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dimanche, 20 septembre 2026

Dissolutions d’organisations politiques (en particulier identitaires) : mise en lumière de la dérive liberticide sous Emmanuel Macron

Génération identitaire veut déposer un recours devant le Conseil d'Etat  pour contester sa dissolution

Synthèse nationale

Au moment où le ministère de l'Intérieur lance une nouvelle procédure de dissolution (la 52e de l'ère Macron !) contre l'association nationaliste angevine le Rassemblement des étudiants de droite (RED) - soit la 23e dissolutions concernant une organisation dite d'ultradroite ! -,  il est nécessaire de revenir sur les dissolutions précédentes, sous les sept premiers présidents de la Ve République et sous Emmanuel Macron...

Sous les sept premiers présidents de la Ve République (De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande), soit une période de 58,5 ans, il y a eu 61 dissolutions d’organisations politiques définitives et 6 annulées (soit un total de 67) : 25 sous De Gaulle (+ 3 annulées), 7 sous Pompidou, 1 sous Giscard (+ 1 annulée), 13 sous Mitterrand (+ 1 annulée), 3 sous Chirac, 2 sous Sarkozy et 10 sous Hollande (+ 1 annulée).

Durant cette période, sur le total de 67 dissolutions adoptées en Conseil des ministres, 48 l’ont été par des gouvernements de droite et 19 sous des gouvernements de gauche.

Si on met à part les deux présidences de De Gaulle, marquées par la décolonisation, la guerre d’Algérie et les événements de mai 1968 (28 dissolutions décidées), on obtient 20 dissolutions pour les gouvernements de droite et 19 pour ceux de gauche…

Depuis mai 2017 et la première élection d’Emmanuel Macron, soit 9,5 ans à ce jour, on compte 51 dissolutions, dont 49 définitives, c’est-à-dire 5 fois plus que sous les 7 présidents qui l’ont précédé et près de 2 fois plus que sous De Gaulle !

Parmi les 5 ministres de l’Intérieur qui se sont succédé sous Macron, deux sont à l’origine de 80% des dissolutions de ses deux présidences : Darmanin (28 dissolutions, dont 2 annulées) et Castaner (13 dissolutions). Retailleau en totalise 5, Nunez 4 et Collomb 1.

Quant à leurs priorités, elles ressortent des données suivantes :

Sur les 49 dissolutions définitives, 45% ont concerné des organisations dites d’ultradroite (22), 36,7% des associations islamistes (18) et 12% des structures d’extrême gauche (6)…

Darmanin a dissout 11 associations d’ultradroite, 9 islamistes et 4 d’extrême gauche. Castaner 8 d’ultradroite et 5 islamistes ; Nunez 2 d’ultradroite, 1 islamiste et 1 d’extrême gauche…

19:26 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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