dimanche, 05 juillet 2026
Soldes chez les Républicains !
La chronique de Philippe Randa
Dire que le ralliement de Laurent Wauquiez à Edouard Philippe dans la course à l’Élysée n’est guère une surprise est un doux euphémisme. Et ce, malgré ses critiques passées pour le moins acerbes à son propos ou encore sa promesse de ne jamais être « la béquille d’un projet du macronisme sans Macron ». Mais il s’agissait alors de (re)prendre la tête des Républicains et tout était bon pour y parvenir. Défait à plate couture par Bruno Retailleau (25 % des suffrages des adhérents contre 75), il n’a guère attendu que sa vengeance se soit trop longtemps refroidie pour tailler une croupière dans la candidature élyséenne de ce dernier.
Qu’a-t-il a y gagner ? Un futur Poste de ministre ? Comme bâton de maréchal de fin de carrière, il y a mieux ! Car il semble évident qu’un retour à la tête de la « droite de gouvernement » comme on disait dans le passé – soit la « droite de tous les reniements » au vu des cinquante dernières décennies – est exclu.
Parce qu’on ne lui pardonnera pas la « trahison » faite à Bruno Retailleau auquel il avait déjà précédemment intimé de « savoir se retirer si c’est nécessaire » dans le cadre de la prochaine élection présidentielle ? La trahison à son camp ? À ses convictions ? Si de telles considérations avaient la moindre importance, peut-être… Mais ce serait alors une première en politique française où les coups de Jarnac – de celui de Jacques Chirac fait à Jacques Chaban Delmas, candidat naturel des Gaullistes, en ralliant Valéry Giscard d’Estaing en 1974… à celui d’Emmanuel Macron fait à son mentor François Hollande qui l’empêcha de briguer un second mandat – sont aussi multiples qu’incessants et perfides.
En attendant, et malgré ses déclarations tonitruantes sur le nombre d’adhérents (invérifiables) des Républicains et le « formidable soutien populaire » qu’il rencontre lors de ses déplacements (sic !), le nombre de mois, semaines ou jours de campagne présidentielle de Bruno Retailleau semble se réduire comme peau de chagrin.
Nombre d’observateurs envisagent d’ailleurs que l’intéressé n’ait jamais eu l’idée d’aller jusqu’au bout de sa candidature, attendant le moment le plus opportun de se vendre soit à Édouard Philippe soit à Gabriel Attal, lorsque l’un aurait pris définitivement le pas sur l’autre.
Quant au parti Les Républicains ou ce qu’il en reste à ce jour après la déculottée électorale de Valérie Pécresse en 2022 (4,78 %) et les succès de son ancien Président Éric Ciotti ayant réussi après en avoir claqué la porte à créer un groupe à l’Assemblée nationale et à s’emparer de la Mairie de Nice en mars dernier, sans parler du siphonnage des plus convaincus par Éric Zemmour et Sarah Knaffo avec leur mouvement Reconquête, le dépôt de bilan menace.
Dépôt de bilan ou « vente aux enchères », qui sait… Décidément, il n’y a pas qu’aux Français que la Macronnie aura nuit à la santé.
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19:17 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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De Belfast à Rome : le numéro d’été de Synthèse nationale ausculte le réveil identitaire du continent
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La revue trimestrielle Synthèse nationale, fondée en 2006 par Roland Hélie, publie son 74e numéro à l’occasion de l’été 2026. La livraison coïncide avec les vingt ans de la publication, qui seront célébrés en octobre. Vendu 12 euros, ce numéro de 84 pages place la question identitaire européenne au cœur de sa ligne éditoriale, avec une couverture qui décline les foyers de mobilisation du moment : « De Belfast à Varsovie, de Stockholm à Rome, de Londres à Madrid, de Tours à Narbonne. »
Un numéro anniversaire tourné vers le « combat des idées »
Dans son éditorial, Roland Hélie revient sur deux décennies d’existence de la revue et développe sa lecture de la situation française et européenne, qu’il juge « au bord de l’implosion ». Le directeur de publication y défend l’idée que l’idéal national et identitaire, longtemps marginalisé selon lui, s’impose désormais comme une alternative crédible dans la perspective de la présidentielle de 2027.
Le sommaire alterne analyses politiques, chroniques et recensions. Pieter Kerstens signe une tribune sur l’immobilisme de la classe politique, tandis que Philippe Randa consacre sa chronique aux « petits » candidats de la prochaine présidentielle et à leur difficulté à réunir les cinq cents parrainages.
La remigration et l’international en fil rouge
Plusieurs contributions traitent des thématiques migratoires et internationales. La revue consacre un article à la remigration, présentée à travers l’ouvrage récent de Jean-Yves Le Gallou et la mobilisation romaine du 13 juin organisée par le comité Remigrazione e Riconquista. Michel Festivi développe une analyse critique de La France insoumise, et Maurice Bernard commente la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU du 25 mars sur la traite atlantique.
Le numéro accorde par ailleurs une place à la question de l’intelligence artificielle, avec un article d’Alexis Murbas revenant sur l’encyclique Magnifica humanitas du pape Léon XIV et sur les inquiétudes exprimées outre-Atlantique par une partie de la mouvance MAGA.
Un décryptage des émeutes de Belfast
L’analyse des émeutes survenues à Belfast en juin est reprise dans un article de Martine Heldé, qui cite longuement le décryptage livré sur Breizh-Info puis sur CNews. La revue souligne l’approche « froide et distanciée » adoptée pour comprendre ces événements, en distinguant plusieurs réalités superposées : une colère sociale présente des deux côtés des murs de séparation, une mobilisation concentrée dans les quartiers loyalistes, et une dynamique anti-immigration distincte en République d’Irlande. La conclusion insiste sur l’absence de débat démocratique organisé en amont sur l’immigration au sein des sociétés européennes.
Culture, histoire et hommages bretons
La partie culturelle du numéro comprend une critique du dernier album La longue marche de Lucky Luke de Matthieu Bonhomme, jugée sévèrement pour son orientation idéologique, ainsi qu’une chronique cinéma de Scipion de Salm consacrée au film Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli, sur les trajectoires de Jean et Corinne Luchaire sous l’Occupation.
Youenn Caouissin y signe un hommage à l’abbé Yann-Vari Perrot, recteur de Scrignac assassiné en 1943, à l’occasion d’une journée du souvenir organisée par l’association Feiz ha Breizh le lundi de Pâques. Les rubriques habituelles — recensions de Georges Feltin-Tracol, biographies littéraires de Daniel Cologne — complètent le sommaire, aux côtés d’un compte rendu de la vie de l’association et de sa « Bio Collection », dont le neuvième volume est consacré à Augusto Pinochet.
Le numéro 74 de Synthèse nationale est disponible au numéro et sur abonnement auprès de la revue, ainsi que sur le site synthese-editions.com.
www.breizh-info.com
NDLR SN : En Bretagne, on a deux chances, celle, justement, d'être en Bretagne et celle d'avoir Breizh info... Que notre confrère soit ici remercié pour ce bel article.
09:47 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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RAPPEL : C'est aujourd'hui dimanche, dans les Côtes d'Armor
09:47 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Rappel : dimanche 5 juillet, à Narbonne, Eric Zemmour ainsi que plusieurs députés RN seront à "la dernière marche" pour Louis
00:09 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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5 juillet 1962 : le massacre d'Oran
00:08 Publié dans Jean-François Touzé, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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