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mercredi, 22 juin 2022

DANS L’INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE ...

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Bernard Germain

Avant d’en venir à la raison de cet article, il me semble important de souligner l’effrayant niveau de réflexion et de connaissance de la population française. Particulièrement de la jeunesse.

C’est simplement le triste résultat de 40 ans de destruction méthodique de l’éducation nationale sous les coups des pédagogistes et des bien-pensants. Par exemple, le mot « ludique » présent dans un texte proposé lors du baccalauréat cette année fut jugé trop compliqué par une foule d’élève et a déclenché une violente polémique sur les réseaux sociaux, contre l’auteur de ce texte.

Et les professeurs, encore dignes de ce nom, de se lamenter de l’incapacité d’une foule d’élèves de savoir aligner trois idées afin de bâtir un raisonnement même sommaire.

Pour mesurer l’ampleur du désastre, il suffit de rechercher dans les archives de l’INA des interviews de français dans les années 1968 - 1970. Les personnes interrogées ont un vocabulaire recherché, s’expriment avec nuance et manifestement savent construire des raisonnements souvent sophistiqués. Et pourtant, la plupart des personnes qui s’expriment dans ces interviews sont de condition modeste.

La comparaison avec les interviews réalisées de nos jours, les « micros-trottoirs », n’en est que plus stupéfiante et souligne le « gap » entre ces deux périodes.

Comment s’étonner dès lors que 70% des 18 - 34 ans n’aient pas voté lors des récentes élections ? Comment s’étonner de l’absence de réaction de la population lorsqu’un évènement survient, alors qu’il contredit tout ce qu’on nous rabâche à longueur de journée ?

Ce qui m’amène à la raison de mon article : la réouverture des centrales à charbon en Europe.

L’information est passée « crème », comme on dit de nos jours. Pourtant, ce n’est pas un petit évènement.

CNews a publié le 21 juin un article qui nous apprend que « l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche ont successivement annoncé ce dimanche 19 et ce lundi 20 juin un recours accru à la production électrique au charbon » cliquez là. D’autres pays ne manqueront certainement pas, à court terme, de suivre le mouvement.

Or, chacun sait que cette énergie est absolument catastrophique en termes de production de CO2 dont la baisse est pourtant annoncée décisive pour « sauver la planète ».

Au motif de la lutte contre la Russie et son dirigeant, Poutine, l’Europe renonce au gaz et au pétrole russe. Notons au passage que cela laisse de marbre Poutine qui a déjà trouvé la parade en vendant massivement son pétrole aux chinois et aux indiens.

Quant à l’Europe, du fait de sa complète soumission à l’OTAN, sa décision de renoncer à ces deux sources d’énergie en provenance de l’est a une double conséquence. D’une part une augmentation phénoménale des prix du gaz et des carburants pour les véhicules. Augmentation payée ... par la population.

D’autre part, l’Europe réactive ses centrales à charbon pour son électricité et fait la promotion de la méthanisation afin de produire le gaz dont nous avons besoin. Ce qui est catastrophique cliquez ici.

Un très récent article de Ouest France nous apprenait que le département des Côtes d’Armor s’engageait à produire tout son gaz par méthanisation d’ici à 2050.

L’Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France (AAMF) indiquant pour sa part l’objectif d’installer 363 méthaniseurs en Bretagne pour 2030. Cela représente 1 méthaniseur tous les 7 à 8 km !

Un délire complet ... absolument gravissime dès lors qu’on connaît les conséquences qu’auraient la réalisation de cet objectif, tant pour les populations que pour l’environnement.

Tout cela se passe dans l’indifférence générale ...

Où sont les communiqués scandalisés des « écologistes » et de tous les partis répétant que le sort de la planète est en jeu et la priorité absolue du moment, alors que ce nous constatons contredit totalement ce qu’ils prétendent défendre ?

Où sont les mobilisations des associations, des jeunes et des citoyens qui ne ratent jamais une occasion de culpabiliser les « vieux » et les français - qui ne seraient pas assez concernés par ces problèmes - pour se dresser contre ces décisions des pays européens motivées uniquement par un suivisme idéologique des décisions de « l’Europe » qui agit inlassablement contre les intérêts de ses nations et de leurs peuples ?

Il y a deux jours, le petit fils du Général De Gaulle, Pierre De Gaulle a prononcé un discours remarquable à l’ambassade de Russie à Paris cliquez ici. Il a énoncé une analyse qui est indiscutablement conforme aux intérêts de la France et devrait être la politique à suivre. En rupture totale avec celle pratiquée par Macron, soumis à l’OTAN et l’Europe qui nous emmènent vers un désastre.

Il y a une urgence absolue à restaurer une véritable école qui apprenne aux jeunes à réfléchir sur la base de vraies connaissances au lieu de les intoxiquer avec tous les délires à la mode (LGBT, anti-racisme, théorie du genre, ...) qui n’ont rien à faire à l’école.

Il y a une urgence absolue à restaurer de véritables débats argumentés permettant aux citoyens de se faire une opinion, au lieu de les en empêcher en invoquant sans cesse le camp du « bien » qui ne saurait débattre avec le camp du « mal ».

Il y a une urgence absolue à faire reculer cette indifférence générale, conséquence voulue de nos gouvernants qui n’ont de cesse d’abrutir la population en la privant des moyens de sa réflexion.

C’est seulement à ce prix que nous pourrons sauver la France, son identité et sa culture et lui faire retrouver la place qu’elle occupait à l’échelle internationale, avant qu’elle n’entame sa déchéance.

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lundi, 20 juin 2022

LE NŒUD GORDIEN

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Bernard Germain

Le moins qu’on puisse dire est que le résultat du second tour des élections législatives a rebattu les cartes politiques d’une manière qu’aucun commentateur ni homme politique n’avait imaginée.

Néanmoins, plusieurs enseignements et hypothèses me semblent pouvoir en être tirés.

Tout d’abord, le grand vainqueur est... l’abstention. Avec près de 54%, donc proche du record absolu. Cette Assemblée est, dès son élection, frappée d’illégitimité à voter toute Loi. Et c’est la seconde mandature de suite que c’est ainsi !

Il y a aussi quelques « vainqueurs » qui sont en fait de réels perdants. Ainsi en est-il de la NUPES de Mélenchon. Ce dernier pensait se « faire élire Premier ministre ». Au final, il est très loin du compte avec seulement 133 élus, dont 71 députés LFI. C’est certes une évolution considérable puisqu’il n’avait que 17 députés dans la mandature précédente, mais le rêve qu’il a vendu aux français et à la « gauche » s’est fracassé sur la réalité du résultat sorti des urnes. Il l’a acté en déclarant « Je change de poste de combat ».

Ses revers sont manifestement loin d’être terminés puisque sa première proposition (créer un groupe unique à l’Assemblée) vient d’être rejetée par la totalité des composantes de la NUPES. Chacune voulant créer son propre groupe. Et pour cause, vu les avantages que cela procure.

Enfin, gageons que dès les premiers débats la « belle » unité de façade se lézardera très vite. Par exemple lorsque viendra le débat sur le nucléaire.

S’agissant de Macron, c’est à un authentique désastre que nous avons assisté. Seulement 245 élus, qui plus est partagés en trois composantes (Renaissance, MODEM et Horizon). Il en fallait 289 pour avoir la majorité absolue. Macron n’a donc plus de majorité pour gouverner.

Ajoutons que trois ministres ont été battus ainsi que l’ancien Président de l’Assemblée Nationale Ferrand et l’ancien ministre de l’Intérieur, Castaner. Ces deux derniers étant parmi les fondateurs de LREM. 

Bilan catastrophique... c’est un euphémisme.

Du côté des LR, la déroute de la présidentielle n’a pas été rééditée... en apparence.

En effet, la soixantaine de députés LR élus sauve les apparences, mais cela ne règle en rien leurs problèmes internes.

La valse hésitation - aller ou pas vers Macron - qui a fortement secoué ce parti, notamment avec les prises de positions de Sarkozy qui a clairement choisi Macron, est loin d’être finie.

Jacob, que plus personne n’écoute puisqu’il a annoncé qu’il passerait le main en septembre, prône l’opposition. Personne n’est dupe puisque d’autres responsables LR indiquent qu’ils feront du cas par cas en fonction des textes présentés par le gouvernement.

Sauf qu’il y a un petit détail qui risque de poser un très gros problème : Laurent Wauquiez dans sa seule région a fait élire 19 députés LR. Soit le tiers du total.

Vu comme il a été traité par Pécresse et la direction actuelle de LR, on est en droit de penser qu’il ne sera guère disponible avec « ses » députés pour suivre la ligne de Jacob-Pécresse.

Il y a donc avis de gros temps chez LR, avant l’explosion finale qui paraît inévitable.

Enfin, il y a le résultat du RN. Historique avec 89 députés. Même avec la proportionnelle du temps de Mitterrand le FN n’avait eu que 35 élus. Alors, aujourd’hui, Marine Le Pen marche sur l’eau.

Reste que si pour le RN, c’est un énorme succès, pour la France, c’est... une catastrophe.

En effet, aucun parti de droite ne peut gagner seul. Or la situation actuelle permet à Marine Le Pen de prétendre le contraire. Elle enferme donc le RN dans le mythe d’une victoire solitaire alors que c’est un objectif impossible à atteindre.

Ces 89 députés élus montrent l’ampleur de la vague de fond qui est en train de se lever dans le pays.

Si l’alliance prônée par Eric Zemmour et Jean-Marie Le Pen s’était réalisée, ce n’est pas 89 députés qui auraient été élus, mais 150 ou 200. Et la « reconquête » de la France devenait envisageable. Ce succès du RN est donc celui d’une « chapelle ». Pour sauver la France, il faudra beaucoup plus, ce qui impose que tous les patriotes s’entendent. En ce sens, en vendant le rêve d’une victoire solitaire du RN, cette percée du RN constitue en réalité une difficulté supplémentaire à la création d’un front uni des patriotes et des droites réellement nationales. Ce qui n’est pas un mince problème.

A ce stade de l’analyse, on est en droit de se poser la question : où va-t-on ?

La seule solution pour Macron est de trouver des alliés afin de constituer une majorité. Les seuls susceptibles de répondre à ses attentes sont les LR. Mais comme nous l’avons vu, ces derniers sont très partagés et de ce fait, la création d’une majorité stable avec Macron semble quasi impossible.

A l’inverse, le fait que certains LR rejoignent la majorité de Macron précipitera sans doute les LR dans la crise finale et leur éclatement.

Mais Macron n’a d’autre choix que de tenter l’aventure. S’il n’arrive pas à ses fins, il lui restera l’article 12 de la Constitution. La dissolution de l’Assemblée et de nouvelles élections législatives.

C’est le dernier recours, car si une nouvelle assemblée « ingouvernable » était à nouveau élue, ce serait pour lui un discrédit personnel qui poserait inévitablement la question de son départ. Gageons qu’il ne se pressera pas pour actionner l’article 12. Plus exactement, il va certainement essayer toutes les solutions possibles d’ici à la fin de l’année. S’il n’arrive à aucune solution, il est probable qu’il dissoudra l’Assemblée Nationale au début de l’année prochaine.

Et là, pour lui, ce sera quitte ou double ...

La situation du pays est donc comparable à un nœud gordien, par définition impossible à dénouer. Un peu plus tôt ou un peu plus tard, il faudra faire comme avec tout nœud gordien, ... trancher.

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mercredi, 15 juin 2022

Législatives : notre ami Bernard Germain, candidat Reconquête ! dans les Côtes d'Amor, renvoie dos à dos Mélenchon et Macron

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE BERNARD GERMAIN, CANDIDAT RECONQUÊTE ! DANS LA 5e DES CÔTES D'ARMOR
 
Le 12 juin 2022 a eu lieu le 1er tour des élections législatives. Les résultats pour les partis de droite, dans la 5° circonscription des Côtes d’Armor, sont connus. La somme des suffrages de droite (RN + R ! + LR + DLF) est de 14 542 voix soit 24,26%. S’ils s’étaient présentés unis, les partis de droite auraient certainement suscité un grand espoir qui aurait immanquablement amélioré ce score et permis de battre la candidate de la NUPES qui ne totalisait que 15 851 voix soit 26,44% des suffrages.
 
En refusant la main tendue par Reconquête et sa volonté d’unité, Marine Le Pen a fait perdre la droite, y compris sa propre candidate dans notre 5° circonscription. Pourtant, celle-ci aurait logiquement été la candidate de toute la droite en cas de candidature unique, puisque le RN avait totalisé le plus de voix au 1er tour de l’élection présidentielle dans notre circonscription.
 
Au plan national, avec cette stratégie d’unité, la droite unie pouvait espérer avoir entre 150 et 200 députés. Au lieu de cela, le RN n’aura que peu de députés et surtout abandonne la tête de l’opposition à M. Mélenchon dans la prochaine Assemblée Nationale qui sera élue le 19 Juin 2022. Marine Le Pen préfère perdre seule que gagner ensemble. Elle porte donc une terrible responsabilité, celle d’être responsable de la défaite de la droite nationale et patriotique. M. Mélenchon veut détruire le pays et a dores et déjà fait allégeance à l’islamisme, M. Macron veut la déconstruire et tous les deux veulent voir disparaître la France dans l’européisme et le mondialisme.
 
La stratégie suicidaire de Marine Le Pen va grandement leur faciliter la tâche Marine Le Pen vient de démontrer qu’elle n’a que faire des intérêts de la France et des français. Elle préfère défendre les intérêts de sa petite boutique. Le peuple français saura retenir cette terrible leçon.
 
Quant au second tour de l’élection législative dans notre 5° circonscription, il opposera M. Bothorel (Macron) à Mme Troadec (Mélenchon). Ils ont en commun de vouloir détruire la France. Voter pour l’un des deux reviendrait à choisir entre la peste et le choléra. Cette élection du 19 Juin, n'est donc plus notre affaire. Qu'ils se débrouillent entre eux.
 
Quant au vote blanc, il signifie... "je ne sais pas choisir entre les deux". Or le problème n est pas de choisir mais de REJETER les deux. Et rejeter les deux, c'est ne pas se rendre au bureau de vote. En conséquence, Reconquête ! appelle les électeurs à ne pas aller voter dimanche 19 Juin 2022.
 
Enfin, Reconquête ! veut souligner que pour la seconde mandature de suite, l’Assemblée Nationale sera élue avec des suffrages représentant moins de 50% des inscrits. Comment cette nouvelle Assemblée pourra-t-elle prétendre être légitime pour voter les prochaines Lois qui ne manqueront pas d’être de nouvelles attaques contre la France et les français ?
 

23:06 Publié dans Bernard Germain, Législatives 2022 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 08 juin 2022

Mardi soir à Tréguier (22) : une réunion de soutien à la candidature de Bernard Germain, candidat de Reconquête, présidée par Roland Hélie

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À la tribune, Margaret Studler, Philippe Milliau et Roland Hélie.

Au micro, Bernard Germain, candidat de Reconquête !.

75 personnes étaient présentes mardi soir à Minihy-Tréguier pour assister à la réunion locale de soutien à la candidature de Bernard Germain (auteur du livre que nous avons récemment publié "Méthanisation, la nouvelle escroquerie écologiste" cliquez ici), candidat de Reconquête ! dans la 5e circonscription des Côtes d'Armor. 

Cette réunion, présidée par Roland Hélie directeur de la revue Synthèse nationale, se déroula dans une ambiance sympathique. Se succédèrent les intervenants suivants : tout d'abord Margaret Studler, candidate suppléante, qui nous parla avec la  conviction qui la caractérise de la nécessaire politique de défense des femmes françaises face aux multiples agressions dont elles sont les victimes. Ce fut ensuite Bernard Germain, le candidat, qui développa les principaux points de son programme, en particulier sur  l'écologie qui lui tient à coeur. Il dénonça aussi avec vigueur les différentes politiques menées jusqu'à présent par les gouvernements successifs, qu'ils soient socialistes ou libéraux, qui ont transformé la France en un véritable désert médical entre autres.

Philippe Milliau, l'homme fort de Reconquête ! en Bretagne, invité d'honneur de cette réunion, fit, comme toujours, une intervention de grande qualité qui reçue un accueil enthousiaste de l'assistance. Il dénonça les uns après les autres les fléaux qui ravagent notre pays et présenta les réponses du jeune parti d'Eric Zemmour à chacun d'entre eux.

Après avoir entonné l'Hymne à Saint Yves, saint patron du Trégor né à Minihy-Tréguier, puis la Marseillaise, les participants purent continuer à discuter avec les candidats au cours du pot de l'amitié offert par Reconquête ! pour conclure cette belle réunion..

S.N.

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16:58 Publié dans Bernard Germain, Législatives 2022 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 13 mai 2022

Dans les Côtes d'Armor, un candidat atypique de Reconquête !

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La dynamique fédération costarmoricaine de Reconquête!, dirigée par le briochin Pierre-Yves Thomas, présente des candidats dans toutes les circonscriptions de ce département breton. Parmi ces candidats, l'un d'entre eux a retenu notre attention. Il s'agit de Bernard Germain (5e circonscription - Lannion Paimpol) qui s'est engagé il y a quelques années dans le combat contre la nouvelle escroquerie écologiste qu'est la méthanisation. Nous avons d'ailleurs édité son livre sur le sujet le mois dernier.

Mais ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est le côté atypique de ce candidat dont le passé militant ne devait pas, à première vue, l'amener dans les rangs de Reconquête!. Et pourtant...

Ce vendredi matin, il tenait une conférence de presse à Lannion pour expliquer le sens de sa candidature. Synthèse nationale était présente.

S.N.

Bernard Germain, vous serez le 12 juin prochain, le candidat de Reconquête! aux élections législatives dans la 5° circonscription des Côtes d’Armor. Votre profil est assez atypique et peut être qualifié comme celui d'un « homme venu de la gauche ».  Pouvez-vous vous présenter ?

Durant ma jeunesse, je fus Président de l’UNEF-ID pendant deux ans dans la ville où je vivais en province. Après mes études universitaires, j'ai rejoint la vie active et adhéré immédiatement à Force Ouvrière.

En 1976, après avoir réussi le concours des PTT, j'ai été nommé à Paris au centre de tri de la gare Montparnasse dont je suis devenu le responsable local de ce syndicat.

En 1981, j'ai voté pour François Mitterrand et rejoint le PS. Je l'ai quitté à la suite du « virage de la rigueur » en 1983. À cette époque, j'ai fréquenté entre autres régulièrement Jean-Luc Mélenchon (Méluche pour les intimes)...

Après avoir quitté le PS, vous avez abandonné l'action politique ?

Définitivement « dégoûté » par la gauche, je n'ai plus été membre d’aucun parti pendant plusieurs décennies. Je me suis consacré essentiellement au syndicalisme.

Sur le plan professionnel, en 1982, j'ai quitté la Poste pour rejoindre France Télécom dans les Yvelines. Je suis devenu rapidement permanent FO de la DOT (Direction Opérationnelle des Télécommunications) des Yvelines. À ce titre, je fus également membre du Bureau de l’Union Départementale FO 78. Simultanément, j'ai passé des concours internes et suis devenu successivement, contrôleur, inspecteur puis cadre supérieur.

Cet engagement syndical vous a conduit à des responsabilités importantes dans les organismes sociaux de votre département ?

En 1989, lors des premières élections à la Sécurité Sociale, j'ai été élu administrateur de la CPAM (Caisse primaire d'assurance maladie) des Yvelines sur la liste présentée par FO. Je suis devenu vice-président du Conseil d’Administration pendant de longues années.

En 1990, je cesse mes activités de permanent FO à France Télécom (tout en restant membre du Bureau de l’UD-FO et administrateur CPAM) pour rejoindre les services à la Direction Régionale Ile-de-France. J'occupais le poste d’expert en infographie et en étant détaché à 50% à l’OCTAL (Office Central des Terminaux d’Abonnés et des Lignes - la Direction Générale Technique) en qualité d’expert national.

Avez-vous repris d'autres activités syndicales par la suite ? 

En 1995, le Secrétaire général de FO-PTT m'a demandé de le rejoindre à la Fédération pour construire le « secteur privé » (Bouygues, SFR, Free...) en relation avec l’ouverture à la concurrence du secteur des télécommunications. J'ai construit des dizaines de syndicats et recruté des centaines d’adhérents, permettant ainsi à la Fédération FO de s’implanter durablement dans le secteur privé et plus seulement dans le secteur « public ».

Au titre de ces différentes responsabilités, j'étais membre du Bureau national et du Secrétariat national de FO-PTT qui deviendra par la suite FO-COM. L’ouverture à la concurrence du secteur des télécommunications imposait l’élaboration de textes conventionnels afin d’homogénéiser les règles sociales dans toute la profession. La négociation d’une Convention Collective Nationale de branche « étendue » (s’imposant à tous les opérateurs ayant les codes NAF concernés) était une nécessité. Logiquement, J'en fut l’un des négociateurs FO aux côtés de mon Secrétaire général. Après la ratification de cette convention, j'ai cessé mes activités syndicales en 2002 et rejoint les services de France Télécom (devenu Orange).

C'est à ce moment là que vous vous retrouvez en Bretagne ?

J'ai terminé ma carrière à Lannion - pendant huit années - dans le principal centre de Recherche et Développement d’Orange, en qualité d’Ingénieur Logiciel. Je suis à la retraite depuis mars 2020. 

Vous êtes également un militant pour la défense de l’environnement. Durant l’été 2019, vous avez été confronté à la tentative d’implantation d’une structure de méthanisation proche de votre domicile. ?

Effectivement, la riposte de la population fut immédiate. J'ai participé à la création d’une association et en ai pris la présidence, pendant un an et demi. J'ai organisé la mobilisation, collecté des fonds pour payer les avocats et réalisé des adhésions pour notre association. Nous avons notamment tenu un meeting dans ma petite ville, réunissant plus de 400 personnes. L’affaire est actuellement en jugement.

Vous avez tiré de cette expérience de nombreuses leçons et écrit un livre ?

Oui effectivement. en octobre dernier, suite à une conversation avec votre directeur Roland Hélie, j'ai écrit un livre « Méthanisation, la nouvelle escroquerie écologiste » cliquez ici qui a été publié par Synthèse nationale.

Résumez-nous votre engagement politique et les raisons qui vous ont amenées à rejoindre Eric Zemmour ?

Toute ma vie a été marquée par mon attachement à la justice sociale, donc aux valeurs du Conseil National de la Résistance qui ont notamment permises la mise en place de la Sécurité Sociale, avec ses valeurs cardinales que sont la solidarité entre les générations et l’égalité sociale. Mais également à la défense de l’environnement, comme nous venons d'en parler au sujet de la méthanisation.

En revanche, je fus « douché » par le fonctionnement et la politique des partis de gauche, ce qui m’éloigna d’eux et de la « politique » politicienne. Ces éléments n’ont d’ailleurs fait qu’empirer avec le temps et ont abouti à un divorce définitif de la gauche, singulièrement du PS, d’avec les « couches laborieuses », du fait du virage stratégique « Terra Nova » d’une part. Mais également suite au référendum de 2005 où toute la classe politique, y compris la gauche, a trahi le vote du peuple pour un ralliement honteux à l’Europe, en parfaite contradiction avec le vote exprimé.

En 2019, j'ai découvert Éric Zemmour. D’abord lors de débats à la télévision. Interpellé par l’agressivité dont ce dernier fait l’objet, je me suis intéressé au personnage. J'ai donc lu ses livres et suivi quotidiennement ses émissions sur C-NEWS. J'ai été convaincu par l’honnêteté intellectuelle du personnage et pris conscience de la réalité des problèmes que celui-ci dénonce.

En 2021, lorsqu’Éric Zemmour annonce sa candidature à la présidentielle, j'ai adhéré à Reconquête! et milité pour lui dans la 5° circonscription des Côtes d’Armor à l’occasion de la campagne électorale qui précéda celle-ci.

Sans renier aucune des valeurs sociales auxquelles je suis attaché et ai consacré tant d’années de ma vie, je suis aujourd’hui le candidat de Reconquête! aux législatives du 12 juin, parce que je pense que pour sauver notre système social, pour sauver notre société, pour défendre notre identité, il faut sauver la France et pour ce faire arrêter les dérives mortifères constatées depuis des décennies. 

Vous êtes donc un "homme venu de la gauche" mais votre suppléante est-elle une femme de droite ?

En effet, ma  suppléante, Margaret Studler, fut candidate du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers dans la circonscription en juin 2002. A nous deux nous formons une sorte de "Synthèse nationale" ce qui ne devrait pas être pour vous déplaire.

Propos recueillis par Guirec Sèvres

Site de Bernard Germain cliquez ici

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Vendredi 13 mai, Bernard Germain présentait sa candidature à la presse (avec sa suppléante Margaret Studler) lors d'une réunion à Lannion.

Lire Ouest France cliquez ici

Lire Le Télégramme cliquez là

18:39 Publié dans Bernard Germain, Législatives 2022 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 02 avril 2022

Un entretien avec Bernard Germain, auteur de "Méthanisation : la nouvelle escroquerie écologiste"

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Propos recueillis

par Guirec Sèvres

 

Pourquoi ce livre sur la méthanisation ?

Ce sujet, inconnu de la plupart de nos compatriotes - particulièrement ceux qui vivent en ville - va inévitablement être largement discuté dans les prochains mois. Pour deux raisons majeures :

  • initialement, la méthanisation était présentée par ses promoteurs comme le moyen de produire du « gaz vert », donc écologique. Elle fait partie des moyens qui permettraient avec les éoliennes de développer des énergies « propres », en relation avec une baisse du recours à l’énergie nucléaire.
  • le conflit actuel entre l’Ukraine à la Russie a souligné notre dépendance vis à vis de la Russie, principal fournisseur de gaz pour l’Europe. Certains souhaitant sur ce plan ne plus être dépendant de la Russie, des solutions alternatives vont donc être recherchées. Le développement massif de la méthanisation fait partie des solutions possibles.

Il m’est donc apparu intéressant de rédiger ce livre afin d’exposer ce qu’est la méthanisation et surtout de donner au lecteur les moyens de répondre à la question : « est-ce une bonne idée ? ».

Pouvez-vous en quelques mots nous dire ce qu’est la méthanisation ?

C’est un procédé qui consiste à produire du gaz (méthane) à partir de déchets (excréments d’animaux, boues de stations d’épuration...) qui, mélangés avec du carbone (végétaux), vont en milieu anaérobie et sous l’action de micro-organismes, produire du méthane.

Ce méthane est récupéré et après épuration, sera injecté dans le réseau de gaz ou être injecté dans une turbine et brûlé. Ce qui permettra de produire de l’électricité qui sera vendue à EDF.

A l’issue du processus, il reste des déchets (90 % de ce qui entre !). C’est le « digestat » qui sera épandu à la surface des champs en qualité « d’engrais ».

A l’origine, la méthanisation devait se pratiquer « à la ferme » et constituer un petit complément de revenu pour les agriculteurs durement touchés par les prix auxquels ils doivent vendre leurs productions.

Sur le papier, tout cela semble très bien. Est-ce bien la réalité ?

Absolument pas. L’idée de base (la méthanisation « à la ferme ») a vite été remplacée par des structures de plus en plus grosses que le petit paysan ne peut pas s’offrir.

Certains se sont engouffrés dans le créneau ayant vite compris qu’il y avait beaucoup d’argent à gagner, d’autant que les subventions sont largement distribuées (Europe, ADEME, Régions, Départements...) auxquelles il convient d’ajouter des contrats sur 15 à 20 ans, à prix garantis.

Par ailleurs, l’équation économique de la méthanisation est absolument consternante. 

Enfin, la méthanisation est une authentique catastrophe pour l’environnement et les populations.

Avez-vous été confronté à ces problèmes ?

Oui. J’ai découvert la méthanisation il y a trois ans. Un projet d’unité de méthanisation a tenté de s’installer près de mon domicile, dans un joli petit bourg des Côtes d’Armor vivant largement du tourisme. L’affaire n’est pas terminée. Elle est en jugement.

Je me suis fortement engagé dans la mobilisation contre ce projet. C’est à cette occasion que j’ai appris tout ce que je sais dans ce domaine. Je fais largement part de cette expérience dans le livre.

Votre livre explique donc ce qu’est la méthanisation et comment la combattre ?

Effectivement, au-delà d’une présentation de la méthanisation, ce livre donnera aussi à tous ceux qui sont confrontés à un projet d’unité de méthanisation, des informations précieuses sur la manière de s’y opposer.

Il n’y aura jamais de méthanisation au Champ de Mars à Paris. Les « bobo-écolo » trouveront certainement le concept formidable d’autant qu’il est qualifié de « vert ».

Mais les habitants des campagnes, confrontés à la réalité de la méthanisation ont et auront un point de vue radicalement différent, basé sur leur expérience.

Quant au pays tout entier, il me semble urgent que des hommes politiques prennent conscience de la catastrophe qui s’annonce si la filière devait connaître un fort développement.

Qu’ils prennent conscience... et surtout qu’ils se mobilisent pour empêcher ce désastre à venir.

"Méthanisation : la nouvelle escroquerie écologiste", Bernard Germain, Les bouquins de Synthèse nationale, collection Pourquoi ?,106 pages, 18,00 € cliquez ici

00:48 Publié dans Bernard Germain, Livres, Rencontre avec... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 09 février 2022

L'émission "Synthèse" sur TV Libertés : la méthanisation, la nouvelle escroquerie écologiste ? Avec Bernard Germain, opposant en Bretagne

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La méthanisation : la nouvelle escroquerie écologiste ?

Après les éoliennes qui, loin s'en faut, ne font pas l'unanimité tant sur leur utilité que sur leur rentabilité ou bien sûr leur "beauté", les lobbies écologistes ont trouvé une nouvelle lubie pour soi-disant créer de l'énergie : la méthanisation, c'est à dire l'utilisation des déchets animaux et végétaux. Rien que cela ! Une campagne de publicité pour promouvoir cette prétendue énergie est d'ailleurs actuellement diffusée dans les médias.

En réalité la méthanisation ne pourra jamais, même en partie, satisfaire les besoins énergétiques de la France. Vue de Paris, les bobos la trouvent géniale mais lorsque l'on habite à côté d'une usine, les choses sont différentes. Comme les éoliennes, ces usines rendent la vie invivable à ceux qui doivent en supporter la proximité.

Partout, des mouvements d'opposition à ces implantations s'organisent. Pour en parler, Roland Hélie, Philippe Randa et le professeur Pierre de Laubier reçoivent dans cette nouvelle émission "Synthèse" Bernard Germain qui, en Bretagne, mène un combat acharné contre l'installation de plusieurs usines dans sa région. Il s'adresse aux candidats à la présidentielle pour que ceux-ci prennent conscience de ce nouveau fléau...

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16:01 Publié dans Bernard Germain, Radio Libertés Synthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |