisaient office de poumons économiques du département, les enseignes de supermarché désormais pullulent. À l’échelle nationale, une marque comme Intermarché par exemple a plus que quadruplé son implantation dans les années 1980, au moment même où l’on constatait un essor de l’économie de services et une chute libre de la production. Le long de la Seine, les entrepôts logistiques ont « littéralement remplacé les friches industrielles désertées », observe le chroniqueur.

« Conséquence mécanique de ce basculement à une économie présentielle : il y a un prix à payer et c’est notamment la dégradation de notre balance commerciale, en excédent dans les années 1990 et qui, aujourd’hui, pique totalement du nez », soulève le directeur Opinion de l’Ifop. Autre facette peu reluisante de l’économie tertiarisée : une dette publique en courbe exponentielle qui paie les retraites, les aides à la consommation, les importations, les conséquences des crises diverses et... les emplois publics. « Nos régions désindustrialisées sont perfusées d’argent public. On voit souvent dans les villes qui ont perdu leurs usines combien la mairie et l’hôpital  sont devenus les principaux employeurs », rappelle notamment Jérôme Fourquet. Sans industries ni agriculteurs, nos régions ont-elles d’autre sort que le coma artificiel ?

Source : Le Figaro 20/08/2026

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jeudi, 20 août 2026

Les États-Unis prennent la tête d’un front contre le terrorisme gauchiste

Défilé du 1er mai : qui sont les "Black Blocs" ?

Charles Granfeu (source : Polémia - cliquez ici)

Marco Rubio a prononcé un discours axé sur le devoir de l’État de protéger sa population, en soulignant que la lutte contre les terroristes, en Occident, avait surtout été orientée contre l’islamisme radical depuis la date emblématique du 11 septembre 2001.

Le terrorisme islamiste

À partir de 2015, au moment de l’apogée de l’État islamique, « les attaques islamistes aux États-Unis ont diminué des deux tiers […] et le nombre de personnes assassinées par le jihadisme a diminué de 97 % ». « La stratégie de nos actions contre-terroristes a fonctionné. »

« La menace n’a pas disparu, bien sûr, elle continuera d’exister, en particulier tant que nous tolérerons que les systèmes d’immigration importent directement leurs menaces contre nos nations respectives. »

Le terrorisme d’extrême gauche

« Néanmoins, depuis bien longtemps, notre doctrine du contre-terrorisme a connu un angle mort. […] L’idée que la menace terroriste puisse venir de l’extrême gauche est traitée comme un délire de la droite, ou pire, comme une dangereuse conspiration fasciste. Elle est traitée de cette façon par nos médias, nos académies, nos universités et de nombreuses institutions traditionnelles. N’en doutez pas, vous verrez la couverture médiatique de cette même conférence être traitée exactement de la même façon, malgré la réalité objective claire et incontestable des chiffres et des statistiques. »

« Ainsi, une bombe posée par un groupe néonazi est un acte odieux et assassin, et de fait il l’est, mais qu’une bombe soit posée par un révolutionnaire marxiste, et ce ne sera qu’un tragique excès d’idéalisme. »

« C’est la raison pour laquelle, dans mon pays, tant de personnes en position de pouvoir ont, de manière répétée, ignoré des actes de violence et même de terrorisme, comme s’ils représentaient une forme légitime d’expression politique dès lors qu’ils servaient une cause de gauche. »

« Durant les événements dits de George Floyd à l’été 2020, pendant que les extrémistes et les criminels pillaient et saccageaient les grandes villes américaines, mettant le pays quasiment à genoux, les procureurs locaux, dans tout le pays, ont renoncé à engager des poursuites contre les auteurs de ces actes de violence et de terreur. »

« C’est ce qui explique une image infâme, peut-être vous en souvenez-vous, où pendant qu’une présentatrice d’une agence très importante était au milieu d’un quartier consumé par les flammes, la ligne de script qui défilait en-dessous affirmait que la majorité des manifestations étaient pacifiques. […] Cette époque doit finir. »

« Quelques-uns de vos gouvernements sont en désaccord public avec nous, parfois même de façon très profonde sur les questions du commerce, de l’énergie ou de l’immigration », mais « vous êtes venus ici parce qu’il y a deux semaines, en Grèce, une femme âgée de 72 ans a été brûlée à plus de 80 % par un cocktail Molotov, dans son propre domicile, avant de mourir parce que sa fille a osé se porter candidate pour une élection ». À Berlin, « les lumières se sont éteintes pendant plus de cinq jours, la coupure d’électricité la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale », à cause d’« une attaque qui a laissé des dizaines de milliers de foyers sans électricité dans le froid glacial, ce qui a entraîné la mort d’une femme de 83 ans ». « Plus tard, un jeune Français a succombé à des lésions cérébrales traumatiques, battu à mort dans les rues de Lyon par un groupe de voyous militants d’extrême gauche. » « Vous êtes ici parce que des responsables politiques sont attaqués, battus, poignardés et tués par armes à feu dans vos rues, que des commerces ont été détruits, que des lignes de chemin de fer ont été sabotées, des policiers lynchés et brûlés vifs. » « Cela est réel et cela empire, cela ne peut plus être nié, ni ignoré ». L’heure est venue « d’écraser ce mal pour toujours ».

Ce terrorisme n’est d’ailleurs pas une nouveauté récente, ni « une fiction politique de conservateurs », car, « durant la majeure partie de l’ère contemporaine », il a été « la forme dominante de violence politique », tant en Amérique latine qu’en Europe avec les Brigades rouges italiennes, la Fraction armée rouge allemande, les terroristes marxistes grecs, etc. « Et ici, aux États-Unis, nous nous souvenons du même règne de terreur mortel, justifié par les mêmes slogans et motivé par les mêmes idées perverses. »

« Entre 1960 et 1980, 93 % des attaques terroristes en Occident sont venues de cette même extrême gauche, ce sont des chiffres qui devraient choquer la majeure partie des Américains aujourd’hui, si on ne nous avait pas enseigné que ce type de violence n’existe tout simplement pas ou a été amplement exagéré. […] Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une nouvelle vague de ce mal ancien. »

« Ce ne sont pas des données abstraites » : tentative d’assassinat contre Donald Trump, assassinat de l’influenceur conservateur Charlie Kirk, tirs mortels et usage d’explosifs contre des agents de l’immigration, massacre commis dans une école catholique pendant que des élèves priaient, etc.

Ce « mal » est « motivé par la haine », et par-dessus tout par celle de sa propre civilisation. « C’est la révolte des pires contre les meilleurs, celle des faibles et des lâches contre les forts et les bons », qui « se vengent du monde, […] cherchant à détruire ceux qui réussissent ». « C’est ça, le gauchisme radical », quels que soient les noms qu’il se donne, « une aspiration à détruire ce que les plus grands hommes ont construit, à ruiner ce qui est beau et juste, […] à nous imposer leur laideur. » « L’ancienne analyse était erronée, rien de cela n’est motivé par l’idéalisme, ce n’est pas le sujet, c’est même le contraire. »

« Cette conférence est internationale, parce que nous sommes confrontés à une menace internationale et transnationale. » « Les militants “antifa” et leurs camarades voyagent dans toute l’Europe et les Amériques pour participer aux attaques des uns et des autres, pour diffuser leur propagande, partager leur matériel d’entraînement et les informations sur leurs cibles à travers des canaux cryptographiés, ils se déplacent en utilisant des réseaux clandestins d’hébergement et de financement. » Un État comme Cuba est « intrinsèquement relié » à ces groupes extrémistes.

« Ainsi, nous n’avons pas d’autre choix que d’affronter cette menace ensemble. […] Sous la présidence de Donald Trump, pour la première fois, les États-Unis sont en train de construire l’infrastructure, la coopération et la stratégie pour mettre à bas la plaie du terrorisme gauchiste. »

Analyse

Au-delà des actions violentes inspirées par la matrice marxiste et ses diverses déclinaisons idéologiques, le discours de Marco Rubio évoque la gauchisation systémique du socle culturel de la société occidentale. Un des enjeux consiste donc à déconstruire les mécanismes d’une pensée révolutionnaire qui a réussi à s’infiltrer dans toutes les strates des sociétés démocratiques, au point d’en pervertir les normes.

Le secrétaire d’État laisse entendre que la lutte contre le terrorisme d’extrême gauche n’est pas qu’une simple question de sécurité publique, mais qu’elle constitue également une lutte de nature idéologique.

Celle-ci passe obligatoirement, d’une part, par le désarmement rhétorique des discours qui justifient les actions violentes, et, d’autre part, par la déconstruction de tous les paradigmes qui ont perverti nos normes occidentales, notamment celle d’un supposé "humanisme", devenu de fait un véritable anti-occidentalisme. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les déclarations des inénarrables députés de La France insoumise, qui en sont la plus claire et la plus grotesque démonstration.

On peut d’ores et déjà regretter que le combat idéologique évoqué par Marco Rubio ne soit pas soutenu, en toile de fond, par un conglomérat de penseurs investis dans le débat contemporain. C’est à ce niveau que la « gauche » a toujours gardé l’avantage, et rien n’aboutira sans une « armée de la pensée ». Il s’agit d’obliger progressivement la « gauche » à se défaire des concepts et de la rhétorique spécieuse qui fait d’elle une complice idéologique et passive du spectre révolutionnaire, une tâche gigantesque qui ne se fera évidemment pas en quelques mois, ni en quelques années.

L’extrémisme de gauche ne constitue pas le dévoiement d’une pensée de gauche "raisonnable" et digne de participer au débat démocratique. Au contraire, c’est cette dernière qui est le fruit de la distillation homéopathique du dogme révolutionnaire, après la révolution soviétique. Il s’agissait, en un mot, de détacher le marxisme du soviétisme.

La « révolution de la pensée » prônée aux États-Unis par l’École de Francfort, composée d’intellectuels allemands ayant fui le nazisme, et la French Theory issue de l’École française du post-structuralisme, sont les ancêtres du wokisme.

L’initiative de l’administration américaine peut donc être comprise comme un contre-feu s’opposant à une stratégie gramsciste visant à promouvoir sournoisement une pensée révolutionnaire.

Si le marxisme révolutionnaire a remporté d’indéniables succès idéologiques, pourquoi a-t-il encore besoin d’une lutte armée ? La réponse est double. En premier lieu, sa matrice se réengendre constamment en une multiplicité polymorphe de mouvements qui tentent de détruire tout ce qui serait susceptible de s’opposer à l’avancée révolutionnaire. D’autre part, l’objectif d’éradication de l’Occident, clairement énoncé, implique une stratégie du leurre constante. Ainsi, au moment où l’on croit avoir neutralisé ses troupes armées, la pensée révolutionnaire progresse au cœur même des institutions démocratiques, tandis que les menaces de violences demeurent afin d’intimider ses opposants (selon un mode d’action similaire à celui utilisé par les islamistes).

Le fait que ce soit Marco Rubio qui énonce ce discours n’est pas un hasard, lui le fils de modestes immigrés cubains, fervent catholique, considéré comme un "dur" parmi les Républicains. Son projet de lutte internationale contre le terrorisme d’extrême gauche s’articule avec la construction du « Bouclier des Amériques », une association de douze pays du continent américain visant à mettre en commun des moyens financiers, militaires, policiers et de renseignements pour lutter contre le crime organisé, en premier lieu le "narco-terrorisme".

La porosité entre le narcotrafic, le terrorisme international et des États latino-américains d’obédience marxiste est d’ailleurs notoire, sur fond de proclamations anti-occidentalistes et anticapitalistes. Ce conglomérat obscur, confus et tentaculaire, presque indéfinissable puisqu’il est polymorphe et sociologiquement informe, constitue une véritable usine à venin contre l’Occident, qu’il s’agit de transformer en "chiffe molle" avant de le piétiner.

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Institut Thomas More : les 50 décisions qui ont coulé la France

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Dans un rapport inédit, l’Institut Thomas More dresse l’inventaire des décisions politiques qui ont mis la France à genoux. Chute du niveau scolaire, 35 heures, chômage, déficits, dette, insécurité... Et si le déclin français avait pu être évité ? C’était il y a cinquante ans. La France était encore un pays riche, faiblement endetté, en croissance et en progrès. Sa voix était respectée sur la scène internationale. Les Français étaient confiants dans l’avenir, désireux de partager un projet collectif. Hélas, depuis un demi-siècle, c’est un lent déclin qui caractérise notre pays, constate l’Institut Thomas More, fondé en 2004 par l’ancien ministre de la Défense Charles Millon.

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Source : Institut Thomas More

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lundi, 17 août 2026

Docteur Darmanin et Mister Gérald

Que Gérald Darmanin nous aide à le soutenir… - Causeur

Johan Hardoy

Gérald Darmanin a exercé à trois reprises des fonctions ministérielles durant la présidence d’Emmanuel Macron  : ministre de l’Action et des Comptes publics (mai 2017 – juillet 2020), ministre de l’Intérieur et des Outre-mer (juillet 2020 – septembre 2024) et ministre de la Justice (depuis décembre 2024). Durant son mandat à l’Intérieur, au moment où les entrées légales sur le territoire et les demandes d’asile battaient des records, le taux d’exécution des OQTF ne s’élevait qu’à 7 % (12 % en 2018 et 22 % en 2012, selon le site Marc Vanguard). En 2024, un rapport du Parlement a conclu à l’échec de la politique d’expulsion des clandestins.

À Mayotte, l’opération Wuambushu de 2023, qui a mobilisé 1 800 policiers et gendarmes en vue d’expulser les Comoriens en séjour irrégulier, n’a pas atteint ses objectifs de réduction des bidonvilles et de l’immigration clandestine.

Dans le même temps, les homicides et les violences aux personnes, y compris les violences conjugales, ont augmenté, tandis que la consommation des produits stupéfiants, notamment celle de cocaïne, a explosé.

Darmanin a également incriminé les « supporters anglais », au grand étonnement de la presse internationale, lors du fiasco du Stade de France en 2022. L’année suivante, il a observé de nombreux « Kevin et Mattéo » lors des émeutes urbaines consécutives à la mort de Nahel Merzouk, ce qui lui a valu d’être lauréat des Bobards d’Or de Polémia.

Son domaine d’excellence s’est révélé être celui des dissolutions administratives d’associations ou de groupements liés à l’islamisme radical et "l’ultradroite".

En 2023, la préfecture de police, obéissant à une circulaire du ministre, a également interdit une marche annuelle en l’honneur de Jeanne d’Arc, mais le tribunal administratif a levé cette interdiction, au grand dam du ministre qui a estimé cet événement « nauséabond ». Une semaine plus tard, un colloque d’hommage à Dominique Venner, organisé par l’Institut Iliade et la Nouvelle Librairie, a été interdit au dernier moment par arrêté préfectoral.

Last but not least, Darmanin a porté une réforme des services régionaux de police judiciaire qui les place désormais sous l’autorité des préfets départementaux et non plus de celle des procureurs et des juges d’instruction, malgré de vives critiques de magistrats et de policiers qui craignent que les urgences des commandes politiques et du quotidien soient fortement priorisées au détriment des investigations de fond visant le crime organisé et la délinquance financière.

Son piètre bilan en tant que ministre de l’Intérieur ne l’a pas empêché d’ironiser au sujet de Giorgia Meloni, jugée incapable de régler les problèmes migratoires pour lesquels elle a été élue en Italie.

Dernièrement, en tant que ministre de la Justice, Darmanin a tenté d’allumer un "contre-feu" face à la vague d’indignation provoquée par le drame survenu à la petite Lyhanna. Le Monde a ainsi rendu public le contenu d’un courrier qu’il a adressé à son successeur, Laurent Nuñez. Ce document, qui provient d’informations communiquées par les parquets généraux, constitue un bilan accablant pour le ministère de l’Intérieur.

Cette note, qui recense plus de 85 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, relève un manque d’effectifs chronique et un manque de formation chez les enquêteurs, un défaut de traçabilité et de transmission des procédures (quelquefois perdues !), des priorisations incertaines voire défaillantes, un investissement professionnel parfois insuffisant, des outils informatiques obsolètes (malgré un coût pharaonique, la nouvelle version d’un logiciel prévue depuis dix ans n’est toujours pas opérationnelle)…

Darmanin dénonce une situation catastrophique en oubliant qu’il a été ministre de l’Intérieur ! Comme l’écrit l’Association Nationale de Police Judiciaire, c’est « Docteur Darmanin et Mister Gérald », celui-là même qui est « resté place Beauvau plus de quatre ans, soit plus qu’aucun de ses prédécesseurs depuis 50 ans » ! Le Syndicat des commissaires de la police nationale parle quant à lui de « cynisme » et de « trahison » de la part de l’intéressé.

Le 13 août, Laurent Nuñez a annoncé qu’il répondrait « point par point » à ce courrier. Affaire à suivre, donc, en souhaitant ardemment que ces dysfonctionnements graves fassent l’objet rapidement de réponses concrètes !

Source : Le Nouveau Présent, cliquez ici.

Gérald Darmanin aura détenu un portefeuille ministériel pendant neuf longues années sous les deux quinquennats d'Emmanuel Macron. Sa longévité dans le service du chef de l'Etat trouve toute sa saveur lorsqu'on relit ce qu'il écrivait, quand il était encore secrétaire général adjoint de LR, en janvier 2017, dans l'Opinion, sur l'actuel occupant de l'Elysée.

Pour accéder à cette tribune, voir l'article Gérald Darmanin (LR) : "Le bobopopulisme de Monsieur Macron" sur le site du journal l'Opinion, 25 janvier 2017 (le lien ne fonctionnant pas !)

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dimanche, 16 août 2026

Ceuta : la crise frontalière espagnole devient une crise de l’UE

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Elena Fritz, via Terre & peuple cliquez ici

L’Espagne entre dans une phase nouvelle de sa crise interne. Une fois de plus, des milliers de migrants illégaux ont tenté de franchir la frontière espagnole à Ceuta. Ce qui est souvent qualifié à Bruxelles de «mouvement de fuite» ou de défi humanitaire révèle ici sa véritable nature: la migration est depuis longtemps devenue un instrument de pression politique.

Les soupçons se portent sur le Maroc. Rabat connaît parfaitement les faiblesses de l’Espagne. Ceuta et Melilla ne sont pas seulement des villes frontalières, mais des leviers géopolitiques. Si les contrôles marocains sont relâchés, Madrid se retrouve sous pression en quelques heures. Il n’a pas encore été prouvé que le récent assaut ait été organisé directement par le gouvernement marocain. Pour l’impact politique, cela est presque secondaire. Ce qui est déterminant, c’est que l’Espagne n’a pu défendre sa frontière qu’au prix de gros efforts.

Un État qui ne décide plus qui entre sur son territoire perd une partie de sa souveraineté. La Falange Española a réagi par une déclaration exceptionnellement sévère. Elle accuse le Maroc d’une opération organisée contre l’Espagne et déclare que, si l’armée ne parvient pas à protéger la frontière, le peuple espagnol a le droit à l'autodéfense. Elle appelle également à des manifestations devant l’ambassade du Maroc.

Les revendications radicales deviennent acceptables là où l’État échoue de manière visible.

Lorsque les citoyens ont l’impression que le gouvernement, la police et l’armée ne peuvent ou ne veulent plus rétablir le contrôle, un processus dangereux commence. La demande de protection des frontières devient alors une demande d’auto-protection. La méfiance conduit à l’auto-organisation. Et une crise migratoire peut se transformer en crise ouverte de l’autorité. Madrid fait ainsi face à un problème que la classe politique de l’UE évite depuis des années.

Bruxelles a traité la migration comme une question morale, discrédité le contrôle national des frontières, et suspecté toute politique plus stricte d’extrémisme. Dans le même temps, les États qui voulaient réellement protéger leurs frontières étaient combattus politiquement et juridiquement !

Le résultat se révèle maintenant : l’UE a idéalisé l’ouverture des frontières sans pouvoir en maîtriser les conséquences politiques.

La migration ne modifie pas seulement les budgets sociaux ou les statistiques criminelles. Elle détermine si un État peut défendre son territoire, son ordre public et, en fin de compte, son monopole de la violence. Ceuta n’est donc pas un incident local à la périphérie de l’Europe. C’est un signe avant-coureur.

Si le Maroc peut exercer une pression intérieure sur l’Espagne en ouvrant sa frontière, la tant vantée « souveraineté européenne » n’est rien d’autre qu’une formule creuse. Une union qui ne protège pas ses frontières extérieures ne peut être ni souveraine ni capable d’agir.

L’UE a placé ses États membres dans une situation paradoxale : la protection nationale des frontières est considérée comme suspecte politiquement, tandis que la perte de contrôle est gérée comme une normalité humanitaire. Cette politique atteint aujourd’hui ses limites.

Si les percées massives se répètent, l’Espagne ne discutera pas seulement s'il faut plus de policiers ou plus de places d’accueil supplémentaires. Il s’agira alors de l’utilisation de l’armée, de la responsabilité politique du gouvernement et de la question de savoir si la population fait encore confiance à l’État pour la protéger.

C’est précisément à ce stade que la migration devient un risque systémique.

L’Europe ne fait pas face à une nouvelle crise migratoire. L’UE est confrontée aux conséquences politiques de sa propre absence de frontières.

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Un certain état d’esprit

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"Je préfère une société de l’émulation à une société du ressentiment. Le sens de l’effort, le goût du mérite, la hiérarchie des priorités sont autant d’impératifs à retrouver. Et peut-être aussi un peu de gratitude. Un pays qui ne sait plus admirer finit par ne plus savoir ce qu’il doit aimer." Ainsi nous gratifie Pascal Praud dans cet édito plein de bon sens : contre la France du ressentiment, celui-là même de nos élites – de gauche évidemment - et qu’ignore le peuple qui reconnaît fort bien les mérites de chacun.

Lire la suite ICI

Source : Journal du dimanche, 16/08/2026

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mardi, 11 août 2026

Le commanditaire de l’assassinat de Quentin Deranque s’appelle Jean-Luc Mélenchon

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L'éditorial de Cyrano de ce matin

sur Riposte laïque cliquez ici

Nos confrères de Boulevard Voltaire paraissent avoir un bon réseau d’information autour de l’assassinat de Quentin Deranque, et c’est tant mieux pour tous ceux que ce crime a révoltés. cliquez ici

On apprend dans ce texte que le malheureux, vu la manière dont il a été frappé, à coups de poings portés avec des gants coqués et de coups de pieds portés avec des rangers renforcés, n’avait aucune chance de survivre. Des détails difficilement supportables sont apportés quant à l’état du visage et même du cerveau de la victime.

On apprend aussi que le groupe « La Jeune Garde », dirigé par Raphaël Arnault, était coutumier de ce genre de pratique, et que le nommé Favrot, que le député LFI nommera attaché parlementaire, était le cogneur en chef de la clique.

On découvre aussi les méthodes utilisées pour implanter le chef des antifas lyonnais comme député à Avignon, les intimidations subies par la candidate RN, l’occupation para-militaire de la ville, les accords avec les islamistes, les scores soviétiques réalisés dans ce que nous appelons les territoires occupés, et surtout la connivence des islamo-gauchistes avec le PS et Attal pour voter Arnault contre le RN. cliquez là

On sait que Jean-Luc Mélenchon, Rima Hassan et Carlos Bilongo, entre autres, ont été reçus en grande pompe par La Jeune Garde. Jean-Luc Mélenchon a reconnu, même s’il n’a pas utilisé ces mots, bien sûr, qu’elle était la milice de La France Insoumise, et que les deux structures fonctionnaient ensemble.

Il faut se rappeler le contexte de l’assassinat de Quentin. Les meetings LFI étaient de plus contestés, pacifiquement, par des organisations juives, révoltées par la connivence des Insoumis avec le Hamas et l’antisémitisme déguisé en antisionisme qui se dégageait des discours de Rima Hassan, Thomas Portes, Ersilia Soudais, David Guiraud, pour ne parler que des plus enragés. Et d’un autre côté, les militantes de Némésis avaient pris l’habitude de venir à deux ou trois militantes avec des banderoles, ce que ne supportait pas Mélenchon, qui pourtant ne voyait pas d’inconvénient à ce que ses nervis attaquent les meetings patriotes.

On peut donc, sans crainte de se tromper, présager que c’est lui qui a donné l’ordre à ses miliciens de nettoyer le terrain, par tous les moyens. Il a été obéi. Quentin en est mort, et Mélenchon, pas davantage qu’Arnault, n’a été inquiété, ce qui est juste un scandale. Il est vrai que Mélenchon peut se permettre de légitimer le crime en qualifiant la jeune victime de « nazi », qu’il peut tenir des propos racistes contre les Blancs, qu’il peut ironiser sur le nom juif de Glucksmann, qu’il peut utiliser ses attachés parlementaires comme Marine Le Pen le faisait, mais lui bénéficie d’une impunité totale même quand il commandite un crime.

Serait-il utile à un système qu’il prétend combattre ?

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lundi, 10 août 2026

Patriotisme républicain ou patriotisme enraciné : la République ou la Terre des Pères, la Terre et les Morts

Croix de chemin en France : 10 000 monuments à protéger (guide régions)

 

À lire sur Polémia Patriotisme, Marseillaise et République, un article intellectuellement stimulant de Guillaume d'Aram de Valada (cliquez ici) dont nous reproduisons ci-dessous le début :

« La fibre patriotique et le "patriotisme républicain"

Le 17 juin 2004, Jean Raspail rédigeait une chronique pour Le Figaro sur le thème Qu’est-ce qu’être français aujourd’hui ?. Il l’avait titrée La patrie trahie par la république. Un extrait :

« … ils confondent la France avec la République. Les “valeurs républicaines” se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais toujours sans référence à la France. Or, la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, d’idéologie avec un grand “I”, l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. »

Aujourd’hui, les Français chantent à tue-tête La Marseillaise, l’hymne national de la République française, pour un oui ou pour un non.

Devrait-on s’en plaindre ?

Non, bien entendu, si cet engouement relève réellement d’un patriotisme sincère et bénéfique. Et pourquoi en douter ?

On a coutume de dire qu’un peuple qui ne chante plus court à son tombeau. Jadis, les Français chantaient beaucoup et souvent, au rythme des saisons et des fêtes traditionnelles, du Nord au Sud, d’Ouest en Est, en français ou dans les langues et dialectes ancestraux.

L’heureuse initiative des créateurs du fameux "Canon français", copieusement vilipendé par les amnésiques et pourfendeurs de l’âme française, contribue à faire retrouver cette tradition vocale identitaire, qui cimente les énergies et les fédère vers un même objectif : célébrer l’amour de sa patrie, de ses traditions et de ses chants d’autrefois.

Depuis quelque temps déjà, dans les stades, que ce soit pour le football ou le rugby, La Marseillaise n’est plus chantée uniquement au début, avant le commencement du jeu. Elle est chantée par les supporters plusieurs fois durant le déroulement des matchs. Il semblerait même que la plupart des Français ne connaissent que ce chant, La Marseillaise, pour exprimer leur encouragement, leur joie et leur sentiment patriotique.

"Sentiment patriotique", voilà deux mots qui s’entremêlent à foison à chaque fois que l’opinion publique semble s’émouvoir sous le contrôle "bienveillant" des élites gouvernantes.

Attention avec l’émotion patriotique !

Ne surtout pas la laisser s’envoler, ne pas la laisser exprimer autre chose que la communion aux "valeurs républicaines" ! Sinon, gare aux salves de tirs groupés !

Et pourtant, pourquoi devrait-on s’émouvoir devant tel ou tel événement touchant directement la patrie ? Depuis Valmy, et son moulin à vent, la République est passée maître en sursaut national, en sursaut patriotique et en levée en masse.

En 2015 et 2016, lors de la période d’attentats frappant la France et faisant plusieurs centaines de morts, le ministre de l’Intérieur de l’époque, le "charismatique" Cazeneuve, suite au terrible drame de Nice du 14 juillet 2016, faisait un vibrant « appel aux patriotes » pour suppléer nos forces de sécurité : la fameuse réserve opérationnelle !

Le gouvernement socialiste faisait donc, une fois de plus, « appel aux patriotes » ! À la levée en masse !

Autrement dit, quand tout va bien, suivant la vieille dialectique marxiste bien huilée, la patrie relève plutôt de la suspicion, du dangereux potentiel "nauséabond". Mais, quand tout va mal, ça permet des envolées lyriques, la mine grave et le regard perçant de vérité, fustigeant les forces obscures voulant abattre la France, non, que dis-je, la république !

Car la France, on ne cesse de nous le répéter, c’est la république, et la république seulement "une et indivisible" !

Je sais, ça agace, mais c’est pourtant une réalité. Quand le sang coule, ce n’est pas de la France dont on parle et qui est menacée, c’est de la république dont on parle et de sa survie en péril.

Ne pas le voir et l’entendre relève de la cécité volontaire au mieux, de l’idéologie martelée au pire (...) ».

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samedi, 08 août 2026

Crépol, LFI : l’AGRIF dans les médias

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Suite au dépôt de plainte de l’AGRIF contre LFI pour injures anti-chrétiennes (voir notre communiqué), ce lundi 3 août 2026, Yann Baly était l’invité de Thomas Bonnet sur CNEWS.

Par ailleurs, suite à l’action décisive de notre avocat Jérôme Triomphe pour faire, enfin, reconnaître le racisme anti-blanc et anti-français dans l’affaire de Crépol, Hélène Roué et Georges Fenech sont revenus sur le rôle primordial de l’AGRIF pour la défense de notre identité française et chrétienne, dans une émission du 27 juillet dernier sur Europe 1.

Partagez largement ces extraits pour faire mieux connaître l’AGRIF !

En savoir plus cliquez ici

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Carton jaune à Laurence Ferrari : l’Arcom voudrait-elle fermer CNews ?

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Cyrano

Habituellement, dans les démocraties, les tricheurs se cachent derrière des arguties juridiques pour essayer de masquer leurs forfaits, alors qu’en dictature, en général, l’arbitraire est assumé sans complexe.

Mais on se doit de se poser des questions sur trois événements qui viennent de frapper trois journalistes de CNews.

Xenia Fedorova a reçu un avis d’expulsion de la part des services de celui que nous appelons « la serpillière de Macron », le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez. Elle serait tout simplement coupable de menacer la sécurité intérieure de la France, parce que sa vision du conflit russo-ukrainien n’est pas tout à fait celle de l’équipe Macron, ni de l’Union européenne. On remarquera que ne pas soutenir l’Ukraine ne porte pas chance, puisque Éric Denécé été retrouvé mort, suicidé, dans sa voiture, tandis que Xavier Moreau et Jacques Baud ont vu l’ensemble de leurs comptes bancaires bloqués et confisqués, rien de moins. Pourtant, on remarque que les nombreux agents de l’Algérie, pays qui ne cache pas son hostilité envers la France et qui multiplie les occasions d’humilier notre pays, en toute impunité, peuvent continuer à évoluer en liberté dans notre pays, même à des postes de ministre, de député ou de maire.

Erik Tegnér est d’abord au cœur d’une nouvelle amende qui a frappé CNews. Le président-fondateur de Frontières a osé, sur les antennes de la chaîne de Vincent Bolloré, signaler que les casseurs qui se disent supporters de la diversité sont presque tous issus de l’immigration, et que le voile islamique est un instrument de conquête, à l’image de ce qu’est l’islam. Il paraît que ce serait de l’incitation à la haine. Pour tout arranger, le même Erik a appris, sans doute avec une grimace, que le président de la République en personne avait appelé au téléphone le militant politique musulman et communautariste déguisé en juge, le nommé Youssef Badr, pour le féliciter d’avoir condamné le fondateur de Frontières à une lourde amende et à une peine de prison, même avec sursis. Et pour qu’Erik Tegnér passe de bonnes vacances, il a été confronté, il y a deux jours, à une scène ahurissante et révoltante, sur l’île de Groix, où 150 gauchistes hostiles l’ont agressé verbalement et physiquement, ce qui aurait pu se terminer par un drame.

Et pour finir, on apprend ce jour que l’Arcom, cette milice internet payée par nos impôts, vient de rappeler à l’ordre Laurence Ferrari, sous le prétexte grotesque qu’elle n’aurait pas contredit Frantz-Olivier Giesbert sur le plateau quand il a dit qu’à Roubaix, après la victoire de l’antisémite déguisé en antisioniste David Guiraud (cela, c’est RL qui le dit), cela allait être dur pour les Juifs ! Un rappel à l’ordre pour cela, contre deux journalistes confirmés, grandes vedettes des plateaux de télévision des années 2000 ! C’est aussi grotesque et ridicule que quand le média de Vincent Bolloré avait été condamné à 20.000 euros d’amende pour avoir donné la parole à Philippe Herlin, qui avait osé contester la vérité officielle du GIEC et de tous les climatistes.

Même les plus neuneus des Français auront compris que l’Arcom est en service commandé pour monter un dossier en béton avec un seul but : faire subir à CNews le même sort qu’à C8, sous la pression de la gauche, en multipliant les blâmes, mises en demeure et rappels à l’ordre, afin d’obtenir une mesure d’exception, pour priver les Français d’une chaîne politique alternative aux médias traditionnels français.

Reste à savoir si ces méthodes grotesque et grossières, que le régime ne cherche même plus à dissimuler, sont celles d’une démocratie ou d’une dictature…

Source : site Riposte laïque

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vendredi, 07 août 2026

Ile de Groix : le journaliste Erik Tegnér une nouvelle fois pris à partie pendant ses vacances, plainte déposée, enquête ouverte

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Breizh info cliquez ici

Erik Tegnér, directeur du média identitaire Frontières et chroniqueur sur CNews, faisait le tour de la Bretagne en bateau avec trois amis. Dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 août, il se trouvait dans un bar de l’île de Groix, Les Garçons du Port. À la fermeture, un attroupement l’attendait dehors. Une bousculade, des menaces, des coups. Il a déposé plainte à la gendarmerie le lendemain à 14 h 30. Une enquête est ouverte. Le parquet de Lorient n’avait pas communiqué jeudi soir.

Le récit de Frontières

Jules Laurans, rédacteur en chef de Frontières, a publié un récit détaillé disant s’appuyer sur la plainte et sur les vidéos du téléphone de Tegnér.

Pendant la soirée, celui-ci est reconnu. Une jeune femme le qualifie de « facho ». Un serveur d’un restaurant où il avait déjeuné le midi l’aborde et lui dit qu’il l’a servi parce qu’il faisait son travail. Les échanges restent verbaux.

À la sortie, la foule s’est déjà constituée. Les insultes fusent, le nom de Tegnér est scandé, ainsi que « Groix antifa ». Un individu tente de lui arracher son téléphone. Suivent des poussées, des jets de bière au visage, une mise contre un mur. Ses amis font bloc. Deux Groisillons s’interposent, dont l’un le pousse en lui criant de partir avant qu’il ne se fasse lyncher. Certains évoquent de le jeter à l’eau. Acculé au bord du quai, il embarque et s’exfiltre. La séquence dure une trentaine de minutes. Il appelle les forces de l’ordre à plusieurs reprises.

Interrogé par CNews, Tegnér indique n’avoir pas reçu de coup direct au visage. Il déclare craindre qu’un drame finisse par survenir et affirme que personne ne le fera taire.

Une vidéo tournée du côté du groupe circule ensuite sur Instagram. Sous cette publication, des commentaires appellent à « lui faire une Quentin ».

Tegnér avance le chiffre de 150 personnes, attribué à une source de gendarmerie ayant visionné les caméras de vidéosurveillance. Le Télégramme – qui a néanmoins toujours atténué les agressions visant Erik Tegner –  écrit de son côté que la vidéo mise en ligne montre plutôt une trentaine d’individus, et qualifie les circonstances de floues, évoquant des discussions politiques qui se seraient tendues. Un élu groisillon déclare au quotidien que la situation est plus complexe que ne le disent les réseaux sociaux.

Les deux chiffres reposent sur des supports différents : une captation partielle d’un côté, un dispositif de vidéosurveillance couvrant l’ensemble du quai de l’autre. L’enquête tranchera. Ce qui n’est contesté par personne, y compris par la presse locale, c’est qu’un homme seul a été entouré, insulté et malmené pendant une durée prolongée, sur la voie publique, par une meute de chiens enragés et de hyènes, lâches, jusqu’à devoir quitter l’île par la mer.

2808 logements, 1260 résidences principales

Un élément manque à tous les récits publiés jusqu’ici.

Groix compte 2 310 habitants permanents, selon le recensement 2023 publié par l’INSEE le 6 août. L’île totalise 2 808 logements, dont 1 260 seulement sont occupés à titre de résidence principale. Les résidences secondaires et logements occasionnels en représentent 1 506, soit 53,7 % du parc — contre 49 % en 2012 et 52,4 % en 2017. Les logements vacants sont tombés à 41, soit 1,5 % du total, contre 7,4 % il y a dix ans. Il ne reste rien de disponible sur ces 14,8 kilomètres carrés.

La population résidente est composée à 50,2 % de retraités. Les cadres et professions intellectuelles supérieures y représentent 4,1 % des plus de 15 ans. En août, la population présente sur l’île est plusieurs fois supérieure à la population municipale, et le port se remplit d’une clientèle de vacanciers largement extérieure à la région.

Rien ne permet aujourd’hui d’affirmer la composition de l’attroupement du 5 août.  Mais la question appartient à l’enquête, et les chiffres du recensement lui donnent son intérêt : une commune de 2 310 habitants dont la moitié est à la retraite ne produit pas spontanément un attroupement militant de cette ampleur un mercredi soir. 150 antifas à Groix (ou même 30 ou 50 d’ailleurs) cela n’existe pas, et cela suggère donc une population extérieure à l’île, et sans doute en partie extérieure à la Bretagne. Quand les auteurs seront identifiés, leurs domiciles le seront aussi.

Le traitement médiatique

Imaginons la scène inverse. Un journaliste de gauche en vacances, reconnu dans un bar, attendu à la sortie par plusieurs dizaines de personnes, insulté pendant trente minutes, aspergé de bière, plaqué contre un mur, poussé vers l’eau, contraint de fuir en bateau. Puis des commentaires en ligne renvoyant au militant mort sous les coups six mois plus tôt.

La réaction serait immédiate et massive : communiqués syndicaux, tribunes collectives, sujets d’ouverture, prises de position ministérielles, déclarations de sociétés de journalistes, rappels sur les atteintes à la liberté de la presse.

Ici, la couverture nationale s’est limitée aux médias du même camp que la victime. Le quotidien régional a publié un article prudent, sous mur payant, dont le titre place le mot agression dans la bouche de l’intéressé et souligne d’entrée que les circonstances restent floues. Aucune organisation professionnelle de journalistes ne s’est exprimée dans les heures qui ont suivi. Aucune réaction institutionnelle de gauche n’a été relevée.

Ce qui est en cause ici est de savoir si un homme, un journaliste, peut être encerclé dans la rue et contraint de fuir par la mer sans que la profession dont il relève y trouve à redire.

Plouha, août 2025

Ce n’est pas le premier épisode. À l’été 2025, Tegnér avait été pris à partie lors d’un festival à Plouha, dans les Côtes-d’Armor, en compagnie de sa compagne : bousculades, jets de bière, insultes. Un homme a été condamné pour violences en réunion et au versement de dommages-intérêts ; un second a été relaxé. Les sources disponibles divergent sur la nature exacte de la peine prononcée.

Frontières mentionne également une manifestation devant la brasserie Kerfave, dont Tegnér est à l’origine, lors de son lancement en mai, ainsi qu’un projet d’attentat visant un responsable de la rédaction. Ces éléments proviennent d’une source unique et ne sont pas recoupés à ce stade.

Quant à Quentin Deranque, les faits sont établis. Ce militant nationaliste de 23 ans est mort le 14 février 2026 à Lyon, des suites d’un traumatisme crânien infligé deux jours plus tôt, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan. L’autopsie a conclu à des lésions crâniennes majeures. Une information judiciaire pour homicide volontaire a été ouverte, plusieurs personnes ont été mises en examen, dont un assistant parlementaire d’un député LFI pour complicité par instigation. C’est à cette affaire que renvoyaient les commentaires publiés sous la vidéo de Groix.

Jordan Bardella a apporté son soutien à Tegnér, dénonçant une agression en meute et appelant à une prise de conscience sur la violence politique de l’extrême gauche. Éric Ciotti, Laurent Jacobelli et Alice Cordier, fondatrice du collectif Némésis, se sont également exprimés. La fédération Reconquête du Morbihan, par la plume de son délégué Eric Bourgoin, a communiqué : « Cette violence tant verbale que physique est inacceptable dans un pays démocratique où l’on peut débattre entre gens éduqués. Reconquête! 56 appelle nos concitoyens à prendre conscience que la montée de cette violence qui s’accroit au fil du temps. La justice devra condamner sévèrement ces extrémistes, leurs agissements qui n’ont pas leur place dans notre pays. Reconquête Morbihan renouvelle sa solidarité à Erik Tegnér en la circonstance »

Sur les réseaux, plusieurs comptes de gauche ont ironisé sur le chiffre de 150 et présenté la scène comme l’initiative de citoyens ne voulant pas de fachos chez eux.

Tegnér a été auditionné par la gendarmerie jeudi. Il a conclu son message public par une phrase adressée à la région qu’il a dans la peau, mais aussi dans le sang et l’ADN, quoi qu’en disent parfois ses détracteurs : la Bretagne mérite mieux.

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jeudi, 06 août 2026

Vent de folie !

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Gaëtan Capèle

Il n’est pas courant, pour le citoyen lambda, de constater de visu les effets de ce que le législateur concocte depuis Paris. Si l’adoption en catimini de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), en février dernier, lui avait sans doute échappé, l’implantation ou le renouvellement de parcs éoliens lui sautent aujourd’hui aux yeux. Des crêtes des Corbières jusqu’au large des plages du Débarquement, les mâts poussent comme des champignons, toujours plus haut, au nom de la transition énergétique. Les défenseurs du patrimoine peuvent bien dénoncer ce vent de folie, c’est David contre Goliath : leur combat contre la défiguration des paysages, des côtes et des sites remarquables pèse peu face à la nouvelle feuille de route énergétique de la France pour les dix ans à venir, qui promeut un développement parallèle des énergies renouvelables et du nucléaire.

Fruit d’un subtil dosage politique, ce dualisme a été conçu pour relancer l’atome, que la France avait eu la folle idée d’abandonner, sans froisser les écologistes. Ce savant calcul a sans doute permis d’éviter une nouvelle crise, mais pose une question de fond : en avons-nous les moyens ? La construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, indispensables pour notre souveraineté énergétique, coûtera environ 80 milliards d’euros. D’après les calculs de la Cour des comptes, les aides aux énergies renouvelables atteignent en moyenne 2,9 milliards par an. Le mois dernier, Bruxelles a donné son feu vert au plan français de soutien aux éoliennes en mer, pour un montant de 63 milliards sur vingt-cinq ans. Cela commence à faire beaucoup pour un pays ruiné, qui ne sait comment stopper l’hémorragie de ses comptes publics.

Puissant, pilotable, décarboné : à ce jour, personne ne peut contester sérieusement la supériorité du nucléaire sur toute autre forme de production électrique. Pour l’avoir ignoré et tout misé sur les énergies renouvelables, l’Allemagne est devenue le premier pollueur d’Europe. Par chance, la France dispose d’un parc incomparable de centrales. Le malheur serait que, voulant courir tous les lièvres à la fois, elle n’ait plus les moyens de sauvegarder cet atout extraordinaire.

Source : Le Figaro 05/08/2026

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dimanche, 02 août 2026

No surrender ! De Ceuta à toute l’Europe, un peuple qui refuse de céder

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Yann V. - Breizh Info cliquez ici

Il y a des images qui ferment une époque.

Celles de Ceuta en sont. Une file humaine de cinq kilomètres le long d’une côte africaine. Soixante mille personnes franchissant en une journée la frontière extérieure d’un continent de quatre cent cinquante millions d’habitants, rappelant la prophétie du Camp des Saints. Une ville espagnole, violée, prise d’assaut, vidée de ses habitants terrés, ses commerces baissés, ses fêtes annulées. Et cinquante-cinq hommes en uniforme pour tenir tout cela.

Cinquante-cinq. Nous en mettons davantage devant un stade de Ligue 2.

Ce n’est pas un incident frontalier. C’est une répétition générale, et elle a réussi au-delà de ce que ses organisateurs espéraient. Retenez la date. On y reviendra dans vingt ans comme on revient aujourd’hui à 1974, à Schengen, à Maastricht : le jour où quelque chose a été démontré publiquement, et où personne n’a rien fait.

Ce qui a été démontré

Trois choses, et elles sont accablantes.

Que la frontière extérieure de l’Europe n’existe pas. Qu’elle est une convention juridique, une ligne sur une carte, une fiction entretenue par des communiqués. Neuf heures ont suffi à l’effacer. Neuf heures, et une rumeur sur un téléphone portable.

Que cette frontière est louée. Elle est tenue, quand elle l’est, par des États qui n’ont aucune raison de nous protéger et toutes les raisons de nous faire payer ce service. En 2021, le même levier avait été actionné à hauteur de dix mille personnes ; dix mois plus tard, Madrid abandonnait quarante-cinq ans de position sur le Sahara occidental. Le chantage avait payé. Il vient de recommencer, six fois plus fort. Il recommencera, plus fort encore, parce qu’il n’y a aucune raison qu’il s’arrête.

Et que nos dirigeants, placés devant la démonstration, ont d’abord cherché à qui envoyer des remerciements.

L’illusion la plus coûteuse du siècle

Reste le fond, que personne ne veut regarder.

On nous a expliqué pendant cinquante ans qu’un peuple était une abstraction, qu’une nation se réduisait à un contrat administratif, que des populations aux mémoires, aux fidélités et aux généalogies étrangères l’une à l’autre pouvaient être superposées indéfiniment sur un même sol sans que rien n’arrive. Que le seul obstacle était le préjugé. Que le temps, l’école et la croissance feraient le reste.

Le temps a fait son travail. L’école a fait le sien. La croissance, moins.

Regardez ce que produit réellement le multiculturalisme partout où il a été appliqué à grande échelle. Il ne produit pas la fusion. Il produit la juxtaposition puis la guerre.

Des sociétés qui ne partagent plus ni récit, ni loi tacite, ni intuition commune de ce qui est juste, et qui, n’ayant plus rien à quoi se référer, finissent par arbitrer leurs différends par la force ou par la séparation physique. Cela s’appelle des quartiers dont l’État se retire. Des commissariats qu’on n’ouvre plus la nuit. Des écoles où l’on ne peut plus enseigner certaines pages. Des enterrements d’adolescents. Des femmes qui changent de trottoir.

Ce n’est pas une prophétie, c’est un bilan. Il est consultable. Il est chiffré. Il est nié.

Une société multiculturelle n’est pas une société riche de sa diversité. C’est une société qui a perdu la capacité de se dire « nous », et une société qui ne peut plus se dire « nous » n’a plus aucun moyen de régler ses conflits autrement que par la coercition, par la violence ou par la fuite. Tous les peuples de la Terre le savent. Il n’y a qu’ici qu’on prétend l’ignorer, et encore : seulement dans les salles de rédaction et les hémicycles.

L’asymétrie que personne n’ose nommer

Voici où le raisonnement adverse se brise, et il faut y revenir sans relâche.

Nous reconnaissons aux Kanaks le droit de refuser d’être minorisés sur leur propre archipel, et nous avons construit tout un droit électoral gelé pour le garantir. Nous nous indignons, à juste titre, du peuplement han au Tibet et au Xinjiang. Nous protégeons les langues et les territoires sames. Nous accordons aux nations amérindiennes des réserves et des droits particuliers pour empêcher leur dilution. Nous jugeons légitime qu’un peuple polynésien, sahélien ou himalayen veuille rester lui-même sur sa terre.

Nous l’accordons à tous. À tous, sauf à nous.

Que des Bretons, des Flamands, des Castillans, des Napolitains, des Bavarois souhaitent que leurs petits-enfants naissent encore majoritaires sur la terre où reposent leurs morts, et le mot tombe aussitôt. Pas un argument : un mot. Toujours le même, et il tient lieu de raisonnement depuis quarante ans.

Alors posons la question franchement, puisque personne ne la pose. Ou bien la continuité d’un peuple sur sa terre est un droit — et alors elle vaut pour les Européens comme pour les autres. Ou bien elle n’est pas un droit — et alors il faut cesser de la revendiquer pour quiconque, démanteler les protections kanakes, se taire sur le Tibet, et expliquer aux Sames que leur inquiétude est une pathologie.

Ce que nous refusons, c’est le régime d’exception. Ce statut unique au monde, réservé aux seuls peuples européens, selon lequel eux seuls n’auraient pas le droit de durer.

Ce que nous voulons, et il faut le dire sans trembler

Nous ne voulons de mal à personne. C’est même la seule chose qui nous sépare radicalement de ceux qui nous accusent : nous ne demandons rien qui ne soit déjà accordé à la moitié de l’humanité.

Nous voulons que l’Europe reste la terre des Européens, comme l’Afrique demeure celle des Africains et l’Asie celle des Asiatiques. Nous voulons que chaque peuple dispose d’un lieu au monde où il est chez lui, où sa langue est la langue, où ses fêtes sont les fêtes, où ses morts sont honorés selon ses rites. Nous pensons que c’est la condition d’un monde apaisé, et que l’entassement des peuples les uns sur les autres n’a jamais produit autre chose que du malheur pour tout le monde — pour ceux qui arrivent autant que pour ceux qui étaient là.

Concrètement, cela porte un nom, et ce nom n’a rien de honteux : le retour, la remigration. Organisé, financé, négocié, échelonné, pacifique. Nous savons que ce sera long, coûteux et difficile. Nous savons aussi qu’aucune autre solution n’existe, et que ceux qui prétendent le contraire n’ont plus qu’un argument : l’insulte.

Cela suppose des décisions dont plus aucun gouvernement occidental n’ose parler. La fin du droit du sol automatique. La conditionnalité intégrale de l’aide publique au développement à la reprise effective des ressortissants. La réciprocité brutale des visas envers les États qui refusent leurs nationaux — leurs élites voyagent, étudient et se soignent chez nous, et ce levier n’a jamais été actionné une seule fois sérieusement. La fin du non-renouvellement complaisant des titres de séjour. Une aide au retour réelle, substantielle, assumée. Et la reprise, par les nations, du dernier mot sur qui entre et qui reste — y compris en assumant de dénoncer les engagements qui les en privent.

Rien de tout cela n’est extrême. Tout cela était la norme européenne il y a cinquante ans, et reste la norme au Japon, en Corée, dans le Golfe, dans la plupart des pays du monde, dont aucun ne subit de leçon de personne.

À qui la facture

Reste le plus douloureux, et il faut le dire avec précision, parce que la précision compte plus que la fureur.

Rien de tout cela n’est arrivé par accident. Aucun peuple européen n’a jamais été consulté sur la transformation démographique de son propre pays. Jamais. Pas une seule fois en cinquante ans. Chaque fois qu’on lui a laissé une occasion de s’exprimer, même de biais, même sur un autre sujet, il a répondu la même chose — et chaque fois on lui a expliqué qu’il n’avait pas compris la question.

Cette transformation a des auteurs. Des responsables politiques qui ont légiféré. Des juges qui ont progressivement rendu inapplicable toute politique de fermeté. Des journalistes qui ont défini les limites du dicible et exclu quiconque les franchissait. Des pédagogues qui ont appris à deux générations d’enfants européens que leur histoire était un crime et leur héritage une charge.

Ils devront rendre des comptes. Devant les urnes, devant des commissions d’enquête, devant les archives, devant des tribunaux d’exception pour certains et devant l’histoire. Qu’on établisse qui a décidé quoi, qui a menti sur les chiffres, qui a étouffé les alertes, qui a fait carrière en traitant d’infâme quiconque disait tout haut ce que les données disaient tout bas. Que les noms restent attachés aux actes. C’est ainsi que fonctionne une démocratie quand elle se réveille : elle balaie, elle documente, et elle n’oublie pas.

Que ceux-là comprennent bien une chose : la colère qui monte en Europe ne vise pas l’homme qui a traversé la mer – chacun ici ferait sans doute pareil pour proposer une vie meilleure à sa famille.

Elle vise ceux qui, à Paris, à Bruxelles, à Madrid, ont organisé sa venue, en ont fait un instrument, et ont traité de racistes ceux qui, dans les quartiers populaires, en payaient le prix depuis trente ans. C’est cela qui ne se pardonnera pas. Pas l’arrivée : la trahison.

Nous ne nous rendrons pas

Il y a quelque chose que les commentateurs n’ont pas vu dans les images de Ceuta, et qui vaut pourtant tous les sondages.

Une ville de quatre-vingt-trois mille habitants a été submergée. Elle n’a pas cédé. Elle a fermé ses portes, tenu ses rues, hué son gouvernement à la figure et refusé de nourrir ceux qui venaient de forcer son seuil. Elle a fait cela seule, avec cinquante-cinq policiers, pendant que Madrid expliquait qu’il n’y avait pas d’urgence nationale.

Ceuta a montré ce que fait un peuple quand il décide qu’il est chez lui.

Et c’est cela, précisément, qui terrifie ceux qui nous gouvernent. Pas les chiffres : la réaction. Partout en Europe, il y a des millions de gens — et parmi eux une jeunesse que quarante ans de rééducation n’ont pas eue — qui ont cessé de croire au récit, cessé d’avoir honte, cessé de baisser les yeux. Ils lisent, ils s’organisent, ils votent, ils bâtissent des réseaux, des écoles, des médias, des entreprises. Ils ne demandent la permission de personne. Ils ne se laisseront pas expliquer par un éditorialiste ce qu’ils ont le droit de vouloir pour leurs enfants.

Nous savons ce qui se joue. Ce n’est pas une élection, ni un quinquennat, ni un cycle politique. C’est de savoir si, dans cent ans, il y aura encore des Bretons en Bretagne, des Basques au Pays basque, des Siciliens en Sicile. C’est la seule question qui compte, et elle rend toutes les autres dérisoires.

Nous jouons l’avenir de nos enfants. Nous ne nous rendrons pas.

No surrender !

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La facturation électronique : une illustration de l’anarcho-tyrannie !

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Alain de Peretti - Riposte laïque cliquez ici

Il existe un concept forgé par le penseur américain Samuel Francis qui permet peut-être de comprendre ce qui se joue aujourd’hui : celui d’anarcho-tyrannie.

L’expression désigne une situation paradoxale où l’État se montre incapable de faire respecter l’ordre face aux formes les plus graves de criminalité, tout en multipliant les contraintes à l’égard des citoyens qui respectent déjà la loi.

Cette grille de lecture éclaire d’un jour particulier la réforme de la facturation électronique.

D’un côté, toutes les entreprises honnêtes devront investir dans de nouveaux logiciels, modifier leurs procédures, transmettre davantage de données, dépendre de plateformes agréées et supporter des coûts supplémentaires. Elles subiront un contrôle plus fin de leurs opérations, alors même qu’elles déclarent déjà leur activité, paient leurs impôts et tiennent une comptabilité.

De l’autre, les organisations criminelles continuent de prospérer.

Le narcotrafic génère des profits considérables. Les circuits de blanchiment demeurent d’une redoutable sophistication. Les réseaux de traite des êtres humains continuent d’exploiter des personnes vulnérables. Les rapports officiels ont mis en évidence les graves carences de la protection de l’enfance, qui ont permis que de nombreux mineurs confiés à l’ASE soient victimes d’exploitation sexuelle.

Le contraste est saisissant.

L’État exige toujours davantage de ceux qui lui obéissent déjà. Mais il peine à reprendre le contrôle là où son autorité est réellement contestée. Il est naturellement plus facile de contrôler une facture émise par un artisan que les flux financiers d’un cartel de la drogue. Plus simple d’imposer une nouvelle obligation à une PME que de démanteler un réseau criminel solidement implanté. Plus aisé de perfectionner les algorithmes de contrôle fiscal que d’empêcher le recrutement de mineurs par des organisations de proxénétisme.

Le problème est que cette facilité administrative devient une politique publique.

L’énergie de l’État se concentre progressivement sur les domaines où il est déjà puissant, tandis que les zones où son autorité est mise en échec continuent d’échapper, de plus en plus, à son contrôle. C’est ici que réside le scandale !

Car un État tire sa légitimité de sa capacité à assurer les missions régaliennes fondamentales qui justifient son existence : protéger les personnes, garantir la sécurité, faire respecter la loi et assurer l’égalité devant celle-ci.

Lorsqu’il consacre une part croissante de ses ressources à perfectionner les mécanismes de contrôle des acteurs les plus respectueux des règles, alors même que les formes les plus graves de criminalité continuent de prospérer, il inverse l’ordre de ses priorités.

La question n’est donc pas de savoir si la facturation électronique est techniquement performante. La véritable question est donc politique.

Quel type d’État sommes-nous en train de construire ? Un État qui concentre d’abord ses efforts sur ceux qui coopèrent déjà avec lui ?

Ou un État qui fait de la lutte contre les formes les plus graves de criminalité sa priorité absolue ?

Il est vraisemblable que le prétexte de la modernisation administrative ne soit qu’un piège à c… qui s’inscrit dans la suite de la doctrine du WEF de Davos : « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux », avec l’euro numérique et la fin de l’argent liquide !

Face à ce danger existentiel, et à cette évolution perverse, il est urgent d’organiser la résistance : je suggère de ne pas appliquer, en traînant les pieds, au 1er septembre, cette mesure absurde qui ne sera pas obligatoire dans un premier temps jusqu’au 1er janvier. Si nous sommes très nombreux, nous pouvons faire capoter l’ensemble du système et le mettre en échec. Résistance passive ! Application pacifique de l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme, « la résistance à l’oppression »

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jeudi, 30 juillet 2026

LA FRANCE EXPULSE XENIA FEDOROVA : LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DEVIENT UN DÉLIT D’OPINION

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Après des mois de campagne médiatique et politique contre elle, le ministère de l’Intérieur a remis ce mercredi à son avocat un arrêté ministériel d’expulsion.
 
Motif officiel : son « comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et constituerait « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ». En clair, relayer une lecture différente de la guerre en Ukraine, refuser le récit unique occidental suffit désormais à être considéré comme un danger pour la République.
 
Xenia Fedorova, 45 ans, ancienne présidente de RT France (fermée en 2022), chroniqueuse régulière sur CNews, Europe 1 et JDNews, vit et travaille en France depuis près de dix ans. Elle avait obtenu en 2024 une carte de résident de dix ans selon les procédures administratives classiques. Aujourd’hui, ces mêmes autorités qui lui ont délivré ce titre la qualifient de « relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » visant à « manipuler l’opinion publique » et à « saper la confiance des Français dans leurs institutions ».
 
Elle est déjà interdite de territoire en Allemagne. Son avocat a annoncé qu’elle formerait immédiatement un recours.
 
Pendant que les plateaux dominants diffusent sans contradiction le narratif officiel, une journaliste russe qui ose contester ce récit unique se voit menacée d’expulsion.
 
Le message est limpide : en France en 2026, certaines opinions restent tolérées… tant qu’elles ne dérangent pas le pouvoir.
 
Source Réseaux sociaux

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mercredi, 29 juillet 2026

Sarah Knafo publie « Le Casse du siècle » : numéro un des ventes un mois avant sa sortie

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Breizh info cliquez ici

Il n’est pas encore imprimé, personne ne l’a lu, et il est déjà en tête des ventes. Le Casse du siècle, premier livre de l’eurodéputée Sarah Knafo, paraîtra le 2 septembre chez Fayard. Un mois avant, les précommandes le placent en première position sur Amazon, et les grandes enseignes viennent d’ouvrir les leurs.

Le phénomène mérite d’être noté, car il est rare. Un ouvrage politique atteint généralement son pic de ventes dans les jours qui suivent le passage télévisé de son auteur. Ici, tout se joue en amont, et sans plateau.

Un livre qui se vend comme une série policière

C’est probablement la partie la plus intéressante de l’affaire, et elle relève moins du contenu que de la méthode.

Le site de lancement ne ressemble à aucune opération de communication politique classique. On y trouve un mur d’enquête : des photographies reliées par des fils rouges, des post-it griffonnés, une colorimétrie jaune et noir évoquant le ruban d’une scène de crime. Y figurent des logos d’institutions — Agence française de développement, France Télévisions, France Travail — et des clichés d’Emmanuel Macron, François Hollande ou Ursula von der Leyen, chacun annoté.

Le visiteur est invité à « suivre le fil » et à s’inscrire pour recevoir de nouveaux indices, des coulisses, des extraits inédits distillés jusqu’à la parution. Autrement dit : on ne vend pas un livre, on lance une saison.

L’emprunt aux codes du polar et du documentaire d’investigation est assumé, et il est efficace pour une raison simple : il transforme l’attente en participation. Le lecteur ne patiente pas, il enquête. À l’heure où le livre politique classique — celui qu’on annonce, qu’on commente trois jours et qu’on solde six mois plus tard — s’essouffle, le procédé mérite d’être observé par tous ceux qui vivent de l’écrit.

Ce que le livre annonce

Le ton du texte de présentation ne laisse aucun doute sur le registre : ils vous ont tout volé, ils ont tout détruit, et ils tiennent tout le système. L’auteur affirme avoir enquêté un an sur ce qu’elle qualifie de crime économique, en épluchant institutions et circuits de financement, et promet l’identité des responsables ainsi que l’organigramme de leur organisation.

L’éditeur revendique un ouvrage qui ne se contente pas de dénoncer mais avance des solutions à chaque scandale évoqué. La formule qui clôt l’argumentaire résume l’ambition : le lecteur entre dans l’enquête en victime, il en sort en juge.

Ni mémoires ni biographie, donc, mais un livre d’enquête revendiqué, chiffres et noms à l’appui. C’est cohérent avec le positionnement construit depuis l’élection de son auteur au Parlement européen en 2024 : finances publiques, dette, compétitivité, réindustrialisation, énergie, souveraineté économique. Un terrain que la classe politique française a largement délaissé au profit de l’affrontement permanent, et sur lequel elle s’est installée méthodiquement.

Le calendrier, qui n’a rien d’innocent

Reste la question que personne n’esquive vraiment : à quoi sert ce livre.

Reconquête n’a désigné aucun candidat pour 2027 et aucune candidature n’est officiellement déclarée. Sarah Knafo et Éric Zemmour consacrent, selon leur entourage, un été studieux à l’élaboration du projet présidentiel du mouvement, loin des estrades.

L’agenda de rentrée est en revanche parfaitement lisible. Le livre paraît le 2 septembre. Suivent des semaines de conférences et de dédicaces à travers le pays. Et les 12 et 13 septembre, Reconquête tient sa rentrée politique à Port-Marly, avec pour point d’orgue le discours de son président.

Dix jours d’écart. Le temps exactement nécessaire pour qu’un ouvrage s’installe dans le débat avant que ne s’ouvre la séquence programmatique. Ceux qui pratiquent la politique depuis un moment reconnaîtront la manœuvre : le livre sert de bande-annonce, il teste les thèmes, il mesure l’audience, et il occupe le terrain médiatique au moment précis où les rédactions cherchent de quoi remplir la rentrée.

En attendant, un constat s’impose : rares sont les responsables politiques français capables aujourd’hui de susciter une telle attente autour d’un texte qui n’existe pas encore. Que l’on partage ou non l’analyse, cela dit quelque chose de l’état de la demande — et du vide qu’occupe désormais celle qui, il y a peu, était encore présentée comme la conseillère de l’ombre.

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Loi Falorni : après les enfants, les Frères s’attaquent aux grands-parents

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De la contraception à l’euthanasie, dans un texte engagé, Camille Galic retrace l’influence des réseaux maçonniques dans les grandes réformes sociétales françaises.

Polémia

Des révolutions sociétales venues des loges ?

On peut penser ce qu’on veut du droit à mourir ainsi que des Loges. On n’oubliera pas, ainsi, que l’historien Jean Servier, pilier de la Grande Loge de France au sein de la loge « Les Forges d’Hiram » — à laquelle il consacra du reste son livre Les Forges d’Hiram ou la genèse de l’Occident (éd. Grasset, 1976) —, fréquentait volontiers l’extrême droite ; que le grand maître de la GLF, Richard Dupuy, qui exerça six mandats à la tête de cette obédience, fut aussi et simultanément l’un des avocats les plus talentueux lors des procès de l’Algérie française, celui du Petit-Clamart notamment ; ou encore que le préfet Jean Baylot (1897-1976), ancien haut dignitaire du Grand Orient, puis de la GLF et de la GLNF, qui abritait dans son appartement du XIVe arrondissement de Paris un remarquable musée maçonnique, fut un patriote exemplaire et un antimarxiste de choc.

Mais force est de constater que toutes les révolutions « sociétales » dont nous subissons les conséquences, en commençant par la chute de la natalité nationale, et dont nous crèverons peut-être, de la légalisation de la contraception en 1967 à la loi toute récente sur la fin de vie, ont été concoctées par et dans les officines maçonniques.

Pierre Simon, grand maître de la croisade néo-civilisationnelle

Si, sous de Gaulle, chrétien fervent, voire ostentatoire, le gaulliste Lucien Neuwirth, maçon affiché et rapporteur de la loi dépénalisant la contraception féminine, resta célèbre sous le sobriquet de « Lulu la pilule » pour son lobbying médiatique et parlementaire, le deus ex machina de l’opération fut en réalité le docteur Pierre Simon (1925-2008). Très actif au sein du Planning familial, il avait fait de la contraception — à cette occasion, lui-même et sa consœur et « sœur », la gynécologue Lagroua Weill-Hallé, m’avaient reçue très courtoisement quand je les avais interviewés en 1967 dans le cadre d’une enquête-fleuve pour Rivarol, chose impensable de nos jours —, puis de l’avortement libre, les combats de sa vie. Cela lui valut de devenir grand maître de la Grande Loge de France de 1969 à 1971 et de 1973 à 1975. C’était l’époque où il intriguait au cabinet de la ministre Simone Veil, dont il fut un conseiller très écouté, avant de mener également, et avec succès, la réflexion au sein du très officiel Commissariat général du Plan en faveur du mariage homosexuel, de la procréation médicalement assistée (PMA) et de « l’aide à mourir dans la dignité ». Eût-il vécu plus longtemps, sans doute aurait-il applaudi aux transitions de genre.

Ce parcours fut couronné, en 2007, par la création, par le ministère de la Santé, du prix « Éthique et dignité » portant son nom. Il n’empêcha d’ailleurs nullement ce médecin, accessoirement fondateur du Club des Jacobins — tout un programme ! — avec son acolyte Charles Hernu — Vénérable, quant à lui, du GODF et très proche de Mitterrand, qui en fit un ministre de la Défense jusqu’à la calamiteuse affaire du Rainbow Warrior en 1985 —, d’être le bienvenu dans toutes les sphères d’influence. L’évêque de Metz, sa ville natale, tint d’ailleurs à être présent à ses obsèques, car le défunt avait « inauguré un dialogue avec l’Église catholique ».

Les héritiers : Halimi, Romero, Falorni

Dans sa croisade « civilisationnelle », Pierre Simon devait être aidé sur le plan médiatique par deux complices : l’avocate Gisèle Halimi — née Zeiza Taïeb en Tunisie, dont elle garda toute sa vie la nationalité —, qui avait défié les pouvoirs publics de l’embastiller, elle qui se vantait urbi et orbi d’avoir avorté, et le journaliste aujourd’hui presque septuagénaire Jean-Luc Romero, transfuge du RPR — dont il claqua la porte sous prétexte de la « droitisation constante » de ce parti — au PS, en passant par le MoDem de Bayrou, héros de la lutte antisida et du droit de mourir dans la dignité, bien sûr. En récompense, cet homosexuel militant et veuf d’un mari tragiquement disparu lors d’une soirée chemsex extra-chaude occupa, de 2007 à 2021, la présidence de l’ADMD — Association pour le droit de mourir dans la dignité —, revendiquant près de 70 000 adhérents. Et, en 2016, sur proposition de Valérie Pécresse, il fut élu à l’unanimité par le conseil régional d’Île-de-France ambassadeur d’une « Île-de-France sans sida ». Pour lui, toutes les « bonnes causes » fusionnent.

Romero, qui, dans son prosélytisme et sa soif de reconnaissance, intervient dans tous les forums organisés par les diverses obédiences, n’est-il qu’un compagnon de route ou réellement affilié à l’une d’entre elles ? La question ne se pose pas, en revanche, pour Gisèle Halimi, qui ne fut pas seulement l’avocate passionnée des terroristes FLN et la défenseure des malheureuses gamines engrossées puisque, sur son site, la Grande Loge féminine de France, dont elle fut membre, la présente ainsi : « Initiée par Anne-Marie Gentily en janvier 1934 à la loge d’adoption “Minerve”, elle consacre sa vie et son énergie à l’expansion et au rayonnement de la franc-maçonnerie féminine », dont elle épousa tous les combats. Pour l’avortement libre en premier lieu, avec ce slogan : « Mon ventre m’appartient ».

Comme en écho, « Ma mort m’appartient » est aussi le slogan qu’adopta Olivier Falorni, issu d’une famille italienne ayant « fui le fascisme », député socialiste ensuite rallié au macronisme et siégeant à la Chambre jusqu’aux élections municipales de mars 2026, car il troqua alors son fauteuil de député pour celui de maire de La Rochelle. Mais la loi « sur la fin de vie » anticipée porte néanmoins son nom, alors que son glorieux ancêtre en la matière, le sénateur radical Henri Caillavet, membre du Grand Orient de France qui, dès 1978, déposa une proposition de loi « relative au droit de vivre sa mort », avait vu son texte rejeté en séance publique en 1980.

Qu’à cela ne tienne, « Sans cesse sur le métier remettons notre ouvrage » pourrait être le credo des Frères, dont Falorni est très proche, sinon affilié. Et, cette fois, réussite totale : le 15 juillet 2027, au terme d’un « débat constructif et respectueux […] dans le plein respect de notre démocratie », comme s’en est aussitôt félicité Emmanuel Macron, cette « loi de liberté » a été adoptée en troisième lecture par l’Assemblée nationale. 291 députés ont voté pour et 241 contre, dont 101 élus du Rassemblement national (1).

Ferrand arbitre

Mais le chef de l’État se réjouit aussi de la prochaine visite en France de Léon XIV, lequel risque de se formaliser de l’adoption de cette loi combattue par l’épiscopat, deux mois exactement, comme par provocation, après la publication de son encyclique Magnifica humanitas, conçue, au contraire, comme un hymne à la vie. Le Premier ministre Lecornu a donc aussitôt demandé la saisine du Conseil constitutionnel concernant le « respect des principes de liberté personnelle et de dignité humaine » sur certains points : notamment le délai trop court de rétractation — deux jours seulement — après la signature d’une demande d’aide à mourir, la situation impossible dans laquelle se trouveront les maisons de retraite tenues par des institutions catholiques, telles les Petites Sœurs des pauvres, et la situation non moins inconfortable des médecins et soignants chrétiens : s’ils refusent de pratiquer l’euthanasie, ne risqueront-ils pas d’être bientôt désignés à la vindicte publique comme le sont déjà trop de leurs confrères hostiles à l’IVG ?

C’est toutefois grâce à Macron et, un peu, au RN, frileusement réfugié dans l’abstention lors du vote des députés et sénateurs membres des commissions des lois des deux assemblées chargés de donner un successeur au sortant Laurent Fabius, que Richard Ferrand a été porté à la tête du Conseil constitutionnel en mars 2025. Or, Ferrand a fait toute sa carrière — professionnelle dans le secteur mutualiste, maçonnique par essence, puis politique — dans et avec la protection des Loges, d’ailleurs peu regardantes sur ses errements financiers.

C’est dire que ce recours sera de pure forme. Les Frères sont partout… Sauf quand il s’agit de défendre leurs raisons d’être officielles : la tolérance intellectuelle et la libre-pensée. Car il est infiniment moins dommageable — et condamnable — aujourd’hui de trahir le serment d’Hippocrate en donnant la mort que d’émettre, en matière d’histoire, d’enseignement, de sécurité ou d’immigration, des opinions divergentes. Aussitôt réputées sulfureuses, nauséabondes, et donc relevant du glaive de la Justice. Mais notre ami Éric Delcroix a déjà tout dit à ce sujet

Camille Galic
24/07/2026

(1) En revanche, 19 députés RN ont voté pour. Par ordre alphabétique : Maxime Amblard, Théo Bernhardt, Guillaume Bigot, Anthony Boulogne, Sébastien Chenu — vice-président du parti —, Bruno Clavet, Nathalie Da Conceicao Carvalho, Edwige Diaz, Alexandre Dufosset, Gaëtan Dussausaye — ancien directeur général puis président du FNJ —, Yoann Gillet, Alexis Jolly, Matthieu Marchio, Me Alexandra Masson, Bryan Masson, Thomas Ménagé, Kévin Pfeffer, Alexandre Sabatou et Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN au Palais-Bourbon. De leur côté, Franck Allisio, Frédéric Falcon et Stéphanie Galzy ont choisi l’abstention.

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mardi, 28 juillet 2026

La France a promis 16 Canadair. Dix ans plus tard, elle en attend toujours 4

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Jérôme Vigues cliquez ici

Il y a en ce moment même un feu de plus de 30 000 hectares qui grignote la Gironde, et pour la première fois de l'histoire on envoie un A400M militaire larguer du retardant parce que les Canadair, eux, ne suffisent plus. Il faut le dire lentement pour bien le sentir passer : la France, en 2026, en est réduite à improviser avec des avions de transport de troupes parce que sa flotte de bombardiers d'eau est usée jusqu'à la corde. Pas une image, un fait. Deux Dash et quatre Canadair pour tenir un front qui en réclamerait le double, pendant qu'une trentaine d'autres incendies brûlent ailleurs, dans le Var, dans les Landes. Presque mille militaires envoyés en renfort de neuf cents pompiers déjà sur les genoux. On appelle ça gérer une crise. Moi j'appelle ça courir après le feu avec un seau percé — et encore, un seau percé, au moins ça reste un seau. Là on en est à demander à un avion de transport de troupes, conçu pour larguer des parachutistes, de faire le travail d'un hydravion. Le syndicat des pilotes le disait déjà l'été dernier, avant même cette saison-ci : certains jours il n'y avait à Nîmes-Garons, la base historique, plus que zéro à deux Canadair réellement en état de voler. Zéro. On peut citer les deux cent mille pompiers volontaires et les quarante mille professionnels autant qu'on veut dans les discours du 14 juillet, si les avions restent au sol un an sur deux faute de pièces, les chiffres ne servent plus qu'à se rassurer soi-même.

Alors on remonte le fil, parce que ce fil-là ne date pas d'hier et qu'il faut le dérouler jusqu'au bout pour comprendre à quel point ce pays méprise ceux qui le protègent.

28 janvier 2020. Cinq mille pompiers défilent à Paris. Sept mois qu'ils réclament une prime de feu décente, sept mois qu'on les baladait. Leur demande : que la prime passe de 19 à 28 % du traitement. Rien d'extravagant, un rattrapage sur un métier qui use les corps et qui, depuis 2008, voit le nombre d'agressions contre ses agents grimper de près de 200 %. Et qu'est-ce qu'on leur a envoyé, à ces gens qui courent vers le danger quand tout le monde en fuit ? Des CRS. Des matraques. Des lacrymogènes jusque dans la cour d'une école maternelle. Le Parisien parlait de coups de matraque qui pleuvaient, et je me souviens très bien des images, des pompiers en uniforme, casqués, frappés par ceux-là mêmes qui sont censés protéger l'ordre public — sauf que visiblement, un pompier qui réclame de quoi soigner correctement les Français, ce n'est pas de l'ordre public, c'est une menace. Deux d'entre eux s'étaient même mis symboliquement le feu sur l'uniforme, ce jour-là. Tout est dit dans ce geste.

Et ce n'est pas un accident de l'histoire, un mauvais après-midi mal géré par un préfet nerveux. C'est une doctrine. Parce que les mêmes qui matraquent des pompiers savent aussi très bien matraquer des paysans.

Je pense à décembre dernier, aux Bordes-sur-Arize, en Ariège. Deux cent sept bêtes, des blondes d'Aquitaine, condamnées à l'abattage pour un cas de dermatose. Des centaines d'agriculteurs venus défendre le troupeau d'un couple d'éleveurs, bloquant l'accès à la ferme pendant deux jours, dans le calme, pour l'essentiel. Et puis le soir venu, les gendarmes mobiles qui débarquent, les grenades lacrymogènes qui répondent aux jets de projectiles. On déloge à la nuit tombée des gens qui défendaient leur outil de travail et leur vie entière construite autour d'un troupeau. Et ce n'était même pas la première fois : je repense au mouvement de janvier-février 2024, aux tracteurs bloqués sur les autoroutes, aux gaz, aux blindés de la gendarmerie déployés — huit véhicules blindés à roues excusez du peu, comme si des céréaliers en colère étaient une armée ennemie. Deux mille sept cents militaires mobilisés au plus fort de la crise. Pour des gens qui demandaient juste à vivre de leur travail.

Et voilà le point que personne ne veut voir, et c'est celui-là qu'il faut marteler : ce sont exactement les mêmes paysans, avec leurs mêmes tracteurs qu'on a vus bloqués par des barrages de gendarmerie, qui aujourd'hui sillonnent le Sud-Ouest avec leurs tonnes à eau pour aider à circonscrire les incendies. Personne ne les paie pour ça. Personne ne leur donne de médaille. Ils connaissent leurs terres, leurs chemins, leurs points d'eau mieux que n'importe quel plan ORSEC pondu à Paris, et ils y vont, sans qu'on le leur demande vraiment, parce que c'est leur pays qui brûle et que eux, contrairement à ceux qui décident depuis un bureau climatisé, ils ne peuvent pas se permettre de regarder ailleurs. Le même homme qu'on a vu se faire gazer pour avoir voulu sauver ses vaches se retrouve, quelques mois plus tard, à rouler toute la nuit avec sa citerne pour sauver la baraque du voisin. Et ce pays, en retour, lui envoie quoi ? Une matraque quand il proteste, et le silence quand il sauve. Toujours les mêmes qui encaissent, toujours les mêmes qu'on félicite jamais.

Remarquez, on sait très bien aimer les pompiers et les paysans, dans ce pays. À condition qu'ils restent à leur place. Un pompier bien sagement rangé derrière un ministre lors d'une cérémonie, avec un drapeau, une médaille et les caméras positionnées au bon endroit, ça, on adore. Un paysan qui pose fièrement devant son tracteur pour une photo de campagne électorale, ça aussi, on adore. C'est beau, c'est propre, ça fait de belles images pour le vingt heures. Mais qu'un pompier réclame des effectifs ou une retraite adaptée à un métier qui use les corps avant l'heure, qu'un paysan réclame de vivre dignement de sa production sans être écrasé par les accords de libre-échange et l'empilement des normes, et la tendresse institutionnelle disparaît en un clin d'œil. Les boucliers ressortent, les gaz aussi. Une enquête Ifop de 2023 disait que 97 % des Français faisaient confiance aux pompiers. Quatre-vingt-dix-sept pour cent, il n'y a probablement pas une autre profession dans ce pays qui bénéficie d'un tel crédit populaire — et c'est justement celle-là qu'on a choisi de gazer un mardi de janvier, comme si la popularité auprès du peuple rendait plus suspect encore aux yeux de ceux qui nous gouvernent.

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Dans le numéro de cette semaine (spécial été) de Rivarol : un bel article sur la biographie que Camille Galic a consacrée à Agatha Christie dans la Bio Collection

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Pour lire cet article cliquez ici et allez en page 15.

Site de Rivarol cliquez là

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Pour commander ce livre cliquez là

20:28 Publié dans Bio Collection, Kiosque de droite, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Persécution bancaire : pourquoi journalistes et militants de droite se plaignent d’une fermeture arbitraire de leurs comptes

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Paul Sugy

Depuis quelques années, des influenceurs, journalistes, militants ou élus situés à droite de l’échiquier politique dénoncent la fermeture arbitraire de leurs comptes en banque. Le secteur bancaire a œuvré pour mettre en échec une loi l’obligeant à plus de transparence.

C’est peu dire qu’Arthur de Watrigant a connu de meilleurs étés que celui-ci. Il y a deux ans le directeur de la rédaction de L’Incorrect, qui défend dans ses colonnes les idées d’une droite hussarde et conservatrice, s’est vu clôturer sans préavis le compte bancaire de son journal : la banque en ligne Qonto lui a tout simplement écrit dans un mail laconique envoyé un 25 juillet que le compte serait fermé et qu’il disposait d’un mois pour transférer les fonds ailleurs. «On a demandé des explications par mail mais on n’a obtenu aucune réponse. Et nous avions un second compte de secours chez une autre banque, qui a été fermé en même temps», se souvient-il. Pourtant, à l’en croire, sa rédaction ne présentait pas de découverts réguliers, n’avait pas passé d’opérations suspectes ou avec des comptes bancaires étrangers. Mais cette clôture de compte aurait causé un préjudice important au magazine, malgré l’ouverture en urgence d’un compte chez une nouvelle banque en ligne : «J’ai dû annuler mes vacances et on a mis un mois à tout réinstaurer, les virements automatiques, les charges, les mutuelles, les impôts, les imprimeurs, les routeurs, les abonnements internet, La Poste, le paiement des fournisseurs, des salaires et des piges... Et pendant ce temps on perdait toutes nos recettes : plus un seul virement ou paiement en ligne, et les prélèvements automatiques ont disparu, donc les gens ne pouvaient plus s’abonner !»

Parmi les journalistes, influenceurs et responsables associatifs marqués pour leur engagement au sein de la droite conservatrice et identitaire, ces mésaventures bancaires se multiplient. Le vidéaste Vincent Lapierre en avait fait les frais en 2018, lorsque le compte associatif du «Média pour tous» a été fermé par le Crédit Agricole. «Nous n’avons pas à vous fournir d’explication», lui a-t-on répondu laconiquement face à ses protestations. La militante féministe et identitaire Alice Cordier a connu des déboires similaires avec le compte bancaire ouvert par le collectif Némésis au Crédit mutuel, en plein été aussi : «Je me suis alors rendue physiquement au guichet de ma banque et ils étaient très embêtés. Un directeur a fini par me voir en me disant qu’il était désolé mais que nous avions été cataloguées comme un compte politique à risques et qu’il ne pouvait rien faire, que ça avait été décidé au-dessus de lui. On avait deux mois pour partir», raconte-t-elle. Deux mois au cours desquels chaque banque l’a refusée à son tour, obligeant même les militantes à transférer temporairement leur trésorerie sur le compte personnel de l’une d’elles en attendant de pouvoir rouvrir un compte pour l’association. «Ça nous a pris trois mois, jusqu’en décembre, et pendant ce temps on ne pouvait pas faire de levée de fonds alors que la fin de l’année civile est la période où les donateurs font les dons les plus importants : on a perdu presque une année de financement pour l’association», témoigne-t-elle.

Le site Fdesouche, le média Frontières, la chaîne TV Libertés... de nombreux autres médias ou collectifs proches de la droite nationaliste font état des mêmes tracas. Récemment, ce sont même des députés du Rassemblement national qui se sont plaints d’avoir été radiés de leur banque après leur élection, d’après une enquête de France Inter qui mentionne les noms de Stéphane Rambaud, Jean-Philippe Tanguy, Franck Allisio et Thomas Ménagé, parfois après vingt ans de souscriptions à des produits d’épargne au sein de leur établissement bancaire. Le fait est moins rare : s’agissant des élus, ceux-ci sont apparentés aux yeux des banques à des «personnalités politiquement exposées», à l’égard desquelles les banques sont soumises à des obligations plus spécifiques du fait des réglementations en matière de prévention du blanchiment et de la corruption. Raison pour laquelle celles-ci sont donc plus frileuses à s’exposer aux risques que représente une relation commerciale avec les hommes politiques.

Mais les banques semblent de plus en plus étendre le champ d’application de ces règles de vigilance aux associations, du moins à une partie d’entre elles. «Nous sommes soumis à ces obligations réglementaires qui nous contraignent à vérifier un certain nombre de transactions, et le législateur nous impose en la matière une obligation de résultats, pas de moyens» explique une source du Crédit mutuel. «Je m’inscris en faux contre l’accusation sur des motivations politiques : nous ne filtrons jamais nos clients en fonction de ce qu’ils pensent, sinon nous refuserions énormément de prêts et d’ouvertures de comptes, ce ne serait pas dans notre intérêt» poursuit ce professionnel proche de la direction du Crédit Mutuel. Cet interlocuteur indique par ailleurs que le Collectif Némésis s’était vu exiger plusieurs documents comptables justifiant de transactions bancaires passées avec le compte de l’association et n’avait pas donné suite à cette requête de leur banque, ce que les intéressées nient en assurant s’être soumises à toutes les requêtes concernant la transmission de documents comptables.

Une «persécution bancaire» à sens unique ?

Ce qui surprend, c’est que de nombreux collectifs ou associations non moins radicaux, mais penchant clairement à l’extrême gauche, semblent épargnés par ces tracasseries... y compris lorsqu’ils sont largement financés par des dons étrangers. Une simple recherche en source ouverte suffit pour s’en convaincre. Ainsi le Crédit mutuel qui a fermé les comptes de Némésis ou du média identitaire Breizh Info semble toujours abriter la trésorerie de la fédération communautariste Millî Görüş, un satellite du pouvoir turc, épinglé à de nombreuses reprises pour ses accointances islamistes, ou encore le collectif ouvertement outrageux à l’égard des forces de l’ordre «Justice pour Adama». Et le Crédit agricole, qui a mis fin à ses relations commerciales avec l’Institut Iliade, offre en revanche ses services à l’ONG Ummah Charity dont le président avait été placé en garde à vue pour avoir ouvert une cagnotte en soutien à Brahim Chnina, le parent d’élève jugé pour avoir été à l’origine de la campagne de haine contre Samuel Paty...

L’ennui, soulignent les trésoriers de nombreuses associations concernées par ce qu’ils nomment une «persécution bancaire», c’est que les banques n’ont aucun compte à leur rendre : l’absence de transparence à l’égard du client qui voit son compte fermé sans explications serait même nécessaire pour garantir la bonne mise en œuvre de la réglementation sur le «LCB-FT» - le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, en bon jargon de banquier.

À Bercy on reconnaît pourtant, dans les couloirs du Trésor, qu’un peu de transparence supplémentaire serait nécessaire. «Les banques nous expliquent qu’elles ont une liberté contractuelle, mais elles devraient au moins rendre des comptes quand elles se séparent d’un client. Car elles ne doivent pas oublier que l’État leur a octroyé un monopole, puisque c’est une profession très réglementée», glisse un techno fort au fait de ces dossiers.

Le lobbying de la Fédération bancaire française

C’est le combat qu’a voulu porter le sénateur (Modem) du Tarn Philippe Folliot, qui a connu lui aussi des déconvenues bancaires avec le Crédit agricole : le compte d’une association culturelle locale qu’il avait créée, La Bibliotèca, avait été fermé sans raison apparente «alors qu’on ne recevait pas un centime de l’étranger et qu’on n’avait jamais été à découvert». Le parlementaire s’est alors fendu d’une proposition de loi «visant à lutter contre les fermetures abusives de comptes bancaires», qu’il a fait voter à une très large majorité en première lecture au Sénat en 2024, puis qu’à l’initiative des centristes l’Assemblée nationale a voté à son tour l’année suivante. Le texte laissait aux banques la liberté de fermer un compte à leur guise mais les obligeait à expliquer leur décision auprès du client : «L’établissement de crédit motive gratuitement et par écrit, dans un délai de quinze jours ouvrés à compter de la réception de cette demande, sur support papier ou sur un autre support durable, la décision de résiliation», prévoyait ce texte.

Mais malgré un très large consensus, sur les différents bancs des deux assemblées, la proposition de loi n’a jamais été réinscrite depuis à l’ordre du jour pour un nouveau vote au Sénat. Comme si le texte s’était volatilisé en chemin. Il faut dire qu’entre-temps, le sénateur Philippe Folliot a vu se déployer un important lobbying de la part des représentants du secteur bancaire auprès des parlementaires, pour faire échec à cette loi. Ses propres comptes personnels ont été fermés du jour au lendemain par le CIC, quelques mois seulement après qu’il avait obtenu le vote de sa proposition de loi en première lecture. Il s’en est ouvert dans un courrier au président du Sénat Gérard Larcher, déplorant des «intimidations» - le directeur de son agence du CIC n’ayant pu lui-même donner d’explications, et garantissant qu’au niveau du suivi de ses comptes, aucun signal d’alerte ne pouvait expliquer cette fermeture : la décision avait été prise bien plus haut.

Dans le même temps, un haut fonctionnaire proche de Bruno Le Maire à l’époque assure que le cabinet du ministre a été directement démarché par des représentants de la FBF, la Fédération bancaire française, qui représente les intérêts du secteur auprès des institutions politiques et qui siège même au sein d’un comité permanent réunissant les acteurs publics et les banques privées, le CCLRF. Reconnaissant son intervention auprès des parlementaires au sujet de ce texte, le responsable de la communication de la FBF Benoît Danton admet au Figaro avoir l’an passé «appelé le Parlement à étudier l’impact d’un texte désormais très éloigné de l’objectif initial, et qui porte désormais des motifs flagrants d’inconstitutionnalité», arguant donc que le texte amendé par les députés aurait excédé l’intention originelle d’une simple demande de transparence auprès des banques. Sans reconnaître toutefois que l’intervention de la FBF est même remontée jusqu’à Matignon, comme l’assure pourtant au Figaro une source ministérielle.

Reste qu’en l’état, inchangé, du droit, les associations, les médias ou les militants politiques qui se voient fermer leurs comptes n’ont d’autre choix s’ils échouent à trouver une autre banque que de déposer une procédure auprès de la Banque de France, très chronophage : celle-ci garantit en effet un «droit au compte». En présentant plusieurs lettres de refus par les banques d’ouvrir un compte, un client peut demander à la Banque de France de désigner d’office une banque qui est alors tenue de lui créer un compte. Mais outre que la procédure peut mettre plus de trois mois à aboutir, encore faut-il pouvoir produire des lettres de refus. Sinon, l’absence de réponse finit par valoir refus, mais la procédure est rallongée d’autant... Surtout, passé un délai de six mois, la banque désignée peut à nouveau fermer le compte bancaire ainsi ouvert - et le client repart alors de zéro.

Source : Le Figaro 28/7/2026

10:30 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |