dimanche, 27 septembre 2026
Patrick Parment vient de nous quitter
Je viens d'apprendre avec une immense tristesse la mort, mercredi dernier, de l'un des plus fidèles collaborateurs de Synthèse nationale, notre Ami Patrick Rizzi, plus connu sous le nom de Patrick Parment.
Ce matin, en consultant notre site, j'ai eu une étrange prémonition en constatant l'absence de sa lettre hebdomadaire en ligne, Le Journal du Chaos, qui depuis deux décennies éclaire nos lecteurs sur les dessous de la comédie politique française et que nous publions chaque fin de semaine sur ce site. Étant hors de France depuis quelques jours, je n'avais pas eu de contact direct avec Patrick depuis mon départ et l'absence de sa lettre sur le site m'a inquiété. Je l'ai donc appelé et je suis tombé sur son fils qui venait de récupérer les codes de son téléphone et qui m'a annoncé la triste nouvelle. Je suis bouleversé.
Je connaissais Patrick depuis le début des années 1980. C'était un personnage attachant et haut en couleur qui s'était engagé très jeune, au début des années 1960, pour la défense de l'Algérie française, combat qui mobilisait alors la droite nationaliste. Plus tard, il participera à la création du GRECE et de la revue Nouvelle École aux côté d'Alain de Benoist pour qui il avait une grande admiration. Il resta toujours fidèle à ses amis et à ses idées.
Dès le début de l'aventure, il y a 20 ans, Patrick s'est joint à la petite équipe qui assure la rédaction du site et de la revue Synthèse nationale. Journaliste confirmé, il avait collaboré à de nombreux titres de la presse parisienne, en particulier Le Figaro Magazine, La Lettre de la Nation, Nouvelle École, Éléments et bien d'autres. Son point de vue était toujours éclairant et sa bonne humeur permanente, malgré la maladie qui le consumait depuis des années, étaient un encouragement à continuer le combat.
Patrick n'est plus là, nous pensons à lui, nous ne l'oublierons jamais, il nous manque déjà...
Roland Hélie
directeur de Synthèse nationale
Le Journal du Chaos cliquez ici
Le billet de Patick Parment cliquez là
Patrick assurait aussi la direction de notre collection Les Grands classiques de Synthèse nationale cliquez ici
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Le Saint-Père en France, Fille aînée de l’Église
Iannis Moriaud
Membre du Bureau politique du Parti de la France
Le Pape se rend en France pour une visite apostolique de quatre jours, articulée autour de trois temps forts : Paris, Lourdes et Metz.
S’il est toujours une joie d’accueillir le Saint-Père sur son sol national, le contexte politique est moins joyeux. Le Pape a pourtant visité l’Algérie de Tebboune, y remettant en lumière la figure de saint Augustin dans un pays aujourd’hui musulman. Cela portera ses fruits tôt ou tard : le temps spirituel n’est pas celui de l’immédiateté politique et médiatique.
La visite a bien failli être compromise par la loi sur l’euthanasie, qui enverra chaque année des milliers de patients vers une mort froide et impersonnelle. Venir, était-ce cautionner la loi ? Pas forcément. Là encore, la diplomatie vaticane est plus subtile que celle du Quai d’Orsay et de son insignifiant personnage : chaque détail a un poids.
On a annoncé un hommage à Robert Schuman. Nous aurions préféré sainte Thérèse de Lisieux ou saint Vincent de Paul, tant la personnalité du « Père de l’Europe » risque de nous entraîner sur une pente susceptible de cautionner les excès de la Commission de Bruxelles et du remplacisme global.
Même si l’on ne peut évidemment pas faire du Pape un patriote français, ni même européen, ni un défenseur de l’Europe-citadelle — car il est à la fois le pape des Slovaques, des Philippins, des Syriens, des Cubains, des Ougandais et de tant d’autres, et que tout bon père ne peut avoir de fils préféré —, on peut légitimement s’inquiéter lorsque la notion de charité, bonne et légitime par essence, est instrumentalisée par la classe politico-médiatique pour servir de caution morale aux partisans d’une immigration toujours plus massive ; immigration qui n’est souhaitable ni pour les pays d’accueil, ni pour les pays d’envoi, ni pour ceux qui ont fait la route.
On peut en revanche saluer la fin de non-recevoir opposée par le Saint-Père à Macron, qui a voulu faire sa petite autopromotion sur le dos du Pape. Le Pape pourrait, ès qualités de chef d’État, prétendre à une visite d’État ; ce n’est pas dans les usages du Saint-Siège, qui préfère les visites apostoliques, plus proches d’une visite du Saint-Père à ses fidèles.
Le Pape a donc refusé la Légion d’honneur, qui aurait été entachée du sang des victimes de l’euthanasie et de l’avortement, sans cesse davantage banalisé. Il a également refusé que Macron lui fasse le tour du propriétaire à Notre-Dame de Paris : il vient y célébrer les vêpres, et non jouer à l’inspecteur des travaux finis — travaux et choix symboliques sur lesquels il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire.
On peut saluer aussi la célébration d’une messe ici même, place de la Concorde, où les robespierristes (dont se réclame LFI) ont exécuté Louis XVI : le saint sacrifice de la messe rachetant le meurtre commis par les enragés.
Le Parti de la France souhaite au Saint-Père une bonne visite en France, Fille aînée de l’Église.
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