jeudi, 03 septembre 2026
Notre Ami Pierre Cassen a de la chance... il a lu le bouquin de Sarah Knafo
12:27 Publié dans Sarah Knafo, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Cette fin de semaine, les 5 et 6 septembre, comme chaque année, Synthèse nationale aura un stand aux 56e Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil
12:27 Publié dans Rendez-vous avec Les Bouquins de Synthèse, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Voile islamique : l'opportunisme électoral de Jean-Luc Mélenchon
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Jean-Luc Mélenchon vient donc de découvrir qu’il avait commis une « erreur terrible » sur le voile islamique.
En 2010, celui-ci était pourtant pour lui un « signe de soumission patriarcale ». En 2017, il ironisait encore sur ce « chiffon sur la tête ».
Aujourd’hui, changement de décor, changement de clientèle électorale… et changement (en apparence) de conviction.
Il nous explique évidemment qu’il s’agit d’un admirable cheminement intellectuel. On peut aussi y voir quelque chose de beaucoup plus prosaïque : l’opportunisme d’un homme qui adapte méticuleusement son discours aux électorats qu’il entend conquérir.
Hier, le vieux tribun laïcard méprisait les signes religieux. Aujourd’hui, le candidat cajole une partie de l’électorat musulman dont LFI dépend fortement dans de nombreux territoires.
Le plus extraordinaire est qu’il voudrait faire passer cette spectaculaire conversion politique pour une illumination morale. Mélenchon n’a pas simplement fait semblant de changer d’avis : il a surtout changé de stratégie.
Chez lui, la « soumission patriarcale » devient donc parfaitement fréquentable dès lors qu’elle peut rapporter suffisamment de bulletins de vote.
Ce n’est même plus de la laïcité à géométrie variable, c’est de l’électoralisme islamique à visage découvert.
11:08 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Sarah Knafo ce jeudi soir sur LCI
Anecdote perso :
Hier, mercredi, en fin d'après-midi, je me suis rendu à la Maison de la Presse la plus proche de chez moi pour acheter le fameux livre :
- Mon pauvre Monsieur, ce matin nous en avons reçu 12, à midi, ils étaient tous vendus... Vous êtes le quinzième cet après-midi qui nous le demande et qui ressortira bredouille...
Je n'ai donc plus qu'à prendre mon mal en patience et, en attendant, j'ai acheté le nouveau numéro d' Éléments.
R H
11:04 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Ceuta, le gouvernement espagnol avait été averti de l’invasion
Michel Festivi
Être averti et ne prendre aucune mesure, ne rien anticiper, faire la politique de l’autruche, c’est exactement l’attitude qu’a eu le gouvernement socialo-communiste de Pedro Sánchez. Car ce qui se passe à Ceuta est dévastateur, non seulement pour l’Espagne, mais aussi pour la France et l’Europe toute entière, tant les politiques migratoires sont un problème européen, et l’invasion d’une partie du territoire européen, concerne tous les autres pays, et singulièrement la France, dont le gouvernement ne contrôle rien, laisse tout passer, et se refuse à agir à l’image de Macron, Lecornu et Nuñez.
Or en France notamment, aucun journaliste ou commentateur digne de ce nom, ne connaît réellement la vie politique espagnole, les articles du Figaro qui reprennent telles quelles le plus souvent les dépêches de l’AFP sont affligeants de béatitudes, et même sur Cnews, Michel Hayad qui est impeccable sur les problèmes du Moyen-Orient, ne semble rien connaître de l’Espagne et de son gouvernement archi minoritaire, soutenu comme la corde soutient le pendu par les communistes de Sumar (anciennement Podemos), et par les indépendantistes catalans et basques, très à gauche, qui font la pluie et le beau-temps et imposent à Pedro Sánchez leur tempo.
Or, il est aujourd’hui prouvé, et des journaux indépendants du pouvoir tels que El Debate, El Mundo ou El Español viennent d’évoquer ce qui s’est réellement passé, à savoir que le Maroc a incité et organisé cette crise migratoire, dans le but avéré de récupérer Ceuta et Melilla, deux enclaves ibérico-espagnoles depuis le XIVème siècle. Même l’ONU, pourtant archi favorable aux pays musulmans, a décidé que ces deux enclaves étaient totalement espagnoles, selon les critères qu’elle retient, et qu’elles n’avaient pas à figurer sur les listes des entités à être décolonisées. Car le Maroc revendiquait devant l’organisation internationale leur rattachement. Mais l’insigne faiblesse du gouvernement espagnol, incite les autorités marocaines à continuer à pousser leurs pions.
1°) Le Maroc est à l’origine de la crise d’invasion :
Un hacker marocain, vivant en Allemagne, avait diffusé dès l’arrivée des 80.000 migrants, une liste d’environ 70.000 agents d’influence marocains agissant en Espagne. Les services de sécurité espagnols ont commencé à vérifier ces informations, et ont fait savoir que beaucoup de noms s’avéraient effectivement correspondre à ce qui était dénoncé. Une association espagnole a porté plainte pour atteinte à la sécurité nationale et à l’intégrité du territoire contre le délégué à Ceuta du gouvernement. Un juge a été commis, et a demandé des pièces et documents aux services secrets. C’est ainsi que la police a remis à ce magistrat, María Tardón, un rapport, au terme duquel elle confirme que des agents marocains, en civil ou en uniforme ont guidé les migrants vers Castillejo et ouvert la voie pour rejoindre la frontière à El Tarajel.
Le but était de submerger le système de contrôle frontalier et d’attenter à la souveraineté espagnole pour conquérir par le coup de force les deux enclaves, grâce à la pression que cela occasionnerait. D’ailleurs les migrants sont arrivés en plusieurs vagues, d’abord les plus vigoureux, et ensuite des plus jeunes, puis les femmes et les enfants, les premiers aidant les suivants. Pourquoi d’autre part, les 2/3 environ ont ensuite regagner le Maroc ? C’est assez incompréhensible si on zappe l’influence marocaine dans cette affaire. Il reste aujourd’hui environ 10.000 migrants, et non pas 5.000 comme le prétend le gouvernement. Cela pose d’ailleurs un problème considérable d’hygiène, de sécurité, les femmes n’osent plus sortir (environ 20 viols ou agressions sexuelles au bas mot). Les commerçants sont ruinés, les habitants désespérés et il tourne en boucle à la télévision espagnole, les violences commises contre des forces de l’ordre qui restent l’arme au pied devant les migrants, mais qui répriment les manifestants qui entendent rester maître chez eux. Une juge de Ceuta, Silvia Rojas, affirme quant à elle, qu’il existe depuis la crise, une augmentation exponentielle des agressions sexuelles. 23 plaintes ont été portées, mais elle considère que beaucoup de victimes ne le font pas savoir. Cette invasion a également provoqué un effondrement des services publics notamment hospitaliers.
D’autre part, le très renommé Commissariat général à l’immigration et aux frontières vient d’indiquer qu’il détiendrait l’enregistrement de 300 migrants illégaux, expliquant que le Maroc leur aurait fourni des moyens et des fonds pour les encourager à passer la frontière. Des transports auraient ainsi été mis à leurs dispositions pour les amener au plus près. Pour autant, le gouvernement espagnol continue avec ses lubies, accusant la Russie et Israël. La presse marocaine, elle, se réjouit de la situation.
2°) Le gouvernement espagnol avait été averti et a nié le problème :
Le 27 juillet dernier, le Président de Ceuta, Juan Jesus Vivas du Parti populaire avait prévenu la Moncloa de l’arrivée de 1.500 clandestins, dont environ plus d’une centaine de mineurs. Aucune réaction du gouvernement. Le 28/7 il a demandé l’état d’alarme compte tenu des risques de voir les choses s’aggraver selon les informations qu’il recevait. Rien du côté des services du premier ministre, ou de l’intérieur. De nouveau, le 29 juillet il relance sans succès. On lui fait savoir que tout cela n’était nullement justifié. Aujourd’hui, le ministre de l’intérieur Marlaska nie avoir reçu ces alertes, contrairement à la ministre de la défense qui l’avait dans un premier temps admis, mais qui aujourd’hui garde un silence gêné.
Le 31 juillet, Sánchez est venu quelques heures sur le Peñon, puis est reparti aussi vite en vacances et y est resté, assurant de vagues vidéos. Il faut rappeler qu’il n’avait pas hésité à régulariser pour de basses raisons électorales, un million de sans papier, quelques mois auparavant. Aujourd’hui, le gouvernement entend répartir les mineurs dans plusieurs provinces, ce que contestent Vox et le PP, alors que le Maroc, hypocritement, les revendique.
3°) Que se passe-t-il avec le Maroc ?
Tout le monde sait que le Maroc entend conquérir Ceuta (en face de Gibraltar) et Melilla plus à l’Ouest vers l’Algérie. Ce qui est en jeu, c’est l’indépendance ou pas du Sahara occidental, qui jusqu’en 1976 était une possession espagnole, que l’Espagne a lâché après la marche verte organisée par Hassan II. L’Algérie meilleur ennemie du Maroc, milite elle, pour l’indépendance du Sahara occidental, et soutien les révolutionnaires Saharaoui qu’elle finance, car dans ce cas elle sait qu’indirectement elle dominerait ce coin de territoire. Le pays est très riche en phosphate, et ses côtes sont très poissonneuses. Le Maroc, soutenu par l’ONU et les américains, entend conserver toute souveraineté sur ce territoire. Les américains et notamment Donald Trump sont à fond pour le Maroc contre l’Espagne, qu’ils considèrent à juste titre comme étant un allié des palestiniens et des iraniens, et ils fustigent l’absence de politique migratoire de la Péninsule.
Jusqu’en 2020, l’Espagne avait une ligne claire : le Sahara occidental devait rester sous l’orbite marocaine. Mais cette année-là, sous la pression de ses alliés communistes et indépendantistes, Sánchez a changé d’attitude, et a reconnu le front Polisario et donc indirectement l’indépendance pour faire plaisir à l’Algérie qui lui livre 30% de son gaz. Une crise est intervenue, Rabat a ouvert les vannes de l’immigration, et Sánchez a fait marche arrière toute, mais le mal était fait. Depuis lors les relations sont très tendues entre les deux pays, et le Maroc est le maître du jeu et joue au chat et à la souris. L’Algérie à son tour est furieuse de ce revirement. Bref Madrid se retrouve par sa politique désastreuse, entre le marteau et l’enclume. En punition Alger avait fermé les vannes des livraisons de gaz. Tout cela parce que le PSOE est minoritaire au parlement, qu’il ne tient qu’avec ses alliés comme je l’ai expliqué, et que Pedro Sánchez est un extrémiste près à tout, ce qu’aucun analyste politique ne comprend ou ne veut comprendre, le prenant à tort pour une sorte de social-démocrate, qu’il n’a jamais été.
Dans la soirée ce 2 septembre, des milliers et des milliers de manifestants ont commencé en soirée, devant les municipalités d’Espagne à manifester leur dégoût du gouvernement espagnol, aux cris de « Vive l’Espagne ! », drapeaux sang et or en tête. Santiago Abascal a déclaré « Sánchez est un psychopathe dangereux et en roue libre ». L’indépendantiste catalan qui soutien Sánchez, Carles Puigdemont a lui osé affirmer que Ceuta et Melilla devait être décolonisé comme Gaza ! Combien de temps ce pouvoir tiendra-t-il encore ? C’est toute la question, espérons le moins longtemps possible.
00:53 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
L'Europe salue le soulèvement de l'Espagne face à l'invasion
00:41 Publié dans En Europe et ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Un manuel de rémigration
La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol
De Belfast à Rome, de Ceuta à Leipzig, le sujet brûlant de la rémigration prend une ampleur inédite considérable auprès des opinions européennes malgré l’occultation sciemment entretenue par le système médiatique d’occupation mentale. Le 31 octobre prochain doit se tenir à Paris une réunion, la troisième après l’Italie à Milan en avril 2025 et à Porto au Portugal en mai 2026, sur ce thème crucial pour l’avenir des Eurochtones. Pas sûr que le régime répressif d’extrême centre de l’Élysée la maintienne…
Il y a quelques mois paraissait un essai de Jean-Yves Le Gallou sur cette problématique. Son préfacier, le militant identitaire autrichien multi-persécuté Martin Sellner, l’avait devancé dès 2024 avec Remigration. Ein Vorschlag aux éditions Antaios du courageux Götz Kubitschek.
Après une traduction espagnole chez Editorial EAS, voici enfin sa version française ! On remarquera que la publication de Remigration. Une proposition, (2026, 216 p., 18 €.) ne relève pas du groupe éditorial Bolloré que certains naïfs estiment être à la pointe du combat des idées. Non, cette belle initiative d’offrir au lecteur français l’analyse pertinente de Martin Sellner revient à une maison d’édition installée en Vivarais, Hétairie, qui présente un ouvrage soigné et de belle facture. Bravo pour cette parution !
Remigration. Une proposition n’est pas un pamphlet contre la présence immigrée en Europe. Martin Sellner propose par des exemples pratiques et des cas précis qu’une politique de rémigration n’appartient pas à la science-fiction. S’adressant à l’origine au public allemand et autrichien, membres d’États historiquement fédéraux, l’auteur se revendique de droite, terme qui implique dans le monde germanique une rupture certaine avec les conventions formelles établies.
Face à un « État-providence [qui] se transforme progressivement en instrument de redistribution ethnique », « ce livre est conçu comme le fondement d’une “ œuvre pionnière métapolitique ” destinée à préparer la rémigration sur le plan des idées ». Il lui importe de se confronter à une « Allemagne [qui] devient une “ société de minorités multiples ”, dans laquelle la majorité autochtone se trouve peu à peu ravalée au rang d’un groupe ethnique parmi d’autres ». Les justes critiques de Martin Sellner ne concernent pas les minorités ethniques enracinées qui forment la remarquable marqueterie polyculturaliste européenne (les Danois du Schleswig – Holstein, les Frisons orientaux en Basse-Saxe, les Sorabes de Lusace, les Slovènes de Carinthie, les Roms et les Sinti, etc.). Pour lui, « les peuples existent, mais selon une modalité différente de celle des communautés religieuses, économiques ou purement sociales ». Il reconnaît par ailleurs que « l’identité collective n’est pas un objet statique, mais un processus réflexif et dynamique. Elle ne peut donc être définie une fois pour toutes ni définitivement fixée ». Son projet ambitieux de rémigration correspond à « une politique identitaire positive [… qui] souhaite préserver, mais aussi développer, le peuple comme expression de la diversité ethnoculturelle du monde ».
Comment le « cauchemar principal du régime de Berlin » imagine-t-il la rémigration ? Il s’agit d’abord d’« un concept englobant l’ensemble des mesures relevant d’une politique identitaire et démographique de droite, destinée à réduire une étrangeté devenue excessive. Cela comprend l’expulsion des immigrés illégaux, mais ne s’y limite pas : il faut également y inclure une réforme du droit d’asile, du droit de la nationalité et du droit des étrangers, ainsi que toutes les mesures susceptibles d’encourager le retour volontaire ». Dans les faits, « la rémigration désigne un ensemble de mesures destinées à inverser les flux migratoires, sur le fondement d’une politique démographique et identitaire alternative ». Elle contredit donc « la politique démographique dominante [qui] est, sans conteste, celle du remplacement par l’immigration ». Il prévient enfin que « la normalisation démographique par la rémigration ne signifie donc ni “ État racial ” ni “ lois de Nuremberg ”. La politique de rémigration vise la question de la loyauté, de l’obéissance à la loi et de la volonté d’assimilation ».
00:00 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
mercredi, 02 septembre 2026
SARAH KNAFO CHEZ CHRISTINE KELLY MARDI SOIR
19:43 Publié dans Sarah Knafo, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Dimanche 20 septembre, à Paris : un colloque consacré à Julius Évola
17:22 Publié dans Gabriele Adinolfi, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
MICHEL FESTIVI INVITÉ CE SOIR DE BERNARD ANTONY SUR RADIO COURTOISIE
17:02 Publié dans Michel Festivi, Sur les ondes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
De Chirac à Mélenchon... un projet : détruire la France

16:39 Publié dans Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Pierre-Yves Thomas, conseiller municipal Reconquête de Saint-Brieuc, seul contre tous, défend les Briochins
10:08 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Escalades, suite

Il n’est de bon citoyen qui ne se soit poser la question de savoir où vont nous mener les guerres instruites par la Russie et les Etats-Unis, en Ukraine et au Moyen-Orient. Ces deux guerres ont un point commun : Russes et Américains ne savent plus comment se sortir d’une situation qu’ils ont eux-mêmes créée. En attendant, entre le réchauffement climatique et les prix qui font du yoyo dans tous les domaines, même si pour l’instant les déséquilibres ne sont pas flagrants, la tentation pourrait être grande de la part d’un Donald Trump comme d’un Vladimir Poutine de considérer que la porte de sortie se trouverait dans l’escalade. Autrement dit, la perspective d’une guerre qui pourrait embraser la planète entière. C’est ce que tente d’analyser, avec son acuité habituelle, Pierre Lellouche dans cette chronique à Valeurs actuelles.
Lire la suite ICI
Source : Valeurs actuelles 2/9/2026
08:43 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
mardi, 01 septembre 2026
Sarah Knafo face à Marc-Olivier Fogiel sur RTL
17:26 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Le voile islamique, symbole de l’hypocrisie politique française

Julien Dir
Marine Le Pen a donc ressorti du placard, lundi 31 août, la promesse d’un référendum débouchant sur la pénalisation du voile dans l’espace public. Jean-Philippe Tanguy avait dégainé la veille sur BFMTV, avec cette comparaison qui restera : une amende, comme pour une ceinture de sécurité non bouclée. Le lendemain, Jordan Bardella nuançait déjà, jurant qu’il ne s’agirait pas d’instaurer une police du vêtement, sans dire clairement si des amendes seraient dressées. Sébastien Chenu, lui, expliquait sur LCI qu’il faudrait d’abord « définir » l’idéologie islamiste et ses signes extérieurs. En 48 heures, trois responsables du même parti, trois versions.
Quel voile, exactement ?
Commençons par le commencement. De quoi parle-t-on ? Du voile intégral, déjà interdit depuis 2010 par une loi qui, elle, avait l’intelligence de ne viser aucune religion en particulier mais la dissimulation du visage ? Du hijab ? Du foulard noué au cou, qui ressemble furieusement à celui que porte une femme algérienne de 70 ans ? Du turban ? De la kippa, tant qu’on y est — car Marine Le Pen, en 2012, assumait au moins la cohérence de dire que supprimer le voile impliquait de supprimer la kippa dans l’espace public ? Depuis 2021, il n’est plus question que du voile, uniquement. La cohérence est passée à la trappe, la ciblage religieux reste.
Personne, dans les rangs qui promettent la sanction, n’a été capable de définir précisément le vêtement qui vaudrait contravention. C’est un détail, dira-t-on. C’est le contraire d’un détail : c’est le cœur de l’affaire. On ne pénalise pas un symbole flou. On pénalise un comportement défini, ou l’on ne pénalise rien du tout.
Et qui verbalise ?
Admettons. Admettons que le miracle juridique se produise, que la Constitution soit révisée, que la France sorte de la Convention européenne des droits de l’homme — ce que les juristes rappellent comme condition préalable, entraînant mécaniquement la sortie de l’Union européenne. Admettons.
Qui va verbaliser ? Les policiers qui, aujourd’hui, hésitent à tirer sur un refus d’obtempérer parce qu’ils savent que leur identité sera divulguée, qu’ils seront mis en examen, que leur famille sera menacée ? Les mêmes policiers à qui l’on demanderait, demain, d’aborder une femme dans la rue pour lui coller 135 € parce que son foulard est mal noué ? Dans quels quartiers ? Combien de temps avant que la première interpellation ne dégénère, avant que la première vidéo ne tourne, avant que la première nuit d’émeutes ne parte d’un contrôle de tissu ?
La réponse, chacun la connaît. La loi ne serait appliquée nulle part là où elle prétendrait l’être, et scrupuleusement appliquée là où elle ne servirait à rien — sur la retraitée maghrébine de Vendée qui n’a jamais menacé personne, sur la petite commerçante de province, sur celles précisément qui ne posent aucun problème. Comme toujours. Comme partout.
L’inversion du problème
Voilà le vrai scandale de cette proposition, et il n’est pas juridique. Il est moral.
On a laissé entrer sur le territoire, en cinquante ans, plusieurs millions de personnes appartenant à une civilisation, une religion, un ensemble de mœurs et de codes qui n’étaient pas ceux de la France. On l’a fait sans jamais consulter les Européens sur la question. On a traité de racistes ceux qui posaient la question. On l’a fait par lâcheté patronale, par calcul électoral, par sentimentalisme humanitaire, par idéologie.
Et maintenant qu’elles sont là — installées, françaises pour beaucoup, nées ici pour la plupart — on voudrait leur reprocher d’être ce qu’elles sont ? On voudrait s’en prendre non pas à la cause, mais à ses manifestations vestimentaires ? On refuse de dire qu’il y a un problème d’immigration et de le traiter, alors on décide de vexer les musulmans. On refuse de nommer la question démographique, alors on légifère sur le tissu.
C’est le contraire du courage politique. C’est la fuite déguisée en fermeté. Un peuple qui n’ose plus discuter de qui entre chez lui se venge en réglementant ce que portent ceux qui y sont déjà. C’est mesquin, c’est petit, et c’est surtout parfaitement inefficace.
Une brimade, et rien d’autre
Car soyons clairs sur ce que produirait une telle mesure si elle était appliquée. Elle ne convertirait personne. Elle n’assimilerait personne. Elle ne réduirait pas d’un iota l’influence des Frères musulmans, le financement étranger des mosquées, le communautarisme des cages d’escalier, ou la prédication salafiste sur les réseaux. Elle produirait exactement l’inverse : elle offrirait à l’islamisme politique le seul carburant dont il manque encore un peu en France, la persécution.
Elle transformerait chaque femme voilée en martyre potentielle, chaque contravention en preuve de l’hostilité française, chaque procès en tribune. Elle donnerait raison à ceux qui expliquent depuis vingt ans aux jeunes des quartiers que la République les hait. Elle radicaliserait des familles jusque-là tranquilles. Et elle offrirait aux organisations islamistes, sur un plateau, l’argument qu’elles cherchent depuis toujours.
On ne combat pas une idéologie en humiliant ses fidèles. On la combat en tarissant ce qui la nourrit : les flux, l’argent, les réseaux, l’impunité, l’absence de contrepartie exigée. Tout cela est possible, tout cela est légal, tout cela ne nécessite ni référendum impossible ni révision constitutionnelle. Mais tout cela exige du courage.
Le RN se tire une balle dans le pied
Le plus étonnant, dans cette affaire, c’est que le Rassemblement national ait choisi ce terrain-là. Un parti qui, depuis dix ans, a patiemment construit sa crédibilité sur le pouvoir d’achat, la sécurité et la maîtrise des frontières, et qui vient replonger, à dix-huit mois du scrutin, dans le registre le plus caricatural .
Le résultat était prévisible : le camp d’en face jubile. Mélenchon dénonce des « obsessions sexistes et islamophobes » et se paie à peu de frais une posture de défenseur des libertés — lui dont les positions sur ces sujets mériteraient un examen autrement sévère. Le gouvernement, ravi de l’aubaine, agite la constitutionnalité. Édouard Philippe se pose en gardien du temple libéral. Tous ces gens, qui n’ont strictement rien fait sur l’immigration en dix ans, se retrouvent en position de donner des leçons.
Et à l’intérieur même du RN, ça discute, ça nuance, ça recule. Bardella parle de deux référendums échelonnés, dont un seulement en cours de quinquennat. Chenu demande qu’on définisse d’abord les termes. Marine Le Pen elle-même, il y a peu, concédait un « problème complexe » nécessitant une mise en place progressive. Un parti qui n’est pas d’accord avec lui-même sur sa propre proposition n’a pas une proposition : il a un slogan.
Ce que voile veut dire
Le voile, en France, en 2026, n’est pas d’abord un vêtement. C’est un miroir. Il renvoie à ce pays l’image exacte de ce qu’il a fait de lui-même : un pays qui a accepté sans jamais le décider un changement de peuplement d’une ampleur inédite, et qui préfère aujourd’hui légiférer sur un morceau d’étoffe plutôt que d’assumer un regard lucide sur cinquante ans de politique migratoire.
Interdire le voile, ce serait casser le miroir en espérant changer le reflet. Cela ne marche jamais. Cela n’a jamais marché nulle part. Et cela n’aurait qu’un seul mérite : permettre à ceux qui le proposent de dire qu’ils ont fait quelque chose.
Il reste dix-huit mois avant l’élection. Espérons qu’ils seront employés à des débats plus sérieux que celui-là.
Source : breizh.info
10:38 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |















































