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samedi, 21 mars 2026

« L'avenir de l'homme dépend de la culture » Saint Jean-Paul II

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Dans le Bulletin de Pâques du Secours de France, nous pouvons lire l'éditorial ci-dessous.

A l'approche de Pâques, Jean-Marie Schmitz nous rappelle quelques vérités et nous présente des bonnes raisons de ne pas désespérer...

 François Floc'h, S N

« L'avenir de l'homme dépend de la culture »

Saint Jean-Paul II

Comme c'est malheureusement le cas depuis quelques années, la joie et la féerie de Noël ont été abîmées par les actions des vestales de la laïcité contre la présence, dans le domaine public, de crèches, de calvaires, de quelque signe chrétien que ce soit. Le traditionnel « Joyeux Noël », adressé aux personnes rencontrées, est soudainement devenu un danger pour les valeurs de la République ». Un sénateur communiste s'est même senti « insulté » par la présence à la mairie d'Asnières du santon d'un nouveau-né, venu apporter « la paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ». II n'a pas du être réconforté par ce que révèle de l`opinion des Français le très récent sondage de l'IFOP : 89% considèrent que Noël est « un moment essentiel dans la culture et les traditions françaises », sentiment partagé par 76% des personnes ayant une religion autre que catholique... et 87% de celles qui sont sans religion. Mais le pire c'est que 88% sont « favorables à ce que les fêtes chrétiennes (Noël, Pâques, l'Ascension, le 15-Août, la Toussaint...) continuent de rythmer le calendrier ».

Même si cela n'a pas empêché une baisse importante de la pratique religieuse, les Français perçoivent que la religion comporte aussi une dimension culturelle, et que c'est le christianisme qui, à travers les siècles, a modelé la culture de la France. « Le théâtre en France est né de l'Église », disait Sacha Guitry qui n'était guère un pilier de sacristie ! Cette dimension est rendue d'autant plus importante que se développe un islamisme conquérant et que la France Insoumise a fait de l'islamo-gauchisme un : instrument de la « bataille culturelle » et un enjeu politique. :

C'est d'ailleurs pourquoi la gauche politique et culturelle, exaspérée par le succès populaire que connaissent les spectacles qui racontent la France, s'y attaque avec virulence. Aux habituelles diatribes contre le Puy-du-Fou se sont ajoutées l'an passé celles visant la « Dame de Pierre », grande fresque retraçant l'histoire de Notre Dame, et « Historock », spectacle musical créé par Dimitri Casali pour transmettre le goût de l'histoire de France aux : jeunes de 8 à 14 ans ; depuis sa création en 2022, il a déjà été joué dans 43 villes et applaudi par des dizaines de milliers de jeunes. Si la CGT Spectacle a échoué à faire déprogrammer « La Dame de Pierre » à Aix en Provence, d'autres syndicalistes et 9 conseillers municipaux « progressistes » sont parvenus à priver 1600 élèves du spectacle Historock » à Montrouge, qu'ils ont fait annuler pour cause de « propagande réactionnaire et de dévotement de l'histoire par l’extrême droite ». Faute de pouvoir proposer des spectacles attractifs, la gauche fait interdire ceux qui lui déplaisent !

Mais, là aussi, son sectarisme suscite des réactions imprévues : plus de 1.500 fêtes locales sont vivaces en France, les banquets organisés par « le Canon français » connaissent un développement étonnant, et de la Bretagne à la Gascogne, de la Provence à la Normandie, un renouveau des pèlerinages régionaux s'affirme, mêlant foi, tradition et patrimoine. Et, cerise inattendue sur le gâteau, Stéphane Bern a décidé de créer, sur France 3, « Opération : Patrimoine » pour faire découvrir et encourager des fêtes traditionnelles locales.

Au lieu de se contenter de ressasser « les heures les plus sombres de notre histoire », il faut ré-enseigner ses pages lumineuses, faire revivre ses grands hommes et leurs épopées, rendre aux Français la fierté de la France.

II en est de même pour notre foi, ainsi que l'exprime l'imam converti, auteur de Adieu Soulayman [cf. Bulletin SdF de Noël] : « Je voudrais dire aux catholiques : soyez fiers de votre foi, de l'apport de l'Église à l'humanité ».

C'est dans cet esprit que nous allons célébrer, à Pâques, le grand mystère de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, ainsi que le définit le Credo de Nicée-Constantinople, dont nous venons de fêter le 1.700e anniversaire. 

Jean-Marie Schmitz

Président de Secours de France

Secours de France cliquez ici

Dans la dernière livraison (n°72) de notre revue Synthèse nationale, vous pourrez lire un article conscré au Secours de France cliquez là.

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Sur le site "Frontières", un grand article sur la Bretagne après le premier tour des municipales

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Pour lire cet intéressant article cliquez ici

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vendredi, 20 mars 2026

La dynamique patriote gagne aussi la Bretagne. La percée frappe d'autant plus que la région a longtemps été un fief de la gauche

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Baptiste Mousseaux

Boulevard Voltaire cliquez ici

« On ne savait pas à quoi s’attendre ». Ce dimanche soir, à Lannion, Blanche Le Goffic ne cachait pas sa satisfaction. Avec 18,99% des suffrages récoltés, la tête de liste RN de seulement 19 ans réalise un score historique pour une première dans une ville de gauche. Un résultat qui résume à lui seul ce que ces municipales ont de singulier en Bretagne.

Juin 2024 avait provoqué « un véritable tremblement de terre » selon Gilles Pennelle, député européen et président des élus du groupe RN au conseil régional de Bretagne, qui avait vu Jordan Bardella arriver en tête dans les quatre départements bretons, loin devant la liste du PS. Les dernières législatives avaient également confirmé la tendance et les municipales, elles, l’inscrivent dans le marbre. À Lorient, Lannion, Saint-Brieuc, Brest, Quimper, Saint-Malo ou encore Fougères, les listes du camp national sont présentes partout au second tour avec des scores inédits. « Cette dynamique confirme l’enracinement », souligne Gilles Pennelle au micro de BV. « On laboure dans une terre difficile, mais on commence à récolter ».

Pendant des années, la région faisait figure d’anomalie électorale et vu comme une forteresse de gauche que les vents nationaux semblaient contourner. Cette époque est maintenant révolue, ou presque. La région n’avait jamais vu un tel nombre de listes accéder au second tour d’un scrutin électoral local. Il faut dire que la Bretagne a longtemps résisté à toutes les tentatives d’implantation du camp national, y compris à Jean-Marie Le Pen, lui-même, pourtant originaire de La Trinité-Sur-Mer. « Les maux qui touchent le pays comme l’immigration, l’insécurité ou l’augmentation des violences arrivent maintenant en Bretagne » résume Gilles Pennelle. Dans les campagnes bretonnes, le vote patriote progresse donc, porté par un sentiment d’abandon que les années n’ont fait qu’amplifier.

Sur le terrain, les thèmes ont changé

Malgré une excellente dynamique et un ancrage qui commence à pointer le bout de son nez, la campagne n’a pas toujours été simple. Dans les Côtes d’Armor, Blanche Le Goffic, tête de liste à Lannion, raconte un climat délétère : « des faux tracts ont été distribués et des militants antifascistes sont venus perturber nos réunions publiques », décrit la jeune femme. Pas de quoi reculer pour autant. Dans une ville où il n’y a jamais eu d’alternative à droite et où le parti à la flamme investissait pour la première fois un candidat, la liste a réussi à imposer de nombreuses thématiques jusque là absentes du débat local : sécurité, circulation et re-dynamisation des centres-villes. Des sujets qui ont trouvé un écho immédiat auprès des habitants. Pour Blanche Le Goffic, son accession au second tour est symptomatique de ce que souhaitent les habitants. « Il y avait essentiellement des listes divers-gauche ou d’extrême-gauche. Ça ne correspond plus aux attentes des habitants ».

À Fougères, Virginie d'Orsanne, tête de liste pour le RN et élue au conseil régional de Bretagne, dresse un constat similaire. « En Bretagne, la gauche a voulu nous faire croire qu'il n'y avait aucun problème ». Sa liste a triplé son nombre de voix par rapport à 2020. L'élue bretillienne l'explique simplement : « Les habitants adhèrent à nos idées car cela répond à leurs problématiques quotidiennes ».

Cette dynamique n’est pas propre à ces deux villes. Dans l’ensemble de la région, les candidats patriotes décrivent un électorat qui assume davantage son choix, loin du tabou qui entourait autrefois ce vote. Par exemple, dans le Morbihan, à Lorient, le score du RN a doublé depuis les dernières élections municipales en 2020, passant de 7,03% à 15,81%, permettant à la liste de se qualifier pour la première fois au second tour. Sa tête de liste,Théo Thomas, voit dans cette progression un choix assumé plutôt qu’un sentiment protestataire : « Lorsque l’on vote aux municipales, c’est un vote d’adhésion. En cas de rejet, les électeurs ne se déplacent pas ». Le jeune étudiant en droit public a parlé à tout le monde en restant dans les préoccupations concrètes, en utilisant de nouvelles méthodes ayant agacé les autres listes. « Nous avons été très présents sur les réseaux sociaux. On nous l’a reproché, mais on a ce besoin de transparence que les autres n’ont pas ».

Même logique à Saint-Brieuc, dans les Côtes d’Armor, où Pierre-Yves Thomas, coordinateur départemental Reconquête a présenté une liste de droite sans étiquette partisane. Avec 12,91% des suffrages obtenus et une qualification au second tour, il dresse le portrait d’une ville mal entretenue, difficile d’accès et endettée après des années de gestion qu’il juge calamiteuse. « Beaucoup de Bretons se rendent compte que les sujets comme l’insécurité ou la submersion migratoire arrivent chez eux » nous explique-t-il « cela provoque un réveil électoral ».

2027 s’annonce déjà

La campagne des municipales prometteuse du camp national qui va s’achever dans le pays breton laisse entrevoir le meilleur pour 2027. Les problématiques nationales telles que l’insécurité, la pression migratoire ou encore la dégradation du cadre de vie s’invitent désormais dans les scrutins locaux. Et partout, les remontées convergent : lassitude envers les élus sortants, inquiétudes nouvelles dans les villes moyennes, recherche d’une alternative crédible, etc. Gilles Pennelle, lui, ne cache pas son ambition « Dans la ruralité bretonne, le score va exploser en 2027 ».

Une prédiction que les résultats de ce week-end rendent difficile à balayer. La Bretagne, longtemps présentée comme un bastion politique immobile, semble désormais engagée dans une recomposition profonde. Le vote patriote n’y est plus éphémère mais relève d’un choix assumé et de plus en plus nombreux. Longtemps épargnée, elle n’est plus une exception. Reste à voir jusqu’où cette dynamique ira aux prochaines élections présidentielles.

16:09 Publié dans Municipales 2026, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 19 mars 2026

1962 : le massacre des harkis par le FLN

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Sylvain Roussillon cliquez ici

Article publié dans la Revue d'Histoire européenne

La signature des Accords d’Evian, le 18 mars 1962 (pour une entrée en vigueur le 19), signe la fin officielle de la Guerre d’Algérie. Mais elle ne signifie pas, loin de là, que les violences cessent. Malgré les engagements et les promesses solennelles, les mois qui suivent le cessez-le-feu vont être marqués par d’importants massacres, notamment contre les anciens supplétifs arabes des autorités françaises, désignés sous le terme générique de harkis et, plus largement, contre tous les Algériens soupçonnés de liens avec la France.

Durant les pourparlers, le FLN a adopté une attitude assez évasive concernant le devenir de ces populations, ses délégués déclarant que le « sort des harkis [serait] décidé par le peuple et devant Dieu » et que seuls les « auteurs d’exactions » seraient inquiétés. Les Accords d’Evian eux-mêmes, paraphés par les deux partis, établissent le principe de non-représailles : « Nul ne pourra faire l’objet de mesures de police ou de justice, de sanctions disciplinaires ou d’une discrimination quelconque ». La réalité sera toute autre.

Les harkis : de qui parle t-on ?

En réalité, même si le terme va finalement amalgamer l’ensemble des supplétifs algériens liés à la France, il est loin de recouvrir l’ensemble des formations militaires et paramilitaires regroupant les « Français de souche nord-africaine » (FSNA).

Cinq catégories de formations combattantes ont ainsi été progressivement constituées pour contribuer au « maintien de l’ordre », durant ce que l’on a pudiquement nommé « les événements » : les goumiers (membres d’un goum, une unité militaire de 200 à 400 hommes), des Groupes mobiles de police rurale (GMPR) qui deviendront ensuite les Groupes mobiles de sécurité (GMS), les mokhaznis (du terme maghzen, groupe d’une trentaine de combattants) chargés de la protection dans les Sections Administratives Spécialisés (SAS) et des Sections Administratives Urbaines (SAU), les ‘assas (gardiens) des Unités territoriales (UT), les groupes d’autodéfense (GAD), et enfin, les plus connus, les harkis, composant les harkas (signifiant « mouvement »). Ces derniers sont embauchés localement, à proximité de leur douar (groupement d’habitations). Considérés et payés comme simples travailleurs journaliers, ils sont essentiellement utilisés, au départ, comme guides, éclaireurs ou agents de renseignement. Initialement peu armés, ils sont progressivement équipés d’armes de guerre, au fur et à mesure de leur engagement dans des missions de combat aux côtés de l’armée française.

A ces groupes et unités militaires ou paramilitaires, il faut ajouter les FSNA fonctionnaires, élus ou auxiliaires divers (bachaga, agha, caïd) qui constituent l’armature politique indigène du « parti français » (hezb franca).

Au sein de cette masse de 260 000 hommes environ, les harkis, au sens strict du terme, ne sont que 60 000, les autres (UT et GAD) environ 90 000 (dont 3 000 transfuges du FLN et de l’ALN), les militaires (les goumiers et mokhaznis) sont près de 60 000 auxquels il faut ajouter quelque 50 000 civils francophiles. En tenant compte des familles, c’est environ un million d’Algériens, sur 8 millions, qui sont alors concernés par de potentielles représailles. Il n’est pas inutile de rappeler que le nombre d’Algériens musulmans engagés au service de la France est supérieur, au moment du cessez-le-feu, à celui des combattants au service du FLN et de l’ALN.

Concernant les civils, il faut là encore rétablir une vérité trop souvent occultée. Les FSNA sont importants dans la vie politique et l’administration : un ministre, 46 députés sur un total de 67 pour l’Algérie, 350 conseillers généraux sur un total de 452, 11 550 conseillers municipaux sur un total de 14 000 et 20 000 fonctionnaires dont un préfet et plusieurs sous-préfets.

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09:42 Publié dans Revue de presse, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 17 mars 2026

À quoi a servi d’élire Retailleau avec 75 % à la tête de LR ? À rien !

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L'édito de Cyrano

Riposte laïque de ce matin cliquez là

Nous étions en mai 2025, et les militants de LR devaient voter pour savoir qui allait diriger le parti. À l’époque, Bruno Retailleau était un ministre de l’Intérieur populaire, car l’homme paraissait sincère, honnête, avoir des convictions solides, et sur l’insécurité, utilisait des mots qui touchaient les Français. Il était opposé à l’ambitieux Laurent Wauquiez, qui avait quitté la direction de la Région pour revenir à l’Assemblée en 2024. Le résultat avait été sans appel. Sur une ligne droitière, avec un discours sécuritaire et anti-immigrationniste, Bruno Retailleau avait écrasé son adversaire, atteignant le score impressionnant de 75 %.

On parlait de lui comme le candidat légitime de LR pour les présidentielles, et certains le pensaient comme un adversaire sérieux pour Marine Le Pen, grande favorite des sondages. C’était avant que la juge Bénédicte de Perthuis et ses complices décident que les Français n’auraient pas le droit de voter pour elle. Certes, au lendemain de sa victoire, certains avaient remarqué, autour de la photo, l’ineffable Larcher, qui avait sans doute soutenu Retailleau, mais dont la ligne, très centriste, était beaucoup plus proche de celle de Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse, qui avaient d’ailleurs claqué la porte de LR quand Wauquiez en avait pris la direction.

On attendait surtout de Retailleau – qui en dehors des paroles n’eut guère une grande influence sur l’insécurité et l’immigration – qu’il brise enfin le cordon sanitaire imposé par la gauche et que la droite respecte stupidement depuis 40 ans. Mais on aurait dû se souvenir que quand Éric Ciotti avait renversé la table et décidé d’en finir avec cette mascarade et de se rapprocher du RN, personne ne l’avait suivi. Les mois ont passé, et on a rapidement compris que Retailleau ne s’était pas donné les moyens de taper du poing sur la table et d’imposer la fin de cette machine à perdre de la droite. Il a par ailleurs quitté le gouvernement Macron et est revenu au Sénat. On n’entend plus beaucoup parler de lui.

Mais un an plus tard, les choses sont claires. LR a sauvé, avec la complicité du PS, le régime de Macron-Lecornu, qui aurait dû sauter, ce qui aurait permis aux Français de retourner aux urnes. Retailleau a annoncé sa candidature à la tête de LR mais elle n’est même pas légitime, Wauquiez lui savonnant la planche avec l’organisation d’une primaire qui ressemble à la primaire Pinder de la gauche. Retailleau a réussi à dire hier qu’il fallait faire barrage à la gauche et au RN, tout en disant qu’il fallait barrer la route à LFI. S’il ne dirigeait pas un parti d’éternels traîtres, il aurait demandé à Martine Vassal à Marseille d’aider Franck Allisio à gagner la mairie, pour en virer la gauche. Il aurait demandé la même chose à Rachida Dati, à Paris, de faire alliance avec Bournazel et Sarah Knafo pour virer les socialauds, les écolos et les cocos. Et pareillement à Nîmes et dans des dizaines de villes où LR va permettre à la gauche de garder des mairies qui étaient gagnantes. S’il avait agi ainsi, Marine et Jordan Bardella auraient fait de même, et auraient retiré des candidats là où leur maintien au 2e tour risquait de faire gagner la gauche. Il n’en a rien été.

Alors que les socialauds, qui juraient le contraire quelques heures avant le scrutin, se vautrent dans les draps des antisémites assassins de LFI, tout en interdisant à LR de s’allier avec le RN, Retailleau et les siens obéissent docilement. Le nommé Geoffroy Didier, on ne sait à quel titre, se permettant même de menacer de sanctions les élus LR qui passeraient des alliances avec le RN.

Moralité : à quoi a servi l’éclatante victoire de Retailleau en 2025 ? À rien ! À quoi sert LR ? À rien, sauf à trahir les Français qui croient encore que c’est parti patriote, et à sauver régulièrement les macronistes et la gauche en s’alliant à eux pour barrer la route au RN.

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lundi, 16 mars 2026

Une France divisée en deux

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Yann Vallerie

Le premier tour des municipales 2026 a confirmé bien davantage qu’une simple photographie électorale locale. Il a mis en pleine lumière une fracture française qui existe depuis plusieurs siècles mais qui est devenue immense, presque organique, entre les grandes métropoles, plus que jamais ancrées à gauche ou à l’extrême gauche, et les villes moyennes, les espaces périphériques, les bastions populaires et les territoires en tension, où la droite et le Rassemblement national continuent de progresser. Ce qui se dessine au soir du 15 mars, ce n’est pas seulement une alternance ici ou là, ni une série de duels municipaux. C’est l’image de deux France qui cohabitent sur le même sol sans plus se comprendre vraiment, sans envie du moindre destin commun. Un pays au bord de la rupture en quelque sorte.

Une participation en hausse, mais un désamour civique qui ne disparaît pas

La participation remonte par rapport au scrutin de 2020, faussé par le Covid.  56% des personnes inscrites sur les listes électorales auront pris part au vote, c’est à dire qu’encore une fois, pas loin d’un français sur deux s’en moque royalement.

Le constat est clair : les municipales mobilisent encore davantage que d’autres scrutins, mais elles ne parviennent plus à susciter l’élan civique massif d’autrefois. Logique puisqu’il n y a plus aucune cohésion. Dans de nombreuses communes, le maire sera désigné dès le premier tour, souvent faute de concurrence réelle. Dans beaucoup d’autres, une partie de l’électorat semble avoir considéré que tout était joué d’avance, ou que rien ne changerait vraiment à sa vie quotidienne.

Cette abstention persistante n’est pas un simple bruit de fond. Elle dit le décrochage d’une partie du pays, le sentiment d’impuissance, le dégoût de la politique chez les uns, la lassitude chez les autres. Mais elle n’empêche pas un phénomène plus net encore : le pays vote désormais selon une géographie sociale et culturelle de plus en plus tranchée.

Les métropoles restent le cœur battant de la gauche urbaine

Dans les grandes villes, le premier enseignement est sans ambiguïté. Le Parti socialiste, souvent allié aux écologistes, conserve des positions solides. Paris en donne l’exemple le plus éclatant. Emmanuel Grégoire y vire largement en tête, devant Rachida Dati. La capitale confirme ainsi qu’elle demeure un bastion du gauchisme urbain, du vote de cadres, de fonctionnaires supérieurs, de diplômés, d’un électorat métropolitain qui continue de vivre dans un univers politique, sociologique et culturel largement séparé du reste du pays.

Même logique à Montpellier, où Michaël Delafosse arrive nettement en tête. Même logique encore à Rennes, où Nathalie Appéré conserve l’avantage, même si elle est sous pression. À Nantes, Johanna Rolland reste devant, mais sans marge confortable. À Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Tours, Poitiers ou Annecy, les équilibres demeurent favorables aux sortants ou aux blocs de gauche et écologistes, même lorsque la droite remonte.

Il y a là une réalité française désormais bien installée : les grandes métropoles, enrichies, tertiarisées, globalisées, métissées, peuplées d’électeurs plus jeunes, plus diplômés, plus mobiles, continuent de voter pour des équipes qui parlent de transition écologique, de diversité, de mobilités douces, de gouvernance urbaine, de densification ou de “vivre ensemble”. Dans ces centres, le vote de gauche n’est plus seulement idéologique. Il est devenu le vote naturel d’un milieu social particulier, celui des gagnants ou des protégés de la mondialisation urbaine.

Mais la gauche est elle-même coupée en deux

Cette domination de la gauche dans les métropoles n’a pourtant rien d’un long fleuve tranquille. Car une autre fracture travaille ce camp : celle qui oppose la gauche socialiste de gestion à La France insoumise, plus agressive, plus communautarisée, plus radicale dans ses thèmes comme dans ses méthodes.

À Lille, le PS ne domine plus sans trembler. Arnaud Deslandes n’y devance que de peu la candidate LFI. À Toulouse, l’insoumis François Piquemal passe devant le candidat de l’union de la gauche. À Limoges, même scénario : LFI dépasse le socialiste. À Rennes, Nathalie Appéré sait qu’elle ne pourra l’emporter sans se poser la question des voix de Marie Mesmeur. À Marseille, Sébastien Delogu entend lui aussi peser, sinon davantage.

Autrement dit, même là où la gauche domine encore, elle n’est plus homogène. Elle est traversée par une ligne de fracture profonde entre une social-démocratie municipale qui veut encore se présenter comme sérieuse et gérante, et une gauche mélenchonisée qui prospère dans les quartiers populaires, les zones de forte immigration, certains centres urbains précarisés, en tenant un discours de rupture, de conflictualité et de pression permanente sur ses alliés. Cette tension pèsera lourd dans l’entre-deux-tours.

Le RN progresse partout ailleurs.

Face à cette France métropolitaine de gauche, une autre carte se dessine. Elle est celle des villes moyennes, des territoires périphériques, du Sud-Est, du Nord populaire, de ces communes où les enjeux de sécurité, d’identité, de déclassement, de pression migratoire et de pouvoir d’achat l’emportent sur les lubies morales des centres-villes gentrifiés.

Le Rassemblement national sort renforcé de ce premier tour. Il conserve Perpignan dès le premier tour, avec la réélection de Louis Aliot. Steeve Briois est reconduit massivement à Hénin-Beaumont. David Rachline l’emporte également à Fréjus. À Toulon, Laure Lavalette arrive en tête, même si le second tour s’annonce plus délicat en raison des réserves de voix possibles pour la maire sortante et ses alliés potentiels. À Marseille, Franck Allisio se retrouve au coude-à-coude avec Benoît Payan. Dans plusieurs villes de plus de 100 000 habitants, le RN n’est plus un simple figurant : il devient un prétendant crédible à la conquête ou à l’arbitrage.

Il faut mesurer ce que cela signifie. Le RN ne progresse pas seulement en pourcentage ; il s’installe plus profondément dans le paysage municipal. Il dépasse désormais le simple vote protestataire pour devenir, dans certains territoires, une offre de pouvoir local. Ce n’est plus seulement le vote du refus. C’est de plus en plus le vote de ceux qui considèrent que la France officielle, médiatique, urbaine et métropolitaine ne parle plus pour eux.

La droite classique résiste, mais reste prise entre deux feux

Les Républicains et les diverses droites conservent une vraie implantation locale. Le Havre en fournit un exemple central avec Édouard Philippe, très nettement en tête. Dans de nombreuses villes, la droite municipale reste crédible dès lors qu’elle dispose d’élus enracinés, identifiés à une gestion locale stable, moins idéologique, plus concrète.

Mais cette droite demeure dans une position inconfortable. D’un côté, elle subit la domination culturelle de la gauche dans les grandes métropoles. De l’autre, elle voit une partie de son électorat glisser vers le RN dans les territoires où la question de l’ordre, de l’immigration ou du déclassement devient centrale. À Toulon, à Marseille, dans plusieurs communes du Sud et du Nord, cette tension est visible. D’où les appels à “pas une voix pour LFI”, les hésitations sur l’attitude à tenir face au RN, et les débats internes sur l’union des droites.

La droite française garde des maires, des réseaux, des bastions, mais elle n’a pas encore résolu son problème stratégique : comment parler à la fois aux classes moyennes de centre-ville, aux périphéries pavillonnaires, aux retraités, aux classes populaires inquiètes et aux électeurs tentés par le RN ? Ce premier tour ne tranche pas cette question. Il la rend plus urgente.

Marseille résume à elle seule la guerre civile froide française

S’il fallait un symbole de cette France fracturée, Marseille serait sans doute le plus parlant. La ville se dirige vers un second tour explosif, avec Benoît Payan et Franck Allisio à égalité, tandis que LFI et la droite classique restent en embuscade. Tout y est : immigration massive, quartiers abandonnés, clientélisme, insécurité, communautarisation, affrontement entre gauche morale, gauche radicale, droite usée et droite nationale en ascension.

Marseille n’est plus seulement un cas local. Elle est une métaphore. Celle d’une France où les blocs ne se parlent plus, où les électorats vivent dans des mondes parallèles, où les alliances deviennent contre-nature, où l’on vote de plus en plus contre un autre peuple intérieur plutôt que pour un projet commun.

Deux peuples, deux imaginaires, deux votes

C’est là le fait politique majeur de ce premier tour. Ou plutôt la confirmation de ce qui existe depuis au moins la Révolution française. Il existe en France deux pays qui se superposent sans se rejoindre. D’un côté, la France des grandes métropoles, de l’économie tertiaire, des centres rénovés, des diplômés, des cadres, des bobos, des élus socialistes ou écologistes, d’un électorat qui vit souvent à distance des réalités de l’insécurité, de l’enracinement local et de la désindustrialisation. De l’autre, la France des villes moyennes, des zones périurbaines, des classes populaires, des bourgs déclassés, des périphéries concrètes, des territoires qui voient passer la mondialisation comme une menace plus que comme une promesse.

Les premières votent pour gérer la ville-monde. Les secondes votent pour protéger leur identité, leur mode de vie, leur sécurité. Les premières parlent climat, inclusion, mobilités, diversité. Les secondes pensent d’abord survie économique, ordre public, accès au logement, école, immigration, identité, services publics qui ferment et sentiment de dépossession. Entre ces deux France, l’écart n’est plus seulement politique. Il est anthropologique.

Le macronisme, grand effacé du scrutin

Au milieu de cette fracture, le macronisme apparaît comme le grand perdant structurel. Partout ou presque, les listes liées à la majorité présidentielle peinent à exister par elles-mêmes. Elles ne dominent ni les métropoles, tenues par la gauche, ni les territoires en tension, aimantés par la droite ou le RN. Elles survivent dans des alliances, des arrangements, des compromis locaux, mais ne dessinent plus aucun axe national lisible.

Ce premier tour montre ainsi qu’Emmanuel Macron a laissé derrière lui un champ politique profondément fragmenté, mais sans force centrale capable d’incarner durablement un bloc municipal puissant. Le macronisme national avait déjà perdu son souffle populaire. Il apparaît désormais très faible sur le terrain local.

Le second tour dira qui, de la gauche de gestion ou de la gauche radicale, dominera les métropoles. Il dira aussi si le RN peut transformer ses poussées en conquêtes supplémentaires. Il dira enfin si la droite classique sait encore gagner seule ou si elle continuera à vivre entre l’ombre portée du macronisme finissant et la poussée du vote national.

Mais le plus important est peut-être déjà acquis. Ce premier tour a révélé une France séparée d’elle-même. Une France où les centres-villes rénovés, universitaires, protégés et subventionnés ne votent plus comme les couronnes, les petites villes, les zones en déclin ou les territoires sous pression. Une France où le mot même de “communauté nationale” paraît chaque jour plus abstrait, tant les intérêts, les perceptions, les peurs et les attentes divergent.

Les municipales 2026 n’auront donc pas seulement été un scrutin de maires. Elles auront été, une fois encore, la radiographie d’un pays désuni. Une France à deux vitesses, à deux mémoires, à deux horizons. Et peut-être, de plus en plus, à deux peuples. Quand est ce qu’on officialise le divorce ?

Source : Breizh.info

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dimanche, 15 mars 2026

Réflexions à propos du prochain voyage du pape en Algérie

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Bernard Lugan
L'Afrique réelle cliquez ici
 
En se rendant en Algérie au mois d’avril prochain, le pape Léon XIV, lui-même issu de l’ordre de Saint-Augustin, va donc marcher sur les pas de son maître spirituel, le Berbère saint Augustin. Ce dernier est en effet né le 13 novembre 354 à Thagaste, l’actuelle Souk Arras, et il est mort le 28 août 430 à Hippone, l’actuelle Annaba (Bône). C’est cependant un singulier voyage que le souverain pontife va entreprendre. Singulier en effet, et pour cinq grandes raisons :
 
1) Le chef de l’Eglise catholique va se rendre en visite officielle en Algérie où en dehors de migrants sudsahariens et de quelques diplomates, les catholiques ont disparu, chassés en 1962 par une épuration ethnique organisée par les fondateurs de l’actuel régime.
 
2) Le pape va visiter l’Algérie où sa propre église qui s’est mise en dhimmitude volontaire a abandonné l’idée même de conversion. Se cantonnant à un rôle de « témoignage », elle va jusqu’à décourager les musulmans désireux de la rejoindre afin de ne pas « froisser » les autorités pourtant si « tolérantes » de l’Algérie. « Tolérantes » en effet car, dans ce pays où la Constitution reconnaît la liberté de culte, l’apostasie qui est passible de deux à cinq ans de détention et d'une amende de 500 000 à 1 million de dinars, a pour résultat la mort sociale des « traitres ».
 
3) Le christianisme existe en Algérie, mais ce n’est plus le catholicisme… Comme ce dernier a renoncé à sa mission, à sa vocation, les courants protestants et évangélistes l’ont en effet remplacé. Et le moins que l’on puisse dire, est que le pape n’est pas pour eux une référence religieuse…
 
4) En Algérie, où les centaines d’églises si vivantes avant 1962 ont été fermées, rasées, pillées, souillées ou transformées en mosquées, où les cimetières chrétiens ont été profanés et labourés, la visite du pape va être l’occasion pour un régime aux abois de redorer son image internationale. Le récit officiel est d’ailleurs bien rodé : « l’Algérie est la gardienne légitime de l’héritage culturel et spirituel de Saint Augustin » …Une telle hypocrisie qui abusera évidemment les éternels gogos sera naturellement relayée en France par les affidés et les stipendiés d’Alger.
 
5) Le pape va enfin être reçu dans un pays où, comme le résume un rapport de l’ONG International Christian Concern : « Le gouvernement considère le christianisme comme un danger pour l’identité islamique algérienne et tente par tous les moyens de réglementer l’Église pour la réduire à néant ». Un pays dans lequel les autorités associent le christianisme à une forme de « trahison identitaire » et d’allégeance à l’Occident. En 2010, le ministre des Affaires religieuses de l’époque, Bouabdellah Ghlamallah, déclarait ainsi : Personne ne veut qu’il y ait des minorités religieuses en Algérie, car cela risquerait d’être un prétexte pour des ingérences étrangères sous couvert de protection des minorités ».
 
Mais pourquoi donc avoir choisi l’Algérie où, depuis 1962, tout a été entrepris afin d’éradiquer ce qui, de près ou de loin, pourrait remettre en question le dogme de l’unicité musulmane du pays ? L’on nous dit que ce serait pour redonner vie au dialogue islamo-chrétien. Certes, mais n’existait-il pas des pays musulmans africains dans lesquels le dialogue islamo-chrétien est une réalité vivante ? Le Vatican aurait ainsi, et par exemple, pu penser à l’Egypte, au Maroc ou encore au Sénégal…
 

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samedi, 14 mars 2026

Le bilan catastrophique du socialisme municipal

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Mathieu Bock-Côté

On avait l’habitude, en Occident, de considérer la politique municipale comme la plus prosaïque qui soit. Elle concernait la gestion du quotidien, celle des jours ordinaires. Il n’en est plus ainsi depuis une vingtaine d’années. La gauche qui, sur le plan national, s’était officiellement convertie à une forme de pragmatisme gestionnaire (c’était faux, mais passons), a redéployé ses aspirations utopiques dans les grandes et moyennes villes, pour y construire un nouveau modèle de société, sous le signe de la diversité, de l’écologie, et d’un anticapitalisme très concret. Revenons sur ces trois termes et ce qu’ils cachent.

À cause de leurs transformations démographiques, les grandes villes sont devenues des territoires propices à l’expérimentation idéologique diversitaire, comme on l’a vu en Amérique du Nord avec le mouvement des villes sanctuaires, qui entendaient s’affranchir de la souveraineté nationale et se connecter entre elles pour pousser toujours plus loin l’expérience de la migration globale. Bien concrètement, les métropoles deviennent de plus en plus étrangères culturellement à leur pays. De manière paradoxale, on nomme « quartiers populaires » les quartiers que le peuple historique de nos pays a désertés. Comme si leur peuple de référence avait changé.

Le culte diversitaire frappe évidemment les femmes, qui subissent directement l’insécurité caractéristique des sociétés multiculturelles, même si les autorités multiplient les précautions de langages et les ruses statistiques pour invisibiliser cette réalité. Elle est particulièrement ressentie dans les transports en commun, pourtant valorisés au nom des transports collectivistes. On dira poliment que l’insécurité féminine est le dommage collatéral à payer pour avoir une société vivre-ensembliste. Cela n’empêche pas la gauche municipale de célébrer le voile islamique au nom du droit des femmes !

Un peuple de locataires

Cela nous conduit à l’écologie punitive. La gauche municipale croit pouvoir contrôler le comportement des individus, pour les convertir à la morale verte. On complique ainsi la vie des automobilistes, on raréfie les poubelles dans la ville, pour inciter à la récupération, on contrôle aussi les sacs à ordure du commun des mortels, sans se rendre compte qu’on viole par là les replis les plus intimes de sa vie privée. Résultat paradoxal, encore une fois, de cette politique : les grandes villes n’ont jamais été aussi sales. Cette dégradation hygiénique a trouvé son animal iconique : le rat, de retour, qu’on évitera évidemment de maudire, pour ne pas verser dans le spécisme, ce racisme censé viser les animaux. Nos villes deviennent moches.

J’en viens à l’anticapitalisme, qui comme toujours, prend la forme d’une aversion insurmontable pour le droit de propriété. On le voit avec le culte du HLM. Apparemment, il n’y en aurait jamais assez. La gauche rêve d’un peuple de locataires, dépendant des aides publiques, et ne cesse de vouloir détruire les derniers quartiers bourgeois, réfractaires au rêve du phalanstère. Elle voit chez eux une masse électorale mobilisable. Un quartier culturellement français, qui n’est pas ravagé par l’écologie punitive, et où on trouve encore des propriétaires heureux de l’être, est un quartier ennemi à détruire, une petite Vendée municipale à raser par le mixage social obligatoire. Le mot mixité est évidemment au cœur de la novlangue municipale.

Je laisse de côté, dans ce bilan, les villes qui tomberont demain sous la gouverne de la gauche ouvertement radicale, qui seront toutes, dans ce cas, des villes dont le changement de population est à ce point avancé qu’elles ont désormais changé de civilisation. On y verra des villes conquises par l’islamisme et ceux qui collaborent avec lui. N’est-ce pas ainsi que s’opèrent les conquêtes à l’échelle de l’histoire, d’ailleurs ? Devant la force conquérante, les villes tombent les unes après les autres. Mais ne nous projetons pas tout de suite dans les prochaines décennies, où cette dynamique se normalisera et revenons à demain.

Devant le bilan désastreux du socialisme municipal, la droite peut-elle l’emporter ? Certains espèrent une vague. Mais structurellement, elle est désavantagée, et lorsqu’elle peut l’emporter, elle peut aussi faire le choix de s’enfermer dans ses divisions fratricides. En fait, quels que soient les résultats du premier tour, dimanche, nous assisterons probablement, dans les années à venir, à une forme de partition démographique, culturelle et socio-économique croissante du territoire, car les hommes, naturellement, veulent vivre dans un environnement qui leur ressemble, où ils se reconnaissent, où ils se sentent chez eux. On nommera dédaigneusement séparatisme ce phénomène, et on entendra de nouveau les chantres du régime diversitaire plaider pour une mixité radicalisée. Elle ne peut s’imposer que de manière autoritaire. C’est déjà le cas.

Source : Le Figaro 14/3/2026

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vendredi, 13 mars 2026

Les « liaisons dangereuses » du RN…

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Source Le Nouveau Présent cliquez ici

A croire que Mediapart et Libération sont devenus les directeurs de casting des candidats du Rassemblement National pour les municipales, celui-ci s’est empressé d’éliminer de ses listes toutes les « brebis galeuses » désignées de la sorte par les donneurs d’ordres, telle une militante exemplaire mais restée trop attachée à… l’Action française !

Cette frilosité croissante s’explique peut-être par l’influence elle aussi grandissante au RN de Roxane Rouas, qui n’est pas seulement dirigeante de Fremantle Média, un des plus importants producteurs de programmes de divertissements télévisés au monde (dont tous les jeux débilissimes de TF1 et autres chaînes), et membre depuis 2020 du comité exécutif du patronat français. Elle serait par ailleurs, selon le site www.Medias-presse.info, la « conseillère médias » de Jordan Bardella, qu’elle aurait même influencé jusque dans le choix de ses lunettes. Lui aurait-elle conseillé de se rendre les 26 et 27 mars 2025 en Israël pour s’y recueillir notamment au mémorial de Yad Vashem avant de suggérer également le choix d’Israël, préconisé par Sébastien Chenu le 3 mars dernier comme destination du premier voyage officiel de Marine Le Pen ou de Bardella au cas où l’un des deux serait porté à l’Élysée en 2027 ?

Car Wikipédia indique que Mme Rouas est à la ville l’épouse d’Olivier Rafowitz, né en 1965 en banlieue parisienne de parents polonais « survivants de l’Holocauste » et émigré adolescent en Israël où son zèle sioniste lui a valu au fil des ans d’être promu lieutenant-colonel puis porte-parole de Tsahal pour les pays francophones. A ce titre, on l’a beaucoup vu en uniforme et entendu sur nos écrans depuis le massacre (1.200 victimes, dont 800 Israéliens) commis par le Hamas le du 7 octobre 2023. Cette tuerie conduira l’Etat hébreu à lancer dans la bande de Gaza une opération d’envergure, dite « Épée de fer » qui aurait fait à ce jour 75.000 morts dont de nombreux enfants et près d’un million de « déplacés » sur 1,4 millions d’habitants avant ces tragiques événements, en raison de la destruction presque totale des infrastructures, hôpitaux et lieux d’habitation.

A noter que, nièce du colonel Rafowitz et ancienne présidente des Jeunes Socialistes, Emma Rafowitz, 30 ans, est pour sa part eurodéputé depuis 2024, élue sur la liste Glucksmann.

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jeudi, 12 mars 2026

Commission européenne et nucléaire, un sommet d’absurdité

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Gaëtan de Capèle

Agriculture, énergie, automobile, industrie… On frémit d’effroi à la lecture des aberrations bruxelloises qui ont mis l’économie européenne à genoux. Pendant que les autres grandes puissances se protégeaient et se réarmaient jusqu’aux dents, la Commission d’Ursula von der Leyen a poursuivi jusqu’au bout, dans une frénésie de réglementations, son entreprise de démolition au nom de la préservation de la planète. Le retour de la guerre en Europe et au Moyen-Orient, la grande offensive commerciale de Trump et la déferlante chinoise ont fini par dessiller les yeux des «Bisounours » : les voilà qui tentent laborieusement de détricoter les écheveaux qu’ils ont fiévreusement tissés. Au rythme où vont les choses, nos concurrents peuvent encore dormir tranquilles.

Dans cet inventaire de l’horreur, le combat mené contre le nucléaire, dont la présidente de la Commission admet enfin qu’il fut «une erreur stratégique », restera dans les annales comme un sommet d’absurdité. La France, championne du secteur, porte elle-même une immense responsabilité : c’est elle qui, sous François Hollande, a décidé de saborder ses centrales, avant qu’Emmanuel Macron, après avoir commis l’immense faute de fermer Fessenheim, fasse marche arrière. Après une guérilla sans relâche - avec le concours zélé de l’Allemagne - contre l’atome français, le mea-culpa tardif d’Ursula von der Leyen n’aura d’intérêt que s’il marque le point de départ d’une remise en ordre des priorités dans la politique énergétique de l’Europe.

La première est de rétablir sa souveraineté, en se détachant du lien de dépendance avec la Russie, les États-Unis et les monarchies du Golfe. La seconde est de disposer d’une ressource abondante, stable, bon marché et décarbonée. Cette ressource porte un nom : l’électricité nucléaire. Ce constat partagé (le chancelier Merz déplore lui aussi la sortie de l’Allemagne du nucléaire), il n’y a plus de temps à perdre pour renforcer d’urgence les capacités européennes. Ce qui, au même titre que pour la défense, requiert d’accélérer les efforts d’investissement, en facilitant ceux du privé. Une véritable révolution copernicienne…

Source : Le Figaro 12/3/2026

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mercredi, 11 mars 2026

Eoliennes, la corruption généralisée

Source Réinformation TV

Les éoliennes continuent de se répandre partout sur le territoire français. Elles continuent de détruire, malgré le narratif. En janvier 2025, en France, on comptait 10 518 éoliennes (offshore compris). Certains territoires en sont infestées comme dans les Vosges par exemple.

Depuis 20 ans qu'il enquête sur l'éolien, Eddie Puyjalon a découvert l'envers du décor. Et l'enfer quotidien pour certains paysans. Eddie Puyjalon, ancien conseiller régional est interviewé par Armel Joubert des Ouches.

En 2014, RiTV avait réalisé une enquête. Elle a été vue plus de 1,2 million de fois et diffusée dans 5 pays, traduite en 5 langues. Quelques semaines plus tard, parce qu'elle dérangeait les lobbys, elle était censurée puis supprimée d'internet. Le 18 avril 2025, RiTV décidait de la remettre en ligne cliquez ici

Sur les éoliennes :

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mardi, 10 mars 2026

L’histoire des femmes se passe des mensonges du féminisme

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Audrey D’Aguanno

Qu’on l’appelle journée internationale du droit des femmes, contre les violences faites aux femmes, ou de la femme, le 8 mars a à nouveau donné lieu à un certain nombre de mystifications historiques où le patriarcat occupe le haut du pavé. Pourtant, quiconque s’intéresse un tant soit peu à l’Histoire sait d’avance que cette matière est tout sauf linéaire : contrairement à la vulgate féministe en vogue, l’histoire des femmes est un peu plus compliquée qu’un obscur passé d’oppressées engagées dans une longue marche vers l’émancipation.

Et pour se faire, on fait comme si toute l’Histoire des femmes pouvait être réduite à la condition des bourgeoises du XIXe siècle. Or, c’est en premier lieu la classe sociale d’une femme qui décidera de sa condition : il n’y a, en effet, pas plus de dénominateur commun entre la Romaine libre et son esclave qu’entre l’ouvrière de la révolution industrielle et la bourgeoise qui, à la même époque, a fait de l’oisiveté le signe distinctif de son rang. Cela se retrouve même au jour d’aujourd’hui : c’est la femme de ménage et la nounou qui ont permis à nombre d’intellectuelles occidentales de penser le féminisme. Vaste détail impensé. Quant à la prostituée en bas de la rue, elle aura probablement un avis plus pertinent sur la domination masculine que la fille de bonne famille brandissant son panneau sur l’écart salarial (qui s’élève à 3,6% en 2026, pour le même emploi temps plein exercé dans le même établissement) et choisit sciemment d’ignorer les violences faites aux femmes quand ces dernières sont perpétrées par un immigré. (Nous avons mis en évidence ici comment seule la figure du criminel racisé surpasse celle de la femme.)

Le statut de la femme dépend des régions : se limitant à la sphère européenne, les femmes celtes de l’Antiquité bénéficiaient d’un statut supérieur à leurs contemporaines grecques ou romaines, jouissant d’une certaine liberté, de droits de propriété et, souvent, d’un réel pouvoir politique et militaire. Or, seul le gynécée ou le pater familias ne sont retenus. 

L’histoire des femmes ne s’inscrit dans aucune ligne droite, contrairement à la vision eschatologique des progressistes, persuadés que la raison, la science et la technique nous amènent nécessairement vers une amélioration constante de la condition humaine.

À titre d’exemple, l’époque victorienne était bien plus bigote et sévère pour les femmes (et pour les hommes !) que la grande liberté sexuelle – une liberté sexuelle responsable – en vigueur huit à dix siècles auparavant, aux mêmes endroits. Il faudrait d’ailleurs cesser d’employer l’expression « ils vivent comme au Moyen Âge » pour décrire les sociétés obscurantistes, comme nous l’a magistralement enseigné Régine Pernoud, et remettre au goût du jour cette longue période où la femme européenne a littéralement rayonné.

Et que dire des femmes étrusques, qui il y a plus de 2.000 ans, pouvaient occuper les plus hautes charges des cités-États ? Comme nous le prouvent cette Ramtha, dont l’épitaphe gravée sur sa pierre tombale récite : « La juge Ramtha a été l’épouse de Larth Spitus, elle est morte à 72 ans, elle a engendré 3 enfants » (1) et cette Sethra Murai qui fut « la grande prêtresse » en son temps (2). Au sein de ce peuple originel de la péninsule – première entité unificatrice d’Italie – les femmes aisées étaient instruites, sortaient librement, pouvaient posséder une activité productive, détenir des esclaves et disposer de leurs biens, le tout en nom propre. (On retrouvera d’ailleurs le matronyme à côté du patronyme sur les inscriptions funéraires des enfants dès le VIIe siècle… avant notre ère.)

Bref, tout comme le concept fourre-tout de patriarcat pollue l’analyse historique et sociale, une vision eschatologique et progressiste de l’Histoire des femmes, outre son caractère fallacieux, occulte le rôle prépondérant qu’ont joué les femmes européennes et la place de choix qu’elles ont occupée dans une civilisation, qui malgré des fluctuations, a honoré et valorisé la femme bien plus que partout ailleurs.

(1) A lire aussi sur le sujet, la brillante Histoire des femmes de Maurice Bardèche.

Source : breizh.info

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lundi, 09 mars 2026

Si Némésis pue la pisse, Marie Mesmeur sent la sueur…

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Marie Mesmeur, on dit qu'elle pue la sueur...

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dimanche, 08 mars 2026

Trump n’est pas si fou, analyse Alain Bauer

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Je ne sais quelles chaînes d’information vous regardez, mais des quatre qui officient en continu sur Orange, il arrive souvent à Alain Bauer d’y figurer – à l’exception de Franceinfo -, et sa parole est toujours pertinente. Notamment en ce qui concerne le conflit avec l’Iran mené conjointement par Israël et les Etats-Unis dont les intérêts ne sont pas tout à fait les mêmes. Sur ces chaînes,  on a droit à  une noria de spécialistes du rien du tout et d’une bardée d’amiraux qui racontent n’importe quoi, l’un d’eux allant jusqu’à prédire l’invasion de l’Europe par les Russes. Alain Bauer, dans ses interventions, est précis, parfaitement documenté et ne s’avance que sur des terrains dont il est sûr. Il livre ici au Journal du dimanche sont analyse sur ce conflit qui embrase tout le Moyen-Orient.

Lire la suite ICI

Alain Bauer est criminologue et auteur d’une trentaine d’ouvrages.

Source : Journal du dimanche, 8/3/2026

 

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vendredi, 06 mars 2026

L’aveuglement d’une droite qui a oublié les intérêts européens

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Julien Dir

Il se passe quelque chose d’étrange dans une partie de la droite occidentale. Une sorte de vertige intellectuel, une suspension brutale de la mémoire. Comme si vingt années d’erreurs stratégiques, de guerres désastreuses et de chaos géopolitiques n’avaient jamais existé.

Depuis quelques jours, certains milieux conservateurs et même identitaires applaudissent presque mécaniquement l’idée d’une confrontation militaire avec l’Iran. Non pas après un débat stratégique sérieux. Non pas à la suite d’une réflexion sur les intérêts européens. Mais par réflexe pavlovien : parce que l’initiative viendrait de Washington. Parce que Donald Trump serait impliqué. Et parce qu’Israël serait concerné.

Cette attitude est stupéfiante.

Car ces mêmes milieux politiques furent, il n’y a pas si longtemps, parmi les critiques les plus virulents des aventures militaires américaines. Beaucoup d’entre eux dénonçaient à juste titre l’invasion de l’Irak en 2003. Ils parlaient alors de mensonges d’État, d’ingénierie du chaos, d’erreur stratégique monumentale. L’Afghanistan, vingt ans plus tard, s’est terminé dans l’humiliation et la fuite.

Les faits sont pourtant têtus. L’Irak n’est pas devenu une démocratie stable. La région a sombré dans la fragmentation, la guerre civile et la montée des milices islamistes. L’État islamique est né dans ce chaos. Et l’Europe, elle, en a payé le prix : attentats, déstabilisation régionale, vagues migratoires massives.

Alors une question simple devrait s’imposer : les leçons du passé n’ont-elles servi à rien ?

Pourquoi ce soudain enthousiasme pour une nouvelle confrontation au Moyen-Orient ? Pourquoi faudrait-il, encore une fois, suivre Washington dans une stratégie dont les conséquences toucheront d’abord l’Europe ?

Car soyons clairs : les guerres américaines au Moyen-Orient ne restent jamais au Moyen-Orient. Elles débordent. Toujours.

Et elles débordent vers l’Europe.

Il faut poser une question que presque personne n’ose formuler dans le débat public : qu’ont fait les Iraniens aux Européens, en Europe ? Quelle guerre ont-ils déclenchée contre nous ? Quelle invasion ont-ils menée contre nos peuples ?

L’Iran est une puissance régionale avec ses ambitions, ses réseaux et ses rivalités. Mais il n’est pas l’ennemi existentiel de l’Europe. Pas plus que la Russie n’est l’ennemi civilisationnel que certains voudraient désigner. Cette inflation permanente d’ennemis sert surtout à masquer une réalité : l’absence totale de doctrine européenne.

Depuis des décennies, l’Europe n’a plus de politique étrangère. Elle n’a plus de vision stratégique autonome. Elle navigue entre les injonctions américaines, les pressions israéliennes, les pétrodollars du Golfe et les calculs économiques.

Et le résultat est grotesque.

Certains prétendus défenseurs de l’Occident sont capables de dénoncer l’immigration islamiste chez eux… tout en fermant les yeux sur les alliances avec des régimes qui financent précisément cet islam politique. On nous parle de civilisation européenne, mais on s’aligne sans broncher sur les intérêts du Qatar ou de certaines monarchies du Golfe.

Il y a là une incohérence profonde.

La droite européenne ne peut pas prétendre défendre son identité, sa souveraineté et son avenir si, dans le même temps, elle accepte d’être une simple annexe géopolitique d’autres puissances.

Le monde change. Les blocs se recomposent. Les équilibres basculent. Et l’Europe, pendant ce temps, continue de penser comme une province, un pays vaincu.

Le véritable enjeu n’est pas de choisir entre Washington, Tel-Aviv, Téhéran ou Doha. Le véritable enjeu est de savoir si l’Europe veut enfin redevenir un acteur stratégique autonome.

Cela suppose une rupture intellectuelle.

Une droite adulte devrait être capable de soutenir les États-Unis lorsqu’ils défendent réellement les intérêts occidentaux… et de s’y opposer lorsque leurs choix entraînent le continent dans des conflits qui ne servent ni nos peuples ni notre avenir.

L’amitié n’est pas la soumission. Y’a t’il encore le droit de remettre en question un soutien inconditionnel à Israël quand bien même tout cela ne nous regardait pas ? Et l’alliance avec les États-Unis ne doit pas devenir une abdication permanente de la souveraineté européenne.

Sinon, l’histoire se répétera. Les mêmes guerres. Les mêmes illusions. Les mêmes ruines.

Et l’Europe, une fois de plus, paiera la facture.

Source : breizh.info

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Du respect humain à la haine de soi, la chute de l’Occident

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Guillaume d'Aram de Valada, Polémia cliquez ici

Dans ce texte, Guillaume d’Aram de Valada défend l’idée que l’Occident se ment à lui-même depuis 1945, s’engageant dans un suicide collectif, entre haine de soi, mondialisme mortifère, repentance constante et auto-flagellation politique.

Polémia

Aveuglement et haine de soi

Il y a une citation, en épigraphe du roman « Les Épées » de Roger Nimier, qui peut nous faire réfléchir dans ces temps troublés : "Surtout, ne vous mentez pas à vous-même. Celui qui se ment à soi-même perd le respect de soi et des autres. Il peut être le premier à s’offenser. On éprouve parfois du plaisir à s’offenser, n’est-ce pas ? Jusqu’à en éprouver une grande satisfaction. Par-là même, on parvient à la véritable haine."

« Se mentir à soi-même », c’est à peu près ce que fait l’Occident depuis la fin de la deuxième déflagration européenne, en mai 1945. Mettre autant d’application à détruire petit à petit, en alternant les petites et les fortes doses, tout sentiment d’appartenance, toute réaction à l’oubli de sa grandeur passée, relève du suicide méthodiquement organisé.

Maintenant, on y est : on a le canon sur la tempe et le barillet est rempli, aucune chance d’en réchapper. Pour s’en sortir, pour ranger le pistolet dans le tiroir, il faut accepter de se redire la vérité, de se redresser, de refuser l’abandon, et enfin de repousser l’ennemi qui en nous s’installe.

Celui-là est connu depuis longtemps. Il a pour nom : mondialisme.

Le moteur du délitement : le mondialisme

C’est le mondialisme qui est à l’origine du délitement de nos sociétés occidentales, de cette non-volonté, de ce refus d’être fort et fier, cette machine à fabriquer de la lâcheté et à reculer sans cesse devant les impératifs d’un monde sans frontières : domination des marchés financiers sur la politique intérieure, effacement des liens ancestraux fondant les équilibres de la Cité.

C’est le parachèvement, en quelque sorte, de cette offense faite à soi-même pour parvenir à la véritable haine de soi.

Il ne faut pas chercher ailleurs.

Le terrorisme, qu’il soit islamiste ou idéologique, n’est en définitive qu’une conséquence de ce mondialisme destructeur de nations.

Les auteurs de ces crimes aveugles le savent aussi, c’est leur principale force.

Et les idéologues, de l’extrême gauche révolutionnaire aux libéraux apatrides, en font leur principal argumentaire contre le camp national. Il faut diluer.

Symptômes politiques et appel au sursaut

Les suites de la mort de Quentin, ce jeune homme lynché et assassiné, nous ont apporté un témoignage de plus de cette autoflagellation chronique consistant plus à subir qu’à réellement prouver je ne sais quelle virginité idéologique.

C’est aussi une autre expression de la haine de soi.

Déjà, sans pouvoir avancer une réelle raison objective valable pour ne pas participer à l’hommage rendu à Quentin, samedi dernier, le RN a encore cru bon de remettre une pièce dans la machine de l’auto-diabolisation.

Médiapart, comme une officine à peine masquée des renseignements généraux qu’elle a toujours été, a cru bon de faire un article sur un des amis de Quentin, assistant parlementaire d’une députée RN de la Drôme, en lui attribuant des messages passés dans des réseaux sociaux prouvant sa « nazification avérée ».

À peine la parution de cet article, sans prendre le soin de la réflexion, voire de vérifier une éventuelle manipulation, le RN faisait un communiqué se désolidarisant avec virulence de cet assistant parlementaire, et en indiquant la procédure de son licenciement.

Pourquoi une telle réactivité face à cette éternelle entreprise méthodique de diabolisation orchestrée par ses pires adversaires ?

Ces derniers trouveront toujours, et inlassablement, des propos et des déclarations, souvent sorties de leur contexte, des étiquettes validant la diabolisation permanente.

Jusqu’à quand le camp national et le RN, son principal représentant susceptible de prendre les rênes du pouvoir politique en 2027, va-t-il tomber dans ces chausses-trappes dérisoires, en vue des dangers qui nous menacent ?

Car, parlons clair : le principal danger qui nous menace vient-il de l’ultra-droite, continuellement mise en avant par les gardiens d’un régime à l’abandon ?

Bien sûr que non !

Ces manipulations idéologiques grossières n’ont qu’un seul but : repousser le pays réel toujours plus loin pour lui imposer de ne plus savoir qui est qui et qui fait quoi ?

Alors, au lieu de devenir l’instrument de sa propre haine, non pas de l’autre mais de lui-même, le camp national ferait mieux de s’occuper de l’essentiel plutôt que du superficiel qui n’a, en définitive, qu’un objectif :

Le réduire à réagir plutôt qu’à agir.

Alors, bien sûr, on rétorquera que ces manipulations médiatiques et autres sont un véritable poison et qu’il faut impérativement y répondre.

J’en doute fortement et l’actualité récente en est une preuve.

Le pays légal, médiatique et institutionnel, s’écarte inexorablement du pays réel. Ce dernier, n’oubliant pas qui il est, d’où il vient, voulant rester fier de son histoire et de ses racines, veut sortir des ténèbres dans lesquelles le système en place veut le précipiter à jamais.

Refusons l’offense faite à nous-mêmes, retrouvons la fierté de ce que nous sommes et de ce que nous avons été et la renaissance viendra. Ce sera au prix de ne plus verser dans la repentance perpétuelle, quelle qu’elle soit.

La vieille maxime romaine — Qu’importe qu’on nous aime, pourvu qu’on nous craigne — maintes fois répétée, est mise en application depuis longtemps par les pouvoirs politiques successifs et leurs supplétifs. Ces derniers, comme des chacals solitaires, traquent et frappent dans nos rues tout ce qui s’oppose à leur idéal mortifère. Ils n’ont pas d’autre motivation que de pousser leurs opposants à se soumettre à leur seule volonté, et de les faire disparaître.

Ils ne représentent finalement qu’eux-mêmes tout en concentrant toutes les attentions bienveillantes de ceux qui, la main sur le cœur, proclament leur opposition à toute violence politique d’où qu’elle vienne.

Le problème, dans nos vieilles nations repues, et ça ne date pas d’hier, c’est le chef de meute. Il tousse parfois, reste couché, se prend souvent pour un mouton, et bêle du matin au soir.

Il met ses charentaises pour emmitoufler ses convictions, de peur que le froid glacial de ses trahisons vienne le frigorifier. Voilà, en quelque sorte, ce « respect humain », expression tombée en désuétude, illustrant bien cette vieille attitude bourgeoise consistant à plus se soucier de l’opinion d’autrui, et du qu’en-dira-t-on, que de se soucier de défendre bec et ongles ce qui doit être défendu.

Ce ne sont pas des charentaises dont a besoin la France. Elle a besoin de retrouver un chemin la menant à sa propre libération, et ça ne peut se faire qu’en acceptant de relever la tête au lieu de la courber à la moindre injonction, de garder le regard clair face à l’ennemi au lieu de le laisser nous imposer continuellement sa propre partition.

Jean Cau le disait mieux que quiconque : "Ne pas succomber, ne pas rompre. Ne pas plier les genoux. Ne pas accepter la défaite qui en nous s’installe. Récuser la laideur qui nous lèche, de sa langue tiède. Dire NON pour sauver notre OUI. Notre courage, pour l’heure, est solitaire en cette forêt. Que faire ? Défricher. Tracer un sentier."

Jean CauLa grande prostituée.

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jeudi, 05 mars 2026

Municipales : Éric Mauvoisin va-t-il créer la grosse surprise au Perrier ?

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Rose Martin, Riposte laïque cliquez ici

Le Perrier est une petite ville de 2000 habitants, située au cœur du Marais Breton Vendéen, près de Challans et Saint-Jean-de-Monts. En général, aux élections nationales, Marine Le Pen arrive en tête au premier tour, et un électeur sur deux vote pour elle au second tour. La tradition, d’autre part, est qu’il n’y ait qu’une seule liste aux élections municipales.

Mais cette année, un homme bien connu des lecteurs de Riposte Laïque vient troubler le calme habituel qui précède les élections municipales. Éric Mauvoisin est le président du Rassemblement Vendéen, le très actif mouvement patriote et identitaire qui a été présent dans de nombreux combats locaux et nationaux : contre l’implantation d’éoliennes industrielles en mer, contre la destruction de la statue Saint-Michel aux Sables-d’Olonne, contre la démolition de la statue de la Vierge à l’île de Ré, contre l’implantation de centaines de migrants à Callac et à Saint-Brevin, contre l’installation de clandestins dans un Cada à Saint-Jean-de-Monts, etc.

D’autre part, il a amené son soutien à Tommy Robinson à l’occasion de la sortie de son film « Silenced », interdit en Angleterre, en organisant la diffusion de ce film dans une vingtaine de villes françaises, après avoir fait le voyage à Londres et avoir pris la parole devant 50.000 manifestants venus soutenir le militant nationaliste anglais, victime de l’acharnement des autorités judiciaires et policières de ce pays pour avoir, entre autres, dénoncé les gangs de violeurs pakistanais protégées par le pouvoir.

Il est également cinéaste et avait produit, sous le nom d’Éric Dick, une fiction mémorable, « Et les cloches se sont tues », qui montrait, en 2040, un débarquement d’envahisseurs sur les côtes de Vendée, tout en pointant du doigt ceux qui, par inconscience ou idéologie, avaient provoqué cette catastrophe.

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C’est donc cet homme qui a décidé, pour la première fois dans sa ville de toujours, de postuler à la mairie, contre l’équipe sortante, avec la liste « L’Union Préroise ». Et quand un meneur d’hommes comme lui se lance dans une opération, ce n’est jamais pour faire de la figuration. Les choses n’ont pas traîné. Candidature annoncée en octobre, et depuis, un tract tous les mois, tiré à 1000 exemplaires et distribué dans toutes les boites à lettres. 6 réunions publiques, et la 7e aura lieu vendredi 13 mars, à 19 heures, à 48 heures du premier tour. Et pour compléter tout cela, la sortie d’un livre, « Hauts les cœurs », édité par Synthèse nationale.

Face à un tel ouragan, qu’allait faire l’équipe sortante ? Elle était un peu désemparée, d’autant plus que Rosiane Godefroy, maire depuis deux mandats, avait annoncé sa volonté de ne pas se représenter. Plusieurs personnes furent sollicitées pour lui succéder – dont Yannick Chauvin, par ailleurs kinésithérapeute -, mais ne voulurent pas mener la liste et postuler au poste de maire. Celui qui fut choisi, le pharmacien de la ville, Maher Abu Aita, n’était, bien qu’élu déjà à trois reprises, qu’un septième ou huitième choix. Mais surtout, la stratégie de l’équipe sortante, où dix anciens conseillers postulent de nouveau, a été d’ignorer totalement, voire de mépriser, la candidature d’Éric Mauvoisin. Un seul tract de campagne, pas de réunion publique, refus d’un débat opposant les deux candidats. Par ailleurs, chose étonnante, le postulant à la mairie, Abu Maher Aita, n’a pas encore été vu en train de distribuer un tract sur le marché, tandis qu’étonnamment le maire, qui ne se représente pas, paye de sa personne pour montrer son soutien à « Le Perrier on avance ».

Les premières réunions publiques d’Éric Mauvoisin ne comptaient pas davantage qu’une quinzaine de personnes, la sixième frôlait les cents participants, chiffre qui devrait être dépassé à la prochaine. À cette occasion, le livre programme se vend bien, et circule chez les habitants.

Tout le monde aura donc les yeux fixés sur Le Perrier. Et si notre ami Éric Mauvoisin, qui fut candidat à des élections cantonales au Perrier sous l’étiquette du RN, arrivant en tête avec 25 % des voix, créait une énorme surprise et pour un coup d’essai réussissait un coup de maître ?

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mardi, 03 mars 2026

10 fausses informations sur la marche en hommage à Quentin

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Lire sur le site de l'OJIM cliquez ici

 

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dimanche, 01 mars 2026

Les uns sans les autres

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La confiance sociale n’existe plus. N’importe où, n’importe quand, pour un oui, pour un non, le ton monte, les insultes arrivent et, pourquoi pas, les coups pleuvent. La société édicte des lois juridiques. Elle ne promulgue pas la confiance sociale. Tel est le constat que livre Pascal Praud dans son dernier éditorial du Journal du dimanche. Comme quoi le mélange des cultures d’une immigration incontrôlée aboutit à la désagrégation sociale. Ce n’est plus les uns avec les autres mais sans, voire plutôt contre les autres.

Lire la suite ICI

Source : Journal du dimanche, 1er mars 2026

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samedi, 28 février 2026

À Vierzon (Cher) : l'union de toute la droite s'est réalisée derrière Yannick Le Roux

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La liste "Un souffle nouveau pour Vierzon" dévoilée ce mercredi soir

Source Le Berry républicain cliquez ici

Yannick Le Roux a présenté, ce mercredi soir, les 36 colistiers de la liste Un souffle nouveau pour Vierzon. Le policier en disponibilité a martelé que sa liste était une liste « d’union des droites ». L’occasion de s’en prendre à ses concurrents, dont Maryvonne Roux, candidate de la liste d’union de la gauche (sans LFI), notamment en matière de sécurité.« Nous sommes bel et bien une large liste d’union des droites. N’en déplaise aux ultra-gauchistes, qui n’ont rien d’autre à nous opposer que de nous traiter d’extrémistes. » : voilà le message martelé ce mercredi soir, salle Madeleine-Sologne, par Yannick Le Roux, tête de liste Un souffle nouveau pour Vierzon. Le policier en disponibilité, soutenu notamment par le parti d’extrême droite Reconquête, a tenu son cinquième meeting devant environ 200 personnes. La séance a débuté par un hommage à Quentin Deranque, le militant d’extrême droite battu à mort le 14 février à Lyon.

Huit colistiers déclarent adhérer au RN

Mais l’objectif principal de la réunion était de présenter les 36 colisitiers. La plupart se déclarent sans étiquette. Parmi eux se trouvent toutefois deux anciens conseillers municipaux : Bruno Bourdin, adhérent au Rassemblement national et Stéphane Mousset, adhérent à Cap 21. « J’ai l’honneur de présenter les adhérents et les militants du Rassemblement national vierzonnais qui seront derrière la liste de Yannick Le Roux », a insisté Bruno Bourdin. En tout, huit adhérents déclarent adhérer au Rassemblement national et un aux Républicains.

 

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mercredi, 25 février 2026

Rassemblement national (RN) : Purge préventive, trahison politique et soumission idéologique à la gauche

La députée RN Lisette Pollet se sépare d'un assistant parlementaire néonazi  mais garde l'autre, pourtant liée à un groupuscule identitaire - L'Humanité

YannV

Il y a des moments où le masque tombe. Où l’on cesse de parler de stratégie pour appeler les choses par leur nom : une capitulation.

La dernière scène en date d’une longue série ? Une députée du RN, Lisette Pollet, qui se sépare précipitamment de son collaborateur parlementaire après deux articles de la presse mainstream et militante de gauche. Deux papiers. Deux injonctions morales venues d’en face. Et voilà qu’on coupe des têtes pour prouver sa respectabilité.

Qu’on coupe la tête d’un homme qui vient de perdre, la semaine dernière, l’un de ses meilleurs amis assassinés par les antifas. Double peine, infligée par ceux qui prétendent pourtant incarner le camp national. Au nom d’un engagement  politique passé (pas d’une condamnation judiciaire et personnelle infamante) et de tweets anonymes. Extrémiste dans les paroles, certes. Mais passé. (Faut il éliminer de la surface de la terre, et tuer socialement et économiquement, tous ceux qui ont eu un engagement y compris extrême dans leur jeunesse ?). Le timing interroge par ailleurs.

Se justifier, c’est déjà s’excuser. Mais cet exemple n’est qu’un parmi une longue liste de "purges" effectuées depuis des années maintenant, par peur des réactions du système.

Pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon et les siens font bloc. Coûte que coûte et toute la journée. Qu’il s’agisse d’un dérapage, d’une provocation ou d’un soutien douteux, la consigne est simple : on tient la ligne. On protège les siens. On avance groupés.

Au RN ? On purge. On s’excuse. On se désolidarise. On supplie presque. On annonce des dissolutions à droite et à gauche en cas d’élection.

Le contraste est saisissant.

Lorsque Jordan Bardella intime à ses élus de ne pas se rendre à la marche d’hommage à Quentin Deranque, il ne s’agit pas seulement d’éviter des affrontements. Il s’agit d’envoyer un message.

À qui ? Aux éditorialistes, aux ministères, aux salons parisiens. Regardez-nous : nous sommes raisonnables. Nous sommes fréquentables. Nous savons nous séparer des nôtres (oui les nôtres, car il ne faut pas oublier qu’il y a des réseaux, des amitiés, des copinages, mais sous la table bien entendu). Nous sommes gentils. Nous n’avons surtout rien à voir avec ceux qui luttent contre l’immigration (et qui paient souvent le prix de leur engagement), c’est à dire pourtant notre fond de commerce électoral.

Car ne nous y trompons pas. Derrière les mots policés sur « la cohérence de la ligne », il y a une réalité plus crue : la peur panique d’être assimilé à l’ultradroite. La volonté obsessionnelle de se distinguer de tout ce qui dépasse. La dédiabolisation poussée jusqu’à l’autocastration.

Dissolution annoncée de groupuscules avant même d’être au pouvoir. Purges internes régulières. Mise à distance de ceux qui, pendant des années, ont tenu le terrain culturel, militant, médiatique, souvent seuls, souvent diffamés, parfois poursuivis.

Tous ceux qui ont diffusé, avant le RN, les thèmes aujourd’hui repris dans ses discours : identité, immigration, insécurité, souveraineté. On les a utilisés. On les a ringardisés. On les jette. On les purge alors même que sans eux, les députés, conseillers régionaux, départementaux, ne mangeraient pas leur gamelle mensuelle. Sans l’agit-prop de ces dernières décennies, sans le combat médiatique alternatif, pour lever le voile sur les compromissions du système, les députés RN ne seraient pas aussi nombreux à l’Assemblée nationale, et Jordan Bardella ne serait pas en mesure d’être président de la République.

Et tout cela pour quoi ? Pour atteindre les fameux 50 % à la présidentielle. Pour rassurer "le centre". Pour apparaître comme le RPR des années 1990, version toilettée, cravate droite et langage aseptisé ? Pour finir comme Chirac en 2002, leader de la lutte antifasciste contre Jean-Marie Le Pen ? La boucle serait bouclée…

On nous promettait une table renversée. On obtient une chaise ajoutée à la table existante. Certains continuent d’y croire. Ils se disent que c’est une stratégie. Qu’une fois au pouvoir, l’ADN initial reviendra. Que la fermeté viendra après la victoire. Qu’il faut quand même voter pour eux, parce qu’il n y a plus le choix". Illusion totale.

Comment imaginer qu’un parti qui se recentre méthodiquement, qui écarte les plus déterminés, qui rompt avec ceux qui incarnent la radicalité de ses thèmes, pourrait soudain se "re-radicaliser" une fois au sommet ? Une fois élu, il devra déjà affronter une moitié du pays hostile, des institutions méfiantes, des médias en embuscade, une haute administration rétive. Croyez-vous qu’il choisira ce moment-là pour durcir le ton ?

Non. Il gouvernera avec prudence. Avec compromis. Avec calcul. Il offrira des postes aux plus modérés, aux ralliés de la dernière heure. A ceux qui sont capables de s’étouffer chaque matin avec des couleuvres jusqu’aux tripes. Et ceux qui rêvent d’un sursaut découvriront qu’il n’y a plus personne pour l’incarner.

Le drame n’est pas seulement stratégique. Il est moral.

Un parti qui prétend incarner l’opposition nationale rejette ceux qui, parfois maladroitement, parfois excessivement, mais sincèrement, ont porté les mêmes thèmes dans la rue, dans les associations, dans les médias alternatifs. Au lieu de les intégrer, de les canaliser, de les former, il les traite comme des embarras.

Cette logique est suicidaire.

Car un mouvement n’est pas qu’une machine électorale. Il est aussi un écosystème. Une avant-garde intellectuelle. Une base militante. Une capacité d’occupation culturelle. En rompant avec cet écosystème, le RN se transforme en parti classique, dépendant des sondages et des plateaux télé.

Il croit gagner en respectabilité. Il perd en profondeur.

La vérité est brutale : ce pays glisse. Et sa principale force d’opposition institutionnelle choisit l’édulcoration plutôt que l’affirmation. Elle renonce à ceux qui ont préparé le terrain pour séduire ceux qui ne voteront jamais pour elle. On peut continuer à mettre des bulletins dans l’urne en espérant un réveil tardif. On peut se raconter que "c’est la seule option".

Mais il faut au moins avoir le courage de regarder les choses en face : on ne reconquiert pas en s’excusant d’exister. On ne change pas un régime en imitant ses codes. Et on ne bâtit pas une alternative en trahissant ceux qui ont tenu la ligne quand elle n’était pas rentable.

La dédiabolisation permanente finit toujours par produire une chose : la dilution... avant la trahison finale.

Article paru sur Breizh-Info (cliquez ici).

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mardi, 24 février 2026

En France, une impressionnante dérive répressive et liberticide

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Source Polémia cliquez ici

La France devient la lanterne rouge de la zone euro, l’insécurité explose, l’immigration ne s’arrête pas, le narcotrafic s’installe partout et sa classe politique est démonétisée. Mais nos « pouvoirs publics », si impuissants à garantir le bien commun, ont en revanche beaucoup œuvré pour réduire nos libertés, pour censurer les voix dissidentes, pour surveiller, ficher et contrôler la population. Les législations, souvent de circonstance, se sont ainsi amoncelées : peu efficaces pour garantir la sécurité réelle des citoyens, elles ont cependant pour effet de bâtir dans la durée un édifice répressif de plus en plus opaque. Ainsi, entre 2008 et 2022, le nombre d’articles, dans la partie législative du Code de procédure pénale, est passé de 1.722 à 2.403, et ce, tant en raison des travaux parlementaires que de la transposition de textes supranationaux. Et cette augmentation continue nourrit en retour le pouvoir croissant des juges non élus, qui peuvent puiser à l’envi de nouvelles incriminations dans ce fatras législatif et réglementaire. Petite synthèse de plus de 15 ans d’intentions, de mesures et de dérives liberticides à la française.

Michel Geoffroy

2008

Décret du 27 juin 2008. L’objectif affiché était de tirer les conséquences de la fusion des Renseignements généraux et de la Direction de la surveillance du territoire pour former la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur. Or ce fichier élargissait considérablement la collecte de données personnelles, afin de « centraliser et d’analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au gouvernement ou à ses représentants pour l’exercice de leurs responsabilités ». Ce décret a été retiré le 20 novembre 2008. Après correction, il a été remplacé par un nouveau fichier baptisé Edvirsp (abréviation d’« exploitation documentaire et valorisation de l’information relative à la sécurité publique »).

À noter que l’essentiel du dispositif initial a été repris par les décrets de décembre 2020.

 • 2009

Ordonnance du 30 janvier 2009 « relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ». Cette ordonnance crée toute une série d’obligations déclaratives nouvelles pour les professions juridiques et bancaires, afin de pister l’origine des capitaux mouvementés ; obligations bureaucratiques qui s’imposent aussi aux citoyens in fine. Mais le narcotrafic ne semble pas particulièrement gêné par ces dispositions…

2010

Loi du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public.

Cette loi affiche deux objectifs : « mieux réprimer le phénomène des bandes violentes et, d’autre part, mieux protéger les personnes travaillant dans les établissements d’enseignement scolaire ».

Une nouvelle incrimination est instaurée, réprimant « la participation à une bande ayant l’intention de commettre des violences ou des atteintes aux biens concertées ». Ainsi, « le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou la destruction ou dégradation de biens, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende ». Le fait d’utiliser un « moyen de dissimuler volontairement son visage » sera considéré comme une circonstance aggravante des délits de violences volontaires (un décret publié le 19 juin 2009 prévoit déjà de punir d’une amende de 1.500 euros, 3.000 euros en cas de récidive, le fait de dissimuler son visage « au sein ou aux abords immédiats d’une manifestation »).

Cette loi n’a manifestement pas atteint son objectif affiché, comme en témoignent la prolifération des bandes dans certaines parties du territoire et les violences des groupuscules d’extrême gauche !

Loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, entrée en vigueur le 11 avril 2011. L’application réelle de cette loi, censée viser l’islamisme, est cependant sujette à caution, de l’aveu même des autorités.

2011

La France est désormais la championne d’Europe de la surveillance des télécommunications. Comme le relève la Commission européenne dans l’annexe d’un rapport en avril 2011, il a été procédé, en 2009, à pas moins de 514.813 demandes d’accès aux « logs », données (qui a téléphoné ou envoyé un mail à qui, quand, d’où, pendant combien de temps ?) conservées par les opérateurs de téléphonie fixe ou mobile, et les fournisseurs d’accès à Internet. Pays le plus peuplé d’Europe, l’Allemagne n’en a réalisé que 12.684, soit 42 fois moins que la France.

 • 2012

Loi du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel.

Cette loi fixe une nouvelle définition du harcèlement sexuel, établit des circonstances aggravantes et détermine les sanctions qui y sont associées. Le harcèlement sexuel est défini comme « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ». Par ailleurs, est assimilé au harcèlement sexuel « le fait, même non répété, d’user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers ».

La loi crée aussi un nouveau délit qui vise les actes discriminatoires faisant suite à un harcèlement sexuel : désormais, « toute distinction opérée entre les personnes résultant du fait qu’elles ont subi ou refusé de subir des faits de harcèlement sexuel ou témoigné sur de tels faits » constitue une discrimination.

2013

Avril 2013 : le site d’information Atlantico publie une vidéo montrant, dans les locaux du Syndicat de la Magistrature (SM), un « mur des cons » sur lequel sont affichées des photos de diverses personnalités politiques — en général de droite — et de parents de victimes. La présidente du SM sera condamnée à 500 € d’amende pour « injures publiques » en 2019 et à des dommages et intérêts, peine devenue définitive en 2021.

La loi du 17 mai 2013 « ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe » est adoptée malgré de nombreuses manifestations hostiles, réprimées parfois violemment par les forces de l’ordre, à Paris.

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dimanche, 22 février 2026

La fin du privilège rouge

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Le pouvoir intellectuel de la gauche est-il en train de basculer? C’est la question que pose Pascal Praud dans son édito du dimanche sur le JDD. La mort de Quentin Deranque réveille les consciences. À l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu admoneste Mathilde Panot : « Ce que vous venez de faire est ignoble et abject. » La députée insoumise opposait la mort de Quentin à celle de Federico Martin Aramburu, assassiné en 2022 par deux militants d’extrême droite. Renvoyer dos à dos les violences d’où qu’elles viennent est le réflexe habituel.

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Source : Journal du dimanche 22/02/2026

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samedi, 21 février 2026

Gabriele Adinolfi : « La droite radicale soutient unanimement le gouvernement Meloni dans son bras de fer avec la magistrature concernant les migrations »

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Un entretien avec Gabriele Adinolfi

publié par Breizh Info cliquez ici

Le Parlement européen a récemment adopté deux textes qui modifient le droit d’asile et pourraient ralentir la submersion démographique qui heurte de plein fouet notre continent. L’Italie de Giorgia Meloni, qui travaille actuellement sur un projet de loi national sur l’immigration, est à l’origine de  ces textes.

Pour comprendre les tenants et les aboutissants de la politique migratoire italienne, nous avons interroger Gabriele Adinolfi, militant de troisième voie, journaliste et fondateur du think tank  « Centro Studi Polaris ».

Breizh-info.com : Le gouvernement de Giorgia Meloni a remporté une victoire à Bruxelles, avec l’adoption de deux textes qui modifient la législation relative au droit des réfugiés. Il sera désormais possible d’externaliser hors de son territoire le traitement des demandes d’asile, et la liste des pays sûrs a été harmonisée au niveau européen. Ces mesures seront-elles, selon vous efficaces pour freiner les départs ?

Gabriele Adinolfi : Elles ont déjà prouvé leur efficacité en Italie. Toutefois, à elles seules, ne suffisent pas : elles doivent s’inscrire dans une vision plus large, capable de prendre en compte deux éléments fondamentaux. Le premier concerne la démographie, dans toutes ses dimensions. Dans quinze ans, notre population sera réduite par le décès des plus de 70  ans, qui sont très nombreux ; et la tranche d’âge en bonne santé, capable de travailler et de combattre, sera, elle, au minimum. La contraction économique prévue par la Banque d’Italie dans ces conditions est de 11 % d’ici 2040. La nouvelle condition féminine pousse les femmes à devenir mères de plus en plus tard. Ces vingt dernières années, l’âge moyen du premier accouchement est passé de 24 à 32 ans. L’industrie et l’armée ont un besoin pressant de main-d’œuvre, comme c’est le cas dans tous les pays riches confrontés à une crise démographique. La Russie, par exemple, propose la nationalité à de nombreux ressortissants de différentes régions du monde, le Japon ouvre ses frontières. La seule exception est celle des États-Unis qui, contrairement aux autres pays développés, ont augmenté leur population de 35 % au cours des vingt-cinq dernières années, parvenant ainsi à couvrir leurs besoins.

Il y a ensuite les accords internationaux, les lois et, surtout, l’idéologie des magistrats chargés de les interpréter, lesquels sont, pour la plupart, de gauche.

Dès lors, seule une politique intelligente et visionnaire permettra de modifier la situation. Elle ne peut se limiter à la régulation et à la sélection des flux : elle doit aussi inclure des mesures de soutien à la natalité, des accords internationaux fondés sur des proximités linguistiques, religieuses et culturelles, des incitations à l’automatisation, ainsi qu’une coopération avec l’Afrique afin que la main-d’œuvre supplémentaire pour nos industries puisse travailler sur place plutôt qu’ici.

Il n’est aucun de ces axes dans lesquels notre gouvernement ne soit pleinement engagé.

Je ne sais pas s’il parviendra à accomplir des miracles, mais il est assurément le seul gouvernement d’une grande nation, avec celui du Japon, à agir avec autant de détermination et d’efficacité.

Breizh-info.com : Fratelli d’Italia est un parti ouvertement européiste, un de ses buts est d’imposer un changement de paradigme en matière d’immigration au sein des instances de l’Union européenne. L’adoption des deux textes précédemment cités représente une première étape. Pensez-vous qu’il soit possible d’y inverser ce paradigme immigrationniste ?

Gabriele Adinolfi : Heureusement, Fratelli d’Italia est européiste ! Oui. Je suis convaincu qu’une fois les besoins industriels et militaires assurés — de préférence en grande partie grâce à une nouvelle projection vers l’Afrique — il est également dans l’intérêt des oligarchies occidentales de mettre un terme à un processus devenu incontrôlé, dont tirent pourtant d’immenses profits des organisations qualifiées de « philanthropiques ».

Bien entendu, changer de paradigme ne signifie pas que cette dynamique puisse produire des résultats définitifs en moins de deux générations. Mais c’est possible.

Breizh-info.com : Toutefois, le gouvernement essuie de vives critiques de la part des partis souverainistes ou patriotes qui considèrent le décret sur les flux comme une incohérence. Ils y voient une mesure seulement sémantique où l’immigration légale est remplacée par l’immigration illégale, ce qui, on en conviendra, n’entraîne guère un changement sur le plan civilisationnel. Comment le gouvernement justifie-il cette incohérence  ?

Gabriele Adinolfi : Je ne sais pas vraiment qui sont aujourd’hui ces partis souverainistes ou patriotes en Italie. Heureusement, ce cirque de hurleurs — dépourvu de toute connaissance de l’histoire, de l’économie, de la politique et de la réalité, parlant sans jamais se fonder sur les faits et servant involontairement la pieuvre globale autant que Soros — n’existe aujourd’hui chez nous que sur les réseaux sociaux.

En revanche, la droite radicale soutient presque unanimement le gouvernement dans son bras de fer avec la magistrature concernant les migrations.

Breizh-info.com : Vous avez dénoncé la désinformation des partis de gauche et des souverainistes qui sous-estiment les succès du gouvernement, soulignant le bilan somme toute positif de la politique migratoire de Meloni : en 2024, les débarquements d’immigrés ont chuté de 64 % comparativement à 2023 et en 2025, ils ont continué de diminuer de 58 % par rapport à 2024. Quelles ont été les actions entreprises pour atteindre ces résultats ?

Gabriele Adinolfi : Il y a eu des changements politiques, réglementaires et financiers que certaines ONG et observateurs jugent pénalisants ou indirectement restrictifs. Le gouvernement de Giorgia Meloni a adopté des mesures visant à limiter l’activité des navires des ONG, avec des règles et sanctions plus strictes pour les navires de sauvetage, la possibilité de blocage naval et des amendes pouvant atteindre 50 000 euros pour tout navire enfreignant la réglementation.

Il a également mis en place des procédures accélérées et des détentions plus fréquentes, modifiant ainsi la structure de l’accueil, le rôle des organisations et l’accès aux financements.

Dans le cadre de sa ligne dure sur l’immigration, le gouvernement a signé avec l’Albanie un accord pour créer des centres de traitement rapide (CPR) sur le territoire albanais, destinés à accueillir et traiter les migrants irréguliers avant d’éventuels rapatriements ou décisions relatives à l’asile. L’objectif était de déporter vers ces centres les migrants interceptés en mer ou déjà expulsés d’Italie, afin de les traiter en dehors du territoire communautaire.

Le gouvernement n’a jamais cédé aux injonctions des juges et a continué à transférer des migrants en Albanie, sachant qu’ils seraient relâchés sur ordonnance judiciaire. Cette stratégie lui a permis de bénéficier du soutien de la Commission européenne et de porter le conflit entre politique et juridiction à l’échelle européenne.

Par ailleurs, il a conclu des accords de maîtrise des flux migratoires avec la Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Niger et la Turquie. Il reste cependant une zone de la Libye avec laquelle aucun accord n’a pu être trouvé : celle contrôlée par Haftar, l’homme des Russes et des Américains, qui favorise les migrations.

Breizh-info.com : Dans le nouveau décret sur la sécurité qui a été adopté par le Parlement italien, un point concerne la possibilité de recourir au blocus naval en cas de pression migratoire excessive. La mesure doit encore être validée par la Présidence chargée d’évaluer la conformité de la loi aux traités internationaux avant l’approbation définitive. Cela a-t-il des chances de passer ? Une autre lecture des traités internationaux est-elle possible ?

Gabriele Adinolfi : Bien sûr. Les magistrats appliquent les lois et, malheureusement, les interprètent souvent de manière idéologique, mais ils ne les rédigent pas et ne concluent pas d’accords internationaux. Il suffit de savoir les rédiger correctement et de les faire adopter.

Le Plan Mattei, proposé par l’Italie pour une politique euro-africaine et auquel Giorgia Meloni est particulièrement attachée, pourrait se révéler décisif, non seulement pour l’Italie, mais pour une grande partie de l’Europe.

Breizh-info.com : Selon vous, quelles autres mesures pourraient être entreprises au niveau européen pour endiguer cette submersion migratoire qui nous afflige ?

Gabriele Adinolfi : En l’espace de quelques générations, il est possible de transformer la situation à condition d’agir sur tous ces axes :

• contrôle coordonné des migrations

• sélection ethnoculturelle

• politique démographique

• automatisation et robitisation pour réduire la nécessité de main d’oeuvre

• rédaction de nouvelles lois et de nouveaux traités

• création d’un espace géo-économique euro-africain, à ne pas confondre avec un espace afro-européen, qui en est distinct.

Breizh-info.com : Question finale sur un autre sujet : vous avez connu et vécu activement les années de plomb. Comment percevez vous le climat politique en France aujourd’hui et le retour de cette violence létale, avec l’assassinat de Quentin jeudi dernier ? »

Gabriele Adinolfi : Le climat en France est empoisonné en raison de la stratégie criminelle de la gauche et de l’impréparation de la droite, qui semble errer sans repères, ce qui est très préoccupant, car l’indignation suite au lynchage abominable du jeune Quentin à Lyon risque de pousser des personnes inexpérimentées à agir de manière tragique et irréfléchie. Sans une réponse politique et juridique appropriée, il sera très difficile d’éviter des catastrophes.

Notez qu’au lendemain du meurtre, Giorgia Meloni a demandé l’ouverture d’une enquête afin de pouvoir poursuivre Raphaël Arnault et Jacques-Élie Favrot pour les activités qu’ils ont menées lors de leurs séjours en Italie.

Propos recueillis

par Audrey D’Aguanno

NDLR SN : livres de Gabriele Adinolfi cliquez ici

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Le Salon de l’Agriculture, tragique miroir de nos campagnes

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Yves Thréard

Un Salon de l’agriculture sans vaches, c’est un peu comme un circuit automobile sans bolides ou un musée sans toiles de maître. Triste spectacle qui ne plaira peut-être qu’aux ayatollahs de l’écologie en guerre contre les rejets de gaz à effet de serre émis par les bovins. Un spectacle désolant, tragique miroir de nos campagnes qui se vident de leurs fermes, de leurs troupeaux et de leurs paysans.

À l’heure de l’angélus, il y a malheureusement de moins en moins de monde dans les champs. La France compte dix fois moins d’exploitations qu’il y a soixante ans. La détresse est telle qu’un agriculteur se donne la mort presque tous les jours. Face aux crises en tout genre, sanitaires ou économiques, les plans d’urgence ont beau se succéder à coups de centaines de millions d’euros, rien n’y fait : la terre se dérobe sous nos pieds. Pour la première fois depuis 1978, notre balance commerciale agricole a même plongé dans le rouge l’année dernière. Une alerte qui ne devrait laisser personne indifférent. La souveraineté alimentaire de la première puissance agricole européenne est en jeu !

L’équation à résoudre peut se résumer en une formule bien connue : comment avoir le beurre et l’argent du beurre sans tuer la crémière ? Les Français aiment leurs agriculteurs, car ils forcent le respect : ils travaillent dur pour gagner peu. Mais les Français aiment-ils leur agriculture ? Ils veulent consommer local, dénoncent l’emploi des produits phytosanitaires, s’élèvent contre les accords de libre-échange, mais beaucoup cherchent toujours les prix les plus bas, d’autres pestent contre la présence d’une étable près de chez eux et certains s’opposent à l’ouverture d’une réserve d’eau. Aux incohérences des consommateurs s’ajoutent les contraintes européennes et les provocations des écolos terroristes.

Quel modèle agricole voulons-nous ? Incapables de fixer un cap, nos gouvernants successifs restent en mode défensif. D’où la défiance de plus en plus grande des campagnes et la fronde de plus en plus violente du monde paysan contre les représentants du pouvoir.

Source : Le Figaro 20/2/2026

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mercredi, 18 février 2026

La complaisance coupable de Sciences Po Lyon avec l’extrême gauche

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Source Le Salon beige cliquez ici

Après le meurtre de Quentin, des élèves et anciens élèves de différents Institut d’études politiques (IEP) plaident pour que l’on réexamine les subventions publiques attribuées à des associations affiliées de près ou de loin au mouvement « antifa » :

L’extrême gauche lynche, l’extrême gauche tue. L’actualité récente a hélas particulièrement souligné que la violence politique est désormais essentiellement l’apanage d’une ultragauche radicalisée, sans limites, qui n’a plus la moindre pudeur à faire l’apologie du terrorisme, à inciter à la haine et à la violence voire à provoquer à commettre des crimes. Depuis le 7-octobre, la rhétorique des plus radicaux ne fait plus mystère non plus de leur antisémitisme. À mesure que son hégémonie culturelle s’effrite dans le pays, la violence de l’extrême gauche se déchaîne dans nos universités, nos grandes écoles et nos rues.

Parce qu’il protégeait de jeunes militantes venues manifester pacifiquement à proximité d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon, Quentin, un jeune catholique identitaire de 23 ans, étudiant en mathématiques, a été attaqué, roué de coups au sol, par les membres d’un gang « antifa ». Après avoir lutté entre la vie et la mort, Quentin a rendu son âme.

Nous dénonçons non seulement le silence et l’inaction de la direction de l’IEP de Lyon, mais surtout sa complaisance coupable avec l’extrême gauche ; en particulier avec la nébuleuse « antifa » et ses ramifications. L’école est de longue date l’otage de ces associations radicales, mais il est clair qu’un cap a été franchi, jeudi dernier, avec la survenance de ce meurtre au motif clairement politique, aux abords des salles de cours.

Le terme même de « conférence » relève ici de la fiction sémantique. Rima Hassan n’est pas une intellectuelle, et encore moins une universitaire, mais une militante politique. Il ne s’agissait ni d’une véritable conférence, ni d’un colloque où s’invite la contradiction, mais bien d’une réunion publique, un meeting politique, organisé par une élue LFI dans le grand amphithéâtre de Sciences Po Lyon. Autrement dit, la direction de l’établissement a donné son accord à la mise à disposition, en nature, de moyens publics et de son image de marque — un lieu, une logistique, une caution académique — au bénéfice d’une députée européenne dont la rhétorique violente, les prises de position clivantes et radicales, suscitent des tensions prévisibles. L’université doit être un lieu de liberté d’expression, il ne s’agit pas ici de contester le droit d’une élue de s’exprimer. Mais lorsqu’un établissement accueille un tel événement, il lui appartient d’agir avec prudence et de mettre en balance la liberté d’expression avec la prévention des troubles à l’ordre public.

Nous interrogeons donc la décision de Sciences Po Lyon, d’avoir autorisé la tenue de cet évènement dans ces conditions, sans avoir manifestement pris la pleine mesure des risques sécuritaires qu’il présentait. Or l’ordre public ne saurait être appréhendé de manière restrictive, limité au seul périmètre de l’établissement. Les violences qui ont éclaté — à quelques centaines de mètres à peine de l’amphithéâtre, dans une rue parallèle — ne sont pas étrangères à l’événement ; elles en ont constitué le débordement direct. À l’intérieur, l’acclamation d’un discours de polarisation, structuré autour d’une dialectique de l’affrontement, est une chose. À l’extérieur, le passage de la confrontation verbale à la violence physique en est une autre, naturellement plus grave encore.

Cette issue tragique est précisément la négation de l’exigence démocratique du débat pluraliste et libre, qui devrait prévaloir à Sciences Po. La liberté d’expression protège les opinions, elle ne dispense jamais d’une obligation de vigilance, et ne saurait servir de paravent à l’intimidation ni d’alibi à la violence. Nul ne peut s’en prévaloir pour justifier une complaisance, fût-elle passive, à l’égard de groupes qui recourent à la pression, à la menace ou à la force pour faire taire leurs contradicteurs. Cet épisode révèle une dérive plus profonde des IEP. Il y règne un climat d’entre-soi, une forme d’archipélisation, qui rend impossible toute confrontation sereine des idées, pourtant essentielle à la compréhension du monde. Ces établissements ne peuvent demeurer des îlots d’hégémonie culturelle de la gauche et de l’extrême gauche, coupés des équilibres politiques réels du pays. Selon une étude de l’institut Hexagone, plus de 60% des personnalités invitées par les associations étudiantes des IEP appartiennent à la gauche et à la gauche radicale, contre à peine 3% provenant de la droite et 0% de la droite radicale. Lorsqu’un certain séparatisme intellectuel s’installe et que le pluralisme se réduit, la contradiction est perçue comme une provocation inacceptable, qui pour certains justifie la violence voire de s’affranchir du tabou de tuer.

À Sciences Po Paris, en 2024, son directeur, Luis Vassy, avait pris une décision courageuse et nécessaire. Face à un risque sérieux de troubles à l’ordre public, il avait refusé que l’établissement serve de cadre à l’intervention de cette même Rima Hassan. La décision fut attaquée, mais le Conseil d’État la valida, rappelant que le chef d’établissement est le garant d’un équilibre fragile entre libertés et ordre public.

Il est désormais temps de passer aux actes face à la menace « antifa » au niveau français comme européen. Évidemment, nous souhaitons d’abord que l’enquête aboutisse rapidement et que la justice passe. Mais la situation exige aussi une action politique forte et déterminée. En juin 2025, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait pourtant dissous en conseil des ministres le groupuscule lyonnais La Jeune Garde – suspecté d’être impliqué dans l’agression de Quentin – fondé par une autre figure très controversée de La France insoumise, le député Raphaël Arnault. Ce n’était bien sûr pas suffisant. La galaxie « antifa », tentaculaire, est constituée de différents groupes informels qui se recomposent en permanence et gravitent autour de partis politiques, dont LFI en France. En septembre de la même année, les États-Unis avaient désigné la mouvance « antifa » dans son ensemble comme une organisation terroriste, à l’échelle nationale comme internationale, à la suite de l’assassinat du militant conservateur américain, Charlie Kirk.

Début janvier 2026, Raphaël Arnault et Jean-Luc Mélenchon ont lancé un nouveau mouvement « antifa », baptisé « Éteignons la flamme-Génération antifasciste », une reconstitution de ligue dissoute à peine masquée, avec pour objectif de répondre à l’appel du leader LFI de mettre en pratique des « méthodes impactantes ».

Au lendemain de ce nouveau drame, nous appelons donc le gouvernement français à se saisir enfin de la lutte contre la menace terroriste intérieure d’extrême gauche. Au regard de la gravité des faits, des menaces proférées et des intentions criminelles revendiquées par le mouvement « antifa », ses alliés et ses satellites, le gouvernement ne peut plus se contenter de condamnations de principe. Il doit examiner la qualification de ces milices au regard de la législation antiterroriste nationale et en tirer toutes les conséquences. Cela implique que, si les critères juridiques sont réunis, elles soient qualifiées et traitées comme des organisations terroristes, avec l’activation complète des dispositifs prévus par le droit en vigueur : poursuites spécialisées devant les juridictions compétentes, dissolution et démantèlement des structures, gel des avoirs, et engagement de poursuites pénales contre toute personne apportant un concours matériel, logistique ou financier à leurs activités.

Nous appelons aujourd’hui tous les mouvements politiques qui se reconnaissent dans notre civilisation européenne qui a fait de la démocratie son modèle, à l’affirmer clairement : l’extrême gauche est la menace existentielle pour notre démocratie.

Nous appelons l’État, les établissements d’enseignement supérieur et les collectivités territoriales à réexaminer urgemment les subventions publiques attribuées à des associations affiliées de près ou de loin au mouvement « antifa ».

Nous appelons enfin le gouvernement et les députés français au Parlement européen, toutes forces politiques confondues, à se saisir d’une initiative résolue visant à inscrire la mouvance « antifa » et ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes, au regard de son idéologie mortifère pour l’Europe, notre civilisation.

Les signataires :

Édouard Bina (IEP de Lyon, promotion 2025), Jehanne Sakhi, (IEP de Lyon, 2024), Édouard Josse (IEP de Lyon, 2015), Nicolas Bauer (IEP de Paris, 2018), Robin Nitot (IEP de Strasbourg, 2022), Étienne Arsac (IEP de Saint-Germain-en-Laye, 2022), Baudouin le Roux (IEP de Paris, 2015), Rémi Tell (IEP de Paris, 2017), Marguerite Frison-Roche (IEP de Paris, 2019), Bertrand Moine (IEP de Paris, 2017), Amazigh Aichiou (IEP de Grenoble, étudiant), Léo Besnet (IEP de Paris, étudiant), Laura Pratt (IEP de Paris, étudiante), Louis Ducreux (IEP de Paris, étudiant), Manuel Gaboriau (IEP de Lyon, étudiant), Charles Pitre (IEP de Lyon, étudiant), Maxence Dupouy (IEP de Lyon, étudiant), Victor Marciniszyn (IEP de Lyon), Marc Santamaria (IEP de Grenoble, 2022), Frédéric Thibault (IEP de Lyon, étudiant), Victor Cote (IEP de Lyon, étudiant).

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Jean-Luc Mélenchon, l’heure des comptes

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Yves Thréard

La France insoumise a, bien sûr, tout à voir avec le meurtre de Quentin Deranque à Lyon. Jean-Luc Mélenchon en tête. N’est-ce pas lui qui, il y a un an, à la veille du 1er Mai, se félicitait que les membres de la Jeune Garde, milice dont seraient issus plusieurs des tueurs, protègent les cortèges de son mouvement contre les fascistes dans les manifestations ? N’est-ce pas lui qui encourageait, avec passion, « ses jeunes camarades » à continuer leurs basses œuvres ? N’est-ce pas lui qui a accepté que le fondateur de ce groupuscule sectaire, fiché S, condamné à 4 mois de prison avec sursis en 2022 pour l’agression d’un jeune homme, se présente sous les couleurs de LFI aux dernières législatives ? Ne dit-il pas, Jean-Luc Mélenchon, en bon autocrate, que, La France insoumise, c’est lui ? Alors, c’est à lui aujourd’hui de s’expliquer, de rendre des comptes, en quelque sorte.

Car la violence qui a tué Quentin Deranque n’est pas résiduelle. Elle est permanente, souhaitée, soutenue par son clan pour conduire le pays au chaos. La stratégie de la tension théorisée par Jean-Luc Mélenchon est politique quand elle hystérise les débats jusque dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Elle est physique quand elle se traduit par des opérations coup-de-poing, comme à Lyon. Elle est antisémite quand elle favorise les appels à l’intifada dans Paris ou quand elle laisse Rima Hassan cracher sa haine du sionisme dans les universités. Tout cela est calculé et ne peut en rien être relativisé par de bien commodes et déplacées comparaisons avec d’autres partis politiques.

Ici et maintenant, La France insoumise entretient un rapport douteux avec la démocratie. Et l’indécence est totale lorsqu’on entend son « Lider Maximo » inverser la charge de l’accusation pour se placer en victime et faire de sa formation un mouvement persécuté. Les Français semblent de moins en moins dupes : les deux tiers d’entre eux classent désormais Jean-Luc Mélenchon et les siens à l’extrême gauche. Cette marginalisation se traduira-t-elle par un front républicain aux prochaines élections pour faire barrage à LFI ? Ce serait souhaitable et nécessaire.

Source : Le Figaro 18/02/2026

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mardi, 17 février 2026

Ces derniers mois, il y aurait pu y avoir une dizaine de Quentin

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L'Observatoire de la violence politique cliquez ici
 
Si la mort de Quentin permet de médiatiser les violences d'extrême gauche, la réalité est que des Quentin, il y aurait pu en avoir plusieurs ces derniers mois, et la presse n'a jamais daigné en parler. Voici quelques exemples :
 
• Le 25 avril 2025, une dizaine d'antifas de l'AFA Tolosa a agressé deux identitaires à Albi. Lynchés durant un long moment, l'un a souffert de nombreux hématomes sur tout le corps, d’une entorse à la cheville et d'un traumatisme crânien, tandis que l'autre a vu son arcade être ouverte par un coup de poing américain, ce qui lui a valu huit points de suture et un traumatisme crânien également. Trois antifas ont été jugés et relaxés.
 
• Le 27 février 2025, à Rennes, des antifas ont lynché deux étudiants affiliés au RN devant la faculté de droit. Les images ont été filmées par un drone et pourtant, les 5 antifas ont été relaxés.
 
• Le 18 décembre 2025, Jean-Pierre, militant RN de 77 ans, a été agressé durant un tractage. Il a été hospitalisé plusieurs semaines après à la suite de complications. Son agresseur, Mathias Boussemart, est doctorant et professeur chargé de TD en histoire de droit au sein de l'université de Nanterre. Il n'a pas encore été inquiété par la justice.
 
• Le 29 janvier 2026, des membres de la Cocarde étutiante ont été agressés par des antifas de la Jeune Garde à Lyon. Les antifas auraient très bien pu trouver leur Quentin ce jour-là.
 
• Le 17 janvier 2026, un jeune homme de 23 ans (le même âge que Quentin !) a été agressé par des antifas à Paris. Alors qu'il voulait acheter une pizza, il s'est retrouvé face à une manifestation antifa et a été frappé car il avait un drapeau français sur son sac. Cela lui a valu trois points de suture, tandis qu'aucun antifa n'a été inquiété.
 
• Le 25 octobre 2025, à Nantes, des antifas armés ont attaqué des membres de la Cocarde qui venaient de rendre un hommage à Lola. En surnombre, ils ont heureusement été tenus à distance par les militants patriotes, dont l'un aurait très bien pu finir comme Quentin.
 
• Le 12 novembre 2025, à Lille, des antifas ont fomenté des guets-apens à l'encontre de plusieurs militants patriotes qui participaient à la soirée des droites. L'un d'eux a été lynché et a reçu un coup de pied en pleine tête, ce qui lui a fait perdre connaissance. Il s'est ensuite fait voler ses affaires. Hospitalisé, le militant avait le crâne fêlé, les lèvres ouvertes, le nez dévié, des dents abîmés, des hématomes partout.
 
• Le 2 octobre 2025, à Saint-Étienne, quatre antifas sont entrés dans le domicile d'un militant d'Action française pour le lyncher. Roué de coups, il s'en est sorti avec deux points de suture et une fracture du poignet.
 
En août 2025, à Marseille, des antifas ont collé des affiches avec les visages de plusieurs militants de la Cocarde et de Défends Marseille, tout en dévoilant leurs informations personnelles. L'affiche indiquait : "On te croise, on te fume". ...
 
Plus l'extrême gauche multiplie les violences, plus elle multiplie les risques de tuer un opposant politique. Avec Quentin, malheureusement, ça a fini par arriver...
 

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lundi, 16 février 2026

Mort de Quentin, les fascistes de l’anti-fascisme

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Vincent Trémolet de Villers

Puisqu’Emmanuel Macron se réfugie une fois encore dans la nuit de l’équivalence ; puisqu’une grande partie des médias se voile le visage avec le mouchoir du Tartuffe ; puisque la France Insoumise ajoute dans sa défense l’obscène à l’odieux, il convient de rappeler calmement pourquoi Quentin est mort.

D’abord Rima Hassan reçue comme une rock star à Sciences-Po Lyon. À quel titre une femme dont la seule œuvre consiste à nazifier Israël, donc à justifier par ses mots – « le Hamas a une action légitime »- les pogroms d’hier et préparer les massacres de demain, est-elle reçue ainsi ? À Paris, Sciences-Po a refusé sa venue mais ailleurs par lâcheté ou complaisance les universités lui font la haie d’honneur. L’extrême gauche n’a pas simplement son entrée dans les facs, sa carte dans l’audiovisuel public, elle parade aussi à l’Assemblée. Pourquoi ? Parce qu’une coalition coupable qui va de Gabriel Attal à Marine Tondelier en passant par François Hollande les a fait élire.

Ensuite parce que des milices depuis des années sèment la terreur en toute impunité. Celles qui ciblent nommément le RN, Éric Zemmour ou Bruno Retailleau, qui pourchassent les jeunes femmes de Nemesis, qui intimident les catholiques et protègent les islamistes. « Le fascisme peut revenir sur scène à condition qu’il s’appelle antifascisme » nous a prévenus Pasolini. Ce « totalitarisme antifasciste » prophétisé par Finkielkraut était là à Lyon jeudi soir dans sa forme la plus sauvage mais il plane dans l’atmosphère depuis trop longtemps comme un conformisme vénéneux. Une génération entière formée à déshumaniser tout ce qui s’approcherait de près ou de loin de « l’extrême droite », un personnel politique qui par couardise donne le change, un clergé médiatique qui forge les anathèmes et à la fin un gamin venu paisiblement protéger une banderole contre « l’islamo gauchisme dans nos facs » qui meurt sous un déchaînement de coups. Des coups sans visage puisque les bourreaux portent toujours une cagoule. Quentin dans cette histoire n’est pas « un militant » pris dans une « rixe » mais un martyr de la liberté d’expression que l’extrême-gauche, aidée par trop de complices, veut remplacer par son hideuse loi de la meute.

Source : Le Figaro 16/02/2026

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mardi, 10 février 2026

Victimisation ou Reconquête ? La droite politique, culturelle comme médiatique doit cesser de tendre la joue

Présidentielle 2022 : comment le Trocadéro est devenu un symbole pour la  droite

Une tribune libre de Yann V. parue sur Breizh Info (cliquez ici). Le combat des idées, l'affirmation de ce que l'on est, dans la durée, encore et toujours, la réponse systématique : à Synthèse nationale, c'est notre credo depuis vingt ans...

Il y a une chose que la droite française doit comprendre – vite, et sans se raconter d’histoires : on ne gagne pas une bataille de civilisation en se comportant comme un club de soutien psychologique. On ne rallie pas des hommes debout avec des vidéos de types à terre. Et surtout, on ne bâtit pas une promesse d’ordre en exhibant, en boucle, sa propre impuissance comme si c’était une médaille.

Je vais le dire sans détour, parce que personne n’ose le formuler clairement : la “vidéo-victimisation” est une drogue. Elle donne des shoots d’indignation, des likes faciles, des "Courage !" en commentaires, et ça fait monter l’audience comme une perfusion d’adrénaline. Mais politiquement, culturellement, symboliquement, c’est un poison. À force de montrer qu’on se fait humilier, voler, casser, expulser, bousculer, et qu’on revient la semaine suivante pour recommencer – on imprime dans les têtes un message simple : "Nous sommes faibles, et nous acceptons de l’être".

Or la  politique, ce n’est pas seulement des idées. C’est une affaire de gravité, de verticalité, de prestige. Les gens ne suivent pas des victimes professionnelles. Ils suivent ceux qui dégagent une énergie d’action, une capacité à tenir, à durer, à encaisser sans pleurnicher, à se relever sans s’exhiber. Une femme, normalement, ne fait pas un enfant avec un homme qui ne lui inspire aucune sécurité. Ce n’est pas un slogan, c’est une loi anthropologique. La confiance naît du sentiment de protection. Et ce qui vaut dans l’intime vaut dans le collectif : on ne confie pas l’avenir de son pays à des gens qui ont l’air de se faire bolosser avec une sorte de jouissance morale.

Je n’écris pas ceci par haine, ni pour jouer au "plus pur que toi". J’écris parce que je suis fatigué de voir notre camp saboter sa propre image à coups de contenus "martyrs en 4K". Il y a une grande confusion : certains croient qu’être "la cible" prouve qu’on est "dans le vrai". Comme si la violence adverse était un label de qualité. Non. La violence adverse est un fait, parfois inévitable, et qui doit être traité comme tel : avec stratégie, discipline, et organisation. Pas comme un spectacle.

Car le problème, bien souvent, n’est même pas le courage individuel. Le problème, c’est l’amateurisme. Aller volontairement se jeter dans une nasse hostile, sans service d’ordre, sans repérage, sans plan de repli, sans cadre juridique, puis pleurer devant la caméra quand ça dégénère, ce n’est pas du courage : c’est de l’imprudence mise en scène. Et l’imprudence, en politique, coûte cher aux autres. Elle décourage les sympathisants, elle affaiblit les militants, elle donne aux adversaires la certitude qu’ils peuvent chasser, intimider, confisquer l’espace – sans conséquence.

Alors oui : la droite doit arrêter de faire les victimes. Mais qu’on s’entende bien sur "rendre les coups". Je ne parle pas de fantasmes adolescents, de bagarre romantique, de "guerre civile" chantée par des bavards. Je parle de riposte intelligente, légitime, et surtout efficace.

Rendre les coups, c’est d’abord refuser le récit imposé. C’est nommer, démonter, exposer. C’est cesser de s’excuser d’exister. C’est refuser la position de proie médiatique. C’est apprendre à répondre du tac au tac, à retourner l’accusation, à faire payer le prix symbolique à ceux qui croient avoir tous les droits.

Rendre les coups, c’est ensuite l’organisation. Pas la bravade. L’organisation. Un dispositif de sécurité adapté, une discipline collective, une préparation du terrain, une maîtrise de la logistique. C’est éviter de livrer des "moments" gratuits à l’ennemi. C’est comprendre que, dans une université, une manifestation, un reportage "dans la fosse", vous êtes dans un théâtre d’hostilité : si vous y allez, vous y allez pour occuper l’espace, pas pour servir de punching-ball pédagogique. Si vous ne pouvez pas occuper, vous ne venez pas. On ne fait pas de politique en tendant la joue.

Rendre les coups, c’est aussi l’arme qui fait paniquer nos adversaires : le droit, la procédure, la plainte systématique, la traçabilité, la documentation. Chaque dégradation, chaque intimidation, chaque agression doit produire un coût. Pas un tweet. Un coût. Dépôts de plainte, constitution de dossiers, suivi, publicité méthodique, pression locale. Ceux d’en face ont compris une chose : l’impunité est un carburant. Il faut l’assécher. Et l’assécher demande du sang-froid, pas du cinéma.

Mais je vais plus loin : la droite doit aussi montrer l’exemple. Parce que l’autorité ne se proclame pas, elle se pratique. On ne peut pas réclamer l’ordre et vivre dans le désordre. On ne peut pas exiger la discipline nationale et se complaire dans la querelle de chapelles, la jalousie d’ego, le narcissisme de micro-audience. On ne peut pas dénoncer la décadence en mimant les codes d’un monde décadent : hystérie, indignation permanente, victimisation performative, mise en scène de soi.

Ce que les Français veulent entendre, au fond, c’est simple : "Nous allons tenir. Nous allons bâtir. Nous allons protéger". Ils cherchent des gens qui donnent envie de s’aligner, pas de s’excuser. Des gens qui respirent la maîtrise, pas la plainte. Des gens qui inspirent le respect, pas la pitié.

Aujourd’hui, trop de figures de droite confondent "faire parler de nous" et "imposer une force". Or la notoriété n’est pas la puissance. La puissance, c’est la capacité à durer, à structurer, à conquérir, à former, à transmettre. La gauche radicale l’a compris : elle protège ses nervis, elle fabrique ses héros, elle transforme ses agresseurs en victimes. Et nous, que faisons-nous ? Nous transformons nos victimes en contenu.

Stop.

Il faut une droite qui cesse de quémander. Une droite qui cesse de trembler devant les injonctions morales. Une droite qui cesse de s’exhiber en martyr. Une droite adulte, stratégique, enracinée, disciplinée. Une droite qui ne cherche pas à être aimée par ses ennemis, mais respectée par le peuple.

Là est le choix : la posture victimaire ou la reconquête. La plainte ou l’exemple. Le buzz humiliant ou le travail de puissance.

Se faire sciemment bolosser en boucle n’est pas une stratégie. C’est une défaite mise en abonnement.

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