vendredi, 06 mars 2026
L’aveuglement d’une droite qui a oublié les intérêts européens

Julien Dir
Il se passe quelque chose d’étrange dans une partie de la droite occidentale. Une sorte de vertige intellectuel, une suspension brutale de la mémoire. Comme si vingt années d’erreurs stratégiques, de guerres désastreuses et de chaos géopolitiques n’avaient jamais existé.
Depuis quelques jours, certains milieux conservateurs et même identitaires applaudissent presque mécaniquement l’idée d’une confrontation militaire avec l’Iran. Non pas après un débat stratégique sérieux. Non pas à la suite d’une réflexion sur les intérêts européens. Mais par réflexe pavlovien : parce que l’initiative viendrait de Washington. Parce que Donald Trump serait impliqué. Et parce qu’Israël serait concerné.
Cette attitude est stupéfiante.
Car ces mêmes milieux politiques furent, il n’y a pas si longtemps, parmi les critiques les plus virulents des aventures militaires américaines. Beaucoup d’entre eux dénonçaient à juste titre l’invasion de l’Irak en 2003. Ils parlaient alors de mensonges d’État, d’ingénierie du chaos, d’erreur stratégique monumentale. L’Afghanistan, vingt ans plus tard, s’est terminé dans l’humiliation et la fuite.
Les faits sont pourtant têtus. L’Irak n’est pas devenu une démocratie stable. La région a sombré dans la fragmentation, la guerre civile et la montée des milices islamistes. L’État islamique est né dans ce chaos. Et l’Europe, elle, en a payé le prix : attentats, déstabilisation régionale, vagues migratoires massives.
Alors une question simple devrait s’imposer : les leçons du passé n’ont-elles servi à rien ?
Pourquoi ce soudain enthousiasme pour une nouvelle confrontation au Moyen-Orient ? Pourquoi faudrait-il, encore une fois, suivre Washington dans une stratégie dont les conséquences toucheront d’abord l’Europe ?
Car soyons clairs : les guerres américaines au Moyen-Orient ne restent jamais au Moyen-Orient. Elles débordent. Toujours.
Et elles débordent vers l’Europe.
Il faut poser une question que presque personne n’ose formuler dans le débat public : qu’ont fait les Iraniens aux Européens, en Europe ? Quelle guerre ont-ils déclenchée contre nous ? Quelle invasion ont-ils menée contre nos peuples ?
L’Iran est une puissance régionale avec ses ambitions, ses réseaux et ses rivalités. Mais il n’est pas l’ennemi existentiel de l’Europe. Pas plus que la Russie n’est l’ennemi civilisationnel que certains voudraient désigner. Cette inflation permanente d’ennemis sert surtout à masquer une réalité : l’absence totale de doctrine européenne.
Depuis des décennies, l’Europe n’a plus de politique étrangère. Elle n’a plus de vision stratégique autonome. Elle navigue entre les injonctions américaines, les pressions israéliennes, les pétrodollars du Golfe et les calculs économiques.
Et le résultat est grotesque.
Certains prétendus défenseurs de l’Occident sont capables de dénoncer l’immigration islamiste chez eux… tout en fermant les yeux sur les alliances avec des régimes qui financent précisément cet islam politique. On nous parle de civilisation européenne, mais on s’aligne sans broncher sur les intérêts du Qatar ou de certaines monarchies du Golfe.
Il y a là une incohérence profonde.
La droite européenne ne peut pas prétendre défendre son identité, sa souveraineté et son avenir si, dans le même temps, elle accepte d’être une simple annexe géopolitique d’autres puissances.
Le monde change. Les blocs se recomposent. Les équilibres basculent. Et l’Europe, pendant ce temps, continue de penser comme une province, un pays vaincu.
Le véritable enjeu n’est pas de choisir entre Washington, Tel-Aviv, Téhéran ou Doha. Le véritable enjeu est de savoir si l’Europe veut enfin redevenir un acteur stratégique autonome.
Cela suppose une rupture intellectuelle.
Une droite adulte devrait être capable de soutenir les États-Unis lorsqu’ils défendent réellement les intérêts occidentaux… et de s’y opposer lorsque leurs choix entraînent le continent dans des conflits qui ne servent ni nos peuples ni notre avenir.
L’amitié n’est pas la soumission. Y’a t’il encore le droit de remettre en question un soutien inconditionnel à Israël quand bien même tout cela ne nous regardait pas ? Et l’alliance avec les États-Unis ne doit pas devenir une abdication permanente de la souveraineté européenne.
Sinon, l’histoire se répétera. Les mêmes guerres. Les mêmes illusions. Les mêmes ruines.
Et l’Europe, une fois de plus, paiera la facture.
Source : breizh.info
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La soi-disant menace russe en Europe est un mensonge d’Etat !
Marc Rousset, Riposte laïque cliquez ici
« Moi je dis qu’il faut faire l’Europe avec un accord entre Français et Allemands. Une fois, l’Europe faite sur ces bases, alors on pourra essayer, une bonne fois pour toutes, de faire l’Europe tout entière avec la Russie aussi, dût-elle changer de régime. Voilà le programme de vrais Européens. Voilà le mien. »
Paroles prophétiques du général De Gaulle,
le 29 mars 1949,
Conférence de Presse au Palais d’Orsay
« L’avenir de l’Europe est eurasiatique, pas euro-atlantique. »
Général Vincent Desportes
« Nous avons besoin des Russes et ils ont besoin de nous. »
Nicolas Sarkozy,
président de la République
« Qui croit encore à la menace d’une invasion soviétique ? En revanche, la présence de bases et de forces américaines en France et l’appartenance de notre pays à une organisation militaire dirigée par les Américains risquent de mêler un jour la France, contre son gré, à des conflits qui ne la concerneraient pas. »
De Gaulle
en Conseil des ministres (1966)
« La menace existentielle n’est pas la Russie ; c’est le Sud et le Grand Remplacement ! »
Éric Zemmour,
président du Parti Reconquête
Déclaration sur BFM TV (3 mars 2025)
« Au lieu de craindre la Russie, il serait temps de la comprendre, de comprendre que, tiraillée entre deux mondes, c’est tout de même à l’Europe que ce grand pays s’identifie et que c’est son destin qu’il entend continuer à partager ? À nous d’y contribuer. »
Hélène Carrère d’Encausse
secrétaire perpétuel de l’Académie française
La Russie, Rempart de l’Europe face à la Chine, selon l’amiral français Castex (1878-1968)
Dans une chronique célèbre « Moscou, Rempart de l’Occident » de la Revue de la Défense Nationale, l’Amiral Castex, stratégiste reconnu et très grand érudit, mettait déjà en garde, en 1955, d’une façon futuriste et prémonitoire, en pleine guerre froide avec l’URSS, les Occidentaux, contre la montée en puissance à venir de la Chine. Il était bénéfique, selon lui, pour l’Occident et l’Europe, de maintenir, face à la Chine, l’avantage stratégique d’une Russie forte.
Castex s’est non seulement opposé aux théories américaines d’Alfred Mahan sur la supériorité inéluctable de la mer, mais il a aussi théorisé la rivalité à venir de la Chine avec la Russie et les Occidentaux. Il concluait sa chronique par un dialogue entre Sir Anthony Eden, secrétaire du Foreign Office et M. Molotov, ministre soviétique des Affaires étrangères, au moment de la signature des accords de Genève en 1954. Molotov avait dit à Sir Anthony Eden, à propos de certaines difficultés soulevées par les Chinois : « Que voulez-vous ? Ils ne pensent pas comme nous ! ». Castex termine l’article ainsi : « J’ai trouvé ce « nous » lourd de sens, et d’immenses espoirs ». Ce « nous » est en effet une parole historique d’une importance fondamentale, la preuve absolue que la Russie est européenne, la preuve que la Russie et l’Europe doivent conclure une Alliance vitale et bénéfique pour les deux parties, face à de nombreux dangers communs, nonobstant les nombreux avantages mutuels d’une coopération économique et technologique.
Le Mirage de la menace russe
La Russie ne songe pas à envahir l’Europe de l’Ouest, mais à défendre son pré carré assiégé
Aujourd’hui les Russes se sentent encerclés par l’OTAN à l’Ouest, par la Chine à l’Est, par les 90 millions de musulmans d’Asie centrale dont le taux de fécondité est proche de 3 enfants par femme, ainsi que par la Turquie et l’Iran au Sud, avec environ 20 millions de musulmans, 6 millions d’immigrants non naturalisés inclus, soit 15 % de la population à l’intérieur de leur pays.
Le Russe est toujours dans une posture guerrière, imaginant, à juste titre, être entouré d’ennemis voulant lui prendre son territoire grand et vide. En Asie, l’Européen, c’est le Russe ! La Russie devrait être plutôt considérée par les Européens de l’Ouest comme le « chien de garde », le bouclier protecteur de l’Europe à l’Est, face aux pays musulmans et à la Chine. Quant à l’Europe, elle devrait se considérer et être considérée comme l’Hinterland de la Russie par les Russes, plutôt que comme partie intégrante de l’agresseur OTAN, prête-nom pour l’Amérique. Si un jour le monde musulman devait se trouver à Stavropol, point de départ de la colonisation russe au XIXe siècle, ou si les Chinois devaient se trouver à l’Oural, cela constituerait pour les Européens une défaite civilisationnelle et stratégique, encore plus retentissante que la prise de Byzance (Constantinople) par les Turcs en 1453.
Luttant pour sa survie démographique dans un immense territoire à défendre, la Russie n’a pas les moyens humains, ni la moindre envie d’envahir l’Europe : elle souhaite au contraire s’en rapprocher !
Faible natalité, faible espérance de vie (alcoolisme plus particulièrement), 27 millions de morts pendant la Seconde Guerre mondiale, écroulement de la natalité après la chute de l’URSS, la Russie cumule les « peines démographiques ». Elle a suffisamment et beaucoup mieux à faire, avec ses maigres ressources humaines dans un immense territoire à défendre, que de vouloir envahir l’Europe, tentative qui serait suicidaire et stupide.
Le ciment civilisationnel unificateur de la Russie, État-Empire, c’est la civilisation européenne : perdre ce ciment providentiel augmenterait à terme les risques de sécession et d’éclatement en Sibérie ainsi que dans le Caucase car la Russie y perdrait son âme fondatrice !
La Russie de Poutine, tout comme celle de Gorbatchev, souhaite et a toujours souhaité, bien au contraire, se rapprocher de l’Europe !
Les ennemis de l’Europe, ce sont elle-même, l’immigration, l’islamisme conquérant, la Chine ainsi que les pays émergents sur le plan économique ; un quasi-ennemi sur le plan économique, militaire et culturel : les États-Unis / La Russie, un ami potentiel
Alors qu’attendent les Européens pour ouvrir enfin les yeux, face au seul véritable danger mortel de l’islamisme conquérant, de l’invasion migratoire extra-européenne conduisant au remplacement des populations et à la guerre civile ! Qu’attendent les Européens pour changer complètement leur opinion et se rapprocher de Moscou, l’Ukraine étant un problème interne de la Russie depuis la fondation de la Rus de Kiev en 882 par Oleg le Sage qui venait de Novgorod, à 180 km au sud-est de l’actuelle Saint-Petersbourg ! Les Européens devraient s’inspirer, au contraire, de la tentative manquée jusqu’à présent du président américain Donald Trump, souhaitant se rapprocher de la Russie ! Cet État-Empire surdimensionné est une menace fantasmée par les élites européennes aussi ignorantes que stupides, irréalistes, menteuses, décadentes, sans vision géopolitique réaliste de l’Avenir ! La menace russe pour l’Europe est une fable, un mensonge d’État !
* Auteur de Notre Faux Ami l’Amérique / Pour une Alliance avec la Russie – Préface de Piotr Tolstoï – Editions Librinova – Numéro 1 des ventes sur Amazon (2024) – « Version augmentée » en langue française (2026) – Immense succès en Russie aux Editions « Ves Mir », l’éditeur de Michael Gorbatchev (2025)
12:04 Publié dans Tribunes de Marc Rousset | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Du respect humain à la haine de soi, la chute de l’Occident
Guillaume d'Aram de Valada, Polémia cliquez ici
Dans ce texte, Guillaume d’Aram de Valada défend l’idée que l’Occident se ment à lui-même depuis 1945, s’engageant dans un suicide collectif, entre haine de soi, mondialisme mortifère, repentance constante et auto-flagellation politique.
Polémia
Il y a une citation, en épigraphe du roman « Les Épées » de Roger Nimier, qui peut nous faire réfléchir dans ces temps troublés : "Surtout, ne vous mentez pas à vous-même. Celui qui se ment à soi-même perd le respect de soi et des autres. Il peut être le premier à s’offenser. On éprouve parfois du plaisir à s’offenser, n’est-ce pas ? Jusqu’à en éprouver une grande satisfaction. Par-là même, on parvient à la véritable haine."
« Se mentir à soi-même », c’est à peu près ce que fait l’Occident depuis la fin de la deuxième déflagration européenne, en mai 1945. Mettre autant d’application à détruire petit à petit, en alternant les petites et les fortes doses, tout sentiment d’appartenance, toute réaction à l’oubli de sa grandeur passée, relève du suicide méthodiquement organisé.
Maintenant, on y est : on a le canon sur la tempe et le barillet est rempli, aucune chance d’en réchapper. Pour s’en sortir, pour ranger le pistolet dans le tiroir, il faut accepter de se redire la vérité, de se redresser, de refuser l’abandon, et enfin de repousser l’ennemi qui en nous s’installe.
Celui-là est connu depuis longtemps. Il a pour nom : mondialisme.
Le moteur du délitement : le mondialisme
C’est le mondialisme qui est à l’origine du délitement de nos sociétés occidentales, de cette non-volonté, de ce refus d’être fort et fier, cette machine à fabriquer de la lâcheté et à reculer sans cesse devant les impératifs d’un monde sans frontières : domination des marchés financiers sur la politique intérieure, effacement des liens ancestraux fondant les équilibres de la Cité.
C’est le parachèvement, en quelque sorte, de cette offense faite à soi-même pour parvenir à la véritable haine de soi.
Il ne faut pas chercher ailleurs.
Le terrorisme, qu’il soit islamiste ou idéologique, n’est en définitive qu’une conséquence de ce mondialisme destructeur de nations.
Les auteurs de ces crimes aveugles le savent aussi, c’est leur principale force.
Et les idéologues, de l’extrême gauche révolutionnaire aux libéraux apatrides, en font leur principal argumentaire contre le camp national. Il faut diluer.
Symptômes politiques et appel au sursaut
Les suites de la mort de Quentin, ce jeune homme lynché et assassiné, nous ont apporté un témoignage de plus de cette autoflagellation chronique consistant plus à subir qu’à réellement prouver je ne sais quelle virginité idéologique.
C’est aussi une autre expression de la haine de soi.
Déjà, sans pouvoir avancer une réelle raison objective valable pour ne pas participer à l’hommage rendu à Quentin, samedi dernier, le RN a encore cru bon de remettre une pièce dans la machine de l’auto-diabolisation.
Médiapart, comme une officine à peine masquée des renseignements généraux qu’elle a toujours été, a cru bon de faire un article sur un des amis de Quentin, assistant parlementaire d’une députée RN de la Drôme, en lui attribuant des messages passés dans des réseaux sociaux prouvant sa « nazification avérée ».
À peine la parution de cet article, sans prendre le soin de la réflexion, voire de vérifier une éventuelle manipulation, le RN faisait un communiqué se désolidarisant avec virulence de cet assistant parlementaire, et en indiquant la procédure de son licenciement.
Pourquoi une telle réactivité face à cette éternelle entreprise méthodique de diabolisation orchestrée par ses pires adversaires ?
Ces derniers trouveront toujours, et inlassablement, des propos et des déclarations, souvent sorties de leur contexte, des étiquettes validant la diabolisation permanente.
Jusqu’à quand le camp national et le RN, son principal représentant susceptible de prendre les rênes du pouvoir politique en 2027, va-t-il tomber dans ces chausses-trappes dérisoires, en vue des dangers qui nous menacent ?
Car, parlons clair : le principal danger qui nous menace vient-il de l’ultra-droite, continuellement mise en avant par les gardiens d’un régime à l’abandon ?
Bien sûr que non !
Ces manipulations idéologiques grossières n’ont qu’un seul but : repousser le pays réel toujours plus loin pour lui imposer de ne plus savoir qui est qui et qui fait quoi ?
Alors, au lieu de devenir l’instrument de sa propre haine, non pas de l’autre mais de lui-même, le camp national ferait mieux de s’occuper de l’essentiel plutôt que du superficiel qui n’a, en définitive, qu’un objectif :
Le réduire à réagir plutôt qu’à agir.
Alors, bien sûr, on rétorquera que ces manipulations médiatiques et autres sont un véritable poison et qu’il faut impérativement y répondre.
J’en doute fortement et l’actualité récente en est une preuve.
Le pays légal, médiatique et institutionnel, s’écarte inexorablement du pays réel. Ce dernier, n’oubliant pas qui il est, d’où il vient, voulant rester fier de son histoire et de ses racines, veut sortir des ténèbres dans lesquelles le système en place veut le précipiter à jamais.
Refusons l’offense faite à nous-mêmes, retrouvons la fierté de ce que nous sommes et de ce que nous avons été et la renaissance viendra. Ce sera au prix de ne plus verser dans la repentance perpétuelle, quelle qu’elle soit.
La vieille maxime romaine — Qu’importe qu’on nous aime, pourvu qu’on nous craigne — maintes fois répétée, est mise en application depuis longtemps par les pouvoirs politiques successifs et leurs supplétifs. Ces derniers, comme des chacals solitaires, traquent et frappent dans nos rues tout ce qui s’oppose à leur idéal mortifère. Ils n’ont pas d’autre motivation que de pousser leurs opposants à se soumettre à leur seule volonté, et de les faire disparaître.
Ils ne représentent finalement qu’eux-mêmes tout en concentrant toutes les attentions bienveillantes de ceux qui, la main sur le cœur, proclament leur opposition à toute violence politique d’où qu’elle vienne.
Le problème, dans nos vieilles nations repues, et ça ne date pas d’hier, c’est le chef de meute. Il tousse parfois, reste couché, se prend souvent pour un mouton, et bêle du matin au soir.
Il met ses charentaises pour emmitoufler ses convictions, de peur que le froid glacial de ses trahisons vienne le frigorifier. Voilà, en quelque sorte, ce « respect humain », expression tombée en désuétude, illustrant bien cette vieille attitude bourgeoise consistant à plus se soucier de l’opinion d’autrui, et du qu’en-dira-t-on, que de se soucier de défendre bec et ongles ce qui doit être défendu.
Ce ne sont pas des charentaises dont a besoin la France. Elle a besoin de retrouver un chemin la menant à sa propre libération, et ça ne peut se faire qu’en acceptant de relever la tête au lieu de la courber à la moindre injonction, de garder le regard clair face à l’ennemi au lieu de le laisser nous imposer continuellement sa propre partition.
Jean Cau le disait mieux que quiconque : "Ne pas succomber, ne pas rompre. Ne pas plier les genoux. Ne pas accepter la défaite qui en nous s’installe. Récuser la laideur qui nous lèche, de sa langue tiède. Dire NON pour sauver notre OUI. Notre courage, pour l’heure, est solitaire en cette forêt. Que faire ? Défricher. Tracer un sentier."
Jean Cau, La grande prostituée.
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10:28 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Iran : le pari dangereux de Donald Trump
Thomas Joly - Président du Parti de la France
L’Amérique prétendait avoir retenu les leçons de ses guerres lointaines. Pourtant, l’Histoire semble se répéter. En décidant d’ouvrir un front contre l’Iran, Donald Trump a fait un pari à la fois militaire et politique, dont les motivations interrogent. Beaucoup à Washington murmurent la même question : pourquoi les États-Unis se sont-ils engagés dans un conflit qui paraît servir avant tout les intérêts stratégiques d’Israël ?
Sur le terrain, la réalité est plus têtue que les discours. L’Iran n’est ni l’Irak de 2003 ni une dictature isolée prête à s’effondrer sous la pression. Le régime islamique résiste, mobilise ses réseaux régionaux et semble loin de vaciller. La promesse d’une campagne rapide se heurte à la complexité d’un pays immense, nationaliste et aguerri aux sanctions comme aux confrontations indirectes.
Mais c’est surtout en Amérique que les fissures apparaissent. L’opinion publique, lassée des guerres à l'autre bout du monde, regarde cette intervention avec scepticisme. Même dans le camp républicain, nombreux sont ceux qui s’interrogent : pourquoi ouvrir un nouveau conflit coûteux et incertain où les États-Unis n'ont pas grand chose à gagner ?
La question est d’autant plus brûlante que les midterms approchent. Ces élections de mi-mandat, organisées tous les deux ans, renouvellent la totalité de la Chambre des représentants et une partie du Sénat. Elles servent traditionnellement de référendum sur la présidence en place. Or, jusqu’ici, Trump bénéficiait d’une popularité solide. Une guerre impopulaire pourrait brutalement renverser la dynamique.
Le scénario d’un fiasco politique n’est plus impensable : défaite électorale aux midterms, enlisement militaire et statu quo en Iran. À cela pourrait s’ajouter une conséquence plus profonde : une méfiance croissante et légitime des Américains envers Israël, perçu par certains comme un allié capable d’entraîner l’Occident dans ses affrontements permanents au Moyen-Orient.
Et au bout du compte, la question la plus dangereuse pour Trump lui-même : un président américain peut-il apparaître comme suivant la stratégie d’un État étranger ?
10:18 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Parution prochaine du nouveau numéro de Réfléchir & Agir
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