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dimanche, 23 août 2026

Espagne : le gouvernement valencien interdit désormais que les élèves aient le visage partiellement couvert

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Michel Festivi 

Dans un précédent article, j’ai explicité en détail, l’ensemble des décisions prises par le gouvernement régional valencien, représenté par une coalition du Parti populaire et de Vox. L’axe principal de cette politique est de favoriser des dispositions préférentielles locales, comme l’interdiction du halal dans les cantines scolaires, ou réserver les aides sociales et logements sociaux à ceux et celles qui vivent depuis longtemps dans cette communauté, ou encore en excluant les squatters de toute possibilité d’obtenir un logement subventionné.

Le gouvernement valencien vient de prendre une nouvelle disposition, dans le cadre de sa loi budgétaire 2026. En sus de l’élargissement du rôle des inspecteurs d’éducation, pour assurer la neutralité scolaire et des programmes, il a été complété la liste des infractions considérées comme graves.

Il sera désormais interdit de ne pas respecter l’obligation suivante : le visage des élèves devra être systématiquement découvert. Se couvrir partiellement le visage pourra être sanctionné. Cette règle rejoint celle applicable dans les transports publics, à savoir « garder le visage largement découvert » pour permettre « une identification visuelle continue ». Cela vaut également pour l’accès aux bâtiments publics et aux centres de santé, qui sont la base du système médical espagnol.

Les sanctions seront graduelles, en fonction des circonstances et de l’éventuelle réitération des faits. Cela pourra aller de la réalisation de travaux scolaires en dehors des heures de cours, la suspension d’un cours ou d’une matière, l’exclusion de 15 à 30 jours, voire le changement obligatoire d’établissement, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner, éloignement des familles, difficultés d’accès par les transports publics ou privés etc...

Des enseignants valenciens qui avaient été en pointe pour soutenir et organiser une grève illimitée, viennent d’être condamnés (pour 11 d’entre eux) et deux syndicats, à une amende globale de 8000 euros. La levée de bouclier est imminente avec la rentrée scolaire qui se profile. Espérons que la nouvelle majorité de la Communauté de Valence tienne bon, et maintienne le cap, qui va incontestablement dans la bonne direction.

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Bientôt la rentrée, les vingt ans de Synthèse nationale et dans huit mois, l'élection présidentielle : plus que jamais, le combat continue !

La France dévoile son classement des meilleures IA : le gagnant va vous  surprendre - Numerama

Synthèse nationale

Des décennies de négation des vrais problèmes, de tripatouillage des chiffres, de décontextualisation des faits, d’interprétation fallacieuse ou de déformation des propos et des écrits, de travestissement de la réalité, de réécriture de l’histoire et d'agit-prop ont permis à la gauche rouge-rose-verte, plus ou moins radicale, de tisser et d'entretenir sa toile.

Aujourd'hui, elle continue, avec une certaine efficacité, à répandre ses idées, sa vision du monde. Elle parvient encore à influer sur une partie des esprits, à instiller le doute ou la crainte dans les autres. Le dirigisme de la mémoire auquel l'instrumentalisation de l’histoire a conduit permet à cette sinistra ("gauche", en italien) des villes, des bobos, des tartuffes et des charlots de perpétuer son emprise intellectuelle et de maintenir la chape de plomb du "politiquement correct".

Les conchieurs de la France française, les déconstructeurs compulsifs, promoteurs de la "nouvelle France", les fourriers du totalitarisme décolonial et intersectionnel ont non seulement tourné le dos aux "grands ancêtres" de la gauche républicaine, mais ils les voient désormais comme des "fascistes" (bienvenue au club !).

Pour eux, il n’est plus question de transmettre une mémoire et des valeurs communes, d’enraciner les individus, de les amener à s’identifier pour mieux se fondre dans le creuset national. Il ne s’agit plus d’assimiler ni même d’intégrer ou de façonner les intelligences, de susciter la réflexion, de développer l’esprit critique, de souligner la complexité des choses… Leur idéal, ce n’est pas le citoyen debout, l’homme libre et responsable, conscient de ses droits, mais aussi – et surtout – de ses devoirs ; conscient d’appartenir à une nation, communauté de destins particulière, enracinée dans un territoire, produit et héritière d’une histoire, porteuse d’une culture…

Leurs discours et leurs actions, bien au contraire, tendent à produire un type d’individu couché, docile, voire servile, à l’image d’un chien de Pavlov salivant à la demande, qui pense ce qu’on lui a appris à penser, dit ce qu’on attend de lui, s’inquiète, s’indigne, manifeste, verse son obole ou met dans l’urne le "bon" bulletin… C’est le "citoyen du monde" déraciné qui n’étant plus d’ici a fini par être de nulle part. C’est "l’homme aux semelles de vent" d’autant plus perméable à toutes les influences culturelles et ouvert à leur métissage qu’il ne sait plus qui il est, d’où il vient, et ne se sent plus lié à un héritage particulier…

Il est bien loin le temps où un Paul Bert, ministre de l’Instruction publique (et non de l’Éducation nationale) dans le "grand ministère Gambetta" de 1881-1882 - et dont le nom reste associé à celui de Jules Ferry dans l’élaboration des lois scolaires de la IIIe République -, s’adressait à « la jeunesse de France » en ces termes : « (…) Restez français par le sentiment national ; ne vous laissez pas envahir par je ne sais quel esprit de cosmopolitisme, toujours détestable, qu’il soit rouge ou qu’il soit noir… Restez français ! Aimez notre noble, notre chère patrie de toutes les forces de votre âme ; aimez-la d’un amour ardent, exclusif, chauvin, comme on disait autrefois (…) ». Aujourd’hui, à rebours de cette ardente profession de foi patriotique républicaine, nous assistons plutôt, selon le constat fait par l’historien Jean-Pierre Rioux, il y a une vingtaine d’années, « à l’exténuation du vieux rêve qui faisait de la France un héritage et un projet ».

Plus que jamais, le combat de tous les nationaux, nationalistes, souverainistes, identitaires est un combat essentiel, vital. Il s’agit de défendre les vestiges de notre identité, de notre souveraineté, et de reconquérir, de rétablir ce qui a été délaissé, abandonné, sacrifié. Tous (et chacun à son niveau), nous devons continuer de mener une action résolue, réfléchie, organisée et efficace, sur tous les terrains, en particulier le terrain culturel, le terrain des idées, contre tous ceux (à commencer par Mélenchon et LFI) qui, consciemment ou non, mènent notre pays à sa perte !

Depuis vingt ans, à Synthèse nationale, nous nous tenons aux côtés de tous ceux qui font vivre la droite nationale (au sens large), et s'engagent pour défendre nos nations, leur civilisation, leurs  cultures et leur histoire. Depuis vingt ans, nous relayons les initiatives, les activités des uns et des autres et nous nous employons à amener le plus grand nombre à garder à l'esprit que ce qui unit notre famille est plus grand que ce qui la divise.

Dans huit mois, l'élection présidentielle mettra chaque Français face à sa responsabilité. En attendant cette échéance où chacun aura rendez-vous avec l'avenir (et après, bien entendu), nous poursuivrons notre entreprise ; grâce à ce blog qui vous informe au quotidien ; grâce à notre toute nouvelle chaîne YouTube ; grâce à notre revue trimestrielle de combat et de réflexion ; et grâce à nos diverses prises de parole, réunions, activités...

Synthèse nationale a vingt ans... Et toutes ses dents ! Avec vous et pour vous, le combat continue !

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La tête hors de l’eau du 19 août 2026 : « La Russie nous menace-t-elle ? », Franck Buleux et Christian Rol sur Radio Courtoisie

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Franck Buleux

Pour écouter cette émission : cliquez ici

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Les chiens, tout un symbole !

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Francis Bergeron

David Gattegno, dont la culture est immense, vient de publier une étude sur la symbolique du chien, le meilleur ami de l’homme, comme chacun sait, ou au moins l’un de ses meilleurs amis. Ce livre est en fait la réédition d’un ouvrage qui était paru il y a trente ans, et qui nous est proposé à nouveau aujourd’hui, avec une iconographie largement enrichie.

Il y avait matière à cet enrichissement, car le chien est représenté par les hommes depuis la nuit des temps ou presque (alors que l’inverse n’est pas vrai). Tout le monde connait par exemple les mosaïques de Pompéi et en particulier celle qui est sans doute la plus célèbre de toutes, et qui fait d’ailleurs la couverture de ce livre : on y voit le portrait d’un chien avec cette inscription, en mosaïque, également, encore plus célèbre que la mosaïque elle-même : « Cave canem » , attention au chien ! On retrouve certes parfois aussi cette inscription sur nos prosaïques paillassons du XXIe siècle, mais il n’empêche que cette mosaïque-là, cette inscription, nous donnent le vertige, venant nous rappeler que le compagnonnage du chien et de l’homme a été inscrit dans le temps très long.

D’ailleurs, nous explique Gattegno de façon assez convaincante, le chien n’est pas un animal sauvage qui aurait été dressé, domestiqué, au fil des siècles ou des millénaires, comme le cheval, sans doute. Il est inféodé à l’homme parce qu’il en attend sa pitance (comme à peu prés tous les animaux domestiques) mais en outre une affection singulièrement innée l’attache à l’homme de façon indéfectible. En somme le chien est né chien. Il n’y a donc pas -n’en déplaise à Jacques London – de risque de voir un chien « retourner » à l’état sauvage. S’appuyant sur une foule de références, Gattegno précise sa pensée : un « chien sauvage » n’est pas un chien qui retrouve les comportements et les sensations de son hérédité profonde, c’est tout simplement un chien mal élevé, exactement comme le barbare est un homme mal élevé, c’est-à-dire sans empathie, sans éducation. J’avoue n’avoir jamais étudié cette question sous cet angle. Mais tout cela a du sens.

Alors vous risquez de me dire : mais d’où parle Gattegno ? Quelles sont ses compétences en cette matière ? Sa présentation, en quatrième de couverture nous indique que ce passionné d’héraldisme, de musique classique, et de lectures autour du symbolisme et de la Tradition, est un fin connaisseur de Knut Hansum, d’Ernst Junger, de Julius Evola, de Gobineau, de René Guénon. Est-ce par ces lectures là qu’il a acquis une telle connaissance des chiens ? J’ai du mal à le croire. Il est certes possible que ces auteurs du XIXe et du XXe siècles aient bien connu les chiens. Mais je n’ai pas le souvenir d’avoir trouvé dans leurs œuvres respectives matière à alimenter un traité sur la gente canine. Quant à leurs romans, bien que ne les ayant pas tous lus – à la différence de Gattegno – je n’ai pas davantage le souvenir que le chien (ou quelque autre animal) y tienne un rôle central, pas plus en tout cas que les bécasses dans les contes de Maupassant, où cet oiseau n’est pas vraiment évoqué (si ce n’est en cuisine). D’ailleurs en littérature, à part Jack London, déjà cité, et Morand, avec Hécate et ses chiens, le chien est un animal bien moins présent - en tant que héros – qu’on pourrait le croire ; il est certainement moins souvent évoqué que le cheval, ou que le chat (mais tous les propriétaires de chats savent que ce n’est pas du tout un animal domestique, contrairement à la légende).

Mais j’ai eu l’occasion de me rendre chez Gattegno, dans sa propriété du Limousin, et j’ai pu vérifier de visu qu’il pratique l’élevage de chiens, ce qui lui donne sans doute une bonne science des canidés domestiques. D’autant que les chiens de Gattegno étaient gigantesques, parmi les plus grandes races de chiens, dignes du chien des Baskerville !

Au départ j’avais l’intention de rédiger un court billet sur ce livre, Le symbolisme du chien, le sujet ne correspondant guère à mes propres centres d’intérêt. Mais j’avoue qu’à la lecture du Symbolisme du chien, je me suis pris au jeu. Cette étude se lit avec plaisir car elle est érudite sans être pédante ni scientifique, et donc à la portée du cynophile moyen.

Mais il s’appuie surtout sur de nombreuses illustrations, ce qui nous permet de parcourir toute l’histoire de la civilisation, avec des chiens, pour guides, mais pas des chiens d’aveugles, évidemment, compte tenu de l’importante iconographie.

Symbolisme du chien, par David Gattegno, Éditions Dutan, 2026, 264 p., 25,00 €

Commander ce livre cliquez ici

Lire Le Nouveau Présent cliquez ici

Par ailleurs, David Gattegno est le co-directeur de la Bio Collection cliquez là

10:48 Publié dans Francis Bergeron, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 22 août 2026

Rappel : les 12 et 13 septembre, université d'été de Reconquête! à Port-Marly dans les Yvelines

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09:23 Publié dans Eric Zemmour, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 31 octobre, à Paris, colloque organisé par Polémia : Remigration, ouvrons le débat

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La fête du cochon du Parti de la France qui devait se tenir au début du mois de septembre en Bretagne est reportée au samedi 3 octobre

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vendredi, 21 août 2026

C'est l'été : Fake news, vous avez dit fake news ?

Pour cinq pays européens, la désinformation en ligne est la principale  menace à leur sécurité nationale | Euronews

 

Alexis Murbas (article paru dans le n°72 de notre revue Synthèse nationale, hiver 2025-2026 - pour vous abonner, cliquez ici)

En janvier 2023, l’hebdomadaire Valeurs actuelles, dans un dossier intitulé Le gouvernement fake news, rappelait quelques fausses informations émises, avec un aplomb déconcertant, par certains membres des différents gouvernements macroniens. En conclusion, Charlotte d’Ornellas constatait : « La vie politique reste la vie politique, la vérité est toujours jugée relative, le mensonge de "protection" se porte bien, les tribunaux voient toujours passer les mêmes (…) ». En d’autres termes : « Faites ce que je dis - ou alors gare - mais ne faites pas ce que je fais ! »

Emmanuel Macron affiche sa volonté de mettre en place un système de contrôle des différents médias, à commencer par les réseaux sociaux, au nom de la lutte contre les manipulations de l’information. Cette lubie du fantôme de l’Élysée est loin d’être récente. Elle l’habitait déjà lors de son premier quinquennat. Pour autant, elle n'a jamais empêché le président et ses supporters de tripatouiller l’information à chaque fois qu’ils ont trouvé un intérêt à le faire…

Le contrôle des médias, marotte présidentielle

Le 3 janvier 2018, soit huit mois après son élection, le président annonce, à l’occasion de la présentation de ses vœux à la presse, le dépôt d’« un texte de loi » destiné à « faire évoluer le dispositif juridique » protégeant « la vie démocratique des fausses nouvelles ». Il appelle également les journalistes à « organiser en quelque sorte les règles de (la) profession » au motif « que toutes les paroles ne se valent pas et (…) qu’il est même des paroles qui ne sont ni journalistiques ni innocentes, mais de propagandes et de projets politiques nocifs pour nos démocraties ». Déjà, il juge « non seulement intéressante, mais souhaitable (…) la démarche de Reporters sans frontières d’inventer une forme de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier ».   

À la fin de cette même année, l’annonce du président débouche sur un texte relatif à "la lutte contre la manipulation de l’information", dit "loi fake news" ou "loi infox", promulgué le 22 décembre et consultable sur legifrance.gouv.fr.

Tentatives de manipulations autour de l’affaire Benalla

Entretemps, en juillet 2018, éclate l’affaire Alexandre Benalla, pantalonnade "politico-policière" en trois actes et belle illustration de la duplicité du pouvoir. Depuis l’un des sketches des Inconnus, on sait qu’il y a « le bon et le mauvais chasseur ». Grâce à cette farce, on sait qu’il y a aussi la bonne et la mauvaise manipulation de l’information…

Premier acte : le 18 juillet 2018, un article du Monde révèle que le "Monsieur sécurité" et "homme de confiance" du couple présidentiel, sorti de nulle part (ou presque : du PS), mais rémunéré quand même 7.113 euros brut mensuels (selon une enquête de BFM), a joué au "bleu", le 1er mai précédent, à Paris, en marge d’une manifestation, alors qu’il n’était présent, aux côtés des forces de l’ordre, qu’à titre d’observateur. Revêtu d’une belle panoplie (casque de protection et brassard "police"), Alexandre le bienheureux a laissé libre court à son enthousiasme tout juvénile, digne de celui de son "patron", en participant activement, à Paris, à deux "opérations de maintien de l’ordre". « Parce que c’est notre projet ! », aurait-il pu très bien s’écrier alors, tout en procédant aux arrestations "vigoureuses" d’un jeune homme, au Jardin des plantes, puis d’un couple, place de la Contrescarpe, tous trois désignés comme lanceurs de projectiles sur les CRS. Benalla-la-la contre CRS-S-S, en quelque sorte !

Deuxième acte :  une fois l’affaire connue, le parquet ouvre une enquête préliminaire. « Un vent de panique saisit l’Élysée », écrit Le Monde. Pour protéger le président, Ismaël Emelien1, son conseiller spécial, s’emploie à allumer un contre-feu. Avec Sibeth N’Diaye, la responsable du service de presse de l’Élysée (qui, en 2017, avait déclaré : « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président »), il fait diffuser sur des comptes Twitter de La République en Marche des images de vidéo-surveillance obtenues illégalement auprès de la police (et parmi lesquelles certaines, ajoutées, proviennent d’une scène sans rapport avec l’affaire) afin de présenter les initiatives musclées de Benalla comme des réponses légitimes à des violences préalables. Le 2 avril 2019, dans Les informés de France info, Albert Zennou, le rédacteur en chef du service politique du Figaro, réagit : « Il y a vraiment une fabrique de la fake news. On a voté une loi contre les fake news, il y a quelques semaines, et là, l’Élysée est pris à son propre jeu »… 

Un festival de fake news gouvernementales pendant la pandémie

Prenons quelques exemples (nous avons l’embarras du choix)…

Le mardi 18 février 2020, Olivier Véran, tout nouveau ministre de la Santé, affirme, péremptoire : « La France est prête (…) parce que nous avons un système de santé extrêmement solide. (…) La Chine a pris ses responsabilités en mettant en place des mesures de confinement, d’isolement, très rapidement. Je ne suis pas sûr que ce serait possible de réaliser tout cela dans un pays dans lequel les réseaux sociaux seraient ouverts ». Quatre semaines plus tard, le mardi 17 mars, le premier confinement entre en vigueur et les Français découvrent l’état réel des hôpitaux publics : manque de lits, de personnel, d’appareils de réanimation, de respirateurs, de gel hydroalcoolique, de paracétamol, de blouses et… de masques.

Concernant ces derniers, le 28 février 2020, Olivier Véran, toujours, déclare : « (Ils) sont inutiles si vous n’êtes pas malade, si vous n’avez pas été personne contact proche de personnes malades et que le port du masque ne vous a pas été recommandé ». Cinq jours plus tard, le mercredi 4 mars, il récidive : « Doivent être équipés les professionnels de santé (…), les personnes contaminées et les personnes vulnérables. L’usage des masques en dehors de ces indications est inutile ». Le même jour, sur France inter, la porte-parole du gouvernement, Sibeth N’Diaye, l’assure : « Non, il n’y a pas de risque de pénurie, d’abord pour les masques dits chirurgicaux, (…) on a des stocks d’État qui ont été réalisés dans des mandatures précédentes ». Les 11 et 17 mars 2020, le directeur général de la Santé, le professeur Jérôme Salomon, et Sibeth N’Diaye enfoncent le clou. Le premier laisse tomber sentencieusement : « Il ne faut surtout pas avoir de masques pour le grand public, ça n’a pas d’intérêt et c’est même presque faussement protecteur ». La seconde précise : « Les Français ne pourront pas acheter de masques dans les pharmacies parce que ce n’est pas nécessaire quand on n’est pas malade ».

En fait, la France, qui disposait en 2011 d’un milliard de masques chirurgicaux pour adultes et de 700 millions de FFP2, n’a plus, alors, que 117 millions des premiers et très peu des seconds. À ce moment, les masques sont donc d’autant plus « inutiles »… qu’on n’en a pas suffisamment pour tout le monde et que nos capacités de production se trouvent réduites à la portion congrue ! La suite, on la connaît : la fabrication domestique, artisanale, de masques en tissu, totalement inopérants, puis, finalement, des achats massifs à l’étranger et le port rendu obligatoire dans les transports en commun et tout l’espace public…

Quant au "vaccin", c’est encore une autre histoire, elle aussi riche en fake news. Ainsi, le 13 juillet 2021, Olivier Véran, invité d’Apolline de Malherbe, sur BFM, déclare : « Quand vous savez que vous avez eu le Covid (…), on estime entre 7 et 10% des personnes qui ne sont pas encore vaccinée qui, lorsqu’ils vont aller faire leur première dose, on leur dira : "Ben, écoutez, vous n’avez besoin que d’une dose, c’est terminé pour vous ». Avant d’ajouter, quelques minutes plus tard, à propos de l’efficacité du "vaccin" : « 95% de protection des formes graves. Vous réduisez par 12 le risque de contamination des autres. Vous réduisez par 20 le risque de faire une forme grave. On n’a jamais eu de vaccin aussi efficace que celui-ci. Si nous étions tous vaccinés, le virus ne pourrait plus cheminer ». Ben voyons, comme dit Éric Zemmour…

Gérald Darmanin, le politique qui a l’art de distordre les réalités qui le dérangent

L’ancien ministre de l’Intérieur et actuel ministre de la Justice est en quelque sorte l’archétype de l’homme politique à l’ambition débordante. Par sa souplesse, sa capacité d’adaptation et de retournement, il tient du contorsionniste. Exister et durer, telle semble être sa devise. En 2017, il voyait en Macron un « caméléon », un « démagogue », un « poison définitif » pour le pays. Aujourd’hui, il est l’un de ses ministres. Rien d’étonnant, donc, à ce qu’il dise parfois n’importe quoi. Surtout lorsqu’il s’agit de cacher une réalité qui le dérange ; et qui dérange aussi ceux au service desquels il se met… pour qu’ils lui servent de tremplin ! "Darmalin" ou le bon usage de l’info bidouillée : de cette vérité, deux exemples (parmi d’autres) feront foi.

Le premier remonte au 28 mai 2022. Ce jour-là, le Stade de France accueille la finale de la Ligue des champions : les joueurs du Real Madrid contre ceux de Liverpool. Devant les grilles et les entrées, les forces de l’ordre sont dépassées. Des milliers de supporters espagnols et anglais se pressent et piétinent, tandis que des groupes de jeunes hommes du 9-3 s’emploient à tirer profit de la situation. Certains tentent de resquiller, les autres s’en prennent aux proies qui se présentent (plus de 250 plaintes seront déposées). Face à ce chaos, hors de question de reconnaître un fiasco sécuritaire. Le ministre de l’Intérieur livre donc une "vérité", la sienne, avec un culot et un aplomb confondants : les seuls à incriminer dans cette affaire, ce sont les "British". Haro sur les baudets d’outre-Manche, ces pelés, ces galeux d’où serait venu tout le mal ! En fait, comme le souligne alors le spécialiste en rhétorique Charles Haloche, sur Le Figaro live, sa « communication est partiale et partielle. (Elle) n’a qu’un seul but, c’est de défendre la version du gouvernement ». On ne saurait mieux dire.

Le second exemple date du 5 juillet 2023. Alors que l’intensité des émeutes a fortement baissé, la polémique commence. Le ministre, interrogé au Sénat sur l’origine des émeutiers, lance sa fameuse réplique : « Oui, il y a des gens qui, apparemment, pourraient être issus de l’immigration (on admirera au passage la circonlocution) ; mais il y a eu beaucoup de Kévin et de Mattéo, si je peux me permettre. (…) L’explication seulement identitaire me paraît très erronée »…

Gérald Darmanin, bien que né à Valenciennes, répond parfaitement à la définition de l’homme du Midi donnée par Alphonse Daudet dans Tartarin de Tarascon : « (Il) ne ment pas. Il se trompe. il ne dit pas toujours la vérité, mais il croit la dire… Son mensonge à lui, ce n’est pas du mensonge, c’est une espèce de mirage… »

Ainsi va la macronie : une suite d’ectoplasmes interchangeables, bavards et satisfaits, qui débitent des balivernes, professent tout et son contraire, « en même temps », et s’évertuent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et des mirages pour la réalité. Darmanin a bien choisi son camp. Qui se ressemble s’assemble…

 

1. Ismaël Emelien, né en 1987, bascule très jeune du côté du "camp du bien" ; ce qui le conduit, à trois reprises, à faire le "bon" choix. En 2006, puis en 2011, il est membre de l’équipe qui assiste Dominique Strauss-Kahn, candidat à la primaire socialiste… En 2013 (selon les révélations faites par L’Express en 2016), il est l’un des communicants d’Havas chargés, au Venezuela, de mettre sur orbite la candidature de Nicolas Maduro, le successeur de Chavez, en qui lui et ses collègues voient un « vrai progressiste», un « Lula vénézuélien »… Enfin, à partir de 2012, il suit Emmanuel Macron et en 2019, pour protéger celui-ci, il se mouille dans l’affaire Benalla et se brûle les ailes… En août 2017, la journaliste du Monde Solenn de Royer voyait dans Emmanuel Macron, Alexis Kohler et Ismaël Emelien « le trio qui dirige la France » : bien des choses s’expliquent…

10:15 Publié dans Alexis Murbas | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Dans deux semaines, les 5 et 6 septembre, comme chaque année, Synthèse nationale aura un stand aux 56e Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil

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Economie : la France peut-elle encore tenir ? L’analyse de Jérôme Fourquet

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Augustin Moriaux

Un déficit devenu incontrôlable, une balance commerciale en chute libre. Comment aurait-il pu en être autrement avec moins de voitures produites, ou encore moins de fermes agricoles ? Jérôme Fourquet, directeur Opinion de l’Ifop décrypte un demi-siècle de bascule.

Les entrepôts mythiques de Tarbes où feu le GIAT - alors entreprise stratégique d’État - faisait construire les tourelles des chars Leclerc ont été reconvertis en 2022 en un immense mur d’escalade au nom de circonstance : « L’Usine ». « On voit de façon tout à fait spectaculaire le remplacement de la production historique par les activités récréatives, soit le passage de la sphère productive à la sphère présentielle », résume Jérôme Fourquet dans l’émission La France de Fourquet sur Le Figaro TV, s’appuyant là sur les travaux de l’économiste Laurent Davezies.

Ce dernier distinguait la « sphère présentielle » de la « sphère productive ». La première englobe toutes les activités économiques qui répondent aux besoins des populations locales et des touristes à un endroit donné : commerces, services à la personne, garagistes, coiffeurs, etc. À l’inverse, la seconde inclut toute la production qui a vocation à être exportée des territoires de production.

Alors qu’au début du mandat de Valéry Giscard d’Estaing, les deux sphères étaient à exacte même proportion, le déclin de la sphère productive s’accélère et en 1990, seuls les Hauts-de-Seine, l’Aube et la Mayenne résistent en conservant une majorité d’activités productives. Quinze ans auparavant, 52 départements dépendaient principalement de l’industrie et de l’agriculture. «Dès les années 90, la messe est quasiment dite pour le tissu productif, aujourd’hui rayé de la carte au profit d’activités résidentielles sur la totalité du territoire français», relève Jérôme Fourquet. Une hémorragie non sans conséquences, puisque l’auteur de Métamorphoses françaises (éd. du Seuil) a recensé 940 fermetures de sites industriels de plus de 50 salariés entre 2008 et 2020.

L’effondrement du secteur automobile français

Juste sous nos yeux, le secteur automobile subit de plein fouet l’effondrement le plus spectaculaire. 3,7 millions de voitures étaient assemblées en France en 1990, quasi autant en 2005, pour n’arriver aujourd’hui qu’à un maigre et laborieux chiffre d’1,3 million de voitures construites en France sur l’année 2022.

Non sans rappeler l’usine du GIAT de Tarbes devenue salle d’escalade, Jérôme Fourquet cite en « exemple emblématique du déclin de notre automobile » le cas de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, où « la transformation paysagère est tout à fait éloquente : c’est aujourd’hui une cité musicale (La Seine musicale, NDLR) qui trône sur l’île, en lieu et place de la mythique usine Renault Billancourt qui a fermé ses portes en 1992 ».

L’agriculture, requiem pour une exception française

« Parallèlement à la contraction de notre premier moteur productif qu’était l’industrie, les effectifs de notre second moteur productif qu’était l’agriculture  ont fondu comme neige au soleil », fait remarquer Jérôme Fourquet. En 1970, la France comptait 1,6 million d’exploitations professionnelles contre seulement 350 000 fermes aujourd’hui.

« Bien que silencieux, c’est le plus grand plan social de l’Histoire de France contemporaine», ajoute le sondeur, qui précise toutefois que « ça ne se voit pas forcément à l’œil nu, la taille moyenne des exploitations agricoles ayant fortement augmenté et les derniers agriculteurs restants reprenant tout ou partie des terres délaissées, mais l’agriculture comme profession a été réduite à la portion congrue».

Balance commerciale, endettement et déficit : le prix à payer

Dans sa Théorie de l’évolution économique (1911), Joseph Schumpeter, chantre de la destruction créatrice, jugeait que « le nouveau ne sort pas de l’ancien mais apparaît à côté de l’ancien, lui fait concurrence jusqu’à le ruiner ». L’Aveyron, cité en exemple typique du déclin de la sphère productive par Jérôme Fourquet, ne fait pas exception.

Là où la métallurgie à Decazeville ou l’ameublement du côté de Sévérac-le-Château faisaient office de poumons économiques du département, les enseignes de supermarché désormais pullulent. À l’échelle nationale, une marque comme Intermarché par exemple a plus que quadruplé son implantation dans les années 1980, au moment même où l’on constatait un essor de l’économie de services et une chute libre de la production. Le long de la Seine, les entrepôts logistiques ont « littéralement remplacé les friches industrielles désertées », observe le chroniqueur.

« Conséquence mécanique de ce basculement à une économie présentielle : il y a un prix à payer et c’est notamment la dégradation de notre balance commerciale, en excédent dans les années 1990 et qui, aujourd’hui, pique totalement du nez », soulève le directeur Opinion de l’Ifop. Autre facette peu reluisante de l’économie tertiarisée : une dette publique en courbe exponentielle qui paie les retraites, les aides à la consommation, les importations, les conséquences des crises diverses et... les emplois publics. « Nos régions désindustrialisées sont perfusées d’argent public. On voit souvent dans les villes qui ont perdu leurs usines combien la mairie et l’hôpital  sont devenus les principaux employeurs », rappelle notamment Jérôme Fourquet. Sans industries ni agriculteurs, nos régions ont-elles d’autre sort que le coma artificiel ?

Source : Le Figaro 20/08/2026

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jeudi, 20 août 2026

Les États-Unis prennent la tête d’un front contre le terrorisme gauchiste

Défilé du 1er mai : qui sont les "Black Blocs" ?

Charles Granfeu (source : Polémia - cliquez ici)

Marco Rubio a prononcé un discours axé sur le devoir de l’État de protéger sa population, en soulignant que la lutte contre les terroristes, en Occident, avait surtout été orientée contre l’islamisme radical depuis la date emblématique du 11 septembre 2001.

Le terrorisme islamiste

À partir de 2015, au moment de l’apogée de l’État islamique, « les attaques islamistes aux États-Unis ont diminué des deux tiers […] et le nombre de personnes assassinées par le jihadisme a diminué de 97 % ». « La stratégie de nos actions contre-terroristes a fonctionné. »

« La menace n’a pas disparu, bien sûr, elle continuera d’exister, en particulier tant que nous tolérerons que les systèmes d’immigration importent directement leurs menaces contre nos nations respectives. »

Le terrorisme d’extrême gauche

« Néanmoins, depuis bien longtemps, notre doctrine du contre-terrorisme a connu un angle mort. […] L’idée que la menace terroriste puisse venir de l’extrême gauche est traitée comme un délire de la droite, ou pire, comme une dangereuse conspiration fasciste. Elle est traitée de cette façon par nos médias, nos académies, nos universités et de nombreuses institutions traditionnelles. N’en doutez pas, vous verrez la couverture médiatique de cette même conférence être traitée exactement de la même façon, malgré la réalité objective claire et incontestable des chiffres et des statistiques. »

« Ainsi, une bombe posée par un groupe néonazi est un acte odieux et assassin, et de fait il l’est, mais qu’une bombe soit posée par un révolutionnaire marxiste, et ce ne sera qu’un tragique excès d’idéalisme. »

« C’est la raison pour laquelle, dans mon pays, tant de personnes en position de pouvoir ont, de manière répétée, ignoré des actes de violence et même de terrorisme, comme s’ils représentaient une forme légitime d’expression politique dès lors qu’ils servaient une cause de gauche. »

« Durant les événements dits de George Floyd à l’été 2020, pendant que les extrémistes et les criminels pillaient et saccageaient les grandes villes américaines, mettant le pays quasiment à genoux, les procureurs locaux, dans tout le pays, ont renoncé à engager des poursuites contre les auteurs de ces actes de violence et de terreur. »

« C’est ce qui explique une image infâme, peut-être vous en souvenez-vous, où pendant qu’une présentatrice d’une agence très importante était au milieu d’un quartier consumé par les flammes, la ligne de script qui défilait en-dessous affirmait que la majorité des manifestations étaient pacifiques. […] Cette époque doit finir. »

« Quelques-uns de vos gouvernements sont en désaccord public avec nous, parfois même de façon très profonde sur les questions du commerce, de l’énergie ou de l’immigration », mais « vous êtes venus ici parce qu’il y a deux semaines, en Grèce, une femme âgée de 72 ans a été brûlée à plus de 80 % par un cocktail Molotov, dans son propre domicile, avant de mourir parce que sa fille a osé se porter candidate pour une élection ». À Berlin, « les lumières se sont éteintes pendant plus de cinq jours, la coupure d’électricité la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale », à cause d’« une attaque qui a laissé des dizaines de milliers de foyers sans électricité dans le froid glacial, ce qui a entraîné la mort d’une femme de 83 ans ». « Plus tard, un jeune Français a succombé à des lésions cérébrales traumatiques, battu à mort dans les rues de Lyon par un groupe de voyous militants d’extrême gauche. » « Vous êtes ici parce que des responsables politiques sont attaqués, battus, poignardés et tués par armes à feu dans vos rues, que des commerces ont été détruits, que des lignes de chemin de fer ont été sabotées, des policiers lynchés et brûlés vifs. » « Cela est réel et cela empire, cela ne peut plus être nié, ni ignoré ». L’heure est venue « d’écraser ce mal pour toujours ».

Ce terrorisme n’est d’ailleurs pas une nouveauté récente, ni « une fiction politique de conservateurs », car, « durant la majeure partie de l’ère contemporaine », il a été « la forme dominante de violence politique », tant en Amérique latine qu’en Europe avec les Brigades rouges italiennes, la Fraction armée rouge allemande, les terroristes marxistes grecs, etc. « Et ici, aux États-Unis, nous nous souvenons du même règne de terreur mortel, justifié par les mêmes slogans et motivé par les mêmes idées perverses. »

« Entre 1960 et 1980, 93 % des attaques terroristes en Occident sont venues de cette même extrême gauche, ce sont des chiffres qui devraient choquer la majeure partie des Américains aujourd’hui, si on ne nous avait pas enseigné que ce type de violence n’existe tout simplement pas ou a été amplement exagéré. […] Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une nouvelle vague de ce mal ancien. »

« Ce ne sont pas des données abstraites » : tentative d’assassinat contre Donald Trump, assassinat de l’influenceur conservateur Charlie Kirk, tirs mortels et usage d’explosifs contre des agents de l’immigration, massacre commis dans une école catholique pendant que des élèves priaient, etc.

Ce « mal » est « motivé par la haine », et par-dessus tout par celle de sa propre civilisation. « C’est la révolte des pires contre les meilleurs, celle des faibles et des lâches contre les forts et les bons », qui « se vengent du monde, […] cherchant à détruire ceux qui réussissent ». « C’est ça, le gauchisme radical », quels que soient les noms qu’il se donne, « une aspiration à détruire ce que les plus grands hommes ont construit, à ruiner ce qui est beau et juste, […] à nous imposer leur laideur. » « L’ancienne analyse était erronée, rien de cela n’est motivé par l’idéalisme, ce n’est pas le sujet, c’est même le contraire. »

« Cette conférence est internationale, parce que nous sommes confrontés à une menace internationale et transnationale. » « Les militants “antifa” et leurs camarades voyagent dans toute l’Europe et les Amériques pour participer aux attaques des uns et des autres, pour diffuser leur propagande, partager leur matériel d’entraînement et les informations sur leurs cibles à travers des canaux cryptographiés, ils se déplacent en utilisant des réseaux clandestins d’hébergement et de financement. » Un État comme Cuba est « intrinsèquement relié » à ces groupes extrémistes.

« Ainsi, nous n’avons pas d’autre choix que d’affronter cette menace ensemble. […] Sous la présidence de Donald Trump, pour la première fois, les États-Unis sont en train de construire l’infrastructure, la coopération et la stratégie pour mettre à bas la plaie du terrorisme gauchiste. »

Analyse

Au-delà des actions violentes inspirées par la matrice marxiste et ses diverses déclinaisons idéologiques, le discours de Marco Rubio évoque la gauchisation systémique du socle culturel de la société occidentale. Un des enjeux consiste donc à déconstruire les mécanismes d’une pensée révolutionnaire qui a réussi à s’infiltrer dans toutes les strates des sociétés démocratiques, au point d’en pervertir les normes.

Le secrétaire d’État laisse entendre que la lutte contre le terrorisme d’extrême gauche n’est pas qu’une simple question de sécurité publique, mais qu’elle constitue également une lutte de nature idéologique.

Celle-ci passe obligatoirement, d’une part, par le désarmement rhétorique des discours qui justifient les actions violentes, et, d’autre part, par la déconstruction de tous les paradigmes qui ont perverti nos normes occidentales, notamment celle d’un supposé "humanisme", devenu de fait un véritable anti-occidentalisme. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les déclarations des inénarrables députés de La France insoumise, qui en sont la plus claire et la plus grotesque démonstration.

On peut d’ores et déjà regretter que le combat idéologique évoqué par Marco Rubio ne soit pas soutenu, en toile de fond, par un conglomérat de penseurs investis dans le débat contemporain. C’est à ce niveau que la « gauche » a toujours gardé l’avantage, et rien n’aboutira sans une « armée de la pensée ». Il s’agit d’obliger progressivement la « gauche » à se défaire des concepts et de la rhétorique spécieuse qui fait d’elle une complice idéologique et passive du spectre révolutionnaire, une tâche gigantesque qui ne se fera évidemment pas en quelques mois, ni en quelques années.

L’extrémisme de gauche ne constitue pas le dévoiement d’une pensée de gauche "raisonnable" et digne de participer au débat démocratique. Au contraire, c’est cette dernière qui est le fruit de la distillation homéopathique du dogme révolutionnaire, après la révolution soviétique. Il s’agissait, en un mot, de détacher le marxisme du soviétisme.

La « révolution de la pensée » prônée aux États-Unis par l’École de Francfort, composée d’intellectuels allemands ayant fui le nazisme, et la French Theory issue de l’École française du post-structuralisme, sont les ancêtres du wokisme.

L’initiative de l’administration américaine peut donc être comprise comme un contre-feu s’opposant à une stratégie gramsciste visant à promouvoir sournoisement une pensée révolutionnaire.

Si le marxisme révolutionnaire a remporté d’indéniables succès idéologiques, pourquoi a-t-il encore besoin d’une lutte armée ? La réponse est double. En premier lieu, sa matrice se réengendre constamment en une multiplicité polymorphe de mouvements qui tentent de détruire tout ce qui serait susceptible de s’opposer à l’avancée révolutionnaire. D’autre part, l’objectif d’éradication de l’Occident, clairement énoncé, implique une stratégie du leurre constante. Ainsi, au moment où l’on croit avoir neutralisé ses troupes armées, la pensée révolutionnaire progresse au cœur même des institutions démocratiques, tandis que les menaces de violences demeurent afin d’intimider ses opposants (selon un mode d’action similaire à celui utilisé par les islamistes).

Le fait que ce soit Marco Rubio qui énonce ce discours n’est pas un hasard, lui le fils de modestes immigrés cubains, fervent catholique, considéré comme un "dur" parmi les Républicains. Son projet de lutte internationale contre le terrorisme d’extrême gauche s’articule avec la construction du « Bouclier des Amériques », une association de douze pays du continent américain visant à mettre en commun des moyens financiers, militaires, policiers et de renseignements pour lutter contre le crime organisé, en premier lieu le "narco-terrorisme".

La porosité entre le narcotrafic, le terrorisme international et des États latino-américains d’obédience marxiste est d’ailleurs notoire, sur fond de proclamations anti-occidentalistes et anticapitalistes. Ce conglomérat obscur, confus et tentaculaire, presque indéfinissable puisqu’il est polymorphe et sociologiquement informe, constitue une véritable usine à venin contre l’Occident, qu’il s’agit de transformer en "chiffe molle" avant de le piétiner.

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Institut Thomas More : les 50 décisions qui ont coulé la France

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Dans un rapport inédit, l’Institut Thomas More dresse l’inventaire des décisions politiques qui ont mis la France à genoux. Chute du niveau scolaire, 35 heures, chômage, déficits, dette, insécurité... Et si le déclin français avait pu être évité ? C’était il y a cinquante ans. La France était encore un pays riche, faiblement endetté, en croissance et en progrès. Sa voix était respectée sur la scène internationale. Les Français étaient confiants dans l’avenir, désireux de partager un projet collectif. Hélas, depuis un demi-siècle, c’est un lent déclin qui caractérise notre pays, constate l’Institut Thomas More, fondé en 2004 par l’ancien ministre de la Défense Charles Millon.

Lire la suite ICI

Source : Institut Thomas More

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Il y a cent ans, en août 1926, débutait au Mexique le soulèvement des Cristeros, dernière réplique du violent tremblement de terre qu’a représenté pour le pays sa longue révolution (1910-1917)

Les Cristeros Mexicains : Foi, Résistance et Courage en Défense de l'Église  - Catholicus.eu Français

Synthèse nationale

Le 1er décembre 1924, Plutarco Elias Calles devient président du Mexique. Athée et franc-maçon, il revient à une politique violemment anticléricale qui dresse contre le gouvernement fédéral révolutionnaire les organisations catholiques : la Ligue nationale pour la défense des libertés religieuses (LNDLR), l’Association catholique de la jeunesse mexicaine (ACJM) et sa branche féminine, la Jeunesse catholique féminine mexicaine (JCFM), l’Union populaire de Jalisco, fondée et dirigée par le Bienheureux Anacleto González Flores (martyrisé en 1927).

Les membres de ces mouvements et le clergé ont d’abord recours à la résistance passive : suspension du culte public (remplacé par le culte privé), appel à renoncer aux achats non essentiels ainsi qu’à la fréquentation des lieux de loisir et de divertissements.

Le gouvernement leur répond par de nouvelles mesures anticatholiques (fermeture des églises, interdiction du culte privé, de l’administration des sacrements) et par la répression : en août 1926, les réfractaires comptent leurs premiers tués et blessés, tombés au cri de Viva Cristo Rei !

La brutalité et les exactions gouvernementales mettent le feu aux poudres. « Un soulèvement populaire spontané et massif se propage alors dans tout le Mexique du haut plateau, celui qui renferme les deux tiers de la population » (Jean Meyer, La Cristiada, la guerre du peuple mexicain pour la liberté religieuse, CLD éditions, 2014).

Durant les trois années qui suivent, le pays des Mayas et des Aztèques connaît une nouvelle "guerre de Vendée" : 250 000 morts, deux millions de réfugiés aux États-Unis. En juin 1929, une paix trompeuse met fin aux combats ; mais la politique anticléricale, les menées et la répression anticatholiques se poursuivent.

En 1936, dix ans après le début du soulèvement, Robert Brasillach, dans son livre Léon Degrelle et l’avenir de Rex, relate le séjour mexicain du futur chef du mouvement belge, parti en 1929 à la rencontre des Cristeros, alors qu’il n’avait que 23 ans.

On peut y lire ces lignes : « (Degrelle) visite le peuple, parcourt le pays. (…) Il n’oublie pas non plus d’aller voir les persécuteurs des catholiques, le président Calles, les bourreaux enrichis. Il veut contempler les résultats réels de cette immonde politique de "libération". Et toujours, il pense à cette épopée d’un peuple martyr, aux femmes et aux enfants imbibés d’essence, aux lignes télégraphiques d’où pendaient, en grappes, des dizaines de chrétiens, aux tortures.

Quand l’Espagne, quelques années plus tard, retrouvera le secret de cette cruauté, Léon Degrelle pourra imaginer ce qu’elle est. Car il se souviendra des trente mille jeunes gens, étudiants, ouvriers, paysans, qui, un jour, ont pris le fusil pour défendre leur liberté et leur Dieu, des quatre mille jeunes filles qui assuraient le ravitaillement en munitions, des fusillés, des pendus, des déportés. Il se souviendra aussi, dans ce pays ruiné, d’où trois millions d’habitants s’étaient enfui pour échapper au massacre et à la famine, du luxe scandaleux des révolutionnaires nantis.

(…) Deux ans avaient suffi aux chefs du Mexique pour détruire le catholicisme. Il n’existe plus, dans le pays, une école catholique, un seul ordre religieux, le port de l’habit est interdit, les prêtres "autorisés" (un par cinquante mille habitants) sont déchus de tous droits politiques et inscrits aux registres de la police, comme des filles publiques. Et pourtant, contre toute cette abjection, accomplie dans le silence de l’Europe, dans la froideur des États-Unis, contre les crimes et la honte, un peuple de martyrs s’était levé.

Léon Degrelle, de l’Atlantique au Pacifique, fit le sombre pèlerinage du sacrifice des Cristeros, à travers quatre mille kilomètres de désert, évoquant ces trente mois de luttes, sans pain, sans armes et sans soutien, les messes de l’aube avec la communion donnée aux soldats, le drapeau orné de la croix, et pour finir, les milliers de tombes qui portent pour seule inscription : "Mort pour le Christ-Roi". Tout cet héroïsme ne fut pas inutile, se disait-il. Il a sauvé l’honneur catholique ».

México: ¿Qué fue realmente la Cristiada?

07:35 Publié dans Didier Lecerf, Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 26 septembre, à La Chapelle Basse-Mer (44) : De la Vendée au Mexique, de la chouannerie au Cristeros

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07:30 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L'ami Pierre Cassen (Riposte laïque) réagit après l'apparition de tags sur la maison des Le Pen à la Trinité-sur-Mer

 

Rappelons que le 7 janvier 2025, à l'annonce du décès de Jean-Marie Le Pen, plusieurs centaines de salopards de gauche et d'extrême gauche s'étaient rassemblés, à Paris et dans d'autres villes, pour "fêter l'événement" (cliquez là) et que treize jours plus tard, la tombe du président du Front national avait été vandalisée, de nuit, à coup de masse (cliquez ici). 

La lâcheté et l'ignominie des déconstructeurs sont sans limite...

 

07:17 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 19 août 2026

Les 12 et 13 septembre, université d'été de Reconquête! à Port-Marly dans les Yvelines

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Pour tout renseignement complémentaire et pour s'inscrire, cliquez ici

09:02 Publié dans Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Identitaire et catholique, Jean-Eudes Gannat revient sur son parcours politique pour Academia Christiana

Pour accompagner cette vidéo, nous reproduisons ci-dessous le texte que nous avons consacré, dans le n°73 de Synthèse nationale, à la nette percée réalisée par la liste menée par Jean-Eudes Gannat à Segré-en-Anjou Bleu, lors des élections municipales du mois de mars dernier, avec, à la clé, une belle prime à l’enracinement : plusieurs élus dont lui-même !

« À l’occasion de ces municipales, le militant identitaire Jean-Eudes Gannat a apporté la confirmation qu’il est incontestablement l’une des figures montantes de notre famille politique. Pour deux grandes raisons.

La première, c’est que 68 personnes ont accepté de figurer à ses côtés sur une liste classée à "l’extrême droite" dans une commune nouvelle de 18.462 habitants. Ce faisant, elles ont apporté la preuve qu’un tel engagement, bien "marqué", « refusant de s’excuser » et non "dédiabolisé", ne rebute pas une partie de nos compatriotes, bien au contraire.

La seconde, c’est que l’enracinement, l’engagement, le courage et le travail de terrain paient. « Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place / Où la main ne passe et repasse », et les résultats, en principe, suivent ! Jean-Eudes Gannat a pu le vérifier, chez lui, à Segré-en-Anjou Bleu (commune nouvelle née du regroupement, autour de Segré, de 14 bourgs et villages) : 21,7% des suffrages exprimés (1.517 voix sur un total de 6.984), 7 élus au conseil municipal et 2 au conseil communautaire, avec un taux d’abstention inférieur (de 1,4%) à la moyenne nationale ! Dans deux des localités concernées, sa liste a même dépassé 25% et dans une autre, elle a atteint 37,5% ! Comme Jean-Eudes l’a déclaré au micro de Radio Courtoisie, quatre jours après son élection, ce beau succès a été rendu possible « grâce à un vrai programme local, au travail de nos militants et à notre capacité à montrer le réel sans langue de bois ». Une vraie feuille de route pour les combats à venir ! »

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08:00 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Nous vivons une époque formidable : Edouard Darmanin apporte son soutien à Gérald Philippe (comme la corde soutient le pendu ?)

Présidentielle: Gérald Darmanin apporte son soutien à Édouard Philippe  (entretien à La Voix du Nord)

Synthèse nationale

L'information, d'importance paraît-il, est tombée avant-hier, 17 août : Gérald Darmanin, l'actuel Garde des sceaux, ex-LR contempteur d'Emmanuel Macron devenu ministre tout dévoué au fantôme de l'Elysée ("Ce n'est pas la girouette qui tourne, disait Edgar Faure, c'est le vent"), a décidé de ne pas s'aligner sur la ligne de départ - déjà bien encombrée - de la course présidentielle, pour "ne pas rajouter de la division" à la division.

Voici donc la France qui vacille sous le choc de la nouvelle, après avoir suffoqué, durant des semaines, sous les vagues de chaleur successives !

Mais qu'on se rassure, Darmalin, par "esprit de loyauté" envers Edouard Philippe, l'homme qui lui "a permis d'être ministre",  a décidé de se rallier au panache de ce dernier dont les "qualités d'homme d'Etat" et l'efficacité dans l'exercice du pouvoir n'ont échappé à personne...

Ce duo de choc propre à porter tous les espoirs de l'extrême centre en plein doute - et en pleine déroute -, nous remet en mémoire une réflexion du défunt éléphant socialiste Pierre Maurois que nous modifions quelque peu pour la circonstance : le difficile pour eux, dans la campagne à venir, ce ne sera pas de défendre leur opinion, ce sera de la connaître et de s'y tenir... 

Si vous voulez en savoir davantage sur le regard que nous portons sur l'actuel ministre de la Justice, cliquez ici. 

07:30 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Dans Ceuta envahie, aucun membre du gouvernement espagnol n’a évoqué les viols 

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Michel Festivi 

Le gouvernement socialo-communiste de Pedro Sánchez, se targue depuis des années d’être à la pointe du combat féministe, et n’a de cesse de dénigrer ses adversaires, le Parti populaire et surtout Vox sur ce terrain, les accusant de machisme ou de ne pas accepter les lois liberticides et tyranniques sur la transition de genre par exemple. Or depuis l’invasion de Ceuta, le 30 juillet 2026, 15 viols ou agressions sexuelles ont été dénoncées (sans doute la pointe émergée de l’iceberg), mais aucun membre du gouvernement, ni a fortiori Pedro Sánchez n’ont fait la moindre petite allusion à ces faits dramatiques, qui concernaient notamment une fillette de 10 ans. Pourtant la Garde civile a confirmé ce chiffre. On a même repéré parmi ces entrants, un homme fiché comme terroriste et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt d’Interpol.

Pedro Sánchez, en vacances, s’est contenté de conférences en vidéos, pour tenir des propos lénifiants et inutiles, sans aucunement aborder le sort de ces malheureuses victimes. La ministre de l’Égalité, Ana Redondo, a longuement déblatéré sur le sort des femmes en Afghanistan, victimes d’un apartheid que tout le monde connaît, mais rien sur les femmes violées de Ceuta. Monijeta García, la titulaire du portefeuille de la Santé, a tenté de minimiser les faits, et de réduire le nombre des victimes. Le féminisme deux poids, deux mesures est aussi vaillant en Espagne qu’en France.

Bref, aucun ministre n’a pris ses responsabilités. Tous se sont dédouaner dans la lâcheté. Pedro Sánchez a employé une seule fois le vocable « violation », le 31 juillet dernier, mais non pas pour soutenir les victimes de viols, mais pour qualifier cette invasion de 70.000 migrants, « de violation de l’intégrité du territoire », et puis plus rien, nada, comme on le dirait en Espagne. La ministre de l’Égalité, n’a pas daigné se rendre à Ceuta. Sira Rego, la ministre de la jeunesse et de l’enfance n’a jamais mentionné ces viols, bien au contraire, elle a milité pour le regroupement familial. Felix Bolaños, ministre de la Justice et de la Présidence est resté lui aussi totalement atone.

Oscar Puente, le ministre des transports et de la mobilité, passe son temps à attaquer Isabel Diaz Ayuso, la présidente PP de la communauté de Madrid, en n’hésitant pas à la traiter de « fasciste », voire de « terroriste », mais rien non plus sur les crimes qui se sont produits à Ceuta. À part des membres du PP et bien sûr de Vox, seul au PSOE, le représentant de ce parti à Ceuta, Melchor León, a évoqué ces viols et a exigé la démission du délégué du gouvernement pour inaction, mais sans attaquer frontalement le gouvernement. Le PSOE depuis Madrid a d’ailleurs prévenu les membres du PSOE qui siègent au parlement de Ceuta, que s’ils critiquaient le gouvernement, ils pouvaient quitter le Parti. Or, être élu en Espagne, suppose un préalable de taille, appartenir à un parti structuré.

On se rappelle qu’en 2022, Pedro Sánchez et sa ministre de l’Égalité d’alors, Irene Monteiro, avaient fait voter une loi sur les agressions et atteintes sexuelles, qualifiée par ledit gouvernement et la presse de : « Solo si es si » (Seulement un oui est un oui), qui sous le prétexte de fusionner certaines infractions sexuelles, abaissait les minimums prévus par le code pénal. Or réaction immédiate des avocats de certains condamnés, ils avaient obtenu la révision de milliers de condamnations définitives. 1.233 condamnations pour crimes sexuels avaient été annulées dans la foulée, et 126 condamnés avaient été libérés. En 2023, et en catastrophe, devant une levée de bouclier sans pareil, et malgré les atermoiements d’Irene Monteiro, une loi rectificative avait été votée pour relever les minimums légaux, mais le mal était fait.

N’oublions pas que depuis 2023, le Parti populaire représenté par Juan Jesús Vivas, gouverne seul l’entité de Ceuta, (ville autonome) mais en minorité, bénéficiant de l’abstention bienveillante du PSOE, et d’un parti présidé par Fatima Hamed, première femme musulmane à diriger un parti politique à Ceuta, le MDyC, (Mouvement pour la Dignité et la Citoyenneté), et qui défend notamment les intérêts de la communauté musulmane. Depuis la crise migratoire et l’envahissement de Ceuta, Vox a proposé au PP, une coalition qui serait majoritaire, puisque le PP dispose de 9 sièges et Vox de 5. Or la majorité absolue est de 13 sièges. Mais dans les faits, Vivas gouverne avec l’appui implicite du PSOE local et de MDyC, et n’a pas pour l’instant donné suite à la proposition de Vox.

En tout cas, et devant l’urgence de la situation, le Conseil général du pouvoir judiciaire, le CGPJ, un organe directeur des juges, vient d’alerter sur la nécessité impérieuse : « pour faire face à la crise migratoire », de mettre des moyens supplémentaires : « en raison de la charge de travail accrue, notamment dans les affaires relatives aux agressions sexuelles présumées ». Il préconise vivement, l’augmentation temporaire de juges et de greffiers au Tribunal de Ceuta, du nombre des interprètes, et la création d’un service d’urgence. On le voit, il n’y a que le gouvernement socialo-communiste espagnol qui se refuse à ouvrir les yeux. 

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mardi, 18 août 2026

À NE PAS MANQUER : LA BIO COLLECTION

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Crépol : nouvelle volte-face du Parquet. L’AGRIF continue le combat pour la justice et la vérité !

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Yann Baly - président de l’AGRIF

L’AGRIF a pris connaissance de la nouvelle volte face du Parquet dans l’affaire de Crépol.

Ce dernier persiste dans une incroyable négation de ce que fut la réalité de l’attaque qui a coûté la vie au jeuneThomas Perroto.

Malgré l’avis du magistrat instructeur et contre toute évidence, le ministère public s’enferre dans ce déni du racisme anti français et anti blanc contre lequel l’AGRIF lutte sans relâche depuis 35 ans.

L’AGRIF prend acte de ces réquisitions. Après l’avis informatif du juge d’instruction de la mi-juillet, le Parquet avait un mois pour éventuellement les apporter. Il a tenu à le faire sans que cela ne lie le juge pour sa décision définitive avant renvoi en Assises.

L’AGRIF continue de soutenir les victimes qui l’ont sollicitée pour que la justice soit rendue sur la réalité des faits et la vérité.

Source cliquez ici

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C'est l'été : L'indispensable indépendance du Québec...

Notre parti - Parti Québécois

Synthèse nationale

Dans un peu moins de deux mois, le 5 octobre, auront lieu les élections générales provinciales au Québec. Selon un sondage effectué il y a une semaine par l'institut Leger, le Parti Québécois, parti "indépendantiste assumé" fondé en 1968 par René Lévesque et Gilles Grégoire, se place d'ores et déjà en tête des intentions de vote : 30% (et 36% chez les francophones), contre 24% pour le Parti libéral, 20% pour la Coalition Avenir du Québec et 13% pour le Parti conservateur...

En cette fin du mois d'août, alors que l'on s'achemine vers la rentrée, nous mettons en ligne ci-dessous la fin de l'article que notre ami Robert Neboit à consacré à nos cousins d'Amérique, à leur terre et à leur avenir dans le numéro 73 de notre revue Synthèse nationale (printemps 2026) :

(...) Deux siècles et demi après la conquête (par les Anglais, NDLR), les 70.000 Français canadiens sont devenus environ cinq millions grâce à un taux de natalité élevé (ainsi, les parents de la chanteuse Céline Dion – née en 1968 - ont eu quatorze enfants). « Il n’est de richesse que d’hommes » (Jean Bodin)… Ils ont réussi à conserver leur langue et leur identité grâce à l’encadrement religieux et social de l’Église catholique. En effet, si celle-ci a accepté le pouvoir anglais qui lui a accordé la liberté religieuse, elle a aussi donné naissance à ce que l’on peut appeler un clérico-nationalisme.

Le Canada et le Québec face à l’immigration

Dans les années 1960, lors de la Révolution tranquille, apparaît un nationalisme laïque et social-démocrate. À la même époque, le taux de fécondité de la population canadienne passe sous le taux de renouvellement des générations. La réponse d’Ottawa à ce phénomène général est d’ouvrir les vannes de l’immigration, et ce sans aucune discrimination, dès 1967, sur le modèle de la politique instaurée aux États-Unis en 1965 avec la loi de Lyndon Johnson abolissant les précédents quotas en fonction de la nationalité d’origine.

Résultat : aujourd’hui, sur les 9 millions d’habitants que compte le Québec, 30 % environ sont des immigrés majoritairement non européens. Les Québécois, déjà minoritaires, depuis longtemps, au sein du Canada anglophone (ils n’ont plus que 20 % de députés à Ottawa dans un Canada de 40 millions d’habitants), sont menacés désormais de le devenir chez eux. La folle politique d’immigration et le multiculturalisme inscrit dans la constitution sont devenus une menace mortelle pour les Québécois comme pour les Canadiens anglais. Seulement, les premiers, sensibilisés depuis l’origine aux risques de disparition, en ont mieux perçu le danger.

L’indépendance revendiquée mais jusqu’à présent rejetée

En juillet 1967, le général De Gaulle effectue un voyage triomphal au Québec. Du haut du balcon de l’hôtel de ville de Montréal, il lance son célèbre « Vive le Québec libre ! » Cette intervention du chef de l’État français dans les affaires intérieures canadiennes indigne les fédéralistes mais conforte le nationalisme québécois. L’année suivante est créé le Parti québécois (PQ) au programme indépendantiste.

Deux de ses dirigeants, René Levesque puis Jacques Parizeau, organisent chacun un référendum sur l’indépendance. En 1980, le non l’emporte avec 59,56 %, le vote des Canadiens français se divisant 50/50 et la minorité anglophone faisant la décision. En 1995, le oui perd de justesse avec un non à 50,58 %, les francophones approuvant à 60 %, mais les anglophones, les autochtones et les immigrés dont l’importance a augmenté votant très majoritairement contre. Il est à noter qu’au moment de ces deux consultations, les Premiers ministres canadiens sont Pierre Eliott Trudeau et Jean Chrétien, deux Québécois fédéralistes farouchement opposés à l’indépendance… L’intellectuel Mathieu Bock-Côté a fort bien expliqué ce paradoxe au micro de Génération Oui, le podcast indépendantiste, en novembre de l’année dernière : « Le deal canadien est le suivant : il y a une petite élite qui est promue (au Québec, par le régime britannique) et dont la fonction est de faire accepter aux conquis leur subordination. (Ses) privilèges dans cet ordre social dépendent de (sa) capacité à nous faire accepter cette subordination ».

Un nouveau référendum sur l’indépendance ?

Malgré les échecs de 1980 et 1995, les nationalistes québécois n’ont pas renoncé. Le dirigeant du Parti québécois,  le jeune et talentueux Paul St-Pierre Plamondon, dit PSPP, a promis d’organiser un nouveau référendum s’il remporte les élections du 5 octobre prochain. Cette consultation, si elle a bien lieu,  risque bien d’être celle de la dernière chance, alors que le recul démographique se poursuit et que l’anglicisation progresse. Mathieu Bock-Côté, encore : « On est dans un cadre qui, fondamentalement, s’est refondé en 1982 sur la censure de notre existence nationale. L’objectif de la Constitution de 1982, c’est la négation de la question québécoise. (…) C’est le remplacement symbolique des deux peuples fondateurs ou des deux nations par le multiculturalisme ; ce qui fait que dans l’ensemble canadien de 1982, nous ne sommes plus un peuple sur deux, mais nous sommes une province sur dix et une communauté culturelle parmi d’autres. (…) Le Canada tel qu’il se développe aujourd’hui, c’est un Canada où nous sommes progressivement expulsés symboliquement de notre propre pays. Donc, non seulement le fait français a été balayé partout au Canada, mais au Québec même, si la tendance se maintient, nous deviendrons minoritaires d’ici quelques décennies. Et un peuple minoritaire chez lui est un peuple qui est condamné à la survie, avant de devenir folklorique et agonisant ».

Le 22 janvier dernier, l’actuel premier ministre canadien, Mark Carney, successeur de Justin Trudeau, a eu le mauvais goût de faire un discours à Québec, aux Plaines d’Abraham. Il y a affirmé que ce lieu où Montcalm a été vaincu et est mort (de même que son adversaire, Wolfe) est celui « où le Canada a commencé à faire le choix historique de privilégier l’adaptation plutôt que l’assimilation, le partenariat plutôt que la domination, la collaboration plutôt que la division » ; ce qui lui a permis de devenir « l’un des meilleurs pays du monde (…), plus riche, plus inclusif, plus équitable »… Les Québécois, dans leur grande majorité, n’ont évidemment pas apprécié car ils savent bien de quel prix la "modération" du conquérant à l’égard de leurs ancêtres a été payée (celui de la soumission).

Si le référendum promis par PSPP a lieu, il est sûr que toute la machinerie fédérale fera tout pour contrer le vote indépendantiste. Les nationalistes québécois ont sans doute intérêt à être en bons termes avec les États-Unis, dans la mesure où l’Oncle Sam peut être intéressé par le scénario d’une indépendance du Québec. En effet, si celle-ci se produisait, il est possible, voire probable, que le Canada anglais finisse à terme par rejoindre le voisin étatsunien. Quoi qu’il en soit une chose est certaine, ce référendum sera probablement celui de la dernière chance pour le Québec s’il veut survivre en tant que nation.

Mathieu Bock-Côté, toujours : « L’indépendance, c’est la condition de la survie de notre peuple. Si nous ne devenons pas indépendants (…), nous serons contemporains, de notre vivant (…), de (sa) mort ; et (…) survivre à son peuple qui meurt, c’est quelque chose d’absolument terrible ».

08:00 Publié dans Robert Neboit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Dans un mois et demi, notre revue Synthèse nationale fêtera ses 20 ans !

Depuis octobre 2006 - depuis bientôt 20 ans, donc -, chaque nouveau trimestre voit la parution d'un numéro de Synthèse nationale. À la rentrée, nous en serons au 75e !

75 numéros, c'est-à-dire plus de 7.500 pages contenant plus de 1.350 articles dus à plus de 150 contributeurs !

Dans la première livraison (automne 2006), intitulée Intellos, bobos, assos, Sarko : les nouveaux collabos de l'islamisation, l'éditorial de notre camarade Roland Hélie, le directeur-fondateur de la revue, se terminait par ces lignes : "(...) La marmite est prête à exploser. La situation devient intolérable et la multiplication des violences et des injustices dues aux conséquences de cette immigration incontrôlée fait que les Français ont plus en plus de mal à supporter cet état de fait. (...) Voilà pourquoi Synthèse nationale s'engage aux côtés de tous ceux qui s'opposent à cette fatalité suicidaire. (...) Synthèse nationale s'inscrit dans le paysage médiatique national et identitaire comme un nouvel espace de résistance libre et ouvert à tous ceux qui oeuvrent pour que triomphe enfin notre noble cause. Ce combat est salutaire. Il en va de l'avenir de notre peuple et de notre patrie, et plus encore de notre civilisation". 

20 ans plus tard, cette feuille de route demeure la nôtre. Œuvrer pour que la France reste la France au sein d'une Europe européenne est notre credo. Nous poursuivrons le combat des idées tant que vous vous tiendrez à nos côtés et continuerez de nous soutenir. Votre aide précieuse est le levier qui nous permet de soulever la montagne de l'adversité !

Un grand merci pour tous les efforts que vous avez fournis jusqu'à présent pour nous soutenir. Un grand merci également pour tous ceux que vous déploierez encore à l'avenir ! Sans vous, rien n'est possible ! 

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L'avenir appartient à ceux qui agissent !

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07:31 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 17 août 2026

Pathétique François Bayrou !

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La chronique de Philippe Randa

Pour exister encore et toujours, fusse en un été de canicule où les Français se préoccupent davantage de se terrer à l’ombre qu’à l’écouter, François Bayrou a sonné le tocsin : en 2027, l’année sera apocalyptique avec « le risque maximum (d’) un deuxième tour entre l’extrême droite et l’extrême gauche » à la prochaine élection présidentielle ; ce qui serait, dixit l’intéressé « une catastrophe. »

Comment ose-t-il annoncer cela, alors qu’il a été, même si toujours au second plan, un des principaux artisans de la situation actuelle de la France ; situation pour le moins désastreuse avec ses 3.500 milliards de dette (plus de 3.577 milliards le jeudi 13 août selon horloge-de-la-dette-publique.com) ?

Et outre l’état des finances, est-il nécessaire de lui rappeler celui des hôpitaux, de la sécurité publique ou encore le déluge de critiques sur la gestion de crise des incendies de forêts depuis deux mois ?

Paraître encore un peu, faute de n’être plus : François Bayrou, malgré ses innombrables efforts, restera sans doute dans l’Histoire celui qui « aurait bien voulû, mais n’a point pu », comme dans La bonne du curé, la chanson interprétée naguère par Annie Cordy.

Quoiqu’à toute menace, fût-elle apocalyptique, l’ex-Premier ministre et ex-Maire de Pau a, bien sûr, une solution : celle de l’urgence pour l’ensemble des partis faillis… d’organiser une Primaire en vue de l’élection présidentielle !

Solution qui pourrait peut-être ne pas apparaître à tout-à-chacun d’une magistrale originalité, s’il ne l’envisageait différente de toutes les Primaires passées et qui, pour mémoire, rappelons-le, n’ont jamais apporté, dans notre pays, la moindre victoire à l’heureuse ou heureux sélectionné(e), autant « à droite » qu’« à gauche ».

La différence selon François Bayrou ? Que cette Primaire ne soit pas, comme toutes celles passées, petites, surtout pas petites… Celle qu’il préconise devra être grande ou ne pas être… Si grande qu’elle devra réunir « tous ceux qui rejettent les extrêmes » pour désigner un candidat unique, c’est-à-dire « du Parti socialiste, dans sa version sociale-démocrate, jusqu’aux gaullistes » et, dans un inventaire à la Jacques Prévert ou peut-être se rappelant André Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, il en appelle à un « terrible cortège » de candidats aussi potentiels que n’ayant pour certains rien demandés : Bernard Cazeneuve, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, François Baroin, Yaël Braun-Pivet… et même l’ex-commissaire européen Thierry Breton.

Un choix qui, à l’évidence, faute de « sentir la gagne », laisse perplexe : y croit-il vraiment ou n’a-t-il cherché qu’à amuser la galerie, dans ce qui apparaît comme un ultime tour de piste d’un clown plus pathétique que triste ?

Lire EuroLibertés cliquez ici

23:33 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Docteur Darmanin et Mister Gérald

Que Gérald Darmanin nous aide à le soutenir… - Causeur

Johan Hardoy

Gérald Darmanin a exercé à trois reprises des fonctions ministérielles durant la présidence d’Emmanuel Macron  : ministre de l’Action et des Comptes publics (mai 2017 – juillet 2020), ministre de l’Intérieur et des Outre-mer (juillet 2020 – septembre 2024) et ministre de la Justice (depuis décembre 2024). Durant son mandat à l’Intérieur, au moment où les entrées légales sur le territoire et les demandes d’asile battaient des records, le taux d’exécution des OQTF ne s’élevait qu’à 7 % (12 % en 2018 et 22 % en 2012, selon le site Marc Vanguard). En 2024, un rapport du Parlement a conclu à l’échec de la politique d’expulsion des clandestins.

À Mayotte, l’opération Wuambushu de 2023, qui a mobilisé 1 800 policiers et gendarmes en vue d’expulser les Comoriens en séjour irrégulier, n’a pas atteint ses objectifs de réduction des bidonvilles et de l’immigration clandestine.

Dans le même temps, les homicides et les violences aux personnes, y compris les violences conjugales, ont augmenté, tandis que la consommation des produits stupéfiants, notamment celle de cocaïne, a explosé.

Darmanin a également incriminé les « supporters anglais », au grand étonnement de la presse internationale, lors du fiasco du Stade de France en 2022. L’année suivante, il a observé de nombreux « Kevin et Mattéo » lors des émeutes urbaines consécutives à la mort de Nahel Merzouk, ce qui lui a valu d’être lauréat des Bobards d’Or de Polémia.

Son domaine d’excellence s’est révélé être celui des dissolutions administratives d’associations ou de groupements liés à l’islamisme radical et "l’ultradroite".

En 2023, la préfecture de police, obéissant à une circulaire du ministre, a également interdit une marche annuelle en l’honneur de Jeanne d’Arc, mais le tribunal administratif a levé cette interdiction, au grand dam du ministre qui a estimé cet événement « nauséabond ». Une semaine plus tard, un colloque d’hommage à Dominique Venner, organisé par l’Institut Iliade et la Nouvelle Librairie, a été interdit au dernier moment par arrêté préfectoral.

Last but not least, Darmanin a porté une réforme des services régionaux de police judiciaire qui les place désormais sous l’autorité des préfets départementaux et non plus de celle des procureurs et des juges d’instruction, malgré de vives critiques de magistrats et de policiers qui craignent que les urgences des commandes politiques et du quotidien soient fortement priorisées au détriment des investigations de fond visant le crime organisé et la délinquance financière.

Son piètre bilan en tant que ministre de l’Intérieur ne l’a pas empêché d’ironiser au sujet de Giorgia Meloni, jugée incapable de régler les problèmes migratoires pour lesquels elle a été élue en Italie.

Dernièrement, en tant que ministre de la Justice, Darmanin a tenté d’allumer un "contre-feu" face à la vague d’indignation provoquée par le drame survenu à la petite Lyhanna. Le Monde a ainsi rendu public le contenu d’un courrier qu’il a adressé à son successeur, Laurent Nuñez. Ce document, qui provient d’informations communiquées par les parquets généraux, constitue un bilan accablant pour le ministère de l’Intérieur.

Cette note, qui recense plus de 85 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, relève un manque d’effectifs chronique et un manque de formation chez les enquêteurs, un défaut de traçabilité et de transmission des procédures (quelquefois perdues !), des priorisations incertaines voire défaillantes, un investissement professionnel parfois insuffisant, des outils informatiques obsolètes (malgré un coût pharaonique, la nouvelle version d’un logiciel prévue depuis dix ans n’est toujours pas opérationnelle)…

Darmanin dénonce une situation catastrophique en oubliant qu’il a été ministre de l’Intérieur ! Comme l’écrit l’Association Nationale de Police Judiciaire, c’est « Docteur Darmanin et Mister Gérald », celui-là même qui est « resté place Beauvau plus de quatre ans, soit plus qu’aucun de ses prédécesseurs depuis 50 ans » ! Le Syndicat des commissaires de la police nationale parle quant à lui de « cynisme » et de « trahison » de la part de l’intéressé.

Le 13 août, Laurent Nuñez a annoncé qu’il répondrait « point par point » à ce courrier. Affaire à suivre, donc, en souhaitant ardemment que ces dysfonctionnements graves fassent l’objet rapidement de réponses concrètes !

Source : Le Nouveau Présent, cliquez ici.

Gérald Darmanin aura détenu un portefeuille ministériel pendant neuf longues années sous les deux quinquennats d'Emmanuel Macron. Sa longévité dans le service du chef de l'Etat trouve toute sa saveur lorsqu'on relit ce qu'il écrivait, quand il était encore secrétaire général adjoint de LR, en janvier 2017, dans l'Opinion, sur l'actuel occupant de l'Elysée.

Pour accéder à cette tribune, voir l'article Gérald Darmanin (LR) : "Le bobopopulisme de Monsieur Macron" sur le site du journal l'Opinion, 25 janvier 2017 (le lien ne fonctionnant pas !)

16:23 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 16 août 2026

Samedi 29 août, en Avignon : réunion du Front nationaliste

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19:17 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L’État numérique : omnipotent avec vous, impuissant contre les pirates

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

Fin juin, le système informatique de la DGFiP a été pénétré après une usurpation d’identité, permettant la consultation et l’extraction de données concernant particuliers et professionnels ; près de 700.000 contribuables pourraient être concernés selon les informations rapportées. Quelques mois plus tôt, 1,2 million de comptes bancaires du fichier FICOBA avaient déjà été exposés.

Pas un mois ou presque ne passe sans qu’une administration, un ministère ou un service public annonce son piratage ou sa fuite de données. L’ANSSI elle-même recensait 1.366 incidents en 2025, dont près d’un quart touchait ministères et collectivités. Voilà donc le merveilleux État numérique : plus lent, plus compliqué, plus bureaucratique qu’avant ; mais avec, en prime, vos données personnelles offertes aux hackers.

L'État nous avait vendu la numérisation comme la simplification et la sécurité. Nous avons obtenu des formulaires interminables, des comptes obligatoires, des identifiants partout, des plateformes défaillantes et des bases de données gigantesques devenues autant de coffres-forts dont l’État semble régulièrement oublier de fermer la porte.

Et ces mêmes incapables veulent maintenant traquer notre identité sur les réseaux sociaux, naturellement « pour protéger les enfants ». Ils ne savent même pas protéger les informations fiscales et bancaires qu’ils nous obligent à leur confier mais ont la prétention de contrôler qui écrit quoi derrière chaque écran.

10:40 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Ceuta : la crise frontalière espagnole devient une crise de l’UE

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Elena Fritz, via Terre & peuple cliquez ici

L’Espagne entre dans une phase nouvelle de sa crise interne. Une fois de plus, des milliers de migrants illégaux ont tenté de franchir la frontière espagnole à Ceuta. Ce qui est souvent qualifié à Bruxelles de «mouvement de fuite» ou de défi humanitaire révèle ici sa véritable nature: la migration est depuis longtemps devenue un instrument de pression politique.

Les soupçons se portent sur le Maroc. Rabat connaît parfaitement les faiblesses de l’Espagne. Ceuta et Melilla ne sont pas seulement des villes frontalières, mais des leviers géopolitiques. Si les contrôles marocains sont relâchés, Madrid se retrouve sous pression en quelques heures. Il n’a pas encore été prouvé que le récent assaut ait été organisé directement par le gouvernement marocain. Pour l’impact politique, cela est presque secondaire. Ce qui est déterminant, c’est que l’Espagne n’a pu défendre sa frontière qu’au prix de gros efforts.

Un État qui ne décide plus qui entre sur son territoire perd une partie de sa souveraineté. La Falange Española a réagi par une déclaration exceptionnellement sévère. Elle accuse le Maroc d’une opération organisée contre l’Espagne et déclare que, si l’armée ne parvient pas à protéger la frontière, le peuple espagnol a le droit à l'autodéfense. Elle appelle également à des manifestations devant l’ambassade du Maroc.

Les revendications radicales deviennent acceptables là où l’État échoue de manière visible.

Lorsque les citoyens ont l’impression que le gouvernement, la police et l’armée ne peuvent ou ne veulent plus rétablir le contrôle, un processus dangereux commence. La demande de protection des frontières devient alors une demande d’auto-protection. La méfiance conduit à l’auto-organisation. Et une crise migratoire peut se transformer en crise ouverte de l’autorité. Madrid fait ainsi face à un problème que la classe politique de l’UE évite depuis des années.

Bruxelles a traité la migration comme une question morale, discrédité le contrôle national des frontières, et suspecté toute politique plus stricte d’extrémisme. Dans le même temps, les États qui voulaient réellement protéger leurs frontières étaient combattus politiquement et juridiquement !

Le résultat se révèle maintenant : l’UE a idéalisé l’ouverture des frontières sans pouvoir en maîtriser les conséquences politiques.

La migration ne modifie pas seulement les budgets sociaux ou les statistiques criminelles. Elle détermine si un État peut défendre son territoire, son ordre public et, en fin de compte, son monopole de la violence. Ceuta n’est donc pas un incident local à la périphérie de l’Europe. C’est un signe avant-coureur.

Si le Maroc peut exercer une pression intérieure sur l’Espagne en ouvrant sa frontière, la tant vantée « souveraineté européenne » n’est rien d’autre qu’une formule creuse. Une union qui ne protège pas ses frontières extérieures ne peut être ni souveraine ni capable d’agir.

L’UE a placé ses États membres dans une situation paradoxale : la protection nationale des frontières est considérée comme suspecte politiquement, tandis que la perte de contrôle est gérée comme une normalité humanitaire. Cette politique atteint aujourd’hui ses limites.

Si les percées massives se répètent, l’Espagne ne discutera pas seulement s'il faut plus de policiers ou plus de places d’accueil supplémentaires. Il s’agira alors de l’utilisation de l’armée, de la responsabilité politique du gouvernement et de la question de savoir si la population fait encore confiance à l’État pour la protéger.

C’est précisément à ce stade que la migration devient un risque systémique.

L’Europe ne fait pas face à une nouvelle crise migratoire. L’UE est confrontée aux conséquences politiques de sa propre absence de frontières.

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Un certain état d’esprit

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"Je préfère une société de l’émulation à une société du ressentiment. Le sens de l’effort, le goût du mérite, la hiérarchie des priorités sont autant d’impératifs à retrouver. Et peut-être aussi un peu de gratitude. Un pays qui ne sait plus admirer finit par ne plus savoir ce qu’il doit aimer." Ainsi nous gratifie Pascal Praud dans cet édito plein de bon sens : contre la France du ressentiment, celui-là même de nos élites – de gauche évidemment - et qu’ignore le peuple qui reconnaît fort bien les mérites de chacun.

Lire la suite ICI

Source : Journal du dimanche, 16/08/2026

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samedi, 15 août 2026

Quand la censure atteint les libéraux

Fichier:La Censure by Georges Lafosse.jpg — Wikipédia

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées

Après avoir toléré, et souvent approuvé, la réduction au silence de leurs adversaires, les libéraux découvrent les périls de la « régulation » au moment où celle-ci commence à les frapper. L’affaire Franz-Olivier Giesbert révèle moins une dérive nouvelle qu’un changement dans le choix de ses victimes.

Roubaix, judaïsme et délit d’opinion

L’affaire Franz-Olivier Giesbert pourrait n’être qu’une péripétie supplémentaire dans la longue chronique des démêlés entre CNews et l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Elle possède pourtant une vertu particulière : elle révèle l’extrême fragilité de la conception libérale de la liberté d’expression dès lors que celle-ci cesse de bénéficier aux seuls représentants du cercle de la raison autorisée.

Au soir du second tour des élections municipales, le 22 mars 2026, Franz-Olivier Giesbert déclara sur le plateau de Laurence Ferrari qu’il « n’aimerait pas être juif à Roubaix » et que les derniers membres de la communauté juive locale seraient probablement « obligés de partir ». David Guiraud venait de conquérir la ville sous les couleurs de La France insoumise. Saisie par des téléspectateurs, l’Arcom estima que ces propos, demeurés « non contredits ou mis en perspective en plateau », ne reposaient sur « aucun élément sourcé ou étayé ». Elle rappela donc CNews à l’ordre pour manquement aux exigences d’honnêteté, de rigueur et de maîtrise de l’antenne.

La mesure ne constitue pas, juridiquement, une condamnation de Franz-Olivier Giesbert. Elle vise la chaîne qui lui a permis de s’exprimer sans lui opposer immédiatement la contradiction prescrite. La distinction est importante, sans être rassurante. L’autorité administrative ne se borne plus à sanctionner une diffamation, un appel à la violence ou une donnée matériellement fausse. Elle reproche à un média de n’avoir pas assorti une appréciation politique de son contre-discours réglementaire.

Le précédent est considérable. Une opinion prononcée à l’antenne ne serait désormais admissible que si le présentateur, transformé en commissaire politique du contradictoire, la corrigeait sur-le-champ ou la diluait dans une « mise en perspective ». La liberté de parole subsisterait formellement, à la condition que chaque proposition dissidente fût immédiatement escortée par sa réfutation conforme.

Le réveil tardif du libéralisme médiatique

La réaction fut vive. Franz-Olivier Giesbert remercia ironiquement l’Arcom pour cette « décoration » qui l’honorait, accusa l’autorité de se substituer à la justice et conclut : « Vive la liberté d’expression ! À bas la police de la pensée ! » Alexandre Jardin dénonça une « ligne rouge » franchie par une institution publique prétendant soumettre les journalistes à une vérité administrative. Dans Le Figaro, Luc Ferry consacra une chronique à la « police de la pensée », tandis que Jean-Éric Schoettl, ancien directeur général du Conseil supérieur de l’audiovisuel, mettait en garde contre une régulation devenue « muselière ».

Ces protestations sont fondées. Elles n’en arrivent pas moins fort tard.

Les libéraux médiatiques ne découvrent les périls de la censure qu’au moment où celle-ci s’approche de leur propre domaine. Tant que les restrictions à la liberté d’expression frappaient des militants identitaires, des écrivains réputés sulfureux, des polémistes de droite radicale ou de modestes utilisateurs des réseaux sociaux, elles leur paraissaient relever de l’hygiène démocratique. Les fermetures de comptes, les interdictions de réunion, les poursuites judiciaires, les exclusions professionnelles et les campagnes de dénonciation étaient présentées comme autant de mesures nécessaires pour protéger la société contre la « haine ».

La vieille liberté politique se trouvait ainsi remplacée par une liberté conditionnelle, accordée aux seules opinions préalablement déclarées inoffensives. Ceux qui subissaient la répression étaient censés l’avoir cherchée. Leur inquiétude passait pour une obsession victimaire ; leurs protestations, pour une preuve supplémentaire de leur dangerosité. Le libéral pouvait donc applaudir la restriction sans cesser de se croire fidèle aux droits de l’homme : il lui suffisait de rebaptiser la censure « modération », « responsabilité », « vigilance » ou « régulation ».

L’originalité de l’affaire Giesbert tient au fait que la mécanique atteint désormais les membres honorables de la bourgeoisie intellectuelle. La police de la pensée ne s’arrête plus à la périphérie proscrite. Elle s’avance vers le centre et demande à des journalistes installés, à des philosophes académiques et à d’anciens hauts fonctionnaires de rendre compte de leurs propos. C’est alors que le libéralisme redécouvre brusquement la violence du pouvoir administratif.

La mésaventure rappelle une évidence formulée par Julien Freund : le politique ne disparaît pas parce que l’on prétend le remplacer par la morale, la technique ou le droit. La décision demeure ; seul change le langage qui la dissimule. Une autorité dite indépendante reste un pouvoir composé d’hommes qui possèdent des préférences, une sociologie, une conception du bien et une représentation de l’ordre désirable. Son indépendance organique ne lui confère ni l’infaillibilité ni la neutralité métaphysique.

La neutralité comme arme politique

Jean-Éric Schoettl souligne à juste titre la différence entre le pluralisme externe et le pluralisme interne. Le premier consiste à assurer l’existence de médias différents, porteurs de sensibilités distinctes. Le second prétend imposer à chaque chaîne, à chaque émission et bientôt à chaque séquence une représentation instantanée de tous les points de vue autorisés.

Le pluralisme externe permet le désaccord. Le pluralisme interne obligatoire le neutralise. Chaque média perd sa physionomie propre et devient un « robinet d’eau tiède », selon l’expression employée par Schoettl. L’équilibre général des voix cède la place à une surveillance minutieuse de chacune d’entre elles.

Alain de Benoist a souvent relevé que le libéralisme rêve d’une société où la confrontation politique serait remplacée par la procédure, le marché et la discussion raisonnable entre individus abstraits. L’affaire Giesbert montre le terme de cette évolution. Lorsque le consensus ne se produit plus spontanément, l’administration intervient afin de rétablir artificiellement les conditions du débat réputé convenable. La discussion demeure libre, pourvu que ses conclusions possibles aient été préalablement circonscrites.

Carl Schmitt avait montré que la neutralisation des conflits ne supprime jamais la décision politique. Elle déplace simplement le pouvoir vers ceux qui définissent les catégories du permis et de l’interdit. Celui qui décide qu’un propos doit être contredit exerce déjà une souveraineté sur le langage public. Il détermine non seulement ce qui peut être dit, mais encore la manière dont la parole doit être reçue.

L’Arcom ne proclame naturellement aucune doctrine officielle. Elle ne publie ni catéchisme ni index. Elle agit par mises en garde, rappels à l’ordre, obligations de « maîtrise de l’antenne » et appréciations de la « rigueur ». Ce vocabulaire administratif est d’autant plus efficace qu’il masque le caractère politique de ses décisions. Régis Debray a décrit la manière dont les appareils de transmission façonnent les croyances collectives sans avoir besoin de formuler une idéologie explicite. La médiacratie ne règne pas seulement par ce qu’elle affirme, mais par ce qu’elle rend dicible, visible et répétable.

Pierre Bourdieu, que l’on ne saurait soupçonner de proximité avec la Nouvelle Droite, avait lui-même analysé le pouvoir de consécration exercé par les institutions culturelles et médiatiques. La censure moderne prend rarement la forme grossière d’une interdiction générale. Elle agit par sélection, disqualification et imposition des catégories légitimes. Elle décide qui peut parler, en quel lieu, avec quel statut et sous la surveillance de quel contradicteur.

Une hypothèse que les faits permettent de discuter

Le plus singulier est que le propos de Franz-Olivier Giesbert ne relevait nullement d’une fiction sans rapport avec la réalité locale. Une communauté juive s’était établie à Roubaix après la guerre de 1870 et l’annexion d’une partie de l’Alsace et de la Lorraine. Une synagogue fut ouverte rue des Champs, puis le culte se poursuivit dans un oratoire privé jusqu’au début des années 1990. Le rouleau de la Torah fut alors remis à la communauté juive de Lille. En 2015, le président régional du Conseil représentatif des institutions juives de France estimait qu’il ne demeurait plus à Roubaix que cinq ou six familles juives.

Ces éléments ne permettent pas d’attribuer le départ de chaque famille à une cause unique. Les évolutions démographiques, les mobilités résidentielles et la disparition progressive des institutions communautaires constituent des phénomènes complexes. Ils suffisent cependant à rendre plausible la question posée par Giesbert : quel avenir reste-t-il à une minorité religieuse dans une ville dont l’équilibre démographique, culturel et politique a profondément changé ?

Le rôle d’un débat public libre consisterait précisément à examiner cette hypothèse, à la confirmer, à la nuancer ou à la réfuter. L’Arcom choisit une autre voie : faute d’avoir été immédiatement contredite, l’affirmation devient en elle-même un manquement de la chaîne. La question de fond s’efface devant la discipline du discours. Ce qui importe n’est plus de savoir si des Juifs ont quitté Roubaix, si la synagogue a fermé et si la communauté organisée a disparu, mais de vérifier que nul ne tire publiquement de ces faits une conclusion non homologuée.

Le réel devient ainsi secondaire. Jacques Ellul avait montré combien la société technicienne tend à substituer l’efficacité des dispositifs à la délibération sur leurs fins. Dans le domaine médiatique, le mécanisme de régulation acquiert sa logique propre : puisqu’une institution existe pour contrôler, elle doit toujours découvrir quelque chose à contrôler. Sa survie dépend de l’extension continue de son objet.

Le monstre ne reconnaît pas ses créateurs

La contradiction actuelle des libéraux pourrait se résumer simplement. Ils ont accepté que la liberté d’expression fût subordonnée à la protection de groupes, à la prévention de risques indéfinis et au maintien d’un espace public réputé pacifié. Ils ont consenti à ce que des institutions administratives, des plateformes privées et des associations militantes définissent les limites toujours mouvantes de la parole admissible. Ils s’étaient seulement persuadés que ces limites ne les concerneraient jamais.

Cette certitude reposait sur une conception sociale, et non juridique, de l’impunité. Appartenant au cercle de la modération, de la compétence et de la respectabilité, ils se croyaient naturellement protégés contre les instruments destinés aux « extrêmes ». Ils avaient oublié qu’un appareil de contrôle ne demeure pas éternellement au service de ceux qui l’ont légitimé. Toute institution cherche à étendre ses attributions, toute norme appelle son interprétation extensive et toute police finit par découvrir de nouveaux suspects.

Guillaume Faye avait perçu, dès les années 1980, le rôle décisif du champ culturel et médiatique dans la formation de l’hégémonie politique. Le pouvoir ne réside pas seulement dans l’État ni dans la propriété économique ; il appartient aussi à ceux qui imposent les mots, distribuent les qualifications et déterminent les opinions qui relèvent encore de la discussion. En abandonnant ce pouvoir à des instances prétendument neutres, les libéraux ont préparé leur propre mise sous tutelle.

Leur indignation présente demeure néanmoins instructive. Elle peut marquer soit un simple réflexe corporatiste, soit le commencement d’une prise de conscience. Dans le premier cas, ils réclameront une exception pour Franz-Olivier Giesbert, Luc Ferry et leurs semblables, tout en laissant la machine poursuivre son œuvre contre les moins recommandables. Dans le second, ils comprendront que la liberté d’expression ne se divise pas selon le rang social, le brevet de respectabilité ou la position occupée sur l’échiquier politique.

Raymond Aron rappelait que la démocratie libérale repose moins sur la vertu supposée des gouvernants que sur l’organisation de leur contestation. Cette contestation devient impossible si une autorité administrative peut décider qu’une opinion doit être immédiatement rectifiée avant même que le public ait eu le temps de la juger. Le citoyen est alors traité comme un mineur intellectuel, incapable de distinguer un fait d’une appréciation ou de confronter lui-même plusieurs sources.

La leçon de l’affaire Giesbert ne tient donc pas seulement à l’Arcom. Elle réside dans l’effondrement d’une illusion : celle d’une censure qui demeurerait sagement cantonnée aux marges, ne frappant que les individus désignés à l’avance comme dangereux. La censure est un pouvoir, non un service à la carte. Lorsqu’on l’installe, on ignore toujours qui en héritera et contre qui elle sera employée.

Les libéraux avaient applaudi le monstre parce qu’il dévorait leurs adversaires. Ils découvrent avec effroi qu’il ne connaît ni leurs titres, ni leurs états de service, ni leur ancienne fidélité au régime. La créature qu’ils ont nourrie s’approche maintenant de leur table. Leurs protestations sont légitimes ; leur étonnement l’est beaucoup moins.

Article paru sur Polémia, cliquez ici. Voir aussi, sur le même sujet, l'article de Balbino Katz paru sur Breizh-Info, cliquez là.

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