lundi, 01 juin 2026
Eric Zemmour ce lundi soir sur BFM TV
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Election consulaire en Thaïlande-Birmanie : ÉRIC MINÉ (RN) RÉÉLU HAUT LA MAIN...
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Français résidant en Russie et Biélorussie : Xavier Moreau est élu conseiller consulaire
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Sur TV Synthèse nationale : un entretien avec Régis Le Gall, délégué Identité & Libertés dans le Morbihan
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Eric Zemmour était ce lundi matin sur Sud Radio
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Élections présidentielles en Colombie, la droite de conviction affrontera l’extrême gauche
Michel Festivi
Ce dimanche 31 mai, avait lieu le premier tour des élections présidentielles en Colombie, pour élire un candidat devant succéder au très gauchiste Gustavo Petro, qui l’avait emporté de justesse en 2022, avec 50,44% des voix. Comme en Colombie le mandat présidentiel de 4 ans n’est pas renouvelable, ce dernier ne pouvait se représenter.
Depuis l’élection de Petro, la Colombie a de nouveau replongé dans la violence, et les FARC ont mené une série d’attaques, mais elles ont déclaré les suspendre durant la campagne électorale qui est très longue, puisque le second tour aura lieu le 21 juin prochain. La violence est telle, qu’un candidat conservateur Miguel Uribe avait été gravement blessé le 7 juin 2025, et il est décédé le 11 août suivant.
C’est le candidat de la droite de conviction, Abelardo de la Espriela (à droite ci-dessus), du mouvement « Défenseurs de la patrie », qui est arrivé en première position avec plus de 10 millions trois-cent-mille voix et 43,74% des voix. Derrière lui, le très à gauche Iván Cepeda, adoubé par Petro, avec plus de 9 millions six-cent-mille voix et 40,9%. La troisième place est occupée par Paloma Valencia du Centre démocratique avec un peu plus d’un million six-cent-mille voix et 6,92%.
Le deuxième tour, comme en 2022, risque d’être très serré, mais on ne comprendrait pas que les électeurs de Paloma Valencia ne se reportent pas sur de la Espriela, car dans son programme, Valencia avait demandé un durcissement des mesures de sécurité, et qu’elle s’était montrée défenseur de la famille traditionnelle, rejetant notamment l’avortement.
Abelardo de la Espriela, présenté dans tous les médias comme étant « d’extrême droite », est jeune, 47 ans. Il a réussi une brillante carrière d’avocat notamment aux États-Unis, et mène désormais des activités d’affaires en Italie, pays d’origine de sa famille. Il s’est lancé dans cette élection, car il considère la Colombie en très grave danger politique et moral et a comme modèle, Javier Milei pour la liberté d’entreprendre et les économies à faire au sein de l’État, Donald Trump, et surtout le président salvadorien Bukele, et il entend s’il est élu, adopter ses méthodes fermes pour réprimer la violence, les gangs et le narco-trafic, et les éradiquer. Espriela propose la construction de dix méga-prisons, de réduire de 40% la part de l’État, et de bombarder les campements de trafiquants de drogue. Il a qualifié cette élection de « bataille la plus importante de l’histoire de la république ».
La Colombie reste sous le contrôle d’une myriade de groupes armés qui dominent la production mondiale de cocaïne. Tout récemment à Uribia, dans le Nord, près de la frontière avec le Venezuela, la population a réclamé plus de sécurité et d’emplois. Car beaucoup d’experts considèrent que les groupes armés, impliqués dans le trafic de drogue, les exploitations minières illégales, l’extorsion de fonds ont profité des négociations de paix menées par le gouvernement Petro pour renforcer leurs positions.
Ivan Cepeda est lui présenté par toute la bonne presse comme un homme de gauche, un humaniste. Âgé de 63 ans, il a été en réalité un soutien actif aux pires régimes communistes. Ses parents ont émigré en Tchécoslovaquie communiste en 1965, et lorsque les Russes sont entrés dans Prague en août 1968, ils se sont exilés…à Cuba ! A 19 ans, Cepeda part faire ses études de philosophie dans un des plus durs pays communistes d’alors, en Bulgarie. D’ailleurs l’actuel Parti communiste colombien fait parti de ses soutiens. On notera que Cepeda a obtenu pendant son séjour en France dans les années 2000 une maîtrise en droits de l’homme (sic), et qu’il écrivait alors dans le Monde diplomatique. Il entend bien sûr poursuivre la politique de Gustavo Petro.
Les Colombiens auront donc un choix très clair à effectuer le 21 juin prochain. Espérons qu’ils fassent le bon.
11:30 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Remigration : entretien avec Alain de Benoist

Alain de Benoist
La remigration est-elle souhaitable et possible ? Si elle n’est pas possible (autrement que dans l’abstrait), n’en parlons plus. Est-elle souhaitable ? Tout dépend de ce qu’on entend par ce mot.
Il est évident que l’immigration extra-européenne en Europe, qui est devenue une immigration de peuplement et qui entraîne des pathologies sociales désormais bien connues, doit être freinée par tous les moyens possibles. Tous les sondages le confirment : les peuples autochtones n’en veulent plus et n’en peuvent plus. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de groupes et de partis politiques (parfois gouvernementaux) sont aujourd’hui partisans de la « remigration ». Le problème, quand on va y voir de plus près, est qu’ils n’en donnent pas toujours la même définition. La plus grande partie d’entre eux, par exemple, fait une place majeure au volontariat (qui peut être certes encouragé), ce qui n’est pas forcément le cas des autres.
La remigration a été présentée comme un « mythe mobilisateur ». La question se pose de savoir comment on transpose le mythe en un projet ne relevant pas, comme tant d’autres, de la pure et simple impolitique.
Combattre l’immigration, ce n’est pas combattre les immigrés au seul motif qu’ils sont des immigrés, mais combattre ceux qui, par amour du profit et ignorance volontaire de la physiologie des cultures, ont rendu possible l’immigration de masse, l’ont encouragée et continuent de l’encourager, soit pour satisfaire aux exigences du système capitaliste, soit par angélisme humanitaire ou universalisme moral, soit dans l’intention perverse de changer en profondeur la constitution des peuples européens, en leur déniant tout droit à la continuité historique.
L’arrêt des flux d’entrée est certainement possible, au moins dans une certaine mesure (et en faisant abstraction du pouvoir de nuisance des juges acquis à l’idéologie dominante). Le « retour au pays d’origine » n’a pas de sens, en revanche, quand il en existe plusieurs pour une même famille, quand les pays d’origine refusent de reprendre leurs ressortissants, et dans le cas des couples et des familles mixtes, qui sont très probablement appelés à augmenter. Des expulsions, on espère une diminution des volumes des stocks (par opposition aux volumes de flux). Cela vaut pour les clandestins, pour les délinquants étrangers, pour les agitateurs hostiles, pour ceux qui ne sont venus que pour bénéficier d’un système d’aide sociale – le tout ne représentant pas la majorité des immigrés. Après, on entre dans un terrain mouvant, où les motifs d’expulsion disparaissent peu à peu. Je ne vois pas comment aller au-delà, sinon en recourant à une forme nouvelle d’arbitraire qui, de toute façon, ne pourra pas se mettre en place. Comment évaluer le nombre de ceux qui sont un peu, beaucoup, pas du tout assimilés ? De ceux qui aiment un peu, beaucoup, pas du tout le pays où ils vivent ? Les gens peuvent être jugés et sanctionnés sur la base de ce qu’ils font, non de ce qu’ils sont (et il ne faut pas croire qu’ils font ce qu’ils sont, c’est l’inverse : ils sont ce qu’ils font).
Les tenants de la remigration (ils parlaient auparavant de « reconquista ») sont finalement de très grands optimistes. Ils pensent que la catastrophe peut encore être évitée. Je pense, moi, que la catastrophe a déjà eu lieu. Quand une bille correspondant à un processus donné descend sur un plan incliné planté de clous, on peut tenter d’infléchir sa course ou de la diriger dans telle ou telle direction, la seule chose qu’on ne peut pas, c’est de la faire remonter. Faire ce constat relève seulement du réalisme.
J’ajoute que, pour prendre position sur ce problème, je ne me situe pas dans une perspective nationale ou nationaliste (je ne suis pas nationaliste), mais dans une perspective impériale, ce qui est très différent : la présence de minorités ethniques au sein de la société aurait tout intérêt à être analysée du point de vue du fédéralisme impérial, non du jacobinisme de l’État-nation. Je précise que je ne crois pas non plus à l’assimilation, qui n’est à mes yeux ni possible ni souhaitable, et que je détesterais voir la France devenir un État raciste (en la matière, l’histoire a déjà donné).
Source : Eléments
10:48 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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