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lundi, 19 avril 2021

La geste d’une reine

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Bertrand de Saint-Vincent

Les images des funérailles s’enchaînent dans un alignement tiré au cordeau. Nulle place pour l’amateurisme ou l’inspiration de dernière minutes dans ce ballet dicté par les siècles. Pour ses adieux au prince Philip, la monarchie britannique a sorti le grand jeu. Parade militaire dans les allées du château de Windsor. La famille, réduite aux plus proches - 30 personnes — avance d’un pas égal derrière le Land Rover, dessiné par le duc d’Édimbourg, sur lequel repose son cercueil ; une casquette et un sabre d’officier trônent sur ce dernier.

Sur son passage, les gardes inclinent respectueusement la tête. Émotion et humilité. Les larmes du prince Charles, le collier de la reine, que porta un jour Diana, resplendissant autour du cou de Kate Middleton. Il n’y a pas de hasard. Le soleil se reflète sur la carrosserie de la Bentley bordeaux à bord de laquelle a pris place Elizabeth II; il fait scintiller les décorations épinglées sur les habits noirs des Royals. Le ciel est d’un bleu roi, l’air limpide. La musique d’un requiem sur mesure : trompettes de la Royal Navy, sifflement des pipes de marins, notes de cornemuse du régiment  royal d’Ecosse. Le son du canon et celui des cloches, l’hymne britannique – God Save the Queen – et les chants religieux. Une minute de silence réunit le royaume.

A l’entrée de la chapelle Saint-Georges, l’archevêque de Canterbury accueille la souveraine. Le moindre geste est millimétré. La procession funéraire n’a pas excédé huit minutes. Seule au monde, une vieille dame pénètre dans l’église et s’assoit  dans la stalle qui lui est réservée. Au-dessus de son masque noir, son regard perdu fixe le vide qu’a laissé en elle le départ de son époux.

À la fin de la cérémonie, les caméras suivent un bref échange entre William et Harry. Tout cela ne formerait qu’un tableau magnifique, mais éphémère, si ces images n’étaient reliées entre elles par le lien sacré de la monarchie. C’est ce régime, à l’aura mystérieuse, qui confère à ces gestes leur grandeur et à une nonagénaire sans vrai pouvoir, celui, irritant pour certains, de sublimer le monde.

Source : le Figaro 19/04/2021

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jeudi, 15 avril 2021

Les désaccords d’Evian

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Etienne Defay

C’est l’histoire d'un ven­deur d'eau qui avait oublié que les musulmans de France étaient en plein ramadan. Ce mardi, la personne chargée du compte Twitter de la marque Evian postait un message demandant si tout le monde avait bien bu un litre d'eau aujourd'hui. Il n'en fallait pas plus pour déchaîner les mu­sulmans du réseau social accusant la marque d'islamophobie manifeste. Comment peut-il oser demander si tout le monde a bu aujourd'hui alors que les croyants n'avaient pas le droit de boire ? Devant le torrent d'insultes et de menaces, et plutôt que d'assumer sa question, la marque a présenté ses ex­cuses.On serait presque tenté de penser que Pilate s'était lavé les mains avec de l'eau d'Evian spécialement importée par galère.

Cette affaire est anodine mais elle révèle deux choses : premièrement, la France tout entière est censée se mettre au pas du ramadan. Les entreprises et les citoyens sont priés de s'abstenir de parler 'de nourriture ou d'eau en public de peur d'exciter la susceptibilité de ses ha­bitants musulmans. Deuxièmement, elle démontre la force de frappe de ces mêmes musulmans capables de faire faire demi-tour à n'importe qui. Elle est révélatrice de la peur qui paralyse l’opinion dès qu’il s’agit de cette frange de la population. Un tag sur une mosquée ? Le ministre de l’Intérieur se déplace. Pour les catholiques, il faut au minimum une église qui brûle pour espérer voir un ministre arriver.

A vrai dire, depuis plusieurs mois, le climat est irrespirable. Pas à cause d'une supposée et délirante islamophobie d'Etat comme aime à le prétendre la France Insoumise pour raisons électo­rales évidentes, mais bien à cause de cette montée en puissance d'un isla­misme grimpant maquillé en indigé­nisme. Ne serait-ce que l'annonce de la sortie d'un album de slam interprété par Tariq Ramadan. Un exercice artis­tique douteux qui voit l'ex-meilleur ami musulman de la gauche parisienne déclarer « Vous allez perdre vos pri­vilèges et votre identité. Vous serez sauvagement remplacés ». Tout un programme. Dans ce climat irrespirable ponctué de violences gratuites (qui a parlé de Christophe, 45 ans, égorgé au bas de son immeuble dans le Nord ?), de séparatisme avéré et d'attaques ter­roristes, la France parvient encore à être prise en otage par une supposée islamophobie. Qui parmi les musul­mans dénonce cette supercherie ? Dans le concert de pleureuses, heureusement certaines réactions de bon sens comme Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la Grande mosquée de Paris qui a estime sur RTL qu'il n'y a « pas du tout » un climat anti-musulmans en France.

Il y a quelque chose de fascinant d'ailleurs à voir les journalistes chercher frénétiquement des figures médiatiques de l'islam affmner la paix et la modé­ration sur une antenne ou une chaîne de télévision. Une fois que vous avez invité plusieurs fois l'imam Chal­ghoumi, vous tournez vite en rond. Le débat sur le séparatisme a montré un sursaut français léger, l'affaire des mos­quées de Strasbourg a fait tweeter tout le monde, mais derrière, rien. La conquête se poursuit. La seule chose que demande la France, c'est qu'elle se fasse en douceur.

Source : Présent 15/04/2021

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lundi, 12 avril 2021

Vaccination : pour ou contre ?

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Nos amis du site Nice-Provence.info ont constitué un petit dossier sur la vaccination et en arrivent à la conclusion que cela ne relève pas d'une urgente nécessité tant les interrogations demeurent quant à l'efficacité réelle des différents vaccins. A voir ici

 

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Vers toujours plus de cc diversité

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Franck Delétraz

Cette fois, c'est bien fini : après moult revi­rements et déclarations contradictoires, Macron a donc officiellement annoncé jeudi aux hauts cadres de la fonction publique réunis lors d'une « convention des manageurs de l'Etat » la suppression de la très prestigieuse Ecole nationale de l'adminis­tration créée en 1945 par le général De Gaulle, et son remplacement dès 2022 par un « Institut du Service public ». Une décision censée évidemment répondre aux nombreux contempteurs de cette école qui, non sans raison, lui reprochent sa déconnexion du peuple français, mais dont on aurait tort de croire qu'elle est seulement démagogique. Car, derrière la volonté affi­chée de produire des élites davantage au fait de la réalité quotidienne de nos compatriotes, l'objectif est d'abord et surtout de promouvoir la « diversité »dans les plus hautes sphères de l'administration et de !'Etat.

Si les grands médias présentent aujourd'hui cette décision de Macron comme la conséquence directe de la crise des Gilets jaunes, celle-ci s'inscrit en réalité davantage dans le cadre de la vaste entreprise de subs­titution des élites françaises par des  « jeunes »issus des minorités engagée depuis maintenant des années dans l'ensemble de nos grandes écoles. Entreprise qui puise elle-même sa source dans les écrits nauséabonds du marxiste Bourdieu qui, dès les années 60, dénon­çait la « monopolisation » de ces prestigieux établissements par les «héritiers de la culture dominante». D'ailleurs, le chef de l'Etat lui-même n'a guère tenté de cacher le but ultime de cette suppression puisque, annonçant par la même occasion son remplacement prochain par l'« Institut du Service public »,celui-ci a largement insisté sur le fait que cette nouvelle école de formation des hauts fonctionnaires aura en priorité pour mission de...« sélectionner des profils moins dé terminés socialement ». En clair : davantage de candidats issus de l'immigration et des banlieues ethniques.

« La France a besoin d'une élite »

Une volonté de promouvoir la « diversité »dansles plus hautes sphères de l'administration française qui était déjà présente dans le rapport que lui a remis Frédéric Thiriez en février 2020, mais que le président n'a,semble-t-il, pas osé suivre jusqu'au bout puisque, dans ses conclusions, le chef de la Mission d'information sur la haute fonction publique allait jusqu'àpréconiser le recrutement des hauts fonctionnaires sur la base d'un concours remanié, appliquant notamment la discrimination positive à son entrée...

Bref,quoi qu'il en soit,cette condamnation à mort de !'ENA n'a évidemment pas laissé indifférente l'opposition. Notamment à droite, où Bruno Retailleau a, à juste titre, assimilé la décision du chef de l'Etat à « la politique du bouc émissaire ». En effet, a expliqué le patron des sénateurs LR, en rappelant que la France avait « besoin d'une élite »,« on supprime l'ENA pour ne pas avoir à réformer l'Etat. [...] Le problème, ce n'est pas l'ENA. Le problème, c'est le politique qui doit diriger son administration ».

Source : Présent 10/04/2021

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dimanche, 11 avril 2021

Un nouveau numéro du journal québécois : Le Harfang

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Harfang : Le magazine de la Fédération des Québécois de Souche – Vol. 9 N° 4
 
Prendre du recul pour mieux analyser, comprendre, voir, et surtout se diriger, c’est le rôle du magazine : Le Harfang.
 
Au sommaire :
 
Dans ce numéro, un entretien avec André Gandillon, directeur de la revue française Militant, autour du thème de la refonte de l’économie.
 
Sylvain Gauthier pour sa part, aborde l’épineux sujet de la décroissance.
 
C.E. Boilard remet l’histoire à l’endroit sur l’historique de nos relations avec les divers peuples amérindiens.
 
Nous accueillons également dans nos pages la contribution du prolifique auteur français George Feltin-Tracol.
 
Achat et abonnement : harfang@quebecoisdesouche.info ou quebecoisdesouche.info cliquez ici

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À PROPOS DE LA CHASSE À COURRE

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Tirons sur la chasse !

Article publié dans le n°56 (hiver 2020 2021 - cliquez ici) de la revue Synthèse nationale dans la rubrique "Les pages du marquis".

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

Écrivain, directeur d'émission sur Radio Courtoisie, Président des Amis de Synthèse nationale.

Eh bien oui, je suis un monstre. J'assume ! J'aime la France. Celle des rois et des deux empereurs. J'apprécie les visites dans les autres pays. Enrichissantes... Mais, après chaque pérégrination, quelle joie de retrouver l'Hexagone !

Je ne peux prier que dans la Tradition (que voulez-vous ? Mon éducation sans doute) et suivre la Sainte-Messe qu'en latin.

Je suis fanatique du Grand Opéra appréciant, toutefois, Edith Piaf et Léo Ferré, entre autres. J'ai été élevé par un beau-père éditeur de musique et surtout administrateur de la Réunion des Théâtre lyrique nationaux.

Je déguste le spectacle de la corrida (à laquelle je me suis exercé, à Séville, dans les années soixante...) l'un des symboles forts de l'Espagne triomphante et machiste. En tête, j'ai le souvenir des amours brûlantes du célèbre matador Luis-Miguel Dominguin et de notre B.B. nationale qui n'avait pas encore pensé à sa fondation pour les animaux. Il est tout à son honneur de ne rien renier.

Et voici le bouquet : je suis passionné de chasse à courre ! Horreur, je n'ai aucune explication à cette dépendance ("addiction" en français...).

Régulièrement (accidents ou pas) la vénerie revient sur le devant de la scène médiatique toujours pour exiger sa mort. La Covid met temporairement en recul cette fureur réactivée l'an passé à la suite d'un drame. Une femme, enceinte de six mois, morte à la suite de morsures de chiens (sic).

La triste affaire du chien Curtis

Penchons-nous sur cette histoire éclairante sur le sujet. Un an déjà... Le 3 novembre 2020 les médias annoncent sommairement les conclusions officielles sur la mort d'Élisa Piarski. Son décès avait provoqué beaucoup de tapage... Et pour cause.

10 novembre 2019, Forêt de Retz (Aisne). Tôt le matin, la jeune Élisa part courir avec Curtis, le chien de Christophe Ellul, son compagnon. Au lointain se déploie une chasse à courre avec une meute d'une quarantaine de chiens de grande vénerie (des "Français tricolores"). Il semblerait qu'Élisa ait croisé un promeneur avec un chien. Curtis s'énerve, s'agite et la mord. Apeurée elle appelle son maître et entraîneur (qui le dresse à la discipline du "mordant", interdite par la loi). Arrivé sur place, il constatera la mort de son amie couverte de morsures. Immédiatement, la rumeur devient version officielle : "Elle a été dévorée par des chiens. On connaît les coupables, la meute... Si la chasse à courre était interdite, de telles horreurs ne se produiraient pas !"... Jacques de La Palice, le maître d'équipage incriminé fût jeté en pâture aux "anti-tout" particulièrement remontés contre la chasse de toutes natures. Très digne, il tentait (precdicare deserto) d'expliquer, en vain, que les heures, lieux, traces des chiens ne correspondaient curieusement pas à la triste réalité. Ses chiens n'étaient pas concernés. Que nenni ! "À mort le mosieu du château ! "

Au final, il s'avère qu'après une année d'expertises nombreuses, fiables (et coûteuses) concernant l'ensemble de la meute, le seul coupable est Curtis. Il n'y aura aucune excuse. Que des protestations véhémentes du propriétaire de Curtis. J'imagine bien volontiers sa tristesse : sa compagne et son bébé sont morts et Curtis promis à l'euthanasie. J'espère que le sort de la chasse à courre n'est pas encore joué. Je crois à la résistance des veneurs qui sont mieux préparés pour disserter de la vénerie que les "écolos" revanchards volontairement aveuglés sur le sujet (comme sur bien d'autres).

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vendredi, 09 avril 2021

Le maire d’Alberville pris au piège par la République elle-même

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Comment je suis obligé d’autoriser la construction d’une école islamiste turque

Par Frédéric Burnier Framboret, maire d’Albertville

Le 7 avril, le tribunal administratif de Grenoble m’a condamné à signer un arrêté accordant le permis de construire d’une école privée portée par l’association Confédération islamique Millî Görüs (CIMG). Cette association est celle qui, actuellement, construit la mosquée de Strasbourg et qui fait partie des trois organisations ayant refusé de signer  la charte des principes pour l’islam de France.

Le groupe scolaire envisagé comprendra 16 classes, un réfectoire, une cuisine, un gymnase. La capacité de cet établissement s’élèvera à 400 élèves au total, ce qui représente un quart des 1 200 écoliers de notre commune. Cette nouvelle école, de par son ampleur, aura des conséquences immédiates dramatiques : la fermeture de plusieurs classes, voire à terme d’une école publique, ainsi que la polarisation d’un quartier pour lequel je travaille depuis mon élection en 2017, afin d’y instaurer un vivre ensemble solidaire et harmonieux.

L’intention affichée du CIMG est de créer une école privée, prodiguant un enseignement « hors contrat », sur des bases et des valeurs premières qui ne sont pas celles de notre République. Cette construction d’école s’inscrit dans le projet global de la fédération européenne dépendant du CIMG : construire des écoles après avoir réalisé des mosquées. À Albertville, la mosquée a été achevée en 2014.

Ce projet est envisagé au cœur d’un quartier de 3 000 habitants, classé prioritaire au titre de la politique de la ville. L’État et les collectivités locales financent de nombreuses actions pour le renouvellement urbain du quartier dans le domaine du cadre de vie, de la cohésion sociale et du développement économique. Quatre orientations principales sont privilégiées : la jeunesse, la lutte contre les discriminations, l’égalité femme- homme, la citoyenneté et les valeurs de la République.

Voilà des faits, qui, lorsqu’on les met côte à côte, posent une vraie question sur le fonctionnement et la cohérence des moyens dont disposent nos institutions pour protéger notre République et faire respecter ses principes.

Pour l’élu local que je suis, maire d’une ville de 20 000 habitants située dans le dynamique département de la Savoie, ce projet d’école privée est en contradiction totale avec les objectifs de la convention de renouvellement urbain signée par les collectivités locales avec l’État en 2019. Cette convention prévoit, pour tout projet, l’adhésion aux valeurs de la République et la nécessaire collaboration des établissements scolaires publics. D’ailleurs, le principal groupe scolaire primaire existant est soutenu par des crédits pédagogiques nationaux pour qu’il devienne un des vecteurs d’attractivité du quartier. Un important projet municipal
de réhabilitation de plusieurs millions d’euros, subventionné en partie par l’État, est également en cours pour cet établissement, l’un des plus importants de Savoie.

Donc, d’un côté nous avons une organisation privée, confortée par une décision de justice pour mettre en œuvre un projet démesuré et inadapté au territoire, et qui revendique de par son appartenance ne pas vouloir s’intégrer dans un autre système. La crainte clairement exprimée de ses dirigeants est l’assimilation de la jeunesse turque aux valeurs républicaines de la France ; ils militent en faveur d’une partition territoriale qui polarise la vision de la société entre un « nous » et un « eux ».

J’ai rencontré deux fois le président national du CIMG France, Fatih Sarikir, lors de l’instruction du permis de construire et pendant le recours judiciaire. Celui-ci, défendant son projet démesuré, m’a expliqué la chance qu’avait Albertville d’avoir été choisie pour ce projet, et m’a également promis que ses portes seraient ouvertes pour les services de la ville et les habitants d’Albertville... Un monde inversé en quelque sorte, où le représentant d’un pays étranger devient l’aménageur et l’hôte de la cité laïque et républicaine sur son propre territoire.

De l’autre côté, nous avons l’État français, qui finance des projets ambitieux de réaménagement urbain et d’intégration, mais qui ne donne pas aux maires des moyens législatifs efficaces pour contrer et empêcher ce type d’implantations qui lui sont clairement en opposition et qui mettent en péril les fondements de notre société par l’éducation de nos enfants.

Entre les deux, des élus locaux en première ligne et au plus près des réalités mais démunis en pareille situation. Il est urgent que le Parlement adopte des dispositions législatives adaptées pour permettre aux maires de contrer l’installation d’associations ou des entreprises pilotées par des puissances étrangères qui favorisent une cristallisation identitaire au cœur de nos territoires.

Source : Le Figaro 9/04/2021

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Confinement, vaccins… qui croire ?

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Entretien avec Alain de Benoist

sur le site Breizh-info.com

Breizh-info : Fermeture des écoles, limitation des déplacements, brimades, la folie sanitaire continue en France. En tant qu’observateur avisé de la vie publique dans notre pays, n’êtes-vous pas fasciné par la passivité des citoyens face à des autorités qui, pourtant, font quotidiennement preuve d’incompétence (ou de malhonnêteté) ?

Alain de Benoist : En mars 2020, à l’époque du premier confinement, j’avais écrit qu’on pourrait y voir un test de soumission grandeur nature. La passivité dont vous parlez confirme à première vue mon propos, ce qui ne veut pas dire d’ailleurs qu’elle durera éternellement. Mais quelle est la cause profonde de cette soumission, qui n’est qu’une variante de la vieille thématique de l’esclave amoureux de ses chaînes (la « servitude volontaire » de La Boétie) ? On sait depuis longtemps que le meilleur moyen de faire accepter des restrictions des libertés est de les justifier par la nécessité de garantir la santé ou la sécurité (ou encore par la « menace terroriste »). Mais il me semble qu’il faut aller plus loin.

A la source de cette passivité, je vois d’abord un sentiment d’impuissance. Les citoyens savent très bien qu’on leur impose des règles dont beaucoup sont absurdes, voire grotesques. Ils savent très bien que les pouvoirs publics ont géré cette crise sanitaire d’une façon lamentable. Ils voient bien qu’après avoir cafouillé sur les masques et sur les médicaments, on cafouille sur les vaccins. Ils voient bien que l’Europe a fait la preuve de son inexistence en s’avérant incapable de mettre au point une politique commune, et que notre système de santé est incapable de s’adapter à l’épidémie parce qu’on l’a traité depuis des années comme une entreprise privée, soumise aux règles du zéro stocks et des flux tendus. Ils voient bien également qu’en voulant sauver des vies individuelles par le « distanciel » et le télétravail, on est en train de disloquer le corps social. Ils se sentent exilés (sous le fascisme italien, on appelait confinati ceux qu’on exilait dans des îles lointaines !). Mais ils se sentent surtout impuissants, parce qu’ils sont confrontés tous les jours à des informations totalement contradictoires (auxquelles s’ajoutent encore les affirmations des virologues de comptoir et des épidémiologistes autoproclamés, pour ne rien dire des délires complotistes).

La question que tout le monde se pose et qui rend fou, c’est : qui doit-on croire ? Aux débuts de la pandémie, Macron disait qu’il fallait suivre les avis du « Conseil scientifique », c’est-à-dire considérer leurs recommandations comme des ordres (il semble en être revenu depuis). On a vu alors le mythe de l’expertocratie fondée sur « la science » exploser en direct, puisqu’on a rapidement découvert que « ceux qui savent » ne sont pas d’accord entre eux. Du coup, les gens n’y comprennent plus rien. Tous leurs repères ont disparu. Ils en ont assez, mais ils ne savent pas quoi faire. C’est la raison pour laquelle ils se résignent, jugeant de la situation sous l’horizon de la fatalité. Cela n’aura peut-être qu’un temps, mais pour l’instant on en est là.

Breizh-info : N’est-ce pas la peur, finalement, qui pousse les individus, les uns à côté des autres, à ne pas, à ne plus réagir ? Il semblerait que l’homme occidental ait désormais peur de tout (de mourir, d’agir, de vivre…). Est-ce le signe de quelque chose de potentiellement grave civilisationnellement parlant ?

Alain de Benoist : Il est sûr que dans la société des individus, l’opinion dominante est qu’il n’existe rien de pire que la mort (d’autant plus que pour la majorité de nos contemporains il n’y a rien après). Cette opinion est caractéristique de toutes les époques décadentes, alors qu’à d’autres époques on estime que la servitude ou le déshonneur sont pires que la mort et que certaines causes méritent que l’on donne sa vie pour elles. Parallèlement, la vie est prise comme un absolu sans particularités, ce que les Grecs appelaient zoè, la « vie nue », la simple existence biologique, par opposition à la bios, le mode de vie, la vie pleinement vécue. De nos jours, on se préoccupe beaucoup de l’allongement de l’espérance de vie, c’est-à-dire de sa simple durée, plus rarement de son contenu. Comme le dit l’excellent Byung-Chul Han, « la quête de la vie bonne a cédé la place à l’hystérie de la survie ». Ceux qui veulent le plus survivre sont aussi ceux qui n’ont jamais vécu. Voilà pour l’aspect « civilisationnel ».

Cela dit, il ne faut pas disqualifier la peur, comme le font ceux qui roulent les mécaniques en répétant « même pas peur ! » pour se rassurer. La peur n’est pas seulement le fait des froussards : seuls les inconscients n’ont jamais peur. Les gens courageux ne sont pas ceux qui ne connaissent pas la peur, mais ceux qui la surmontent. Il y a aujourd’hui beaucoup de raisons d’avoir peur : peur du chaos qui s’étend partout, peur de la précarité sociale, peur des faillites et des fermetures de petits commerces qui vont faire suite à la pandémie, peur d’une crise financière mondiale, etc. Les uns ont peur de voir Marine Le Pen arriver au pouvoir, d’autres ont peur des racailles et des « islamo-gauchistes ». Toutes ces peurs ne se valent pas, la grande question restant de savoir si, face à elles, on se résigne ou si l’on résiste. Mais la peur n’est pas toujours un fantasme.

Breizh-info : N’y a-t-il pas un paradoxe en France actuellement avec l’introduction à venir d’un possible droit à l’euthanasie par les mêmes autorités qui sacrifient une population pour sauver un maximum de vieillards ?

Alain de Benoist : On n’aurait pas de mal à vous répondre que les vieillards actuellement hospitalisés en réanimation ne sont pas forcément candidats à l’euthanasie ! C’est un peu comme si vous trouviez paradoxal qu’on cherche à toujours mieux protéger les enfants alors même qu’on autorise l’avortement…

Breizh-info : Comment expliquez-vous par ailleurs que cette peur se soit diffusée au niveau mondial, à tel point que des pays n’ayant rien à voir avec des démocraties occidentales agissent finalement de la même façon ? Toute raison a-t-elle quitté notre planète ou bien est-ce dans l’ordre des choses ?

Alain de Benoist : A des degrés divers, le virus s’est diffusé dans le monde entier. Il est assez logique que les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Notons quand même que les pays considérés (et bien souvent dénoncés) comme « illibéraux » sont, dans l’ensemble, ceux qui ont combattu l’épidémie avec le plus d’efficacité. Quand le moment sera venu de dresser un bilan, il y aura peut-être quelques leçons à tirer de ce côté-là.

Breizh info cliquez ici

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jeudi, 08 avril 2021

Je suis assigné à résidence sur mon lieu de vacances !

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Hugues Bouchu

Si l’on vous annonçait du soir au lendemain l’impossibilité de vous rendre chez soi, sous prétexte d’une nouvelle et énième attestation de déplacement, que feriez-vous ? Aussitôt averti, je m’en requiers auprès des services du ministère de la Santé, autrement dit «Corona gouv ».

Car en effet, je me suis déplacé en région pour un séjour familial. Tout était ficelé, en bonne et due forme, avec la confirmation des mêmes services ministériels. Billets de train réservés à une date antérieure aux déclarations du gouvernement, départ prévu avant le confinement national et retour au domicile en date convenue avec « CoronaGouv. »… Tout semblait donc accordé.

Or, à l’appui d’une nouvelle attestation dérogatoire décidée et publiée dans la nuit, plus rien ne m’autorisait  à me déplacer en train sur une longue distance. Je devais prendre mes inquiétudes en patience en élaborant plusieurs sorties de secours.

Je me suis donc à nouveau rapproché des mêmes autorités, mais c’était se confronter aux murs d’une administration policée… Rien n’y faisait, j’aurais dû « anticiper mon retour bien avant la période pascale tolérée par notre président de la République », pour reprendre les termes qui me reprochaient ma situation…

Heureusement que je n’ai pas d’obligation impérieuse, professionnelle ou autre, mais jusqu’à nouvel ordre je suis assigné à résidence sur les lieux de mes vacances…
À une époque, nous étions confrontés à deux zones. L’une occupée, l’autre « libre »… Pour autant, il fallait aussi une autorisation de déplacement délivrée par des autorités au pouvoir. Cela s’appelait un « ausweis »…

Il ne me reste plus qu’à attendre que nos libertés retrouvent leur liberté.

Hugues Bouchu est délégué des Amis franciliens de Synthèse nationale

Source Riposte laïque cliquez ici

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mercredi, 07 avril 2021

Vacciner n’est pas libérer ?

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Paul Vermeulen

L’expression  « tricher n'est pas jouer » s'entendait beaucoup autrefois dans les cours de récréation. Au sujet de la pandémie, le gouvernement triche souvent avec la vérité, les chiffres, la communication, changeant les règles d'un jeu qui, de toutes les façons, n'est pas clair tant les règles en sont incompréhensibles. « Tricher n'est pas jouer»? « Vacciner, n'est pas libérer» non plus, semble-t-il.

Saisi par un octogénaire vivant dans l'un des premiers départements concernés par les mesures de restriction maintenant étendues à tout le pays, le Conseil d'Etat a débouté sa demande. Que voulait-il ? Etre libre de se déplacer car il a reçu ses deux doses de vaccin. Problème réglé ? Non. Malgré les multiples affir­ mations des divers membres du gouvernement, être vacciné contre le coronavirus ne permet pas de se déplacer en France. Dans son ordonnance rendue le vendredi 2 avril, la plus haute juridiction adminis­trative française indique que « les personnes vaccinées peuvent demeurer porteuses du virus et ainsi contri­buer à la diffusion de l'épidémie ». La même ordonnance précise que le vaccin contre le Covid-19 « n'éli­mine pas complètement » le risque de contamination et que cette « atteinte à la liberté individuelle [...] ne peut en l'état, au regard des objectifs poursuivis, être regardée comme disproportionnée en tant qu'elle s'applique aux personnes vaccinées». Olivier Véran a confirmé le rejet de la requête. Etre vacciné ne rend donc pas plus libre.

La France est ainsi devenue le territoire d'Ubu roi. Les personnes vaccinées sont considérées comme ne l'étant pas puisque, à l'opposé de ce que répètent les mantras gouvernementaux, elles ne bénéficient pas d'une amélioration de leur situation quotidienne personnelle. Il n'y aurait pas encore assez de vaccinés, malgré la campagne de propagande d'un exécutif qui affmne le contraire tous les jours.Beaucoup pen­ saient que, une fois vaccinés, une fois franchi le cap de la peur de vaccins dont on ignore beaucoup sinon que les effets secondaires sont nombreux et dangereux, ils pourraient se déplacer librement sous réserve de bien appliquer les gestes barrières. Que nenni ! Vac­ cinés mais (faussement) confinés, comme tout le monde ! Une question vient évidemment à l'esprit : si cela ne permet pas la liberté de déplacement, autre­ ment dit si cela ne protège ni ceux qui sont vaccinés ni les autres, à quoi bon aller se faire vacciner ? Une autre question: pourquoi annoncer une vaccination prochaine des enseignants s'ils ne peuvent pas aller enseigner? Un nouveau mensonge pourrait bien se profiler : le vaccin ne conduira pas forcément à la sortie de la crise sanitaire. Ce que le gouvernement confirme par défaut, selon l'avocat de l'octogénaire, en motivant son refus par le fait que les vaccins« ne fonctionnent pas à 100 %» et qu'il y a« une incertitude sur ces vaccins».Ce sont les mots de deux mémoires communiqués par le ministère de la Santé. La vac­ cination à grande échelle démarrerait-elle avec des vaccins qui ne fonctionnent pas vraiment ?

PS : Le Pdg de Moderna, Stéphane Bancel, Français vivant aux Etats-Unis, figure au baromètre de Forbes où il vient de rentrer parmi les plus riches du monde.

Source : Présent 07/04/2021

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mardi, 06 avril 2021

ERIC ZEMMOUR : UN CANDIDAT PAR-DELÀ LES SONDAGES ET LES AUGURES

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Jacques Bompard, maire d'Orange

Plus l’hypothèse Zemmour s’immisce dans le paysage politique de la future présidentielle, plus les sondages tentent de cerner les contours exacts de cette envie populaire. Au risque de la discréditer ? Nous ne pensons pas. Au contraire, elle s’enracine. De parution en parution, Eric Zemmour continue de grimper sensiblement. Jusqu’à atteindre des scores à deux chiffres que beaucoup de candidats en lice ou en embuscade attendent et espèrent.

En février, il est crédité de 13% d’intentions de vote, tandis qu’un mois plus tard, le voici déjà à 17%. Certes, concernant ce dernier résultat, il est légitime de s’interroger sur la fiabilité des données puisque le contexte testé est totalement biaisé : en l’occurrence, l’absence de Marine Le Pen et de Nicolas Dupont-Aignan sur la ligne de départ. Le politologue Jérôme Sainte-Marie déplore longuement dans un entretien ce cas d’école si éloigné de la réalité.

Peu importe à vrai dire, car ces raisonnements byzantins sont bien obscurs pour l’esprit du lecteur et de l’électeur qui retient un nombre entre 13 et 17 %, en concurrence avec les trios de tête régulièrement testés. Et déjà devant toutes les candidatures de la gauche et de l’extrême-gauche. Car c’est aussi là un enseignement de ces sondages que de révéler l’humeur profonde d’un pays en phase avec le sens des réalités. Et ce, de manière bien plus profonde qu’on ne veut le faire paraître dans les médias entièrement centrés sur des problématiques sociétales tandis que le peuple subit de plein fouet le changement de civilisation sur fond d’insécurité violente et de paupérisation. 

Lire aussi : 13% des Français prêts à voter pour Éric Zemmour en 2022

La France, encore pour un temps majoritaire, qui est gardée à vue de 18 heures à 6 heures du matin, qui respecte la loi et les dérèglements absurdes d’une administration arbitraire, qui prend son mal en patience, espère voir surgir celui qui sera capable de répondre à son silencieux appel et attend de savoir à qui donner sa foi et sa voix.

Cette France ne veut pas vivre dans le cauchemar du « vivre-ensemble » même si elle conserve quelques naïvetés issues de la propagande mitterrandienne. Propagande superficielle dont la jeunesse est depuis longtemps guérie. Moins de 40 ans après « Touche pas à mon pote », la réalité des collèges et lycées, ce sont les rixes entre bandes rivales inter-ethniques où seule la toponymie conserve un accent de la France d’antan. La liste est longue et non exhaustive : un gamin poignardé à Chartres, un autre à Boussy-Saint-Antoine, une jeune fille plantée au ventre à Saint-Chéron, deux blessés graves à Champigny-sur-Marne, ou encore l’assassinat d’une adolescente tabassée et jetée vivante dans la Seine à Argenteuil. Le tout en moins de 6 semaines. La main jaune de Julien Dray et consorts a les doigts brisés comme le faux rêve qu’elle faisait mine de porter ! 

Pendant que caméras et micros du service public sont braqués sur les Traoré et Camélia Jordana, il demeure cette France invisible, ignorée, méprisée, à qui le Système désigne comme seul échappatoire le Rassemblement national, soit un parti normalisé composé d’apparatchiks alimentaires sans formation politique solide, jouisseurs et donc faibles.

La force de l’hypothèse Zemmour réside justement dans la possibilité de rendre le pouvoir de leurs voix à ces 70% de Français qui ne voient dans l’urne que déception, trahison et vanité

Résultat, le jeu démocratique se ferme sur une dialectique progressisme/populisme dans laquelle la seconde alternative est volontairement représentée par une formation médiocre et docile afin de détourner l’électeur. Le RN est au populisme ce que Les Verts sont au progressisme : une caricature de lui-même dont la capacité de séduction doit toujours demeurer en-deçà de sa force de dissuasion électorale. Il ne reste alors pour les Français que la résignation ou la fuite en avant par l’abstention, laquelle n’entame pas la légitimité d’un Système qui a verrouillé le droit à son avantage. 

La force de l’hypothèse Zemmour réside justement dans la possibilité de rendre le pouvoir de leurs voix à ces 70% de Français qui ne voient dans l’urne que déception, trahison et vanité. Les mêmes qui ne veulent pas rejouer le second tour Macron-Le Pen parce qu’ils le savent sans espoir. Le pire étant toujours certain, nul doute que les détestables élites présidant à nos destinées tablent sur cette désaffection du peuple français et sur le renfort de voix allogènes stipendiées et séduites à force de clins d’œil insistants et racoleurs. Souvenez-vous de la danse du ventre d’Emmanuel Macron sur Brut au mois de novembre désavouant la police et l’accusant tacitement de violences racistes. Ou encore l’aplatissement à sens unique sur la question algérienne… Est-il besoin d’aller plus avant pour montrer le cynisme de la trahison ?

Prisonniers de leur incapacité à incarner une droite de combat face à Macron qui occupe les positions du centre libéral, les LR ne représentent aucune alternative

Autre raison de croire en l’hypothèse Zemmour : le champ de ruines des droites sur l’échiquier politique. Cette droite en mal de chef qui espérait le retour de Sarko comme celui du Messie, et qui se retrouve le nez dans le caniveau du fait des ennuis judiciaires de l’ancien président. En effet, des indiscrétions savamment fuitées laissent entendre que Nicolas Sarkozy serait prêt à soutenir Emmanuel Macron en échange d’une indulgence des juges. « Après les juppéistes, ce serait donc au tour des sarkozystes de rejoindre le camp macronien. LR en mourra et ceux qui ne veulent pas de Macron devront se trouver un autre champion », affirme avec justesse Eric Zemmour lui-même, dans Le Figaro magazine du 12 mars. Prisonniers de leur incapacité à incarner une droite de combat face à Macron qui occupe les positions du centre libéral, les LR ne représentent aucune alternative. Le RN ne profite pas de l’aubaine, et navigue à vue entre la tentation de tout abandonner pour une respectabilité illusoire et un positionnement économique, social et sociétal désormais à gauche. Pire, sur les questions essentielles des frontières et de l’islamisme, le message est brouillé par des déclarations favorables à l’Espace Schengen et complaisantes envers l’islam. Cette absence de cohérence déstabilise les derniers électeurs motivés, et laisse le champ libre au surgissement d’une nouvelle figure.

Cette surprise ne doit pas en être vraiment une. Il faut qu’elle soit attendue et comme désirée, car nous n’aimons que ce que nous connaissons. Cet homme à la fois neuf et médiatique ne peut-être qu’Eric Zemmour. Un profil hors parti et même hors politique qui ajoute les vertus de courage et d’intelligence nécessaires à la réussite d’une telle entreprise. 

A ceux qui craignent qu’une candidature d’Eric Zemmour divise le camp national, je leur retourne une simple question : quels sont ceux qui s’en offusquent ? Pour invalider ce doute rhétorique, il suffit de se pencher sur le CV des inquiets, et qu’y voyons-nous ? Non pas la marque des hommes libres, mais celle d’une défense corporatiste et d’intérêts si fragiles que la moindre idée en dehors de la boutique leur fait craindre de les perdre…

Le RN ne profite pas de l’aubaine, et navigue à vue entre la tentation de tout abandonner pour une respectabilité illusoire et un positionnement économique, social et sociétal désormais à gauche

Décidément non, on ne redresse pas un pays avec quelques affidés qui doivent certainement tout à la marque, mais qui en ont oublié l’esprit de service et l’ascèse que réclame le combat pour le Bien commun. Cela n’empêche pas la permanence d’hommes de valeur dans le parti de la Reine, mais ce ne sont pas ceux qu’on entend sur le sujet.

C’est le vide monopolisateur qui maintient faussement le RN en respiration artificielle, mais l’empêche aussi de gagner en émulation et de provoquer les remises en cause salutaires. Ironiquement, Marine Le Pen n’est forte que de sa solitude et c’est là aussi sa profonde faiblesse. Car, comme l’a souvent rappelé Robert Ménard, Marine Le Pen ne pourra jamais gagner seule. La clairvoyance commande de ne pas avoir peur de ce qui avance dans le même sens si l’on possède la force de convertir. Et d’autant que l’arithmétique électorale oblige tout candidat à fédérer au deuxième tour. Encore faut-il pouvoir unir quelques forces, et non se retrouver comme à chaque fois dans la situation de l’éternel défait solitaire. 

Erreur stratégique mais naturelle, Marine Le Pen mène, depuis sa déclaration de candidature très avancée, une campagne de deuxième tour. Que quelques militants se réjouissent de voir leur championne au firmament un an avant l’échéance, cela est bien compréhensible. Cela est plus délicat pour un état-major qui confondrait optimisme et assurance. L’électeur, qui n’est pas le militant, n’aime rien tant que de contredire les pronostics et la forfanterie d’un candidat. C’est pourquoi il est toujours ridicule de prédire un quelconque résultat si tôt, et même quelques jours avant la date fatidique.

Emportée par le triomphalisme des sondages, gonflée par les flatteurs qui vivent à ses dépens, Marine Le Pen espère transformer ses pourcentages en prêts bancaires pour une troisième campagne présidentielle. Or, rien n’est moins certain. Le parti, déficitaire et réduit à peau de chagrin, n’est pas hypothécable avec ses 25 millions d’euros de dettes. Jean-Marie Le Pen a clos les comptes et dissous Cotelec, l’association de financement électoral qui avait prêté 6 millions d’euros pour la campagne de 2017. Quant à l’argent des prêts russes et émiratis, outre qu’il est temps de les rembourser, il faut bien avouer qu’il est dommageable de partir à l’élection pour défendre l’indépendance française avec des fonds intégralement étrangers…

Comme Eric Zemmour, je pense donc qu’il faut sortir de cette « malédiction française » qui veut que la droite soit toujours condamnée à n’être qu’une « ancienne gauche » alors même que le pays n’a jamais été autant en phase avec les revendications et les analyses de la droite du réel

Comme Eric Zemmour, je pense donc qu’il faut sortir de cette « malédiction française » qui veut que la droite soit toujours condamnée à n’être qu’une « ancienne gauche » alors même que le pays n’a jamais été autant en phase avec les revendications et les analyses de la droite du réel. Il n’y a qu’à voir les enquêtes d’opinion sur le travail, sur l’immigration, sur la place de l’islam en France, sur la nécessité de la lutte contre les fraudes fiscales et sociales, ou sur le sentiment enraciné de déclassement des classes moyennes et populaires. A l’instar du diagnostic révélé par la colère des Gilets Jaunes, jamais le fossé n’a été aussi grand entre les aspirations du peuple de France et sa représentation nationale, laquelle enferrée dans ses barrières idéologiques est incapable de comprendre et de répondre aux attentes de celui-ci.

La nécessité de porter Eric Zemmour jusqu’à la candidature demeure donc entière, et n’a jamais été aussi proche d’aboutir tant des milliers de personnes espèrent déjà en lui. C’est là notre première bataille. Continuons le combat jusqu’à la victoire !

Accès à la pétition : Je signe pour Zemmour

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Les droits de l'homme contre la démocratie

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L’historien et essayiste Jacques Julliard, analyse l’extension illimitée des droits fondamentaux dans notre société. Nous ne sommes plus une république de citoyens mais une république d’individus revendicatifs, s’inquiète l’intellectuel. Une vision consumériste du rapport à la cité imprègne désormais l’ensemble des institutions. Il est urgent de la combattre en restaurant la préoccupation de l’intérêt général.

Source Le Figaro 06/04/2021

A lire ICI

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Les rapports difficiles de l’UE avec la Turquie d’Erdogan

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Anne Rovan s’entretient ici avec Marc Pierini ancien ambassadeur de l’Union européenne en Turquie, aujourd’hui chercheur invité de l’ONG américaine Carnegie Europe. .

Le Figaro : Charles Michel et Ursula von der Leyen rencontrent ce mardi le président Recep Tayyip Erdogan à Ankara. Comment interpréter ce déplacement ?

Marc Pierini : Il est l’expression de l’ADN européen, selon lequel la négociation est toujours meilleure que le conflit ouvert. Cette visite me rappelle celle de l’ancien président du Conseil européen Donald Tusk, au plus fort de la crise migratoire en 2015. Charles Michel et Ursula von der Leyen vont en Turquie avec un plateau d’argent chargé de présents, comme les émissaires allaient au palais de Topkapi au temps de l’empire. Il y a une crainte absolue de l’UE de voir Erdogan ouvrir ses frontières pour laisser passer les réfugiés. Elle accepte donc d’allouer des milliards supplémentaires dans le cadre de l’accord UE-Turquie, de parler de l’union douanière et des visas, ou encore de cette conférence sur la Méditerranée orientale voulue par la Turquie, et qui aurait pour conséquence de faire asseoir à la table le président de la «République turque de Chypre du Nord » que l’UE ne reconnaît pas.

La Turquie ne s’est-elle pas engagée dans la voie de la désescalade, comme le demandaient les Européens ?

Cette désescalade est surtout tactique. L’UE n’ayant rien cédé sur les frontières maritimes, Erdogan a été contraint de retirer ses bateaux. Mais aucune de ses positions de fond n’a changé. D’autant qu’il lui faut donner des gages aux nationalistes turcs. Ainsi, les discussions avec la Grèce ne progressent pas. La Turquie explique désormais que la solution de deux États séparés à Chypre est la seule viable. Concernant la Libye et l’embargo sur les armes, la position d’Ankara reste parfaitement bipolaire : elle est avec l’Otan quand ça l’arrange, contre l’Otan quand ça l’arrange.

Ce déplacement est-il un cadeau fait à Erdogan ?

Oui, car l’UE offre au président turc la visibilité qui lui est nécessai- re au moment où il durcit la répression interne. Cette faveur électorale est une erreur politique car Erdogan veut exclure la question de l’État de droit du dialogue avec l’Europe. Si c’était effectivement le cas, ce serait un déshonneur pour l’UE. Erdogan a besoin de se présenter comme le rempart indispensable à une Turquie qu’il dit être attaquée de toutes parts, mais, aussi, comme un interlocuteur respecté des Européens. Souvenons- nous qu’il n’y avait aucune référence aux droits de l’Homme dans le communiqué annonçant cette visite, publié dans la foulée de la visioconférence que Michel et von der Leyen avaient eue le 19 mars avec Erdogan. Rappelons-nous aussi que le projet de conclusions du Conseil européen du 25 mars ne prévoyait rien là-dessus non plus. Il a fallu que la Turquie dénonce, les 19 et 20 mars, la Convention d’Istanbul, limoge le gouverneur de la Banque centrale, procède à l’arrestation d’un député du HDP et lance la procédure d’interdiction de ce parti pour que les Vingt-Sept se ravisent et fassent figurer un paragraphe tout à fait modeste sur l’État de droit en Turquie. Les démocraties sont, certes, très mal équipées pour traiter avec une autocratie d’autant plus brutale qu’elle est face à un doute existentiel - les sondages qui ne garantissent pas qu’Erdogan arrive en tête au premier tour de la présidentielle, ni même qu’il soit réélu. Mais comment l’Europe peut-elle accepter de renier à ce point son histoire et ses principes ? Comment peut-elle abandonner les démocrates de Turquie alors même qu’elle soutient ceux de Biélorussie et de Birmanie ?

Quelle est votre explication ?

C’est le jeu constant du Conseil européen de maintenir l’unité. Il y a eu une pression considérable d’Angela Merkel sur ses partenaires car, avec une CDU en difficulté, elle ne peut pas se permettre de terminer son mandat sur une crise avec la Turquie. Elle ne peut pas prendre le risque de voir ce pays ouvrir ses frontières pour laisser passer les réfugiés. Il y a aussi un potentiel de déstabilisation de la société par certains Allemands d’origine tur- que et par tout l’appareil turc en Allemagne. Angela Merkel doit maintenir la paix sociale. Ce même souci prévaut aux Pays-Bas, en Belgique et bien sûr en France, en Alsace notamment.

La nouvelle Administration Biden permettra-t-elle de « clarifier » la position de la Turquie dans l’Otan, comme le souhaite Emmanuel Macron ?

L’arrivée de Biden retire du jeu de cartes d’Erdogan sa complicité personnelle de président à président. Souvenons-nous qu’il pouvait appeler Trump sur son téléphone portable quand celui-ci jouait au golf. Tout ceci n’existe plus avec Biden. La posture de Washington est beaucoup plus vigilante sur les droits de l’homme. Reste à voir comment cela va se traduire. Ce qui est clair, c’est que le déploiement de missiles russes par la Turquie est une ligne rouge beaucoup plus nettement exprimée que sous l’Administration précédente. Au plan militaire, les États-Unis renforcent également leur dispositif en Méditerranée orientale mais aussi leur point d’appui, leur coopération et leurs ventes militaires envers Athènes. Il y a un réel mouvement de vigilance envers Ankara. Les Européens vont-ils à nouveau laisser le problème aux États-Unis ? Je le redoute. Et c’est un faux calcul parce qu’il s’agit de la défense de l’Europe.

Source : Le Figaro 06/04/2021

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lundi, 05 avril 2021

Bernard Lugan revient sur les "décoloniaux"

Auteur de "Pour répondre aux décoloniaux, aux islamo-gauchistes et aux terroristes de la repentance" (éditions Afrique Réelle cliquez ici), Bernard Lugan revient sur l'idéologie qui a conduit aux scandales de l'Unef, à l'injonction de se mettre à genou et à la haine de soi.

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Boulevard Voltaire cliquez ici

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dimanche, 04 avril 2021

Alexandra Slaby (auteur de "Histoire de l’Irlande de 1912 à nos jours") : « En 1916, les nationalistes révolutionnaires étaient encore très minoritaires »

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Source Breizh-info cliquez ici

Le 1er avril (et ce n’est pas un poisson) est sorti Histoire de l’Irlande, de 1912 à nos jours, édition réactualisée du livre d’Alexandra Slaby, édité dans la collection Texto (Tallandier).

Le lundi de Pâques 1916, une troupe d’insurgés part à l’assaut de la Grande Poste de Dublin et proclame l’Irlande indépendante. Les Britanniques mobilisent 6 000 soldats. À la fin de la semaine, l’insurrection a fait plus de 500 morts et 2 500 blessés. Du projet de Home Rule de 1912, promettant aux Irlandais une autonomie au sein du Royaume-Uni, aux négociations sur le Brexit, de sa genèse révolutionnaire jusqu’à la crise sanitaire, Alexandra Maclennan raconte la destinée singulière de la République d’Irlande. Elle revient sur la formation de son paysage politique, les origines et l’apaisement du conflit nord-irlandais, les scandales institutionnels qui ont ébranlé l’autorité de l’État et de l’Église, les mécanismes d’une prospérité aussi impressionnante que l’austérité qui s’en est suivie, pour conclure sur les toutes récentes révolutions sociétales.

Pour évoquer cet ouvrage, indispensable pour ceux qui souhaitent comprendre les évolutions de l’Irlande au XXe siècle et en ce début 21ème (et qui complètera ceux écrits, sur toute l’histoire de l’Irlande, par Pierre Joannon) nous avons interrogé Alexandra Slaby.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser à l’Irlande et à son histoire ?

Alexandra Slaby  : Je suis venue à l’Irlande pendant mes études par un cours de littérature, un cours sur le roman irlandais au XXe siècle. J’étais passionnée par l’univers nouveau que je découvrais à travers la littérature : le rapport au passé, à la terre, à Dieu, à la famille, à la culture, au reste du monde. Et puis j’ai eu l’occasion d’enseigner deux ans à Trinity College Dublin au moment où j’entamais ma thèse de Doctorat sur la politique culturelle irlandaise. J’ai lu tous les débats parlementaires sur la question. J’ai interviewé des ministres et des hauts fonctionnaires. Un autre univers, une autre vie politique structurée par un clivage unique issue de son histoire nationale que j’ai voulu découvrir.

Breizh-info.com : 1912. Home Rule. Point de départ d’un siècle mouvementé pour l’Irlande. Que s’est-il passé ?

Alexandra Slaby  : En 1912, après deux échecs, le projet de loi sur le Home Rule qui proposait de donner à l’Irlande une autonomie législative locale, à savoir son propre parlement, avait été adopté, et il était prévu qu’il entre en vigueur en 1914. Mais les événements du monde en septembre 1914 en ont décidé autrement. De ce report sine die naît l’idée du soulèvement de Pâques 1916 pendant lequel des nationalistes proclament la république irlandaise devant des passants éberlués. La répression britannique de ce soulèvement va accélérer l’accession à l’indépendance de l’Irlande. 

Breizh-info.com : Comment expliquez-vous que malgré les tensions, très fortes, durant la Première Guerre mondiale, l’on retrouve deux divisions, la 16e nationaliste et catholique, la 36e protestante, plongées ensemble dans la bataille de la Somme ? L’héritage de ces batailles et de ces pertes durant la Première guerre mondiale a-t-il compté, dans les conflits qui ont eu lieu après (il suffit de se promener à Belfast notamment pour se rendre compte de l’attachement mémoriel aux évènements de 1914-18) ?

Alexandra Slaby  : En 1916, les nationalistes révolutionnaires étaient encore très minoritaires. La grande majorité des Irlandais étaient des nationalistes parlementaires : ils croyaient que Westminster allait leur accorder le Home Rule après la guerre, et que l’Irlande deviendrait un Dominion comme l’Afrique du Sud en 1910, ou encore le Canada précédemment. La majorité des Irlandais plaçait ses intérêts entre les mains des Britanniques pour une autonomie, une paix et une prospérité à venir. Ils trouvaient leur compte dans l’appartenance à l’Empire qui leur fournissait un réseau. C’est ainsi qu’on peut comprendre que des Irlandais nationalistes et unionistes d’Irlande du Nord aient combattu ensemble.

A la fin de la guerre, le climat avait changé dans le sud, et les rebelles se sont transformés en héros et en martyr de la répression britannique. Ainsi, les soldats démobilisés rentrant au pays après avoir défendu les intérêts britanniques n’ont pas reçu un bon accueil. La Première guerre mondiale est tombée dans les oubliettes de l’histoire de l’Irlande indépendante. En revanche, en Irlande du Nord, elle a été l’occasion de démonstrations de loyauté à la couronne, l’occasion pour les unionistes de montrer au monde entier qu’ils sont Britanniques et non Irlandais.

Breizh-info.com : 1921. Il y a cent ans, la fin de la guerre d’indépendance Irlande et dans le même temps la création de l’Etat d’Irlande du Nord. Et pendant 35 ans… une île qui reste plutôt (je dis bien plutôt) calme…comparé aux Troubles qui éclatent à la fin des années 60. Comment expliquez vous cette période, puis ce basculement ?

Alexandra Slaby  : L’Irlande indépendante est calme. Ses dirigeants politiques ont maté les dernières expressions de républicanisme violent qui se manifestaient encore sporadiquement avant que l’Irlande ne devienne une république en 1949. Pour les Irlandais du Sud, l’Irlande du Nord est un autre pays, province britannique à majorité unioniste protestante où les nationalistes catholiques sont systématiquement sous-représentés voire discriminés dans tous les domaines de la vie. Mais à partir de 1968 lorsque des marches pour les droits civiques inspirées des marches américaines, mais cette fois-ci pour les droits civiques des nationalistes, dégénèrent en conflits armés à partir de 1968, alors ce sont trente ans de conflits, de provocations, d’attaques terroristes, qui polariser le paysage politique nord-irlandais jusqu’aux accords de paix de 1998. 

Breizh-info.com : Quels sont, selon vous, les personnages majeurs de l’histoire du XXe et du début du XXIe siècle en Irlande ?

Alexandra Slaby  : Michael Collins qui est en couverture de cette nouvelle édition de mon Histoire, Eamon de Valera, Seán Lemass, Charles Haughey, Bertie Ahern, Enda Kenny, Leo Varadkar, Eamon Martin : autant de portraits à découvrir dans les chapitres !

Breizh-info.com : Question d’ouverture : il semblerait que, paradoxalement, les tensions renaissent actuellement fortement là où des observateurs extérieurs, méconnaissants souvent la situation dans le Nord, ne l’avaient pas anticipé : le Brexit et ses conséquences, mais aussi la perspective d’une réunification de l’Irlande, semble semer le doute et la colère au sein des communautés unionistes et loyalistes d’Irlande du Nord. Pensez-vous qu’une période de Troubles puisse se redéclencher, cette fois-ci non pas à l’initiative des républicains et des nationalistes, mais des unionistes, marqués par la peur de disparaitre ?

Alexandra Slaby  : La réunification de l’Irlande est un souhait porté par le Sinn Féin seulement à l’heure actuelle. Ce qui ne manque pas effectivement d’irriter les unionistes qui ont exprimé une fois de plus avec virulence leur insécurité culturelle lors des négociations sur le Brexit. Les unionistes n’ont, pas plus qu’en 1912, le désir d’être administrés par le parlement de Dublin. Même si de l’extérieur la réunification semble être la solution à tous les problèmes, sur le terrain, cette question est loin derrière les problèmes du moment à régler qui sont avant tout ceux d’une reconstruction économique post-Brexit et post-Covid.

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samedi, 03 avril 2021

Parution du nouveau numéro (n°108) de La Lettre des Amitiés franco-espagnoles

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Le nouveau numéro de la Lettre des Amitiés franco-espagnoles, le bulletin du Cercle Franco-Hispanique, fondé le 20 novembre 1984 par Olivier Grimaldi et présidé par Hélène Grimaldi, vient de paraître.

Pour toute information :  

Cercle Franco-Hispanique, BP 17-24 - Théâtre, 08000 Charleville-Mézières

ou par courriel : cfh.grimaldi@free.fr

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vendredi, 02 avril 2021

La musique classique trop « colonialiste »

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Paul Vermeulen

Décidément, la censure racialiste s’exerçant contre les fondements de la civilisation européenne et chrétienne semble ne rien vouloir épargner. D'après The Tele­graph, le « déboulonnage » de la réalité historique de notre passé, qui concernait jusqu'à présent essentiellement des per­sonnalités, statues et noms de rues, s'étend peu à peu à tous les domaines de la vie quotidienne. Le quotidien britannique indiquait en début de semaine que l'université d'Oxford travaille ac­tuellement à réformer et moderniser ses programmes. La musique classique se­rait trop européocentrée et trop blanche. La musique classique serait « colonia­liste ». Et, par conséquent, il en irait de même de son enseignement.

La solution ? Remplacer les cours sur des compositeurs tels que Guillaume de Machaut ou Schubert par de la mu­sique africaine et/ou populaire, sans plus de précisions dans ce dernier cas. Ces préconisations sont justifiées ainsi : « A la suite des manifestations inter­nationales Black Lives Matter, le conseil de la faculté a proposé d'apporter des changements pour améliorer la diversité du programme de premier cycle. » Le but est de « décoloniser » et de remettre en question la supposée « complicité du programme actuel avec la suprématie blanche». Enseigner Mozart ou Beet­hoven serait trop lié à « la période esclavagiste » et imposerait une « hégé­monie blanche ». Ce sont les mots employés.

Ce n'est pas tout : les cours de piano et de direction d'orchestre deviendraient facultatifs. La prochaine étape risque fort d'être l'entrée en scène de cours de rap. Ces projets font l'objet d'un rapport qui insiste fortement sur le fait que l'enseignement serait « trop relié à la période coloniale », les professeurs seraient « trop blancs » et les étudiants non blancs seraient de ce fait discriminés. Une polémique du même ordre avait déjà eu lieu à Oxford en 2018 quand l'une des bibliothèques avait été baptisée du nom de Christopher Cor­rington, ancien gouverneur colonial bri­tannique. Elle a été débaptisée mais la statue de Corrington existe toujours.

Cette censure s'étend donc. Par exem­ple, et sous prétexte de « justice », elle touche aussi l'édition. Là, naissent de nouveaux métiers comme celui de « vé­rificateur » : un métier qui consiste à s'assurer qu'il y a bien des Noirs, des métis, des femmes diverses et des gays dans les romans, en nombre aussi im­portant que d'autres personnes. Cela commence en France. Aux Etats-Unis, le manuscrit est à réécrire, ou bien l'est directement, si apparaissent des « imperfections ». Cette censure donne de véritables crises de délire, à l’exemple des réunions prétendument féministes mais racisés, autrement dit réunissant des femmes selon la couleur de peau. Des réunions réservées aux femmes noires, les autres étant jugées incapables d’avoir une opinion puisque n’ayant pas « la bonne » couleur de peau. La prochaine étape ? Un vaccin contre la peau blanche.

Source : Présent 02/04/2021

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Même votre sommeil est capitaliste

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Jérôme Vidal a préfacé et traduit l’ouvrage de Roger Kirck « la Grande transformation du sommeil… ». Les recherches de l’historien américain l’ont conduit à cette conclusion : faire une nuit de type « fordiste » n’est ni universel ni naturel. Sous-entendu, le capitalisme a modifié notre sommeil. Propos recueillis par Matthieu Giroux pour l’hebdomadaire Marianne (01/04/2021)

Lire la suite ICI

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mercredi, 31 mars 2021

Le nouveau numéro d'Eléments (n°189) est sorti

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Chez votre marchand de journaux, 6,90 €.

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mardi, 30 mars 2021

Un nouveau hors-série du quotidien Présent consacré à la musique identitaire...

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Pour en savoir plus cliquez ici

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Commandez le recueil de chansons identaires publié par Synthèse nationale cliquez là

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Tragique illusion

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Yves Thréard

Kafkaïen. Le mot revient souvent pour dénoncer le fonctionnement de la machine politico-administrative française face au coronavirus. Une technostructure impotente, ankylosée, impuissante que les Français ont découverte, stupéfaits. On leur répétait que leur système de santé était parmi les meilleurs au monde. Masques, dépistages, équipements de réanimation, vaccination : à chaque étape décisive, pourtant, le mammouth s’est mordu la queue. En 1974, le roman de René-Victor Pilhes L’Imprécateur racontait comment un grain de sable avait entraîné la chute de la plus grande multinationale dirigée par les têtes les mieux formées. La satire pourrait être transposée à notre époque. La vanité, l’arrogance, l’autosatisfaction sont les mêmes et, malheureusement, le résultat aussi. Le fameux modèle français était une illusion.

Confiner ou ne pas confiner? La question n’est pas là. Ce n’est pas sur ce terrain qu’un mea culpa du président de la République serait le bienvenu, mais bien davantage sur les causes de l’exercice d’équilibriste qu’il s’inflige. Dans l’inextricable chaîne de commandement de notre bureaucratie, tout ordre est susceptible de contrordre, toute décision avance à la vitesse de l’escargot, tout bon sens est corrigé par un calcul sur tableau Excel, tout retard est justifié par un flot de paroles qui fleurent bon l’imprévoyance ou le mensonge. L’affaire des masques, celle des lits de réanimation resteront gravées à jamais dans les mémoires. Et ce maquis organisationnel est soigneusement entretenu pour que les responsabilités soient cachées sous le tapis, noyées dans le mille-feuille des agences spécialisées et des réunions interministérielles.

Tous les pays, centralisés comme le nôtre ou décentralisés comme l’Allemagne, traversent la tempête cahin-caha. Maigre consolation. Le virus est certes imprévisible, mais la France, si fière de ses services publics, a apporté la preuve depuis un an que, sans réformes d’ampleur, elle risquait la faillite, financière et morale.

Source : Le Figaro 30/03/2021

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L’OTAN : protectorat contre vassalisation

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Entretien avec Alain de Benoist

Nous avons déjà eu l’occasion de parler de l’Otan, organisation qui aurait dû logiquement être dissoute en même temps que le pacte de Varsovie, puisqu’elle avait été créée à seule fin de résister à l’Union soviétique, aujourd’hui disparue. Mais il n’en a rien été, puisqu’elle s’est muée en une vaste organisation de « défense globale » qui intervient désormais dans le monde entier. Quelles sont, aujourd’hui, ses priorités ?

Tout le monde le sait, ses ennemis désignés sont aujourd’hui la Fédération de Russie en premier lieu, la Chine en second. Le fait nouveau est qu’avec l’élection de Joseph (« Joe ») Robinette Biden, le parti de la guerre est de retour. Les États-Unis ont déjà recommencé à bombarder la Syrie, Poutine se fait traiter de « tueur » par Biden et de nouvelles sanctions viennent d’être adoptées contre la Chine. Parallèlement, une vaste offensive de propagande est en cours pour « cimenter la centralité du lien transatlantique », c’est-à-dire pour faire croire aux Européens que les ennemis des Américains sont nécessairement les leurs. On en revient au chantage à la protection de l’époque de la guerre froide : les Européens sont sommés de s’aligner sur les positions de Washington en échange de la protection américaine, et donc de faire allégeance au commandant suprême des forces alliées en Europe qui est, comme toujours, un général américain. En clair : protectorat contre vassalisation.

C’est aussi ce que dit la tribune publiée tout récemment dans le mensuel Capital, qui a été signée par plusieurs hauts gradés militaires. Le moins qu’on puisse dire est que ses signataires ne mâchent pas leurs mots, puisqu’ils disent que la souveraineté de la France est directement menacée par les projets de l’OTAN…

La lettre ouverte adressée à Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN, par les membres du Cercle de réflexion interarmées est en effet un véritable réquisitoire contre le projet « OTAN 2030 », qui définit les missions de l’Organisation pour les dix prochaines années. Ce projet est qualifié de « monument de paisible mauvaise foi », ce qui a le mérite d’être clair. Mais il faut aller plus loin si l’on veut comprendre ce qui est en jeu.

Le fait important est que la doctrine de l’OTAN n’a cessé d’évoluer, ces dernières années, vers l’intégration du combat nucléaire à toutes les étapes de la bataille. En 2008, l’OTAN avait déjà refusé de signer le Pacte européen de sécurité proposé par Moscou. En 2010, au sommet de Lisbonne, la défense anti-missiles balistiques américaine mise en place en Europe avait pris un caractère clairement dirigé contre « l’ennemi russe ». À partir de 2015, les premiers missiles antimissiles américains en packs de 24 lanceurs Mk 41, implantés tout autour de la Russie, n’ont plus été conçus comme permettant seulement des tirs défensifs, mais aussi des tirs offensifs. En 2019, les États-Unis ont déchiré le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) qui avait été signé en 1987 par Gorbatchev et Reagan. Tout récemment encore, un groupe de dix experts nommé par Stoltenberg s’est prononcé, dans son livre OTAN 2030: United for a New Era, pour le déploiement en Europe de nouveaux missiles nucléaires à moyenne portée équipés de bombes nucléaires B61-12. On en revient, ainsi, au concept de « bataille nucléaire de l’avant ». Cela signifie que le concept de frappe nucléaire tactique de théâtre est à nouveau scénarisé et que l’OTAN considère désormais l’Europe comme son futur champ de bataille, les États-Unis restant bien entendu seuls maîtres de l’engrenage vers l’option nucléaire.

En déclarant, il y a deux ans, que l’OTAN était en « état de mort cérébrale », Emmanuel Macron avait fait sensation, cette déclaration ayant été interprétée comme un appel lancé aux Européens pour qu’ils se dotent d’une défense commune qui leur soit propre. Apparemment, ça n’a pas été le cas.

Dans l’entretien auquel vous faites allusion, Macron disait aussi que « si nous acceptons que d’autres grandes puissances, y compris alliées, y compris amies, se mettent en situation de décider pour nous, notre diplomatie, notre sécurité, alors nous ne sommes plus souverains ». Le chef de l’État parlait d’or. Mais hélas ! il s’est contenté de jouer du pipeau, puisque le sursaut attendu n’a pas eu lieu. Quand, en 2009, Nicolas Sarkozy avait décidé de réintégrer la structure militaire de l’OTAN, il avait également claironné qu’il levait ainsi un obstacle à la mise en place d’une Défense européenne. C’était tout aussi illusoire. Ou tout aussi mensonger.

Plus significatif encore : après les déclarations de Donald Trump laissant planer le spectre d’un désengagement de Washington, on aurait pu penser que les Européens se seraient souciés plus sérieusement de pourvoir par eux-mêmes à leur sécurité. C’est le contraire qui s’est passé. Tous les gouvernements européens ont, au contraire, rivalisé en gestes d’allégeance dans l’espoir d’infléchir la position des États-Unis. Tous ont fait assaut de surenchère atlantiste sur des sujets comme la désignation de la Chine et de la Russie comme nouveaux ennemis communs, l’inclusion de l’espace parmi les théâtres d’opérations de l’OTAN ou l’accès des États-Unis aux programmes d’armement européens. La France elle-même s’est finalement alignée sur les positions américaines et ne fait plus entendre une voix originale sur aucun sujet. Si tel n’était pas le cas, elle commencerait par se désolidariser des sanctions contre la Russie et rétablirait ses relations diplomatiques avec la Syrie !

Une Défense européenne n’est pas près de voir le jour pour la simple raison que la majorité des États européens, à commencer par l’Allemagne, n’en veulent pas, non seulement parce qu’ils trouvent que cela coûte trop cher et qu’ils s’imaginent que les bons sentiments suffisent à régler les rapports de force, mais aussi parce qu’ils savent très bien qu’il est impossible de défendre l’Europe sans prendre la place de l’OTAN, dont c’est la chasse gardée. Comme le dit le général Vincent Desportes, « plus le parapluie américain est une chimère, plus les Européens s’y accrochent ». Alors que les États-Unis disposent d’un budget militaire de près 750 milliards de dollars (contre moins de 70 milliards pour la Russie), les budgets militaires de la plupart des pays européens sont indigents, ces mêmes pays préférant de surcroît acquérir des avions de guerre et des systèmes balistiques américains plutôt qu’européens pour complaire au complexe militaro-industriel américain.

Macron a eu grand tort de parler de « mort cérébrale » à propos de l’OTAN. L’OTAN n’est nullement en état de mort cérébrale. C’est l’Europe qui l’est, puisqu’elle refuse de se doter des moyens de la puissance. Le général Vincent Desportes le dit également sans ambages : « L’OTAN est une menace pour l’Europe », avant d’ajouter que « l’avenir de l’Europe est eurasiatique, pas euro-atlantique ». Une évidence que personne ne veut apparemment reconnaître. Le réveil sera terrible.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

Source : le site Boulevard Voltaire

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lundi, 29 mars 2021

Péril victimaire

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Laurence de Charette

En être, ou pas : voici pour la gauche l’heure des choix. Etre « woke », « intersectonnel » et « décolonial » ou bien du côté des « dominants », du « patriarcat » et du « privilège blanc » ? Choisissez votre camp ! En justifiant l’organisation de réunions « non mixtes », desquelles les « personnes non racisées (les Blancs) sont bannies, l’Unef avait la semaine dernière semé le trouble et la division au sein des partis parrains du syndicat étudiant. En invitant, ce week-end, les Blancs à « se taire » s’ils venaient à s’immiscer dans de telles réunions, Audrey Pulvar a jeté une bombe à fragmentation parmi les siens.

Fi des belles leçons de République d’Anne Hidalgo aux Verts! Voilà que l’une de ses proches, poussée par elle aux régionales, s’en prend au « vivre ensemble » républicain. À bas les grandes réflexions d’Olivier Faure, patron du PS, contre la légitimation du concept de race ! La candidate officielle de son parti en Île-de-France vient précisément de s’engouffrer sur ce terrain... Pour défendre l’indéfendable, les Verts et les Insoumis ont tenté une argutie : on ne parlait pas vraiment, avancent-il, de « réunions » mais plutôt de « groupes de parole » (groupes pour ceux qui souffrent, évidemment, de l’oppression des dominants de tous poils). On reconnaît là la rhétorique victimaire si volontiers convoquée pour justifier toutes sortes de dérives !

Le regain de polémiques et la multiplication de déclarations alambiquées qui ont émaillé le week-end ont au moins un mérite : celui de souligner combien les deux courants qui tra- versent aujourd’hui la gauche ne sont pas conciliables : quelles que soient les circonlocutions des uns et des autres, l’universalis- me ne peut s’accommoder des nouvelles théories racialistes et de leur pot-pourri de pseudo-discriminations nourries au miel de l’« infinie culpabilité des Blancs » (d’Iribarne)... Pourra-t-il même leur survivre? Chaque jour qui passe nous montre la force de frappe de ces luttes de rechange. Par cette mystification du réel qui les caractérise, elles font du Blanc un coupable par nature et de la laïcité une expres- sion de l’islamophobie... Est-il encore temps de contrer la course folle de ces idéologies totalitaires et mortifères qui ont déjà perverti l’université ? Il faut l’espérer. Il est urgent de s’yatteler.

Source : Le Figaro 29/03/2021

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samedi, 27 mars 2021

Ce que disent les « violences des jeunes »

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Alain Sanders

Verdun, Aulnay, Bobigny, Argenteuil, Dijon, Nîmes, Reims, Nantes, Rennes, Tours, Montargis, Blois, Lyon et ses zones de non-droit, Marseille et ses zones de non-France, déjà certains arrondissements de Paris, etc.: il n'est désormais guère de villes de France qui ne soient le théâtre - et parfois quotidiennement - de ce que les médias, qui pratiquent la langue de B(l)ois, appellent des « violences de jeunes ».

Récemment, et à propos de Blois justement, Présent titrait plus précisément sur les « violences ethniques ». C'est exactement de cela qu'il s'agit. A une écrasante majorité - et les policiers, et les médias, et les politiques le savent parfaitement, mais se taisent (par crainte d'être montrés du doigt ou par idéologie complice) - ces violences de plus en plus violentes (on tue désormais) sont le fait de « jeunes » issus de l'immigration. Et pas de l'immigration finlandaise, uruguayenne, népalaise,mais maghrébine et subsa­ harienne. Si on ne dit pas ça, on ne dit rien.

Les chaînes d'info continue, qui traitent de ces « incidents » dans les « quartiers sensibles », ne soulignent bien sûr jamais cette surreprésentation extra-européenne. Ce qui ne trompe personne : les images des reportages parlent d'elles-mêmes.

Dernièrement je regardais, sur l'une ou l'autre de ces chaînes, un reportage énamouré sur - je cite - « la brigade des daronnes » de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). A savoir un petit groupe de six ou sept femmes, d'origine maghrébine et africaine, certaines vêtues « comme là-bas, dis », patrouillant pour inviter les « jeunes » du quartier à ne pas traîner, notamment après le couvre-feu. On les verra croiser quatre ou cinq de ces « jeunes » évidemment respectueux des « daronnes » et sages comme des images... Bref, un foutage de gueule à usage de bobos cathodiques... Il n'empêche que l'animateur et ses invités vont s'extasier sur ces «daronnes» (où sont leurs maris ? Mystère...), ne trouvant pas de mots assez forts pour dire leur admiration et patin et couffin...

Naguère, on nous a fait le coup des « GrandsFrères » (et des associations gavées de subventions) qui allaient, wallah, canaliser les « minots ». Non seulement ces « Grands Frères » n'ont rien canalisé, et tout au contraire, mais certains d'entre eux ont utilisé la piétaille des plus jeunes comme choufs, mulets, exécuteurs de basse œuvre.

On interroge un responsable d'association à Garges-lès-Gonesse ? Il est d'origine maghrébine. On interroge un autre responsable d'association à Trappes ? Il est d'origine maghrébine. Un responsable d'association dans les quartiers Nord de Marseille ? Il est d'origine maghrébine. On interroge un travailleur social dans l'Essonne ? Il est d'origine maghrébine. Et celui-là impute sans hésiter les violences au virus : « Il faut comprendre, on interrompt les clips de rap qu'ils tournent d'habitude...».

Sur les plateaux des chaînes d'info continue, les présentateurs, les consultants, les consultés, les experts autoproclamés, la ribambelle de médecins (qu'on préférerait voir à leurs postes et qui squattent les plateaux, donnant péremptoirement leur avis sur tout et le reste), les Bilger, les Dassier, les Zeribi, les Béglé, les Dartigolles, les Philippe Guibert (roi des faux derches), les Barbier, les Duhamel, les Laurence Saillet (la pire de tous), les Domenach, les Douste-Blazy, les Jeudy, etc., se lamentent (« Quel drame cette jeunesse à la dérive », « Ah, c'est bien triste», « Le couvre-feu exacerbe les passions », «Mais quelle solution ? », etc.). Sans jamais nommer le  mal. Et en préconisant des trucs vieux comme Hérode (et qui ont sombré dans le ridicule), comme le déploiement de médiateurs et d'éducateurs sociaux (là, va savoir pourquoi, ils n'emploient pas le féminin: médiatrices et éducatrices)...

Ils répètent aussi à l'envi que lorsque les « jeunes » ne s'en prennent pas à la police (et à tout ce qui représente la France et ses institutions), ils tapent la misère aux populations des zones de non-droit, pourtant leurs coreligionnaires et congénères. Ce n'est pas faux. Et ça va désormais plus loin que des voitures incendiées. A Bondy (Seine-Saint-Denis), le 26 février dernier, dans la maison de quartier Nelson-Mandela (tout un programme...), Aymen, 15 ans, est tué par balles. On a arrêté Walid, 17 ans, et son frère, Mohammed, 27 ans. Ce dernier, dealer notoire, a un lourd passé judiciaire, mais si vous interrogez ses voisins, sa sœur, Fatiha, Karim, son oncle, ils vous disent qu'il était « gentil, tranquille, sans histoire»...

Vous n'en avez pas marre de ces « incidents » qui encombrent nos infos et de ces violences qui sont étrangères à notre civilisation et à nos mœurs ? Moi, si.

Source : Présent 25/03/2021

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vendredi, 26 mars 2021

Cette liberté dont on se gargarise

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Jean-Gilles Malliarakis 

Le 18 mars, le glorieux Conseil supérieur de l'audiovisuel, que le monde nous envie, communiquait à la presse et au monde à propos de la décision qu'il venait de prendre, de sanctionner la chaîne CNews.

Voici le texte de ce document qui n'a peut-être pas reçu la publicité qu'il mérite et que ses rédacteurs attendaient : 

"Au terme de la procédure engagée à la suite de propos tenus au cours de l'émission Face à l'info du 29 septembre 2020, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a prononcé ce jour une sanction d'un montant de 200 000 € à l'encontre de la chaîne CNews.

Le Conseil a considéré que la chaîne avait manqué à ses obligations, tant au regard de la loi du 30 septembre 1986 que de sa convention. Quand bien même ces propos ont été tenus dans le cadre d'un débat en lui-même légitime sur la politique d'accueil des mineurs étrangers isolés en France et sur la politique d'immigration, ils ont été de nature à inciter à la haine envers les mineurs étrangers isolés, et ont véhiculé de nombreux stéréotypes particulièrement infamants à leur égard, de nature à encourager des comportements discriminatoires. Par ailleurs, le Conseil a estimé que la maîtrise de l'antenne n'avait pas été assurée, d'autant plus que l'émission a été diffusée en différé et sans modification, ainsi que l'a souligné le comité d'éthique du Groupe Canal + dans son avis rendu le 22 octobre 2020.

De manière générale, la loi du 30 septembre 1986, loi de liberté, affirme et protège la liberté de communication et la liberté éditoriale des médias audiovisuels. Garant de ce principe reconnu par la Constitution, le Conseil supérieur de l'audiovisuel veille scrupuleusement au respect de cette liberté consubstantielle à la démocratie. À cet égard, il est naturel que les débats qui traversent la société trouvent toute leur place dans les médias audiovisuels, y compris sous une forme polémique.

Néanmoins, la loi fixe des limites à l'exercice de cette liberté. Elle exige, en particulier, que les programmes mis à la disposition du public ne contiennent ni incitation à la haine ou à la violence fondée notamment sur les origines, la religion ou la nationalité. Conformément à ses missions, le Conseil ne manquera pas d'intervenir chaque fois que ces limites seront franchies."

Fermez le ban. Fin de citation…

Il s'agissait d'une émission d'Éric Zemmour, l'une des têtes de Turc de l'islamo-gauchisme, ce qui n'apparaît pas dans le texte du communiqué.

S'agit-il d'une décision de "justice", décision que, dans ce cas, on n'aurait pas le droit de commenter, et que le CSA, institution créée par Mitterrand et que Jean Ferré appelait le Contrôle socialiste sur l'audiovisuel, serait habilité à prendre ? Ou faut-il ne voir qu'une décision d'injustice ayant vocation à être effacée en appel ?

L'avenir le dira. Mais ce que l'on doit retenir c'est la volonté de frapper à la caisse, à hauteur de 200 000 euros, le prix d'une gentille maison, une chaîne dont le journaliste vedette déplaît au politiquement correct.

Un tel message parfaitement clair confirme un travail auquel s'est récemment livré votre chroniqueur pour la revue Lectures françaises, à paraître prochainement sur le thème Feue la liberté d'expression.

Peut-être faudra-t-il bientôt défiler en scandant "Nous sommes tous Zemmour", que nous approuvions ou non toutes les déclarations de l'intéressé. Sans doute faudra-t-il se battre pour abolir les lois scélérates qui permettent à des aréopages opaques de quadriller les médias et de tétaniser les journalistes.

En tout cas nous devrons de plus en plus nous méfier de la trilogie républicaine de Liberté, Égalité, Fraternité qui, comme chacun sait est aussi la devise du grand orient de France, taguée sur toutes les prisons

L'Insolent cliquez ici

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jeudi, 25 mars 2021

Manger... un sujet très politique !

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Le pays de la gastronomie n’échappe pas à la logique consumériste des industriels de l’agroalimentaire qui au nom du profit… nous empoisonnent. Certes, l’Etat et son Office central de répression des fraudes, malgré ses faibles effectifs, tente de faire son boulot. Mais on comprend mal pourquoi – ou plutôt on ne comprend que mieux - les grandes officines de l’agroalimentaire ne sont pas mieux contrôlés. Récemment encore, Lactalis a été sous le feu des projecteurs, le lait qu’il commercialise est dénué des propriétés qui font sa valeur nutritive… au nom de sa conservation et pour éliminer les pertes. Peu de domaines échappent à la fraude, du poisson à la viande en passant par les produits bio. C’est ce que dénonce cet ouvrage salvateur, Manger du faux pour de vrai (Robert Laffont ed.), d’Ingrid Kragl, directrice de l’ONG Foodwatch France. Voici un ouvrage qui devrait ravir Périco Légasse, le journaliste de Marianne ardent défenseur des terroirs et du meilleur de ce que produisent encore nos paysans. Sujet politique disions-nous ! Oui, parce que la bonne santé du peuple passe d’abord par une alimentation saine, malheureusement sacrifié sur l’autel du profit par les satrapes de l’agroalimentaire. Quand ce n’est pas avec la complicité des politiques…

Lire l’article du Parisien ICI

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mercredi, 24 mars 2021

Le nouveau numéro de Réfléchir et Agir est sorti

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En vente chez votre marchand de journaux

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mardi, 23 mars 2021

Nouvelle barbarie

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Laurence de Charette

Rixes mortelles, batailles armées, passages à tabac sanglants, professeurs attaqués… La simple chronique de l’activité policière ne laisse aujourd’hui plus de place aux discours euphémisants qui nous tiennent lieu de cache-sexe depuis tant d’années. Quoi qu’en dise le garde des Sceaux, la violence des mineurs a franchi un seuil que les professionnels décrivent avec la triste précision des témoins de terrain. Après le meurtre d’Alisha, après le lynchage du jeune Yuriy, après les nuits d’émeutes urbaines à Blois, après, après... Ils font un triple et terrible constat.

D’abord, la violence gangrène des adolescents de plus en plus jeunes, elle s’enracine dès la sortie de l’enfance et souvent avant. Rien, ensuite, ne semble à même de l’endiguer : elle a, en réalité, changé de nature. Confrontés à des agresseurs dénués de culpabilité ou d’empathie envers les victimes, dépourvus de cette ultime limite intérieure qui seule peut retenir le bras de celui qui ne s’inscrit plus dans l’ordre de la loi, les éducateurs, à court de mots, ne parlent plus de «violence », mais d’« ultraviolence ». Cette nouvelle barbarie qui s’est engouffrée dans l’effondrement de toute notion d’autorité et la faillite de nos politiques d’intégration constitue, sans nul doute, l’un des phénomènes sociaux les plus inquiétants de notre temps.

Enfin, elle fait l’objet d’une incompréhensible impunité ! Le Parlement vient d’adopter une énième réforme de la justice des mineurs, cette justice hérités d’autres temps, tellement attachée à l’excuse et si peu à la sanction, dont le laxisme est aujourd’hui largement instrumentalisé par les mineurs et les réseaux qui les utilisent. Il faudrait en espérer quelques progrès…

Car il n’est plus possible d’ignorer – sous peine de les voir s’étendre rapidement - les ravages de cette délinquance protéiforme qui fertilise le terreau de la radicalisation et déstabilise l’école, désormais soumise, comme toute la société, à ses attaques mortifères. Inutile de nous bercer d’illusions : la bataille n’est pas gagnée, tant sont nombreux et profonds les aveuglements et les renoncements qui la précèdent.

Illustration : dessin de Konk

Source : Le Figaro 23/3/2021

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lundi, 22 mars 2021

Rendez-nous nos humanités greco-romaines*

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L’Antiquité gréco-latine, son étude et son héritage, sont gravement mis en cause dans les pays occidentaux. Il est crucial pour notre avenir de les défendre, soulignent les 41 signataires,  tous professeurs d’université français et italiens, hellénistes, latinistes, historiens et philosophes. (source Le Figaro 22/3)

(*) le titre est de la rédaction

Lire la suite ICI

 

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La lutte des races a remplacé la lutte des classes

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Yves Thréard

Gauche, qu’as-tu fait de tes enfants ? Tu les voulais universalistes, ils tiennent maintenant des discours racistes. Tu les souhaitais militants de la diversité, ils revendiquent désormais le droit à l’exclusion. Tu les espérais fidèles à des valeurs d’égalité, d’égalité, ils sombrent à présent dans l’activisme identitaire. Depuis quelques années, la dérive de l’Unef, école de la contestation estudiantine et sociale, est patente. Le syndicat vient encore de se distinguer, par la voix de sa présidente, qui a déclaré organiser des réunions « non mixtes racisées ». Sa vice-présidente, elle, s’affiche partout couverte du voile islamique.

Jean Jaurès doit se retourner dans sa tombe ! Jean-Luc Mélenchon, lui, n’y voit rien à redire, au contraire. Cela n’est pas étonnant, car l’Unef est à l’image d’une partie de la gauche d’aujourd’hui, rattrapée par l’islamo-gauchisme. La lutte des races a remplacé la lutte des classes. En perte de vitesse, les trotskistes défroqués pensent avoir trouvé, avec les minorités, un nouveau prolétariat à défendre. Feu sur le mâle blanc, violeur en puissance, coupable héritiers du colonialisme, du sexisme, de l’oppression chrétienne et capitaliste. Le virus gagne les esprits de toute la sphère éducative, de certaines fédération de parents d’élèves à l’université.  Il se propage dans les instituts de sciences politiques, où s’exerce la chasse aux professeurs récalcitrants. Science Po Paris consacre même tous les ans une journée à la gloire du hidjab. La censure frappe les conférenciers mal-pensants, les spectacles non conformes aux canons de l’indigénisme et les plus grands auteurs ; Eschyle en a fait les frais à la Sorbonne.

Condamner ce glissement sectaire, mélange d’arrogance et d’ignorance, revient à passer pour un suppôt de l’extrême droite. Sans doute est-ce là l’explication du faible nombre de voix qui ont le courage de le dénoncer et de le combattre. L’État lui-même devrait ouvrir les yeux en cessant de subventionner des organisations comme l’Unef. Stop à la décadence idéologique !

Source : Le Figaro 22/03/2021

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