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vendredi, 06 mars 2026

La soi-disant menace russe en Europe est un mensonge d’Etat !

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Marc Rousset, Riposte laïque cliquez ici

« Moi je dis qu’il faut faire l’Europe avec un accord entre Français et Allemands. Une fois, l’Europe faite sur ces bases, alors on pourra essayer, une bonne fois pour toutes, de faire l’Europe tout entière avec la Russie aussi, dût-elle changer de régime. Voilà le programme de vrais Européens. Voilà le mien. »

Paroles prophétiques du général De Gaulle,

le 29 mars 1949,

Conférence de Presse au Palais d’Orsay

« L’avenir de l’Europe est eurasiatique, pas euro-atlantique. »

Général Vincent Desportes

« Nous avons besoin des Russes et ils ont besoin de nous. »

Nicolas Sarkozy,

président de la République

« Qui croit encore à la menace d’une invasion soviétique ? En revanche, la présence de bases et de forces américaines en France et l’appartenance de notre pays à une organisation militaire dirigée par les Américains risquent de mêler un jour la France, contre son gré, à des conflits qui ne la concerneraient pas. »

De Gaulle

en Conseil des ministres (1966)

« La menace existentielle n’est pas la Russie ; c’est le Sud et le Grand Remplacement ! »

Éric Zemmour,

président du Parti Reconquête 

Déclaration sur BFM TV (3 mars 2025)

« Au lieu de craindre la Russie, il serait temps de la comprendre, de comprendre que, tiraillée entre deux mondes, c’est tout de même à l’Europe que ce grand pays s’identifie et que c’est son destin qu’il entend continuer à partager ? À nous d’y contribuer. »


Hélène Carrère d’Encausse

secrétaire perpétuel de l’Académie française

La Russie, Rempart de l’Europe face à la Chine, selon l’amiral français Castex (1878-1968)

Dans une chronique célèbre « Moscou, Rempart de l’Occident » de la Revue de la Défense Nationale, l’Amiral Castex, stratégiste reconnu et très grand érudit, mettait déjà en garde, en 1955, d’une façon futuriste et prémonitoire, en pleine guerre froide avec l’URSS, les Occidentaux, contre la montée en puissance à venir de la Chine. Il était bénéfique, selon lui, pour l’Occident et l’Europe, de maintenir, face à la Chine, l’avantage stratégique d’une Russie forte.

Castex s’est non seulement opposé aux théories américaines d’Alfred Mahan sur la supériorité inéluctable de la mer, mais il a aussi théorisé la rivalité à venir de la Chine avec la Russie et les Occidentaux. Il concluait sa chronique par un dialogue entre Sir Anthony Eden, secrétaire du Foreign Office et M. Molotov, ministre soviétique des Affaires étrangères, au moment de la signature des accords de Genève en 1954. Molotov avait dit à Sir Anthony Eden, à propos de certaines difficultés soulevées par les Chinois : « Que voulez-vous ? Ils ne pensent pas comme nous ! ». Castex termine l’article ainsi : « J’ai trouvé ce « nous » lourd de sens, et d’immenses espoirs ». Ce « nous » est en effet une parole historique d’une importance fondamentale, la preuve absolue que la Russie est européenne, la preuve que la Russie et l’Europe doivent conclure une Alliance vitale et bénéfique pour les deux parties, face à de nombreux dangers communs, nonobstant les nombreux avantages mutuels d’une coopération économique et technologique.

Le Mirage de la menace russe

La Russie ne songe pas à envahir l’Europe de l’Ouest, mais à défendre son pré carré assiégé

Aujourd’hui les Russes se sentent encerclés par l’OTAN à l’Ouest, par la Chine à l’Est, par les 90 millions de musulmans d’Asie centrale dont le taux de fécondité est proche de 3 enfants par femme, ainsi que par la Turquie et l’Iran au Sud, avec environ 20 millions de musulmans, 6 millions d’immigrants non naturalisés inclus, soit 15 % de la population à l’intérieur de leur pays.

Le Russe est toujours dans une posture guerrière, imaginant, à juste titre, être entouré d’ennemis voulant lui prendre son territoire grand et vide. En Asie, l’Européen, c’est le Russe ! La Russie devrait être plutôt considérée par les Européens de l’Ouest comme le « chien de garde », le bouclier protecteur de l’Europe à l’Est, face aux pays musulmans et à la Chine. Quant à l’Europe, elle devrait se considérer et être considérée comme l’Hinterland de la Russie par les Russes, plutôt que comme partie intégrante de l’agresseur OTAN, prête-nom pour l’Amérique. Si un jour le monde musulman devait se trouver à Stavropol, point de départ de la colonisation russe au XIXe siècle, ou si les Chinois devaient se trouver à l’Oural, cela constituerait pour les Européens une défaite civilisationnelle et stratégique, encore plus retentissante que la prise de Byzance (Constantinople) par les Turcs en 1453.

Luttant pour sa survie démographique dans un immense territoire à défendre, la Russie n’a pas les moyens humains, ni la moindre envie d’envahir l’Europe : elle souhaite au contraire s’en rapprocher !

Faible natalité, faible espérance de vie (alcoolisme plus particulièrement), 27 millions de morts pendant la Seconde Guerre mondiale, écroulement de la natalité après la chute de l’URSS, la Russie cumule les « peines démographiques ». Elle a suffisamment et beaucoup mieux à faire, avec ses maigres ressources humaines dans un immense territoire à défendre, que de vouloir envahir l’Europe, tentative qui serait suicidaire et stupide.

Le ciment civilisationnel unificateur de la Russie, État-Empire, c’est la civilisation européenne : perdre ce ciment providentiel augmenterait à terme les risques de sécession et d’éclatement en Sibérie ainsi que dans le Caucase car la Russie y perdrait son âme fondatrice !

La Russie de Poutine, tout comme celle de Gorbatchev, souhaite et a toujours souhaité, bien au contraire, se rapprocher de l’Europe !

Les ennemis de l’Europe, ce sont elle-même, l’immigration, l’islamisme conquérant, la Chine ainsi que les pays émergents sur le plan économique ; un quasi-ennemi sur le plan économique, militaire et culturel : les États-Unis / La Russie, un ami potentiel

Alors qu’attendent les Européens pour ouvrir enfin les yeux, face au seul véritable danger mortel de l’islamisme conquérant, de l’invasion migratoire extra-européenne conduisant au remplacement des populations et à la guerre civile ! Qu’attendent les Européens pour changer complètement leur opinion et se rapprocher de Moscou, l’Ukraine étant un problème interne de la Russie depuis la fondation de la Rus de Kiev en 882 par Oleg le Sage qui venait de Novgorod, à 180 km au sud-est de l’actuelle Saint-Petersbourg ! Les Européens devraient s’inspirer, au contraire, de la tentative manquée jusqu’à présent du président américain Donald Trump, souhaitant se rapprocher de la Russie ! Cet État-Empire surdimensionné est une menace fantasmée par les élites européennes aussi ignorantes que stupides, irréalistes, menteuses, décadentes, sans vision géopolitique réaliste de l’Avenir ! La menace russe pour l’Europe est une fable, un mensonge d’État !

* Auteur de Notre Faux Ami l’Amérique / Pour une Alliance avec la Russie – Préface de Piotr Tolstoï – Editions Librinova – Numéro 1 des ventes sur Amazon (2024) – « Version augmentée » en langue française (2026) – Immense succès en Russie aux Editions « Ves Mir », l’éditeur de Michael Gorbatchev (2025)

12:04 Publié dans Tribunes de Marc Rousset | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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