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dimanche, 20 septembre 2026

L'ÉTAT EN FAILLITTE

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Nicolas Zahar
 
Les impôts, les recettes fiscales, représentent 20% du PIB. Le PIB, le Produit Intérieur Bruit, représente à peu près la Richesse nationale produite en une année dans un pays. 20% de ce PIB est donc prélevé par l'Etat. Auquel s'ajoute 24 % de prélèvements sociaux, les cotisations sociales en gros. La somme des deux représente 44% du PIB, soit 1.300 milliards de prélèvements obligatoires (600 milliards pour les impôts + 700 milliards pour les prélèvements sociaux), pour un PIB de moins de 3.000 milliards. Nous sommes les champions mondiaux en la matière, enfin presque. Et bien imaginez-vous que cela ne suffit pas, la République doit emprunter chaque année plusieurs dizaines de milliards pour combler son déficit, qui représente donc un surcroît de dépenses. Si le montant de la dette augmente le montant des intérêts annuels à rembourser, à taux constant, augmente donc.
 
55% des 600 milliards des seules recettes fiscales servent au fonctionnement de L'État, soit 1 milliard par jour (presque rien pour l'investissement), le reste, les 45% restant, s'évapore dans les mille feuilles des Collectivités locales et territoriales, et la Sécu encore.
 
Le premier poste budgétaire de l'État concerne le seul remboursement des intérêts annuels des emprunts publics qui mécaniquement augmentent puisque la dette augmente tout comme le taux d'intérêt en plus…jusqu'au moment où plus personne ne nous prêtera.
 
Les budgets de tous les ministères sont largement grevés par les salaires, et surtout les retraites. Celui de la Défense, par exemple, où 1 militaire sur 20 est un officier général en est une illustration... Les Colonels sont ainsi nommés généraux 6 mois avant la retraite et partent sans perte de salaire ; il en est ainsi dans toute la fonction publique qui compte 6 millions de fonctionnaires, dont 1 million pour le seul ministère de l'Education nationale, le fameux Mammouth, et pour quel résultat ! Il y a 1 fonctionnaire pour 5 salariés ! 1 fonctionnaire pour 11 habitants ! Encore un autre record mondial, la Corée du Nord nous bat à plat de couture... pour l'instant.
 
Les déficits des caisses de retraites s'aggravent plus vite que celle de l'État. Parce qu'il y a aujourd'hui un retraité pour 1,7 cotisant. La retraite à 60 ans, c'est 1 retraité pour 1 cotisant en 2030. Je vous laisse conclure du bon sens d'une telle mesure. Augmenter les taux de cotisations c'est augmenter la masse salariale, c'est donc grever la marge des entreprises qui iront produire ailleurs si elles le peuvent, qui déposeront le bilan autrement. Prendre aux riches pour donner aux pauvres ? C'est déjà le cas pour ceux des "riches" qui ne sont pas partis créer des entreprises florissantes ailleurs, particulièrement les plus dynamiques, aux États-Unis essentiellement, où on préfère les créateurs d'entreprises plutôt que les inventeurs d'infectes sottises.
 
Avec l'entêtement de l'État sur la fiscalité des carburants, c'est la récession obligatoirement, avec la déflation en sus, et un nombre exponentiel de dépôts de bilan avant Noël, donc moins de recettes... et plus de besoins sociaux... et des désordres conjuguées tel que Macron ne pourrait pas finir son mandat de sabotage ; ce sont ses patrons qui seraient contrariés. Sinon bloquer les prix des carburants dans un marché mondial c'est organiser la pénurie tout simplement, d'ailleurs cela a déjà était fait. La seule solution est de baisser immédiatement la pression fiscale sur les carburants pour être aux mêmes niveaux de prix que la plupart de nos voisins européens.
 
Seulement voilà cela serait anti-constitutionnel, comme l'a déjà fait savoir le Conseil constitutionnel, idem pour la préférence nationale. Changer la Constitution par référendum ? Impossible sans le Congrès, Assemblée nationale et Sénat, et impossible de dissoudre le Sénat. La République a tout verrouillé au cas où, nous sommes en liberté surveillée.
 
La dette officielle de l'État est de 3.600 milliards. La dette publique hors bilan est de 10.000 milliards, soit 1.700% des recettes fiscales annuelles de l'État. On ne pourra donc jamais rembourser, à moins d'une hyper inflation conjuguée à des montants de retraites et salaires de fonctionnaires bloquées, excepté pour les 600.000 fonctionnaires des fonctions régaliennes, indispensables à la survie de l'État, Armée, Police et Justice.
 
La dette publique, comme celle privée des États-Unis est pire que la nôtre, sans doute dix fois plus, pour une population seulement 5 fois supérieure à la nôtre, mais ils disposent de la monnaie mondiale de référence, le dollar pendant que nous avons nos assignats, ils sont les champions l'IA pour la meilleure et la pire, nous du grand remplacement pour le pire uniquement, ils ont donc la croissance et nous la récession bientôt, etc. Et dire que c'est Nous qui les avons libérés des Anglais avant de leur donner la grande Louisiane qui représentait alors le double de leur territoire. Qui va nous libérer, nous ?
 
Le dernier livre de Jean-Christian Petit-fils "La Révolution française" (Perrin, 2026) met en relief la responsabilité de la noblesse d'argent et de robe dans cette tragédie qui n'en finit pas. Cette fausse noblesse, mais véritable aristocratie, avait déjà le pouvoir économique, et les privilèges il ne leur manquaient plus que le pouvoir politique. Le "Peuple" n'était pour rien dans cette mésaventure révolutionnaire, il n'était d'ailleurs pas même au courant de cette Révolution avant que ne s'installe la Constitution civile du Clergé et à sa suite la Terreur républicaine. Le Tiers-État était représentée par la bourgeoisie qui s'auto attribuait des particules, tel Danton, Robespierre et Marat. 
 
C'est aujourd'hui le même schéma qui se précise avec la même ploutocratie, la même contingence climatique dont les conséquences s'aggravent de manière accélérée, une crise de la dette sans doute pire encore... Nous avons une crasse politique encore plus médiocre et plus dangereuse en sus, les partis politiques sont intrinsèques à la démocratie, et les partis ne survivent que par la démagogie, les magouilles, la corruption sous tous ses aspects, les idéologies, la division, les trahisons... Le déshonneur !
 
La population est en plus aujourd'hui plus âgée et divisée particulièrement dans sa foi ce qui est encore plus grave ; car la vraie Religion catholique est l'âme et la force de notre Nation, née d'un baptême. L'Église est attaquée de toute part y compris en son propre sein, par elle même, depuis le dernier Concile qui cherche un syncrétisme entre le Christ qui est seul Vérité et les erreurs.

10:49 Publié dans Nicolas Zahar | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Les intelligences artificielles dépenseront-elles notre argent ?

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Franck Abed

L’intelligence artificielle ne se contente plus de répondre à nos questions, de rédiger nos textes ou d’analyser des données. Elle commence désormais à agir dans le monde économique à notre place.

Revolut et Visa viennent ainsi de franchir une étape importante en réalisant en France une expérimentation de paiement initié par une intelligence artificielle en conditions réelles.

Jusqu’à présent, les innovations dans les moyens de paiement avaient principalement transformé l’instrument. Nous sommes passés des espèces au chèque, du chèque à la carte bancaire, puis au paiement sans contact et au smartphone. Mais l’homme demeurait à l’origine immédiate de l’acte car il choisissait et il payait.

Avec l’intelligence artificielle des " agents ", le changement se révèle d’une autre nature. Une IA peut rechercher un produit, comparer différentes offres, sélectionner une solution et dans un cadre préalablement défini par l’utilisateur aller jusqu’à l’acte de paiement.

Nous ne sommes donc plus seulement face à une évolution des moyens de paiement. Nous assistons potentiellement à une transformation de l’acte économique lui-même. Pendant longtemps, l’ordinateur exécutait une décision humaine. Désormais, la machine peut analyser une situation et accomplir une succession d’actions permettant d’atteindre un objectif.

Pour les banques et le secteur financier, les perspectives sont considérables... Je cite entre autres l'automatisation de certains achats, la gestion intelligente des dépenses, l'optimisation des abonnements ou des assistants financiers capables d’exécuter certaines opérations.

Toutefois, cette évolution pose également des questions essentielles de sécurité, de consentement, de responsabilité et de lutte contre la fraude. Une erreur dans un texte généré par une IA peut être corrigée. Une erreur dans une opération financière peut immédiatement avoir des conséquences patrimoniales, parfois durables voire incalculables.

Derrière la prouesse technologique apparaît donc une question profondément philosophique : jusqu’où l’homme souhaite-t-il déléguer sa capacité de décision ? La véritable révolution de l’intelligence artificielle ne réside peut-être pas dans sa capacité à « penser » comme nous, mais dans notre volonté de l’autoriser à agir pour nous.

Après avoir confié aux machines une partie de nos calculs, de notre mémoire et de notre travail intellectuel, nous commençons à leur déléguer certaines actions économiques.

La question n’est donc plus seulement que peut faire l’intelligence artificielle ? Elle devient, de fait, que voulons-nous réellement lui permettre de faire à notre place ?

Le blog de  Franck Abed cliquez ici

10:30 Publié dans Franck Abed | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |