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lundi, 14 septembre 2026

Le « scandale de Carcassonne », inéluctable conséquence du Grand Remplacement

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Claude Lorne

Le Nouveau Présent cliquez là

Depuis une semaine, et sa révélation par Mediapart, le « scandale de Carcassonne » où, en 2025, un policier municipal avait tenu lors d’une patrouille des propos peu amènes sur les « bougnoules », les « bicots » et autres chances pour la France tenant les murs des cités où prospère le narcotrafic, met en transes les médias. Ainsi que le Rassemblement national où le policier participait bénévolement au service d’ordre. Inutile de préciser que la brebis galeuse a été sur-le-champ — et vertueusement — expulsée. Que l’exclu aille donc militer à LFI qui, elle, défend bec et ongles ses affidés, systématiquement couverts, si nauséabondes que soient leurs éructations et si violents leurs actes — cf. le meurtre en bande organisée du malheureux Quentin Deranque en février dernier à Lyon par des membres de la Jeune Garde antifasciste que cornaque le député LFI Raphaël Arnault, dont des collaborateurs parlementaires participaient à l’hallali.

Et si l’on parlait de la criminalité importée ?

Pourtant, il s’en est passé des choses mettant en cause des « racisés » ! Le 6 septembre à Grigny (Essonne), Mamadou G, ex-dealer de crack reconverti dans le trafic de cigarettes de c contrebande a été abattu par un concurrent africain. À Nanterre s’est ouvert le lendemain le procès devant les assises de l’ancien boulanger Anis H., égorgeur en 2024 d’un collègue dont il ne supportait pas les critiques. À Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, un Soudanais sous OQTF jamais exécutée a été inculpé le même jour du meurtre d’Etienne, un riverain de 31 dont il guignait le sac à dos et le portable. Et le 10 septembre, Abdelkader était jugé en comparution immédiate et condamné à Toulouse à six mois de prison ferme.

Une sinistre plaisanterie vu la gravité des faits : outré par les reproches faits par une institutrice à son ingérable rejeton, il s’était précipité à l’école du Fauga et ainsi menacé l’enseignante : « Si tu continues à emm… mon fils, je reviens pour te décapiter !»

Une menace à ne pas prendre à la légère après les décapitations par des terroristes islamistes des professeurs Samuel Paty et Dominique Bernard et, en pleine messe, du Père Hamel, prêtre (octogénaire) dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray. Toutes atrocités commises par des allogènes.

Lesquels ont une place éminente dans l’explosion de la délinquance et de la criminalité. Ce n’est pas nous qui le disons mais le ministère de l’Intérieur dont, citées par le JDD, les statistiques sur 2025 sur l’insécurité dans les transports sont éloquentes : « En Île-de-France, les étrangers représentent 80% des mis en cause pour vols dans les transports, 87% pour les vols sans violence, 61% pour les violences sexuelles et 38% pour les agressions. Au niveau national, 71% des vols, 41% des violences sexuelles et 26% des agressions sont commis dans les transports par des individus ne possédant pas la nationalité française. Pour rappel, les étrangers représentent environ 9% de la population présente sur le territoire français, selon l’Insee. » Si l’on extrapole à ce qui se passe à l’air libre, les ratios doivent être identiques.

Darmanin 2023 : « Le racisme contre les Blancs est aveuglant. »

À noter que, contrairement aux années précédentes, la Place Beauvau avait mis en ligne le 9 septembre sur son site des statistiques globales, ne distinguant pas entre les délinquants de souche (ou naturalisés, dans de très nombreux cas) et délinquants d’importation récente. C’est seulement le lendemain que, devant le tollé, Laurent Nuñes s’est résigné à rectifier le tir — et à rétablir la vérité.

À noter aussi que, le 10 décembre 2023 sur Brut, son prédécesseur reconnaissait l’existence d’un « racisme contre les Blancs », ajoutant qu’« il faut être aveugle pour ne pas le voir ». Promu garde des Sceaux, Gérald Darmanin fera-t-il condamner l’infortuné policier de Carcassonne, sans cesse en butte comme tant de ses collègues au « racisme contre les Blancs » et dont le seul crime est d’avoir exprimé son ressenti (et d’avoir été dénoncé pour ce propos privé), tombant ainsi sous le coup des lois liberticides adoptées depuis 1972 ? Mais c’est en toute impunité que, sur Hit Radio en février 2013, Jean-Luc Mélenchon pouvait proclamer : « Je ne peux pas survivre quand il n’y a que des blonds aux yeux bleus. C’est au-delà de mes forces… » et assimiler les Normands à un tas de « malheureux alcooliques » cliquez ici  Et ce sont ses amis et admirateurs qui viennent nous donner maintenant des leçons de vivre-ensemble !

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Les retraités dans le collimateur, où est la logique ?

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Par Gaëtan de Capèle

Qui réglera la facture du déficit en 2027 ? Après des semaines à tourner autour du pot, chaussé de gros sabots, Sébastien Lecornu a désigné sa cible : les retraités. Disons-le tout de suite : il faudra une force de persuasion exceptionnelle au commando kamikaze de ministres chargé de vendre cette idée aux groupes parlementaires à huit mois d’une élection présidentielle. On doute que le premier ministre lui-même imagine sincèrement trouver un consensus sur le sujet le plus explosif de la vie politique française. Rares sont ceux qui, aujourd’hui, discutent la nécessité d’un vaste effort collectif pour redresser les comptes publics.

Avec 150 milliards d’euros de déficit par an, que nous ne parvenons pas à compresser, avec 3 500 milliards de dettes, avec une croissance anémique, nous ne tiendrons pas longtemps la route. Inquiets de tant d’inconséquence, autant que de l’impasse politique qui paralyse tout, les marchés financiers nous le font payer très cher. Le principe d’une participation de tous à l’effort de guerre posé, commencer par désindexer les pensions ou remettre en question l’abattement fiscal des retraités pour récupérer plusieurs milliards d’euros soulève un sérieux problème de logique, pour ne pas dire de morale.

Car, en suspendant la réforme des retraites pour sauver sa tête, le gouvernement a fait une croix sur une économie de 6 milliards d’euros pour la seule année 2027. Creuser volontairement un trou dans notre système par répartition, contre toute logique, puis ponctionner les retraités pour le reboucher, il va falloir beaucoup de contorsions pour l’expliquer. Et nous n’avons pas fini de payer cette faute impardonnable : il faudra recommencer l’an prochain, car, en refusant de reporter l’âge de départ comme partout ailleurs en Europe, nous en serons toujours au même point.

Un effort collectif consiste enfin à examiner les pistes d’économies partout où il en existe. Après les entreprises, les retraités se trouvent dans le collimateur. Mais le reste ? Les dépenses de santé, l’absentéisme, les collectivités locales, la fonction publique, les agences de l’État… Toujours rien à l’horizon.

Source : Le Figaro 14/9/2026

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dimanche, 13 septembre 2026

Vox, ou quand la droite se souvient que les idées font partie du combat politique

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Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées 

Je suis au bar des Brisants, à Léchiagat, devant le port, ma tablette posée entre la tasse de café et la baie derrière laquelle passent les bateaux. C’est souvent ainsi que les voyages recommencent, sans billet ni valise. Je parcours sur ma tablette El Manifiesto, l’excellente blog culturel espagnol que dirige mon vieil ami Javier Ruiz Portella, lorsque je tombe sur une série intitulée Las raíces filosóficas de Vox. Le journal en publie trois livraisons tirées d’un vaste travail de recherche de Nancy Sender, philosophe américaine titulaire d’un doctorat, qui s’est mise en tête d’accomplir une besogne aussi nécessaire qu’inusitée : rechercher non pas seulement les causes électorales du succès de Vox, mais les idées, les auteurs et les cheminements intellectuels qui ont préparé son vocabulaire et sa vision du monde. La première partie s’arrête longuement sur Gustavo Bueno ; la seconde fait surgir trois personnages dont deux réveillent chez moi près d’un demi-siècle de souvenirs : José Javier Esparza et Javier Ruiz Portella, auxquels vient se joindre le philosophe Miguel Ángel Quintana Paz.

J’ai longtemps considéré l’Espagne comme ma seconde patrie. Depuis quelques années, l’Argentine où je passe désormais près de deux mois chaque année, lui taille quelque peu des croupières. Je ne retourne presque plus en Espagne, tandis que Buenos Aires, Mendoza ou les routes de la Cordillère sont redevenues familières. Il n’empêche. J’ai assez vécu de l’autre côté des Pyrénées, j’y ai assez aimé, discuté, travaillé et noué d’amitiés pour qu’une partie de ma jeunesse y demeure en garnison.

C’était le temps où je fréquentais les universités d’été d’Alianza Popular en Andalousie. On y parlait de l’avenir de la droite espagnole sous un soleil qui vous faisait rapidement préférer l’ombre des patios aux salles de conférences, et l’on pouvait sans grand effort tomber amoureux d’une Andalouse blonde aux yeux bleus, ce qui, à cet âge-là, valait bien tous les séminaires de philosophie politique. L’Espagne sortait à peine de sa transition. Manuel Fraga cherchait à transformer la droite issue de l’ancien régime en une force conservatrice moderne, parlementaire, européenne. Alianza Popular deviendrait plus tard le Partido Popular.

Son secrétaire général était alors Jorge Verstrynge, personnage brillant, remuant, imprévisible mais aussi amical, dont l’itinéraire ultérieur devait être pour le moins sinueux. C’est lui qui me présenta, dans les bureaux assez cavernicoles de la rue Génova à Madrid, un jeune collaborateur nommé José Javier Esparza. Nous avions à peu près le même âge. Lui comme moi appartenions à cette génération qui prenait encore les idées au sérieux et croyait même, extravagance désormais presque incompréhensible, qu’un parti politique devait posséder une conception du monde avant de rédiger son programme fiscal.

J’étais alors plongé jusqu’au cou dans les affaires de la Nouvelle Droite française. Le GRECE, Nouvelle École, Éléments, Alain de Benoist, Guillaume Faye, les colloques, les universités d’été, les batailles intellectuelles qui nous paraissaient autrement importantes que les querelles d’appareil : c’était notre univers. Quelques jeunes gens de notre âge descendirent ainsi en Espagne chargés de revues et de livres. Ils avaient l’âge d’Esparza, celui aussi des garçons et des filles qui participaient aux universités d’été d’Alianza Popular. Il n’y avait rien d’une délégation solennelle : simplement une poignée de jeunes Européens qui découvraient avec gourmandise qu’au-delà des frontières d’autres jeunes gens se posaient les mêmes questions.

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Nous les Français !

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Victor Lefebvre

Qu’est-ce qui relie encore les Français ? En 1984, dans l’introduction au premier volume des Lieux de mémoire, Pierre Nora diagnostiquait la « fin des sociétés-mémoires », « un basculement de plus en plus rapide dans un passé définitivement mort, la perception globale de toute chose comme disparue, l’arrachement de ce qui restait encore de vécu dans la chaleur de la tradition ». Près d’un demi-siècle plus tard et à l’approche d’une élection présidentielle incertaine, nul besoin d’être grand clerc pour constater les lignes de fracture de la société française. « À force d’atomisation de la société, d’hyper-individualisme, de polarisation du débat public, les Français sont incapables de faire émerger ce “nous” majoritaire et de l’accepter [...] Le grand récit national s’est effrité en une multitude de récits parallèles, parfois concurrents, voire franchement incompatibles », fait observer Gérald Andrieu en ouverture de l’ouvrage collectif Nous les Français, saisissant tableau de la France d’aujourd’hui en cent exemples illustrés.

Cartographie du minuscule

Comment retrouver du commun et du collectif dans un pays sécularisé, désenchanté, gagné par le déclinisme, éclaté en une myriade de croyances, de goûts, de pratiques et de rituels ? En cartographiant « le minuscule pour tenter de montrer le majuscule », répondent Andrieu et ses cinq coauteurs. Pari réussi. Du succès de la romantic fantasy à la démocratisation du libertinage, en passant par l’engouement pour le cinéma d’horreur et le true crime ou par la sociologie de la doudoune sans manches, Nous les Français propose une précieuse radiographie des pratiques culturelles d’un peuple moins dépolitisé qu’il en a l’air.

C’est l’un des postulats du livre : contrairement à ce que pourraient laisser penser les niveaux record d’abstention observés lors des récents scrutins, les Français restent un peuple « éminemment politique », avide d’engagement citoyen et de lien social. Un exemple : le secteur associatif a connu un essor inédit au cours des deux dernières années, portant le nombre de bénévoles à 12,5 mil- lions, soit près d’un quart de la population française adulte.

Passions contradictoires

Certains chiffres sont en revanche plus préoccupants : 12% des résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées déclarent n’avoir reçu aucune visite de leur famille au cours de l’année écoulée – soit près de 84.000 personnes –, le marché des substances illicites a augmenté de 189% entre 2010 et 2023, le niveau de souffrance psychique n’a jamais été aussi élevé dans notre pays, le fossé idéologique entre les attentes des Français et les votes de leurs élus atteint en moyenne 38 points, tous sujets et partis confondus. Mais le livre dirigé par Gérald Andrieu fonctionne comme un exercice de catharsis collective, une mise au jour subtile de ce qui nous anime en tant que peuple.

Citons une dernière tendance : jamais la France n’a été aussi « américanisée » dans ses pratiques culturelles (Coca-Cola représente près de 50% des ventes de sodas en 2025, les blockbusters hollywoodiens totalisaient 90% des entrées réalisées par les douze longs métrages les plus populaires en salles l’an passé)... ce qui n’empêche pas 73% de nos concitoyens de ne plus voir dans les États-Unis un allié de la France. Au fond, peut-être est-il rassurant de constater que l’esprit du peuple français, qui cultive l’art du paradoxe mieux que n’importe quel autre peuple, n’a guère varié.

Nous, les Français, sous la direction de Gerald Andrieu, J.L Cassely, L Coromines, F. Dedieu, L. Dupont et R. Llorca, Robert Laffont ed., 224 p., 25€

Source : Journal du dimanche 13/9/2026

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samedi, 12 septembre 2026

Cinquante ans après la mort de Mao, la gauche n’en a pas fini avec le communisme

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Mathieu Bock-Côté

Il fut un temps où Mao passait pour un dieu vivant. La jeunesse militante récitait le « petit livre rouge » et s’enthousiasmait pour la Révolution culturelle, censée changer l’homme, l’arracher aux illusions les plus tenaces de la condition bourgeoise, pour renaître à lui-même dans la pureté du communisme accompli. Ceux qui ont connu de telles hallucinations idéologiques, cinquante ans plus tard, en ont souvent honte et on les comprend. Ils se sont liés à l’un des pires régimes du XXe siècle.

Mais ce n’est pas toujours le cas. La commémoration des 50 ans de la mort de Mao a permis de voir que le monde occidental conserve à son égard une forme de tendresse inavouée. Elle prend d’abord la forme d’un constat enjoué d’une partie de la presse sur la renaissance du culte de Mao en Chine, le régime communiste ayant renoué, après des années compliquées, avec sa figure, au point où une partie de la jeunesse chinoise veut y voir un bilan globalement positif. Autrement dit, Mao a beau être responsable de dizaines de millions de morts, ce n’est pas une raison de maudire à jamais son souvenir.

C’est la théorie du point de détail appliquée à l’univers du communisme chinois. Elle est souvent utilisée, d’ailleurs, pour excuser de même manière l’URSS, en cherchant à sauver l’utopie de son application concrète, comme si un même modèle des dizaines de fois appliqué et chaque fois avec des résultats désastreux devait néanmoins conserver sa valeur. La critique des totalitarismes est asymétrique depuis longtemps. Le nazisme et le fascisme sont jugés criminels en soi, le communisme ne le serait qu’accidentellement.

Et on y revient : la commémoration en apparence critique mais fondamentalement sympathique de Mao nous rappelle que la gauche occidentale, au fond d’elle-même, n’a jamais renoncé au communisme, qui revient ces années-ci, des deux côtés de l’Atlantique, à la manière d’une utopie censée répondre aux angoisses apocalyptiques de notre temps – l’angoisse climatique étant la première d’entre elles. Nul besoin d’évoquer ici la candidature folklorique de Fabien Roussel, même si l’existence d’un parti explicitement communiste ne cessera d’étonner.

Exciter les pulsions révolutionnaires

LFI réactive ainsi l’imaginaire communiste, avec ses promesses de collectivisme bureaucratique, d’élimination juridique des différentes catégories nuisibles, de censure à grande échelle des contradicteurs, de mise au pas des médias, de négation des libertés, de confiscation de l’épargne. Sans oublier, car le communisme de notre temps en est désormais indissociable, le racisme anti-Blancs, qui n’est que l’expression contemporaine de l’aversion profonde de la gauche radicale pour l’Occident.

On le voit aux États-Unis. La renaissance de l’aile gauche au sein du Parti démocrate, pudiquement qualifiée par la presse française de progressiste, correspond d’abord à la poussée d’un mouvement entendant conquérir les grandes villes l’une après l’autre, pour les transformer en territoires libérés de l’Amérique impériale, colonialiste, capitaliste. À terme, elle rêve de faire de l’Amérique le siège d’une révolution nouvelle. Le wokisme des dernières années n’était-il pas une poursuite du maoïsme par d’autres moyens ?

Là aussi, le racisme anti-Blancs en est un élément central. On parle même, dans l’entourage de Zohran Mamdani, d’une taxation visant les Blancs, pour redistribuer leurs richesses, apparemment volées, non seulement à la minorité noire, selon une logique de réparation historique, mais à toutes les populations immigrées, présentées, alors qu’elles posent à peine le pied aux États-Unis, comme victimes du suprémacisme qui caractériserait le pays depuis ses origines.

Le communisme n’a jamais su se passer d’une base sociale investie d’une mission messianique. Il excite chez elle les pulsions révolutionnaires, et la tient dans une agitation psychique permanente, pour détruire le monde et le recommencer sur de nouvelles bases. Il mobilise aujourd’hui le revanchisme racial, le ressentiment des urbains tombés dans le piège des diplômes officiellement prestigieux mais sans valeur économique, et des hébertistes nouveaux qui rêvent d’une égalité consistant à couper tout ce qui dépasse.

On en revient alors à Mao, mais aussi à Lénine, même à Marx. Tant que le premier sera pardonné, le second admiré, comme si Staline ne l’avait pas accompli, mais trahi, et que le troisième sera ponctuellement redécouvert à la manière d’un philosophe fécond, on pourra dire que le monde occidental n’a pas compris le mal que lui fait cette idéologie qui toujours revient. À moins qu’il ne s’agisse d’une forme de fondamentalisme de la modernité, comme si cette dernière, laissée à elle-même, était condamnée à l’emballement totalitaire.

C’est ce que suggérait dans d’autres mots François Furet dans les dernières pages du Passé d’une illusion. Sa relecture serait une entreprise utile.

Source :Le Figaro 12/9/2026

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Une histoire exemplaire de l’extrême droite

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De la chute du second Empire à nos jours, le professeur à la Sorbonne, Olivier Dard, retrace la vaste histoire de l’extrême droite dans un livre appelé à devenir un ouvrage de référence - Histoire de l’extrême droite française, de 1870 à nos jours (Perrin, 912 p., 29 €).. Une lecture également essentielle pour comprendre les enjeux politiques contemporains. Faut-il confondre extrême-droite et populisme à l’heure où ces courants sont en train de s’affirmer dans toute l’Europe ? Même les pays nordiques, pourtant abonnés à la social-démocratie peu ou prou chrétienne, basculent eux aussi dans le champ nationaliste et identitaire. Même en Allemagne où le peuple a été lobotomisé par l’occupant américain et sa propagande nauséabonde.

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Source : Le Figaro magazine 12/9/2026

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jeudi, 10 septembre 2026

Jean-Philippe Tanguy, furet de couloir et fossoyeur des coiffes bretonnes

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Tristan Mordrel

Jean-Philippe Tanguy vient encore de montrer ce que vaut son prétendu attachement à l’identité. Interrogé sur le voile islamique, le député du Rassemblement national a cru bon de comparer celui-ci aux coiffes portées naguère par les Bretonnes. Sous la dentelle de Pont-l’Abbé, il aurait donc fallu apercevoir le même assujettissement que sous le hijab. Nos arrière-grand-mères bigoudènes attendaient apparemment Jean-Philippe Tanguy pour apprendre qu’elles étaient opprimées.

Les coiffes bretonnes ont disparu pour les mêmes raisons que les costumes alsaciens, provençaux ou berrichons : l’exode rural, l’usine, la ville, la confection industrielle et l’uniformisation des mœurs. Les hommes avaient d’ailleurs abandonné leurs bragou braz et leurs chapeaux bien avant les femmes. Nulle insurrection féministe, nul « Femme, Vie, Liberté » avant l’heure : seulement le grand rabot de la modernité, qui a remplacé les peuples vêtus selon leurs coutumes par des consommateurs habillés chez les mêmes marchands.

Se disant issu d’une famille bretonne, Tanguy devrait le savoir. Il préfère salir ses propres aïeules afin de réussir une pirouette de plateau. C’est la marque des hommes sans assise : ils empruntent à leurs ancêtres un certificat d’identité, puis piétinent leur héritage dès qu’un bon mot paraît pouvoir leur rapporter quelques secondes d’antenne.

Ce personnage a été décrit sur Breizh info comme un furet de couloir, flairant les portes qui s’ouvrent et les courants qui montent. Le voici ethnologue de télévision, expliquant aux Bretonnes mortes depuis un siècle ce qu’elles pensaient de leur coiffe. Chez lui, la conviction dure moins longtemps qu’un passage sur BFMTV. Il est souverainiste à Paris, centralisateur en Bretagne, défenseur des traditions le matin et procureur de ces mêmes traditions le soir.

L’absence de réaction des cadres bretons du RN est, à cet égard, éloquente. Que leur parti prétende encore défendre les identités charnelles après avoir laissé l’un de ses principaux porte-voix assimiler une coiffe bigoudène au voile islamique relève de la farce. À ce train-là, il ne restera bientôt plus qu’à interdire le fest-noz pour lutter contre la charia et la galette-saucisse au nom de l’émancipation alimentaire.

Un homme capable de sacrifier avec une pareille désinvolture la mémoire des femmes de son propre peuple pour tirer son épingle d’une discussion télévisée n’est pas seulement ridicule. Il donne la mesure de sa lâcheté morale. On frémit à l’idée qu’un tel furet puisse un jour quitter les couloirs pour entrer dans un ministère.

Source Breizh info cliquez ici

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mercredi, 09 septembre 2026

Education : de mal en Pisa

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Laurence de Charette

Il était non seulement prévisible, mais annoncé : le crash de l’école s’est produit. Voilà plusieurs décennies que des hordes d’idéologues, forcenés du pédagogisme et de l’égalitarisme, s’acharnent à liquider les savoirs, à éliminer les notes, à disqualifier des vertus aussi basiques que le mérite de l’élève et l’autorité du professeur. Pisa, ce classement mondial triennal, que tous les pays considèrent mais que les caciques de la Rue de Grenelle ont longtemps pris de haut, porte au grand jour, au vu et au su de toute la planète, l’inéluctable désastre que d’aucuns, chez nous - mais ils sont tout de même de moins en moins nombreux -, s’obstinent encore à nier.

La déroute est totale : l’école « républicaine » à la française est championne dans la reproduction des inégalités sociales - et plus le temps passe, plus le déterminisme s’accentue. Éradiquer la réussite scolaire : c’est là la magnifique performance des bons apôtres de l’« égalité des chances » qui croient si peu en l’intelligence et en l’effort qu’ils préfèrent miser sur l’effondrement des exigences - sur tous les plans.

Le pire est sans doute devant nous

L’« ascenseur » fonctionne d’ailleurs désormais si mal qu’il ne parvient même plus - et c’est une nouveauté - à hisser vers le haut les élèves en principe favorisés, dont les résultats s’effondrent. L’excellence n’est pas aimée ? Le problème est réglé : la voilà chassée. Bientôt, la France se cherchera en vain des élites capables de l’emmener vers l’avenir… Mais le pire est sans doute devant nous : à ceux qui en doutaient encore, Pisa montre, à l’échelle planétaire, cette fois, les terribles ravages des écrans, des réseaux et de l’intelligence artificielle sur les jeunes cerveaux.

S’il fallait pourtant chercher, dans ce triste tableau - le pire classement en vingt ans -, une raison d’espérer, ce serait son calendrier : aux nombreux prétendants à la présidentielle, Pisa trace, avec une rare clarté, une feuille de route impérative, et une urgence : renverser la table pour revenir aux fondamentaux et replacer l’école, avec ses acteurs, au cœur de nos préoccupations, de nos exigences, de nos espérances.

Source : Le Figaro 9/09/2026

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lundi, 07 septembre 2026

Désaccords souverains

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Le magazine Causeur, dans sa livraison d’été 2026 a eu la bonne idée de réunir pour débattre de la journaliste Eugénie Bastié qui officie au Figaro et Natacha Polony, journaliste également, qui fut la directrice des rédactions de Marianne avant que celui-ci ne bascule dans le marigot de l’idéologie dominante de gauche au point d’en devenir indigeste. On la retrouve aujourd’hui sur de nombreux plateaux télé mais aussi sur Internet où elle officie sous son propre label. Toutes deux s’inscrivent dans un courant souverainiste que l’on pourrait qualifier de droite pour Eugénie Bastié et de gauche pour Natacha Polony. Elles s’en expliquent. Mais, au final, les deux points de vue ne sont pas contradictoires. Reste que leur débat est passionnant.

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Source : Causeur, été 2026

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dimanche, 06 septembre 2026

Vive l'école !

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À l’heure de la rentrée des classes, et depuis des décennies maintenant, on ne sait plus très bien de quelle école il s’agit. On ne sait plus très bien non plus ce que l’on y enseigne. On a déconstruit tous les programmes d’hier qui avaient pourtant fait leur preuve. Pascal Praud, dans cet édito du Journal du dimanche, nous le rappelle. Ce n’est si lointain quand même puisqu’il a 61 ans. Mais il nous rappelle un enseignement que nous avons reçu, nous les générations  de l’immédiate après-guerre. Dès le CP, on savait lire et écrire. Au collège, j’ai fait du latin dès ma classe de sixième et ça ne pas traumatisé pour autant. On a vécu l’histoire de France au gré d’une naturelle chronologie et il en a été de même pour la littérature. On ne plaçait pas Voltaire au XIXe siècle. Les programmes étaient simples mais efficaces. Arrivé au baccalauréat, on avait déjà un solide bagage. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les mômes ne lisent plus, ils regardent leur smartphone ! On fabrique des crétins. Ah, j’oubliais, le maître savait faire respecter son autorité. Vivement le retour à la case départ.

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Source : Le Journal du dimanche 6/9/2026

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vendredi, 04 septembre 2026

France Inter : deux minutes trente qui font trembler la Maison ronde

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Trystan Mordrel

Il aura suffi de deux minutes et trente secondes, diffusées un dimanche matin à 7 h 42, pour que la citadelle de France Inter sonne le tocsin. Plus de quatre cents salariés de Radio France, réunis en assemblée générale, ont voté à l’unanimité une motion exigeant le retrait de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles. Faute d’obtenir satisfaction, ils menacent de déposer un préavis de grève.

La première chronique incriminée ne contenait pourtant aucune apologie du national-socialisme, aucune proclamation séditieuse, pas même l’ombre d’une provocation. Charles Sapin y parlait, fort paisiblement, du poids de la dette dans la prochaine campagne présidentielle. Les représentants du personnel reconnaissent d’ailleurs qu’il n’y avait « rien à redire sur le fond ». Son crime est ailleurs : il travaille pour un journal de droite.

La semaine de France Inter compte 10 080 minutes d’antenne. Charles Sapin devait en occuper deux et demie, soit 0,025 % du temps de diffusion. Encore fallait-il supporter cette effroyable intrusion au milieu d’un océan de conformisme progressiste. Cela excédait manifestement les forces morales des gardiens du temple.

Vue de Bretagne, l’affaire prend une saveur plus amère encore. Nous ne disposons pas d’une véritable liberté radiophonique bretonne ni d’un service public audiovisuel conçu par nous, pour nous, dans nos langues et selon nos propres préoccupations. Radio France constitue donc le rappel quotidien de notre sujétion médiatique à Paris. L’écouter est doublement insupportable : d’abord parce que sa voix nous rappelle sans cesse qui tient l’émetteur ; ensuite parce que cet instrument centralisé débite, jusque dans nos ports et nos campagnes, le catéchisme progressiste d’une petite caste parisienne. À la tutelle politique s’ajoute la férule idéologique.

L’affaire serait seulement bouffonne si elle ne révélait une intolérance crasse. Salomé Saqué, venue du média d’extrême gauche Blast, peut prendre place devant le micro sans provoquer la moindre assemblée générale. Des humoristes maison peuvent comparer Charles Sapin à un néonazi, assimiler le député Jean-Philippe Tanguy à un rat et railler son homosexualité : la conscience syndicale, si prompte à s’émouvoir, demeure alors aussi silencieuse qu’une carpe. À France Inter, la haine devient une plaisanterie dès lors qu’elle frappe du bon côté.

Le plus inquiétant réside pourtant dans cet aveu collectif. Comment des journalistes qui refusent jusqu’à la présence infinitésimale d’une voix de droite pourraient-ils prétendre informer avec honnêteté un pays dont une large partie des électeurs pense précisément à droite ? Ces gens ne veulent pas du pluralisme ; ils veulent conserver le droit de décider quelles opinions sont fréquentables et lesquelles doivent être rejetées hors du cercle de la raison.

Cette menace de grève ressemble au chant du cygne d’une gauche radiophonique fossilisée. Elle sent son monopole lui échapper et s’agrippe à ses micros comme une vieille aristocratie à ses privilèges. Elle avait fini par confondre le service public avec son domaine réservé, la Maison ronde avec une maison de famille et l’argent du contribuable avec une rente idéologique.

Radio France n’appartient pourtant ni à la CGT, ni au SNJ, ni aux rédactions parisiennes. Sa mission lui commande de servir tous les citoyens français, non d’administrer quotidiennement la communion d’une bourgeoisie progressiste. Puisque ses salariés refusent même deux minutes trente de contradiction par semaine, il faudra tirer les conséquences de leur sécession. Un service public qui récuse le public ne mérite plus ni son nom ni ses subsides.

Qu’ils fassent donc grève. Pour une fois, France Inter donnera du repos aux oreilles des contribuables et, en Bretagne, quelques instants de silence parisien.

Source : breizh.info

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jeudi, 03 septembre 2026

Le dernier train du Grand Orient

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Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées 

Ce matin, j’ai pris à Quimper le train de 5 h 34 pour Rennes. La rame était presque vide. Quelques âmes ensommeillées profitaient en silence de cette heure indécise où la nuit, quoique déjà condamnée, n’a pas encore consenti à céder la place au jour. J’avais emporté de quoi rattraper mon retard, notamment celui qui s’était accumulé dans ma fréquentation de X, l’ancien Twitter, où je n’avais pas mis le nez depuis un bail.

L’algorithme, ce nouveau cicérone de nos existences numériques, me conduisit vers une publication d’Arthur Josso, l’une des têtes pensantes des Braves. J’avais eu le plaisir de le croiser quelques mois auparavant, alors que j’accompagnais Jared Taylor dans sa tournée le long de la Loire. Son texte répondait aux récentes déclarations de Guillaume Trichard, revenu à la grande maîtrise du Grand Orient de France.

À mesure que le train perçait la nuit bretonne en direction de l’est, je songeais au Transperceneige, la bande dessinée de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette, portée plus tard à l’écran par Bong Joon-ho. Dans cet univers glacé, un train lancé à toute allure tourne sans fin autour d’une Terre dévastée. Les derniers hommes y vivent enfermés dans des wagons étroitement hiérarchisés, tandis que la machine poursuit sa course comme si le mouvement pouvait encore tenir lieu de destination.

La comparaison est excessive, j’en conviens, quoique les analogies n’aient pas vocation à être des actes notariés. Notre convoi matinal roulait fort paisiblement et le contrôleur n’avait rien d’un commissaire politique. La lecture du programme que le nouveau grand maître assigne à son obédience donnait pourtant l’impression d’un équipage lancé vers une catastrophe probable, dont les officiers, loin de considérer les signaux d’alarme, demanderaient au mécanicien de forcer encore la vapeur.

Le retour des guetteurs

Guillaume Trichard, qui avait déjà exercé cette charge en 2023-2024, a été élu le 28 août au cours du 161e convent du Grand Orient, réuni à Bordeaux. Le retour d’un ancien grand maître ne s’était pas produit depuis trente-sept ans. Pour marquer l’événement, il a multiplié les déclarations, les entretiens et les effets de tribune. « L’heure du combat est revenue », proclame-t-il dans La Tribune Dimanche. Au Figaro, il assure que, « face à la montée des populismes », son obédience a de nouveau « un rôle historique à jouer ».

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mercredi, 02 septembre 2026

Escalades, suite

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Il n’est de bon citoyen qui ne se soit poser la question de savoir où vont nous mener les guerres instruites par la Russie et les Etats-Unis, en Ukraine et au Moyen-Orient. Ces deux guerres ont un point commun : Russes et Américains ne savent plus comment se sortir d’une situation qu’ils ont eux-mêmes créée. En attendant, entre le réchauffement climatique et les prix qui font du yoyo dans tous les domaines, même si pour l’instant les déséquilibres ne sont pas flagrants, la tentation pourrait être grande de la part d’un Donald Trump comme d’un Vladimir Poutine de considérer que la porte de sortie se trouverait dans l’escalade. Autrement dit, la perspective d’une guerre qui pourrait embraser la planète entière. C’est ce que tente d’analyser, avec son acuité habituelle, Pierre Lellouche dans cette chronique à Valeurs actuelles.

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Source : Valeurs actuelles 2/9/2026

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mardi, 01 septembre 2026

Le voile islamique, symbole de l’hypocrisie politique française

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Julien Dir

Marine Le Pen a donc ressorti du placard, lundi 31 août, la promesse d’un référendum débouchant sur la pénalisation du voile dans l’espace public. Jean-Philippe Tanguy avait dégainé la veille sur BFMTV, avec cette comparaison qui restera : une amende, comme pour une ceinture de sécurité non bouclée. Le lendemain, Jordan Bardella nuançait déjà, jurant qu’il ne s’agirait pas d’instaurer une police du vêtement, sans dire clairement si des amendes seraient dressées. Sébastien Chenu, lui, expliquait sur LCI qu’il faudrait d’abord « définir » l’idéologie islamiste et ses signes extérieurs. En 48 heures, trois responsables du même parti, trois versions.

Quel voile, exactement ?

Commençons par le commencement. De quoi parle-t-on ? Du voile intégral, déjà interdit depuis 2010 par une loi qui, elle, avait l’intelligence de ne viser aucune religion en particulier mais la dissimulation du visage ? Du hijab ? Du foulard noué au cou, qui ressemble furieusement à celui que porte une femme algérienne de 70 ans ? Du turban ? De la kippa, tant qu’on y est — car Marine Le Pen, en 2012, assumait au moins la cohérence de dire que supprimer le voile impliquait de supprimer la kippa dans l’espace public ? Depuis 2021, il n’est plus question que du voile, uniquement. La cohérence est passée à la trappe, la ciblage religieux reste.

Personne, dans les rangs qui promettent la sanction, n’a été capable de définir précisément le vêtement qui vaudrait contravention. C’est un détail, dira-t-on. C’est le contraire d’un détail : c’est le cœur de l’affaire. On ne pénalise pas un symbole flou. On pénalise un comportement défini, ou l’on ne pénalise rien du tout.

Et qui verbalise ?

Admettons. Admettons que le miracle juridique se produise, que la Constitution soit révisée, que la France sorte de la Convention européenne des droits de l’homme — ce que les juristes rappellent comme condition préalable, entraînant mécaniquement la sortie de l’Union européenne. Admettons.

Qui va verbaliser ? Les policiers qui, aujourd’hui, hésitent à tirer sur un refus d’obtempérer parce qu’ils savent que leur identité sera divulguée, qu’ils seront mis en examen, que leur famille sera menacée ? Les mêmes policiers à qui l’on demanderait, demain, d’aborder une femme dans la rue pour lui coller 135 € parce que son foulard est mal noué ? Dans quels quartiers ? Combien de temps avant que la première interpellation ne dégénère, avant que la première vidéo ne tourne, avant que la première nuit d’émeutes ne parte d’un contrôle de tissu ?

La réponse, chacun la connaît. La loi ne serait appliquée nulle part là où elle prétendrait l’être, et scrupuleusement appliquée là où elle ne servirait à rien — sur la retraitée maghrébine de Vendée qui n’a jamais menacé personne, sur la petite commerçante de province, sur celles précisément qui ne posent aucun problème. Comme toujours. Comme partout.

L’inversion du problème

Voilà le vrai scandale de cette proposition, et il n’est pas juridique. Il est moral.

On a laissé entrer sur le territoire, en cinquante ans, plusieurs millions de personnes appartenant à une civilisation, une religion, un ensemble de mœurs et de codes qui n’étaient pas ceux de la France. On l’a fait sans jamais consulter les Européens sur la question. On a traité de racistes ceux qui posaient la question. On l’a fait par lâcheté patronale, par calcul électoral, par sentimentalisme humanitaire, par idéologie.

Et maintenant qu’elles sont là — installées, françaises pour beaucoup, nées ici pour la plupart — on voudrait leur reprocher d’être ce qu’elles sont ? On voudrait s’en prendre non pas à la cause, mais à ses manifestations vestimentaires ? On refuse de dire qu’il y a un problème d’immigration et de le traiter, alors on décide de vexer les musulmans. On refuse de nommer la question démographique, alors on légifère sur le tissu.

C’est le contraire du courage politique. C’est la fuite déguisée en fermeté. Un peuple qui n’ose plus discuter de qui entre chez lui se venge en réglementant ce que portent ceux qui y sont déjà. C’est mesquin, c’est petit, et c’est surtout parfaitement inefficace.

Une brimade, et rien d’autre

Car soyons clairs sur ce que produirait une telle mesure si elle était appliquée. Elle ne convertirait personne. Elle n’assimilerait personne. Elle ne réduirait pas d’un iota l’influence des Frères musulmans, le financement étranger des mosquées, le communautarisme des cages d’escalier, ou la prédication salafiste sur les réseaux. Elle produirait exactement l’inverse : elle offrirait à l’islamisme politique le seul carburant dont il manque encore un peu en France, la persécution.

Elle transformerait chaque femme voilée en martyre potentielle, chaque contravention en preuve de l’hostilité française, chaque procès en tribune. Elle donnerait raison à ceux qui expliquent depuis vingt ans aux jeunes des quartiers que la République les hait. Elle radicaliserait des familles jusque-là tranquilles. Et elle offrirait aux organisations islamistes, sur un plateau, l’argument qu’elles cherchent depuis toujours.

On ne combat pas une idéologie en humiliant ses fidèles. On la combat en tarissant ce qui la nourrit : les flux, l’argent, les réseaux, l’impunité, l’absence de contrepartie exigée. Tout cela est possible, tout cela est légal, tout cela ne nécessite ni référendum impossible ni révision constitutionnelle. Mais tout cela exige du courage.

Le RN se tire une balle dans le pied

Le plus étonnant, dans cette affaire, c’est que le Rassemblement national ait choisi ce terrain-là. Un parti qui, depuis dix ans, a patiemment construit sa crédibilité sur le pouvoir d’achat, la sécurité et la maîtrise des frontières, et qui vient replonger, à dix-huit mois du scrutin, dans le registre le plus caricatural .

Le résultat était prévisible : le camp d’en face jubile. Mélenchon dénonce des « obsessions sexistes et islamophobes » et se paie à peu de frais une posture de défenseur des libertés — lui dont les positions sur ces sujets mériteraient un examen autrement sévère. Le gouvernement, ravi de l’aubaine, agite la constitutionnalité. Édouard Philippe se pose en gardien du temple libéral. Tous ces gens, qui n’ont strictement rien fait sur l’immigration en dix ans, se retrouvent en position de donner des leçons.

Et à l’intérieur même du RN, ça discute, ça nuance, ça recule. Bardella parle de deux référendums échelonnés, dont un seulement en cours de quinquennat. Chenu demande qu’on définisse d’abord les termes. Marine Le Pen elle-même, il y a peu, concédait un « problème complexe » nécessitant une mise en place progressive. Un parti qui n’est pas d’accord avec lui-même sur sa propre proposition n’a pas une proposition : il a un slogan.

Ce que voile veut dire

Le voile, en France, en 2026, n’est pas d’abord un vêtement. C’est un miroir. Il renvoie à ce pays l’image exacte de ce qu’il a fait de lui-même : un pays qui a accepté sans jamais le décider un changement de peuplement d’une ampleur inédite, et qui préfère aujourd’hui légiférer sur un morceau d’étoffe plutôt que d’assumer un regard lucide sur cinquante ans de politique migratoire.

Interdire le voile, ce serait casser le miroir en espérant changer le reflet. Cela ne marche jamais. Cela n’a jamais marché nulle part. Et cela n’aurait qu’un seul mérite : permettre à ceux qui le proposent de dire qu’ils ont fait quelque chose.

Il reste dix-huit mois avant l’élection. Espérons qu’ils seront employés à des débats plus sérieux que celui-là.

Source : breizh.info

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samedi, 29 août 2026

De Srebrenica à Crépol le livre qui ne s’est pas refermé

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Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées 

Source Breizh info cliquez ici

Ce matin, au bar des Brisants, j’avais devant moi The Times et Le Figaro. Dehors, Lechiagat s’éveillait avec cette tranquillité trompeuse des ports bretons lorsque la mer est étale et que rien ne paraît devoir troubler l’ordonnance ancienne des choses. Les pêcheurs rentraient, les cafés se remplissaient doucement, et deux articles posés côte à côte sur la table ouvraient pourtant une perspective autrement sombre. Le quotidien britannique publiait la nécrologie de Ratko Mladic, mort la veille ; Le Figaro racontait comment les magistrats chargés de l’affaire de Crépol avaient finalement décidé d’introduire la circonstance aggravante de racisme dans le dossier du meurtre de Thomas Perotto.

Le rapprochement est périlleux et il faut le manier avec des pincettes. Crépol n’est pas Srebrenica. Une nuit de sauvagerie dans un bal de village ne se compare ni par son ampleur, ni par sa nature, ni par ses conséquences au massacre méthodique de milliers d’hommes. Confondre les deux serait une faute d’intelligence autant qu’une indécence envers les morts. Ce qui rapproche cependant les deux lectures n’est pas la dimension des crimes, mais le mécanisme beaucoup plus ancien qui les précède : l’apparition de la frontière entre « eux » et « nous », puis ce moment redoutable où l’autre cesse d’être seulement différent pour devenir un ennemi.

Ratko Mladic avait passé sa vie au milieu de ces frontières-là. Né en Herzégovine dans une famille serbe orthodoxe, il avait deux ans lorsque son père, partisan de Tito, fut tué par les Oustachis croates. Il fit carrière dans cette armée yougoslave qui se voulait précisément l’instrument du dépassement des vieilles appartenances nationales et religieuses. Excellent officier, courageux jusqu’à la témérité, communiste par carrière autant que par formation, il devint pourtant, lorsque la Yougoslavie se défit, l’un des principaux chefs militaires du nationalisme serbe.

En mai 1992, il prit la tête de l’armée de la République serbe de Bosnie. Pendant trois ans, son nom fut associé au siège interminable de Sarajevo, aux expulsions de populations, aux camps, aux opérations de purification ethnique et enfin à Srebrenica. En juillet 1995, après la chute de l’enclave placée sous protection des Nations unies, de nombreux bosniaques musulmans furent tués par les forces serbes. Longtemps fugitif, arrêté en 2011, Mladic fut finalement condamné à la réclusion à perpétuité pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

La nécrologie du Times faisait pourtant apparaître quelque chose de plus éclairant encore que l’inventaire des crimes. Mladic ne combattait jamais seulement les hommes qui se trouvaient devant lui. Il combattait leurs ancêtres. Dans son esprit, les guerres n’étaient pas séparées par les générations : elles formaient un seul et même continuum de dettes à acquitter, de défaites à venger, de sang versé appelant un autre sang. À Srebrenica, il parla des Bosniaques musulmans comme des « Turcs » et invoqua explicitement une revanche historique remontant au temps de la domination ottomane. Carl Bildt, ancien premier ministre suédois devenu ensuite Haut Représentant de la communauté internationale en Bosnie, avait compris chez lui cette incapacité à s’affranchir du poids de l’histoire : Mladic semblait toujours rejouer les guerres précédentes.

La Bosnie constitue à cet égard un cas presque vertigineux. Les Serbes orthodoxes, les Croates catholiques et les Bosniaques musulmans appartiennent largement au même fonds slave méridional. Ils parlent des langues voisines, parfois si voisines que seul le politique s’obstine à les séparer. Durant les siècles de domination ottomane, une partie de la population locale s’était progressivement islamisée, pour des raisons qui mêlèrent intérêts sociaux et fiscaux, possibilités d’ascension dans l’Empire et contraintes variables selon les lieux et les époques. Des hommes issus du même terreau finirent ainsi par appartenir à des univers religieux et historiques distincts.

Voilà précisément ce que notre époque comprend de moins en moins. L’identité humaine n’est pas réductible à l’origine biologique, au passeport ou à quelques cases administratives. La religion peut devenir un principe d’appartenance beaucoup plus puissant que l’ethnie. Un Bosniaque musulman pouvait être physiquement, linguistiquement et généalogiquement infiniment plus proche de son voisin serbe que d’un musulman d’Anatolie ou d’Arabie ; il appartenait néanmoins avec ce dernier à un monde religieux dont les références, les fêtes, les interdits, les souvenirs et la fraternité débordaient les frontières du sang.

Le communisme yougoslave avait cru pouvoir recouvrir tout cela d’un grand manteau idéologique. Des populations différentes habitaient les mêmes immeubles, servaient dans la même armée, fréquentaient les mêmes écoles et contractaient même des mariages mixtes. Sarajevo fut longtemps montrée aux visiteurs occidentaux comme la preuve vivante que les vieilles appartenances pouvaient être dissoutes dans une citoyenneté socialiste et moderne. Il suffit que l’État se désagrége, que la peur revienne et que chacun doute de son avenir pour que les vieilles lignes réapparaissent sous l’enduit.

L’homme que l’on saluait depuis vingt ans dans l’escalier redevint alors un Serbe, un Croate ou un musulman. L’appartenance que l’on disait archaïque avait simplement dormi.

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vendredi, 28 août 2026

Présidentielle 2027, dernières nouvelles du vide

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Vincent Trémolet de Villers

Si la campagne présidentielle était un parc d’attractions, faudrait-il déjà la brader au profit d’une licence japonaise régressive ? Les manèges Mélenchon et Le Pen tournent pour la quatrième fois et ne surprennent plus personne. Le chef des Insoumis solidement installé dans sa surréalité politique, économique, culturelle, autocrate d’un mouvement qui lui est entièrement dévoué, donne une idée assez précise de ce que serait la forme amphigourique de la dictature.

La candidate du RN se tait. Pas besoin de discours pour ramasser à la pelle les bulletins des électeurs désespérés. Pour le reste, c’est le grand flou : quel dessein autre qu’elle-même propose-t-elle à la France ? Deux anciens premiers ministres tentent de faire oublier qu’ils ont servi Emmanuel Macron, un intellectuel parisien veut croire qu’il existe une gauche sans La France insoumise. Le représentant de la droite classique, dont le programme correspond sans doute à une majorité de Français, pourrait tenter de remplir ce vide, mais, dans l’exercice, sa prudence est mauvaise conseillère. On ne lui demande pas de se changer en héros de Dragon Ball Z, mais que le candidat perce enfin sous le sénateur.

L’histoire commence à peine et la France s’inquiète déjà quand elle prend les dernières nouvelles du vide. Comment s’enthousiasmer pour les calculs d’arrière-boutique, les querelles de départage, la répétition mécanique et contre-productive du « danger-du-duel-entre-les-extrêmes », cette expression que de plus en plus d’électeurs traduisent par « pitié, laissez-nous nos places » ?

L’arithmétique, en campagne, ne mène à rien. C’est la dynamique qui l’emporte. Celle d’une primaire de la droite et du centre aurait le mérite d’opposer des projets plutôt que des combinaisons, d’exposer les candidats dans un cadre moins sauvage que cette concurrence sans règle, d’entraîner les électeurs dans le début d’une aventure collective. Les meilleures enquêtes d’opinion n’auront jamais l’autorité d’un dépouillement. Quand rien ne parvient à clarifier franchement une situation, s’en remettre aux urnes reste la moins mauvaise solution. Aux prétendants d’accepter la compétition, d’allumer les lumières pour rendre sa force à l’attraction démocratique.

Source : Le Figaro 27/8/2026

 

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Tout le monde en parle : sortie le 2 septembre du livre de Sarah Knafo, "Le casse du siècle"

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Source Le Figaro Magazine du 28 août 2026
 
L’ÉLECTROCHOC DE SARAH KNAFO
 
Si elle n’est pas elle-même candidate à l’élection présidentielle, Sarah Knafo va quand même faire parler d’elle. Et surtout de son dernier livre qui dénonce avec vigueur la façon dont les politiques, de droite comme de gauche, gèrent l’argent des Français depuis cinquante ans.
 
Elle est sans doute la seule énarque capable de rendre compréhensible par le commun des mortels un rapport de la Cour des comptes. Là où ses camarades se complaisent à rendre compliqué un tableau de chiffres, Sarah Knafo le simplifie et trouve la comparaison qui illustre parfaitement la situation. C’est l’objet de son dernier livre dont la construction elle-même est originale. Elle part de ce qu’elle considère comme un vol par l’État de l’argent des Français pour instruire le procès, avec l’enquête, l’instruction et l’audience. « J’ai suivi l’argent », explique celle qui est partie de la feuille de paie pour démontrer les dérives d’un système qui ne cesse de ponctionner davantage les Français. Chaque chapitre est également l’occasion pour elle de lancer des propositions qui feront débat dans la campagne présidentielle qui démarre.
 
En revanche, contrairement aux candidats, son livre n’est pas l’occasion d’évoquer son enfance ou ses envies. « Je ne parle pas de moi, mon objectif était d’enquêter pour les Français », ajoute Sarah Knafo, en faisant le tri dans les notes qu’elle a prises depuis dix ans, quand elle n’imaginait pas entrer en politique. Elle ne cite pas non plus Éric Zemmour (en dehors des remerciements). « S’il est absent du livre, c’est qu’il n’est pas coupable du casse, contrairement à tous les autres. »
 
Carl Meeus
 
EXTRAITS
 
Je les vois venir. Nous les voyons tous venir. Ils vont nous dire que la France est un grand pays. Ils vont nous dire qu’elle s’est toujours relevée de toutes les épreuves. Ils vont nous dire que nous avons tous les atouts pour réussir. Ils vont nous dire qu’il suffit de croire en nous-mêmes, en nos valeurs, en notre génie. Ils vont nous dire qu’il faut faire confiance à notre jeunesse. Ils vont nous dire que nos fonctionnaires sont dévoués, que nos soignants sont héroïques, que nos agriculteurs doivent être respectés. Ils vont nous dire que c’est le moment ou jamais. Ils vont nous dire que c’est la dernière chance. Ils vont nous dire que notre destin se décide maintenant. Ils vont nous dire que, cette fois, nous avons le choix entre la catastrophe et la renaissance, et que ce choix dépend de chacun d’entre nous.
 
Ils vont nous parler de notre modèle social. Ils vont nous dire que nous y sommes profondément attachés. Ils vont nous dire que l’éducation est la clé de tout et qu’il faut sauver l’école. Ils vont nous dire qu’il faut taper du poing sur la table, ou monter dessus, ou la renverser. Ils vont nous dire qu’il faut davantage de démocratie. Qu’il faut nous écouter. Qu’il faut des référendums. Qu’ils ont le programme qui va tout changer. Un programme massif. Ils vont nous parler de la dette et du déficit. Ils vont nous parler du désespoir et de l’espérance. Ils vont invoquer Jeanne d’Arc, Jaurès, de Gaulle et même Mitterrand. Ils vont nous parler de sincérité, de droiture et de courage. Ils vont surtout beaucoup parler d’eux-mêmes, de leur compétence, de leur volonté politique et de leur magnifique détermination.
 
Chacun d’entre eux va nous assurer qu’il est l’homme de la situation. L’homme qu’il nous faut. Celui qui incarne ce que nous avons de meilleur. Celui qui a l’énergie. Celui qui a la fermeté. Et chacun de ces hommes providentiels va tenter de décrédibiliser tous les autres.

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mercredi, 26 août 2026

Edwy Plenel, le croisé sur la muraille : 40 ans à combattre un phénomène qu’il refuse de comprendre

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Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées

Source Breizh Info cliquez ici

Me voici de nouveau dans un train qui traverse cette Bretagne sèche comme un paillasson, sur laquelle quelques gouttes sont tombées ces derniers jours sans parvenir à rendre aux campagnes leur verdure. La température, du moins, a notablement baissé, et le voyage, naguère transformé par la canicule en une sorte de cuisson ferroviaire, est enfin supportable. Je regarde défiler des champs couleur de paille où toute trace de vert semble avoir disparu, tandis que, pour tromper la longueur du parcours, je me plonge dans un entretien d’Edwy Plenel avec Nonna Mayer. Mediapart est un admirable thermomètre : thermomètre du désarroi de la gauche, de ses haines recuites, de ses pulsions et de cette fièvre morale qui lui fait prendre ses alarmes pour les mouvements du monde. Le paysage passe derrière la vitre, les arguments se succèdent dans mes écouteurs, et c’est alors que me vient cette pensée importune, presque inconvenante : à quoi reconnaît-on qu’une vie fut utile, et comment un homme découvre-t-il, au soir de la sienne, qu’il l’a peut-être consacrée à combattre en vain ?

La pensée est cruelle. Il ne signifie pas qu’Edwy Plenel n’ait rien accompli, ni que son existence professionnelle puisse être ramenée à une longue gesticulation sans effet. Il a dirigé la rédaction du Monde, fondé Mediapart, révélé ou contribué à révéler plusieurs affaires d’État, fait tomber des ministres et imposé dans la presse française un modèle économique dont beaucoup prédisaient l’échec. Peu de journalistes peuvent se flatter d’avoir exercé une influence comparable sur la vie publique. L’inutilité dont je parle est plus profonde et, à certains égards, plus tragique : elle tient à l’échec de l’œuvre à laquelle il aura subordonné toutes les autres, cette lutte opiniâtre contre l’extrême droite qui devait empêcher son retour et qui l’aura accompagné depuis ses années de jeunesse jusqu’au seuil de la vieillesse.

Selon l’excellente biographie que lui a consacrée l’OJIM, Plenel est né en 1952. Il appartient à cette génération pour laquelle l’engagement politique ne fut pas une humeur passagère, encore moins un accessoire de carrière, mais une religion séculière avec ses Écritures, ses martyrs, ses hérésies et son eschatologie. Élevé entre la Martinique et Alger, fils d’un universitaire anticolonialiste, il entra très jeune dans la mouvance trotskiste. Sous le pseudonyme de Krasny, « rouge » en russe, il écrivait dès 1969 dans la presse militante avant de rejoindre Rouge, l’organe de la Ligue communiste révolutionnaire. On ne se débarrasse jamais tout à fait de la religion de ses vingt ans. Il abandonna la carte, non le catéchisme ; quitta l’organisation, non la disposition intérieure qui ordonnait le monde entre émancipateurs et oppresseurs, dominés et dominants, antifascistes et fascistes.

Son entrée au Monde, en 1980, lui permit de transposer cette ferveur dans un métier qui convenait admirablement à son tempérament. Il avait le goût du secret, de l’archive dérobée, de l’informateur que l’on retrouve dans un café obscur et du dossier que l’on ouvre sur une table en baissant la voix. Ses relations dans la police, la justice et les administrations nourrirent ses enquêtes. L’affaire des Irlandais de Vincennes, le Rainbow Warrior, les turpitudes de la présidence Mitterrand et les écoutes de l’Élysée contribuèrent à faire de lui un personnage presque romanesque : l’enquêteur que le pouvoir surveille parce qu’il en sait trop. Sa moustache elle-même finit par prendre l’allure d’un paraphe, puis d’un emblème.

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mardi, 25 août 2026

Sur Boulevard Voltaire, un reportage à lire sur la dernière université d'été de la France insoumise

AMFIS 2026 — Action Populaire

Comme toute bonne organisation d'essence marxiste-léniniste qui se respecte, la France insoumise attache une importance certaine à la formation de ses cadres et de ses militants.

Ses Amfis annuels lui permettent "de fournir une grille de lecture du monde, une idéologie même, à ses partisans ; de les armer intellectuellement, pour mieux organiser l’avènement de la « nouvelle France »", écrit Gabriel Bendayan, l'auteur de cet article.

Un effort de formation dont nombre de mouvements de droite feraient bien de s'inspirer : apprendre et se former pour ne plus reprendre les éléments de langage de l'adversaire, ne plus être prisonnier de son récit, pour être plus percutant, plus convaincant, et pour gagner !

Pour accéder à cet article, cliquez ici

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De Gaulle, Giraud et l’armée escamotée

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La Bataille de Gaulle, cette biographie cinématographique du Général qui tient par endroits de la fresque historique et, ailleurs, de l’hagiographie à grand spectacle  a  ceci de singulier : il n’est question que de De Gaulle et de Leclerc. Ces deux hommes avaient, presque à eux seuls, remis une armée française sur les champs de bataille, comme si entre Londres et la 2e DB il n’avait existé ni Afrique du Nord, ni armée d’Afrique, ni Darlan, ni Giraud, ni Juin, ni de Lattre. Balbino Katz en profite pour rétablir la vérité en se référant avec juste raison sur les ouvrages d’Henri-Christian Giraud, petits-fils du général, et historien, qui nous a livré une somme* pour le moins éclairante sur De Gaulle et les communistes

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(*) édité chez Perrin, 2020.

Source : Breizh.info

 

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lundi, 24 août 2026

Le mélenchonisme ne s’arrête pas aux frontières de LFI

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Vincent Trémolet de Villers

Comme le nuage de Tchernobyl, le mélenchonisme ne s’arrête pas aux frontières de La France insoumise. Les Verts exposés depuis trop longtemps aux radiations sont incurables, mais le Parti socialiste lui-même n’est pas épargné. Si le mouvement de Raphaël Glucksmann échappe à l’obsession anti-israélienne des Insoumis, il rejoint la logique de la névrose fiscale, du laxisme migratoire, de la préférence énergétique pour les renouvelables, d’une forme de gauchisme mental qui éloigne de plus en plus ce spectre politique de la majorité des Français. En 2011, François Hollande avait appliqué les consignes de Terra Nova - abandon du peuple ouvrier, séduction des centres urbains, des minorités, des enfants de l’immigration. En 2026, Jean-Luc Mélenchon donne à cette stratégie électorale une forme plus assumée, plus radicale, mais c’est exactement la même : LFI, c’est Terra Nova sous stéroïdes, l’antisémitisme en plus.

Le centre non plus n’échappe pas aux rayons. Sans remonter aux coupables consignes électorales de Gabriel Attal en 2024, à la main lourde de LFI dans l’élaboration de la loi sur la fin de vie, nous avons aujourd’hui dans le gouvernement une ministre de l’Écologie qui, à la barbe de Sébastien Lecornu, célèbre publiquement le programme climatique de La France insoumise. Symptôme révélateur : ils sont nombreux dans le bloc central à prétendre s’opposer à Jean-Luc Mélenchon sans mesurer que leur faiblesse doctrinale, leur absence de vision, de convictions sans doute, les entraînent à céder, à la première intimidation, aux idées venues de la gauche qui crie le plus fort.

On l’a compris, le rempart anti-Insoumis que veulent dresser Raphaël Glucksmann aujourd’hui, de main François Hollande, est une digue en mousse. Ce ne sont pas des sociaux-démocrates d’apparence qui sortiront la France du malheur socialiste. Seule une proposition politique franchement et intelligemment de droite, portée par un dessein plus ample, plus profond, plus ambitieux que le dégagisme ou l’évitement du danger-des-extrêmes, renverra les Insoumis aux terminus des fanatiques.

Source : Le Figaro 24/8/2026 

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vendredi, 21 août 2026

Economie : la France peut-elle encore tenir ? L’analyse de Jérôme Fourquet

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Augustin Moriaux

Un déficit devenu incontrôlable, une balance commerciale en chute libre. Comment aurait-il pu en être autrement avec moins de voitures produites, ou encore moins de fermes agricoles ? Jérôme Fourquet, directeur Opinion de l’Ifop décrypte un demi-siècle de bascule.

Les entrepôts mythiques de Tarbes où feu le GIAT - alors entreprise stratégique d’État - faisait construire les tourelles des chars Leclerc ont été reconvertis en 2022 en un immense mur d’escalade au nom de circonstance : « L’Usine ». « On voit de façon tout à fait spectaculaire le remplacement de la production historique par les activités récréatives, soit le passage de la sphère productive à la sphère présentielle », résume Jérôme Fourquet dans l’émission La France de Fourquet sur Le Figaro TV, s’appuyant là sur les travaux de l’économiste Laurent Davezies.

Ce dernier distinguait la « sphère présentielle » de la « sphère productive ». La première englobe toutes les activités économiques qui répondent aux besoins des populations locales et des touristes à un endroit donné : commerces, services à la personne, garagistes, coiffeurs, etc. À l’inverse, la seconde inclut toute la production qui a vocation à être exportée des territoires de production.

Alors qu’au début du mandat de Valéry Giscard d’Estaing, les deux sphères étaient à exacte même proportion, le déclin de la sphère productive s’accélère et en 1990, seuls les Hauts-de-Seine, l’Aube et la Mayenne résistent en conservant une majorité d’activités productives. Quinze ans auparavant, 52 départements dépendaient principalement de l’industrie et de l’agriculture. «Dès les années 90, la messe est quasiment dite pour le tissu productif, aujourd’hui rayé de la carte au profit d’activités résidentielles sur la totalité du territoire français», relève Jérôme Fourquet. Une hémorragie non sans conséquences, puisque l’auteur de Métamorphoses françaises (éd. du Seuil) a recensé 940 fermetures de sites industriels de plus de 50 salariés entre 2008 et 2020.

L’effondrement du secteur automobile français

Juste sous nos yeux, le secteur automobile subit de plein fouet l’effondrement le plus spectaculaire. 3,7 millions de voitures étaient assemblées en France en 1990, quasi autant en 2005, pour n’arriver aujourd’hui qu’à un maigre et laborieux chiffre d’1,3 million de voitures construites en France sur l’année 2022.

Non sans rappeler l’usine du GIAT de Tarbes devenue salle d’escalade, Jérôme Fourquet cite en « exemple emblématique du déclin de notre automobile » le cas de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, où « la transformation paysagère est tout à fait éloquente : c’est aujourd’hui une cité musicale (La Seine musicale, NDLR) qui trône sur l’île, en lieu et place de la mythique usine Renault Billancourt qui a fermé ses portes en 1992 ».

L’agriculture, requiem pour une exception française

« Parallèlement à la contraction de notre premier moteur productif qu’était l’industrie, les effectifs de notre second moteur productif qu’était l’agriculture  ont fondu comme neige au soleil », fait remarquer Jérôme Fourquet. En 1970, la France comptait 1,6 million d’exploitations professionnelles contre seulement 350 000 fermes aujourd’hui.

« Bien que silencieux, c’est le plus grand plan social de l’Histoire de France contemporaine», ajoute le sondeur, qui précise toutefois que « ça ne se voit pas forcément à l’œil nu, la taille moyenne des exploitations agricoles ayant fortement augmenté et les derniers agriculteurs restants reprenant tout ou partie des terres délaissées, mais l’agriculture comme profession a été réduite à la portion congrue».

Balance commerciale, endettement et déficit : le prix à payer

Dans sa Théorie de l’évolution économique (1911), Joseph Schumpeter, chantre de la destruction créatrice, jugeait que « le nouveau ne sort pas de l’ancien mais apparaît à côté de l’ancien, lui fait concurrence jusqu’à le ruiner ». L’Aveyron, cité en exemple typique du déclin de la sphère productive par Jérôme Fourquet, ne fait pas exception.

Là où la métallurgie à Decazeville ou l’ameublement du côté de Sévérac-le-Château faisaient office de poumons économiques du département, les enseignes de supermarché désormais pullulent. À l’échelle nationale, une marque comme Intermarché par exemple a plus que quadruplé son implantation dans les années 1980, au moment même où l’on constatait un essor de l’économie de services et une chute libre de la production. Le long de la Seine, les entrepôts logistiques ont « littéralement remplacé les friches industrielles désertées », observe le chroniqueur.

« Conséquence mécanique de ce basculement à une économie présentielle : il y a un prix à payer et c’est notamment la dégradation de notre balance commerciale, en excédent dans les années 1990 et qui, aujourd’hui, pique totalement du nez », soulève le directeur Opinion de l’Ifop. Autre facette peu reluisante de l’économie tertiarisée : une dette publique en courbe exponentielle qui paie les retraites, les aides à la consommation, les importations, les conséquences des crises diverses et... les emplois publics. « Nos régions désindustrialisées sont perfusées d’argent public. On voit souvent dans les villes qui ont perdu leurs usines combien la mairie et l’hôpital  sont devenus les principaux employeurs », rappelle notamment Jérôme Fourquet. Sans industries ni agriculteurs, nos régions ont-elles d’autre sort que le coma artificiel ?

Source : Le Figaro 20/08/2026

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jeudi, 20 août 2026

Les États-Unis prennent la tête d’un front contre le terrorisme gauchiste

Défilé du 1er mai : qui sont les "Black Blocs" ?

Charles Granfeu (source : Polémia - cliquez ici)

Marco Rubio a prononcé un discours axé sur le devoir de l’État de protéger sa population, en soulignant que la lutte contre les terroristes, en Occident, avait surtout été orientée contre l’islamisme radical depuis la date emblématique du 11 septembre 2001.

Le terrorisme islamiste

À partir de 2015, au moment de l’apogée de l’État islamique, « les attaques islamistes aux États-Unis ont diminué des deux tiers […] et le nombre de personnes assassinées par le jihadisme a diminué de 97 % ». « La stratégie de nos actions contre-terroristes a fonctionné. »

« La menace n’a pas disparu, bien sûr, elle continuera d’exister, en particulier tant que nous tolérerons que les systèmes d’immigration importent directement leurs menaces contre nos nations respectives. »

Le terrorisme d’extrême gauche

« Néanmoins, depuis bien longtemps, notre doctrine du contre-terrorisme a connu un angle mort. […] L’idée que la menace terroriste puisse venir de l’extrême gauche est traitée comme un délire de la droite, ou pire, comme une dangereuse conspiration fasciste. Elle est traitée de cette façon par nos médias, nos académies, nos universités et de nombreuses institutions traditionnelles. N’en doutez pas, vous verrez la couverture médiatique de cette même conférence être traitée exactement de la même façon, malgré la réalité objective claire et incontestable des chiffres et des statistiques. »

« Ainsi, une bombe posée par un groupe néonazi est un acte odieux et assassin, et de fait il l’est, mais qu’une bombe soit posée par un révolutionnaire marxiste, et ce ne sera qu’un tragique excès d’idéalisme. »

« C’est la raison pour laquelle, dans mon pays, tant de personnes en position de pouvoir ont, de manière répétée, ignoré des actes de violence et même de terrorisme, comme s’ils représentaient une forme légitime d’expression politique dès lors qu’ils servaient une cause de gauche. »

« Durant les événements dits de George Floyd à l’été 2020, pendant que les extrémistes et les criminels pillaient et saccageaient les grandes villes américaines, mettant le pays quasiment à genoux, les procureurs locaux, dans tout le pays, ont renoncé à engager des poursuites contre les auteurs de ces actes de violence et de terreur. »

« C’est ce qui explique une image infâme, peut-être vous en souvenez-vous, où pendant qu’une présentatrice d’une agence très importante était au milieu d’un quartier consumé par les flammes, la ligne de script qui défilait en-dessous affirmait que la majorité des manifestations étaient pacifiques. […] Cette époque doit finir. »

« Quelques-uns de vos gouvernements sont en désaccord public avec nous, parfois même de façon très profonde sur les questions du commerce, de l’énergie ou de l’immigration », mais « vous êtes venus ici parce qu’il y a deux semaines, en Grèce, une femme âgée de 72 ans a été brûlée à plus de 80 % par un cocktail Molotov, dans son propre domicile, avant de mourir parce que sa fille a osé se porter candidate pour une élection ». À Berlin, « les lumières se sont éteintes pendant plus de cinq jours, la coupure d’électricité la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale », à cause d’« une attaque qui a laissé des dizaines de milliers de foyers sans électricité dans le froid glacial, ce qui a entraîné la mort d’une femme de 83 ans ». « Plus tard, un jeune Français a succombé à des lésions cérébrales traumatiques, battu à mort dans les rues de Lyon par un groupe de voyous militants d’extrême gauche. » « Vous êtes ici parce que des responsables politiques sont attaqués, battus, poignardés et tués par armes à feu dans vos rues, que des commerces ont été détruits, que des lignes de chemin de fer ont été sabotées, des policiers lynchés et brûlés vifs. » « Cela est réel et cela empire, cela ne peut plus être nié, ni ignoré ». L’heure est venue « d’écraser ce mal pour toujours ».

Ce terrorisme n’est d’ailleurs pas une nouveauté récente, ni « une fiction politique de conservateurs », car, « durant la majeure partie de l’ère contemporaine », il a été « la forme dominante de violence politique », tant en Amérique latine qu’en Europe avec les Brigades rouges italiennes, la Fraction armée rouge allemande, les terroristes marxistes grecs, etc. « Et ici, aux États-Unis, nous nous souvenons du même règne de terreur mortel, justifié par les mêmes slogans et motivé par les mêmes idées perverses. »

« Entre 1960 et 1980, 93 % des attaques terroristes en Occident sont venues de cette même extrême gauche, ce sont des chiffres qui devraient choquer la majeure partie des Américains aujourd’hui, si on ne nous avait pas enseigné que ce type de violence n’existe tout simplement pas ou a été amplement exagéré. […] Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une nouvelle vague de ce mal ancien. »

« Ce ne sont pas des données abstraites » : tentative d’assassinat contre Donald Trump, assassinat de l’influenceur conservateur Charlie Kirk, tirs mortels et usage d’explosifs contre des agents de l’immigration, massacre commis dans une école catholique pendant que des élèves priaient, etc.

Ce « mal » est « motivé par la haine », et par-dessus tout par celle de sa propre civilisation. « C’est la révolte des pires contre les meilleurs, celle des faibles et des lâches contre les forts et les bons », qui « se vengent du monde, […] cherchant à détruire ceux qui réussissent ». « C’est ça, le gauchisme radical », quels que soient les noms qu’il se donne, « une aspiration à détruire ce que les plus grands hommes ont construit, à ruiner ce qui est beau et juste, […] à nous imposer leur laideur. » « L’ancienne analyse était erronée, rien de cela n’est motivé par l’idéalisme, ce n’est pas le sujet, c’est même le contraire. »

« Cette conférence est internationale, parce que nous sommes confrontés à une menace internationale et transnationale. » « Les militants “antifa” et leurs camarades voyagent dans toute l’Europe et les Amériques pour participer aux attaques des uns et des autres, pour diffuser leur propagande, partager leur matériel d’entraînement et les informations sur leurs cibles à travers des canaux cryptographiés, ils se déplacent en utilisant des réseaux clandestins d’hébergement et de financement. » Un État comme Cuba est « intrinsèquement relié » à ces groupes extrémistes.

« Ainsi, nous n’avons pas d’autre choix que d’affronter cette menace ensemble. […] Sous la présidence de Donald Trump, pour la première fois, les États-Unis sont en train de construire l’infrastructure, la coopération et la stratégie pour mettre à bas la plaie du terrorisme gauchiste. »

Analyse

Au-delà des actions violentes inspirées par la matrice marxiste et ses diverses déclinaisons idéologiques, le discours de Marco Rubio évoque la gauchisation systémique du socle culturel de la société occidentale. Un des enjeux consiste donc à déconstruire les mécanismes d’une pensée révolutionnaire qui a réussi à s’infiltrer dans toutes les strates des sociétés démocratiques, au point d’en pervertir les normes.

Le secrétaire d’État laisse entendre que la lutte contre le terrorisme d’extrême gauche n’est pas qu’une simple question de sécurité publique, mais qu’elle constitue également une lutte de nature idéologique.

Celle-ci passe obligatoirement, d’une part, par le désarmement rhétorique des discours qui justifient les actions violentes, et, d’autre part, par la déconstruction de tous les paradigmes qui ont perverti nos normes occidentales, notamment celle d’un supposé "humanisme", devenu de fait un véritable anti-occidentalisme. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les déclarations des inénarrables députés de La France insoumise, qui en sont la plus claire et la plus grotesque démonstration.

On peut d’ores et déjà regretter que le combat idéologique évoqué par Marco Rubio ne soit pas soutenu, en toile de fond, par un conglomérat de penseurs investis dans le débat contemporain. C’est à ce niveau que la « gauche » a toujours gardé l’avantage, et rien n’aboutira sans une « armée de la pensée ». Il s’agit d’obliger progressivement la « gauche » à se défaire des concepts et de la rhétorique spécieuse qui fait d’elle une complice idéologique et passive du spectre révolutionnaire, une tâche gigantesque qui ne se fera évidemment pas en quelques mois, ni en quelques années.

L’extrémisme de gauche ne constitue pas le dévoiement d’une pensée de gauche "raisonnable" et digne de participer au débat démocratique. Au contraire, c’est cette dernière qui est le fruit de la distillation homéopathique du dogme révolutionnaire, après la révolution soviétique. Il s’agissait, en un mot, de détacher le marxisme du soviétisme.

La « révolution de la pensée » prônée aux États-Unis par l’École de Francfort, composée d’intellectuels allemands ayant fui le nazisme, et la French Theory issue de l’École française du post-structuralisme, sont les ancêtres du wokisme.

L’initiative de l’administration américaine peut donc être comprise comme un contre-feu s’opposant à une stratégie gramsciste visant à promouvoir sournoisement une pensée révolutionnaire.

Si le marxisme révolutionnaire a remporté d’indéniables succès idéologiques, pourquoi a-t-il encore besoin d’une lutte armée ? La réponse est double. En premier lieu, sa matrice se réengendre constamment en une multiplicité polymorphe de mouvements qui tentent de détruire tout ce qui serait susceptible de s’opposer à l’avancée révolutionnaire. D’autre part, l’objectif d’éradication de l’Occident, clairement énoncé, implique une stratégie du leurre constante. Ainsi, au moment où l’on croit avoir neutralisé ses troupes armées, la pensée révolutionnaire progresse au cœur même des institutions démocratiques, tandis que les menaces de violences demeurent afin d’intimider ses opposants (selon un mode d’action similaire à celui utilisé par les islamistes).

Le fait que ce soit Marco Rubio qui énonce ce discours n’est pas un hasard, lui le fils de modestes immigrés cubains, fervent catholique, considéré comme un "dur" parmi les Républicains. Son projet de lutte internationale contre le terrorisme d’extrême gauche s’articule avec la construction du « Bouclier des Amériques », une association de douze pays du continent américain visant à mettre en commun des moyens financiers, militaires, policiers et de renseignements pour lutter contre le crime organisé, en premier lieu le "narco-terrorisme".

La porosité entre le narcotrafic, le terrorisme international et des États latino-américains d’obédience marxiste est d’ailleurs notoire, sur fond de proclamations anti-occidentalistes et anticapitalistes. Ce conglomérat obscur, confus et tentaculaire, presque indéfinissable puisqu’il est polymorphe et sociologiquement informe, constitue une véritable usine à venin contre l’Occident, qu’il s’agit de transformer en "chiffe molle" avant de le piétiner.

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Institut Thomas More : les 50 décisions qui ont coulé la France

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Dans un rapport inédit, l’Institut Thomas More dresse l’inventaire des décisions politiques qui ont mis la France à genoux. Chute du niveau scolaire, 35 heures, chômage, déficits, dette, insécurité... Et si le déclin français avait pu être évité ? C’était il y a cinquante ans. La France était encore un pays riche, faiblement endetté, en croissance et en progrès. Sa voix était respectée sur la scène internationale. Les Français étaient confiants dans l’avenir, désireux de partager un projet collectif. Hélas, depuis un demi-siècle, c’est un lent déclin qui caractérise notre pays, constate l’Institut Thomas More, fondé en 2004 par l’ancien ministre de la Défense Charles Millon.

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Source : Institut Thomas More

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lundi, 17 août 2026

Docteur Darmanin et Mister Gérald

Que Gérald Darmanin nous aide à le soutenir… - Causeur

Johan Hardoy

Gérald Darmanin a exercé à trois reprises des fonctions ministérielles durant la présidence d’Emmanuel Macron  : ministre de l’Action et des Comptes publics (mai 2017 – juillet 2020), ministre de l’Intérieur et des Outre-mer (juillet 2020 – septembre 2024) et ministre de la Justice (depuis décembre 2024). Durant son mandat à l’Intérieur, au moment où les entrées légales sur le territoire et les demandes d’asile battaient des records, le taux d’exécution des OQTF ne s’élevait qu’à 7 % (12 % en 2018 et 22 % en 2012, selon le site Marc Vanguard). En 2024, un rapport du Parlement a conclu à l’échec de la politique d’expulsion des clandestins.

À Mayotte, l’opération Wuambushu de 2023, qui a mobilisé 1 800 policiers et gendarmes en vue d’expulser les Comoriens en séjour irrégulier, n’a pas atteint ses objectifs de réduction des bidonvilles et de l’immigration clandestine.

Dans le même temps, les homicides et les violences aux personnes, y compris les violences conjugales, ont augmenté, tandis que la consommation des produits stupéfiants, notamment celle de cocaïne, a explosé.

Darmanin a également incriminé les « supporters anglais », au grand étonnement de la presse internationale, lors du fiasco du Stade de France en 2022. L’année suivante, il a observé de nombreux « Kevin et Mattéo » lors des émeutes urbaines consécutives à la mort de Nahel Merzouk, ce qui lui a valu d’être lauréat des Bobards d’Or de Polémia.

Son domaine d’excellence s’est révélé être celui des dissolutions administratives d’associations ou de groupements liés à l’islamisme radical et "l’ultradroite".

En 2023, la préfecture de police, obéissant à une circulaire du ministre, a également interdit une marche annuelle en l’honneur de Jeanne d’Arc, mais le tribunal administratif a levé cette interdiction, au grand dam du ministre qui a estimé cet événement « nauséabond ». Une semaine plus tard, un colloque d’hommage à Dominique Venner, organisé par l’Institut Iliade et la Nouvelle Librairie, a été interdit au dernier moment par arrêté préfectoral.

Last but not least, Darmanin a porté une réforme des services régionaux de police judiciaire qui les place désormais sous l’autorité des préfets départementaux et non plus de celle des procureurs et des juges d’instruction, malgré de vives critiques de magistrats et de policiers qui craignent que les urgences des commandes politiques et du quotidien soient fortement priorisées au détriment des investigations de fond visant le crime organisé et la délinquance financière.

Son piètre bilan en tant que ministre de l’Intérieur ne l’a pas empêché d’ironiser au sujet de Giorgia Meloni, jugée incapable de régler les problèmes migratoires pour lesquels elle a été élue en Italie.

Dernièrement, en tant que ministre de la Justice, Darmanin a tenté d’allumer un "contre-feu" face à la vague d’indignation provoquée par le drame survenu à la petite Lyhanna. Le Monde a ainsi rendu public le contenu d’un courrier qu’il a adressé à son successeur, Laurent Nuñez. Ce document, qui provient d’informations communiquées par les parquets généraux, constitue un bilan accablant pour le ministère de l’Intérieur.

Cette note, qui recense plus de 85 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, relève un manque d’effectifs chronique et un manque de formation chez les enquêteurs, un défaut de traçabilité et de transmission des procédures (quelquefois perdues !), des priorisations incertaines voire défaillantes, un investissement professionnel parfois insuffisant, des outils informatiques obsolètes (malgré un coût pharaonique, la nouvelle version d’un logiciel prévue depuis dix ans n’est toujours pas opérationnelle)…

Darmanin dénonce une situation catastrophique en oubliant qu’il a été ministre de l’Intérieur ! Comme l’écrit l’Association Nationale de Police Judiciaire, c’est « Docteur Darmanin et Mister Gérald », celui-là même qui est « resté place Beauvau plus de quatre ans, soit plus qu’aucun de ses prédécesseurs depuis 50 ans » ! Le Syndicat des commissaires de la police nationale parle quant à lui de « cynisme » et de « trahison » de la part de l’intéressé.

Le 13 août, Laurent Nuñez a annoncé qu’il répondrait « point par point » à ce courrier. Affaire à suivre, donc, en souhaitant ardemment que ces dysfonctionnements graves fassent l’objet rapidement de réponses concrètes !

Source : Le Nouveau Présent, cliquez ici.

Gérald Darmanin aura détenu un portefeuille ministériel pendant neuf longues années sous les deux quinquennats d'Emmanuel Macron. Sa longévité dans le service du chef de l'Etat trouve toute sa saveur lorsqu'on relit ce qu'il écrivait, quand il était encore secrétaire général adjoint de LR, en janvier 2017, dans l'Opinion, sur l'actuel occupant de l'Elysée.

Pour accéder à cette tribune, voir l'article Gérald Darmanin (LR) : "Le bobopopulisme de Monsieur Macron" sur le site du journal l'Opinion, 25 janvier 2017 (le lien ne fonctionnant pas !)

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dimanche, 16 août 2026

Ceuta : la crise frontalière espagnole devient une crise de l’UE

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Elena Fritz, via Terre & peuple cliquez ici

L’Espagne entre dans une phase nouvelle de sa crise interne. Une fois de plus, des milliers de migrants illégaux ont tenté de franchir la frontière espagnole à Ceuta. Ce qui est souvent qualifié à Bruxelles de «mouvement de fuite» ou de défi humanitaire révèle ici sa véritable nature: la migration est depuis longtemps devenue un instrument de pression politique.

Les soupçons se portent sur le Maroc. Rabat connaît parfaitement les faiblesses de l’Espagne. Ceuta et Melilla ne sont pas seulement des villes frontalières, mais des leviers géopolitiques. Si les contrôles marocains sont relâchés, Madrid se retrouve sous pression en quelques heures. Il n’a pas encore été prouvé que le récent assaut ait été organisé directement par le gouvernement marocain. Pour l’impact politique, cela est presque secondaire. Ce qui est déterminant, c’est que l’Espagne n’a pu défendre sa frontière qu’au prix de gros efforts.

Un État qui ne décide plus qui entre sur son territoire perd une partie de sa souveraineté. La Falange Española a réagi par une déclaration exceptionnellement sévère. Elle accuse le Maroc d’une opération organisée contre l’Espagne et déclare que, si l’armée ne parvient pas à protéger la frontière, le peuple espagnol a le droit à l'autodéfense. Elle appelle également à des manifestations devant l’ambassade du Maroc.

Les revendications radicales deviennent acceptables là où l’État échoue de manière visible.

Lorsque les citoyens ont l’impression que le gouvernement, la police et l’armée ne peuvent ou ne veulent plus rétablir le contrôle, un processus dangereux commence. La demande de protection des frontières devient alors une demande d’auto-protection. La méfiance conduit à l’auto-organisation. Et une crise migratoire peut se transformer en crise ouverte de l’autorité. Madrid fait ainsi face à un problème que la classe politique de l’UE évite depuis des années.

Bruxelles a traité la migration comme une question morale, discrédité le contrôle national des frontières, et suspecté toute politique plus stricte d’extrémisme. Dans le même temps, les États qui voulaient réellement protéger leurs frontières étaient combattus politiquement et juridiquement !

Le résultat se révèle maintenant : l’UE a idéalisé l’ouverture des frontières sans pouvoir en maîtriser les conséquences politiques.

La migration ne modifie pas seulement les budgets sociaux ou les statistiques criminelles. Elle détermine si un État peut défendre son territoire, son ordre public et, en fin de compte, son monopole de la violence. Ceuta n’est donc pas un incident local à la périphérie de l’Europe. C’est un signe avant-coureur.

Si le Maroc peut exercer une pression intérieure sur l’Espagne en ouvrant sa frontière, la tant vantée « souveraineté européenne » n’est rien d’autre qu’une formule creuse. Une union qui ne protège pas ses frontières extérieures ne peut être ni souveraine ni capable d’agir.

L’UE a placé ses États membres dans une situation paradoxale : la protection nationale des frontières est considérée comme suspecte politiquement, tandis que la perte de contrôle est gérée comme une normalité humanitaire. Cette politique atteint aujourd’hui ses limites.

Si les percées massives se répètent, l’Espagne ne discutera pas seulement s'il faut plus de policiers ou plus de places d’accueil supplémentaires. Il s’agira alors de l’utilisation de l’armée, de la responsabilité politique du gouvernement et de la question de savoir si la population fait encore confiance à l’État pour la protéger.

C’est précisément à ce stade que la migration devient un risque systémique.

L’Europe ne fait pas face à une nouvelle crise migratoire. L’UE est confrontée aux conséquences politiques de sa propre absence de frontières.

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Un certain état d’esprit

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"Je préfère une société de l’émulation à une société du ressentiment. Le sens de l’effort, le goût du mérite, la hiérarchie des priorités sont autant d’impératifs à retrouver. Et peut-être aussi un peu de gratitude. Un pays qui ne sait plus admirer finit par ne plus savoir ce qu’il doit aimer." Ainsi nous gratifie Pascal Praud dans cet édito plein de bon sens : contre la France du ressentiment, celui-là même de nos élites – de gauche évidemment - et qu’ignore le peuple qui reconnaît fort bien les mérites de chacun.

Lire la suite ICI

Source : Journal du dimanche, 16/08/2026

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mardi, 11 août 2026

Le commanditaire de l’assassinat de Quentin Deranque s’appelle Jean-Luc Mélenchon

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L'éditorial de Cyrano de ce matin

sur Riposte laïque cliquez ici

Nos confrères de Boulevard Voltaire paraissent avoir un bon réseau d’information autour de l’assassinat de Quentin Deranque, et c’est tant mieux pour tous ceux que ce crime a révoltés. cliquez ici

On apprend dans ce texte que le malheureux, vu la manière dont il a été frappé, à coups de poings portés avec des gants coqués et de coups de pieds portés avec des rangers renforcés, n’avait aucune chance de survivre. Des détails difficilement supportables sont apportés quant à l’état du visage et même du cerveau de la victime.

On apprend aussi que le groupe « La Jeune Garde », dirigé par Raphaël Arnault, était coutumier de ce genre de pratique, et que le nommé Favrot, que le député LFI nommera attaché parlementaire, était le cogneur en chef de la clique.

On découvre aussi les méthodes utilisées pour implanter le chef des antifas lyonnais comme député à Avignon, les intimidations subies par la candidate RN, l’occupation para-militaire de la ville, les accords avec les islamistes, les scores soviétiques réalisés dans ce que nous appelons les territoires occupés, et surtout la connivence des islamo-gauchistes avec le PS et Attal pour voter Arnault contre le RN. cliquez là

On sait que Jean-Luc Mélenchon, Rima Hassan et Carlos Bilongo, entre autres, ont été reçus en grande pompe par La Jeune Garde. Jean-Luc Mélenchon a reconnu, même s’il n’a pas utilisé ces mots, bien sûr, qu’elle était la milice de La France Insoumise, et que les deux structures fonctionnaient ensemble.

Il faut se rappeler le contexte de l’assassinat de Quentin. Les meetings LFI étaient de plus contestés, pacifiquement, par des organisations juives, révoltées par la connivence des Insoumis avec le Hamas et l’antisémitisme déguisé en antisionisme qui se dégageait des discours de Rima Hassan, Thomas Portes, Ersilia Soudais, David Guiraud, pour ne parler que des plus enragés. Et d’un autre côté, les militantes de Némésis avaient pris l’habitude de venir à deux ou trois militantes avec des banderoles, ce que ne supportait pas Mélenchon, qui pourtant ne voyait pas d’inconvénient à ce que ses nervis attaquent les meetings patriotes.

On peut donc, sans crainte de se tromper, présager que c’est lui qui a donné l’ordre à ses miliciens de nettoyer le terrain, par tous les moyens. Il a été obéi. Quentin en est mort, et Mélenchon, pas davantage qu’Arnault, n’a été inquiété, ce qui est juste un scandale. Il est vrai que Mélenchon peut se permettre de légitimer le crime en qualifiant la jeune victime de « nazi », qu’il peut tenir des propos racistes contre les Blancs, qu’il peut ironiser sur le nom juif de Glucksmann, qu’il peut utiliser ses attachés parlementaires comme Marine Le Pen le faisait, mais lui bénéficie d’une impunité totale même quand il commandite un crime.

Serait-il utile à un système qu’il prétend combattre ?

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lundi, 10 août 2026

Patriotisme républicain ou patriotisme enraciné : la République ou la Terre des Pères, la Terre et les Morts

Croix de chemin en France : 10 000 monuments à protéger (guide régions)

 

À lire sur Polémia Patriotisme, Marseillaise et République, un article intellectuellement stimulant de Guillaume d'Aram de Valada (cliquez ici) dont nous reproduisons ci-dessous le début :

« La fibre patriotique et le "patriotisme républicain"

Le 17 juin 2004, Jean Raspail rédigeait une chronique pour Le Figaro sur le thème Qu’est-ce qu’être français aujourd’hui ?. Il l’avait titrée La patrie trahie par la république. Un extrait :

« … ils confondent la France avec la République. Les “valeurs républicaines” se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais toujours sans référence à la France. Or, la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, d’idéologie avec un grand “I”, l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. »

Aujourd’hui, les Français chantent à tue-tête La Marseillaise, l’hymne national de la République française, pour un oui ou pour un non.

Devrait-on s’en plaindre ?

Non, bien entendu, si cet engouement relève réellement d’un patriotisme sincère et bénéfique. Et pourquoi en douter ?

On a coutume de dire qu’un peuple qui ne chante plus court à son tombeau. Jadis, les Français chantaient beaucoup et souvent, au rythme des saisons et des fêtes traditionnelles, du Nord au Sud, d’Ouest en Est, en français ou dans les langues et dialectes ancestraux.

L’heureuse initiative des créateurs du fameux "Canon français", copieusement vilipendé par les amnésiques et pourfendeurs de l’âme française, contribue à faire retrouver cette tradition vocale identitaire, qui cimente les énergies et les fédère vers un même objectif : célébrer l’amour de sa patrie, de ses traditions et de ses chants d’autrefois.

Depuis quelque temps déjà, dans les stades, que ce soit pour le football ou le rugby, La Marseillaise n’est plus chantée uniquement au début, avant le commencement du jeu. Elle est chantée par les supporters plusieurs fois durant le déroulement des matchs. Il semblerait même que la plupart des Français ne connaissent que ce chant, La Marseillaise, pour exprimer leur encouragement, leur joie et leur sentiment patriotique.

"Sentiment patriotique", voilà deux mots qui s’entremêlent à foison à chaque fois que l’opinion publique semble s’émouvoir sous le contrôle "bienveillant" des élites gouvernantes.

Attention avec l’émotion patriotique !

Ne surtout pas la laisser s’envoler, ne pas la laisser exprimer autre chose que la communion aux "valeurs républicaines" ! Sinon, gare aux salves de tirs groupés !

Et pourtant, pourquoi devrait-on s’émouvoir devant tel ou tel événement touchant directement la patrie ? Depuis Valmy, et son moulin à vent, la République est passée maître en sursaut national, en sursaut patriotique et en levée en masse.

En 2015 et 2016, lors de la période d’attentats frappant la France et faisant plusieurs centaines de morts, le ministre de l’Intérieur de l’époque, le "charismatique" Cazeneuve, suite au terrible drame de Nice du 14 juillet 2016, faisait un vibrant « appel aux patriotes » pour suppléer nos forces de sécurité : la fameuse réserve opérationnelle !

Le gouvernement socialiste faisait donc, une fois de plus, « appel aux patriotes » ! À la levée en masse !

Autrement dit, quand tout va bien, suivant la vieille dialectique marxiste bien huilée, la patrie relève plutôt de la suspicion, du dangereux potentiel "nauséabond". Mais, quand tout va mal, ça permet des envolées lyriques, la mine grave et le regard perçant de vérité, fustigeant les forces obscures voulant abattre la France, non, que dis-je, la république !

Car la France, on ne cesse de nous le répéter, c’est la république, et la république seulement "une et indivisible" !

Je sais, ça agace, mais c’est pourtant une réalité. Quand le sang coule, ce n’est pas de la France dont on parle et qui est menacée, c’est de la république dont on parle et de sa survie en péril.

Ne pas le voir et l’entendre relève de la cécité volontaire au mieux, de l’idéologie martelée au pire (...) ».

Pour accéder à la totalité de l'article, cliquez ici.

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samedi, 08 août 2026

Crépol, LFI : l’AGRIF dans les médias

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Suite au dépôt de plainte de l’AGRIF contre LFI pour injures anti-chrétiennes (voir notre communiqué), ce lundi 3 août 2026, Yann Baly était l’invité de Thomas Bonnet sur CNEWS.

Par ailleurs, suite à l’action décisive de notre avocat Jérôme Triomphe pour faire, enfin, reconnaître le racisme anti-blanc et anti-français dans l’affaire de Crépol, Hélène Roué et Georges Fenech sont revenus sur le rôle primordial de l’AGRIF pour la défense de notre identité française et chrétienne, dans une émission du 27 juillet dernier sur Europe 1.

Partagez largement ces extraits pour faire mieux connaître l’AGRIF !

En savoir plus cliquez ici

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