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vendredi, 04 septembre 2026

Soutien à l'Espagne en lutte contre l'invasion

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13:00 Publié dans En Europe et ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

France Inter : deux minutes trente qui font trembler la Maison ronde

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Trystan Mordrel

Il aura suffi de deux minutes et trente secondes, diffusées un dimanche matin à 7 h 42, pour que la citadelle de France Inter sonne le tocsin. Plus de quatre cents salariés de Radio France, réunis en assemblée générale, ont voté à l’unanimité une motion exigeant le retrait de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles. Faute d’obtenir satisfaction, ils menacent de déposer un préavis de grève.

La première chronique incriminée ne contenait pourtant aucune apologie du national-socialisme, aucune proclamation séditieuse, pas même l’ombre d’une provocation. Charles Sapin y parlait, fort paisiblement, du poids de la dette dans la prochaine campagne présidentielle. Les représentants du personnel reconnaissent d’ailleurs qu’il n’y avait « rien à redire sur le fond ». Son crime est ailleurs : il travaille pour un journal de droite.

La semaine de France Inter compte 10 080 minutes d’antenne. Charles Sapin devait en occuper deux et demie, soit 0,025 % du temps de diffusion. Encore fallait-il supporter cette effroyable intrusion au milieu d’un océan de conformisme progressiste. Cela excédait manifestement les forces morales des gardiens du temple.

Vue de Bretagne, l’affaire prend une saveur plus amère encore. Nous ne disposons pas d’une véritable liberté radiophonique bretonne ni d’un service public audiovisuel conçu par nous, pour nous, dans nos langues et selon nos propres préoccupations. Radio France constitue donc le rappel quotidien de notre sujétion médiatique à Paris. L’écouter est doublement insupportable : d’abord parce que sa voix nous rappelle sans cesse qui tient l’émetteur ; ensuite parce que cet instrument centralisé débite, jusque dans nos ports et nos campagnes, le catéchisme progressiste d’une petite caste parisienne. À la tutelle politique s’ajoute la férule idéologique.

L’affaire serait seulement bouffonne si elle ne révélait une intolérance crasse. Salomé Saqué, venue du média d’extrême gauche Blast, peut prendre place devant le micro sans provoquer la moindre assemblée générale. Des humoristes maison peuvent comparer Charles Sapin à un néonazi, assimiler le député Jean-Philippe Tanguy à un rat et railler son homosexualité : la conscience syndicale, si prompte à s’émouvoir, demeure alors aussi silencieuse qu’une carpe. À France Inter, la haine devient une plaisanterie dès lors qu’elle frappe du bon côté.

Le plus inquiétant réside pourtant dans cet aveu collectif. Comment des journalistes qui refusent jusqu’à la présence infinitésimale d’une voix de droite pourraient-ils prétendre informer avec honnêteté un pays dont une large partie des électeurs pense précisément à droite ? Ces gens ne veulent pas du pluralisme ; ils veulent conserver le droit de décider quelles opinions sont fréquentables et lesquelles doivent être rejetées hors du cercle de la raison.

Cette menace de grève ressemble au chant du cygne d’une gauche radiophonique fossilisée. Elle sent son monopole lui échapper et s’agrippe à ses micros comme une vieille aristocratie à ses privilèges. Elle avait fini par confondre le service public avec son domaine réservé, la Maison ronde avec une maison de famille et l’argent du contribuable avec une rente idéologique.

Radio France n’appartient pourtant ni à la CGT, ni au SNJ, ni aux rédactions parisiennes. Sa mission lui commande de servir tous les citoyens français, non d’administrer quotidiennement la communion d’une bourgeoisie progressiste. Puisque ses salariés refusent même deux minutes trente de contradiction par semaine, il faudra tirer les conséquences de leur sécession. Un service public qui récuse le public ne mérite plus ni son nom ni ses subsides.

Qu’ils fassent donc grève. Pour une fois, France Inter donnera du repos aux oreilles des contribuables et, en Bretagne, quelques instants de silence parisien.

Source : breizh.info

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