mardi, 15 septembre 2026
Présidentielle 2027 : ils veulent la "guerre", faisons-la !

Synthèse nationale
La campagne pour la présidentielle est partie sur les chapeaux de roue. Au cœur de l’été, huit mois avant l’échéance, alors que la France étouffait sous les vagues de chaleur successives, les "cadors" désignés comme tels par l’établissement politico-médiatique se sont élancés à un rythme soutenu sur la piste qui mène à l’Elysée. Depuis lors, en tête du peloton particulièrement fourni, c’est la foire d’empoigne. Gabriel Attal, Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, Bruno Retailleau, David Lisnard ou encore Marine Le Pen veillent à ne pas se laisser distancer par la concurrence. Ça défile sur les plateaux, ça occupe les ondes. Les petites phrases, les attaques se succèdent et se répondent. Chacun joue des coudes et y va de ses propositions destinées à impressionner l’opinion, à marquer des points.
Mais huit mois, c’est long, très long. « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point » nous a appris Jean de La Fontaine. À démarrer trop tôt, on risque de lasser et de finir sur les rotules. C’est sans doute ce que s’est dit le patron d’Horizons qui, début septembre, après quelques tours de piste, rêvait déjà de repos. C’est aussi ce que doivent penser Éric Zemmour et Sarah Knafo qui, sagement, réserve encore leur décision. Le vrai, le grand combat reste à venir.
Ce départ prématuré de la campagne présidentielle s’explique en partie par l’exaspération et l’impatience d’un peuple qui se trouve au bord de la crise de nerf. Il veut tourner la page, son attente est trop forte. Le rejet de Macron et des siens est devenu viscéral. Chez certains, il s’apparente même à de la haine. Du tréfonds du pays monte une colère froide : « Qu’ils s’en aillent, qu’ils foutent le camp, qu’ils se barrent ! » En fait, les dégagistes, qui représentent plus de la moitié du corps électoral, voudraient être déjà en mai pour pouvoir ensevelir sous leurs bulletins de vote les tenants de ce pouvoir incapable dont l’entêtement à se maintenir à tout prix précipite la chute de notre nation.
Chacun sent bien, en effet, que la France, de nouveau, se trouve face à un choix existentiel. Sa décrépitude ne peut se poursuivre. Il faut y mettre un terme et poser enfin les bases du sursaut, du redressement. Mais pour que ce petit miracle advienne, encore faut-il que nous ayons droit, cette fois, à une vraie campagne électorale, animée grâce à une liberté d’expression digne de ce nom.
Il y a un an, dans le numéro de septembre-octobre 2025 de la revue de géopolitique Conflits, Jean-Baptiste Noé, le rédacteur en chef, observait que « la politique crée une guerre intérieure permanente » entre la droite et la gauche, « avec ses affiches et ses réunions de masse, ses attaques virales sur les réseaux sociaux et la mobilisation des militants (…). Chaque élection suppose la dénomination d’un ennemi afin de pouvoir mobiliser son camp ».
À cette remarque, qu’il nous soit permis d’ajouter la précision suivante : tout scrutin implique également que les composantes de la droite qui avancent des propositions de rupture puissent présenter et défendre ces dernières dans des conditions normales, acceptables. Or, c’est loin d’être le cas ; et depuis trop longtemps. Difficile pour elles, en effet, de bénéficier d’un traitement médiatique objectif et équitable, de trouver des salles ou encore de tenir des réunions sans subir des menaces, voire des agressions …
Plus que jamais, la campagne qui vient de s’ouvrir va être une "guerre" entre la gauche et la droite ; ou plutôt entre, d’un côté, les démolisseurs, les déconstructeurs, les "progressistes", les internationalistes, les supranationaux, et de l’autre, les identitaires, les conservateurs, les souverainistes. Pour l’essentiel, elle sera un affrontement entre ceux qui promeuvent la "nouvelle France" (qui ne sera plus la France) et annoncent un nouveau totalitarisme - ou qui se résignent à leur avènement - et ceux qui défendent la France éternelle, son identité et ses libertés.
Les seconds – dont nous faisons partie – ne peuvent se permettre de perdre ce combat. Il leur faut donc le gagner. Pour ce faire, les diverses chapelles de notre famille fragmentée doivent se jeter dans la bataille avec les moyens et les armes dont elles disposent, en ne s’interdisant pas, entre elles, la critique constructive, mais en réservant leurs coups aux communs adversaires.
Nationaux, nationalistes, identitaires, souverainistes, pilonnons de conserve les positions branlantes des fourriers du désastre. Continuons de militer, de prendre la parole chaque fois que l’occasion nous en est donnée, et d’écrire, afin de mettre en évidence leur vrai visage, leurs mensonges, leurs manipulations, leurs contradictions, leurs intentions. « Originellement, nous ne pensons que pour agir, a écrit le philosophe Henri Bergson. C’est dans le moule de l’action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l’action est une nécessité ».
Montrons-nous dignes du travail et des sacrifices de nos ancêtres en défendant pied à pied l’héritage qu’ils nous ont transmis. Plus que jamais, synthèse nationale chez nous et mobilisation générale contre les autres, c’est-à-dire les candidats de la gauche, de l’extrême centre et de la droite molle ! Qu’en 2027 la colère soit bonne conseillère en incitant la majorité des électeurs à leur préférer ceux de la droite nationale !
En tout cas, à Synthèse nationale, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu'il en soit ainsi.
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