lundi, 07 septembre 2026
En Saxe-Anhalt, l’AfD remporte une énorme victoire
Michel Festivi
Dans ce Land de l’Est, l’un des plus pauvres d’Allemagne, onzième par sa population et huitième par sa superficie, avec comme capitale Magdebourg, L’AfD vient de remporter lors du renouvellement des députés régionaux, une victoire historique. « Nous avons écrit une page d’histoire, nous avons besoin d’un changement politique fondamental » a déclaré le jeune et très charismatique chef du parti, et qui a mené une campagne des plus dynamique, Ulrich Siegmund. Car aucun parti n’avait enregistré un score aussi élevé dans une élection régionale, sur les dix dernières années. Et pourtant, bien au contraire, l’AfD n’a rien renié de ses fondamentaux.
Cependant, la gauche et aussi les partis du système CDU inclus, avaient multiplié les rassemblements, les manifestations, les appels à faire barrage à « la bête immonde ». On en a décompté plus de 25 ces derniers jours, appelant à lutter contre « le fascisme, l’extrême droite, l’exclusion », jouant à la manière des : Attal, Philippe, Glucksmann et consorts de chez nous, sur « la peur », pour tenter d’empêcher la population de se rallier à ce mouvement patriote, qui entend mettre l’Allemagne au premier rang, à la première place.
Examinons les chiffres. En juin 2021, sur un peu plus de 1 million 700 000 électeurs, 60% avaient voté. La CDU avait obtenu 40 sièges, l’Afd 23 députés. Ce 6 septembre 2026, avec un taux de participation de 77,8%, L’AfD triomphe avec 43,79% des suffrages et 39 élus soit 16 de plus. La CDU du chancelier Merz s’effondre : 17,23% et 15 élus. Le SPD perd un élu avec 8 sièges, les Vert font bonne figure avec deux élus de plus : soit 8 députés, l’extrême gauche Die Linke perd 4 sièges pour se retrouver à 8 également. Reste la gauche antisystème et pro Russe le BSW, qui réussit à se hisser jusqu’au parlement régional avec 5,27% et 5 élus. On notera que le taux de participation a augmenté de près 20 points, la mobilisation a largement profité à l’AfD.
L’AfD n’ a pas la majorité absolue, qui est jaugée à 42 sièges. Mais le rassemblement de tous les partis qui pourraient s’allier contre l’AfD : la CDU, le SPD, les Verts et Die Linke non plus, tous leurs députés réunis n’arrivent qu’à 39 élus. En effet, les alliés traditionnels de la CDU, les Libéraux du FDP ont disparus du Landtag, alors qu’il avait 7 élus en 2021.
Le BSW avait déclaré qu’en aucun cas il ne s’allierait avec la CDU, qu’il déteste. Ses 5 sièges pourraient apporter à l’AfD, la majorité absolue, ou du moins une bienveillante abstention. D’intenses négociations à l’Allemande vont sans doute commencer. Si le BSW s’abstient, l’AfD pourrait remporter la Présidence du Land. Le vote au premier tour se fait à la majorité absolue. Si une deuxième fois, la majorité absolue n’est toujours pas atteinte, et si le Landtag décide de ne pas se dissoudre, le ministre-président peut ensuite être élu à la majorité relative, dans ce cas une abstention du BSW suffirait.
Le BSW est une scission de Die Linke, crée en 2024. S’il semble exclure une coalition avec l’AfD, il pourrait soutenir certaines mesures ponctuelles et devrait s’abstenir au troisième tour de l’élection du ministre-président, pour faire passer le candidat de l’AfD à la majorité simple. Le BSW a déclaré « il est simplement totalement antidémocratique d’exclure durablement un parti voté par environ 40% des électeurs, le pare-feu a échoué ». Mais le parti est divisé sur ce point, suite à un entretien avec le journal Correctiv, où il avait déclaré faire vouloir faire passer des dossiers concrets avec l’AfD, provocant des critiques internes. Ce mouvement est assez atypique, combinant des positions très à gauche sur le plan économique, une vive opposition au libéralisme, avec des positions conservatrices sur le plan sociétal et des critiques fermes sur le soutien à l’Ukraine, demandant instamment des négociations diplomatiques et la fin de la guerre.
L’AfD a incontestablement profité de l’immense impopularité du Chancelier, à 16% dans les sondages, du jamais vu, et de la situation très dégradée du pays, qui souffre d’une crise économique inédite en Allemagne, depuis la fin de la guerre. Il suffit d’évoquer l’ancien fleuron de l’économie allemande, Volkswagen, qui licencie à tour de bras, pour comprendre pourquoi les politiciens allemands, sont tant décriés. La population de ces Lands de l’Est juge que sa situation se détériore de jour en jour, et à juste titre. La dilution de l’identité allemande a eu un impact considérable, bien sûr, comme l’immigration incontrôlée et massive. Par ailleurs, Ulrich Siegmund, 35 ans, toujours souriant, a mené une campagne électorale tonitruante, maîtrisant à la perfection les réseaux sociaux. Il a multiplié les rencontres avec les habitants, promettant de faire fin au déclin. Les électeurs ont fait la queue à chacun des meetings de l’AfD pour obtenir un selfie ou un autographe. La dernière réunion publique avec les deux leaders nationaux de l’AfD, Alice Weidel et Tino Chrupalla a été un véritable succès. Beaucoup de ses partisans indiquaient aux médias : « Ulrich Siegmund nous a redonné le sentiment de cohésion, c’est ce qui nous manquent en Allemagne ». Car au-delà des idées et de l’idéologie, la politique est avant tout un sentiment d’incarnation, d’appartenance, ce que l’AfD réussit parfaitement à accomplir.
Et dire que Merz, comme Macron, avait promis de réduire de moitié l’influence de l’AfD, lorsqu’il est arrivé à la Chancellerie ! On peut dire qu’il a tenu sa promesse !
En France toute la classe politique a fustigé ce résultat, reprenant les thèmes habituels de la peur et du fascisme à l’unisson, macronistes, socialistes, centristes et lfistes réunis, la médiocrité habituelle dans toute sa splendeur de nos politiciens de pacotilles. Le RN garde le silence, seul Reconquête a exprimé sa satisfaction. En Allemagne, l’onde de choc est considérable. La popularité de Merz n’a jamais été aussi faible, et son remplacement est une option qui est sur la table, plus que jamais. Il faut dire qu’avec son charisme d’une huitre, il n’est guère motivant.
On attend maintenant le 20 septembre, où auront lieu les élections en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où l’AfD est crédité à 35% des intentions de vote.
12:22 Publié dans IGNACE, Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
MERCI À DPF
Merci à toute l'équipe de Diffision de la Pensée française pour son amical accueil samedi et dimanche aux Journées chouanes de Chiré-en-Montreuil dans la Vienne. Ces journées, parfaitement organisées, ont rassemblé plusieurs milliers de participants venus de toutes nos provinces de l'Ouest bien sûr, mais aussi de la France entière.
D'années en années (c'était cette fin de semaine la 56e édition), ces Journées chouanes rencontrent un succès croissant. Elles sont devenues le rendez-vous de rentrée incontournable de toute la droite nationale et catholique.
Le combat engagé il y a plus de 60 ans par Jean Auguy et ses amis à la fac de Poitiers, repris aujourd'hui par une nouvelle génération dirigée par François-Xavier d'Hautefeuille et Mickaël Savigny, directeur de Lectures françaises, prouve que la persévérance finit toujours par payer.
Merci aussi aux nombreux amis présents à ces Journées qui sont venus sur notre stand acheter les livres édités par Synthèse nationale et qui en ont profité pour s'abonner ou se réabonner à notre revue.
Merci enfin à celles et ceux qui ont tenu le stand pour leur efficacité et leur engagement militant.
R H
Le site de Chiré DPF cliquez ici
11:59 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Victoire historique de l'AfD en Saxe-Anhalt.
La réaction de Sarah Knafo
Ce résultat n’a qu’une seule cause. Une seule. 50 ans d’impuissance volontaire, sur des sujets que les peuples tiennent pour existentiels.
Les peuples européens ont eu beaucoup de patience. Aujourd’hui, ils veulent reprendre leur destin en main.
C'est tout un continent qui se soulève.
et celle de Eric Zemmour
11:23 Publié dans En Europe et ailleurs..., Eric Zemmour, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Marine Le Pen : plutôt la famille que Bardella
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Lourdement condamnée, Marine Le Pen aurait pu passer la main. Elle a préféré s’accrocher à sa quatrième candidature présidentielle, malgré l'engouement populaire pour Jordan Bardella.
Pendant des années, celui-ci a tout accepté : la loyauté sans condition, le rôle de dauphin docile, les éléments de langage à réciter.
Il croyait probablement que sa patience serait récompensée. Il découvre aujourd’hui les règles de la maison Le Pen : on peut servir la famille, on ne la remplace pas.
Car maintenant que Marine est repartie pour un tour, il faut remettre Bardella à sa place. Ses proches deviennent encombrants, sa popularité suspecte. Et pour verrouiller la boutique, on ressort l’arme absolue : la famille.
Jusqu’à Marion Maréchal, que Marine Le Pen a combattue, marginalisée et qu'elle déteste profondément, mais la nièce redevient soudain utile dès lors qu’elle peut servir de contrepoids à Bardella.
Marion a quitté le FN, abandonné le nom Le Pen, rejoint Zemmour, puis rompu avec Reconquête pour revenir au RN. Peu importe : dans une dynastie, le sang finit toujours par peser davantage que les serments.
Bardella, lui, semble enfin découvrir qu’il n’était peut-être pas l’héritier, mais le prête-nom. Le « C’est elle ou moi » (à propos de Marion Maréchal), s’il a bien été prononcé, marque moins une rébellion qu’un réveil tardif.
Après avoir servi Marine Le Pen avec une déférence presque parfaite, il comprend que sa récompense pourrait être la placardisation.
Il voulait être le successeur alors qu'on lui avait seulement demandé de garder le fauteuil chaud.
11:19 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Désaccords souverains

Le magazine Causeur, dans sa livraison d’été 2026 a eu la bonne idée de réunir pour débattre de la journaliste Eugénie Bastié qui officie au Figaro et Natacha Polony, journaliste également, qui fut la directrice des rédactions de Marianne avant que celui-ci ne bascule dans le marigot de l’idéologie dominante de gauche au point d’en devenir indigeste. On la retrouve aujourd’hui sur de nombreux plateaux télé mais aussi sur Internet où elle officie sous son propre label. Toutes deux s’inscrivent dans un courant souverainiste que l’on pourrait qualifier de droite pour Eugénie Bastié et de gauche pour Natacha Polony. Elles s’en expliquent. Mais, au final, les deux points de vue ne sont pas contradictoires. Reste que leur débat est passionnant.
Lire la suite ICI
Source : Causeur, été 2026
08:14 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |






























