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lundi, 21 septembre 2026

Élections en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et à Berlin : L’AfD au plus haut

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Michel Festivi  

Ce dimanche 20 septembre 2026, avait lieu le deuxième volet d’élections régionales allemandes, après le coup de tonnerre de la Saxe-Anhalt et l’énorme victoire de l’AfD. Le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale est situé tout au Nord-Est de l’Allemagne, avec comme capitale Schwerin. C’est une région peu peuplée d’un million 600 000 habitants et d’une faible densité de population. Elle devait élire 71 députés régionaux de ce Landtag, pour un mandat de cinq ans, par un scrutin typiquement allemand à un seul tour, mélangeant un scrutin uninominal à un seul tour et un scrutin proportionnel de listes. Chaque électeur dispose de deux bulletins, pour voter pour l’un des 36 candidats, dans l’une des 36 circonscriptions uninominales, et le 2e bulletin lui permet de désigner une liste de candidats présentés au niveau de la région. Sont électeurs tous les résidents du Land de nationalité allemande, âgés de plus de 16 ans. La répartition proportionnelle du scrutin de listes se fait pour les partis qui ont remportés au moins 5% des suffrages exprimés.

Berlin est une ville-État, l’un des seize länder allemands, ce scrutin ne concerne que la capitale. Les Berlinois vont élire leur parlement et les douze conseils d’arrondissement. Les députés élus, éliront ensuite le maire-gouverneur et le Sénat de Berlin, sorte de gouvernement local. Pour la première fois les jeunes de 16 ans et plus de nationalité allemande voteront pour les députés, et tous les membres de l’UE pour les conseillers d’arrondissement, soit entre 2,5 millions de berlinois-allemands électeurs, et 2,75 pour les conseillers d’arrondissement. Les règles électorales sont les mêmes, sauf le nombre de députés 158.

Commençons par Berlin, capitale boboisée, acquise à tous les wokismes. Dans cette terre de mission pour l’AfD, son résultat est remarquable. Elle double quasiment son score au parlement, passant de 8% à 15,9%, obtenant 29 élus contre 13 auparavant. Certes dans cette ville elle est la quatrième formation, mais elle devance le SPD, qui perd quasiment la moitié de ses députés. C’est l’extrême gauche qui vire en, tête, Die Linke, devant la CDU et les Verts. S’agissant des conseils d’arrondissement, l’AfD progresse de près de 7 points, et elle aura 101 conseillers d’arrondissement sur un total de 660. Dans un district, à Marzahn-Hellersdorf elle vire en tête avec 32,9% et 20 sièges de conseillers, elle sera représentée dans tous les districts de Berlin.  

Maintenant le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale : C’est un résultat exceptionnel. L’AfD devient la première formation du Land avec 38,2% et 32 élus, contre 21,5% et 14 élus en 2021. Le SPD second aura 29 élus, Die Linke 5, elle en perd 4, les Verts 5 élus sont stables, le BSW qui en Saxe Anhalt avait réussi à passer la barre des 5%, n’y parvient pas d’extrême justesse ici au Mecklembourg. Cerise sur le gâteau, la CDU de Merz ne sera pas représentée, échouant de peu aussi à franchir les 5%. Ce sera la première fois depuis la fin de la guerre, que la CDU n’est pas présente dans un Land. C’est un camouflet énorme, mais Merz a déclaré qu’il restait droit dans ses bottes et continuerait « ses réformes », la cécité en politique est aussi bien partagée en Allemagne qu’en France. Dans cette région, toute la gauche et l’extrême gauche vont s’allier pour gouverner, autre grande leçon, les gauches n’ont jamais d’état d’âme, contrairement aux centres et aux droites molles.

La CDU qui gouverne nationalement avec le SPD, vient de connaître une débâcle historique. C’est normal, l’immigration massive n’est nullement jugulée, rien n’est entrepris de concret contre la délinquance, et l’économie allemande, autrefois si prospère, est atone. Les Allemands ont abandonné le nucléaire, et leur industrie automobile, jadis leur fleuron, ne se remet pas des concurrences chinoises et asiatiques dans le cadre des véhicules électriques. Tout cela au nom d’une politique stupide imposée par les Verts, reprise par Merkel, qui a irrigué les autres partis du système. Merz aurait une majorité avec l’AfD, mais il préfère comme toute la CDU, s’abandonner à la gauche.  

Le « brandmauer », le cordon sanitaire va encore jouer contre l’AfD, mais pour combien de temps ? Merz a reconnu que ces élections étaient « un désastre ». Qu’attend-il pour renverser la table ? Le déluge sans doute.

08:39 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 20 septembre 2026

Dissolutions d’organisations politiques (en particulier identitaires) : mise en lumière de la dérive liberticide sous Emmanuel Macron

Génération identitaire veut déposer un recours devant le Conseil d'Etat  pour contester sa dissolution

Synthèse nationale

Au moment où le ministère de l'Intérieur lance une nouvelle procédure de dissolution (la 52e de l'ère Macron !) contre l'association nationaliste angevine le Rassemblement des étudiants de droite (RED) - soit la 23e dissolutions concernant une organisation dite d'ultradroite ! -,  il est nécessaire de revenir sur les dissolutions précédentes, sous les sept premiers présidents de la Ve République et sous Emmanuel Macron...

Sous les sept premiers présidents de la Ve République (De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande), soit une période de 58,5 ans, il y a eu 61 dissolutions d’organisations politiques définitives et 6 annulées (soit un total de 67) : 25 sous De Gaulle (+ 3 annulées), 7 sous Pompidou, 1 sous Giscard (+ 1 annulée), 13 sous Mitterrand (+ 1 annulée), 3 sous Chirac, 2 sous Sarkozy et 10 sous Hollande (+ 1 annulée).

Durant cette période, sur le total de 67 dissolutions adoptées en Conseil des ministres, 48 l’ont été par des gouvernements de droite et 19 sous des gouvernements de gauche.

Si on met à part les deux présidences de De Gaulle, marquées par la décolonisation, la guerre d’Algérie et les événements de mai 1968 (28 dissolutions décidées), on obtient 20 dissolutions pour les gouvernements de droite et 19 pour ceux de gauche…

Depuis mai 2017 et la première élection d’Emmanuel Macron, soit 9,5 ans à ce jour, on compte 51 dissolutions, dont 49 définitives, c’est-à-dire 5 fois plus que sous les 7 présidents qui l’ont précédé et près de 2 fois plus que sous De Gaulle !

Parmi les 5 ministres de l’Intérieur qui se sont succédé sous Macron, deux sont à l’origine de 80% des dissolutions de ses deux présidences : Darmanin (28 dissolutions, dont 2 annulées) et Castaner (13 dissolutions). Retailleau en totalise 5, Nunez 4 et Collomb 1.

Quant à leurs priorités, elles ressortent des données suivantes :

Sur les 49 dissolutions définitives, 45% ont concerné des organisations dites d’ultradroite (22), 36,7% des associations islamistes (18) et 12% des structures d’extrême gauche (6)…

Darmanin a dissout 11 associations d’ultradroite, 9 islamistes et 4 d’extrême gauche. Castaner 8 d’ultradroite et 5 islamistes ; Nunez 2 d’ultradroite, 1 islamiste et 1 d’extrême gauche…

19:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Vendredi 25 septembre, à midi, sur BFM TV : Sarah Knafo

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18:06 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le nouveau numéro de War Raok est paru

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En savoir plus cliquez ici

18:05 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L'ÉTAT EN FAILLITTE

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Nicolas Zahar
 
Les impôts, les recettes fiscales, représentent 20% du PIB. Le PIB, le Produit Intérieur Bruit, représente à peu près la Richesse nationale produite en une année dans un pays. 20% de ce PIB est donc prélevé par l'Etat. Auquel s'ajoute 24 % de prélèvements sociaux, les cotisations sociales en gros. La somme des deux représente 44% du PIB, soit 1.300 milliards de prélèvements obligatoires (600 milliards pour les impôts + 700 milliards pour les prélèvements sociaux), pour un PIB de moins de 3.000 milliards. Nous sommes les champions mondiaux en la matière, enfin presque. Et bien imaginez-vous que cela ne suffit pas, la République doit emprunter chaque année plusieurs dizaines de milliards pour combler son déficit, qui représente donc un surcroît de dépenses. Si le montant de la dette augmente le montant des intérêts annuels à rembourser, à taux constant, augmente donc.
 
55% des 600 milliards des seules recettes fiscales servent au fonctionnement de L'État, soit 1 milliard par jour (presque rien pour l'investissement), le reste, les 45% restant, s'évapore dans les mille feuilles des Collectivités locales et territoriales, et la Sécu encore.
 
Le premier poste budgétaire de l'État concerne le seul remboursement des intérêts annuels des emprunts publics qui mécaniquement augmentent puisque la dette augmente tout comme le taux d'intérêt en plus…jusqu'au moment où plus personne ne nous prêtera.
 
Les budgets de tous les ministères sont largement grevés par les salaires, et surtout les retraites. Celui de la Défense, par exemple, où 1 militaire sur 20 est un officier général en est une illustration... Les Colonels sont ainsi nommés généraux 6 mois avant la retraite et partent sans perte de salaire ; il en est ainsi dans toute la fonction publique qui compte 6 millions de fonctionnaires, dont 1 million pour le seul ministère de l'Education nationale, le fameux Mammouth, et pour quel résultat ! Il y a 1 fonctionnaire pour 5 salariés ! 1 fonctionnaire pour 11 habitants ! Encore un autre record mondial, la Corée du Nord nous bat à plat de couture... pour l'instant.
 
Les déficits des caisses de retraites s'aggravent plus vite que celle de l'État. Parce qu'il y a aujourd'hui un retraité pour 1,7 cotisant. La retraite à 60 ans, c'est 1 retraité pour 1 cotisant en 2030. Je vous laisse conclure du bon sens d'une telle mesure. Augmenter les taux de cotisations c'est augmenter la masse salariale, c'est donc grever la marge des entreprises qui iront produire ailleurs si elles le peuvent, qui déposeront le bilan autrement. Prendre aux riches pour donner aux pauvres ? C'est déjà le cas pour ceux des "riches" qui ne sont pas partis créer des entreprises florissantes ailleurs, particulièrement les plus dynamiques, aux États-Unis essentiellement, où on préfère les créateurs d'entreprises plutôt que les inventeurs d'infectes sottises.
 
Avec l'entêtement de l'État sur la fiscalité des carburants, c'est la récession obligatoirement, avec la déflation en sus, et un nombre exponentiel de dépôts de bilan avant Noël, donc moins de recettes... et plus de besoins sociaux... et des désordres conjuguées tel que Macron ne pourrait pas finir son mandat de sabotage ; ce sont ses patrons qui seraient contrariés. Sinon bloquer les prix des carburants dans un marché mondial c'est organiser la pénurie tout simplement, d'ailleurs cela a déjà était fait. La seule solution est de baisser immédiatement la pression fiscale sur les carburants pour être aux mêmes niveaux de prix que la plupart de nos voisins européens.
 
Seulement voilà cela serait anti-constitutionnel, comme l'a déjà fait savoir le Conseil constitutionnel, idem pour la préférence nationale. Changer la Constitution par référendum ? Impossible sans le Congrès, Assemblée nationale et Sénat, et impossible de dissoudre le Sénat. La République a tout verrouillé au cas où, nous sommes en liberté surveillée.
 
La dette officielle de l'État est de 3.600 milliards. La dette publique hors bilan est de 10.000 milliards, soit 1.700% des recettes fiscales annuelles de l'État. On ne pourra donc jamais rembourser, à moins d'une hyper inflation conjuguée à des montants de retraites et salaires de fonctionnaires bloquées, excepté pour les 600.000 fonctionnaires des fonctions régaliennes, indispensables à la survie de l'État, Armée, Police et Justice.
 
La dette publique, comme celle privée des États-Unis est pire que la nôtre, sans doute dix fois plus, pour une population seulement 5 fois supérieure à la nôtre, mais ils disposent de la monnaie mondiale de référence, le dollar pendant que nous avons nos assignats, ils sont les champions l'IA pour la meilleure et la pire, nous du grand remplacement pour le pire uniquement, ils ont donc la croissance et nous la récession bientôt, etc. Et dire que c'est Nous qui les avons libérés des Anglais avant de leur donner la grande Louisiane qui représentait alors le double de leur territoire. Qui va nous libérer, nous ?
 
Le dernier livre de Jean-Christian Petit-fils "La Révolution française" (Perrin, 2026) met en relief la responsabilité de la noblesse d'argent et de robe dans cette tragédie qui n'en finit pas. Cette fausse noblesse, mais véritable aristocratie, avait déjà le pouvoir économique, et les privilèges il ne leur manquaient plus que le pouvoir politique. Le "Peuple" n'était pour rien dans cette mésaventure révolutionnaire, il n'était d'ailleurs pas même au courant de cette Révolution avant que ne s'installe la Constitution civile du Clergé et à sa suite la Terreur républicaine. Le Tiers-État était représentée par la bourgeoisie qui s'auto attribuait des particules, tel Danton, Robespierre et Marat. 
 
C'est aujourd'hui le même schéma qui se précise avec la même ploutocratie, la même contingence climatique dont les conséquences s'aggravent de manière accélérée, une crise de la dette sans doute pire encore... Nous avons une crasse politique encore plus médiocre et plus dangereuse en sus, les partis politiques sont intrinsèques à la démocratie, et les partis ne survivent que par la démagogie, les magouilles, la corruption sous tous ses aspects, les idéologies, la division, les trahisons... Le déshonneur !
 
La population est en plus aujourd'hui plus âgée et divisée particulièrement dans sa foi ce qui est encore plus grave ; car la vraie Religion catholique est l'âme et la force de notre Nation, née d'un baptême. L'Église est attaquée de toute part y compris en son propre sein, par elle même, depuis le dernier Concile qui cherche un syncrétisme entre le Christ qui est seul Vérité et les erreurs.

10:49 Publié dans Nicolas Zahar | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Les intelligences artificielles dépenseront-elles notre argent ?

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Franck Abed

L’intelligence artificielle ne se contente plus de répondre à nos questions, de rédiger nos textes ou d’analyser des données. Elle commence désormais à agir dans le monde économique à notre place.

Revolut et Visa viennent ainsi de franchir une étape importante en réalisant en France une expérimentation de paiement initié par une intelligence artificielle en conditions réelles.

Jusqu’à présent, les innovations dans les moyens de paiement avaient principalement transformé l’instrument. Nous sommes passés des espèces au chèque, du chèque à la carte bancaire, puis au paiement sans contact et au smartphone. Mais l’homme demeurait à l’origine immédiate de l’acte car il choisissait et il payait.

Avec l’intelligence artificielle des " agents ", le changement se révèle d’une autre nature. Une IA peut rechercher un produit, comparer différentes offres, sélectionner une solution et dans un cadre préalablement défini par l’utilisateur aller jusqu’à l’acte de paiement.

Nous ne sommes donc plus seulement face à une évolution des moyens de paiement. Nous assistons potentiellement à une transformation de l’acte économique lui-même. Pendant longtemps, l’ordinateur exécutait une décision humaine. Désormais, la machine peut analyser une situation et accomplir une succession d’actions permettant d’atteindre un objectif.

Pour les banques et le secteur financier, les perspectives sont considérables... Je cite entre autres l'automatisation de certains achats, la gestion intelligente des dépenses, l'optimisation des abonnements ou des assistants financiers capables d’exécuter certaines opérations.

Toutefois, cette évolution pose également des questions essentielles de sécurité, de consentement, de responsabilité et de lutte contre la fraude. Une erreur dans un texte généré par une IA peut être corrigée. Une erreur dans une opération financière peut immédiatement avoir des conséquences patrimoniales, parfois durables voire incalculables.

Derrière la prouesse technologique apparaît donc une question profondément philosophique : jusqu’où l’homme souhaite-t-il déléguer sa capacité de décision ? La véritable révolution de l’intelligence artificielle ne réside peut-être pas dans sa capacité à « penser » comme nous, mais dans notre volonté de l’autoriser à agir pour nous.

Après avoir confié aux machines une partie de nos calculs, de notre mémoire et de notre travail intellectuel, nous commençons à leur déléguer certaines actions économiques.

La question n’est donc plus seulement que peut faire l’intelligence artificielle ? Elle devient, de fait, que voulons-nous réellement lui permettre de faire à notre place ?

Le blog de  Franck Abed cliquez ici

10:30 Publié dans Franck Abed | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 19 septembre 2026

Et encore une... Le ministère de l'Intérieur vient d'ouvrir une procédure de dissolution contre le Rassemblement des étudiants de droite (RED) à Angers

Baptiste, le porte-parole de cette association angevine qui fête ses quatorze ans d'existence était l'invité de Radio Courtoisie, jeudi dernier, 17 septembre...

Nous reviendrons plus en détail sur cette nouvelle procédure engagée contre une association nationaliste par un pouvoir aux abois dont le récit et l'action tendent à imposer l'idée qu'il y aurait une menace terroriste d'ultradroite et qu'elle se situerait au même niveau que le terrorisme islamiste (lui, bien réel)...

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17:01 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

DIMANCHE 20 SEPTEMBRE, À BREST, LA LISTE AUX SÉNATORIALES "LES ÉLUS DE BON SENS", CONDUITE PAR YANN LERICHE, SOUTIENT LES FORCES DE L'ORDRE ET LES POMPIERS

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Un communiqué de Yann Leriche, tête de liste "Les élus de bon sens" aux sénatoriales en Finistère :

La liste divers droite « Les Élus du bon sens » appelle à un rassemblement dimanche 20 septembre, de 14 h à 17 h, place de la Liberté, devant l’hôtel de ville de Brest.

Cette mobilisation statique et pacifique vise à exprimer un soutien plein et entier à la Police nationale, à la police municipale, à la Gendarmerie nationale et aux sapeurs-pompiers.

Dans un contexte marqué par l’insécurité et les violences quotidiennes, ces femmes et ces hommes protègent la population au péril de leur vie.

Ils doivent bénéficier de moyens adaptés, d’une véritable reconnaissance et d’une protection renforcée.

Sans forces de l’ordre ni sapeurs-pompiers, il n’y a ni liberté, ni sécurité, ni République.

Les candidats saluent l’appel des syndicats et collectifs à réunir citoyens, familles, élus et associations.

Ils réaffirment leur volonté de restaurer l’autorité de l’État et de faire appliquer la loi. Ils défendent notamment une réponse ferme à la délinquance et un soutien juridique et matériel accru aux professionnels. Ils soutiennent également la création d’une police municipale à Brest, complémentaire de l’action des services de l’État.

Pour la liste « Les Élus du bon sens », Yann Leriche appelle tous les citoyens à rejoindre cette mobilisation pacifique.

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14:52 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Lettre ouverte de Sarah Knafo à François Hollande

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Monsieur le Président de la République, François Hollande,

Vous présentez le succès de mon livre, Le Casse du Siècle, comme l'effet d'un matraquage publicitaire. Tout serait dû au groupe Bolloré, aux enseignes Relay ou aux médias du groupe.

C'est montrer bien peu de respect aux innombrables Français qui ont acheté Le Casse du Siècle en conscience, parce qu'ils veulent y découvrir la vérité et la comprendre pleinement.

C'est surtout passer bien vite sur votre propre situation. Vous êtes publié par Robert Laffont, maison du groupe Editis, l'un des deux géants de l'édition française, propriété du milliardaire Daniel Kretinsky. Editis possède sa propre force de diffusion et de distribution, Interforum, qui place vos livres dans toutes les librairies de France. Quant à Monsieur Kretinsky, il détient aussi Marianne, Franc-Tireur et une partie de Libération. En matière de moyens de diffusion comme de médiatisation, vous n'avez donc rien à envier à personne.

Alors, Monsieur le Président, j'aimerais vous poser une question simple : pourquoi les ventes de votre livre sont-elles si faibles, si maigres, si désespérément tristes ?

Le mauvais temps s’acharne-t-il une nouvelle fois sur vous ? Avez-vous été censuré ? Aucunement. Muselé par le pouvoir ? Pas davantage. Vous avez été dûment et abondamment invité par les télévisions, le service public, les radios, les quotidiens, les magazines, et commenté par tous les rubricards de France et de Navarre.

Pourtant, le résultat est là, et il est sans appel. En deux semaines, 2 600 Français se sont intéressés à votre essai. 120 000 ont déjà rejoint mon enquête. Les journalistes comparent nos ventes, mais je ne vous ferai pas l'insulte de comparer le fond de nos livres. On peut me trouver parfois insolente, mais jamais cruelle.

Vive vous et surtout vive la France !

Sarah Knafo
Députée européenne

11:40 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Rappel : samedi prochain, 26 septembre, à La Chapelle Basse-Mer (44), De la Vendée au Mexique, de la chouannerie au Cristeros

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Jeudi dernier, Reynald Secher était l'invité d'Anne Brassié pour son émission Perles de culture sur TVLibertés.

10:22 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Sébastien Lecornu annonce 54 milliards d'économies, Sarah Knafo en propose 140 !

« Sébastien Lecornu veut seulement freiner la hausse : nous voulons BAISSER LA DÉPENSE, a réagi la députée européenne Reconquête!, avant d'ajouter : Il dit que l'État sera exemplaire, mais il ne sera supprimé pas UN SEUL poste. Nous proposons d'en supprimer 800 000. Il veut diminuer l'enveloppe des agences. Nous voulons en supprimer. Tout est listé, chiffré, sourcé. Voici mon plan à 140 milliards d'euros d'économies par an. Les Français ont trop payé. Il est temps de dépenser moins pour taxer moins ».

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07:35 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Lynchage d’un flic et veulerie politico-médiatique

Les propos racistes d'un policier municipal de Carcassonne, captés par sa  propre caméra-piéton, suscitent l'indignation générale et l'embarras du RN

Il y a une semaine, le 12 septembre, Éric Delcroix avait déjà publié un article au sujet de la soi-disant "affaire de Carcassonne", sur Polémia (cliquez ici). Nous le reproduisons ci-après :

Qu’est-ce qui est plus ignoble qu’un lynchage, si ce n’est un lynchage médiatique et judiciaire ? Celui qu’a subi le policier municipal de Carcassonne, coupable d’avoir vu enregistrés ses propos de bistrot ou de salle de garde. Car nous vivons à une époque où les crimes de la pensée sont davantage réprimés que les crimes de sang. À rebours de ce que pensait Montesquieu dans L’Esprit des lois en 1748 : « Les mots ne sont jamais des actes. » Voici en tout cas un article aussi brillant qu’incisif d’Éric Delcroix.

Polémia

Espionnage, délation et lynchage

Après avoir été apparemment ignoré, légitimement et à dessein, par l’ancien maire divers droite de Carcassonne en 2025, l’enregistrement audiovisuel accidentel des propos du brigadier-chef principal de la police municipale a été divulgué le 8 septembre par Midi libre. Et le nouveau maire, Christophe Barthès, Rassemblement national celui-là, a cédé au hourvari, pour des propos de salle de garde, licencieux conformément au genre, tenus en privé, d’un flic à l’autre, dans l’habitacle de leur voiture en patrouille. Le policier a été révoqué incontinent et, volontaire du service d’ordre du RN, chassé du mouvement, semble-t-il sans autre forme de procès, comme disait La Fontaine (Le Loup et l’Agneau).

Racistes, homophobes, transphobes et antiféministes (horresco referens !) comme on dit, ces propos, à les entendre, étaient tenus dans un entre-soi rigolard et on comprend qu’ils étaient propres, par leur outrance même, à désamorcer les angoisses pendant des missions particulièrement difficiles. Telles les blagues de carabins. Oui, en privé, on peut et on doit pouvoir se livrer à toutes les licences verbales (les mots ne sont jamais des actes, disait Montesquieu dans L’Esprit des lois — 1748) et donc jusqu’à l’obscénité. Celle-ci peut être un défouloir positif, sans conséquence sur l’exercice de sa fonction par le locuteur, ici sans reproche à cet égard. Pour le malheur de ce policier, le nouveau maire est du RN, contrairement à son prédécesseur qui était plus réaliste, plus mesuré et sans complexe incapacitant. Ce nouveau maire ne s’est senti tenu à aucun devoir envers son subordonné, qui plus est militant de son parti. Dont acte pour ses collègues et camarades de service d’ordre présents et à venir…

Pauvre flic ! Son immolation, sur l’autel du vivre-ensemble, nous montre que nous n’avons plus aucune licence : le Big Brother vétilleux d’Orwell veille, potentiellement dans l’habitacle de chaque auto, et bientôt dans notre âme puisque l’on nous promet une intelligence artificielle capable, dès demain, de sonder notre cœur.

De telles saillies sont proférées au sein de nombreux équipages franchouillards de la police, municipale ou nationale (j’en ai eu moult témoignages), sur un ton volontairement léger, sans aucune importance pratique sauf à permettre une décompression ; cela n’empêche pas ces policiers de faire leur travail dans le respect des lois. À force de vouloir des policiers et gardes du corps aux pensées, sentiments et affects vertueux, au regard du nouvel ordre moral antidiscriminatoire, on aura un problème de recrutement. En cours de résolution au demeurant, car le processus semble se dessiner pour embaucher, en discrimination positive, des personnes issues de l’immigration extra-européenne…

D’un ordre moral à l’autre, du temps de celui qui régentait les rapports entre les hommes et les femmes, Alfred de Musset, dans les Confessions d’un enfant du siècle (1836), rapporte ce qu’il en fut en France à compter de la Restauration :

… l’hypocrisie la plus sévère régnait dans les mœurs ; les idées anglaises se joignant à la dévotion, la gaîté avait disparu.

Ce précédent ordre moral n’empêchait évidemment pas les gens entre eux, les hommes ici, voire les femmes là, de tenir des propos salaces, égrillards et pornographiques. Sauf que « la gaîté avait disparu ». Oublions la comptine : plus un gendarme ne rit dans la gendarmerie…

Mais il n’y avait pas, au siècle de Musset, l’espionnage institutionnalisé des vies privées et la délation n’était pas une activité reconnue, à l’inverse de ce qu’il en est de nos jours (cf. sa légalisation depuis la loi Pleven de 1972). On cachait les indics, ce qui n’est plus le cas avec les testings.

Si l’affaire de Carcassonne est révélatrice de quelque chose, ce n’est pas de la vilenie supposée d’un policier dans les tensions d’une patrouille, toujours risquée. Elle est révélatrice de la veulerie de nos politiciens et de l’évaporation de l’humour, je ne dis pas du comique, mais de l’humour qui implique de la distanciation (cf. persécutions contre Dieudonné M’bala M’bala). Capitulation du maire RN de Carcassonne, mais aussi d’une myriade de politiciens et journalistes qui prennent une tempête dans un verre d’eau pour un raz-de-marée.

En effet, nous avons assisté à un festival, non pas de simples lâchetés (qui n’a jamais été lâche ?), mais de cette veulerie qui corrompt l’âme. Et on voudrait nous faire croire que ces gens-là, tous autant qu’ils sont, seraient dignes de prendre les rênes de la France en crise ? Même l’inoxydable Robert Ménard, lui aussi, y est allé de son coup de pied sur le pauvre type, objet pantelant de ce lynchage médiatique, déjà à terre et à la ramasse. Croyait-il indispensable de ne pas laisser cette affaire à l’échelle de Carcassonne ? Que sait-il des policiers de Béziers, ville dont il est maire ? Que ne découvrirait-il pas de leurs dialogues s’il les espionnait ?

Et puis, subsidiairement, j’entends ne jamais être du côté de la meute, de n’importe quelle meute. L’hallali est toujours ignoble : voir des donneurs de leçons droit-de-l’hommistes donne la véritable aune pour les juger.

La défense des siens et saillies racistes

L’abjection n’est jamais du côté du lynché, mais toujours des lyncheurs, racistes ou antiracistes. Des hommes comme Mélenchon aujourd’hui et feu Jean-Marie Le Pen hier ont su montrer que l’on pouvait ne pas abandonner les siens dans l’adversité politique et faire face à la meute…

Et puisque j’ai cité le nom de Mélenchon, voyez ce que celui-ci a dit, à froid et en public :

Je ne peux pas survivre quand il n’y a que des blonds aux yeux bleus. C’est au-delà de mes forces… Quand on est arrivé en France, c’était l’horreur pour nous (Hit Radio, février 2013).

Ce qui ne l’empêche pas de demander la révocation « sans délai » du policier, vœu accompli simultanément par le maire RN. Il est vrai que Mélenchon sait que la mauvaise foi est consubstantielle au marxisme-léninisme. Barthès-Mélenchon, même combat ? Pourquoi voter RN à Carcassonne si on peut voter LFI ?

On nous dit que le malheureux policier aura des comptes à régler auprès de la justice du nouvel ordre moral. En tout cas, celle-ci a relaxé en appel (2021) le rappeur Nick Conrad qui chantait :

Pendez les Blancs / Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs / Attrapez-les vite et pendez leurs parents (2018).

Je crains que le policier n’ait pas l’alibi de la licence poétique qu’il lui faudrait pour bénéficier d’une relaxe…

Brigadier-chef, je ne vous connais pas, je ne sais rien de vous, mais je vous tends la main.

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l’indignation à géométrie politique variable

La Police Municipale muscle son jeu ! | Ville de Carcassonne

Notre ami et camarade Philippe Randa réagit, sur le site du Nouveau Présent (cliquez ici), au lynchage médiatique dont a été l'objet un policier municipal de Carcassonne, après que son défoulement oral de décembre 2025, à grand renfort d'injures fort peu amènes (mais dans un cadre privé), a été rendu public par un "proche" qui, manifestement, ne lui veut pas que du bien.

Le fait que ce policier aurait participé au service d'ordre du Rassemblement national et que la ville a été gagnée, depuis, par ce même mouvement ne sont, bien entendu, que pures coïncidences.

Philippe Randa écrit notamment :

« D’où, mise à pied des bêtes immondes et condamnation de la direction du RN qui a « immédiatement procédé à sa radiation des effectifs du service d’ordre (…) ainsi qu’à son exclusion du Rassemblement national. »

Si l’on peut facilement deviner que les auto-proclamés antiracistes professionnels vont judiciairement s’en donner à cœur joie pour clouer les "bêtes immondes" au pilori, ces dernières semblent vouloir se défendre becs et ongles, puisqu’un des policiers incriminés a déposé plainte pour atteinte à la vie privée, sa conversation ayant été enregistrée à son insu.

Son avocat, Me Victor Lima, a d’ailleurs confirmé qu’il s’agissait effectivement d’« une conversation strictement privée tenue entre collègues de travail comme il y en a tous les jours dans les entreprises » et qui « n’avait pas vocation à être portée à la connaissance de quiconque ». Dont acte !

À la justice, désormais, de faire son travail… On l’espère certes "aveugle", selon la célèbre expression qui y voit là un idéal juridique : « La justice doit être impartiale et traiter tous les individus de manière égale, sans être influencée par des facteurs externes tels que la richesse, le statut social, l’apparence ou les opinions personnelles » (www.lesexpressions.fr).

Mais saura-t-elle en revanche être "sourde", ce qui l’empêcherait d’être influencée par le tapage médiatique qui a suivi "l’indignation" savamment orchestrée, une semaine durant, des propos incriminés dont le moins qu’on puisse en dire est qu’ils ne sont guère ceux de gentlemen (euphémisme !), voire qu’ils sont, concevons-le, aussi grossiers que déplorables.

Toutefois, comme l’a rappelé Me Victor Lima, ces insultes n’avaient été proférées ni directement, ni personnellement à qui que ce soit et entre personnes se connaissant et sans être accompagnées de menaces envers quiconque.

Et des insultes, aussi indignes puissent-elles être considérées, toutefois fort peu comparables à nombres d’autres écrites régulièrement et sans retenues aucune, dans une grande majorité de médias et tout autant proférées à la tribune de meetings politiques ; des insultes pour lesquelles on compte assez facilement sur la moitié d’une main d’un manchot les sanctions immédiates, mises à pied éventuelles ou inculpations effectives de leurs auteurs.

De quelles insultes s’agit-il ? Mais de celles de "souchiens", "babtous", "bouffeurs de cochon", celles des termes habituels du "point Godwin" de tout échanges politiques – "nazis", "fascistes", "pétainistes" – et, nouvellement apparue, la dernière expression à la mode de "tout blanc tout moche" (© Jean-Luc Mélenchon)… sans oublier celles concernant une communauté assez obsédante pour beaucoup : celles des "Feujs", "génocidaires", "sales juifs(ves)", etc. qu’on affuble également, désormais, des qualificatifs de "nazis" et de "fascistes", ce qui ne mange pas de pain, fusse-t-il casher.

Ces insultes-là, est-ce exagéré de faire remarquer qu’elles sont toutes, elles, abondamment et régulièrement répandues, non pas en conversations privées, mais dans des échanges publics, sans honte et sans vergogne… et même dans des médias de service public ?

Sans compter les menaces d’insurrections, de troubles à l’ordre publics, d’insultes contre les forces de l’ordre telles que « La police tue ! » qui me semblent autrement plus graves et lourdes de dramatiques conséquences que de simples injures échangées en privé, aussi minables soient-elles.

Enfin, comment ne pas songer aux précédents des mouvements de délation tels #balancetonporc et autre #MeToo qui ont imposés que de simples accusations d’ordres sexuels deviennent des condamnations, sinon judiciaires, en tout cas sociales ?

À l’avenir, de simples accusations de « scandaleux propos privés » ne multiplieront-elles pas les lynchages de femmes et d’hommes, obligé(e)s de fuir leurs lieux d’habitation après avoir été chassés de leurs emplois ?

Il y a ceux qui en rêveraient… et le diable qui en rit déjà… »

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Journal du chaos

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vendredi, 18 septembre 2026

Harcèlements eurocratiques

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La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol

Siégeant tantôt à Bruxelles, tantôt à Strasbourg, le Parlement dit européen fait penser à cette boisson des années 1980 dont le slogan publicitaire expliquait que « son nom sonne comme un nom d’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool ». En effet, l’assemblée élue de la prétendue Union européenne n’est qu’un organe législatif partiel dépendant du bon vouloir des gouvernements des États-membres et d’une Commission bureaucratique.

Quand cette pseudo-assemblée qui coûte un bras aux contribuables n’approuve pas des directives toujours plus oppressantes pour le quotidien du quidam européen, elle décerne des prix à des agents d’influence qui pratiquent aux quatre coins du monde leur savoir-faire subversif sous le doux nom de - « révolution de couleur ». Elle vote enfin des résolutions tout aussi abracadabrantes les unes que les autres. Ainsi, le mardi 7 juillet 2026, le Parlement européen entérine-t-il à une très large majorité (414 voix pour, 224 contre et 18 abstentions) la requête de l’APPF présentée sous la forme d’un rapport de 294 pages riche en inversions accusatoires et en analyses biaisées, qui entend surveiller le groupe parlementaire Europe des nations souveraines (ENS).

Créé au lendemain des élections de 2024 autour des quinze députés de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), ENS compte vingt-sept membres dont la Française Sarah Knafo de Reconquête !, l’Italien Roberto Vannacci, élu sur la liste de la Lega qu’il a quittée pour fonder et diriger Futuro nazionale, et les Hongrois du Mouvement Notre Patrie. Il s’agit de la troisième formation issue des droites radicales, de rupture et de conviction en concurrence avec les Patriotes pour l’Europe (85 élus) présidé par Jordan Bardella, et les Conservateurs et réformistes européens (79 membres parmi lesquels Marion Maréchal) animés par Fratelli d’Italia et les Polonais du PiS (Droit et Justice).

L’APPF désigne pour sa part l’Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes. Calqués sur le modèle allemand, les partis politiques associés au sein d’un même attelage européen disposent de fondations qui assurent la formation de leurs élus et la diffusion publique de leurs idées. Leurs frais de fonctionnement reposent sur de larges subventions. Par exemple, le PPE (Parti populaire européen), dans les mains de la CUD (les démocrates-chrétiens allemands), se tourne vers le Centre Wilfried-Martens pour les études européennes, du nom de l’ancien premier ministre belge. Les sociaux-démocrates ont la Fondation pour les études progressistes européennes; les Patriotes pour l’Europe la Fondation européenne des patriotes pour l’Europe, CRE Nouvelle Direction – Fondation pour la Réforme européenne et ENS de la Fondation Souveraineté. Les instances soi-disant européennes leur versent chaque année jusqu’à 46 millions d’euros !

De création récente (2016), l’APPF doit d’abord s’assurer de la transparence financière des partis et autres fondations, ce qui est légitime. Mais elle doit aussi vérifier si partis et fondations respectent l’ensemble des valeurs dites fondamentales de l’Union supposée européenne, à savoir le respect de la dignité humaine (mais pas du fœtus ?), de la liberté (et l’apartheid vaccinal des temps covidiens ?), de la démocratie (avec ou sans les magouilles, bourrages des urnes et recours massif au vote par correspondance ?), d’égalité (c’est-à-dire ?), de l’État de droit (comprendre accepter la suprématie des juges), de la soumission aux droits humains, y compris du droit des individus appartenant à certaines minorités médiatisées, du pluralisme factice (donc sans opinions tranchées), de la tolérance (surtout envers criminels et délinquants), de la justice (encore une chimère néfaste, car non concrète !), de la non-discrimination (redondance avec l’égalité), de la solidarité et de l’égalité entre femmes et hommes (quid des intersexuels, des trans et autres non-binaires ?). Le sort des poux et des morpions demeure une préoccupation secondaire, ce qui dénote d’un spécisme inacceptable…

Fort du vote de ce soi-disant Parlement européen à l’exception des trois groupes patriotes, l’APPF peut désormais vérifier le caractère démocratique d’ENS et des partis nationaux qui composent son équivalent partidaire au mépris d’ailleurs de l’article 4 de la Constitution de la Ve République française qui stipule qu’« ils se forment et exercent leur activité librement ». Cette instance parasite va solliciter des universitaires irréprochables et à l’impartialité proverbiale, sûrement spécialistes ès-extrême droite, pour déterminer si ENS (parti et groupe) respecte ou non ces fameux critères démocratiques. Si leur avis est négatif, ENS risque de perdre son statut de « parti politique européen » et de ne plus recevoir deux millions d’euros de subventions annuelles. En revanche, les membres du groupe ne perdront pas leur mandat. Il est facile ensuite d’imaginer que dans quelques temps la présidence du Parlement européen saisira l’OLAF (Office européen de lutte antifraude) à propos de détournements financiers imaginaires autour d’assistants parlementaires impliqués dans la vie politique nationale… Une pareille décision aurait un impact certain en Allemagne où des voix politiciennes, ecclésiastiques, « cultureuses » et médiatiques réclament l’interdiction de l’AfD, premier parti d’opposition du pays…

L’APPF a déjà retiré en 2020 son agrément à l’Alliance pour la paix et la liberté pour des motifs semblables. Cette sympathique structure paneuropéenne regroupait les Allemands de Die Heimat (ex-NPD), Les Nationalistes d’Yvan Benedetti et le Parti populaire Notre Slovaquie. Il serait toutefois inapproprié et téméraire de fouiner autour du PPE abonné aux scandales financiers outre-Rhin, des socialistes européens corruptibles, des Verts et de Renew (centristes libéraux macronistes), fidèles relais bien payés des multinationales étatsuniennes et arabes.

L’APPF s’émeut de propos très politiquement incorrects tenus par Alice Weidel de l’AfD, Éric Zemmour et un responsable du mouvement nationaliste bulgare Renaissance. Cette autorité eurocratique semble méconnaître tout bon sens socio-politique.

Hasard du calendrier, l’APPF doit changer sous peu de président. Le candidat pressenti, le Français Philippe Musquar, pencherait bien trop à droite ! Horreur ! Il aurait milité chez… Les Républicains ! Le comble porte cependant sur son mode de sélection obscure et guère transparent. Le choix final sortirait des discussions intenses entre les secrétaires généraux du Conseil européen, de la Commission et du Parlement européen ! Pour donner des leçons au monde entier, le Parlement dit européen est toujours en pointe. Dommage qu’il ne se les applique jamais !

Salutations flibustières.

 « Chronique flibustière » n°198, (16 septembre 2026)

23:59 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Ceuta abandonnée à l’invasion migratoire : Pedro Sánchez regarde ailleurs, la Commission européenne aussi.

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Michel Festivi 

La dizaine de milliers de migrants, peut-être 12.000, qui restent encore dans l’enclave de Ceuta, sont en roue libre, et continuent à errer de plages en plages, comme celles de Trampolín ou de Benítez. Ces lieux, chargés d’immondices, ne sont plus nettoyés, le port a été envahi, de nombreuses maladies se répandent, comme la variole du singe, qui vient d’être répertoriée par les autorités sanitaires, sans compter la violence, les agressions sexuelles. Le vie quotidienne des habitants de Ceuta est un véritable enfer.

La police est complètement débordée. La porte-parole à la Chambre des députés du Parti populaire, Ester Muñoz a déclaré : « Voilà comment Pedro Sánchez gère une invasion. On voit bien l’insécurité ambiante. Une fois de plus, la police nationale, la Garde civile et l’armée sont abandonnées. Ceuta est livrée à elle-même. Nous ne vous le pardonnerons jamais ».

Un amiral à la retraite, Juan Rodríguez Garat, a clairement évoqué la notion de « guerre hybride », du Maroc contre l’Espagne, et c’est bien de cela dont il s’agit. Cette guerre hybride, le gouvernement socialiste espagnol la nie, comme il rejette toutes difficultés sur place, malgré les reportages, les témoignages, les accusations, les rapports de police. Selon cet amiral, Pedro Sánchez « est plus que responsable, coupable de bien des choses...il persiste dans une politique d’apaisement qui ne fonctionne pas ». Cela nous rappelle clairement la politique macroniste de la France vis-à-vis de l’Algérie, relayée par le ministre des affaires étrangères le plus incompétent qui soit, le sieur Barrot.

Au niveau européen, deux votes sont intervenus à l’encontre de la cécité volontaire de Pedro Sánchez. Le 16 septembre, suite à un amendement de la rapporteur lituanienne du PPE, il a été adopté un texte qui stipule condamner : « fermement l’attaque à la frontière méridionale de l’Union dans la ville de Ceuta, perpétrée les 30 et 31 juillet 2026, ainsi que l’invasion ultérieure de la ville », déplorant l’utilisation des flux migratoires irréguliers comme instrument de guerre hybride, et il est réclamé une enquête indépendante et exhaustive pour établir qui a planifié et exécuté l’opération, et dans quel but. Le vote a été acquis par 435 voix, 209 contre et 13 abstentions.

Le lendemain 17 septembre, les eurodéputés ont adopté une résolution intitulée « Attaques hybrides récentes et instrumentalisation des migrants à Ceuta ». Ce document condamne les entrées massives depuis le Maroc, somme Rabat d’assumer ses responsabilités en matière de contrôle des frontières et de retours, et demande à Bruxelles de suspendre les versements, voire de récupérer les fonds déjà versés en cas de défaut de coopération, de la part des autorités marocaine. La délibération exige aussi de protéger les frontières terrestres et maritimes de Ceuta, comme priorité européenne. Le vote a réuni 339 voix pour, 225 contre et 16 abstentions.

Le PPE a pu faire adopter ces propositions grâce à l’apport des voix des groupes ECR (Conservateurs et réformistes), les Patriotes pour l’Europe, et l’Europe des nations souveraines, comme cette même coalition avait accepté l’adoption avant l’été, d’une autre demande sur le durcissement des règles d’expulsion, l’allongement des durées de rétention et la possibilité de créer des centres de retour hors de l’UE. Mais tout cela demeure pour l’instant un souhait.

Si ces votes représentent effectivement un camouflet pour Pedro Sánchez et son gouvernement, comme le souligne l’excellent site Breizh-info, je suis prêt à prendre les paris que la Commission européenne n’en fera rien, et s’en fichera comme d’une guigne. Tout cela est de l’incantation, certes intéressante, mais reste au stade des vœux pieux, car non contraignant. Pedro Sánchez continue à être sur-protégé par les instances décisionnaires européennes, et le parlement ne compte que pour du beurre, sauf quand il s’agit d’imposer des décisions qui impactent la vie de nos concitoyens, comme l’augmentation du prix de l’électricité, ou de multiplier les normes qui assaillent les habitants de l’Europe. L’Europe passoir et permissive a de beaux jours devant elle, l’Europe faible aussi.

Cette dernière résolution a aussi désigné la régularisation de plus d’un million de clandestins, sans doute 1 million 200 000, comme un véritable appel d’air, qui a favorisé cette invasion, mais la Commission européenne n’a pas non plus bronché et a laissé faire, et Pedro Sánchez peut dormir sur ses deux oreilles.

Les 29 et 30 septembre prochain, Macron se rendra en visite officielle en Espagne, et vous verrez que les sujets qui fâchent ne seront pas abordés, sauf à l’extrême marge, pour féliciter Pedro Sánchez de sa politique, car les deux s’entendent comme larrons en foire. La Commission européenne et Macron préfèrent brider le peu de libertés publiques qu’il nous reste, comme par exemple interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes, avant bien sûr de le généraliser à toute la population, dans un second temps. Madame Von der Leyen montrait plus les crocs contre Victor Orban, ou le gouvernement de droite de Pologne lorsque le PIS était au pouvoir, ou lors de la victoire électorale de Giorgia Meloni, pour lui lancer des avertissements.  

18:07 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Immigration incontrôlée : à Ceuta, à Calais, Paris ou ailleurs en Europe, la politique du chien crevé au fil de l'eau mène à des drames. Pour les populations concernées d'abord, pour les migrants illégaux ensuite

Plus de 5300 migrants ont quitté Ceuta pour retourner «volontairement» au  Maroc

Synthèse nationale

Les 30 et 31 août derniers, 70.000 migrants illégaux venus du Maroc ont pris pied dans l'enclave espagnole de Ceuta. Cette « invasion » (selon le mot utilisé par Ester Muñoz, la porte-parole du Parti populaire), à propos de laquelle le gouvernement socialiste espagnol avait reçu, semble-t-il, des mises en garde de la part du Centre national de renseignement, n'a pu se produire qu'avec l'implication active ou passive des autorités marocaines.

L'attentisme idéologique des uns, les manipulations  politiques des autres ont précipité le petit territoire et ses habitants dans le chaos, la peur et l'incertitude face à l'avenir. Quant aux milliers d'illégaux qui restent encore sur place, parmi lesquels de nombreux mineurs et des femmes, ils se retrouvent dans une situation forcément ingérable, misérable, indigne, et souvent dangereuse.

Les images publiées sur le compte X du journal El Faro de Ceuta sont particulièrement révélatrice du drame qui se joue actuellement dans l'enclave espagnole.

Pour voir ces images, cliquez ici.

(Elles montrent « l'avalanche » de migrants illégaux qui vient de déferler sur le port, à destination du nouveau centre d'hébergement d'urgence de 1.700 places - manifestement insuffisantes -)

L'aveuglement volontaire, le manque de courage, l'indécision mènent à des drames humains dont les Européens, chez eux, sur la terre de leurs ancêtres, sont les premières victimes. Depuis 50 ans, la droite nationale met en garde nos peuples. Il est plus que temps qu'en Espagne, en France, en Allemagne et dans les autres pays européens concernés, ces derniers se tournent résolument vers ceux qui n'ont cessé de les avertir des risques et dangers encourus et de leur proposer des solutions de bon sens.

 

18:05 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

COPÉ MINABLE FACE À ZEMMOUR !

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18:01 Publié dans Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Hier soir, sur BFM, Eric Zemmour, le président de Reconquête!, a annoncé qu'il sera candidat à l'élection présidentielle de 2027

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14:30 Publié dans Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Plus dure est la chute : les défaillances d'entreprises au plus haut

Artificialisation des sols : L'onéreuse dépollution des friches  industrielles

Synthèse nationale

Selon la note de conjoncture de l'INSEE publiée le 10 septembre, "l'économie française décroche". L'économiste Marc Touati, lui, met franchement les pieds dans le plat : "La descente aux enfers s'accélère". L'un des indicateurs de la chute en cours nous est donné régulièrement par la Banque de France. Il s'agit du nombre des défaillances d'entreprises. À la fin du mois de juillet dernier, il était de 70.605, en cumul sur 12 mois, soit 19% de plus que la moyenne 2010-2019.

De janvier à juillet 2026, la moyenne mensuelle des défaillances d'entreprises a été de 6.195 contre 5.898 pour la même période un an auparavant, soit une augmentation de 5%. Et par rapport aux sept premiers mois de 2023, l'augmentation est de 33,2% !

92% de ces défaillances concernent des microentreprises. Mais alors que le nombre des défaillances concernant ces dernières a augmenté de 15,8% par rapport à la moyenne 2010-2019, celui des autres entreprises a augmenté de 73,4%, soit 4,5 fois plus ! En particulier, le nombre des défaillances de grandes entreprises, les ETI-GE, a augmenté de 84,8% !

Les secteurs les plus touchés (en raison des difficultés rencontrées par les consommateurs et les entreprises) sont la construction, le commerce et la réparation automobile, l'hébergement et la restauration, les conseils et services aux entreprises, l'enseignement, la santé, l'action sociale et le service aux ménages, enfin, l'industrie (4.442 défaillances : belle réindustrialisation !).

À la fin juillet 2026, ces six secteurs représentent 83,4% des défaillances, soit 58.877 sur un total de 70.605, en cumul sur 12 mois !

"Tout va très bien Madame la marquise, mais cependant, il faut que l'on vous dise, on déplore un tout petit rien..."

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Affaire Sydney Sweeney, le sexe est-il devenu une valeur de droite ?

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Eugénie Bastié 

Le sexe est-il devenu une valeur de droite ? C’est la question qu’on peut se poser quand on observe le torrent d’indignations vertueuses suscité à gauche par la publicité où l’actrice américaine Sydney Sweeney apparaît nue. La blonde pulpeuse pose dans le plus simple appareil, avec quelques accessoires sportifs, pour un site de paris en ligne. La plateforme Novig a réussi le double exploit de calibrer une pub capable de plaire exactement à son public d’hommes et de déplaire dans les mêmes proportions à ses adversaires. La muleta a parfaitement fonctionné, dans le monde entier comme en France. « Complètement arriérée » pour France Inter. « Égérie de la droite réac » pour une chroniqueuse de Libération. Des athlètes féminines, pour la plupart inconnues du grand public, ont dit leur indignation de voir ainsi leur sport « sexualisé ». La nageuse australienne Ariarne Titmus a qualifié cette pub de « coup de pied au visage de toutes les femmes ayant consacré leur vie à la discipline ». Rien que ça. Curieuse époque ou une sportive de haut niveau sent son mérite remis en cause par une simple campagne de publicité. Le sport féminin est-il si fragile ?

Certes, on pourra arguer que cette publicité ne vend pas du sport, mais du sexe. Mais depuis quand la publicité doit-elle dire la vérité ? L’usage de la sensualité lui est presque consubstantiel. Vouloir rendre la publicité éthique, c’est un peu comme vouloir rendre le poker désintéressé.

Mon corps, mon choix… à géométrie variable

Cette séquence nous plonge en plein milieu des paradoxes du wokisme. Les mêmes progressistes qui nous ânonnent depuis des années les slogans comme « mon corps, mon choix », « j’ai le droit d’exister », « je n’enlève rien à personne », s’étranglent devant une publicité sexy tout droit sortie des années 1980. Ceux qui affirment que porter le voile serait une liberté n’éprouvent aucun complexe à accuser une femme dévoilée, et même dénudée, d’être une « réac ».

Il y a bien sûr quelque chose d’universel dans cette affaire : des femmes scandalisées qu’une des leurs joue de la séduction, c’est vieux comme le monde. Sydney Sweeney est absolument ravissante, elle plaît aux hommes hétérosexuels. On en a brûlé pour moins que ça. La sororité s’arrête bien souvent aux portes de la rivalité.

Mais on aurait tort de sous-estimer cette polémique. Elle raconte une bascule culturelle plutôt qu’elle ne la provoque. Comment une jeune femme portant tous les attributs de la liberté sexuelle est-elle devenue une icône conservatrice ? Il faut dire que Sydney Sweeney est devenue la bête noire des progressistes depuis qu’elle a accepté une publicité pour American Eagle dont le slogan, « Sydney Sweeney has great jeans », jouait sur les mots jeans et gènes, et a été perçu par certains comme une apologie de l’eugénisme. Le tollé avait été immense. Sydney, elle, s’en était royalement moquée dans une vidéo où elle répondait avec un grand sourire : « C’est une juste une pub pour des jeans. » La jeune femme a souvent raconté avoir grandi entre Spokane et le nord rural de l’Idaho, dans une maison au bord d’un lac appartenant à sa famille depuis cinq générations. Inscrite sur les listes républicaines, elle n’a jamais cherché à faire du militantisme, malgré le surnom de « Barbie Maga » qu’on lui donne.

Cette affaire ne révèle pas seulement le retour de la sensualité comme attribut de la féminité, elle symbolise le droit restauré de reconnaître à nouveau la beauté conventionnelle. Pendant des années, la publicité de mode s’est félicitée de rompre avec le canon de la blonde mince : corps gros, modèles issus de la diversité, queer ou trans, cicatrices et imperfections étaient exhibés au nom de l’inclusion. Puis Sydney Sweeney apparaît en jean, blonde, mince, conforme aux vieux canons de beauté. Et puis elle est blanche, ce qu’on ne lui pardonne pas davantage. La sociologue Catherine Hakim spécialiste du « capital érotique » diagnostiquait déjà chez une partie du féminisme anglo-saxon une « phobie du sexe et une hostilité à la beauté et au plaisir ». Sydney Sweeney vient peut-être de donner un visage à cette vieille névrose.

Quand le film Et Dieu… créa la femme sort aux États-Unis, en 1957, il subit une intense campagne de boycott de la part d’organisations religieuses. Si Brigitte Bardot revenait nue aujourd’hui, elle ne serait plus clouée au pilori par des pasteurs mais par des féministes ulcérées par son déhanché provocateur. Après avoir abandonné la laïcité, l’école, la sécurité à la droite, la gauche serait-elle en train de lui abandonner le sexe ? Après avoir fait l’éloge du laid, du gros, du marginal, serait-elle en train de lui abandonner aussi la beauté ? C’est ce que raconte cette histoire : cachez ce sein de droite que je ne saurais voir…

Source :Le Figaro 18/9/2026

09:33 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le mois prochain, notre revue Synthèse nationale fêtera ses 20 ans !

Depuis octobre 2006 - depuis bientôt 20 ans, donc -, chaque nouveau trimestre voit la parution d'un numéro de Synthèse nationale. Dans un mois, nous en serons au 75e !

75 numéros, c'est-à-dire plus de 7.500 pages contenant plus de 1.350 articles dus à plus de 150 contributeurs !

Dans la première livraison (automne 2006), intitulée Intellos, bobos, assos, Sarko : les nouveaux collabos de l'islamisation, l'éditorial de notre camarade Roland Hélie, le directeur-fondateur de la revue, se terminait par ces lignes : "(...) La marmite est prête à exploser. La situation devient intolérable et la multiplication des violences et des injustices dues aux conséquences de cette immigration incontrôlée fait que les Français ont plus en plus de mal à supporter cet état de fait. (...) Voilà pourquoi Synthèse nationale s'engage aux côtés de tous ceux qui s'opposent à cette fatalité suicidaire. (...) Synthèse nationale s'inscrit dans le paysage médiatique national et identitaire comme un nouvel espace de résistance libre et ouvert à tous ceux qui oeuvrent pour que triomphe enfin notre noble cause. Ce combat est salutaire. Il en va de l'avenir de notre peuple et de notre patrie, et plus encore de notre civilisation". 

20 ans plus tard, cette feuille de route demeure la nôtre. Œuvrer pour que la France reste la France au sein d'une Europe européenne est notre credo. Nous poursuivrons le combat des idées tant que vous vous tiendrez à nos côtés et continuerez de nous soutenir. Votre aide précieuse est le levier qui nous permet de soulever la montagne de l'adversité !

Un grand merci pour tous les efforts que vous avez fournis jusqu'à présent pour nous soutenir. Un grand merci également pour tous ceux que vous déploierez encore à l'avenir ! Sans vous, rien n'est possible ! 

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09:05 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Rappel : samedi 26 septembre, à La Chapelle Basse-Mer (44), De la Vendée au Mexique, de la chouannerie au Cristeros

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09:00 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Rappel : samedi 31 octobre, à Paris, colloque organisé par Polémia, "Remigration, ouvrons le débat"

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Pour tout renseignement, cliquez ici

08:57 Publié dans Contre le "vivre ensemble", la France bouge | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 3 octobre, à la Librairie Duquesne à Paris : Alain Paucard dédicacera son livre "Tirez sur l'architecte"

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08:20 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 3 octobre, à midi, dans le Morbihan : la fête du cochon du Parti de la France en Bretagne

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Interventions de :

• Thomas Joly, Président du Parti de la France

• Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque

• Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale

Participation : 35,00 €

Réservations : event. bzh@gmail.com

ou en téléphonant à Virginie 06 02 39 70 77

jeudi, 17 septembre 2026

Crise historique, vide politique

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Vincent Trémolet de Villers

Inutile d’épiloguer, l’Histoire se chargera de juger l’extraordinaire légèreté d’un président qui a trop souvent préféré les discours aux actes, les images aux décisions, les ornements aux travaux de fondation. À l’heure des conséquences, la crise est là, multiforme, et l’urgence est désormais de la surmonter. Le carburant, élément de la vie quotidienne de près de huit Français sur dix, est la cause la plus immédiate, la plus spectaculaire de la colère qui sourd. Elle a pour terreau l’angoisse du déclin qu’alimentent des événements symboliques - des Pieds nickelés qui dévalisent le Louvre en pleine journée, les données informatiques des Français dérobées aux impôts par des gamins de 20 ans et des courbes impressionnantes : dette, démographie, Pisa, immigration, criminalité…

Pour leur plein d’essence, les Français exsangues financièrement en appellent à l’État, mais l’État a les poches vides et quand il se tourne vers les marchés, il est paralysé d’inquiétude. « Blocage », « réquisitions », « ponctions », MM. Bompard, Roussel, Faure puisent dans l’abécédaire de la démagogie révolutionnaire pour tenter d’agréger le malaise. Il faut vivre dans une pleine surréalité ou se savoir très éloigné du pouvoir pour déclamer des promesses intenables, revendiquer des solutions absurdes. Cette gauche rêve sans doute d’un mouvement social, d’un retour des « gilets jaunes ». Il est permis d’en douter ; si révolte il y a, elle sera civique et moins sur les ronds-points que dans les urnes.
Cet automne sous tension, sur fond de bataille budgétaire et de campagne présidentielle, va aussi être un révélateur du sérieux de ceux qui prétendent à la fonction suprême.

Le contraste qui distingue depuis toujours la conquête du pouvoir et son exercice atteindra dans les mois qui viennent son paroxysme. Écrivons-le : on demeure sidéré devant la prolifération de candidats de plus en plus insignifiants. Le moment est historique et beaucoup de propositions politiques sont désespérément anecdotiques. Pourtant, un esprit responsable y réfléchirait soixante-dix fois sept fois avant d’aggraver un peu plus une situation aussi périlleuse pour un gain politique de court terme.

Source : Figaro 17/9/206

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La révolution dévore ses enfants : à Rennes, le député LFI Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde, visé par un tag bombé par certains de ses petits camarades mécontents...

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À Rennes, un tag accuse Raphaël Arnault d'avoir sacrifié les "antifas" mis en cause à Lyon (après le lynchage à mort de Quentin Deranque) au confort de son siège parlementaire.

Réalisée la veille d'une rencontre entre le fondateur du groupuscule de cogneurs en meute et LFI, à proximité du lieu du rendez-vous, l'inscription accusatoire et vengeresse apparaît sur une photo relayée sur Facebook par un bar fréquenté par les "antifas" rennais. Dans la quête de la pureté révolutionnaire, on finit toujours par trouver un agité qui prétend être encore plus pur ; et au bout, la guillotine...

Il y a sept mois, le 24 février 2026, nous avions anticipé la situation délicieusement inconfortable dans laquelle "Rapha" semble bien se trouver désormais. Aussi ne résistons-nous pas au plaisir de mettre ce texte de nouveau en une de notre blog (cliquez ici) :

Raphaël Arnault est-il politiquement fini ?

Depuis le lynchage en meute de Quentin Deranque par des nervis de la "Jeune Garde", l’ex-cofondateur et porte-parole de la meute d’extrême gauche, Raphaël-le-contracté (d’Archenault en Arnault), est aux abonnés absents.

Il y a peu, l’archange tatoué de la secte mélenchoniste, monomaniaque forcené qui voit des "fascistes" partout, était aussi prompt à éructer ses inepties à l’Assemblée que dans la rue. Aujourd’hui, il est d’une discrétion de violette.

Rapha a pris du champ. Il se tient prudemment en réserve de la République et tout le monde s’interroge : « Quel est son Aventin ? Où se cache-t-il ? Dans quel trou à rat l’front se refait-il la cerise ? ».

Aussi les rumeurs les plus folles courent-elles. Certains l’auraient vu à La Trappe. D’autres avancent qu’il serait passé, à la rame, de la bande de Favrot à celle de Gaza…

Pendant ce temps, Baudruchon et ses sycophantes serviles jurent leurs grands ancêtres septembriseurs que le petit rouge-bourge demeure leur jeune camarade. Ils restent, proclament-ils, fiers de lui et le soutiendront jusqu’aux calendes mahométanes…

En fait, les têtes de gondole insoumises, Méluche, Chikirou ou encore Panot, s’emploient surtout, depuis une semaine, avec un culot himalayesque, à tirer LFI de la panade. En bons apparatchiks de choc, ils recourent donc allègrement à la novlangue, à l’inversion accusatoire. Adeptes du vieux principe : « Plus c’est gros, plus ça passe », ils osent tout, disent n’importe quoi et s’emploient à justifier l’injustifiable. Comme l’a écrit (ou presque) Georges Bernanos, dans La grande peur des bien-pensants, depuis une semaine, « l’esprit révolutionnaire (a) moins conquis que frappé d’une sorte d’inhibition, sidéré l’intelligence française. Une propagande inouïe, menée par les ordinaires brasseurs d’opinion (…), l’(emporte) désormais sans combat, par la toute-puissance de ses clameurs et de ses huées ».

Il n’en reste pas moins que le désormais très discret rouge qui tache (et cogne) lyonnais, devenu député du Vaucluse par la grâce du saint Lider Maximo, a perdu l’essentiel de sa pureté et de sa crédibilité révolutionnaires.

N’a-t-il pas annoncé, le 17 février, avoir engagé, tel un vulgaire suppôt du capitalisme, une procédure de licenciement à l’encontre de son attaché parlementaire (et "pol pote") très particulier Jacques-Élie Favrot ? Ne s’est-il pas prononcé pour que l’enquête détermine les responsabilités à l’origine d’un meurtre qu’il aurait appris « avec horreur et dégoût » ?

Difficile de faire mieux en matière de lâchage en rase campagne de ses petits copains. Rapha, c’est : « Aux abris » et « Courage, fuyons » ! La responsabilité morale, la responsabilité tout court, quésaco ? « J’étais pas là, j’ai rien fait et j’y suis pour que dalle » : tel semble être désormais le credo de Rapha-la-défausse et de ses parrains "éléfistes".

Il n’est pas sûr que les "antifas" autoproclamés apprécient le positionnement. Après avoir dû avaler la couleuvre de l’activiste autonome devenu le titulaire d’un siège sous les lambris dorés du palais Bourbon, voilà qu’ils leur faut assister à la mise en retrait prudente de ceux qui, depuis des années, les confortent dans leur dérive paranoïaque et violente. Difficile, avec de tels chefs, de se sentir protégés...

Quant aux relations futures entre La France insoumise et Rapha, il se pourrait bien qu’elles finissent par se distendre. À quoi le second, devenu suspect, sinon tricard, aux yeux de ses anciens compagnons, pourrait-il bien servir à la première, en effet ? Personne n’aime avoir à traîner un boulet…

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Droite nationale : ni justification ni excuses !

Flagellants, publikované v Norimberské kronice, 1493

Synthèse nationale

Il y a sept mois, en février, le jeune militant nationaliste Quentin Deranque avait à peine succombé à ses terribles blessures (résultat des coups de pieds reçus en pleine tête) que déjà, sur les antennes et dans une certaine presse, les hérauts du progressisme en roue libre, les chantres de la déconstruction, les fossoyeurs de l’ancienne France - et promoteurs de la "nouvelle" - s’employaient à allumer des contrefeux et à propager un récit alternatif, militant.

Droite nationale : ni justification ni excuses !

On a assisté alors, une nouvelle fois, à l’interminable défilé des propagandistes sous couverture, mal dissimulés par leur costume de "spécialistes" en mission ; on les a entendus insulter la mémoire du jeune homme martyrisé, proférer doctement les énormités de circonstance, prendre des libertés avec les faits et violer allègrement la vérité, en réunion, au moment où elle s’efforçait de sortir du puits où ils la retiennent enfermée…

Une fois de plus, les dénonciateurs de profession, adoubés par les médias de grand chemin, ont déversé sur les ondes, et les pages des journaux subventionnés où ils sévissent, leur logorrhée "antifasciste". Le fantomatique "péril brun" a été de nouveau tiré des tiroirs où on le tient bien au chaud, prêt à servir. On a convoqué un passé depuis longtemps falsifié, instrumentalisé. On s’est adonné aux habituels raccourcis. On a fustigé d’anciennes figures du camp national avec d’autant plus d’allant qu’elles ne risquent pas de se défendre depuis les caveaux où elles reposent, après une vie de combat à contre-courant. Tout le spectre de "l’extrême droite" largement fantasmée y est passé, le Rassemblement national en tête, sans égard aucun, ni pour les efforts qu’il déploie, ni pour les renoncements auxquels il consent pour se faire accepter au sein de "l’arc républicain" !

Bousquet et Brigneau, croquemitaines pour l’éternité

C’est ainsi qu’encore une fois, on a évoqué les soi-disant « encombrants fantômes » de Jean-Marie Le Pen. En l’occurrence Pierre Bousquet et François Brigneau, deux figures historiques de son mouvement, qualifiés de « nazis » et de « collaborateurs », et dont la présence au sein du Front national (créé pourtant par les jeunes d’Ordre nouveau nés après 1945) aurait, à les en croire, marqué ce dernier, pour toujours, d’une tache aussi indélébile qu’infâmante.

Pourtant, le premier, Pierre Bousquet, membre, avant-guerre, du Parti franciste de Marcel Bucard, n’avait pas encore 24 ans lorsqu’en 1943, il s’est engagé dans la Waffen SS, comme des milliers d’autres jeunes, par idéal anticommuniste et refus d’une mainmise soviétique sur l’Europe. Léon Gaultier, qui à cette époque a suivi la même voie, a ressuscité ce moment si particulier, où leur vie a fini de basculer, dans son livre de souvenirs Siegfried et le Berrichon : « Nous sommes français autant que quiconque. Nous aimons notre pays autant que quiconque. Nous préférons qu’il soit au côté de l’Allemagne plutôt que des communistes. (…) Le pas a été franchi. Nous avons signé notre engagement (…). Voilà, c’est fait ; enfin, le premier pas est fait car pour la suite, tout reste devant nous inconnu et mystérieux. La Waffen SS, des mots qui ne nous sont même pas familiers et que nous n’avons peut-être pas prononcés dix fois dans notre existence »…

Quant au second, le journaliste François Brigneau, jamais avare d’une provocation, ancien du RNP du néosocialiste Marcel Déat, puis enfant terrible de la droite nationale des années 1970 à 2000, il n’avait que 25 ans quand il a rejoint la Milice… le 7 juin 1944, au lendemain du débarquement en Normandie ! Quelques semaines d’engagement maudit, à un niveau totalement subalterne, et pour finir une traversée du désert qui ne s’est achevée qu’à sa mort, avec, selon ses propres mots, nombre d’« ambitions ruinées » et de « coups reçus » !

Complexité d’une époque où beaucoup de patriotes se sont sentis obligés de choisir leur camp

Pris dans les remous d’une période tragique et sanglante, Bousquet et Brigneau, à niveau d’homme, dans un contexte particulier, ont fait un choix qui s’expliquait par leur histoire personnel, leur éducation, les valeurs et principes qui leur avaient été inculqués (le second, dans une famille de gauche)… Ils sont allés au bout de leur logique et ont mis leur peau au bout de leurs idées.

À la même époque, d’autres ont fait un choix différent…

C’est ainsi qu’après la signature du Pacte germano-soviétique, en août 1939, la direction du très stalinien Parti communiste "français", s’est employée à justifier l’entente (provisoire), sur le dos de la Pologne et de la Finlande, entre l’URSS et le IIIe Reich ; puis à défendre la ligne pacifiste, défaitiste-révolutionnaire prônée par le Kremlin (qui s’est traduite notamment par des actes de sabotage dans des usines travaillant pour la Défense nationale). Et sur ordre du Komintern, le secrétaire général Maurice Thorez, mobilisé, a déserté, "à l’insu de son plein gré", en septembre 1939, pour rejoindre l’URSS où il a passé le reste de la guerre avant de revenir en France en 1944 (tandis que l’un de ses futurs successeurs, Georges Marchais, jeune mécanicien aéronautique – il avait 20 ans en 1940 -, a travaillé sur des avions allemands, en France d’abord, puis en Allemagne, au moins de la fin 1940 à mai 1943) !

De leur côté, de nombreux hommes venus des "ligues" nationalistes des années 1920-1930, dénoncés comme "fascistes" par la SFIO et le PC, ont fourni à la Résistance intérieure et à la France libre une partie notable de ses premiers effectifs : des anciens du "Faisceau" (à commencer par Georges Valois lui-même), de l’Action française, du Comité secret pour l’action révolutionnaire (la Cagoule) d’Eugène Deloncle, des Croix de feu et du Parti social français de La Rocque (arrêté par la Gestapo en mars 1943 et déporté en Autriche) ou encore de la Solidarité française du commandant Jean Renaud… À titre d’exemples, on peut citer Alain Griotteray, Raoul Girardet, Pierre de Bénouville, Gilbert Renault (le colonel Rémy), Jacques Renouvin, François de Grossouvre, Philippe Barrès, Edmond Barrachin, Alfred Touny, François Sidos, etc.

Le lieutenant de vaisseau Henri Louis Honoré comte d’Estienne d’Orves, premier fusillé de la France libre, en août 1941 (avec ses camarades Jan Doornik et Maurice Barlier), était issu d’une famille légitimiste et catholique sociale. Respectueux envers le Maréchal et ceux qui avaient choisi Vichy, il comptait parmi ces derniers plusieurs de ses amis, dont Paul Fontaine, alors directeur du cabinet de l’amiral Darlan, et Bertrand de Saussine du Pont de Gault, qu’il considérait comme « mort héroïquement (…) pour la France » alors même que ce décès était survenu à l’occasion d’une tentative de torpillage d’un aviso britannique au large du Gabon, en novembre 1940 !

Réconciliation nationale au FN

Bien des années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, un certain nombre d’anciens de la France libre ont été membres du parti de Jean-Marie Le Pen. Au même titre que Pierre Bousquet, François Brigneau et d’autres encore, au parcours un peu différent... On peut citer les Compagnons de la Libération Michel de Camaret, Augustin Jordan, Pierre Clostermann et Horace Savelli ; ou encore Robert Hemmerdinger, André Figueras, Jean-Baptiste Biaggi, etc.

« Vous ne savez pas de quoi vous parlez, jeune homme » (François Mitterrand à Gorges-Marc Benamou)

Mais revenons à Bousquet et Brigneau. Condamnés à la Libération, ils ont purgé leur peine, payant ainsi, selon la formule consacrée, leur dette à la société. Une fois sortis de prison, ils auraient pu choisir le confort douillet d’une vie bourgeoise sans histoires. Crânement, ils ont préféré rester fidèles à leur passé, à leurs convictions. Ainsi, Brigneau, arrivé à l’âge de 70 ans, revendiquait le fait de n’avoir, jusque-là, « cessé de résister à la Résistance » ! Pendant des années, Bousquet et lui ont continué de s’engager pour un pays qui les rejetait mais qu’ils n’ont jamais cessé d’aimer d’un amour ardent ; le premier à Jeune Nation, à Europe-Action, au FN naissant, au Parti nationaliste français, autour du journal Militant ; le second à Ordre nouveau, au Parti des forces nouvelles, puis au Front national…

On peut aujourd’hui estimer qu’ils se sont trompés autrefois et qu’ils ont choisi le mauvais camp. On peut porter un regard critique sur leur parcours. Mais parler d’eux en des termes propres à faire croire qu’ils ont été de parfaits "nazis" (avec tout ce qu’évoque ce mot aujourd’hui), des "collabos" de haut vol, en faire deux statues de sel figées dans les années 1940 et fustiger les mouvements auxquels ils ont appartenu au motif qu’ils les auraient en quelque sorte "nazifiés" par leur seule présence est proprement grotesque.

D’abord, les jeunes militants des années 1960, 70 et 80 qui ont intégré ces formations, nés après la guerre, étaient des enfants de leur temps (celui des Trente Glorieuses, du baby-boom, de la transformation du pays, de l’Europe coupée en deux et de l’affrontement des deux blocs). L’essentiel de leurs motivations, de leurs préoccupations appartenaient à celui-ci.

Ensuite, comme l’a écrit Alain Renaud, qui a été secrétaire général du Front national à la fin des années 1970, ils avaient certes l’« âge où l’on a facilement le goût de la provocation », façon bras d’honneur, « et plus d’attirance pour les maudits que pour les notables en place », mais par instinct et par raison, ils avaient compris à quel point la période de la guerre avait été complexe. Rejetant les simplifications, les caricatures, les jugements péremptoires, à l’emporte-pièce, de leur époque volontiers manichéenne et moralisatrice, ils comprenaient les choix cornéliens auxquels les patriotes de tout bord se sont trouvés confrontés quelques décennies plus tôt, et les déchirements qui ont été les leurs. C’est pourquoi, venus à la politique par réaction aux conditions et conséquences du largage de l’Algérie, et aux crimes du communisme à travers le monde, ils ont pu admirer Pierre Bousquet ou François Brigneau comme on admire des aînés qui ont du talent, du vécu, du courage, de la fidélité…, sans pour autant partager la totalité de leurs positions. Encore une fois, ils n’étaient pas de la même génération…

Le cirque antifasciste, une étape vers le totalitarisme

Il existe en français des mots pour désigner les gesticulations manipulatoires des pourfendeurs du "fascisme". "Enfumage" et "propagande" sont ceux qui nous viennent présentement à l’esprit.

La reductio ad hitlerum est un procédé rhétorique bien connu qui consiste à disqualifier un adversaire et son discours en les associant à Hitler, en les qualifiant de "nazis" ou de "fascistes". Depuis les années 1930, la gauche et l’extrême gauche en usent et abusent. S’étant auto-érigées arbitres des élégances, elles s’autorisent à dire le "bien", le "juste". Elles trient le bon grain de la "pensée conforme" de l’ivraie des "idées nauséabondes". Elles désignent, accusent, tracent des lignes rouges, dénoncent, poursuivent et stigmatisent. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos » restent leurs slogans de référence. Ils président à leur démarche "antifasciste". Ils amènent les "antifas" les plus zélés à faire tout et n’importe quoi (le plus souvent en toute impunité), au nom du "bien", pour empêcher ceux qu’ils désignent comme étant des représentants de la "bête immonde" de paraître et de s’exprimer : pétitions, campagnes d’intimidation, pressions en tout genre, poursuites judiciaires, violences contre les biens et les personnes, jusqu’au lynchage à mort à dix contre un ! Aujourd’hui comme dans le passé, leur discours et leurs pratiques mènent tout droit à la terreur et au totalitarisme.

La première de leurs cibles demeure bien évidemment la droite nationale parce qu’elle est leur adversaire le plus résolu. Objectif : son confinement, sa marginalisation, en attendant son éradication. Le projet politique qui est le sien est en effet aux antipodes du leur. D’un côté la France et l’Europe, la terre et les morts, la tradition, la transmission, l’enracinement, l’identité, la fierté ; de l’autre la République sacralisée, le passé réécrit, la repentance, la haine de soi, l’ouverture à tout vent, le progressisme en roue libre, la "nouvelle France"…

La gauche et l’extrême gauche ont déclaré et mènent à la droite nationale, identitaire, une guerre de tous les instants. Face à leurs accusations, leurs attaques, leurs mensonges, elle doit répondre et riposter sans faiblir. Et sans reprendre à son compte leur vocabulaire (non, les militants de LFI ne sont pas « les vrais fascistes d’aujourd’hui » ; ce sont des marxistes-léninistes, des trotskistes, des révolutionnaires) ! La droite nationale n’a pas à se laisser intimider par des courants de pensée qui continuent d’expliquer, voire de justifier, les horreurs de la Révolution ; qui se revendiquent de bourreaux et d’assassins ; qui ont couvert ou n’ont pas voulu voir tous les crimes du communisme ; et qui préparent aujourd’hui ceux de demain… Elle n’a pas à se plier aux oukases des apparatchiks de la déconstruction. Elle n’a pas à chasser de ses rangs de prétendues "brebis galeuses" désignées par la gauche et l’extrême gauche. Elle n’a ni à se justifier ni à s’excuser ! Elle a seulement à tenir ses lignes, « mains propres et tête haute », et surtout à continuer de faire avancer ses idées !

Article paru dans le n°73 (printemps 2026) de notre revue Synthèse nationale. Pour le commander ou vous abonner, cliquez ici

07:40 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Rappel : vendredi 25 septembre, à Paris, Alain Escada dédicacera son livre "L'affaire Epstein"

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07:25 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |