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mardi, 07 septembre 2021

Le souper de Béziers

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François Floc'h

Une fois de plus, Robert Ménard a lancé une nouvelle idée qu'il pense être utile pour la future élection présidentielle. Mais, nous sommes de plus en plus nombreux à avoir du mal à slalomer entre les "bonnes" idées de Robert Ménard.

Robert Ménard a donc lancé une invitation à Marine Le Pen et à Eric Zemmour : venir tous deux à Béziers pour "discuter ensemble, autour d'une table". En public ? Cela n'était pas précisé dans le tweet de Monsieur le Maire.

Eric Zemmour, en bon débatteur, a tout de suite donné son accord pour cette invitation à débattre. Ce n'est pas étonnant. Eric Zemmour a montré maintes fois sur Cnews que les confrontations d'idées ne lui faisaient pas peur. Nous pouvons même dire qu'il aime ça !

On peut donc aisément supposer qu'il donnait sa préférence à un débat public. Car il sait que l'Audimat grimperait fortement pour cet événement politique ! Et ça, c'est bon pour l'avenir...

Marine Le Pen, elle, a fait savoir qu'elle était "d'accord pour un dîner avec Éric Zemmour à Béziers"… Et elle a chargé son entourage de propager quelques banalités...

L'affaire en est là pour l'instant. Mais, il nous revient en mémoire l'histoire d'un autre souper.

Celui élégamment mis en scène par Edouard Molinaro dans le film Le Souper, sorti en salle en décembre 1992. Un beau et terrible film !

Nous sommes le 6 juillet 1815. L'armée française vient d'être vaincue à Waterloo, Napoléon a abdiqué. Alors que le peuple français se pose de sombres questions sur son avenir, deux hommes soupent à huis clos, Talleyrand et Fouché. Cette nuit-là, ils vont se livrer a un duel verbal dont l'enjeu est l'avenir de leur pays. Ce n'est pas rien !

Le rôle de Fouché, ancien ministre de la Police, et actuel chef du Gouvernement provisoire, est tenu par Claude Brasseur. Celui de Talleyrand, ancien diplomate sous différents régimes, est tenu par Claude Rich. Tous deux, en ce huis clos haletant, sont brillantissimes de vérités.

Un excellent film, qui nous invite dans les arcanes de la politique pour un souper succulent de rhétorique, où l'on se retrouve au cœur du cynisme entre ces deux personnages ingrats et machiavéliques. Des acteurs très justes au service d'un scénario qui spécule sur une histoire passionnante au sein de la grande Histoire. A voir, entre autres, comme un festival de belles répliques dans une langue française alors impeccable et qui se perd aujourd'hui.

D'entrée, disons-le bien fort : entre les deux convives du souper de 1815 et ceux du souper incertain de Béziers, aucune similitude, aucune situation comparable ! Mais, on se prête à rêver d'un débat qui mérite d'être public, lui. Car, il est quand même une constatation que l'on peut faire et qui est qu'en 2022 comme en 1815, l'avenir de la France est bien sombre. Que les périls sont grands. Que l'élection présidentielle qui arrive est lourde d'enjeux. Qu'il serait bien coupable de se tromper de candidat !

 

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lundi, 23 août 2021

La stratégie de la capucine !

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François Floc'h, jardinier militant

L'autre jour, quelques amis et moi étions en grande discussion, autour de la table du jardin, dégustant une bière bretonne comme nous les aimons. Les avis allaient bon train sur l'actualité politique, le nécessaire (ré)engagement militant, les petits-enfants qui grandissent dans un monde bouleversé, mais aussi le bon vivre en Bretagne…

Cette quiétude était propice à laisser vagabonder mes pensées...

Mon attention fut alors attirée par les belles capucines – de la famille des tropéolacées venues d'Amérique du Sud – qui grimpaient dans la haie devant moi. Je les avais sous le nez depuis plusieurs semaines et je ne les avais pas réellement vues !

L'année dernière, j'avais semé quelques graines données par un ami. Et cette fleur colorée, jaune, rouge et orange, avait bigrement prospéré, se glissant dans la haie, se tortillant pour grimper toujours plus haut, utilisant habillement les branches pour s'accrocher… Il faut le reconnaître, toutes ces corolles colorées sont du plus bel effet, adoucissant joyeusement l'austérité de la haie. On se croirait presque au marché de Sartrouville ou de Trappes, parmi les boubous et les turbans...

Et puis, je me disais, seulement en moi-même car je suis prudent : chaque fleur donnera une graine qui générera, l'année prochaine, un nouveau pied de capucine qui donnera à son tour une multitude de fleurs, qui donnera, etc. Mais, ce sera l'invasion de mon jardin !

Je me rapprochais alors pour admirer au plus près ces fleurs et les larges feuilles qui les encadrent. Et, là, horreur ! Cachées sous les feuilles, des chenilles en multitudes rampaient sur les tiges, grignotant goulûment les feuilles pour mieux se multiplier, migrant d'une feuille à l'autre pour tout envahir, tout dévorer ! Oui, une véritable invasion d'une sorte de racaille qui profite de l'accueil floral pour installer ses trafics.

Mes vieux réflexes de militants se réveillèrent alors ! Utiliser un insecticide chimique ? Non, Monsanto, capitaliste pollueur, n'aura pas ma voix ! Prenant une pince à épiler, m'armant de patience, retrouvant mes instincts d'observation du temps où j'étais louveteau, je commençais à éliminer, sans état d'âme, une à une, ces chenilles invasives et profiteuses. Plusieurs heures, à plusieurs reprises sur plusieurs jours, me furent nécessaires pour détruire ces affreuses chenilles. Et, aujourd'hui, je puis vous dire que je maîtrise la situation, mieux que ne le ferait un quelconque ministre de l'Intérieur !

Comme quoi, en agissant au bon moment, avec volonté et persévérance, en utilisant les bons moyens, on peut redresser les pires situations !

A l'intention des mauvais esprits, un avertissement s'impose, comme à la fin des bons polards : "Toute ressemblance à des personnes et/ou à des événements passés ou à venir ne serait que coïncidence malheureuse".  Quoique !

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mardi, 20 juillet 2021

Le pape François déclare une nouvelle guerre liturgique !

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L'auteur de cet article, François Floc'h, s'entretenant avec Mgr Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, en 2019 à Prat (22).

François Floc'h

Dans le motu proprio Traditionis custodes qui vient d'être publié par le Vatican, le pape François annule les dispositions prises par son prédécesseur, le pape émérite Benoît XVI. En 2007, par son motu proprio Summorum Pontificum, Benoît XVI voulait ramener la paix liturgique dans l’Église catholique en validant la messe dite "de saint Pie V", rebaptisée "rite extraordinaire", tout en conservant la messe dite "de Paul VI" de rite ordinaire.

L'affaire est un peu compliquée pour les non initiés mais, il faut le reconnaître, une paix liturgique un peu précaire mais bien réelle s'était ainsi installée. Preuve en est que le nombre de pratiquants réguliers du rite extraordinaire allait en augmentant régulièrement. Et surtout dans les jeunes générations qui forment notre relève.

Le pape François par son nouveau Traditionis custodes annule tout cet équilibre, déclare la guerre liturgique en des termes très jésuites où la charité est bien absente, et fait un pied de nez bien peu fraternel à Benoît XVI ! Tout cela écrit-il pour l'unité de l’Église. Il faut oser !

Même Michel Onfray, athée déclaré mais honnête, dans une tribune du Figaro, clame son écœurement et décrit les objectifs cachés : "Ce qui se joue dans cette affaire, c'est la suite de Vatican II, autrement dit l'abolition du sacré et de la transcendance". Patrick Buisson fait le même constat dans son livre La fin d'un monde.

Ce nouvel épisode de l'offensive que mène le clan progressiste contre la Tradition me fait repenser à ma grand-mère paternelle… Nous l'appelions Mamm Gozh, ce qui veut dire tout simplement grand-mère en breton. C'était une humble paysanne du Pays Pagan, au Nord Finistère. En retraite chez son fils Yves, à Dinan, à l'autre bout de la Bretagne, elle portait avec fidélité la coiffe du Léon.

Décédée en septembre 1963, elle avait constaté par elle-même les premières nouveautés liturgiques avant même la fin du concile Vatican II. Par petites touches, il y avait eu l'apparition de la langue vernaculaire dans les prières de la messe, la disparition du Dominus vobiscum, l'utilisation du tutoiement pour parler à Dieu, la communion dans la main… Je l'entends encore déclarer avec un grand chagrin dans la voix : "On nous change la religion !"

J'avais alors 17 ans et je me disais en moi-même : "La grand-mère radote !" J'ai compris quelques temps plus tard que ma grand-mère avait raison, que dans sa sagesse paysanne elle avait perçu avec justesse le chambardement qui commençait dans l’Église. Merci Mamm Gozh !

Bien plus tard, en juillet 2019, nous menions à sa dernière demeure l'abbé Antoine Le Bars, ancien recteur de Prat, dans le Trégor. Mgr Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, était venu présider la messe de funérailles, en l'église de Prat. Pendant la procession de bénédiction du défunt, je lui avait remis le texte d'une interview du cardinal Sarah dans laquelle il argumentait pour la célébration de la messe "ad orientem", prêtre et fidèles tournés vers l'Orient, donc vers le Christ de Jérusalem.

A la sortie de l'église, c'est Mgr Moutel qui était venu vers moi et un bref dialogue s'était engagé :

– Mgr : Le cardinal Sarah ne dit pas qu'il soit obligatoire de célébrer "ad orientem".

– Moi : Non bien sûr, il ne dit pas que c'est obligatoire mais que c'est bien préférable. C'est le sens du sacré qui est en jeu.

– Mgr : Mais, avant tout, il faut la charité !

– Moi : La charité ? Oui, bien sûr Monseigneur. Mais dans les deux sens !

Et nous nous étions quittés sans qu'il me donne un coup de sa crosse qu'il tenait d'une main ferme !

Aujourd'hui, après l'annulation du motu proprio de Benoît XVI, en un texte méchant dans la forme comme dans le fond, je sais que la charité ne viendra pas de la Rome moderniste. A nous de résister !

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lundi, 12 juillet 2021

Ne plus payer pour subir ? Suivons l'exemple de Donald !

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François Floc'h

Nous avons appris, il y a quelques jours, que Donald Trump, toujours aussi pugnace, allait porter plainte contre contre Facebook, Twitter, Google pour "censure illégale, inconstitutionnelle" !

De ce côté de l'Atlantique, en ce beau pays des Droits de l'Homme et de la liberté d'expression (humour !), nous apprenions que rien n'allait plus à Europe 1, que la colère grondait et qu'une grève n'était pas exclue. La cause de ce psycho-drame ? Le recrutement de quelques chroniqueurs moins marqués politiquement à gauche. Patrick Cohen en perd alors sa superbe et, en bon gourou, crie au scandale : « Comment moi, Patrick Cohen, "producteur de vérité" comme il se définit en toute modestie, on veut que je partage mes sucettes avec des petits camarades que je n'ai pas choisis moi-même… C'est un scandale ! » Et le scandale se termine par l'embauche, à la rentrée, du sieur Cohen sur France Culture du Service public ! Comme cela, il fera le pendant du politiquement correct de France Inter où règnent Léa Salamé et Nicolas Demorand ! Belle opération pour la pluralité à l'approche de la Présidentielle !

Ces événements croisés portent à la réflexion.

Depuis bien des années, le Service public de l'audiovisuel, jour après jour, heure par heure, œuvre à la propagation des idéologies gauchardes – on dirait aujourd'hui "islamo-gauchistes" – qui participent au délitement de notre nation. France Inter est en quelque sorte le vaisseau amiral de cette offensive. Mais, n'oublions pas tous les autres du Groupe France Télévisions, Antenne 2 et 3, France Info, France Culture, LCP.… qui s'apparente à une arme de désinformation massive ! Sans compter les sous-marins des radios exotiques qui naviguent ça et là cherchant à nous couler !

Gilles-William Goldnadel, en deux mots percutants, utilise l'expression "Sévice national" pour qualifier ces gens-là. Car, ils sévissent, tous frais payés, avec l'argent de nos impôts, collectés efficacement grâce à la "Contribution à l'audio-visuel public" déclenchée par la petite case non cochée de la taxe d'habitation !

Il faudrait donc suivre l'exemple de l'ami Donald et demander des comptes à tous ces militants gauchistes. Une bonne plainte collective lancée par les usagers du Service public pour non respect de la neutralité ébranlerait un peu le système. Dans nos rangs, il y a suffisamment de bons juristes, de bons fiscalistes, et de plaignants !, pour attaquer ces messieurs avec quelques chances de succès.

Peut-être n'arriverions-nous pas à les déloger de leurs prébendes mais, en gagnant une exonération de taxe, nous arrêterions de payer pour être maltraités ! Et quelle surprise pour ces potentats : être contestés au sein même de leur forteresse !

Rappelez-vous…

 – Le "Tour infernal" et son impact sur la Présidentielle de 2002. L'entre deux tours pendant lequel le tam-tam médiatique avait battu le rappel contre Jean-Marie Le Pen !

– Les Bobards d'Or qui leur sont attribués avec humour, chaque année, en sont la plus belle et permanente illustration.

– Aujourd'hui, ce sont toujours les mêmes qui décident si l'on fait partie du camp du Bien ou celui du Mal. Alors, la dédiabolisation tant vantée, elle arrivera peut-être, un jour lointain, … quand les poules auront des dents !

Comme aime à répéter Alain Sanders : le temps est venu que les braves gens deviennent des gens braves ! Ne plus subir et contre attaquer. Privés de nos sous, privés d'auditeurs (voir l'exemple de Cnews !), leurs boutiques à propagande les liquideraient pour faillite et nous pourrions aller sur leurs tombes médiatiques en chantant !

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jeudi, 06 mai 2021

L'Affaire des Fiches (Saison 2021)

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François Floc'h

 

Les jeunes Français d'aujourd'hui, pour la plupart, ne savent pas ce que fut l'Affaire des Fiches. Ils ont quelques excuses car il nous faut remonter au début du XXe Siècle !

 

En pleine IIIe République triomphante flottait comme un air de règlement de comptes entre les laïcards et les conservateurs tendance catho. La loi de séparation de l’Église et de l’État, les inventaires puis les spoliations des biens du clergé, l'expulsion des congrégations, …se préparaient en Loge !

 

Il fallait donc formater les esprits et verrouiller les éventuelles résistances. L'Affaire des Fiches commençait. Pour en connaître toutes les étapes, tous les acteurs de l'ombre, toutes leurs déclarations, il vous est conseillé de lire l'enquête en 4 parties réalisée par Patrice Mores et publiée dans l'excellente revue Lectures Françaises (n°760 à 763, juillet-novembre 2020, cliquez ici) fondée par le regretté Henry Coston.

 

Pour résumer, l'objectif de cette opération, savamment organisée et très conforme aux valeurs de la République, était de mettre en fiches tous les officiers de l'Armée française pour repérer ceux qui étaient catholiques. Et pouvoir ainsi bloquer et même briser leurs carrières ! Bref, pour empêcher toutes oppositions aux lois laïcardes en préparation. Bel esprit, non ?

 

Dans une moindre mesure, l'opération de flicage fut entreprise aussi dans le ministère de l'Instruction Publique. Mon grand-père maternel, jeune répétiteur – on dirait aujourd’hui maître d'internat – puis professeur d'anglais, fut ainsi repéré par les supplétifs du Grand Orient de France ! La chronique familiale rapporte même que sa fiche portait la mention accusatrice : " Va à la messe, avec un gros missel " !

 

Vous le voyez, dans un style un peu différent mais d'esprit similaire, l'histoire se répète aujourd'hui… En quelque sorte, une nouvelle saison d'un mauvais feuilleton républicain !

 

Pour avoir signé une tribune sous forme de lettre ouverte au Président de la République et autres responsables politiques, des militaires, généraux en tête, sont accusés de putsch, activement identifiés. Dénoncés par leurs chefs, ministre et chef d’État Major, qui leur promettent de graves sanctions. Le tout assaisonné de mensonges et tripatouillages historiques et surtout de grande bêtise !

 

Leur crime ? Avoir publiquement – bizarre pour des putschistes ! -- avalisé ce que nombre de nos concitoyens constatent eux-mêmes : " le délitement qui frappe notre patrie." Pas étonnant qu'une majorité de Français se disent en accord avec la tribune dite "des généraux".

 

Notre petit président et sa clique n'en sortiront pas grandis… mais justifiant ainsi le proverbe breton : C'est par la tête que pourrit le poisson !

12:15 Publié dans François Floc'h | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 23 mars 2021

Plaidoirie de Me Gilbert Collard en défense de Marine Le Pen…

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François Floc'h (∗)

J'aime bien Gilbert Collard ! Il ne manque pas de culot.. Son langage est fleuri, inventif, percutant. En ces temps d’apathie politique et d'auto-censure, son côté "grande gueule" n'est pas pour nous déplaire. Avec lui, on ne s'ennuie pas ! Et c'est important pour capter l'attention de l'électeur… L'eau tiède n’intéresse personne !

Tout récemment, invité sur Sud Radio – avec TV Libertés, rare espace de liberté d'expression du PAF, le fameux Paysage Audiovisuel Français – il a répondu à Eric Morillot qui le questionnait sur la future Présidentielle. Le propos est intéressant et mérite d'être noté bien qu'il sente un peu trop le cirage… de pompes ! Étonnant de la part de Gilbert Collard...

 Eric MorillotOn parle beaucoup d'une candidature d'Eric Zemmour. Est-ce que vous la craigniez ?

Gilbert Collard Il faut se méfier des ruses de l'Histoire… Eric est un ami. S'il est candidat, il ferait battre Marine. Je crains une candidature qui pourrait appauvrir... nous retirer des voix que l'on pourrait avoir. C'est clair. Je pense qu'il faut un rapprochement entre Eric Zemmour et Marine.

Eric MorillotMais, vous ne pensez pas qu'il pourrait dépasser Marine Le Pen au 1er tour ?

Gilbert Collard Non, je ne crois pas. Parce que l'on oublie quand même trop facilement que Marine, elle, offre aux Françaises et aux Français une expérience unique. Celle d'une femme qui a pris des coups, qui a reçu des tempêtes en pleine figure, des tempêtes politiques, affectives, humaines, et qui n'a jamais mis le genou à terre.

Et, ce dont la France a besoin c'est de quelqu'un qui ne s'agenouille pas, ni devant la repentance, ni devant l'Histoire, ni devant l'Union européenne, ni devant les banlieues, ni devant les zones de non-droit, ni devant la perte de souveraineté.

Et, elle a cet avantage, elle, à l'épreuve du feu, elle a eu ses brûlures et elle a tenu le coup. C'est assez unique.

 […] Et puis l'on passe à une questionnement sur l'Euro. Etc. Etc.

Cette réponse de Gilbert Collard m'a laissé fort perplexe…

Car, nous en connaissons tous des militants du "FN canal historique" qui ont pris des "tempêtes en pleine figure" en des temps politiques bien plus difficiles qu'aujourd'hui ! Et le premier d'entre nous, notre Jean-Marie Le Pen. L'argument de Gilbert Collard n'est donc pas recevable.

Gilbert Collard fait appel à notre mémoire. Et bien, prenons-le au mot !

A la question "Qui n'a jamais mis réellement le genou à terre ?", on peut lui rétorquer :

Qui s'est lancé dans une dédiabolisation stérile qui frise la compromission sinon le ridicule ?

Qui n'a jamais énoncé la moindre critique des lois mémorielles (Pléven, Gayssot, Perben) ? Lois qui bloquent les nécessaires débats, génèrent une auto-censure pernicieuse et empêchent ainsi les solutions salutaires.

Qui n'a manifesté aucun engagement contre les lois dites de "bioéthiques". A défaut de participation, aucun soutien à La Manif pour Tous. Et même aujourd'hui, annonce par Jordan Bardella que les lois Taubira faisaient maintenant partie des acquis de la République et que l'on n'y toucherait pas !

Pauvres Gilets Jaunes qui ne demandaient rien – à tort – aux Politiques mais qui auraient pu recevoir au moins quelques signes de sympathie. Rien, le néant !

Et puis, tout récemment, les cadres du RN auraient reçu des consignes pour ne pas participer à la manifestation de soutien à Génération Identitaire ! Des petits jeunes courageux qui veulent rester debout et utilisent seulement la technique d'Agitprop bien utile en politique !

Qui a dit à de multiples reprises que l'Islam était compatible avec la République ? Manifestant ainsi, en plus de ses lacunes historiques, son manque de volonté politique en ce domaine. Qui a dit que le Grand Remplacement n'existait pas ?

Décidément, cela fait beaucoup pour quelqu'un qui n'aurait jamais mis le genou à terre !

A la réflexion, c'est plutôt Eric Zemmour que j'ai reconnu dans le portrait dressé par Gilbert Collard. Il faudrait évoquer les oukases soviétoïdes du CSA qui semble craindre davantage l'éditorialiste de CNews que la présidente du RN. Et il est un critère qui ne trompe pas : au compteur des passages devant la 17e Chambre, pour propos de quelqu'un qui ne veut pas mettre le genou à terre, Eric Zemmour sort largement vainqueur !

(∗) Ancien secrétaire départemental FN des Côtes d'Armor.

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mercredi, 04 novembre 2020

La controverse fait rage... Quel texte fallait-il lire lors de l'hommage "national" à Samuel Paty et dans les classes, à la rentrée du lundi 2 novembre ?

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La lettre de Jean Jaurès aux instituteurs (janvier 1888) ? La lettre de Jules Ferry (novembre 1883) ? Beaux textes en l’occurrence mais qui contredisent complètement les excentricités pédagogiques soixantehuitardes mises en œuvre par le ministère de l’Éducation nationale et ses agents syndiqués. Et ce, depuis maintenant plus de 50 ans ! Chez nos têtes de moins en moins blondes, les dégâts sont là pour le prouver !

Comme choix de texte, nous aurions plutôt proposé le texte de la conférence prononcée à la Sorbonne, le 11 mars 1882, par Ernest Renan, sur le thème si important et si actuel : Qu'est-ce qu'une nation ?

En particulier, sa conclusion qui commence ainsi :

« Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. »

Mais là, horresco referens, notre compatriote breton Ernest Renan aurait été traité de "fâchiste" !

En ces temps lointains de la fin du XIXe Siècle, les penseurs pensaient droit...

Depuis, on le voit, la décadence a fait son œuvre...

00:58 Publié dans François Floc'h | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 19 octobre 2020

Samuel Paty avait 47 ans... Il y a 47 ans le mouvement Ordre nouveau avait prévu les risques de l'immigration sauvage... Il a été interdit !

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François Floc'h

Samuel Paty est mort décapité au nom d'Allah ! Prions pour le repos de son âme.

Samuel avait 47 ans et était professeur d'histoire-géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine.

Bien sûr, je ne connais pas Samuel. Certains disent qu'il était "engagé". Que cela veut-il dire ?

Qu'il était "Charlie" comme bon nombre de ses collègues professeurs ? Qu'il croyait à la liberté d'expression mais pas pour tous ? Que, jeune professeur, en 2002, il avait défilé, avec ou sans élèves, contre la présence de Jean-Marie Le Pen au 2ème tour de la Présidentielle ? Ce serait plausible, c'est si courant dans nos lycées et collèges.

Samuel avait 47 ans. C'est bien jeune pour mourir. Et cette mort atroce n'est pas la première. La liste s'allonge. Une mort presque prévisible en quelque sorte... Samuel avait 47 ans !

Et il y a 47 ans, l'année de sa naissance, le mouvement Ordre nouveau, composante du Front national créé l'année précédente, organisait un meeting à la Mutualité. Le 21 juin 1973 très exactement. Sur le thème Halte à l'immigration sauvage ! Il y a 47 ans, l'année de la naissance de Samuel !

Pour stopper l'invasion rampante, qu'ont fait tous nos responsables politiques en 47 ans ? RIEN !

Lâcheté ? Aveuglement ? Idéologie ? Acceptation ? Un mélange de tout cela comme vient de le montrer, ce même soir face à Eric Zemmour, Jean-Pierre Chevènement qui était pourtant loin d'être le pire !

Bien sûr, nos ministres iront faire du voyeurisme à Conflans-Sainte-Honorine au lieu de faire leur "job" qui est de protéger les Français. Nous aurons droit aux discours de "pas d'amalgame", et l'on ira déposer des bougies et participer à des marches blanches. Et l'on traînera devant les tribunaux ceux qui auraient des velléités de résistance. C'est à pleurer !

Une fois encore, la Marseillaise sonnera faux :
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !

22:00 Publié dans François Floc'h, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |