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vendredi, 31 juillet 2026

L’Espagne en perdition : entre submersion et détournements de fonds

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Michel Festivi 

L’Espagne socialo-communiste est en totale perdition. Après que son gouvernement ait régularisé des millions de migrants clandestins, sans que les pays européens qui vont être directement impactés ne réagissent, ni les instances européennes au demeurant, l’enclave espagnole de Ceuta au Maroc, vient d’être submergée d’un coup d’un seul par 60.000 migrants, qui pour la plupart sont arrivés à la nage, car des décisions de justice empêcheraient paraît-il, d’interdire l’arrivée de ceux qui parviennent à gagner l’enclave par ce moyen. Le chiffre évolue d’ailleurs à la hausse d’heure en heure.

Là aussi, les réactions des dirigeants européens ont été inexistantes, sauf l’italienne Georgia Meloni qui a montré sa très forte désapprobation et qui a estimé à juste titre, que l’Espagne devait quitter l’espace Schengen, mais elle est bien esseulée. Le pouvoir socialo-communiste espagnol multiplie les fuites en avant pour se maintenir au pouvoir à tout prix. J’ai rappelé la loi dite des petits-fils (ley de nietos), qui permettra d’augmenter considérablement le nombre de votants, en accordant la nationalité espagnole, sans aucun contrôle digne de ce nom, à tous ceux qui vivant à l’étranger, peuvent arguer d’un aïeul ayant quitté l’Espagne pour toutes sortes de raisons, qui au demeurant ne seront pas vérifiées sérieusement. Ces votants pour la plupart n’habiteront pas l’Espagne, ne cotiseront pas, ne paieront aucun impôt, mais voteront. Le PSOE en totale perdition dans les sondages, espère ainsi tel un phénix, renaître de ses cendres.

La France doit s’attendre à une impressionnante augmentation de l’immigration, alors que Macron, Lecornu et Nuñez sont muets, ce dernier ayant simplement préconisé un renforcement des contrôles à la frontière, mais à défaut d’arrêter systématiquement tous les véhicules qui viennent d’Espagne, cette mesure, à supposer même qu’elle soit appliquée drastiquement, ne sera qu’un cautère sur une jambe de bois.

Sánchez vient de se rendre à Ceuta ce 31 juillet, sous les huées des habitants. Il s’est prosterné devant le Maroc, multipliant ses remerciements à l’égard des autorités marocaines. Il a invoqué comme une excuse, l’arrêt de la Cour suprême espagnole du 9 juillet dernier qui aurait affirmé : « une personne qui franchit à la nage la frontière de Tarajal, ne franchit pas une mesure de contrôle frontalier », et ne serait ainsi par refoulable. L’information s’est répandue comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux, on s’en doute.

Mais la presse espagnole d’opposition y voit de surcroit une sorte de vengeance du Maroc, et explique ainsi son inaction vis-à-vis de tous ceux qui tentent le passage vers Ceuta. D’une part le 20 juillet, Sánchez s’est rendu en Algérie, l’ennemi juré du Maroc, pour y signer notamment des accords gaziers. D’autre part le 23 juillet, à l’initiative de Sumar, les communistes associés à Sánchez, ont fait voter une loi en première lecture, accordant la nationalité espagnole à 70.000 à 80.000 Sahraouis, nés au Sahara occidental, province espagnole jusqu’au 29 septembre 1977. Cette loi concernerait aussi les enfants de ces derniers. Cette disposition aurait provoqué la colère des autorités marocaines. On sait que Sumar milite pour l’indépendance de cette zone, qui rentrerait ainsi dans le giron d’Alger, ce qui est un casus belli pour le Maroc. 

Des espagnols en nombre ce sont réunis spontanément dans Madrid, appelant à la démission de Pedro Sánchez et à l’organisation rapide d’élections.

Pendant ce temps, les affaires politico-financières continuent, et les très graves troubles de Ceuta, n’empêchent pas de nouvelles révélations sur l’affaire Zapatero, l’ancien premier ministre socialiste espagnol et ancien dirigeant du PSOE. La bonne presse espagnole (El Debate notamment), nous apprend que l’Unité de lutte contre la criminalité financière et économique, L’UDEF selon l’acronyme espagnol, aurait localisé 1,2 millions d’euros supplémentaires dans le cadre du dossier Plus Ultra, du nom de cette compagnie aérienne, fonds qui auraient été transmis, via diverses sociétés écrans, soit à Zapatero, et à des prête-noms, soit à la société des deux filles de Zapatero, la société Whathefav.

Selon la décision du Juge José Luis Calama, d’étendre l’enquête patrimoniale à tous les mis en cause, il est écrit que : « une société instrumentale recevant et payant des factures de tiers, sans activité réelle, gérée de facto par une personne autre que l’administrateur officiel ». C’est très exactement la définition d’une société fictive, dirigée par un homme de paille. Au total, avec les précédentes révélations, se seraient plus de 3 millions d’euros, sans compter les bijoux découverts dans un coffre, qui auraient pu transiter par 60 comptes bancaires, ayant 20 titulaires, des sociétés et des personnes physiques, dont Zapatero, son épouse Sonsoles, et leurs deux filles. Rappelons qu’il s’agit d’argent public, puisque l’État socialiste espagnol avait accordé une subvention de 53 millions d’euros à cette compagnie aérienne, lors de la pandémie, alors qu’elle était très endettée, et qu’elle n’avait des relations aériennes qu’avec le Venezuela et d’autres rares contrées d’Amérique du Sud.

L’enquête concerne également Julito Martínez, l’ami et homme de paille de Zapatero ; un cadre du PSOE reconverti dans le privé, Javier de Paz ; ainsi que la secrétaire de toujours de Zapatero, Gertrudes Alcázar, qui aurait acheté un appartement au comptant, tout comme le couple Zapatero qui aurait remboursé un prêt de 500 000 euros par anticipation. C’est en tout cas ce que révèle la presse espagnole.

Dernière information, Madame Begoña Gómez, l’épouse du Premier ministre, vient de débarquer son avocat, Antonio Camacho, ancien ministre socialiste de l’Intérieur, par une pointure de pénaliste, l’avocat Jaime Campaner, et ce en vue de son futur procès avec jury, et face à l’intensification des procédures la concernant. D’autant que les parties civiles, comme le veut la loi espagnole, ont d’ores et déjà fait valoir leurs réclamations pénales et pécuniaires. L’association Hazte Oir a sollicité 13 ans d’emprisonnement pour trafic d’influence et malversations de fonds publics. Elle demande aussi diverses interdictions, des amendes, et des dommages-intérêts conséquents.

15:57 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le Canon français, nouveau punching ball de l’extrême gauche et bras d’honneur festif à la bien-pensance

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Synthèse nationale

La raison d’être du Canon français, affichée sur son site internet, est de « faire vivre la convivialité et le terroir » par l’organisation de « banquets géants dans des lieux d’exception, partout en France ». Avec cette entreprise d’événementiel créée il y a cinq ans, l’extrême gauche et la partie de la gauche qui est à sa botte se sont trouvé une nouvelle "tête de Turc".

Tout s’est passé comme si les deux créateurs, Géraud du Fayet de la Tour et Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse (dont les noms sont déjà une provocation pour tout bon admirateur de la Grande révolution), avaient agité la muleta sous le museau des chiens de garde de la pensée conforme, toujours prêts à aboyer et à mordre.

La réaction de ces derniers ne s’est pas fait attendre. LFI, le service public de l’audiovisuel, la presse de gauche subventionnée ou encore le recteur de la Grande Mosquée de Paris sont passés à l’offensive. C’est parti comme en 93 ! Et c’est tombé comme à Gravelotte ! Sans surprise, la logorrhée habituelle : « rassemblements franchouillards », « banquets de la haine », « bras tendus s’apparentant à des saluts nazis », « propos racistes, sexistes et homophobes », etc.

Il faut dire que ces regroupements festifs ont tout pour exciter les tenants de la "nouvelle France". Il y est question de terroirs et de traditions. On s’y retrouve entre gens qui ont les même références, us et coutumes et plaisirs. On y porte volontiers la marinière, les bretelles et le béret. On y entonne à pleine voix des chansons de la variété française et La Marseillaise. On y ingurgite force cochons grillés, cochonnailles, vins et alcools…

Et c’est là justement que le bât blesse. Le porc, le pinard et les spiritueux que l’on consomment dans les banquets du Canon français sont devenus, pour les conchieurs de la France française, les marqueurs d’une volonté – forcément raciste - de tenir l’autre à l’écart… À leurs yeux, en effet, ce n’est pas à l’allogène de s’adapter à la nation qu’il a choisi de rejoindre. Ce n’est pas à lui de faire l’effort de la comprendre et de se fondre en elle en respectant ses mœurs et ses lois. C’est aux autochtones qu’il appartient de fournir tous les efforts, notamment en évitant d’afficher trop ostensiblement ce qui pourrait heurter les plus ou moins récemment venus. Il s’agit de les prendre tels qu’ils sont et de leur faire de la place… de plus en plus de place. Ben voyons, comme dit Éric Zemmour.

Face à ce travail de sape qui fragilise l’édifice national, il est temps de ressortir les classiques. Un bon slogan vaut mieux qu’un long discours : « La France, tu l’aimes, tu l’acceptes, tu la respectes ou tu la quittes ! » Vive le Canon français ! Et merde à la gauche pisse-vinaigre qui lui a déclaré la guerre !

Article publié dans le n°74 (été 2026) de la revue Synthèse nationale cliquez ici

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jeudi, 30 juillet 2026

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LA FRANCE EXPULSE XENIA FEDOROVA : LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DEVIENT UN DÉLIT D’OPINION

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Après des mois de campagne médiatique et politique contre elle, le ministère de l’Intérieur a remis ce mercredi à son avocat un arrêté ministériel d’expulsion.
 
Motif officiel : son « comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et constituerait « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ». En clair, relayer une lecture différente de la guerre en Ukraine, refuser le récit unique occidental suffit désormais à être considéré comme un danger pour la République.
 
Xenia Fedorova, 45 ans, ancienne présidente de RT France (fermée en 2022), chroniqueuse régulière sur CNews, Europe 1 et JDNews, vit et travaille en France depuis près de dix ans. Elle avait obtenu en 2024 une carte de résident de dix ans selon les procédures administratives classiques. Aujourd’hui, ces mêmes autorités qui lui ont délivré ce titre la qualifient de « relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » visant à « manipuler l’opinion publique » et à « saper la confiance des Français dans leurs institutions ».
 
Elle est déjà interdite de territoire en Allemagne. Son avocat a annoncé qu’elle formerait immédiatement un recours.
 
Pendant que les plateaux dominants diffusent sans contradiction le narratif officiel, une journaliste russe qui ose contester ce récit unique se voit menacée d’expulsion.
 
Le message est limpide : en France en 2026, certaines opinions restent tolérées… tant qu’elles ne dérangent pas le pouvoir.
 
Source Réseaux sociaux

13:09 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Parution du nouveau numéro (n°221) de la revue "Éléments"

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En vente chez votre marchand de journaux

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Ces jours derniers s'est déroulée en Provence la XI rencontre des Lansquenets d'Europe

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Voici le compte rendu fait par Gabriele Adinolfi et publié sur le site "no reporter" cliquez ici :

Nous qui croyons aux signes, aussi bien ceux des mots que ceux des nombres, savions qu’il ne s’agissait pas seulement de la onzième rencontre, mais aussi de la première de la deuxième décennie, ce qui marque un passage.

C’est précisément au moment de l’ouverture que notre Alix nous a quittés après un long et très dur combat contre une série de maladies. Elle a résisté jusqu’au début même de notre rencontre, avant de partir en communion avec nous, bénissant ainsi le commencement de notre deuxième décennie d’existence.

Sa présence comme son départ ont naturellement marqué cette édition.
Le soir même de son décès, le 23 juillet, nous avons allumé une bougie et l’avons accompagnée par le chant. À la clôture du camp, après la descente des couleurs, nous avons célébré une autre cérémonie, que nous rapporterons à la fin de ce compte rendu.

Le drapeau a été hissé en berne. Puis notre rencontre a commencé.

Pour ceux qui ne sont jamais venus en Provence

Voici un extrait du document d’accueil, qui peut aider à imaginer ce que représente cette expérience.

Ce qu’il y a d’extraordinaire, au sens propre du terme, c’est que l’on se parle sans parler la même langue.
Le retour à l’essentiel est la véritable force de nos rencontres en Provence.

Nous estimons qu’une révolution silencieuse est en cours, une révolution qui, dans une large mesure, s’ignore elle-même. Pourtant, nous voulons et pouvons l’accompagner, à condition de garder un esprit serein et de cesser d’être prisonniers de réflexes conditionnés. Il faut reconnaître que ces réflexes se sont de plus en plus souvent effacés au cours des dernières années, même si cela reste encore insuffisant.

L’essentiel est précisément de retrouver sereinement cette simplicité fondamentale, ainsi qu’un style de vie et de pensée qui l’accompagne et nous permette d’innover, d’actualiser notre action, de nous confronter sans la moindre crainte à qui que ce soit, sans céder d’un millimètre sur le terrain des principes qui nous inspirent.

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02:45 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Gabriele Adinolfi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

RN : le mois de juillet de la honte

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

Comme prévu, le RN transforme son mois de juillet en naufrage politique. Marine Le Pen impose une nouvelle candidature présidentielle, lestée d’une condamnation judiciaire, sans souffle, sans surprise, sans autre projet que sa propre survie.

À l’Assemblée, des députés RN votent la loi sur l’euthanasie. Ils prétendront avoir voté « en conscience », formule molle servant à maquiller toutes les capitulations. Les mêmes promesses de contrôle et d’encadrement avaient accompagné l’IVG ; chacun sait ce qu’elles sont devenues : l’exception érigée en droit absolu, puis en dogme intouchable.

Sur le contrôle de l’identité des internautes, même lâcheté. Face à une loi liberticide préparant le fichage, la surveillance et la condamnation de ceux qui parlent encore librement, le prétendu premier parti d’opposition disparaît et regarde ailleurs. Quand les libertés publiques sont attaquées, le RN se couche avant même qu’on lui ordonne de le faire.

Ce parti ne défend plus ses électeurs : il les méprise. Il court après les félicitations de journalistes qui le haïssent, des notables qui ne voteront jamais pour lui et d’un Système qu’il rêve désormais de servir correctement. Chaque renoncement lui coûte des voix, chaque trahison dégoûte un peu plus son propre camp.

Le RN voulait apparaître comme une force de gouvernement ; il ressemble surtout à une machine à décevoir et à désarmer les Français qui espéraient une opposition. Absolument lamentable : en un mois, il aura réussi l’exploit de trahir les libertés, les convictions et jusqu’à l’instinct de conservation de ses propres électeurs.

02:44 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 29 juillet 2026

Sarah Knafo publie « Le Casse du siècle » : numéro un des ventes un mois avant sa sortie

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Breizh info cliquez ici

Il n’est pas encore imprimé, personne ne l’a lu, et il est déjà en tête des ventes. Le Casse du siècle, premier livre de l’eurodéputée Sarah Knafo, paraîtra le 2 septembre chez Fayard. Un mois avant, les précommandes le placent en première position sur Amazon, et les grandes enseignes viennent d’ouvrir les leurs.

Le phénomène mérite d’être noté, car il est rare. Un ouvrage politique atteint généralement son pic de ventes dans les jours qui suivent le passage télévisé de son auteur. Ici, tout se joue en amont, et sans plateau.

Un livre qui se vend comme une série policière

C’est probablement la partie la plus intéressante de l’affaire, et elle relève moins du contenu que de la méthode.

Le site de lancement ne ressemble à aucune opération de communication politique classique. On y trouve un mur d’enquête : des photographies reliées par des fils rouges, des post-it griffonnés, une colorimétrie jaune et noir évoquant le ruban d’une scène de crime. Y figurent des logos d’institutions — Agence française de développement, France Télévisions, France Travail — et des clichés d’Emmanuel Macron, François Hollande ou Ursula von der Leyen, chacun annoté.

Le visiteur est invité à « suivre le fil » et à s’inscrire pour recevoir de nouveaux indices, des coulisses, des extraits inédits distillés jusqu’à la parution. Autrement dit : on ne vend pas un livre, on lance une saison.

L’emprunt aux codes du polar et du documentaire d’investigation est assumé, et il est efficace pour une raison simple : il transforme l’attente en participation. Le lecteur ne patiente pas, il enquête. À l’heure où le livre politique classique — celui qu’on annonce, qu’on commente trois jours et qu’on solde six mois plus tard — s’essouffle, le procédé mérite d’être observé par tous ceux qui vivent de l’écrit.

Ce que le livre annonce

Le ton du texte de présentation ne laisse aucun doute sur le registre : ils vous ont tout volé, ils ont tout détruit, et ils tiennent tout le système. L’auteur affirme avoir enquêté un an sur ce qu’elle qualifie de crime économique, en épluchant institutions et circuits de financement, et promet l’identité des responsables ainsi que l’organigramme de leur organisation.

L’éditeur revendique un ouvrage qui ne se contente pas de dénoncer mais avance des solutions à chaque scandale évoqué. La formule qui clôt l’argumentaire résume l’ambition : le lecteur entre dans l’enquête en victime, il en sort en juge.

Ni mémoires ni biographie, donc, mais un livre d’enquête revendiqué, chiffres et noms à l’appui. C’est cohérent avec le positionnement construit depuis l’élection de son auteur au Parlement européen en 2024 : finances publiques, dette, compétitivité, réindustrialisation, énergie, souveraineté économique. Un terrain que la classe politique française a largement délaissé au profit de l’affrontement permanent, et sur lequel elle s’est installée méthodiquement.

Le calendrier, qui n’a rien d’innocent

Reste la question que personne n’esquive vraiment : à quoi sert ce livre.

Reconquête n’a désigné aucun candidat pour 2027 et aucune candidature n’est officiellement déclarée. Sarah Knafo et Éric Zemmour consacrent, selon leur entourage, un été studieux à l’élaboration du projet présidentiel du mouvement, loin des estrades.

L’agenda de rentrée est en revanche parfaitement lisible. Le livre paraît le 2 septembre. Suivent des semaines de conférences et de dédicaces à travers le pays. Et les 12 et 13 septembre, Reconquête tient sa rentrée politique à Port-Marly, avec pour point d’orgue le discours de son président.

Dix jours d’écart. Le temps exactement nécessaire pour qu’un ouvrage s’installe dans le débat avant que ne s’ouvre la séquence programmatique. Ceux qui pratiquent la politique depuis un moment reconnaîtront la manœuvre : le livre sert de bande-annonce, il teste les thèmes, il mesure l’audience, et il occupe le terrain médiatique au moment précis où les rédactions cherchent de quoi remplir la rentrée.

En attendant, un constat s’impose : rares sont les responsables politiques français capables aujourd’hui de susciter une telle attente autour d’un texte qui n’existe pas encore. Que l’on partage ou non l’analyse, cela dit quelque chose de l’état de la demande — et du vide qu’occupe désormais celle qui, il y a peu, était encore présentée comme la conseillère de l’ombre.

11:13 Publié dans Revue de presse, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Loi Falorni : après les enfants, les Frères s’attaquent aux grands-parents

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De la contraception à l’euthanasie, dans un texte engagé, Camille Galic retrace l’influence des réseaux maçonniques dans les grandes réformes sociétales françaises.

Polémia

Des révolutions sociétales venues des loges ?

On peut penser ce qu’on veut du droit à mourir ainsi que des Loges. On n’oubliera pas, ainsi, que l’historien Jean Servier, pilier de la Grande Loge de France au sein de la loge « Les Forges d’Hiram » — à laquelle il consacra du reste son livre Les Forges d’Hiram ou la genèse de l’Occident (éd. Grasset, 1976) —, fréquentait volontiers l’extrême droite ; que le grand maître de la GLF, Richard Dupuy, qui exerça six mandats à la tête de cette obédience, fut aussi et simultanément l’un des avocats les plus talentueux lors des procès de l’Algérie française, celui du Petit-Clamart notamment ; ou encore que le préfet Jean Baylot (1897-1976), ancien haut dignitaire du Grand Orient, puis de la GLF et de la GLNF, qui abritait dans son appartement du XIVe arrondissement de Paris un remarquable musée maçonnique, fut un patriote exemplaire et un antimarxiste de choc.

Mais force est de constater que toutes les révolutions « sociétales » dont nous subissons les conséquences, en commençant par la chute de la natalité nationale, et dont nous crèverons peut-être, de la légalisation de la contraception en 1967 à la loi toute récente sur la fin de vie, ont été concoctées par et dans les officines maçonniques.

Pierre Simon, grand maître de la croisade néo-civilisationnelle

Si, sous de Gaulle, chrétien fervent, voire ostentatoire, le gaulliste Lucien Neuwirth, maçon affiché et rapporteur de la loi dépénalisant la contraception féminine, resta célèbre sous le sobriquet de « Lulu la pilule » pour son lobbying médiatique et parlementaire, le deus ex machina de l’opération fut en réalité le docteur Pierre Simon (1925-2008). Très actif au sein du Planning familial, il avait fait de la contraception — à cette occasion, lui-même et sa consœur et « sœur », la gynécologue Lagroua Weill-Hallé, m’avaient reçue très courtoisement quand je les avais interviewés en 1967 dans le cadre d’une enquête-fleuve pour Rivarol, chose impensable de nos jours —, puis de l’avortement libre, les combats de sa vie. Cela lui valut de devenir grand maître de la Grande Loge de France de 1969 à 1971 et de 1973 à 1975. C’était l’époque où il intriguait au cabinet de la ministre Simone Veil, dont il fut un conseiller très écouté, avant de mener également, et avec succès, la réflexion au sein du très officiel Commissariat général du Plan en faveur du mariage homosexuel, de la procréation médicalement assistée (PMA) et de « l’aide à mourir dans la dignité ». Eût-il vécu plus longtemps, sans doute aurait-il applaudi aux transitions de genre.

Ce parcours fut couronné, en 2007, par la création, par le ministère de la Santé, du prix « Éthique et dignité » portant son nom. Il n’empêcha d’ailleurs nullement ce médecin, accessoirement fondateur du Club des Jacobins — tout un programme ! — avec son acolyte Charles Hernu — Vénérable, quant à lui, du GODF et très proche de Mitterrand, qui en fit un ministre de la Défense jusqu’à la calamiteuse affaire du Rainbow Warrior en 1985 —, d’être le bienvenu dans toutes les sphères d’influence. L’évêque de Metz, sa ville natale, tint d’ailleurs à être présent à ses obsèques, car le défunt avait « inauguré un dialogue avec l’Église catholique ».

Les héritiers : Halimi, Romero, Falorni

Dans sa croisade « civilisationnelle », Pierre Simon devait être aidé sur le plan médiatique par deux complices : l’avocate Gisèle Halimi — née Zeiza Taïeb en Tunisie, dont elle garda toute sa vie la nationalité —, qui avait défié les pouvoirs publics de l’embastiller, elle qui se vantait urbi et orbi d’avoir avorté, et le journaliste aujourd’hui presque septuagénaire Jean-Luc Romero, transfuge du RPR — dont il claqua la porte sous prétexte de la « droitisation constante » de ce parti — au PS, en passant par le MoDem de Bayrou, héros de la lutte antisida et du droit de mourir dans la dignité, bien sûr. En récompense, cet homosexuel militant et veuf d’un mari tragiquement disparu lors d’une soirée chemsex extra-chaude occupa, de 2007 à 2021, la présidence de l’ADMD — Association pour le droit de mourir dans la dignité —, revendiquant près de 70 000 adhérents. Et, en 2016, sur proposition de Valérie Pécresse, il fut élu à l’unanimité par le conseil régional d’Île-de-France ambassadeur d’une « Île-de-France sans sida ». Pour lui, toutes les « bonnes causes » fusionnent.

Romero, qui, dans son prosélytisme et sa soif de reconnaissance, intervient dans tous les forums organisés par les diverses obédiences, n’est-il qu’un compagnon de route ou réellement affilié à l’une d’entre elles ? La question ne se pose pas, en revanche, pour Gisèle Halimi, qui ne fut pas seulement l’avocate passionnée des terroristes FLN et la défenseure des malheureuses gamines engrossées puisque, sur son site, la Grande Loge féminine de France, dont elle fut membre, la présente ainsi : « Initiée par Anne-Marie Gentily en janvier 1934 à la loge d’adoption “Minerve”, elle consacre sa vie et son énergie à l’expansion et au rayonnement de la franc-maçonnerie féminine », dont elle épousa tous les combats. Pour l’avortement libre en premier lieu, avec ce slogan : « Mon ventre m’appartient ».

Comme en écho, « Ma mort m’appartient » est aussi le slogan qu’adopta Olivier Falorni, issu d’une famille italienne ayant « fui le fascisme », député socialiste ensuite rallié au macronisme et siégeant à la Chambre jusqu’aux élections municipales de mars 2026, car il troqua alors son fauteuil de député pour celui de maire de La Rochelle. Mais la loi « sur la fin de vie » anticipée porte néanmoins son nom, alors que son glorieux ancêtre en la matière, le sénateur radical Henri Caillavet, membre du Grand Orient de France qui, dès 1978, déposa une proposition de loi « relative au droit de vivre sa mort », avait vu son texte rejeté en séance publique en 1980.

Qu’à cela ne tienne, « Sans cesse sur le métier remettons notre ouvrage » pourrait être le credo des Frères, dont Falorni est très proche, sinon affilié. Et, cette fois, réussite totale : le 15 juillet 2027, au terme d’un « débat constructif et respectueux […] dans le plein respect de notre démocratie », comme s’en est aussitôt félicité Emmanuel Macron, cette « loi de liberté » a été adoptée en troisième lecture par l’Assemblée nationale. 291 députés ont voté pour et 241 contre, dont 101 élus du Rassemblement national (1).

Ferrand arbitre

Mais le chef de l’État se réjouit aussi de la prochaine visite en France de Léon XIV, lequel risque de se formaliser de l’adoption de cette loi combattue par l’épiscopat, deux mois exactement, comme par provocation, après la publication de son encyclique Magnifica humanitas, conçue, au contraire, comme un hymne à la vie. Le Premier ministre Lecornu a donc aussitôt demandé la saisine du Conseil constitutionnel concernant le « respect des principes de liberté personnelle et de dignité humaine » sur certains points : notamment le délai trop court de rétractation — deux jours seulement — après la signature d’une demande d’aide à mourir, la situation impossible dans laquelle se trouveront les maisons de retraite tenues par des institutions catholiques, telles les Petites Sœurs des pauvres, et la situation non moins inconfortable des médecins et soignants chrétiens : s’ils refusent de pratiquer l’euthanasie, ne risqueront-ils pas d’être bientôt désignés à la vindicte publique comme le sont déjà trop de leurs confrères hostiles à l’IVG ?

C’est toutefois grâce à Macron et, un peu, au RN, frileusement réfugié dans l’abstention lors du vote des députés et sénateurs membres des commissions des lois des deux assemblées chargés de donner un successeur au sortant Laurent Fabius, que Richard Ferrand a été porté à la tête du Conseil constitutionnel en mars 2025. Or, Ferrand a fait toute sa carrière — professionnelle dans le secteur mutualiste, maçonnique par essence, puis politique — dans et avec la protection des Loges, d’ailleurs peu regardantes sur ses errements financiers.

C’est dire que ce recours sera de pure forme. Les Frères sont partout… Sauf quand il s’agit de défendre leurs raisons d’être officielles : la tolérance intellectuelle et la libre-pensée. Car il est infiniment moins dommageable — et condamnable — aujourd’hui de trahir le serment d’Hippocrate en donnant la mort que d’émettre, en matière d’histoire, d’enseignement, de sécurité ou d’immigration, des opinions divergentes. Aussitôt réputées sulfureuses, nauséabondes, et donc relevant du glaive de la Justice. Mais notre ami Éric Delcroix a déjà tout dit à ce sujet

Camille Galic
24/07/2026

(1) En revanche, 19 députés RN ont voté pour. Par ordre alphabétique : Maxime Amblard, Théo Bernhardt, Guillaume Bigot, Anthony Boulogne, Sébastien Chenu — vice-président du parti —, Bruno Clavet, Nathalie Da Conceicao Carvalho, Edwige Diaz, Alexandre Dufosset, Gaëtan Dussausaye — ancien directeur général puis président du FNJ —, Yoann Gillet, Alexis Jolly, Matthieu Marchio, Me Alexandra Masson, Bryan Masson, Thomas Ménagé, Kévin Pfeffer, Alexandre Sabatou et Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN au Palais-Bourbon. De leur côté, Franck Allisio, Frédéric Falcon et Stéphanie Galzy ont choisi l’abstention.

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mardi, 28 juillet 2026

Sortie le 2 septembre du premier livre de Sarah Knafo : "Le Casse du Siècle" (chez Fayard)

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Sarah Knafo publiera le 2 septembre chez Fayard « Le Casse du siècle », son premier livre-enquête sur ce qu'elle qualifie de plus grand vol de l'histoire de France. Déjà numéro un des ventes sur Amazon avant sa sortie, l'ouvrage promet coupables et solutions, dans une mise en scène digne d'un polar.

On a certainement pas fini d'en parler...

20:48 Publié dans Livres, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

La France a promis 16 Canadair. Dix ans plus tard, elle en attend toujours 4

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Jérôme Vigues cliquez ici

Il y a en ce moment même un feu de plus de 30 000 hectares qui grignote la Gironde, et pour la première fois de l'histoire on envoie un A400M militaire larguer du retardant parce que les Canadair, eux, ne suffisent plus. Il faut le dire lentement pour bien le sentir passer : la France, en 2026, en est réduite à improviser avec des avions de transport de troupes parce que sa flotte de bombardiers d'eau est usée jusqu'à la corde. Pas une image, un fait. Deux Dash et quatre Canadair pour tenir un front qui en réclamerait le double, pendant qu'une trentaine d'autres incendies brûlent ailleurs, dans le Var, dans les Landes. Presque mille militaires envoyés en renfort de neuf cents pompiers déjà sur les genoux. On appelle ça gérer une crise. Moi j'appelle ça courir après le feu avec un seau percé — et encore, un seau percé, au moins ça reste un seau. Là on en est à demander à un avion de transport de troupes, conçu pour larguer des parachutistes, de faire le travail d'un hydravion. Le syndicat des pilotes le disait déjà l'été dernier, avant même cette saison-ci : certains jours il n'y avait à Nîmes-Garons, la base historique, plus que zéro à deux Canadair réellement en état de voler. Zéro. On peut citer les deux cent mille pompiers volontaires et les quarante mille professionnels autant qu'on veut dans les discours du 14 juillet, si les avions restent au sol un an sur deux faute de pièces, les chiffres ne servent plus qu'à se rassurer soi-même.

Alors on remonte le fil, parce que ce fil-là ne date pas d'hier et qu'il faut le dérouler jusqu'au bout pour comprendre à quel point ce pays méprise ceux qui le protègent.

28 janvier 2020. Cinq mille pompiers défilent à Paris. Sept mois qu'ils réclament une prime de feu décente, sept mois qu'on les baladait. Leur demande : que la prime passe de 19 à 28 % du traitement. Rien d'extravagant, un rattrapage sur un métier qui use les corps et qui, depuis 2008, voit le nombre d'agressions contre ses agents grimper de près de 200 %. Et qu'est-ce qu'on leur a envoyé, à ces gens qui courent vers le danger quand tout le monde en fuit ? Des CRS. Des matraques. Des lacrymogènes jusque dans la cour d'une école maternelle. Le Parisien parlait de coups de matraque qui pleuvaient, et je me souviens très bien des images, des pompiers en uniforme, casqués, frappés par ceux-là mêmes qui sont censés protéger l'ordre public — sauf que visiblement, un pompier qui réclame de quoi soigner correctement les Français, ce n'est pas de l'ordre public, c'est une menace. Deux d'entre eux s'étaient même mis symboliquement le feu sur l'uniforme, ce jour-là. Tout est dit dans ce geste.

Et ce n'est pas un accident de l'histoire, un mauvais après-midi mal géré par un préfet nerveux. C'est une doctrine. Parce que les mêmes qui matraquent des pompiers savent aussi très bien matraquer des paysans.

Je pense à décembre dernier, aux Bordes-sur-Arize, en Ariège. Deux cent sept bêtes, des blondes d'Aquitaine, condamnées à l'abattage pour un cas de dermatose. Des centaines d'agriculteurs venus défendre le troupeau d'un couple d'éleveurs, bloquant l'accès à la ferme pendant deux jours, dans le calme, pour l'essentiel. Et puis le soir venu, les gendarmes mobiles qui débarquent, les grenades lacrymogènes qui répondent aux jets de projectiles. On déloge à la nuit tombée des gens qui défendaient leur outil de travail et leur vie entière construite autour d'un troupeau. Et ce n'était même pas la première fois : je repense au mouvement de janvier-février 2024, aux tracteurs bloqués sur les autoroutes, aux gaz, aux blindés de la gendarmerie déployés — huit véhicules blindés à roues excusez du peu, comme si des céréaliers en colère étaient une armée ennemie. Deux mille sept cents militaires mobilisés au plus fort de la crise. Pour des gens qui demandaient juste à vivre de leur travail.

Et voilà le point que personne ne veut voir, et c'est celui-là qu'il faut marteler : ce sont exactement les mêmes paysans, avec leurs mêmes tracteurs qu'on a vus bloqués par des barrages de gendarmerie, qui aujourd'hui sillonnent le Sud-Ouest avec leurs tonnes à eau pour aider à circonscrire les incendies. Personne ne les paie pour ça. Personne ne leur donne de médaille. Ils connaissent leurs terres, leurs chemins, leurs points d'eau mieux que n'importe quel plan ORSEC pondu à Paris, et ils y vont, sans qu'on le leur demande vraiment, parce que c'est leur pays qui brûle et que eux, contrairement à ceux qui décident depuis un bureau climatisé, ils ne peuvent pas se permettre de regarder ailleurs. Le même homme qu'on a vu se faire gazer pour avoir voulu sauver ses vaches se retrouve, quelques mois plus tard, à rouler toute la nuit avec sa citerne pour sauver la baraque du voisin. Et ce pays, en retour, lui envoie quoi ? Une matraque quand il proteste, et le silence quand il sauve. Toujours les mêmes qui encaissent, toujours les mêmes qu'on félicite jamais.

Remarquez, on sait très bien aimer les pompiers et les paysans, dans ce pays. À condition qu'ils restent à leur place. Un pompier bien sagement rangé derrière un ministre lors d'une cérémonie, avec un drapeau, une médaille et les caméras positionnées au bon endroit, ça, on adore. Un paysan qui pose fièrement devant son tracteur pour une photo de campagne électorale, ça aussi, on adore. C'est beau, c'est propre, ça fait de belles images pour le vingt heures. Mais qu'un pompier réclame des effectifs ou une retraite adaptée à un métier qui use les corps avant l'heure, qu'un paysan réclame de vivre dignement de sa production sans être écrasé par les accords de libre-échange et l'empilement des normes, et la tendresse institutionnelle disparaît en un clin d'œil. Les boucliers ressortent, les gaz aussi. Une enquête Ifop de 2023 disait que 97 % des Français faisaient confiance aux pompiers. Quatre-vingt-dix-sept pour cent, il n'y a probablement pas une autre profession dans ce pays qui bénéficie d'un tel crédit populaire — et c'est justement celle-là qu'on a choisi de gazer un mardi de janvier, comme si la popularité auprès du peuple rendait plus suspect encore aux yeux de ceux qui nous gouvernent.

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Dans le numéro de cette semaine (spécial été) de Rivarol : un bel article sur la biographie que Camille Galic a consacrée à Agatha Christie dans la Bio Collection

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"Laissez parler la poudre", un nouveau roman de Bruno Favrit dans la collection Lys noir chez Auda Isarn

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Quand un riche homme d’affaires demanda à l’expérimenté Alban d’Armagnac de veiller sur sa fille, la mission prit l’allure d’un agréable séminaire sous le soleil de Corse. C’est ensuite que l’affaire se compliqua. Un vrai panier de crabes au pays des rupins. 

Le 34e polar de la collection Lys Noir, 12,00 €, cliquez ici

20:15 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Persécution bancaire : pourquoi journalistes et militants de droite se plaignent d’une fermeture arbitraire de leurs comptes

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Paul Sugy

Depuis quelques années, des influenceurs, journalistes, militants ou élus situés à droite de l’échiquier politique dénoncent la fermeture arbitraire de leurs comptes en banque. Le secteur bancaire a œuvré pour mettre en échec une loi l’obligeant à plus de transparence.

C’est peu dire qu’Arthur de Watrigant a connu de meilleurs étés que celui-ci. Il y a deux ans le directeur de la rédaction de L’Incorrect, qui défend dans ses colonnes les idées d’une droite hussarde et conservatrice, s’est vu clôturer sans préavis le compte bancaire de son journal : la banque en ligne Qonto lui a tout simplement écrit dans un mail laconique envoyé un 25 juillet que le compte serait fermé et qu’il disposait d’un mois pour transférer les fonds ailleurs. «On a demandé des explications par mail mais on n’a obtenu aucune réponse. Et nous avions un second compte de secours chez une autre banque, qui a été fermé en même temps», se souvient-il. Pourtant, à l’en croire, sa rédaction ne présentait pas de découverts réguliers, n’avait pas passé d’opérations suspectes ou avec des comptes bancaires étrangers. Mais cette clôture de compte aurait causé un préjudice important au magazine, malgré l’ouverture en urgence d’un compte chez une nouvelle banque en ligne : «J’ai dû annuler mes vacances et on a mis un mois à tout réinstaurer, les virements automatiques, les charges, les mutuelles, les impôts, les imprimeurs, les routeurs, les abonnements internet, La Poste, le paiement des fournisseurs, des salaires et des piges... Et pendant ce temps on perdait toutes nos recettes : plus un seul virement ou paiement en ligne, et les prélèvements automatiques ont disparu, donc les gens ne pouvaient plus s’abonner !»

Parmi les journalistes, influenceurs et responsables associatifs marqués pour leur engagement au sein de la droite conservatrice et identitaire, ces mésaventures bancaires se multiplient. Le vidéaste Vincent Lapierre en avait fait les frais en 2018, lorsque le compte associatif du «Média pour tous» a été fermé par le Crédit Agricole. «Nous n’avons pas à vous fournir d’explication», lui a-t-on répondu laconiquement face à ses protestations. La militante féministe et identitaire Alice Cordier a connu des déboires similaires avec le compte bancaire ouvert par le collectif Némésis au Crédit mutuel, en plein été aussi : «Je me suis alors rendue physiquement au guichet de ma banque et ils étaient très embêtés. Un directeur a fini par me voir en me disant qu’il était désolé mais que nous avions été cataloguées comme un compte politique à risques et qu’il ne pouvait rien faire, que ça avait été décidé au-dessus de lui. On avait deux mois pour partir», raconte-t-elle. Deux mois au cours desquels chaque banque l’a refusée à son tour, obligeant même les militantes à transférer temporairement leur trésorerie sur le compte personnel de l’une d’elles en attendant de pouvoir rouvrir un compte pour l’association. «Ça nous a pris trois mois, jusqu’en décembre, et pendant ce temps on ne pouvait pas faire de levée de fonds alors que la fin de l’année civile est la période où les donateurs font les dons les plus importants : on a perdu presque une année de financement pour l’association», témoigne-t-elle.

Le site Fdesouche, le média Frontières, la chaîne TV Libertés... de nombreux autres médias ou collectifs proches de la droite nationaliste font état des mêmes tracas. Récemment, ce sont même des députés du Rassemblement national qui se sont plaints d’avoir été radiés de leur banque après leur élection, d’après une enquête de France Inter qui mentionne les noms de Stéphane Rambaud, Jean-Philippe Tanguy, Franck Allisio et Thomas Ménagé, parfois après vingt ans de souscriptions à des produits d’épargne au sein de leur établissement bancaire. Le fait est moins rare : s’agissant des élus, ceux-ci sont apparentés aux yeux des banques à des «personnalités politiquement exposées», à l’égard desquelles les banques sont soumises à des obligations plus spécifiques du fait des réglementations en matière de prévention du blanchiment et de la corruption. Raison pour laquelle celles-ci sont donc plus frileuses à s’exposer aux risques que représente une relation commerciale avec les hommes politiques.

Mais les banques semblent de plus en plus étendre le champ d’application de ces règles de vigilance aux associations, du moins à une partie d’entre elles. «Nous sommes soumis à ces obligations réglementaires qui nous contraignent à vérifier un certain nombre de transactions, et le législateur nous impose en la matière une obligation de résultats, pas de moyens» explique une source du Crédit mutuel. «Je m’inscris en faux contre l’accusation sur des motivations politiques : nous ne filtrons jamais nos clients en fonction de ce qu’ils pensent, sinon nous refuserions énormément de prêts et d’ouvertures de comptes, ce ne serait pas dans notre intérêt» poursuit ce professionnel proche de la direction du Crédit Mutuel. Cet interlocuteur indique par ailleurs que le Collectif Némésis s’était vu exiger plusieurs documents comptables justifiant de transactions bancaires passées avec le compte de l’association et n’avait pas donné suite à cette requête de leur banque, ce que les intéressées nient en assurant s’être soumises à toutes les requêtes concernant la transmission de documents comptables.

Une «persécution bancaire» à sens unique ?

Ce qui surprend, c’est que de nombreux collectifs ou associations non moins radicaux, mais penchant clairement à l’extrême gauche, semblent épargnés par ces tracasseries... y compris lorsqu’ils sont largement financés par des dons étrangers. Une simple recherche en source ouverte suffit pour s’en convaincre. Ainsi le Crédit mutuel qui a fermé les comptes de Némésis ou du média identitaire Breizh Info semble toujours abriter la trésorerie de la fédération communautariste Millî Görüş, un satellite du pouvoir turc, épinglé à de nombreuses reprises pour ses accointances islamistes, ou encore le collectif ouvertement outrageux à l’égard des forces de l’ordre «Justice pour Adama». Et le Crédit agricole, qui a mis fin à ses relations commerciales avec l’Institut Iliade, offre en revanche ses services à l’ONG Ummah Charity dont le président avait été placé en garde à vue pour avoir ouvert une cagnotte en soutien à Brahim Chnina, le parent d’élève jugé pour avoir été à l’origine de la campagne de haine contre Samuel Paty...

L’ennui, soulignent les trésoriers de nombreuses associations concernées par ce qu’ils nomment une «persécution bancaire», c’est que les banques n’ont aucun compte à leur rendre : l’absence de transparence à l’égard du client qui voit son compte fermé sans explications serait même nécessaire pour garantir la bonne mise en œuvre de la réglementation sur le «LCB-FT» - le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, en bon jargon de banquier.

À Bercy on reconnaît pourtant, dans les couloirs du Trésor, qu’un peu de transparence supplémentaire serait nécessaire. «Les banques nous expliquent qu’elles ont une liberté contractuelle, mais elles devraient au moins rendre des comptes quand elles se séparent d’un client. Car elles ne doivent pas oublier que l’État leur a octroyé un monopole, puisque c’est une profession très réglementée», glisse un techno fort au fait de ces dossiers.

Le lobbying de la Fédération bancaire française

C’est le combat qu’a voulu porter le sénateur (Modem) du Tarn Philippe Folliot, qui a connu lui aussi des déconvenues bancaires avec le Crédit agricole : le compte d’une association culturelle locale qu’il avait créée, La Bibliotèca, avait été fermé sans raison apparente «alors qu’on ne recevait pas un centime de l’étranger et qu’on n’avait jamais été à découvert». Le parlementaire s’est alors fendu d’une proposition de loi «visant à lutter contre les fermetures abusives de comptes bancaires», qu’il a fait voter à une très large majorité en première lecture au Sénat en 2024, puis qu’à l’initiative des centristes l’Assemblée nationale a voté à son tour l’année suivante. Le texte laissait aux banques la liberté de fermer un compte à leur guise mais les obligeait à expliquer leur décision auprès du client : «L’établissement de crédit motive gratuitement et par écrit, dans un délai de quinze jours ouvrés à compter de la réception de cette demande, sur support papier ou sur un autre support durable, la décision de résiliation», prévoyait ce texte.

Mais malgré un très large consensus, sur les différents bancs des deux assemblées, la proposition de loi n’a jamais été réinscrite depuis à l’ordre du jour pour un nouveau vote au Sénat. Comme si le texte s’était volatilisé en chemin. Il faut dire qu’entre-temps, le sénateur Philippe Folliot a vu se déployer un important lobbying de la part des représentants du secteur bancaire auprès des parlementaires, pour faire échec à cette loi. Ses propres comptes personnels ont été fermés du jour au lendemain par le CIC, quelques mois seulement après qu’il avait obtenu le vote de sa proposition de loi en première lecture. Il s’en est ouvert dans un courrier au président du Sénat Gérard Larcher, déplorant des «intimidations» - le directeur de son agence du CIC n’ayant pu lui-même donner d’explications, et garantissant qu’au niveau du suivi de ses comptes, aucun signal d’alerte ne pouvait expliquer cette fermeture : la décision avait été prise bien plus haut.

Dans le même temps, un haut fonctionnaire proche de Bruno Le Maire à l’époque assure que le cabinet du ministre a été directement démarché par des représentants de la FBF, la Fédération bancaire française, qui représente les intérêts du secteur auprès des institutions politiques et qui siège même au sein d’un comité permanent réunissant les acteurs publics et les banques privées, le CCLRF. Reconnaissant son intervention auprès des parlementaires au sujet de ce texte, le responsable de la communication de la FBF Benoît Danton admet au Figaro avoir l’an passé «appelé le Parlement à étudier l’impact d’un texte désormais très éloigné de l’objectif initial, et qui porte désormais des motifs flagrants d’inconstitutionnalité», arguant donc que le texte amendé par les députés aurait excédé l’intention originelle d’une simple demande de transparence auprès des banques. Sans reconnaître toutefois que l’intervention de la FBF est même remontée jusqu’à Matignon, comme l’assure pourtant au Figaro une source ministérielle.

Reste qu’en l’état, inchangé, du droit, les associations, les médias ou les militants politiques qui se voient fermer leurs comptes n’ont d’autre choix s’ils échouent à trouver une autre banque que de déposer une procédure auprès de la Banque de France, très chronophage : celle-ci garantit en effet un «droit au compte». En présentant plusieurs lettres de refus par les banques d’ouvrir un compte, un client peut demander à la Banque de France de désigner d’office une banque qui est alors tenue de lui créer un compte. Mais outre que la procédure peut mettre plus de trois mois à aboutir, encore faut-il pouvoir produire des lettres de refus. Sinon, l’absence de réponse finit par valoir refus, mais la procédure est rallongée d’autant... Surtout, passé un délai de six mois, la banque désignée peut à nouveau fermer le compte bancaire ainsi ouvert - et le client repart alors de zéro.

Source : Le Figaro 28/7/2026

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Les feux victimes de l’administration

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La France subit des feux de forêt comme elle n’en a jamais connu. Et pas la peine d’accuser le seul  réchauffement climatique. Au 27/7, 162 personnes ont été interpellées pour avoir allumé des feux délibérément. Mais il est un autre mal, plus insidieux celui-là : l’administration. Entre le code forestier et celui de l’environnement, rien ne va, les mesures exigées sont contradictoires. Résultat, déplorent les syndicats forestiers, les incendies ravagent plus vite les forêts.

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Source : Le Figaro 28/7/2026

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Cahier de vacances : Derrière Trump au pouvoir, les géants de la tech américaine… De l’utilité de la philosophie et de la religion, pour éviter de tomber de technolâtrie en technophobie

Comment la robotique humanoïde réinvente l'expérience client - mydigitalweek

« (…) Autant qu’on en peut juger, l’humanité est encore dans sa phase de jeunesse et, si elle arrive à éviter les dangers que peut lui faire courir sa propre puissance d’action sur le monde physique, elle est sans doute encore loin des scléroses et des décrépitudes ». 

Louis de Broglie,

Sur les sentiers de la science,

Albin Michel, 1960.

Didier Lecerf

États-Unis, Europe : au sein des milieux politico-médiatiques et d’une partie de la société, deux mentalités, deux attitudes, particulièrement mises en évidence depuis la victoire de Donald Trump… Anticonformisme, volontarisme et dynamisme débridé d’un côté de l’Atlantique ; frilosité, repli, attentisme et peur de l’avenir de l’autre…

À tort ou à raison, les géants de la tech made in USA, nourris du mythe américain, s’inscrivent manifestement - et résolument - dans une démarche volontariste ; ils regardent devant eux avec confiance ; ils voient loin. Les yeux pleins d’étoiles, ils imaginent demain et s’emploient à faire de leurs rêves des réalités, quitte à jouer les apprentis sorciers. Ils continuent de raisonner en termes de grands espaces, de frontières à repousser, de montagnes à renverser, d’accomplissement et de conquêtes… Ils ambitionnent, ils investissent, ils mobilisent, ils inventent, ils créent de la richesse, ils bâtissent des fortunes considérables...

Elon Musk, Jeff Bezos, Sam Altman aux États-Unis ; Sophie Binet, Jean-Luc Mélenchon, Sandrine Rousseau en France…

Elon Musk, placé par Trump à la tête du nouveau département de l’Efficacité gouvernementale, incarne parfaitement - Pour le meilleur ? Pour le pire ? - cette attitude décomplexée, désinhibée, face à demain. Il en est le mètre étalon. « On a envie de se réveiller le matin et de penser que l’avenir sera formidable – et c’est exactement ce que signifie être une civilisation spatiale. Il s’agit de croire en l’avenir et de penser que l’avenir sera meilleur que le passé ». Cette citation du multimilliardaire d’origine sud-africaine figure sur la page du site de SpaceX intitulée : « Mars et au-delà »… Syndrome d’Asperger de "haut niveau" oblige (intelligence supérieure à la moyenne, capacité à développer des talents remarquables mais déficience problématique dans les interactions sociales), Musk va de l’avant sans frein ni filtre. Ainsi, Starlink, sa constellation de plus de 6.000 satellites en orbite basse, fournit d’ores et déjà une connexion internet haut débit sur toute la surface de la Terre. Avec son lanceur lourd réutilisable Starship, il entend « rendre l’humanité multiplanétaire » ; objectifs de départ : la Lune puis la planète rouge. Il annonce également l’utilisation d’un milliard de robots humanoïdes dans le monde en 2050. Enfin, sa start-up Neuralink travaille sur des implants cérébraux (mais, peste François Berger, le directeur de l’unité BrainTech Lab de Grenoble, dans «  une vision purement transhumaniste, post-humaine » - Réélection de Trump, un nouveau moteur pour la conquête sapatiale ? Adrien Denèle, Science&Vie, mars 2025)…

Pendant ce temps, en Europe et en France, nous nous mettons en situation d’avoir à subir cet avenir que la tech étatsunienne est en train de créer. Submergés par une forme de lassitude, nous nous laissons gagner par le doute, le pessimisme, la peur instillés par les discours anxiogènes de minorités actives, d’une partie des médias et du monde politique. Nous devenons frileux ; nous mettons sacs à terre ; nous ne faisons plus d’enfants et nous nous condamnons à regarder passer le train de l’innovation et de l’histoire. Un peu comme si nos ancêtres du XVIe siècle avaient choisi de rester sur la plage, face à l’océan, au lieu d’y lancer leurs vaisseaux ! Outre Atlantique, le futur est à écrire, à façonner, sans vraiment se fixer de limites ni se poser de questions ; sur le vieux continent, il devient pour beaucoup une terra incognita pleine de dangers, une source d’angoisses.

Les uns parlent de dérégulation, de baisse des impôts, de libération des énergies, de croissance, de maîtrise et d’exploitation des ressources naturelles, de prospection, de pétrole, de gaz de schiste, de terres rares, de métaux stratégiques, d’IA, d’ordinateur quantique, de robotisation, de conquête de l’espace, de transhumanisme… Les autres mettent en avant le réchauffement climatique, l’Anthropocène, les extinctions d’espèces, l’encadrement et le contrôle, la taxation, le développement durable, l’économie des ressources, le partage équitable des richesses, voire la décroissance, l’arrêt de la procréation, la fin du monde…

Un avenir radieux ou odieux ?

Fondamentalement, qui a tort, qui a raison ? Où se trouve la vérité ? Quel est le chemin ? Il est difficile, somme toute, de répondre d’emblée à ces questions existentielles - qui portent sur le devenir de l’homme et de notre monde - d’une manière catégorique, définitive. L’histoire nous apprend que le futur n’est jamais vraiment blanc ou noir. Il est le résultat des besoins, des intérêts, des ambitions du moment, des priorités qui ont été arrêtées, de ce que l’on a bien voulu voir ou au contraire, voulu ignorer. Mais elle nous enseigne aussi que les pusillanimes, les attentistes, les abstentionnistes ont toujours tort.

Globalement, jusqu’à présent, l’avenir s’est traduit par le progrès scientifique, technique, technologique, l’augmentation des productions, l’amélioration du niveau et des conditions de vie. Mais demain ? Pour les générations à venir, nous sommes en droit, voire en devoir, de nous interroger. Depuis fort longtemps, l’humanité sait que le bien a pour ombre le mal. Beaucoup de nouveautés ont leur face sombre, malfaisante. L’atome éclaire et rase des villes. Dans la Genèse, le sixième jour, Dieu dit à l’homme et à la femme qu’il vient de créer : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la » ; il ne leur enjoint pas de la ravager, de l’enlaidir, de la  détruire ; et encore moins de prendre la place du Créateur pour manipuler la Création. L’homme est fait pour aller de l’avant, mais pas n’importe comment ni pour faire n’importe quoi.

Malgré tout, Français, Européens, n’ayons pas peur

Jadis, nos aïeux, à nous, Français et Européens, sont partis à la découverte, la conquête du monde. Ils ont montré la voie, ouvert des chemins. « La science moderne est la fille de (leur) étonnement et de (leur) curiosité » (Louis de Broglie). Alors, n’ayons pas peur. Entretenons « l’ardent désir de comprendre, l’appétit de connaissance » qui nous ont si longtemps habités.  Jean-Baptiste Noé, le rédacteur en chef de la revue Conflits, a raison d’écrire dans le numéro de janvier-février 2025 : «  Un pays qui n’innove pas, qui ne dispose pas d’entreprises de classe mondiale, qui ne forme pas d’élite, est voué à demeurer un nain. Quand, face à la dépense publique et à la suradministration, la réponse est de taxer toujours plus, c’est l’innovation et les talents qui sont réprimés et découragés. Taxer les profits d’aujourd’hui, c’est empêcher les inventions de demain. Pourquoi le pays des frères Montgolfier, de la naissance de l’aviation et de l’automobile, de Charles Nungesser et des frères Lumière n’a pas inventé l’iPhone, Tesla, Huawei ou les puces électroniques ? Si la France s’est faite à coups d’épée, elle s’est bâtie, aussi, à coup d’inventions et d’innovations. (…) À entendre les politiques et à observer les mesures économiques adoptées, c’est à se demander si les Français savent que la Chine existe, c’est-à-dire qu’il y a, en Asie, des pays décidés à prendre les premières places, à tenir les rênes du monde. Personne ne nous attendra ».

Français et Européens, nous appartenons à des nations de savants, d’ingénieurs, de créateurs. Ne laissons pas le capitalisme financier des États-Unis et le communo-capitalisme de la République populaire de Chine façonner seuls le monde à venir. Forts de nos longues histoires, de nos expériences, de l’ancienneté de notre questionnement, de la richesse des produits de notre réflexion, nous avons encore à faire entendre une voix singulière. Nous avons aussi, toujours, beaucoup à entreprendre, à apporter, car nous savons, depuis Rabelais, que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Un sujet classique de philo au bac : allez, vous avez deux heures !

Article paru dans le n° 69 de la revue Synthèse nationale (printemps 2025).

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Rappel : DEUX NOUVEAUX TITRES DANS LA BIO COLLECTION

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lundi, 27 juillet 2026

Création de l'"Association pour le maintien de la place Maurice Barrès" à Paris

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Les déconstructeurs ont de la suite dans les idées, ils osent tout et c'est même à ça qu'on les reconnaît !

Après les profanations de 2021 et 2025 du monument Barrès à Vaudémont, voilà que la mairie de Paris a décidé de débaptiser la place Maurice Barrès, dans le 1er arrondissement, pour la renommer "place Lucie Dreyfus",  au motif que le grand écrivain, "antidreyfusard notoire", aurait fait "de l'antisémitisme le moteur de son combat"... L'annonce de cette décision a été faite le 12 juillet dernier, à l'occasion de la "Journée nationale d'hommage à Alfred Dreyfus", par Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de la capitale.

Face à cette volonté manifeste des déconstructeurs de l'Hôtel-de-ville d'invisibiliser le grand écrivain dans l'espace public et d'effacer son souvenir dans la mémoire parisienne, l'ancien haut fonctionnaire, élu parisien, historien et membre d'associations mémorielles Didier Béoutis a décidé d'agir afin d'organiser la mobilisation la plus large possible contre cette initiative inique et stupide.

Il vient donc d'annoncer la création de l'"Association pour le maintien de la place Maurice Barrès" (en cours de constitution). Sans oublier, au passage, d'administrer une volée de bois vert au digne successeur de Notre-Drame de Paris :

« Réduire, comme l’a fait le maire de Paris, Barrès à un "antidreyfusard notoire qui fit de l’antisémitisme le moteur de son combat" témoigne d’une méconnaissance totale du personnage, de la part d’une personne qui n’a, apparemment, jamais lu ses écrits ! Auteur de Maurice Barrès, le grand écrivain retrouvé (Perrin), l’avocat et historien Michel Guénaire y voit "un outrage à notre mémoire", tandis que l’historien Éric Anceau dénonce un choix "démagogue, injuste" qui traduit "une méconnaissance de l’Histoire", ajoutant que Barrès reste "l’un de nos plus grands écrivains, en qui Léon Blum voyait un maître et un modèle".

"Antidreyfusard", c’est le terme que les défenseurs de Dreyfus ont accolé à leurs adversaires. Loin d’être un "antidreyfusard", Barrès était avant tout un amoureux de son pays, un "nationaliste", dont les prises de position ont été motivées par la défense de la Patrie.

"Antisémite" ? On peut toujours trouver, chez un auteur qui a beaucoup écrit, en les enlevant de leur contexte, des propos qui peuvent être taxés d’antisémitisme ! Notons toutefois que, dans son ouvrage Les diverses familles spirituelles de la France, paru en 1917, Barrès a rendu hommage aux Juifs français, qu’il a placés, aux côtés des Traditionalistes, des Protestants et des Catholiques, comme un des "quatre éléments du Génie français". Barrès avait rendu hommage aux Juifs morts pour la France, et notamment au rabbin Abraham Bloch.

Ajoutons que Maurice Barrès figure dans les programmes scolaires officiels, et que son nom était inscrit sur la liste des Commémorations nationales de 2023, établie par France Mémoire ».

Une initiative à suivre...

S N

Pour lire ou relire l'article que nous avions alors consacré à cette profanation, cliquez ici.

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Monique Barbut, démissionnaire recalée !

Monique Barbut reste ministre de la Transition écologique à la demande  d'Emmanuel Macron - France 24

La chronique de Philippe Randa

Les psychodrames auxquels on ne s’attendait pas sont les plus pathétiques, assurément. Celui que vient de connaître la France en cette mi-juillet post-apocalypse caniculaire est à peine racontable.

Un nombre (certes limité) de Français auront appris à cette occasion l’existence de… Monique Barbut ! Et ses fonctions : ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature dans le gouvernement Lecornu II (ouf !). En poste, donc, depuis le 12 octobre 2025 ! Qui l’eût crû ? Il y en avait forcément un ou plutôt une… et c’est elle ! La surprise est de taille.

Jusque-là fort discrète, ce qui n’avait guère bouleversé l’Opinion publique, il aura fallu le vote à l’Assemblée nationale du projet de loi d’urgence agricole et son adoption définitive pour qu’elle défraie la chronique politique en parlant de « recul environnemental de trop », en contradiction avec les « engagements » reçus du Premier ministre Sébastien Lecornu : en cause la mesure controversée sur les pesticides.

Ni une, ni deux, Monique Barbut a démissionné ! Enfin, a voulu démissionner. L’annonce d’une démission n’est pas une démission… et même en allant pour cela jusqu’à l’Élysée pour la présenter, cette fichue démission, elle lui a été refusée ! Recalée, la Monique !

Elle est donc ressortie du Conseil des ministres comme elle y était entrée : Ministre un jour, ministre toujours, ayant « acceptée de poursuivre sa mission » ! Merci qui ? Merci Macron ! Car c’est à la seule demande du locataire de l’Élysée qu’elle va continuer de faire don de sa personne à la France et ce, plus que jamais « en confiance autour de priorités fortes. »

Le ministre-soldat Monique Barbut est donc sauvé. À défaut de faire date dans les annales de la politique française, on se doute que cette bouffonnerie illustrera sans doute pour les mémoires futures simplement les derniers soubresauts de la Macronie à l’agonie.

Jean-Pierre Chevènement, ex-ministre socialiste de François Mitterrand, avait affirmé qu’« un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l’ouvrir, ça démissionne ».

Des esprits chagrins pourraient penser que Monique Barbut a simplement démontré qu’un ministre pouvait aussi « ouvrir sa gueule pour menacer de démissionner », puis surtout la fermer pour continuer de profiter des ors de la République.

Article paru aussi dans le Nouveau Présent, cliquez ici.

07:50 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 26 juillet 2026

Tribune libre - « Allo les pompiers ? Y'a l'feu ! »

Climat : comment la France peut relever le défi des feux extrêmes - Les  Echos

Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Nul ne saurait sous-estimer l’ampleur des incendies qui frappent cruellement nos départements méridionaux des Landes, de la Gironde et du Var. Bilan provisoire : environ 200.000 personnes évacuées -  la population de Limoges et de sa banlieue - , engorgement des routes, des gymnases pleins à craquer - un remake de l’exode de 1940 ? -, et 42.000 hectares brûlés à l’heure où ces lignes sont écrites. Une superficie à peine inférieure à celle de la Principauté d’Andorre . Tout ceci donne une idée de la gravité de cette catastrophe. Forêts détruites, maisons calcinées, populations évacuées, activité commerciale de secteurs entiers réduite à néant, sans oublier, bien sûr, le sacrifice de trois jeunes pompiers : terrible bilan !

Une nouveauté ces feux, vraiment ?

Mais ces feux sont-ils inévitables, dus au seul réchauffement climatique, anomalie que l’on nous claironne urbi et orbi ? La terre n’a-t-elle pas connu dans son histoire des sauts climatiques « prodigieux », sans parler de l’ère glaciaire ? Les explosions solaires ne sont-elles pas aussi responsables que l’activité humaine ? Cette dernière ne peut jouer un rôle négatif qu’aux marges . La France, pour sa part, ne polluant la planète que pour ….1% ! Il y a dans l’histoire climatique de la présence humaine des variations énormes, à des époques où l’activité industrielle était marginale. En 1911, sans parler de la crue de l’année précédente, on recensa plus ou moins 40.000 décès dus à une chaleur étouffante. En 1947, Paris affichait 40°4. Deux ans plus tard, en août, la forêt des Landes - déjà -, s’embrasait : 52.000 hectares détruits et, drame absolu, 82 victimes ! Nous n’en sommes pas là, heureusement. Mais, outre des départs de feux naturels, dus à la sécheresse et à trop d’ensoleillement, il y a l’activité consciente ou inconsciente des pyromanes, volontaire ou involontaire.

« Il n’y a personne au numéro que vous demandez » …

Que fait la justice ? Rien ou pas grand-chose. Sous l’ancien régime, la peine de mort était la sanction la plus fréquente pour les incendiaires. Mais les juges disposaient d’une certaine marge d’appréciation selon qu’il s’agissait de l’incendie d’une grange, d’une maison d’habitation ou des récoltes. Napoléon 1er, plus expéditif, lui, avait ordonné à ses préfets de faire fusiller les incendiaires : rapidité du châtiment, exemplarité et non récidive. Nos actuels magistrats feraient bien de relire les jugements du passé !

De mauvais choix financiers

Nos moyens de lutte anti-incendie sont-ils à la hauteur des risques ? Que nenni, mon ami, les caisses sont vides et notre flotte aérienne est bien exsangue. Une nouveauté est apparue, l’utilisation du transport lourd A-400 M « Atlas » fleuron de la firme Airbus. Un bon point pour nos décideurs. Mais, me direz-vous les caisses sont vides.  Certes, mais on ne peut pas, par exemple, nourrir, loger et vêtir 55.000 mineurs isolés (MNA), donner des paquets d’euros à ce bon Monsieur Zelinsky, et acheter des Canadairs… Le régime macronien a fait ses choix !

Energies alternatives

Il n’en reste pas moins que cette affaire du réchauffement climatique, à tout le moins les irrégularités récurrentes constatées par rapport aux normes habituelles, est à prendre au sérieux. La France doit prendre sa part pour minimiser la pollution. Si les éoliennes sont à proscrire – hideux épouvantails à moineaux qui polluent nos paysages -, le nucléaire, l’hydroélectrique et le solaire sont à privilégier : ces productions d’énergie ne polluent pas. Puisse le ciel faire en sorte que ces tragiques incendies ne donnent pas du carburant aux propagandistes de la décroissance !

18:00 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L’Afrique, le racisme, le racialisme et diverses autres considérations

Le crime des pays arabo-musulmans envers l'Afrique noire | Africultures

Michel Festivi

Nous avons tous appris avec une très grande satisfaction, notamment pour les familles des victimes et la mémoire du jeune Thomas, que des juges d’instructions, à Valence, avaient enfin accepté de poser dans la procédure la circonstance aggravante du racisme antiblanc. Il convient néanmoins de rester très prudent et de voir comment cela va évoluer judiciairement. Ce combat exemplaire a été notamment mené par une association des plus méritantes, l’AGRIF, qui fournit, au plan judiciaire notamment, un travail considérable, comme je l’ai souligné dans un précédent article.

Cette affaire, au-delà du drame de la mort atroce d’un jeune de 16 ans, nous permet d’évoquer plus largement, la chape de plomb politique et médiatique qui s’est abattue depuis de très longues années sur notre pays, par des discours dominants selon lesquels il n’y aurait de racisme qu’à sens unique, que le racisme antiblanc ne saurait exister, que seuls les blancs et plus globalement les occidentaux seraient des racistes, indistinctement.

Il faut dire que tout cela a été permis et accentué par la repentance globale et généralisée qui s’est emparée de nos élites et de nos politiques - et au premier chef, de nos présidents de la République successifs, notamment le dernier en date qui a multiplié les déclarations outrageantes contre la France et les Français, alors que, par sa fonction, il est censé défendre la grandeur de notre nation, son histoire millénaire et ses valeurs (...).

Un discours politique de première importance a été totalement passé sous silence par la grande presse et aucun homme politique ne l’a relayé. On peut se demander pourquoi ? Mais poser la question, c’est déjà y répondre. Cette allocution, en français, a été prononcée le jeudi 16 juillet 2026 par le chef de la junte militaire qui gouverne actuellement le Burkina Faso, l’un des pays les plus pauvres au monde, suite à un coup d’État en 2022. Cet homme, c’est le capitaine Ibrahim Traoré. Lors d’une longue diatribe télévisée, devant une assemblée médusée, il a déclaré sans ambages, tout net, brut de décoffrage, que : « l’Afrique ne produisait rien, et que peut-être à part du sucre, tout était importé », rajoutant « Pour communiquer, avant, on prenait le cheval. Le blanc est venu et il a crée le téléphone, l’internet et tout...On ne sait même pas comment ça fonctionne ! Cherchons à fabriquer, cherchons à comprendre. Au moins à copier, il faut utiliser notre cerveau ».

Comme le souligne Boulevard Voltaire, « on se souvient de la volée de bois vert qu’avait récoltée Nicolas Sarkozy, en 2007, lorsqu’il avait déclaré que « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire » ». Que n’avait-il dit alors, toute l’intelligentsia s’était liguée contre lui, de Ségolène Royal à Jacques Chirac, sortant de sa torpeur pour l’occasion. Sarkozy avait d’ailleurs reculé, et n’avait pas poursuivi sur ce terrain. Or aujourd’hui, un chef militaire africain semble indiquer strictement la même chose, et en des termes beaucoup plus vifs et roboratifs.

Mais le plus important, c’est que dans son discours fleuve, Ibrahim Traoré est revenu sur la traite arabo-musulmane en faisant de l’anti-Taubira, primaire, secondaire et supérieur : « On cherche à nous exterminer depuis longtemps. Les gens sont venus, d’abord les conquêtes arabo-musulmanes, ça fait plus de mille ans et quelques ans d’esclavage en Afrique...Beaucoup de gens ne savent pas, ils sont ignorants...Le dernier marché d’esclaves a fermé, c’était à Médine en 1962...Vous faites semblant ou vous ne savez pas ? ». Jamais aucune excuse, ni repentance ne sont venues des dirigeants arabes, pour cet esclavagisme qui a duré treize siècles, et qui aurait fait au bas mot 17 millions de victimes, comme l’ont prouvé les travaux de Bernard Lugan (1) ou de Tidiane N’Diaye (2), qui ont démontré, que la traite arabo-musulmane qui a duré 13 siècles, contre à peine 3 pour la traite triangulaire transatlantique, a vidé l’Afrique de ses habitants et, également, les côtes espagnoles, françaises, italiennes, corses, sardes, siciliennes. Elle fut horrible, par la politique systématique des eunuques, la mortalité était colossale. D’autant que des tribus noires ont participé avec force et vigueur à la prédation de leurs propres coreligionnaires, les livrant aux arabes. Tout comme d’ailleurs la traite vers les Amériques n’avait été rendue possible, que grâce à des communautés noires, qui rabattaient vers les côtes leurs frères de couleur, enrichissant certains potentats, car les esclavagistes blancs ne s’aventuraient jamais dans les terres.

Alger, haut lieu de l’esclavagisme musulman, fut bombardé en 1816, sur ordre de la communauté internationale qui mandata la France pour faire cesser ces prédations terribles.

Comme l’a rappelé l’essayiste d’origine musulmane, Ferghane Azihari sur X : « Ce sont les Français qui ont fermé les marchés d’esclaves au Maroc et ont contraint les Algériens à renoncer au commerce de "nègres" pendant la colonisation ». Bien évidemment, la diatribe d’Ibrahim Traoré a suscité la colère dans le monde arabo-musulman, car il n’y a que la vérité qui fâche. Tout comme le sultan Erdogan fait les gros yeux lorsqu’on ose lui rappeler le génocide arménien. Il faut savoir que le Burkina Faso fait l’objet d’attaques en règle de groupes islamistes qui taillent des croupières à l’armée burkinabaise. Pour être complet, on rappellera aussi que le chef du Burkina Faso a fustigé la traite transatlantique, et a lancé des "scuds" contre l’occident, et notamment contre la France, et que le 26 juin dernier, il a rompu toute relation avec Paris. Mais au moins, il a le mérite de parler cash, on aimerait que nos élites aient la même façon de faire, mais on en est loin, très loin.   

(1) Bernard Lugan, Eclavage, l’histoire à l’endroit, L’Afrique réelle, 2020

(2) Tidiane N’Diaye, Le génocide voilé, enquête historique, Folio, 2017

08:37 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Un excellent post de Sarah Knafo sur X, avant-hier, vendredi

Sarah Knafo frappe fort : « Moins de dépenses publiques pour redonner du  pouvoir d'achat »

« Emmanuel Macron a réussi un exploit inédit : réunir en un seul pays les défauts de tous les autres.

Les libertés de Pékin.

L’insécurité du Mexique.

Les prix de New York.

Les salaires de Bucarest.

Le pire de partout, "en même temps" ».

08:20 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L'abjection de certains jeunes criminels n'a aucune limite !

Chasse d'eau — Wikipédia

Maurice Bernard

Relevée sur le site fdesouche cette information parue dans Le Parisien :

Dimanche dernier, 19 juillet, à la gare de Lyon, à Paris, des membres de la brigades des réseaux franciliens (BRF) ont interpellé deux jeunes qui "accompagnaient" une femme de 21 ans, après que cette dernière ait réussi à leur demander de l'aide. La victime, bouleversée, s'est révélée porteuse de "brûlures impressionnantes" sur tout le corps. Elle a déclaré que depuis décembre 2025, les deux individus en question (au casier déjà bien rempli : proxénétisme, viol, séquestration, trafic de stupéfiants) la forçait à se prostituer dans toute l'Île-de-France - en particulier en Seine-Saint-Denis - et dans le Midi. Selon ses dires, la veille encore, elle aurait été contrainte de recevoir dix "clients"...

Face à une telle abjection, le réflexe premier est de tirer prestement la chasse ! Mais nous sommes en France, en 2026 : je suis curieux de voir (si les faits sont avérés) quelles circonstances atténuantes la justice va bien pouvoir trouver à de tels malfaisants, et quelle sera, au final, leur punition réelle, si punition il y a !

08:00 Publié dans Maurice Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 25 juillet 2026

Il y a 19 ans, Roland Gaucher nous quittait

Peut être une image de une personne ou plus

Nous reprenons ici le texte que notre ami Jean-François Touzé a publié sur Facebook afin de rendre hommage, 19 ans après sa mort, à cet adversaire résolu du communisme, ce combattant infatigable de la cause nationale que certains d'entre nous ont côtoyé ou connu, notamment au Parti des forces nouvelles, dans la seconde moitié des années 1970, et au Front national de Jean-Marie Le Pen, dans les années 1980.

S N

Jean-François Touzé

26 juillet 2007, mort de Roland Gaucher.

Il fut pour moi à National Hebdo un directeur éclairé, amical et attentionné qui, entre tant d'autres choses, m'apprit à discipliner ma plume.

Je ne pense jamais sans nostalgie aux déjeuners joyeux, copieux et arrosés qui suivaient chaque jeudi nos comités de rédaction.

Homme de courage et de fortes convictions patriotes et sociales, anticommuniste viscéral et grand connaisseur du PC et de ses réseaux, auteur passionné et informé de livres qui font référence, journaliste grande gueule et militant acharné, il fut un combattant infatigable de la cause nationale. Responsable politique discipliné et rigoureux, il était le contraire d'un courtisan et savait, si le besoin s'en faisait sentir, dire à Jean-Marie Le Pen ce qu'il pensait.

Le jour de ses obsèques où je m'étais rendu en compagnie de Roland Hélie, j'étais le seul membre du bureau politique FN à être présent. Il avait pourtant été, deux décennies durant, un des principaux dirigeants du mouvement, député européen et conseiller régional... Ainsi vont les choses.

18:17 Publié dans Jean-François Touzé, Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Dans deux mois, notre revue Synthèse nationale fêtera ses 20 ans !

Depuis octobre 2006 - depuis bientôt 20 ans, donc -, chaque nouveau trimestre voit la parution d'un numéro de Synthèse nationale. À la rentrée, nous en serons au 75e !

75 numéros, c'est-à-dire plus de 7.500 pages contenant plus de 1.350 articles dus à plus de 150 contributeurs !

Dans la première livraison (automne 2006), intitulée Intellos, bobos, assos, Sarko : les nouveaux collabos de l'islamisation, l'éditorial de notre camarade Roland Hélie, le directeur-fondateur de la revue, se terminait par ces lignes : "(...) La marmite est prête à exploser. La situation devient intolérable et la multiplication des violences et des injustices dues aux conséquences de cette immigration incontrôlée fait que les Français ont plus en plus de mal à supporter cet état de fait. (...) Voilà pourquoi Synthèse nationale s'engage aux côtés de tous ceux qui s'opposent à cette fatalité suicidaire. (...) Synthèse nationale s'inscrit dans le paysage médiatique national et identitaire comme un nouvel espace de résistance libre et ouvert à tous ceux qui oeuvrent pour que triomphe enfin notre noble cause. Ce combat est salutaire. Il en va de l'avenir de notre peuple et de notre patrie, et plus encore de notre civilisation". 

20 ans plus tard, cette feuille de route demeure la nôtre. Œuvrer pour que la France reste la France au sein d'une Europe européenne est notre credo. Nous poursuivrons le combat des idées tant que vous vous tiendrez à nos côtés et continuerez de nous soutenir. Votre aide précieuse est le levier qui nous permet de soulever la montagne de l'adversité !

Un grand merci pour tous les efforts que vous avez fournis jusqu'à présent pour nous soutenir. Un grand merci également pour tous ceux que vous déploierez encore à l'avenir ! Sans vous, rien n'est possible ! 

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L'avenir appartient à ceux qui agissent !

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17:42 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Rappel : comme chaque année, Synthèse nationale aura un stand aux 56e Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil

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Pour tout renseignement, cliquez ici.

11:55 Publié dans Rendez-vous avec Les Bouquins de Synthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Parution prochaine du nouveau numéro de la Revue d'Histoire européenne

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Avec un grand article de Michel Festivi

sur la Guerre civile espagnole de juillet 1936.

En vente chez votre marchand de journaux

11:54 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Crépol, ou le racisme que l’on ne voulait pas voir

Mort de Thomas à Crépol : la circonstance aggravante d'une attaque contre  "la race blanche et la nation française" retenue contre les suspects -  ladepeche.fr

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées

À la terrasse du bar des Brisants, le matin demeure encore frais. Le vent vient de la mer, pousse devant lui quelques nuages sans importance et fait battre les drisses contre les mâts du port de Léchiagat. Les habitués parlent à mi-voix. Un pêcheur lit Le Télégramme, deux anciens refont le procès d’un patron de chalutier, tandis qu’un chien sommeille sous une table avec cette gravité propre aux bêtes qui n’attendent rien de l’Histoire.

Je parcours Le Figaro devant un café. Autour de moi, les visages, les accents, les manières forment un ensemble assez homogène. Chacun connaît peu ou prou le voisin, reconnaît les familles, sait à quelle heure rentrent les bateaux et dans quelle maison demeure la vieille dame que l’on n’a pas aperçue depuis trois jours. Cette homogénéité ne garantit certes ni la vertu ni l’absence de querelles. Elle explique sans doute une partie de la tranquillité dans laquelle nous vivons encore. La confiance collective naît rarement des grands discours ; elle pousse dans l’humus des habitudes communes.

Une manchette arrête soudain mon regard : les juges chargés de l’affaire de Crépol viennent de retenir la circonstance aggravante de racisme dans les poursuites visant les quatorze mis en cause. Deux ans et demi après la mort de Thomas Perotto, le motif que tant de commentateurs avaient tenu pour imaginaire, scandaleux ou politiquement suspect entre donc officiellement dans le dossier judiciaire.

Le mot exige ici quelque précision. Il ne s’agit pas encore d’une condamnation, moins encore d’une vérité devenue irrévocable. L’instruction vient d’être close ; l’ordonnance de mise en accusation est attendue à l’automne et les avocats de la défense pourront la contester. La justice n’a pas prononcé son dernier mot. Elle reconnaît cependant que les éléments recueillis permettent désormais d’envisager les meurtres et tentatives de meurtre comme ayant été accompagnés d’une hostilité visant les victimes en raison de leur appartenance supposée à la population blanche et à la France. Cette qualification supplémentaire a été notifiée aux quatorze mis en cause le 20 juillet.

Le 18 novembre 2023, Thomas Perotto, jeune rugbyman de seize ans, participait au bal d’hiver organisé dans la petite salle des fêtes de Crépol, village de la Drôme. Une altercation éclata avec des garçons venus du quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère. Des chaises et des bouteilles furent projetées ; des couteaux sortirent. Thomas reçut plusieurs coups au thorax et au flanc. Un vigile et trois autres participants furent grièvement blessés, certains dans des zones vitales.

Dès les premières heures, des témoins rapportèrent des propos explicites. Des membres du groupe auraient annoncé leur intention d’aller au bal « pour planter des Blancs ». Une enquêtrice de la gendarmerie rédigea quelques jours après les faits un procès-verbal envisageant que les auteurs pussent être venus à Crépol dans le dessein de tuer des personnes blanches. Elle relevait leur comportement dans la salle, leurs allées et venues, leur position à distance de la piste de danse et la localisation des coups portés.

Ce procès-verbal, connu sous la cote « DA43 », connut un destin administratif singulier. Il fut classé au milieu de notifications relatives à une garde à vue et ne semble pas avoir été immédiatement porté à la connaissance des magistrats. Nulle explication pleinement satisfaisante n’a encore été fournie sur cette bévue. Il fallut l’intervention de l’Agrif et de son avocat, Me Jérôme Triomphe, désormais conseil de deux jeunes présents au bal, pour que la circonstance raciste fût de nouveau placée au cœur de l’instruction.

La défense fait valoir, de son côté, que certains jeunes de la Monnaie auraient été traités de « sales Arabes » au cours de la mêlée. Ce point devra lui aussi être examiné. Une injure ne justifie pas un coup de couteau, pas davantage qu’elle n’efface les mots prononcés dans l’autre camp. La vérité judiciaire n’a pas à choisir une communauté de victimes autorisées. Elle doit considérer les faits, tous les faits, sans demander leur couleur politique aux morts ni leurs préférences électorales aux blessés.

L’affaire de Crépol ne tient donc pas seulement à une circonstance aggravante ajoutée au terme d’une longue instruction. Elle révèle la résistance presque pathologique d’une partie de la société française à concevoir l’existence même d’un racisme dirigé contre les Blancs. Le phénomène peut être constaté, raconté par des témoins, documenté par des policiers et jusque dans certaines chansons ou publications diffusées sans mystère : il demeure néanmoins tenu pour impossible par principe.

L’idéologie dominante a distribué les rôles une fois pour toutes. Les populations issues de l’immigration doivent nécessairement occuper la place des victimes historiques. Les Européens, ou ceux que le langage administratif désigne encore comme tels, demeurent les héritiers du colonisateur, du dominant et du coupable. Dans ce petit théâtre édifiant, la haine ne peut circuler que dans un sens. Elle descend du fort vers le faible, du Blanc vers le non-Blanc, de l’autochtone vers l’étranger. Qu’elle remonte le courant dérange toute la cosmologie progressiste.

Le racisme anti-Blancs devient alors une impossibilité théologique. On peut admettre des agressions, des insultes, des humiliations, voire des meurtres. On les expliquera par la misère, la relégation urbaine, les discriminations, la colère sociale ou l’incompréhension culturelle. Le recours au couteau sera replacé dans son contexte, comme disent les gens de plume lorsqu’ils veulent éloigner la responsabilité individuelle dans les brumes de la sociologie. L’hypothèse raciale, elle, est repoussée avec une énergie que l’on ne déploie guère lorsqu’il s’agit d’autres victimes.

La querelle autour de Crépol fut exemplaire. Chacun voyait bien qu’un groupe principalement composé de jeunes Européens avait été attaqué par une bande venue d’un quartier où s’est constituée une population d’origine extra-européenne. Cette donnée visible ne suffisait évidemment pas à établir un mobile. Des témoignages concordants faisaient pourtant état de paroles visant expressément les Blancs. Au lieu d’examiner ces déclarations avec prudence, une partie de la presse s’empressa d’y voir une récupération, une invention militante ou l’effet d’une imagination d’extrême droite.

Il fallait sauver le dogme du « vivre-ensemble ». Cette expression, qui semble sortie d’un manuel de gestion municipale, est devenue la religion civique d’une France qui ne croit plus guère en elle-même. Le vivre-ensemble ne décrit pas une réalité ; il commande ce qu’il est permis d’en dire. Il exige que les tensions ethniques soient toujours minimisées, que les frontières entre groupes soient réputées imaginaires et que les conflits nés de l’immigration soient ramenés à de simples incidents sociaux.

Le malheur est que la formule ne gagne jamais. Elle ne transforme pas les quartiers, ne ressuscite pas la confiance, ne désarme pas les bandes et ne rend pas les morts à leurs parents. Elle permet seulement de retarder le moment où les mots rejoignent les choses. La société française ressemble ainsi à ces familles anciennes qui maintiennent les apparences longtemps après que la fortune a disparu : on reçoit encore dans le grand salon, tandis que la toiture prend l’eau et que les meubles ont été vendus.

François Bousquet connaît bien ce mur. Il a consacré au racisme anti-Blancs une enquête ample, « Sale Blanc », nourrie de témoignages et de faits, qui devrait susciter des débats contradictoires dans toutes les rédactions. Son travail se heurte pourtant à une enceinte presque infranchissable. Le sujet n’est pas interdit au sens juridique ; il est tenu hors du champ de la respectabilité médiatique. On peut l’évoquer pour le tourner en ridicule, rarement pour en examiner sérieusement les manifestations.

Cette frontière invisible est d’autant plus efficace qu’elle ne repose sur aucune censure officielle. Un rédacteur en chef sait ce qu’il convient de taire. Un universitaire comprend quelles recherches compromettraient sa carrière. Un responsable associatif mesure aussitôt quelles subventions pourraient s’évaporer. L’autocensure accomplit avec discrétion ce que l’interdit légal ferait avec fracas.

Le plus fâcheux tient au rôle des journalistes. Dans une société correctement ordonnée, ils devraient être les guetteurs placés sur les remparts, ceux qui aperçoivent les mouvements du réel avant que la cité ne les sente. Une partie d’entre eux est devenue le gardien du sommeil collectif. Elle ne cherche plus à voir ce qui vient, mais à empêcher qu’on le nomme. Elle trie les témoignages selon leur conformité au récit général, qualifie de « ressenti » ce qui déplaît et de « fait de société » ce qui confirme ses préjugés.

On comprend la tentation. Reconnaître le racisme anti-Blancs obligerait à réviser tout un système d’interprétation. Il faudrait admettre que les anciens dominés peuvent haïr, que les minorités ne sont pas moralement meilleures que les majorités, que l’immigration engendre parfois des rapports de force et non cette aimable créolisation promise par les prospectus. Il faudrait surtout reconnaître que l’homme n’abandonne pas son appartenance ethnique en franchissant une frontière ou en recevant une carte d’identité.

La haine raciale n’est le monopole d’aucun peuple. Elle appartient au triste patrimoine de l’humanité. Les Européens l’ont connue, pratiquée et parfois portée jusqu’à des degrés monstrueux. D’autres hommes en sont également capables. Refuser cette évidence sous prétexte de protéger les populations immigrées revient à les soustraire à la commune condition humaine, comme si elles étaient des enfants perpétuels, dépourvus de libre arbitre, uniquement mus par les fautes de la société d’accueil.

Une telle indulgence n’a rien de généreux. Elle est une forme de mépris. On ne demande des comptes qu’à ceux que l’on tient pour responsables. Aux autres, on accorde des circonstances, des contextes et d’inépuisables excuses. Ainsi se construit une citoyenneté à deux étages : les uns héritent de tous les crimes de leurs ancêtres ; les autres ne répondent jamais tout à fait des leurs.

L’évolution judiciaire de l’affaire de Crépol ne clora pas cette dispute. Elle rend seulement plus difficile la négation sommaire. Les juges n’ont pas certifié une interprétation politique de la France contemporaine ; ils ont estimé que le dossier contenait assez d’éléments pour que le racisme figure parmi les circonstances susceptibles d’avoir accompagné l’attaque. Cela suffit déjà à faire tomber un pan du décor.

À la terrasse des Brisants, je replie le journal. Les chalutiers se balancent doucement dans le port. Des enfants passent à bicyclette, sans que leurs parents éprouvent le besoin de courir derrière eux. Ce petit pays maritime n’est pas un paradis, encore moins un musée préservé des passions humaines. Sa tranquillité procède néanmoins d’une continuité de population, de mœurs et de mémoire que les théoriciens du déracinement regardent comme une survivance.

Je songe à Crépol, à ce bal de village devenu scène de meurtre, et au temps qu’il aura fallu pour que l’hypothèse de la haine ethnique soit simplement considérée par la justice. Peut-être certains journalistes devront-ils éprouver un jour, dans leur chair ou celle de leurs proches, ce qu’ils refusent encore d’apercevoir. Il serait préférable qu’ils ouvrissent les yeux avant cette cruelle leçon. La réalité se venge toujours des hommes qui la congédient.

Je laisse maintenant les Brisants, leurs cafés du matin et mes chroniques pour quelques jours. Les lecteurs ne me retrouveront pas la semaine prochaine : je pars vers les Balkans, où m’attendent des fonctions autrement concrètes que celles de polémiste. Je serai cuisinier dans un camp de scouts. Il faudra nourrir une troupe affamée, surveiller les marmites et apprendre une fois encore que les communautés véritables se construisent moins par les sermons que par les services rendus, les fatigues partagées et le repas pris sous la même toile.

Source : Breizh-Info, cliquez ici.

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vendredi, 24 juillet 2026

Nous avions une camarade : décès de notre camarade et amie Alix Grabé

Peut être une image de rue

Alix Grabé, en 1990, lors d'un hommage de Troisième Voie aux morts de la Commune

Nous venons d'apprendre avec une infinie tristesse le décès de notre amie et camarade Alix Grabé, militante exemplaire qui, ces dernières années, a toujours été présente et investie lors des journées annuelles de Synthèse nationale. Nous reproduisons ci-dessous le bel hommage que Jean Perrot lui a adressé sur Facebook et nous nous joignons à lui pour présenter à la famille d'Alix nos plus sincères condoléances. Alix nous manque déjà et nous ne l'oublierons pas.

S N

Jean Perrot

Alix Grabé nous a quittés hier, après un long et très courageux combat contre le cancer.

Beaucoup de souvenirs remontent à la surface, ce soir.

Nous nous étions rencontrés en 1986 dans un café près du métro Odéon, lieu de Rendez-vous de nombreux jeunes nationalistes à l'époque. Nous sommes devenus rapidement de très bons amis.

Nous avons milité ensemble de 1987 à 1991 au mouvement Troisième Voie de Jean-Gilles Malliarakis. Nous formions un binôme de camarades. On vendait ensemble Révolution européenne le vendredi soir à la Gare Saint-Lazare, nous participions ensemble aux manifs et aux collages et bien souvent nous partagions aussi la même cellule lors de garde-à-vue...

Nous nous sommes malheureusement perdus de vue au moment de l'éclatement du mouvement Troisième Voie en 1992.

Puis nous nous sommes retrouvés il y a une douzaine d'années grâce à Gabriele Adinolfi à l'occasion des Journées de Synthèse nationale.

Alix militait activement aux Lansquenets.

Il y a 4 ans nous avions organisé - encore une fois tous les deux - un repas des anciens de Troisième Voie à Paris. Alix avait trouvé le restaurant pour nous accueillir et s'était beaucoup investi pour faire venir le maximum de personnes. Ce fut un succès et une très belle soirée grâce à elle.

Alix était une personne courageuse, pleine d'enthousiasme, et aussi une véritable idéaliste.

Ce soir je pense à elle et à sa famille.


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Grande victoire de l’AGRIF qui vient de faire reconnaître le racisme antiblanc dans le meurtre de Crépol

Forbach. Des affiches "Stop au racisme anti-blanc" collées durant la nuit  au centre-ville

Michel Festivi

On ne le sait que trop, pour la caste politico-médiatique, le racisme ne peut concerner que des blancs qui insultent ou se montrent violents envers des noirs ou des maghrébins. Le contraire est radicalement impossible, et la ministre Taubira aurait expliqué il y a quelques années, en 2006, qu’elle n’avait pas voulu inclure, dans sa loi de 2001 faisant de l’esclavage transatlantique un crime contre l’humanité, celui qui concernait l’arabo-musulman, pour ne pas « désespérer » les petits maghrébins des banlieues « pour que les jeunes arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des arabes », selon ce qu’avait rapporté un magazine (1). Alors que cet esclavage avait été bien pire et bien plus sanglant, et avait duré bien plus longtemps que la traite négrière occidentale, occident qui a d’ailleurs été à l’origine de toutes les législations interdisant l’esclavage (2).

Au début des années 1980, Bernard Antony, qui fut député européen et Conseiller régional d’Occitanie pendant des années, avait eu l’intuition géniale, dans le cadre des activités du Centre Charlier, de concevoir une association anti-raciste, l’AGRIF, qui lutterait judiciairement contre le racisme anti-français et anti-chrétien. Ainsi était née l’Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l’Identité française. Depuis lors, elle bataille avec ses avocats devant tous les tribunaux de France et de Navarre pour pourfendre ceux qui profèrent des discours ou des actes racistes contre des Français ou des chrétiens.

Car le racisme anti français et anti chrétien est nié par les gauches spécialement, et même par beaucoup d’autres individus ou organismes généralement. Pour la justice, il est particulièrement périlleux de dénoncer ce racisme, et ce essentiellement pour des raisons idéologiques. J’en sais quelque chose, moi qui ai plaidé pendant des années comme partie civile pour des représentants de l’ordre, dans bon nombre de dossiers, où les injures ou insultes proférées par des délinquants, avaient délibérément un caractère raciste anti blanc ou anti français, et cette qualification était très rarement retenue, le plus souvent par souci de simplification ou de rapidité, dans le cadre de comparutions immédiates, où tout doit aller très vite.

L’affaire du meurtre du jeune Thomas à Crépol, le 18 novembre 2023, est à cet égard emblématique. Depuis le début de l’enquête, de nombreux témoignages faisaient ressortir que les agresseurs étaient venus pour « casser du blanc ». Mais comme les 3 singes souvent représentés en statuettes, la justice ne voulait a priori rien voir, rien dire, rien entendre. À plusieurs reprises, l’AGRIF, -qui comme toute association anti-raciste dûment déclarée en préfecture depuis au moins 5 ans peut ester en justice-, tambourinait à la porte des magistrats de Valence ou de Grenoble en appel, pour faire reconnaître cette qualification juridique, à savoir meurtre avec la circonstance aggravante de racisme. Jusqu’à présent, les différentes instances judiciaires amenées à statuer avaient débouté l’AGRIF.

Mais c’était sans compter sur la ténacité de cette association et de ses avocats. Car notamment un procès-verbal de synthèse, rédigé par une enquêtrice de la gendarmerie, évoquait l’hypothèse d’un mobile raciste au meurtre de Thomas, et ce dès le départ. Il était précisé des témoignages qui indiquaient « que les auteurs des faits pourraient être venus au bal de Crépol afin de tuer des personnes de couleur blanche ». Il semble que ce rapport capital n’ait pas été bien classé dans la procédure, et qu’il n’avait pas été porté explicitement à la connaissance de la justice. Cf le Figaro du 23 juillet 2026. Or Me Jérôme Triomphe, le talentueux et dynamique avocat coordonnateur de l’AGRIF, venait de déposer une note de 30 pages aux juges, soulignant des témoignages et propos rapportés « relatifs à du racisme « antiblancs ».

C’est dans ces conditions, et après de nouvelles auditions semble-t-il, qu’un nouvel avis d’information judiciaire vient d’être communiqué aux parties, le 20 juillet 2026 par les magistrats instructeurs. Cette nouvelle pièce de procédure invoque désormais en plus des chefs de « meurtre et tentative de meurtres en bande organisée », la qualification que « les faits ont été précédés, accompagnés ou suivis de propos, écrits, images, objets ou acte de toute nature qui portent atteinte à l’honneur ou à la considération des victimes ou d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie ou une religion déterminée, en l’espèce la race blanche et la nation française. » comme le rapporte la presse. On attend désormais l’ordonnance de mise en accusation, cette ordonnance pouvant faire l’objet d’un appel des mis en examen.

Nous suivrons bien sûr de très près ce dossier des plus dramatiques, n’oublions pas qu’outre le jeune Thomas, 16 ans, qui a été poignardé à mort, d’autres victimes ont été aussi, ce soir-là, très gravement blessées à coup de couteau. Rappelons que la jurisprudence de la chambre criminelle de la Cour de cassation est constante depuis des années : tout acte violent contre une personne avec un objet dangereux qui peut être létal, permet d’en déduire une intention de tuer, sous le contrôle des juges chargés de statuer bien sûr. Exemples, porter un coup de couteau, ou tirer sur une personne.

En tout cas, grâce à l’AGRIF et son remarquable travail de fond juridique et moral, grâce à des journalistes comme François Bousquet qui a publié plusieurs livres sur le sujet, (3), le racisme antiblanc qui se répand comme une traînée de poudre depuis des années, pourrait enfin trouver au sein de l’institution judiciaire une reconnaissance jurisprudentielle, à laquelle les victimes et leurs familles ont droit, pour la vérité et la justice tout simplement.

(1) Eric Conan, article de l’Express du 4 mai 2006, « Encore aujourd’hui ».

(2) Bernard Lugan, Esclavage, histoire à l’endroit, Éditions Bernard Lugan, 2020.

(3) François Bousquet, Le racisme antiblanc, l’enquête interdite, 2025, la Nouvelle Librairie - et du même auteur et chez le même éditeur, Sale blanc, le racisme que l’on ne veut pas voir, 2026.

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