lundi, 20 juillet 2026
La mémoire des martyrs catholiques espagnols face à la vengeance « historique » des socialistes
L'hystérie républicaine espagnole à l'oeuvre
Michel Festivi
L’excellent journal espagnol El Debate, nous apprend dans un article du 11 juillet dernier, que le Vatican s’apprête à béatifier 111 martyrs, assassinés pendant la guerre civile espagnole « in odium fidei ». Comme tous les autres déjà béatifié, soit environ plus de 2.000 d’ores et déjà, et comme tous ceux qui restent encore à béatifier, ils sont tous morts parce qu’ils étaient catholiques et qu’ils exprimaient publiquement leur foi, qu’ils n’ont pas voulu renier. 2.000 autres causes espagnoles environ sont actuellement à l’étude à Rome.
Ces « macro béatifications », comme le titre El Debate, se feront en trois temps. Ce sera tout d’abord la cérémonie concernant l’île d’Ibiza, le 17 octobre prochain pour Juan Torres Torres et 19 de ses compagnons qui furent supprimés entre les mois d’août et de septembre 1936. Ibiza fut avec Minorque, le lieu des plus cruelles persécutions religieuses de la guerre civile.
Madrid fermera la marche, le 28 novembre 2026, avec le cas de Ignacio Aláez Vaquero et 10 autres suppliciés, des séminaristes notamment, dont un étudiant en philosophie de 21 ans, qui fut exécuté avec son père, ainsi qu’un confesseur des Sœurs Hospitalières de Ciempozuelos. La troisième et dernière séquence de ces béatifications exceptionnelles par leur nombre, concernera la région de Santander, le 21 novembre 2026, elle élèvera Francisco González de Córdova et 79 autres malheureux.
Parmi ces derniers, le Saint Siège a dûment souligné que certains d’entre eux furent jetés à la mer, avec les pieds et les mains attachés, une pierre enroulée autour du cou. D’autres disparurent dans le bateau-prison Alfonso Pérez, qui se trouvait au large de Santander. Plusieurs furent non seulement passés par les armes, mais on brûla leurs corps. Parmi ces 80 martyrs, on décompte 67 prêtres, 3 religieuses carmélites, 3 séminaristes et 7 laïcs. Les révolutionnaires français qui jetèrent à l’eau, dans la Loire des suppliciés pieds et poings liés en 1794, avaient fait des émules. Car tout se tient.
Parmi ces laïcs espagnols figurait un juge, Luis Mosquera Caramelo, magistrat à Santoña en Cantabrie, âgé de 36 ans qui fut torturé et fusillé le 27 décembre 1936. Fils et petit-fils de magistrat, père lui-même d’un juge à la Cour suprême espagnole, il était né à la Corogne en 1900, et était docteur en droit. Marié, il avait 5 enfants. Il fut arrêté chez lui par des miliciens rouges, le 13 novembre 1936, alors qu’il aurait pu fuir, mais il choisit de rester auprès de sa famille, dont un bébé de quelques mois. Il sera le premier juge espagnol à être béatifié.
Enfin le premier magistrat, pas tout à fait. Un procureur, ou avocat de l’État, ce corps judiciaire spécifique à l’Espagne, Luis Belda Soriano de Montoya avait été béatifié le 25 mars 2017, avec 114 autres victimes de la terreur rouge à Almería. Beau-frère du communiste stalinien Rafael Alberti, Luis Belda était né en 1901. Issu d’une famille modeste, orphelin de père à 10 ans, ses très grandes capacités intellectuelles lui font réussir le très difficile concours des avocats de l’État. Nommé à Almería, il s’investit dans le diocèse avec ardeur, et devient un proche de l’évêque, multipliant les œuvres caritatives, les conférences, les cours d’alphabétisation. Père de six enfants, il est arrêté le 7 juillet 1936. Emprisonné sur le bateau-prison Capitán Segarra, il sera mitraillé sur une plage avec 22 autres prisonniers, le 14 août 1936. Le 3 juin 2026, l’université San Pablo de Palma de Majorque, sa ville natale a baptisé de son nom, son nouveau centre universitaire, en présence de deux de ses filles et de trois de ses petits-enfants.
Beaucoup d’ouvrages font état d’environ 7.000 à 8.000 religieux et religieuses, qui ont été exécutés en Espagne par les révolutionnaires entre 1934 à 1939, ce qui représente l’une des plus fortes hécatombes catholiques en occident. Mais c’est omettre de très nombreux laïcs, assassinés pour leurs seules implications dans les diocèses, tant au niveau caritatif qu’éducatif. C’est pourquoi, et avec juste raison, le grand écrivain et poète, Paul Claudel, dans un poème célèbre publié en 1937, « Aux martyrs espagnols », évoque 16.000 martyrs. Cela bat en brèche les états d’âmes de nos catholiques progressistes, les Maritain, Mauriac, Mounier et sa revue Esprit, qui prendra fait et cause pour les « tueurs de curés », les mal nommés « républicains », qui n’étaient que des tortionnaires. Même Georges Bernanos se laissera duper par la propagande révolutionnaire, qui s’abattit en France, sous le couvert du Kominterm.
Un républicain de la première heure, José Ortega y Gasset, philosophe, écrivain, journaliste, professeur d’université, réfugié en France à l’automne 1936, remettra en place ceux qui dans leurs fauteuils douillets, signaient des pétitions en faveur des communistes espagnols comme Albert Einstein. Dans un texte intitulé « Sur le pacifisme », et publié en juillet 1938 dans la revue The Nineteenth Century, Ortega y Gasset fustigera ces pétitionnaires professionnels : « pendant qu’à Madrid les communistes et leurs proches forçaient, sous les pires menaces, écrivains et professeurs à signer des manifestes et à parler à la radio, confortablement assis dans leurs bureaux ou leurs clubs, à l’abri de toute pression, certains des principaux écrivains anglais signaient un autre manifeste garantissant que ces communistes et leurs proches étaient les défenseurs de la liberté... ».
Les socialistes espagnols, Pedro Sánchez en tête, ont demandé à l’ex-juge d’extrême gauche Baltasar Garzón, de présider la commission de la Mémoire historique, qui ne réhabilite que des tueurs et des tortionnaires de gauche. On ne pouvait pas en attendre moins, de la part de ce militant extrémiste qui a été condamné par la justice espagnole à être démis de ses fonctions pour plus d’une dizaine d’années, pour avoir bafoué la loi. Les socialistes ça ose tout, surtout le pire, c’est à ça qu’on les reconnait, la droite elle regarde passer les trains. On vient d’en avoir un exemple tout dernièrement à Paris, la municipalité de gauche venant de débaptiser une place « Maurice Barrès », alors qu’il fut l’un des premiers à se précipiter pour saluer la mémoire de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914.
Car Maurice Barrès, décédé le 4 décembre 1923, eut droit à des funérailles nationales. En France, comme en Espagne, on falsifie l’histoire.
Maurice Barrès (1862-1923)
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jeudi, 16 juillet 2026
Le 18 juillet 1936 recommença la guerre civile espagnole
Michel Festivi
Je tiens de mon ami Pío Moa, le grand historien espagnol qui a complètement revisité cette période, grâce essentiellement à des documents de premières mains, venant du PSOE, cet article sur les causes de la reprise des combats fratricides, le 18 juillet 1936. Pío Moa tient un blog d’une rare qualité historique et documentaire : Más españa y más democracia, très facilement accessible. Ceux qui lisent l’Espagnol peuvent le consulter.
A) Les 17 et 18 juillet 1936, ne commença pas la guerre civile. Elle se réactiva. Son point de départ fut l’insurrection du PSOE, des gauches espagnoles, des séparatistes catalans, des anarchistes en octobre 1934. Ce fut selon Pío Moa « la première bataille de la guerre civile ». Dans tous ses ouvrages Pío Moa le démontre implacablement, et plusieurs historiens depuis lors, reprennent cette analyse (1). Le républicain Salvador de Madariaga, qui fut député, diplomate et ministre républicain écrira en exil : « le soulèvement de 1934 fut impardonnable... Avec la révolte de 1934, la gauche espagnole perdait jusqu’à l’ombre d’une autorité morale, pour condamner le soulèvement de 1936 ».
B) L’insurrection qui a sauvé l’Espagne du communisme, et qui la sauvera entre 1940 et 1945 du nazisme, aurait dû échouer, mais heureusement, il n’en fut pas ainsi. Les gauches avaient orchestré, grâce à la IIIe internationale et à ses relais, une propagande massive pour « sauver la république », alors qu’en réalité, les archives moscovites prouveront que le but était de faire de l’Espagne une colonie soviétique, un premier essai de « démocratie populaire», comme l’avait prédit l’un des chefs du POUM Julían Gorkin. Un ouvrage qui vient d’être juste publié en Espagne le démontre (2). Un communiste espagnol, Fernando Claudín écrira, bien plus tard : « les services secrets staliniens, agirent en Espagne comme ils auraient pu le faire dans la République populaire de Mongolie ».
C) Si octobre 1934 fut le premier coup d’État des gauches espagnoles, le second furent les fraudes, manipulations, violences, lors des élections de février 1936, qui amenèrent les partis du Front populaire au pouvoir. Ces violences et fraudes ont été aujourd’hui totalement démontrées et attestées (3), et de nombreux historiens comme Stanley Payne les avalisent. Ces fraudes ont amené à la destitution illégale du président de la république, Alcalá-Zamora, le 7 avril 1936.
D) Ce double coup d’État n’a été rendu possible que grâce aux inconséquences et aux incompétences des hommes politiques républicains modérés, qui ont cru pouvoir s’allier avec les pires extrémistes, pour s’en repentir ensuite, tel Manuel Azaña. Une situation qui se retrouve, peu ou prou, dans bien des circonstances, dans de nombreux pays, en France comme en Espagne et ailleurs, hier et aujourd’hui.
E) Le Front populaire fut une alliance, comme le décrit Pío Moa, entre partis soviétisant et séparatistes, nullement démocratiques bien au contraire, les anarchistes de la CNT et la FAI, très puissants alors, contribuèrent fortement aussi aux crimes, incendies et destructions. Le PSOE, le plus grand parti politique de masse, était totalement bolchévisé depuis 1933, sous la houlette de son chef, Largo Caballero dit « le Lénine espagnol ». D’ailleurs au printemps 1936, les jeunesses socialistes et communistes fusionneront dans la JSU, comme les syndicats socialistes et communistes, l’UGT et la CGTU. Les partis socialistes et communistes catalans aussi dans le PSUC. Le PSOE et le PCE devaient se fondre dans un parti unique du prolétariat, sans l’arrivée de la guerre civile, les archives du Kominterm démontrent que cette politique était téléguidée par Moscou, ses agents et ses financements, sous la direction de Georgi Dimitrov, le secrétaire général du Kominterm, qui mettra en place la politique dite des Fronts populaires. (4)
F) Si le front populaire espagnol perdit la guerre civile, la cause en fut essentiellement les discordes majeures entre les communistes qui entendaient militariser les troupes et cacher la révolution, alors que les anarchistes et les antistaliniens voulaient supprimer la discipline, les grades, les ordres et qu’ils proclamaient la fin d’un système libéral au grand jour. Ces deux fractions se firent la guerre en mai 1937, puis encore en mars 1939. Le camp national avait fait son unité, en octobre 1936, sous la houlette du général Franco, qui devint généralissime des armées nationale et chef de l’État à Burgos. (5)
G) Staline entendait mettre définitivement le pied en Espagne ou dans une partie de l’Espagne, et pour cela, faire croire aux Français et aux Anglais, grâce aux Brigades internationales, qu’il luttait pour défendre une « république démocratique », summum de la propagande soviétique. Il avait aussi pour but d’éloigner tout conflit des frontières de l’URSS, en faisant s’affronter sur le sol espagnol, Allemands, Italiens et « républicains », par le biais des brigadistes internationaux (60.000 environ), et par les armes, avions, tanks, matériels et approvisionnements divers qu’il fournissait aux forces de gauche qu’il choisissait, grâce à l’or de la Banque d’Espagne, qui était arrivée à Odessa, dans la plus grande discrétion, en octobre 1936, et qui en fit le maître de la zone révolutionnaire. Ce fut pour l’URSS une très bonne affaire, s’accaparer l’or de l’Espagne, et envoyer comme soldats la plupart des communistes du monde entier, sauf des Russes, qui étaient essentiellement des conseillers techniques, « des diplomates », des policiers, des agents de propagande. Avec l’argent espagnol Staline se battait en Espagne, par procuration.
H) Enfin de très nombreux républicains de la première heure durent s’exiler dès l’automne 1936, pour ne pas être assassinés par les hordes miliciennes, comme le docteur et député Gregorio Marañón, la députée Clara Campoamor, l’ex ministre de l’Intérieur Miguel Maura, le rédacteur en chef de la Vanguardia de Barcelona, Augustí Calvet dit Gaziel, le député et philosophe, José Ortega y Gasset, les écrivains comme Azorín et Rámon Pérez de Ayala, et des milliers d’autres. Clara Campoamor et le docteur Marañón ont attesté, qu’il y avait eu à Madrid près de 36.000 exécutions entre février et septembre 1936, et que près de 40.000 intellectuels, hommes de sciences durent fuir dès l’automne 1936. Les premiers qui furent passés par les armes des révolutionnaires, furent bien souvent d’ardents républicains qui eurent des fonctions imminentes, mais qui s’étaient opposés au Front populaire, comme Melquiades Álvarez, Manuel Rico Avello, Ramón Álvarez ou Rafael Salazar Alonso.
C’est ainsi, que la militante républicaine et députée aux Cortès constituantes (1931-1933), Clara Campoamor a pu écrire, après son exil, à une amie, la médecin Paulina Luisi : « Je souhaite ardemment le triomphe de Franco sur les forces gouvernementales, pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ! ». (6)
Notes
(1) Pío Moa, Les mythes de la guerre d’Espagne, L’artilleur, 2022
(2) Gustavo Martín Asensio, Marea Roja, La estrategia soviética en la España de la Segunda República, Espasa, 2026
(3) Manuel Álvarez Tardio y Roberto Villa García, 1936 : Fraude y violencia en las elecciones del frente popular, Espasa, 2017
(4) Michel Festivi, Les griffes de Staline sur la république espagnole, 19326-1939, préface de Pío Moa, Dualpha, 2025
(5) Michel Festivi, Francisco Franco, un caudillo pour l’Espagne, Bio-collection, Déterna et Synthèse nationale, 2025
(6) Letra de Mujer, prológo de Beatriz Ledesma, Espuela de Plata, 2026
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lundi, 13 juillet 2026
Madrid, le 13 juillet 1936, l’assassinat crapuleux de José Calvo Sotelo
Michel Festivi
Le 15 avril 1936, à peine trois mois après la victoire frauduleuse des forces du front populaire espagnol, le courageux et talentueux député de l’opposition, José Calvo Sotelo - (il avait été entre 1925 et 1930, ministre des Finances du gouvernement de Miguel Primo de Rivera) - monte à la tribune des Cortès. « Il souffle sur l’Espagne, une rafale de fer et de feu...quand la foule crie « à bas la police », quand au cri de « Vive l’Espagne », on répond par des « Vive la Russie », quand on insulte l’armée et que l’on tourne en dérision tout ce qui fait la patrie ». Et il va implacablement lister les attentats, les destructions, les incendies, les crimes qui ravagent la pauvre Espagne depuis le 16 février 1936. 105 Églises incendiées, 74 morts en 3 mois, 345 blessés. Il dénonce le fait que « la force publique est consignée car le représentant de l’autorité, lui interdit de sortir dans les rues ». Il accuse le socialiste, véritable cryptocommuniste, Álvarez del Vayo, la tête pensante de Largo Caballero, d’avoir dit que tout cela « avait été fait par le peuple de Madrid pour protester contre la lenteur avec laquelle le gouvernement exécutait le programme du Front populaire ».
Le 16 juin 1936, de nouveau, et Calvo Sotelo et José Maria Gil-Robles, le chef de la droite, la CEDA, montent au créneau dans l’enceinte des Cortès. Car tout s’est aggravé. On dénombre désormais 269 meurtres ou assassinats, 1287 blessés, 10 sièges de journaux d’opposition détruits, 170 Églises ou bâtiments religieux incendiés. Le chef du gouvernement, l’homme de la gauche républicaine Santiago Casares Quiroga s’écrit : « la violence contre le chef du parti monarchiste ne serait pas un délit », et la stalinienne Dolores Ibárruri, la Pasionaria : « cet homme a parlé pour la dernière fois ».
Car Calvo Sotelo est bien conscient qu’il risque sa vie à ainsi mettre les chefs politiques du front populaire devant leurs écrasantes responsabilités. Comme l’énonce la chanson populaire « cet homme a dit la vérité, il doit être exécuté ». Prenant les devants, il avait cité Saint Dominique de Silos : « Seigneur, vous pouvez m’ôtez la vie, mais vous ne pouvez rien de plus ». Il en a fait aussi la confidence à son ami, Luis de Galinsoga, directeur du journal d’opposition ABC. Bizarrement, les autorités chargées de la protection des principaux hommes politiques du pays, ont fait modifier son escorte, qui est désormais plutôt chargée de le surveiller, de l’espionner que de le protéger.
Le 12 juillet 1936, le communisant José Castillo, qui avait participé aux attaques armées d’octobre 1934 dans les Asturies, et qui n’avait pas hésité à exécuter à bout portant un jeune militant carliste, Llaguno Acha, quelque temps auparavant, est vengé par ses camarades. Ce meurtre de Llaguno Acha était d’autant plus scélérat, que ce dernier avait été abattu par Castillo, alors qu’il assistait à la procession funèbre d’un de ses camarades phalangistes lui aussi lâchement assassiné. Castillo était instructeur au sein des Milices « antifascistes » ouvrières et paysannes, MAOC, ainsi qu’auprès d’une organisation clandestine militaire d’extrême-gauche, l’UMRA, car il est largement démontré par l’étude des archives moscovites de la IIIème internationale, que les communistes et les socialistes avaient largement infiltré l’armée (Cf Marea Roja (Marée rouge), de Gustavo Martín Asensio, publié en 2026).
Dès lors, les milices front-populistes vont se déchainer comme jamais. Dans la nuit du 12 au 13 juillet 1936, partent de la caserne Pontejos, des autobus officiels de la police vers trois directions. Le domicile de Calvo Sotelo situé rue Velásquez, l’habitation de Gil-Robles et celle du chef monarchiste et ancien député, Antonio Goicoechea. Ces deux derniers ne se trouvaient pas à Madrid alors, ils auront de fait la vie sauve.
À l’intérieur du bus N°17 qui arrive rue Velásquez, on y trouve Fernando Condés, garde du corps du ministre socialiste Indalecio Prieto ; un membre du PSOE, Luis Cuenca, aussi cerbère de Prieto et son homme de confiance. Des membres du Front populaire, Francisco Ordónez, Santiago Garcés, José del Rey Hernández et plusieurs gardes d’assaut de la caserne de Pontejos. Vers deux heures du matin, le véhicule officiel se range rue Velásquez et les hommes armés, dont plusieurs sont en uniformes, investissent par la force le domicile du député, sans mandat, hors du cadre de toute procédure régulière, faisant fi et de l’horaire et de l’immunité parlementaire.
Calvo Sotelo est surpris nuitamment, alors qu’il se trouve avec sa femme et ses quatre enfants, en pyjama. De force, ces hommes prétendent l’emmener à la sureté générale, et l’empêchent de téléphoner aux autorités. Ce dernier proteste véhémentement et rappelle qu’en tant que député, il ne peut ainsi être appréhendé. Mais rien n’y fait, la force brutale et armée a le dessus.
Il monte dans le fourgon et arrivé au carrefour avec la rue Ayala, Cuenca qui est derrière lui, lui tire une balle dans la nuque, Calvo Sotelo s’effondre. Il est achevé par un deuxième coup de feu et sera jeté comme un chien au cimetière de l’Est, ou l’on retrouvera son cadavre au petit matin. Les assassins, tous connus et répertoriés, ne seront jamais inquiétés. Pire encore, le 25 juillet 1936, des gros bras du front populaire, lourdement armés, en plein jour, pénètrent dans le palais de justice de Madrid, se rendent directement dans le bureau du Juge chargé de l’enquête, prennent le dossier et disparaissent, comme ils étaient venus. Madame Calvo Sotelo avait reconnu sur photos les criminels, la famille n’aura jamais la possibilité de voir les assassins jugés.
Le gouvernement interdit aux journaux de diffuser toute nouvelle sur ce crime, et même la date et le lieu des obsèques, mais le bouche à oreille fonctionnant, une foule considérable va assister aux funérailles de ce martyr. Ce fut un crime sans précédent, c’était la première fois, dans toute l’histoire parlementaire de l’Espagne, qu’un député en exercice était ainsi assassiné, par des hommes en fonction, avec des armes et des véhicules appartenant à l’État, avec les moyens et l’aval du pouvoir socialo-communiste.
Les conséquences de ce magnicide furent considérables, une grande partie de la population pris conscience qu’il fallait mettre fin à cette anarchie généralisée. Le 11 juillet 1936, Franco, relégué aux Canarie depuis mars, faisait savoir par un télégramme codé au général Emilio Mola, le directeur de la future rébellion depuis Pampelune, qu’il n’y participerait pas, avec ce terme sibyllin mais explicite pour les initiés : « Une géographie peu étendue ». Le 13, il changeait d’avis et réussira à passer au Maroc espagnol. La suite nous la connaissons.
Le 18 juillet 1948 Franco octroya à la victime, à titre posthume, le titre de Duc de Calvo Sotelo et de Grand d’Espagne. Bien sûr les continuateurs politiques des tueurs du front populaire espagnol, Pedro Sánchez en tête, ont en 2022 supprimé cette distinction honorifique, rajoutant de l’ignominie au crime crapuleux. Car pour les gauches, on n’a pas le droit de s’opposer à elles, car s’opposer aux gauches, c’est être un fasciste, assurément. En 1936, comme en 2026.
Lire Le Cahier d'Histoire du nationalisme n°32 "Les Phalanges espagnoles" de Michel Festivi cliquez ici
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lundi, 06 juillet 2026
Redécouverte, dans l’Espagne socialo-communiste de Pedro Sánchez, d’une républicaine féministe qui souhaitait la victoire de Franco
Michel Festivi
Malgré la chape de plomb totalitaire mémorielle imposée par le gouvernement de Pedro Sánchez, multipliant les ignominies historiques destinées à promouvoir les tueurs et les assassins qui se répandirent comme une trainée de poudre en Espagne, après la victoire frauduleuse des partis du front populaire en février 1936 d’une part ; et à effacer d’autre part tous les signes et symboles de la délivrance nationale, qui évita à l’Espagne de devenir l’une des premières « démocratie populaire », à la mode soviétique ; les espagnols peuvent redécouvrir leur histoire à la fois tragique et glorieuse, s’ils prennent le soin de prendre connaissance de toutes récentes publications. Un ouvrage fondamental vient d’être publié en Espagne, Marea roja (Marée rouge), (1), qui finalise les démonstrations précédentes sur l’implication totale de la Russie soviétique et la IIIème internationale, dans la vie politique espagnole entre 1931 et 1936 pour tenter d’en faire le premier essai de « démocratie populaire ». C’est notamment ce que j’ai argumenté dans l’un de mes derniers livres (2), ce que les archives à Moscou confirment.
Par ailleurs, a été publiée en l’Espagne (on en est à la 6ème réédition), l’édition française du livre de la républicaine Clara Campoamor, d’abord parue chez Plon en 1937 (3), puis en Espagne avec une excellente introduction et des notes capitales (4) de l’historien Luis Español Bouché, et enfin tout dernièrement des lettres de Clara Campoamor à diverses personnalités, qui illustrent plus encore la position furieusement anti-front populaire d’une authentique femme de gauche, et républicaine de toujours. (5)
En septembre 1936, cette républicaine et ex-députée aux Cortès constituantes (1931-1933), qui s’était battue comme une lionne pour obtenir que le droit de vote des femmes soit inscrit dans la constitution républicaine du 9 décembre 1931, Clara Campoamor, fuit le Madrid révolutionnaire avec sa vieille mère, pour s’établir en Suisse, chez une amie avocate, Antoinette Quinche, car elle risquait tous les jours d’être assassinée, si elle restait confinée dans la capitale espagnole soumise aux pires des tortionnaires.
Clara Campoamor était une fille du peuple (1888-1972). Orpheline de père à 10 ans, elle commence à travailler à 12 ans. Après avoir exercé plusieurs métiers, elle va militer dans des associations féminines, écrire de nombreux articles, être secrétaire de rédaction. Elle avait appris le français, qu’elle parlait à la perfection (puisqu’elle fera même des traductions, notamment de Théophile Gautier). Elle va passer l’équivalent du baccalauréat vers la trentaine, puis sa licence en droit. Elle deviendra la 2ème avocate d’Espagne à la fin des années 1920, et s’inscrira au barreau de Madrid, se spécialisant notamment dans la défense des filles-mères et des enfants naturels. En juin 1931, elle est élue aux Cortès constituantes sur une liste du parti républicain radical, plutôt centriste. (les femmes pouvaient être élues mais ne pouvait pas voter encore). Elles seront 3 femmes à être élues sur 473 députés. Elle va se démener contre presque toute la gauche, pour imposer le droit de vote des femmes, et y parviendra, sous leurs insultes et quolibets. Ses deux collègues femmes de gauche, la socialiste Victoria Kent, et la future communiste Margarita Nelken seront totalement opposées au vote des femmes. Manuel Azaña aussi, tout comme le socialiste Indalecio Prieto. C’est ainsi qu’aux législatives de novembre 1933, les femmes pourront voter à l’égal des hommes.
18:20 Publié dans Michel Festivi, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 03 juillet 2026
Espagne, la passe de 4 : en Andalousie, un accord Parti populaire/Vox vient d’être signé :
Michel Festivi
Et de quatre. Après l’Estrémadure, l’Aragon, la Castille et Leon, l’Andalousie, l’une des régions la plus grande et la plus peuplée d’Espagne, vient de régulariser la signature jeudi soir 2 juillet, d’un accord gouvernemental régional entre le PP et Vox. Je rappelle que suite aux élections régionales du 17 mai dernier, le PP qui avait obtenu quatre ans auparavant la majorité absolue, avait chuté de 5 sièges pour n’en obtenir que 53, alors que la majorité absolue est de 55 sièges. Vox quant à lui avait gagné un député, passant de 14 à 15, pour gouverner sereinement un accord était donc quasiment indispensable, surtout pour le vote du budget et la stabilité de la communauté autonome.
Depuis 23 jours, les deux délégations négociaient âprement dans plus grand secret. Lors du premier tour de l’élection du Président de la Région en début de semaine, ce que l’on nomme en Espagne La Junta de Andalucía, Moreno du PP, le président en fonction provisoire, n’avait pas obtenu la majorité, et n’avait pas été réélu. Les tractations se sont donc accélérées pour parvenir à un arrangement. Il faut savoir qu’à défaut de majorité absolue, et si aucun accord programmatique n’était trouvé, cela pouvait donner lieu à de nouvelles élections.
Juan Maria Moreno a été élu Président au second tour, jeudi 2 juillet, avec 68 voix, soit la réunion des voix du PP et de Vox. Manuel Gavira, le chef de Vox en Andalousie, devient Vice-président avec le poste de ministre du tourisme, de la dérèglementation, de la justice et de l’administration locale. Gavira sera aussi désigné sénateur, car chaque région peut nommer des sénateurs, en fonction de son poids démographique et des résultats des élections régionales. Ce fera que Vox aura désormais 5 sénateurs, alors qu’ils n’en avaient aucun, il y a encore quelques mois.
Cet accord a été confirmé depuis Madrid, par le Président du PP, Feijóo, c’est dire l’importance de cet engagement qui a mis du temps à accoucher, car Feijóo comme Moreno sont des centristes. Feijóo vient d’ailleurs d’émettre le souhait de changer la loi électorale, pour donner automatiquement la majorité au parti arrivé en tête, si le PP parvenait au pouvoir seul.
Un programme en 150 points a été acté en Andalousie, dont une baisse des impôts, un plan de soutien à la natalité, des aides aux familles nombreuses, et la suppression de l’accueil des mineurs non accompagnés. Mais le plus important, c’est l’approbation du non-renouvellement du programme de langue arabe et de la culture marocaine dans les écoles publiques d’Andalousie.
Il faut savoir que depuis les années 1980, et des accords entre l’Espagne et le Maroc, des enseignants marocains pouvaient dispenser dans les écoles publiques espagnoles, la langue arabe et la culture marocaine. Cela est géré par les régions qui ont la compétence scolaire. Vox dénonce cela depuis des lustres et est en pointe pour sa suppression, car dit-il avec justesse que cela représente : « un programme d’endoctrinement dans les salles de classe ». L’accord PP/Vox rejette donc « toute ingérence étrangère ou tentative de diluer notre identité ».
Certes, il s’agit d’un programme extra-scolaire facultatif, en principe en dehors des heures de cours, mais pour Vox s’est promouvoir la ségrégation. À Almería par exemple, 40% des écoles appliquaient ce programme. L’accord PP/Vox insiste sur « l’apprentissage et le respect de nos coutumes et traditions ».
On ne peut que se féliciter du fait que le PP a loupé même de peu la majorité absolue, car sinon ce programme des plus salvateurs n’aurait jamais été mis en place. Le PP avait eu la majorité absolue depuis 4 ans, et n’avait jamais supprimé cette ingérence étrangère dans les écoles.
Comme je l’indique à chaque fois, on ne peut que féliciter la pugnacité de Vox, qui défend son programme mordicus en étant par ailleurs d’un pragmatisme certain. On ne peut aussi que louer le système électoral à un seul tour, qui empêche les magouilles politiciennes de l’entre-deux tour puisque justement il n’y a qu’un tour. Nous sommes en Europe, les seuls à avoir ce système électoral aussi inique et perverti. Si nous reproduisions le système électoral qui a cours en Espagne, en Allemagne, et partout ailleurs en Europe, cela changerait considérablement la donne politique française à plein d’égards. Les fronts républicains ne seraient plus possibles et les baronnies auraient plus de plomb dans l’aile, mais cela beaucoup de français ne veulent pas le comprendre.
En tout cas de plus en plus d’Espagnols, même à gauche souhaitent la démission de Pedro Sánchez et l’organisation de nouvelles élections législatives. Le gouvernement sentant bien les choses, vient d’inventer une nouvelle loi, qui permettrait aux petits fils de réfugiés espagnols vivant à l’étranger, d’obtenir très facilement la nationalité espagnole, et donc de voter. Le PSOE espère ainsi modifier le corps électoral, et obtenir une victoire, qui en l’état lui serait refusée par les urnes. Cette « ley de los nietos », est une nouvelle manœuvre scélérate des gauches espagnoles, à l’instar des falsifications électorales, qui avaient permis en février 1936, la victoire frauduleuse des partis du front populaire. Car le peuple a toujours tort, s’il ne vote pas à gauche.
18:48 Publié dans En Europe et ailleurs..., Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Partout le communisme n’est que tragédies et désolations, l’exemple du Venezuela
Michel Festivi
On le sait depuis toujours, le communisme ou ses avatars n’ont apporté que misères et désespérances. Que ce soit en Russie, dans les pays de l’ancien Pacte de Varsovie, en Chine sous Mao, à Cuba, au Nicaragua, partout où ce système s’est installé, dans la plupart du temps par la force, les pays furent ruinés, les gens surtout, sauf bien sûr une élite, une nomenklatura qui elle prospère et s’enrichit sur le dos du peuple. Sans compter les millions de morts et de déportés.
Qui plus est un système totalitaire s’est immédiatement mis en place, tel que l’avait parfaitement décrit George Orwell dans La Ferme des animaux ou 1984. Le terrible tremblement de terre qui vient de se produire au Venezuela chaviste ou maduriste au choix, vient de révéler, si tant est que cela ne soit pas connu déjà, toute l’ampleur de ce système mortifère, qui a toujours été à l’origine de drames, malgré les croyances de certains, dû à un antiaméricanisme aussi primaire, que béat et idiot.
Un récent reportage du Figaro, nous démontre, si besoin était, toute la dimension malfaisante de ce régime, pourtant adulé par une partie de la gauche française, et également espagnole. Non seulement les forces de l’ordre, les fameux « colectivos », cette police politique, en profite pour piller les bâtiments délabrés, et même les cadavres, mais les sauvetages se font selon une hiérarchie politique bien assumée, les piliers du régime d’abord, le peuple ensuite peut-être.
« Nous sommes traités comme des chiens », tel est le cri d’immense détresse qu’à pu entendre la journaliste du Figaro, le 2 juillet dernier. Prédations des forces de l’ordre, les grues et pelleteuses sont priorisées pour les élites communistes, et de surcroit il faut payer pour qu’elles interviennent. Des milliers de victimes sont restées coincées dans les décombres, par manque cruel de moyens, défauts absolus de coordinations, impéritie totale du régime. Ainsi, il a pu être constaté, que les quartiers résidentiels, où vivent les huiles du régime, ont été les premiers, voire les seuls à être secourus.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, ont démontré que certains pillages sont le fait d’agents du système communisto-chaviste. Quant aux circuits d’approvisionnement, l’aide matérielle et alimentaire est bien souvent, sinon toujours détournée, au profit des mêmes. Ainsi, un partisan du régime qui avoue avoir toujours voté chaviste a déclaré : « La révolution nous a promis l’égalité face au malheur. Mais une élite est toujours privilégiée tandis que le reste de la population est délaissée...Notre présidente ne sert absolument à rien, tout ici n’est que mensonge ».
Les intimidations se perpétuent, des reporters ont vu leurs matériels confisqués. Certains, plus nombreux qu’on ne le croit regrettent le départ des secours étrangers et surtout le fait que les américains n’est pas terminé le travail le 3 janvier dernier, en faisant sauter complètement le régime. Tel est le triste sort du Venezuela tant adulé par le chef des Lfistes, ou par les Zapatero ou Pedro Sánchez.
Quant à Cuba, qui souffre du manque de tout, des coupures de courant qui peuvent durer plusieurs jours, une grande partie de la population s’était réjoui de la chute de Maduro et pensait que cela allait se répandre sur la grande île, malheureusement il n’en a rien été. Comme l’a noté Hector Lemieux, dans un article du début de l’année 2026, la population cubaine était partagée entre les plus anciens, qui faisaient toujours semblant de croire en leur « révolution », et les plus jeunes, qui ont manifesté leur état de désespérance absolue face à ce régime qui les maintient dans la servitude et la misère.
Oui décidemment, rien de nouveau sous le soleil noir du communisme.
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dimanche, 28 juin 2026
Dans Rivarol de cette semaine : un grand entretien avec Michel Festivi sur son Cahier d'Histoire du nationalisme consacré aux Phalanges espagnoles
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jeudi, 25 juin 2026
Un historien médiéviste mélenchoniste suspendu, puis interdit d’exercer à Lyon II
Michel Festivi
À la fin de l’année 2025, cet enseignant d’extrême gauche, Julien Théry avait été suspendu par son université, Lyon II, suite à une caricature antisémite qu’il avait reprise sur Facebook au cours de l’année 2024. Il avait aussi diffusé « une liste de génocidaires à boycotter ». Il fait de plus l’objet d’une enquête pour injure publique et provocation à la discrimination, suite à un signalement auprès du procureur de la république. À partir d’une tribune du Figaro, publiée par 20 personnalités qui appelaient Emmanuel Macron à ne pas reconnaître un État palestinien, Julien Théry avait repris cette liste en faisant ce rajout : « 20 génocidaires à boycotter » la plupart d’entre eux étant d’origine juive.
Il vient d’être condamné par son université, à 18 mois d’interdiction d’exercer avec privation de traitement. Ses pairs l’ont reconnu coupable : « d’un manquement au devoir de dignité, de mesure et d’exemplarité, et d’une atteinte à l’image et au fonctionnement de Lyon-2 ».
Julien Théry, professeur d’histoire médiévale, qui prétend ne pas être antisémite, s’estime victime d’une cabale. D’après un article du Figaro du 25 juin 2026, il aurait utilisé dans plusieurs posts l’usage des termes suivants : « Juiverie internationale -pharisiens- métastases- etc.… »
Julien Théry publie énormément sur les réseaux sociaux. Il tient (ou tenait ?) une page sur Le Media webtélé mélenchoniste, qui avait été fondé en 2017 par Sophia Chikirou. À l’origine on y trouvait, outre l’égérie de LFI, l’inévitable Gérard Miller, Aude Lancelin, ex-directrice adjointe de l’Obs, et même Noël Mamère.
Bien sûr au moment de sa suspension, le grand timonier de LFI avait pris sa défense avec la délicatesse qu’on lui connait : « Si t’es de gauche et n’a jamais été accusé à tort et à travers d’antisémitisme par des pharisiens dénués de tout scrupule, t’as raté ta vie ». Plusieurs internautes ont alors relayé sur les réseaux sociaux de vieux messages qui relativisaient l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Le syndicat UNI avait mis en exergue la caricature d’un homme portant une kippa en train de voler le portefeuille d’une femme tenant un drapeau palestinien.
La CGT lui a bien sûr apporté son assistance, ainsi que Mediapart qui a diffusé une tribune de soutiens de certains de ses collègues, et qui vient de qualifier sa condamnation de « lourde ». Théry et beaucoup d’autres font valoir à tort, que l’antisémitisme ne serait qu’à l’extrême droite, et pas à gauche. C’est bien sûr une hérésie historique absolue, de Marx à Engels en passant par la plupart des socialistes du XIXème siècle et du XXème siècle, l’antisémitisme a connu ses jours de grandeurs, à l’exemple de Proudhon, d’Alphonse Toussenel, de Charles Fourier, Jules Guesde, Edouard Vaillant. Même Jaurès a tenu, un temps, des propos antisémites. L’historien Zeev Sternhell dans plusieurs de ses ouvrages, comme La Droite révolutionnaire 1885-1914 : les origines françaises du fascisme, publié en 1978, démontre que l’antisémitisme vient aussi de la gauche, il s’appuie notamment sur les écrits et discours de Proudhon.
On se rappelle, que c’est dans cette même université, que l’enseignant Fabrice Balanche, avait été sérieusement malmené par des nervis de l’extrême gauche qui l’ont physiquement empêché de continuer son cours. Balanche avait dénoncé « ce petit groupe de chercheurs militants qui prospèrent à Lyon 2 ».
Pendant ce temps, certains, comme une des petites filles de Marc Bloch, continuent imperturbablement à attaquer le RN en le qualifiant d’antisémite, parce que l’on aurait retrouvé, en 1972, lors de la création du Front National, d’anciens Waffen-SS déjà très âgés à l’époque, morts et disparus depuis fort longtemps aujourd’hui. Bien sûr, ces mêmes personnages sont complètement taisants sur les affiliations antisémites actuelles de l’extrême gauche française. Mais également, on oublie allègrement d’indiquer que de nombreux résistants de la première heure, comme Serge Jeanneret, membre du réseau Alliance, Pierre Sergent résistant dans un corps franc, Michel de Camaret, compagnon de la Libération, et bien d’autres, ont fait aussi partie du FN à sa création. Les deux poids, deux mesures ont de beaux jours devant eux.
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lundi, 22 juin 2026
De très lourde peines de prison contre de hauts responsables du Parti socialiste espagnol
Michel Festivi
Une section du Tribunal Suprême espagnol vient de condamner l’ex ministre des Transports José Luis Ábalos à 24 ans de prison, pour des délits d’appartenance à une organisation criminelle, corruption, détournement de fonds publics et trafic d’influence. Son ancien conseiller, Koldo García, pour les mêmes infractions à 19 ans d’emprisonnement, et Victor de Adalma, chef d’entreprise, qui avait collaboré avec les enquêteurs, à 4 ans et demi d’incarcération. Pour ce dernier, et compte tenu de sa coopération qui a permis de démêler cette affaire des plus complexes, sa peine a été suspendue. Les deux autres sont déjà en détention provisoire. Selon la loi espagnole, la durée effective des peines de prison serait respectivement de 16 et 15 ans.
Le verdict a été rendu à l’unanimité des six juges. En échange de l’attribution de contrats portant sur l’achat de près de 13 millions de masques pendant la pandémie, Ábalos avait obtenu des compléments de salaire mensuels, le paiement de vacances, des cadeaux pour ses maîtresses, et même le paiement de prostituées.
Les 3 condamnés auraient donc constitué une organisation criminelle : Ábalos faisant jouer ses relations dû à ses fonctions, Koldo Garcia s’occupait de l’intermédiation, et Adalma l’accès aux entreprises, et notamment la sienne, Soluciones de Gestión. Il avait été convenu qu’Ábalos perçoive 2 millions d’euros, et Koldo 500 000 euros, prélevés en commissions occultes.
Dans un second volet de l’affaire, il a été jugé, qu’Ábalos aurait utilisé son influence ministérielle pour faire embaucher deux femmes de son entourage personnel, dans des entreprises publiques, sans qu’elles n’effectuent aucune fonction réelle.
Grâce à leurs rangs au sein du PSOE, il est important de souligner comment ils ont pu utiliser le système PSOE, et toutes les entreprises publiques qui gravitent autour pour parvenir à leurs fins. Car ni Ábalos, ni Koldo ne sont des sous-fifres. En 2015, lorsque Pedro Sánchez a conquis la présidence du PSOE, Ábalos, Koldo et Sánchez avaient ensemble, fait le tour de toutes les fédérations socialistes dans la Peugeot de Sánchez. En 2017, Ábalos est nommé secrétaire à l’organisation du PSOE, poste clef s’il en est. Entre 2018 et 2020 il est ministre des transports, puis ministre des Transports, de la mobilité et de l’agenda urbain. Depuis 2021, il était député aux Cortès, président de la commission de l’intérieur, il sera exclu en 2024 et incarcéré en novembre 2025.
Si Koldo est plus discret, il va exercer les fonctions de conseiller, rattaché au ministère des Transport, et sera nommé membre du conseil d’administration de Renfe Mercancias, (Le secteur marchandise des voies ferrées espagnoles). Il siégeait également au conseil d’administration de Puertos del Estado (les ports espagnols). Mais ses véritables fonctions étaient de servir de chauffeur et d’escorte personnelle à son ministre, ayant travaillé dans sa jeunesse dans la sécurité privée, et il s’était illustré dans une activité sportive très prisée au Pays basque, la coupe de troncs. Koldo était au centre du système, entre le ministre au-dessus, et les entreprises en dessous.
Pedro Sánchez, depuis le début de cette affaire, se complait dans le déni. Il n’a cessé de répéter urbi et orbi qu’il ignorait tout, et que le PSOE n’avait jamais bénéficié d’un financement illégal. Interrogé durant 5 heures devant le Sénat, il a tenu mordicus cette position. Il n’a pas hésité parfois, à éclater de rire, et n’a rien lâché. Même s’il a demandé pardon aux Espagnols, il a assuré qu’il ignorait tout de cette affaire. Une sénatrice de l’opposition n’a pas hésité à lui faire valoir : qu’il avait nommé Ábalos, fait confiance à Koldo, nommé Cerdán qui a remplacé Ábalos dans ses fonctions au PSOE, alors qu’il est soupçonné d’avoir utilisé sa position en échange de commissions dans le cadre d’une enquête en cours, nommé un procureur général, García Ortiz, reconnu coupable de manquements professionnels graves, démis de ses fonctions et recasé à un autre poste. Votre frère et votre femme sont mis en examen a-t-elle lâchée ! Mais Sánchez refuse toujours de démissionner. L’État socialiste espagnol apparaît être gangréné jusqu’à l’os. Les alliés de Sánchez aux Cortès pourraient facilement le faire chuter, car le PSOE n’a pas la majorité loin s’en faut, le Parti populaire a plus de députés que lui. Mais tant les communistes, les indépendantistes séparatistes basques et catalans, ont la trouille de perdre leurs places en cas d’élections législatives anticipées. De plus, comme ils tiennent Sánchez, ils obtiennent tout ce qu’ils veulent.
20:55 Publié dans En Europe et ailleurs..., Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 21 juin 2026
Espagne : Madame Begoña Gómez, épouse de Pedro Sánchez, interdite de quitter le territoire
Michel Festivi
Une enquête avait été ouverte par la justice espagnole en 2024, car on soupçonnait l’épouse du premier ministre espagnol, de profiter de sa position d’épouse de... à des fins purement privées. C’est ainsi notamment, qu’il lui aurait été créé une chaire de management à la célèbre université madrilène Complutense, co-dirigée par Madame Gómez, ainsi que l’usage présumé de ressources publiques et de relations personnelles, l’activité servant selon l’accusation à des développements professionnels privés. C’est du moins ce qu’il était écrit par un juge au moment de son inculpation « La chaire a servi de voie de développement professionnel privée, pour la personne mise en cause ».
Son statut a-t-il constitué, comme l’a écrit le juge un « véhicule de promotion professionnel privée » à son service exclusif ? Elle aurait également été mis en cause pour s’être prétendument appropriée le logiciel payé par l’université, et cette création de chaire aurait été réalisée uniquement parce qu’il s’agissait de Madame Sánchez ?
L’affaire avait été si grave, que Pedro Sánchez avait alors suspendu volontairement ses fonctions pendant quelques jours. Tout le monde pensait qu’il allait démissionner, mais c’était mal connaître les facultés de résiliences des socialistes espagnols, et finalement il avait annoncé qu’il resterait à son poste, et que tout ça était manipulé par la droite et l’extrême droite.
À l’issue de cette enquête, Begoña Gómez a été mise en examen pour corruption dans les affaires, détournement de fonds publics, trafic d’influence. Le juge Carlos Peinado aurait recensé douze indices de trafic d’influence, des réunions à la Moncloa, la résidence du Premier ministre ; des courriels envoyés depuis le serveur institutionnel de la présidence du gouvernement etc.. Le délit d’intrusion professionnelle a quant à lui été écarté. L’affaire concerne également la conseillère Cristina Álvarez et l’homme d’affaires Juan Carlos Barrabés.
Bien évidemment, au cours de l’enquête, le ministère public a demandé à plusieurs reprises le classement de l’affaire, Pedro Sánchez crie à l’instrumentalisation politique, pour faire tomber son gouvernement, et son épouse continue de proclamer son innocence.
Mais le magistrat chargé de l’instruction du dossier vient de décider que Madame Gómez devra remettre son passeport et qu’elle devra se présenter aux autorités deux fois par mois, jusqu’au jugement. Le même juge a ordonné qu’elle soit jugée par un jury.
Cristina Álvarez avait été recrutée à la Moncloa en 2018, sans processus de sélection, par amitié personnelle. Or le juge l’accuse d’avoir consacré tout son temps de travail au service des intérêts privés de Madame Gómez, alors qu’elle était rémunérée par des fonds publics (intermédiaire avec des entreprises sponsors de la chaire universitaire comme Google, Indra ou Telefónica).
Juan Carlos Barrabés est un homme d’affaires dans les secteurs de la technologie. Il devra aussi répondre de trafic d’influence et de corruption, mais pas de détournement ni d’appropriation indue, le juge ayant fait un lien entre l’aide apportée au projet de Madame Gómez et un soutien institutionnel-académique avec les intérêts commerciaux du groupe Barrabés.
Nous en sommes là actuellement, tout le monde contestant son implication et ayant fait appel de ces décisions. Récemment la presse espagnole a indiqué, que le Premier ministre abrégerait la législature de six mois, provoquant des élections en février ou mars 2027, au lieu de celles prévues en juillet. Il y a encore quelques jours, il était hors de question de bousculer le calendrier électoral. Mais la pression des affaires judiciaires et celle de ses alliés, commence à peser très lourd. Ainsi les législatives auraient lieu avant les municipales prévues le 23 mai 2027, mais certains soutiens de Sánchez comme le Parti national basque, renâclent. Suite au prochain numéro...Mais tout le monde sait, depuis l’an 62 avant JC, que la femme de César ne doit pas être soupçonnée.
18:17 Publié dans En Europe et ailleurs..., Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 18 juin 2026
L’État interdit la rencontre annuelle des "musulmans de l’Ouest"
Michel Festivi
Cette manifestation était prévue à Nantes les 23 et 24 mai dernier. Le 21 mai, la préfecture avait mis en demeure la municipalité de Nantes, d’ordonner son interdiction. Refus de la Mairie le 22 mai, ce qui n’étonnera personne, compte tenu de la couleur politique de cette municipalité. Dès lors le préfet a pris ses responsabilités, et le même jour a édicté un arrêté d’interdiction. La base juridique était essentiellement les propos tenus lors de la précédente édition de 2025, ainsi que celle du Bourget en avril 2026.
L’avocat habituel de toutes ces organisations, Maître Sefen Guez Guez, a vainement tenté de faire annuler cette décision devant la juridiction administrative. L’association islamique de l’Ouest a été retoquée et l'interdiction de la réunion a été maintenue. À noter que selon les informations de la presse, l’avocat de l’association devait aussi intervenir lors de ce colloque.
Quelles étaient les motivations de la préfecture ? Les rencontres devaient se dérouler à la mosquée Assalam, elle-même gérée par cette association précitée. Selon le préfet, cet organisme « constitue la déclinaison nationale de la confrérie internationale des Frères musulmans… - (une confrérie) -dont l’idéologie poursuit un projet subversif visant à faire prévaloir des prescriptions religieuses fondamentalistes contraires aux principes et valeurs de la république ».
Les services de l’État ont constaté que dans des manifestations similaires, des propos d’une orthopraxie islamique de grande rigueur, facteur de repli identitaire ou qui faisait l’apologie par exemple d’Hassan Iquioussen, expulsé en 2022 au Maroc, via la Belgique, avaient cours. Les services préfectoraux ont ainsi motivé notamment sur les points suivants :
- des conférences centrées sur la théorie du complot juif
- la vente de nombreux ouvrages de tendance salafiste wahhabite appelant à la haine, la discrimination, la violence. Ouvrages dont certains énoncent des théories complotistes à l’égard de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023
- la présence de prédicateurs ultra-rigoristes et de cadres fréristes des instances européennes de la confrérie
Et l’arrêté préfectoral de conclure qu’au regard « de l’organisateur, des participants et de la doctrine qu’ils diffusent…- (il existait) – un risque élevé que soit tenu lors de cette rencontre annuelle des propos constitutifs d’une infraction pénale ou de nature à porter atteinte aux principes et aux valeurs de la république, à la cohésion nationale et à la dignité de la personne humaine et partant de troubler gravement à l’ordre public ».
Le juge administratif a considéré que cet arrêté ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d’expression, de réunion et de culte. Bien évidemment des mouvements trotskistes ont dénoncé « un précédent islamophobe et autoritaire dangereux », et l’inénarrable Rima Hassan a bien sûr réagit en stigmatisant cette décision qui porterait atteinte aux droits des musulmans de France, on n’en attendait pas moins d’elle.
Comme le souligne Jean Chichizola dans Le Figaro du 15 juin 2026, cette interdiction ne fait que reprendre les considérations des services de renseignement français et européens qui avaient constaté que « rassemblés au sein d’une fédération nationale, Musulmans de France, ils désirent clairement prendre le pouvoir par les urnes...le but est d’infiltrer la société : ce sont un peu les trotskistes de l’islam...le but est de faire un jour que le pays dans lequel ils se trouvent soit régi par la loi de Dieu et non par la loi des hommes ».
Le rapport remit l’an passé au premier ministre, établit par un préfet et un diplomate est tout autant explicite : « Le projet des Frères musulmans... s’articule autour de deux objectifs : la création d’un État islamique et l’application de la charia ...prééminence de la loi coranique...infériorisation de la femme, incapacité à concevoir l’altérité notamment religieuse (supériorité de l’islam et condamnation de l’apostasie), antisionisme voire antisémitisme. »
Il se trouve qu’un maire communiste préfère un voile islamique à une Croix chrétienne. Quand est-ce qu’une loi interdira enfin tout port de signes religieux ostensibles dans tous les lieux recevant du public, et singulièrement dans les enceintes municipales, territoriales et nationales, même sur les bancs des visiteurs ?
On se rappellera que lors de la diffusion de ce rapport, mettant en garde contre ces dangers, Jean-Luc Mélenchon avait déclaré : « cette fois-ci, l’islamophobie franchit un seuil ». CQFD
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lundi, 15 juin 2026
Après L’Estrémadure et l’Aragon, nouvel accord PP/Vox en Castille et Leon

Michel Festivi
Jamais deux sans trois. Après une série d’élections régionales anticipées, la Castille et Leon vient de rejoindre l’Estrémadure et l’Aragon, et aura aussi un gouvernement régional qui sera une coalition entre le Parti populaire de centre-droit, et la droite de conviction représentée par Vox.
Dans toutes ces communautés autonomes, un accord était indispensable, car le PP seul n’avait pas la majorité absolue, et Vox avait fait de bons résultats. Mais comme toujours avec le PP, tout est compliqué, et l’accord a pris du temps.
Le président de la Junte de Castille et Leon, Le PP Alfonso Fernández Mañueco vient d’annoncer samedi dernier, le nouveau gouvernement régional de coalition. Carlos Pollán de Vox devient premier vice-président avec la charge de la dérégulation, de la famille et des aides sociales. Vox obtient aussi deux autres postes dans cet exécutif : Joaquin Alberto Pino est désigné à l’agriculture, l’élevage, le milieu rural et la politique de l’environnement ; Alberto Díaz Pico lui à la culture, au tourisme et au sport.
Tant le PP que Vox ont affirmé leur détermination à gouverner la plus vaste province d’Espagne, mais aussi l’une des moins peuplée. Déjà entre 2022 et 2024 un accord avait été trouvé entre les deux formations, mais il avait volé en éclats à cause de la politique migratoire que contestait Vox. Ces trois hommes semblent expérimentés dans leur domaine respectif.
Le premier conseil du gouvernement régional aura lieu le lundi 15 juin. Le président Mañueco a déclaré « c’est un gouvernement fort pour continuer à avancer pour transformer la Communauté ainsi que dans le futur, notre pays, l’Espagne ».
On le voit, contrairement à la France et à son centre-droit des plus mous, des accords au plus haut niveau peuvent parfaitement intervenir avec un parti qui fait de la grandeur de l’Espagne et la lutte contre l’immigration et la délinquance, ses chevaux de bataille. Cela tient aussi beaucoup aux modes de scrutin-à un seul tour-, qui favorisent la nécessité d’une entente, et qui évite des appels à des pactes contre nature comme on le voit chez nous.
En Andalousie, des pourparlers sont toujours en cours, après les dernières régionales du mois de mai, où le PP a loupé de peu la majorité absolue qu’il avait auparavant. S’agissant de l’Espagne, les législatives sont toujours programmées pour juillet 2027, et tous les sondages à ce jour prévoient une victoire du PP, mais avec la nécessité de s’adjoindre Vox pour atteindre et dépasser la majorité absolue.
Le PSOE est englué dans toute une série de scandales judiciaires. On a décompté que près de 100 membres du PSOE avaient été mis en examen, et avaient des comptes à rendre à la justice, dont l’ancien premier ministre Zapatero, et le frère et l’épouse de Sánchez. Il ne se passe pas un jour, sans que les oppositions ne demandent la démission de Pedro Sánchez, et des élections anticipées. Fort de très mauvais sondages, ce dernier bien entendu s’y refuse pour l’instant.
08:55 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 13 juin 2026
Le socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, de nouveau mis en cause par la justice espagnole

Michel Festivi
J’ai relaté il y a quelques jours comment et pourquoi, cet ancien premier ministre socialiste espagnol (2004-2011), devait rendre des comptes à la justice, car il est visé par une enquête pour trafic d’influence, sur des soupçons de blanchiment d’argent, suite au plan de sauvetage public d’un montant de 53 millions d’euros accordé à la compagnie d’aviation Plus Ultra, (3 avions seulement), liée au Vénézuéla et à des membres communistes de ce pays. Il a été inculpé d’appartenance à un groupe criminel, trafic d’influence et falsification de documents.
Mais une affaire judiciaire peut en cacher une autre. Le 19 mai dernier, les agents de l’UDEF (Unité de délinquance économique et fiscale), ont découvert lors d’une perquisition, dans un coffre que détenait Zapatero, une collection de bijoux, des colliers de pierres précieuses, bracelets ornés de pierres de couleur, des montres et diverses pièces de joaillerie. Il a prétendu que ces pièces auraient appartenu à la famille de son épouse.
Suite à une expertise ordonnée par le juge chargé de l’enquête, sous serment, les experts ont évalué l’ensemble, provisoirement à un peu plus de 1,3 millions d’euros. Mais ce qui est reproché à Zapatero, c’est le manque total de traçabilité fiscale desdits bijoux, qui fonde cette nouvelle inculpation.
Le juge Calama a ainsi relevé : « l’acquisition de bijoux de la valeur indiquée génère nécessairement des obligations fiscales, que ce soit au titre de l’IVA (TVA espagnole), de l’ITP, de l’impôt sur les successions et donations ou de l’IRPF selon la nature de l’acte juridique ». La fiscalité espagnole (La hacienda), pourrait ainsi taxer cet enrichissement patrimonial à un taux marginal d’environ 46%.
Les 17 et 18 juin une comparution est prévue devant la justice. Zapatero n’a pas pu (pour l’instant), fournir des justificatifs de paiement des douanes, des taxes spéciales ou des impôts associés à l’importation de ces bijoux. L’opposition depuis plusieurs semaines, appelle à la démission de Pedro Sánchez qui est un inconditionnel de Zapatero, à qui il a confié plusieurs missions sensibles au sein du PSOE. Tout dernièrement aussi, il aurait été mis à jour une possible officine au sein du PSOE, en charge selon les enquêteurs, d’interférer dans les investigations judiciaires visant la famille de Pedro Sánchez, ce que ce dernier dément. Car la femme et le frère de Sánchez sont aussi poursuivis devant la justice.
Les dépêches de l’AFP que reprennent comme des petits toutous, toute la bonne presse, y compris Le Figaro, présentent immanquablement Zapatero comme « une figure très respectée de la gauche espagnole ». Or Zapatero a été un des socialistes les plus sectaires, très grand ami de Chavez puis de Maduro, et du régime de Cuba. Il a défendu becs et ongles la tyrannie chaviste au Vénézuéla et a légitimé les élections présidentielles frauduleuses de 2024, prenant le contre-pied de la communauté internationale. C’est Zapatero qui a été à l’origine des lois mémorielles et historiques, véritables lois staliniennes, qui verrouillent complètement la recherche historique en Espagne, et les libertés d’expression et de réunion, que Sánchez a aggravées.
Espérons que le peuple espagnol se réveille une bonne fois pour toute, et chasse par son vote cette clique prévaricatrice et totalitaire. L’Europe en tout cas reste (étrangement ?) muette ; n’est pas Orban qui veut.
08:32 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 11 juin 2026
Quand nos autorités prendront-elles la mesure du danger des Frères musulmans et autres salafistes ? Pas LFI en tout cas
Michel Festivi
Le Centre européen de recherche et d’information sur le frérisme (Cerif), a organisé son deuxième colloque le 10 juin dernier, sur les menaces de l’entrisme islamiste pour nos démocraties occidentales. Onze experts, venant de différents pays en ont débattu, à Saint-Ouen, dans les locaux de la région Île-de-France. Le thème : « Islamismes en Europe ».
Ces personnalités, très au fait de ce danger grandissant ont ainsi examiné et disséqué les structures, les doctrines, les réseaux, les stratégies d’influence, et de définir les réponses utiles et efficaces que pourraient apporter nos gouvernants.
Florence Bergeaud-Backler, la présidente du Cerif, est revenue sur le Halal, qui s’insinue partout, dans tous les pans de la société, et ce bien au-delà de la viande ; dans l’eau, le poisson, les cosmétiques, les vêtements, et même dans les produits financiers spécifiquement islamiques. De plus cela procure des fonds considérables à ces structures islamistes.
Sergio Altuna, de l’université George Washington a établi une cartographie des Frères musulmans, ce qui n’est pas une mince affaire vis-à-vis de cette confrérie secrète, véritable pieuvre, qui se ramifie depuis Londres, Istanbul et Doha au Qatar. « Le processus s’étend », a-t-il affirmé.
C’est le cas en Autriche qui « n’y a pas prêté suffisamment attention » selon Ferdinand Haberl, directeur adjoint d’un organisme autrichien sur l’extrémisme politique à vocation religieuse. On pourrait en dire de même de la France et de beaucoup d’autres pays européens.
Son compatriote, Alexander Weissenburger, chercheur au centre sur l’islam politique à Vienne a fait le distinguo entre salafistes et Frères musulmans : « s’ils ont la même origine et les mêmes buts, ils ont une idéologie, une stratégie, un récit et une audience différente ». Les premiers visent surtout les catégories sociales populaires, les seconds plutôt aux élites, et cherchent à s’infiltrer dans les milieux politiques et scolaires.
Les universitaires français Pierre Vermeren et Fabrice Balanche ont disserté sur l’entrisme des Frères musulmans à l’école et à l’université. Leurs cibles, les mères de famille, les remises en cause de certains cours notamment d’histoire (conflit israélo-palestinien etc..), la science avec le darwinisme, ou le sport qui devrait être interdit aux filles etc.…Fabrice Balanche a insisté avec raison, sur l’emprise de l’extrême gauche à l’université, et il en sait quelque chose, suite aux cabales très violentes qu’il a subies à Lyon-2, ayant été traité de « sioniste, raciste, islamophobe etc.… », sans que les autorités ne le défendent vraiment.
L’américain Lorenzo Vidino, directeur du programme sur l’extrémisme de l’université George Washington a détaillé les mesures prises par le gouvernement américain, suite au génocide du Hamas, du 7 octobre 2023 et ses répercutions. Ainsi, les branches égyptienne, libanaise, jordanienne et soudanaise des Frères musulmans ont été classées comme « organisations terroristes ». Le Texas et la Floride en ont fait de même pour le Council on American-Islamic Relations, soit l’équivalent américain de la fédération des musulmans de France, anciennement UOIF. Mais en France, cette organisation avait organisé sa 40e rencontre annuelle au Bourget, évènement autorisé par la justice, malgré une interdiction préfectorale, alors que comme le rapporte Etienne Jacob, dans le Figaro du 10/6/2026, les journalistes de ce quotidien « avaient pointé l’omniprésence des discours rigoristes défendus par les prédicateurs salafistes ».
Visiblement, nos gouvernants actuels n’ont absolument pas pris la mesure de ce phénomène des plus gravissimes, malgré des rapports alarmistes qui s’accumulent sur leurs bureaux, faudra-t-il un nouveau drame pour qu’ils s’en préoccupent ? En tout cas cela n’empêche pas LFI et Jean Luc Mélenchon de continuer à soutenir le Hamas. Lors du meeting de Saint Denis, les drapeaux palestiniens et les keffiehs étaient légions, même la prix Nobel de littérature, la très gauchiste Annie Ernaux en arborait un. Sait-elle que « les djihadistes et le Hamas en ont fait leur emblème de combat » ?
Comme l’a souligné Omar Youssef Souleimane dans une tribune du 11 juin au Figaro, non seulement « le drapeau palestinien (est le) fonds de commerce de Mélenchon », ce qui constitue pour le journaliste et écrivain franco-syrien « une aubaine pour les médias des Frères musulmans qui avaient déjà célébré sa candidature avec enthousiasme début mai ». Car « l’enthousiasme mélenchoniste pour la Palestine trouve un écho fidèle dans les médias fréristes ». Il souligne qu’al-Jazeera qui soutient le Hamas sans réserve accueille avec enthousiasme la candidature du chef de LFI, tout comme l’agence de presse Safa financée par le Hamas.
On n’entend guère la classe politique française fustiger comme elle devrait le faire « ce projet communautaire : diviser les Français, instrumentaliser les musulmans et faire de la Palestine un fonds de commerce identitaire », comme le dénonce Omar Youssef Souleimane.
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mardi, 09 juin 2026
L’Espagne de Sánchez et la chape de plomb totalitaire : La police de la pensée
Michel Festivi
Je l’ai souvent écrit, l’Espagne de Pedro Sánchez vit sous une chape de plomb totalitaire avec des lois historiques et mémorielles, un ministère de la Mémoire historique, qui interdisent sous peines de sanctions, le libre débat, les libres manifestations, si l’on porte atteinte à la IIe République espagnole (1931-1936), et si l’on entend glorifier le soulèvement national du 18 juillet 1936, qui permit de mettre un terme à ce que l’ardente républicaine Clara Campoamor (en photo ci-dessus) avait qualifié, parlant de l’arrivée frauduleuse du Front populaire en février 1936 « de mélange entre l’Enfer de Dante et l’Inquisition ».
Car on vient de publier en Espagne, un recueil de lettres de cette députée aux Cortès constituants, élue en juin 1931, et qui s’était battue avec détermination et succès, notamment contre les gauches, pour obtenir le droit de vote des femmes espagnoles. La droite parlementaire française avait aussi en 1919 militée pour ce droit de vote, notamment par le député Pierre-Etienne Flandin, mais ce furent les radicaux-socialistes notamment au Sénat, qui s’y étaient frontalement opposés et qui bloquèrent le dossier.
Clara Campoamor donc, égérie de certaines féministes, franc-maçonne, républicaine affirmée, qui avait fui le Madrid révolutionnaire avec sa vieille mère pour se réfugier en Suisse en septembre 1936, car elle était menacée de mort, écrivait notamment à l’une de ses amies médecin uruguayenne, Paulina Luisi « La Gauche espagnole... a largement contribué à démasquer le communisme. Et il est désormais indéniable que cette lèpre n’aurait jamais pu s’implanter que là où des hommes dénués du sens des responsabilités et si faibles, lui ont ouvert la voie ». Elle écrit aussi implacablement, ce que les gauches se refusent toujours à entendre et à admettre : « Pour moi, le meurtre, le vol, le pillage, le viol, les abus et l’absence totale de pouvoir et d’autorité ne sauraient être la démocratie, la liberté, la justice. Tout cela existait avant le soulèvement militaire et en fut la cause, même si vous refusez de l’admettre ». Car ajoute-t-elle « Je sais par expérience que le seul problème du monde est d’éradiquer le cancer du communisme en Europe ». Et elle fustige les républicains espagnols : « qui ont embrassé le marxisme et l’anarchisme, dès l’arrivée du Front populaire » (1). Elle se fâchera avec ses amies républicaines en écrivant : « Je souhaite ardemment le triomphe de Franco sur les forces gouvernementales, pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ! » (2)
Autre fait saillant, qui met à mal les lois mémorielles totalitaires espagnoles, c’est le fait que le 3 juin dernier, l’université San Pablo de Palma de Majorque vient de baptiser ses nouveaux locaux du nom d’un martyr, Luis Belda Soriano de Montoya, fusillé sur une plage d’Almeria par des anarchistes et des communistes, le 14 août 1936. Ce brillant et jeune Avocat de l’État, père de famille nombreuse, très croyant, avait créé une association caritative chrétienne et s’occupait des pauvres et des nécessiteux, multipliant aussi les conférences culturelles. Ce natif de Palma de Majorque était très proche de l’évêque d’Almeria. Au début du mois de juillet 1936, il fut arrêté par les révolutionnaires, expulsé lui et sa famille de sa maison et emprisonné sur un bateau-prison. Il sera exécuté pour sa seule foi catholique, avec 22 compagnons d’infortune. Son corps ne sera retrouvé que deux mois plus tard.
L’université San Pablo de sa ville natale a donc souhaité honorer sa mémoire, en présence de deux de ses filles et trois de ses petits-enfants (3). Il avait déjà été béatifié par Rome, le 25 mars 2017, avec 114 victimes du terrorisme rouge de cette province d’Almeria.
Les lois mémorielles et historiques sont une hérésie absolue. Elles briment la pensée et les libertés de réunion, de manifestation. Par bien des égards, la France en subit aussi les foudres, et le gouvernement entend encore renforcer le contrôle politique et social en multipliant les interdits contre les réseaux sociaux, les médias alternatifs, et tous ceux qui osent penser différemment des doxas qui nous sont imposées par la pensée dominante. Il suffit de voir comment se sont comportés les tenants de l’audio-visuel public durant l’enquête parlementaire qui mettait à mal leur emprise sur les consciences. Nos libertés n’ont jamais été aussi attaquées.
(1) Letra de Mujer, Préface de Beatriz Ledesma, Editorial Renacimiento, 2026
(2) Journal ABC, 28/05/2026, article de Luis Español Bouché
(3) Journal El Debate, Tribune de Álvaro Delgado, 6 juin 2026.
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jeudi, 04 juin 2026
Et si en matière d’immigration, nous imitions la Suède ?
Michel Festivi
La Suède a un gouvernement de coalition composé des partis suivants : les modérés, les démocrates-chrétiens, les libéraux. Ils sont soutenus au parlement par Les Démocrates de Suède, considérés comme une droite dure voire extrême, par les grands médias, jamais en manque de qualificatifs. C’est cet attelage plutôt alambiqué qui vient de prendre d’excellentes décisions en matière d’immigration, preuve que tout est possible.
Ces nouvelles règles proviennent d’un contrat de coalition dit accord de Tidö de 2022. 19 des 62 pages de ce document était consacrées à l’immigration et à l’intégration.
Une nouvelle législation adoptée par le Riksdag, va entrer en vigueur le 6 juin prochain. Pour l’ensemble des personnes qui entendent accéder à la nationalité suédoise, les choses vont se corser. Des tests de langue, une exigence de revenu minimum, des examens sur la culture du pays, un casier judiciaire vierge, et aussi des aides au retour. Que du bon sens finalement, mais il semble que cette qualité soit la chose la plus mal répartie au monde, et singulièrement dans la classe politico-médiatique française.
Cette nouvelle réglementation s’applique également à tous ceux qui ont déjà déposé un dossier, rétroactivement. Il faudra désormais justifier de 8 années de résidence dans le pays au lieu de 5, et même pour les conjoints de suédois. Les impétrants devront disposer d’un revenu d’au moins 20.000 couronnes suédoises soit 1.900 euros brut. Ils ne devront pas avoir vécu d’aides sociales au cours des trois dernières années, ni avoir eu des problèmes de dettes ou de comportements. Tous les déboutés du droit d’asile seront expulsés, alors qu’ils pouvaient rester auparavant s’ils travaillaient, et il pourra leur être proposés jusqu’à 34.000 euros pour ceux qui accepteraient de quitter le pays. Cette législation va concerner plus de 100.000 personnes qui ont déjà déposé un dossier avant l’approbation de cette loi.
Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie explique : « La suède était moins restrictive que la France et finalement elle l’est devenue plus. Elle nous a doublé en termes d’exigences ». Un député chrétien-démocrate a indiqué « Nos règles en matière d’immigration étaient trop laxistes...il nous faut les resserrer ». Car selon les estimations, en Suède, près d’un habitant sur quatre est soit né à l’étranger, soit issu de deux parents nés hors de Suède.
Le Portugal vient lui aussi de prendre des dispositions drastiques en la matière, comme je l’avais indiqué il y a quelques semaines. Qu’attend la France ? Le déluge ? Comme le disaient nos anciens : « quand on veut on peut ».
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mercredi, 03 juin 2026
Un grand entretien avec Michel Festivi sur EuroLibertés à propos de son nouveau livre "Les Phalanges espagnoles"

Vous venez de publier votre 6e ouvrage sur l’histoire contemporaine de l’Espagne ; pourquoi cette fois-ci sur les Phalanges espagnoles ?
Je n’avais jamais encore abordé à fond cette histoire si singulière à l’Espagne. J’ai traité l’histoire des gauches espagnoles dans les années 1930, les mouvements anarchistes ibériques, une biographie du général Miguel Primo de Rivera qui a été aussi publiée en Espagne, celle de Francisco Franco cliquez ici l’an passé pour le cinquantième anniversaire de sa disparition, et comment Staline avait entrepris de s’accaparer la zone révolutionnaire espagnole entre 1936 et 1939, en 2025. Il manquait donc cette histoire, c’est désormais chose faite, grâce à Roland Hélie qui m’en a fait la commande.
Quelles sont les nouveautés qu’apporte votre livre, par rapport à tout ce qui a été publié sur ce sujet ?
Comme l’exige cette collection, éditée par Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, une relation concise mais documentée qui fasse vraiment le point de la question dans tous ses aspects. J’ai délibérément pris le prisme de l’arrivée du national-syndicalisme, ferment théorique des Phalanges espagnoles, dans la cadre des idéologies du début du XXe siècle, après les tremblements géopolitiques et humains qui ont suivi la fin de la Première Guerre mondiale, et l’arrivée du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917. Car l’histoire des Phalanges espagnoles, des JONS et du national-syndicalisme ne peut pas être dissociée de l’apparition des nouvelles idéologies européennes, qui ont pris corps à cette époque, au début des années 1920 et 1930.
Qui étaient les hommes des Phalanges et du national syndicalisme espagnol et à quelles doctrines et rattachements philosophiques se rattachaient-ils ?
Leurs sources philosophico-politiques étaient nombreuses. Tous ont été influencés par le grand philosophe, professeur d’université, journaliste et créateur de périodiques prestigieux, comme La Revista de Occidente, José Ortega y Gasset (1883-1955). Ses livres, comme « L’Espagne invertébrée » publié en 1921, ou « La rébellion des masses » datant de 1929, ont eu un impact considérable sur Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Antonio Primo de Rivera, Ernesto Giménez Caballero, Julio Ruiz de Alda et des dizaines d’autres. La philosophie allemande de Nietzche, Heidegger, Hegel a été déterminante. Tout comme Ortega Y Gasset, spécialiste de Nietzche, ces hommes avaient fait bien souvent le voyage en Allemagne dès les années 1920, voire avant, parlaient allemand. Certains ont été correspondants en Allemagne pour des journaux espagnols, comme Antonio Bermudez Cañete, ou Manuel Souto Vilas qui avait professé en Allemagne la philosophie avec Martin Heidegger. Ils furent aussi extrêmement influencés par le journaliste et écrivain italien Curzio Malaparte et son livre, Technique du coup d’État, datant de 1931, et puis d’un français, Georges Sorel et ses Réflexions sur la violence (1908) cliquez là. Ces années étaient un maelström d’idées, qui foisonnaient tous azimuts. Bien évidemment, les expériences historiques italiennes et allemandes furent examinées attentivement par les tenants du national-syndicalisme.
Justement, en quoi l’idéologie des Phalanges espagnoles et des Jons se différenciait-t-elle de l’idéologie fasciste italienne ou nationale-socialiste allemande ?
Tout comme ce qui c’était passé dans ces deux pays, Ramiro Ledesma Ramos cliquez ici, Onésimo Redondo ou José Antonio entendaient dépasser le capitalisme et le socialisme léniniste ou anarchiste, et réaliser une sorte de synthèse entre la nation qu’ils portaient au pinacle et la défense des classes laborieuses, mais en excluant et combattant la lutte des classes. Cette sorte de troisième voie était alors très valorisée en Europe et dans de nombreux pays, après la crise économique et sociale de 1929. Ils souhaitaient créer une nouvelle organisation sociale, teintée de corporatisme, sous l’égide de la réconciliation des travailleurs et des employeurs, dans le cadre national. Mais en Espagne, les Phalanges se distingueront clairement des idéologies fascisantes de l’époque, par la tradition de l’hispanisme, du catholicisme et des spécificités purement espagnoles, que j’explicite tout au long du livre.
Pourquoi les Phalanges espagnoles ne prirent pas le pouvoir en Espagne ?
Pour plusieurs raisons qui tiennent à la fois aux contingences spécifiques de l’Espagne et aux hommes qui portèrent ces mouvements. Les hommes se déchirèrent, s’unir puis se désunir, et aucun d’entre eux ne put, à l’image de Benito Mussolini ou d’Adolf Hitler parvenir à réunir, même par la force, tous les mouvements phalangistes. Ensuite, l’Espagne n’avait pas connu les dérèglements considérables économico-politiques, qui impactèrent l’Italie à la fin de la Première Guerre mondiale et surtout l’Allemagne tout au long des années 1920 et au début des années 1930. De plus, la seconde république espagnole (1931-1936), fut un régime quasiment totalitaire, qui multiplia les arrestations préventives, les interdictions de journaux et de partis politiques, la censure etc. et qui lutta durement contre la Phalange et ses chefs. La violence des gauches espagnoles, protégée par le pouvoir, réussira à réduire considérablement les actions militantes des Phalanges, qui perdirent beaucoup de militants, blessés ou tués.
Quelles furent les conséquences de la guerre civile sur l’évolution des Phalanges espagnoles ?
Des conséquences absolument considérables. À partir du moment où les militaires et ceux qui les suivaient, pour sauver l’Espagne du chaos absolu dans lequel elle était entrée depuis plusieurs années, au moins depuis octobre 1934, prirent drastiquement les choses en main, la Phalange fut contrainte, à son corps défendant, de se fondre dans une nouvelle entité la FET de las Jons, (Phalange espagnole traditionnelle des Jons), car Franco, devenu généralissime des armées nationales et chef de l’État, exigeait, pour gagner la guerre, une cohésion absolue, sous l’égide des militaires et du mouvement national. D’ailleurs, dans l’autre camp, les divisions, les dissensions furent constantes entre révolutionnaires. Dès lors, le national-syndicalisme se fondra dans une sorte de national-catholicisme jusqu’à la mort du Caudillo en novembre 1975. Comme je l’ai écrit, si la Phalange espagnole participera alors au pouvoir, elle ne prit jamais le pouvoir.
Enfin, que peut-on dire des divers mouvements qui se réclament des Phalanges espagnoles aujourd’hui, et quels sont vos projets ?
Les divers mouvements sont désormais assez épars et faibles numériquement, mais ils maintiennent une certaine flamme, un témoignage nécessaire de l’histoire de l’Espagne, ce qui est loin d’être négligeable sur le plan du combat des idées. Ils organisent des manifestations, comme chaque année le 20 novembre, date de la mort et de Franco en 1975 et de José Antonio en 1936. Ils multiplient les réunions, les colloques, les ventes de livres. Ils ont un impact électoral plus que limité, mais de nombreux jeunes semblent intéressés et militent toujours. Les braises du national-syndicalisme sont toujours chaudes. En ce qui me concerne, je prépare un ouvrage sur le chaos institutionnel, politique et électoral de la IIe république (1931-1936) et son caractère délibérément révolutionnaire, ce qui a conduit à la guerre civile.
Michel Festivi, Les Phalanges espagnoles, Les Cahiers d’histoire du nationalisme n° 32, Synthèse nationale, 155 pages, 24 €. Pour commander ce livre, cliquez ici
Michel Festivi était récemment l'invité de Guillaume Fiquet sur TV Libertés afin de présenter son livre Les griffes de Staline sur l'Espagne républicaine :

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lundi, 01 juin 2026
Élections présidentielles en Colombie, la droite de conviction affrontera l’extrême gauche
Michel Festivi
Ce dimanche 31 mai, avait lieu le premier tour des élections présidentielles en Colombie, pour élire un candidat devant succéder au très gauchiste Gustavo Petro, qui l’avait emporté de justesse en 2022, avec 50,44% des voix. Comme en Colombie le mandat présidentiel de 4 ans n’est pas renouvelable, ce dernier ne pouvait se représenter.
Depuis l’élection de Petro, la Colombie a de nouveau replongé dans la violence, et les FARC ont mené une série d’attaques, mais elles ont déclaré les suspendre durant la campagne électorale qui est très longue, puisque le second tour aura lieu le 21 juin prochain. La violence est telle, qu’un candidat conservateur Miguel Uribe avait été gravement blessé le 7 juin 2025, et il est décédé le 11 août suivant.
C’est le candidat de la droite de conviction, Abelardo de la Espriela (à droite ci-dessus), du mouvement « Défenseurs de la patrie », qui est arrivé en première position avec plus de 10 millions trois-cent-mille voix et 43,74% des voix. Derrière lui, le très à gauche Iván Cepeda, adoubé par Petro, avec plus de 9 millions six-cent-mille voix et 40,9%. La troisième place est occupée par Paloma Valencia du Centre démocratique avec un peu plus d’un million six-cent-mille voix et 6,92%.
Le deuxième tour, comme en 2022, risque d’être très serré, mais on ne comprendrait pas que les électeurs de Paloma Valencia ne se reportent pas sur de la Espriela, car dans son programme, Valencia avait demandé un durcissement des mesures de sécurité, et qu’elle s’était montrée défenseur de la famille traditionnelle, rejetant notamment l’avortement.
Abelardo de la Espriela, présenté dans tous les médias comme étant « d’extrême droite », est jeune, 47 ans. Il a réussi une brillante carrière d’avocat notamment aux États-Unis, et mène désormais des activités d’affaires en Italie, pays d’origine de sa famille. Il s’est lancé dans cette élection, car il considère la Colombie en très grave danger politique et moral et a comme modèle, Javier Milei pour la liberté d’entreprendre et les économies à faire au sein de l’État, Donald Trump, et surtout le président salvadorien Bukele, et il entend s’il est élu, adopter ses méthodes fermes pour réprimer la violence, les gangs et le narco-trafic, et les éradiquer. Espriela propose la construction de dix méga-prisons, de réduire de 40% la part de l’État, et de bombarder les campements de trafiquants de drogue. Il a qualifié cette élection de « bataille la plus importante de l’histoire de la république ».
La Colombie reste sous le contrôle d’une myriade de groupes armés qui dominent la production mondiale de cocaïne. Tout récemment à Uribia, dans le Nord, près de la frontière avec le Venezuela, la population a réclamé plus de sécurité et d’emplois. Car beaucoup d’experts considèrent que les groupes armés, impliqués dans le trafic de drogue, les exploitations minières illégales, l’extorsion de fonds ont profité des négociations de paix menées par le gouvernement Petro pour renforcer leurs positions.
Ivan Cepeda est lui présenté par toute la bonne presse comme un homme de gauche, un humaniste. Âgé de 63 ans, il a été en réalité un soutien actif aux pires régimes communistes. Ses parents ont émigré en Tchécoslovaquie communiste en 1965, et lorsque les Russes sont entrés dans Prague en août 1968, ils se sont exilés…à Cuba ! A 19 ans, Cepeda part faire ses études de philosophie dans un des plus durs pays communistes d’alors, en Bulgarie. D’ailleurs l’actuel Parti communiste colombien fait parti de ses soutiens. On notera que Cepeda a obtenu pendant son séjour en France dans les années 2000 une maîtrise en droits de l’homme (sic), et qu’il écrivait alors dans le Monde diplomatique. Il entend bien sûr poursuivre la politique de Gustavo Petro.
Les Colombiens auront donc un choix très clair à effectuer le 21 juin prochain. Espérons qu’ils fassent le bon.
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samedi, 30 mai 2026
Le Préfet des Hauts-de Seine et la lutte contre l’Islamisme
Michel Festivi
Le 12 mai dernier, Alexandre Brugère préfet des Hauts-de-Seine, a pris un arrêté de fermeture immédiate d’une association sportive de Villeneuve-la-Garenne. Ce groupement intitulé « les héros » était dirigé par un certain Nourdine Z (selon divers articles de presse), qui présentait de surcroit une carte professionnelle d’éducateur sportif expirée depuis août 2024. Les services de l’État ont également pointé l’absence d’assurance qui doit être obligatoirement affichée dans les locaux qui se situent au centre sportif Philippe Cattiau, avenue Georges Pompidou. En outre, le personnage en question possédait un casier judiciaire comportant des condamnations lui interdisant d’exercer toute fonction d’éducateur. C’est ce qu’avait révélé une enquête d’agents du service départemental à la jeunesse et aux sports des Hauts-de Seine, le 24 février 2026.
Conformément à la loi, l’association avait été mise en demeure, le 30 mars, de régulariser sa situation, mais elle n’aurait pas répondu.
Dans un courrier adressé aux membres de l’association, le préfet Brugère suspecte en outre cette nébuleuse d’organiser des séances de sport, de fitness, réservées à des femmes portant le voile islamique, en privatisant une salle de musculation du complexe sportif municipal trois après-midis par semaine. La piscine municipale aurait été aussi privatisée dans la même logique de non-mixité. Aucun arrêté municipal n’aurait été pris en ce sens.
Il écrit notamment : « il est ainsi strictement interdit de réserver des créneaux spécifiques pendant les heures d’ouverture d’un équipement public sur le fondement d’une appartenance religieuse ». On se rappelle par ailleurs, que le même préfet s’était attaqué en fin d’année 2025 à une école coranique, l’institut Lissen, dirigé par le chef de cabinet de l’ex-maire écologiste de Colombes, ce directeur de cabinet, qui avait été démis de ses fonctions était également le secrétaire général de la mosquée « Centre dignité », cette même mosquée qui avait été qualifiée dans le rapport remis au gouvernement sur les Frères musulmans de « lieu de culte rigoriste ».
En octobre 2025, c’est l’institut Alfoulk à Antony, qui avait été fermé à la suite de sermons faisant l’apologie de la polygamie et du mariage forcé. L’association avait annoncé sa dissolution le 28 octobre. Ce préfet semble en pointe dans le combat contre l’entrisme islamiste. Mais cela déplait beaucoup à l’humanité par exemple, qui le présentait le 12 avril 2026 de « faire de la politique, et de mener une croisade contre l’immigration et l’islamisme dans son département, quitte à dépasser les bornes ».
Sur BFM, Paris Île de France, le préfet avait déclaré le 21 mai 2015 « Nous avons aujourd’hui les armes pour lutter contre l’islamisme. Aujourd’hui, des islamistes portent un projet de contre-société, contraire aux valeurs de la République, contraire aux valeurs de liberté, qu’ils veulent ramener sous le contrôle de la loi religieuse, de l’égalité, de fraternité ». Il évoque une mise en lumière indispensable des actions de l’État. Il a appuyé ses propos ainsi « Les islamistes sont comme les vendeurs de drogue, ils n’aiment pas la lumière parce ça gêne le business. C’est pour ça que je pense que cette conscientisation autour de ce qu’est l’islamisme est essentielle ». Personnellement, je ne pense pas, malheureusement que nous ayons toutes les armes nécessaires et utiles.
Effectivement cela ne plait pas à tout le monde visiblement. Il apparaît grand temps, il y a extrême urgence à faire voter une loi contrant l’entrisme islamique dans le sport, l’école même pour les activités extra-scolaires, et à l’université, les lieux publics comme les tribunaux et dans toutes les instances arbitrales ou de disciplines, les conseils municipaux et autres lieux similaires, au parlement, même dans les travées réservées au public notamment, en interdisant strictement tout port ostensible de signe ou vêtement religieux, et de donner aux autorités plus de marges de manœuvres à cet égard, pour établir les faits et les sanctionner en temps réel. Si l’on veut lutter efficacement contre cette emprise, il n’y a pas d’autre choix.
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mardi, 26 mai 2026
Bernard Antony, des mémoires de combat au service de la France
Michel Festivi
Bernard Antony qui fut pendant 15 ans, entre 1984 et 1999, député français au parlement européen pour le Front national, ainsi que conseiller régional de Midi-Pyrénées, pendant près de 20 ans entre 1986 et 2004, vient de publier ses mémoires, et elles sont passionnantes à plus d’un titre. Elles nous remémorent pour les plus anciens, une partie de l’histoire politique mouvementée de la France depuis les années 1950/1960, jusqu’à nos jours. Les plus jeunes y apprendront beaucoup de choses sur le combat politique et culturel des plus pugnaces de Bernard Antony, face aux gauches omnipuissantes et totalitaires, et sur les relations internationales.
Mais ce qui rend surtout ses mémoires captivantes, c’est que Bernard Antony a eu plusieurs vies, qu’il a été à l’origine ou au commencement d’aventures extraordinaires, et toujours pour la défense de la France, son histoire, la chrétienté, car pour lui et ceux nombreux qui l’ont accompagné et qui l’accompagnent encore et qui continuent ses oeuvres, la France est indissociable du christianisme et singulièrement du catholicisme qui ont forgé l’âme profonde de notre pays, et ce que l’on soit croyants ou pas.
Très jeune, il s’est éveillé à la vie de la cité au moment du tragique abandon de l’Indochine française. Puis rapidement, encore pré-adolescent, il endosse avec vigueur la cause de l’Algérie française. La fin de l’Empire lui laissera un goût amer, mais qui renforcera plus encore sa détermination. Tout jeune, il militera pour les Comités Tixier-Vignacour, lors de l’élection présidentielle, la première de toute au suffrage universel en décembre 1965. C’est là qu’il fait ses premières armes en politique. Ces comités ont formé tant de militants de la cause nationale, ils furent loin d’être négligeables.
Ce sera ensuite ses études de lettres, et ses luttes en mai 1968 contre les gauchistes, qu’ils soient des « stals » des « maos » ou des « anars », des déconstructeurs de la nation. Après avoir été jeune professeur de Lettres et d’Histoire dans un établissement privé de Castres, il fera son entrée aux laboratoires Pierre Fabre, où il y poursuivra toute sa carrière professionnelle, dans différents postes de responsabilités. Mais parallèlement, Bernard Antony va multiplier les initiatives politiques, culturelles, intellectuelles qui pour beaucoup d’entre elles perdurent encore. Cet homme multidimensionnel fondera une famille, il dédie d’ailleurs son livre à son épouse, ses enfants, ses petits-enfants et arrière-petits-enfants.
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dimanche, 24 mai 2026
Le Pape Léon XIV vient d’approuver la béatification de 80 martyrs espagnols de plus
Michel Festivi
Ce vendredi 22 mai 2026, le Pape Léon XIV a signé le décret de béatification de Francisco Gonzalez de Cordova, et de ses 79 compagnons martyrs de la foi à Santander pendant la guerre civile, entre 1936 et 1937. Cette approbation s’est faite après que le Souverain Pontife ait reçu en audience, le préfet du dicastère pour la cause des Saints, le cardinal Marcello Semeraro. Comme l’a souligné le communiqué du Vatican, certains d’entre eux ont été noyés dans la mer, les pieds attachés avec une pierre au cou. Ces faits abominables ont eu lieu à bord du bateau-prison, Alfonso Pérez. D’autres ont été assassinés et brûlés, d’autres encore moururent « dans une espèce de camp de concentration ». Sur ces 80 martyrs, 67 étaient des prêtres, 3 des religieuses carmélites, 3 des séminaristes et 7 des laïques.
Francisco Gonzalez de Cordova refusa de fuir, malgré les interdictions de célébrer la messe et d’administrer les sacrements. Dans ce navire qui allait devenir sa dernière demeure, il continua à confesser les prisonniers voués à la mort. Ce prêtre avait 48 ans.
Déjà en avril dernier, le Pape Léon XIV avait élevé par plusieurs décrets, des dizaines d’autres béatifiés de Catalogne, comme martyrs de la foi. Il s’agissait du serviteur de Dieu Estanislao Ortega Garcia et ses 48 compagnons, tous religieux et professeurs à Institut des Frères de l’Instruction chrétienne de San Gabriel, une congrégation laïque catholique de droit pontifical. Tous furent assassinés entre les mois de juillet et de novembre 1936 en Catalogne.
Cela nous remémore aussi l’affreux destin des trois carmélites de Guadalajara, martyrisées le 24 juillet 1936 qui ont été criblées de balles en criant « Vive le Christ Roi ! », refusant de déclamer vive le communisme, comme le leur intimaient l’ordre les misérables et lâches miliciens rouges qui les tenaient au bout de leurs fusils. Il s’agissait de Jacoba Martinez Garcia, Marciana Valtierra Tordesillas et d’Eusebia Garcia Garcia, âgées respectivement de 58, 31 et 27 ans. L’oncle d’Eusebia, le prêtre Florentino Garcia Andrea fut lui fusillé le lendemain, près de Barbatona à Sigüenza province de Guadalajara, l’un des diocèses les plus touchés par les crimes contre les religieux. Ces martyrs avaient été béatifiées en 1987 par le Pape Jean Paul II. Les reliques de ces vénérables ont été déposées au Couvent San José de Guadalajara.
Selon Jorge Lopez Teulon, prêtre et chercheur historique, 48% du clergé de Tolède et sa région fut assassiné en 1936 « un authentique holocauste sacerdotal ». Dans ce diocèse, il explicite que 300 ecclésiastiques furent massacrés. Teulon est l’auteur d’une somme, véritable encyclopédie sur ce sujet, intitulée La persécution religieuse dans l’archidiocèse de Tolède en 1936. Rappelons que Tolède fut reprise aux criminels communistes et anarchistes, à la fin du mois de septembre 1936, et que les combats de la guerre civile avaient repris le 18 juillet 1936.
On évalue en Espagne plus de 10 000 assassinés simplement à cause de leur foi catholique, et uniquement à cause de cela, si l’on rajoute aux ecclésiastiques stricto sensu, tous les laïcs qui travaillaient ou œuvraient pour une communauté religieuse. Un historien espagnol, Fernando Paz dans un entretien d’octobre 2025 au journal El Debate, a pu dire « jamais en un espace de temps si court s’est produit une telle quantité de victimes : ni dans les persécutions de l’Empire romain, si même à la Révolution française ». Furent ainsi éliminés 88% dans le diocèse de Barbastro, 66% à Lerida, 62% à Tortosa, 55% à Segorbe, 48 % à Malaga, 49% à Minorca, 48% à Tolède, selon les chiffres donnés par l’historien italien de la guerre civile, Gabriele Ranzato. C’est pourquoi nos fameux catholiques progressistes français comme Maritain et Mauriac portent une responsabilité morale considérable dans cette affaire, puisqu’ils ont pris fait et cause pour les soi-disant « républicains » espagnols, qui étaient tout, sauf des républicains, comme l’ont souligné des historiens comme Inger Enkvist, Luis E. Iñigo ou Stanley Payne.
Bernanos aussi joua un rôle misérable avec ses fameux Grands cimetières sous la lune. Pour moi il est impardonnable, et je le considère comme quelqu’un qui n’a rien compris à ce qui se passait alors en Espagne, et qui s’est définitivement déshonoré. Sa formation intellectuelle aurait pourtant dû le prévenir d’écrire de telles avanies. José Ortega y Gasset le grand philosophe espagnol, qui pourtant n’était pas spécialement porté sur la foi catholique, leur a réglé leurs comptes à tous ces philosophes de salon, qui prenaient position pour les tueurs de curés, en les mettant devant leurs responsabilités dans une adresse de la fin 1936. Dès 1931, Ortega y Gasset n’avait pas supporté les emportements antireligieux de la constitution républicaine espagnole et avait avec ses amis républicains, pris des distances avec la république espagnole. Même Simone Weil qui admirait Bernanos, s’était permise de lui envoyer un courrier en 1938.
Elle qui s’était battue par idéalisme dans les rangs des révolutionnaires du POUM, lui avait fait part de ce qu’elle a vu, à savoir des anarchistes de la colonne Durruti qui fusillaient à tour de bras sans sourciller, les exécutions sommaires auxquelles elle a assisté. À cet égard, il faut lire et relire le magnifique poème de Paul Claudel, Aux martyrs espagnols publié en 1937. Nous avons aussi le témoignage d’un homme d’Église, résolument antifranquiste, Hilari Raguer, qui dans son ouvrage : La Espada y la Cruz, publié à Barcelone en 1977, indiquait en page 147 : « il faut admettre cette terrible réalité historique...il suffisait que quelqu’un soit identifié comme prêtre, religieux ou simplement membre d’une congrégation ou d’un mouvement apostolique, pour qu’il soit exécuté sans procès ».
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vendredi, 22 mai 2026
L’ancien chef socialiste du gouvernement espagnol mis en examen
Michel Festivi
José Luis Rodriguez Zapatero, qui a été au pouvoir de 2004 à 2011, est depuis plusieurs mois déjà dans le collimateur de la justice. Il vient d’être « imputado » par le juge José Luis Calama suite à une enquête de l’Audience nationale. Il vient d’être placé comme « investigado », l’équivalent peu ou prou de notre mise en examen.
Les délits reprochés pour lesquels Zapatero est convoqué le 2 juin prochain, sont des soupçons d’organisation criminelle, trafic d’influence, blanchiment et faux et usage de faux. Zapatero nie tout en bloc et conteste l’ensemble des infractions, et pour l’instant est soutenu par toute la clique du PSOE espagnol et notamment par Pedro Sanchez qui lui a apporté son appui absolu. Il faut dire que Zapatero est toujours très actif au sein du PSOE et du gouvernement, et qu’il a participé à de nombreuses missions spéciales, et qu’il s’est impliqué à plusieurs reprises dans la vie politique espagnole au profit du PSOE et de Pedro Sanchez, il est considéré par de nombreux politologues comme « l’homme clef du sanchisme ».
Tout est parti du sauvetage scandaleux avec des fonds Covid en 2021, d’une minuscule entreprise aérienne dénommée Plus Ultra, « poids plume du ciel espagnol » selon Le Figaro, qui ne possède qu’un seul avion- (qui en loue trois autres) - et qui effectue uniquement des liaisons avec l’Équateur, le Pérou et singulièrement avec le Venezuela surtout. Il faut savoir que le gouvernement socialiste espagnol est un soutien militant du régime chaviste, et que Zapatero est un ardent défenseur de tous les régimes communistes de cette contrée, Venezuela, Cuba, Nicaragua... Il a notamment défendu la réélection frauduleuse de Maduro aux dernières présidentielles.
Alors que l’entreprise Plus Ultra était en déficit chronique, et avait une dette sociale d’environ 450 000 euros, ce qui logiquement l’aurait dû lui interdire toute aide publique, elle avait néanmoins bénéficié d’un versement de 53 millions d’euros, via le fonds de soutien aux entreprises stratégiques, et cela grâce à l’intervention décisive de Zapatero qui avait obtenu un accord de paiement échelonné pour cette dette sociale. Déjà à l’époque, ce versement considérable avait fait grand bruit.
En 2024, les autorités Suisses et Françaises ont transmis à la justice espagnole plusieurs demandes de coopérations judiciaires, sur des mouvements financiers suspects, liés à des sociétés gravitant autour de capitaux vénézuéliens. La Fiscalia Anticorrupcion espagnole (l’équivalent de notre Parquet national financier) et la brigade de la police financière espagnole ont alors commencé une enquête des plus compliquées autour d’un possible système de blanchiment mêlant prêts, sociétés écrans et argent de la corruption, le tout présumé lié au Venezuela, commerce de vente d’or, malversations éventuelles dans le programme d’aide alimentaire, vente de pétrole etc...
Comme le souligne l’excellent article du Petit journal d’Andalousie du 21 mai 2026 de Paul Pierroux-Taranto « l’enquête aurait progressivement révélé l’existence d’une « structure organisée » capable d’utiliser des relais politiques et économiques pour obtenir des décisions administratives favorables, dont le sauvetage public de Plus Ultra ». Le Juge Calama, dans une ordonnance de 85 pages a placé Zapatero au centre de ce dispositif présumé. Il y est décrit comme « le noyau stratégique » de cette toile d’araignée du trafic d’influence, mettant en branle tous ses réseaux politiques, son carnet d’adresses considérable, ses accointances avec les pires régimes communistes. Le juge estime que près de 1,95 millions d’euros auraient transité vers Zapatero et des sociétés liées à son entourage.
De plus, le magistrat considère aussi qu’une partie de cet argent aurait été versée à une entreprise de communication, Whathefav SL, administrée par les deux filles de Zapatero, Laura et Alba Zapatero Espinosa, qui pour l’instant ne sont pas encore mises en examen. Le bureau de Zapatero ainsi que ceux de plusieurs entreprises ont été perquisitionnés, et le magistrat a accepté la saisie conservatoire de près de 500 000 euros (490 780 euros) sur les comptes bancaires de Zapatero. Sont également dans le viseur de la justice, la secrétaire personnelle de Zapatero, Maria Gertrudis Alcazar, dite Gertru, qui serait selon le journal El Español, une pièce clef de cette affaire, ainsi qu’une entreprise de Gestoria à Madrid qui aurait canalisé des pétrodollars, suite à des ventes de pétrole vénézuélien, pour Zapatero et le PSOE, toujours selon El Español du 21 mai 2026.
Cette affaire qui ne fait que commencer - rappelons que tous les protagonistes sont présumés innocents et contestent les infractions -, s’inscrit dans toute une série de scandales judiciaires sur l’entourage de Pedro Sanchez. Son très grand ami et ancien ministre des Transports, José Luis Abalos est visé par plusieurs enquêtes judiciaires ; son épouse et son frère doivent être jugés où sur le point de l’être. En tout cas, c’est la première fois qu’en Espagne un ancien chef du gouvernement est ainsi mis en cause. L’opposition de droite, le PP comme Vox ont toujours dénoncé, et à juste titre, ces liens avec le Vénézuéla et notamment le rôle d’Abalos - aujourd’hui en détention et mis en examen pour corruption dans une autre affaire - qui avait notamment rencontré en 2020 celle qui était alors la numéro 2 du régime Maduro, Delcy Rodriguez, pourtant alors interdite d’entrée sur le territoire européen. Car si le siège de Plus Ultra se situe à Madrid, ses principaux actionnaires sont des hommes d’affaires vénézuéliens, très proches du président déchu Maduro, comme l’indique Le Figaro dans un article du 19 mai dernier.
On ne sera donc pas étonné, qu’en 2025, selon une enquête de Transparency International, l’Espagne avait reculé à la 49e place dans l’Indice de perception de la corruption, un rang qu’elle partage avec Chypre et les Îles Fidji, ce qui correspond à son résultat le plus faible depuis 2012. En deux ans, L’Espagne a ainsi perdu quatre points et dix places au niveau européen, elle se situe au 17e rang sur 27, dépassée par le Portugal et la Slovénie. Mais contrairement à la Hongrie d’Orban, elle a toujours été soutenue par les instances européennes, qui viennent encore de déclarer qu’elle avait été en droit d’utiliser les fonds COVID pour renflouer son système social et notamment celui des retraites.
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mercredi, 20 mai 2026
Michel Festivi, auteur du Cahier d'Histoire du nationalisme consacré aux Phalanges espagnoles, invité de Guillaume Fiquet à l'émission Passé/Présent sur TV Libertés
L’Espagne des années 1930 – tout le monde croit la connaître : d’un côté les républicains, de l’autre Franco, et entre les deux, une guerre civile. Mais il existe un troisième acteur, méconnu, mal compris : la Phalange espagnole.
Ce mouvement de jeunes intellectuels qui voulaient dépasser à la fois le marxisme et le capitalisme libéral, fondé en 1933 par José Antonio Primo de Rivera – fils du général Miguel Primo de Rivera, qui dirigea l’Espagne entre 1923 et 1930, avocat brillant, fusillé à 33 ans –, a bouleversé la politique espagnole avant d’être absorbé, vidé de sa substance, par le régime de Franco. Comment est né ce mouvement ? Quelle était véritablement sa doctrine ? Et que reste-t-il de son héritage dans l’Espagne d’aujourd’hui, où des sondages récents montrent que plus d’un Espagnol sur trois a une opinion favorable de Franco ?
Pour répondre à ces questions, Passé/Présent reçoit Michel Festivi, auteur de « Les Phalanges espagnoles », qui vient de paraître aux éditions Synthèse nationale.
TV Libertés cliquez ici
Allez aussi sur TV Synthèse nationale cliquez là
Pour commander ce Cahier cliquez ici
et la biographie du général Franco cliquez là
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lundi, 18 mai 2026
Élections régionales en Andalousie : répétition générale avant les législatives espagnoles ?
Michel Festivi
Ce dimanche 17 mai ont eu lieu les élections régionales en Andalousie. L’Andalousie est l’une des plus grandes régions autonomes d’Espagne, sur les 17 que compte le pays, avec plus de 87.000 km2 et plus de 8 millions six cent mille habitants, 20% de la population espagnole. L’Andalousie c’est presque trois fois la Belgique (30.000 km2), plus de deux fois la Suisse (41.000 km2), quasiment la surface du Portugal, c’est dire l’importance de cette élection. Autonome depuis 1982, l’Andalousie a été dominée par le PSOE jusqu’en 2019, soit près de 40 ans. C’est aussi la porte d’entrée de l’immigration, non seulement pour l’Espagne, mais pour l’Europe entière et singulièrement pour la France.
Depuis presque 8 ans, cette région, qui va de l’Atlantique vers Huelva et le Portugal, jusqu’à l’Est de la méditerranée du côté d’Almeria, est gérée par le Parti populaire, et son président est Juan Manuel Moreno, un centriste au large sourire mais qui n’aime pas les sujets qui fâchent et qui évite d’affronter les gauches sur le terrain des idées. L’Andalousie est devenue une province espagnole très dynamique économiquement. Malaga, l’un des plus grands ports s’est résolument tournée vers la tech et toutes les activités les plus technologiques s’y côtoient. Les cadres supérieurs attirés par le climat (+ de 300 jours de soleil par an), la douceur de vivre, des liaisons aériennes nombreuses, et le télétravail aidant, ont conquis la cité économique. Séville sa capitale historique, est emblématique à plus d’un titre, elle a été transformée et jouit d’un patrimoine culturel absolument étourdissant. Suivent ensuite Grenade, Cordoue qui attirent aussi des millions de visiteurs toute l’année. Le tourisme depuis une vingtaine d’années y a connu un essor prodigieux, outre ses plages, les villages blancs si typiques, la montagne (Sierra Nevada), les trésors architecturaux, le développement touristique est impressionnant. L’agriculture est aussi très performante, malgré la laideur des serres (les mers de plastiques) et les problèmes d’eau. Fruits et légumes se déversent dans l’Europe entière, surtout dans les pays du Nord, mais c’est une agriculture très extensive, concurrence oblige, notamment du Maroc. Cette activité est très demandeuse de main-d’œuvre immigrée. Enfin si l’Espagne est de très loin, le premier producteur au monde d’huile d’olive, elle le doit à l’Andalousie et à ses forêts d’oliviers à perte de vue du côté de Jaén notamment. La production d’amandes est aussi très importante, l’Espagne étant grâce à l’Andalousie le premier producteur européen.
En 2022 lors des dernières régionales, le PP avait emporté la majorité absolue avec 58 députés, devant le PSOE, 30 députés et Vox 14 députés, l’extrême gauche en totalisant 5. Il faut élire 109 députés pour une mandature de quatre ans. Il existe 8 circonscriptions électorales qui ont un nombre de députés différents en fonction de la population, dans l’ordre décroissant : Séville (18), Malaga (17), Cadix (15), Grenade (13), Alméria et Cordoue (12), Huelva et Jaén (11). La répartition des sièges se fait à la proportionnelle avec un minimum requis de 3% des suffrages exprimés, ce qui inclut les bulletins blancs. Le Parti populaire est emmené par Juan Manuel Moreno, le PSOE par Maria Jesus Montero, Vox par Manuel Gavira, et les extrêmes gauches étaient divisées en deux formations.
Quels étaient les enjeux de cette élection ? Le parti populaire sûr d’être en tête, conservera-t-il sa majorité absolue ? Juan Manuel Moreno a multiplié les déclarations, insistant pour obtenir la majorité absolue et se passer du concours de Vox. Le Parti socialiste connaitra-t-il une nouvelle descente aux enfers ? Vox maintiendra-t-il ses positions, régressera-t-il ou au contraire progressera-t-il, pour contraindre le PP à une alliance ? Les sondages ont beaucoup évolué, dans un sens, puis dans l’autre en fonction des circonstances politiques nationales. Autre question, une large défaite du PSOE obligera-t-elle Pedro Sanchez, sa majorité ne tient qu’à un fil aux Cortès, à anticiper les élections législatives prévues à l’été 2027 ?
Premier élément, la participation qui a été en hausse avec 8,70 points de plus qu’en 2022 soit 64,83%. Le Parti populaire reste le premier parti, mais perd sa majorité absolue, puisqu’il n’obtient que 53 sièges, il lui en fallait 55, il a crié victoire, mais serait-ce une victoire à la Pyrrhus ? Au final, par rapport à 2022, Juan Manuel Moreno perd 5 députés. Le PSOE reste deuxième mais recule de deux sièges, passant de 30 à 28. Vox quant à lui de 14 députés, passe à 15, c’est mieux mais sans doute le parti espérait plus. À l’extrême gauche, c’est plutôt une petite réussite. Por Andalucia, une coalition incluant Sumar et Izquierda Unida conserve 5 sièges, mais surtout c’est Adelante Andalucia, une extrême gauche anticapitaliste liée à la mouvance de Podemos qui créée la surprise en obtenant 8 sièges alors qu’elle n’en avait que 2. Elle a sans doute profité du reflux du PSOE.
Toutes les gauches réunies n’ont que 41 députés et restent très minoritaires. Le PSOE réalise l’un des plus mauvais résultats de son histoire en Andalousie, alors qu’il avait placé en tête de liste, Maria Jesus Montero, plusieurs fois ministre depuis 2018, porte-parole du gouvernement socialiste, première vice-présidente du PSOE, un poids lourd qui avait quitté le gouvernement pour se consacrer à cette élection, avec pour mission de reprendre la région. Visiblement cela n’a pas pris. C’est le quatrième échec consécutif pour le PSOE après l’Estrémadure, l’Aragon et la Castille et Leon. Comme l’a titré un chroniqueur, « elle est le pire accident du travail de Sanchez ».
Tous les regards se tournent désormais vers le PP. Moreno est un anti-Vox. Il a fait toute sa campagne sur le rejet de Vox et pour obtenir les mains libres par la majorité absolue qu’il a réclamé à cors et à cris. C’est un échec. Il aurait déclaré qu’il essayerait de gouverner seul, mais pour cela il lui faudra compter sur « l’abstention bienveillante » de la gauche et de l’extrême gauche, ce qui suppose ne pas pouvoir développer à 100% sa politique, et faire des compromis, donc des compromissions, bref magouiller. Le plus simple serait de proposer à Vox une alliance comme en Estrémadure ou en Aragon, le bloc des droites possédant une large avance avec 68 sièges. Vox a progressé notamment dans la partie orientale de l’Andalousie, où il possède ses forts bastions. Abascal a déclaré qu’il refuserait toute abstention au profit du PP, et qu’il entendait que Vox participe à l’exécutif régional. C’est l’éternel débat entre un PP centriste et mou, et Vox qui entend lutter avec force contre l’immigration massive et la corruption généralisée qui gangrène la vie politique espagnole. On vient d’apprendre que le gouvernement Sanchez avait « détourné » près de 10 milliards d’euros des fonds européens de relance post-Covid, pour financer ses dépenses sociales et ses retraites y compris celles des fonctionnaires, ce qui n’a pas été démenti. Bruxelles pour l’instant reste prudente avec l’Espagne, on s’en serait douté.
Les prochains jours s’annoncent décisifs, et ce qui se fera ou pas en Andalousie aura une importance politique considérable pour la suite.
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samedi, 16 mai 2026
Cuba, le régime rêvé des Lfistes !
Michel Festivi
Un récent rapport de l’ONG Prisoners Defenders, publié le 14 mai dernier, fait état de 1.260 prisonniers politiques à Cuba. Seulement en avril, 23 nouveaux opposants ont été incarcérés. C’est clairement la dissidence qui est visée et frappée, notamment des syndicalistes libres, car comme dans tout bon régime communiste qui se respecte, les syndicats non communistes sont interdits et la grève aussi bien entendu !
Beaucoup de sportifs sont dans les geôles castristes, comme le champion d’arts martiaux Ernesto Martin Gutiérrez. Il a fait un détour par la villa Marista, connue dans toute l’île pour être un centre de torture, il y en a des centaines comme cela. Visiblement son sort n’intéresse pas nos sportifs et surtout pas nos joueurs milliardaires de balle aux pieds, ils préfèrent fustiger les policiers ou les politiques de droite. En défense, et comme au bon vieux temps de l’URSS, les autorités ont tenté de le décrire comme un déséquilibré mental. Des artistes sont aussi durement réprimés, visiblement ils n’intéressent pas non plus nos festivaliers à Cannes, qui ont les imprécations sélectives. Andy Michel Osorio Velasquez, qui avait peint des affiches hostiles au régime a été appréhendé. Des couples qui avaient dénoncé dans une vidéo une amende administrative injustifiée de 16.000 pesos, deux mois de salaire moyen, ont aussi été embarqués par la police. Les contestations à propos des pénuries notamment d’électricité provoquent invariablement des emprisonnements.
Selon le Comité des droits de l’enfant de l’ONU, 410 mineurs sont incarcérés chaque année à Cuba, dont 150 ont moins de 16ans, ils sont destinés à être rééduqués dans « des écoles de formation intégrale », de véritables prisons.
Les manifestations contre les pénuries d’eau, d’électricité sont l’occasion de multiples arrestations, dont beaucoup de mineurs. Le rapport de cette ONG fait aussi référence aux sévices sexuels qui sont la règle en prison. D’autre part, les annonces du régime sur des libérations de prisonniers sont dans les faits, la plupart du temps mensongères, et ne sont pas suivies d’effets, ou très parcimonieusement, et jamais à la hauteur des chiffres annoncés.
En avril 2026, c’est tenu à Barcelone, sous l’égide du socialo-communiste Pedro Sanchez, l’un des plus chaviste dirigeant européen qui soit, une réunion entre l’Espagne, le Brésil de l’ultra gauchiste Lula et du Mexique gouverné à gauche aussi par Claudia Sheinbaum. Pas un mot envers ces malheureux prisonniers politiques. Les trois se sont contentés d’appeler à un dialogue « sincère et respectueux », avec La Havane. Ils ont implicitement fustigé les actions des États-Unis qui selon eux aggraveraient les conditions de vie des cubains, mais rien, strictement rien contre la dictature la plus féroce des Amériques.
Cela ne nous étonne guère de la part de ces dirigeants. Car la vision plus que simpliste et binaire entre un impérialisme américain et une résistance révolutionnaire doit être remise en cause, elle masque la réalité d’un régime qui a organisé une véritable prison de peuple, et ce depuis 1959.
Depuis lors, une grande partie des classes moyennes, des cadres éduqués, des plus dynamiques ont fui et émigrés la plupart du temps aux États-Unis. La suppression de la propriété privée, la collectivisation, l’étatisation à tout crin, s’est accompagnée d’un endoctrinement absolu, facilité justement par cette fuite des cerveaux et des élites. La mobilisation totalitaire communiste est totale sur l’éducation, les médias, les organisations culturelles et sportives, le tout encadré par une propagande massive.
Le contrôle social est parallèlement, considérable, d’une efficacité redoutable, et ce par le biais d’organisations comme les Comités de défense de la révolution, la Fédération des femmes cubaines, les syndicats communistes officiels, tout cela quadrille la société et empêche toute velléité de contestation. Dans chaque quartier, blocs d’immeubles, veillent la police politique et les organismes de la Sécurité d’État, ils sont aussi présents dans les écoles, les lieux de travail, et très efficaces par un réseau de délation, infiltrant toute tentative de dissidence.
Pour maintenir les loyautés envers le régime, ce dernier n’hésite pas à favoriser la délinquance de droit commun comme le vol, le trafic de drogue, cela a toujours été un marqueur des dictatures communistes qui utilisent les délinquants comme des soutiens. Rappelons que les cubains vivent avec des cartes de rationnement et que tout emploi dépend de l’État. Les manifestations, comme celles de 2021, ont été très durement réprimées, et les contestataires du régime ne peuvent espérer qu’une intervention extérieure pour être libérés. Aujourd’hui près d’un cubain sur quatre a fui, 29% de la population s’est exilée essentiellement aux États-Unis mais aussi en Espagne, Mexique, Canada. C’est le taux d’exode le plus élevé du monde pour un pays non en guerre. Mais de tout cela, les trois pays dont j’ai parlé ont été totalement taisant.
Rappelons aussi, que ce régime fut encensé par toute notre gauche et extrême gauche, de jean Paul Sartre à Simone de Beauvoir, en passant par Gérard Philippe, Agnès Varda, Bernard Kouchner, Claude Julien, Michel Leiris, Marguerite Duras, Jorge Semprun ou François Maspero. Tous ont justifié ce système de terreur et de crimes de masse. Même François Mitterrand en 1974 y était allé de son panégyrique, sans parler de Danièle Mitterrand qui adorait Fidel Castro, ou Georges Marchais qui le reçu dans son pavillon de banlieue. Systématiquement, Jean Luc Mélenchon a apporté son soutien au régime cubain. Il avait notamment déclaré : « je suis prêt à parier que si les USA s’aventurent à aller faire la guerre à Cuba, ils vont tomber sur une population éduquée, organisée, disciplinée qui leur brisera les reins, j’en suis certain. Je l’espère, je le souhaite, je le veux ! ».
Quand Fidel Castro est mort, en 2016, Jean-Luc Mélenchon l’avait de nouveau encensé, alors que Robert Menard avait « une pensée pour toutes les victimes du dictateur communiste », et que Gilbert Collard évoquait « un assassin de moins ».
Chez LFI, pas un mot bien sûr sur la dictature du parti unique, sur l’absence de toutes libertés publiques, sur l’absence de toute opposition, toute contestation étant impossible. Tout cela ne préoccupe nullement le grand timonier de l’extrême gauche française.
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vendredi, 15 mai 2026
Il faut absolument voir le film l’Abandon, il y dissèque le péril islamiste et n’est pas apprécié par une certaine bien-pensance
Michel Festivi
On dit souvent qu’un dessin ou un schéma vaut parfois mieux qu’un long discours, c’est vrai aussi pour un film. Un scénario bien monté, des acteurs de qualité, une histoire tragique mais prenante, valent mieux que tous les livres et articles sur le thème que l’on entend dénoncer.
Ce film, réalisé parait-il en toute discrétion l’été dernier, retrace la vie des onze derniers jours du malheureux Samuel Paty, professeur d’histoire et géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine, assassiné et décapité par un islamiste tchéchène, le 16 octobre 2020. Il a été présenté hors compétition au festival de Cannes.
Ce film, tiré de l’ouvrage de Stéphane Simon, les derniers jours de Samuel Paty, publié chez Plon en 2023, a bénéficié du concours de la très courageuse sœur de la victime, Mickaëlle Paty qui a été associée au scénario. Je ne vais pas raconter le film, il faut le voir. Les acteurs sont sobres mais excellents, et tous parfaitement crédibles. Le scénario est au cordeau et d’une efficacité redoutable. Le film dévoile les lâchetés de certains professeurs qui ont laissé tomber en rase campagne leur collègue, pour les pires raisons qui soient. Il retrace les carences de certains organes de l’Éducation nationale, et notamment des processus bien trop compliqués avec les services du rectorat ; des policiers du renseignement intérieur qui n’ont pas pris la réelle mesure du danger ; ni les services de la police municipale et nationale, qui ont cru que les choses allaient se calmer.
Sont parfaitement mis en exergue, les mensonges et actions délétères d’une élève musulmane notamment très mal notée au sein de l’établissement, et qui multipliait les incidents, de ses parents qui l’ont soutenu inconsidérément, malgré la preuve de ses mensonges, d’un faux-vrai imam, fiché S de surcroit, ainsi que des réseaux islamistes qui visiblement ont pris le dessus et ont eu barre sur certains services de l’État, faisant régner la terreur grâce à la lâcheté des uns et la peur des autres. La technique de « l’islamophobie » si chère à la gauche et à l’extrême gauche française, y est bien mise en évidence, et s’est montrée redoutable, et surtout le prisme de la victimisation qui a fonctionné à fond.
Comme le souligne l’excellent Pierre Marcellesi sur Boulevard Voltaire, « le réalisateur Vincent Garenq n’hésite pas à employer à l’écran, les mots qui fâchent « salafistes », « djihadiste », « fatwa » et surtout, « le cinéaste a l’intelligence de réduire au strict minimum la représentation de l’assassin, dont le visage est indiscernable ».
Mais il y a une autre raison pour aller voir ce film. Je la tire d’un article scandaleux du Huffpost titré : « Festival de Cannes : « L’Abandon » sur la mort de Samuel Paty, nous a gênés, et pas pour le scénario ». Qu’est-ce donc qui a « gêné » ce parangon de la presse de gauche, suintant le politiquement correct ?
Après avoir dit tout le bien qu’il pensait du scénario, de la réalisation, des acteurs, du déroulement des faits, « malgré ses qualités indéniables », l’auteur de cet article nous lâche sa vraie mentalité. « Ce qui cloche véritablement avec l’Abandon ce sont les intentions que l’on peut prêter au projet initial…En plus d’un timing de promotion douteux - (pourquoi donc ?) » - le journaliste arrive enfin, laborieusement, aux vraies raisons de son dégoût « le film est adapté du livre de Stéphane Simon, auteur du livre mais aussi producteur du film, connu ...pour avoir lancé le web de Michel Onfray, aujourd’hui chroniqueur sur Cnews... Sa société de production Open Media Factory s’est également démarquée en travaillant pour Marine le Pen, Valérie Pécresse lors de la campagne de 2022... difficile de ne pas y voir une forme d’opportunisme et de sensationnalisme embarrassant dans cette mise en image express des dernières heures de Samuel Paty ». Proprement hallucinant !
Et de rajouter fielleusement et hypocritement : « C’est donc un malaise profond qui nous habite une fois la projection du film achevé. Pas à cause de son contenu, mais de tout ce qui l’entoure ». Voilà donc la vraie raison, le film est bon à tout point de vue, mais il a été fait par des personnes qui seraient disqualifiées intrinsèquement pour le faire, compte tenu de leurs opinions politiques réelles ou supposées, de leur travail précédent, c’est proprement scandaleusement atroce, raison de plus pour se précipiter voir ce film.
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jeudi, 14 mai 2026
Immigration, le Portugal nous montre la voie
Michel Festivi
En 2025, lors des dernières élections législatives, le parti nationaliste Chega de Diego Ventura avait obtenu 60 députés et un score de 23,74%, un résultat historique. Le Parti socialiste qui avait dominé la vie politique portugaise perdait 20 sièges. C’est le Parti centriste, dit social-démocrate qui arrivait en tête, mais sans majorité absolue avec 91 députés et 33,15%, la majorité absolue étant fixée à 116 sièges.
On se demandait, si le Portugal allait finalement mettre en place une politique drastique en matière de lutte contre l’immigration massive et clandestine. En effet, selon les chiffres officiels de 2024, la population née à l’étranger au Portugal a augmenté de 300% entre 2017 et 2024, croissance vertigineuse. Cela ne tient pas compte des enfants de ces migrants nés sur le sol portugais, ni des personnes déjà naturalisées. La modification ethnique de ce pays a été d’autant plus brutale, que jusqu’au début des années 2000, la population portugaise était assez homogène.
Ce sont les socialistes bien sûr, qui ont été à l’origine de ces bouleversements, et notamment de la politique immigrationniste poursuivie par l’ancien Premier ministre, Antonio Costa, désormais Président du Conseil européen. On comprend d’où viennent nos problèmes.
Le 3 mai dernier, le Président de la république du Portugal, le socialiste Antonio José Seguro a été obligé, en se pinçant le nez, de promulguer la loi que venait d’adopter le parlement, sur la nationalité qui vient durcir considérablement l’ancienne législation des plus permissives qui était. Cette réforme a pu être adoptée, grâce à une alliance de fait entre le parti du centre au pouvoir, les libéraux de l’Iniciativa Libera et de Chega, désormais force majeure pour tout projet de loi important.
Les principales modifications entreprises sont désormais les suivantes. La durée de résidence requise pour obtenir la nationalité, passe de cinq à dix ans, mais surtout le point de départ de ces 10 ans, ne sera comptabilisé qu’à partir de la date d’obtention effective d’un titre de séjour, et non plus à partir de la date d’arrivée sur le territoire, ce qui dans les faits ajouterait une à deux années supplémentaires. S’agissant du droit du sol, seuls les enfants nés de parents légalement résidents depuis au moins 5 ans, pourront automatiquement acquérir la nationalité portugaise. Enfin, les nouvelles dispositions permettront le retrait de la nationalité pour les personnes naturalisées qui commettraient des infractions graves.
Bien sûr la gauche portugaise a vivement protesté, c’est bon signe. Chega a joué un rôle clef dans le vote de ces modifications législatives. La même logique a été observée en Suède où les Démocrates de Suède soutiennent le gouvernement Kristersson depuis 2022 ; en Finlande, où les Vrais Finlandais participent à la coalition d’Orpo ; et bien sûr en Italie avec Fratelli d’Italia ; ou encore aux Pays-Bas où un temps, le PVV de Geert Wilders a été partie prenante de la majorité parlementaire. En Espagne une coalition similaire s’est mise en place, au niveau régional du moins, entre le Parti populaire et Vox, pour que dans certaines régions, l’Estrémadure, l’Aragon par exemple, des politiques migratoires plus restrictives se dessinent, en attendant espérons-le une victoire aux prochaines législatives.
Certes, cette réforme portugaise qui va dans le bon sens, est insuffisante. Beaucoup au Portugal la juge trop timide. Mais c’est un premier pas, et tout est bon à prendre. À Chega certains prônent une véritable remigration, des incitations au retour comme en Suède, où l’on verse des sommes aux migrants qui acceptent de quitter le territoire.
En tout cas, cet exemple portugais nous trace la voie à suivre en France.
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dimanche, 10 mai 2026
Une très bonne nouvelle, l’écrasante victoire de Reform UK en Angleterre, et percée au Pays de Galles et en Écosse.
Michel Festivi
Les Anglais, les Gallois et les Écossais ont voté jeudi dernier aux élections locales ou pour renouveler leurs parlements. C’était des élections partielles, pour une partie seulement d’exécutifs locaux en Angleterre. Le parti de Nigel Farage Reform UK, a fait un tabac. Il a obtenu 1428 sièges, le Labour en a perdu 1375 n’en obtenant que 954, les Conservateurs en perdant 552, ils en ont obtenu 772. Les verts progressent avec 363 sièges. Reform UK a pris le contrôle de Newcastle-under-Lyme, de l’Essex, de Havering (premier arrondissement londonien), du Suffolk, du Sunderland, bastion historique du Labour. A Wigan, Reform UK remporte 24 des 25 sièges mis aux voix, le Labour a perdu les 22 sièges remis en cause qu’il détenait.
Reform UK a enlevé aux Conservateurs Derbyshire, Kent, Lancashire, Lincolnshire, Nottinghamshire et Staffordshire. Il a aussi remporté Durham County Concil, sans majorité depuis 2021, mais géré par le Labour depuis 100 ans. Reform UK a pris le contrôle de 13 conseils, une percée sans précédent.
Nigel Farage a qualifié ces résultats de « virage historique dans la politique britannique ». Les travaillistes ont eux parlé de « catastrophe ». À noter que les Tories, les conservateurs s’ils perdent du terrain, résistent mieux que les travaillistes en prenant notamment le contrôle du conseil de Westminster au Labour, remportant 32 des 54 sièges. Les Verts aussi progressent fortement, sans doute au détriment du Labour.
Selon les projections de la chaine Sky News, Reform UK a obtenu 27% des suffrages, les Conservateurs 20%, le Labour 15%, les Verts 14%, les Libéraux-démocrates 14% et les indépendants 10%. En nombre de sièges aux Communes, cela donnerait 284 députés à Reform UK, 110 au Labour, 96 aux Conservateurs, 80 aux Libéraux-démocrates, les calculs étant aisés à faire grâce au mode de scrutin uninominal à un seul tour, qui est un mode de scrutin que la France devrait imiter sans attendre.
On votait aussi ce jeudi dans le Pays de Galles, pour élire les 96 députés de l’Assemblée le Senedd, à la proportionnelle, ce qui était une nouveauté. C’est un effondrement pour le Labour gallois, qui gouvernait cette région depuis 1999. La première ministre galloise issue du Labour n’a pas été élue, c’est la première fois qu’un chef de gouvernement n’est pas réélu, de toute l’histoire du Royaume-Uni, elle a aussitôt démissionné à la tête du Welsh Labour. Le parti gallois indépendantiste, le Plaid Cymru devient le 1er parti du parlement avec 43 sièges, Reform UK, qui n’en avait aucun en possède désormais 34, et le Welsh Labour 9 alors qu’il en avait 30 précédemment sur une assemblée de 60 sièges alors.
Keir Starmer, le premier ministre qui avait pratiqué une politique de répression épouvantable contre les militants nationaux qui entendaient pacifiquement protester contre l’immigration massive, n’envisage pas de démissionner pour l’instant. Il a reconnu des résultats « douloureux », c’est le moins qu’il pouvait faire. En Écosse, où l’on votait aussi pour renouveler le parlement local, les indépendantistes du SNP reste en tête avec 58 députés sur 129 (-5), le Labour recule à 17 sièges (-4), et Reform UK obtient 17 sièges (+17), les Verts 15 (+5), les Conservateurs 12 (-19) et les libéraux 10 (+6). Comme au Pays de Galles, des négociations vont intervenir pour former une majorité.
Nigel Farage a rajouté : « Nous n’avons pas fait s’écrouler le mur rouge, nous avons également fait s’écrouler le mur bleu, c’est une réussite fantastique ».
Selon les chiffres officiels, 200 000 migrants auraient traversé la Manche depuis 2018. L’économie est totalement en panne, et Keir Starmer a multiplié les faux-pas, les revirements, certains ministres Labour commencent déjà à ruer dans les brancards. Il faut rester prudent, car en politique tout peut arriver très vite dans un sens comme dans l’autre, mais les prochaines élections législatives s’annoncent captivantes. Le Labour qui détient actuellement aux Communes, une majorité écrasante, pourra-t-il continuer jusqu’au terme de la mandature en août 2029 ? D’autre part pour Reform UK, est-ce une victoire à la Pyrrhus, ou le début d’une consolidation d’une dynamique qui le porterait au pouvoir ? L’avenir nous le dira.
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vendredi, 08 mai 2026
Belle victoire du mouvement Phalangiste espagnol sur la police de la pensée et la chape de plomb mémorielle
Michel Festivi
L’Espagne gouvernée par Pedro Sanchez, vit sous le joug socialo-communiste des lois mémorielles et historiques qui entendent promouvoir une vision unilatérale de l’Histoire, et criminaliser ceux qui oseraient prétendre par exemple que la Deuxième République espagnole (1931-1936) fut un long cortège de crimes, d’assassinats, de troubles politiques majeurs, de fraudes électorales, de pratiques anticonstitutionnelles. J’ai démontré dans l’un de mes derniers ouvrages, cette descente aux enfers qui a conduit directement à la Guerre civile (1). L’historien Pio Moa que j’ai rencontré à de très nombreuses reprises, m’a toujours affirmé que ces lois étaient de types soviétiques.
En 2022, parachevant l’œuvre de son prédécesseur le socialiste José Luis Zapatero, un Chef de gouvernement espagnol des plus castristes et chavistes, Pedro Sanchez en avait rajouté une couche dans les lois attentatoires aux libertés publiques, en promulguant la loi de la mémoire historique. C’est ainsi par exemple, qu’un député Vox aux Cortès avait été sanctionné par la Présidente socialiste, parce qu’il avait osé affirmer cette vérité, que sous Franco, l’Espagne était devenue la 9e puissance économique du monde.
Depuis toujours, les mouvements politiques qui se réclament de la continuité de la pensée et de l’action de José Antonio Primo de Rivera, fusillé par la décision inique d’un tribunal révolutionnaire composé d’anarchistes et de communistes, aux ordres du gouvernement du socialiste bolchévique Largo Caballero, le 20 novembre 1936, commémore cette date, en organisant des manifestations pacifiques.
En 2022, comme les années précédentes, la Falange española, en abrégé, la FE de las JONS, avait organisée des commémorations le 20 novembre. Elle avait été poursuivie et fit l’objet d’une enquête par le Secrétariat d’État de la Mémoire Démocratique (Sic), le terme est digne de celui figurant dans le roman 1984, de George Orwell, ou existe un ministère de la Vérité. À la suite de cette procédure, le mouvement phalangiste s’était vu infliger une amende de 10.001 euros.
Pour rajouter de l’iniquité à cette procédure, le communiqué de presse de la Phalange révèle que le ministère concerné, chargé des poursuites, avait demandé à un professeur d’histoire de Grenade, un rapport à charge, et qu’au surplus ce département universitaire de Grenade, employait la fille du ministre de la Mémoire historique. Le professeur d’histoire en question ne sait sans doute pas, qu’en février 1936, le gouvernement Front populaire avait annulé arbitrairement les élections dans la province de Grenade, élections que la droite avait entièrement gagnées, et que le nouveau scrutin de mai 1936, s’était effectué dans un tel climat de violences et de menaces, que les candidats de droite n’avaient quasiment pas pu faire campagne, et que tous les candidats Front populaire furent élus, alors qu’ils avaient été tous battus en février, trois mois auparavant. Depuis, des historiens ont démontré des fraudes massives, qui avaient donné une victoire illégale audit Front-populaire.
En tout cas, suite à cette condamnation pécuniaire, la Phalange avait saisi les tribunaux. Ce 7 mai 2026, L’Audience nationale siégeant à Madrid, vient d’annuler la décision du ministère de la Mémoire démocratique (resic). Ce n’est que justice, car comme je l’ai indiqué dans mon tout dernier livre, (2), la Phalange avait subi en 1936 de la part des autorités du Front populaire, des mesures scandaleuses de coercition considérables. José Antonio et son frère Miguel furent arrêtés arbitrairement et jetés en prison, en mars 1936. Les locaux de la Phalange furent fermés, et sa presse interdite de publication. 2000 militants environ seront aussi embastillés. La justice espagnole de l’époque donnera gain de cause à la Phalange, et annulera la décision gouvernementale qui avait édicté son interdiction. Mais le gouvernement Front populaire refusa de publier la décision de justice et ne libéra pas José Antonio, ni ne rétablira le mouvement dans ses droits, bafouant le pouvoir judiciaire.
Pour faire court, l’Audience nationale ce 7 mai 2026, a considéré que les libertés de réunions et de manifestations étaient supérieures aux dispositions de la loi historique, sauf à vider ces libertés de tous leurs contenus réels et concrets. Que d’autre part, les associations qui estimaient avoir subi un préjudice suite à ces évènements, l’auraient subi en réalité par la diffusion dans les médias des évènements, mais non pas par les manifestations en elles-mêmes. Qu’enfin, les autorités n’avaient pas signalé aux organisateurs des manifestations, ce qu’elles estimaient par avance, pouvoir être contraire à la loi historique.
Aujourd’hui, si dans un communiqué de presse, la Phalange espagnole se réjouit de cette décision de justice, elle ne se satisfait pas de la situation politique ainsi créée. Elle considère à juste titre, que ces lois liberticides doivent être abrogées purement et simplement, ce que n’a jamais osé faire le Parti populaire, lorsqu’il a gouverné l’Espagne et avait succédé à José Luis Zapatero en 2012 jusqu’en fin 2018, car les premières lois ont été prises en 2007 et 2012. En tout cas, cette affaire démontre que partout en Europe règne une police de la pensée, un ministère de la Vérité qui brime, sanctionne, condamne ceux et celles qui ne rentrent pas dans la ligne, dans le moule du politiquement correct. Nous ne vivons plus en démocratie pleine et effective que ce soit en Espagne, en France et ailleurs. On le constate tous les jours. Et ce ne sont pas les institutions européennes qui viendront au secours des libertés publiques.
(1) Michel Festivi, Les Griffes de Staline sur L’Espagne républicaine 1936-1939, préface de Pio Moa, Editions Dualpha, 2025 cliquez ici
(2) Michel Festivi, Les Phalanges Espagnoles, les Cahiers d’histoire du nationalisme n°32, Synthèse nationale, 2026 cliquez là
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vendredi, 01 mai 2026
Une initiative de publication très bienvenue, la réception critique de Mea culpa
Michel Festivi
Monsieur Maxim Görke, docteur en littérature française, a soutenu sa thèse en Sorbonne, le 26 octobre 2018. Elle portait l’intitulé suivant : « Loin des Lumières : Approche philosophique de Voyage au bout de la nuit, Bagatelles pour un massacre et Mea Culpa de Louis Ferdinand Céline ». Auteur de plusieurs études, articles et contributions sur l’œuvre de Céline, Maxim Görke, Maître de langue au département d’allemand à l’université de Strasbourg, a eu la très riche et ingénieuse idée, de faire paraitre au tout début de cette année, une contribution remarquable de « la réception critique de Mea Culpa suivi de la Vie et l’œuvre de Semmelweis de Louis-Ferdinand Céline ». Le Bulletin célinien, publié chaque mois sous la direction de Marc Laudelout, en a fait la promotion, et ce fut une heureuse décision. (1)
Les céliniens connaissent bien sûr, ce petit opuscule de 27 pages, Mea culpa, que Céline publia à la toute fin de 1936, voire début 1937, chez Denoël et Steele, suite à son voyage de quelques semaines en URSS. L’éditeur pour compléter ce court texte, rajouta en deuxième partie de l’ouvrage, la thèse médicale de Céline sur Semmelweis, l’obstétricien hongrois du XIXe siècle, qui trouva comment contrer la fièvre puerpérale et qui connut tant de déconvenues. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est bien Mea Culpa. Car pour y dépenser ses roubles, les roubles soviétiques (monnaie de singe ?), monnaie nationale russe depuis 1932, Céline avait été contraint de se rendre au pays des soviets. Cette devise ne sera ni exportable, ni convertible, jusqu’à la dissolution de l’Union soviétique. Céline disposait d’un crédit en URSS, suite à la publication de Voyage au bout de la nuit, du moins d’une traduction « fort lacunaire », comme le documente Maxim Görke, assurée par Elsa Triolet, la compagne d’Aragon, qui souhaitait de la Guépéou partout. Comme le souligne cet éminent spécialiste de Céline, Voyage au bout de la nuit, partiellement traduit en Russe en janvier 1934, sera tiré à 6.000 exemplaires, puis 15.000. Une revue soviétique moscovite, Union et revue des journaux, dans un hors-série, tiré à 40.000 exemplaires, y insérera deux extraits du roman en 1935.
Fin 1936, outre Voyage au bout de la nuit, qui lui valut en 1932, le prix Renaudot, et non pas le Goncourt comme l’écriront par erreur de nombreux critiques, Céline venait de publier Mort à Crédit, cette même année 1936.
Voilà pour le contexte de ce voyage. L’important ici, c’est la recension de 92 comptes rendus, réunis dans ce volume de 260 pages, parus dans la presse française de l’époque, mais aussi belge ou suisse, journaux nationaux, gazettes locales, périodiques prestigieux, revues moins ou peu connues, plumes célèbres, auteurs inconnus, voire anonymes ou non répertoriés . Sauf les spécialistes céliniens, ou les férus de littérature, peu connaissent Mea Culpa, une critique acerbe et toute célinienne du régime soviétique. Or, cette publication survient quelques semaines après un livre qui a fait sensation, Retour d’URSS, d’André Gide, publié en novembre 1936. André Gide, futur prix Nobel, très grand bourgeois protestant, s’était piqué au communisme depuis le début des années 1930. Accompagné de cinq écrivains de gauche, dont jacques Schriffin qui parle le Russe, Gide arrive à Moscou le 14 juin 1936, quatre jours avant les funérailles de Gorki, Gide prononcera d’ailleurs sur la Place Rouge, son éloge funèbre.
Retour d’URSS, dans le contexte international de la guerre d’Espagne, commencée le 18 juillet 1936, décrit le désenchantement, c’est le moins que l’on puisse dire d’André Gide sur ce qu’il a vu en Russie : « Je doute qu’en aucun autre pays aujourd’hui, fut-ce dans l’Allemagne d’Hitler, l’esprit soit moins libre, plus courbé, plus craintif, plus vassalisé ». C’est une véritable bombe. Gide va être injurié et vilipendé par toute la clique pro-soviétique française et internationale. Si j’insiste sur ce point, c’est que la quasi-totalité des commentaires répertoriés dans cet ouvrage, font le parallèle entre Gide et Céline, puisque dans un style fort différent, ils arrivent, quasiment au même moment, tous deux à la même conclusion, mais dans une langue diamétralement opposée, ce qui fait la grandeur de la littérature française. Dans mon histoire sur les falsifications et mensonges du Parti communiste « français », je suis revenu en détail sur cet épisode capital de la littérature et la politique française de ces années 1936/1937 (2). Céline lui avait écrit « Tout ce qui aide à fourvoyer la masse abrutie par les louanges est bienvenu. Quand les ruses ne suffisent plus, quand le système fait explosion, alors recours à la trique ! à la mitrailleuse, aux bombonnes ! ».
Car l’URSS et le soviétisme vont être piqués au cœur par ces deux publications, en plein front populaire français, en plein procès de Moscou, agréés et légitimés par la Ligue des droits de l’homme, comme je le commente dans mon ouvrage précité. Certes, ce n’était pas la première fois, loin s’en fallait, que des voyageurs ou pèlerins, reviennent de Moscou et fassent part de leurs désappointements (euphémisme), et leurs témoignages furent souvent repris comme illustrations, dans ces chroniques, comme celui d’Henri Béraud en 1925, Ce que j’ai vu à Moscou. Mais Gide plus Céline, c’était particulièrement ravageur contre le communisme, alors triomphant (75 députés communistes élus en avril et mai 1936).
L’intérêt de ces recensions d’époque l’est à plus d’un titre. L’auteur Maxim Görke ne s’est pas contenté de compiler les textes, mais, outre une introduction des plus utiles, après chaque article, il nous donne des précisions remarquables, sur l’auteur quand cela est possible, (car il y a quelques anonymes), et sur le journal ou la revue en question. C’est là que l’on se rend compte de la richesse de la presse française de l’époque, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif. Chaque ville plus ou moins importante, chaque région, chaque contrée avait son journal. C’est ainsi que l’on peut lire les comptes-rendus de Candide, ou Gringoire, dont les tirages dépassaient largement les 500.000 exemplaires voire plus, ou sur des journaux moins connus ou plus confidentiels comme l’Atelier, Le Peuple, La lumière, Le Hérisson, et clin d’œil à mon ami Francis Bergeron, l’indépendant du Berry, sous la plume d’un certain Jules Pataquès (ça ne s’invente pas) ! On y retrouve aussi Le Charivari, Aux écoutes, Le Merle blanc, l’Ami du peuple, l’Assaut, Vendémiaire etc...
Quant aux auteurs, cela va de Simon Arbellot, à Louis Salleron, Pierre Dominique, René Barjavel, Jacques de Lacretelle, Robert Poulet, Max Bonnafous, Georges de la Fouchardière, Jean-Pierre Maxence, Henri Béraud, Ramon Fernandez, Lucien Combelle, Lucien Descaves, André Wumser, Pierre Guillain de Bénouville pour les plus célèbres, à d’illustres inconnus, mais non dénués d’intérêt, comme Durtal, Pierre Bernus, Alex Delpeyrou, ou encore, Clément Vautel, Pierre Châtelain etc...
La chronique d’Henri Béraud est l’une des plus talentueuse de toutes, cela ne surprendra personne, et surtout pas Francis Bergeron, président de l’association Rétaise des amis d’Henri Béraud. Je ne peux pas me retenir de faire quelques citations, invoquant Gide et Céline il écrit : « Mais les deux autres avaient la foi, la vraie, celle qui transporte les montagnes et métamorphose les auteurs à la mode en prolétaire aux mains calleuses » ; ou encore ce morceau d’anthologie : « Ce fut donc en vrais croyants, faucille et marteau croisés sur le cœur, que Gide, ce damné de la terre, et Céline, ce forçat de la faim, s’élancèrent vers le saint des saints moscovite. Une double haie de poings religieusement levés salua leur départ... ». Béraud évoquera aussi la tragédie de l’Holodomor ukrainien qui fit six millions de morts. Tout est à l’avenant dans cette recension, parue le 19 février 1937 dans Gringoire, qui tirait alors à 650 000 exemplaires. Le même hebdomadaire avait déjà publié une critique positive de Jean-Pierre Maxence, le 27 janvier 1937 qui commence ainsi : « La Russie soviétique, ces temps-ci, n’a pas de chance avec les écrivains français ».
Dans un peu plus de deux ans, Staline et Hitler s’entendront comme larron en foire, pour dépecer la Pologne, ce qui engendrera la Seconde Guerre mondiale. Deux ans encore de plus, et l’une des guerres les plus apocalyptiques fera rage dans les steppes russes entre les deux tyrannies. Ensuite, et pour plus de 45 ans, la moitié de l’Europe sera soumise au totalitarisme communiste, et le combat anticommuniste reprendra, avec d’autres témoins, d’autres épisodes, d’autres courageux combattants, jusqu’à la chute finale.
En tout cas, je recommande chaudement la lecture de ce livre, à ceux qui apprécient Céline bien sûr, mais aussi à ceux qui s’intéressent à la vie politique et littéraire de ces années, si riches à tout point de vue. Mais, outre le contenu des articles, Maxim Görke nous instruit grâce à son introduction, ses notes sur les auteurs et les journaux de l’époque. Il n’hésite pas à relever une erreur ou une approximation. L’index des auteurs et œuvres citées, ainsi que l’index des comptes rendus complètent très utilement l’ouvrage.
« On craint pour sa tête », La réception critique de Mea Culpa suivi de la Vie et l’œuvre de Semmelweis de Louis Ferdinand Céline, Dossier de Presse établi, annoté et présenté par Maxim Görke, Du Lérot éditeur, 16140 Tusson, 278 pages, 32 euros.
(1) Le Bulletin célinien, périodique mensuel, BP 42004 59011, Lille cedex, abonnement de 58 euros l’an à l’ordre de Marc Laudelout
(2) Michel Festivi, La désinformation autour du Parti communiste « français », éditions Dualpha, 2024, préface de Francis Bergeron. Pour le commander cliquez ici
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