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vendredi, 18 septembre 2026

Harcèlements eurocratiques

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La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol

Siégeant tantôt à Bruxelles, tantôt à Strasbourg, le Parlement dit européen fait penser à cette boisson des années 1980 dont le slogan publicitaire expliquait que « son nom sonne comme un nom d’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool ». En effet, l’assemblée élue de la prétendue Union européenne n’est qu’un organe législatif partiel dépendant du bon vouloir des gouvernements des États-membres et d’une Commission bureaucratique.

Quand cette pseudo-assemblée qui coûte un bras aux contribuables n’approuve pas des directives toujours plus oppressantes pour le quotidien du quidam européen, elle décerne des prix à des agents d’influence qui pratiquent aux quatre coins du monde leur savoir-faire subversif sous le doux nom de - « révolution de couleur ». Elle vote enfin des résolutions tout aussi abracadabrantes les unes que les autres. Ainsi, le mardi 7 juillet 2026, le Parlement européen entérine-t-il à une très large majorité (414 voix pour, 224 contre et 18 abstentions) la requête de l’APPF présentée sous la forme d’un rapport de 294 pages riche en inversions accusatoires et en analyses biaisées, qui entend surveiller le groupe parlementaire Europe des nations souveraines (ENS).

Créé au lendemain des élections de 2024 autour des quinze députés de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), ENS compte vingt-sept membres dont la Française Sarah Knafo de Reconquête !, l’Italien Roberto Vannacci, élu sur la liste de la Lega qu’il a quittée pour fonder et diriger Futuro nazionale, et les Hongrois du Mouvement Notre Patrie. Il s’agit de la troisième formation issue des droites radicales, de rupture et de conviction en concurrence avec les Patriotes pour l’Europe (85 élus) présidé par Jordan Bardella, et les Conservateurs et réformistes européens (79 membres parmi lesquels Marion Maréchal) animés par Fratelli d’Italia et les Polonais du PiS (Droit et Justice).

L’APPF désigne pour sa part l’Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes. Calqués sur le modèle allemand, les partis politiques associés au sein d’un même attelage européen disposent de fondations qui assurent la formation de leurs élus et la diffusion publique de leurs idées. Leurs frais de fonctionnement reposent sur de larges subventions. Par exemple, le PPE (Parti populaire européen), dans les mains de la CUD (les démocrates-chrétiens allemands), se tourne vers le Centre Wilfried-Martens pour les études européennes, du nom de l’ancien premier ministre belge. Les sociaux-démocrates ont la Fondation pour les études progressistes européennes; les Patriotes pour l’Europe la Fondation européenne des patriotes pour l’Europe, CRE Nouvelle Direction – Fondation pour la Réforme européenne et ENS de la Fondation Souveraineté. Les instances soi-disant européennes leur versent chaque année jusqu’à 46 millions d’euros !

De création récente (2016), l’APPF doit d’abord s’assurer de la transparence financière des partis et autres fondations, ce qui est légitime. Mais elle doit aussi vérifier si partis et fondations respectent l’ensemble des valeurs dites fondamentales de l’Union supposée européenne, à savoir le respect de la dignité humaine (mais pas du fœtus ?), de la liberté (et l’apartheid vaccinal des temps covidiens ?), de la démocratie (avec ou sans les magouilles, bourrages des urnes et recours massif au vote par correspondance ?), d’égalité (c’est-à-dire ?), de l’État de droit (comprendre accepter la suprématie des juges), de la soumission aux droits humains, y compris du droit des individus appartenant à certaines minorités médiatisées, du pluralisme factice (donc sans opinions tranchées), de la tolérance (surtout envers criminels et délinquants), de la justice (encore une chimère néfaste, car non concrète !), de la non-discrimination (redondance avec l’égalité), de la solidarité et de l’égalité entre femmes et hommes (quid des intersexuels, des trans et autres non-binaires ?). Le sort des poux et des morpions demeure une préoccupation secondaire, ce qui dénote d’un spécisme inacceptable…

Fort du vote de ce soi-disant Parlement européen à l’exception des trois groupes patriotes, l’APPF peut désormais vérifier le caractère démocratique d’ENS et des partis nationaux qui composent son équivalent partidaire au mépris d’ailleurs de l’article 4 de la Constitution de la Ve République française qui stipule qu’« ils se forment et exercent leur activité librement ». Cette instance parasite va solliciter des universitaires irréprochables et à l’impartialité proverbiale, sûrement spécialistes ès-extrême droite, pour déterminer si ENS (parti et groupe) respecte ou non ces fameux critères démocratiques. Si leur avis est négatif, ENS risque de perdre son statut de « parti politique européen » et de ne plus recevoir deux millions d’euros de subventions annuelles. En revanche, les membres du groupe ne perdront pas leur mandat. Il est facile ensuite d’imaginer que dans quelques temps la présidence du Parlement européen saisira l’OLAF (Office européen de lutte antifraude) à propos de détournements financiers imaginaires autour d’assistants parlementaires impliqués dans la vie politique nationale… Une pareille décision aurait un impact certain en Allemagne où des voix politiciennes, ecclésiastiques, « cultureuses » et médiatiques réclament l’interdiction de l’AfD, premier parti d’opposition du pays…

L’APPF a déjà retiré en 2020 son agrément à l’Alliance pour la paix et la liberté pour des motifs semblables. Cette sympathique structure paneuropéenne regroupait les Allemands de Die Heimat (ex-NPD), Les Nationalistes d’Yvan Benedetti et le Parti populaire Notre Slovaquie. Il serait toutefois inapproprié et téméraire de fouiner autour du PPE abonné aux scandales financiers outre-Rhin, des socialistes européens corruptibles, des Verts et de Renew (centristes libéraux macronistes), fidèles relais bien payés des multinationales étatsuniennes et arabes.

L’APPF s’émeut de propos très politiquement incorrects tenus par Alice Weidel de l’AfD, Éric Zemmour et un responsable du mouvement nationaliste bulgare Renaissance. Cette autorité eurocratique semble méconnaître tout bon sens socio-politique.

Hasard du calendrier, l’APPF doit changer sous peu de président. Le candidat pressenti, le Français Philippe Musquar, pencherait bien trop à droite ! Horreur ! Il aurait milité chez… Les Républicains ! Le comble porte cependant sur son mode de sélection obscure et guère transparent. Le choix final sortirait des discussions intenses entre les secrétaires généraux du Conseil européen, de la Commission et du Parlement européen ! Pour donner des leçons au monde entier, le Parlement dit européen est toujours en pointe. Dommage qu’il ne se les applique jamais !

Salutations flibustières.

 « Chronique flibustière » n°198, (16 septembre 2026)

23:59 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Ceuta abandonnée à l’invasion migratoire : Pedro Sánchez regarde ailleurs, la Commission européenne aussi.

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Michel Festivi 

La dizaine de milliers de migrants, peut-être 12.000, qui restent encore dans l’enclave de Ceuta, sont en roue libre, et continuent à errer de plages en plages, comme celles de Trampolín ou de Benítez. Ces lieux, chargés d’immondices, ne sont plus nettoyés, le port a été envahi, de nombreuses maladies se répandent, comme la variole du singe, qui vient d’être répertoriée par les autorités sanitaires, sans compter la violence, les agressions sexuelles. Le vie quotidienne des habitants de Ceuta est un véritable enfer.

La police est complètement débordée. La porte-parole à la Chambre des députés du Parti populaire, Ester Muñoz a déclaré : « Voilà comment Pedro Sánchez gère une invasion. On voit bien l’insécurité ambiante. Une fois de plus, la police nationale, la Garde civile et l’armée sont abandonnées. Ceuta est livrée à elle-même. Nous ne vous le pardonnerons jamais ».

Un amiral à la retraite, Juan Rodríguez Garat, a clairement évoqué la notion de « guerre hybride », du Maroc contre l’Espagne, et c’est bien de cela dont il s’agit. Cette guerre hybride, le gouvernement socialiste espagnol la nie, comme il rejette toutes difficultés sur place, malgré les reportages, les témoignages, les accusations, les rapports de police. Selon cet amiral, Pedro Sánchez « est plus que responsable, coupable de bien des choses...il persiste dans une politique d’apaisement qui ne fonctionne pas ». Cela nous rappelle clairement la politique macroniste de la France vis-à-vis de l’Algérie, relayée par le ministre des affaires étrangères le plus incompétent qui soit, le sieur Barrot.

Au niveau européen, deux votes sont intervenus à l’encontre de la cécité volontaire de Pedro Sánchez. Le 16 septembre, suite à un amendement de la rapporteur lituanienne du PPE, il a été adopté un texte qui stipule condamner : « fermement l’attaque à la frontière méridionale de l’Union dans la ville de Ceuta, perpétrée les 30 et 31 juillet 2026, ainsi que l’invasion ultérieure de la ville », déplorant l’utilisation des flux migratoires irréguliers comme instrument de guerre hybride, et il est réclamé une enquête indépendante et exhaustive pour établir qui a planifié et exécuté l’opération, et dans quel but. Le vote a été acquis par 435 voix, 209 contre et 13 abstentions.

Le lendemain 17 septembre, les eurodéputés ont adopté une résolution intitulée « Attaques hybrides récentes et instrumentalisation des migrants à Ceuta ». Ce document condamne les entrées massives depuis le Maroc, somme Rabat d’assumer ses responsabilités en matière de contrôle des frontières et de retours, et demande à Bruxelles de suspendre les versements, voire de récupérer les fonds déjà versés en cas de défaut de coopération, de la part des autorités marocaine. La délibération exige aussi de protéger les frontières terrestres et maritimes de Ceuta, comme priorité européenne. Le vote a réuni 339 voix pour, 225 contre et 16 abstentions.

Le PPE a pu faire adopter ces propositions grâce à l’apport des voix des groupes ECR (Conservateurs et réformistes), les Patriotes pour l’Europe, et l’Europe des nations souveraines, comme cette même coalition avait accepté l’adoption avant l’été, d’une autre demande sur le durcissement des règles d’expulsion, l’allongement des durées de rétention et la possibilité de créer des centres de retour hors de l’UE. Mais tout cela demeure pour l’instant un souhait.

Si ces votes représentent effectivement un camouflet pour Pedro Sánchez et son gouvernement, comme le souligne l’excellent site Breizh-info, je suis prêt à prendre les paris que la Commission européenne n’en fera rien, et s’en fichera comme d’une guigne. Tout cela est de l’incantation, certes intéressante, mais reste au stade des vœux pieux, car non contraignant. Pedro Sánchez continue à être sur-protégé par les instances décisionnaires européennes, et le parlement ne compte que pour du beurre, sauf quand il s’agit d’imposer des décisions qui impactent la vie de nos concitoyens, comme l’augmentation du prix de l’électricité, ou de multiplier les normes qui assaillent les habitants de l’Europe. L’Europe passoir et permissive a de beaux jours devant elle, l’Europe faible aussi.

Cette dernière résolution a aussi désigné la régularisation de plus d’un million de clandestins, sans doute 1 million 200 000, comme un véritable appel d’air, qui a favorisé cette invasion, mais la Commission européenne n’a pas non plus bronché et a laissé faire, et Pedro Sánchez peut dormir sur ses deux oreilles.

Les 29 et 30 septembre prochain, Macron se rendra en visite officielle en Espagne, et vous verrez que les sujets qui fâchent ne seront pas abordés, sauf à l’extrême marge, pour féliciter Pedro Sánchez de sa politique, car les deux s’entendent comme larrons en foire. La Commission européenne et Macron préfèrent brider le peu de libertés publiques qu’il nous reste, comme par exemple interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes, avant bien sûr de le généraliser à toute la population, dans un second temps. Madame Von der Leyen montrait plus les crocs contre Victor Orban, ou le gouvernement de droite de Pologne lorsque le PIS était au pouvoir, ou lors de la victoire électorale de Giorgia Meloni, pour lui lancer des avertissements.  

18:07 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Immigration incontrôlée : à Ceuta, à Calais, Paris ou ailleurs en Europe, la politique du chien crevé au fil de l'eau mène à des drames. Pour les populations concernées d'abord, pour les migrants illégaux ensuite

Plus de 5300 migrants ont quitté Ceuta pour retourner «volontairement» au  Maroc

Synthèse nationale

Les 30 et 31 août derniers, 70.000 migrants illégaux venus du Maroc ont pris pied dans l'enclave espagnole de Ceuta. Cette « invasion » (selon le mot utilisé par Ester Muñoz, la porte-parole du Parti populaire), à propos de laquelle le gouvernement socialiste espagnol avait reçu, semble-t-il, des mises en garde de la part du Centre national de renseignement, n'a pu se produire qu'avec l'implication active ou passive des autorités marocaines.

L'attentisme idéologique des uns, les manipulations  politiques des autres ont précipité le petit territoire et ses habitants dans le chaos, la peur et l'incertitude face à l'avenir. Quant aux milliers d'illégaux qui restent encore sur place, parmi lesquels de nombreux mineurs et des femmes, ils se retrouvent dans une situation forcément ingérable, misérable, indigne, et souvent dangereuse.

Les images publiées sur le compte X du journal El Faro de Ceuta sont particulièrement révélatrice du drame qui se joue actuellement dans l'enclave espagnole.

Pour voir ces images, cliquez ici.

(Elles montrent « l'avalanche » de migrants illégaux qui vient de déferler sur le port, à destination du nouveau centre d'hébergement d'urgence de 1.700 places - manifestement insuffisantes -)

L'aveuglement volontaire, le manque de courage, l'indécision mènent à des drames humains dont les Européens, chez eux, sur la terre de leurs ancêtres, sont les premières victimes. Depuis 50 ans, la droite nationale met en garde nos peuples. Il est plus que temps qu'en Espagne, en France, en Allemagne et dans les autres pays européens concernés, ces derniers se tournent résolument vers ceux qui n'ont cessé de les avertir des risques et dangers encourus et de leur proposer des solutions de bon sens.

 

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COPÉ MINABLE FACE À ZEMMOUR !

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Hier soir, sur BFM, Eric Zemmour, le président de Reconquête!, a annoncé qu'il sera candidat à l'élection présidentielle de 2027

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14:30 Publié dans Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Plus dure est la chute : les défaillances d'entreprises au plus haut

Artificialisation des sols : L'onéreuse dépollution des friches  industrielles

Synthèse nationale

Selon la note de conjoncture de l'INSEE publiée le 10 septembre, "l'économie française décroche". L'économiste Marc Touati, lui, met franchement les pieds dans le plat : "La descente aux enfers s'accélère". L'un des indicateurs de la chute en cours nous est donné régulièrement par la Banque de France. Il s'agit du nombre des défaillances d'entreprises. À la fin du mois de juillet dernier, il était de 70.605, en cumul sur 12 mois, soit 19% de plus que la moyenne 2010-2019.

De janvier à juillet 2026, la moyenne mensuelle des défaillances d'entreprises a été de 6.195 contre 5.898 pour la même période un an auparavant, soit une augmentation de 5%. Et par rapport aux sept premiers mois de 2023, l'augmentation est de 33,2% !

92% de ces défaillances concernent des microentreprises. Mais alors que le nombre des défaillances concernant ces dernières a augmenté de 15,8% par rapport à la moyenne 2010-2019, celui des autres entreprises a augmenté de 73,4%, soit 4,5 fois plus ! En particulier, le nombre des défaillances de grandes entreprises, les ETI-GE, a augmenté de 84,8% !

Les secteurs les plus touchés (en raison des difficultés rencontrées par les consommateurs et les entreprises) sont la construction, le commerce et la réparation automobile, l'hébergement et la restauration, les conseils et services aux entreprises, l'enseignement, la santé, l'action sociale et le service aux ménages, enfin, l'industrie (4.442 défaillances : belle réindustrialisation !).

À la fin juillet 2026, ces six secteurs représentent 83,4% des défaillances, soit 58.877 sur un total de 70.605, en cumul sur 12 mois !

"Tout va très bien Madame la marquise, mais cependant, il faut que l'on vous dise, on déplore un tout petit rien..."

10:15 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Affaire Sydney Sweeney, le sexe est-il devenu une valeur de droite ?

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Eugénie Bastié 

Le sexe est-il devenu une valeur de droite ? C’est la question qu’on peut se poser quand on observe le torrent d’indignations vertueuses suscité à gauche par la publicité où l’actrice américaine Sydney Sweeney apparaît nue. La blonde pulpeuse pose dans le plus simple appareil, avec quelques accessoires sportifs, pour un site de paris en ligne. La plateforme Novig a réussi le double exploit de calibrer une pub capable de plaire exactement à son public d’hommes et de déplaire dans les mêmes proportions à ses adversaires. La muleta a parfaitement fonctionné, dans le monde entier comme en France. « Complètement arriérée » pour France Inter. « Égérie de la droite réac » pour une chroniqueuse de Libération. Des athlètes féminines, pour la plupart inconnues du grand public, ont dit leur indignation de voir ainsi leur sport « sexualisé ». La nageuse australienne Ariarne Titmus a qualifié cette pub de « coup de pied au visage de toutes les femmes ayant consacré leur vie à la discipline ». Rien que ça. Curieuse époque ou une sportive de haut niveau sent son mérite remis en cause par une simple campagne de publicité. Le sport féminin est-il si fragile ?

Certes, on pourra arguer que cette publicité ne vend pas du sport, mais du sexe. Mais depuis quand la publicité doit-elle dire la vérité ? L’usage de la sensualité lui est presque consubstantiel. Vouloir rendre la publicité éthique, c’est un peu comme vouloir rendre le poker désintéressé.

Mon corps, mon choix… à géométrie variable

Cette séquence nous plonge en plein milieu des paradoxes du wokisme. Les mêmes progressistes qui nous ânonnent depuis des années les slogans comme « mon corps, mon choix », « j’ai le droit d’exister », « je n’enlève rien à personne », s’étranglent devant une publicité sexy tout droit sortie des années 1980. Ceux qui affirment que porter le voile serait une liberté n’éprouvent aucun complexe à accuser une femme dévoilée, et même dénudée, d’être une « réac ».

Il y a bien sûr quelque chose d’universel dans cette affaire : des femmes scandalisées qu’une des leurs joue de la séduction, c’est vieux comme le monde. Sydney Sweeney est absolument ravissante, elle plaît aux hommes hétérosexuels. On en a brûlé pour moins que ça. La sororité s’arrête bien souvent aux portes de la rivalité.

Mais on aurait tort de sous-estimer cette polémique. Elle raconte une bascule culturelle plutôt qu’elle ne la provoque. Comment une jeune femme portant tous les attributs de la liberté sexuelle est-elle devenue une icône conservatrice ? Il faut dire que Sydney Sweeney est devenue la bête noire des progressistes depuis qu’elle a accepté une publicité pour American Eagle dont le slogan, « Sydney Sweeney has great jeans », jouait sur les mots jeans et gènes, et a été perçu par certains comme une apologie de l’eugénisme. Le tollé avait été immense. Sydney, elle, s’en était royalement moquée dans une vidéo où elle répondait avec un grand sourire : « C’est une juste une pub pour des jeans. » La jeune femme a souvent raconté avoir grandi entre Spokane et le nord rural de l’Idaho, dans une maison au bord d’un lac appartenant à sa famille depuis cinq générations. Inscrite sur les listes républicaines, elle n’a jamais cherché à faire du militantisme, malgré le surnom de « Barbie Maga » qu’on lui donne.

Cette affaire ne révèle pas seulement le retour de la sensualité comme attribut de la féminité, elle symbolise le droit restauré de reconnaître à nouveau la beauté conventionnelle. Pendant des années, la publicité de mode s’est félicitée de rompre avec le canon de la blonde mince : corps gros, modèles issus de la diversité, queer ou trans, cicatrices et imperfections étaient exhibés au nom de l’inclusion. Puis Sydney Sweeney apparaît en jean, blonde, mince, conforme aux vieux canons de beauté. Et puis elle est blanche, ce qu’on ne lui pardonne pas davantage. La sociologue Catherine Hakim spécialiste du « capital érotique » diagnostiquait déjà chez une partie du féminisme anglo-saxon une « phobie du sexe et une hostilité à la beauté et au plaisir ». Sydney Sweeney vient peut-être de donner un visage à cette vieille névrose.

Quand le film Et Dieu… créa la femme sort aux États-Unis, en 1957, il subit une intense campagne de boycott de la part d’organisations religieuses. Si Brigitte Bardot revenait nue aujourd’hui, elle ne serait plus clouée au pilori par des pasteurs mais par des féministes ulcérées par son déhanché provocateur. Après avoir abandonné la laïcité, l’école, la sécurité à la droite, la gauche serait-elle en train de lui abandonner le sexe ? Après avoir fait l’éloge du laid, du gros, du marginal, serait-elle en train de lui abandonner aussi la beauté ? C’est ce que raconte cette histoire : cachez ce sein de droite que je ne saurais voir…

Source :Le Figaro 18/9/2026

09:33 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le mois prochain, notre revue Synthèse nationale fêtera ses 20 ans !

Depuis octobre 2006 - depuis bientôt 20 ans, donc -, chaque nouveau trimestre voit la parution d'un numéro de Synthèse nationale. Dans un mois, nous en serons au 75e !

75 numéros, c'est-à-dire plus de 7.500 pages contenant plus de 1.350 articles dus à plus de 150 contributeurs !

Dans la première livraison (automne 2006), intitulée Intellos, bobos, assos, Sarko : les nouveaux collabos de l'islamisation, l'éditorial de notre camarade Roland Hélie, le directeur-fondateur de la revue, se terminait par ces lignes : "(...) La marmite est prête à exploser. La situation devient intolérable et la multiplication des violences et des injustices dues aux conséquences de cette immigration incontrôlée fait que les Français ont plus en plus de mal à supporter cet état de fait. (...) Voilà pourquoi Synthèse nationale s'engage aux côtés de tous ceux qui s'opposent à cette fatalité suicidaire. (...) Synthèse nationale s'inscrit dans le paysage médiatique national et identitaire comme un nouvel espace de résistance libre et ouvert à tous ceux qui oeuvrent pour que triomphe enfin notre noble cause. Ce combat est salutaire. Il en va de l'avenir de notre peuple et de notre patrie, et plus encore de notre civilisation". 

20 ans plus tard, cette feuille de route demeure la nôtre. Œuvrer pour que la France reste la France au sein d'une Europe européenne est notre credo. Nous poursuivrons le combat des idées tant que vous vous tiendrez à nos côtés et continuerez de nous soutenir. Votre aide précieuse est le levier qui nous permet de soulever la montagne de l'adversité !

Un grand merci pour tous les efforts que vous avez fournis jusqu'à présent pour nous soutenir. Un grand merci également pour tous ceux que vous déploierez encore à l'avenir ! Sans vous, rien n'est possible ! 

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L'avenir appartient à ceux qui agissent !

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09:05 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Rappel : samedi 26 septembre, à La Chapelle Basse-Mer (44), De la Vendée au Mexique, de la chouannerie au Cristeros

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09:00 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Rappel : samedi 31 octobre, à Paris, colloque organisé par Polémia, "Remigration, ouvrons le débat"

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Pour tout renseignement, cliquez ici

08:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 3 octobre, à la Librairie Duquesne à Paris : Alain Paucard dédicacera son livre "Tirez sur l'architecte"

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08:20 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 3 octobre, à midi, dans le Morbihan : la fête du cochon du Parti de la France en Bretagne

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Interventions de :

• Thomas Joly, Président du Parti de la France

• Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque

• Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale

Participation : 35,00 €

Réservations : event. bzh@gmail.com

ou en téléphonant à Virginie 06 02 39 70 77