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vendredi, 20 mai 2022

Actualité de la chevalerie

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L'excellent site Le Salon Beige, sous le titre Notre situation est l’occasion de retrouver l’actualité intempestive de la chevalerie, relaye un article paru dans le bulletin de l'association Notre-Dame de Chrétienté qui organise le pèlerinage annuel Paris-Chartres.
Télécharger ici le bulletin : cliquez ici

A l'heure où "tout fout l'camp", il est bon et réconfortant de mettre à l'honneur ceux qui ont bâti notre civilisation...

F.F.

Actualité de la chevalerie

par Thibaud Collin dans l’Appel de Chartres

La lassitude est mauvaise conseillère. Et pourtant Dieu sait si elle a des occasions de nous saisir au regard de la situation de notre civilisation ! Situation religieuse, situation politique, pour ne pas parler de culture ni d’économie. La lassitude est mauvaise conseillère car elle ronge notre espérance qui est source de notre engagement envers le bien. C’est parce que l’on espère obtenir ou réaliser un bien à venir que l’on se détermine et que ce bien advient. La lassitude est le vice des âmes fatiguées et habituées. Cette fatigue sanctionne un engagement « à la force du poignet », sûr de lui-même et refusant de se recevoir d’une Source plus profonde et plus haute.

Dieu donne l’homme à lui-même pour qu’il se prenne en charge à travers l’épaisseur des médiations humaines (famille, métier, patrie, etc.). Mais cette liberté, don précieux et redoutable d’un Dieu magnanime, ne peut déployer toute sa mesure que si elle ne cesse de puiser la force de son élan dans la nature humaine et dans la grâce divine. L’homme qui se croit absolument autonome oscille entre exaltation et dégoût de soi. Cette grandeur qu’il cherche, souvent ardemment, il prétend la produire alors qu’il s’agit en réalité de coopérer à plus grand que lui. Notre situation religieuse et politique peut expliquer notre lassitude mais elle ne peut la justifier. La lassitude est à voir comme un signe à interpréter, un appel à changer notre regard sur notre engagement.

Car notre situation exige plus que jamais notre esprit de service et non pas un esprit de résignation et d’ennui. Notre situation est l’occasion de retrouver l’actualité intempestive de la chevalerie.

Dans un petit livre plein de saveur, Une autre chevalerie naîtra (NEL, 1949), Jean-Louis Lagor (Jean Madiran) vient recevoir ce trésor de notre civilisation chrétienne. La bonne nouvelle est que ce trésor est encore disponible. Il n’est pas réservé à l’histoire médiévale.

« Le Chevalier, écrit Lagor, était, tout simplement, un chrétien accomplissant en chrétien sa tâche quotidienne où Dieu l’avait placé. C’était une tâche militaire, parce que les tâches militaires avaient une primauté d’urgence, parce que la barbarie à vaincre était d’abord militaire. »

Aujourd’hui, la barbarie a pour nom le consumérisme, le nihilisme, sans parler bien sûr du djihadisme, bref elle est le fruit conjoint de nos renoncements intérieurs et d’ennemis forts de nos faiblesses. Le chevalier est le chrétien qui n’a pas fui le monde chaotique dans lequel la violence régnait mais qui l’a affrontée. « La Chevalerie médiévale fut une force mesurée par une vie intérieure », dit excellemment Lagor. La force est nécessaire pour lutter contre le mal. La force est en elle-même un bien en tant qu’elle est l’expression de l’activité d’un être mais elle a besoin d’être finalisée par le bien de cet être. Face à la force anarchique qu’est toujours la barbarie, le chrétien se doit d’engager sa force ; celle-ci est de nature physique, morale, intellectuelle et spirituelle. La mobilisation de ses différentes forces se nomme la vertu. Le chevalier est ce chrétien qui pratique les différentes vertus par lesquelles son humanité se bonifie. Il est fidèle et loyal au Christ serviteur. Il ne se regarde pas agir, il ne prend pas la pose. La chevalerie n’est pas une posture esthétique. C’est un esprit d’ascèse et de prière par lequel la puissance et l’humilité s’embrassent au service de la cité et de la civilisation chrétienne. Dans un monde déstructuré où les autorités temporelles étaient en crise, les chevaliers ont été une des modalités de cette suppléance que l’Église a exercée.

Dans la vie de saint Géraud d’Aurillac, écrite par l’abbé de Cluny saint Odon aux environs de l’an 930, est montrée en exemple la vie d’un laïc, de condition noble, qui consacre sa vie à protéger les pauvres et l’Église. Voilà le cœur de la chevalerie : mettre la force des armes au service de la protection des plus faibles, de ceux qui subissent le mal qu’est la pauvreté, d’abord matérielle bien sûr, mais aussi de la pauvreté morale, intellectuelle et spirituelle. Qui peut nier que cette mission est d’actualité ?

lundi, 09 mai 2022

POUR NE PAS OUBLIER DIÊN BIÊN PHU

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Il faut relire les textes de Jean Raspail… Avec lui  remontent en nous des bouffées d'aventure, de fidélité, de combat, d'ailleurs, et même d'espoir !

F. F.

L'adieu aux armes

Le 7 mai 1954, voilà déjà trois mois que je campais avec mon équipe sur les bords du lac Titicaca, au Pérou, à 4 000 mètres d'altitude. J'avais vingt-huit ans. C'était avant Père du tourisme de masse. Le mot « ailleurs » conservait tout son sens. Nous vivions au milieu des Indiens Aymaras, pêcheurs du lac, pauvres hères en haillons qui toussaient à fendre l'âme et s'aventuraient sur l'eau glaciale avec leurs barques de roseaux. Leur village s'appelait Chimu, un hameau d'adobe et de chaume à une quarantaine de kilomètres de Puno, le chef-lieu crotté de la province, par une piste presque impraticable à l'époque. Nous y avions installé notre camp, trois tentes en carré, le camion sur le quatrième côté et au centre, flottant dans le vent du lac au sommet d'un mât tubulaire, le drapeau français, hissé chaque matin et rentré chaque soir : j'aimais mon pays et je tenais aux formes. Les autorités de Puno nous en savaient gré.

Là-haut, nous nous sentions isolés sur une île, loin de tout. C'est pour cela que nous étions venus. Jusqu'à ces nuits de la fin d'avril et du début de mai où par la puissante radio à ondes courtes du camion, enjambant la moitié de la terre, nous nous mîmes à ne plus penser qu'à cette litanie de prénoms de femmes qu'égrenaient les bulletins d'information : Éliane, Dominique, Huguette... les points fortifiés du camp retranché de Diên Biên Phu !

Et puis, le 7 mai 1954, le silence. Isabelle expira la dernière. Et moi, dans ce coin perdu des Andes, serré avec mes compagnons autour du récepteur glacé, les larmes aux yeux...

Alors que l'aube du 8 mai se levait, il se fit sur la piste qui venait de Puno un fracas grandissant de moteurs et de ferraille. Trois vieux camions militaires hors d'âge, peinant dans les fondrières sous un nuage de poussière et de grésil... En sautèrent, comme à l'exercice, douze fantassins péruviens gantés de cuir et douze marins vêtus de blanc, en armes, car Puno, sans navires de guerre, n'en est pas moins port militaire à 4 000 mètres d'altitude.

Une fois qu'ils se furent alignés, le fusil présenté à bout de bras, descendirent à leur tour des camions, des personnages d'allure grave, la tunique constellée de décorations, surmontés d'immenses casquettes chamarrées, sabre ou poignard leur battant le côté, le gouverneur de la province, le colonel commandant la place, le capitaine de vaisseau commandant la base, le colonel de la guardia civile, tous suivis d'aides de camp, et un petit homme à visage d'Indien, cravaté de noir et tenant à la main, comme un sceptre, une longue canne à pom­meau d'argent : l'alcalde de Puno. Ce fut lui qui prononça le discours, quelques mots très tristes, très amicaux, très sincères : eux, les autorités de Puno, ils souffraient pour nous, Français, ils souffraient pour la France, ils étaient venus nous le dire. Le clairon de la marine sonna aux morts, à la péruvienne, tandis que tous saluaient le drapeau qu'un de mes camarades hissait au mât. Ils avaient enfilé leurs gants blancs. Ils nous serrèrent la main, émus. Après quoi tous s'en furent, et leurs camions, sur la piste, disparurent lentement, emportant leur amitié.

En dépit des circonstances dramatiques et de l'issue de cette bataille perdue, je ne me suis jamais senti aussi fier d'être français et solidaire charnellement de mon pays que ce matin-là, de façon presque sacrée. Je n'ai jamais oublié cette scène. Je doute qu'elle soit encore concevable aujourd'hui...

Jean Raspail, Le Figaro, 6 mai 2004

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Texte republié dans l'excellente compilation, réalisée par Philippe Hemsen.

21:33 Publié dans François Floc'h, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 06 mars 2022

Premier dimanche de Carême, en chemin vers Pâques

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François Floc'h

Mercredi dernier, Mercredi des Cendres, jour de pénitence pour les catholiques qui manifestent ainsi leur humilité devant la vie sur la terre et l'Espérance en une vie surnaturelle, Eric Zemmour publiait un communiqué à l'intention de ces catholiques : "Aujourd'hui, les catholiques célèbrent les Cendres. C'est un jour d’humilité face aux épreuves. Que ce moment solennel nous inspire dans le regard que nous posons sur la guerre, ses dangers et toutes ses victimes."

 Les catholiques de France sont touchés par ce geste de reconnaissance. Mais, tristes et sans étonnement, ils ont constaté que rien n'est venu du côté de l’Élysée…

Quelques jours plus tôt, Eric Zemmour n'avait-il pas déclaré : "Je tiens à dire aux lecteurs de Chrétiens Magazine, que je suis le seul candidat qui affirme que le catholicisme a fait la France." Vous ne trouvez pas qu'il s'agit là d'une bizarrerie dans le monde politicien dont il ne fait point partie ? Pareille sincérité sera sûrement suspecte aux Frères du Grand Orient !

A la messe de ce 1er dimanche de Carême, le Psaume 90 tenait lieu d’Épître.

A l'inverse des avertissements habituels des débuts de films policiers, "Toute ressemblance avec des personnages… etc.", nous pouvons dire que nous percevions une certaine ressemblance ! Dans un contexte politique truqué par un président sortant malhonnête, notre candidat doit supporter tous les traquenards, tous les coups bas, toutes les injures ! Mais, il continue son chemin, calmement, déterminé.  Et, de plus en plus nombreux, les Français le suivent. Honneur à lui !

Citons le beau texte du Psaume 90

Celui qui s'abrite dans la maison du Tout-Puissant,

Qui repose sous la protection du Très-Haut,

Il pourra dire au Seigneur : « Mon refuge et ma forteresse,

C'est toi, mon Dieu, en qui je mets ma confiance.

Car il m'a délivré des pièges qu'on me tendait et de la calomnie perfide.

 

Comme un oiseau sous ses plumes, il t'abritera et,

Sous ses ailes, tu reprendras espoir.

Comme un bouclier, sa fidélité te couvrira ;

Et tu n'auras à craindre ni les frayeurs de la nuit,

Ni la flèche qui fend les airs pendant le jour,

Ni la peste qui se propage dans les ténèbres,

Ni le mal foudroyant qui attaque en plein midi.

 

Qu'il en tombe mille à ta gauche et dix mille à ta droite,

Toi pourtant tu ne seras pas touché.

Car Dieu t'a recommandé à ses Anges,

Pour qu'ils te protègent sur tous les chemins que tu suivras.

Ils te soutiendront de leurs mains,

de peur que ton pied ne heurte le rocher.



Tu pourras marcher sur les vipères et les serpents,

Écraser lions et bêtes féroces.

 

Le Seigneur a dit : « Parce qu'il s'est attaché à moi,
Je le préserverai, je le protégerai,

Parce qu'il sait que je suis Dieu.

Qu'il m'appelle, et je lui répondrai;

Dans la détresse, je resterai avec lui.

Je le délivrerai et le couvrirai de gloire.

Pour le combler, je lui accorderai de longues années ;
Et je lui ferai voir que je suis son Sauveur.
»

 

Et ce même dimanche, Eric Zemmour enflammait l'esprit et le cœur des Toulonnais...

 



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dimanche, 06 février 2022

Elle a osé !

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François Floc'h
Personnage "sulfureux" du FN canal historique

Marine Le Pen a donc accordé une interview au Figaro, le 3 février dernier… Dans la compétition où elle affronte Eric Zemmour, elle nous sort sa botte secrète en déclarant : "Je retrouve chez Éric Zemmour toute une série de chapelles qui, dans l’histoire du Front national, sont venues puis reparties remplies de personnages sulfureux. Il y a les catholiques traditionalistes, les païens, et quelques nazis. Tout cela ne fait pas une posture présidentielle".

Comme aurait dit Michel Audiard : Elle a osé !

Utiliser la rhétorique de "Reductio ad Hitlerum" pour discréditer le concurrent et mettre dans le même sac fourre-tout "cathos traditionnels, païens et même quelques nazis", cela montre la haute capacité de Marine Le Pen à rassembler les Français.

Et ce n';est pas un dérapage verbal dû à la chaleur communicative d'un meeting, ce qui serait peut-être excusable, mais il s'agit là d'un texte écrit donc réfléchi. C'est bien un positionnement politique, une nouvelle fois affirmé ! Nous le savions déjà, elle a horreur des "Catho tradis" ! Tant pis pour moi !

Mais, quand même, écrire cela deux jours avant le meeting de Reims, le haut lieu catholique du baptême de Clovis et donc de la naissance de la France, voilà qui est blasphématoire !

Clovis, saint Remi, sainte Clotilde ne seraient-ils plus fréquentables ? Faudrait-il les exclure, eux aussi, de notre histoire nationale ?

Il faut dire que lors de ce meeting de Reims, dans son introduction, l'allusion historique à ce haut lieu emblématique de l'histoire de France fut réduite au minimum laïque. Par exemple, rien ou pas grand-chose sur le caractère sacré de la cathédrale des sacres des rois de France ! Sans doute ne connaît-elle pas bien son histoire de France ?

Dans son interview, implicitement, Marine Le Pen met en cause notre ami Jean-Yves Le Gallou. Mais dans son discours, elle n'hésite pas à reprendre le titre d'un livre écrit par ce même Jean-Yves ! Un livre publié par le Front national, dans les années 90, et qui deviendra même une affiche en 1995 : "Être Français, cela s’hérite ou se mérite !"

Pour d'éventuels ralliements de second tour, c'est mal parti ! Décidément, la cohérence est ailleurs…

Alors, pourquoi une telle philippique ? Quelle stratégie derrière tout cela ?

J'hésite entre deux comparaisons :

• la politique de la terre brûlée façon "après moi le déluge" ?

• la Marine qui se saborde et coule façon Titanic ?

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mardi, 09 novembre 2021

La minute de vérité : Eric Zemmour rend hommage aux militants du Front national

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François Floc'h

Le jeudi 4 novembre, sur C-News, Christine Kelly avait invité Eric Zemmour pour un entretien exceptionnel. Exceptionnel ? Cet entretien le fut par la teneur des propos de Zemmour, sa fougue, son courage, sa sincérité. Mais aussi par l'audience atteinte par la chaîne, ce soir-là. Plus d'un million pour le direct, sans compter les replays et autres réseaux dits sociaux. L'effet Zemmour ne s'érode pas...

L'émission complète est à revoir sur Youtube :

Revenons sur un passage qui nous va droit au cœur. C'est à la minute 34:23 En voici la transcription, en style parlé pour en conserver la spontanéité…

Minute 34:23, Christine Kelly, sans détour, pose une question épineuse concernant le RN : Votre stratégie de taper sur le Rassemblement national, alors que vous prônez l'union des droites… Certains disent que l'on ne comprend pas cette stratégie alors que le Rassemblement national était le premier à vous défendre pour la liberté d'expression.

Lorsque vous ne parliez pas, qu'on voulait vous faire taire. Et l'on ne comprend pas. Et l'on a l'impression d'une petite trahison. Vous allez réussir à faire l'union des Droites ?

Eric Zemmour : Certains du Front national m'ont défendu, pour défendre ma liberté d'expression. C'est vrai ! Ils n'étaient pas les seuls, d'ailleurs. Il y a beaucoup de gens qui m'ont défendu à ce propos. Il y a beaucoup de gens qui sont venus témoigner à mes procès et qui n'étaient pas du Front national.

Je voudrais dire deuxièmement que, moi, j'aime les gens du Front national, ses militants, les électeurs évidemment. Mais, les militants. Ce sont eux qui, en partie, regardaient mes émissions.

Ce sont eux qui achètent mes livres, qui viennent dans mes conférences, ce sont eux qui m'aiment. Et moi, je leur rends cet amour. Je pense qu'ils…, vous savez, ça n'a pas été facile pour eux depuis 20 ans, depuis 30 ans, depuis 40 ans… Ils ont été ostracisés, virés de leurs boulots parfois… Obligés de se cacher comme si c'était des pestiférés… Uniquement parce qu'ils voulaient défendre la France.

Christine Kelly : Maintenant, c'est l'extrême droite décomplexée ?

Eric Zemmour :  Non, non. Je vous dis… Moi, ces gens-là je les aime et je les défends. C'est justement, justement pour ceux-là que je fais ce que je fais ! Si vous voulez bien comprendre la situation politique, le Front national est à la fois la victime et l'acteur d'un piège mortel tendu par Mitterrand, il y a 40 ans. Et qui a fait des idées nationales, patriotiques, l'exclusivité, le monopole de ce parti pour mieux l'enfermer dans un statut de paria.

Christine Kelly : Et vous voulez les libérer ?

Eric Zemmour : Exactement !

Christine Kelly : Vous allez y arriver ?

Eric Zemmour : Dieu vous entende ! Mais, c'est ça mon objectif : c'est les libérer pour leur  donner enfin la possibilité de défendre leur pays efficacement. C'est tout le drame malheureusement du Front national. Alors, oui ! Il faut rassembler les gens de LR, les gens de la Droite qui ne se reconnaissent plus dans leurs candidats… Fin de citations

Les hésitations, les états d'âme ne sont plus de mise…

Retrouvons l'enthousiasme de notre jeunesse. Et repartons au combat politique, en chantant...

Les héros d’autrefois nous convient à leur foi. Camarades, groupons-nous en avant !

09:59 Publié dans François Floc'h, Présidentielle 2022 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 11 octobre 2021

Trois mousquetaires avaient sonné le tocsin…

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François Floc'h

… mais ils n'ont pas été entendus !

Les politiciens d'aujourd'hui, les chroniqueurs ont la mémoire courte. Cela leur permet de fuir leurs propres responsabilités. Les plus roublards nous disent : "Il y a 20 ans, nos dirigeants auraient dû faire ceci, auraient dû faire cela…" Les un peu moins malhonnêtes reconnaissent que "depuis 30 ans, on (?) a refusé les nécessaires décisions". Et bla et blabla…

Tous ces gens-là nous racontent des billevesées car il y a plus de 50 ans – un demi siècle ! Deux générations ! – que les plus lucides avaient commencé à sonner le tocsin. Trois d'entre eux, tels des mousquetaires courageux, méritent de ne pas être oubliés.

Le premier s'appelle Enoch Powell. En 1950, il est député du Parti conservateur anglais. Il sera même ministre de la Santé dans le gouvernement MacMillan. Le 20 avril 1968, Enoch Powell prononce un discours sous le titre "Rivières de sang", un discours qui fera date : "Si je regarde vers l’avenir, je suis empli de sombres présages ; tel le poète romain, il me semble voir le Tibre écumer d’un sang abondant." Et il rappelle que "La fonction suprême de l’homme d’État est de protéger la société de malheurs prévisibles. […] Seule une action résolue et immédiate peut encore l’empêcher. Je ne sais si la volonté populaire exigera ou obtiendra de telles mesures. Mais ce que je sais, c’est que se taire devant cette situation serait une trahison majeure."

Enoch Powell fut exclu de son parti, sa carrière politique brisée à jamais !

En 1973, Jean Raspail publie un roman d'anticipation, une fiction, Le Camp des Saints. Un roman qui devient réalité sous nos yeux : des populations faméliques débarquent sur les côtes de la Méditerranée et s'installent chez nous. Un État et son président qui retournent l'armée contre les résistants à l'invasion. Les Identitaires de ce temps-là !

Ce roman devenu reportage sera republié en France en 1978, 1985 et 2011, sans compter de nombreuses éditions à l'étranger. Dans sa dernière édition, Jean Raspail ajoutera une longue et percutante préface titrée Big Other – Le Grand Autre – en référence à son petit jumeau Big Brother.

Tout y est dit sur la lâcheté de nos dirigeants, sur le verrouillage des libertés, sur la détestation de soi, sur la puissance des faibles quand ils sont foule. Et Jean Raspail note : "Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez des amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l'européenne et française incurie et qu'il lui faudra affronterdans son âge d'homme…"

Et puis, en 1972, il y a Jean-Marie Le Pen qui, poussé par quelques militants nationalistes, reprend en main le Front national pour en faire la force de résistance que nous avons connue. Il sera rejoint par une pléiade de jeunes militants. N'en citons que deux : Jean-Pierre Stirbois et Bruno Gollnisch.

Très tôt, Jean-Marie Le Pen met les Français en garde : l'expansion démographique du Tiers-Monde provoquera une immigration massive. Ses conséquences seront dramatiques dans'tous les domaines : l'Education, la Défense, l'Emploi, la Sécurité, nos modes de vie… Pour ce crime de clairvoyance, Jean-Marie Le Pen sera rejeté par la Bande des 4 et tous les médias, traité en paria, attaqué en justice, victime de montages dignes du KGB … Mais jamais il ne quittera le ring politique. Il faudra qu'il en soit chassé… par sa fille ! "Tu quoque mea filia" a-t-il dû penser. Le temps a passé…

Comme dans le roman d'Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, ces visionnaires sont quatre ! Ce petit dernier ne s'appelle pas D'Artagnan mais Éric avec un Z ! Il ne vient pas de Gascogne mais de Drancy, car ses parents étaient passés d'une rive à l'autre de la Méditerranée.

Cette jeune et courageuse recrue, non pas avec une rapière mais avec sa plume, nous met en garde contre les dangers qui grandissent autour de nous. Et ce depuis plus de deux décennies. Que ne l'avons nous écouté plus tôt !

Dans son tout dernier livre, La France n'a pas dit son dernier mot, il décrit des souvenirs, des émissions de télévision, des déjeuners, des rencontres, s'étalant sur une quinzaine d'années. Ceux qui savent lire entre les lignes perçoivent déjà l'ébauche d'un programme de salut public. Mais, c'est aussi une sorte de jeu de massacre chez les "puissants", les "sachants", qui sont mis à nu sans complaisance. Pas brillants ces messieurs-dames ! Mais, par là-même, Éric Zemmour se protège. Il ferme les portes derrière lui à tous ces intrigants qui retourneraient prestement leur veste comme ils en ont l'habitude !

Décidément, ce Éric a un côté mousquetaire affirmé. Et même un esprit à la Cyrano de Bergerac ! Dieu veuille qu'il garde toujours cette impertinence si rare en politique.

Nous le savons, Éric Zemmour raffole des citations. Et son répertoire est foisonnant. Proposons-lui donc une parodie d'une envolée bien connue : "Du panache, encore du panache, toujours du panache, et la France est sauvée !"

00:09 Publié dans François Floc'h | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 19 septembre 2021

D'une candidature l'autre…

Un Breton pour la France.jpg

François Floc'h - Billet d'humeur

Il est deux super carburants auxquels roulent nos politiciens et leurs alliés-complices les médias ! Ce sont le mensonge et l'oubli… La propagande mensongère qui truque les faits et l'amnésie qui permet les pires recyclages...

C'est bien pourquoi, il est nécessaire pour les dissidents que nous sommes devenus d'aller toujours aux sources, de relire les textes fondateurs. En cette période pré-électorale, c'est d'autant
plus vital !

Revenons donc en 1987, l'année où Jean-Marie Le Pen annonça sa candidature à l'élection présidentielle de 1988. Cette annonce, il la fit à la Trinité-sur-Mer, ce petit port du Morbihan où il vit le jour. Nous y étions, ce 26 avril 1987. Ce fut solennel, fraternel et festif ! Voici son appel dans son intégralité :

« Français, Françaises, j'ai pris la grave décision d'être, l'an prochain, candidat à la présidence de la République. J'ai voulu en faire l'annonce officielle ici, dans cette petite maison bretonne de La Trinité-sur-Mer où je suis né il y a cinquante-huit ans et que je tiens de mon père qui la tenait du sien, au milieu de ceux qui me connaissent mieux que d'autres ; sur cette terre de foi où la civilisation s'est affirmée depuis plus de cinq mille ans ; au bord de cette mer qui fut le domaine et le lieu de travail des miens, symbole, pour tous les hommes, de liberté, de découverte et d'évasion et pour la France de sa grande aventure conquérante et civilisatrice. Moyen, aujourd'hui encore, d'une grandeur retrouvée pour elle et pour l'Europe. 

« Enfant du peuple, pupille de la nation, j'y ai été élevé, par une mère admirable, dans l'amour de Dieu et du pays. J'ai moi-même consacré ma vie à ma famille et à ma patrie que j'ai servie de mon mieux, depuis plus de quarante ans, tant sous ses drapeaux que dans ma vie militante et publique. C'est parce que j'ai la profonde conviction que la patrie est en grand danger et que les Français sont menacés d'être ruinés, submergés et asservis que j'ai décidé de m'engager dans cette bataille décisive pour l'avenir de la France.

« Les partis politiques traditionnels, les institutions elles-mêmes sont incapables ou impuissants à faire échec à ce destin sinistre. Les oligarchies, les factions, les lobbies, nationaux ou étrangers, se disputent le pouvoir et la démocratie n'est plus qu'une façade.

« La crise démographique, l'immigration, l'insécurité, le chômage, l'étatisme bureaucratique et fiscaliste, la dégradation des mœurs sont les signes cliniques d'une décadence mortelle.

« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Il faut donc que le peuple parle, qu'il dise clairement sa volonté et son choix majoritaire et quel est le chef q'il se choisit pour conduire son sursaut et sa renaissance. Encore faut-il, ce qui n'est hélas pas le cas aujourd'hui, qu'il soit clairement et loyalement informé des questions auxquelles il doit répondre.

« C'est pour l'y aider que je serai candidat et ferai campagne tout au long de cette année.

« Après tant de désillusions et de revers, je sais que les Français dans leur majorité aspirent à l'ordre, au travail, à la concorde dont ils ont le goût et l'instinct, comme en témoignent les succès croissants du Mouvement national que j'anime. C'est cette majorité nationale et morale que je vais, avec votre aide, m'efforcer de rassembler. Je le ferai avec la volonté d'agir contre le chômage, contre la crise économique et contre les socialismes qui les ont engendrés ; avec celle aussi de remettre à l'honneur la foi patriotique à partir de la famille et de l'école : d'exalter les valeurs les plus sacrées, et enfin d’œuvrer au renforcement de notre sécurité par l'union des patries de l'Europe et leur défense commune.

« Ma déclaration de candidature est une déclaration d'intention et de volonté. C'est une déclaration de guerre à la décadence, au renoncement, à la désinformation, mais aussi à la misère et aux injustices sociales et nationales dont souffrent dans leur pays trop de nos compatriotes. Mais c'est aussi une déclaration d'amour à la France et aux Français et d'abord aux plus malheureux, aux plus déshérités d'entre eux.

« Homme de foi, je crois avec passion que le déclin n'est pas inéluctable et qu'il y a pour la France un avenir d'espoir, pour peu que chacune et chacun de vous, Français, en fasse son affaire, car c'est son affaire.

« Aidons-nous et, j'en suis sûr, Dieu nous aidera ! »

On sent là, un souffle, une foi, une espérance. Une grande vague va-t-elle se lever ? Au Mont Saint-Michel, le 3 novembre suivant, Jean-Marie Le Pen nous montre encore la voie :

« Je suis de ceux qui ont une haute opinion de la politique, non pas de celle qui est, de celle qui devrait être. Elle est un art, une science, un sacerdoce [...] J'ai confiance dans l'instinct de notre peuple pour, à l'instar de saint Michel, combattre les démons du renoncement, du déclin, de la décadence, de la servitude. »

En 2021, 34 ans après, le 12 septembre dernier c'est la candidate CDI qui a annoncé sa candidature. Elle l'a fait à Fréjus, chez l'un des mousquetaires de sa garde rapprochée. Pour parodier le regretté François Brigneau, osons dire que la "juteuse épicière pas chère" y a tenté une nouvelle opération commerciale. Après avoir repeint la devanture de son magasin, exclu quelques vendeurs méritants, elle a commencé à changer les étiquettes des boites de conserve, à modifier les dates de péremption et même à baisser quelques prix. Pour s'attirer quelques nouveaux clients ?

Hélas, toutes ces petites recettes ne permettront pas de mettre en péril le supermarché voisin tenu d'une main ferme par le grossiste Emmanuel !

Le chaland attend mieux que cela : un soleil qui réchauffe le cœur, un grand vent d'espoir qui chasse les miasmes accumulés depuis si longtemps par nos politiciens… Une espérance nouvelle ?

Alors, laissons notre cœur s’envoler avec le poète assassiné… 

[...]
Mon pays m'a fait mal par ses fables d'esclave,
Par ses bourreaux d'hier et par ceux d'aujourd'hui,
Mon pays m'a fait mal par le sang qui le lave,
Mon pays me fait mal. Quand sera-t-il guéri ?

 

Note : Je connais celui qui avait imaginé le slogan et créé (sans PAO) l'affichette ci-dessus. Il me l'a dit, il en est très fier !

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mardi, 07 septembre 2021

Le souper de Béziers

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François Floc'h

Une fois de plus, Robert Ménard a lancé une nouvelle idée qu'il pense être utile pour la future élection présidentielle. Mais, nous sommes de plus en plus nombreux à avoir du mal à slalomer entre les "bonnes" idées de Robert Ménard.

Robert Ménard a donc lancé une invitation à Marine Le Pen et à Eric Zemmour : venir tous deux à Béziers pour "discuter ensemble, autour d'une table". En public ? Cela n'était pas précisé dans le tweet de Monsieur le Maire.

Eric Zemmour, en bon débatteur, a tout de suite donné son accord pour cette invitation à débattre. Ce n'est pas étonnant. Eric Zemmour a montré maintes fois sur Cnews que les confrontations d'idées ne lui faisaient pas peur. Nous pouvons même dire qu'il aime ça !

On peut donc aisément supposer qu'il donnait sa préférence à un débat public. Car il sait que l'Audimat grimperait fortement pour cet événement politique ! Et ça, c'est bon pour l'avenir...

Marine Le Pen, elle, a fait savoir qu'elle était "d'accord pour un dîner avec Éric Zemmour à Béziers"… Et elle a chargé son entourage de propager quelques banalités...

L'affaire en est là pour l'instant. Mais, il nous revient en mémoire l'histoire d'un autre souper.

Celui élégamment mis en scène par Edouard Molinaro dans le film Le Souper, sorti en salle en décembre 1992. Un beau et terrible film !

Nous sommes le 6 juillet 1815. L'armée française vient d'être vaincue à Waterloo, Napoléon a abdiqué. Alors que le peuple français se pose de sombres questions sur son avenir, deux hommes soupent à huis clos, Talleyrand et Fouché. Cette nuit-là, ils vont se livrer a un duel verbal dont l'enjeu est l'avenir de leur pays. Ce n'est pas rien !

Le rôle de Fouché, ancien ministre de la Police, et actuel chef du Gouvernement provisoire, est tenu par Claude Brasseur. Celui de Talleyrand, ancien diplomate sous différents régimes, est tenu par Claude Rich. Tous deux, en ce huis clos haletant, sont brillantissimes de vérités.

Un excellent film, qui nous invite dans les arcanes de la politique pour un souper succulent de rhétorique, où l'on se retrouve au cœur du cynisme entre ces deux personnages ingrats et machiavéliques. Des acteurs très justes au service d'un scénario qui spécule sur une histoire passionnante au sein de la grande Histoire. A voir, entre autres, comme un festival de belles répliques dans une langue française alors impeccable et qui se perd aujourd'hui.

D'entrée, disons-le bien fort : entre les deux convives du souper de 1815 et ceux du souper incertain de Béziers, aucune similitude, aucune situation comparable ! Mais, on se prête à rêver d'un débat qui mérite d'être public, lui. Car, il est quand même une constatation que l'on peut faire et qui est qu'en 2022 comme en 1815, l'avenir de la France est bien sombre. Que les périls sont grands. Que l'élection présidentielle qui arrive est lourde d'enjeux. Qu'il serait bien coupable de se tromper de candidat !

 

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lundi, 23 août 2021

La stratégie de la capucine !

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François Floc'h, jardinier militant

L'autre jour, quelques amis et moi étions en grande discussion, autour de la table du jardin, dégustant une bière bretonne comme nous les aimons. Les avis allaient bon train sur l'actualité politique, le nécessaire (ré)engagement militant, les petits-enfants qui grandissent dans un monde bouleversé, mais aussi le bon vivre en Bretagne…

Cette quiétude était propice à laisser vagabonder mes pensées...

Mon attention fut alors attirée par les belles capucines – de la famille des tropéolacées venues d'Amérique du Sud – qui grimpaient dans la haie devant moi. Je les avais sous le nez depuis plusieurs semaines et je ne les avais pas réellement vues !

L'année dernière, j'avais semé quelques graines données par un ami. Et cette fleur colorée, jaune, rouge et orange, avait bigrement prospéré, se glissant dans la haie, se tortillant pour grimper toujours plus haut, utilisant habillement les branches pour s'accrocher… Il faut le reconnaître, toutes ces corolles colorées sont du plus bel effet, adoucissant joyeusement l'austérité de la haie. On se croirait presque au marché de Sartrouville ou de Trappes, parmi les boubous et les turbans...

Et puis, je me disais, seulement en moi-même car je suis prudent : chaque fleur donnera une graine qui générera, l'année prochaine, un nouveau pied de capucine qui donnera à son tour une multitude de fleurs, qui donnera, etc. Mais, ce sera l'invasion de mon jardin !

Je me rapprochais alors pour admirer au plus près ces fleurs et les larges feuilles qui les encadrent. Et, là, horreur ! Cachées sous les feuilles, des chenilles en multitudes rampaient sur les tiges, grignotant goulûment les feuilles pour mieux se multiplier, migrant d'une feuille à l'autre pour tout envahir, tout dévorer ! Oui, une véritable invasion d'une sorte de racaille qui profite de l'accueil floral pour installer ses trafics.

Mes vieux réflexes de militants se réveillèrent alors ! Utiliser un insecticide chimique ? Non, Monsanto, capitaliste pollueur, n'aura pas ma voix ! Prenant une pince à épiler, m'armant de patience, retrouvant mes instincts d'observation du temps où j'étais louveteau, je commençais à éliminer, sans état d'âme, une à une, ces chenilles invasives et profiteuses. Plusieurs heures, à plusieurs reprises sur plusieurs jours, me furent nécessaires pour détruire ces affreuses chenilles. Et, aujourd'hui, je puis vous dire que je maîtrise la situation, mieux que ne le ferait un quelconque ministre de l'Intérieur !

Comme quoi, en agissant au bon moment, avec volonté et persévérance, en utilisant les bons moyens, on peut redresser les pires situations !

A l'intention des mauvais esprits, un avertissement s'impose, comme à la fin des bons polards : "Toute ressemblance à des personnes et/ou à des événements passés ou à venir ne serait que coïncidence malheureuse".  Quoique !

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mardi, 20 juillet 2021

Le pape François déclare une nouvelle guerre liturgique !

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L'auteur de cet article, François Floc'h, s'entretenant avec Mgr Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, en 2019 à Prat (22).

François Floc'h

Dans le motu proprio Traditionis custodes qui vient d'être publié par le Vatican, le pape François annule les dispositions prises par son prédécesseur, le pape émérite Benoît XVI. En 2007, par son motu proprio Summorum Pontificum, Benoît XVI voulait ramener la paix liturgique dans l’Église catholique en validant la messe dite "de saint Pie V", rebaptisée "rite extraordinaire", tout en conservant la messe dite "de Paul VI" de rite ordinaire.

L'affaire est un peu compliquée pour les non initiés mais, il faut le reconnaître, une paix liturgique un peu précaire mais bien réelle s'était ainsi installée. Preuve en est que le nombre de pratiquants réguliers du rite extraordinaire allait en augmentant régulièrement. Et surtout dans les jeunes générations qui forment notre relève.

Le pape François par son nouveau Traditionis custodes annule tout cet équilibre, déclare la guerre liturgique en des termes très jésuites où la charité est bien absente, et fait un pied de nez bien peu fraternel à Benoît XVI ! Tout cela écrit-il pour l'unité de l’Église. Il faut oser !

Même Michel Onfray, athée déclaré mais honnête, dans une tribune du Figaro, clame son écœurement et décrit les objectifs cachés : "Ce qui se joue dans cette affaire, c'est la suite de Vatican II, autrement dit l'abolition du sacré et de la transcendance". Patrick Buisson fait le même constat dans son livre La fin d'un monde.

Ce nouvel épisode de l'offensive que mène le clan progressiste contre la Tradition me fait repenser à ma grand-mère paternelle… Nous l'appelions Mamm Gozh, ce qui veut dire tout simplement grand-mère en breton. C'était une humble paysanne du Pays Pagan, au Nord Finistère. En retraite chez son fils Yves, à Dinan, à l'autre bout de la Bretagne, elle portait avec fidélité la coiffe du Léon.

Décédée en septembre 1963, elle avait constaté par elle-même les premières nouveautés liturgiques avant même la fin du concile Vatican II. Par petites touches, il y avait eu l'apparition de la langue vernaculaire dans les prières de la messe, la disparition du Dominus vobiscum, l'utilisation du tutoiement pour parler à Dieu, la communion dans la main… Je l'entends encore déclarer avec un grand chagrin dans la voix : "On nous change la religion !"

J'avais alors 17 ans et je me disais en moi-même : "La grand-mère radote !" J'ai compris quelques temps plus tard que ma grand-mère avait raison, que dans sa sagesse paysanne elle avait perçu avec justesse le chambardement qui commençait dans l’Église. Merci Mamm Gozh !

Bien plus tard, en juillet 2019, nous menions à sa dernière demeure l'abbé Antoine Le Bars, ancien recteur de Prat, dans le Trégor. Mgr Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, était venu présider la messe de funérailles, en l'église de Prat. Pendant la procession de bénédiction du défunt, je lui avait remis le texte d'une interview du cardinal Sarah dans laquelle il argumentait pour la célébration de la messe "ad orientem", prêtre et fidèles tournés vers l'Orient, donc vers le Christ de Jérusalem.

A la sortie de l'église, c'est Mgr Moutel qui était venu vers moi et un bref dialogue s'était engagé :

– Mgr : Le cardinal Sarah ne dit pas qu'il soit obligatoire de célébrer "ad orientem".

– Moi : Non bien sûr, il ne dit pas que c'est obligatoire mais que c'est bien préférable. C'est le sens du sacré qui est en jeu.

– Mgr : Mais, avant tout, il faut la charité !

– Moi : La charité ? Oui, bien sûr Monseigneur. Mais dans les deux sens !

Et nous nous étions quittés sans qu'il me donne un coup de sa crosse qu'il tenait d'une main ferme !

Aujourd'hui, après l'annulation du motu proprio de Benoît XVI, en un texte méchant dans la forme comme dans le fond, je sais que la charité ne viendra pas de la Rome moderniste. A nous de résister !

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lundi, 12 juillet 2021

Ne plus payer pour subir ? Suivons l'exemple de Donald !

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François Floc'h

Nous avons appris, il y a quelques jours, que Donald Trump, toujours aussi pugnace, allait porter plainte contre contre Facebook, Twitter, Google pour "censure illégale, inconstitutionnelle" !

De ce côté de l'Atlantique, en ce beau pays des Droits de l'Homme et de la liberté d'expression (humour !), nous apprenions que rien n'allait plus à Europe 1, que la colère grondait et qu'une grève n'était pas exclue. La cause de ce psycho-drame ? Le recrutement de quelques chroniqueurs moins marqués politiquement à gauche. Patrick Cohen en perd alors sa superbe et, en bon gourou, crie au scandale : « Comment moi, Patrick Cohen, "producteur de vérité" comme il se définit en toute modestie, on veut que je partage mes sucettes avec des petits camarades que je n'ai pas choisis moi-même… C'est un scandale ! » Et le scandale se termine par l'embauche, à la rentrée, du sieur Cohen sur France Culture du Service public ! Comme cela, il fera le pendant du politiquement correct de France Inter où règnent Léa Salamé et Nicolas Demorand ! Belle opération pour la pluralité à l'approche de la Présidentielle !

Ces événements croisés portent à la réflexion.

Depuis bien des années, le Service public de l'audiovisuel, jour après jour, heure par heure, œuvre à la propagation des idéologies gauchardes – on dirait aujourd'hui "islamo-gauchistes" – qui participent au délitement de notre nation. France Inter est en quelque sorte le vaisseau amiral de cette offensive. Mais, n'oublions pas tous les autres du Groupe France Télévisions, Antenne 2 et 3, France Info, France Culture, LCP.… qui s'apparente à une arme de désinformation massive ! Sans compter les sous-marins des radios exotiques qui naviguent ça et là cherchant à nous couler !

Gilles-William Goldnadel, en deux mots percutants, utilise l'expression "Sévice national" pour qualifier ces gens-là. Car, ils sévissent, tous frais payés, avec l'argent de nos impôts, collectés efficacement grâce à la "Contribution à l'audio-visuel public" déclenchée par la petite case non cochée de la taxe d'habitation !

Il faudrait donc suivre l'exemple de l'ami Donald et demander des comptes à tous ces militants gauchistes. Une bonne plainte collective lancée par les usagers du Service public pour non respect de la neutralité ébranlerait un peu le système. Dans nos rangs, il y a suffisamment de bons juristes, de bons fiscalistes, et de plaignants !, pour attaquer ces messieurs avec quelques chances de succès.

Peut-être n'arriverions-nous pas à les déloger de leurs prébendes mais, en gagnant une exonération de taxe, nous arrêterions de payer pour être maltraités ! Et quelle surprise pour ces potentats : être contestés au sein même de leur forteresse !

Rappelez-vous…

 – Le "Tour infernal" et son impact sur la Présidentielle de 2002. L'entre deux tours pendant lequel le tam-tam médiatique avait battu le rappel contre Jean-Marie Le Pen !

– Les Bobards d'Or qui leur sont attribués avec humour, chaque année, en sont la plus belle et permanente illustration.

– Aujourd'hui, ce sont toujours les mêmes qui décident si l'on fait partie du camp du Bien ou celui du Mal. Alors, la dédiabolisation tant vantée, elle arrivera peut-être, un jour lointain, … quand les poules auront des dents !

Comme aime à répéter Alain Sanders : le temps est venu que les braves gens deviennent des gens braves ! Ne plus subir et contre attaquer. Privés de nos sous, privés d'auditeurs (voir l'exemple de Cnews !), leurs boutiques à propagande les liquideraient pour faillite et nous pourrions aller sur leurs tombes médiatiques en chantant !

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jeudi, 06 mai 2021

L'Affaire des Fiches (Saison 2021)

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François Floc'h

 

Les jeunes Français d'aujourd'hui, pour la plupart, ne savent pas ce que fut l'Affaire des Fiches. Ils ont quelques excuses car il nous faut remonter au début du XXe Siècle !

 

En pleine IIIe République triomphante flottait comme un air de règlement de comptes entre les laïcards et les conservateurs tendance catho. La loi de séparation de l’Église et de l’État, les inventaires puis les spoliations des biens du clergé, l'expulsion des congrégations, …se préparaient en Loge !

 

Il fallait donc formater les esprits et verrouiller les éventuelles résistances. L'Affaire des Fiches commençait. Pour en connaître toutes les étapes, tous les acteurs de l'ombre, toutes leurs déclarations, il vous est conseillé de lire l'enquête en 4 parties réalisée par Patrice Mores et publiée dans l'excellente revue Lectures Françaises (n°760 à 763, juillet-novembre 2020, cliquez ici) fondée par le regretté Henry Coston.

 

Pour résumer, l'objectif de cette opération, savamment organisée et très conforme aux valeurs de la République, était de mettre en fiches tous les officiers de l'Armée française pour repérer ceux qui étaient catholiques. Et pouvoir ainsi bloquer et même briser leurs carrières ! Bref, pour empêcher toutes oppositions aux lois laïcardes en préparation. Bel esprit, non ?

 

Dans une moindre mesure, l'opération de flicage fut entreprise aussi dans le ministère de l'Instruction Publique. Mon grand-père maternel, jeune répétiteur – on dirait aujourd’hui maître d'internat – puis professeur d'anglais, fut ainsi repéré par les supplétifs du Grand Orient de France ! La chronique familiale rapporte même que sa fiche portait la mention accusatrice : " Va à la messe, avec un gros missel " !

 

Vous le voyez, dans un style un peu différent mais d'esprit similaire, l'histoire se répète aujourd'hui… En quelque sorte, une nouvelle saison d'un mauvais feuilleton républicain !

 

Pour avoir signé une tribune sous forme de lettre ouverte au Président de la République et autres responsables politiques, des militaires, généraux en tête, sont accusés de putsch, activement identifiés. Dénoncés par leurs chefs, ministre et chef d’État Major, qui leur promettent de graves sanctions. Le tout assaisonné de mensonges et tripatouillages historiques et surtout de grande bêtise !

 

Leur crime ? Avoir publiquement – bizarre pour des putschistes ! -- avalisé ce que nombre de nos concitoyens constatent eux-mêmes : " le délitement qui frappe notre patrie." Pas étonnant qu'une majorité de Français se disent en accord avec la tribune dite "des généraux".

 

Notre petit président et sa clique n'en sortiront pas grandis… mais justifiant ainsi le proverbe breton : C'est par la tête que pourrit le poisson !

12:15 Publié dans François Floc'h | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 23 mars 2021

Plaidoirie de Me Gilbert Collard en défense de Marine Le Pen…

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François Floc'h (∗)

J'aime bien Gilbert Collard ! Il ne manque pas de culot.. Son langage est fleuri, inventif, percutant. En ces temps d’apathie politique et d'auto-censure, son côté "grande gueule" n'est pas pour nous déplaire. Avec lui, on ne s'ennuie pas ! Et c'est important pour capter l'attention de l'électeur… L'eau tiède n’intéresse personne !

Tout récemment, invité sur Sud Radio – avec TV Libertés, rare espace de liberté d'expression du PAF, le fameux Paysage Audiovisuel Français – il a répondu à Eric Morillot qui le questionnait sur la future Présidentielle. Le propos est intéressant et mérite d'être noté bien qu'il sente un peu trop le cirage… de pompes ! Étonnant de la part de Gilbert Collard...

 Eric MorillotOn parle beaucoup d'une candidature d'Eric Zemmour. Est-ce que vous la craigniez ?

Gilbert Collard Il faut se méfier des ruses de l'Histoire… Eric est un ami. S'il est candidat, il ferait battre Marine. Je crains une candidature qui pourrait appauvrir... nous retirer des voix que l'on pourrait avoir. C'est clair. Je pense qu'il faut un rapprochement entre Eric Zemmour et Marine.

Eric MorillotMais, vous ne pensez pas qu'il pourrait dépasser Marine Le Pen au 1er tour ?

Gilbert Collard Non, je ne crois pas. Parce que l'on oublie quand même trop facilement que Marine, elle, offre aux Françaises et aux Français une expérience unique. Celle d'une femme qui a pris des coups, qui a reçu des tempêtes en pleine figure, des tempêtes politiques, affectives, humaines, et qui n'a jamais mis le genou à terre.

Et, ce dont la France a besoin c'est de quelqu'un qui ne s'agenouille pas, ni devant la repentance, ni devant l'Histoire, ni devant l'Union européenne, ni devant les banlieues, ni devant les zones de non-droit, ni devant la perte de souveraineté.

Et, elle a cet avantage, elle, à l'épreuve du feu, elle a eu ses brûlures et elle a tenu le coup. C'est assez unique.

 […] Et puis l'on passe à une questionnement sur l'Euro. Etc. Etc.

Cette réponse de Gilbert Collard m'a laissé fort perplexe…

Car, nous en connaissons tous des militants du "FN canal historique" qui ont pris des "tempêtes en pleine figure" en des temps politiques bien plus difficiles qu'aujourd'hui ! Et le premier d'entre nous, notre Jean-Marie Le Pen. L'argument de Gilbert Collard n'est donc pas recevable.

Gilbert Collard fait appel à notre mémoire. Et bien, prenons-le au mot !

A la question "Qui n'a jamais mis réellement le genou à terre ?", on peut lui rétorquer :

Qui s'est lancé dans une dédiabolisation stérile qui frise la compromission sinon le ridicule ?

Qui n'a jamais énoncé la moindre critique des lois mémorielles (Pléven, Gayssot, Perben) ? Lois qui bloquent les nécessaires débats, génèrent une auto-censure pernicieuse et empêchent ainsi les solutions salutaires.

Qui n'a manifesté aucun engagement contre les lois dites de "bioéthiques". A défaut de participation, aucun soutien à La Manif pour Tous. Et même aujourd'hui, annonce par Jordan Bardella que les lois Taubira faisaient maintenant partie des acquis de la République et que l'on n'y toucherait pas !

Pauvres Gilets Jaunes qui ne demandaient rien – à tort – aux Politiques mais qui auraient pu recevoir au moins quelques signes de sympathie. Rien, le néant !

Et puis, tout récemment, les cadres du RN auraient reçu des consignes pour ne pas participer à la manifestation de soutien à Génération Identitaire ! Des petits jeunes courageux qui veulent rester debout et utilisent seulement la technique d'Agitprop bien utile en politique !

Qui a dit à de multiples reprises que l'Islam était compatible avec la République ? Manifestant ainsi, en plus de ses lacunes historiques, son manque de volonté politique en ce domaine. Qui a dit que le Grand Remplacement n'existait pas ?

Décidément, cela fait beaucoup pour quelqu'un qui n'aurait jamais mis le genou à terre !

A la réflexion, c'est plutôt Eric Zemmour que j'ai reconnu dans le portrait dressé par Gilbert Collard. Il faudrait évoquer les oukases soviétoïdes du CSA qui semble craindre davantage l'éditorialiste de CNews que la présidente du RN. Et il est un critère qui ne trompe pas : au compteur des passages devant la 17e Chambre, pour propos de quelqu'un qui ne veut pas mettre le genou à terre, Eric Zemmour sort largement vainqueur !

(∗) Ancien secrétaire départemental FN des Côtes d'Armor.

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mercredi, 04 novembre 2020

La controverse fait rage... Quel texte fallait-il lire lors de l'hommage "national" à Samuel Paty et dans les classes, à la rentrée du lundi 2 novembre ?

dde.jpgFrançois Floc'h

La lettre de Jean Jaurès aux instituteurs (janvier 1888) ? La lettre de Jules Ferry (novembre 1883) ? Beaux textes en l’occurrence mais qui contredisent complètement les excentricités pédagogiques soixantehuitardes mises en œuvre par le ministère de l’Éducation nationale et ses agents syndiqués. Et ce, depuis maintenant plus de 50 ans ! Chez nos têtes de moins en moins blondes, les dégâts sont là pour le prouver !

Comme choix de texte, nous aurions plutôt proposé le texte de la conférence prononcée à la Sorbonne, le 11 mars 1882, par Ernest Renan, sur le thème si important et si actuel : Qu'est-ce qu'une nation ?

En particulier, sa conclusion qui commence ainsi :

« Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. »

Mais là, horresco referens, notre compatriote breton Ernest Renan aurait été traité de "fâchiste" !

En ces temps lointains de la fin du XIXe Siècle, les penseurs pensaient droit...

Depuis, on le voit, la décadence a fait son œuvre...

00:58 Publié dans François Floc'h | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 19 octobre 2020

Samuel Paty avait 47 ans... Il y a 47 ans le mouvement Ordre nouveau avait prévu les risques de l'immigration sauvage... Il a été interdit !

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François Floc'h

Samuel Paty est mort décapité au nom d'Allah ! Prions pour le repos de son âme.

Samuel avait 47 ans et était professeur d'histoire-géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine.

Bien sûr, je ne connais pas Samuel. Certains disent qu'il était "engagé". Que cela veut-il dire ?

Qu'il était "Charlie" comme bon nombre de ses collègues professeurs ? Qu'il croyait à la liberté d'expression mais pas pour tous ? Que, jeune professeur, en 2002, il avait défilé, avec ou sans élèves, contre la présence de Jean-Marie Le Pen au 2ème tour de la Présidentielle ? Ce serait plausible, c'est si courant dans nos lycées et collèges.

Samuel avait 47 ans. C'est bien jeune pour mourir. Et cette mort atroce n'est pas la première. La liste s'allonge. Une mort presque prévisible en quelque sorte... Samuel avait 47 ans !

Et il y a 47 ans, l'année de sa naissance, le mouvement Ordre nouveau, composante du Front national créé l'année précédente, organisait un meeting à la Mutualité. Le 21 juin 1973 très exactement. Sur le thème Halte à l'immigration sauvage ! Il y a 47 ans, l'année de la naissance de Samuel !

Pour stopper l'invasion rampante, qu'ont fait tous nos responsables politiques en 47 ans ? RIEN !

Lâcheté ? Aveuglement ? Idéologie ? Acceptation ? Un mélange de tout cela comme vient de le montrer, ce même soir face à Eric Zemmour, Jean-Pierre Chevènement qui était pourtant loin d'être le pire !

Bien sûr, nos ministres iront faire du voyeurisme à Conflans-Sainte-Honorine au lieu de faire leur "job" qui est de protéger les Français. Nous aurons droit aux discours de "pas d'amalgame", et l'on ira déposer des bougies et participer à des marches blanches. Et l'on traînera devant les tribunaux ceux qui auraient des velléités de résistance. C'est à pleurer !

Une fois encore, la Marseillaise sonnera faux :
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !

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