mercredi, 19 août 2026
Dans Ceuta envahie, aucun membre du gouvernement espagnol n’a évoqué les viols
Michel Festivi
Le gouvernement socialo-communiste de Pedro Sánchez, se targue depuis des années d’être à la pointe du combat féministe, et n’a de cesse de dénigrer ses adversaires, le Parti populaire et surtout Vox sur ce terrain, les accusant de machisme ou de ne pas accepter les lois liberticides et tyranniques sur la transition de genre par exemple. Or depuis l’invasion de Ceuta, le 30 juillet 2026, 15 viols ou agressions sexuelles ont été dénoncées (sans doute la pointe émergée de l’iceberg), mais aucun membre du gouvernement, ni a fortiori Pedro Sánchez n’ont fait la moindre petite allusion à ces faits dramatiques, qui concernaient notamment une fillette de 10 ans. Pourtant la Garde civile a confirmé ce chiffre. On a même repéré parmi ces entrants, un homme fiché comme terroriste et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt d’Interpol.
Pedro Sánchez, en vacances, s’est contenté de conférences en vidéos, pour tenir des propos lénifiants et inutiles, sans aucunement aborder le sort de ces malheureuses victimes. La ministre de l’Égalité, Ana Redondo, a longuement déblatéré sur le sort des femmes en Afghanistan, victimes d’un apartheid que tout le monde connaît, mais rien sur les femmes violées de Ceuta. Monijeta García, la titulaire du portefeuille de la Santé, a tenté de minimiser les faits, et de réduire le nombre des victimes. Le féminisme deux poids, deux mesures est aussi vaillant en Espagne qu’en France.
Bref, aucun ministre n’a pris ses responsabilités. Tous se sont dédouaner dans la lâcheté. Pedro Sánchez a employé une seule fois le vocable « violation », le 31 juillet dernier, mais non pas pour soutenir les victimes de viols, mais pour qualifier cette invasion de 70.000 migrants, « de violation de l’intégrité du territoire », et puis plus rien, nada, comme on le dirait en Espagne. La ministre de l’Égalité, n’a pas daigné se rendre à Ceuta. Sira Rego, la ministre de la jeunesse et de l’enfance n’a jamais mentionné ces viols, bien au contraire, elle a milité pour le regroupement familial. Felix Bolaños, ministre de la Justice et de la Présidence est resté lui aussi totalement atone.
Oscar Puente, le ministre des transports et de la mobilité, passe son temps à attaquer Isabel Diaz Ayuso, la présidente PP de la communauté de Madrid, en n’hésitant pas à la traiter de « fasciste », voire de « terroriste », mais rien non plus sur les crimes qui se sont produits à Ceuta. À part des membres du PP et bien sûr de Vox, seul au PSOE, le représentant de ce parti à Ceuta, Melchor León, a évoqué ces viols et a exigé la démission du délégué du gouvernement pour inaction, mais sans attaquer frontalement le gouvernement. Le PSOE depuis Madrid a d’ailleurs prévenu les membres du PSOE qui siègent au parlement de Ceuta, que s’ils critiquaient le gouvernement, ils pouvaient quitter le Parti. Or, être élu en Espagne, suppose un préalable de taille, appartenir à un parti structuré.
On se rappelle qu’en 2022, Pedro Sánchez et sa ministre de l’Égalité d’alors, Irene Monteiro, avaient fait voter une loi sur les agressions et atteintes sexuelles, qualifiée par ledit gouvernement et la presse de : « Solo si es si » (Seulement un oui est un oui), qui sous le prétexte de fusionner certaines infractions sexuelles, abaissait les minimums prévus par le code pénal. Or réaction immédiate des avocats de certains condamnés, ils avaient obtenu la révision de milliers de condamnations définitives. 1.233 condamnations pour crimes sexuels avaient été annulées dans la foulée, et 126 condamnés avaient été libérés. En 2023, et en catastrophe, devant une levée de bouclier sans pareil, et malgré les atermoiements d’Irene Monteiro, une loi rectificative avait été votée pour relever les minimums légaux, mais le mal était fait.
N’oublions pas que depuis 2023, le Parti populaire représenté par Juan Jesús Vivas, gouverne seul l’entité de Ceuta, (ville autonome) mais en minorité, bénéficiant de l’abstention bienveillante du PSOE, et d’un parti présidé par Fatima Hamed, première femme musulmane à diriger un parti politique à Ceuta, le MDyC, (Mouvement pour la Dignité et la Citoyenneté), et qui défend notamment les intérêts de la communauté musulmane. Depuis la crise migratoire et l’envahissement de Ceuta, Vox a proposé au PP, une coalition qui serait majoritaire, puisque le PP dispose de 9 sièges et Vox de 5. Or la majorité absolue est de 13 sièges. Mais dans les faits, Vivas gouverne avec l’appui implicite du PSOE local et de MDyC, et n’a pas pour l’instant donné suite à la proposition de Vox.
En tout cas, et devant l’urgence de la situation, le Conseil général du pouvoir judiciaire, le CGPJ, un organe directeur des juges, vient d’alerter sur la nécessité impérieuse : « pour faire face à la crise migratoire », de mettre des moyens supplémentaires : « en raison de la charge de travail accrue, notamment dans les affaires relatives aux agressions sexuelles présumées ». Il préconise vivement, l’augmentation temporaire de juges et de greffiers au Tribunal de Ceuta, du nombre des interprètes, et la création d’un service d’urgence. On le voit, il n’y a que le gouvernement socialo-communiste espagnol qui se refuse à ouvrir les yeux.
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vendredi, 14 août 2026
Espagne : L’adieu au Halal, vive la priorité nationale, non aux squatteurs et à la burqa, telles sont les nouvelles décisions prises dans la Communauté Valencienne gouvernée par le PP avec l’appui de Vox
Michel Festivi
La communauté Valencienne, qui compte plus de 5,5 millions d’habitants, soit la 4e région d’Espagne, a été reprise aux socialistes espagnols en 2023. Le Parti populaire avec ses 40 sièges, a besoin des 13 députés de Vox pour gouverner, la majorité absolue étant fixé à 50 sièges. Malgré la rupture de Vox en 2024, du gouvernement régional, pour avoir refusé la répartition des migrants mineurs non accompagnés imposée par Pedro Sánchez, l’entente des deux partis s’est maintenue au parlement local, et Vox a voté tous les budgets. En effet, en 2023, Vox était passé de 10 à 13 sièges, mais surtout le parti centriste Ciudadanos (18 députés) avait disparu du parlement, laissant le PP seul avec Vox, alors que de l’autre côté de l’échiquier, l’extrême gauche Podemos avait perdu ses 8 élus, le PSOE avec un autre parti régionaliste de gauche ne pouvant obtenir la majorité.
C’est ainsi que pour s’assurer la gouvernance de la région, le PP a accepté plusieurs propositions de Vox :
- « La priorité nationale », intégrée dans la loi budgétaire de la Communauté, cette mesure restreint l’accès aux aides et services sociaux pour les personnes en situation administrative irrégulière, ou qui n’ont pas la longévité requise
- La restriction de la burqa : une disposition a été adoptée pour prohiber le port des vêtements dissimulant le visage dans les transports publics, les hôpitaux, les centres éducatifs, les administrations et les lieux de spectacles
- La mémoire historique : la loi régionale sur la mémoire liberticide historique a été abrogée, et remplacée par une loi de « concorde nationale »
La Communauté Valencienne est très dynamique d’un point de vue économique, avec des villes comme Valence, Alicante, Elche, Castellón, en pleine expansion.
Mais un fait très important vient de se produire. La Communauté valencienne vient de décider que dans toutes les cantines scolaires, il sera désormais impossible de proposer des menus contenant des aliments carnés, dont les animaux n’auraient pas été abattu, sans être étourdis préalablement, reprenant les prescriptions du bien-être animal de la législation espagnole, ce qui exclut de facto tous les menus Halal qui exigent que les bêtes soient égorgées vivantes pour être vidées de leur sang. Pour blinder encore plus ce dossier, il a aussi été décidé que toutes les cantines scolaires, seront dans l’obligation de posséder des appareils de réchauffement des aliments, et des réfrigérateurs, là encore en se fondant sur une loi de l’État. Ainsi les familles concernées, qui refuseraient que leurs enfants consomment des viandes « non halal », pourront apporter leur propre nourriture, qui pourra être conservée, puis réchauffée sur place.
Cette politique est salutaire, car l’on sait notamment depuis les travaux de l’anthropologue et chercheuse du CNRS, madame Florence Bergeaud-Blackler, que l’idéologie du halal est la porte d’entrée du frèrisme et de l’islamisme, leur cheval de Troie en quelque sorte, qui permet d’investir nos sociétés. (1). On soulignera que cette politique valencienne, s’inscrit totalement à contre-courant des directives de Pedro Sánchez, dont le gouvernement exige au contraire, que les repas servis dans les cantines scolaires, soient essentiellement halal, une sorte de « halal pour tous », imposé. Les seules exceptions retenues d’un « menu spécial », que le gouvernement de Valence autorise, seront pour ceux et celles qui présenteront un certificat médical attestant de l’impossibilité de consommer certains aliments, en cas d’allergies ou d’intolérances alimentaires particulières. Vox s’est montré très en pointe sur ce dossier, et cela faisait partie de l’une de ses principales revendications.
Autre décision emblématique de cette coalition, qui pourrait être amenée dans les mois qui suivent à gouverner l’Espagne, c’est le gravissime problème des squatteurs, des okupas, comme on le dit en espagnol, véritable plaie outre-Pyrénées. La législation socialo-communiste espagnole sur les okupas est l’une des plus permissives d’Europe. Dans le cadre du vote du budget 2026, la Région de Valence vient d’instaurer, au regard de la « priorité nationale », que l’accès aux logements sociaux soit interdit aux squatters condamnés par la justice, pour occupation illégale. C’est un virage à 180° par rapport à l’ancienne politique socialiste de cette même région. Cela fait aussi partie de la volonté de Vox d’aller de l’avant sur ce thème prégnant en Espagne, et cela a scellé un accord entre Juan francisco Pérez Llorca, le Président PP de la Communauté et le chef de Vox aux Cortès valenciens, José María Llanos, étant précisé que le Président du parlement Valencien est aussi membre de Vox, Llanos Massó. Pérez Llorca a été investi avec les voix de Vox, en novembre 2025, suite à la démission de l’ancien président PP, Carlos Mazón, après les terribles inondations de 2024.
Avec la baisse des impôts régionaux, notamment pour les familles, toutes ces mesures que je viens de décliner, forment un ensemble cohérent et salutaire pour une nouvelle politique qui se veut prendre le contre-pied des dogmes socialo-communistes. De plus, désormais, pour pouvoir bénéficier de l’aide sociale régionale, il faudra être établi dans la région depuis 3 ans et non plus 15 mois. Pour bénéficier d’un logement social, l’administration locale pourra exiger un historique locatif rétroactif sur 15 années, quel que soit l’établissement précédent en Espagne, pour vérifier que les conditions d’attributions soient bien remplies.
On peut le constater, grâce à Vox, le PP se montre audacieux, il perd cette audace dès qu’il se retrouve en situation de gouverner seul.
Toutes ces mesures ne sont que l’application du simple bon sens du quotidien. Serait-ce trop en demander à nos hommes politiques de chez nous ? Le principe de la priorité nationale a été adopté dans les régions espagnoles gouvernées par le PP et Vox, comme en Estrémadure, en Castille et León, en Aragon, régions qui disposent aussi d’un accord de gouvernement régional. Espérons que cela soit généralisé en Espagne, après les prochaines législatives, et en France aussi, si le bloc central et ses alliés comme les LR, mordent la poussière en 2027, ce que l’on ne peut que souhaiter.
(1) Florence Bergeaud-Blackler a publié plusieurs ouvrages sur ce thème : Comprendre le halal en 2010 ; Le sens du halal : une norme dans un marché mondial en 2015 ; Le marché halal ou l’invention d’une tradition en 2016 ; Le djihad par le marché : ou comment l’islam radical s’empare du marché halal en 2025
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mercredi, 12 août 2026
Les liaisons dangereuses entre les partis du système et la RATP (suite)
Michel Festivi
Suite à la première plainte contre X de l’association AC !! dans le dossier du communiste puis lfiste Bagayoko, pour son cumul d’emploi à plein temps (6.000 euros par mois), avec la RATP et ses mandats publics, AC !! a porté une nouvelle plainte demandant l’ouverture d’une enquête sur l’existence présumée de postes de complaisance au sein de la RATP, postes attribués à des élus, dont le maire LFI de Saint-Denis Bagayoko serait l’un des représentants, mais peut-être loin d’être le seul.
AC !! dénonce un système présumé « d’emplois fictifs...pour des élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique » (?). Cette dénonciation, a suivi celle concernant Bally Bagayoko. Car le Canard Enchaîné a fait paraître un nouvel article intitulé : « 200 agents de la RATP sur la bonne voie ». Et l’association de déclarer : « ce qui nous intéresse, c’est le système qui a pu exister à un moment donné au sein de la RATP, avec un certain nombre d’emplois (pour des élus) que l’on pourrait qualifier de complaisance ». La RATP a vivement démenti et elle assure observer les règles du droit commun, dont la loi du 22 décembre 2025, qui permettent et facilitent la conciliation de l’exercice d’un mandat d’élu avec la vie professionnelle, argumente-t-elle, et qu’elle répondra à toutes les demandes de la justice, si elle était questionnée.
Mais AC !! dénonce « un système organisé et structuré d’emplois fictifs et non d’actes isolés... pour des élus parisiens et franciliens à la RATP de tous bords politiques (sic)... Ils auraient été rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, parfois sans fiche de poste identifiable ». Bally Bagayoko quant à lui, continue de faire semblant de ne pas comprendre ce que l’on lui reproche. Il a récemment déclaré : « confondre un mandat électif avec un poste salarié est destiné à faire croire à une fraude là où il n’y a qu’un mandat exercé comme la loi le permet et l’encadre ». Car ce que dénonce à juste titre AC !!, c’est le fait que des élus exerçaient des mandats d’élus très prenant - (ce qu’a déclaré lui-même Bagayoko, insistant sur le fait que ses mandats politiques étaient particulièrement denses) -, tout en étant rémunérés et très bien, pour un emploi salarié à plein temps. C’est ce travail à plein temps qui pourrait poser problème, s’il s’avérait être en tout ou en partie fictif, ce qu’une enquête sérieuse du PNF pourrait mettre en exergue ou pas, mais la question mérite à plus d’un titre d’être posée, les contribuables y sont, je pense particulièrement attentifs.
Quant à la présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, elle souhaite qu’une mission flash soit menée à l’Assemblée nationale, et demande que toute la lumière soit faite. Elle veut connaître le nombre d’élus franciliens ayant pu bénéficier de ce régime. Comme le JDD le révèle, Jacques Marsaud, ancien bras droit du maire communiste de Saint-Denis, Patrick Braouezec, devenu cadre dirigeant de la RATP, et à l’origine du recrutement en 2000, de Bally Bagayoko, alors membre du PCF, reconnaissait dans un livre, Passion commune, publié en 2018, avoir animé un réseau d’environ 200 agents de la Régie, titulaire d’un mandat électif « de droite, de gauche du centre », élus qui pouvaient servir de relais parfois ministériels pour l’entreprise.
Gageons qu’aucun homme ou femme politique d’un parti patriote, nationaliste ou souverainiste, n’a été recruté dans ce cadre, on le saurait déjà. Seuls les partis du système semblent être concernés, et sans doute aussi, le parti de Madame Pécresse. Comme l’indique le Canard enchaîné : « Outre Bailly Bagayoko, quelque deux cent élus, de droite comme de gauche, ont bénéficié à la RATP d’un emploi à temps plein mais pas très prenant. Une pratique très courante à la Régie, encouragée par une direction soucieuse de soigner son réseau ». Il serait effectivement très intéressant, à la veille d’élections capitales, de connaitre le nom de ces 200 personnes et leurs affiliations politiques. On peut toujours y croire !
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samedi, 08 août 2026
Retour sur le cas Bally Bagayoko
Michel Festivi
J’ai indiqué dans un précédent article, que le plus choquant politiquement et moralement dans cette affaire, c’était la manière dont Bagayoko avait été recruté, « sans entretien, ni concours », comme l’a reconnu celui qui l’a engagé, vraisemblablement dans le cadre des pratiques communistes de l’époque, quand le Parti tenait la Seine-Saint-Denis, et de plus avec cette volonté affichée et non démentie de favoriser « la diversité », comme cela a aussi été avoué. Bagayoko, alors membre important du PCF du 93, a doublement bénéficié de ces passe-droits, et des liaisons politiciennes qui pouvaient exister entre un parti politique et une entreprise dépendant de l’État. On a d’ailleurs peu entendu les autres partis politiques dénoncer ces connivences scandaleuses, qui ont souvent eu cours dans les départements et les municipalités communistes, comme l’avait disséqué dans ses ouvrages Jean Montaldo, après des enquêtes minutieuses, vilipendées, mais jamais remises en cause.
On vient d’apprendre que l’association AC !!, (Anti Corruption !!) par son président d’honneur, l’ancien juge d’instruction Éric Halphen (que j’ai connu jeune juge d’instruction à Chartres, quand j’étais moi-même jeune avocat), a décidé de porter plainte contre X auprès du PNF, pour des soupçons de détournements de fonds publics et d’emploi fictif, soupçons de prise illégale d’intérêts, de favoritisme, de manquement à la probité et de cumul irréguliers d’activités publiques.
Bally Bagayoko embauché à plein temps à la RATP en 2000, a occupé simultanément des fonctions d’adjoint au maire de Saint Denis à partir de 2001, puis de 2008 à 2015 de vice-président du Conseil départemental, fonctions électives qui selon l’intéressé lui-même étaient très prenantes. Il devait aussi certainement participer voire présider des commissions, tant à la mairie qu’au département. D’ailleurs quand il a perdu en 2015 son mandat au Conseil départemental, ses indemnités à la commune comme adjoint au maire, aurait été augmentées de 102%. Rappelons que Bagayoko avait été l’adjoint des maires communistes de Saint Denis : Patrick Braouezec, Didier Paillard et Laurent Russier.
AC !! demande légitimement donc que le PNF procède à un certain nombre de vérifications dans le cadre de ses pouvoirs d’enquête : réalité de la présence dans le cadre d’un emploi à plein temps de Bagayoko à la RATP notamment. Éric Halphen a déclaré : « une association comme la nôtre, doit signaler ce qui lui paraît illégal et attentatoire aux intérêts de nos concitoyens, que les faits soient commis par des gens classés à gauche comme à droite ». Espérons que le PNF ouvre véritablement une enquête, pour faire toute la lumière dans cette nébuleuse, dans le cas contraire ce serait légitimer le deux poids deux mesures, dont il est souvent accusé. Valérie Pécresse en sa qualité de Présidente de la Région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités, a demandé que toute la transparence soit faite pour dissiper les soupçons d’emplois fictifs financés par le contribuable, jugeant que de telles pratiques seraient « totalement illégales et ne sauraient être tolérées dans nos monopoles publics ». Ouf, on est rassuré !
Car beaucoup de questions viennent à l’esprit. Reprenons les choses dans l’ordre. Le cumul emploi-mandat local est possible. Il n’y aurait donc pas d’incompatibilité légale de principe avec un emploi salarié à la RATP, même à plein temps. Cependant, ce salarié à temps plein est tenu de consacrer tout son temps de travail à son emploi. Justement, pour concilier les deux activités, la loi prévoit des autorisations d’absences et un crédit d’heures que l’employeur est tenu d’accorder à l’élu pour exercer son ou ses mandats.
La question que devra se poser la justice, si elle fait une enquête, sera de savoir si Bagayoko a réellement et concrètement exercé ses fonctions professionnelles à temps complet. AC !! demande la vérification de la réalité de sa présence effective au travail, dans le cadre d’un plein-temps. Le Canard Enchaîné, invoquait lui « des horaires élastiques » ? D’où tenait-il ses informations ?
S’agissant des aménagements d’horaires, les autorisations d’absence sont prévues par l’article L 2123-1 du Code général des collectivités territoriales. Elles permettent à l’élu de participer aux séances des conseils municipaux ou départementaux et aux réunions des commissions ou organismes dont il est membre. Normalement, ces heures ne sont pas rémunérées par l’employeur, cela mériterait vérifications bien entendu.
Le crédit d’heures est issu de l’article L 2123-2 du CGCT. Il est forfaitaire et plafonné par trimestre et varie en fonctions de l’importance de la collectivité, il peut être majoré jusqu’à 30% dans certaines communes. Il est réduit en cas de travail à temps partiel. Si l’employeur est tenu de les accorder, le salarié se doit, normalement, d’écrire au moins 3 jours avant à son employeur pour l’en informer en précisant la date et la durée, ainsi que le solde encore disponible pour ledit trimestre. Toutes ces formalités ont-elles en l’espèce été toujours respectées ? Pour une ville comme Saint-Denis de près de 150.000 habitants, 149.000 très exactement, le crédit d’heure pour un adjoint au maire est de 140 heures par trimestre, étant précisé que le cumul des absences et du crédit d’heure ne peut pas dépasser 803H30 par an. Le report des heures non prises dans un trimestre, ne peut pas avoir lieu et elles sont perdues.
Selon diverses informations, il n’existerait à la RATP aucun accord d’entreprise qui obligerait la Régie à payer ces heures d’absence ou de crédit d’heures, contrairement aux délégués du personnel ou délégués syndicaux. Cela aussi devrait mériter justification.
Si a priori, la loi n’a pas fixé de règles limitant le cumul entre salaire pour un temps plein et indemnités d’élu, il convient de s’assurer que les dispositions sur le temps plein ont bien été respectées par l’intéressé, a-t-il ou pas exercé concrètement son plein temps à la RATP ? Sinon cela pourrait être qualifié d’emploi fictif (au moins en partie), et donc de détournement de fonds publics, c’est tout l’objet de la plainte de l’association AC !!. qui invoque une possibilité « d’utilisation indue des fonds publics », précisant : « A partir du moment où des faits semblent mettre en cause un élu municipal et une institution telle que la RATP, nous nous devions de les dénoncer au PNF. Après, nous verrons ce que le Parquet décide de faire. Nous avons un rôle de lanceur d’alerte en quelque sorte ».
Les prochaines semaines nous éclairerons sur la volonté du PNF d’enquêter.
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jeudi, 06 août 2026
Les privilèges de la nomenklatura communiste : le cas Bagayoko
Michel Festivi
Dans tous les régimes communistes ou avoisinant, le peuple souffre et n’a souvent que ses yeux pour pleurer, pendant que les pontes du Régime, eux, disposent de privilèges ou des passe-droits, inaccessibles au commun des mortels. C’était assurément le cas en Seine Saint Denis, département communiste pendant des lustres, puis aujourd’hui dominé par les gauches plurielles, ce qui revient strictement au même.
Ce 5 août dernier, Le canard enchaîné, a soulevé un drôle de lièvre. Le dénommé Bally Bagayoko, pourfendeur permanent des privilèges, éternel thuriféraire de la nouvelle France, représentant de cette classe politique d’extrême gauche qui déverse sa moraline à chaque instant qu’elle ouvre sa bouche, ce quidam donc, devenu un intouchable de la république, aurait été engagé à la RATP, au tout début des années 2000, « sans concours, ni entretien », comme l’a avoué Jacques Marsaud, ancien directeur général chargé du développement (sic : interdit de rire), de ce noble établissement, qui a été longtemps déficitaire (-109 millions d’euros en 2023, -25 millions d’euros en 2024). C’est même sur sa proposition, que ce passe-droit aurait été permis.
Pour Kader Chibane, élu écologiste, et chef de l’opposition municipale à Bagayoko : « c’était clairement une embauche politique, fruit d’un deal avec le PC, ... c’était un secret de polichinelle », PC qui dominait alors le 93, la plupart des départements de la couronne parisienne. D’ailleurs, Patrick Braouezec ancien grand manitou du PC dit français, l’a à demi-mot reconnu « c’était un moment où la RATP recrutait beaucoup dans la diversité et dans les quartiers », qu’en termes élégants, ces choses-là sont dites ! Ceux qui ne font pas partie de cette « diversité », le vulgum pecus, apprécieront.
Car à l’époque, Bally Bagayoko était un militant communiste de la Seine Saint Denis, bref la quadrature du cercle, le graal absolu. Mais ce qui pourrait poser problème, c’est que l’actuel édile de Saint Denis, a à un moment donné, cumulé ses fonctions à plein temps à la RATP, avec ses mandats politiques, comme adjoint au maire et aussi au Conseil départemental. D’ailleurs quand il a perdu ce mandat en 2015, ses indemnités d’adjoint au maire ont subi une augmentation de 102% (les smicards apprécieront), hausse votée par le Conseil municipal communiste, car tout le monde le sait, dans la gêne il n’y a pas de plaisir, surtout chez les communistes. On précisera, selon les sources, qu’à la RATP, le salaire de Monsieur Bagayoko atteignait les 6000 euros mensuels, treizième mois et primes compris, selon ce qui a été écrit ici et là. On ignore par contre, ce que cela représentait en revenus, tout salaire et toutes indemnités comprises et cumulées.
Ce dernier a justifié ce cumul entre ses fonctions de cadre à plein temps à la RATP, ses mandats d’adjoint au maire et de vice-président du Conseil départemental en disant tout uniment :« lorsqu’on accepte une responsabilité politique, on ne fait pas de calcul financier, on fait un choix de vie...être élu local demande une disponibilité de tous les instants », certes mais alors comment concilier cela avec un autre emploi à plein temps, qui devait aussi demander une disponibilité plus qu’importante ? Certes ces cumuls d’emploi ne seraient pas a priori interdits, sauf que certains SMS, consultés par Le Canard enchaîné démontraient que cette situation questionnait, interrogeait. Précisons également que la RATP vit d’argent public, et que son financement est en partie public.
David Lebon, alors chef de cabinet du maire socialiste Mathieu Hanotin, avait échangé avec Sylvain Durand, alors directeur de cabinet de Jean Castex à la RATP. Ce dernier redoutait d’éventuelles accusations à propos de ce cumul d’emplois, surtout vis-à-vis de la RATP. Ainsi, Gilles-William Goldnadel n’a pas hésité à écrire sur X : « Si j’écris que Bagayoko, le grand défenseur des pauvres, a profité d’un emploi largement fictif à la RATP, en se goinfrant de 6000 euros/mois tout en percevant ses émoluments d’élu, avec la complaisance de la CGT, du PC et de la RATP, ils vont me poursuivre en diffamation ? ». Nous laisserons à cet éminent avocat et courageux chroniqueur, la responsabilité de ses propos, et nous pouvons supposer que s’il était mis en cause judiciairement, il saurait se défendre, de par ses fonctions.
Ce qui est extrêmement choquant, au-delà du cumul d’emplois qui pourrait poser éventuellement problème même s’il est a priori licite, ce sont bien les conditions extravagantes du recrutement initial de Bagayoko à la RATP. Tous les parents qui ont des enfants en âge de trouver un emploi, tous ceux qui recherchent âprement une situation, apprécieront et aimeraient être recrutés « sans concours, ni entretien ». Dans l’égalité entre citoyens, il y en a visiblement, qui sont plus égaux que d’autres, comme l’avait brillamment énoncé George Orwell, dans La Ferme des animaux, livre qui pourfendait l’idéologie totalitaire communiste, mais ce ne doit pas être le livre de chevet, ni pour Monsieur Braouezec, ni pour notre éminent édile de la Seine Saint Denis.
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samedi, 01 août 2026
Espagne : Sánchez pleure et se lamente, Donald Tusk, le Premier ministre polonais,lui donne une leçon
Michel Festivi
Alors que Pedro Sánchez se noie dans un verre d’eau, pleure des larmes de crocodile, se lamente, « fait étalage de sa soumission » envers le Maroc, comme l’a écrit un quotidien espagnol, et que ce Premier ministre d’un gouvernement en perdition, vient d’écrire une lettre de dénonciation de ses petits camarades européens aux autorités de Bruxelles, tempêtant sur : « la réaction égoïste et illégale » de certains pays européens, comme le ferait un gamin dans la cour de récréation, le pourtant très européiste Donald Tusk (Premier ministre polonais) vient de lui donner une leçon, un manuel (pour les nuls) pour contrer l’immigration massive et illégale. Car des solutions existent, à qui veut bien agir. Sur X, Donald Tusk a ainsi réagi vendredi dernier : « l’Espagne doit prendre exemple sur la Pologne ».
La Pologne a connu une crise migratoire très importante en août 2021, des milliers de migrants avaient franchi en toute illégalité, la frontière d’avec la Biélorussie, pour entrer en Europe, c’est-à-dire en Pologne. Depuis lors, ce pays a pris des mesures et n’est pas resté, comme l’Espagne, les bras ballants. En réalité, le régime totalitaire de Loukachenko, sans doute poussé par la Russie et la Turquie, avait organisé un acheminement massif de milliers de migrants venant du Moyen-Orient comme l’Irak, vers les frontières européennes, en représailles aux sanctions qui avaient été votées.
Après avoir décrétée l’état d’urgence, déployée des milliers de soldats et érigée des barbelés, la Pologne a fait construire un mur de 186 km, d’une hauteur de 5,5m, bref elle a fait du Trump. Le long de la frontière, elle a installé des caméras thermiques, des appareils de surveillance électronique, des drones, des tunnels, pour un coût estimé à 353 millions d’euros. De 7.500 gardes-frontières en 2023, leurs nombres sont passés à 17.000 en 2024. De plus une loi autorise la restriction temporaire du droit d’asile. De 3.300 tentatives de passages illégaux au premier trimestre 2022, ce chiffre est tombé à 158 au premier trimestre 2025. Il y aurait eu 5.000 passages en 2024, contre 1.700 en 2025, et depuis le premier trimestre 2026, aucun. Tusk a précisé qu’un investissement complémentaire de 2,2 milliards d’euros avait été établi pour renforcer les fortifications et les moyens numériques.
Ce que Donald Tusk ne dit pas, c’est qu’à l’époque, jusqu’en octobre 2023, la Pologne était gouvernée par le PIS, parti de la vraie droite, et que l’actuel Président de la république, Karol Nawrocki, soutenu par le Parti Droit et Justice (le PIS), n’hésite pas à faire valoir son droit de véto à l’encontre de lois qui ne lui semblent pas aller dans le bon sens. Quoi qu’il en soit, on voit que des solutions efficaces existent, lorsqu’un pays entend lutter vraiment contre l’immigration invasive.
Or bien au contraire, la politique du gouvernement socialo-communiste espagnol a été tout l’inverse. Aucune protection des frontières, des régularisations régulières et massives. Ainsi ce sont créés des appels d’air, qui sont en très grande partie les causes de l’arrivée de 60.000 marocains à Ceuta. De plus et malgré des précédents, Pedro Sánchez n’a rien entrepris pour protéger Ceuta et Melilla. Comme il ne fait rien pour éviter, autant que faire se peut, que des milliers de clandestins parviennent irrégulièrement du Nord du Maroc, au Sud de l’Espagne en Andalousie, puis se répandent dans toute l’Espagne, puis en France et enfin dans toute l’Europe. Aujourd’hui, il a déjà envisagé de « répartir » les nouveaux arrivants dans les diverses communautés autonomes, de préférence celles gouvernées par le Parti populaire ou conjointement par le Parti populaire et Vox, ce qui ne manquera pas de provoquer de nouvelles tensions entre les deux partis, car Vox refuse drastiquement tout nouvel apport. C’est sans doute ce que recherche Pedro Sánchez, diviser pour mieux régner.
En tout cas l’Italie de Meloni en tête avec le Danemark, outre 22 autres pays dont l’Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, l’Allemagne, la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Finlande, la Pologne, l’Estonie, la Grèce etc. ont écrit à Bruxelles, au président de la Commission européenne, pour provoquer en urgence une réunion extraordinaire des ministres de l’intérieur, afin de prendre toutes les mesures utiles pour protéger les frontières de l’Union, et remédier à ce que l’on a pu voir ces derniers jours. Un absent de marque au bas de cette missive, la France de Macron et de Lecornu qui ne s’est pas jointe à cette demande, cela n’étonnera personne, tant la complicité entre Sánchez et Macron est grande.
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vendredi, 31 juillet 2026
L’Espagne en perdition : entre submersion et détournements de fonds
Michel Festivi
L’Espagne socialo-communiste est en totale perdition. Après que son gouvernement ait régularisé des millions de migrants clandestins, sans que les pays européens qui vont être directement impactés ne réagissent, ni les instances européennes au demeurant, l’enclave espagnole de Ceuta au Maroc, vient d’être submergée d’un coup d’un seul par 60.000 migrants, qui pour la plupart sont arrivés à la nage, car des décisions de justice empêcheraient paraît-il, d’interdire l’arrivée de ceux qui parviennent à gagner l’enclave par ce moyen. Le chiffre évolue d’ailleurs à la hausse d’heure en heure.
Là aussi, les réactions des dirigeants européens ont été inexistantes, sauf l’italienne Georgia Meloni qui a montré sa très forte désapprobation et qui a estimé à juste titre, que l’Espagne devait quitter l’espace Schengen, mais elle est bien esseulée. Le pouvoir socialo-communiste espagnol multiplie les fuites en avant pour se maintenir au pouvoir à tout prix. J’ai rappelé la loi dite des petits-fils (ley de nietos), qui permettra d’augmenter considérablement le nombre de votants, en accordant la nationalité espagnole, sans aucun contrôle digne de ce nom, à tous ceux qui vivant à l’étranger, peuvent arguer d’un aïeul ayant quitté l’Espagne pour toutes sortes de raisons, qui au demeurant ne seront pas vérifiées sérieusement. Ces votants pour la plupart n’habiteront pas l’Espagne, ne cotiseront pas, ne paieront aucun impôt, mais voteront. Le PSOE en totale perdition dans les sondages, espère ainsi tel un phénix, renaître de ses cendres.
La France doit s’attendre à une impressionnante augmentation de l’immigration, alors que Macron, Lecornu et Nuñez sont muets, ce dernier ayant simplement préconisé un renforcement des contrôles à la frontière, mais à défaut d’arrêter systématiquement tous les véhicules qui viennent d’Espagne, cette mesure, à supposer même qu’elle soit appliquée drastiquement, ne sera qu’un cautère sur une jambe de bois.
Sánchez vient de se rendre à Ceuta ce 31 juillet, sous les huées des habitants. Il s’est prosterné devant le Maroc, multipliant ses remerciements à l’égard des autorités marocaines. Il a invoqué comme une excuse, l’arrêt de la Cour suprême espagnole du 9 juillet dernier qui aurait affirmé : « une personne qui franchit à la nage la frontière de Tarajal, ne franchit pas une mesure de contrôle frontalier », et ne serait ainsi par refoulable. L’information s’est répandue comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux, on s’en doute.
Mais la presse espagnole d’opposition y voit de surcroit une sorte de vengeance du Maroc, et explique ainsi son inaction vis-à-vis de tous ceux qui tentent le passage vers Ceuta. D’une part le 20 juillet, Sánchez s’est rendu en Algérie, l’ennemi juré du Maroc, pour y signer notamment des accords gaziers. D’autre part le 23 juillet, à l’initiative de Sumar, les communistes associés à Sánchez, ont fait voter une loi en première lecture, accordant la nationalité espagnole à 70.000 à 80.000 Sahraouis, nés au Sahara occidental, province espagnole jusqu’au 29 septembre 1977. Cette loi concernerait aussi les enfants de ces derniers. Cette disposition aurait provoqué la colère des autorités marocaines. On sait que Sumar milite pour l’indépendance de cette zone, qui rentrerait ainsi dans le giron d’Alger, ce qui est un casus belli pour le Maroc.
Des espagnols en nombre ce sont réunis spontanément dans Madrid, appelant à la démission de Pedro Sánchez et à l’organisation rapide d’élections.
Pendant ce temps, les affaires politico-financières continuent, et les très graves troubles de Ceuta, n’empêchent pas de nouvelles révélations sur l’affaire Zapatero, l’ancien premier ministre socialiste espagnol et ancien dirigeant du PSOE. La bonne presse espagnole (El Debate notamment), nous apprend que l’Unité de lutte contre la criminalité financière et économique, L’UDEF selon l’acronyme espagnol, aurait localisé 1,2 millions d’euros supplémentaires dans le cadre du dossier Plus Ultra, du nom de cette compagnie aérienne, fonds qui auraient été transmis, via diverses sociétés écrans, soit à Zapatero, et à des prête-noms, soit à la société des deux filles de Zapatero, la société Whathefav.
Selon la décision du Juge José Luis Calama, d’étendre l’enquête patrimoniale à tous les mis en cause, il est écrit que : « une société instrumentale recevant et payant des factures de tiers, sans activité réelle, gérée de facto par une personne autre que l’administrateur officiel ». C’est très exactement la définition d’une société fictive, dirigée par un homme de paille. Au total, avec les précédentes révélations, se seraient plus de 3 millions d’euros, sans compter les bijoux découverts dans un coffre, qui auraient pu transiter par 60 comptes bancaires, ayant 20 titulaires, des sociétés et des personnes physiques, dont Zapatero, son épouse Sonsoles, et leurs deux filles. Rappelons qu’il s’agit d’argent public, puisque l’État socialiste espagnol avait accordé une subvention de 53 millions d’euros à cette compagnie aérienne, lors de la pandémie, alors qu’elle était très endettée, et qu’elle n’avait des relations aériennes qu’avec le Venezuela et d’autres rares contrées d’Amérique du Sud.
L’enquête concerne également Julito Martínez, l’ami et homme de paille de Zapatero ; un cadre du PSOE reconverti dans le privé, Javier de Paz ; ainsi que la secrétaire de toujours de Zapatero, Gertrudes Alcázar, qui aurait acheté un appartement au comptant, tout comme le couple Zapatero qui aurait remboursé un prêt de 500 000 euros par anticipation. C’est en tout cas ce que révèle la presse espagnole.
Dernière information, Madame Begoña Gómez, l’épouse du Premier ministre, vient de débarquer son avocat, Antonio Camacho, ancien ministre socialiste de l’Intérieur, par une pointure de pénaliste, l’avocat Jaime Campaner, et ce en vue de son futur procès avec jury, et face à l’intensification des procédures la concernant. D’autant que les parties civiles, comme le veut la loi espagnole, ont d’ores et déjà fait valoir leurs réclamations pénales et pécuniaires. L’association Hazte Oir a sollicité 13 ans d’emprisonnement pour trafic d’influence et malversations de fonds publics. Elle demande aussi diverses interdictions, des amendes, et des dommages-intérêts conséquents.
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dimanche, 26 juillet 2026
L’Afrique, le racisme, le racialisme et diverses autres considérations

Michel Festivi
Nous avons tous appris avec une très grande satisfaction, notamment pour les familles des victimes et la mémoire du jeune Thomas, que des juges d’instructions, à Valence, avaient enfin accepté de poser dans la procédure la circonstance aggravante du racisme antiblanc. Il convient néanmoins de rester très prudent et de voir comment cela va évoluer judiciairement. Ce combat exemplaire a été notamment mené par une association des plus méritantes, l’AGRIF, qui fournit, au plan judiciaire notamment, un travail considérable, comme je l’ai souligné dans un précédent article.
Cette affaire, au-delà du drame de la mort atroce d’un jeune de 16 ans, nous permet d’évoquer plus largement, la chape de plomb politique et médiatique qui s’est abattue depuis de très longues années sur notre pays, par des discours dominants selon lesquels il n’y aurait de racisme qu’à sens unique, que le racisme antiblanc ne saurait exister, que seuls les blancs et plus globalement les occidentaux seraient des racistes, indistinctement.
Il faut dire que tout cela a été permis et accentué par la repentance globale et généralisée qui s’est emparée de nos élites et de nos politiques - et au premier chef, de nos présidents de la République successifs, notamment le dernier en date qui a multiplié les déclarations outrageantes contre la France et les Français, alors que, par sa fonction, il est censé défendre la grandeur de notre nation, son histoire millénaire et ses valeurs (...).
Un discours politique de première importance a été totalement passé sous silence par la grande presse et aucun homme politique ne l’a relayé. On peut se demander pourquoi ? Mais poser la question, c’est déjà y répondre. Cette allocution, en français, a été prononcée le jeudi 16 juillet 2026 par le chef de la junte militaire qui gouverne actuellement le Burkina Faso, l’un des pays les plus pauvres au monde, suite à un coup d’État en 2022. Cet homme, c’est le capitaine Ibrahim Traoré. Lors d’une longue diatribe télévisée, devant une assemblée médusée, il a déclaré sans ambages, tout net, brut de décoffrage, que : « l’Afrique ne produisait rien, et que peut-être à part du sucre, tout était importé », rajoutant « Pour communiquer, avant, on prenait le cheval. Le blanc est venu et il a crée le téléphone, l’internet et tout...On ne sait même pas comment ça fonctionne ! Cherchons à fabriquer, cherchons à comprendre. Au moins à copier, il faut utiliser notre cerveau ».
Comme le souligne Boulevard Voltaire, « on se souvient de la volée de bois vert qu’avait récoltée Nicolas Sarkozy, en 2007, lorsqu’il avait déclaré que « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire » ». Que n’avait-il dit alors, toute l’intelligentsia s’était liguée contre lui, de Ségolène Royal à Jacques Chirac, sortant de sa torpeur pour l’occasion. Sarkozy avait d’ailleurs reculé, et n’avait pas poursuivi sur ce terrain. Or aujourd’hui, un chef militaire africain semble indiquer strictement la même chose, et en des termes beaucoup plus vifs et roboratifs.
Mais le plus important, c’est que dans son discours fleuve, Ibrahim Traoré est revenu sur la traite arabo-musulmane en faisant de l’anti-Taubira, primaire, secondaire et supérieur : « On cherche à nous exterminer depuis longtemps. Les gens sont venus, d’abord les conquêtes arabo-musulmanes, ça fait plus de mille ans et quelques ans d’esclavage en Afrique...Beaucoup de gens ne savent pas, ils sont ignorants...Le dernier marché d’esclaves a fermé, c’était à Médine en 1962...Vous faites semblant ou vous ne savez pas ? ». Jamais aucune excuse, ni repentance ne sont venues des dirigeants arabes, pour cet esclavagisme qui a duré treize siècles, et qui aurait fait au bas mot 17 millions de victimes, comme l’ont prouvé les travaux de Bernard Lugan (1) ou de Tidiane N’Diaye (2), qui ont démontré, que la traite arabo-musulmane qui a duré 13 siècles, contre à peine 3 pour la traite triangulaire transatlantique, a vidé l’Afrique de ses habitants et, également, les côtes espagnoles, françaises, italiennes, corses, sardes, siciliennes. Elle fut horrible, par la politique systématique des eunuques, la mortalité était colossale. D’autant que des tribus noires ont participé avec force et vigueur à la prédation de leurs propres coreligionnaires, les livrant aux arabes. Tout comme d’ailleurs la traite vers les Amériques n’avait été rendue possible, que grâce à des communautés noires, qui rabattaient vers les côtes leurs frères de couleur, enrichissant certains potentats, car les esclavagistes blancs ne s’aventuraient jamais dans les terres.
Alger, haut lieu de l’esclavagisme musulman, fut bombardé en 1816, sur ordre de la communauté internationale qui mandata la France pour faire cesser ces prédations terribles.
Comme l’a rappelé l’essayiste d’origine musulmane, Ferghane Azihari sur X : « Ce sont les Français qui ont fermé les marchés d’esclaves au Maroc et ont contraint les Algériens à renoncer au commerce de "nègres" pendant la colonisation ». Bien évidemment, la diatribe d’Ibrahim Traoré a suscité la colère dans le monde arabo-musulman, car il n’y a que la vérité qui fâche. Tout comme le sultan Erdogan fait les gros yeux lorsqu’on ose lui rappeler le génocide arménien. Il faut savoir que le Burkina Faso fait l’objet d’attaques en règle de groupes islamistes qui taillent des croupières à l’armée burkinabaise. Pour être complet, on rappellera aussi que le chef du Burkina Faso a fustigé la traite transatlantique, et a lancé des "scuds" contre l’occident, et notamment contre la France, et que le 26 juin dernier, il a rompu toute relation avec Paris. Mais au moins, il a le mérite de parler cash, on aimerait que nos élites aient la même façon de faire, mais on en est loin, très loin.
(1) Bernard Lugan, Eclavage, l’histoire à l’endroit, L’Afrique réelle, 2020
(2) Tidiane N’Diaye, Le génocide voilé, enquête historique, Folio, 2017
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vendredi, 24 juillet 2026
Grande victoire de l’AGRIF qui vient de faire reconnaître le racisme antiblanc dans le meurtre de Crépol

Michel Festivi
On ne le sait que trop, pour la caste politico-médiatique, le racisme ne peut concerner que des blancs qui insultent ou se montrent violents envers des noirs ou des maghrébins. Le contraire est radicalement impossible, et la ministre Taubira aurait expliqué il y a quelques années, en 2006, qu’elle n’avait pas voulu inclure, dans sa loi de 2001 faisant de l’esclavage transatlantique un crime contre l’humanité, celui qui concernait l’arabo-musulman, pour ne pas « désespérer » les petits maghrébins des banlieues « pour que les jeunes arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des arabes », selon ce qu’avait rapporté un magazine (1). Alors que cet esclavage avait été bien pire et bien plus sanglant, et avait duré bien plus longtemps que la traite négrière occidentale, occident qui a d’ailleurs été à l’origine de toutes les législations interdisant l’esclavage (2).
Au début des années 1980, Bernard Antony, qui fut député européen et Conseiller régional d’Occitanie pendant des années, avait eu l’intuition géniale, dans le cadre des activités du Centre Charlier, de concevoir une association anti-raciste, l’AGRIF, qui lutterait judiciairement contre le racisme anti-français et anti-chrétien. Ainsi était née l’Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l’Identité française. Depuis lors, elle bataille avec ses avocats devant tous les tribunaux de France et de Navarre pour pourfendre ceux qui profèrent des discours ou des actes racistes contre des Français ou des chrétiens.
Car le racisme anti français et anti chrétien est nié par les gauches spécialement, et même par beaucoup d’autres individus ou organismes généralement. Pour la justice, il est particulièrement périlleux de dénoncer ce racisme, et ce essentiellement pour des raisons idéologiques. J’en sais quelque chose, moi qui ai plaidé pendant des années comme partie civile pour des représentants de l’ordre, dans bon nombre de dossiers, où les injures ou insultes proférées par des délinquants, avaient délibérément un caractère raciste anti blanc ou anti français, et cette qualification était très rarement retenue, le plus souvent par souci de simplification ou de rapidité, dans le cadre de comparutions immédiates, où tout doit aller très vite.
L’affaire du meurtre du jeune Thomas à Crépol, le 18 novembre 2023, est à cet égard emblématique. Depuis le début de l’enquête, de nombreux témoignages faisaient ressortir que les agresseurs étaient venus pour « casser du blanc ». Mais comme les 3 singes souvent représentés en statuettes, la justice ne voulait a priori rien voir, rien dire, rien entendre. À plusieurs reprises, l’AGRIF, -qui comme toute association anti-raciste dûment déclarée en préfecture depuis au moins 5 ans peut ester en justice-, tambourinait à la porte des magistrats de Valence ou de Grenoble en appel, pour faire reconnaître cette qualification juridique, à savoir meurtre avec la circonstance aggravante de racisme. Jusqu’à présent, les différentes instances judiciaires amenées à statuer avaient débouté l’AGRIF.
Mais c’était sans compter sur la ténacité de cette association et de ses avocats. Car notamment un procès-verbal de synthèse, rédigé par une enquêtrice de la gendarmerie, évoquait l’hypothèse d’un mobile raciste au meurtre de Thomas, et ce dès le départ. Il était précisé des témoignages qui indiquaient « que les auteurs des faits pourraient être venus au bal de Crépol afin de tuer des personnes de couleur blanche ». Il semble que ce rapport capital n’ait pas été bien classé dans la procédure, et qu’il n’avait pas été porté explicitement à la connaissance de la justice. Cf le Figaro du 23 juillet 2026. Or Me Jérôme Triomphe, le talentueux et dynamique avocat coordonnateur de l’AGRIF, venait de déposer une note de 30 pages aux juges, soulignant des témoignages et propos rapportés « relatifs à du racisme « antiblancs ».
C’est dans ces conditions, et après de nouvelles auditions semble-t-il, qu’un nouvel avis d’information judiciaire vient d’être communiqué aux parties, le 20 juillet 2026 par les magistrats instructeurs. Cette nouvelle pièce de procédure invoque désormais en plus des chefs de « meurtre et tentative de meurtres en bande organisée », la qualification que « les faits ont été précédés, accompagnés ou suivis de propos, écrits, images, objets ou acte de toute nature qui portent atteinte à l’honneur ou à la considération des victimes ou d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie ou une religion déterminée, en l’espèce la race blanche et la nation française. » comme le rapporte la presse. On attend désormais l’ordonnance de mise en accusation, cette ordonnance pouvant faire l’objet d’un appel des mis en examen.
Nous suivrons bien sûr de très près ce dossier des plus dramatiques, n’oublions pas qu’outre le jeune Thomas, 16 ans, qui a été poignardé à mort, d’autres victimes ont été aussi, ce soir-là, très gravement blessées à coup de couteau. Rappelons que la jurisprudence de la chambre criminelle de la Cour de cassation est constante depuis des années : tout acte violent contre une personne avec un objet dangereux qui peut être létal, permet d’en déduire une intention de tuer, sous le contrôle des juges chargés de statuer bien sûr. Exemples, porter un coup de couteau, ou tirer sur une personne.
En tout cas, grâce à l’AGRIF et son remarquable travail de fond juridique et moral, grâce à des journalistes comme François Bousquet qui a publié plusieurs livres sur le sujet, (3), le racisme antiblanc qui se répand comme une traînée de poudre depuis des années, pourrait enfin trouver au sein de l’institution judiciaire une reconnaissance jurisprudentielle, à laquelle les victimes et leurs familles ont droit, pour la vérité et la justice tout simplement.
(1) Eric Conan, article de l’Express du 4 mai 2006, « Encore aujourd’hui ».
(2) Bernard Lugan, Esclavage, histoire à l’endroit, Éditions Bernard Lugan, 2020.
(3) François Bousquet, Le racisme antiblanc, l’enquête interdite, 2025, la Nouvelle Librairie - et du même auteur et chez le même éditeur, Sale blanc, le racisme que l’on ne veut pas voir, 2026.
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mercredi, 22 juillet 2026
Espagne : le nœud coulant se resserre autour de Zapatero, l’ancien Premier ministre socialiste, et peut-être aussi vis-à-vis de Pedro Sánchez
Michel Festivi
Le droit espagnol dispose d’un système redoutable, notamment dans les affaires financières et de détournements de fonds publics. La personne impliquée qui accepte de parler et de coopérer pleinement avec la justice, peut non seulement voir sa peine réduite, mais son exécution suspendue. C’est ce qui s’est produit tout dernièrement dans le dossier de détournement de fonds publics, par l’achat de millions de masques en pleine pandémie. Alors que les principaux acteurs de cette gigantesque escroquerie, tous des socialistes, ont été condamnés à de très lourdes peines d’emprisonnement, celui qui avait accepté d’aider la justice, le sieur Adalma, a vu sa peine très réduite et suspendue de surcroit.
Bis repetita placent avec l’affaire de l’ancien premier ministre socialiste espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, dont je vous ai déjà entretenu. L’homme de paille que Zapatero avait trouvé pour diriger une société écran, lui permettant de recevoir des fonds sans apparaître, Julito Martínez Martínez, est passé à table.
Avec ses avocats, il a écrit une lettre-confession de six pages, et vient d’être entendu par le juge chargé de ce dossier des plus sensibles, José Luis Calama de l’Audience nationale. Il a confirmé ses écrits. La minuscule société d’aviation la Cie Plus Ultra, qui œuvrait essentiellement avec le Venezuela, était en très grande difficulté financière en 2020, au moment de la Pandémie. Deux banques lui avaient refusé tout prêt, la banque de Santander, et la Caixa Banque.
C’est là que serait intervenu Zapatero, ancien Premier ministre socialiste et ancien Secrétaire général du PSOE, toujours très en cours auprès de son grand ami, Pedro Sánchez. Zapatero est un hiérarque du PSOE, personne ne pouvait rien lui refuser. Son influence était considérable. Normalement Plus Ultra, ne pouvait obtenir aucune aide publique, vu sa situation financière particulièrement obérée, dont une dette sociale de plus de 400.000 euros. Et de plus était-elle une société stratégique ?
Zapatero aurait alors demandé à l’une de ses connaissances, un homme d’affaires de Murcia, Julito Martínez Martínez de créer une société écran : Análisis Relevante. Elle serait chargée une fois les fonds publics obtenus, d’émettre des factures et de recevoir des fonds, qui in fine reviendront à Zapatero, où à la société de ses deux filles. Ce montage avait été conçu par un autre éminent socialiste, « un vétéran » du PSOE comme le qualifie le journal El Debate, grand ami de Zapatero, le dénommé Javier de Paz, aujourd’hui président de la société Movistar +. C’est du moins ce qu’a expliqué Martínez au Juge.
C’est ainsi que par l’intermédiaire de la FASEE (Fonds de soutien à la solvabilité des entreprises stratégiques), créée le 3 juillet 2020, dont les fonds sont gérés par une autre société publique la SEPI (Société d’État des holdings industriels), le Conseil des ministres, présidé par Pedro Sánchez va approuver le 9 mars 2021, l’octroi à Plus Ultra, d’une somme de 53 millions d’euros d’argent public, dont un peu plus d’1% iront dans les poches de Zapatero, selon ce que lui reproche la justice espagnole, lui clamant son innocence, estimant qu’il aura réalisé un véritable travail, et contestant toute infraction de quelque nature qu’elle soit.
Selon l’accusation, 71 factures auraient été émises entre juillet 2020 et novembre 2025. Toujours selon l’accusation, Zapatero aurait reçu peu ou prou, en argent ou en nature, environ 400.000 euros, et la société de marketing de ses deux filles, environ 200 000 euros. En tout cas c’est que qu’a révélé à la justice, Julito Martínez Martínez. Ce dernier affirme que Análisis Relevante aurait payé des travaux de conseils « fictifs », prétendument effectués par Zapatero, ce que ce dernier conteste de la manière la plus vive. Il a d’ailleurs toujours le soutien de Pedro Sánchez, et de la plupart des barons socialistes, qui ont indiqué croire en son innocence.
Ce dossier de prévarication souligne par ailleurs les liens très étroits et de longue date, entre les socialistes espagnols et le régime totalitaire chaviste du Venezuela. Zapatero, Sánchez et les socialistes espagnols ont toujours soutenu politiquement et Chavez et Maduro, de grands parangons de la démocratie s’il en était ! Ils ont notamment refusé de condamner la farce électorale de 2024, ou Maduro avait été battu à plate couture, mais avait décidé qu’il avait gagné, et ses sbires « les colorados », faisant régner la terreur. Il faut dire que depuis février 1936, et leurs manœuvres et violences pour parvenir au pouvoir, les socialistes espagnols sont à bonne école et s’y connaissent en matière de falsifications des urnes (1). Martínez a par ailleurs affirmé avoir rencontré Delcy Rodriguez, l’actuelle présidente par intérim de Venezuela, par l’intermédiaire de Zapatero.
En tout cas cette affaire déjà retentissante, promet de prochains développements, nous ne manquerons pas de vous en rendre compte.
(1) Michel Festivi, Le Front populaire espagnol, la victoire frauduleuse de 1936, Revue d’Histoire Européenne n°29, avril et mai 2026, cliquez ici.
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mardi, 21 juillet 2026
Comment la France a été « coulée », par la gauche, mais aussi par la « droite »
Michel Festivi
Le mal français remonte à loin, septennat après septennat, quinquennat après quinquennat, les différents présidents de la république et leurs gouvernements respectifs et successifs, dont les différents gardes des sceaux, ont sapé les institutions françaises, sa justice notamment, pour répandre le laxisme, la culture de l’excuse, la victimisation des délinquants. Certes, profitant du laissez-faire des autorités politiques, la justice a pris ses aises et a interprété avec toujours plus de bienveillance, les droits des criminels, multipliant les décisions permissives, accentuant l’indulgence coupable.
Résultat, la délinquance a explosé. 53% d’augmentation des coups et blessures volontaires entre 2016 et 2024 ; plus 202% de violences sexuelles pour la même période ; quand au trafic de drogue et ses dérivés, blanchiments, extorsions de fonds, crimes, ils sont exponentiels et gangrènent toute la société. Le maire LR d’Alès, qui avait d’ailleurs minimisé l’importance de la DZ mafia pendant la campagne électorale, a reçu des menaces de mort, et a dû être exfiltré de chez lui par les forces de l’ordre, bel exemple de faiblesse de l’État. (En février 2026, le maire LR d’Alès Christophe Rivenq, avait dénoncé une « hyper médiatisation » et « des chaînes de désinformation » qu’il accusait d’exagérer la situation locale liée à la DZ mafia, et contestait une lecture alarmiste de la situation). Cf le site mesinfos.fr (éditions Occitanie) du 4 février 2026, signé par Lucien Labreuil avec l’AFP.
Dans un article du 21 juillet 2026, Le Figaro se livre à une recension spéciale : « Les 50 décisions qui ont coulé la France : le grand renoncement sécuritaire et judiciaire ». Nous allons n’en reprendre que les plus emblématiques, pour ne pas y passer toute la nuit, voire plusieurs jours ! Le journal se base sur les travaux de l’excellent institut Thomas More, qui a dressé cet inventaire, non pas à la Prévert mais tâché hélas du sang des victimes, qui elles ou leurs familles, sont toujours condamnées à la perpétuité réelle quand ce n’est pas à mort.
1°) L’abrogation de la loi Peyrefitte dite loi « sécurité et liberté » du 2 février 1981 par le pouvoir socialiste, le 10 juin 1983. Alain Peyrefitte, ministre de la Justice, avait permis l’élargissement des bases légales des contrôles d’identité, l’accélération des procédures, celles des délits de flagrant délits, avec des comparutions directes, des recours élargis à la détention provisoire pour les récidivistes ; l’encadrement du sursis et des circonstances atténuantes. C’est l’acte fondateur de la déliquescence actuelle, un point de bascule absolu.
2°) 1er mars 1994 : le nouveau code pénal est arrivé. Suppression des peines minimales, et mécanisme total des circonstances atténuantes, permettant sous le couvert de l’individualisation de la peine, nouveau principe absolu, de réduire à néant les sanctions prévues par le même code. C’est le laxisme qui entre dans les prétoires. Désormais seul le maximum ne pourra pas être enfreint, le juge ayant toute latitude pour réduire même à néant la sanction. On notera qu’en 1994, c’est la « droite » qui est au pouvoir, Édouard Balladur étant Premier ministre de la cohabitation. La « droite » mettra en œuvre un texte voté par la gauche le 22 juillet 1992, et ne cherchera pas à l’abroger ou à le modifier, voire à en créer un autre. C’est ainsi que les peines effectives de prison deviennent exceptionnelles, ce qui au demeurant démontre l’explosion de la violence, car les prisons n’ont jamais été aussi pleines, du fait également qu’il aurait fallu construire des milliers de places depuis 20 ou 30 ans, ce qu’aucun gouvernement n’a sérieusement entrepris.
3°) Abrogation par la loi Taubira en 2014, des peines planchers fixées par le gouvernement sous Nicolas Sarkozy. On ne s’étonnera pas que 68% des français jugeaient la justice trop laxiste en 2021, contre 80% en 2024. J’ai vécu ces peines planchers en tant qu’avocat alors. Plaidant quasiment que pour des parties civiles, j’étais bien sûr à fond pour ces dispositions de bon sens. Néanmoins, le législateur avait prévu, dans certaines conditions, pour ne pas être retoqué par le Conseil constitutionnel, que par une décision spéciale et motivée, les juges pouvaient passer outre les peines planchers, et ils ne se privèrent pas de s’introduire dans cette brèche !
4°) Adoption par la droite en 2009, d’une loi carcérale à philosophie de gauche. Cette loi relevait notamment d’un an à deux ans le seuil d’aménagement automatique des peines, en généralisant la sortie anticipée sous bracelet électronique. Un gouvernement de « droite » va décribiliser les peines, adoptant les théories de la gauche. Ce n’est à rien n’y comprendre. Ce yoyo pénal entre les peines planchers, quasiment non appliquées dans les faits, et ce laxisme suite au prononcé d’une peine qui ne veut plus rien dire, achèvera de rejeter le citoyen honnête dans l’incompréhension la plus totale de sa justice, qui est censée pourtant être rendue en son nom.
L’exposé des motifs de cette loi sarkozyste était le suivant : « la nécessité de limiter autant que possible l’incarcération en lui substituant des mesures de contrôle en milieu ouvert s’applique à tous les détenus ». Proprement stupéfiant, du Hollande dans le texte voire du Taubira ! La « droite » n’a aucune doctrine, sinon celle de la gauche. On pensait sans doute résoudre la surpopulation carcérale, par la généralisation des aménagements de peine et des sorties anticipées, or le nombre de détenus n’a cessé de progresser et les victimes aussi. En 2009 il y avait environ 65.000 prisonniers, pour plus de 84.000 en juin 2025, 135% d’occupation, les détenus étrangers représentants selon les chiffres 24,5% des incarcérés.
L’échec est donc absolu, total, dramatique pour les victimes et leurs familles. Entre 2014 et 2016, le nombre d’homicides avait augmenté de 11%. Par ailleurs, la dérive jurisprudentielle du Conseil constitutionnel est sans limite. En 1971, non content de se consacrer uniquement au respect des articles de la Constitution, il invente le fait de pouvoir censurer une loi en se basant sur le préambule de la constitution de 1958, de celle de 1946, et de la déclaration des droits de l’homme de 1789. La dérive du juge est née, elle ne s’arrêtera plus. Les juges du Conseil constitutionnel se sont « émancipés de la constitution », pour se substituer au législateur et donc au peuple. Comme ses décisions sont sans recours, il est en roue libre et fait strictement ce qu’il veut.
L’une des premières dispositions qu’un gouvernement courageux disposant d’une ample majorité devrait impérativement prendre, serait de procéder à une réforme constitutionnelle, pour obliger les membres du Conseil constitutionnel à être contraints à ne statuer qu’en rapport strictement aux seuls articles de la constitution de 1958. Mais pour cela il faut que les Français soient bien informés, et qu’ils ne se laissent pas piéger, une fois de plus, par des redondances à la « front républicain », ou autres billevesées de ce type, comme « un cordon sanitaire », et que les discours des Bertrand, Philippe, Copé, Attal et tous ceux qui ont appelé à voter plutôt NFP que RN, soient enfin totalement discrédités.
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lundi, 20 juillet 2026
La mémoire des martyrs catholiques espagnols face à la vengeance « historique » des socialistes
L'hystérie républicaine espagnole à l'oeuvre
Michel Festivi
L’excellent journal espagnol El Debate, nous apprend dans un article du 11 juillet dernier, que le Vatican s’apprête à béatifier 111 martyrs, assassinés pendant la guerre civile espagnole « in odium fidei ». Comme tous les autres déjà béatifié, soit environ plus de 2.000 d’ores et déjà, et comme tous ceux qui restent encore à béatifier, ils sont tous morts parce qu’ils étaient catholiques et qu’ils exprimaient publiquement leur foi, qu’ils n’ont pas voulu renier. 2.000 autres causes espagnoles environ sont actuellement à l’étude à Rome.
Ces « macro béatifications », comme le titre El Debate, se feront en trois temps. Ce sera tout d’abord la cérémonie concernant l’île d’Ibiza, le 17 octobre prochain pour Juan Torres Torres et 19 de ses compagnons qui furent supprimés entre les mois d’août et de septembre 1936. Ibiza fut avec Minorque, le lieu des plus cruelles persécutions religieuses de la guerre civile.
Madrid fermera la marche, le 28 novembre 2026, avec le cas de Ignacio Aláez Vaquero et 10 autres suppliciés, des séminaristes notamment, dont un étudiant en philosophie de 21 ans, qui fut exécuté avec son père, ainsi qu’un confesseur des Sœurs Hospitalières de Ciempozuelos. La troisième et dernière séquence de ces béatifications exceptionnelles par leur nombre, concernera la région de Santander, le 21 novembre 2026, elle élèvera Francisco González de Córdova et 79 autres malheureux.
Parmi ces derniers, le Saint Siège a dûment souligné que certains d’entre eux furent jetés à la mer, avec les pieds et les mains attachés, une pierre enroulée autour du cou. D’autres disparurent dans le bateau-prison Alfonso Pérez, qui se trouvait au large de Santander. Plusieurs furent non seulement passés par les armes, mais on brûla leurs corps. Parmi ces 80 martyrs, on décompte 67 prêtres, 3 religieuses carmélites, 3 séminaristes et 7 laïcs. Les révolutionnaires français qui jetèrent à l’eau, dans la Loire des suppliciés pieds et poings liés en 1794, avaient fait des émules. Car tout se tient.
Parmi ces laïcs espagnols figurait un juge, Luis Mosquera Caramelo, magistrat à Santoña en Cantabrie, âgé de 36 ans qui fut torturé et fusillé le 27 décembre 1936. Fils et petit-fils de magistrat, père lui-même d’un juge à la Cour suprême espagnole, il était né à la Corogne en 1900, et était docteur en droit. Marié, il avait 5 enfants. Il fut arrêté chez lui par des miliciens rouges, le 13 novembre 1936, alors qu’il aurait pu fuir, mais il choisit de rester auprès de sa famille, dont un bébé de quelques mois. Il sera le premier juge espagnol à être béatifié.
Enfin le premier magistrat, pas tout à fait. Un procureur, ou avocat de l’État, ce corps judiciaire spécifique à l’Espagne, Luis Belda Soriano de Montoya avait été béatifié le 25 mars 2017, avec 114 autres victimes de la terreur rouge à Almería. Beau-frère du communiste stalinien Rafael Alberti, Luis Belda était né en 1901. Issu d’une famille modeste, orphelin de père à 10 ans, ses très grandes capacités intellectuelles lui font réussir le très difficile concours des avocats de l’État. Nommé à Almería, il s’investit dans le diocèse avec ardeur, et devient un proche de l’évêque, multipliant les œuvres caritatives, les conférences, les cours d’alphabétisation. Père de six enfants, il est arrêté le 7 juillet 1936. Emprisonné sur le bateau-prison Capitán Segarra, il sera mitraillé sur une plage avec 22 autres prisonniers, le 14 août 1936. Le 3 juin 2026, l’université San Pablo de Palma de Majorque, sa ville natale a baptisé de son nom, son nouveau centre universitaire, en présence de deux de ses filles et de trois de ses petits-enfants.
Beaucoup d’ouvrages font état d’environ 7.000 à 8.000 religieux et religieuses, qui ont été exécutés en Espagne par les révolutionnaires entre 1934 à 1939, ce qui représente l’une des plus fortes hécatombes catholiques en occident. Mais c’est omettre de très nombreux laïcs, assassinés pour leurs seules implications dans les diocèses, tant au niveau caritatif qu’éducatif. C’est pourquoi, et avec juste raison, le grand écrivain et poète, Paul Claudel, dans un poème célèbre publié en 1937, « Aux martyrs espagnols », évoque 16.000 martyrs. Cela bat en brèche les états d’âmes de nos catholiques progressistes, les Maritain, Mauriac, Mounier et sa revue Esprit, qui prendra fait et cause pour les « tueurs de curés », les mal nommés « républicains », qui n’étaient que des tortionnaires. Même Georges Bernanos se laissera duper par la propagande révolutionnaire, qui s’abattit en France, sous le couvert du Kominterm.
Un républicain de la première heure, José Ortega y Gasset, philosophe, écrivain, journaliste, professeur d’université, réfugié en France à l’automne 1936, remettra en place ceux qui dans leurs fauteuils douillets, signaient des pétitions en faveur des communistes espagnols comme Albert Einstein. Dans un texte intitulé « Sur le pacifisme », et publié en juillet 1938 dans la revue The Nineteenth Century, Ortega y Gasset fustigera ces pétitionnaires professionnels : « pendant qu’à Madrid les communistes et leurs proches forçaient, sous les pires menaces, écrivains et professeurs à signer des manifestes et à parler à la radio, confortablement assis dans leurs bureaux ou leurs clubs, à l’abri de toute pression, certains des principaux écrivains anglais signaient un autre manifeste garantissant que ces communistes et leurs proches étaient les défenseurs de la liberté... ».
Les socialistes espagnols, Pedro Sánchez en tête, ont demandé à l’ex-juge d’extrême gauche Baltasar Garzón, de présider la commission de la Mémoire historique, qui ne réhabilite que des tueurs et des tortionnaires de gauche. On ne pouvait pas en attendre moins, de la part de ce militant extrémiste qui a été condamné par la justice espagnole à être démis de ses fonctions pour plus d’une dizaine d’années, pour avoir bafoué la loi. Les socialistes ça ose tout, surtout le pire, c’est à ça qu’on les reconnait, la droite elle regarde passer les trains. On vient d’en avoir un exemple tout dernièrement à Paris, la municipalité de gauche venant de débaptiser une place « Maurice Barrès », alors qu’il fut l’un des premiers à se précipiter pour saluer la mémoire de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914.
Car Maurice Barrès, décédé le 4 décembre 1923, eut droit à des funérailles nationales. En France, comme en Espagne, on falsifie l’histoire.
Maurice Barrès (1862-1923)
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jeudi, 16 juillet 2026
Le 18 juillet 1936 recommença la guerre civile espagnole
Michel Festivi
Je tiens de mon ami Pío Moa, le grand historien espagnol qui a complètement revisité cette période, grâce essentiellement à des documents de premières mains, venant du PSOE, cet article sur les causes de la reprise des combats fratricides, le 18 juillet 1936. Pío Moa tient un blog d’une rare qualité historique et documentaire : Más españa y más democracia, très facilement accessible. Ceux qui lisent l’Espagnol peuvent le consulter.
A) Les 17 et 18 juillet 1936, ne commença pas la guerre civile. Elle se réactiva. Son point de départ fut l’insurrection du PSOE, des gauches espagnoles, des séparatistes catalans, des anarchistes en octobre 1934. Ce fut selon Pío Moa « la première bataille de la guerre civile ». Dans tous ses ouvrages Pío Moa le démontre implacablement, et plusieurs historiens depuis lors, reprennent cette analyse (1). Le républicain Salvador de Madariaga, qui fut député, diplomate et ministre républicain écrira en exil : « le soulèvement de 1934 fut impardonnable... Avec la révolte de 1934, la gauche espagnole perdait jusqu’à l’ombre d’une autorité morale, pour condamner le soulèvement de 1936 ».
B) L’insurrection qui a sauvé l’Espagne du communisme, et qui la sauvera entre 1940 et 1945 du nazisme, aurait dû échouer, mais heureusement, il n’en fut pas ainsi. Les gauches avaient orchestré, grâce à la IIIe internationale et à ses relais, une propagande massive pour « sauver la république », alors qu’en réalité, les archives moscovites prouveront que le but était de faire de l’Espagne une colonie soviétique, un premier essai de « démocratie populaire», comme l’avait prédit l’un des chefs du POUM Julían Gorkin. Un ouvrage qui vient d’être juste publié en Espagne le démontre (2). Un communiste espagnol, Fernando Claudín écrira, bien plus tard : « les services secrets staliniens, agirent en Espagne comme ils auraient pu le faire dans la République populaire de Mongolie ».
C) Si octobre 1934 fut le premier coup d’État des gauches espagnoles, le second furent les fraudes, manipulations, violences, lors des élections de février 1936, qui amenèrent les partis du Front populaire au pouvoir. Ces violences et fraudes ont été aujourd’hui totalement démontrées et attestées (3), et de nombreux historiens comme Stanley Payne les avalisent. Ces fraudes ont amené à la destitution illégale du président de la république, Alcalá-Zamora, le 7 avril 1936.
D) Ce double coup d’État n’a été rendu possible que grâce aux inconséquences et aux incompétences des hommes politiques républicains modérés, qui ont cru pouvoir s’allier avec les pires extrémistes, pour s’en repentir ensuite, tel Manuel Azaña. Une situation qui se retrouve, peu ou prou, dans bien des circonstances, dans de nombreux pays, en France comme en Espagne et ailleurs, hier et aujourd’hui.
E) Le Front populaire fut une alliance, comme le décrit Pío Moa, entre partis soviétisant et séparatistes, nullement démocratiques bien au contraire, les anarchistes de la CNT et la FAI, très puissants alors, contribuèrent fortement aussi aux crimes, incendies et destructions. Le PSOE, le plus grand parti politique de masse, était totalement bolchévisé depuis 1933, sous la houlette de son chef, Largo Caballero dit « le Lénine espagnol ». D’ailleurs au printemps 1936, les jeunesses socialistes et communistes fusionneront dans la JSU, comme les syndicats socialistes et communistes, l’UGT et la CGTU. Les partis socialistes et communistes catalans aussi dans le PSUC. Le PSOE et le PCE devaient se fondre dans un parti unique du prolétariat, sans l’arrivée de la guerre civile, les archives du Kominterm démontrent que cette politique était téléguidée par Moscou, ses agents et ses financements, sous la direction de Georgi Dimitrov, le secrétaire général du Kominterm, qui mettra en place la politique dite des Fronts populaires. (4)
F) Si le front populaire espagnol perdit la guerre civile, la cause en fut essentiellement les discordes majeures entre les communistes qui entendaient militariser les troupes et cacher la révolution, alors que les anarchistes et les antistaliniens voulaient supprimer la discipline, les grades, les ordres et qu’ils proclamaient la fin d’un système libéral au grand jour. Ces deux fractions se firent la guerre en mai 1937, puis encore en mars 1939. Le camp national avait fait son unité, en octobre 1936, sous la houlette du général Franco, qui devint généralissime des armées nationale et chef de l’État à Burgos. (5)
G) Staline entendait mettre définitivement le pied en Espagne ou dans une partie de l’Espagne, et pour cela, faire croire aux Français et aux Anglais, grâce aux Brigades internationales, qu’il luttait pour défendre une « république démocratique », summum de la propagande soviétique. Il avait aussi pour but d’éloigner tout conflit des frontières de l’URSS, en faisant s’affronter sur le sol espagnol, Allemands, Italiens et « républicains », par le biais des brigadistes internationaux (60.000 environ), et par les armes, avions, tanks, matériels et approvisionnements divers qu’il fournissait aux forces de gauche qu’il choisissait, grâce à l’or de la Banque d’Espagne, qui était arrivée à Odessa, dans la plus grande discrétion, en octobre 1936, et qui en fit le maître de la zone révolutionnaire. Ce fut pour l’URSS une très bonne affaire, s’accaparer l’or de l’Espagne, et envoyer comme soldats la plupart des communistes du monde entier, sauf des Russes, qui étaient essentiellement des conseillers techniques, « des diplomates », des policiers, des agents de propagande. Avec l’argent espagnol Staline se battait en Espagne, par procuration.
H) Enfin de très nombreux républicains de la première heure durent s’exiler dès l’automne 1936, pour ne pas être assassinés par les hordes miliciennes, comme le docteur et député Gregorio Marañón, la députée Clara Campoamor, l’ex ministre de l’Intérieur Miguel Maura, le rédacteur en chef de la Vanguardia de Barcelona, Augustí Calvet dit Gaziel, le député et philosophe, José Ortega y Gasset, les écrivains comme Azorín et Rámon Pérez de Ayala, et des milliers d’autres. Clara Campoamor et le docteur Marañón ont attesté, qu’il y avait eu à Madrid près de 36.000 exécutions entre février et septembre 1936, et que près de 40.000 intellectuels, hommes de sciences durent fuir dès l’automne 1936. Les premiers qui furent passés par les armes des révolutionnaires, furent bien souvent d’ardents républicains qui eurent des fonctions imminentes, mais qui s’étaient opposés au Front populaire, comme Melquiades Álvarez, Manuel Rico Avello, Ramón Álvarez ou Rafael Salazar Alonso.
C’est ainsi, que la militante républicaine et députée aux Cortès constituantes (1931-1933), Clara Campoamor a pu écrire, après son exil, à une amie, la médecin Paulina Luisi : « Je souhaite ardemment le triomphe de Franco sur les forces gouvernementales, pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ! ». (6)
Notes
(1) Pío Moa, Les mythes de la guerre d’Espagne, L’artilleur, 2022
(2) Gustavo Martín Asensio, Marea Roja, La estrategia soviética en la España de la Segunda República, Espasa, 2026
(3) Manuel Álvarez Tardio y Roberto Villa García, 1936 : Fraude y violencia en las elecciones del frente popular, Espasa, 2017
(4) Michel Festivi, Les griffes de Staline sur la république espagnole, 19326-1939, préface de Pío Moa, Dualpha, 2025
(5) Michel Festivi, Francisco Franco, un caudillo pour l’Espagne, Bio-collection, Déterna et Synthèse nationale, 2025
(6) Letra de Mujer, prológo de Beatriz Ledesma, Espuela de Plata, 2026
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lundi, 13 juillet 2026
Madrid, le 13 juillet 1936, l’assassinat crapuleux de José Calvo Sotelo
Michel Festivi
Le 15 avril 1936, à peine trois mois après la victoire frauduleuse des forces du front populaire espagnol, le courageux et talentueux député de l’opposition, José Calvo Sotelo - (il avait été entre 1925 et 1930, ministre des Finances du gouvernement de Miguel Primo de Rivera) - monte à la tribune des Cortès. « Il souffle sur l’Espagne, une rafale de fer et de feu...quand la foule crie « à bas la police », quand au cri de « Vive l’Espagne », on répond par des « Vive la Russie », quand on insulte l’armée et que l’on tourne en dérision tout ce qui fait la patrie ». Et il va implacablement lister les attentats, les destructions, les incendies, les crimes qui ravagent la pauvre Espagne depuis le 16 février 1936. 105 Églises incendiées, 74 morts en 3 mois, 345 blessés. Il dénonce le fait que « la force publique est consignée car le représentant de l’autorité, lui interdit de sortir dans les rues ». Il accuse le socialiste, véritable cryptocommuniste, Álvarez del Vayo, la tête pensante de Largo Caballero, d’avoir dit que tout cela « avait été fait par le peuple de Madrid pour protester contre la lenteur avec laquelle le gouvernement exécutait le programme du Front populaire ».
Le 16 juin 1936, de nouveau, et Calvo Sotelo et José Maria Gil-Robles, le chef de la droite, la CEDA, montent au créneau dans l’enceinte des Cortès. Car tout s’est aggravé. On dénombre désormais 269 meurtres ou assassinats, 1287 blessés, 10 sièges de journaux d’opposition détruits, 170 Églises ou bâtiments religieux incendiés. Le chef du gouvernement, l’homme de la gauche républicaine Santiago Casares Quiroga s’écrit : « la violence contre le chef du parti monarchiste ne serait pas un délit », et la stalinienne Dolores Ibárruri, la Pasionaria : « cet homme a parlé pour la dernière fois ».
Car Calvo Sotelo est bien conscient qu’il risque sa vie à ainsi mettre les chefs politiques du front populaire devant leurs écrasantes responsabilités. Comme l’énonce la chanson populaire « cet homme a dit la vérité, il doit être exécuté ». Prenant les devants, il avait cité Saint Dominique de Silos : « Seigneur, vous pouvez m’ôtez la vie, mais vous ne pouvez rien de plus ». Il en a fait aussi la confidence à son ami, Luis de Galinsoga, directeur du journal d’opposition ABC. Bizarrement, les autorités chargées de la protection des principaux hommes politiques du pays, ont fait modifier son escorte, qui est désormais plutôt chargée de le surveiller, de l’espionner que de le protéger.
Le 12 juillet 1936, le communisant José Castillo, qui avait participé aux attaques armées d’octobre 1934 dans les Asturies, et qui n’avait pas hésité à exécuter à bout portant un jeune militant carliste, Llaguno Acha, quelque temps auparavant, est vengé par ses camarades. Ce meurtre de Llaguno Acha était d’autant plus scélérat, que ce dernier avait été abattu par Castillo, alors qu’il assistait à la procession funèbre d’un de ses camarades phalangistes lui aussi lâchement assassiné. Castillo était instructeur au sein des Milices « antifascistes » ouvrières et paysannes, MAOC, ainsi qu’auprès d’une organisation clandestine militaire d’extrême-gauche, l’UMRA, car il est largement démontré par l’étude des archives moscovites de la IIIème internationale, que les communistes et les socialistes avaient largement infiltré l’armée (Cf Marea Roja (Marée rouge), de Gustavo Martín Asensio, publié en 2026).
Dès lors, les milices front-populistes vont se déchainer comme jamais. Dans la nuit du 12 au 13 juillet 1936, partent de la caserne Pontejos, des autobus officiels de la police vers trois directions. Le domicile de Calvo Sotelo situé rue Velásquez, l’habitation de Gil-Robles et celle du chef monarchiste et ancien député, Antonio Goicoechea. Ces deux derniers ne se trouvaient pas à Madrid alors, ils auront de fait la vie sauve.
À l’intérieur du bus N°17 qui arrive rue Velásquez, on y trouve Fernando Condés, garde du corps du ministre socialiste Indalecio Prieto ; un membre du PSOE, Luis Cuenca, aussi cerbère de Prieto et son homme de confiance. Des membres du Front populaire, Francisco Ordónez, Santiago Garcés, José del Rey Hernández et plusieurs gardes d’assaut de la caserne de Pontejos. Vers deux heures du matin, le véhicule officiel se range rue Velásquez et les hommes armés, dont plusieurs sont en uniformes, investissent par la force le domicile du député, sans mandat, hors du cadre de toute procédure régulière, faisant fi et de l’horaire et de l’immunité parlementaire.
Calvo Sotelo est surpris nuitamment, alors qu’il se trouve avec sa femme et ses quatre enfants, en pyjama. De force, ces hommes prétendent l’emmener à la sureté générale, et l’empêchent de téléphoner aux autorités. Ce dernier proteste véhémentement et rappelle qu’en tant que député, il ne peut ainsi être appréhendé. Mais rien n’y fait, la force brutale et armée a le dessus.
Il monte dans le fourgon et arrivé au carrefour avec la rue Ayala, Cuenca qui est derrière lui, lui tire une balle dans la nuque, Calvo Sotelo s’effondre. Il est achevé par un deuxième coup de feu et sera jeté comme un chien au cimetière de l’Est, ou l’on retrouvera son cadavre au petit matin. Les assassins, tous connus et répertoriés, ne seront jamais inquiétés. Pire encore, le 25 juillet 1936, des gros bras du front populaire, lourdement armés, en plein jour, pénètrent dans le palais de justice de Madrid, se rendent directement dans le bureau du Juge chargé de l’enquête, prennent le dossier et disparaissent, comme ils étaient venus. Madame Calvo Sotelo avait reconnu sur photos les criminels, la famille n’aura jamais la possibilité de voir les assassins jugés.
Le gouvernement interdit aux journaux de diffuser toute nouvelle sur ce crime, et même la date et le lieu des obsèques, mais le bouche à oreille fonctionnant, une foule considérable va assister aux funérailles de ce martyr. Ce fut un crime sans précédent, c’était la première fois, dans toute l’histoire parlementaire de l’Espagne, qu’un député en exercice était ainsi assassiné, par des hommes en fonction, avec des armes et des véhicules appartenant à l’État, avec les moyens et l’aval du pouvoir socialo-communiste.
Les conséquences de ce magnicide furent considérables, une grande partie de la population pris conscience qu’il fallait mettre fin à cette anarchie généralisée. Le 11 juillet 1936, Franco, relégué aux Canarie depuis mars, faisait savoir par un télégramme codé au général Emilio Mola, le directeur de la future rébellion depuis Pampelune, qu’il n’y participerait pas, avec ce terme sibyllin mais explicite pour les initiés : « Une géographie peu étendue ». Le 13, il changeait d’avis et réussira à passer au Maroc espagnol. La suite nous la connaissons.
Le 18 juillet 1948 Franco octroya à la victime, à titre posthume, le titre de Duc de Calvo Sotelo et de Grand d’Espagne. Bien sûr les continuateurs politiques des tueurs du front populaire espagnol, Pedro Sánchez en tête, ont en 2022 supprimé cette distinction honorifique, rajoutant de l’ignominie au crime crapuleux. Car pour les gauches, on n’a pas le droit de s’opposer à elles, car s’opposer aux gauches, c’est être un fasciste, assurément. En 1936, comme en 2026.
Lire Le Cahier d'Histoire du nationalisme n°32 "Les Phalanges espagnoles" de Michel Festivi cliquez ici
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lundi, 06 juillet 2026
Redécouverte, dans l’Espagne socialo-communiste de Pedro Sánchez, d’une républicaine féministe qui souhaitait la victoire de Franco
Michel Festivi
Malgré la chape de plomb totalitaire mémorielle imposée par le gouvernement de Pedro Sánchez, multipliant les ignominies historiques destinées à promouvoir les tueurs et les assassins qui se répandirent comme une trainée de poudre en Espagne, après la victoire frauduleuse des partis du front populaire en février 1936 d’une part ; et à effacer d’autre part tous les signes et symboles de la délivrance nationale, qui évita à l’Espagne de devenir l’une des premières « démocratie populaire », à la mode soviétique ; les espagnols peuvent redécouvrir leur histoire à la fois tragique et glorieuse, s’ils prennent le soin de prendre connaissance de toutes récentes publications. Un ouvrage fondamental vient d’être publié en Espagne, Marea roja (Marée rouge), (1), qui finalise les démonstrations précédentes sur l’implication totale de la Russie soviétique et la IIIème internationale, dans la vie politique espagnole entre 1931 et 1936 pour tenter d’en faire le premier essai de « démocratie populaire ». C’est notamment ce que j’ai argumenté dans l’un de mes derniers livres (2), ce que les archives à Moscou confirment.
Par ailleurs, a été publiée en l’Espagne (on en est à la 6ème réédition), l’édition française du livre de la républicaine Clara Campoamor, d’abord parue chez Plon en 1937 (3), puis en Espagne avec une excellente introduction et des notes capitales (4) de l’historien Luis Español Bouché, et enfin tout dernièrement des lettres de Clara Campoamor à diverses personnalités, qui illustrent plus encore la position furieusement anti-front populaire d’une authentique femme de gauche, et républicaine de toujours. (5)
En septembre 1936, cette républicaine et ex-députée aux Cortès constituantes (1931-1933), qui s’était battue comme une lionne pour obtenir que le droit de vote des femmes soit inscrit dans la constitution républicaine du 9 décembre 1931, Clara Campoamor, fuit le Madrid révolutionnaire avec sa vieille mère, pour s’établir en Suisse, chez une amie avocate, Antoinette Quinche, car elle risquait tous les jours d’être assassinée, si elle restait confinée dans la capitale espagnole soumise aux pires des tortionnaires.
Clara Campoamor était une fille du peuple (1888-1972). Orpheline de père à 10 ans, elle commence à travailler à 12 ans. Après avoir exercé plusieurs métiers, elle va militer dans des associations féminines, écrire de nombreux articles, être secrétaire de rédaction. Elle avait appris le français, qu’elle parlait à la perfection (puisqu’elle fera même des traductions, notamment de Théophile Gautier). Elle va passer l’équivalent du baccalauréat vers la trentaine, puis sa licence en droit. Elle deviendra la 2ème avocate d’Espagne à la fin des années 1920, et s’inscrira au barreau de Madrid, se spécialisant notamment dans la défense des filles-mères et des enfants naturels. En juin 1931, elle est élue aux Cortès constituantes sur une liste du parti républicain radical, plutôt centriste. (les femmes pouvaient être élues mais ne pouvait pas voter encore). Elles seront 3 femmes à être élues sur 473 députés. Elle va se démener contre presque toute la gauche, pour imposer le droit de vote des femmes, et y parviendra, sous leurs insultes et quolibets. Ses deux collègues femmes de gauche, la socialiste Victoria Kent, et la future communiste Margarita Nelken seront totalement opposées au vote des femmes. Manuel Azaña aussi, tout comme le socialiste Indalecio Prieto. C’est ainsi qu’aux législatives de novembre 1933, les femmes pourront voter à l’égal des hommes.
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vendredi, 03 juillet 2026
Espagne, la passe de 4 : en Andalousie, un accord Parti populaire/Vox vient d’être signé :
Michel Festivi
Et de quatre. Après l’Estrémadure, l’Aragon, la Castille et Leon, l’Andalousie, l’une des régions la plus grande et la plus peuplée d’Espagne, vient de régulariser la signature jeudi soir 2 juillet, d’un accord gouvernemental régional entre le PP et Vox. Je rappelle que suite aux élections régionales du 17 mai dernier, le PP qui avait obtenu quatre ans auparavant la majorité absolue, avait chuté de 5 sièges pour n’en obtenir que 53, alors que la majorité absolue est de 55 sièges. Vox quant à lui avait gagné un député, passant de 14 à 15, pour gouverner sereinement un accord était donc quasiment indispensable, surtout pour le vote du budget et la stabilité de la communauté autonome.
Depuis 23 jours, les deux délégations négociaient âprement dans plus grand secret. Lors du premier tour de l’élection du Président de la Région en début de semaine, ce que l’on nomme en Espagne La Junta de Andalucía, Moreno du PP, le président en fonction provisoire, n’avait pas obtenu la majorité, et n’avait pas été réélu. Les tractations se sont donc accélérées pour parvenir à un arrangement. Il faut savoir qu’à défaut de majorité absolue, et si aucun accord programmatique n’était trouvé, cela pouvait donner lieu à de nouvelles élections.
Juan Maria Moreno a été élu Président au second tour, jeudi 2 juillet, avec 68 voix, soit la réunion des voix du PP et de Vox. Manuel Gavira, le chef de Vox en Andalousie, devient Vice-président avec le poste de ministre du tourisme, de la dérèglementation, de la justice et de l’administration locale. Gavira sera aussi désigné sénateur, car chaque région peut nommer des sénateurs, en fonction de son poids démographique et des résultats des élections régionales. Ce fera que Vox aura désormais 5 sénateurs, alors qu’ils n’en avaient aucun, il y a encore quelques mois.
Cet accord a été confirmé depuis Madrid, par le Président du PP, Feijóo, c’est dire l’importance de cet engagement qui a mis du temps à accoucher, car Feijóo comme Moreno sont des centristes. Feijóo vient d’ailleurs d’émettre le souhait de changer la loi électorale, pour donner automatiquement la majorité au parti arrivé en tête, si le PP parvenait au pouvoir seul.
Un programme en 150 points a été acté en Andalousie, dont une baisse des impôts, un plan de soutien à la natalité, des aides aux familles nombreuses, et la suppression de l’accueil des mineurs non accompagnés. Mais le plus important, c’est l’approbation du non-renouvellement du programme de langue arabe et de la culture marocaine dans les écoles publiques d’Andalousie.
Il faut savoir que depuis les années 1980, et des accords entre l’Espagne et le Maroc, des enseignants marocains pouvaient dispenser dans les écoles publiques espagnoles, la langue arabe et la culture marocaine. Cela est géré par les régions qui ont la compétence scolaire. Vox dénonce cela depuis des lustres et est en pointe pour sa suppression, car dit-il avec justesse que cela représente : « un programme d’endoctrinement dans les salles de classe ». L’accord PP/Vox rejette donc « toute ingérence étrangère ou tentative de diluer notre identité ».
Certes, il s’agit d’un programme extra-scolaire facultatif, en principe en dehors des heures de cours, mais pour Vox s’est promouvoir la ségrégation. À Almería par exemple, 40% des écoles appliquaient ce programme. L’accord PP/Vox insiste sur « l’apprentissage et le respect de nos coutumes et traditions ».
On ne peut que se féliciter du fait que le PP a loupé même de peu la majorité absolue, car sinon ce programme des plus salvateurs n’aurait jamais été mis en place. Le PP avait eu la majorité absolue depuis 4 ans, et n’avait jamais supprimé cette ingérence étrangère dans les écoles.
Comme je l’indique à chaque fois, on ne peut que féliciter la pugnacité de Vox, qui défend son programme mordicus en étant par ailleurs d’un pragmatisme certain. On ne peut aussi que louer le système électoral à un seul tour, qui empêche les magouilles politiciennes de l’entre-deux tour puisque justement il n’y a qu’un tour. Nous sommes en Europe, les seuls à avoir ce système électoral aussi inique et perverti. Si nous reproduisions le système électoral qui a cours en Espagne, en Allemagne, et partout ailleurs en Europe, cela changerait considérablement la donne politique française à plein d’égards. Les fronts républicains ne seraient plus possibles et les baronnies auraient plus de plomb dans l’aile, mais cela beaucoup de français ne veulent pas le comprendre.
En tout cas de plus en plus d’Espagnols, même à gauche souhaitent la démission de Pedro Sánchez et l’organisation de nouvelles élections législatives. Le gouvernement sentant bien les choses, vient d’inventer une nouvelle loi, qui permettrait aux petits fils de réfugiés espagnols vivant à l’étranger, d’obtenir très facilement la nationalité espagnole, et donc de voter. Le PSOE espère ainsi modifier le corps électoral, et obtenir une victoire, qui en l’état lui serait refusée par les urnes. Cette « ley de los nietos », est une nouvelle manœuvre scélérate des gauches espagnoles, à l’instar des falsifications électorales, qui avaient permis en février 1936, la victoire frauduleuse des partis du front populaire. Car le peuple a toujours tort, s’il ne vote pas à gauche.
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Partout le communisme n’est que tragédies et désolations, l’exemple du Venezuela
Michel Festivi
On le sait depuis toujours, le communisme ou ses avatars n’ont apporté que misères et désespérances. Que ce soit en Russie, dans les pays de l’ancien Pacte de Varsovie, en Chine sous Mao, à Cuba, au Nicaragua, partout où ce système s’est installé, dans la plupart du temps par la force, les pays furent ruinés, les gens surtout, sauf bien sûr une élite, une nomenklatura qui elle prospère et s’enrichit sur le dos du peuple. Sans compter les millions de morts et de déportés.
Qui plus est un système totalitaire s’est immédiatement mis en place, tel que l’avait parfaitement décrit George Orwell dans La Ferme des animaux ou 1984. Le terrible tremblement de terre qui vient de se produire au Venezuela chaviste ou maduriste au choix, vient de révéler, si tant est que cela ne soit pas connu déjà, toute l’ampleur de ce système mortifère, qui a toujours été à l’origine de drames, malgré les croyances de certains, dû à un antiaméricanisme aussi primaire, que béat et idiot.
Un récent reportage du Figaro, nous démontre, si besoin était, toute la dimension malfaisante de ce régime, pourtant adulé par une partie de la gauche française, et également espagnole. Non seulement les forces de l’ordre, les fameux « colectivos », cette police politique, en profite pour piller les bâtiments délabrés, et même les cadavres, mais les sauvetages se font selon une hiérarchie politique bien assumée, les piliers du régime d’abord, le peuple ensuite peut-être.
« Nous sommes traités comme des chiens », tel est le cri d’immense détresse qu’à pu entendre la journaliste du Figaro, le 2 juillet dernier. Prédations des forces de l’ordre, les grues et pelleteuses sont priorisées pour les élites communistes, et de surcroit il faut payer pour qu’elles interviennent. Des milliers de victimes sont restées coincées dans les décombres, par manque cruel de moyens, défauts absolus de coordinations, impéritie totale du régime. Ainsi, il a pu être constaté, que les quartiers résidentiels, où vivent les huiles du régime, ont été les premiers, voire les seuls à être secourus.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, ont démontré que certains pillages sont le fait d’agents du système communisto-chaviste. Quant aux circuits d’approvisionnement, l’aide matérielle et alimentaire est bien souvent, sinon toujours détournée, au profit des mêmes. Ainsi, un partisan du régime qui avoue avoir toujours voté chaviste a déclaré : « La révolution nous a promis l’égalité face au malheur. Mais une élite est toujours privilégiée tandis que le reste de la population est délaissée...Notre présidente ne sert absolument à rien, tout ici n’est que mensonge ».
Les intimidations se perpétuent, des reporters ont vu leurs matériels confisqués. Certains, plus nombreux qu’on ne le croit regrettent le départ des secours étrangers et surtout le fait que les américains n’est pas terminé le travail le 3 janvier dernier, en faisant sauter complètement le régime. Tel est le triste sort du Venezuela tant adulé par le chef des Lfistes, ou par les Zapatero ou Pedro Sánchez.
Quant à Cuba, qui souffre du manque de tout, des coupures de courant qui peuvent durer plusieurs jours, une grande partie de la population s’était réjoui de la chute de Maduro et pensait que cela allait se répandre sur la grande île, malheureusement il n’en a rien été. Comme l’a noté Hector Lemieux, dans un article du début de l’année 2026, la population cubaine était partagée entre les plus anciens, qui faisaient toujours semblant de croire en leur « révolution », et les plus jeunes, qui ont manifesté leur état de désespérance absolue face à ce régime qui les maintient dans la servitude et la misère.
Oui décidemment, rien de nouveau sous le soleil noir du communisme.
12:51 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 28 juin 2026
Dans Rivarol de cette semaine : un grand entretien avec Michel Festivi sur son Cahier d'Histoire du nationalisme consacré aux Phalanges espagnoles
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jeudi, 25 juin 2026
Un historien médiéviste mélenchoniste suspendu, puis interdit d’exercer à Lyon II
Michel Festivi
À la fin de l’année 2025, cet enseignant d’extrême gauche, Julien Théry avait été suspendu par son université, Lyon II, suite à une caricature antisémite qu’il avait reprise sur Facebook au cours de l’année 2024. Il avait aussi diffusé « une liste de génocidaires à boycotter ». Il fait de plus l’objet d’une enquête pour injure publique et provocation à la discrimination, suite à un signalement auprès du procureur de la république. À partir d’une tribune du Figaro, publiée par 20 personnalités qui appelaient Emmanuel Macron à ne pas reconnaître un État palestinien, Julien Théry avait repris cette liste en faisant ce rajout : « 20 génocidaires à boycotter » la plupart d’entre eux étant d’origine juive.
Il vient d’être condamné par son université, à 18 mois d’interdiction d’exercer avec privation de traitement. Ses pairs l’ont reconnu coupable : « d’un manquement au devoir de dignité, de mesure et d’exemplarité, et d’une atteinte à l’image et au fonctionnement de Lyon-2 ».
Julien Théry, professeur d’histoire médiévale, qui prétend ne pas être antisémite, s’estime victime d’une cabale. D’après un article du Figaro du 25 juin 2026, il aurait utilisé dans plusieurs posts l’usage des termes suivants : « Juiverie internationale -pharisiens- métastases- etc.… »
Julien Théry publie énormément sur les réseaux sociaux. Il tient (ou tenait ?) une page sur Le Media webtélé mélenchoniste, qui avait été fondé en 2017 par Sophia Chikirou. À l’origine on y trouvait, outre l’égérie de LFI, l’inévitable Gérard Miller, Aude Lancelin, ex-directrice adjointe de l’Obs, et même Noël Mamère.
Bien sûr au moment de sa suspension, le grand timonier de LFI avait pris sa défense avec la délicatesse qu’on lui connait : « Si t’es de gauche et n’a jamais été accusé à tort et à travers d’antisémitisme par des pharisiens dénués de tout scrupule, t’as raté ta vie ». Plusieurs internautes ont alors relayé sur les réseaux sociaux de vieux messages qui relativisaient l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Le syndicat UNI avait mis en exergue la caricature d’un homme portant une kippa en train de voler le portefeuille d’une femme tenant un drapeau palestinien.
La CGT lui a bien sûr apporté son assistance, ainsi que Mediapart qui a diffusé une tribune de soutiens de certains de ses collègues, et qui vient de qualifier sa condamnation de « lourde ». Théry et beaucoup d’autres font valoir à tort, que l’antisémitisme ne serait qu’à l’extrême droite, et pas à gauche. C’est bien sûr une hérésie historique absolue, de Marx à Engels en passant par la plupart des socialistes du XIXème siècle et du XXème siècle, l’antisémitisme a connu ses jours de grandeurs, à l’exemple de Proudhon, d’Alphonse Toussenel, de Charles Fourier, Jules Guesde, Edouard Vaillant. Même Jaurès a tenu, un temps, des propos antisémites. L’historien Zeev Sternhell dans plusieurs de ses ouvrages, comme La Droite révolutionnaire 1885-1914 : les origines françaises du fascisme, publié en 1978, démontre que l’antisémitisme vient aussi de la gauche, il s’appuie notamment sur les écrits et discours de Proudhon.
On se rappelle, que c’est dans cette même université, que l’enseignant Fabrice Balanche, avait été sérieusement malmené par des nervis de l’extrême gauche qui l’ont physiquement empêché de continuer son cours. Balanche avait dénoncé « ce petit groupe de chercheurs militants qui prospèrent à Lyon 2 ».
Pendant ce temps, certains, comme une des petites filles de Marc Bloch, continuent imperturbablement à attaquer le RN en le qualifiant d’antisémite, parce que l’on aurait retrouvé, en 1972, lors de la création du Front National, d’anciens Waffen-SS déjà très âgés à l’époque, morts et disparus depuis fort longtemps aujourd’hui. Bien sûr, ces mêmes personnages sont complètement taisants sur les affiliations antisémites actuelles de l’extrême gauche française. Mais également, on oublie allègrement d’indiquer que de nombreux résistants de la première heure, comme Serge Jeanneret, membre du réseau Alliance, Pierre Sergent résistant dans un corps franc, Michel de Camaret, compagnon de la Libération, et bien d’autres, ont fait aussi partie du FN à sa création. Les deux poids, deux mesures ont de beaux jours devant eux.
17:02 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 22 juin 2026
De très lourde peines de prison contre de hauts responsables du Parti socialiste espagnol
Michel Festivi
Une section du Tribunal Suprême espagnol vient de condamner l’ex ministre des Transports José Luis Ábalos à 24 ans de prison, pour des délits d’appartenance à une organisation criminelle, corruption, détournement de fonds publics et trafic d’influence. Son ancien conseiller, Koldo García, pour les mêmes infractions à 19 ans d’emprisonnement, et Victor de Adalma, chef d’entreprise, qui avait collaboré avec les enquêteurs, à 4 ans et demi d’incarcération. Pour ce dernier, et compte tenu de sa coopération qui a permis de démêler cette affaire des plus complexes, sa peine a été suspendue. Les deux autres sont déjà en détention provisoire. Selon la loi espagnole, la durée effective des peines de prison serait respectivement de 16 et 15 ans.
Le verdict a été rendu à l’unanimité des six juges. En échange de l’attribution de contrats portant sur l’achat de près de 13 millions de masques pendant la pandémie, Ábalos avait obtenu des compléments de salaire mensuels, le paiement de vacances, des cadeaux pour ses maîtresses, et même le paiement de prostituées.
Les 3 condamnés auraient donc constitué une organisation criminelle : Ábalos faisant jouer ses relations dû à ses fonctions, Koldo Garcia s’occupait de l’intermédiation, et Adalma l’accès aux entreprises, et notamment la sienne, Soluciones de Gestión. Il avait été convenu qu’Ábalos perçoive 2 millions d’euros, et Koldo 500 000 euros, prélevés en commissions occultes.
Dans un second volet de l’affaire, il a été jugé, qu’Ábalos aurait utilisé son influence ministérielle pour faire embaucher deux femmes de son entourage personnel, dans des entreprises publiques, sans qu’elles n’effectuent aucune fonction réelle.
Grâce à leurs rangs au sein du PSOE, il est important de souligner comment ils ont pu utiliser le système PSOE, et toutes les entreprises publiques qui gravitent autour pour parvenir à leurs fins. Car ni Ábalos, ni Koldo ne sont des sous-fifres. En 2015, lorsque Pedro Sánchez a conquis la présidence du PSOE, Ábalos, Koldo et Sánchez avaient ensemble, fait le tour de toutes les fédérations socialistes dans la Peugeot de Sánchez. En 2017, Ábalos est nommé secrétaire à l’organisation du PSOE, poste clef s’il en est. Entre 2018 et 2020 il est ministre des transports, puis ministre des Transports, de la mobilité et de l’agenda urbain. Depuis 2021, il était député aux Cortès, président de la commission de l’intérieur, il sera exclu en 2024 et incarcéré en novembre 2025.
Si Koldo est plus discret, il va exercer les fonctions de conseiller, rattaché au ministère des Transport, et sera nommé membre du conseil d’administration de Renfe Mercancias, (Le secteur marchandise des voies ferrées espagnoles). Il siégeait également au conseil d’administration de Puertos del Estado (les ports espagnols). Mais ses véritables fonctions étaient de servir de chauffeur et d’escorte personnelle à son ministre, ayant travaillé dans sa jeunesse dans la sécurité privée, et il s’était illustré dans une activité sportive très prisée au Pays basque, la coupe de troncs. Koldo était au centre du système, entre le ministre au-dessus, et les entreprises en dessous.
Pedro Sánchez, depuis le début de cette affaire, se complait dans le déni. Il n’a cessé de répéter urbi et orbi qu’il ignorait tout, et que le PSOE n’avait jamais bénéficié d’un financement illégal. Interrogé durant 5 heures devant le Sénat, il a tenu mordicus cette position. Il n’a pas hésité parfois, à éclater de rire, et n’a rien lâché. Même s’il a demandé pardon aux Espagnols, il a assuré qu’il ignorait tout de cette affaire. Une sénatrice de l’opposition n’a pas hésité à lui faire valoir : qu’il avait nommé Ábalos, fait confiance à Koldo, nommé Cerdán qui a remplacé Ábalos dans ses fonctions au PSOE, alors qu’il est soupçonné d’avoir utilisé sa position en échange de commissions dans le cadre d’une enquête en cours, nommé un procureur général, García Ortiz, reconnu coupable de manquements professionnels graves, démis de ses fonctions et recasé à un autre poste. Votre frère et votre femme sont mis en examen a-t-elle lâchée ! Mais Sánchez refuse toujours de démissionner. L’État socialiste espagnol apparaît être gangréné jusqu’à l’os. Les alliés de Sánchez aux Cortès pourraient facilement le faire chuter, car le PSOE n’a pas la majorité loin s’en faut, le Parti populaire a plus de députés que lui. Mais tant les communistes, les indépendantistes séparatistes basques et catalans, ont la trouille de perdre leurs places en cas d’élections législatives anticipées. De plus, comme ils tiennent Sánchez, ils obtiennent tout ce qu’ils veulent.
20:55 Publié dans En Europe et ailleurs..., Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 21 juin 2026
Espagne : Madame Begoña Gómez, épouse de Pedro Sánchez, interdite de quitter le territoire
Michel Festivi
Une enquête avait été ouverte par la justice espagnole en 2024, car on soupçonnait l’épouse du premier ministre espagnol, de profiter de sa position d’épouse de... à des fins purement privées. C’est ainsi notamment, qu’il lui aurait été créé une chaire de management à la célèbre université madrilène Complutense, co-dirigée par Madame Gómez, ainsi que l’usage présumé de ressources publiques et de relations personnelles, l’activité servant selon l’accusation à des développements professionnels privés. C’est du moins ce qu’il était écrit par un juge au moment de son inculpation « La chaire a servi de voie de développement professionnel privée, pour la personne mise en cause ».
Son statut a-t-il constitué, comme l’a écrit le juge un « véhicule de promotion professionnel privée » à son service exclusif ? Elle aurait également été mis en cause pour s’être prétendument appropriée le logiciel payé par l’université, et cette création de chaire aurait été réalisée uniquement parce qu’il s’agissait de Madame Sánchez ?
L’affaire avait été si grave, que Pedro Sánchez avait alors suspendu volontairement ses fonctions pendant quelques jours. Tout le monde pensait qu’il allait démissionner, mais c’était mal connaître les facultés de résiliences des socialistes espagnols, et finalement il avait annoncé qu’il resterait à son poste, et que tout ça était manipulé par la droite et l’extrême droite.
À l’issue de cette enquête, Begoña Gómez a été mise en examen pour corruption dans les affaires, détournement de fonds publics, trafic d’influence. Le juge Carlos Peinado aurait recensé douze indices de trafic d’influence, des réunions à la Moncloa, la résidence du Premier ministre ; des courriels envoyés depuis le serveur institutionnel de la présidence du gouvernement etc.. Le délit d’intrusion professionnelle a quant à lui été écarté. L’affaire concerne également la conseillère Cristina Álvarez et l’homme d’affaires Juan Carlos Barrabés.
Bien évidemment, au cours de l’enquête, le ministère public a demandé à plusieurs reprises le classement de l’affaire, Pedro Sánchez crie à l’instrumentalisation politique, pour faire tomber son gouvernement, et son épouse continue de proclamer son innocence.
Mais le magistrat chargé de l’instruction du dossier vient de décider que Madame Gómez devra remettre son passeport et qu’elle devra se présenter aux autorités deux fois par mois, jusqu’au jugement. Le même juge a ordonné qu’elle soit jugée par un jury.
Cristina Álvarez avait été recrutée à la Moncloa en 2018, sans processus de sélection, par amitié personnelle. Or le juge l’accuse d’avoir consacré tout son temps de travail au service des intérêts privés de Madame Gómez, alors qu’elle était rémunérée par des fonds publics (intermédiaire avec des entreprises sponsors de la chaire universitaire comme Google, Indra ou Telefónica).
Juan Carlos Barrabés est un homme d’affaires dans les secteurs de la technologie. Il devra aussi répondre de trafic d’influence et de corruption, mais pas de détournement ni d’appropriation indue, le juge ayant fait un lien entre l’aide apportée au projet de Madame Gómez et un soutien institutionnel-académique avec les intérêts commerciaux du groupe Barrabés.
Nous en sommes là actuellement, tout le monde contestant son implication et ayant fait appel de ces décisions. Récemment la presse espagnole a indiqué, que le Premier ministre abrégerait la législature de six mois, provoquant des élections en février ou mars 2027, au lieu de celles prévues en juillet. Il y a encore quelques jours, il était hors de question de bousculer le calendrier électoral. Mais la pression des affaires judiciaires et celle de ses alliés, commence à peser très lourd. Ainsi les législatives auraient lieu avant les municipales prévues le 23 mai 2027, mais certains soutiens de Sánchez comme le Parti national basque, renâclent. Suite au prochain numéro...Mais tout le monde sait, depuis l’an 62 avant JC, que la femme de César ne doit pas être soupçonnée.
18:17 Publié dans En Europe et ailleurs..., Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 18 juin 2026
L’État interdit la rencontre annuelle des "musulmans de l’Ouest"
Michel Festivi
Cette manifestation était prévue à Nantes les 23 et 24 mai dernier. Le 21 mai, la préfecture avait mis en demeure la municipalité de Nantes, d’ordonner son interdiction. Refus de la Mairie le 22 mai, ce qui n’étonnera personne, compte tenu de la couleur politique de cette municipalité. Dès lors le préfet a pris ses responsabilités, et le même jour a édicté un arrêté d’interdiction. La base juridique était essentiellement les propos tenus lors de la précédente édition de 2025, ainsi que celle du Bourget en avril 2026.
L’avocat habituel de toutes ces organisations, Maître Sefen Guez Guez, a vainement tenté de faire annuler cette décision devant la juridiction administrative. L’association islamique de l’Ouest a été retoquée et l'interdiction de la réunion a été maintenue. À noter que selon les informations de la presse, l’avocat de l’association devait aussi intervenir lors de ce colloque.
Quelles étaient les motivations de la préfecture ? Les rencontres devaient se dérouler à la mosquée Assalam, elle-même gérée par cette association précitée. Selon le préfet, cet organisme « constitue la déclinaison nationale de la confrérie internationale des Frères musulmans… - (une confrérie) -dont l’idéologie poursuit un projet subversif visant à faire prévaloir des prescriptions religieuses fondamentalistes contraires aux principes et valeurs de la république ».
Les services de l’État ont constaté que dans des manifestations similaires, des propos d’une orthopraxie islamique de grande rigueur, facteur de repli identitaire ou qui faisait l’apologie par exemple d’Hassan Iquioussen, expulsé en 2022 au Maroc, via la Belgique, avaient cours. Les services préfectoraux ont ainsi motivé notamment sur les points suivants :
- des conférences centrées sur la théorie du complot juif
- la vente de nombreux ouvrages de tendance salafiste wahhabite appelant à la haine, la discrimination, la violence. Ouvrages dont certains énoncent des théories complotistes à l’égard de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023
- la présence de prédicateurs ultra-rigoristes et de cadres fréristes des instances européennes de la confrérie
Et l’arrêté préfectoral de conclure qu’au regard « de l’organisateur, des participants et de la doctrine qu’ils diffusent…- (il existait) – un risque élevé que soit tenu lors de cette rencontre annuelle des propos constitutifs d’une infraction pénale ou de nature à porter atteinte aux principes et aux valeurs de la république, à la cohésion nationale et à la dignité de la personne humaine et partant de troubler gravement à l’ordre public ».
Le juge administratif a considéré que cet arrêté ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d’expression, de réunion et de culte. Bien évidemment des mouvements trotskistes ont dénoncé « un précédent islamophobe et autoritaire dangereux », et l’inénarrable Rima Hassan a bien sûr réagit en stigmatisant cette décision qui porterait atteinte aux droits des musulmans de France, on n’en attendait pas moins d’elle.
Comme le souligne Jean Chichizola dans Le Figaro du 15 juin 2026, cette interdiction ne fait que reprendre les considérations des services de renseignement français et européens qui avaient constaté que « rassemblés au sein d’une fédération nationale, Musulmans de France, ils désirent clairement prendre le pouvoir par les urnes...le but est d’infiltrer la société : ce sont un peu les trotskistes de l’islam...le but est de faire un jour que le pays dans lequel ils se trouvent soit régi par la loi de Dieu et non par la loi des hommes ».
Le rapport remit l’an passé au premier ministre, établit par un préfet et un diplomate est tout autant explicite : « Le projet des Frères musulmans... s’articule autour de deux objectifs : la création d’un État islamique et l’application de la charia ...prééminence de la loi coranique...infériorisation de la femme, incapacité à concevoir l’altérité notamment religieuse (supériorité de l’islam et condamnation de l’apostasie), antisionisme voire antisémitisme. »
Il se trouve qu’un maire communiste préfère un voile islamique à une Croix chrétienne. Quand est-ce qu’une loi interdira enfin tout port de signes religieux ostensibles dans tous les lieux recevant du public, et singulièrement dans les enceintes municipales, territoriales et nationales, même sur les bancs des visiteurs ?
On se rappellera que lors de la diffusion de ce rapport, mettant en garde contre ces dangers, Jean-Luc Mélenchon avait déclaré : « cette fois-ci, l’islamophobie franchit un seuil ». CQFD
10:30 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 15 juin 2026
Après L’Estrémadure et l’Aragon, nouvel accord PP/Vox en Castille et Leon

Michel Festivi
Jamais deux sans trois. Après une série d’élections régionales anticipées, la Castille et Leon vient de rejoindre l’Estrémadure et l’Aragon, et aura aussi un gouvernement régional qui sera une coalition entre le Parti populaire de centre-droit, et la droite de conviction représentée par Vox.
Dans toutes ces communautés autonomes, un accord était indispensable, car le PP seul n’avait pas la majorité absolue, et Vox avait fait de bons résultats. Mais comme toujours avec le PP, tout est compliqué, et l’accord a pris du temps.
Le président de la Junte de Castille et Leon, Le PP Alfonso Fernández Mañueco vient d’annoncer samedi dernier, le nouveau gouvernement régional de coalition. Carlos Pollán de Vox devient premier vice-président avec la charge de la dérégulation, de la famille et des aides sociales. Vox obtient aussi deux autres postes dans cet exécutif : Joaquin Alberto Pino est désigné à l’agriculture, l’élevage, le milieu rural et la politique de l’environnement ; Alberto Díaz Pico lui à la culture, au tourisme et au sport.
Tant le PP que Vox ont affirmé leur détermination à gouverner la plus vaste province d’Espagne, mais aussi l’une des moins peuplée. Déjà entre 2022 et 2024 un accord avait été trouvé entre les deux formations, mais il avait volé en éclats à cause de la politique migratoire que contestait Vox. Ces trois hommes semblent expérimentés dans leur domaine respectif.
Le premier conseil du gouvernement régional aura lieu le lundi 15 juin. Le président Mañueco a déclaré « c’est un gouvernement fort pour continuer à avancer pour transformer la Communauté ainsi que dans le futur, notre pays, l’Espagne ».
On le voit, contrairement à la France et à son centre-droit des plus mous, des accords au plus haut niveau peuvent parfaitement intervenir avec un parti qui fait de la grandeur de l’Espagne et la lutte contre l’immigration et la délinquance, ses chevaux de bataille. Cela tient aussi beaucoup aux modes de scrutin-à un seul tour-, qui favorisent la nécessité d’une entente, et qui évite des appels à des pactes contre nature comme on le voit chez nous.
En Andalousie, des pourparlers sont toujours en cours, après les dernières régionales du mois de mai, où le PP a loupé de peu la majorité absolue qu’il avait auparavant. S’agissant de l’Espagne, les législatives sont toujours programmées pour juillet 2027, et tous les sondages à ce jour prévoient une victoire du PP, mais avec la nécessité de s’adjoindre Vox pour atteindre et dépasser la majorité absolue.
Le PSOE est englué dans toute une série de scandales judiciaires. On a décompté que près de 100 membres du PSOE avaient été mis en examen, et avaient des comptes à rendre à la justice, dont l’ancien premier ministre Zapatero, et le frère et l’épouse de Sánchez. Il ne se passe pas un jour, sans que les oppositions ne demandent la démission de Pedro Sánchez, et des élections anticipées. Fort de très mauvais sondages, ce dernier bien entendu s’y refuse pour l’instant.
08:55 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 13 juin 2026
Le socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, de nouveau mis en cause par la justice espagnole

Michel Festivi
J’ai relaté il y a quelques jours comment et pourquoi, cet ancien premier ministre socialiste espagnol (2004-2011), devait rendre des comptes à la justice, car il est visé par une enquête pour trafic d’influence, sur des soupçons de blanchiment d’argent, suite au plan de sauvetage public d’un montant de 53 millions d’euros accordé à la compagnie d’aviation Plus Ultra, (3 avions seulement), liée au Vénézuéla et à des membres communistes de ce pays. Il a été inculpé d’appartenance à un groupe criminel, trafic d’influence et falsification de documents.
Mais une affaire judiciaire peut en cacher une autre. Le 19 mai dernier, les agents de l’UDEF (Unité de délinquance économique et fiscale), ont découvert lors d’une perquisition, dans un coffre que détenait Zapatero, une collection de bijoux, des colliers de pierres précieuses, bracelets ornés de pierres de couleur, des montres et diverses pièces de joaillerie. Il a prétendu que ces pièces auraient appartenu à la famille de son épouse.
Suite à une expertise ordonnée par le juge chargé de l’enquête, sous serment, les experts ont évalué l’ensemble, provisoirement à un peu plus de 1,3 millions d’euros. Mais ce qui est reproché à Zapatero, c’est le manque total de traçabilité fiscale desdits bijoux, qui fonde cette nouvelle inculpation.
Le juge Calama a ainsi relevé : « l’acquisition de bijoux de la valeur indiquée génère nécessairement des obligations fiscales, que ce soit au titre de l’IVA (TVA espagnole), de l’ITP, de l’impôt sur les successions et donations ou de l’IRPF selon la nature de l’acte juridique ». La fiscalité espagnole (La hacienda), pourrait ainsi taxer cet enrichissement patrimonial à un taux marginal d’environ 46%.
Les 17 et 18 juin une comparution est prévue devant la justice. Zapatero n’a pas pu (pour l’instant), fournir des justificatifs de paiement des douanes, des taxes spéciales ou des impôts associés à l’importation de ces bijoux. L’opposition depuis plusieurs semaines, appelle à la démission de Pedro Sánchez qui est un inconditionnel de Zapatero, à qui il a confié plusieurs missions sensibles au sein du PSOE. Tout dernièrement aussi, il aurait été mis à jour une possible officine au sein du PSOE, en charge selon les enquêteurs, d’interférer dans les investigations judiciaires visant la famille de Pedro Sánchez, ce que ce dernier dément. Car la femme et le frère de Sánchez sont aussi poursuivis devant la justice.
Les dépêches de l’AFP que reprennent comme des petits toutous, toute la bonne presse, y compris Le Figaro, présentent immanquablement Zapatero comme « une figure très respectée de la gauche espagnole ». Or Zapatero a été un des socialistes les plus sectaires, très grand ami de Chavez puis de Maduro, et du régime de Cuba. Il a défendu becs et ongles la tyrannie chaviste au Vénézuéla et a légitimé les élections présidentielles frauduleuses de 2024, prenant le contre-pied de la communauté internationale. C’est Zapatero qui a été à l’origine des lois mémorielles et historiques, véritables lois staliniennes, qui verrouillent complètement la recherche historique en Espagne, et les libertés d’expression et de réunion, que Sánchez a aggravées.
Espérons que le peuple espagnol se réveille une bonne fois pour toute, et chasse par son vote cette clique prévaricatrice et totalitaire. L’Europe en tout cas reste (étrangement ?) muette ; n’est pas Orban qui veut.
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jeudi, 11 juin 2026
Quand nos autorités prendront-elles la mesure du danger des Frères musulmans et autres salafistes ? Pas LFI en tout cas
Michel Festivi
Le Centre européen de recherche et d’information sur le frérisme (Cerif), a organisé son deuxième colloque le 10 juin dernier, sur les menaces de l’entrisme islamiste pour nos démocraties occidentales. Onze experts, venant de différents pays en ont débattu, à Saint-Ouen, dans les locaux de la région Île-de-France. Le thème : « Islamismes en Europe ».
Ces personnalités, très au fait de ce danger grandissant ont ainsi examiné et disséqué les structures, les doctrines, les réseaux, les stratégies d’influence, et de définir les réponses utiles et efficaces que pourraient apporter nos gouvernants.
Florence Bergeaud-Backler, la présidente du Cerif, est revenue sur le Halal, qui s’insinue partout, dans tous les pans de la société, et ce bien au-delà de la viande ; dans l’eau, le poisson, les cosmétiques, les vêtements, et même dans les produits financiers spécifiquement islamiques. De plus cela procure des fonds considérables à ces structures islamistes.
Sergio Altuna, de l’université George Washington a établi une cartographie des Frères musulmans, ce qui n’est pas une mince affaire vis-à-vis de cette confrérie secrète, véritable pieuvre, qui se ramifie depuis Londres, Istanbul et Doha au Qatar. « Le processus s’étend », a-t-il affirmé.
C’est le cas en Autriche qui « n’y a pas prêté suffisamment attention » selon Ferdinand Haberl, directeur adjoint d’un organisme autrichien sur l’extrémisme politique à vocation religieuse. On pourrait en dire de même de la France et de beaucoup d’autres pays européens.
Son compatriote, Alexander Weissenburger, chercheur au centre sur l’islam politique à Vienne a fait le distinguo entre salafistes et Frères musulmans : « s’ils ont la même origine et les mêmes buts, ils ont une idéologie, une stratégie, un récit et une audience différente ». Les premiers visent surtout les catégories sociales populaires, les seconds plutôt aux élites, et cherchent à s’infiltrer dans les milieux politiques et scolaires.
Les universitaires français Pierre Vermeren et Fabrice Balanche ont disserté sur l’entrisme des Frères musulmans à l’école et à l’université. Leurs cibles, les mères de famille, les remises en cause de certains cours notamment d’histoire (conflit israélo-palestinien etc..), la science avec le darwinisme, ou le sport qui devrait être interdit aux filles etc.…Fabrice Balanche a insisté avec raison, sur l’emprise de l’extrême gauche à l’université, et il en sait quelque chose, suite aux cabales très violentes qu’il a subies à Lyon-2, ayant été traité de « sioniste, raciste, islamophobe etc.… », sans que les autorités ne le défendent vraiment.
L’américain Lorenzo Vidino, directeur du programme sur l’extrémisme de l’université George Washington a détaillé les mesures prises par le gouvernement américain, suite au génocide du Hamas, du 7 octobre 2023 et ses répercutions. Ainsi, les branches égyptienne, libanaise, jordanienne et soudanaise des Frères musulmans ont été classées comme « organisations terroristes ». Le Texas et la Floride en ont fait de même pour le Council on American-Islamic Relations, soit l’équivalent américain de la fédération des musulmans de France, anciennement UOIF. Mais en France, cette organisation avait organisé sa 40e rencontre annuelle au Bourget, évènement autorisé par la justice, malgré une interdiction préfectorale, alors que comme le rapporte Etienne Jacob, dans le Figaro du 10/6/2026, les journalistes de ce quotidien « avaient pointé l’omniprésence des discours rigoristes défendus par les prédicateurs salafistes ».
Visiblement, nos gouvernants actuels n’ont absolument pas pris la mesure de ce phénomène des plus gravissimes, malgré des rapports alarmistes qui s’accumulent sur leurs bureaux, faudra-t-il un nouveau drame pour qu’ils s’en préoccupent ? En tout cas cela n’empêche pas LFI et Jean Luc Mélenchon de continuer à soutenir le Hamas. Lors du meeting de Saint Denis, les drapeaux palestiniens et les keffiehs étaient légions, même la prix Nobel de littérature, la très gauchiste Annie Ernaux en arborait un. Sait-elle que « les djihadistes et le Hamas en ont fait leur emblème de combat » ?
Comme l’a souligné Omar Youssef Souleimane dans une tribune du 11 juin au Figaro, non seulement « le drapeau palestinien (est le) fonds de commerce de Mélenchon », ce qui constitue pour le journaliste et écrivain franco-syrien « une aubaine pour les médias des Frères musulmans qui avaient déjà célébré sa candidature avec enthousiasme début mai ». Car « l’enthousiasme mélenchoniste pour la Palestine trouve un écho fidèle dans les médias fréristes ». Il souligne qu’al-Jazeera qui soutient le Hamas sans réserve accueille avec enthousiasme la candidature du chef de LFI, tout comme l’agence de presse Safa financée par le Hamas.
On n’entend guère la classe politique française fustiger comme elle devrait le faire « ce projet communautaire : diviser les Français, instrumentaliser les musulmans et faire de la Palestine un fonds de commerce identitaire », comme le dénonce Omar Youssef Souleimane.
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mardi, 09 juin 2026
L’Espagne de Sánchez et la chape de plomb totalitaire : La police de la pensée
Michel Festivi
Je l’ai souvent écrit, l’Espagne de Pedro Sánchez vit sous une chape de plomb totalitaire avec des lois historiques et mémorielles, un ministère de la Mémoire historique, qui interdisent sous peines de sanctions, le libre débat, les libres manifestations, si l’on porte atteinte à la IIe République espagnole (1931-1936), et si l’on entend glorifier le soulèvement national du 18 juillet 1936, qui permit de mettre un terme à ce que l’ardente républicaine Clara Campoamor (en photo ci-dessus) avait qualifié, parlant de l’arrivée frauduleuse du Front populaire en février 1936 « de mélange entre l’Enfer de Dante et l’Inquisition ».
Car on vient de publier en Espagne, un recueil de lettres de cette députée aux Cortès constituants, élue en juin 1931, et qui s’était battue avec détermination et succès, notamment contre les gauches, pour obtenir le droit de vote des femmes espagnoles. La droite parlementaire française avait aussi en 1919 militée pour ce droit de vote, notamment par le député Pierre-Etienne Flandin, mais ce furent les radicaux-socialistes notamment au Sénat, qui s’y étaient frontalement opposés et qui bloquèrent le dossier.
Clara Campoamor donc, égérie de certaines féministes, franc-maçonne, républicaine affirmée, qui avait fui le Madrid révolutionnaire avec sa vieille mère pour se réfugier en Suisse en septembre 1936, car elle était menacée de mort, écrivait notamment à l’une de ses amies médecin uruguayenne, Paulina Luisi « La Gauche espagnole... a largement contribué à démasquer le communisme. Et il est désormais indéniable que cette lèpre n’aurait jamais pu s’implanter que là où des hommes dénués du sens des responsabilités et si faibles, lui ont ouvert la voie ». Elle écrit aussi implacablement, ce que les gauches se refusent toujours à entendre et à admettre : « Pour moi, le meurtre, le vol, le pillage, le viol, les abus et l’absence totale de pouvoir et d’autorité ne sauraient être la démocratie, la liberté, la justice. Tout cela existait avant le soulèvement militaire et en fut la cause, même si vous refusez de l’admettre ». Car ajoute-t-elle « Je sais par expérience que le seul problème du monde est d’éradiquer le cancer du communisme en Europe ». Et elle fustige les républicains espagnols : « qui ont embrassé le marxisme et l’anarchisme, dès l’arrivée du Front populaire » (1). Elle se fâchera avec ses amies républicaines en écrivant : « Je souhaite ardemment le triomphe de Franco sur les forces gouvernementales, pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ! » (2)
Autre fait saillant, qui met à mal les lois mémorielles totalitaires espagnoles, c’est le fait que le 3 juin dernier, l’université San Pablo de Palma de Majorque vient de baptiser ses nouveaux locaux du nom d’un martyr, Luis Belda Soriano de Montoya, fusillé sur une plage d’Almeria par des anarchistes et des communistes, le 14 août 1936. Ce brillant et jeune Avocat de l’État, père de famille nombreuse, très croyant, avait créé une association caritative chrétienne et s’occupait des pauvres et des nécessiteux, multipliant aussi les conférences culturelles. Ce natif de Palma de Majorque était très proche de l’évêque d’Almeria. Au début du mois de juillet 1936, il fut arrêté par les révolutionnaires, expulsé lui et sa famille de sa maison et emprisonné sur un bateau-prison. Il sera exécuté pour sa seule foi catholique, avec 22 compagnons d’infortune. Son corps ne sera retrouvé que deux mois plus tard.
L’université San Pablo de sa ville natale a donc souhaité honorer sa mémoire, en présence de deux de ses filles et trois de ses petits-enfants (3). Il avait déjà été béatifié par Rome, le 25 mars 2017, avec 114 victimes du terrorisme rouge de cette province d’Almeria.
Les lois mémorielles et historiques sont une hérésie absolue. Elles briment la pensée et les libertés de réunion, de manifestation. Par bien des égards, la France en subit aussi les foudres, et le gouvernement entend encore renforcer le contrôle politique et social en multipliant les interdits contre les réseaux sociaux, les médias alternatifs, et tous ceux qui osent penser différemment des doxas qui nous sont imposées par la pensée dominante. Il suffit de voir comment se sont comportés les tenants de l’audio-visuel public durant l’enquête parlementaire qui mettait à mal leur emprise sur les consciences. Nos libertés n’ont jamais été aussi attaquées.
(1) Letra de Mujer, Préface de Beatriz Ledesma, Editorial Renacimiento, 2026
(2) Journal ABC, 28/05/2026, article de Luis Español Bouché
(3) Journal El Debate, Tribune de Álvaro Delgado, 6 juin 2026.
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jeudi, 04 juin 2026
Et si en matière d’immigration, nous imitions la Suède ?
Michel Festivi
La Suède a un gouvernement de coalition composé des partis suivants : les modérés, les démocrates-chrétiens, les libéraux. Ils sont soutenus au parlement par Les Démocrates de Suède, considérés comme une droite dure voire extrême, par les grands médias, jamais en manque de qualificatifs. C’est cet attelage plutôt alambiqué qui vient de prendre d’excellentes décisions en matière d’immigration, preuve que tout est possible.
Ces nouvelles règles proviennent d’un contrat de coalition dit accord de Tidö de 2022. 19 des 62 pages de ce document était consacrées à l’immigration et à l’intégration.
Une nouvelle législation adoptée par le Riksdag, va entrer en vigueur le 6 juin prochain. Pour l’ensemble des personnes qui entendent accéder à la nationalité suédoise, les choses vont se corser. Des tests de langue, une exigence de revenu minimum, des examens sur la culture du pays, un casier judiciaire vierge, et aussi des aides au retour. Que du bon sens finalement, mais il semble que cette qualité soit la chose la plus mal répartie au monde, et singulièrement dans la classe politico-médiatique française.
Cette nouvelle réglementation s’applique également à tous ceux qui ont déjà déposé un dossier, rétroactivement. Il faudra désormais justifier de 8 années de résidence dans le pays au lieu de 5, et même pour les conjoints de suédois. Les impétrants devront disposer d’un revenu d’au moins 20.000 couronnes suédoises soit 1.900 euros brut. Ils ne devront pas avoir vécu d’aides sociales au cours des trois dernières années, ni avoir eu des problèmes de dettes ou de comportements. Tous les déboutés du droit d’asile seront expulsés, alors qu’ils pouvaient rester auparavant s’ils travaillaient, et il pourra leur être proposés jusqu’à 34.000 euros pour ceux qui accepteraient de quitter le pays. Cette législation va concerner plus de 100.000 personnes qui ont déjà déposé un dossier avant l’approbation de cette loi.
Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie explique : « La suède était moins restrictive que la France et finalement elle l’est devenue plus. Elle nous a doublé en termes d’exigences ». Un député chrétien-démocrate a indiqué « Nos règles en matière d’immigration étaient trop laxistes...il nous faut les resserrer ». Car selon les estimations, en Suède, près d’un habitant sur quatre est soit né à l’étranger, soit issu de deux parents nés hors de Suède.
Le Portugal vient lui aussi de prendre des dispositions drastiques en la matière, comme je l’avais indiqué il y a quelques semaines. Qu’attend la France ? Le déluge ? Comme le disaient nos anciens : « quand on veut on peut ».
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mercredi, 03 juin 2026
Un grand entretien avec Michel Festivi sur EuroLibertés à propos de son nouveau livre "Les Phalanges espagnoles"

Vous venez de publier votre 6e ouvrage sur l’histoire contemporaine de l’Espagne ; pourquoi cette fois-ci sur les Phalanges espagnoles ?
Je n’avais jamais encore abordé à fond cette histoire si singulière à l’Espagne. J’ai traité l’histoire des gauches espagnoles dans les années 1930, les mouvements anarchistes ibériques, une biographie du général Miguel Primo de Rivera qui a été aussi publiée en Espagne, celle de Francisco Franco cliquez ici l’an passé pour le cinquantième anniversaire de sa disparition, et comment Staline avait entrepris de s’accaparer la zone révolutionnaire espagnole entre 1936 et 1939, en 2025. Il manquait donc cette histoire, c’est désormais chose faite, grâce à Roland Hélie qui m’en a fait la commande.
Quelles sont les nouveautés qu’apporte votre livre, par rapport à tout ce qui a été publié sur ce sujet ?
Comme l’exige cette collection, éditée par Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, une relation concise mais documentée qui fasse vraiment le point de la question dans tous ses aspects. J’ai délibérément pris le prisme de l’arrivée du national-syndicalisme, ferment théorique des Phalanges espagnoles, dans la cadre des idéologies du début du XXe siècle, après les tremblements géopolitiques et humains qui ont suivi la fin de la Première Guerre mondiale, et l’arrivée du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917. Car l’histoire des Phalanges espagnoles, des JONS et du national-syndicalisme ne peut pas être dissociée de l’apparition des nouvelles idéologies européennes, qui ont pris corps à cette époque, au début des années 1920 et 1930.
Qui étaient les hommes des Phalanges et du national syndicalisme espagnol et à quelles doctrines et rattachements philosophiques se rattachaient-ils ?
Leurs sources philosophico-politiques étaient nombreuses. Tous ont été influencés par le grand philosophe, professeur d’université, journaliste et créateur de périodiques prestigieux, comme La Revista de Occidente, José Ortega y Gasset (1883-1955). Ses livres, comme « L’Espagne invertébrée » publié en 1921, ou « La rébellion des masses » datant de 1929, ont eu un impact considérable sur Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Antonio Primo de Rivera, Ernesto Giménez Caballero, Julio Ruiz de Alda et des dizaines d’autres. La philosophie allemande de Nietzche, Heidegger, Hegel a été déterminante. Tout comme Ortega Y Gasset, spécialiste de Nietzche, ces hommes avaient fait bien souvent le voyage en Allemagne dès les années 1920, voire avant, parlaient allemand. Certains ont été correspondants en Allemagne pour des journaux espagnols, comme Antonio Bermudez Cañete, ou Manuel Souto Vilas qui avait professé en Allemagne la philosophie avec Martin Heidegger. Ils furent aussi extrêmement influencés par le journaliste et écrivain italien Curzio Malaparte et son livre, Technique du coup d’État, datant de 1931, et puis d’un français, Georges Sorel et ses Réflexions sur la violence (1908) cliquez là. Ces années étaient un maelström d’idées, qui foisonnaient tous azimuts. Bien évidemment, les expériences historiques italiennes et allemandes furent examinées attentivement par les tenants du national-syndicalisme.
Justement, en quoi l’idéologie des Phalanges espagnoles et des Jons se différenciait-t-elle de l’idéologie fasciste italienne ou nationale-socialiste allemande ?
Tout comme ce qui c’était passé dans ces deux pays, Ramiro Ledesma Ramos cliquez ici, Onésimo Redondo ou José Antonio entendaient dépasser le capitalisme et le socialisme léniniste ou anarchiste, et réaliser une sorte de synthèse entre la nation qu’ils portaient au pinacle et la défense des classes laborieuses, mais en excluant et combattant la lutte des classes. Cette sorte de troisième voie était alors très valorisée en Europe et dans de nombreux pays, après la crise économique et sociale de 1929. Ils souhaitaient créer une nouvelle organisation sociale, teintée de corporatisme, sous l’égide de la réconciliation des travailleurs et des employeurs, dans le cadre national. Mais en Espagne, les Phalanges se distingueront clairement des idéologies fascisantes de l’époque, par la tradition de l’hispanisme, du catholicisme et des spécificités purement espagnoles, que j’explicite tout au long du livre.
Pourquoi les Phalanges espagnoles ne prirent pas le pouvoir en Espagne ?
Pour plusieurs raisons qui tiennent à la fois aux contingences spécifiques de l’Espagne et aux hommes qui portèrent ces mouvements. Les hommes se déchirèrent, s’unir puis se désunir, et aucun d’entre eux ne put, à l’image de Benito Mussolini ou d’Adolf Hitler parvenir à réunir, même par la force, tous les mouvements phalangistes. Ensuite, l’Espagne n’avait pas connu les dérèglements considérables économico-politiques, qui impactèrent l’Italie à la fin de la Première Guerre mondiale et surtout l’Allemagne tout au long des années 1920 et au début des années 1930. De plus, la seconde république espagnole (1931-1936), fut un régime quasiment totalitaire, qui multiplia les arrestations préventives, les interdictions de journaux et de partis politiques, la censure etc. et qui lutta durement contre la Phalange et ses chefs. La violence des gauches espagnoles, protégée par le pouvoir, réussira à réduire considérablement les actions militantes des Phalanges, qui perdirent beaucoup de militants, blessés ou tués.
Quelles furent les conséquences de la guerre civile sur l’évolution des Phalanges espagnoles ?
Des conséquences absolument considérables. À partir du moment où les militaires et ceux qui les suivaient, pour sauver l’Espagne du chaos absolu dans lequel elle était entrée depuis plusieurs années, au moins depuis octobre 1934, prirent drastiquement les choses en main, la Phalange fut contrainte, à son corps défendant, de se fondre dans une nouvelle entité la FET de las Jons, (Phalange espagnole traditionnelle des Jons), car Franco, devenu généralissime des armées nationales et chef de l’État, exigeait, pour gagner la guerre, une cohésion absolue, sous l’égide des militaires et du mouvement national. D’ailleurs, dans l’autre camp, les divisions, les dissensions furent constantes entre révolutionnaires. Dès lors, le national-syndicalisme se fondra dans une sorte de national-catholicisme jusqu’à la mort du Caudillo en novembre 1975. Comme je l’ai écrit, si la Phalange espagnole participera alors au pouvoir, elle ne prit jamais le pouvoir.
Enfin, que peut-on dire des divers mouvements qui se réclament des Phalanges espagnoles aujourd’hui, et quels sont vos projets ?
Les divers mouvements sont désormais assez épars et faibles numériquement, mais ils maintiennent une certaine flamme, un témoignage nécessaire de l’histoire de l’Espagne, ce qui est loin d’être négligeable sur le plan du combat des idées. Ils organisent des manifestations, comme chaque année le 20 novembre, date de la mort et de Franco en 1975 et de José Antonio en 1936. Ils multiplient les réunions, les colloques, les ventes de livres. Ils ont un impact électoral plus que limité, mais de nombreux jeunes semblent intéressés et militent toujours. Les braises du national-syndicalisme sont toujours chaudes. En ce qui me concerne, je prépare un ouvrage sur le chaos institutionnel, politique et électoral de la IIe république (1931-1936) et son caractère délibérément révolutionnaire, ce qui a conduit à la guerre civile.
Michel Festivi, Les Phalanges espagnoles, Les Cahiers d’histoire du nationalisme n° 32, Synthèse nationale, 155 pages, 24 €. Pour commander ce livre, cliquez ici
Michel Festivi était récemment l'invité de Guillaume Fiquet sur TV Libertés afin de présenter son livre Les griffes de Staline sur l'Espagne républicaine :

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lundi, 01 juin 2026
Élections présidentielles en Colombie, la droite de conviction affrontera l’extrême gauche
Michel Festivi
Ce dimanche 31 mai, avait lieu le premier tour des élections présidentielles en Colombie, pour élire un candidat devant succéder au très gauchiste Gustavo Petro, qui l’avait emporté de justesse en 2022, avec 50,44% des voix. Comme en Colombie le mandat présidentiel de 4 ans n’est pas renouvelable, ce dernier ne pouvait se représenter.
Depuis l’élection de Petro, la Colombie a de nouveau replongé dans la violence, et les FARC ont mené une série d’attaques, mais elles ont déclaré les suspendre durant la campagne électorale qui est très longue, puisque le second tour aura lieu le 21 juin prochain. La violence est telle, qu’un candidat conservateur Miguel Uribe avait été gravement blessé le 7 juin 2025, et il est décédé le 11 août suivant.
C’est le candidat de la droite de conviction, Abelardo de la Espriela (à droite ci-dessus), du mouvement « Défenseurs de la patrie », qui est arrivé en première position avec plus de 10 millions trois-cent-mille voix et 43,74% des voix. Derrière lui, le très à gauche Iván Cepeda, adoubé par Petro, avec plus de 9 millions six-cent-mille voix et 40,9%. La troisième place est occupée par Paloma Valencia du Centre démocratique avec un peu plus d’un million six-cent-mille voix et 6,92%.
Le deuxième tour, comme en 2022, risque d’être très serré, mais on ne comprendrait pas que les électeurs de Paloma Valencia ne se reportent pas sur de la Espriela, car dans son programme, Valencia avait demandé un durcissement des mesures de sécurité, et qu’elle s’était montrée défenseur de la famille traditionnelle, rejetant notamment l’avortement.
Abelardo de la Espriela, présenté dans tous les médias comme étant « d’extrême droite », est jeune, 47 ans. Il a réussi une brillante carrière d’avocat notamment aux États-Unis, et mène désormais des activités d’affaires en Italie, pays d’origine de sa famille. Il s’est lancé dans cette élection, car il considère la Colombie en très grave danger politique et moral et a comme modèle, Javier Milei pour la liberté d’entreprendre et les économies à faire au sein de l’État, Donald Trump, et surtout le président salvadorien Bukele, et il entend s’il est élu, adopter ses méthodes fermes pour réprimer la violence, les gangs et le narco-trafic, et les éradiquer. Espriela propose la construction de dix méga-prisons, de réduire de 40% la part de l’État, et de bombarder les campements de trafiquants de drogue. Il a qualifié cette élection de « bataille la plus importante de l’histoire de la république ».
La Colombie reste sous le contrôle d’une myriade de groupes armés qui dominent la production mondiale de cocaïne. Tout récemment à Uribia, dans le Nord, près de la frontière avec le Venezuela, la population a réclamé plus de sécurité et d’emplois. Car beaucoup d’experts considèrent que les groupes armés, impliqués dans le trafic de drogue, les exploitations minières illégales, l’extorsion de fonds ont profité des négociations de paix menées par le gouvernement Petro pour renforcer leurs positions.
Ivan Cepeda est lui présenté par toute la bonne presse comme un homme de gauche, un humaniste. Âgé de 63 ans, il a été en réalité un soutien actif aux pires régimes communistes. Ses parents ont émigré en Tchécoslovaquie communiste en 1965, et lorsque les Russes sont entrés dans Prague en août 1968, ils se sont exilés…à Cuba ! A 19 ans, Cepeda part faire ses études de philosophie dans un des plus durs pays communistes d’alors, en Bulgarie. D’ailleurs l’actuel Parti communiste colombien fait parti de ses soutiens. On notera que Cepeda a obtenu pendant son séjour en France dans les années 2000 une maîtrise en droits de l’homme (sic), et qu’il écrivait alors dans le Monde diplomatique. Il entend bien sûr poursuivre la politique de Gustavo Petro.
Les Colombiens auront donc un choix très clair à effectuer le 21 juin prochain. Espérons qu’ils fassent le bon.
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samedi, 30 mai 2026
Le Préfet des Hauts-de Seine et la lutte contre l’Islamisme
Michel Festivi
Le 12 mai dernier, Alexandre Brugère préfet des Hauts-de-Seine, a pris un arrêté de fermeture immédiate d’une association sportive de Villeneuve-la-Garenne. Ce groupement intitulé « les héros » était dirigé par un certain Nourdine Z (selon divers articles de presse), qui présentait de surcroit une carte professionnelle d’éducateur sportif expirée depuis août 2024. Les services de l’État ont également pointé l’absence d’assurance qui doit être obligatoirement affichée dans les locaux qui se situent au centre sportif Philippe Cattiau, avenue Georges Pompidou. En outre, le personnage en question possédait un casier judiciaire comportant des condamnations lui interdisant d’exercer toute fonction d’éducateur. C’est ce qu’avait révélé une enquête d’agents du service départemental à la jeunesse et aux sports des Hauts-de Seine, le 24 février 2026.
Conformément à la loi, l’association avait été mise en demeure, le 30 mars, de régulariser sa situation, mais elle n’aurait pas répondu.
Dans un courrier adressé aux membres de l’association, le préfet Brugère suspecte en outre cette nébuleuse d’organiser des séances de sport, de fitness, réservées à des femmes portant le voile islamique, en privatisant une salle de musculation du complexe sportif municipal trois après-midis par semaine. La piscine municipale aurait été aussi privatisée dans la même logique de non-mixité. Aucun arrêté municipal n’aurait été pris en ce sens.
Il écrit notamment : « il est ainsi strictement interdit de réserver des créneaux spécifiques pendant les heures d’ouverture d’un équipement public sur le fondement d’une appartenance religieuse ». On se rappelle par ailleurs, que le même préfet s’était attaqué en fin d’année 2025 à une école coranique, l’institut Lissen, dirigé par le chef de cabinet de l’ex-maire écologiste de Colombes, ce directeur de cabinet, qui avait été démis de ses fonctions était également le secrétaire général de la mosquée « Centre dignité », cette même mosquée qui avait été qualifiée dans le rapport remis au gouvernement sur les Frères musulmans de « lieu de culte rigoriste ».
En octobre 2025, c’est l’institut Alfoulk à Antony, qui avait été fermé à la suite de sermons faisant l’apologie de la polygamie et du mariage forcé. L’association avait annoncé sa dissolution le 28 octobre. Ce préfet semble en pointe dans le combat contre l’entrisme islamiste. Mais cela déplait beaucoup à l’humanité par exemple, qui le présentait le 12 avril 2026 de « faire de la politique, et de mener une croisade contre l’immigration et l’islamisme dans son département, quitte à dépasser les bornes ».
Sur BFM, Paris Île de France, le préfet avait déclaré le 21 mai 2015 « Nous avons aujourd’hui les armes pour lutter contre l’islamisme. Aujourd’hui, des islamistes portent un projet de contre-société, contraire aux valeurs de la République, contraire aux valeurs de liberté, qu’ils veulent ramener sous le contrôle de la loi religieuse, de l’égalité, de fraternité ». Il évoque une mise en lumière indispensable des actions de l’État. Il a appuyé ses propos ainsi « Les islamistes sont comme les vendeurs de drogue, ils n’aiment pas la lumière parce ça gêne le business. C’est pour ça que je pense que cette conscientisation autour de ce qu’est l’islamisme est essentielle ». Personnellement, je ne pense pas, malheureusement que nous ayons toutes les armes nécessaires et utiles.
Effectivement cela ne plait pas à tout le monde visiblement. Il apparaît grand temps, il y a extrême urgence à faire voter une loi contrant l’entrisme islamique dans le sport, l’école même pour les activités extra-scolaires, et à l’université, les lieux publics comme les tribunaux et dans toutes les instances arbitrales ou de disciplines, les conseils municipaux et autres lieux similaires, au parlement, même dans les travées réservées au public notamment, en interdisant strictement tout port ostensible de signe ou vêtement religieux, et de donner aux autorités plus de marges de manœuvres à cet égard, pour établir les faits et les sanctionner en temps réel. Si l’on veut lutter efficacement contre cette emprise, il n’y a pas d’autre choix.
12:31 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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