samedi, 25 juillet 2026
Rappel : comme chaque année, Synthèse nationale aura un stand aux 56e Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil
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Parution prochaine du nouveau numéro de la Revue d'Histoire européenne
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Crépol, ou le racisme que l’on ne voulait pas voir

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
À la terrasse du bar des Brisants, le matin demeure encore frais. Le vent vient de la mer, pousse devant lui quelques nuages sans importance et fait battre les drisses contre les mâts du port de Léchiagat. Les habitués parlent à mi-voix. Un pêcheur lit Le Télégramme, deux anciens refont le procès d’un patron de chalutier, tandis qu’un chien sommeille sous une table avec cette gravité propre aux bêtes qui n’attendent rien de l’Histoire.
Je parcours Le Figaro devant un café. Autour de moi, les visages, les accents, les manières forment un ensemble assez homogène. Chacun connaît peu ou prou le voisin, reconnaît les familles, sait à quelle heure rentrent les bateaux et dans quelle maison demeure la vieille dame que l’on n’a pas aperçue depuis trois jours. Cette homogénéité ne garantit certes ni la vertu ni l’absence de querelles. Elle explique sans doute une partie de la tranquillité dans laquelle nous vivons encore. La confiance collective naît rarement des grands discours ; elle pousse dans l’humus des habitudes communes.
Une manchette arrête soudain mon regard : les juges chargés de l’affaire de Crépol viennent de retenir la circonstance aggravante de racisme dans les poursuites visant les quatorze mis en cause. Deux ans et demi après la mort de Thomas Perotto, le motif que tant de commentateurs avaient tenu pour imaginaire, scandaleux ou politiquement suspect entre donc officiellement dans le dossier judiciaire.
Le mot exige ici quelque précision. Il ne s’agit pas encore d’une condamnation, moins encore d’une vérité devenue irrévocable. L’instruction vient d’être close ; l’ordonnance de mise en accusation est attendue à l’automne et les avocats de la défense pourront la contester. La justice n’a pas prononcé son dernier mot. Elle reconnaît cependant que les éléments recueillis permettent désormais d’envisager les meurtres et tentatives de meurtre comme ayant été accompagnés d’une hostilité visant les victimes en raison de leur appartenance supposée à la population blanche et à la France. Cette qualification supplémentaire a été notifiée aux quatorze mis en cause le 20 juillet.
Le 18 novembre 2023, Thomas Perotto, jeune rugbyman de seize ans, participait au bal d’hiver organisé dans la petite salle des fêtes de Crépol, village de la Drôme. Une altercation éclata avec des garçons venus du quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère. Des chaises et des bouteilles furent projetées ; des couteaux sortirent. Thomas reçut plusieurs coups au thorax et au flanc. Un vigile et trois autres participants furent grièvement blessés, certains dans des zones vitales.
Dès les premières heures, des témoins rapportèrent des propos explicites. Des membres du groupe auraient annoncé leur intention d’aller au bal « pour planter des Blancs ». Une enquêtrice de la gendarmerie rédigea quelques jours après les faits un procès-verbal envisageant que les auteurs pussent être venus à Crépol dans le dessein de tuer des personnes blanches. Elle relevait leur comportement dans la salle, leurs allées et venues, leur position à distance de la piste de danse et la localisation des coups portés.
Ce procès-verbal, connu sous la cote « DA43 », connut un destin administratif singulier. Il fut classé au milieu de notifications relatives à une garde à vue et ne semble pas avoir été immédiatement porté à la connaissance des magistrats. Nulle explication pleinement satisfaisante n’a encore été fournie sur cette bévue. Il fallut l’intervention de l’Agrif et de son avocat, Me Jérôme Triomphe, désormais conseil de deux jeunes présents au bal, pour que la circonstance raciste fût de nouveau placée au cœur de l’instruction.
La défense fait valoir, de son côté, que certains jeunes de la Monnaie auraient été traités de « sales Arabes » au cours de la mêlée. Ce point devra lui aussi être examiné. Une injure ne justifie pas un coup de couteau, pas davantage qu’elle n’efface les mots prononcés dans l’autre camp. La vérité judiciaire n’a pas à choisir une communauté de victimes autorisées. Elle doit considérer les faits, tous les faits, sans demander leur couleur politique aux morts ni leurs préférences électorales aux blessés.
L’affaire de Crépol ne tient donc pas seulement à une circonstance aggravante ajoutée au terme d’une longue instruction. Elle révèle la résistance presque pathologique d’une partie de la société française à concevoir l’existence même d’un racisme dirigé contre les Blancs. Le phénomène peut être constaté, raconté par des témoins, documenté par des policiers et jusque dans certaines chansons ou publications diffusées sans mystère : il demeure néanmoins tenu pour impossible par principe.
L’idéologie dominante a distribué les rôles une fois pour toutes. Les populations issues de l’immigration doivent nécessairement occuper la place des victimes historiques. Les Européens, ou ceux que le langage administratif désigne encore comme tels, demeurent les héritiers du colonisateur, du dominant et du coupable. Dans ce petit théâtre édifiant, la haine ne peut circuler que dans un sens. Elle descend du fort vers le faible, du Blanc vers le non-Blanc, de l’autochtone vers l’étranger. Qu’elle remonte le courant dérange toute la cosmologie progressiste.
Le racisme anti-Blancs devient alors une impossibilité théologique. On peut admettre des agressions, des insultes, des humiliations, voire des meurtres. On les expliquera par la misère, la relégation urbaine, les discriminations, la colère sociale ou l’incompréhension culturelle. Le recours au couteau sera replacé dans son contexte, comme disent les gens de plume lorsqu’ils veulent éloigner la responsabilité individuelle dans les brumes de la sociologie. L’hypothèse raciale, elle, est repoussée avec une énergie que l’on ne déploie guère lorsqu’il s’agit d’autres victimes.
La querelle autour de Crépol fut exemplaire. Chacun voyait bien qu’un groupe principalement composé de jeunes Européens avait été attaqué par une bande venue d’un quartier où s’est constituée une population d’origine extra-européenne. Cette donnée visible ne suffisait évidemment pas à établir un mobile. Des témoignages concordants faisaient pourtant état de paroles visant expressément les Blancs. Au lieu d’examiner ces déclarations avec prudence, une partie de la presse s’empressa d’y voir une récupération, une invention militante ou l’effet d’une imagination d’extrême droite.
Il fallait sauver le dogme du « vivre-ensemble ». Cette expression, qui semble sortie d’un manuel de gestion municipale, est devenue la religion civique d’une France qui ne croit plus guère en elle-même. Le vivre-ensemble ne décrit pas une réalité ; il commande ce qu’il est permis d’en dire. Il exige que les tensions ethniques soient toujours minimisées, que les frontières entre groupes soient réputées imaginaires et que les conflits nés de l’immigration soient ramenés à de simples incidents sociaux.
Le malheur est que la formule ne gagne jamais. Elle ne transforme pas les quartiers, ne ressuscite pas la confiance, ne désarme pas les bandes et ne rend pas les morts à leurs parents. Elle permet seulement de retarder le moment où les mots rejoignent les choses. La société française ressemble ainsi à ces familles anciennes qui maintiennent les apparences longtemps après que la fortune a disparu : on reçoit encore dans le grand salon, tandis que la toiture prend l’eau et que les meubles ont été vendus.
François Bousquet connaît bien ce mur. Il a consacré au racisme anti-Blancs une enquête ample, « Sale Blanc », nourrie de témoignages et de faits, qui devrait susciter des débats contradictoires dans toutes les rédactions. Son travail se heurte pourtant à une enceinte presque infranchissable. Le sujet n’est pas interdit au sens juridique ; il est tenu hors du champ de la respectabilité médiatique. On peut l’évoquer pour le tourner en ridicule, rarement pour en examiner sérieusement les manifestations.
Cette frontière invisible est d’autant plus efficace qu’elle ne repose sur aucune censure officielle. Un rédacteur en chef sait ce qu’il convient de taire. Un universitaire comprend quelles recherches compromettraient sa carrière. Un responsable associatif mesure aussitôt quelles subventions pourraient s’évaporer. L’autocensure accomplit avec discrétion ce que l’interdit légal ferait avec fracas.
Le plus fâcheux tient au rôle des journalistes. Dans une société correctement ordonnée, ils devraient être les guetteurs placés sur les remparts, ceux qui aperçoivent les mouvements du réel avant que la cité ne les sente. Une partie d’entre eux est devenue le gardien du sommeil collectif. Elle ne cherche plus à voir ce qui vient, mais à empêcher qu’on le nomme. Elle trie les témoignages selon leur conformité au récit général, qualifie de « ressenti » ce qui déplaît et de « fait de société » ce qui confirme ses préjugés.
On comprend la tentation. Reconnaître le racisme anti-Blancs obligerait à réviser tout un système d’interprétation. Il faudrait admettre que les anciens dominés peuvent haïr, que les minorités ne sont pas moralement meilleures que les majorités, que l’immigration engendre parfois des rapports de force et non cette aimable créolisation promise par les prospectus. Il faudrait surtout reconnaître que l’homme n’abandonne pas son appartenance ethnique en franchissant une frontière ou en recevant une carte d’identité.
La haine raciale n’est le monopole d’aucun peuple. Elle appartient au triste patrimoine de l’humanité. Les Européens l’ont connue, pratiquée et parfois portée jusqu’à des degrés monstrueux. D’autres hommes en sont également capables. Refuser cette évidence sous prétexte de protéger les populations immigrées revient à les soustraire à la commune condition humaine, comme si elles étaient des enfants perpétuels, dépourvus de libre arbitre, uniquement mus par les fautes de la société d’accueil.
Une telle indulgence n’a rien de généreux. Elle est une forme de mépris. On ne demande des comptes qu’à ceux que l’on tient pour responsables. Aux autres, on accorde des circonstances, des contextes et d’inépuisables excuses. Ainsi se construit une citoyenneté à deux étages : les uns héritent de tous les crimes de leurs ancêtres ; les autres ne répondent jamais tout à fait des leurs.
L’évolution judiciaire de l’affaire de Crépol ne clora pas cette dispute. Elle rend seulement plus difficile la négation sommaire. Les juges n’ont pas certifié une interprétation politique de la France contemporaine ; ils ont estimé que le dossier contenait assez d’éléments pour que le racisme figure parmi les circonstances susceptibles d’avoir accompagné l’attaque. Cela suffit déjà à faire tomber un pan du décor.
À la terrasse des Brisants, je replie le journal. Les chalutiers se balancent doucement dans le port. Des enfants passent à bicyclette, sans que leurs parents éprouvent le besoin de courir derrière eux. Ce petit pays maritime n’est pas un paradis, encore moins un musée préservé des passions humaines. Sa tranquillité procède néanmoins d’une continuité de population, de mœurs et de mémoire que les théoriciens du déracinement regardent comme une survivance.
Je songe à Crépol, à ce bal de village devenu scène de meurtre, et au temps qu’il aura fallu pour que l’hypothèse de la haine ethnique soit simplement considérée par la justice. Peut-être certains journalistes devront-ils éprouver un jour, dans leur chair ou celle de leurs proches, ce qu’ils refusent encore d’apercevoir. Il serait préférable qu’ils ouvrissent les yeux avant cette cruelle leçon. La réalité se venge toujours des hommes qui la congédient.
Je laisse maintenant les Brisants, leurs cafés du matin et mes chroniques pour quelques jours. Les lecteurs ne me retrouveront pas la semaine prochaine : je pars vers les Balkans, où m’attendent des fonctions autrement concrètes que celles de polémiste. Je serai cuisinier dans un camp de scouts. Il faudra nourrir une troupe affamée, surveiller les marmites et apprendre une fois encore que les communautés véritables se construisent moins par les sermons que par les services rendus, les fatigues partagées et le repas pris sous la même toile.
Source : Breizh-Info, cliquez ici.
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vendredi, 24 juillet 2026
Nous avions une camarade : décès de notre camarade et amie Alix Grabé

Alix Grabé, en 1990, lors d'un hommage de Troisième Voie aux morts de la Commune
Nous venons d'apprendre avec une infinie tristesse le décès de notre amie et camarade Alix Grabé, militante exemplaire qui, ces dernières années, a toujours été présente et investie lors des journées annuelles de Synthèse nationale. Nous reproduisons ci-dessous le bel hommage que Jean Perrot lui a adressé sur Facebook et nous nous joignons à lui pour présenter à la famille d'Alix nos plus sincères condoléances. Alix nous manque déjà et nous ne l'oublierons pas. SN
Jean Perrot
Alix Grabé nous a quittés hier, après un long et très courageux combat contre le cancer.
Beaucoup de souvenirs remontent à la surface, ce soir.
Nous nous étions rencontrés en 1986 dans un café près du métro Odéon, lieu de Rendez-vous de nombreux jeunes nationalistes à l'époque. Nous sommes devenus rapidement de très bons amis.
Nous avons milité ensemble de 1987 à 1991 au mouvement Troisième Voie de Jean-Gilles Malliarakis. Nous formions un binôme de camarades. On vendait ensemble Révolution européenne le vendredi soir à la Gare Saint-Lazare, nous participions ensemble aux manifs et aux collages et bien souvent nous partagions aussi la même cellule lors de garde-à-vue...
Nous nous sommes malheureusement perdus de vue au moment de l'éclatement du mouvement Troisième Voie en 1992.
Puis nous nous sommes retrouvés il y a une douzaine d'années grâce à Gabriele Adinolfi à l'occasion des Journées de Synthèse nationale.
Alix militait activement aux Lansquenets.
Il y a 4 ans nous avions organisé - encore une fois tous les deux - un repas des anciens de Troisième Voie à Paris. Alix avait trouvé le restaurant pour nous accueillir et s'était beaucoup investi pour faire venir le maximum de personnes. Ce fut un succès et une très belle soirée grâce à elle.
Alix était une personne courageuse, pleine d'enthousiasme, et aussi une véritable idéaliste.
Ce soir je pense à elle et à sa famille.
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Grande victoire de l’AGRIF qui vient de faire reconnaître le racisme antiblanc dans le meurtre de Crépol

Michel Festivi
On ne le sait que trop, pour la caste politico-médiatique, le racisme ne peut concerner que des blancs qui insultent ou se montrent violents envers des noirs ou des maghrébins. Le contraire est radicalement impossible, et la ministre Taubira aurait expliqué il y a quelques années, en 2006, qu’elle n’avait pas voulu inclure, dans sa loi de 2001 faisant de l’esclavage transatlantique un crime contre l’humanité, celui qui concernait l’arabo-musulman, pour ne pas « désespérer » les petits maghrébins des banlieues « pour que les jeunes arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des arabes », selon ce qu’avait rapporté un magazine (1). Alors que cet esclavage avait été bien pire et bien plus sanglant, et avait duré bien plus longtemps que la traite négrière occidentale, occident qui a d’ailleurs été à l’origine de toutes les législations interdisant l’esclavage (2).
Au début des années 1980, Bernard Antony, qui fut député européen et Conseiller régional d’Occitanie pendant des années, avait eu l’intuition géniale, dans le cadre des activités du Centre Charlier, de concevoir une association anti-raciste, l’AGRIF, qui lutterait judiciairement contre le racisme anti-français et anti-chrétien. Ainsi était née l’Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l’Identité française. Depuis lors, elle bataille avec ses avocats devant tous les tribunaux de France et de Navarre pour pourfendre ceux qui profèrent des discours ou des actes racistes contre des Français ou des chrétiens.
Car le racisme anti français et anti chrétien est nié par les gauches spécialement, et même par beaucoup d’autres individus ou organismes généralement. Pour la justice, il est particulièrement périlleux de dénoncer ce racisme, et ce essentiellement pour des raisons idéologiques. J’en sais quelque chose, moi qui ai plaidé pendant des années comme partie civile pour des représentants de l’ordre, dans bon nombre de dossiers, où les injures ou insultes proférées par des délinquants, avaient délibérément un caractère raciste anti blanc ou anti français, et cette qualification était très rarement retenue, le plus souvent par souci de simplification ou de rapidité, dans le cadre de comparutions immédiates, où tout doit aller très vite.
L’affaire du meurtre du jeune Thomas à Crépol, le 18 novembre 2023, est à cet égard emblématique. Depuis le début de l’enquête, de nombreux témoignages faisaient ressortir que les agresseurs étaient venus pour « casser du blanc ». Mais comme les 3 singes souvent représentés en statuettes, la justice ne voulait a priori rien voir, rien dire, rien entendre. À plusieurs reprises, l’AGRIF, -qui comme toute association anti-raciste dûment déclarée en préfecture depuis au moins 5 ans peut ester en justice-, tambourinait à la porte des magistrats de Valence ou de Grenoble en appel, pour faire reconnaître cette qualification juridique, à savoir meurtre avec la circonstance aggravante de racisme. Jusqu’à présent, les différentes instances judiciaires amenées à statuer avaient débouté l’AGRIF.
Mais c’était sans compter sur la ténacité de cette association et de ses avocats. Car notamment un procès-verbal de synthèse, rédigé par une enquêtrice de la gendarmerie, évoquait l’hypothèse d’un mobile raciste au meurtre de Thomas, et ce dès le départ. Il était précisé des témoignages qui indiquaient « que les auteurs des faits pourraient être venus au bal de Crépol afin de tuer des personnes de couleur blanche ». Il semble que ce rapport capital n’ait pas été bien classé dans la procédure, et qu’il n’avait pas été porté explicitement à la connaissance de la justice. Cf le Figaro du 23 juillet 2026. Or Me Jérôme Triomphe, le talentueux et dynamique avocat coordonnateur de l’AGRIF, venait de déposer une note de 30 pages aux juges, soulignant des témoignages et propos rapportés « relatifs à du racisme « antiblancs ».
C’est dans ces conditions, et après de nouvelles auditions semble-t-il, qu’un nouvel avis d’information judiciaire vient d’être communiqué aux parties, le 20 juillet 2026 par les magistrats instructeurs. Cette nouvelle pièce de procédure invoque désormais en plus des chefs de « meurtre et tentative de meurtres en bande organisée », la qualification que « les faits ont été précédés, accompagnés ou suivis de propos, écrits, images, objets ou acte de toute nature qui portent atteinte à l’honneur ou à la considération des victimes ou d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie ou une religion déterminée, en l’espèce la race blanche et la nation française. » comme le rapporte la presse. On attend désormais l’ordonnance de mise en accusation, cette ordonnance pouvant faire l’objet d’un appel des mis en examen.
Nous suivrons bien sûr de très près ce dossier des plus dramatiques, n’oublions pas qu’outre le jeune Thomas, 16 ans, qui a été poignardé à mort, d’autres victimes ont été aussi, ce soir-là, très gravement blessées à coup de couteau. Rappelons que la jurisprudence de la chambre criminelle de la Cour de cassation est constante depuis des années : tout acte violent contre une personne avec un objet dangereux qui peut être létal, permet d’en déduire une intention de tuer, sous le contrôle des juges chargés de statuer bien sûr. Exemples, porter un coup de couteau, ou tirer sur une personne.
En tout cas, grâce à l’AGRIF et son remarquable travail de fond juridique et moral, grâce à des journalistes comme François Bousquet qui a publié plusieurs livres sur le sujet, (3), le racisme antiblanc qui se répand comme une traînée de poudre depuis des années, pourrait enfin trouver au sein de l’institution judiciaire une reconnaissance jurisprudentielle, à laquelle les victimes et leurs familles ont droit, pour la vérité et la justice tout simplement.
(1) Eric Conan, article de l’Express du 4 mai 2006, « Encore aujourd’hui ».
(2) Bernard Lugan, Esclavage, histoire à l’endroit, Éditions Bernard Lugan, 2020.
(3) François Bousquet, Le racisme antiblanc, l’enquête interdite, 2025, la Nouvelle Librairie- et du même auteur et chez le même éditeur, Sale blanc, le racisme que l’on ne veut pas voir, 2026.
Source : Le Nouveau Présent, cliquez ici
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jeudi, 23 juillet 2026
« Français, encore un effort si vous voulez être républicains ! »

Alors que les affaires pédo-criminelles sordides se succèdent (périscolaire, Aide sociale à l'enfance...), soulevant dans le pays un écœurement légitime et une colère que l'on espère salutaire, nous publions ci-dessous l'article que notre ami Nicolas Zahar a consacré, dans le dernier numéro de notre revue Synthèse nationale, à l'avachissement moral de nos sociétés sans Dieu, sans repères : à lire et à méditer, sur la plage ou ailleurs... SN
Nicolas Zahar
" Français, encore un effort si vous voulez être républicains". Cette exhortation est extraite de l’un des ouvrages du marquis de Sade, La Philosophie dans le boudoir, sous-titré Les instituteurs immoraux, Dialogues destinés à l’éducation des jeunes filles ! Plus précisément, il s’agit du titre d’un pamphlet acheté par l’héroïne, Eugénie, et lu devant elle, à haute voix, par l’un des débauchés chargés de son "apprentissage" libertin et philosophique. Publié en 1795, cette charge violente contre le christianisme, au nom de la République et de la Liberté, annonce les divagations et errements, notamment sur le plan sexuel, des sociétés sans Dieu…
Le poisson pourrit par la tête. Donatien de Sade (1740-1814) illustre à merveille ce proverbe chinois. Rejeton lettré, mais dépravé, d’une des plus vieilles familles de la noblesse provençale ; marquis devenu comte à la mort de son père ; mais ardent républicain pendant la Révolution (admirateur de Marat, il est un membre actif de la section des Piques, place Vendôme, à Paris), Sade, finalement, peut nous apparaître comme le (in)digne représentant d’une société d’Ancien Régime en fin de course, travaillée - et gâtée - par les idées nouvelles.
Le "Divin marquis" - que, pour notre part, nous préférons qualifier de "Diabolique" - a parsemé les dialogues licencieux pour lesquels il est d’abord connu de textes philosophiques où il a jeté ses idées très particulières sur la France "régénérée" par la Révolution, la "nouvelle France" de l’époque, en quelque sorte. Français, encore un effort si vous voulez être républicains est un de ceux-là. Sa lecture se révèle riche d’enseignements.
« Plus je fais la révolution, plus j’ai envie de faire l’amour » (slogan de mai 1968)
En bon révolutionnaire, Sade veut faire table rase du passé. Mais son adhésion à la République jacobine et son engagement politique, de 1790 à 1795, sont dictés en partie par des préoccupations toutes personnelles. D’abord, il a des comptes à régler avec la société de son temps et sa famille. Ensuite, il espère manifestement que l’avènement de la déesse Liberté permettra à la nouvelle humanité en général, et à sa personne en particulier, de suivre leurs penchants sans freins et d’assouvir leurs envies sans avoir à redouter l’emprisonnement ou l’exécution (en 1772, après un nouveau scandale, Sade a dû fuir en Italie et s’est retrouvé condamné à mort par contumace).
La première cible de ce « criminel en esprit, capable des pires excès de pensée1 » est donc la religion, « berceau du despotisme » honni par les partisans des Lumières les plus zélés. À la suite de Voltaire, le pornographe torturé entend « écraser l’infâme ». Il veut anéantir « à jamais » ce qui pourrait « détruire un jour (l’)ouvrage2 » de la Révolution. Il appelle de ses vœux « l’extinction totale des cultes ». Exit, donc, le Christ, qu’il qualifie irrévérencieusement d’« esclave de Titus », de « vil histrion de Judée », ou encore de « grand fripon » (au même titre que Moïse et Mahomet, ce qui devrait interpeler Mélenchon). Exit également la « horde impure » des prêtres, leurs « vices », leur « superstition », leurs « préjugés » et leur « tyrannie ». Gageons que de nos jours, l’irrévérencieux marquis serait Charlie !
La « vision hallucinée de l’humanité et de la nature1 » qui ressort de son œuvre est la préfiguration de certaines dérives de notre société déchristianisée, enfantée par les révolutionnaires des dernières années du XVIIIe siècle et leurs successeurs des deux siècles suivants. Les soixante-huitards qui proclamaient : « Il est interdit d’interdire » et entendaient « jouir sans entraves », les rédacteurs de Libération qui ouvraient leurs colonnes aux pédophiles, Dany le rouge qu’émoustillait le tripotage d’une bambine de cinq ans, les anciens trotskos ou maos devenus prédateurs sexuels multirécidivistes, ou encore les donneurs de leçons de la bien-pensance qui, par idéologie "progressiste" et libertaire, rendent possible, voire laissent se poursuivre, les passages à l’acte des amateurs névrosés de chair enfantine ou juvénile sont les héritiers de Sade.
En 2008, à l’occasion du quarantième anniversaire des événements de Mai 1968, le journaliste et écrivain Jean Bothorel, interrogé sur les effets de ceux-ci dans La Nouvelle Revue d’Histoire de Dominique Venner, a lucidement reconnu que leurs « prolongements (…) ont été dévastateurs et dramatiques » ; avant d’ajouter : « Beaucoup d’entre nous ont connu des vies familiales totalement pulvérisées. C’était l’ère des partouzes, des couples échangistes, des ménages en "coopératives" ! Les enfants issus de ces couples ont subi de terribles dérives. Une déstructuration profonde s’est mise en place au nom du "Jouissons sans entraves". (…) Mai 1968 avait instauré un désordre festif. Ensuite nous avons vécu un désordre structurel. (…) Tous les repères explosaient. C’était comme un monde qui se fracassait. Nous étions perdus. On se trouvait de bons alibis. Mais le constat est que, lentement et insidieusement, cette perte de repères a touché toutes les structures traditionnelles, à commencer par la famille ».
Depuis, notre société est gangrénée en profondeur. Les scandales de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) - 20 000 mineur(e)s prostitué(e)s -, du périscolaire parisien – combien de pédophiles, d’agressions sexuelles, de viols ? - ou de l’affaire Epstein sont autant de manifestations de cette gangrène. Tous ceux (et il se pourrait qu’ils soient nombreux) qui, dans notre pays, ont pataugé dans ces marais putrides, ou qui ont contribué à l’impunité des crapauds qui s’y sont vautrés sont, en quelque sorte, des épigone du marquis de Sade.
Le 1er juin, sur CNews, le criminologue Alain Bauer était l’invité de Laurence Ferrari. Interrogé sur le livre qu’il vient de consacrer à l’entremetteur, prédateur sexuel et corrupteur nord-américain, il a souligné la gravité de cette affaire : « Tout d’un coup, vous vous rendez compte de l’ampleur du système qui m’a moi-même dépassé, à tel point que je n’y croyait pas et que je me suis convaincu moi-même, par les recherches qui ont été effectuées, (…) à quel point on était face à un immense système de systèmes. (…) Nous ne sommes qu’au début d’une gigantesque affaire Epstein. (…) Pour la première fois, un système de systèmes est révélé dans sa complexité. (…) Vous révélez régulièrement ce qu’est la pédo-criminalité dans le système scolaire. (…) C’est une explosion. Le système Epstein, c’est la même chose »…
La République est bonne fille
Marianne sait être miséricordieuse avec les siens. À ses yeux, un républicain, aussi névrosé soit-il, reste un républicain. Le privilège "bleu", en quelque sorte. En notre époque d’emprise du "progressisme" le plus débridé, où les relais de ce dernier s’emploient à imposer leur magistère et leur censure, une illustration de la bienveillance du "camp du bien" pour ceux, morts ou vivants, qui en relèvent, quelles que soient leurs turpitudes passées ou présentes, nous a été donnée en 2021.
En juillet de cette année-là, en effet, la Bibliothèque nationale de France a acquis le manuscrit des Cent vingt journées de Sodome (« récit le plus impur qui ait été fait depuis que le monde existe » d’après Sade lui-même), moyennant 4,55 millions d’euros intégralement fournis par Emmanuel Boussard, co-fondateur d’une société de gestion de fonds d’investissement. Ce texte sulfureux, classé "trésor national" depuis 2017 alors qu’il « raconte les sévices sexuels inouïs (jusqu’au meurtre, NDLR) imposés à des victimes (certaines très jeunes, NDLR) enfermées dans un château par des libertins fortunés » (Le Monde, le 9 juillet 2021), a pu rejoindre ainsi les archives de la Bastille conservées à Paris au musée de l’Arsenal…
C’est que Sade est désormais une « icône de la modernité ». Du moins si l’on en croit le texte présentant, sur le site de la BNF, le colloque de septembre 2023 consacré à cet ouvrage « mythique » ( !) et à son auteur : « La réapparition du manuscrit (…) nous invite à nous interroger (…) C’est décrire et raconter le passage, produit de trois siècles, de l’intolérable à la tolérance. Il s’agit de dresser l’inventaire de l’héritage que nous devons à Sade. (…) N’est-il pas, au regard des codes et des valeurs de nos sociétés avancées, en train d’acquérir un nouveau statut ? »
Pour plus ample information, rappelons qu’en 2020, l’État n’était pas parvenu à réunir les financements nécessaires à l’achat du Codex Irmengard, évangéliaire du XIe siècle aux enluminures magnifiques, lui aussi classé" trésor national". Ce qui avait amené l’essayiste Sylvain Fort, ancienne plume d’Emmanuel Macron, à écrire dans L’Express, en mars 2023, après l’acquisition du manuscrit par le Getty Museum : « (Cette) vente (…) pose la question de nos priorités en matière de patrimoine »… On se saurait mieux dire !
Sans doute Sade apprécierait-il grandement notre époque…
Depuis la Révolution, la sacralisation de la Liberté permet aux "progressistes" de repousser toujours plus loin, étape par étape, les limites du cadre à l’intérieur duquel elle peut s’exercer. Ainsi, une partie de nos contemporains deviennent Roi, voire Dieu. Ces créatures se prennent pour leur créateur. Matérialistes et autocentrées, elles ne sont plus mues que par la satisfaction de leurs besoins et de leurs envies. « Tous pour moi, et moi pour personne » est leur devise. Toute frustration leur est insupportable. Elles veulent tout et tout de suite, quitte, parfois, à prendre de force l’objet de leur désir, qu’il s’agisse d’un être humain ou d’un bien. Dans la société hédoniste, sans Dieu, de notre République avancée (dans le sens : "proche de la décomposition"), l’individu n’est pas seulement un consommateur. Il est aussi une proie, un objet de consommation, un produit jetable quand son existence est perçue comme un fardeau insupportable ou lorsque sa date de péremption est atteinte. Les dérives de la loi sur l’avortement, la constitutionalisation de ce "droit" ou le texte, en cours de discussion, sur la fin de vie en témoignent.
La République, nouvelle Pandore, a ouvert la boîte. Elle a opéré le désarmement spirituel de la population de ce pays, face aux manœuvres du diable, en la déchristianisant. Elle a accentué sa perméabilité au mal. Qui ne croit pas au Christ est une cible facile pour le malin. Aussi, désormais, dans la fuite en avant continue que l’on nomme "recherche du progrès", tout semble-t-il possible. L’imagination débridée d’un petit nombre d’apprentis sorciers est au pouvoir. On libère le cheval non débourré de l’IA avec l’espoir qu’on parviendra à le maîtriser…. On parle d’homme augmenté, d’existence qui pourrait durer 150 ans, voire davantage… On envisage l'immortalité ici-bas, plutôt que l'Éternité là-haut, et en tournant le dos au paradis, on favorise l’installation de l’enfer sur terre…
Trop de nos contemporains, à la suite du marquis de Sade et de tous ses épigones révolutionnaires républicains, oublient qu’il n’y a qu’une vérité : le Christ, qui est Dieu, est la lumière, le chemin, la vérité, la vie et le salut ! Son royaume n'est pas de ce monde. Notre passage ici-bas est une pérégrination vers la mort de notre enveloppe charnelle, porte de l’éternité promise par Dieu. Seule la foi nous permet de surmonter les embûches de l’existence, de repousser ses tentations. Elle seule peut nous ouvrir la félicité du royaume de Dieu !
1. Michel Delon, professeur à la Sorbonne, dans un article écrit pour le Recueil des commémorations de 2014.
2.Marquis de Sade, Français, encore un effort si vous voulez être républicains, La philosophie dans le boudoir, 1795.
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Rappel : l'université d'été d'Academia Christiana dans l'Ouest de la France

L'objectif affirmé d'Academia Christiana est « de former une génération d'hommes et de femmes au service du bien commun ». La structure entend « apporter des clefs pour comprendre le monde de demain et aider les jeunes à s'engager dans la cité ». Par conséquent, la formation qu'elle propose « se veut intégrale : spirituelle, morale, intellectuelle et sportive ».
C'est dans ce cadre qu'Academia Christiana organise, du 10 au 16 août prochains, dans l'Ouest de la France, une seconde université d'été 2026.
Pour tout renseignement sur cet événement cliquez ici.
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Barbara Butch : la gauche découvre le bûcher qu’elle avait dressé

Quand la révolution dévore ses enfants...
Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
Je rentrais de Quimper avec, sur le siège passager, quelques livres achetés à L’Ivresse de lire, cette petite librairie de la rue de la Halle où je vais volontiers musarder. Max, qui tient les lieux, est un jeune homme d’une qualité assez rare. Dans une échoppe sobre et élégante, il a réuni des essais, des romans et des livres anciens avec ce discernement qui distingue le véritable libraire du simple marchand de papier imprimé. On entre chez lui pour jeter un œil ; on en ressort généralement lesté de deux ou trois volumes et d’une conversation que l’on poursuit ensuite tout seul.
Ma trouvaille du jour était un ouvrage de poche d’Arnaud Blin consacré à la paix de Westphalie. À peine avais-je parcouru quelques lignes de l’introduction que je comprenais avoir affaire non seulement au travail d’un historien, mais à celui d’un penseur. Le bon historien ne se contente point de dépoussiérer les archives et de remettre les batailles dans leur ordre chronologique. Il discerne, derrière la poussière des chancelleries et le fracas des armes, les formes politiques qui continuent d’ordonner notre monde longtemps après que les combattants sont descendus au tombeau.
La paix de Westphalie ne fut pas seulement un arrangement diplomatique mettant fin à la guerre de Trente Ans. Elle marqua la recherche d’un ordre permettant à des puissances, à des peuples et à des confessions irréconciliables de continuer à vivre dans le même monde sans entreprendre chaque matin de s’exterminer. Il fallut trente années de massacres, de villes incendiées et de campagnes dépeuplées pour que les Européens comprennent qu’aucune paix durable ne pouvait reposer sur l’éradication complète de l’adversaire.
Je comptais déjà revenir sur ce livre. Les circonstances décidèrent que j’en parlerais plus tôt que prévu.
En arrivant à Pont-l’Abbé, je fis un détour afin d’éviter les encombrements de la voie de contournement. La route me conduisit devant le Triskell, la salle de spectacle municipale. En passant devant elle, je songeai à tous les auteurs, conférenciers, chanteurs ou comédiens qui ne s’y produiront jamais. Non point parce qu’ils manqueraient de talent, de lecteurs ou de public, mais parce que leur nom, leur réputation ou quelques-unes de leurs opinions les ont rangés dans la catégorie des pestiférés.
Il n’est même pas nécessaire qu’un interdit soit prononcé. La censure moderne n’aime plus les uniformes, les bureaux obscurs ni les gros ciseaux du fonctionnaire. Elle préfère le téléphone qui ne sonne pas, le dossier que l’on égare, la subvention qui se tarit, la salle soudain indisponible, l’invitation qui ne vient jamais. Le proscrit demeure parfaitement libre de parler, à cette menue réserve près que personne ne lui prête plus de tribune, de micro ni de théâtre.
De retour à la maison, je trouvai dans Le Figaro et Libération le récit des mésaventures de Barbara Butch. La DJ, devenue célèbre lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, se produisait au festival Cabaret frappé de Grenoble. Une centaine de militants propalestiniens, mobilisés notamment par la section locale de La France insoumise, interrompirent son concert au bout d’une vingtaine de minutes. Des drapeaux furent agités, des slogans criés et des projectiles lancés. La municipalité évoqua ensuite plusieurs dizaines de projectiles retrouvés sur scène, parmi lesquels des bouteilles de verre, ainsi qu’un câble électrique sectionné au milieu du public.
Barbara Butch n’est pourtant pas une artiste que l’on songerait spontanément à ranger parmi les suppôts de la réaction. Elle appartient de plein droit à la gauche culturelle, festive et homosexuelle. Sa prestation lors des Jeux olympiques, au milieu des drag-queens, des mannequins et d’un Philippe Katerine presque nu et peint en bleu, lui avait valu d’être célébrée par les uns et conspuée par les autres. Elle avait auparavant subi un harcèlement en ligne venu semble-t-il de milieux dits à droite.
Son nouveau crime fut d’avoir signé une tribune favorable à la proposition de loi Yadan, présentée comme un moyen de lutter contre les formes nouvelles de l’antisémitisme. Elle expliqua avoir apporté son nom au texte en raison de l’antisémitisme qu’elle subissait, avant de reconnaître qu’elle n’aurait sans doute pas dû le signer. Cette rétractation ne lui valut aucune indulgence. Pour les militants qui la prirent à partie, elle était devenue une « complice de génocide ». Un tract la représentait devant un drapeau mêlant les couleurs arc-en-ciel à l’étoile de David, le tout maculé de sang.
Le plus savoureux, si l’on peut employer ce mot dans une affaire aussi vilaine, fut la réaction de Libération. Le journal consacrait à l’événement un article embarrassé, puis un second texte au « boycott culturel », décrit comme un procédé « longtemps considéré comme liberticide et trop proche des formes de censures de l’extrême droite ».
Ce « trop proche » vaut à lui seul un éditorial.
Ainsi donc, la rédaction de Libération découvre que le boycott d’un artiste en raison de ses opinions pourrait porter atteinte à la liberté. Elle l’avait cru jusqu’alors surtout caractéristique de l’extrême droite. Le procédé se multiplierait depuis quelques semaines, comme une maladie exotique récemment débarquée en France. Nadav Lapid, Joann Sfar, Sigalit Landau et désormais Barbara Butch en auraient successivement fait les frais.
Les bras vous en tombent.
Le boycott culturel n’est nullement une nouveauté dans notre pays. Il constitue depuis plusieurs décennies l’un des instruments ordinaires de la domination progressiste sur les lettres, le théâtre, le cinéma, la chanson et les arts plastiques. Il n’a simplement pas été nommé ainsi tant qu’il s’exerçait dans le bon sens, c’est-à-dire contre la droite.
Il existe d’abord sous sa forme la plus voyante : l’artiste refuse de se produire devant un public dont le vote lui déplaît. Indochine et Louise Attaque avaient ainsi décliné leur participation aux Déferlantes lorsque le festival annonça son installation à Perpignan, ville administrée par le Rassemblement national. Mazarine Pingeot renonça plus récemment à une rencontre à La Flèche après l’élection d’un maire RN. Gaspard Koenig expliqua de son côté qu’il n’accepterait pas les invitations des municipalités de cette couleur. Ces gestes furent présentés dans une partie de la presse non comme des manifestations de sectarisme, mais comme de délicats cas de conscience.
Cette première forme relève encore, après tout, de la liberté individuelle. Un chanteur peut choisir sa scène comme un lecteur choisit ses livres. La situation devient plus inquiétante lorsque le boycott n’est plus le fait d’un artiste isolé, mais celui de tout un écosystème culturel vivant d’argent public, de commissions, de réseaux institutionnels et de cooptations. Il ne s’agit plus alors de refuser une invitation, mais d’empêcher l’adversaire d’en recevoir aucune.
Renaud Camus en sait quelque chose. Écrivain reconnu, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, auteur d’une œuvre littéraire considérable bien avant que son nom ne fût associé à une formule politique, il a été progressivement chassé des grandes maisons et des lieux où se fabrique la légitimité. Il continue d’écrire, de publier et d’être lu. Pour l’institution culturelle française, il appartient néanmoins à cette singulière catégorie des auteurs dont chacun parle et que personne ne doit recevoir.
Alain de Benoist offre un cas plus révélateur encore. Depuis plus d’un demi-siècle, il travaille sur l’histoire des idées, le paganisme, la démocratie, l’écologie, le libéralisme, l’Europe et la philosophie politique. Ses adversaires eux-mêmes reconnaissent l’influence exercée par la Nouvelle Droite sur la vie intellectuelle française. Cet homme, qui a publié des dizaines de livres et dialogué avec des penseurs venus d’horizons fort différents, demeure presque absent des grandes émissions culturelles. Sa pensée est déclarée « toxique », ce qui évite commodément d’avoir à la discuter.
L’ostracisme ne consiste donc pas toujours à arracher un homme de la scène. Il suffit de décider qu’il n’existe pas.
Une salle municipale peut accueillir pendant des années les mêmes dramaturges, les mêmes chanteurs « engagés », les mêmes conférences et les mêmes expositions militantes sans que personne ne s’avise de dénoncer un entre-soi. Qu’un auteur conservateur, un intellectuel identitaire ou un catholique de tradition demande à son tour une scène, et voici que surgissent les pétitions, les menaces, les appels à la vigilance, les syndicats, les collectifs et les gardiens autoproclamés de la pureté républicaine. On invoque la sécurité, le risque de trouble, la dignité du lieu ou la souffrance que pourrait causer la simple présence du proscrit.
Le boycott change alors de nom. Il devient « mobilisation citoyenne », « refus de banaliser », « cordon sanitaire » ou « lutte contre les idées de haine ». Le vocabulaire est d’une grande importance dans ces affaires. Lorsque la gauche exclut, elle protège. Lorsque la droite proteste, elle censure.
Moi qui regarde souvent la France depuis son rivage breton avec le recul d’un homme né à Buenos Aires, je demeure frappé par cette faculté française de transformer chaque querelle en procès d’excommunication. L’Argentine connaît les passions politiques, les fidélités charnelles et les haines prolongées. La France y ajoute le goût du tribunal moral. Elle ne veut pas seulement vaincre l’adversaire ; elle entend lui retirer jusqu’au droit de paraître en public sans s’excuser d’exister.
L’affaire Barbara Butch place aujourd’hui la gauche devant le miroir qu’elle avait soigneusement tourné contre le mur. Elle découvre que le bûcher idéologique ne connaît pas de propriétaire perpétuel. On peut le dresser contre les réactionnaires, les catholiques, les identitaires, les nationalistes ou les conservateurs. Le vent tourne, les flammes changent de direction et les anciens officiants se retrouvent bientôt au milieu des fagots.
Une seconde tragédie s’emboîte dans la première, telle une poupée russe.
Barbara Butch est officiellement attaquée pour une prise de position politique. Le tract où son image voisinait avec une étoile de David ensanglantée rend toutefois cette distinction assez fragile. On ne lui reproche pas seulement une signature. On lui signifie qu’une artiste juive, dès lors qu’elle refuse de désavouer Israël dans les termes exigés, peut être réduite au rôle de « sioniste », de complice ou d’agent d’un crime collectif.
Le mécanisme est maintenant bien rodé. Le Juif acceptable serait celui qui prend publiquement ses distances avec Israël, se soumet aux sommations de l’antisionisme militant et transforme sa propre identité en réquisitoire. Celui qui résiste à cette injonction se voit aussitôt soupçonné de soutenir tout gouvernement israélien, toute opération militaire et jusqu’au moindre excès commis à Gaza. L’individu disparaît derrière l’assignation.
L’antisémitisme européen est une vieille lèpre, dont les premières formes furent d’abord religieuses. Durant des siècles, l’hostilité au Juif s’enracina dans l’antijudaïsme chrétien, dans l’accusation de déicide, dans les interdits professionnels, les expulsions, les prédications populaires et les violences périodiques qui accompagnaient les temps de crise. Il changea ensuite de nature au XIXe siècle, lorsque la religion recula et que les vieilles haines se grimèrent en théories raciales, économiques ou nationales. Le chrétien reprochait au Juif de refuser le Christ ; l’antisémite moderne lui reprocha d’être Juif jusque dans son sang. Cette généalogie appartient à l’histoire européenne et nul homme sérieux ne saurait la nier.
Le judaïsme organisé de l’après-guerre fut cependant administré, sur ces questions, par une génération qui avait connu l’Occupation, les persécutions, les départs sans retour et parfois la clandestinité. Ces hommes avaient les yeux ouverts par l’épreuve. Ils savaient que la défense des Juifs de France ne relevait ni d’une mode intellectuelle ni d’un positionnement partisan, mais d’une nécessité presque domestique : protéger les familles, les écoles et les synagogues, maintenir la mémoire des morts et veiller à ce que le pays ne retombât pas dans ses anciennes dérives.
À la fin des années 1970, cette génération céda progressivement la place. Les nouveaux dirigeants de la communauté n’avaient plus été formés par la guerre, mais par l’univers idéologique de l’après-1968. Ils avaient fréquenté les facultés, les partis, les ligues antiracistes et cette gauche culturelle qui prétendait parler au nom de toutes les victimes de la terre. Sous leur influence, la priorité changea. La défense concrète de la communauté juive devint peu à peu inséparable d’une croisade politique contre l’extrême droite française, tenue pour le danger suprême, permanent et presque métaphysique.
Cette lecture comportait une part d’illusion rétrospective. Le Front national des origines fut un assemblage bigarré de nationalistes, de rescapés de l’Algérie française, d’anciens poujadistes, de catholiques traditionalistes, d’anticommunistes, de souverainistes et de nostalgiques de diverses chapelles. On y trouvait des hommes encombrés de préjugés anciens, comme dans bien d’autres familles politiques de l’époque, et Jean-Marie Le Pen commit assez de provocations pour fournir des verges à ses adversaires. Réduire pourtant cette formation à une entreprise principalement antisémite relevait moins de l’histoire que de la construction d’un épouvantail commode.
L’erreur devint plus grave lorsque cette nouvelle génération de responsables juifs épousa presque sans réserve le catéchisme immigrationniste de la gauche. Par fidélité à l’antiracisme, par crainte d’être soupçonnée de fermeture, et aussi parce qu’elle imaginait trouver dans les populations nouvellement venues des alliées naturelles contre le nationalisme français, elle approuva ou accompagna l’ouverture toujours plus large des frontières.
Elle ne voulut pas voir que les hommes ne franchissent jamais une frontière en abandonnant derrière eux leurs croyances, leurs querelles, leurs fidélités et les haines léguées par leur histoire.
L’immigration arabo-musulmane et, dans une moindre mesure, certaines immigrations afro-musulmanes ont ainsi installé en France des formes d’antisémitisme qui ne doivent rien à Drumont, à Maurras ou aux sermons de l’Europe chrétienne. Elles se nourrissent du conflit israélo-arabe, de la propagande islamiste, de traditions religieuses particulières et d’un imaginaire politique où le Juif, le sioniste et l’Occidental finissent volontiers par se confondre.
Il serait absurde d’en conclure que tout musulman est antisémite. Il serait plus absurde encore de feindre que cet antisémitisme importé n’existe pas, alors que les écoles juives vivent sous protection, que les synagogues sont gardées et que nombre de familles ont quitté certains quartiers où elles habitaient depuis plusieurs générations.
Les dirigeants de la communauté organisée avaient cru pouvoir utiliser l’immigration massive comme un supplétif contre l’identité européenne et le nationalisme français. Ils imaginaient une grande alliance des minorités, réunies sous la houlette de l’antiracisme institutionnel contre l’homme européen, le catholique, le patriote et l’électeur du Front national. La construction paraissait habile. Elle reposait sur une erreur anthropologique considérable : croire que toutes les minorités partageaient les mêmes intérêts, les mêmes mémoires et les mêmes ennemis.
La gauche française détourna longtemps les yeux. Elle avait besoin de ces populations comme d’un nouveau peuple électoral, après avoir perdu les ouvriers, les employés et les habitants des petites villes. À mesure que cette masse électorale prenait de l’importance, une partie de la gauche adapta son vocabulaire, ses indignations et ses silences. L’antisionisme devint le truchement par lequel on pouvait flatter des passions antijuives tout en continuant de se proclamer antiraciste.
On ne disait plus « les Juifs », on disait « les sionistes ». On ne dénonçait plus une race, on dénonçait un État. On ne réclamait plus l’exclusion d’un peuple, on exigeait seulement que ses représentants culturels fussent chassés des scènes, des festivals et des universités. Le vieil antisémitisme chrétien voyait dans le Juif l’homme qui avait refusé le Christ. Le nouvel antisémitisme progressiste voit en lui celui qui refuse d’abjurer Israël.
L’existence de cette masse électorale a fini par exercer sa propre pesanteur sur la gauche. Les partis ne convertissent pas seulement leurs électeurs ; les électeurs transforment aussi les partis. Pour conserver des quartiers, des circonscriptions et des clientèles militantes, une partie de la gauche a repris les mots, les obsessions et parfois les haines de ceux qu’elle voulait séduire. L’antisionisme lui fournit un langage de transition. Il permit à des passions anciennes de passer la douane du progressisme sous un pavillon nouveau.
L’affaire Barbara Butch dévoile cette mécanique avec une cruauté parfaite. Cette artiste appartient à la gauche culturelle, à ses mœurs, à ses codes, à ses combats et à son imaginaire. Elle croyait sans doute que ces appartenances la protégeraient. Il a suffi qu’elle refusât de renier Israël dans les termes prescrits pour que ses anciens alliés la désignent à la foule.
Le danger n’était pas tapi dans quelque arrière-boutique nationaliste. Il grandissait depuis des années au milieu même de la coalition antiraciste, nourri par ses prudences, ses calculs électoraux et ses aveuglements. Ceux qui avaient cru trouver dans l’immigration massive une troupe auxiliaire contre les identités européennes découvrent que les hommes ne sont jamais les instruments dociles des stratégies conçues pour eux.
Le désaveu est désormais générationnel. Une partie croissante des Juifs de France ne croit plus les anciens dirigeants lorsque ceux-ci lui désignent encore comme ennemi principal un parti qui cherche aujourd’hui leurs suffrages, tandis que les violences, les insultes et les intimidations viennent souvent d’ailleurs. Cette évolution ne relève pas d’une conversion doctrinale générale à la droite. Elle procède d’un instinct plus élémentaire : l’homme menacé finit toujours par regarder du côté d’où viennent les coups, même lorsque ses maîtres à penser lui ordonnent de tourner la tête.
Les anciens dirigeants avaient été formés par la mémoire de Vichy, de Drancy et des compromissions de la France occupée. Les générations suivantes ont grandi avec l’Hyper Cacher, les écoles gardées par des soldats, les insultes dans les universités et les manifestations où l’étoile de David reparaît, non plus sur les murs d’une officine fasciste, mais sur des affiches prétendument décoloniales.
Il n’est donc pas surprenant que nombre de Juifs de France se tournent aujourd’hui vers les partis que leurs pères avaient combattus. Ils modifient la hiérarchie des périls. La politique n’est pas seulement affaire de principes abstraits ; elle commence par la désignation de celui qui menace concrètement votre maison, votre école ou vos enfants.
Une nouvelle génération de responsables juifs devra reprendre la barre. Elle n’aura pas à oublier les malheurs anciens ni à distribuer des certificats de virginité à quiconque. Elle devra simplement reconnaître que le danger a changé de rive. Les cartes dressées dans les années 1970 ne décrivent plus le pays de 2026. Continuer de les consulter tandis que les synagogues sont gardées et que des artistes juifs sont chassés des scènes reviendrait à naviguer avec un portulan d’avant la tempête.
Barbara Butch aura peut-être rendu, malgré elle, un service à la vie publique. Son concert interrompu montre ce que devient un pays lorsque chaque représentation artistique se transforme en tribunal géopolitique et chaque artiste en suspect tenu de présenter ses certificats de pureté. La culture cesse alors d’être le lieu où les hommes rencontrent ce qu’ils ignorent. Elle devient une douane morale tenue par les militants les plus résolus.
En rangeant mes livres, je retrouvai le volume d’Arnaud Blin sur la paix de Westphalie. L’Europe du XVIIe siècle avait dû traverser trente années de massacres pour comprendre que l’on ne bâtit aucun ordre durable sur l’espoir d’extirper la croyance adverse. Notre petit monde culturel n’en est heureusement pas là. Il gagnerait pourtant à méditer la leçon.
Il faudrait peut-être conclure une paix de Westphalie des lettres et des arts : admettre que l’adversaire existe, qu’il peut écrire, chanter, jouer, publier et disposer d’une salle sans que sa présence soit tenue pour une capitulation. La gauche n’aurait pas à aimer Renaud Camus. La droite n’aurait pas à applaudir Barbara Butch. Chacun devrait seulement renoncer à faire taire l’autre par la force, la menace ou le monopole des institutions.
Sans cette paix minimale, il ne restera bientôt de la culture française que l’art de l’excommunication.
Article paru sur Breizh-Info, cliquez ici.
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Le nouveau numéro de L'Incorrect est paru
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C'est l'été : présentation du Collectif Mini-Jupes sur TV Synthèse nationale
Il y a quelques semaines, nous avons publié sur ce site un article qui a surpris un grand nombre de nos lecteurs cliquez ici. Ce texte annonçait la création du Collectif Mini-Jupes. Il s'agit d'une initiative originale destinée à défendre les libertés des femmes occidentales, en particulier dans l'espace public, face à la menace que représente pour elles l'islamisation de la société.
Au cours du banquet constitutif du Cercle du Menez Bre qui s'est tenu dans le Tregor le 14 juillet dernier cliquez ici et cliquez là, Julie Lemercier, l'une des fondatrices de ce collectif, l'a présenté au public et a répondu aux questions de TV Synthèse nationale.
Pour contacter le collectif : collectif.minis@gmail.com
Allez sur TV Synthèse nationale cliquez ici
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mercredi, 22 juillet 2026
Espagne : le nœud coulant se resserre autour de Zapatero, l’ancien Premier ministre socialiste, et peut-être aussi vis-à-vis de Pedro Sánchez
Michel Festivi
Le droit espagnol dispose d’un système redoutable, notamment dans les affaires financières et de détournements de fonds publics. La personne impliquée qui accepte de parler et de coopérer pleinement avec la justice, peut non seulement voir sa peine réduite, mais son exécution suspendue. C’est ce qui s’est produit tout dernièrement dans le dossier de détournement de fonds publics, par l’achat de millions de masques en pleine pandémie. Alors que les principaux acteurs de cette gigantesque escroquerie, tous des socialistes, ont été condamnés à de très lourdes peines d’emprisonnement, celui qui avait accepté d’aider la justice, le sieur Adalma, a vu sa peine très réduite et suspendue de surcroit.
Bis repetita placent avec l’affaire de l’ancien premier ministre socialiste espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, dont je vous ai déjà entretenu. L’homme de paille que Zapatero avait trouvé pour diriger une société écran, lui permettant de recevoir des fonds sans apparaître, Julito Martínez Martínez, est passé à table.
Avec ses avocats, il a écrit une lettre-confession de six pages, et vient d’être entendu par le juge chargé de ce dossier des plus sensibles, José Luis Calama de l’Audience nationale. Il a confirmé ses écrits. La minuscule société d’aviation la Cie Plus Ultra, qui œuvrait essentiellement avec le Venezuela, était en très grande difficulté financière en 2020, au moment de la Pandémie. Deux banques lui avaient refusé tout prêt, la banque de Santander, et la Caixa Banque.
C’est là que serait intervenu Zapatero, ancien Premier ministre socialiste et ancien Secrétaire général du PSOE, toujours très en cours auprès de son grand ami, Pedro Sánchez. Zapatero est un hiérarque du PSOE, personne ne pouvait rien lui refuser. Son influence était considérable. Normalement Plus Ultra, ne pouvait obtenir aucune aide publique, vu sa situation financière particulièrement obérée, dont une dette sociale de plus de 400.000 euros. Et de plus était-elle une société stratégique ?
Zapatero aurait alors demandé à l’une de ses connaissances, un homme d’affaires de Murcia, Julito Martínez Martínez de créer une société écran : Análisis Relevante. Elle serait chargée une fois les fonds publics obtenus, d’émettre des factures et de recevoir des fonds, qui in fine reviendront à Zapatero, où à la société de ses deux filles. Ce montage avait été conçu par un autre éminent socialiste, « un vétéran » du PSOE comme le qualifie le journal El Debate, grand ami de Zapatero, le dénommé Javier de Paz, aujourd’hui président de la société Movistar +. C’est du moins ce qu’a expliqué Martínez au Juge.
C’est ainsi que par l’intermédiaire de la FASEE (Fonds de soutien à la solvabilité des entreprises stratégiques), créée le 3 juillet 2020, dont les fonds sont gérés par une autre société publique la SEPI (Société d’État des holdings industriels), le Conseil des ministres, présidé par Pedro Sánchez va approuver le 9 mars 2021, l’octroi à Plus Ultra, d’une somme de 53 millions d’euros d’argent public, dont un peu plus d’1% iront dans les poches de Zapatero, selon ce que lui reproche la justice espagnole, lui clamant son innocence, estimant qu’il aura réalisé un véritable travail, et contestant toute infraction de quelque nature qu’elle soit.
Selon l’accusation, 71 factures auraient été émises entre juillet 2020 et novembre 2025. Toujours selon l’accusation, Zapatero aurait reçu peu ou prou, en argent ou en nature, environ 400.000 euros, et la société de marketing de ses deux filles, environ 200 000 euros. En tout cas c’est que qu’a révélé à la justice, Julito Martínez Martínez. Ce dernier affirme que Análisis Relevante aurait payé des travaux de conseils « fictifs », prétendument effectués par Zapatero, ce que ce dernier conteste de la manière la plus vive. Il a d’ailleurs toujours le soutien de Pedro Sánchez, et de la plupart des barons socialistes, qui ont indiqué croire en son innocence.
Ce dossier de prévarication souligne par ailleurs les liens très étroits et de longue date, entre les socialistes espagnols et le régime totalitaire chaviste du Venezuela. Zapatero, Sánchez et les socialistes espagnols ont toujours soutenu politiquement et Chavez et Maduro, de grands parangons de la démocratie s’il en était ! Ils ont notamment refusé de condamner la farce électorale de 2024, ou Maduro avait été battu à plate couture, mais avait décidé qu’il avait gagné, et ses sbires « les colorados », faisant régner la terreur. Il faut dire que depuis février 1936, et leurs manœuvres et violences pour parvenir au pouvoir, les socialistes espagnols sont à bonne école et s’y connaissent en matière de falsifications des urnes (1). Martínez a par ailleurs affirmé avoir rencontré Delcy Rodriguez, l’actuelle présidente par intérim de Venezuela, par l’intermédiaire de Zapatero.
En tout cas cette affaire déjà retentissante, promet de prochains développements, nous ne manquerons pas de vous en rendre compte.
(1) Michel Festivi, Le Front populaire espagnol, la victoire frauduleuse de 1936, Revue d’Histoire Européenne n°29, avril et mai 2026, cliquez ici.
17:02 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Dans une version actualisée et enrichie, le « Brasillach » de Philippe d’Hugues
Francis Bergeron,
Le Nouveau Présent cliquez ici
Il existe à présent de nombreuses biographies de Robert Brasillach, et c’est une excellente chose. Pour que l’œuvre d’un écrivain lui survive, il faut non seulement que celle-ci soit de qualité, mais également qu’une sorte d’écosystème la défende, l’explique, et qu’au fil des générations, soit rappelé ce que cet écrivain a de particulier, et quels évènements de sa vie, quelles pages de son œuvre, justifient son entrée au panthéon de la littérature.
De son vivant Robert Brasillach avait attiré à lui des amis, des admirateurs, des lecteurs, à commencer par son futur beau-frère. Ce qu’ils trouvaient chez lui, ce qui les attirait, c’était sa culture en même temps que sa jeunesse, et aussi sa puissance de travail, son éclectisme dans le choix des sujets traités, et sans doute enfin ses engagements sans calcul, cette passion qui l’animait, mais une passion sans excès autres que de plume, et plus rare en fait que chez bien de ses contemporains, de son camp ou du camps adverse. Une passion dénuée de tout sectarisme, et une curiosité sincère.
« une éternelle jeunesse »… encore un instant de bonheur
Puis il y eut la guerre, la France divisée, l’Europe divisée, les horreurs dans les deux camps, celles que l’on pouvait dénoncer et celles qui étaient contestées, voire niées. Et comme l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs, Katyn fut censée n’avoir jamais existé, Hiroshima et Nagasaki, Dresde rangées dans la catégorie des « points de détail » autorisés.
Il restait l’œuvre de Brasillach, plus facile à défendre car exceptionnelle par son ampleur, par sa diversité, et par les sentiments qu’elle inspirait : « une éternelle jeunesse », selon le mot de Philippe d’Hugues, « encore un instant de bonheur », selon le sous-titre qu’Anne Brassié avait donné au portrait qu’elle avait fait de cet écrivain, en 1987.
C’est un paradoxe, car Brasillach est aussi, en tout cas dans le souvenir de ceux de sa génération ou de la génération suivante, l’écrivain du malheur, des temps difficiles, de la guerre, de l’épuration, de la prison, de la mort, « quand les Français ne s’aimaient pas », pour reprendre une expression de Maurras, qui évoquait d’ailleurs une autre époque.
Pol Vandromme et Bernard Georges, les précurseurs
La biographie synthétique de Robert Brasillach, écrite par Philippe d’Hugues en 2005 était épuisée depuis de nombreuses années. Or cet ouvrage était particulièrement demandé par ceux qui voulaient découvrir à leur tour l’auteur de Comme le temps passe, mais qui ne se sentaient pas prêts encore à se plonger dans une étude exhaustive, détaillée, complète, de sa vie, de son œuvre, de ses idées, de son style.
Après la guerre Pol Vandromme (en 1956) et Bernard Georges (en 1968) publièrent des sortes de « Que sais-je ? » consacrés à Brasillach. Pour ce qui me concerne, c’est grâce à ces courts ouvrages, que l’on pouvait trouver sans mal chez Joseph Gibert, sur le Boulevard Saint-Michel, que je découvris Brasillach. A cette époque-là, seul Jean Madiran avait rédigé une biographie consistante (en 1958). Aujourd’hui Brasillach est le sujet d’une bonne dizaine de biographies, d’essais, et même de romans. Comme Céline, Proust et quelques rares autres auteurs privilégiés, il est traduit et publié, il fait l’objet d’études passionnées. Au Japon ou en Italie, par exemple. Sa notoriété, son succès, le plaisir de le lire ne font que commencer, semble-t-il
Le pan politique de son oeuvre
Le travail de Philippe d’Hugues correspondait bien à une nécessité. Celle de posséder un outil à garder à portée de la main, quand on lit un roman ou quelque autre ouvrage de cet auteur qui, quoique tué à 36 ans, nous laisse une trentaine d’œuvres, qui sont notamment de parfaits reflets de son époque (né en 1909, il est mort le 6 février 1945).
Notons aussi que Philippe d’Hugues ne nous raconte pas Brasillach de façon purement chronologique, ou focalisé essentiellement sur ses chroniques politiques ou sur le petit monde de la rue d’Ulm. Il nous résume sa vie en vingt pages, puis il nous parle successivement, et en vingt pages à chaque fois, du romancier, du critique, du « spectateur » (cinéphile et passionné de théâtre), du chroniqueur politique, et enfin du poète. Par cet artifice le pan politique de son œuvre, et son destin tragique ne phagocytent pas tout le reste.
Dans son introduction, Philippe d’Hugues regrette que « l’œuvre de Brasillach, devenue peu ou mal accessible aux jeunes générations », soit « reléguée dans une pénombre de plus en plus épaisse ». Ce n’est évidemment pas faux, mais je ne partage pas totalement cette vision un peu désabusée. A une époque où la lecture est de moins en moins pratiquée, réjouissons-nous plutôt du fait que Brasillach est réédité, que Brasillach est lu, que Brasillach a ses aficionados, que son nom constitue comme une sorte de mot de passe. Réjouissons-nous de l’existence d’une association littéraire non subventionnée, au public plutôt jeune, et dont les adhérents sont en nombre croissant.
Ses « œuvres complètes », publiées en douze volumes il y a exactement soixante ans, ont fait date. Mais actuellement les éditions des Sept Couleurs (qui affichent certes leur orientation, en ayant pris pour nom le titre d’un roman de Brasillach, l’un des plus étonnants « exercices de style » de la littérature française) entreprennent une réédition comportant un important appareil critique, qui va donner à cette collection un label de référence absolue. Le jour où Brasillach paraitra en Pléiade, gageons que c’est cette édition-là qui servira de référence
Tout est réédité
Brasillach est dans le domaine public depuis dix ans. Tout est réédité, y compris ses ouvrages mineurs et datés (par la force des choses) comme son Léon Degrelle et l’avenir de REX. C’est un privilège qui concerne bien peu d’écrivains, Céline et Proust, déjà cités, les grands classiques du XIXe siècle (Maupassant, Balzac, Stendhal etc.), une infime poignée, à la vérité. L’avenir appartient aux « découvreurs », et lecteurs de Brasillach. Philippe d’Hugues a pris soin de signaler et commenter les ouvrages inédits comme les Lettres à une provinciale et Les vacances.
Philippe d’Hugues a collecté cinq pages d’hommages à Brasillach, émanant des meilleurs écrivains du XXe siècle : Nimier, Déon, Haedens, Jacques Perret, Jacques Laurent, Julien Gracq, Simenon, Abellio, Dominique de Roux, d’Ormesson, Patrick Besson, Jünger etc.
Après cette énumération, les petites saloperies de Libération ou de Médiapart, ça ne compte pas. Et si quelques pisse-vinaigres s’astreignent à dézinguer Brasillach dans des livres sans surprise (et le plus souvent sans lecteurs), si quelques tacherons de l‘antifascisme passent leur temps à réécrire sa fiche wikipedia, nous avons la chance, nous, de parler d’un écrivain que nous aimons, dont les livres sont encore comme des jardins secrets réservés de facto à une élite, aux happy few. Et c’est sans doute mieux comme cela.
Haedens estimait que « son prestige n’a cessé de grandir » et Bernard de Fallois avait dit en 1955 : « Nous ne savons pas ce que l’avenir retiendra de son œuvre, mais nous avons qu’il retiendra sa figure ». Soixante-dix ans plus tard, il est possible de répondre à la question de Bernard de Fallois : on se souvient et de son œuvre et de sa figure.
Robert Brasillach ou l’éternelle jeunesse, par Philippe d’Hugues, La « Bio Collection », Coéditon Synthèse nationale et Déterna, 2026, 162 p., 20€ cliquez ici
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Samedi 31 octobre, à Paris : un colloque de Polémia sur la remigration
Un communiqué de Polémia :
Nous organisons un événement d'ampleur le 31 octobre prochain à Paris. Nous nous attaquons de front à un sujet central pour notre avenir : la remigration.
Ce thème est sur toutes les lèvres, plusieurs partis de premier plan en font leur priorité en Europe : AFD en Allemagne, Restore Britain au Royaume-Uni, FPÖ en Autriche, etc. C'était le thème de campagne de Reconquête en 2022.
Après des décennies d'invasion migratoire, l'arrêt de l'immigration ne suffira pas. Il faut rendre incontournable la notion de remigration, que tous les candidats à l'élection présidentielle se positionnent sur ce thème qui rassemble une majorité de Français.
Alors notez bien la date du 31 octobre dans vos agendas et réservez dès maintenant votre place ! cliquez ici
11:16 Publié dans 06 - La 6e Journée nationale et identitaire, Communiqués de presse, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Thierry Bouclier sera aux Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil (86) les 5 et 6 septembre prochains
10:36 Publié dans Livres, Rendez-vous avec Les Bouquins de Synthèse, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La civilisation du reflet
Jérôme Viguès
Ils sont des millions à filmer leur repas. Pas pour le partager, pour montrer qu'on avale. Des inconnus s'installent devant une caméra et engloutissent en accéléré des plateaux entiers, sous le regard de spectateurs qui les observent mâcher comme on regarde une bête au zoo. Ce n'est plus manger, c'est une performance de digestion filmée.
À côté, d'autres se filment le matin en train de se préparer, minute par minute, comme si enfiler un pantalon méritait un scénario. On appelle ça un rituel. C'est un vide habillé en contenu.
Il y a ceux qui racontent leur vie en se maquillant, en conduisant, en faisant la vaisselle, débitant des anecdotes de comptoir comme si le décor rendait l'histoire intéressante. Il y a ceux qui filment leur ménage, comme si frotter une baignoire était un exploit méritant une bande-son. Il y a ceux qui déballent des colis devant caméra, extase feinte à l'ouverture d'un carton, comme si recevoir un objet commandé sur internet était un événement digne d'être vécu collectivement.
Il y a les défis alimentaires absurdes, où l'on mélange charcuterie, bonbons et sauce chocolat, non pas pour le goût, mais pour le dégoût qu'on espère provoquer chez le spectateur. La nourriture n'est plus nourriture, elle est prétexte à la grimace filmée.
Il y a les danses recopiées à l'identique par des millions de corps interchangeables, aucune variation, aucune création, juste la reproduction mécanique d'un même geste jusqu'à l'écœurement. Il y a les comptes qui republient le travail des autres sans rien y ajouter, sinon un logo planté dans un coin, voleurs de regard qui vivent de ce qu'ils n'ont pas fait.
Et puis il y a les nouveaux spectateurs professionnels : ceux qui ne créent plus rien, qui se contentent de commenter, en tout petit format, en haut de l'écran, une vidéo qui n'est même pas la leur. Ils gagnent de l'argent en restant assis, en gesticulant devant une caméra, pendant qu'en dessous d'eux tourne le vrai travail de quelqu'un d'autre. Le commentaire a mangé la création. Le reflet a mangé le réel.
Ce n'est pas ridicule, c'est un symptôme. Une société qui n'a plus rien à vivre filme le geste de vivre. Elle documente le vide avec le sérieux qu'on réservait autrefois à l'Histoire. On archive des minutes de mastication. On chronique des baignoires récurées. On commente des commentaires. Chaque strate de contenu se nourrit de la précédente, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de réel en dessous, juste des couches de reflets empilés sur un vide originel.
Un pays qui s'effondre a besoin de distractions de plus en plus creuses pour ne pas regarder l'effondrement en face. Du pain et des jeux, disait-on autrefois. Il n'y a même plus de pain aujourd'hui. Il ne reste que le cirque, et le cirque a fini par se filmer lui-même en train de mâcher, en train de frotter, en train de commenter sa propre vacuité.
Un peuple qui ne sait plus se gouverner regarde d'autres se filmer en train de vivre à sa place. Et le jour où il faudra vraiment vivre, se lever, se battre, décider, ce peuple-là n'aura plus les mains. Il n'aura que des pouces, dressés depuis des années au-dessus d'un écran, à faire défiler le néant.
Source cliquez ici
10:23 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 21 juillet 2026
Comment la France a été « coulée », par la gauche, mais aussi par la « droite »
Michel Festivi
Le mal français remonte à loin, septennat après septennat, quinquennat après quinquennat, les différents présidents de la république et leurs gouvernements respectifs et successifs, dont les différents gardes des sceaux, ont sapé les institutions françaises, sa justice notamment, pour répandre le laxisme, la culture de l’excuse, la victimisation des délinquants. Certes, profitant du laissez-faire des autorités politiques, la justice a pris ses aises et a interprété avec toujours plus de bienveillance, les droits des criminels, multipliant les décisions permissives, accentuant l’indulgence coupable.
Résultat, la délinquance a explosé. 53% d’augmentation des coups et blessures volontaires entre 2016 et 2024 ; plus 202% de violences sexuelles pour la même période ; quand au trafic de drogue et ses dérivés, blanchiments, extorsions de fonds, crimes, ils sont exponentiels et gangrènent toute la société. Le maire LR d’Alès, qui avait d’ailleurs minimisé l’importance de la DZ mafia pendant la campagne électorale, a reçu des menaces de mort, et a dû être exfiltré de chez lui par les forces de l’ordre, bel exemple de faiblesse de l’État. (En février 2026, le maire LR d’Alès Christophe Rivenq, avait dénoncé une « hyper médiatisation » et « des chaînes de désinformation » qu’il accusait d’exagérer la situation locale liée à la DZ mafia, et contestait une lecture alarmiste de la situation). Cf le site mesinfos.fr (éditions Occitanie) du 4 février 2026, signé par Lucien Labreuil avec l’AFP.
Dans un article du 21 juillet 2026, Le Figaro se livre à une recension spéciale : « Les 50 décisions qui ont coulé la France : le grand renoncement sécuritaire et judiciaire ». Nous allons n’en reprendre que les plus emblématiques, pour ne pas y passer toute la nuit, voire plusieurs jours ! Le journal se base sur les travaux de l’excellent institut Thomas More, qui a dressé cet inventaire, non pas à la Prévert mais tâché hélas du sang des victimes, qui elles ou leurs familles, sont toujours condamnées à la perpétuité réelle quand ce n’est pas à mort.
1°) L’abrogation de la loi Peyrefitte dite loi « sécurité et liberté » du 2 février 1981 par le pouvoir socialiste, le 10 juin 1983. Alain Peyrefitte, ministre de la Justice, avait permis l’élargissement des bases légales des contrôles d’identité, l’accélération des procédures, celles des délits de flagrant délits, avec des comparutions directes, des recours élargis à la détention provisoire pour les récidivistes ; l’encadrement du sursis et des circonstances atténuantes. C’est l’acte fondateur de la déliquescence actuelle, un point de bascule absolu.
2°) 1er mars 1994 : le nouveau code pénal est arrivé. Suppression des peines minimales, et mécanisme total des circonstances atténuantes, permettant sous le couvert de l’individualisation de la peine, nouveau principe absolu, de réduire à néant les sanctions prévues par le même code. C’est le laxisme qui entre dans les prétoires. Désormais seul le maximum ne pourra pas être enfreint, le juge ayant toute latitude pour réduire même à néant la sanction. On notera qu’en 1994, c’est la « droite » qui est au pouvoir, Édouard Balladur étant Premier ministre de la cohabitation. La « droite » mettra en œuvre un texte voté par la gauche le 22 juillet 1992, et ne cherchera pas à l’abroger ou à le modifier, voire à en créer un autre. C’est ainsi que les peines effectives de prison deviennent exceptionnelles, ce qui au demeurant démontre l’explosion de la violence, car les prisons n’ont jamais été aussi pleines, du fait également qu’il aurait fallu construire des milliers de places depuis 20 ou 30 ans, ce qu’aucun gouvernement n’a sérieusement entrepris.
3°) Abrogation par la loi Taubira en 2014, des peines planchers fixées par le gouvernement sous Nicolas Sarkozy. On ne s’étonnera pas que 68% des français jugeaient la justice trop laxiste en 2021, contre 80% en 2024. J’ai vécu ces peines planchers en tant qu’avocat alors. Plaidant quasiment que pour des parties civiles, j’étais bien sûr à fond pour ces dispositions de bon sens. Néanmoins, le législateur avait prévu, dans certaines conditions, pour ne pas être retoqué par le Conseil constitutionnel, que par une décision spéciale et motivée, les juges pouvaient passer outre les peines planchers, et ils ne se privèrent pas de s’introduire dans cette brèche !
4°) Adoption par la droite en 2009, d’une loi carcérale à philosophie de gauche. Cette loi relevait notamment d’un an à deux ans le seuil d’aménagement automatique des peines, en généralisant la sortie anticipée sous bracelet électronique. Un gouvernement de « droite » va décribiliser les peines, adoptant les théories de la gauche. Ce n’est à rien n’y comprendre. Ce yoyo pénal entre les peines planchers, quasiment non appliquées dans les faits, et ce laxisme suite au prononcé d’une peine qui ne veut plus rien dire, achèvera de rejeter le citoyen honnête dans l’incompréhension la plus totale de sa justice, qui est censée pourtant être rendue en son nom.
L’exposé des motifs de cette loi sarkozyste était le suivant : « la nécessité de limiter autant que possible l’incarcération en lui substituant des mesures de contrôle en milieu ouvert s’applique à tous les détenus ». Proprement stupéfiant, du Hollande dans le texte voire du Taubira ! La « droite » n’a aucune doctrine, sinon celle de la gauche. On pensait sans doute résoudre la surpopulation carcérale, par la généralisation des aménagements de peine et des sorties anticipées, or le nombre de détenus n’a cessé de progresser et les victimes aussi. En 2009 il y avait environ 65.000 prisonniers, pour plus de 84.000 en juin 2025, 135% d’occupation, les détenus étrangers représentants selon les chiffres 24,5% des incarcérés.
L’échec est donc absolu, total, dramatique pour les victimes et leurs familles. Entre 2014 et 2016, le nombre d’homicides avait augmenté de 11%. Par ailleurs, la dérive jurisprudentielle du Conseil constitutionnel est sans limite. En 1971, non content de se consacrer uniquement au respect des articles de la Constitution, il invente le fait de pouvoir censurer une loi en se basant sur le préambule de la constitution de 1958, de celle de 1946, et de la déclaration des droits de l’homme de 1789. La dérive du juge est née, elle ne s’arrêtera plus. Les juges du Conseil constitutionnel se sont « émancipés de la constitution », pour se substituer au législateur et donc au peuple. Comme ses décisions sont sans recours, il est en roue libre et fait strictement ce qu’il veut.
L’une des premières dispositions qu’un gouvernement courageux disposant d’une ample majorité devrait impérativement prendre, serait de procéder à une réforme constitutionnelle, pour obliger les membres du Conseil constitutionnel à être contraints à ne statuer qu’en rapport strictement aux seuls articles de la constitution de 1958. Mais pour cela il faut que les Français soient bien informés, et qu’ils ne se laissent pas piéger, une fois de plus, par des redondances à la « front républicain », ou autres billevesées de ce type, comme « un cordon sanitaire », et que les discours des Bertrand, Philippe, Copé, Attal et tous ceux qui ont appelé à voter plutôt NFP que RN, soient enfin totalement discrédités.
21:03 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L’antiracisme ou l’horizon qui recule sans cesse

Un article du Monde a mis la puce à l’oreille de notre ami Balbino Katz qui en a profité pour analyser cette pseudo enquête sur le racisme, cette chimère qui fait courir toute la gauche bien-pensante évidemment et qui oublie singulièrement le racisme anti-Blanc (voir à ce sujet l’excellent ouvrage de notre ami François Bousquet, le racisme anti-Blanc, La Nouvelle librairie).
Lire la suite ICI
Source : Breiz.info
10:31 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Haro sur les Nostradamus
La chronique de Philippe Randa
On dit souvent que l’actualité, nationale ou mondiale, est angoissante : du fait-divers crapuleux « arrivé près de chez vous » à la pénurie de papier toilettes durant les crises de délire sanitaire ou de rupture de stock de ventilateurs en période d’apocalypse climatique, sans oublier, aussi et tout de même ! les guerres d’ici, de là-bas et d’ailleurs dont « l’arrivée près de chez nous » est imminente, c’est pas la joie !
Quoique… Quoiqu’au risque d’en offusquer plus d’un, il y a aussi des décisions de fermeté de notre actuel gouvernement qui sont à saluer… comme il se doit ! Soit d’un hénaurme, mais vraiment hénaurme éclat de rire, ce qui est toujours bon à prendre, n’est-ce pas ! en notre période pré-fin-de-monde annoncée chaque jour que Macron préside, sinon à chaque heure.
En effet, un danger auquel le commun des mortels, décidément bien distrait, ne songeait pas vient d’être écarté comme il se doit.
Scrogneugneu de scrogneugneu !
Les Autorités françaises viennent de fermer la page d’accueil de Polymarket, plateforme américaine de « marché de prédiction », qui était jusqu’alors accessible chez nous. Franceinfo nous apprend que « l’on (pouvait y) parier sur des évènements quels qu’ils soient, des matchs de football, mais aussi des élections présidentielles, des conflits internationaux et même le retour de Jésus. »
Incroyable, non ? Et qui le savait ? Peut-être ceux qui, depuis novembre 2024, y avaient déjà vu leurs transactions financières depuis la France interdites, les informations accessibles étant assimilées à de la publicité pour activité illégale.
Sachant que cet « ennemi extérieur » ne nous menace plus, on respire tout de suite mieux… Mais quid des « ennemis de l’intérieur » ?
Tous les autres professionnels de la prédiction sont-ils menacés itou, celles et ceux qui, boules de cristal, jeux de tarots ou entrailles de volailles à l’appui, des roulottes de Madame Irma à la Fête du Trône aux cabinets des Grand marabout-voyant-guérisseur-sexologue, spécialistes des retours d’affections rapides, jusqu’aux voyantes « authentiques » de sites en ligne assurant réponses en temps réels et réglements sécurisés, sont tout autant affirmatifs concernant les matchs de football, le ou la prochain ou prochaine locataire de l’Élysée en 2027 et aussi qui, de Poutine ou de Zelenski, l’emportera ?
Mais avant tout, il serait grand temps d’interdire aussi à la vente et même à la possession le scandaleux album des aventures de Tintin L’Étoile mystérieuse mettant en scène l’infâme vieillard barbichu Philippulus « qui, selon le site tintinomania.com, annonce le châtiment en brandissant un index menaçant. Esprit particulièrement dérangé, il parcourt la ville, muni de sa canne serpentiforme, vêtu d’une toge blanche, pointant son doigt vers le ciel et rythmant à coup de gongs ses invectives apocalyptiques. »
D’ici que Matignon, dans sa grande chasse de salut publique, embastille Élizabeth Teissier, la célèbre astrologue que consultait l’ancien président François Mitterrand et qui, à en croire l’humoriste Laurent Gerra se faisait forte de « lire dans les boules présidentielles »…
Quant aux esprits chagrins, ils ne manqueront pas, eux, de rappeler aux sectateurs de si louables intentions épuratrices l’existence des Instituts de sondage, finalement guère plus fiables que les professionnel(le)s précité€s…
Mais c’est vrai que leurs prédictions n’inspirent en général guère les parieurs, même les plus addictifs aux jeux de la politique assez hasardeux…
Lire EuroLibertés cliquez ici
00:11 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 20 juillet 2026
Vendredi 24 juillet, à Paris : soirée Livr'arbitres consacrée à Paul Morand
23:59 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La mémoire des martyrs catholiques espagnols face à la vengeance « historique » des socialistes
L'hystérie républicaine espagnole à l'oeuvre
Michel Festivi
L’excellent journal espagnol El Debate, nous apprend dans un article du 11 juillet dernier, que le Vatican s’apprête à béatifier 111 martyrs, assassinés pendant la guerre civile espagnole « in odium fidei ». Comme tous les autres déjà béatifié, soit environ plus de 2.000 d’ores et déjà, et comme tous ceux qui restent encore à béatifier, ils sont tous morts parce qu’ils étaient catholiques et qu’ils exprimaient publiquement leur foi, qu’ils n’ont pas voulu renier. 2.000 autres causes espagnoles environ sont actuellement à l’étude à Rome.
Ces « macro béatifications », comme le titre El Debate, se feront en trois temps. Ce sera tout d’abord la cérémonie concernant l’île d’Ibiza, le 17 octobre prochain pour Juan Torres Torres et 19 de ses compagnons qui furent supprimés entre les mois d’août et de septembre 1936. Ibiza fut avec Minorque, le lieu des plus cruelles persécutions religieuses de la guerre civile.
Madrid fermera la marche, le 28 novembre 2026, avec le cas de Ignacio Aláez Vaquero et 10 autres suppliciés, des séminaristes notamment, dont un étudiant en philosophie de 21 ans, qui fut exécuté avec son père, ainsi qu’un confesseur des Sœurs Hospitalières de Ciempozuelos. La troisième et dernière séquence de ces béatifications exceptionnelles par leur nombre, concernera la région de Santander, le 21 novembre 2026, elle élèvera Francisco González de Córdova et 79 autres malheureux.
Parmi ces derniers, le Saint Siège a dûment souligné que certains d’entre eux furent jetés à la mer, avec les pieds et les mains attachés, une pierre enroulée autour du cou. D’autres disparurent dans le bateau-prison Alfonso Pérez, qui se trouvait au large de Santander. Plusieurs furent non seulement passés par les armes, mais on brûla leurs corps. Parmi ces 80 martyrs, on décompte 67 prêtres, 3 religieuses carmélites, 3 séminaristes et 7 laïcs. Les révolutionnaires français qui jetèrent à l’eau, dans la Loire des suppliciés pieds et poings liés en 1794, avaient fait des émules. Car tout se tient.
Parmi ces laïcs espagnols figurait un juge, Luis Mosquera Caramelo, magistrat à Santoña en Cantabrie, âgé de 36 ans qui fut torturé et fusillé le 27 décembre 1936. Fils et petit-fils de magistrat, père lui-même d’un juge à la Cour suprême espagnole, il était né à la Corogne en 1900, et était docteur en droit. Marié, il avait 5 enfants. Il fut arrêté chez lui par des miliciens rouges, le 13 novembre 1936, alors qu’il aurait pu fuir, mais il choisit de rester auprès de sa famille, dont un bébé de quelques mois. Il sera le premier juge espagnol à être béatifié.
Enfin le premier magistrat, pas tout à fait. Un procureur, ou avocat de l’État, ce corps judiciaire spécifique à l’Espagne, Luis Belda Soriano de Montoya avait été béatifié le 25 mars 2017, avec 114 autres victimes de la terreur rouge à Almería. Beau-frère du communiste stalinien Rafael Alberti, Luis Belda était né en 1901. Issu d’une famille modeste, orphelin de père à 10 ans, ses très grandes capacités intellectuelles lui font réussir le très difficile concours des avocats de l’État. Nommé à Almería, il s’investit dans le diocèse avec ardeur, et devient un proche de l’évêque, multipliant les œuvres caritatives, les conférences, les cours d’alphabétisation. Père de six enfants, il est arrêté le 7 juillet 1936. Emprisonné sur le bateau-prison Capitán Segarra, il sera mitraillé sur une plage avec 22 autres prisonniers, le 14 août 1936. Le 3 juin 2026, l’université San Pablo de Palma de Majorque, sa ville natale a baptisé de son nom, son nouveau centre universitaire, en présence de deux de ses filles et de trois de ses petits-enfants.
Beaucoup d’ouvrages font état d’environ 7.000 à 8.000 religieux et religieuses, qui ont été exécutés en Espagne par les révolutionnaires entre 1934 à 1939, ce qui représente l’une des plus fortes hécatombes catholiques en occident. Mais c’est omettre de très nombreux laïcs, assassinés pour leurs seules implications dans les diocèses, tant au niveau caritatif qu’éducatif. C’est pourquoi, et avec juste raison, le grand écrivain et poète, Paul Claudel, dans un poème célèbre publié en 1937, « Aux martyrs espagnols », évoque 16.000 martyrs. Cela bat en brèche les états d’âmes de nos catholiques progressistes, les Maritain, Mauriac, Mounier et sa revue Esprit, qui prendra fait et cause pour les « tueurs de curés », les mal nommés « républicains », qui n’étaient que des tortionnaires. Même Georges Bernanos se laissera duper par la propagande révolutionnaire, qui s’abattit en France, sous le couvert du Kominterm.
Un républicain de la première heure, José Ortega y Gasset, philosophe, écrivain, journaliste, professeur d’université, réfugié en France à l’automne 1936, remettra en place ceux qui dans leurs fauteuils douillets, signaient des pétitions en faveur des communistes espagnols comme Albert Einstein. Dans un texte intitulé « Sur le pacifisme », et publié en juillet 1938 dans la revue The Nineteenth Century, Ortega y Gasset fustigera ces pétitionnaires professionnels : « pendant qu’à Madrid les communistes et leurs proches forçaient, sous les pires menaces, écrivains et professeurs à signer des manifestes et à parler à la radio, confortablement assis dans leurs bureaux ou leurs clubs, à l’abri de toute pression, certains des principaux écrivains anglais signaient un autre manifeste garantissant que ces communistes et leurs proches étaient les défenseurs de la liberté... ».
Les socialistes espagnols, Pedro Sánchez en tête, ont demandé à l’ex-juge d’extrême gauche Baltasar Garzón, de présider la commission de la Mémoire historique, qui ne réhabilite que des tueurs et des tortionnaires de gauche. On ne pouvait pas en attendre moins, de la part de ce militant extrémiste qui a été condamné par la justice espagnole à être démis de ses fonctions pour plus d’une dizaine d’années, pour avoir bafoué la loi. Les socialistes ça ose tout, surtout le pire, c’est à ça qu’on les reconnait, la droite elle regarde passer les trains. On vient d’en avoir un exemple tout dernièrement à Paris, la municipalité de gauche venant de débaptiser une place « Maurice Barrès », alors qu’il fut l’un des premiers à se précipiter pour saluer la mémoire de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914.
Car Maurice Barrès, décédé le 4 décembre 1923, eut droit à des funérailles nationales. En France, comme en Espagne, on falsifie l’histoire.
Maurice Barrès (1862-1923)
17:40 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sainte-Anne-d'Auray (56) : Dénués d'idées et de courage, les Antifas s'en prennent (la nuit) au monument au Comte de Chambord
16:17 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Macron veut imposer des clandestins dans les communes rurales. La réaction de Reconquête !
Un communiqué de Reconquête ! :
Macron accélère le Grand Remplacement.
Il veut forcer les communes de campagne à voir débarquer des cars entiers de clandestins africains ou afghans. Et à les loger.
Et à l'été 2026, la Cour des comptes remet une pièce en demandant d' « améliorer le pilotage du dispositif » !
Oubliez la tranquillité des charmants petits villages. La « banlieue » va s’inviter chez vous. Macron est en train d’imaginer une « répartition » pour dissoudre notre pays : la « transition démographique ».
C’est l’autre nom, hypocrite, du Grand Remplacement.
Au lieu de traiter l’immigration et l’insécurité qui en découle, il essaie de disséminer le problème dans la France entière.
Hollande en avait rêvé, quand il avait tenté d’envoyer des clandestins de la « jungle de Calais » dans des petits villages de France. Heureusement, ce fut un échec cuisant, car ces immigrés étaient aussi vite partis pour retenter la traversée de la Manche.
Macron va encore plus loin dans l’immigrationnisme. Lui et ceux qui se prennent pour des « élites » sont tellement déconnectés qu’ils croient que les Français et ces clandestins sont interchangeables.
Mais la réalité, vous la connaissez. Si de nombreux immigrés se rassemblent naturellement dans les banlieues des métropoles, c’est pour vivre entre eux « comme au pays », avec leurs langues, leurs cultures, leurs lois islamiques…
Et vous savez également le lien entre immigration et délinquance, désormais prouvé, y compris par tous les rapports officiels.
Et que dire de l’injustice du procédé ?
Macron menace à demi-mot les maires de faire fermer des écoles s’ils n’acceptent pas son projet fou !
Macron va dépenser des MILLIONS d’argent public pour chouchouter ces immigrés alors que nos agriculteurs suent sang et eau, sans pouvoir se payer de salaire ? Alors que l’inflation appauvrit les Français ?
La manœuvre de Macron est scandaleuse.
C’est pourquoi vous pouvez signer maintenant la pétition « Pas de clandestins dans nos villages ! ».
Nos campagnes sont déjà frappées par la pauvreté et le chômage, pas besoin d’alourdir leur fardeau !
Aujourd'hui c'est Callac et Beyssenac, demain ce sera chez vous !
En signant la pétition, vous refusez que les communes soient contraintes de participer au Grand Remplacement.
Signez la pétition nationale : cliquez ici
16:06 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Au Rassemblement national, Marine Le Pen prépare malgré elle le recours Bardella
Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
Au soir, à Lechiagat, les bateaux rentraient les uns après les autres dans le port, avec cette lenteur assurée des équipages qui connaissent les passes et savent où dorment les récifs. J’avais devant moi, sur l’écran de mon ordinateur, la première page d’un article de Libération. Le photomontage représentait deux affiches électorales déchirées et superposées : le visage de Marine Le Pen recouvrait celui de Jordan Bardella, dont il ne restait qu’un sourire tronqué sous le papier arraché. Toute l’histoire du Rassemblement national contemporain tenait déjà dans cette image : la candidate officielle au premier plan, le prétendant relégué sous l’affiche, visible encore, impossible à faire entièrement disparaître.
Nicolas Massol, l’auteur de l’article, n’est pas un saint de ma dévotion. Sa plume, trempée dans l’acide, ne s’approche jamais de la droite nationale sans l’intention d’y laisser quelque brûlure. Petit soldat de la tranchée antifasciste, castor diligent des rédactions parisiennes, il ne prétend pas observer le Rassemblement national : il le surveille, le piste et, lorsque l’occasion se présente, lui décoche son trait ou son coup de pied de l’âne.
Il faut néanmoins reconnaître une qualité à Nicolas Massol. Peu de journalistes connaissent aussi bien les corridors, les arrière-cuisines et les querelles de domesticité du parti. Les dirigeants du RN se couperaient volontiers un bras plutôt que de lui refuser une confidence. Chacun espère utiliser sa chronique pour régler le compte du voisin, faire savoir qu’il existe ou déposer quelque peau de banane sous les pieds d’un concurrent. Il en résulte un paradoxe délicieux : un adversaire déclaré du parti devient l’un de ses meilleurs chroniqueurs, parce que ceux qu’il combat ne peuvent s’empêcher de lui parler.
Son article, intitulé « Jordan Bardella, espace en voie de disparition », décrit avec une assez remarquable netteté la nouvelle distribution des rôles depuis que Marine Le Pen a décidé de reprendre elle-même le chemin de l’élection présidentielle. Bardella, un temps présenté comme le candidat de remplacement, doit désormais retrouver une place dans une campagne dont on lui retire méthodiquement les leviers. Philippe Olivier le réduit à une dent du « peigne » lepéniste ; Jean-Philippe Tanguy torpille publiquement une proposition venue de son entourage ; les déplacements et les réunions se décident dans le cercle familial sans même consulter ses proches. L’ancien dauphin est prié de redevenir page, tout en continuant de sourire pour les photographes.
Il ne s’agit plus seulement d’une rivalité entre deux personnalités. Deux conceptions du parti commencent à se faire face. La première est celle du clan historique, groupé autour de Marine Le Pen, de sa sœur Marie-Caroline, de Philippe Olivier et des affidés qui doivent leur position à la famille. Pour eux, le Rassemblement national demeure, sous sa nouvelle enseigne, la maison Le Pen. On peut en changer les rideaux, refaire la devanture, congédier quelques vieux domestiques ; la propriété, elle, ne se partage pas.
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dimanche, 19 juillet 2026
LA BIO COLLECTION : DEUX NOUVEAUX TITRES
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16:53 Publié dans Bio Collection, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L’ingérence intérieure, nouveau délit d’opinion ?

La conférence de presse des trois sénateurs du bloc central (Laurent Lafon, Agnès Evren et Sylvie Robert) présentant la publication d’un rapport sur la régulation de l’information dans l’espace numérique a engendré depuis une semaine une vive querelle. Un concept, absent du rapport, mais qui en résume l’esprit, et utilisé par Laurent Lafon, condense la polémique : celui d’ingérence intérieure. On y a vu le symptôme d’un désir de contrôle de l’information, et même de censure. Faire de la politique consiste à aller dans le sens du régime, jamais en sens inverse. Menacé par l’émergence du camp national, le régime entend traiter les récits qui le contredisent comme autant de gestes séditieux. Et les informations formatées de telle manière qu’elles le font mal paraître seront souvent décrétées « fausses informations ». C’est donc tout naturellement que Pascal Praud s’insurge contre cette nouvelle censure de l’Etat profond et du macronisme en particulier.
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Source : Journal du dimanche, 19/7/2026
08:28 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 18 juillet 2026
Jacques Mayadoux évoque le souvenir de Stéphane Zanettacci mort à Beyrouth il y a 50 ans, le 19 juillet 1976
13:33 Publié dans Nous avions un camarade..., TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Stéphane Zanettacci, présent !
Militants nationalistes français engagés au Liban en 1976
Michel Vial
Combattant volontaire au Liban (août-octobre 1976)
Il y a exactement cinquante ans, Stéphane Zanettacci tombait à Beyrouth. Mortellement blessé au cours des violents combats menés par les chrétiens du Liban pour s’emparer du camp palestinien de Tell el-Zaatar, il est décédé quelques instants après avoir été conduit à l’hôpital.
Il y a cinquante ans, j’étais moi aussi parmi ces jeunes Français qui avaient choisi de rejoindre les rangs des chrétiens du Liban qui combattaient seuls pour leur survie et pour leur foi dans un Proche-Orient alors dominé par des puissances arabes inféodées à Moscou et très majoritairement musulmanes. Combattre au Liban, c’était prolonger la lutte que nous menions en France contre les Rouges, c’était marcher dans les pas de nos anciens qui avaient combattu en Indochine contre le même ennemi. Bien que la plupart d’entre nous n’avaient aucune formation militaire, nous étions décidés à nous battre et nous n’avons pas failli. J’ai appris la mort de Stéphane alors que j’étais encore à Paris et qu’en compagnie de quelques amis, je préparais mon départ. L’annonce de son décès n’a pas refroidi nos ardeurs, bien au contraire.
Stéphane, je l’avais connu à Ordre nouveau, en 1972. C’était un militant exemplaire, un leader. Très porté sur l’action, courageux, pour ne pas dire intrépide, un peu tête brûlée aussi, il était de tous les affrontements contre les gauchistes, toujours en tête. Lorsque la direction politique d’Ordre nouveau a choisi de créer le Front national et de modifier ainsi sa ligne politique, Stéphane a rejoint le Groupe Action Jeunesse (GAJ) créé en 1973 par d’ex-militants du GUD en désaccord avec cette orientation, jugée trop « bourgeoise ». Une scission qui ne se limitera pas à de simples joutes verbales, mais qui débouchera sur des affrontements armés, des luttes fratricides auxquelles Stéphane prendra souvent part. Connaissant son tempérament, il était évident qu’il ne pouvait rester les bras croisés.
Au début de 1976, alors que la guerre du Liban fait rage depuis près d’un an, quelques militants nationalistes décident de s’engager aux côtés des forces chrétiennes qui sont abandonnées à leur triste sort par l’Occident en général et la France en particulier. Les premiers volontaires ne sont que deux, ils seront suivis par une poignée de camarades parmi lesquels Stéphane, toujours en quête d’action. Parvenu à Beyrouth, il rejoint les Kataëb (autrement appelées « Phalanges »), le parti fondé par Pierre Gemayel et dont les forces armées sont commandées par son fils, Cheikh Béchir Gemayel, un chef charismatique. Il combat au centre-ville, dans le quartier du port, avec d’autres camarades parmi lesquels Pierre Bugny qui sera gravement blessé à la tête. Mais, Stéphane ne reste pas chez les phalangistes bien longtemps. Avec quelques camarades, il rejoint une autre milice chrétienne, les « Tigres » du PNL (Parti National Libéral). C’est une formation politique de sensibilité plus conservatrice que les Kataëb, moins militarisée aussi. Mais ce choix n’est en rien dicté par l’orientation politique. Ce que recherche Stéphane, c’est l’action. Or, les Kataëb, dans le louable souci d’épargner les vies françaises, hésitent à les engager dans la bataille pour prendre Tell el-Zaatar, car elle est trop meurtrière. Les PNL, aux effectifs plus légers, n’ont pas de telles réticences.
Précisons pour les lecteurs qui ne connaitraient que partiellement ces événements et le Liban que Tell el-Zaatar n’était pas un camp de réfugiés misérables, c’était une véritable forteresse pourvue d’artillerie, avec des souterrains, des ateliers enterrés, des abris bétonnés et d’innombrables postes de tirs. Elle abritait une garnison pléthorique et sa position au nord-est de Beyrouth, enclavée dans la zone chrétienne, représentait une terrible menace, car elle tenait sous son feu les débouchés vers la montagne. Dès juin 1976, en même temps que l’autre enclave, le camp de Jisr el-Bacha, elle est investie par les forces chrétiennes, mais elle ne tombera que le 12 août, après 52 jours d’un siège très éprouvant.
Les multiples assauts contre Tell el-Zaatar coûtent de lourdes pertes aux chrétiens. Mais, il est indispensable que cet abcès soit crevé coûte que coûte. Il en va de la sécurité des populations et de la survie du réduit chrétien. Le 19 juillet, les miliciens du PNL lancent un énième assaut contre la place forte. Les Français sont de la partie. Au cours des combats, une rafale d’arme automatique atteint Hugues Linard et Georges Simonin (dit « le docteur »). Ils sont salement blessés, Hugues au bras et Georges à la jambe. Stéphane, lui, n’a pas été frappé, mais une grenade explose à proximité, suivie d’une nouvelle rafale. Stéphane est touché par des éclats, il titube et court se mettre à couvert. Il est rapidement pris en charge par les Libanais, placé dans une ambulance et conduit à l’Hôtel-Dieu. Il est vivant et conscient, mais il a perdu beaucoup de sang. Et, par malchance, aucune transfusion n’est possible car son groupe sanguin est alors introuvable à Beyrouth. Il décède au bloc opératoire des suites de l’hémorragie. Après Dominique Borella et Richard Kimble, deux anciens légionnaires, c’est le troisième Français tombé au combat dans ce conflit.
Cette guerre du Liban et notamment sa première phase, appelée « guerre de deux ans » (1975-1976) semble certainement bien lointaine à beaucoup de lecteurs, les plus jeunes bien sûr. Pour certains, elle est même difficilement compréhensible. Beaucoup de temps s’est écoulé, plusieurs de ces combattants volontaires sont maintenant décédés et le Proche-Orient, avec ses tensions incessantes, sa mosaïque de communautés et leurs rivalités, paraît toujours aussi peu intelligible à la majorité de nos compatriotes. Quoi qu’il en soit, cet engagement de jeunesse, nous ne le renions aucunement. Bien au rebours, nous en sommes légitimement fiers. Il est l’aboutissement d’un combat militant débuté dans les lycées et les facultés, il correspond pleinement à la formule désormais consacrée « mettre sa peau au bout de ses idées ».
Enfin, si notre action sur le terrain n’a pas eu réellement d’impact sur le plan tactique, étant donné notre inexpérience et notre faible effectif, notre présence à Beyrouth en ces moments difficiles pour les chrétiens a représenté un soutien psychologique significatif. L’accueil que nous ont réservé la population et les combattants en témoigne. C’est aussi ce qu’a tenu à rappeler Samy Gemayel, le président du parti kataëb, dans un courrier qu’il nous a adressé en 2014 : « je voudrais encore vous remercier de tout cœur d’être venus. Vos souffrances, vos sacrifices et ceux de nos camarades ne sont pas vains. Ils nous ont permis d’être toujours là et de transmettre aux générations qui se succèdent le flambeau de la Résistance dans le respect des valeurs chrétiennes, dans la Charité, le Partage et l’Ouverture, mais aussi dans la fermeté de la Foi et l’Espérance en un Liban éternel. » Autre témoignage de reconnaissance, le musée de l’Indépendance de Jounieh (au nord de Beyrouth) rappelle l’engagement de cette poignée de jeunes Français aux côtés des combattants chrétiens.
Stéphane Zanettacci est tombé au combat pour ses idées, pour la défense de l’Occident et de la Chrétienté, comme sont tombés des milliers de jeunes Libanais et d’autres héros français avant lui. Stéphane, Présent !
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13:21 Publié dans Michel Vial, Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Loi sur la fin de vie

Il aura fallu des mois et des mois de discussions de cornecul par les députés à l’Assemblée nationale pour accoucher d’un texte qui fixe les conditions de la mort assistée. Ce texte dépasse de loin le soin de mourir dans la dignité. Notre ami Balbino Katz, éditorialiste sur l’excellent site de breizh.info, se livre à une remarquable analyse - fort stoîcienne au demeurant - sur les tenants et aboutissants de cette loi qui en dit long sur la santé de notre société.
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Source : breizh.info
09:17 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 17 juillet 2026
Contre la police de l’information

Yves Thréard
N’aura-t-on bientôt plus le droit de dire que le Festival d’Avignon est une escroquerie intellectuelle, que le rap est une musique insane, que boire du vin peut aussi procurer un plaisir infini ? Des inquiétudes à peine caricaturales si l’on suit les conclusions d’un rapport sénatorial contre la désinformation passé inaperçu. Dans une étrange formulation, dont on a du mal à trouver l’exacte définition juridique, il y serait question de prémunir notre pays contre des « ingérences intérieures » comme on le fait contre des attaques venant de puissances étrangères. C’est là jouer avec le feu.
Au lieu de protéger le débat public, va-t-on le museler ? Au nom de la lutte contre les fausses informations, la France se dirigerait-elle vers la création d’une police de la pensée unique ? Des opposants politiques et des médias qui ne sont pas dans la ligne officielle risqueraient-ils d’être poursuivis pour délit d’opinion ? Sous prétexte de combattre des dérives, les beaux esprits, qui chantaient jadis qu’il était interdit d’interdire, voudraient-ils tuer la liberté d’expression ? Avec le numérique et la multiplication des canaux où sont divulgués les contenus les plus divers, le personnel politique a l’obsession de vouloir mettre en place un organisme de contrôle. Depuis son arrivée à l’Élysée, Emmanuel Macron a aussi exprimé plusieurs fois cette tentation liberticide.
L’idée du chef de l’État, comme aujourd’hui des sénateurs, serait de confier ce pouvoir à un observatoire de la désinformation soi-disant indépendant. Chacun sait que celui-ci serait, en fait, peuplé de représentants venant d’associations militantes. Transformés en auxiliaires de justice, ces experts pseudo-scientifiques étiquetteraient, labelliseraient et censureraient les émetteurs d’information selon leur conformité idéologique. Financés par l’argent du contribuable et au nom du peuple français, ils dicteraient les bonnes conduites, distingueraient le bien du mal…
Gardons-nous de ce danger orwellien, et restons-en à la bonne vieille loi du 29 juillet 1881. En confiant à la justice pénale le soin de juger les plaintes loin des pressions partisanes, elle demeure la meilleure garantie de la liberté d’expression.
Source : Le Figaro 17/7/2026
10:08 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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