dimanche, 21 juin 2026
La République des prudents

« Courage, fuyons » est la morale politique d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Chacun sait que les Français doivent travailler plus et plus longtemps. Aucun des candidats à la succession d’Emmanuel Macron n’ose annoncer le retour aux 39 heures de travail par semaine ni un âge de la retraite à 67 ou 68 ans. Nous allons dans le mur en klaxonnant. Pascal Praud se pose ici la question de savoir, présidentielle dans le collimateur, qui aura la courage de dire la vérité aux Français.
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Source : Le Journal du dimanche 21/06/2026
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Le verdict Tegnér marque l’accélération d’une dérive totalitaire des juges politisés
Riposte laïque cliquez ici
Il y a tellement d’événements judiciaires que nous avons eu l’idée de contacter notre avocat, maître Frédéric Pichon, pour faire le point avec lui…
Riposte Laïque : Vous venez, en quelques jours, d’obtenir deux relaxes pour Riposte Laïque : celle de Patrick Jardin, suite à une plainte d’une enseignante gauchiste, Sophie Djigo, et celle du président, Guy Sebag, suite à deux plaintes concernant des articles parus en 2017. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ces deux belles victoires ?
Maître Pichon : Oui, concernant la procédure engagée notamment contre mon client monsieur Patrick JARDIN, je suis très satisfait de cette décision et ce d’autant plus que madame DJIGO avait « mis le paquet ». En effet il convient de rappeler que madame DJIGO, qui est par ailleurs engagée dans la défense des clandestins – ce qui est parfaitement son droit – avait emmené ses élèves visiter des camps de migrants. Cette initiative avait choqué de nombreux élèves d’autant que, selon certains d’entre eux, dont un qui était présent à l’audience pour témoigner du parti pris de madame DJIGO, se plaignaient de ses interventions en cours jugées trop politisées.
Mon client Patrick JARDIN ainsi que des élus du nord du RN et des représentants de Reconquête s’étaient émus de cette initiative. Madame DJIGO a donc engagé une action en diffamation, soutenue par son ministère et de nombreux syndicats de l’Éducation nationale. Nous avons soutenu que ces propos s’inscrivaient dans un débat d’intérêt général et qu’ils relevaient de la liberté d’expression. Le tribunal nous a suivis.
Dans le dossier de Guy SEBAG, poursuivi en qualité de directeur de publication pour deux articles datant de 2017, l’un d’entre eux portant sur le fait que des employés voilées travaillaient dans des grands magasins et qu’un contributeur de Riposte laïque avait prises en photo avant d’être pris à parti par un agent de sécurité portant une barbe islamiste. L’article relatait cet incident. Nous avons gagné ce dossier sur un problème un peu plus technique et juridique lié à l’absence de responsabilité du directeur de publication dès lors que celui-ci était domicilié à l’étranger et que le site était également hébergé à l’étranger. Cela n’en reste pas moins une belle victoire.
Riposte Laïque : Par contre, un autre de vos clients, Erik Tegnér, fondateur de Frontières, vient d’être condamné par le tribunal de Bobigny, dans des circonstances qui paraissent vous avoir révolté…
Maître Pichon : Oui celui-ci était poursuivi par une dizaine d’avocats ainsi que le Conseil national des barreaux, le Syndicat des avocats de France, syndicat proche de l’extrême gauche, ainsi qu’une dizaine d’ordres d’avocats.
On lui reprochait d’avoir consacré un numéro de Frontières à la question migratoire et notamment aux entraves rencontrées dans le cadre des reconduites à la frontière. Dans le cadre de ce numéro était dénoncé, notamment, le rôle de nombreuses juridictions administratives qui annulaient les OQTF, ainsi que le rôle de nombreux cabinets d’avocats qui, en plus d’obtenir des annulations de procédure, se faisaient grassement payer. Le nom de ces avocats était cité, ce qui a été reproché à mon client en invoquant le délit de « doxing ».
Tout ceci relevait ni plus ni moins de l’enquête journalistique. Ces derniers, conscients qu’il était impossible d’obtenir une condamnation sur le fondement de la diffamation dans la mesure où nous avions bien évidemment toutes les preuves de ce que nous avancions, ont décidé d’engager la procédure sur un fondement totalement détourné. Il s’agit de l’article 223–1-1 du Code pénal qui a été créé au moment de l’affaire de Samuel Patty et qui consiste dans la divulgation d’informations relatives à la vie privée ou professionnelle de personnes de nature à les exposer à des risques immédiats d’atteintes physiques.
Il s’agit donc d’un contournement de la loi sur la presse et d’un détournement indécent de procédure de la loi PATY. Je pensais très naïvement que le juge, fut-il ouvertement de gauche, allait dépasser ses convictions personnelles pour appliquer le droit. Le jugement constitue un réquisitoire idéologique contre le travail des journalistes de Frontières et en particulier contre Erik Tegnér à qui il est notamment reproché de critiquer les avocats en droit des étrangers « qui ne font que leur travail prévu par la loi ». En définitive, en vertu de cette décision ubuesque, il est loisible de citer leur nom pour les féliciter de leurs actions en faveur des sans-papiers mais pas de les critiquer.
Riposte Laïque : Selon vous, un tel verdict, qui remet en cause la liberté de la presse, peut-il tenir en appel, puisque, bien sûr, vous allez faire appel ?
Maître Pichon : J’ai bien entendu interjeté appel immédiatement de sorte que la décision n’est pas applicable. Elle n’en reste pas moins éminemment grave pour la liberté d’expression. En vertu de cette décision réalité, n’importe quelle information divulguée au grand public sur une personnalité, qu’elle soit connue ou non est de nature à l’exposer à des réactions des internautes, dès lors que cette divulgation d’informations n’est pas apologétique, mais critique. En l’espèce, certains de ces avocats étaient connus puisqu’ils se faisaient fort sur les réseaux sociaux de communiquer sur leurs victoires obtenues dans le cadre de leur mission. La portée de cette décision signifie que n’importe quel jugement de valeur négatif sur quelque personne que ce soit sera passible de peine de prison. Il s’agit d’une dérive totalitaire. Le tribunal de Bobigny a ouvert la boîte de Pandore et il ne mesure pas le chaos juridique que cette décision va créer.
Riposte Laïque : Une autre de vos clientes, Christine Tasin, a été condamnée à 3 mois de prison avec sursis. Jean-Eudes Gannat a été condamné à 3 mois de prison avec sursis et une lourde amende. Thaïs d’Escufon était menacée elle aussi de prison, et Erik Tegnér vient d’être lui aussi condamné à 6 mois de prison avec sursis et à une amende exorbitante. Voyez-vous dans ces différents verdicts, qui visent des personnalités de la dissidence patriote, une volonté d’intimidation des juges et pensez-vous ces militants réellement menacés, à terme, de peines de prison exécutables ?
Maître Pichon : En effet, il y a une succession de décisions particulièrement inquiétantes pour la liberté d’expression et en particulier pour le camp patriote. Je pense que nous allons arriver prochainement à une crispation de plus en plus forte. Quoi qu’on puisse penser par ailleurs, de Jordan Bardella, la perspective que celui-ci soit élu en 2027, et par conséquent la perspective pour la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’un candidat du camp patriote nationale soit élu, va radicaliser les positions. Nous allons assister à mon avis à un durcissement de tout l’État profond, et notamment des juges, dont une partie est très politisée, qui va rendre des jugements politiques de plus en plus contraires aux règles les plus élémentaires du droit. La bonne nouvelle – ce qui n’était pas le cas quand j’ai commencé à prêter serment – c’est que les patriotes disposent de relais médiatiques et audiovisuels beaucoup plus importants qu’avant. Certaines décisions politiques sont commentées à l’étranger et suscitent la désapprobation morale d’une grande partie de l’opinion. Je pense que nous allons avoir des positions qui vont se radicaliser de part et d’autre : les patriotes contre les nouveaux sans-culottes qui instrumentaliseront les masses issues de l’immigration.
Riposte Laïque : Quel est votre regard sur la prochaine loi Bergé, annoncée le 1er juillet, pour lutter, selon la ministre, contre la haine en ligne ?
Maître Pichon : Il s’agit d’une nouvelle loi contre la « haine ». On se souvient que la loi AVIA avait été retoquée par le Conseil constitutionnel. Sous couvert de prétendue lutte contre la haine, il s’agit d’une velléité de restreindre la liberté d’expression déjà largement dévoyée par une instrumentalisation éhontée de la loi PATY, comme nous venons de le voir dans le dossier TEGNÉR.
Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Maître ?
Maître Pichon : Gardons le calme des vieilles troupes. Serrons les rangs. Ne baissons pas la garde et surtout ne sombrons pas dans les provocations inutiles car nos adversaires vont instrumentaliser le moindre dérapage. Bien entendu, il s’agit de rester libres dans nos propos mais en évitant tout ce qui n’apporte rien au bien commun pour lequel tout homme de bonne volonté et tout patriote doit œuvrer.
Sur le même sujet, lire sur Riposte laïque cliquez là
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samedi, 20 juin 2026
Coupe du monde de foot : une arnaque de la Fifa

Entre l’élargissement du nombre de nations qualifiées et l’extension de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), cette Coupe du monde de football incarne un football aseptisé qui éradique peu à peu la part de hasard et d’incertitude qui faisait tout son charme, analyse Pierre Adrian, écrivain et ancien chroniqueur à L’Équipe.
Le Figaro. - Quarante-huit équipes participent à cette Coupe du monde qui a débuté le 11 juin, soit près d’une sélection sur quatre à l’échelle mondiale. Qu’est-ce que ce nouveau format élargi vous inspire ?
À chaque édition de la Coupe du monde, nous mesurons à quel point la Fifa s’apparente à une sorte de grande mafia du divertissement. L’objectif est de générer toujours plus de profits, de maximiser les droits de télévision et, par conséquent, de multiplier les matchs. C’est une simple logique comptable. L’UEFA applique d’ailleurs la même méthode avec la nouvelle formule de la Ligue des champions. Dans le même esprit, la Fifa avait organisé sa nouvelle Coupe du monde des clubs l’été dernier aux États-Unis. Il faut désormais du football en permanence, partout dans le monde, déraciné entre Los Angeles et Doha, à n’importe quelle heure et aux quatre coins de la planète.
Cette dérive du football moderne est contraire à l’essence même de ce sport. Cette volonté d’internationalisation à outrance, démagogique, va paradoxalement acter un football à deux vitesses. À l’instar de la nouvelle formule européenne, nous allons assister à des phases de groupes profondément ennuyeuses, saturées de matchs sans réel enjeu. Les véritables grandes affiches n’arriveront qu’à partir des phases finales, où nous retrouverons les favoris habituels. Certes, nous aurons probablement droit à une belle histoire, comme celle de l’Islande lors de l’Euro 2016, au récit d’une petite nation terrassant un géant. Mais au bout du compte, les grosses écuries l’emporteront et ce dénouement fera oublier la monotonie des matchs de poules.
C’est le prélude à ce qui nous attend à terme : l’avènement de ligues fermées où n’existeront plus que des chocs, des PSG-Bayern ou des Real Madrid-Manchester City. Le paradoxe est feint. Les nations mineures comme l’Irak ou Curaçao sont les dindons de la farce. Elles sont instrumentalisées par la Fifa pour feindre un idéal méritocratique qui relève de l’hypocrisie.
Source : Le Figaro 20/6/2026
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Mélenchon assume le grand remplacement. Vingt ans de mensonge viennent de s'effondrer
Jérôme Viguès
Le 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon a fait son premier grand meeting de campagne. À Saint-Denis. Au pied de la basilique où reposent les rois de France. Ils avaient prévu 10 000 personnes. Ils en ont compté 26 000. Quand on est de gauche, les chiffres aussi font la révolution. Et là, devant cette foule agitant des drapeaux palestiniens, il a dit haut et fort ce que la droite nationale répète depuis deux décennies et pour lequel elle a été mise au pilori. Il a dit qu'il y a une "Nouvelle France". Que "un Français sur trois est héritier de l'immigration". Il a repris le slogan "on est chez nous", propriété historique du Front national. Et il a évoqué le grand remplacement sans le nier, sans s'en défendre, en s'en amusant sur Radio Nova.
Vingt ans que prononcer ces deux mots valait une condamnation sociale. Vingt ans que les tribunaux de la bien-pensance tranchaient des têtes pour moins que ça. Vingt ans que Renaud Camus était traîné devant les juges, que des journalistes perdaient leurs émissions, que des élus voyaient leur carrière brûler vive pour avoir décrit ce que leurs yeux voyaient. Mélenchon, en une heure de discours, a tout avalé. Il a tout repris. Il a tout assumé.
La différence, c'est qu'il appelle ça une bonne nouvelle.
Ce jour-là, une partie de la foule huait les rois de France devant leurs tombeaux. Le maire insoumis Bally Bagayoko, poing levé, souriait. Il n'a repris personne. Pourquoi l'aurait-il fait ? C'est exactement le message. L'ancienne France dehors. La nouvelle dedans. Et si vous n'êtes pas contents, vous êtes des fascistes.
Treize siècles de monarques utilisés comme décor pour annoncer leur propre enterrement. Il faut avoir un certain culot.
Mélenchon l'avait préparé. "Je crois à la force des lieux", avait-il dit. Oui. Et quel lieu. La nécropole des rois comme tribune pour proclamer que les rois ne comptent plus. Que la France qu'ils ont construite est "dépassée". Que la vraie France, la bonne, la nouvelle, est celle qui arrive. Celle qui, selon son maire insoumis Bagayoko, "a construit ce pays." Pas contribué. Pas enrichi. Construit. Les rois, les paysans, les soldats des deux guerres, les bâtisseurs de cathédrales, les pères de famille qui ont transmis pendant des siècles — eux, ils faisaient quoi ?
Pendant des années, la gauche et ses supplétifs médiatiques ont martelé que le grand remplacement était une "théorie complotiste d'extrême droite". Une invention. Une paranoïa. Une idéologie criminelle. Toute personne qui utilisait l'expression était immédiatement cataloguée, fichée, mise au ban. Les associations antiracistes sortaient leurs avocats. Les parquets ouvraient des enquêtes. Les rédactions viraient leurs journalistes récalcitrants.
Et puis Mélenchon monte sur scène. Il se réjouit publiquement que l'extrême droite veuille lui "coller" l'étiquette grand remplacement. Il ne dit pas que c'est faux. Il ne dit pas que c'est une calomnie. Il s'amuse.
Il a gagné quelque chose ce jour-là. Il a gagné l'aveu.
Mathilde Panot est alors venue aider. Mission : éteindre l'incendie sur les plateaux. Sa réponse restera dans les annales. "Le grand remplacement ? C'est : une génération remplace l'autre."
Lisez cette phrase. Une génération remplace l'autre. Voilà le crime intellectuel pour lequel vingt ans de répression ont été organisés. Voilà ce pour quoi des hommes ont été jugés, condamnés, ruinés, ostracisés. Une évidence biologique. Le passage du temps.
En deux phrases, Panot a innocenté vingt ans de persécutions intellectuelles. Elle ne s'en est pas rendu compte. C'est là tout le génie involontaire de la chose.
Si c'est banal, si c'est juste une génération qui succède à une autre, alors de quoi parlait-on ? Pourquoi Renaud Camus a-t-il été condamné pénalement ? Pourquoi des chroniqueurs ont-ils perdu leurs émissions ? Pourquoi des livres ont-ils disparu des librairies ? Pourquoi des carrières ont-elles été brisées ?
Zemmour l'avait formulé dès 2022 : "Ce que Mélenchon appelle la créolisation, Macron appelle la transition démographique, et moi j'appelle le grand remplacement. Dans tous les cas, on parle du passage d'un peuple à un autre." Il s'était fait lyncher pour ça. Aujourd'hui, Mélenchon reprend le raisonnement en changeant le signe algébrique. Négatif chez Zemmour, positif chez Mélenchon. Le raisonnement est strictement identique.
Qui va s'excuser auprès de Zemmour ? Personne. Ce que la droite dit, c'est du racisme. Ce que la gauche récupère, c'est de la pensée.
Regardons le décor du meeting dans son ensemble. Des drapeaux palestiniens, LGBT, LFI, et quelques tricolores en ornement. La foule entonne "Siamo tutti antifascisti" en italien. Antoine Léaument, député LFI, poste sur TikTok une vidéo du meeting accompagnée d'une musique dont le refrain est "Sortez les armes à feu."
Le tout devant la nécropole des rois de France.
Ce n'est pas une métaphore poétique. C'est un programme de rupture. L'ancienne France est dans la basilique. La nouvelle est sur le parvis. Et la nouvelle hue l'ancienne.
La répression intellectuelle des deux dernières décennies n'était pas une défense de la vérité. C'était une défense du monopole. Le monopole du droit de nommer le réel. Et ce monopole vient de se fissurer de l'intérieur. Pas sous les coups de la droite nationale. Sous les coups de leur propre chef de file.
Ce n'est pas la droite qui a gagné le débat. C'est la gauche qui l'a perdu toute seule.
Si la "Nouvelle France" est une bonne nouvelle, si le fait qu'"un Français sur trois est héritier de l'immigration" est motif de fierté, qu'arrive-t-il aux deux autres tiers ? L'ancienne France, celle de la basilique, celle des rois hués, celle des paysans qui n'ont apparemment rien "construit" selon Bagayoko — elle est quoi dans ce récit ? De la figuration ?
Dans la "Nouvelle France", poser cette question c'est déjà avoir tort. C'est révéler sa "névrose communautariste". C'est s'exclure soi-même du débat. Pas d'argument, pas de réponse. Juste la disqualification.
Sauf que la réalité ne se disqualifie pas. Elle s'accumule. Elle se voit dans les rues, dans les écoles, dans les quartiers. Elle se voit désormais dans la bouche de celui qui prétend gouverner ce pays.
Mélenchon a raison sur un point : il y a bien une "Nouvelle France". Il a tort sur un seul : il croit que ceux de l'ancienne vont l'accepter en applaudissant.
Ils ont avoué. C'est acté. L'histoire retiendra le lieu. La basilique. Les tombeaux. Les rois hués. Le maire qui sourit. Et la phrase de Mathilde Panot, épitaphe involontaire de vingt ans de censure politique.
"Le grand remplacement ? C'est : une génération remplace l'autre."
Merci, Mathilde. Tu n'aurais pas pu mieux dire.
Source cliquez ici
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vendredi, 19 juin 2026
Henry Nowak, victime du racisme anti-Blancs de la police multi-ethnique britannique
Alain Sanders
L’affaire Henry Nowak restera comme l’un des exemples les plus saisissants des dérives idéologiques qui affectent aujourd’hui certaines institutions britanniques. Car derrière le drame d’un jeune homme de 18 ans poignardé à mort se dessine une question dérangeante : les policiers présents cette nuit-là auraient-ils agi de la même manière si les rôles raciaux avaient été inversés ? Poser la question…
Les images sont accablantes. Alors qu’Henry Nowak agonise après avoir reçu un coup de couteau porté par Vickrum Digwa (qui bénéficiera de la complicité de sa mère pour planquer le couteau), il est traité comme un suspect. Menotté, interrogé, maintenu sous contrôle, il répète pourtant qu’il a été poignardé, avec cette précision : « Je ne peux plus respirer ». Dans le même temps, son agresseur, les mains pleines de sang, parvient à convaincre les policiers qu’il serait lui-même la victime d’une attaque raciste.
Cette inversion spectaculaire entre victime et agresseur ne peut être comprise sans examiner le contexte idéologique dans lequel évolue désormais la police britannique multi-ethnique. Depuis plusieurs années, les forces de l’ordre sont soumises à une pression constante pour démontrer leur engagement contre le supposé racisme des Blancs et les discriminations qui en résulteraient. Une exigence qui devient problématique, voire criminelle, lorsqu’elle conduit les agents à craindre davantage une accusation de racisme qu’une erreur de jugement.
L’affaire Nowak illustre précisément ce danger. Face à deux versions contradictoires, les policiers ont aussitôt accordé un crédit sans nuance à l’accusation de « racisme » formulée par l’agresseur exogène. Le réflexe idéologique (un véritable formatage en fait) a pris le pas sur l’analyse factuelle. La parole de la victime supposée de discrimination a bénéficié d’une présomption de crédibilité que les faits ne justifiaient pas, et tout au contraire !
Le wokisme se définit souvent comme une vigilance accrue aux injustices liées à l’identité, à la race ou au genre. Mais lorsqu’une institution publique commence à interpréter les événements à travers ce prisme avant même d’établir les faits, cette vigilance, déjà incongrue en soi, devient un instrument terrible de racisme anti-Blancs.
Les institutions britanniques balbutient qu’il s’agirait simplement d’une « erreur opérationnelle ». Les erreurs ne surviennent jamais dans le vide. Elles révèlent les priorités, les réflexes et les peurs d’une organisation. Si les agents ont cru plus facilement l’agresseur que la victime, c’est qu’un cadre intellectuel particulier les y a prédisposés.
La mort de Henry Nowak ne démontre pas seulement l’échec de quelques policiers. Elle révèle les conséquences potentiellement tragiques d’une culture institutionnelle où certaines considérations identitaires peuvent influencer la perception immédiate de la réalité. Lorsqu’une société enseigne à ses institutions que certaines accusations sont trop sensibles pour être accueillies avec scepticisme, elle prend le risque de sacrifier la vérité au conformisme idéologique.
Henry Nowak a été victime d’un meurtrier exotique. Mais il est aussi devenu, pour beaucoup de Britanniques qui commencent à se réveiller, le symbole d’un système mortifère qui a préféré voir le monde à travers les lunettes de l’idéologie plutôt qu’à travers les faits. Le racisme anti-Blancs tue. Il serait temps d’y remédier. Sans faiblesse.
Source EuroLibertés cliquez ici
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mercredi, 17 juin 2026
Ivry-sur-Seine : le maire communiste, ou la laïcité à sens unique

La rédaction de Breizh-Info, cliquez ici
La scène, devenue virale, mérite qu’on s’y arrête. Jeudi 11 juin, le conseil municipal d’Ivry-sur-Seine, fief communiste du Val-de-Marne reconduit en mars dernier, a viré au pugilat politique. Au centre du tumulte : un voile islamique, une croix de bois, une prière mariale, et la colère noire d’un maire qui a, ce soir-là, montré son véritable visage.
Tout part d’un amendement. Kevin Nader, jeune élu d’opposition fraîchement entré au conseil, propose de modifier le règlement intérieur pour interdire le port de signes religieux ostensibles en séance. Deux élues de la majorité d’extrême gauche siègent en effet voilées. La proposition n’a rien d’extravagant : elle reprend les termes d’un dispositif juridiquement balisé, depuis qu’en mars dernier le tribunal administratif de Dijon a validé l’interdiction des signes religieux décidée par la ville de Chalon-sur-Saône. La possibilité est désormais ouverte aux communes qui le souhaitent.
Deux poids, deux mesures
C’est la réaction du maire qui en dit long. Philippe Bouyssou (PCF) refuse purement et simplement de mettre l’amendement aux voix, au motif qu’il serait « moralement rejeté » par l’assemblée. Curieuse conception de la démocratie locale, où un texte n’est même plus soumis au vote dès lors qu’il déplaît à l’édile. Une adjointe voilée revendique fièrement sa présence en séance, et la majorité applaudit.
Face à ce mur, l’élu d’opposition choisit le symbole : il brandit une petite croix et récite un « Je vous salue Marie ». La réaction est immédiate et spectaculaire. L’édile, d’abord calme, entre dans une fureur incontrôlée, l’index tremblant pointé vers son contradicteur, dénonçant un « crime politique », une « honte », sommant l’élu de quitter l’assemblée avant de suspendre la séance et de promettre la saisine du préfet.
Arrêtons-nous un instant sur la disproportion. Un voile islamique en plein conseil municipal : tolérable, défendable, applaudissable. Une prière chrétienne récitée par un élu : un « crime politique » qui mérite la saisine du préfet. Voilà résumée, en une soirée, toute la laïcité à géométrie variable d’une certaine gauche.
Le vrai visage de l’édile
Le personnage gagne d’ailleurs à être connu. Sur les réseaux sociaux, le même Philippe Bouyssou ne se privait pas de railler grassement les catholiques, tournant en dérision des évêques avec des plaisanteries de corps de garde sur les préservatifs, ou relayant des montages moqueurs visant les fidèles. Le second degré anticlérical, manifestement, ne lui pose aucun problème de conscience.
L’islam, en revanche, lui inspire des précautions infiniment plus délicates. On le voit souhaiter un « Ramadan Moubarak » devant le chantier d’un centre culturel musulman, promettre sa présence pour l’Iftar et l’Aïd, espérer « Inch’Allah » signer un permis de construire avant la fin du Ramadan. On le retrouve aux côtés d’un prédicateur se réclamant ouvertement de la mouvance des Frères musulmans. L’entrisme d’une organisation placée dans le viseur des services de renseignement français semble, décidément, l’émouvoir bien moins qu’un « Je vous salue Marie ».
La laïcité, ce mot qui ne veut plus rien dire
Au fond, cette affaire a au moins le mérite de la clarté. Elle révèle ce que la laïcité à la française est devenue : non plus un principe d’équilibre, mais une arme à sens unique, brandie contre les racines chrétiennes du pays et soigneusement rangée dès qu’il s’agit d’une autre religion.
Mais soyons honnêtes jusqu’au bout. Le débat lui-même tient désormais de la fiction. À quoi rime encore une laïcité qui s’épuise en querelles de règlement intérieur, dans un pays qui a laissé entrer, en quelques décennies, des millions de personnes appartenant à une religion visible par essence ? Le voile en conseil municipal n’est que la partie émergée d’une réalité bien plus vaste, que la laïcité, conçue au début du XXe siècle pour discipliner le catholicisme dans une société homogène, est tout bonnement incapable de penser. On agite un principe vieux d’un siècle face à une transformation démographique qui le dépasse de toutes parts.
La vérité, c’est qu’une laïcité qui ferme les yeux sur le réel pour ne s’indigner que d’une prière chrétienne n’est plus un principe républicain. C’est une posture. Et à Ivry-sur-Seine, jeudi soir, cette posture a laissé tomber le masque.
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mardi, 16 juin 2026
L’Iran sort de cette guerre renforcée

Pierre Lellouche
Trump avait commencé la guerre en promettant une « capitulation sans condition de l’Iran ». Il la termine avec un mauvais accord, annoncé dimanche, dont l’Occident n’a pas fini de payer les conséquences. En réalité, cette guerre a tourné au cauchemar stratégique pour l’Administration Trump, un cauchemar qui rappelle les pires heures de Jimmy Carter, lorsqu’il échoua lamentablement à libérer les otages de l’ambassade américaine à Téhéran, il y a quarante-cinq ans… Un long supplice persan de 444 jours, où, comme aujourd’hui, les dirigeants de la jeune République islamique semblaient jouer au chat et à la souris avec une Administration américaine brouillonne et dépassée par les événements.
Après trois mois et demi de conflit, force est de constater que non seulement aucun des trois objectifs principaux assignés à cette guerre n’aura été atteint : ni dénucléarisation, ni destruction de l’arsenal de missiles, ni arrêt du soutien au Hezbollah et autres alliés chiites, mais surtout que la République islamique sort de cette guerre renforcée, plus revancharde que jamais, convaincue qu’elle a déjà vaincu la première puissance militaire du monde et son allié israélien.
Le président américain voulait un « regime change ». Il l’a obtenu, mais pas celui qu’il souhaitait. À Téhéran, la « puissance divine » de l’ayatollah Khamenei père a été remplacée par « la puissance brute », incarnée par un commando de dirigeants plus jeunes, tous anciens combattants de la guerre contre l’Irak, et tous membres des gardiens de la révolution, la nouvelle colonne vertébrale du régime en lieu et place du clergé chiite.
Tandis que le vieux Khamenei, prudent, persistait à refuser de franchir le seuil de l’arme nucléaire, en s’efforçant d’écarter le risque d’une attaque massive contre l’Iran, ses successeurs sont aujourd’hui convaincus que le pire est derrière eux, ayant survécu à 13 000 frappes américano-israéliennes. Ceux-là sont également convaincus que Trump ne reprendra pas la guerre, mieux, qu’il bloquera même les velléités israéliennes de « finir le travail ». C’est cette conviction qui a conduit les dirigeants iraniens à prendre le risque calculé de frapper directement Israël au début de la semaine dernière pour défendre leurs alliés du Hezbollah au Liban. Trump n’a pas bougé, sauf pour intimer l’ordre à Netanyahou d’arrêter ses frappes…
Quant à la négociation sous médiation pakistanaise, ses résultats s’annoncent bien pires pour les Américains et les Israéliens que les termes consentis par l’Iran en février à Genève… avant les bombardements du 28 février.
Sur le nucléaire, censé être le but principal de cette guerre, les Iraniens ont maintenu leur position constante, à savoir l’affirmation de leur droit souverain d’enrichir l’uranium, ce qui leur permettra de conserver les équipes nécessaires à une éventuelle reprise d’un programme militaire, même si, dans l’intervalle, le programme d’enrichissement devait être suspendu. Quant à la demi-tonne d’uranium enrichi à 60 %, la moitié serait diluée sur place et l’autre serait déposée dans un pays tiers non encore déterminé : au total, un arrangement très similaire à celui de l’accord JCPOA signé par Obama en 2015, que Trump avait jugé « horrible » à l’époque, avant de le dénoncer trois ans plus tard, lors de son premier mandat. De toute façon, cette négociation nucléaire, censée commencer dans les semaines à venir, s’échelonnera sur de nombreux mois, au vu de sa très haute technicité, mais surtout du talent des négociateurs iraniens à faire durer indéfiniment les tractations…
Mais pire encore, il y a Ormuz. Les dirigeants de Téhéran peuvent remercier Trump. C’est lui et sa décision de lancer une « petite excursion » en Iran qui ont fourni le prétexte qu’attendaient les Iraniens pour s’approprier de fait la totalité du détroit, y compris les eaux territoriales appartenant aux voisins, les monarchies arabes du Golfe. C’est désormais chose faite. Avec plusieurs conséquences considérables.
La première est que les Iraniens vont faire payer très cher la réouverture du détroit, exigeant en échange 24 milliards de dollars de fonds iraniens séquestrés dans les banques arabes ou occidentales, dont le paiement sera, dit-on, échelonné en deux fois. Pour mémoire, l’accord signé par Obama en 2015 n’avait « coûté » que 1,7 milliard. Un vrai « progrès » donc grâce à Trump ! Avec ces 24 milliards, et la possibilité de vendre à nouveau son pétrole, Téhéran disposera du cash indispensable pour soulager l’énorme crise économique qui pèse sur les Iraniens, ce qui lui permettra aussi d’éviter de nouvelles protestations de masse, et bien sûr de réarmer.
Mais l’essentiel est ailleurs : une réouverture d’Ormuz dans le cadre du fameux mémorandum n’est, dans l’esprit des Iraniens, qui n’en ont pas fait mystère, qu’une option temporaire qui ne règle en rien le problème de fond du statut de ce détroit, que les Iraniens considèrent désormais comme partie intégrante de leur territoire maritime. Il serait naïf de croire que Téhéran renoncera à cette carte maîtresse, dont ils ont découvert qu’elle leur permet de prendre en otage, à tout moment, la totalité de l’économie mondiale. Pour une raison simple : le monde ne peut pas durablement survivre en étant privé du quart de l’énergie dont il a besoin chaque jour… Après l’accord, les Iraniens pourront donc refermer le détroit à leur guise, et cette seule menace représentera une force de dissuasion majeure contre les Américains et autres alliés qui pourraient être tentés de frapper à nouveau l’Iran. Le détroit d’Ormuz est donc à la fois la corne d’abondance de la République islamique, l’affirmation de sa domination de fait sur ses voisins arabes, et surtout l’équivalent d’une deuxième bombe atomique dissuadant toute interférence extérieure dans la région.
Au-delà, la conséquence la plus durable de ce désastre stratégique est d’avoir conduit à la destruction pure et simple du système de sécurité qui avait été construit entre l’Amérique et les monarchies pétrolières arabes après 1945 : j’assure votre sécurité, vous me garantissez votre pétrole. Plus encore que la guerre de Bush en Irak il y a vingt-trois ans, qui avait débarrassé Téhéran de son rival de Bagdad, la guerre de Trump laissera l’Iran en position de domination absolue de la région. Une superpuissance islamique en devenir, face à laquelle les monarchies arabes n’auront d’autre choix que de se plier, en espérant que le grand voisin chiite ne s’emparera pas purement et simplement de leurs ressources pétrolières.
Exit, en tout cas, l’image de ces petits paradis sûrs et prospères, leurs shopping malls et leurs plages ouvertes toute l’année. Les influenceurs et autres parrains du narcotrafic qui y avaient fait leur nid découvrent que leurs petits paradis étaient bâtis sur du sable… Quant à Israël, ses bombardements auront permis, comme on dit là-bas, de « passer une nouvelle fois la tondeuse » : deux à trois ans de gagnés avant la prochaine crise, mais le poison du terrorisme est toujours là à Gaza et au Liban. Pour la République islamique, la seule gagnante, le ni-paix-ni-guerre aux conditions des Iraniens, financé par les dollars de l’oncle Trump, est assurément la situation idéale pour assurer la pérennité du régime. Tant pis, malheureusement, pour le peuple iranien qui attendait sa liberté, tant pis pour les dizaines de milliers de braves gens qui ont été massacrés en début d’année et pour tous ces jeunes qui continuent à être pendus tous les matins à Téhéran.
Source : Le Figaro 16/6/2026
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A lire sur Breizh-Info, un reportage exclusif au coeur de la manifestation pour la remigration, à Rome, samedi dernier, 13 juin.
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dimanche, 14 juin 2026
La guerre n’est pas une querelle de cour de récréation

Henri Guaino
En février dernier, la guerre en Ukraine est entrée dans sa cinquième année. Elle a déjà dépassé en durée la Première Guerre mondiale. Elle a en réalité commencé bien plus tôt, avec les affrontements entre l’Ukraine et les séparatistes pro-russes du Donbass soutenus par la Russie et l’annexion, cette même année, par cette dernière, de la Crimée. Et même avant, en 2008, même si l’on ne se tirait pas encore dessus, quand la question de l’en- trée de l’Ukraine fut officiellement posée. Et encore avant, en 2004, avec la révolution orange et l’implication des États-Unis et de l’Europe. Et, bien avant encore, en 1991, avec l’effondrement de l’Union soviétique. En réalité, les racines de cette guerre sont multiséculaires. L’Ukraine, à la charnière du monde catholique et du monde orthodoxe, du monde européen et du monde russe, des peuples slaves et des peuples polono-lituaniens et nordiques, a-t-elle vocation à être dans la zone d’influence de la Russie ou dans celle de l’Occident ? Voilà l’éternelle question qui hante ce conflit meurtrier entre deux peuples jumeaux qui, depuis leur naissance, ne cessent tour à tour de s’unir et de se combattre, et l’Ukraine d’être attirée tour à tour dans l’orbite de l’un et dans celle des autres. Cir- constance aggravante, l’Ukraine, c’est ce qui fait basculer l’Empire russe du côté de l’Europe au lieu de l’Asie. Brzezinski allait jusqu’à dire que, sans l’Ukraine, la Russie cessait d’être un empire. Il plaidait pour que l’Ukraine indépendante restât neutre, tout comme Kissinger qui disait que si l’Ukraine voulait vivre en paix, elle devait rester un pont entre deux mondes, sans basculer d’un côté ou de l’autre.
Que faire ?
On peut regarder la guerre russo-ukrainienne sous l’angle du conflit entre nation et empire, entre nationalisme et impérialisme. On peut le voir du point de vue du droit inter- national : qui est dans son droit ? On peut l’envisager sous l’angle de la morale des grands principes : qui est dans le camp du bien, qui est dans celui du mal ? La nation contre l’empire ? Certes, et après ? Les nations ne feront pas disparaître les empires, ni les empires, les nations. Il faut s’y faire : on ne change pas la nature des États. Le droit international ? A-t-il jamais permis d’arrêter une guerre ? Le bien contre le mal ? Mais l’ennemi aussi pense qu’il est le bien. La bonne conscience n’est pas le plus sûr moyen de prévenir les catas- trophes, au contraire, puisque le bien peut tout se permettre.
La seule question qui vaille est tou- jours la même : que faire pour arrêter la tuerie et l’escalade qui est le propre de la guerre ? En provoquant ce conflit, Poutine a fait un mauvais calcul, même du point de vue de ses intérêts. Comme Trump a fait un mauvais calcul en attaquant l’Iran. Mais l’Europe en fait un aussi en prenant parti et en entretenant une tension croissante avec la Russie, oubliant l’avertissement de Kennedy après la crise des fusées de Cuba : il ne faut jamais mettre en tension des puissances nucléaires. Un accident, un emballement, une erreur d’appréciation sont si vite arrivés. On se rassure : « Ils n’oseront pas ! » Alors, il n’y a pas de ligne rouge. On peut toujours aller plus loin et on va plus loin. Mais les vraies lignes rouges, on ne les connaît qu’après coup, quand le drame survient.
Quand j’avais écrit en 2022 que nous allions vers la guerre comme des somnambules, et mis en garde contre le risque de l’escalade dont on finit par perdre la maîtrise, on m’avait opposé Munich, que seule la force arrêtait la force, que l’économie russe allait très vite s’effondrer et que nous n’avions pas le choix : il fallait montrer au nouvel Hitler qu’il ne nous referait pas le coup du précédent. À force de voir Hitler partout, on finit par oublier de penser et de réfléchir aux conséquences de ce que nous faisons. Nous en sommes au dix-neuvième train de sanctions européennes contre la Russie, qui est passée en économie de guerre et qui souffre peut-être, mais ne s’effondre pas. La moitié du monde est plutôt de son côté que du nôtre, et avec l’Iran, cela ne s’arrange pas.
L’ivresse du chef de guerre
L’escalade va bon train avec les missiles ukrainiens qui tombent sur Saint-Pétersbourg. On dira que ce sont les Russes qui ont commencé. Mais la guerre, a fortiori contre une superpuissance nucléaire, n’est pas une querelle d’enfants dans une cour de récréation. Les économies européennes payent de plus en plus cher la hausse du coût de leur éner- gie et la question sociale y est de plus en plus explosive de sorte que la facture ukrainienne commence à atteindre ses limites peut être plus pour l’Europe que pour la Russie. Le plus inquiétant, c’est que les Ukrai- niens qui constatent que les Russes n’avancent pas s’enhardissent. La question est de savoir quand ils tireront le missile de trop. Elle est aussi de savoir quand les dirigeants européens cesseront leur dangereuse fuite en avant, avec l’ivresse du chef de guerre qui semble avoir saisi beaucoup d’entre eux, comme s’ils cherchaient à retrouver dans cette politique de la peur de la guerre à venir, désormais présentée comme quasiment inéluctable, une légitimité politique que les peuples leur contestent.
L’intérêt vital de l’Europe, pour laquelle les dégâts sont déjà énormes, et la morale de responsabilité commanderaient au contraire que chacun fasse tout désormais pour que la guerre s’arrête au lieu d’aller jusqu’au point de non-retour. Hélas, ce n’est pas la sagesse que l’on voit poindre à l’horizon mais plu- tôt l’inverse. En témoigne le défilé à Kiev des candidats français à l’élec- tion présidentielle qui veulent faire entrer l’Ukraine dans l’Otan et qui se gardent bien de détailler la facture à venir de son entrée promise dans l’Europe. Mais, comme depuis le début, le débat est interdit. Il l’est même de plus en plus.
Source : Journal du dimanche 14/6/2026
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Macron et ses petites phrases

Pascal Praud, dans le Journal du dimanche, se penche sur les déclarations tonitruantes ou pas d’Emmanuel Macron durant ses deux mandats. Ces petites phrases sont révélatrices d’une méconnaissance totale de la France, de la société française et de ses moeurs. Certes, me direz-vous, mais les Français l’ont élu et réélu. C’est bien là tout le drame français, il aura fallu deux mandats pour précipiter la France dans le vide. Certes, c’était un peu le cas avant lui. Et l’horizon 2027 laisse place à trop d’incertitude, tant il est vrai qu’en politique le jeu ne sont faits qu’au sortir des urnes.
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Source : Le Journal du dimanche, 14/6/2026
Le titre est de la rédaction
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Émeutes de Belfast : pourquoi les quartiers républicains/ catholiques sont restés calmes — et ce que cela révèle vraiment

Yann Vallerie
Les trois nuits d’émeutes de juin 2026 à Belfast ont une caractéristique géographique que les médias mainstream ont soigneusement évitée : elles se sont déroulées quasi exclusivement dans des zones loyalistes et protestantes. Lower Newtownards Road, Crumlin Road, Sandy Row, Shankill Road — autant de bastions de la tradition unioniste et paramilitaire pro-britannique. Les quartiers républicains et catholiques de l’ouest et du nord-ouest de Belfast — Falls Road, Andersonstown, Ardoyne — n’ont pas connu de violences comparables.
Ce n’est pas un détail anecdotique. C’est une clé de lecture essentielle pour comprendre ce qui se passe réellement en Irlande du Nord, et pour ne pas tomber dans les simplifications qui circulent des deux côtés de la Manche.
Le contrôle républicain : une pression sociale réelle sur la jeunesse
Dans les quartiers nationalistes, l’absence d’émeutes n’est pas spontanée. Elle est le produit d’une pression sociale et politique très organisée. Le Sinn Féin, parti dominant de la communauté catholique, a très rapidement condamné les violences et déployé ses réseaux militants pour s’assurer que la jeunesse des quartiers républicains ne rejoigne pas le mouvement. La jeune maire de Belfast, Róis-Máire Donnelly, issue du Sinn Féin et première magistrate gaélophone de la ville, a publiquement qualifié les émeutes de racistes — ce qui lui a valu des menaces de mort émanant de milieux loyalistes.
L’ensemble des organisations républicaines, y compris celles qui critiquent le Sinn Féin par sa gauche — IRSP, Éirígí, Saoradh, Republican Network for Unity, Anti-Imperialist Action Ireland, Lasair Dhearg — ont fait front commun. Des patrouilles ont été organisées dans les quartiers républicains pour dissuader les jeunes d’y participer. Des républicains d’Ardoyne ont collecté des fonds pour les victimes immigrées et proposé de les accueillir dans leurs quartiers.
Un jeune homme catholique habitant Falls Road ou Ardoyne qui aurait été tenté de rejoindre les manifestations anti-immigration aurait dû affronter non seulement la désapprobation de sa communauté, mais aussi la pression concrète d’organisations structurées disposant d’une capacité d’autodéfense assumée. Ce n’est pas de la liberté de choix — c’est de la discipline communautaire. Efficace, mais il faut l’appeler par son nom.
Le paradoxe : une colère sur l’immigration qui existe aussi côté républicain
Il serait naïf de conclure que les quartiers nationalistes sont imperméables aux tensions liées à l’immigration. La réalité est plus nuancée. Les classes populaires catholiques subissent les mêmes pressions sur le logement, les mêmes listes d’attente pour les services publics, les mêmes difficultés économiques que leurs voisins protestants. La colère sociale existe des deux côtés des murs de séparation. Ce qui diffère, c’est son expression et sa canalisation politique.
Côté loyaliste, les paramilitaires de l’UDA et de l’UVF — qui ont muté en entreprises criminelles autour de la drogue (comme une partie des dissidents républicains) depuis les accords de paix de 1998 tout en conservant une emprise territoriale — ont une tradition de « défense du territoire » contre les étrangers plus perméable à la rhétorique antiimmigration. Côté républicain, cette structuration paramilitaire est largement démantelée, et le Sinn Féin a fait le choix stratégique d’une ligne institutionnelle et antiraciste incompatible avec les émeutes.
La République d’Irlande : une autre réalité, soigneusement ignorée
Ce que les commentateurs progressistes français et britanniques occultent toutefois avec soin, c’est que la colère contre l’immigration ne se limite pas aux loyalistes protestants du nord de Belfast. En République d’Irlande — État indépendant, majoritairement catholique, de tradition nationaliste — des manifestations anti-immigration ont également eu lieu à la suite des événements de Belfast, ainsi qu’à Dublin ces derniers mois, années.
Une partie de la population irlandaise du sud — celle-là même dont les ancêtres ont subi la discrimination et la misère de l’émigration — exprime aujourd’hui des inquiétudes très concrètes face à une immigration de masse que le gouvernement de Dublin a accueillie sans concertation ni préparation sérieuse. Des petites villes rurales irlandaises ont vu débarquer des centaines de demandeurs d’asile hébergés dans des hôtels réquisitionnés, sans infrastructure ni accompagnement. La réaction a été vive, et des personnalités de premier plan ont soutenu les manifestants, comme Conor McGregor.
Le fantasme de l’unité irlando-unioniste contre l’islam : une chimère
Il circule en France, dans certains milieux identitaires, un récit séduisant mais faux : l’idée que la question de l’immigration produirait une réconciliation inédite entre nationalistes irlandais et loyalistes unionistes, unis contre un ennemi commun. Ce fantasme a quelques illustrations marginales : quelques drapeaux tricolores irlandais aperçus lors de manifestations antiimmigration en 2024, quelques figures de la frange droitière du nationalisme irlandais qui jouent avec cette rhétorique.
Mais les faits sont têtus. Les émeutes de 2024, 2025 et 2026 se sont déroulées dans les bastions loyalistes. L’ensemble du mouvement républicain — de l’institutionnel Sinn Féin aux groupes les plus radicaux — a non seulement refusé d’y participer, mais a activement travaillé à en limiter la contagion dans ses propres rangs. La maire de Belfast a reçu des menaces de mort pour avoir condamné les émeutiers. Les républicains d’Ardoyne ont collecté de l’argent pour les victimes immigrées.
L’unité irlando-unioniste contre l’immigration n’existe qu’à la marge, et elle est précisément combattue comme telle par les organisations républicaines qui y voient — à juste titre dans leur logique — un piège politique destiné à détourner les classes populaires catholiques de leurs combats historiques pour les aligner sur l’agenda des paramilitaires pro-britanniques.
Ce que cela dit de la situation réelle
La lecture honnête de la situation nord-irlandaise oblige à distinguer plusieurs réalités superposées. Premièrement, une colère sociale réelle et légitime face à une immigration mal gérée, qui traverse l’ensemble des communautés. Deuxièmement, une expression violente de cette colère qui reste pour l’instant concentrée dans les milieux loyalistes, pour des raisons structurelles et historiques précises — et non parce que les catholiques seraient naturellement plus vertueux. Troisièmement, une discipline communautaire républicaine efficace mais coercitive, qui empêche l’expression de tensions qui existent néanmoins. Une forme d’omerta en quelque sorte, alors qu’une partie de la population catholique locale n’en pense pas moins. Quatrièmement, une mobilisation antiimmigration croissante en République d’Irlande, distincte du loyalisme nord-irlandais et qui mérite d’être analysée pour ce qu’elle est : une réaction populaire à une politique d’immigration imposée sans débat démocratique sérieux.
Toute analyse qui réduit les émeutes de Belfast à du « fascisme loyaliste manipulé par Tommy Robinson et Elon Musk » est aussi fausse que celle qui en ferait le signe d’une unité pan-irlandaise contre l’immigration. La réalité est plus complexe, plus sociale, et finalement plus universelle — elle ressemble à ce que vivent toutes les sociétés européennes qui n’ont pas su ou voulu organiser démocratiquement le débat sur l’immigration avant que la rue ne l’impose.
Article paru su Breizh-Info, cliquez ici
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samedi, 13 juin 2026
Société multiculturelle, société multiconflictuelle

Mathieu Bock-Côté
Belfast brûle, encore. Mais cette fois, cela a peu à voir avec le conflit engendré par l’occupation britannique du nord de l’Irlande, qui se maintient, plus d’un siècle après l’indépendance, mais avec les tensions engendrées par la société multiculturelle. J’en rappelle le contexte. Hadi Halodid, un demandeur d’asile soudanais, passé par Paris et arrivé en Irlande du Nord, s’en est pris le 8 juin à un passant dans la rue, Stephen Ogilvie. Armé d’un couteau, il l’a poignardé plusieurs fois à la tête, au point de le rendre aveugle d’un œil. Il a aussi cherché à le décapiter - sans y parvenir.
Le tout a été filmé, ce qui a suscité, d’abord une immense stupéfaction, et ensuite, une colère dans les quartiers populaires de Belfast, qui s’est transformée en rage émeutière, dirigée contre les quartiers associés à l’immigration. Des voitures furent brûlées. Des hôtels logeant des migrants, des commerces aussi, ont été ciblés par les émeutiers, souvent masqués, qui témoignent ainsi d’une logique milicienne, propre à l’histoire de l’Irlande du Nord. Les forces de l’ordre furent aussi confrontées.
L’histoire n’est pas toujours racontée ainsi. Souvent, dans la presse internationale, on occulte l’élément déclencheur, ou on le transforme en détail, comme si le mentionner revenait à justifier la violence anti-immigrés. Ce n’est évidemment pas le cas. Mais ceux qui racontent l’histoire ainsi ont une vision biaisée de nos sociétés, qui seraient fondamentalement racistes, et guetteraient n’importe quel fait divers pour se désinhiber - car n’importe lequel ferait l’affaire. C’est ainsi qu’on avait traité les émeutes anti-immigration faisant suite au massacre de trois fillettes à Liverpool, en 2024, par un homme d’origine rwandaise.
On devrait pourtant voir dans ces scènes une préfiguration des tensions engendrées par les sociétés multiculturelles, dont on disait, il y a quelques années, qu’elles deviendraient inévitablement multiconflictuelles - et l’histoire du Royaume-Uni, de l’affaire des Grooming gangs à l’assassinat de Henry Nowak le confirme. Tôt ou tard, ce qu’on appelle pudiquement l’insécurité engendrée par l’immigration allait susciter une réaction se percevant elle-même comme une réaction d’autodéfense - il ne s’agit pas, encore une fois, de légitimer ce point de vue mais de noter que cet engrenage était en quelque sorte inévitable.
Et ces affrontements sont d’autant plus brutaux qu’ils prennent forme à travers des identités primaires, relevant davantage du pôle ethnique que du pôle culturel - réalité qu’on a cherché à esquiver, ou contourner, depuis trente ans, en mettant l’accent uniquement sur l’islam, ou plus largement, sur la religion, alors qu’on constate aujourd’hui qu’elle va bien au-delà. L’effritement symbolique de la nation, sous la pression de l’immigration de masse, pousse chacun au repli tribal.
On voit bien où conduira la politique de répartition systématique des migrants partout dans les territoires, d’autant qu’elle présuppose souvent un transfert de la redistribution sociale des autochtones aux nouveaux arrivants, notamment, mais pas exclusivement, en matière de logement. L’ingénierie sociale à grande échelle pour créer la société plurielle nous ramène à une évidence : les sociétés exagérément hétérogènes ne sont jamais pacifiques. Chaque groupe y défend ses intérêts, soit à travers les institutions, qui sont alors soumises à une logique communautariste, comme on le voit au Canada, soit de manière plus frontale, les tensions entre gangs en témoignent - on se souvient de l’affrontement entre Maghrébins et Tchétchènes à Dijon en 2020.
Laissons même de côté la violence. Face à la faillite de l’État à défendre ses frontières, l’opposition à l’immigration massive s’est tournée vers la rue depuis une dizaine d’années. On se souvient des manifestations en Allemagne en 2015 : elles furent assimilées au néo-nazisme. En France, les manifestations contre l’installation des CRA furent aussi renvoyées à l’extrême droite. Même étiquette pour les manifestations anglaises, où le commun des mortels se présentait souvent avec le drapeau frappé de la croix de Saint-Georges. Le régime ne sait pas les qualifier autrement.
La racialisation des appartenances, il y a quelques années encore, était une tentation idéologique, surtout portée par la gauche - elle la travaille encore, d’ailleurs. Le racisme anti-Blancs est devenu, depuis, un fait social majeur, qu’on fait tout pour recouvrir ou invisibiliser, sans y parvenir. Une partie des Blancs est alors rattrapée, à son tour, par la tentation racialiste. Finalement, la société prend le visage hobbesien de la lutte de tous contre tous. Tout cela était prévisible. Ils furent nombreux à nous en avertir. Ils furent traités de prophètes de malheur. L’Irlande du Nord, demain, pourrait être notre avenir.
Source : Le Figaro 13/6/2026
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jeudi, 11 juin 2026
Belfast brûle. La prochaine ville sera la vôtre
Jérôme Viguès
Belfast, lundi soir. Un homme est assis à califourchon sur sa victime dans une rue du nord de la ville. Il la taillade au visage, au cou, au dos. Plusieurs coups. Sous les yeux des passants. La vidéo part en viral en quelques heures. La victime s'appelle Stephen Ogilvie. Il a perdu un œil. L'agresseur s'appelle Hadi Alodid. Il a trente ans. Il est soudanais. Il était légalement installé au Royaume-Uni avec un statut de réfugié valide jusqu'en 2028. Il a été arrêté et inculpé pour tentative de meurtre, possession d'arme blanche et menaces de mort.
Mais voilà le détail que les grands médias ont mis du temps à lâcher. Hadi Alodid est entré en Irlande du Nord en 2023 depuis la République d'Irlande. En provenance de Paris. La France comme sas de transit. Ce pays qui accueille, qui héberge, qui nourrit, qui loge, qui donne des papiers — et qui exporte ensuite le problème chez ses voisins. Comme par hasard.
Ce qui s'est passé ensuite, les médias officiels appellent ça des "émeutes anti-immigrés." Traduction honnête : des dizaines de milliers d'habitants ont explosé. Des quartiers entiers de Belfast se sont embrasés. Des foyers incendiés par dizaines. Des commerces détruits. Un bus calciné. Des familles déplacées dans la nuit, dont un bébé de deux mois. Les forces de l'ordre ont priorisé l'évacuation des civils plutôt que les interpellations — ce qui en dit long sur l'ampleur du chaos.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a dénoncé des violences "choquantes et complètement inacceptables." Il a ajouté qu'il était "clair que des personnes avaient été ciblées en raison de leur origine" et qu'il ne le "tolérerait pas." Formule creuse, rituelle, prononcée depuis un bureau par un homme qui n'a pas regardé la vidéo dans les yeux d'un père de famille de Belfast. Les cinq principaux partis politiques d'Irlande du Nord ont publié une déclaration commune appelant au calme. Même rituel. Même vacuité. Les dirigeants parlent. La rue brûle. Ces deux réalités ne se rencontreront pas.
Pendant ce temps, les habitants de ces quartiers défavorisés où l'on entasse les migrants depuis des années regardaient leurs rues brûler. Ils ne brûlaient pas par idéologie. Ils brûlaient parce qu'un homme avait failli se faire égorger dans leur rue par quelqu'un que l'État avait installé parmi eux, et que cet État leur demandait maintenant d'être raisonnables. Il y a un mot pour ce que vivent ces gens. Ce mot, c'est l'abandon.
Stephen Ogilvie a perdu un œil. Sa famille appelle au calme et salue "la contribution essentielle des migrants à la société." Réaction courageuse, ou réaction conditionnée par des années de matraquage idéologique ? Ce qui est certain, c'est que Stephen Ogilvie ne reverra plus jamais le monde qu'avec un seul œil. Et que l'homme qui le lui a arraché avait été accueilli, hébergé et protégé par l'État — d'abord en France, ensuite au Royaume-Uni.
Ce n'est pas la première fois que Belfast s'embrase. Émeutes en 2024, émeutes en 2025, et maintenant ceci. À chaque fois, le même cycle. Un drame. Une vidéo. Une explosion populaire. Des élus qui condamnent. Des experts qui expliquent. Et le lendemain, rien ne change. Les mêmes populations continuent d'être entassées dans les mêmes quartiers. Les mêmes alertes continuent d'être ignorées. La même cocotte-minute continue de chauffer. Et nous approchons du 12 juillet, la période des défilés orangistes, historiquement la plus explosive de l'année en Irlande du Nord. Le timing est parfait pour que tout dérape.
Ce mercredi, Belfast se préparait déjà à une nouvelle nuit. Écoles fermées dès la mi-journée. Bus et trains à l'arrêt. Renforts de police mobilisés en urgence, d'autres attendus depuis le reste du Royaume-Uni pour jeudi. Trois arrestations à ce stade, "d'autres suivront" selon les autorités. La ville retient son souffle. Ou plutôt, elle ne le retient plus.
Un système qui importe massivement une population étrangère sans se demander si la greffe prend. Un système qui installe ces populations dans des quartiers déjà fragiles et appelle ça de l'intégration. Un système qui fait transiter les indésirables de pays en pays, de Paris à Belfast, en tamponnant des papiers au passage. Et quand la cocotte-minute explose, ce même système sort ses experts et ses éditorialistes pour expliquer que la vraie violence, c'est celle des gens qui ont craqué. Pas celle qui les a fait craquer.
Les peuples d'Europe sont en train d'apprendre une leçon que leurs gouvernants refusent de leur enseigner. Quand l'État cesse de vous protéger, vous vous protégez vous-même. Quand l'État ignore vos alertes pendant des décennies, un soir de juin, une vidéo suffit à mettre une ville à feu.
Belfast brûle. Et cette nuit, elle risque de brûler encore.
Source cliquez ici
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mercredi, 10 juin 2026
Belfast en flammes : après la tentative de décapitation par un réfugié soudanais, l’Irlande du Nord s’embrase
YannV, Breizh info cliquez ici
La tentative de meurtre survenue lundi soir dans le nord de Belfast n’a pas seulement laissé un homme dans un état critique à l’hôpital. Elle a mis le feu à toute l’Irlande du Nord — et au-delà. Dans la nuit du mardi au mercredi, des émeutes d’une violence rarement atteinte ont secoué Belfast, Portadown, Newtownabbey et d’autres localités nord-irlandaises, tandis que des manifestations éclataient simultanément dans d’autres villes britanniques, notamment Bangor, Glasgow et Londres, où des manifestants anti-immigration ont affronté les forces de l’ordre.
Ce qui s’est passé
L’attaque s’est produite vers 22h30 lundi 8 juin sur Kinnaird Avenue dans le nord de Belfast. Un homme d’origine soudanaise, âgé de 30 ans, a maintenu une victime au sol et l’a poignardée à plusieurs reprises à la tête, au cou, aux yeux et dans le dos avec un couteau de cuisine. Des riverains sont intervenus physiquement pour maîtriser l’assaillant avant l’arrivée de la police — l’un d’eux armé d’un hurling stick, la crosse traditionnelle du sport gaélique irlandais. La victime, un homme d’une quarantaine d’années, a été hospitalisée avec d’importantes blessures aux yeux et de graves lacérations au dos et au visage.
Le Home Office britannique a confirmé que le suspect était un ressortissant soudanais titulaire d’un statut de réfugié accordé en 2023, arrivé au Royaume-Uni via Paris puis Dublin. Il a été inculpé de tentative de meurtre et a comparu devant la justice mercredi.
Une nuit de chaos
Dès le mardi soir, la colère a envahi les rues. Des centaines de manifestants, pour beaucoup le visage masqué pour ne pas être dénoncé par des journalistes friands de cela, ou arrêtés par la police, se sont rassemblés en plusieurs points de Belfast. Essentiellement dans des bastions unionistes, mais aussi dans quelques zones républicaines (l’agression a eu lieu dans une de ces zones, au nord de Belfast).
Un bus et des voitures ont été incendiés. Des habitants ont dû être évacués d’un immeuble en proie aux flammes. Dans le quartier de Cloughfern à Newtownabbey, des cocktails Molotov ont été lancés sur des véhicules de police. À Portadown, un véhicule de la PSNI a été incendié.
Des hommes masqués se réclamant de l’intention de « virer les étrangers » ont été filmés en train de défoncer portes et fenêtres sur la Lower Newtownards Road. Un pasteur protestant du quartier, Jack McKee, a témoigné que des foyers avaient été ciblés uniquement en raison de l’origine ethnique de leurs occupants. Des familles ont été secourues par la police en urgence dans plusieurs rues de Belfast est
Au total, la Police a recensé 13 signalements de dégradations et 5 incendies criminels, traités pour certains comme des crimes à caractère raciste. Trois agents ont été blessés.
Un enchaînement qui se répète
Ce n’est pas la première fois que l’Irlande du Nord s’enflamme sur fond de tensions migratoires. En juin 2025, des émeutes avaient déjà éclaté à Ballymena après l’agression sexuelle présumée d’une adolescente par deux jeunes Roms, provoquant l’exode des deux tiers de la population rom de la ville. Et en 2024, les émeutes post-Southport avaient touché plusieurs villes britanniques et nord-irlandaises simultanément.
Le schéma est désormais rodé : un acte de violence commis par un individu d’origine étrangère, une vidéo qui circule, une classe politique qui appelle au calme, et une colère populaire qui explose parce qu’elle n’a plus d’autre exutoire. La semaine précédant les événements de Belfast, la diffusion de la vidéo corporelle montrant la mort d’Henry Nowak — cet étudiant blanc menotté par des policiers alors qu’il venait d’être mortellement poignardé à Southampton — avait déjà provoqué un tollé national.
Le rôle des réseaux sociaux
Tommy Robinson, de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, a joué un rôle central dans la diffusion des images et l’organisation des manifestations via la plateforme X. Sa vidéo sur l’attaque avait dépassé les 52 000 vues mardi après-midi. Elon Musk, propriétaire de X, a relayé ses appels à manifester auprès de ses 240 millions d’abonnés.
Le chef de la police nord-irlandaise Jon Boutcher a averti : « Le défi auquel nous faisons face avec la toxicité en ligne d’aujourd’hui, c’est que des gens sont incités par des individus sans visage qui ne savent rien de cet endroit brillant et vibrant. Ne vous laissez pas berner ou manipuler par des gens en ligne. » I
Une mise en garde qui évite soigneusement la question centrale : si des individus anonymes parviennent à mobiliser des milliers de personnes en quelques heures, c’est parce que la colère préexiste. Elle n’est pas fabriquée de toutes pièces — elle est nourrie, depuis des années, par le sentiment d’un abandon institutionnel face à une immigration de peuplement et de remplacement.
Les peuples européens à bout
Le discours médiatique mainstream et celui des autorités réduit la colère populaire à une manipulation de l’extrême droite, ; c’est commode. Il permet d’éviter la vraie question : pourquoi des populations entières en Grande-Bretagne, en Irlande du Nord, en France, en Allemagne, en Suède, au Danemark, réagissent-elles avec une intensité croissante à des événements criminels impliquant des migrants ? Non par idéologie, mais parce qu’elles vivent au quotidien les conséquences d’une politique migratoire que personne ne leur a jamais demandé d’approuver, et dont elles subissent les effets dans leurs quartiers, leurs villes, leurs rues.
L’ancien Premier ministre d’Irlande du Nord Arlene Foster a reconnu ce malaise, tout en appelant à la désescalade : « Ceux qui participent à ces violences doivent comprendre que s’ils veulent vraiment avoir une conversation sur l’immigration non contrôlée, cela est entièrement contre-productif. » Formulation révélatrice : même les voix modérées admettent désormais que le débat sur l’immigration non contrôlée est légitime. C’est une forme de progrès. Mais il arrive trop tard, et il passe par les flammes plutôt que par les urnes — ce qui est le signe d’une démocratie qui a failli à entendre ses citoyens avant qu’ils n’aient plus d’autre langage que celui de la rue.
L’homme qui a plongé son couteau dans la tête d’un inconnu à Belfast lundi soir était arrivé au Royaume-Uni en 2023, via Paris puis Dublin. Il avait obtenu le statut de réfugié. Son permis de séjour était valable jusqu’en 2028. Les autorités britanniques n’ont relevé aucun antécédent alarmant. Des gens lui ont accordé le droit de venir et de rester.
Et pourtant. L’Europe brûle, lentement, d’une colère que ses dirigeants refusent encore d’entendre.
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Rien de commun entre le patriote anti-bolchévique Doriot et le traitre islamo-collabo Mélenchon
Jérôme Viguès, Riposte laïque cliquez ici
Le dimanche 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon lançait sa quatrième candidature à la présidentielle depuis la place Victor-Hugo de Saint-Denis. Certains commentateurs ont cru malin d’y voir un écho à Jacques Doriot, l’ancien maire de cette ville qui, quatre-vingt-dix ans plus tôt, y fondait le Parti Populaire Français. La comparaison se voulait assassine. Elle est surtout une insulte à Doriot, et il est temps de le dire.
Jacques Doriot n’était pas un traître. C’était un homme politique de première grandeur, né en 1898 à Bresles dans l’Oise, fils d’un forgeron, sorti de rien par la seule force de son intelligence et de sa volonté. Formé à Moscou, numéro deux du Parti communiste français derrière Maurice Thorez, il fut l’un des rares dirigeants de gauche de l’entre-deux-guerres à avoir une assise populaire réelle, charnelle, qui ne devait rien aux cercles intellectuels parisiens. À Saint-Denis, il n’était pas un élu de cabinet : il marchait dans les rues, il connaissait les familles, il administrait avec une efficacité que ses successeurs, décennies plus tard, auraient été incapables d’égaler. La ville ouvrière qu’il dirigeait était une ville française, peuplée de Français, traversée par des luttes de classe réelles dans lesquelles il s’était engagé corps et âme.
Quand il rompit avec Staline en 1934 et fonda le Parti Populaire Français deux ans plus tard, il ne le fit pas pour des sondages, pas pour un calcul de second tour, pas pour acheter les voix d’un électorat communautaire. Il le fit parce qu’il avait compris avant presque tout le monde que le bolchevisme était le cancer mortel de l’Europe, que Moscou manipulait le mouvement ouvrier français comme un instrument de sa politique étrangère, et que cette trahison-là, la vraie, était celle des apparatchiks qui sacrifiaient les travailleurs français sur l’autel des intérêts soviétiques. Le PPF qu’il construisit fut le premier parti de masse en France à avoir compris que le vrai clivage du siècle n’était pas entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui voulaient défendre l’Europe et ceux qui travaillaient à sa destruction.
Combattre le bolchevisme aux côtés des Allemands avait une cohérence que ses détracteurs n’ont jamais réfutée sérieusement : ils se sont contentés de gagner la guerre et d’écrire l’histoire à leur convenance. Doriot s’engagea sur le front de l’Est dans la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme, puis dans la Waffen-SS, non par goût de la servitude mais par conviction que l’ennemi principal était à l’Est, que Staline représentait une menace infiniment plus grave pour la civilisation européenne qu’Hitler, et que l’heure n’était plus aux nuances diplomatiques. Il mourut en janvier 1945, mitraillé par un avion allié sur une route d’Allemagne. Il mourut en combattant, ce qui est déjà plus que ce qu’on peut dire de beaucoup.
Le mot traître n’a de sens que dans la bouche de ceux qui ont décidé que de Gaulle incarnait la France légitime. Pour les autres, ceux qui considèrent que Pétain défendait ce qui pouvait l’être d’un pays vaincu et saigné, que de Gaulle était l’agent de Londres et de Washington bien plus que le représentant de la France profonde, Doriot était un combattant, pas un félon. On peut ne pas partager cette lecture. On ne peut pas l’ignorer, et on ne peut surtout pas la balayer d’un revers de main condescendant sans se ridiculiser.
Mélenchon, lui, n’a pas de combat. Il a un fonds de commerce.
Et c’est précisément ce qui rend la comparaison obscène : elle met sur le même plan un homme qui croyait en quelque chose au point d’y risquer sa vie et d’y laisser sa peau, et un apparatchik de soixante-quinze ans qui ne croit qu’aux sondages, aux reports de voix et à la mécanique des parrainages citoyens. Doriot avait des ennemis qu’il désignait clairement et qu’il affrontait physiquement. Mélenchon a des adversaires qu’il instrumentalise rhétoriquement pour mobiliser un électorat qu’il a méthodiquement construit depuis quinze ans.
12:19 Publié dans Revue de presse, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Trump et Poutine deux Gulliver empêtrés

Le Russe et l’Américain doivent méditer l’adage de Balzac : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ». Le reste du monde, lui, se paye d’illusions perdues. Dans les deux cas, Ukraine et Iran, la guerre tourne aux « conflits gelés » et au chaos stratégique et l’Europe, entre autres, en fait les frais. Pierre Lellouche nous décrypte la situation.
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Source : Valeurs actuelles 10/6/2026
10:12 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 07 juin 2026
J’ai assisté au procès de Thomas Joly, qui veut mettre l’islam hors d’Europe
Hector Poupon, Riposte laïque cliquez ici
Poursuivi par la « Justice française » pour avoir écrit sur son blog « Il est de notre devoir de laisser à nos enfants autre chose qu’un dépotoir du tiers-monde où ils se feront violer et égorger » illustré avec l’affiche « Donnons un avenir aux enfants blancs », mais aussi pour avoir écrit « Avec Marion Maréchal, défendons nos traditions, notre identité, notre civilisation et foutons l’islam hors d’Europe », Thomas Joly, président du Parti de la France, passait devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, jeudi dernier, 4 juin 2026, à 13 h 30. Les propos incriminés remontaient à 2023.
Une dizaine de sympathisants sont présents, mais ils devront se farcir plusieurs affaires avant que ne commence l’audience tant attendue. Parmi celles-ci, le procès de Bruno Attal, membre de « France Police-Policiers en colère ». Il est poursuivi pour injure à caractère raciste par l’ex-députée LFI Rachel Kéké, présente à l’audience, pour quelques tweets la mettant en cause et jugés racistes par cette dernière. Bruno Attal se défend seul et avait bien l’intention de ne pas se laisser intimider par le tribunal. Sans entrer dans les détails, on a eu droit à un psychodrame, lorsque Mme Kéké s’effondre à la barre. Difficile de comprendre ce qu’elle racontait, sinon que tout le monde il était méchant, tout le monde il était raciste. SOS Racisme s’était porté partie civile…
Lorsque s’ouvre le procès de Thomas Joly, ce dernier reconnaît être le président du Parti pour la France et directeur de publication du site en ligne thomasjoly.fr. Il plaide d’abord la nullité de la procédure pour imprécision de la poursuite : flou artistique entre délit de diffamation envers une personne, puis délit de diffamation envers un groupe de personnes… Puis un juge assesseur lui pose différentes questions :
- Qu’est-ce qui vous a amené à créer ce visuel ?
- Pour quelle raison l’avez-vous choisi ?
- Est-ce que vous entendez exclure de la communauté nationale, des étrangers ?
- Pensez-vous que vos propos peuvent attirer la haine ?
Thomas Joly explique que son parti avait besoin d’un slogan fort s’inscrivant dans le cadre d’une campagne électorale, que l’image parle d’elle-même, que défendre des gens qui sont la cible d’une criminalité croissante est légitime…
Le président tente une question plus vicieuse : « mettre l’islam hors d’Europe, comment vous y prenez-vous ? ». Souhaitant esquiver tout débat sur la remigration, qui d’ailleurs n’est pas l’objet du procès, notre accusé préfère ne pas répondre. Il rappelle toutefois qu’on a encore le droit de critiquer une religion, d’autant plus que l’islam est aussi un projet sociétal qui s’accompagne d’un programme politique explicite.
Arrive ensuite la plaidoirie d’Arié Alimi, avocat de la Ligue des Droits de l’Homme, l’association plaignante. On a droit à un historique de cette dernière, née de l’affaire Dreyfus en 1898. Les mauvaises langues diront qu’en sa qualité de vice-président de la LDH, il y a conflit d’intérêt au sein de la LDH mais passons… Ancrée dans le camp du Bien, il nous dit que son association lutte contre toute forme de haine. Puis il nous rassure en nous expliquant qu’elle agit devant les juridictions « avec parcimonie car elle défend aussi la liberté d’expression ». Mon œil ! Une manière de couper court aux rumeurs qui disent que les nombreuses actions menées devant les juridictions constituent son fonds de commerce, comme d’ailleurs la suite nous le confirmera.
10:50 Publié dans Revue de presse, Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Immigration : la masse venue des cités

Mathieu Bock-Côté
A la masse nue, tout semble une Bastille. Cette réflexion qu’on trouve dans Masse et Puissance, le chef-d’œuvre méconnu d’Elias Canetti, paru en 1966 chez Gallimard, m’est venue à l’esprit samedi, en voyant la masse venue des banlieues se jeter sur Paris pour casser, détruire, piller aussi – pas qu’à Paris, d’ailleurs. Il faut dire qu’elle me tournait en tête depuis longtemps – elle me hante. Car elle décrit la violence inévitable au cœur de la vie sociale.
Une masse qui se forme entre nécessairement en conflit avec une autre masse ; les hommes, en ce monde, sont appelés toujours à se combattre, et c’est justement pour cela qu’on les civilise en traçant des frontières entre les peuples et les civilisations. Et une masse cherche toujours une cible à prendre, une Bastille à faire tomber – car la masse, qui s’enthousiasme, a besoin de sentir qu’elle fait tomber un pouvoir illégitime, une citadelle imprenable. Elle veut tester sa force, et sent la faiblesse de son adversaire. Les hommes sont ainsi, on ne les changera pas. La paix universelle est une aspiration céleste – d’autres diront une lubie.
Je parle d’une masse venue de la banlieue. C’est inexact. Car la banlieue elle-même vient d’ailleurs, elle vient essentiellement du Sud, et ne cesse de croître, car les flux migratoires qui l’alimentent ne cessent pas. Qui parle d’assimilation ou d’intégration aujourd’hui ment, et ment grossièrement. Car les mécanismes sociologiques et le cadre culturel et politique qui rendaient possible la transformation des nouveaux arrivés en Français de culture se sont effondrés, sous la double pression de la démographie et de la mauvaise conscience.
Mais je m’autorise ici une réflexion qui n’est pas autorisée. Car la mystique républicaine veut que la nationalité administrative transcende tout. Les papiers neutralisent magiquement l’anthropologie, la culture, la mémoire, les racines, la filiation, l’esprit clanique, l’appartenance ancestrale – les papiers, autrement dit, aboliraient le réel. Nous avons décrété que le facteur ethnoculturel n’avait ni légitimité, ni pertinence. Mais partout il remonte à la surface, au Royaume-Uni, en Suède, au Canada, au Québec, et bien évidemment en France.
À hauteur de l’histoire, la seule qui compte, on assimilera ces émeutes et ces razzias à une conquête contre-coloniale. Elle relève de l’instinct. La frange la plus agressive de la « nouvelle France » se jette sur la vieille France, qui se croyait éternelle et qui se découvre mortelle, d’autant qu’on la moleste et qu’elle ne se défend pas vraiment. Le dispositif sécuritaire mis en place par les autorités est là pour impressionner, mais le pouvoir préfère voir la France à l’ancienne subir la violence que voir les manifestants même les plus hostiles la subir. Ils ont la chance de ne pas être Gilets jaunes.
Psychologie des foules
La violence surgit les soirs de fête – on dit souvent, avec raison, qu’elle surgira, qu’il y ait victoire ou défaite lors d’un match. Mais elle frappe aussi au Nouvel An. Ces fêtes sont victimes d’une forme d’appropriation symbolique. Un drame comme celui entourant Nahel autorisera aussi l’émeute vengeresse. C’est là que la haine conquérante qui se fait sentir dans les quartiers démographiquement transformés peut exploser, sous l’œil émerveillé des théoriciens de la « nouvelle France », toujours eux, qui y voient toujours une grande répétition révolutionnaire.
Le commentateur tiendra à distinguer les casseurs des fêtards ordinaires. Cette précaution très légitime est pourtant contre-productive car elle méconnaît totalement ce qu’on appelait autrefois la psychologie des foules. Une foule s’anime par ses éléments les plus agités qui conta- minent les autres. Mais surtout, on oublie que s’il y a un affrontement entre les forces de l’ordre et les casseurs, une bonne partie de la masse s’identifiera aux casseurs, se solidarisera instinctivement avec eux. La grande histoire pose des barricades, et ils savent de quel côté ils sont.
Source : Journal du dimanche 7/6/2026
10:06 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les francophobes

Une fois de plus un match de foot – PSG/Arsenal – a donné lieu à des exactions non seulement à Paris mais dans toute la France. Le bilan est lourd et nous l’avons dénoncé. Mais, comme le rappelle Pascal Praud dans Le Journal du dimanche, nos autorités refusent la réalité des faits : ces émeutes organisées sont le fait d’immigrés, souvent de deuxième voire troisième génération, qui détestent la France faute d’y trouver leur place et surtout de s’intégrer. L’autre aspect du drame est qu’une partie de la Justice refuse de sanctionner et que les prisons sont pleines. La France, dans ce domaine est le vilain petit canard de l’Europe.
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Source : Le Journal du dimanche, 7/6/2026
09:39 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 04 juin 2026
Edgar Morin ou la nuisible complicité
Alain Sanders EuroLibertés cliquez ici
Hommage national (sic) pour Edgar Morin ? Il n’y a plus que Macron, les islamo-gauchistes et les vieux stals pour le tenir pour un « penseur » et un « intellectuel français »…
Depuis des décennies, Edgar Morin est célébré comme l’un des grands intellectuels français contemporains. Son concept de « pensée complexe » est devenu une référence dans les milieux universitaires, éducatifs et politiques de gauche (pardon pour la redondance). Pourtant, derrière cette réputation de « sage humaniste » se dessine un nuisible dont certaines prises de position interrogent sérieusement la capacité de discernement qu’il revendiquait.
L’un des épisodes les plus controversés de son parcours concerne son soutien dévot à Tariq Ramadan. Pendant des années, Morin a vu en Ramadan un interlocuteur privilégié du dialogue entre l’islam et l’Occident. Là où de nombreux observateurs lucides dénonçaient la takiya du discours de Ramadan, capable d’adapter son langage selon son public, Morin préférait mettre en avant sa contribution au débat intellectuel et à la coexistence des cultures. Cette « bienveillance » n’était pas marginale : elle relevait de la complicité.
Par ailleurs, le prestige dont bénéficiait Morin dans l’espace médiatico-politique français a contribué à placer ses interventions à l’abri d’un examen critique rigoureux. Son statut de « grand penseur » a souvent conduit ses thuriféraires à considérer ses prises de position comme le prolongement naturel d’une sagesse reconnue, plutôt que comme des opinions susceptibles d’être contestées.
Mais le cas Ramadan n’est pas isolé. Tout au long de sa carrière, Morin a manifesté une fascination pour les figures ou les mouvements présentés comme des alternatives aux systèmes dominants. Cette disposition l’a parfois conduit à appuyer les dérives idéologiques ou les réalités politiques moins reluisantes de ceux qu’il soutenait ou comprenait. Son goût pour la « complexité » semble souvent fonctionner dans un seul sens : déconstruire les critiques plutôt qu’examiner avec la même sévérité les objets de sa sympathie.
Une autre contradiction frappe l’observateur. Morin a consacré son œuvre à dénoncer les simplifications du réel, mais ses propres analyses ont parfois reposé sur des oppositions schématiques entre les « forces du progrès », de l’« ouverture » ou de l’ « humanisme », et celles du « repli », de l’ « identité » ou du « conservatisme ». La complexité qu’il revendiquait pour ses alliés intellectuels disparaissait souvent lorsqu’il s’agissait de ses adversaires.
Le véritable problème n’est donc peut-être pas Edgar Morin lui-même. Il réside dans cette tendance à transformer certains « intellectuels » en autorités morales permanentes. Dès lors, leurs erreurs deviennent secondaires, leurs contradictions excusables et leurs engagements plus que discutables relégués au second plan. La pensée critique cesse alors de s’exercer sur eux au moment même où elle devrait être la plus exigeante.
Ainsi Morin ne fut-il pas un simple « sympathisant communiste ». Il adhéra au Parti communiste dans les années où le stalinisme représentait le système le plus sanglant du XXe siècle. Certes, il finit par être exclu du PCF en 1951. Mais cette exclusion ne résultait pas d’un combat héroïque contre le totalitarisme : elle fut précédée par des années de fidélité idéologique et de justifications intellectuelles. Plus troublant encore, Morin a lui-même reconnu que son exclusion n’avait pas détruit sa croyance communiste.
Cette séquence révèle un trait constant de son parcours : une attirance récurrente pour les « grandes causes » censées incarner le camp du « Bien » historique. Hier le communisme, plus tard le tiers-mondisme, ensuite certaines figures de l’islam politique présentées comme des ponts entre les civilisations. À chaque époque, Morin semble avoir privilégié les intentions proclamées plutôt que les réalités observables…
Ses prises de position haineuses contre Israël illustrent particulièrement cette dérive. En 2002, dans une tribune restée célèbre, il cosigne le texte intitulé Israël-Palestine : le cancer. Certains passages déclenchent une tempête politique et judiciaire, plusieurs associations estimant qu’on avait franchi là la frontière entre critique de la politique israélienne et essentialisation d’un peuple. Une condamnation pour diffamation raciale sera d’abord prononcée (avant d’être annulée par la Cour de cassation). Mais, même lorsque la justice a finalement annulé la condamnation, le contenu du texte demeure révélateur. Morin y développe une vision où Israël apparaît comme le symbole par excellence de la domination contemporaine tandis que le terrorisme palestinien est replacé dans un cadre historique explicatif beaucoup plus large. Cette asymétrie morale est caractéristique d’une partie de l’intelligentsia française issue du tiers-mondisme des années 1960-1970 : comprendre les uns jusqu’à l’excuse, condamner les autres jusqu’à l’obsession.
Le paradoxe est que l’inventeur autoproclamé de la « complexité » produit souvent une lecture étonnamment simpliste du monde. D’un côté les puissants, de l’autre les dominés. D’un côté les structures de domination, de l’autre les victimes historiques. Cette grille morale survit aux faits qui la contredisent. Elle explique en partie pourquoi tant d’intellectuels français passèrent du communisme à la complaisance envers certaines formes d’islamisme politique. Sans jamais remettre en cause leur logiciel de départ.
Là où d’autres intellectuels auraient été durablement discrédités par certaines erreurs d’appréciation, Morin a conservé son statut de conscience morale nationale. Le plus frappant n’est pas qu’Edgar Morin se soit trompé. Tous les intellectuels se trompent. Le plus frappant est qu’en dépit d’une succession d’erreurs politiques majeures, il ait continué à être présenté comme l’une des consciences les plus lucides de son temps.
Que Macron lui ait réservé un hommage national – et aux Invalides ! – ne fait qu’ajouter aux nombreuses ignominies d’un président qui les accumule avec arrogance ad nauseam.
19:47 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Remigration Summit de Porto, JUGEXIT, démographie : Jean-Yves Le Gallou répond sans détours
Source Breizh info cliquez ici
Invité d’honneur du Remigration Summit de Porto, Jean-Yves Le Gallou est l’auteur de Remigration pour l’Europe de nos enfants, paru aux éditions de La Nouvelle Librairie. Il revient ici sur les fondements démographiques, juridiques et civilisationnels de la remigration, le concept de JUGEXIT, et la dynamique politique qui pousse ce thème du camp identitaire vers le centre du débat européen.
Breizh-info.com : Vous étiez l’un des orateurs et l’invité d’honneur du Remigration Summit de Porto, après celui de Milan. Quelle a été votre impression sur place, et que retenez-vous de cette dynamique transnationale qui rassemble désormais des forces de toute l’Europe autour d’un même mot d’ordre ?
Que ressent-on ? La philia des Grecs. Un immense bonheur, celui d’être entre Identitaires européens partageant, par-delà les frontières nationales, l’appartenance à la même civilisation et la même volonté de la défendre. Quelle leçon en tirer ? Identitaires européens de tous pays, unissez-vous, c’est ainsi que vous serez plus forts !
Breizh-info.com : Votre livre s’ouvre sur une affirmation forte : la remigration serait avant tout un « mythe mobilisateur ». Que répondez-vous à ceux qui y voient l’aveu d’un projet relevant davantage de l’incantation que d’une politique publique réaliste ?
Disposer d’un mythe mobilisateur est essentiel, tout simplement parce que cela offre une perspective d’espoir. Celle de retrouver le bien-vivre ensemble, entre les siens, entre les nôtres, une vie paisible entre Européens partageant les mêmes mœurs et les mêmes coutumes dans une société de confiance. Cela ouvre aussi la possibilité de transmettre aux générations futures l’héritage que nous avons reçu et que nous devons transmettre : héritage ethnique, culturel, civilisationnel. C’est une cause qui nous dépasse et qui, par là même, nous grandit et nous rend espoir. Traiter du « comment », c’est bien, encore faut-il dire au préalable le « pourquoi ».
Breizh-info.com : La partie démographique de votre ouvrage est sans doute la plus difficile à contester. Pouvez-vous résumer, pour nos lecteurs, ce que disent réellement les chiffres, et pourquoi vous affirmez que même un arrêt total de l’immigration ne suffirait pas à inverser la tendance ?
Tout simplement en raison des taux de fécondité différentiels : celui des femmes de souche européenne se situe autour de 1,2 enfant par femme, celui des femmes d’origine extra-européenne à plus du double. Allez dans les maternités de Paris, Lyon, Marseille et ouvrez les yeux. Et si vous préférez, regardez les chiffres de naissance, comparez ceux de 2024 à ceux de 2003 :
• moins 37 % pour celles de deux parents français, de 654 000 à 476 000 ;
• plus 42 % pour celles d’un ou deux parents étrangers, de 130 000 à 184 000.
Breizh-info.com : Vous fondez la légitimité de la remigration sur le statut de « peuple premier » des Européens, en vous appuyant sur la paléogénétique et sur la Déclaration de l’ONU de 2007 sur les peuples autochtones. N’est-ce pas une lecture audacieuse, voire risquée, que d’appliquer aux Européens un cadre juridique pensé pour de tout autres populations ?
Il faut faire comme au judo et utiliser les armes de l’adversaire. Que des peuples autochtones veuillent garder leur culture et leur identité, je le conçois parfaitement et je trouve cela légitime. Mais les Européens sont aussi les autochtones d’Europe. Leur peuplement n’a pas changé, sauf marginalement, depuis 5 000 ans, et qu’on le veuille ou non, leur civilisation a fait le monde et y a apporté les bienfaits du développement. Nous avons le droit de poursuivre la grande aventure européenne et, pour cela, nous avons le devoir de préserver l’identité des peuples européens.
Breizh-info.com : L’un des apports les plus originaux de votre livre est le concept de « JUGEXIT ». Pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par le « gouvernement des juges » et pourquoi vous estimez que la maîtrise démographique des nations européennes passe nécessairement par une reprise de pouvoir sur les cours constitutionnelles et européennes ?
C’est simple : il faut abattre la dictature des juges et revenir à la souveraineté du peuple — par référendum ou à travers les parlements — pour ne plus se laisser imposer les abus du droit d’asile, un regroupement familial sans discernement, et rendre à nouveau possible les expulsions de clandestins.
Breizh-info.com : Vous documentez de nombreux blocages judiciaires, de l’opération Fox en Autriche au projet albanais de Giorgia Meloni. Mais sur les modalités concrètes du JUGEXIT en France — référendum, sortie de la CEDH, révision constitutionnelle — votre livre reste assez évasif. Où en êtes-vous de votre réflexion sur ce point précis ?
Remigration pour l’Europe de nos enfants a été publié dans le cadre de la collection Iliade de La Nouvelle Librairie ; j’ai donc naturellement inscrit la question dans une perspective métapolitique, historique et culturelle. Ce n’était pas le lieu de rentrer dans le détail de propositions concrètes franco-françaises, d’autant que le livre a été écrit dans une perspective européenne, et que si la question du gouvernement des juges est cruciale dans tous les pays, elle se pose évidemment différemment d’une nation à l’autre, en fonction de leur propre état du droit. Mais je peux tout à fait répondre plus concrètement à votre question : la première étape du JUGEXIT en France, c’est de retirer au Conseil constitutionnel le pouvoir de censurer le contenu des lois, pouvoir qu’il s’est accaparé frauduleusement en 1971, en contradiction totale avec ce qu’avait voulu le général de Gaulle dans la Constitution de 1958. Au fond, il faut simplement revenir par référendum à la Constitution de 1958 en limitant le pouvoir du Conseil constitutionnel, voire en le supprimant purement et simplement. Rappelons qu’aucun conseil constitutionnel n’existait dans les républiques antérieures. La question de la dénonciation des conventions internationales — Convention européenne des droits de l’homme, Convention des droits de l’enfant, Convention de Genève sur les réfugiés — se pose aussi, dans la mesure où le pouvoir judiciaire utilise ces textes généraux en les surinterprétant du point de vue de l’idéologie progressiste. Il faut que la loi et le texte de la loi l’emportent sur les vaticinations pseudo-juridiques.
Breizh-info.com : Vous insistez sur le caractère « raisonné, raisonnable et progressif » de votre démarche, distinguant plusieurs catégories, des clandestins aux assimilés à qui vous reconnaissez pleinement la citoyenneté. Comment répondez-vous à ceux qui, à gauche, réduisent la remigration à un projet de déportation de masse brutal et indistinct ?
C’est un peu comme une course de haies : la remigration progressive doit régler les questions les unes à la suite des autres.
- Arrêt de toute immigration nouvelle : la grande pause.
- Expulsion des clandestins et des délinquants : la grande respiration.
- Non-renouvellement des titres de séjour des étrangers qui ne vivent que d’aide sociale : la grande décharge.
- Viendra ensuite la question des binationaux inassimilés et hostiles.
Breizh-info.com : La déchéance de nationalité pour les binationaux hostiles soulève des objections juridiques importantes, que vous reconnaissez vous-même en partie. Sur quels critères objectifs distinguer concrètement le binational « hostile » du binational simplement mal assimilé, sans verser dans l’arbitraire que vos adversaires vous reprochent ?
C’est tout simple : un binational inassimilé et hostile, c’est une racaille qui casse, une racaille qui pille et qui demain violera lors des émeutes immigrées qui suivent chaque 14 juillet, chaque Saint-Sylvestre et chaque match de football important. Cela commence à faire beaucoup. Or, si ces racailles inassimilées et hostiles se permettent cela, c’est parce qu’elles sont issues d’un vaste vivier de binationaux, eux aussi inassimilés, qui viendront à leur secours en cas de mise en œuvre d’une juste, légitime et proportionnée répression policière. En tout cas, c’est ce que pense le pouvoir, qui vit dans la terreur du soulèvement de quartiers entiers — ce qui prouve bien que le problème existe indépendamment de toute politique de restriction migratoire. Et plus nous tarderons à agir, pire cela sera. Ne tournons pas autour du pot : le binational délinquant doit être déchu de la nationalité française.
Breizh-info.com : Votre conclusion, « Peuples de l’Ouest, levez-vous ! », assume une dimension civilisationnelle et européenne, jusqu’à convoquer la mythologie commune et Tolkien. Pourquoi estimez-vous que la remigration ne sera politiquement viable qu’adossée à un imaginaire civilisationnel partagé, et non à de simples arguments techniques ou sécuritaires ?
Parce que la question centrale est précisément celle de l’identité, au-delà des questions de sécurité, de tranquillité ou de budget. Les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles. Si vous voulez retrouver le bien-vivre ensemble, il faut d’abord retrouver le bien-vivre entre nous et inscrire notre démarche dans la longue histoire.
Breizh-info.com : Le terme de remigration, hier confiné aux marges, est aujourd’hui repris par des partis pesant de 15 à près de 40 % des voix, du FPÖ à Chega. Pensez-vous que la bataille métapolitique, au sens où l’entendait Gramsci puis Alain de Benoist, soit en train d’être gagnée ? Et quelle est, selon vous, la prochaine étape pour passer des idées au pouvoir ?
La prochaine étape, c’est de faire comprendre aux dirigeants politiques, mais aussi au peuple des électeurs, l’ampleur des bouleversements que suppose une politique de remigration et de retour à l’identité. Il ne s’agit plus d’ajustements ponctuels et de micros réformes technocratiques, mais de changement de perspective. C’est en ce sens que la remigration est un thème mobilisateur pour rompre avec les discours gnangnans qui abrutissent l’opinion depuis un demi-siècle.
Breizh-info.com : Un dernier mot ?
Rendez-vous le 31 octobre à Paris, pour un grand forum de la remigration organisé par Polémia en partenariat avec Martin Sellner et Eva Vlaardingerbroek du Sommet de la remigration, et Louise Garnier, ainsi que le tout nouveau mouvement qu’elle est en train de lancer.
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Bernard Monot invité de Nicolas Stoquer sur "Géopolitique profonde"
Bernard Monot, à partir de 1,28 h jusqu'à 2,21 h
RAPPEL : BBR 2019, l'intervention de Bernard Monot.
Bernard Monot aux Journées BBR
de Synthèse nationale en octobre 2019 cliquez ici
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lundi, 01 juin 2026
Remigration : entretien avec Alain de Benoist

Alain de Benoist
La remigration est-elle souhaitable et possible ? Si elle n’est pas possible (autrement que dans l’abstrait), n’en parlons plus. Est-elle souhaitable ? Tout dépend de ce qu’on entend par ce mot.
Il est évident que l’immigration extra-européenne en Europe, qui est devenue une immigration de peuplement et qui entraîne des pathologies sociales désormais bien connues, doit être freinée par tous les moyens possibles. Tous les sondages le confirment : les peuples autochtones n’en veulent plus et n’en peuvent plus. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de groupes et de partis politiques (parfois gouvernementaux) sont aujourd’hui partisans de la « remigration ». Le problème, quand on va y voir de plus près, est qu’ils n’en donnent pas toujours la même définition. La plus grande partie d’entre eux, par exemple, fait une place majeure au volontariat (qui peut être certes encouragé), ce qui n’est pas forcément le cas des autres.
La remigration a été présentée comme un « mythe mobilisateur ». La question se pose de savoir comment on transpose le mythe en un projet ne relevant pas, comme tant d’autres, de la pure et simple impolitique.
Combattre l’immigration, ce n’est pas combattre les immigrés au seul motif qu’ils sont des immigrés, mais combattre ceux qui, par amour du profit et ignorance volontaire de la physiologie des cultures, ont rendu possible l’immigration de masse, l’ont encouragée et continuent de l’encourager, soit pour satisfaire aux exigences du système capitaliste, soit par angélisme humanitaire ou universalisme moral, soit dans l’intention perverse de changer en profondeur la constitution des peuples européens, en leur déniant tout droit à la continuité historique.
L’arrêt des flux d’entrée est certainement possible, au moins dans une certaine mesure (et en faisant abstraction du pouvoir de nuisance des juges acquis à l’idéologie dominante). Le « retour au pays d’origine » n’a pas de sens, en revanche, quand il en existe plusieurs pour une même famille, quand les pays d’origine refusent de reprendre leurs ressortissants, et dans le cas des couples et des familles mixtes, qui sont très probablement appelés à augmenter. Des expulsions, on espère une diminution des volumes des stocks (par opposition aux volumes de flux). Cela vaut pour les clandestins, pour les délinquants étrangers, pour les agitateurs hostiles, pour ceux qui ne sont venus que pour bénéficier d’un système d’aide sociale – le tout ne représentant pas la majorité des immigrés. Après, on entre dans un terrain mouvant, où les motifs d’expulsion disparaissent peu à peu. Je ne vois pas comment aller au-delà, sinon en recourant à une forme nouvelle d’arbitraire qui, de toute façon, ne pourra pas se mettre en place. Comment évaluer le nombre de ceux qui sont un peu, beaucoup, pas du tout assimilés ? De ceux qui aiment un peu, beaucoup, pas du tout le pays où ils vivent ? Les gens peuvent être jugés et sanctionnés sur la base de ce qu’ils font, non de ce qu’ils sont (et il ne faut pas croire qu’ils font ce qu’ils sont, c’est l’inverse : ils sont ce qu’ils font).
Les tenants de la remigration (ils parlaient auparavant de « reconquista ») sont finalement de très grands optimistes. Ils pensent que la catastrophe peut encore être évitée. Je pense, moi, que la catastrophe a déjà eu lieu. Quand une bille correspondant à un processus donné descend sur un plan incliné planté de clous, on peut tenter d’infléchir sa course ou de la diriger dans telle ou telle direction, la seule chose qu’on ne peut pas, c’est de la faire remonter. Faire ce constat relève seulement du réalisme.
J’ajoute que, pour prendre position sur ce problème, je ne me situe pas dans une perspective nationale ou nationaliste (je ne suis pas nationaliste), mais dans une perspective impériale, ce qui est très différent : la présence de minorités ethniques au sein de la société aurait tout intérêt à être analysée du point de vue du fédéralisme impérial, non du jacobinisme de l’État-nation. Je précise que je ne crois pas non plus à l’assimilation, qui n’est à mes yeux ni possible ni souhaitable, et que je détesterais voir la France devenir un État raciste (en la matière, l’histoire a déjà donné).
Source : Eléments
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dimanche, 31 mai 2026
Le dangereux aveuglement de l’Europe

Xenia Fedorova
L’ancien ordre mondial n’a pas simplement changé. Il s’est effondré. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est pas une crise passagère, mais la fin d’un système international qui, pendant des décennies, a prétendu être universel.
Après la guerre froide, l’Occident a cru avoir remporté non seulement une victoire stratégique, mais aussi une victoire morale. L’expression « nouvel ordre mondial » n’a plus été comprise comme une architecture équilibrée entre États souverains, mais comme l’extension d’un système libéral dirigé par les États-Unis et leurs alliés. Pendant un temps, cette illusion a paru solide. L’Otan s’est élargie, la mondialisation a progressé, l’influence financière et culturelle a circulé depuis les mêmes centres de pouvoir, et ceux qui résistaient étaient traités comme des obstacles à l’histoire.
Aujourd’hui pourtant, le monde ne s’organise plus autour d’un seul centre. De nombreux pays ne sont plus prêts à accepter la place que d’autres veulent leur assigner. Ils entendent définir eux-mêmes leurs intérêts, leurs alliances, leurs routes économiques, leur monnaie et leur sécurité. L’élargissement des BRICS, la recherche croissante d’alternatives au dollar et l’émergence de nouveaux formats diplomatiques indiquent tous la même direction : le monde devient multipolaire, que l’Occident l’accepte ou non. Les anciennes institutions existent encore, mais leur autorité est affaiblie. L’ONU est invoquée quand elle est utile, et ignorée quand elle dérange. Le droit international est défendu avec passion lorsqu’il sert un camp, puis oublié lorsqu’il ne l’arrange plus. Le problème n’est pas seulement l’hypocrisie. C’est que cette morale sélective détruit l’autorité. Appliquées selon la convenance politique du moment, les règles deviennent des instruments de pouvoir.
Dans ce paysage, l’Europe paraît étrangement perdue. Elle parle sans cesse de souveraineté, mais agit souvent comme si elle y avait renoncé. Elle revendique son unité, mais cette unité reste fragile, sélective et souvent imposée d’en haut. Derrière « l’unité européenne », on trouve souvent une hiérarchie des intérêts, où les réflexes industriels, budgétaires et stratégiques allemands pèsent plus lourd que les priorités souveraines d’autres nations. L’Europe ne semble plus choisir ses batailles avec discernement. Elle choisit ses ennemis plus vite qu’elle ne construit ses alliances. Elle s’est coupée de l’énergie russe bon marché sans préparer d’alternative sérieuse pour son industrie. Elle multiplie les sanctions sans mesurer leurs effets sur son économie, sa stabilité sociale et son autonomie stratégique. Elle moralise le monde tout en s’affaiblissant elle-même. Elle donne des leçons de démocratie aux autres, mais refuse trop souvent d’écouter cette partie de l’Europe qui pense différemment, y voyant une déviation à corriger plutôt que l’expression légitime d’intérêts nationaux. Cela ressemble moins à une stratégie qu’à un réflexe d’autodestruction.
Un continent qui devrait se demander comment survivre dans un monde multipolaire agit souvent comme si la fidélité à l’ordre d’hier comptait davantage que la préparation au monde de demain. Au lieu de défendre la paix, il semble rivaliser dans les déclarations d’hostilité. Au lieu de protéger ses citoyens des chocs de cette transition, il leur demande d’en payer le prix au nom de principes abstraits appliqués avec des doubles standards évidents.
Mais le nouvel ordre mondial n’attendra pas que l’Europe résolve ses contradictions. Il se construit déjà, non par les discours, mais par les faits : nouvelles routes commerciales, nouveaux partenariats de défense, nouveaux mécanismes financiers, nouveaux formats diplomatiques. Le paradoxe est frappant. Pendant que d’autres diversifient leurs alliances, l’Europe réduit sa marge de manœuvre.
Source :Journal du dimanche 31/05/2026
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vendredi, 29 mai 2026
La France passager clandestin de l’Europe

Yves Thréard
Souvent l’Europe est sur le banc des accusés. À juste titre. Ses réglementations tatillonnes et ses normes superfétatoires sont un enfer. Quand elles ignorent la volonté des peuples et les souverainetés nationales, les conséquences peuvent être graves. Mais, parfois aussi, l’Europe a bon dos. Elle est un alibi bien pratique qui permet à ses pays membres de cacher leur incapacité à se réformer. C’est exactement ce qui se produit aujourd’hui en France sur le front de l’immigration. Longtemps, le discours dominant a rejeté la responsabilité du fléau sur Bruxelles et les fameux accords de Schengen. L’Union européenne vient pourtant de lui donner les moyens de changer peut-être la donne.
Paris dispose encore de quelques jours pour traduire dans son arsenal législatif le pacte sur la migration et l’asile adopté par les Vingt-Sept en 2024. Celui-ci prévoit notamment la création de centres situés hors de l’Union. Les migrants illégaux y seraient pris en charge avant d’être renvoyés chez eux. Moyennant finances, le Rwanda, l’Arménie, l’Ouganda, l’Albanie et d’autres pays sont candidats. De Berlin à Copenhague en passant par Rome, la plupart de nos partenaires y sont favorables. Emmanuel Macron est, quant à lui, sceptique. Et, faute de majorité à l’Assemblée nationale, la France pourrait rester hors jeu. Issue absurde et scandaleuse lorsque l’on sait que moins de 10 % des 140.000 obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées bon an mal an sont exécutées. Quand on sait également que l’immigration irrégulière est la porte ouverte à mille maux qui affectent notre équilibre social : travail clandestin, errance, délinquance…
Ce n’est malheureusement pas non plus notre pays qui a pris l’initiative de rappeler à l’ordre la Cour européenne des droits de l’homme. Mais bien la première ministre italienne, Giorgia Meloni, dont l’action en la matière a le mérite de l’efficacité, et son homologue danoise, pourtant sociale-démocrate. Il était urgent de dire aux juges de la CEDH que la souveraineté oblige chaque État à contrôler « l’entrée, le séjour et l’éloignement des ressortissants étrangers ». Alors que la plupart de nos partenaires cherchent des solutions à l’immigration, la France continue à se comporter, en Europe, comme un passager clandestin.
Source : Le Figaro 28/05/2026
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mercredi, 27 mai 2026
Face à Trump, gendarme du monde, en finir avec la naïveté
Guillaume d’Aram de Valada
Pour Guillaume d’Aram de Valada, l’Europe s’est condamnée à l’impuissance à force de croire aux mirages américains. Face au désordre trumpien comme aux illusions mondialistes, Guillaume d’Aram de Valada appelle dans ce texte à retrouver une ligne claire : celle de l’indépendance, de la lucidité et de la défense des intérêts européens.
Polémia
Trump, entre diplomatie de comptoir et stratégie du chaos
Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump passe des droits de douane aux velléités d’annexion du Canada, des promesses d’arrêt des combats en Ukraine à l’annexion du Groenland, le tout entre deux parties de golf.
Après avoir décidé de frapper militairement l’Iran, en suivant les velléités israéliennes, ses discours, au fil des jours, n’ont cessé de donner l’impression d’un « nervous breakdown » pathétique, comme dirait Jean Lefebvre dans Les Tontons flingueurs !
Sous couvert, une fois de plus, de vouloir empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, la machine à manipuler l’opinion est à nouveau lancée.
Tout pays possédant l’arme nucléaire serait-il forcément enclin à l’utiliser ? Ou la dissuasion nucléaire doit-elle être exclusivement la propriété de ceux qui la détiennent ? L’obtention de l’arme nucléaire serait-elle dissuasive ou non dissuasive ?
Vaste question !
Suite au début des bombardements fin février, le régime des mollahs n’a eu, en définitive, qu’à s’adapter à l’attitude aventureuse du « Donald Picsou » de Washington.
Le piège du blocus du détroit d’Ormuz en aura été la parfaite illustration.
Qui pourrait nous faire croire que des bombardements, si massifs soient-ils, pourraient avoir raison d’un régime religieux basé sur l’intransigeance et la notion de sacrifice de son peuple ?
Il suffirait de se référer à la longue histoire des Perses pour le culte du sacrifice dans la mémoire collective chiite, transmise de génération en génération.
La culture du « tout, tout de suite » est consubstantielle à la politique américaine, ce n’est pas nouveau.
Trump en symbolise sans doute la permanence : se servir des circonstances pour engranger des dividendes financiers immédiats.
Et, en matière de dividendes et de bénéfices, l’Américain en connaît un rayon. C’est la matrice même de toute son éducation.
Tout se monnaye !
Toute cette mise en scène quasi quotidienne illustre une diplomatie de comptoir et de tiroir-caisse !
Jacques Chardonne avait des mots sévères pour décrire « le Nouveau Monde » :
« En Amérique, les pionniers ont une vie pénible. L’émigrant n’a d’autre but qu’un rapide enrichissement. Pour certains hommes, l’existence n’a de prix que dans l’excitation du jeu et la réussite positive. Lorsque tout un peuple inclut l’homme, corps et âme, dans la production et la consommation, et n’a pour ouverture sur l’esprit qu’une douzaine de sectes religieuses saugrenues, c’est grave. »
L’Europe face à l’illusion américaine
L’Amérique reste, in fine, convaincue, comme toujours, qu’elle doit rester le gendarme de tout, y compris quand on ne lui demande rien. Celle de Trump ne déroge pas à ce principe, tout en annonçant le contraire.
Il y a, à mon sens, une relative naïveté à s’imaginer que les États-Unis abandonnent de sitôt leur volonté séculaire de domination sur le monde, et sur l’Europe en particulier.
Pour Trump et son administration, l’Europe de Bruxelles, de par sa faiblesse technocratique fédéraliste, représente un vulgaire tapis de poker menteur dont il compte bien être le croupier.
Dans sa dialectique de représentant de commerce, Trump veut apparaître comme un faiseur de paix, alors qu’il risque, par son agitation grossière, d’être un ferment de division, s’imaginant engranger les dividendes de guerres dont il serait l’arbitre !
À son accession aux affaires, pour la deuxième fois, nous pouvions nous réjouir de sa volonté affichée de ne plus s’occuper des affaires du monde en se concentrant sur son « America First ».
C’était s’affranchir de l’agitation du personnage.
L’Amérique, ce n’est pas nouveau, aime nous brocarder régulièrement comme le maître d’école d’antan mettait des coups de règle sur les doigts du cancre au fond de la classe. Si ça peut participer à nous redresser, pourquoi pas, mais se faire sermonner par une puissance étrangère laisse toujours une sensation désagréable d’amertume, pour ne pas dire plus.
Le discours du vice-président américain James David Vance, en février 2025, aura sonné comme une leçon de liberté d’expression du maître à l’élève. En fustigeant notamment les graves dérives des instances européennes, notamment en matière de liberté d’expression, et sur une immigration « hors de contrôle », Vance n’a fait que mettre le doigt sur la plaie déjà béante du multiculturalisme installé sur notre continent.
Les bonnes âmes ont cru entendre une voix salvatrice, alors que ce multiculturalisme destructeur nous vient du monde anglo-saxon et plus précisément d’outre-Atlantique, avec toutes les maladies qu’il véhicule depuis plusieurs décennies. Ce côté quelque peu messianique de Trump et de son entourage politique devrait nous alerter plutôt que de nous réconforter superficiellement.
Au fond, rien n’a véritablement changé depuis 1945, il y aura toujours un plan Marshall au frigo, au cas où !
Roger Nimier l’écrivait dans Les Épées :
« À la belle saison, les armées alliées ont débarqué sur le sol normand, l’épée de l’Archange dans une main, une paire de menottes dans l’autre. »
Ultimatums, pétrole et farce géopolitique
Chaque jour, ou presque, l’oncle Sam parle d’ultimatum adressé à l’Iran, avant de lancer « l’apocalypse » des frappes aériennes, pour ensuite nous parler de délais prolongés, voire d’un accord historique en passe d’être signé !
Non content de nous jouer un mauvais vaudeville dans la plus pure tradition du « retenez-moi ou je fais un malheur », le businessman président croit maîtriser la situation, alors qu’elle semble sérieusement lui échapper.
Les mollahs iraniens ont compris et bien cerné le personnage, et cette guerre risque fort de se terminer en « eau de boudin ».
Les futures élections américaines, dites de « mi-mandat », viennent perturber le jeu de celui qui croyait, comme au poker, cacher son jeu. À ce stade, il n’est pas en mesure de monter les enchères ou de faire tapis. En regardant les prix de « l’or noir » monter en flèche, il tente de rassurer son opinion publique, qui s’agace devant la pompe à essence !
Comme dans un « saloon » de western, avec ses portes battantes s’ouvrant dans les deux sens, Trump entre et sort bousculé par l’inconséquence de la situation.
Finira-t-il par être projeté la tête la première sur le coin du comptoir en bois dur ?
Le réveil en serait des plus dangereux, et se terminerait sans doute par des promesses bellicistes qui n’engageraient que ceux qui les recevraient.
Devant un tel spectacle d’agitation médiatique, on serait tenté de penser qu’au pays des cowboys, les clowns sont rois ! Mais j’ai sans doute très mauvais esprit !
Source Polémia cliquez ici
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dimanche, 24 mai 2026
Entretien avec Eric Zemmour dans le Journal du Dimanche

A l’occasion de la réédition de son premier ouvrage, revu et enrichi, Le suicide français, François Bousquet et Pascal Meynadier, pour le Journal du dimanche, ont été l’interrogé sur les raisons de cette réédition mais aussi sur le candidat à la prochaine présidentielle en 2027. S’il confirme que la guerre est avant tout culturelle, il précise surtout que l’Europe doit relever un triple défi : la colonisation démographique par l’islam et l’Afrique, une colonisation technologique par les Etats-Unis et pour finir une colonisation industrielle et commerciale avec la Chine. Et Bruxelles ne semble pas en avoir conscience. Les enjeux sont pourtant bel et bien là.
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Source : Journal du dimanche, 24/5/2026
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samedi, 23 mai 2026
Le cochon raciste et islamophobe bientôt interdit en Bretagne !
C'est de plus en plus compliqué d'organiser quelque chose qui déplait à la gauche. Mais en Bretagne, c'est encore pire, surtout quand on veut organiser quelque chose autour du cochon ! Je vous explique tout...
Pierre Cassen
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La revue Equinoxe consacre un article fort intéressant à Giorgia Méloni
Au moment où, à l'occasion de l'anniversaire de sa disparition, l'Italie redécouvre l'homme politique le plus important de son histoire de la seconde partie du XXe siècle, à savoir Giorgio Almirante, la revue Equinoxe publie un article sur son héritière politique, la brillante Giorgia Méloni.
Un article signé Thomas de Pieri que ceux qui n'ont que "l'anti fascisme" à brailler à longueur de journée feront bien de lire... Visiblement, l'Italie est moins "regardante" sur son passé que le sont ses voisins détracteurs et elle a raison.
S N
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11:13 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 21 mai 2026
Il faut aimer les Français

Le géographe Christophe Guilluy revient sur l’évolution de notre territoire au cours des deux cents dernières années. S’il salue le « gaullo-communisme » de l’après guerre à l’origine des Trente glorieuses profitables pour les villes et les territoires, il fustige en revanche la technostructure qui n’a qu’un horizon : la métropole globalisée et tertiarisée.
Lire la suite ICI
Source : Le Figaro 19/5/2026
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