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mardi, 18 février 2020

Le poisson pourrit toujours par la tête

jgm_0240 - copie.jpgJean-Gilles Malliarakis L'Insolent cliquez ici

L'écœurante, et passablement ridicule, affaire Griveaux, le montage répugnant qui l'entoure, et l'unanimité tant soit peu factice de sa condamnation, nous prouvent une fois de plus une réalité paradoxale. L'action des pires crapules et autres déchets de l'humanité peut en effet se retourner contre leurs inspirateurs.

Coup de tonnerre, mais aussi coup double, en l'occurrence au sein de la Macronie en décrépitude : d'une part, la campagne électorale parisienne après avoir perdu un mauvais candidat, gagne une tête de liste improvisée, plan-plan mais bon genre, de nature à rassurer in extremis une partie des lecteurs du Figaro.

D'autre part ce ministre de la Santé largement dépourvue de pouvoirs, porte parole de la technocratie de Bercy, laisse la place à un des véritables promoteurs du projet de réforme des retraites, dont il faisait office de rapporteur.

Faisant retour sur image et remémorant le parcours de Griveaux, le Point ce 17 février parle d'une "malédiction des strauss-kahniniens" (cliquez ici). Griveaux, les « Mormons » qui ont organisé la conquête de Macron, Cahuzac, Le Guen… Quel proche de DSK, demande l'hebdomadaire,n'a pas été frappé du sceau de l'arrogance ?"

Et de remonter à 2006, année où Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste, avant de se trouver propulsé en 2007 par la grâce de Sarkozy à la tête du Fonds monétaire international, s'oriente vers une candidature à l'élection présidentielle cuvée 2007.

Autour de cet ambitieux se regroupent de petits arrivistes. Frais émoulus de Sciences Po et de HEC, ils s'appellent Stanislas Guerini, Cédric O, Ismaël Emelien et Benjamin Griveaux, mains qui composeront la future Macronie.

Mais au-delà de Strauss-Kahn, au-delà de Macron, nous pouvons observer aujourd'hui à quel point ce sont les institutions de la cinquième république qui n'ont cessé de décliner.

Cela vient de loin. Et comme le poisson pourrit par la tête, le processus a commencé très tôt, par la démonétisation du personnage central.

Dès qu'en décembre 1965, il fut mis en ballottage, le rapport du fondateur, De Gaulle lui-même, à l'exercice de son propre pouvoir a changé de nature et de sens.

Lui-même mit fin, lors d'une entrevue avec le comte de Paris en janvier 1966, à un rêve monarchiste secret, aujourd'hui oublié, mais rêve caressé par les maurrassiens, rêve qui avait été encouragé par le général et imaginé par le prétendant depuis une entrevue, et un accord formel des deux hommes, remontant à 1954. Si l'un des deux principaux rédacteurs de la constitution René Capitant, républicain sincère, n'en avait jamais abordé l'hypothèse, son associé Michel Debré, au contraire, avait cultivé l'ambiguïté, en sa qualité de Maire d'Amboise dont le château appartenait encore, très bourgeoisement, à la famille d'Orléans. Premier ministre de 1959 à 1962 il jouait, tel un rôle de comédie, royaliste côté cour, jacobin côté jardin.

La réforme de l'article 7 fut validée par référendum en 1962. La procédure contredisait l'esprit et la lettre du texte fondamental de 1958. Elle fut dénoncée comme forfaiture par l'opposition, mais entérinée par un conseil constitutionnel alors docile. Or, ceci transforma un adoubement et un hommage par les notables en un scrutin plébiscitaire. Aux représentants supposés de la France réelle on avait substitué le concept abstrait du peuple dans ses profondeurs.

De moins en moins depuis lors, le chef de l'État n'a conservé la hauteur d'un arbitre, encore moins la prestance d'un conducteur de peuple.

Il est temps de réfléchir, et urgent d'agir, aux voies du rétablissement de la dignité de la nation.

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samedi, 15 février 2020

Benjamin Griveaux jette l’éponge à Paris : La République en marche s’ébranle…

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Nicolas Gauthier Boulevard Voltaire cliquez ici

C’est le gag matinal de ce vendredi 14 février. Benjamin Griveaux est l’invité d’Alba Ventura sur RTL. Et Yves Calvi d’annoncer que l’entretien a été annulé au dernier moment pour raison de « vidéo à caractère sexuel » impliquant l’ancien porte-parole du gouvernement et prétendant à la mairie de Paris.

Enquête faite dans les heures qui suivent, la vidéo existe bel et bien. Elle est très explicite. Mais, comment dire… Manifestement filmée sur téléphone portable, le principal incriminé, fort d’un réveil triomphant, s’y livre à un assez joli exercice de tirlipompon sur le chihuahua. Un polissage de chinois ; en plein coronavirus, ça tombe à pic. Un cinq contre un, si vous préférez. On n’y voit, certes, pas son visage, mais l’essentiel y est, dira-t-on.

D’ailleurs, son visage, on le voit en vignette, à gauche du cadre permettant de commenter l’action en direct. « Moi, ce matin au réveil, l’enfer… » Puis : « Tu me repasses ta vidéo d’hier, quelle poitrine ! » Et de conclure, toujours dans le registre de la carte de Tendre : « J’ai tellement envie… » Après tout, pourquoi pas ? De telles pratiques adolescentes sont le signe d’une indéniable jeunesse. Le problème est que ces petits mots doux ne sont pas adressés à son épouse mais à une tierce dame. Le jour de la Saint-Valentin, cet homme ne manque ni de tact et encore moins d’à-propos.

Bien sûr, le premier réflexe consiste à dire qu’il s’agit d’un fake ou d’un « complot », sûrement ourdi par le cabinet noir de l’hôtel de ville, à Paris. Mais si tel était le cas, pourquoi Benjamin Griveaux aurait-il jeté l’éponge – ou le Kleenex™ – quelques heures plus tard ? Là, l’exercice est déjà plus digne : « Je ne souhaite pas nous exposer davantage, ma famille et moi, quand tous les coups sont désormais permis, cela va trop loin. C’est pourquoi j’ai décidé de retirer ma candidature à l’élection municipale parisienne. Cette décision me coûte, mais mes priorités sont claires, c’est d’abord ma famille. » Il est seulement à craindre que le repas familial de ce soir ne se présente pas sous les meilleurs augures.

Entre-temps, la vérité finit par sortir nue du caleçon. Qui a balancé ? Même pas un concurrent, mais un artiste russe un peu fou (pléonasme) : Piotr Pavlenski, déjà condamné en Russie par Poutine et en France par Macron, pour avoir incendié une succursale parisienne de la Banque de France.

Le jeudi 13 février, il aurait expliqué au quotidien Libération pourquoi il allait rendre cette vidéo publique : « Benjamin Griveaux est quelqu’un qui s’appuie en permanence sur les valeurs familiales, qui dit qu’il veut être le maire des familles et cite toujours en exemple sa femme et ses enfants. Mais il fait tout le contraire. Ça ne me dérange pas que les gens aient la sexualité qu’ils veulent, ils peuvent même baiser des animaux, pas de problème, mais ils doivent être honnêtes. » Que l’ami Piotr soit rassuré, aucun animal ne semble avoir été maltraité durant le tournage de la vidéo en question.

À l’Élysée, on imagine que les cellules de crise sont en plein branle-bas de combat, sachant que tout cela fait malgré tout un peu tache. Bref, à un mois des élections municipales, comment dénicher un autre candidat plausible, capable de jouer collectif au lieu de s’amuser tout seul dans son coin ?

Pour le moment, les candidats ne se bousculent pas. Quelle ingratitude vis-à-vis d’un Emmanuel Macron censé emmener ses jeunes pousses loin des rives du vieux monde. Ainsi va la vie. O tempora, o mores. Onanisme. Sacré Benjamin Grivois !

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jeudi, 13 février 2020

Les arnaques de la révolution verte

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Ecologie, développement durable, économie circulaire, j’en passe et des meilleurs, on n’a que ces mots à la bouche pour caractériser les effets du réchauffement climatique. Sauf que l’on emprunte des chemins  qui ne sont pas les bons et que toute cette tambouille revient à ripoliner les programmes des partis politiques qui n’ont plus d’idées, plus d’électeurs non plus d’ailleurs, et encore moins de saints vers lesquels se tourner, hormis les oiseaux de mauvais augures que sont tous ces zozos estampillés écolos. Mickaël Fonton, dans Valeurs actuelles remet les pendules à l’heure.

A lire ICI

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Toulouse. Une conférence de François Bousquet et de Robert Ménard attaquée, la police absente

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Source Breiz info cliquez ici

On a frôlé le drame mercredi 12 février au soir, à Toulouse, lorsqu’une milice antifasciste a déboulé devant le lieu où devait se tenir une conférence de François Bousquet, patron de la Nouvelle librairie, et de Robert Ménard, maire de Béziers finalement absent pour l’occasion malgré le fait d’avoir été annoncé.

En plein centre ville de Toulouse (Au Loft, un site spécialisé dans l’organisation d’événements privés) des antifas armés, ont pu, pendant plusieurs minutes, jeter des fumigènes, des chaises, des barres, sur le service de sécurité tentant de contenir ce déchainement de violence. Les forces de l’ordre, pourtant promptes habituellement à gazer et à réprimer à tout va en manifestation (beaucoup de Gilets jaunes s’en souviennent encore sur Toulouse) n’arrivèrent qu’une fois le gros de l’attaque passé. Et cela alors même que le maire d’une commune importante du sud de la France était annoncé.

« Il y a forcément des questions qui se posent à ce sujet » glisse un participant. « On se demande même si la Préfecture ne voulait finalement pas de ces incidents. Que se serait-il passé si notre sécurité avait fait usage de sa légitime défense pour neutraliser avec force ces antifas ? On aurait alors assisté à un déferlement médiatique sans précédent …alors même que ces gens voulaient manifestement nous tuer »

A noter le traitement de l’information par la presse mainstream, prise en flagrant délit d’une forme de complicité avec les antifascistes. Ainsi, La Dépêche titre : « une conférence que devait animer Robert Ménard, perturbée par des antifascistes », et parle d’un évènement « perturbé ». Sylvain Duchampt, journaliste manifestement militant pour le service public, à France 3 Occitanie, ose même parler d’un « face à face entre militants ». « Très rapidement le groupe d’extrême-gauche arrive sur place et fait face au service de sécurité composé notamment de membres de Génération identitaire.  L’opposition entre les deux parties dure une dizaine de minutes. Les membres d’extrême-droite tenant l’entrée de la salle afin d’empêcher l’intrusion de la cinquantaine de militants antifascistes jusqu’à l’arrivée d’un important dispositif policier, comme le montre cette vidéo de France 3 Occitanie »

Ce n’est d’ailleurs pas une première pour France 3 Occitanie. Il y a quelques mois, une de leur équipe avait déjà fait un reportage complaisant sur la façon dont les antifas traquent les groupes dits « d’extrême droite », reprenant quasiment toute la trame habituelle des sites antifascistes de type La Horde.

Une chaine de télévision du service public donc, qui n’avait pas dit un mot lorsqu’un journaliste indépendant, Vincent Lapierre, avait été attaqué par les mêmes personnes que ce journaliste du service public interviewa en toute sympathie.

Les exactions de ces milices se reproduisent désormais hebdomadairement partout en France. Des militants sont agressés. Des réunions et des conférences sont attaquées, quand elles ne sont tout simplement pas annulées par les organisateurs. En toute impunité, l’Etat et leurs relais médiatiques au sein de la presse mainstream versant dans l’angélisme (la complicité ?). Dans l’attente d’une nouvelle affaire Clément Méric ?

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mercredi, 12 février 2020

USA : l’école et l’université mettent en accusation l’héritage occidental

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Par Renaud Beauchard*

En Amérique, le « politiquement correct » et la répudiation de l’humanisme occidental commencent dès le primaire à l’école publique. Et c’est une des causes du climat idéologique qui prévaut dans les universités, raconte l’essayiste, professeur associé à l’American University Washington College of Law, à Washington DC.

Dans une de ces grandes braderies rituelles de l’héritage humaniste qui ponctuent l’actualité universitaire aux États-Unis depuis plusieurs décennies,  le département d’histoire de l’art de l’université de Yale vient d’annoncer sa décision de supprimer son cours d’introduction à l’histoire de l’art, jugé trop occidentalo-centré, pour le remplacer par quatre cours composites d’« histoire globale ». Cette nouvelle n’est guère surprenante, venant d’une université qui a cédé en 2016 à la pression d’étudiants pétitionnaires du département d’anglais réclamant d’être soulagés de l’obligation d’étudier les œuvres de Shakespeare ou Milton pour mieux pouvoir se consacrer à la production littéraire d’artistes appartenant à des catégories victimaires identifiées. À vrai dire, le plus étonnant n’est pas la suppression de ce cours, mais le fait qu’il ait pu subsister aussi longtemps dans l’atmosphère de transe nihiliste qui sévit depuis plusieurs décennies dans une partie des départements des universités de l’Ivy League.

Mais contrairement à une opinion répandue en Europe, la mise en pièces de la culture occidentale ne commence pas à l’université. Aux États-Unis, en effet, à l’école publique, règne dès le primaire un curieux mélange des genres entre le culte fanatique de la célébrité et la liquidation méthodique de toute mémoire collective. La biographie de Mae Jemison (la première femme noire astronaute, NDLR) ou celle de Beyoncé sont souvent mieux connues que celle de Martin Luther King lui- même. Il ne s’écoule plus une année sans une poussée de fièvre de censure en milieu scolaire dirigée contre le célèbre roman Huckleberry Finn (1884) de Mark Twain, au motif quele«Nword»  (« nigger », NDLR) y est employé. Quant à l’auteur de la Déclaration d’indépendance, Thomas Jefferson, dont le nom est en sursis au fronton de nombreux établissements éducatifs, il est souvent réduit à un vulgaire propriétaire d’esclaves qui aurait eu plusieurs enfants naturels avec son esclave Sally Hemings, entretenant très tôt  dans l’esprit des élèves l’idée qu’un des pères fondateurs de leur nation serait une sorte de précurseur de Harvey Weinstein.

Dans le même esprit, les parents d’élèves reçoivent des messages leur annonçant que la classe du surlendemain sera consacrée à honorer « Black Lives Matter », ou qu’il n’y aura pas école cet autre jour afin que les élèves puissent participer au « Day Without Women »  (appel à la grève des femmes lancé par des associations féministes pour protester contre la politique de l’Administration Trump, NDLR) ou à d’autres manifestations « woke » (conviction de faire preuve de vigilance extrême sur les questions relatives aux droits des minorités, NDLR). Quatre États (la Californie, le New Jersey, le Colorado et l’Illinois) imposent désormais l’obligation d’enseigner à l’école l’histoire de la contribution de « la communauté LGBTQ+ » à l’histoire des États-Unis, parachevant une évolution engagée avec la généralisation des Social Studies, dont l’effet a été de diluer l’étude de l’histoire dans celle des problèmes sociaux. Et, à l’université, l’on débat sérieusement du « mouvement 1619 », projet, lancé dans le New York Times, de réécriture de l’histoire américaine non plus à partir de la première colonie du Massachusetts ou de Roanoke, mais à partir de la date de l’arrivée du premier navire transportant des esclaves. Motivant leur décision de supprimer le cours d’introduction à l’histoire de l’art, les administrateurs de Yale ont exposé que, puisqu’il est impossible de couvrir toute l’histoire de l’art en accordant une place égale à toutes les cultures, il valait mieux supprimer pour l’instant ce cours tout en promettant d’ici à quelques années une version expurgée de son ethnocentrisme occidental. La dernière saison universitaire avant suspension du cours, ont pris soin d’annoncer les administrateurs, celui-ci sera consacré à questionner l’existence d’un « art occidental », c’est-à-dire à en liquider l’idée même. Le doyen de la faculté, qui aura l’honneur de présider à la liquidation de ce stock de vieilleries encombrantes, a fait savoir que l’accent serait mis sur les rapports dudit art avec  les autres traditions du monde, en le passant au prisme des questions de genre, de classe, de race, et même à celui du réchauffement climatique. Que n’avait-on pensé en effet à envisager la responsabilité de Giotto et de Titien dans les émissions de gaz à effet de serre.

Cette anecdote convoque immédiatement la mémoire du très grand livre d’Allan Bloom, L’Âme désarmée (1987). Le grand professeur déplorait l’obsession pour les causes humanitaires qui s’était emparée de l’université américaine. C’est « l’engagement qui devient la grande vertu morale, car il indique le sérieux de celui qui agit », se navrait l’auteur. Par leurs divagations associées à leur esprit de sérieux, les vandales de Yale confirment la justesse du jugement de Bloom.

De grandes universités capables. de réaliser la fission de l’atome ou de découvrir des traitements pour les plus terribles maladies sont ainsi tétanisées à l’idée de former les étudiants à la contemplation des œuvres de Caravage sans les ramener aussitôt aux causes militantes du moment. Bloom voyait là une « parabole de notre temps ». Il déplorait le remplacement des enseignements de culture générale, une des rares occasions pour les étudiants américains d’être mis en présence d’un « vaste univers au-delà du petit monde qu’il[s] connai[ssent] » par des cours « composites » qui ne « renvoient à rien qui aillent au-delà d’eux-mêmes ».

Malgré son caractère presque anodin comparé aux happenings nihilistes qui se produisent sur les campus américains, l’affaire de Yale pose la question de la place de la connaissance, question au cœur des œuvres d’Allan Bloom et de Christopher Lasch. En dépit de leurs désaccords sur la question de la méritocratie et la possibilité d’une société sans classes, les deux penseurs s’entendaient sur un point : une université qui aspire à devenir une sorte de couveuse humanitaire reposant sur la suspension de tout jugement éthique ne peut promouvoir qu’une forme de vie commune rudimentaire incompatible avec la démocratie. Prendre la démocratie au sérieux, c’est mesurer que sa survie dépend de son aptitude à produire, paraphrasant Whitman, un « agrégat de héros, de caractères, d’exploits,  de souffrances, de prospérité ou de malheur, de gloire ou d’infamie, communs à tous, typiques de tous ». Or s’il est une leçon qu’on peut retenir de l’histoire de l’art occidental, c’est que la relation primordiale que l’on peut entretenir avec les œuvres qui la composent vient de ce qu’elles ne puisaient pas leur inspiration dans des truismes humanitaires. Et c’est ainsi qu’elles contribuent, comme l’écrivait Christopher Lasch, à un sens de la confiance et de la permanence dans le « monde durable des objets humains et des associations humaines ».

* Renaud Beauchard est l’auteur de plusieurs ouvrages remarqués, en particulier Christopher Lasch. Un populisme vertueux (Michalon, collection « Le bien commun », 2018).

Source : Figaro 11/02/2020

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Immigration : les trois énormes mensonges de Marlène Schiappa

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Jacques Guillemain Riposte laïque cliquez ici

Tout d’abord, saluons d’un grand coup de chapeau la chaîne CNews, que les islamo-gauchistes traînent dans la boue depuis qu’elle reçoit Éric Zemmour dans l’émission « Face à l’info ».

Lundi, le duo Zemmour-Schiappa a pulvérisé tous les records d’audience, avec  391 000 téléspectateurs, soit 75 000 de plus que le précédent record ! (cliquez ici)

On comprend la rage des immigrationnistes qui veulent à tout prix déboulonner le champion de l’identité culturelle française.

Mais au-delà de ce succès mérité, l’animatrice Christine Kelly se montrant parfaite dans sa gestion des débats, il convient de revenir sur les énormes contre-vérités proférées hier soir par Marlène Schiappa. On nage dans le grotesque, en prenant le peuple français pour le plus demeuré de la planète ! J’espère pour elle qu’elle ne croit pas un seul mot de ce qu’elle dit et qu’elle se contente de répandre la bonne parole, en bon petit soldat de la Macronie.

Car pour déclarer en 2020, alors que l’ex-ministre de l’Intérieur nous prédit une quasi-guerre civile dans les cinq ans, que l’immigration est encore une chance pour la France, il faut oser !

Les mensonges officiels sur les chiffres de l’immigration sont devenus la norme. Tout est maquillé, falsifié, avec des études minutieusement alambiquées pour que les citoyens restent dans l’ignorance la plus totale.

L’exécutif  ment sur le nombre d’immigrés, refuse de chiffrer le coût de l’immigration et nie l’échec flagrant de l’intégration.

Et quand Marlène Schiappa se réfère à Hervé Le Bras pour  nier la réalité du Grand Remplacement, on sombre carrément dans le comique, bien que le sujet soit gravissime, puisque c’est une tragédie historique qui se prépare.

Quand Hervé Le Bras parle d’immigration, il fait davantage dans l’approximation, la désinvolture et l’argumentation fantaisiste que dans la rigueur intellectuelle qu’on attend d’un chercheur (cliquez ici). Tout ce qu’il affirme, Michèle Tribalat  est en mesure de le démonter, en relevant des « erreurs confondantes » (cliquez là).

Nous vivons en fait une énorme campagne de désinformation parfaitement orchestrée, dans le seul but d’imposer au peuple français une société multiculturelle qu’il ne veut pas (cliquez ici).

Pour Marlène Schiappa, le Grand Remplacement n’aura pas lieu. Pour Hervé Le Bras, c’est un mythe racial. Hélas, tous les chiffres avancés par notre démographe sont faux.

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mardi, 11 février 2020

Filiation et hérédité

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Entretien avec Alain de Benoist

En marge des débats sur la PMA et la GPA, on a vu ces derniers temps diverses personnalités tenir des propos surprenants. Jean-Louis Touraine, député LREM : « La mère était jusqu’ici la femme qui accouche. Eh bien, ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, c’est celle qui décide d’être mère ». Agnès Buzyn, ministre de la Santé : « En rien un donneur de gamètes n’est un père. Un père, ce peut être n’importe qui ». Hervé Saulignac, député de l’Ardèche : « Il va peut-être falloir suspendre la mention du sexe à l’état civil tant que l’enfant n’est pas en mesure de dire librement quel est son choix ». Ignorance, provocation ou délire ?

Alain de Benoist : Agnès Buzyn est praticienne hospitalière, Jean-Louis Touraine est professeur de médecine. Sans surestimer leurs capacités cognitives, je suppose qu’ils savent quand même que les enfants ne naissent pas dans les choux. Leurs déclarations sont donc grotesques, mais elles ne sont pas innocentes. Du point de vue de la théorie du genre, elles sont même parfaitement logiques. Pour Judith Butler et ses disciples, la vie sexuelle n’a strictement rien à voir avec le sexe au sens biologique ou du terme. Elle relève exclusivement du « genre », lequel peut à tout moment faire l’objet d’un choix personnel. Affirmer que la filiation n’est pas biologique, mais qu’elle n’est qu’une construction sociale – car c’est bien ce que disent les personnalités que vous citez – relève du même raisonnement. Il s’agit de masquer qu’un enfant ne peut avoir qu’un seul père biologique et une seule mère biologique. Bien entendu, ce père ou cette mère peut être absent ou défaillant, et quelqu’un d’autre peut être amené à les remplacer, mais ces remplaçants, si excellents qu’ils puissent être, n’en deviendront pas pour autant de véritables parents car ils ne sont pour rien dans le stock génétique de l’enfant.

Un enfant est le produit du croisement de deux hérédités, l’hérédité maternelle et l’hérédité paternelle – et au-delà, il récapitule aussi ses ancêtres, qu’il actualise d’une certaine façon en sa personne. C’est très précisément que l’on cherche à faire oublier à une époque où le mariage a cessé d’être une alliance entre des lignées pour ne plus être qu’un contrat entre des individus. L’allusion à la « construction sociale » ne doit ici pas faire illusion. Bien sûr que la vie sexuelle est en partie une construction sociale, et il en va de même de l’engendrement. Mais une construction sociale ne se fait jamais à partir de rien : il y a toujours une réalité biologique pour en constituer le fond. Et c’est aussi pour cela que le « choix » est lui-même limité : on ne choisit une « construction sociale » que sur la base des tendances innées qui nous portent vers ce choix.

Vous remarquerez par ailleurs l’incohérence de ces propos. Ce sont les mêmes qui affirment que l’origine compte pour rien et qui soutiennent le droit des enfants nés sous X à connaître l’identité de leurs géniteurs. Comment justifier ce droit si l’origine biologique est sans importance ? Ce sont les mêmes aussi qui déclarent qu’une adolescente n’est pas capable de consentir librement à une relation sexuelle avec un adulte et qui proclament qu’elle est en revanche parfaitement capable de décider de son sexe ! On est en plein délire.

De la Révolution française aux totalitarismes du siècle dernier, la théorie d’un « homme nouveau » ne date pas d’hier. Mais pourquoi la détestation du réel est-elle en passe de devenir la religion de notre temps ?

Tout simplement parce que le réel est perçu comme une menace inacceptable pour la liberté individuelle. L’idée que nous ne puissions pas tout choisir ou décider par nous-mêmes, que nos choix et nos décisions puissent être en partie déterminés par quelque chose qui se situe en amont de nous, est insupportable à nos contemporains. Leur attitude envers les géniteurs biologiques ne diffère pas de leur attitude envers le passé ou les traditions. Le passé n’a rien à nous dire, il représente un poids inutile dont il faut s’affranchir. L’hérédité est une « fatalité ». C’est la forme postmoderne de la damnatio memoriae.

Kant a ouvert la voie en affirmant sottement que nous sommes d’autant plus humains que nous nous affranchissons de la nature. L’idée que la culture contredit la nature n’a cessé d’être reprise depuis lors par des gens qui ne parviennent pas à comprendre qu’elles se complètent l’une l’autre. Les philosophes des Lumières, de leur côté, considéraient les enfants à la naissance comme une cire vierge ou une table rase. La personnalité était censée résulter de la seule influence de l’éducation et du milieu. Sous Staline, Lyssenko prétendait démontrer l’hérédité des caractères acquis, thèse absurde qui resurgit pourtant constamment. Je l’ai souvent constaté chez des parents adoptifs. Ils vont chercher des nouveaux-nés à l’autre bout du monde et sont convaincus qu’avec une bonne éducation, ils en feront d’excellents petits Français. Moyennant quoi, vingt ans plus tard, ils se retrouvent avec dans leur foyer un sympathique Sénégalais ou un petit Chinois qui raisonne comme un Chinois. D’innombrables travaux empiriques ont montré qu’un enfant, tant sur le plan physique qu’intellectuel ou tempéramental, ressemble toujours plus à ses parents biologiques, même quand il ne les a pas connus, qu’à ses parent adoptifs, qui l’ont pourtant élevé. Rappeler l’existence de l’hérédité fait aujourd’hui froncer les sourcils. Et malheureusement, ceux qui l’admettent très bien croient trop souvent que « génétique », « héréditaire » et « héritable » sont des synonymes !

L’objectif final, c’est l’indifférenciation des sexes, c’est-à-dire l’annulation de la différence sexuée qui est fondatrice dans toutes les espèces d’animaux supérieurs, à commencer par la nôtre. S’y ajoute l’offensive des harpies qui pensent que, pour combattre le patriarcat, il faut en revenir au matriarcat supposé des sociétés pré-néolithiques. Leur drapeau symbolique pourrait être le bouquet de cols de l’utérus implanté dans les jardins du Petit Palais par l’« artiste contemporain » Jeff Koons, qui nous les présente comme des « tulipes » !

D’un autre côté, l’essor de la génétique peut aussi faire peur. Beaucoup voient dans le « transhumanisme » un nouveau nom de l’eugénisme, qui renvoie lui-même au nazisme.

Il faut arrêter de fantasmer sur l’eugénisme ! L’eugénique est une discipline qui a fleuri dans la première moitié du XXe siècle, et qui a d’abord été mise en pratique dans les pays anglo-saxons et dans les régimes sociaux-démocrates scandinaves. En France, ses deux principaux théoriciens ont été le biologiste de gauche Jean Rostand et le médecin catholique Alexis Carrel, Prix Nobel de physiologie en 1912, dont le livre L’homme cet inconnu (1935) a été un best seller jusqu’à la fin des années 1960. L’eugénique avait pour premier objectif de faire disparaître les maladies génétiques. Cet objectif n’a jamais été abandonné, comme en témoigne le fait qu’il ne naît aujourd’hui pratiquement plus d’enfants trisomiques, ce qui personnellement ne me chagrine pas. Comment s’étonner que des parents, quand ils peuvent choisir entre un embryon sain et un embryon porteur d’une tare ou d’une maladie grave, préfèrent presque tous faire implanter le premier ?

Propos recueillis par Nicolas Gautier pour Boulevard Voltaire

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samedi, 08 février 2020

La volonté de rééduquer l’homme occidental

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Par Mathieu Bock-Côté

Dans L’Homme surnuméraire, un roman paru en 2018, Patrice Jean a eu l’intuition géniale de mettre en scène un personnage dont le travail consiste à réécrire les classiques de la littérature pour les rendre compatibles avec les valeurs de notre temps. Mais comme c’est trop souvent le cas, le réel vient de dépasser la fiction. Dans certaines maisons d’édition américaine, la tendance est à l’embauche des « sensitivity readers ». Leur rôle ? Réviser les manuscrits pour y traquer les préjugés raciaux ou les stéréotypes de genre et s’assurer d’une représentation positive de la diversité dans le texte publié, qu’il faudrait délivrer de l’emprise du « patriarcat blanc ». Parfaits commissaires politiques, ils lisent les œuvres à partir d’une grille idéologique et distribuent les bons et mauvais points. La littérature doit s’y soumettre ou se démettre.

On peine à ne pas penser à la censure aux temps de l’URSS : là aussi, les textes devaient passer sous les yeux des lecteurs du régime, qui s’assuraient de leur conformité avec l’idéologie officielle. L’art devait contribuer à la célébration du régime, et non en miner les fondements. La mobilisation des intellectuels et des artistes, perçus comme des « ingénieurs des âmes », était jugée nécessaire pour parachever la révolution dans l’imaginaire collectif. De même, aujourd’hui, dans plusieurs pays occidentaux, les subventions publiques dans le domaine de la culture sont attachées à des critères idéologiques explicites – il importe généralement d’assurer la promotion du vivre ensemble et de la diversité, pour le dire avec le jargon autorisé. C’est le retour de la littérature édifiante, au service d’une pédagogie à destination des masses.

Cette surveillance idéologique des productions culturelles est indissociable de la révolution diversitaire qui œuvre à la transformation des mentalités occidentales. On aurait tort de croire qu’elle se limite aux élucubrations théoriques d’universitaires. Elle a pénétré depuis longtemps administrations, entreprises et médias, qui intègrent à leurs activités nombre de « conseillers à la diversité », censés sensibiliser les cadres et les employés à la diversité, tout en les poussant à prendre conscience de leur « privilège blanc », pour mieux le déconstruire. Aucune société occidentale n’est épargnée. Il faudrait faire le décompte des séances de formation dans les milieux de travail pour constater l’étendue de son emprise. Voyons-y une forme de formatage idéologique permanent, pour pressuriser les consciences et assurer leur anesthésie ou leur soumission enthousiaste. Le régime diversitaire transforme la société en camp de rééducation à ciel ouvert. L’autocritique théâtralisée devient une manière d’afficher sa noblesse morale dans un environnement où la haine du réactionnaire passe pour la forme achevée de l’amour de l’humanité. Mais c’est quand même avec étonnement qu’on a appris dans les pages du Guardian, ces derniers jours, que le marché de la culpabilisation de l’homme blanc, et plus particulièrement, de la femme blanche, était de plus en plus lucratif aux États-Unis. Des activistes « racisées » organisent de coûteux dîners en ville où se rassemblent des femmes blanches de la bonne société qui viennent s’y faire expliquer qu’elles sont racistes et comment ne plus l’être. On marchandise ainsi un sentiment de culpabilité médiatiquement entretenu. Ce désir d’être rééduqué relève de la névrose et témoigne de la destructuration psychique des sociétés occidentales, hantée par la haine de leur expérience historique.

On ne saurait sous-estimer la portée de cette entreprise de rééducation. À terme, il s’agit de faire basculer l’homme occidental dans un monde parallèle. Orwell disait que le propre du totalitarisme consiste à pousser l’homme à admettre que 2 + 2 = 5. De là une campagne de provocation permanente ayant pour vocation de déstabiliser définitivement les consciences et de détruire les repères anthropologiques les plus élémentaires. Même la classe politique s’y met. Quand Emmanuel Macron, selon Valeurs Actuelles, déclare à la présidente des Associations familiales catholiques, lors d’une conversation informelle à l’Élysée : « Votre problème, c’est que vous croyez qu’un père est forcément un mâle », il y participe, sans doute inconsciemment. Toujours, il s’agit de renverser les structures anthropologiques les plus fondamentales et de faire passer pour sot celui qui doute. C’est le règne de l’indifférenciation absolue et de l’interchangeabilité des êtres.

Il est tentant d’assimiler ces exemples à des dérives loufoques, devant davantage faire rire qu’inquiéter. À tort. C’est en les pensant ensemble que se révèle l’ambition fondamentale du régime diversitaire : fabriquer un homme nouveau, arraché à sa civilisation, et désirant même la renier de manière ostentatoire, pour se faire enfin pardonner d’exister.

Source : Figaro 8/02/2020

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mercredi, 05 février 2020

Wuhan, passé & présent

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La construction éclair d’un hôpital à Wuhan

Bruno Gollnisch cliquez ici

Jusqu’ici peu de Français avaient entendu parler de Wu-Han, l’ancienne Han- Kéou, maintenant connue de tous, à cause de l’épidémie de coronavirus dont elle est l’épicentre.

Elle est au cœur de la Chine profonde. Tirez une ligne du nord au sud : de la Mandchourie à Canton, et une autre d’est en ouest : du Tibet À l’océan Pacifique, Wu-Han est à l’intersection, sur les rives de l’immense Yang-Tsé-Kiang.

Langues multiples.

J’ai connu Wu-Han il y a environ 35 ans, dans des conditions curieuses. Fraîchement nommé professeur à l’université de Lyon pour y créer la chaire de japonais, j’étais auparavant maître de conférences à la faculté de droit de Metz. Mes collègues linguistes s’étaient dit que, comme juriste, j’étais sans doute capable de lire un arrêté ministériel, et m’avaient fait l’honneur de me demander d’être l’assesseur, c’est-à-dire l’adjoint du doyen de la faculté. Ce dernier, professeur de russe, avait démissionné peu de temps après pour raisons de santé, et j’avais dans la foulée été élu pour lui succéder. Je dirigeais donc une faculté où l’on enseignait plus de 25 langues étrangères à de nombreux étudiants. Les gros bataillons étaient bien sûr à l’époque pour l’anglais, l’espagnol, l’allemand, etc., mais les autres langues: latines, slaves, l’arabe, l’hébreu, le chinois, le japonais, y étaient aussi pratiquées.

Le directeur du département d’hébreu était un érudit, le professeur Gérard Emmanuel Weil, qui avait été rabbin à Saverne, et dirigeait un laboratoire original situé à Villeurbanne : le CATAB , Centre d’Analyse et de Traitement Automatique de la Bible et des traditions écrites. Car on fait encore aujourd’hui des découvertes sur la Bible, notamment par le traitement statistique informatique des occurrences, c’est-à-dire des apparitions de tel ou tel vocable, des formes grammaticales, etc.

Préhistoire de l’informatique

On n’en était encore au début de la micro informatique. Les plus jeunes n’ont pas connu cela, mais à l’époque, le seul micro-ordinateur était pratiquement l’Apple 2, qui venait des États-Unis, et ne connaissait qu’un clavier anglo-saxon QWERTY. Impossible même à l’époque de disposer des particularités graphiques du français, telles que les accents grave, aigu, circonflexe le ç etc. !

L’astucieux professeur Weil avait avec son équipe bricolé l’un de ces micro- ordinateurs pour qu’il pût imprimer des textes en hébreu et en arabe. Il avait appelé son invention : le glyphotron.

Un beau jour, une délégation de l’université de Wu-Han vint en visite en France. À Lyon, on leur fit visiter le laboratoire du professeur Weil, qui leur proposa d’essayer de rentrer les idéogrammes du chinois dans sa machine, de telle sorte qu’ont pût les saisir et les imprimer, serait-ce à partir d’un clavier ne comportant que quelques dizaines de touches.

Ils s’en suivit un programme de coopération, tel qu’un matin mon collègue m’appela pour me dire qu’il m’emmenait avec lui à l’université de Wu-Han, avec laquelle nous étions en partenariat.

« D’une part vous êtes mon doyen » me disait-il, « et en outre vous connaissez le système des idéogrammes, puisque bien que les deux langues soient très différentes, l’écriture japonaise est en grande partie empruntée du chinois. » J’eus beau lui faire observer que cet emprunt avait eu lieu il y a 14 siècles et que depuis les deux écritures avais divergé ; rien n’y fit. Et me voilà parti pour Wu- Han.

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Le n°2 de La Revue d'Histoire européenne est sorti

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En vente chez votre marchand de journaux

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Lu dans la dernière livraison de la revue Eléments

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Un bel article sur Codreanu et sur notre n°16 des Cahiers d'Histoire du nationalisme cliquez ici

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Eléments, chez votre marchand de journaux.

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mardi, 04 février 2020

Réforme des retraites : Ô la belle arnaque !

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C’est peu de dire que cette réforme des retraites ne satisfait personne, hormis leurs auteurs évidemment, et qu’elle vire à l’arnaque. Jean-Luc Gréau est un économiste sérieux qui officie chaque mois sur l’excellent mensuel Causeur d’Elisabeth Lévy. Dans cet article il nous démontre qu’une fois de plus ce sont bien les classes moyennes qui vont trinquer. Défendre et préserver le peuple n’a décidément guère de sens pour ces pseudo élites politiques qui nous gouvernent aux ordres qu’ils sont de cet immonde capitalisme financier.

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samedi, 01 février 2020

« Roger Holeindre était un des derniers représentants du nationalisme soldatique »

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FIGAROVOX/TRIBUNE - Roger Holeindre est décédé le 30 janvier. Jean-Yves Camus retrace le parcours de ce membre fondateur du Front national à la personnalité hors-norme, dont la vie s’est croisée avec l’histoire de la France de la seconde moitié du XXe siècle.

Par Jean-Yves Camus

Jean-Yves Camus est chercheur associé à l’IRIS. Spécialiste, notamment, du Front national, il dirige l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès.

Roger Holeindre, décédé le 30 janvier peu avant de fêter son 91e anniversaire, était un des membres fondateurs du Front national en 1972. Il en fut vice-président. Député de Seine-Saint-Denis (1986-1988), élu municipal à Sevran et conseiller régional d’île de France, il était toujours resté fidèle au FN de Jean-Marie Le Pen, ce qui le conduisit en 2011, après le tournant idéologique et tactique du parti, à rejoindre Carl Lang et son Parti de la France dont il fut, de 2016 à sa mort, le président d’honneur.

La personnalité de Roger Holeindre était hors-norme. Issu d’un milieu modeste, autodidacte du journalisme qu’il avait exercé comme reporter notamment à Paris-Match, il ne parlait ni n’écrivait (dans ses romans et récits) la langue policée et classique de son ami Jean-Marie Le Pen. Son genre n’était pas l’argot parisien de François Brigneau, son compagnon des débuts frontistes, mais l’argot des chambrées militaires, langage usuel d’une vie vouée à l’armée et à une certaine conception de ses valeurs.

Roger Holeindre représentait au FN la génération de ceux qui ont vu finir l’Empire français.

Arnaud Menu, qui a publié en 2019 un livre d’entretiens avec lui (NDLR SN cliquez ici), le décrit en « éternel soldat de France » bardé de décorations gagnées au feu en Indochine puis en Algérie où il a servi dans les fusiliers-marins avant de trouver pour la vie sa famille chez les commandos parachutistes. Il était un des derniers représentants du nationalisme soldatique, cette tendance de la droite marquée par l’expérience d’un combat perdu et la volonté d’en finir avec un « Système » auquel sont imputées la défaite et la perte de la grandeur nationale. Avec pour conséquence, chez ceux qui comme lui se sont sentis trahis par « les politiques », la remise en cause de la démocratie traditionnelle. Roger Holeindre représentait au FN la génération de ceux qui ont vu finir l’Empire français. Sa mentalité se comprend en lisant son roman Requiem pour trois sous-off publié en 1974. Il y a de lui dans le personnage de Pierre Marchand, pour qui « l’armée, c’est une religion ». Avec ses grands prêtres, les commandos parachutistes, vue comme une « caste rigoureuse, la caste des chevaliers des temps modernes ». Avec, opposés à une haute hiérarchie militaire jugée arriviste ses héros silencieux et fidèles: les sous-officiers, précisément. Alain Sanders parlant d’un autre de ses livres, Le levain de la colère (1963), écrit: « Les héros du Levain de la colère ont choisi leur camp: c’est celui du courage, de l’insécurité, de la fidélité à la parole donnée ; c’est le camp des copains, de la famille, du clan». Ce sont les valeurs que Holeindre tentera de transmettre en créant en 1985 le Cercle National des Combattants (CNC) et ses Cadets, des jeunes de 8 à 14 ans qui prêtaient le serment suivant : « Je suis fier d’être un cadet. Mon idéal est lié au sol, à la famille, à la patrie. Je jure fidélité au drapeau de notre France. » Il faut dire que celui qui avait commis à 15 ans des actes courageux de Résistance disait avoir appris le patriotisme dans la pension où il séjournait adolescent et dont il sortit définitivement « de droite », non gaulliste s’entend, et même respectant le Maréchal Pétain tout en détestant l’occupant.

Désigné à son retour d’Indochine pour être instructeur guérilla/contre-guérilla, Holeindre veut continuer en Algérie. Ce qu’il fit, toujours commando, notamment près de Tébessa. Revenu à la vie civile, il y ouvrit une maison qui offrait loisirs et formation aux jeunes musulmans. Sa conception de la citoyenneté est alors celle d’un certain nombre de partisans de l’Algérie française: « Un drapeau, trois couleurs ». Autrement dit l’assimilation, un changement dans l’approche de la population non-européenne, mais en aucun cas l’indépendance. Car elle était synonyme pour lui de livrer l’Algérie aux communistes et Roger Holeindre, il le montrera plus tard en créant le Front uni de soutien au Sud-Vietnam, était un anticommuniste viscéral, définitif. Outre la fidélité à la parole donnée, c’est ce qui le poussera à fonder le réseau Bonaparte. Cette participation à l’OAS lui vaudra trois ans et demi d’incarcération.

Roger Holeindre était d’une autre génération dont les repères ne disent plus grand-chose aux bataillons des électeurs frontistes, et même aux jeunes militants.

Tous les livres consacrés à la droite nationaliste ont écrit en détail son parcours ultérieur, le service d’ordre de la campagne Tixier-Vignancour en 1965, les affrontements physiques avec l’extrême-gauche en 1968, les divers épisodes de la pré-fondation du FN dans lesquels il joue un rôle de rassembleur, de facilitateur entre les multiples factions du camp national, qui se retrouve dans son restaurant, le Bivouac du Grognard. Militant unitaire, Holeindre continuait ainsi l’aventure du Cercle du Panthéon qui auparavant avait tenté de ressouder une mouvance brisée par la répression de l’OAS, déjà divisée entre nationalistes-révolutionnaires (Ordre nouveau) et «nationaux» (Le Pen, Bidault) et dont s’étaient écartés les métapoliticiens de la future Nouvelle Droite.

Sa disparition a été saluée, de manière très factuelle, par Marine Le Pen, qui a rappelé ses actes de résistance et un de ses métiers, ouvrier métallurgiste. Mais Roger Holeindre était d’une autre génération dont les repères ne disent plus grand-chose aux bataillons des électeurs frontistes, et même aux jeunes militants.

Dans son livre d’entretiens avec Arnaud Menu, il expliquait avoir dit, à l’Assemblée nationale, ce que le général Bigeard devenu ministre de Valéry Giscard d’Estaing écrira en 2006 dans son livre Adieu ma France. Même vision de la décadence, de l’armée comme creuset de la nation et colonne vertébrale du pays. Mais l’affaire algérienne les a fait se placer de deux côtés opposés alors que leurs idées étaient identiques.

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jeudi, 30 janvier 2020

Revue de presse : Roger Holeindre, un des fondateurs du Front national, est mort

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Abel Mestre Le Monde cliquez ici

Anticommuniste viscéral, partisan de l’Algérie française, il a été l’une des figures du parti créé par Jean-Marie Le Pen en 1972 et un acteur incontournable de l’extrême-droite après la guerre. Il est mort le 30 janvier, à l’âge de 90 ans. Par Abel Mestre

Il était l’une des figures du Front national (FN) de Jean-Marie Le Pen et un acteur incontournable de l’extrême droite d’après-guerre. Roger Holeindre, ancien parachutiste et ancien député, est mort d’un infarctus à son domicile de Vaucresson (Hauts-de-Seine), dans la nuit de mercredi 29 à jeudi 30 janvier, à l’âge de 90 ans. Roger Holeindre a été l’une des chevilles ouvrières du FN entre 1972 – date de la naissance du parti d’extrême droite, dont il était l’un des cofondateurs – et avril 2011, lorsqu’il a quitté avec fracas la formation nationaliste après l’élection de Marine Le Pen à sa tête. Sa silhouette était connue des militants et sympathisants frontistes : tous les 1er mai, lors du défilé du FN, il paradait en tenue avec ses camarades anciens combattants « nationalistes », qu’il coordonnait au sein du Cercle national des combattants.

Fort apprécié des militants pour sa gouaille, Holeindre avait plusieurs faits d’armes à son actif. Né le 21 mars 1929 à Corrano, en Corse, il rejoint tôt le continent pour s’installer dans la ferme de ses grands-parents dans les Vosges, avant de partir à Paris. A 15 ans, pendant la seconde guerre mondiale, il subtilise deux mitrailleuses à l’armée allemande, ce qui lui vaudra d’être plus tard présenté par le FN comme un « résistant ». « Au moment où je sortais tout cela du wagon, une rafale de mitrailleuse frappa le toit de ce dernier. (…) Je sautais et me fis plat comme une limande entre les rails de chemin de fer », raconte-t-il dans un livre (C’est Roger, entretiens avec Arnaud Menu, Editions Synthèse nationale, 2019). (NDLR SN cliquez ici).

A la fin de la guerre, il falsifie ses papiers pour s’engager en Indochine dans la marine et défendre « l’Empire français », un combat qui sera sa matrice tout au long de sa vie militante, tout comme un anticommunisme viscéral. Holeindre y gagne son surnom de « Popeye », en référence au dessin animé mettant en scène un marin bagarreur et amateur d’épinards. Toujours avec cette obsession de combattre les indépendantistes, il s’engage dès son retour en France pour partir en Algérie, chez les parachutistes. Convaincu qu’il ne faut pas « abandonner l’Algérie », il veut créer « un maquis » rattaché à l’Organisation armée secrète (OAS) et lutter contre « la trahison » du Général de Gaulle. Roger Holeindre sera arrêté et emprisonné près de quatre ans pour ces faits.

Redevenu civil, il n’en reste pas moins un nationaliste radical, un « soldat politique » qui veut continuer la lutte, par d’autres moyens. La deuxième vie d’Holeindre se conjuguera avec l’activisme. Dans les années 1960, l’extrême droite française connaît une relative ébullition. Elle sort peu à peu de l’ombre grâce à la candidature de l’avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour à l’élection présidentielle de 1965, dont le stratège était Jean-Marie Le Pen. Holeindre y participe activement et travaille en collaboration avec M. Le Pen. Mais « Tixier » ne recueille que 5,2 % des voix. La France n’est pas encore prête à voter pour l’extrême droite. Reste donc le militantisme de rue dans lequel excelle Holeindre.

Fidèle à Jean-Marie Le Pen

A la fin des années 1960, il dirige ainsi le Front uni de soutien au Sud-Vietnam, dans lequel se retrouve la fine fleur des jeunes nationalistes. Les incidents se multiplient avec les groupes d’extrême gauche, jusqu’à ce qu’un commando maoïste attaque violemment une exposition qu’il organise rue de Rennes, à Paris, en avril 1968, le laissant pour mort.

Après les événements de Mai 1968, il anime divers groupes radicaux mais qui ne dépassent jamais la confidentialité militante de ce milieu politique. Il travaille à l’unité de son camp, en animant le Cercle du Panthéon et d’autres structures affinitaires qui se définissaient, notamment, par des repas bien arrosés. Parallèlement, Holeindre devient journaliste et écrit pour Le Figaro magazine ou encore Paris Match. Il s’adonne également à l’écriture, en publiant plusieurs ouvrages.

Au début des années 1970, il est tout de suite séduit par le projet de Front national, impulsé par les néofascistes d’Ordre nouveau, avec Jean-Marie Le Pen en chef d’orchestre. Il en sera l’un des cofondateurs en 1972 et l’un des députés en 1986. Lors de la scission mégrétiste de 1998, il reste fidèle à Jean-Marie Le Pen, et est l’un de ses « grognards ». Rejetant toute dédiabolisation, il soutenait la ligne d’un Bruno Gollnisch contre celle de Marine Le Pen qui « trahissait », selon lui, les idéaux nationalistes. Après l’arrivée de cette dernière à la tête du FN, Roger Holeindre avait rejoint une formation dissidente, le Parti de la France, dont il était le président d’honneur.

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En cuisine... la guerre est aussi culturelle !

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Par Périco Légasse

Anonçant la rétrogradation de trois à deux étoiles du restaurant Paul Bocuse, en ouverture de sa matinale sur RTL vendredi 17 janvier 2020, notre confrère Yves Calvi, peu connu pour ses outrances, lâchait à l’antenne la phrase culte de Michel Audiard : « Les cons, ça ose tout ». Il ne pouvait mieux dire pour commenter l’aberrante et absurde décision du Guide Michelin. Aberrante, car s’il est un socle sur lequel s’appuie la restauration pour établir un code de valeurs quant aux types de prestations, aux genres culinaires et à l’éthique professionnelle actuellement en vigueur dans l’hôtellerie française, c’est bien le restau- rant de Paul Bocuse, à Collonges-au- Mont-d’Or. Socle dont Michelin s’est toujours prévalu, voire inspiré, pour se maintenir comme la référence quasi officielle du mercato hôtelier. Une complicité tacite impliquant un classement particulier pour le temple lyonnais le jour où le grand prêtre viendrait à disparaître.

Non pas que l’institution soit infaillible, ni que le monument soit intouchable, loin de là, mais parce que l’un et l’autre demeurent le repère à partir duquel le Michelin lui-même a construit sa renommée. Au lieu de sanctuariser la mémoire du commandeur, des crétins en déboulonnent la statue. Certes, sans le système des étoiles, Paul Bocuse n’aurait pas brillé cinquante-cinq ans sur la cuisine française. En tout cas, pas de cette façon. En revanche, renommée internationale et prestige du personnage obligent, sans Paul Bocuse, les étoiles Michelin n’auraient jamais connu un tel éclat au firmament toqué. Bien plus qu’Eugénie Brazier, Fernand Point ou Raymond Oliver, monstres sacrés du XXe siècle, Paul Bocuse a consolidé la légitimité du Guide Michelin.

Certes, ce n’est pas le patriarche qui a été rétrogradé, mais son restaurant. C’est pourtant là que la décision du Guide Michelin bascule dans l’absurdité. Pourquoi ? Tout simplement du fait que jamais ce restaurant n’a été aussi performant. Il va sans dire que depuis la mort du fondateur, en janvier 2018, experts et observateurs se sont précipités à Collonges pour faire l’état des lieux, signaler un flottement, guetter une faille, détecter une faiblesse. De l’avis général, incluant les stoïques n’ayant jamais succombé au phénomène Bocuse, la prestation est à ses sommets. Ceux qui craignaient, ou espéraient, un signe de relâchement, en ont été pour leurs frais. Tout attachés que nous soyons au strict respect de la doxa bocusienne dans sa version originelle et intégrale, nous avons dû convenir que les ajustements opérés par l’équipe depuis deux ans, en plus du nouveau décor et du renouvellement de la vaisselle confinent à la perfection. En un mot et sans contour, il n’est pas abusif d’affirmer que l’Auberge du Pont de Collonges est plus éblouissante que du vivant de Paul Bocuse. C’est donc avec consternation, voire compassion, que nous voyons la direction du Guide Michelin se ridiculiser en sanctionnant cette réalité.

Triste leurre

Prenons les faits. Relayée par certains médias autorisés, la rumeur courait que, une fois Paul Bocuse disparu, la troisième étoile serait remise en cause par le comité d’orientation marketing du Michelin. On peut se douter que Françoise Bernachon, fille de Paul, la direction générale du restaurant, confiée à Vincent Le Roux, le trio animant les cuisines, conduit par Christophe Muller avec Gilles Reinhardt et Olivier Couvin, celui coordonnant la salle, sous la férule de François Pipala, ont pris conscience de l’enjeu et le taureau par les cornes... façon Bocuse. C’est dire si durant ces derniers mois les boulons ont été resserrés, les tirs réajustés, les cordeaux retirés, les couteaux réaffûtés, les toques redressées et les cols tricolores de Meilleur Ouvrier de France réamidonnés... Alignées en ordre de bataille, les équipes ont pu sonner le branle-bas de combat pour relever le défi. Résultat, un navire toutes voiles dehors, voguant vent debout, cap au grand large, là où cette grande et belle cuisine classique a toujours surmonté les tempêtes en restant à flot. Et c’est ce moment-là que la direction du Guide Michelin choisit pour passer à l’acte.

La question est de savoir si elle se remettra de cette effroyable bourde.

Michelin doit savoir que, si son droit à juger comme il l’entend les établissements cités dans son guide est inaliénable, il a besoin de la reconnaissance et de la considération de la profession pour crédibiliser ses cotations. Or, au même titre qu’un magistrat juge en droit, Michelin ne doit attribuer ou retirer ses « étoiles de bonne table » qu’en termes gastronomiques. Il est hélas à craindre que les dernières variations relèvent de la sauce médiatique façon Bibencom... Quand on n’est plus que l’ombre de soi-même, faire du tapage donne l’illusion d’exister. Triste leurre. Y a-t-il du métier, du cœur, du savoir, de la cohérence, de l’harmonie, du produit noble et un soupçon de passion, dans l’assiette ? Tels sont, lorsque l’on se prétend un guide du voyage prescrivant les meilleures étapes d’un territoire, les seuls critères à examiner pour indiquer à un lecteur si une table « mérite un détour » (deux étoiles) ou « vaut le voyage » (trois étoiles). Il s’avère qu’à son niveau de perfection l’Auberge du Pont de Collonges mérite le voyage. Et même s’il y a détour... Ne pas l’avoir senti, ne pas l’avoir saisi, ne pas l’avoir compris, révèle le degré d’incompétence des gens du Michelin et, de fait, leur ignorance en matière culinaire. On s’en doutait depuis quelque temps. L’affaire Bocuse en fournit la preuve. Une seule certitude : ce qui est servi aujourd’hui à Collonges est tout bonnement magistral, sublime. Tout le reste est hypothèse.

Faut-il chercher une explication du côté de l’évolution sociétale d’une publication obsédée par l’idée de ne plus se situer dans la tendance ? Bocuse symboliserait l’ancien monde, Michelin portant le nouveau ?

Un restaurant étoilé ne pourrait-il être le conservatoire d’une tradition porteuse de valeurs essentielles à la pérennité d’un artisanat magnifié ?

Pourquoi l’appellation d’origine, qu’elle soit protégée ou préservée, ne s’étendrait-elle pas au patrimoine culinaire, à un mets ? Si Paul Bocuse avait voulu voir sa cuisine « évoluer », il s’en serait chargé lui-même.

Oserait-on retoucher les Nymphéas, réécrire les Misérables ou ajouter un acte à la Belle Hélène ? Idem pour la soupe aux truffes noires, le loup en croûte feuilletée sauce Choron, le rouget barbet en écailles de pommes de terre, la volaille de Bresse en vessie façon mère Fillioux. Conservons l’œuvre de l’un des plus grands cuisiniers français dans sa dimension culturelle et le bonheur de savourer des plats participant des gloires de la France tant que ses successeurs sauront les préparer. Et si le Guide Michelin n’est pas capable de suivre, alors on se passera de lui.

Source : Marianne 30/01/2020

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mercredi, 29 janvier 2020

UN SYMPATHIQUE ARTICLE SUR SYNTHÈSE NATIONALE PUBLIÉ DANS "PRÉSENT" D'AUJOURD'HUI

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Lu dans le quotidien Présent daté du mercredi 29 janvier 2020, un agréable article signé Jean-Claude Rolinat sur le livre Pour une Synthèse nationale de Roland Hélie cliquez ici

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Pour une Synthèse nationale :

Dans tous les milieux de ce qu’il est convenu d’appeler « la droite nationale », dans la plupart des manifestations de la « droite hors les murs », on croise sa silhouette arrondie, allant de stand en stand, prenant la parole ici ou là, animant émissions et interviews sur la web radio, Radio Libertés par exemple. Roland Hélie, infatigable militant ayant gardé l’enthousiasme de sa jeunesse malgré ses 60 ans dépassés, nous fait penser à un débonnaire Falstaff diffusant la bonne parole. Hélie ? « C’est un moine-soldat » diront certains, car le bonhomme ne perd pas l’espoir de voir, un jour, ses idées, « nos » idées mijotées dans nos cercles de pensée, finalement triompher. Que l’on nous permette de douter de la justesse du qualificatif de « moine » lorsque l’on côtoie, à table, l’ami Roland….

Pour aider à l’irruption de cet événement historique que sera l’arrivée au pouvoir d’un mouvement  national, il a créé un instrument, « Synthèse nationale », sorte de pôle de résistance pour les uns où l’on mijote de futures actions de propagande, ou de môle d’amarrage pour d’autres, l’instant de faire une pause, c’est selon.

Synthèse nationale, à l’origine, c’est une  petite revue dont le noyau rédactionnel a pris, un peu, la suite de la Nouvelle Droite populaire, mouvement à l’éphémère existence. Contrairement à la NDP, la revue a pris de la consistance et mène depuis treize ans un combat multiforme, original, au sein de la grande famille nationale, nationaliste et identitaire, pour ratisser large. La plus spectaculaire de ses manifestations c’est, sans conteste, sa fête annuelle qui rassemble désormais sur deux jours, du côté de Rungis, tout ce que nos familles comptent de militants aguerris, de néo sympathisants, « d’anciens combattants » un peu déçus, de jeunes, impatients d’en découdre ou, comme jadis lors de la fête lepéniste des « Bleu, blanc, rouge », tout un public composite communiait dans le même amour de la France, de l’Europe et de leurs valeurs : « catho tradi », ancien ouvrier « coco », France bourgeoise, jeunesse bouillante, païens en déshérence, etc. mais tout un petit peuple animé par les mêmes convictions.

Un livre résume la vie de ce « mouvement » serions-nous tentés de dire, un livre de 322 pages où l’on retrouve les éditoriaux du directeur de Synthèse, devenue une maison d’édition avec ses différentes collections, ses numéros spéciaux, ses manifestations rituelles en province, ses dîners-débats parisiens et la mise sur orbite de l’association de ses amis. Dans ce livre, qui résume les 52 livraisons de la revue, vous trouverez un historique de l’organisation, des photos. Comme l’écrit l’auteur, « À travers cette suite de prises de positions et ce récapitulatif de notre action, vous pourrez ainsi juger le bien-fondé de notre démarche politique ».

Jean-Claude Rolinat

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Pour une Synthèse nationale, Roland Hélie, aux éditions  Synthèse, 322 p., 24 euros.

Source Présent cliquez là

Les territoires perdus de la République

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Les territoires conquis de l’islamisme, ouvrage collectif dirigé par Bernard Rougier, directeur du Centre des études arabes et orientales à l’université Paris-III Sorbonne Nouvelle, est une plongée effrayante dans ce que l’islamologue appelle les « écosystèmes islamistes » : des enclaves, de plus en plus nombreuses en France, noyautées par les salafistes et les Frères musulmans pour contrôler la population d’origine immigrée de confession musulmane. Le Figaro a suscité un face à face avec le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, ville qui fut l’un des épicentres des émeutes de 2005. Xavier Lemoine se bat depuis vingt ans contre les pressions islamistes. Il partage le diagnostic de Bernard Rougier et appelle la République à renforcer sa présence et son autorité dans ces territoires pour éviter la partition. Les deux hommes alertent aussi contre le danger que représentent les listes communautaires mais aussi les « accommodements raisonnables » passés entre les élus et les entrepreneurs religieux. Une fois de plus on ne peut que constater l’absence de l’Etat dans ce qui concerne l’avenir des Français dans ce pays. 

Le Figaro 30 janvier 2020. Lire la suite ICI

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mardi, 28 janvier 2020

De la dérive du pouvoir présidentiel

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Jean-Gilles Malliarakis L'Insolent cliquez ici

Les monopoles médiatiques de la parole, dans notre Hexagone, tendent à faire converger les débats. Ceux-ci se résument de plus en plus, centrés autour des interventions, généralement fort courtes, de quelques éphémères vedettes. L'intelligence de la vérité et la clarté des problèmes n'y gagnent pas beaucoup.

Ce 28 janvier Élisabeth Borne, ministre la Transition écologique et solidaire (en photo ci-dessus - NDLR SN), intervenait sur RTL. Cela se passait à une heure considérée comme de grande écoute selon les évaluations des publicitaires. Mais en réalité elles se révèlent des moments d'attention fort superficielle, car beaucoup de Français se lavant les dents, n'acceptent d'entendre les nouvelles que d'une manière distraite.

Haut fonctionnaire, ancienne élève de l'école Polytechnique, largement étrangère aux préoccupations du suffrage universel, le vrai domaine de compétence technique de ce pilier du gouvernement semble celui des Transports. C'est d'ailleurs à ce titre, où elle faisait fonction de ministre délégué auprès de Nicolas Hulot, lui-même écologiste de télévision, qu'elle est apparue en 2017. Quand il a démissionné, elle lui a succédé par défaut.

Elle incarne donc, avec beaucoup de sérieux sans doute, mais aussi avec une certaine maladresse politique, une caractéristique, aggravée d'année en année sous la cinquième république, de présidence en présidence. On appelle cela du nom presque flatteur de technocratie.

Or, on lui demandait son avis sur la dernière sortie de Ségolène Royal. L'ancienne adversaire de Nicolas Sarkozy vaincue en 2007, estime aujourd'hui, – et de telles déclarations du 24 janvier ont fait grand bruit, – que nous vivons "dans un régime autoritaire". On peut certes hausser les épaules et se demander même, d'un point de vue sémantique, si le mot s'applique à une situation, précisément, où l'autorité s'effiloche, quand elle ne se ridiculise pas.

Mme Borne pouvait donc paraître, du fait de son parcours, la personne la plus apte à lui répondre quatre jours plus tard. Préfète de Poitou-Charentes, elle a pu observer la politicienne Ségolène Royal du haut de la tutelle centraliste d'État qu'elle exerçait sur une élue locale et de circonscription. Elle occupa aussi le poste de directrice de son cabinet de au ministère de l'Écologie. On peut donc dire qu'elle connaît bien, de l'intérieur, le fonctionnement du personnage.

Or, face à une femme qui ose mettre en doute la nature libéral de notre système politique Élisabeth Borne juge simplement "très grave de dire des choses de ce type".

Observons cependant les faits.

Dans les institutions de la Cinquième république, démocratiques sur le papier, tout repose, et de plus en plus, sur le pouvoir présidentiel. On peut y voir l'héritage d'un fondateur qui bénéficiait lui-même d'un prestige certain. Son aura rayonnait moins, pourtant, sur l'opinion populaire d'alors qu'on ne semble l'imaginer aujourd'hui. Mais elle s'imposait de façon plus naturelle que celle de ses successeurs.

Or, entre le texte de la constitution de 1958 et la pratique de 2020, le caractère démocratique du régime a évolué d'une façon inversement proportionnelle au respect qu'ont inspiré, l'un après l'autre, les dirigeants. chacun d'entre eux a fait regretter le titulaire de la période antérieure. Qu'on réfléchisse seulement au quinquennat, ô combien désastreux, de François Hollande, premier à avoir renoncé à se représenter : il nous semble aujourd'hui moins cafouilleux que le demi mandat qui s'est écoulé depuis 2017. Bientôt, peut-être, il inspirera quelque nostalgie.

En fait, sur une durée plus d'un demi-siècle, non seulement le personnel s'est dégradé mais aussi le mode de gouvernement s'est dénaturé.

Nous nous situons aujourd'hui à 62 ans de vie d'une forme de pouvoir apparue au lendemain des humiliations successives des 14 tours de l'élection de René Coty, de Dien Bien Phu en 1954, de Suez en 1956, etc.

Depuis, quelque trois générations se sont écoulées.

En 1958 les Français avaient adopté une constitution certes formellement parlementaire, où le Premier ministre gouverne et non le chef de l'État, mais qui contenait en germe une évolution strictement inverse. Au point, dernier soubresaut, que la magistrature s'est sentie obligée ce 27 janvier de rappeler au président la théorie de la séparation des pouvoirs. Il ne dispose pas légalement du pouvoir judiciaire - lequel d'ailleurs, formellement, n'existe pas vraiment. Mais il entend tout de même l'exercer...

On ne devrait pas manquer de s'interroger, à ce stade, sur la leçon expérimentale que nous administre l'histoire de l'URSS. On disait la constitution soviétique de 1936, les uns avec humour, les autres avec conviction, la plus démocratique du monde. Or, à partir de la fin de la guerre civile en 1921, la dictature n'a cessé de s'aggraver. Immédiatement le droit de fraction a été retiré aux bolcheviks eux-mêmes. En 1922, année de la formation de l'Union entre la Russie et l'Ukraine, que Lénine disait vouloir égale et fédérale, Staline s'est emparé d'un pouvoir grandissant en qualité de secrétaire général. En 1923 le parti unique a été décrété légalement. En 1929 l'opposition de gauche disparaît de fait avec le départ de Trotski. En 1931 le stalinisme triomphe. En 1934, au XVIIe congrès du parti communiste, sur 1 225 délégués disposant du droit de vote, il semble bien que la popularité de Kirov ait été secrètement plus grande que celle du chef. Mais ce dernier ordonne de falsifier les résultats, il fera assassiner Kirov quelques mois plus tard, et il institue le culte de sa propre personnalité géniale de coryphée des sciences et des arts. Ceci s'aggrava, après la victoire de 1945, avec le prétendu complot des blouses blanches et dura jusqu'à sa mort physique en 1953 et au rapport Khrouchtchev de 1956. Il faut attendre 1977 pour que le néo-stalinisme de l'ère Brejnev feigne de redresser la constitution, et 1991 pour que l'Union soviétique elle-même se disloque officiellement.

Sur la base de cette expérience, certes beaucoup plus sanglante que la nôtre, on peut évaluer encore quelques années de survie à un régime de moins en moins démocratique, et de plus en plus dégénéré, comme celui que nous subissons

Nous gagnerions donc peut-être à partir de cette réflexion de Péguy : "il est quelque chose de pire que d'avoir une âme perverse c'est d'avoir une âme habituée".

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Débat sur la surpopulation : la point de vue de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique

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Jean-Pierre Maugendre

Président de Renaissance catholique

Alain de Benoist vient de publier, sur Boulevard Voltaire cliquez ici, une chronique apocalyptique intitulée : « Avec la surpopulation, c’est un monde invivable qui se dessine. » La thèse de fond est que « la population ne peut s’accroître indéfiniment sur une étendue limitée » et donc que « avec trois ou quatre milliards de bipèdes en moins (sur 7,7 milliards, note de JPM) le monde se porterait beaucoup mieux. » Notre auteur, faisant positivement référence à Thomas Malhus, auteur en 1798 de l’Essai sur le principe de population, accuse pêle-mêle la surpopulation d’être belligène, d’accélérer l’épuisement des ressources naturelles, de favoriser l’immigration, d’épuiser les sols, de participer au réchauffement de la planète, etc.

Incontestablement la population de la planète augmente de manière régulière et rapide, le poids de l’Afrique dans la population mondiale ne cessant de croître. A contrario de ce mouvement général la démographie occidentale est en crise victime à l’Est de l’athéisme d’Etat et à l’ouest de l’athéisme consumériste conformément au constat de Jean-Jacques Rousseau : « Ses (l’athéisme) principes ne font pas tuer les hommes, mais les empêchent de naître. » (Profession de foi du vicaire savoyard) Les conséquences politiques de ce fait sont considérables, la démographie étant incontestablement un facteur de puissance.

Malthus établit un lien très étroit entre surpopulation et pauvreté affirmant que la population d’un pays s’accroît de façon géométrique alors que les ressources, elles, croissent de manière arithmétique. Existerait ainsi une tendance permanente à la surpopulation engendrant la pauvreté et ses conséquences ; crise sociale, immigration, etc. Si cela était les pays les plus densément peuplés devraient être les plus pauvres. Or il n’en est rien. Si on exclut les états non représentatifs (Monaco, Vatican, etc.) il y a parmi les pays les plus peuplés de la planète à la fois des pays pauvres (Bangladesh, Rwanda, Inde) et des pays riches (Corée du Sud, Pays-Bas, Belgique). On observe d’autre part que les pays dont le PIB par habitant est le plus élevé de la planète sont : le Luxembourg, la Suisse, la Norvège, les USA, l’Irlande, etc. Pays plutôt densément peuplés. Il semble que si l’abondance de ressources naturelles peut constituer un facteur de développement elle n’est pas un motif suffisant de prospérité. Le Luxembourg, les Pays-Bas et le Japon sont des pays développés dépourvus de toute richesse naturelle. Le Congo, l’Algérie et le Vénézuela sont des pays dotés d’immenses richesses naturelles (minerais, gaz, pétrole) et malgré cela sous-développés. Les Pays-Bas et le Bengladesh sont deux pays très densément peuplés, démunis de ressources naturelles, dont une partie notable de la superficie est en dessous du niveau de la mer. L’un a fait face à cette situation, l’autre non. Enfin, un pays peut passer d’une relative prospérité à la pauvreté à l’issue de bouleversements sociaux majeurs. Citons les exemples tragiques de l’Algérie et du Zimbabwé.

Le lien à établir ne semble donc pas être entre surpopulation et pauvreté mais plutôt entre pauvreté et civilisation. Ce sont les modèles sociaux, les cultures et les comportements qui créent la prospérité ou la pauvreté, pas la nature ou on ne sait quel fatum. A cet égard, le communisme, le socialisme et l’Islam sont des échecs dramatiques car ils neutralisent l’esprit d’initiative et de responsabilité personnelle qui sont au cœur du développement économique. Alain de Benoist conclut d’ailleurs son article en fustigeant ce qu’il appelle le « laisser-faire nataliste », c’est-à-dire la responsabilité des parents dans la transmission de la vie, citant en exemple à suivre la politique démographique de la Chine. Or celle-ci s’avère être aujourd’hui une formidable bombe à retardement en raison des déséquilibres, logiquement induits par la politique de l’enfant unique, d’une part entre le nombre d’hommes et celui de femmes et d’autre part de la pyramide des âges. Le défi de demain n’est pas tant celui de la surpopulation que celui de la mise en œuvre de modèles sociaux respectueux de la nature profonde de l’homme et mettant en harmonie son intérêt personnel avec celui de la société.

Renaissance catholique cliquez là

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Surpopulation : un monde invivable se dessine

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Entretien avec Alain de Benoist 

La population mondiale ne cesse d’augmenter. La procréation, par nature, peut être exponentielle, alors que les ressources terrestres ne le sont pas. C’est ce que disait déjà Malthus, dont certains pensent qu’il n’a jamais eu que le tort d’avoir raison trop tôt. Aujourd’hui, y a-t-il péril en la demeure ?

Alain de Benoist : Passé un certain seuil, toute augmentation en nombre entraîne un « saut qualitatif » qui se traduit par un changement de nature. Comme chacun le sait, la population mondiale augmente régulièrement, mais, surtout, elle augmente de plus en plus vite. Vers 1700, on comptait moins de 700 millions d’habitants sur Terre. En 1900, on en était à 1,6 milliard. Aujourd’hui, avec plus de 250.000 naissances par jour, on a dépassé les 7,7 milliards. Pour la fin du siècle, les estimations moyennes tournent autour de douze milliards, les estimations hautes autour de seize milliards. Bien entendu, on peut discuter à perte de vue sur le nombre de bipèdes qui peuvent vivre sur cette planète. La seule chose qui est sûre, c’est qu’il y a une limite : pas plus qu’il ne peut y avoir de croissance matérielle infinie dans un espace fini, la population ne peut s’accroître indéfiniment sur une étendue limitée. Malheureusement, nous sommes à une époque qui ne supporte pas les limites. Malthus (Essai sur le principe de population, 1803) ne se préoccupait que de l’épuisement des ressources. Aujourd’hui, c’est le nombre qui, à lui seul, pose problème : la quantité est plus que jamais le contraire de la qualité. Avec trois ou quatre milliards de bipèdes en moins, le monde se porterait beaucoup mieux !

La surpopulation aggrave mécaniquement tous les problèmes, en les rendant peu à peu insolubles. Elle est belligène, car la pression démographique crée des conflits nouveaux. Elle accélère l’épuisement des réserves naturelles. Elle accroît la dépendance économique et la soumission aux fluctuations ravageuses des marchés mondiaux, elle favorise les migrations de masse en provenance des pays surpeuplés, elle aggrave les effets de la surconsommation, de l’épuisement des sols, de la pollution des nappes phréatiques, de l’accumulation des déchets. Il n’y a déjà plus de réserves de productivité en matière agricole, l’extension des terres agricoles est en train d’atteindre ses limites et les ressources halieutiques des océans s’épuisent également. Plus de 90% de toute la biomasse produite annuellement dans le monde sont d’ores et déjà exploités.

Il est révélateur que la plupart des écologistes autoproclamés se comportent comme si la démographie et l’environnement étaient des sujets séparés, alors qu’ils sont indissociablement liés. À quoi bon parler de préservation des écosystèmes et de sauvegarde de la diversité, à quoi bon s’inquiéter de la gestion des déchets et des effets de la combustion des énergies fossiles si la croissance démographique entraîne toujours plus de pollutions et de déchets et que l’espace laissé aux espèces sauvages est appelé à disparaître ? À quoi bon vouloir limiter les émissions de gaz à effet de serre si on ne limite pas aussi la population ? Dans trente ans, du fait de l’accroissement naturel et de l’exode rural, 68% de la population mondiale vivra dans des villes, soit 2,5 milliards d’individus de plus que maintenant. Avec des bidonvilles de plus de vingt millions d’habitants et des mégapoles de plus de cent millions d’habitants, c’est un monde proprement invivable qui se dessine.

La mondialisation aggrave apparemment la situation, mais elle révèle aussi des disparités considérables. Au-delà de la surpopulation, n’avons-nous pas également affaire à un problème de répartition ?

C’est évident. En 1950, avec 228 millions d’habitants, le continent africain représentait 9% de la population mondiale. En 2017, avec 1,2 milliard d’habitants, il en représentait près de 17%. À la fin du siècle, avec 4,2 milliards d’habitants (dont 89% au sud du Sahara), il en représentera le tiers. Avec un taux de fécondité moyen de 4,6 enfants par femme, l’Afrique accroît sa population de 2,5% par an, soit un doublement tous les vingt-huit ans. L’Europe, elle, ne représentait plus que 9,8% de la population mondiale en 2017, et ce chiffre est encore appelé à baisser. Depuis la chute du mur de Berlin, l’Europe centrale et orientale a perdu 24 millions d’habitants. En France, on vient d’enregistrer la quatrième année consécutive de baisse des naissances : l’âge moyen à la maternité ne cesse de reculer et le solde naturel n’a jamais été aussi bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le problème, ici, n’est toutefois pas d’abord le nombre, mais la détérioration de la pyramide des âges. Que l’Europe soit moins peuplée n’est pas un drame, loin de là ; ce qui est un drame, c’est qu’elle vieillit inexorablement. Cela dit, il n’est pas sérieux d’imaginer que les Européens peuvent se lancer dans une course à la concurrence démographique où ils feraient « mieux » que les 6,4 enfants par femme de la République démocratique du Congo ou les 7 enfants par femme du Niger !

« Croissez et multipliez », lit-on dans la Genèse, adresse qui vaut tout autant pour les chrétiens que pour les musulmans et les juifs. Cet axiome religieux vous paraît-il toujours d’actualité ?

À une époque où la plus grande partie du monde était inhabitée et où le premier impératif, pour les petites communautés existantes, était de s’étendre numériquement pour maximiser leurs chances de survie, le « croissez et multipliez » était parfaitement justifié. Le problème commence lorsqu’on ignore le contexte et qu’on soutient qu’un principe valable dans telles ou telles circonstances est à considérer comme un dogme valable en tous temps et en tous lieux. C’est la raison pour laquelle, dans nombre de milieux, la surpopulation est un sujet tabou : au nom de l’« accueil de la vie » et de la critique du « malthusianisme », on préfère se mettre un bandeau sur les yeux. Or, le laisser-faire nataliste est aujourd’hui irresponsable, et le « respect de la vie » ne saurait s’étendre à ceux qui ne sont pas encore conçus. Quelle est, alors, la solution ? Avec des mesures coercitives, la Chine est parvenue à freiner sa natalité, mais les « incitations » à ralentir la croissance démographique sont généralement des vœux pieux, surtout dans les pays où les enfants sont l’équivalent d’une assurance-vieillesse. L’émigration de masse vers d’autres planètes relève de la science-fiction. Que reste-t-il, alors ? Les épidémies, peut-être !

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

pour le site Boulevard Voltaire

 

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dimanche, 26 janvier 2020

VINCENT VAUCLIN : « CONSTRUIRE UN FRONT DE RÉSISTANCE AU MONDIALISME »

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Le site Paris-Vox publie un entretien avec Vincent Vauclin, président de la Dissidence française cliquez ici

APRÈS UNE ANNÉE 2019 TRÈS ACTIVE POUR VOTRE MOUVEMENT, ET NOTAMMENT UNE PARTICIPATION REMARQUÉE AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES, COMMENT LA DISSIDENCE FRANÇAISE ABORDE-T-ELLE L’ANNÉE 2020 ?

Nous poursuivons la dynamique que nous avons engagé. La campagne des élections européennes fut une formidable mobilisation qui a permis de médiatiser notre discours et notre mouvement comme jamais auparavant, et de recevoir des soutiens de toute la France. L’enjeu désormais, c’est de préparer les échéances à venir (sénatoriales, départementales et régionales) et de rassembler tous ces Français qui ne se reconnaissent plus dans les partis du Système. Nous préparons donc de nouvelles campagnes militantes de grande ampleur, nous poursuivons notre travail d’implantation locale partout en France, nous travaillons avec nos alliés de l’APF pour construire un front de résistance au mondialisme au niveau européen, et nous avons lancé un grand chantier de rénovation idéologique : huit commissions thématiques, qui réunissent les adhérents et sympathisants volontaires de notre mouvement, travaillent désormais à l’actualisation et à l’enrichissement du programme de la DF. L’objectif  : inventer des solutions nouvelles et concrètes pour répondre aux défis de notre temps, développer et enrichir des propositions déjà existantes, et susciter un véritable effort de critique positive de la part des militants. Ce n’est pas un enjeu anodin : depuis trop longtemps, notre famille politique néglige le débat d’idées et se contente de répéter les mêmes slogans depuis quarante ans, puisqu’elle a intégré une forme d’esprit de défaite qui l’enferme dans une posture d’agitation stérile et de dissipation militante, aux marges du paysage politique. C’est précisément contre ces tendances sclérosantes que s’inscrit la Dissidence Française, puisque nous assumons l’ambition de conquérir et d’exercer le pouvoir. Nous refusons de nous contenter de faire de la figuration alors que de si grands périls menacent notre pays.

LE GOUVERNEMENT MACRON MULTIPLIE LES RÉFORMES : PROJET DE LOI BIOÉTHIQUE LÉGALISANT LA PMA POUR LES COUPLES DE FEMMES, RÉFORME DES RETRAITES, LOI CONTRE « LA HAINE EN LIGNE »… QUE VOUS INSPIRE CETTE FRÉNÉSIE LÉGISLATIVE ?

Le gouvernement Macron applique à la lettre les directives européennes, parfois même en les devançant. Il poursuit le démantèlement de la souveraineté nationale, il détruit les acquis sociaux et accroît les injustices. Il organise l’invasion migratoire de notre pays et exerce le pouvoir avec une brutalité sans précédent depuis l’avènement de la Vème République. Il n’est pas exagéré de dire que nous assistons à une véritable dérive autoritaire du mondialisme libéral qui accentue encore le processus de déclassement, d’effacement et de remplacement du peuple Français. Alors que tous les voyants sont au rouge et que la colère des Français atteint un niveau inégalé, le gouvernement musèle l’opposition et accroît la répression, en particulier contre les mouvements sociaux qui contestent ses réformes et ébrèchent sa légitimité. Notre pays est traversé par de profondes fractures : sociales, territoriales, générationnelles, ethniques et confessionnelles. Pourtant, ce gouvernement se contente d’en appeler une énième fois au respect des « valeurs de la République » et met en oeuvre une politique qui accentue encore ces fractures au lieu de les résorber. Nous sommes donc engagés dans une mobilisation totale contre le gouvernement Macron et le monde qu’il représente, et c’est la raison pour laquelle nous avons soutenu la mobilisation des Gilets Jaunes, celles des travailleurs contre la réforme des retraites ou encore celle de la Manif pour Tous contre la PMA sans père. Nous appelons à la convergence dans la lutte de toutes les forces de résistance au Système pour apporter une réponse à la hauteur des enjeux à cette grave crise de représentation politique qui afflige notre pays.

APRÈS L’ANNONCE DE LA CANDIDATURE DE MARINE LE PEN À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2022, NICOLAS DUPONT-AIGNAN A PROPOSÉ L’ORGANISATION D’UNE « PRIMAIRE POUR LA FRANCE ». VOUS AVEZ ALORS DÉCIDÉ D’ANNONCER VOTRE CANDIDATURE À CETTE PRIMAIRE : COUP DE COM’ OU COUP DE BLUFF ?

Ni l’un, ni l’autre ! Ma démarche est parfaitement réfléchie et je compte bien aller jusqu’au bout. Je pense que Nicolas Dupont-Aignan a raison de considérer qu’un remake du duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen en 2022 aboutirait vraisemblablement à une nouvelle victoire du premier et à une cruelle désillusion pour les électeurs de la seconde. L’opposition nationale se trouve donc dans un impasse politique, et il faut effectivement un grand débat entre les différentes personnalités qui la représentent pour faire bouger les lignes à droite et aborder tous les sujets, sans tabou, y compris celui de l’immigration de remplacement qui menace à terme l’existence même de notre peuple. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de me porter candidat à cette primaire, car je crois que tous les courants d’idées de notre famille politique doivent y être représentés et qu’il est temps de faire entendre la voix d’une nouvelle génération. Sans pluralisme ni esprit d’ouverture, cette primaire ne serait qu’une énième mise en scène de l’impuissance et de l’incapacité du camp souverainiste à débattre et à rassembler au-delà des structures partisanes et des clivages du passé. Je ne doute pas que Nicolas Dupont-Aignan en ait conscience et que, par souci de cohérence, il permettra à tous les représentants de l’opposition nationale et patriote d’y participer, en toute indépendance. Après tout, comme il l’a lui-même déclaré sur TV Libertés : personne ne doit avoir peur du débat en démocratie, l’enjeu est trop grand pour se contenter de répéter les erreurs du passé !

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vendredi, 24 janvier 2020

Le nouveau numéro du magazine Eléments est sorti

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jeudi, 23 janvier 2020

Toute vanité mise à part, cela fait toujours plaisir...

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En lisant la dernière livraison de la très sérieuse revue Lecture et Tradition, éditée depuis 1966 par DPF à Chiré-en-Montreuil cliquez ici, je suis tombé sur cet aimable article qui, je dois le dire, me va droit au coeur. Que son auteur en soit ici amicalement remercié.

Au-delà de cette recension, nous ne pouvons que vous conseiller la lecture de Lecture et Tradition qui donne chaque mois des avis non conformistes sur les livres publiés.

Roland Hélie 

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Commander ce livre cliquez ici ou,

pour en savoir plus  cliquez là

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Cette gauche qui s'inquiète à son tour de la loi de bioéthique

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Par Eugénie Bastié

Dans une actualité dominée depuis plus d'un mois et demi par la réforme des retraites, la loi de bioéthique, actuellement en débat au Sénat, passe au second plan. Pourtant, elle soulève des enjeux autrement plus vertigineux que l'âge de départ des cheminots ou la capacité réformatrice du président de la République, comme celui de la filiation ou de la définition de l'humain. La légèreté - voire le ricanement satisfait quand il s'agit de moquer les foules des opposants - qui accompagne cette mutation majeure des fondamentaux de la bioéthique française a de quoi inquiéter sur la qualité du débat public.

Le décalage avec la loi sur le « mariage pour tous » de 2013 est notable. À l'époque, la mesure phare du quinquennat de François Hollande avait puissamment réactivé le clivage gauche-droite, avec des parlementaires de l'opposition très mobilisés, des débats incessants, et un peuple de droite battant le pavé sous les projecteurs médiatiques. Aujourd'hui, alors que les enjeux sont encore plus importants, une partie de la droite estime qu'un positionnement « dur » sur le « sociétal » ne fait pas recette et qu'il faut « s'adapter au monde qui nous entoure », comme le dit Damien Abad, président du groupe LR de l'Assemblée nationale. L'une des rares figures résolument opposées au projet de loi, le sénateur Bruno Retailleau l'admet : « C'est un texte qui brouille les clivages et les lignes de partage. »

Si la recomposition se poursuit sur le plan politique, elle existe aussi dans le champ intellectuel, et elle va même plus vite. C'est là une différence notable avec 2013 : si quasiment aucun homme politique de gauche n'ose affirmer publiquement son opposition à des « avancées » présentées comme inéluctables, de nombreuses voix se sont élevées dans la gauche intellectuelle et associative pour s'inquiéter de mesures jugées trop libérales. Il y a bien sûr la philosophe Sylviane Agacinski, qui, loin de se cantonner à son engagement de longue date contre la gestation pour autrui, a émis, ces derniers temps, de nouvelles inquiétudes quant aux potentialités de marchandisation du vivant contenues dans la loi (Le Figaro Magazine du 17 janvier). La semaine dernière, dans une tribune parue dans Le Monde, l'ancien syndicaliste José Bové (qui s'était déjà opposé à la PMA), le philosophe écologiste Dominique Bourg et d'autres signataires se sont à leur tour élevés contre la possibilité d'« une humanité génétiquement modifiée ». « Ce texte approfondit en catimini le droit à la modification génétique d'embryons humains à des fins proclamées de recherche », s'inquiétaient ces écologistes. Ils s'alarmaient notamment de l'article 17 qui « supprime l'un des fondements de la bioéthique dans l'actuel code de la santé publique : « La création d'embryons transgéniques ou chimériques est interdite» ». « La ruine de l'âme frappe aux portes du Parlement », écrivent-ils. Dans Libération, Philippe Meirieu, figure de la gauche éducative, s'il se dit pro-PMA, s'alarme d'autres dispositions comme « l'implantation d'embryons humains dans un animal à des fins de gestation », « et la création d'embryons humains génétiquement modifiés avec la technique dite des «ciseaux ADN» ». « Ce qui est en train de se décider sous nos yeux change radicalement le rapport anthropologique de l'humain à la procréation », écrit le chercheur.

« Âme » « anthropologie » : voilà des mots qu'on n'avait plus l'habitude d'entendre à gauche. Alors que les catholiques semblaient hier bien isolés dans leur combat contre les manipulations de l'humain, il semble qu'une partie, certes très minoritaire encore, de la gauche renoue avec son héritage technocritique et se souvienne de la leçon de George Orwell, mort il y a 70 ans : « Quand on me présente quelque chose comme un progrès, je me demande avant tout s'il nous rend plus humains ou moins humains. »

Comme le notait l'universitaire Yann Raison du Cleuziou dans une tribune parue dans Le Figaro (lire nos éditions du 17 janvier), nous vivons une époque générale d'« effondrement de l'idée de progrès », et «  ces glissements souterrains des mentalités peuvent contribuer à faire du catholicisme une ressource pour les raisons qui le rendait ringard hier ». La convergence des luttes n'est pas pour tout de suite, mais Emmanuel Macron, en axant sa campagne de 2017 sur le clivage entre conservateurs et progressistes, a puissamment contribué à accélérer cette dynamique. On désigne comme « conservateurs » ceux qui ne se résignent pas à l'impératif de changement résumé par la philosophe Barbara Stiegler par la formule « il faut s'adapter ».

L'adaptation au monde tel qu'il va selon un progressisme jugé irrésistible n'est plus une évidence. Ceux qui descendent du train en marche ne sont pas toujours ceux que l'on croit ; ils sont de plus en plus nombreux.

Source : Le Figaro 22/01/2020

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Calomnies contre Les Brigandes : l'Observatoire du Journalisme s'intéresse aux calomniateurs...

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Source l'Observatoire du Journalisme cliquez là

NOLWENN LE BLEVENNEC ET LES BRIGANDES : L’AMALGAME EXEMPLAIRE

Rue 89, sous la plume de Nolwenn Le Blevennec, s'intéresse beaucoup aux Brigandes. Qu'est-ce que Les Brigandes ? Un groupe de musique à l'audience confidentielle, connu sur internet pour sa production miusicale parfois inattendue, ne faisant pas toujours l'unanimité sur le fond ou la forme et vivant en communauté, accusés d'être une secte, ils sont sous le coup d'une "enquête pour assassinat" ouverte en Belgique depuis septembre 2019. Pourquoi donc la rédactrice en chef de Rue 89 s'intéresse-t-elle autant à un phénomène que l'on pourrait qualifier de marginal ? Explications.

NOLWENN LE BLEVENNEC, DES ARTICLES À CHARGE SUR LE FN À LA FOCALISATION SUR LES BRIGANDES

Nolwenn Le Blevennec est journaliste et rédacteur en chef au très à gauche Rue89 (désormais fondu dans L’Obs). Elle était anciennement en charge de l’actualité concernant le Front National dans le même média. Son histoire avec les Brigandes a commencé en 2016 avec une immersion dans la communauté, racontée dans un récit plutôt folklorique. En 2017, elle avait raconté les déboires de Jérôme Bourbon de Rivarol avec le groupe avant d’en arriver aux deux articles sur cette affaire précédemment mentionnés.

LES BRIGANDES AURAIENT ASSASSINÉ UNE DE LEURS MEMBRES

Il faut revenir à un article de mars 2018 sur Rue89 publié par Nolwenn Le Blevennec. Cet article révèle que des membres du groupe (aussi accusé d’être une secte) auraient étouffé une de leurs membres dans un cabanon reculé en Belgique en 2011, après l’avoir préalablement privée de soins et d’alimentation. Malade, cette femme appelée “S.” souffrait d’un cancer de l’utérus et de la maladie de Crohn.

Ce premier article ayant été très peu repris à l’époque, Nolwenn Le Blevennec vient d’en faire un copier-coller. La seule nouveauté de cette production est d’annoncer l’ouverture depuis septembre 2019, d’une instruction “à charge de X pour assassinat” suite à une plainte de la sœur de S. en mars 2019.

UN TÉMOIN SURPRENANT À L’ORIGINE DE CETTE AFFAIRE

Pour écrire ses articles, Nolwenn Le Blevennec est allée chercher un témoin au profil particulier puisqu’il s’agit d’une ex membre du groupe dénommée Annick Lovinfosse, par ailleurs ancienne amante de Joël Labruyère, responsable de la "communauté" des Brigandes.

Les Brigandes la présentent comme une personne très jalouse et sujette aux troubles mentaux, Le Blevennec rapporte d’ailleurs la justification apportée par Annick Lovinfosse pour avoir quitté le groupe en 2010 : “les rapports du gourou et de S. devenaient de plus en plus ambigus”...

L’ART DE L’AMALGAME PHOTOGRAPHIQUE

C’est probablement la photo en couverture de son article qui nous en dit le plus sur l'importance accordée par Nolwenn Le Blevennec aux Brigandes : on voit sur celle-ci Jean-Marie Le Pen entouré des... Brigandes. Le tour est joué. Tremblez bonnes gens, voilà donc la secte dont vous serez complice si vous votez Rassemblement National. Ou bien, voilà la bête immonde complice d’un groupe musical sectaire. Sœur Nolwenn, vous me copierez cent fois la charte de Munich des journalistes. En breton s’il vous plaît.

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Un nouveau numéro hors-série de Présent consacré aux élections municipales est paru...

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mercredi, 22 janvier 2020

Renaud Camus condamné à 2 mois de prison pour avoir qualifié l’immigration de masse d’«invasion»

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Paul Joseph Watson

Source Alter info cliquez ici

L’écrivain français Renaud Camus a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir déclaré que l’immigration massive en Europe représente une « invasion ».

Camus ne pourra éviter la prison qu’en versant 1800 euros à deux organisations « antiracistes », SOS Racisme et la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme).

L’auteur du Grand Remplacement, a été inculpé « d’incitation publique à la haine ou à la violence sur la base de l’origine, de l’ethnie, de la nationalité, de la race ou de la religion ».

La condamnation résulte d’un discours prononcé en novembre 2017 à Colombey-les-deux Eglises devant le Conseil national de la résistance européenne dans lequel Camus a déclaré : « L’immigration est devenue une invasion ».

« La colonisation irréversible est la colonisation démographique, par le remplacement de la population », a déclaré l’auteur, ajoutant :

« La substitution ethnique, le grand remplacement, est l’événement le plus important de l’histoire de notre nation depuis son existence ; comme pour les autres, si l’histoire continue, ce ne sera pas celle de la France. »

Camus a également appelé à un «consensus national de résistance» pour s’opposer à l’islamisation dans «la lutte pour le salut de notre civilisation commune, celtique, slave, germanique, gréco-latine, judéo-chrétienne».

La partie du discours de Camus qui a spécifiquement attiré l’attention des juges a été lorsqu’il a parlé du remplacement des Européens.

Camus a déclaré que l’immigration de masse « est la substitution, la tendance à tout substituer avec son émulateur, normalisé, standardisé, interchangeable: l’original avec sa copie, l’authentique avec son imitation, le vrai avec le faux, les mères avec les mères porteuses, la culture avec du temps libre et du divertissement. »

La France subit des attaques terroristes islamiques sur une base tellement routinière que ce n’est même plus un sujet d’actualité important. Beaucoup de ces terroristes sont radicalisés par des mosquées qui échappent à tout contrôle policier, mais Camus doit être puni pour son crime d’opinion.

Et voila. La liberté d’expression est désormais un crime en France.

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Meurtre raciste et silence médiatique

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Par Guillaume Bernadac

Il y a les bonnes victimes et celles dont la presse parle peu ; en considérant les responsables du drame ci-dessous, il est facile de comprendre pourquoi. Mamadou-Lamine Diedhiou est videur au bar Le Styl transformable en boîte de nuit, situé 5, Grande-Rue à Besançon. Le 23 avril 2017, ce Sénégalais de 35 ans arrivé en France en 2011, marié, sans histoire, qui prévoyait de quitter son métier de videur pour un nouveau départ, est mortellement blessé parce qu’un de ses collègues avait refusé quelques minutes plus tôt l’entrée à un individu alcoolisé.

Ce soir-là, le collègue de Mamadou, Mor Seye, refuse l’entrée à un dénommé Fahrat Cid, fortement imbibé. S’éloignant en abreuvant les vigiles d’insultes racistes, ce dernier promet de les « niquer ». Et, en effet, un peu plus tard, il revient pour s’expliquer mais cette fois-ci il n’est plus seul. Vexé, il a entre-temps appelé des comparses, dont son frère, pour lui venir en aide. Dès l’arrivée du groupe, alors que la situation semble pacifiée grâce à l’intervention de Mamadou, Fahrat Cid décoche brutalement un premier coup qui entraîne une tempête de violence. Ils sont six à s’attaquer au videur, filmés par une caméra de vidéosurveillance. On voit l’agent de sécurité se battre comme un lion, face à ce groupe d’individus déterminés à en découdre. Hichem Djebaïli, l’un des assaillants, en profite alors pour planter froidement un couteau dans le cœur de la victime, laquelle parviendra à repousser la meute, avant de s’écrouler sur les pavés, quelques secondes plus tard. Entre le premier coup de poing reçu par le portier du Styl et l’instant où celui-ci s’écroule sur le sol, seules 22 secondes se sont écoulées. Outre des lésions au visage, le médecin légiste a relevé deux plaies sur le corps de la victime. Une première, « profonde de 10 à 12 centimètres » au thorax, « transperçant des organes vitaux », et une seconde « profonde de 17 centimètres » au niveau de la cuisse. Les quarante minutes de massage cardiaque effectuées ne purent réanimer le blessé.

Le procès de cette tragédie s’est ouvert lundi 13 janvier 2020 au palais de justice de Besançon. Dans le box des accusés : Hichem Djebaïli, 26 ans, quatre condamnations au casier judiciaire, est jugé pour meurtre. C’est lui qui, revenant « d’un mariage d’un ami », a porté les coups à l’arme blanche. Un couteau initialement destiné à « couper le gâteau », soutient-il, qu’il avait pris soin de jeter dans le Doubs lors de sa fuite. A ses côtés se tiennent cinq autres protagonistes de la rixe, jugés pour complicité de meurtre : Fahrat Cid, 38 ans, l’éméché qui, revenu, porta le premier coup de poing, a 18 condamnations à son actif ; Hamid Hoggas, 26 ans et huit mentions au casier judiciaire ; Ab-delwahad Cid, 32 ans, une condamnation ; enfin Mohamed et Abdelkader Fares, 24 ans, avec respectivement quatre et six mentions au casier.

Que retenir de ce drame ?

D’abord, il serait intéressant de savoir ce qu’en pensent les « racisés », terme qui pour le Parti des indigènes de la République désigne les victimes des Blancs, c’est-à-dire les Noirs et les Maghrébins, objets d’après leurs dires de remarques racistes dans la rue. En effet, ici, le supplicié africain n’a pas subi la haine du Blanc mais de plusieurs personnes originaires du Maghreb.

Ensuite, si nous nous référons à l’histoire, ce type de racisme n’est pas étonnant. N’oublions pas que le mot arabe abid, qui signifiait esclave, est devenu à partir du VIIIe siècle plus ou moins synonyme de « Noir ». Quant au mot arabe zanj, il dé- signait de façon péjorative les Noirs. N’oublions pas enfin que la traite orientale, c’est-à-dire l’esclavage pratiqué par les Arabes, entraîna la mort ou la déportation de 12 millions de personnes venant de l’Afrique noire.

Dernier point, les grands médias n’ont pratiquement pas parlé de ce meurtre car il aurait fallu alors mentionner l’origine des auteurs de cet horrible traquenard et, cela, la presse ne le voulait et ne le pouvait pas.

Source : quotidien Présent

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Le modèle Macron, le peuple n’en veut pas

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Entretien avec Alain. de Benoist sur Boulevard Voltaire

En matière de retraites, Emmanuel Macron veut nous vendre un « régime universel » qui soulève une vive opposition, mais auquel on ne comprend pas grand-chose. Entre le « bonus » et le « malus », l’« âge pivot » et la « clause du grand-père », de quoi s’agit-il exactement ?

Le dossier des retraites est en effet compliqué. Essayons donc d’aller à l’essentiel. Comme vous le savez, il faut déjà distinguer deux grandes catégories : le système par capitalisation, qui est d’essence individualiste (chacun pour soi), et l’actuel système par répartition, qui repose sur le principe de la solidarité des générations. Pour justifier la nécessité de réformer ce dernier, on invoque l’allongement de l’espérance de vie et la diminution régulière du nombre des actifs par rapport à celui des retraités. Concernant l’augmentation de l’espérance de vie, on oublie trois choses : d’abord que si la durée de vie augmente, la durée de vie en bonne santé n’augmente pas forcément au même rythme ; ensuite que, par définition, la durée de vie actuelle ne nous dit rien de ce que sera la durée de vie de la prochaine génération ; enfin que l’espérance de vie n’est pas la même pour tout le monde, puisqu’elle varie selon le sexe (les femmes vivent plus longtemps que les hommes, mais personne n’envisage de leur demander de travailler plus longtemps) et selon la classe sociale (l’espérance de vie d’un ouvrier est inférieure de six ans à celle d’un cadre). Quant à la diminution du nombre des actifs, on ne doit pas oublier non plus que la productivité d’un actif est aujourd’hui très supérieure à ce qu’elle était dans le passé, puisque l’on produit toujours plus de biens et de services avec toujours moins d’hommes.

Le régime « universel » de Macron ? Dès qu’on parle de rendre quelque chose « universel », il faut se méfier. Vouloir supprimer tous les régimes spéciaux est, par exemple, parfaitement stupide et, d’ailleurs, sans doute impossible à réaliser. Il y a des régimes spéciaux qui n’ont pas (ou plus) de raisons d’être, et il faut les supprimer, mais il n’y a aucune raison de toucher à ceux qui sont parfaitement justifiés.

Pour faire baisser la part des retraites dans le PIB (aujourd’hui 13,8 %, mais la Commission européenne voudrait la ramener à moins de 12 %) et éviter le déficit qui s’annonce (qui est, en réalité, surtout dû à la non-compensation des exonérations de cotisations sociales par l’État et à la baisse de la masse salariale de la fonction publique), le gouvernement a choisi d’imposer le modèle de la retraite à points, que réclamaient en chœur le patronat et la Commission européenne, sans oublier Laurent Berger et Thomas Piketty. C’est le pire qui existe. Dans ce système, ce n’est plus le salaire de référence mais le nombre de points accumulés qui sert de base pour chiffrer la pension. Au lieu de travailler durant un certain nombre d’années pour obtenir une retraite complète, on cotise pour acheter un certain nombre de points, la valeur de service du point n’étant connue qu’au moment du départ en retraite. Par ailleurs, toute la carrière est prise en compte dans le calcul des retraites, et non plus seulement les quinze dernières années d’activité, ce qui pénalise les carrières morcelées, notamment celles des femmes.

On assure que la valeur du point ne baissera pas, mais cette promesse n’a aucun sens dans la mesure même où cette valeur dépend de l’évolution de la conjoncture, laquelle est largement imprévisible. En cas de crise financière généralisée, la valeur du point diminuera automatiquement. Dans les faits, tous les pays qui ont adopté le système à points ont vu la situation des retraités se dégrader. En Suède, pays cité en exemple par Macron, le montant des retraites représente, aujourd’hui, 53,4 % du salaire de fin de carrière, contre 60 % il y a encore vingt ans, et le taux de pauvreté des plus de 65 ans a atteint, en 2018, 15,8 % (contre 7,3 % pour les Français). Ce taux de pauvreté des seniors atteint 18,7 % en Allemagne, et même 21,6 % au Royaume-Uni ! En France, l’adoption de ce système devrait entraîner, pour pratiquement toutes les catégories de population, à quelques rares exceptions près, une baisse moyenne de 20 % des pensions par rapport aux salaires des actifs, ce qui incitera bien entendu à travailler toujours plus longtemps (pour acquérir un plus grand nombre de points) ou à se tourner vers la capitalisation.

Tel est, d’ailleurs, sans doute, l’objectif réel de la réforme : inciter les salariés à jouer leur retraite en Bourse et vendre le marché des retraités aux compagnies d’assurance, aux fonds de pension et aux marchés financiers. Le 10 mars 2016, parlant devant un parterre d’organisations patronales, François Fillon avait vendu la mèche : « Le système de retraite par points, en réalité, ça permet une chose qu’aucun homme politique n’avoue : ça permet de baisser chaque année la valeur des points et donc de diminuer le niveau des pensions. »

Hostile au système de la retraite à points, vous soutenez donc la grève ?

Je la soutiens à fond, bien entendu. Non seulement je la soutiens, mais j’aimerais la voir déboucher sur une grève générale ! Mais, je dois l’avouer, ce qui me choque le plus, c’est l’attitude de ces petits-bourgeois droitards qui ne manquent pas une occasion d’entonner la ritournelle des méchants grévistes qui « prennent les usagers en otages » et veulent « ruiner le pays ». Ce sont les mêmes qui condamnaient aussi les gilets jaunes. Ces gens-là, qui s’imaginent que les travailleurs en grève se privent de deux mois de salaire pour le simple plaisir d’embêter le monde, n’ont toujours pas compris que la cause majeure de nos problèmes vient de ce que nous vivons dans un monde capitaliste, dans un système de marché et dans une société d’individus. Ils ont voté Fillon, qui voulait privatiser la Sécurité sociale (ou instaurer un système de santé à deux vitesses dont profiteraient les assureurs privés), ils voteront demain Macron parce qu’à la justice sociale, ils préféreront toujours le désordre établi. S’ils le pouvaient, ils supprimeraient le droit de grève et tout le modèle social français. Ce qu’ils veulent surtout éviter, ce sont les barricades et les violences de rue. S’il y a une révolution, j’espère qu’elle les emportera.

Après des mois de contestation des gilets jaunes, Macron doit maintenant faire face à des syndicats d’autant plus revendicatifs qu’ils sont poussés par leur base. Qu’est-ce que cela nous dit de l’état actuel du pays ?

Cela dit tout. Une grève de cinquante jours : du jamais-vu. Des gilets jaunes qui en sont à leur 62e semaine de revendications : du jamais-vu également. Les avocats jettent leur robe publiquement, les chefs de service hospitaliers démissionnent par centaines, les paysans se suicident, les policiers aussi, les pompiers sont dans la rue, tout comme les infirmières et les enseignants. Y a-t-il, aujourd’hui, une seule catégorie sociale qui ne bouillonne pas de fureur ou de désespoir ? Ce n’est pas un hasard si la majorité des Français soutient les grévistes, tout comme elle a soutenu (et continue de soutenir) les gilets jaunes, en dépit des gênes occasionnées par le mouvement. Sauf chez les actionnaires du CAC 40, premiers bénéficiaires de la financiarisation de l’économie (qui se sont vu verser, pour 2019, le montant record de 49,2 milliards d’euros de dividendes), le pouvoir d’achat stagne et la précarité s’étend partout. La part du travail dans la valeur ajoutée est passée, en Europe, de 68 %, en 1980, à 60 %, aujourd’hui. Emmanuel Macron, qui a été placé au poste qu’il occupe pour adapter la France aux exigences du capitalisme mondialisé et d’un libéralisme qui entend laminer les protections sociales et les services publics au nom de la concurrence mondiale et de l’ouverture des frontières, a tout fait pour dresser contre lui un corps social aujourd’hui en voie de « giletjaunisation ». Le choix du système de retraite dépend, en fait, du modèle social que l’on souhaite. Le modèle Macron, le peuple n’en veut pas.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

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dimanche, 19 janvier 2020

Le nouvel ordre moral

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La publication d’un ouvrage de Régis Debray est toujours un petit événement, car notre homme a pris le goût de textes courts qui questionnent d’autant notre réalité (L’Europe fantôme, Un été avec Paul Valéry, Du génie français, etc.). Avec ce dernier opus, Le Siècle vert,  il poursuit sa réflexion sur la grande mutation occidentale. Il voit dans la montée de ces préoccupations écologiques l’émergence d’un monde féminisé et aseptisé et paradoxalement moins civilisé. « Nous quittons Dieu le père pour la Terre mère. Nous sommes passés de l’Etat, nom masculin, à la société civile, nom féminin », écrit-il.

Lire son entretien au Figaro Magazine ICI

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