lundi, 10 août 2026
Patriotisme républicain ou patriotisme enraciné : la République ou la Terre des Pères, la Terre et les Morts

À lire sur Polémia Patriotisme, Marseillaise et République, un article intellectuellement stimulant de Guillaume d'Aram de Valada (cliquez ici) dont nous reproduisons ci-dessous le début :
« La fibre patriotique et le "patriotisme républicain"
Le 17 juin 2004, Jean Raspail rédigeait une chronique pour Le Figaro sur le thème Qu’est-ce qu’être français aujourd’hui ?. Il l’avait titrée La patrie trahie par la république. Un extrait :
« … ils confondent la France avec la République. Les “valeurs républicaines” se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais toujours sans référence à la France. Or, la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, d’idéologie avec un grand “I”, l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. »
Aujourd’hui, les Français chantent à tue-tête La Marseillaise, l’hymne national de la République française, pour un oui ou pour un non.
Devrait-on s’en plaindre ?
Non, bien entendu, si cet engouement relève réellement d’un patriotisme sincère et bénéfique. Et pourquoi en douter ?
On a coutume de dire qu’un peuple qui ne chante plus court à son tombeau. Jadis, les Français chantaient beaucoup et souvent, au rythme des saisons et des fêtes traditionnelles, du Nord au Sud, d’Ouest en Est, en français ou dans les langues et dialectes ancestraux.
L’heureuse initiative des créateurs du fameux "Canon français", copieusement vilipendé par les amnésiques et pourfendeurs de l’âme française, contribue à faire retrouver cette tradition vocale identitaire, qui cimente les énergies et les fédère vers un même objectif : célébrer l’amour de sa patrie, de ses traditions et de ses chants d’autrefois.
Depuis quelque temps déjà, dans les stades, que ce soit pour le football ou le rugby, La Marseillaise n’est plus chantée uniquement au début, avant le commencement du jeu. Elle est chantée par les supporters plusieurs fois durant le déroulement des matchs. Il semblerait même que la plupart des Français ne connaissent que ce chant, La Marseillaise, pour exprimer leur encouragement, leur joie et leur sentiment patriotique.
"Sentiment patriotique", voilà deux mots qui s’entremêlent à foison à chaque fois que l’opinion publique semble s’émouvoir sous le contrôle "bienveillant" des élites gouvernantes.
Attention avec l’émotion patriotique !
Ne surtout pas la laisser s’envoler, ne pas la laisser exprimer autre chose que la communion aux "valeurs républicaines" ! Sinon, gare aux salves de tirs groupés !
Et pourtant, pourquoi devrait-on s’émouvoir devant tel ou tel événement touchant directement la patrie ? Depuis Valmy, et son moulin à vent, la République est passée maître en sursaut national, en sursaut patriotique et en levée en masse.
En 2015 et 2016, lors de la période d’attentats frappant la France et faisant plusieurs centaines de morts, le ministre de l’Intérieur de l’époque, le "charismatique" Cazeneuve, suite au terrible drame de Nice du 14 juillet 2016, faisait un vibrant « appel aux patriotes » pour suppléer nos forces de sécurité : la fameuse réserve opérationnelle !
Le gouvernement socialiste faisait donc, une fois de plus, « appel aux patriotes » ! À la levée en masse !
Autrement dit, quand tout va bien, suivant la vieille dialectique marxiste bien huilée, la patrie relève plutôt de la suspicion, du dangereux potentiel "nauséabond". Mais, quand tout va mal, ça permet des envolées lyriques, la mine grave et le regard perçant de vérité, fustigeant les forces obscures voulant abattre la France, non, que dis-je, la république !
Car la France, on ne cesse de nous le répéter, c’est la république, et la république seulement "une et indivisible" !
Je sais, ça agace, mais c’est pourtant une réalité. Quand le sang coule, ce n’est pas de la France dont on parle et qui est menacée, c’est de la république dont on parle et de sa survie en péril.
Ne pas le voir et l’entendre relève de la cécité volontaire au mieux, de l’idéologie martelée au pire (...) ».
Pour accéder à la totalité de l'article, cliquez ici.
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Éoliennes tout feu tout flamme !

Philippe Randa
Saviez-vous que les éoliennes peuvent s’avérer en temps de canicule aussi redoutables que les fumeurs irresponsables ou les dingos obsédés des feux de joie ?
Le 31 juillet dernier, une étincelle sur des câbles électriques a embrasé un champ d’éolienne à Stylida, à l’ouest d’Athènes. Une dizaine de milliers d’hectares détruits et plus de 100 habitations réduites en cendres plus tard, trois personnes dont un ingénieur électricien et un entrepreneur en bâtiment se sont retrouvées sous les verrous accusés d’« incendie criminel avec circonstances aggravantes. »
Parmi elles, le maire ET propriétaire du champ d’éolienne qui avait « oublié » de procéder au nettoyage des herbes. Faute d’autant plus impardonnable qu’un premier incendie avait déjà eu lieu le 27 juin précédent, au grand dam alors de certains de ses administrés qui avaient intenté une action en justice. En vain !
Certes, le drame a eu lieu en Grèce, diront certains et pas en nos contrées de moins en moins vertes. Hé si ! C’est déjà arrivé « chez nous » et rien ne prouve que cela n’arrivera pas encore.
En septembre 2022, le sénateur de l’Eure Hervé Maurey avait interpellé le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur les risques incendie liés aux éoliennes, lui rappelant que celles-ci « sont, comme d’autres infrastructures de production électrique, facteurs de risque incendie. Ainsi, deux incendies d’éoliennes se sont produits [l’été 2022] dans la Marne et dans les Côtes-d’Armor, sans heureusement qu’ils ne se propagent. Parmi les 236 accidents survenus dans le monde entre 2000 et 2010 sur des éoliennes et analysés par l’institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), l’incendie est le deuxième type d’accident le plus observé. Ce risque pourrait augmenter avec le vieillissement du parc éolien, à ce jour encore relativement jeune… »
Et le sénateur de préconiser que « compte tenu de la multiplication prévisible de ces infrastructures et de l’augmentation du risque incendie sur l’ensemble du territoire avec le réchauffement climatique, il paraîtrait utile de s’interroger sur l’opportunité d’une généralisation des bonnes pratiques visant à prévenir et répondre aux risques de propagation de feu généré par une éolienne. »
D’autant que 91 % des incendies d’éoliennes ne sont pas signalés selon FMTC safety, prestataire de formations sécurité à destination entre autres secteurs de l’éolien.
Déjà mis en cause par de nombreuses victimes des incendies dus à la canicule de ce très rougeoyant été 2026 pour avoir empêché les nettoyages et aménagements forestiers nécessaires aux motifs de la sauvegarde d’improbables écosystèmes, les écologistes doivent répondre désormais d’une autre accusation de mise en danger de la vie d’autrui et, accessoirement, d’une nature dont ils se targuent pourtant avec obsession d’être des défenseurs acharnés.
Décidément, quand ça ne veut plus, ça ne veut plus !
Article paru dans le Nouveau Présent, cliquez ici.
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