vendredi, 08 mai 2026
La Bio collection : une collection lancée par Déterna et par Synthèse nationale
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mercredi, 29 avril 2026
Lu dans le Nouveau Présent : A l’honneur, ce mois-ci : Dumézil, Mabire, Guitry

Madeleine Cruz ( A suivre…) - Article paru dans le Nouveau Présent (cliquez ici)
Au printemps poussent les feuilles, sur les arbres, mais aussi dans les librairies et chez les marchands de journaux. Pourtant on nous annonce la fin de la lecture, ou plus exactement du livre – sous toutes ses formes – , victime de la généralisation de l’image d’une part, de l’intelligence artificielle de l’autre. Pourtant chaque année quand revient le printemps une sorte de poussée verte, une montée de sève s’empare des revues et des maisons d’édition, et surgissent alors, chez nos libraires et sur les réseaux sociaux, une foule d’ouvrages et d’études consacrés au meilleur de la production littéraire et intellectuelle.
C’est ainsi que je me retrouve soudain sur les bras (ou plutôt sur ma table de nuit) avec une biographie de Georges Dumézil parue dans la « Bio Collection », un nouveau numéro la revue Jean Mabire, un dossier de la revue Livr’arbitres, consacré à Sacha Guitry le magnifique, sans oublier la magistrale biographie que Thierry Bouclier vient de consacrer à Michel de Saint-Pierre. Je vous parlerai de ce dernier ouvrage quand j’en aurai achevé la lecture, mais il est certain que Michel de Saint-Pierre méritait – enfin ! – cette biographe, lui qui a exercé son flamboyant talent, de façon engagée, qui plus est, au carrefour de la littérature, de la religion, de la politique, et du régionalisme normand.
Aristide Leucate et l’œuvre de Dumézil
Permettez-moi de commencer par vous parler de Georges Dumézil, que la « Bio Collection » présente comme « l’aède des Indo-Européens ». Qu’est-ce qu’un aède ? C’est la première question que je me suis posée, n’ayant pas étudié le grec ancien. Je prie ceux de nos lecteurs familiers de ce terme de me pardonner, mais je préfère rappeler, pour les autres, que l’aède désignait les poètes qui, dans la Grèce antique, déclamaient ou chantaient des épopées à la façon d’Homère, le plus fameux d’entre eux.
J’ai fait la connaissance d’Aristide Leucate, l’auteur de cette biographie, il y a une dizaine d’années à Chiré-en-Montreuil. Proche, semble-t-il, de l’Action française, ce jeune juriste était alors l’auteur de quelques travaux politiques, et d’une biographie du juriste et politologue Carl Schmitt (1888 – 1985). Il y avait chez Leucate, dont la culture était aussi impressionnante qu’éclectique, l’ébauche d’une intéressante orientation personnelle. Depuis lors il a montré qu’il en avait sous la semelle, puisqu’on lui doit notamment un essai sur Jean Raspail, et un autre essai, sur la guerre. Il a également participé à, des ouvrages collectifs, sortes d’encyclopédies consacrées aux « maudits », sous le titre Ces écrivains qu’on vous interdit de lire, à un Dictionnaire du populisme, et à La Bibliothèque du Jeune Européen.
Son Georges Dumézil est la réédition d’un ouvrage qu’il avait écrit il y a cinq ans, et qui fait désormais référence. Que dire de Dumézil ? C’était un spécialiste des langues anciennes, en particulier celles qui furent pratiquées aux Indes et au Nord de l’Europe. Membre du Collège de France, puis de l’Académie française (élu en 1978), Dumézil eut donc un cursus prestigieux.
Dumézil et le terrorisme intellectuel
Jusqu’à une date assez récente, Dumézil, publié chez Payot et surtout chez Gallimard, ne défrayait guère la chronique. Lié à Pierre Gaxotte depuis la rue d’Ulm, on l’a dit longtemps proche de l’Action française, mais sans y militer. Il s’en est expliqué. Impressionné par Maurras, il se disait alors adepte de « l’anarchisme aristocratique ». Néanmoins en 1941 il fut mis en préretraite en raison de sa proximité avec la maçonnerie, avant être réintégré dans ses fonctions universitaires par Pierre Laval deux ans plus tard.
Mais l’époque était compliquée puisqu’en 1944 il fut convoqué, cette fois par la commission d’épuration de l’enseignement supérieur, sa réintégration par Laval l’ayant pour le coup rendu suspect !
Mais c’est surtout à partir des années 1960 que Dumézil commença à subir des attaques de l’extrême gauche universitaires, principalement en raison de son amitié avec Gaxotte, de sa proximité avec l’AF dans l’immédiat après-guerre de 14, et, plus grave encore, de son intégration au comité de parrainage de la revue Nouvelle Ecole, en 1972. Il s’en retira d’ailleurs l’année suivante, à la suite de de ce harcèlement gauchiste.
Toute cette partie-là du livre de Leucate est passionnante, quoique d’une affreuse banalité, par les temps qui courent. Elle intéressera ceux (dont je fais partie) que ne passionne pas le domaine scientifique exploré par Dumézil, à savoir la mythologie indo-européenne, les dieux des Germains, la religion romaine archaïque etc.
Georges Dumézil, L’aède des Indo-Européens, par Aristide Leucate, Ed Synthèse et Déterna, 2026, la « Bio Collection », 152 p. Pour vous procurer cet ouvrage, cliquez ici
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lundi, 27 avril 2026
Samedi 2 mai, à Argenton-sur-Creuse (36) : Francis Bergeron présentera sa biographie de Parmentier
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jeudi, 16 avril 2026
Avez-vous lu la biographie de Georges Dumézil, d'Aristide Leucate, sortie dans la Bio Collection ?
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lundi, 13 avril 2026
LA BIO COLLECTION : ENCORE UN NOUVEAU VOLUME...
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jeudi, 09 avril 2026
Un nouveau titre dans la Bio Collection : Georges Dumézil, d'Aristide Leucate
Né le 4 mars 1898 à Paris, dès l’enfance, Georges Dumézil se révèle extrêmement curieux des langues anciennes et des mythologies. Polyglotte, il vouera sa vie entière à l’étude, au déchiffrement et à l’exégèse des plus vieux textes, du Mahâbhârata indien (Mythe et épopée) aux Eddas nordiques (Mythes et dieux de la Scandinavie ancienne), en passant par les annalistes romains (La Religion romaine archaïque). Son entrée au Collège de France, en 1949 – où il occupera la chaire de « Civilisation indo-européenne », spécialement créée pour lui –, parachèvera plus de vingt ans de recherches consacrées aux Indo-Européens.
En 1938, il découvre que les ancêtres protohistoriques de l’Europe et d’une partie de l’Asie pensaient la société et organisaient leurs rites et leurs mythes dans le cadre hiérarchisé des trois fonctions sociales essentielles : la souveraineté magico-religieuse, la fonction guerrière, l’économie de la production et de la reproduction. La trifonctionnalité était née et, avec elle, une oeuvre immense, sans cesse revisitée, réformée et réécrite (dont Les Dieux souverains des Indo-Européens et Heur et malheur du guerrier pour les deux premières fonctions).
Élu à l’Académie française en 1978, sa notoriété dépasse les frontières de l’Université et Dumézil s’impose alors comme celui qui fera advenir les Indo-Européens à la connaissance du grand public. Il est temps de redécouvrir ce brillant érudit (mort à Paris, le 11 octobre 1986) qui fut, un temps, proche de l’Action française.
L'auteur :
Aristide Leucate est journaliste et essayiste. Il collabore à diverses revues comme Éléments, Livr’Arbitre ou Politique Magazine. Il a publié chez divers éditeurs, notamment, La Souveraineté dans la nation ; Polemos notre père. Connaitre la guerre d’Héraclite à Julien Freund ; un Dictionnaire du Grand Épuisement français et européen ; Réflexions pour une autre Action française ; Aux temps de la justice: en quête des sources pures du droit.
Nous lui devons aussi le Cahier d'Histoire du nationalisme (n°29) consacré à Jean-Marie Le Pen cliquez ici.
Georges Dumézil, l'aède des Indos-Européens, Aristide Leucate, Bio Collection, co-édité par Synthèse nationale et par Déterna, 152 pages, 20,00€, sortie : avril 2026
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mercredi, 08 avril 2026
Parmentier raconté par Francis Bergeron
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vendredi, 30 janvier 2026
Entretien avec Francis Bergeron, auteur de Antoine-Augustin Parmentier le bourru bienfaisant aux éditions Déterna & Synthèse nationale
Propos recueillis par Fabrice Dutilleul
pour le site EuroLibertés
« Ce talent de Parmentier à mettre en scène ses découvertes, en organisant des dîners de savants aux Invalides, en offrant des fleurs de pomme de terre à Marie-Antoinette ou en faisant boire du sirop de raisin à Napoléon pendant le blocus britannique, furent de géniales opérations de communication, qui ont fait gagner un demi-siècle aux Français dans leurs bonnes habitudes alimentaires, et dans la disparition définitive des disettes »
Rares sont les personnes dont le nom de famille est devenu ensuite un nom commun. Il y a bien l’empereur Vespasien et ses urinoirs (en réalité un impôt sur la collecte de l’urine) ou encore le préfet Poubelle qui contribua à l’assainissement des villes par son système de ramassage des ordures.
Mais pour ce qui concerne Parmentier, on associe certes son nom aux pommes de terre, mais sans exactement savoir pourquoi. Car il est de notoriété publique que Parmentier n’a pas rapporté d’Amérique les précieuses tubercules et qu’il n’a évidemment pas « inventé » les pommes de terre. Parmentier n’est pas davantage un auteur de recettes de cuisine ayant imaginé le parmentier de canard ou le hachis parmentier.
Francis Bergeron nous raconte dans sa biographie Antoine-Augustin Parmentier, le bourru bienfaisant, l’histoire de ce bienfaiteur de l’humanité, qui mit fin aux famines en France.
Si Parmentier n’est pas l’inventeur de la pomme de terre, alors qui était-il ?
Originaire de Montdidier dans la Somme (un musée y est actuellement en cours d’aménagement), le jeune Antoine-Augustin Parmentier est devenu pharmacien (on disait « apothicaire » à l’époque) tout-à-fait par hasard : obligé de travailler dès l’âge de 13 ans, il s’est passionné pour ce métier et – par capillarité, pourrait-on dire – va aussi s’intéresser à tout ce qui peut améliorer la vie, la santé de ses contemporains : nourriture, hygiène, agronomie, Il a révolutionné aussi nos habitudes alimentaires. Il a inventé le concept assez à la mode, aujourd’hui, sous le nom d’« alicaments », les aliments qui soignent, qui prolongent la vie, qui guérissent.
Grâce à ses travaux sur le lait, le blé, le raisin, le maïs et surtout la pomme de terre, il a mis un terme définitif aux famines qui, tous les dix ans, ravageaient et dépeuplaient notre pays. C’est de là qu’il tient son extraordinaire popularité.
Parmentier était un altruiste absolu, un philanthrope, un grand chrétien, une sorte de moine savant, ayant consacré sa vie entière à aider son prochain. On aime les grands hommes, en France, on leur donne des noms de rues ou d’aéroports, quitte à les débaptiser plus tard quand survient la disgrâce publique, à bon ou mauvais escient. Parmentier est honoré par des statues, par la philatélie, par des rues et même par des usines de transformation des aliments, sous le nom de « Parmentine ».
Toute une « légende dorée » s’est développée autour de Parmentier, de sa vie, des obstacles qui ont été opposées à ses recherches. J’ai consacré un chapitre à trier le vrai du faux. Mais comme le fait dire John Ford à l’un de ses héros : « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende. »
Vous êtes l’auteur de nombreuses biographies, consacrées essentiellement à des écrivains, des intellectuels, ou à des aventuriers. Avec Parmentier, vous vous intéressez à un savant, un personnage qui sort donc de vos champs d’investigation habituels. Pourquoi ?
Il m’a fasciné car outre son intelligence, son altruisme, et sa passion inconditionnelle pour la recherche, il était extraordinairement moderne dans l’utilisation des moyens utilisés pour populariser ses découvertes, par exemple l’implication de la cour de Louis XVI ou de l’entourage de Napoléon pour pousser les Français à manger des pommes des terre, malgré les anathèmes stupides portés à l’encontre de ce tubercule. Il a compris avant tout le monde les ressorts intellectuels de la mode, voire du snobisme : c’est à partir du moment où la gens de la Cour ont introduit les pommes de terre dans leurs menus que les gens du peuple ont cherché à faire de même. Avant cela, ils croyaient que ce tubercule pouvait donner la lèpre ou provoquer des « endormissements » dangereux !
Ce talent de Parmentier à mettre en scène ses découvertes, en organisant des dîners de savants aux Invalides, en offrant des fleurs de pomme de terre à Marie-Antoinette ou en faisant boire du sirop de raisin à Napoléon pendant le blocus britannique, furent de géniales opérations de communication, qui ont fait gagner un demi-siècle aux Français dans leurs bonnes habitudes alimentaires, et dans la disparition définitive des disettes.
Vous avez apparemment eu accès à des documents inédits sur Parmentier.
Des documents et des objets, oui. Des correspondances, le testament de Parmentier, sa bibliothèque etc. Sa Légion d’honneur, donnée par Napoléon, se trouve désormais à la Maison de la légion d’honneur.
La descendance de Parmentier est parfaitement identifiée. Le livre est préfacé par un saint-cyrien, Maurice Parmentier, aujourd’hui décédé, représentant de la sixième génération depuis Antoine-Augustin.
En fait, Parmentier ne s’est pas marié, n’a pas eu d’enfants ; il a fait ses recherches et expériences au laboratoire des Invalides, a organisé ses célèbres dîners avec sa sœur, qui a été veuve très jeune. Parmi les descendants du grand Parmentier, on trouve aussi Christian Parmentier qui a trouvé une mort héroïque en avril 1945, à l’âge de 18 ans, lors d’un assaut contre les Allemands qui occupaient encore, à cette date, la pointe de Grave, et aussi Caroline Parmentier, députée (RN) du Pas-de-Calais depuis 2022.
Vous consacrez deux chapitres de votre biographie au sort des savants pendant la Révolution et vous n’hésitez pas à parler de « chambres à gaz » à propos de recherches exigées des savants de l’époque pour l’extermination des Vendéens. De quoi s’agit-il en fait ?
« La République n’a pas besoin de savant » : on connait l’affreuse formule du président du tribunal révolutionnaire, qui a conduit Lavoisier – et d’autres savants, d’ailleurs – à l’échafaud. Parmentier a vécu sous Louis XV, Louis XVI, la Révolution, Bonaparte, puis Napoléon. Lavoisier était un collègue et ami de Parmentier. Il participait aux diners de savants des Invalides. Son sort tragique reste dans toutes les mémoires.
J’ai étudié la façon dont Parmentier, Bayen et d’autres ont réussi à échapper au « rasoir » républicain. L’exercice fut périlleux durant la Terreur. En relisant les travaux de l’historien Reynald Secher, j’ai retrouvé en effet les travaux qui avaient été exigés de savants pour inventer un gaz capable d’exterminer massivement les Vendéens, en les enfermant dans des églises, par exemple. Cela ressemble furieusement aux chambres à gaz de la dernière guerre. Tout cela est documenté, en particulier dans les études de Secher.
Des savants se firent les complices de ces recherches (qui n’aboutirent pas). D’autres savants émigrèrent. Parmentier figurait sur la liste des suspects et il fut « décrété d’arrestation ». Sa seule appartenance à différentes sociétés savantes, avant la Révolution et au début de celle-ci, le mettaient en grand danger. Il réussit toutefois à se faire muter dans la région de Marseille, officiellement pour réorganiser les pharmacies militaires du secteur, mais surtout pour se faire oublier.
Même chez Parmentier on trouve un peu de cet esprit aventurier : il faut dire que certaines périodes de notre Histoire sont propices aux aventures risquées, notamment celles qui correspondent à la vie de ce savant.
Antoine-Augustin Parmentier le bourru bienfaisant, par Francis Bergeron, collection « Bio », co-éditions Déterna & Synthèse nationale, 2025, 134 pages, 20,00 €. Pour commander ce livre, cliquez ici.
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