dimanche, 19 juillet 2026
L’ingérence intérieure, nouveau délit d’opinion ?

La conférence de presse des trois sénateurs du bloc central (Laurent Lafon, Agnès Evren et Sylvie Robert) présentant la publication d’un rapport sur la régulation de l’information dans l’espace numérique a engendré depuis une semaine une vive querelle. Un concept, absent du rapport, mais qui en résume l’esprit, et utilisé par Laurent Lafon, condense la polémique : celui d’ingérence intérieure. On y a vu le symptôme d’un désir de contrôle de l’information, et même de censure. Faire de la politique consiste à aller dans le sens du régime, jamais en sens inverse. Menacé par l’émergence du camp national, le régime entend traiter les récits qui le contredisent comme autant de gestes séditieux. Et les informations formatées de telle manière qu’elles le font mal paraître seront souvent décrétées « fausses informations ». C’est donc tout naturellement que Pascal Praud s’insurge contre cette nouvelle censure de l’Etat profond et du macronisme en particulier.
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Source : Journal du dimanche, 19/7/2026
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samedi, 18 juillet 2026
Jacques Mayadoux évoque le souvenir de Stéphane Zanettacci mort à Beyrouth il y a 50 ans, le 19 juillet 1976
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Stéphane Zanettacci, présent !
Militants nationalistes français engagés au Liban en 1976
Michel Vial
Combattant volontaire au Liban (août-octobre 1976)
Il y a exactement cinquante ans, Stéphane Zanettacci tombait à Beyrouth. Mortellement blessé au cours des violents combats menés par les chrétiens du Liban pour s’emparer du camp palestinien de Tell el-Zaatar, il est décédé quelques instants après avoir été conduit à l’hôpital.
Il y a cinquante ans, j’étais moi aussi parmi ces jeunes Français qui avaient choisi de rejoindre les rangs des chrétiens du Liban qui combattaient seuls pour leur survie et pour leur foi dans un Proche-Orient alors dominé par des puissances arabes inféodées à Moscou et très majoritairement musulmanes. Combattre au Liban, c’était prolonger la lutte que nous menions en France contre les Rouges, c’était marcher dans les pas de nos anciens qui avaient combattu en Indochine contre le même ennemi. Bien que la plupart d’entre nous n’avaient aucune formation militaire, nous étions décidés à nous battre et nous n’avons pas failli. J’ai appris la mort de Stéphane alors que j’étais encore à Paris et qu’en compagnie de quelques amis, je préparais mon départ. L’annonce de son décès n’a pas refroidi nos ardeurs, bien au contraire.
Stéphane, je l’avais connu à Ordre nouveau, en 1972. C’était un militant exemplaire, un leader. Très porté sur l’action, courageux, pour ne pas dire intrépide, un peu tête brûlée aussi, il était de tous les affrontements contre les gauchistes, toujours en tête. Lorsque la direction politique d’Ordre nouveau a choisi de créer le Front national et de modifier ainsi sa ligne politique, Stéphane a rejoint le Groupe Action Jeunesse (GAJ) créé en 1973 par d’ex-militants du GUD en désaccord avec cette orientation, jugée trop « bourgeoise ». Une scission qui ne se limitera pas à de simples joutes verbales, mais qui débouchera sur des affrontements armés, des luttes fratricides auxquelles Stéphane prendra souvent part. Connaissant son tempérament, il était évident qu’il ne pouvait rester les bras croisés.
Au début de 1976, alors que la guerre du Liban fait rage depuis près d’un an, quelques militants nationalistes décident de s’engager aux côtés des forces chrétiennes qui sont abandonnées à leur triste sort par l’Occident en général et la France en particulier. Les premiers volontaires ne sont que deux, ils seront suivis par une poignée de camarades parmi lesquels Stéphane, toujours en quête d’action. Parvenu à Beyrouth, il rejoint les Kataëb (autrement appelées « Phalanges »), le parti fondé par Pierre Gemayel et dont les forces armées sont commandées par son fils, Cheikh Béchir Gemayel, un chef charismatique. Il combat au centre-ville, dans le quartier du port, avec d’autres camarades parmi lesquels Pierre Bugny qui sera gravement blessé à la tête. Mais, Stéphane ne reste pas chez les phalangistes bien longtemps. Avec quelques camarades, il rejoint une autre milice chrétienne, les « Tigres » du PNL (Parti National Libéral). C’est une formation politique de sensibilité plus conservatrice que les Kataëb, moins militarisée aussi. Mais ce choix n’est en rien dicté par l’orientation politique. Ce que recherche Stéphane, c’est l’action. Or, les Kataëb, dans le louable souci d’épargner les vies françaises, hésitent à les engager dans la bataille pour prendre Tell el-Zaatar, car elle est trop meurtrière. Les PNL, aux effectifs plus légers, n’ont pas de telles réticences.
Précisons pour les lecteurs qui ne connaitraient que partiellement ces événements et le Liban que Tell el-Zaatar n’était pas un camp de réfugiés misérables, c’était une véritable forteresse pourvue d’artillerie, avec des souterrains, des ateliers enterrés, des abris bétonnés et d’innombrables postes de tirs. Elle abritait une garnison pléthorique et sa position au nord-est de Beyrouth, enclavée dans la zone chrétienne, représentait une terrible menace, car elle tenait sous son feu les débouchés vers la montagne. Dès juin 1976, en même temps que l’autre enclave, le camp de Jisr el-Bacha, elle est investie par les forces chrétiennes, mais elle ne tombera que le 12 août, après 52 jours d’un siège très éprouvant.
Les multiples assauts contre Tell el-Zaatar coûtent de lourdes pertes aux chrétiens. Mais, il est indispensable que cet abcès soit crevé coûte que coûte. Il en va de la sécurité des populations et de la survie du réduit chrétien. Le 19 juillet, les miliciens du PNL lancent un énième assaut contre la place forte. Les Français sont de la partie. Au cours des combats, une rafale d’arme automatique atteint Hugues Linard et Georges Simonin (dit « le docteur »). Ils sont salement blessés, Hugues au bras et Georges à la jambe. Stéphane, lui, n’a pas été frappé, mais une grenade explose à proximité, suivie d’une nouvelle rafale. Stéphane est touché par des éclats, il titube et court se mettre à couvert. Il est rapidement pris en charge par les Libanais, placé dans une ambulance et conduit à l’Hôtel-Dieu. Il est vivant et conscient, mais il a perdu beaucoup de sang. Et, par malchance, aucune transfusion n’est possible car son groupe sanguin est alors introuvable à Beyrouth. Il décède au bloc opératoire des suites de l’hémorragie. Après Dominique Borella et Richard Kimble, deux anciens légionnaires, c’est le troisième Français tombé au combat dans ce conflit.
Cette guerre du Liban et notamment sa première phase, appelée « guerre de deux ans » (1975-1976) semble certainement bien lointaine à beaucoup de lecteurs, les plus jeunes bien sûr. Pour certains, elle est même difficilement compréhensible. Beaucoup de temps s’est écoulé, plusieurs de ces combattants volontaires sont maintenant décédés et le Proche-Orient, avec ses tensions incessantes, sa mosaïque de communautés et leurs rivalités, paraît toujours aussi peu intelligible à la majorité de nos compatriotes. Quoi qu’il en soit, cet engagement de jeunesse, nous ne le renions aucunement. Bien au rebours, nous en sommes légitimement fiers. Il est l’aboutissement d’un combat militant débuté dans les lycées et les facultés, il correspond pleinement à la formule désormais consacrée « mettre sa peau au bout de ses idées ».
Enfin, si notre action sur le terrain n’a pas eu réellement d’impact sur le plan tactique, étant donné notre inexpérience et notre faible effectif, notre présence à Beyrouth en ces moments difficiles pour les chrétiens a représenté un soutien psychologique significatif. L’accueil que nous ont réservé la population et les combattants en témoigne. C’est aussi ce qu’a tenu à rappeler Samy Gemayel, le président du parti kataëb, dans un courrier qu’il nous a adressé en 2014 : « je voudrais encore vous remercier de tout cœur d’être venus. Vos souffrances, vos sacrifices et ceux de nos camarades ne sont pas vains. Ils nous ont permis d’être toujours là et de transmettre aux générations qui se succèdent le flambeau de la Résistance dans le respect des valeurs chrétiennes, dans la Charité, le Partage et l’Ouverture, mais aussi dans la fermeté de la Foi et l’Espérance en un Liban éternel. » Autre témoignage de reconnaissance, le musée de l’Indépendance de Jounieh (au nord de Beyrouth) rappelle l’engagement de cette poignée de jeunes Français aux côtés des combattants chrétiens.
Stéphane Zanettacci est tombé au combat pour ses idées, pour la défense de l’Occident et de la Chrétienté, comme sont tombés des milliers de jeunes Libanais et d’autres héros français avant lui. Stéphane, Présent !
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Loi sur la fin de vie

Il aura fallu des mois et des mois de discussions de cornecul par les députés à l’Assemblée nationale pour accoucher d’un texte qui fixe les conditions de la mort assistée. Ce texte dépasse de loin le soin de mourir dans la dignité. Notre ami Balbino Katz, éditorialiste sur l’excellent site de breizh.info, se livre à une remarquable analyse - fort stoîcienne au demeurant - sur les tenants et aboutissants de cette loi qui en dit long sur la santé de notre société.
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Source : breizh.info
09:17 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 17 juillet 2026
Contre la police de l’information

Yves Thréard
N’aura-t-on bientôt plus le droit de dire que le Festival d’Avignon est une escroquerie intellectuelle, que le rap est une musique insane, que boire du vin peut aussi procurer un plaisir infini ? Des inquiétudes à peine caricaturales si l’on suit les conclusions d’un rapport sénatorial contre la désinformation passé inaperçu. Dans une étrange formulation, dont on a du mal à trouver l’exacte définition juridique, il y serait question de prémunir notre pays contre des « ingérences intérieures » comme on le fait contre des attaques venant de puissances étrangères. C’est là jouer avec le feu.
Au lieu de protéger le débat public, va-t-on le museler ? Au nom de la lutte contre les fausses informations, la France se dirigerait-elle vers la création d’une police de la pensée unique ? Des opposants politiques et des médias qui ne sont pas dans la ligne officielle risqueraient-ils d’être poursuivis pour délit d’opinion ? Sous prétexte de combattre des dérives, les beaux esprits, qui chantaient jadis qu’il était interdit d’interdire, voudraient-ils tuer la liberté d’expression ? Avec le numérique et la multiplication des canaux où sont divulgués les contenus les plus divers, le personnel politique a l’obsession de vouloir mettre en place un organisme de contrôle. Depuis son arrivée à l’Élysée, Emmanuel Macron a aussi exprimé plusieurs fois cette tentation liberticide.
L’idée du chef de l’État, comme aujourd’hui des sénateurs, serait de confier ce pouvoir à un observatoire de la désinformation soi-disant indépendant. Chacun sait que celui-ci serait, en fait, peuplé de représentants venant d’associations militantes. Transformés en auxiliaires de justice, ces experts pseudo-scientifiques étiquetteraient, labelliseraient et censureraient les émetteurs d’information selon leur conformité idéologique. Financés par l’argent du contribuable et au nom du peuple français, ils dicteraient les bonnes conduites, distingueraient le bien du mal…
Gardons-nous de ce danger orwellien, et restons-en à la bonne vieille loi du 29 juillet 1881. En confiant à la justice pénale le soin de juger les plaintes loin des pressions partisanes, elle demeure la meilleure garantie de la liberté d’expression.
Source : Le Figaro 17/7/2026
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jeudi, 16 juillet 2026
Lancement du Cercle du Menez Bre le 14 juillet dans le Tregor : les premières interventions
L'hommage rendu mardi 14 juillet par François Floc'h, vice-président du Cercle du Menez Bre et ancien conseiller municipal de Lannion, à Jacques Jan, vicaire de Brélévenez (Lannion), assassiné le 14 juillet 1794
Intervention de Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale et secrétaire général du Cercle du Menez Bre, lors du banquet de lancement du Cercle, mardi 14 juillet dans le Tregor.
L'intervention de Pierre-Yves Thomas, conseiller municipal de Saint-Brieuc et délégué costarmoricain de Reconquête !
22:46 Publié dans Cercle du Menez Bre, TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Côte d'Armor : mardi dernier, 14 juillet 2026, est officiellement né le Cercle du Menez Bre
Une partie des convives du banquet au moment de l'apéro
Roland Hélie et Christian Le Pêcheur, président du Cercle
Chez les militants nationaux et identitaires du Tregor, le projet était dans l'air depuis un moment : créer, ou plutôt recréer, dans cette partie des Côtes d'Armor un cercle à la fois culturel et politique destiné à l'information et à la formation de nos compatriotes. Recréer car le Cercle du Menez Bre reprend, en quelque sorte, l'idée du Cercle Tregor & Goëlo en sommeil depuis plus d'un an.
Aujourd'hui, c'est chose faite puisque le Cercle du Menez Bre a été statutairement déposé en préfecture la semaine dernière et qu'il a été "porté sur les fonts baptismaux" le 14 juillet au cours d'un sympathique banquet regroupant une cinquantaine de convives près de Lannion. Banquet précédé, en fin de matinée, d'un acte symbolique et émouvant en l'église de la Sainte Trinité à Brélévenez (Lannion) dont le prêtre, le vicaire Jacques Jan, a été déporté et assassiné par les républicains, le 14 juillet 1794. Les Bretons ne doivent pas oublier...
Au cours du banquet fort animé, en particulier grâce à la prestation musicale de notre ami Bastien, plusieurs prises de parole dont celles de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, et de Pierre-Yves Thomas, conseiller municipal de Saint-Brieuc et délégué départemental de Reconquête!.
Le bureau du Cercle du Menez Bre est le suivant :
• Christian Le Pêcheur, président,
• François Floc'h, vice-président,
• Roland Hélie, secrétaire général,
• Margaret Studler, trésorière.
Pour nos lecteurs qui l'ignoreraient peut-être, le Menez Bre est un "mont", point culminant du Tregor, situé entre Guingamp et Lannion. Tout un symbole...
Dès l'automne prochain, le Cercle du Menez Bre commencera ses activités et nous vous tiendrons, bien entendu, informés sur ce site.
Longue vie au Cercle du Menez Bre !
S N
La cérémonie en l'église de Brélévenez précédant le banquet au cours de laquelle François Floc'h retraça le martyr de Jacques Jan
TV Synthèse nationale était évidemment présente et, très vite, nous mettrons en ligne les interventions filmées.
11:33 Publié dans Cercle du Menez Bre | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Claude Janvier sera présent aux Journées Chouannes, le samedi 5 et le dimanche 6 septembre !
Claude Janvier, né le 23 novembre 1954 à Agadir (Maroc), est écrivain-essayiste. Doté d'un humour noir et disciple de Pierre Desproges, il est l'auteur de trois livres "coups de gueule" et a co-écrit deux livres avec Jean-Loup Izambert : "Le virus et le Président" et "Covid-19 : Le bilan en 40 questions" IS Editions.
Depuis vingt ans, il fouille, déterre, décortique et analyse l'actualité afin de mettre à jour les véritables informations, qu'il diffuse dans les nombreux médias où il intervient. Il anime, en tant que chroniqueur, l'émission hebdomadaire "Libres Paroles" dans TV ADP. Adepte du courant de contre-culture dans les années 1970, il a acquis une certaine méfiance envers l'État "providence" et la société de consommation. Il reste fidèle à sa devise : "Je râle donc je suis".
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10:34 Publié dans Claude Janvier, Communiqués de presse, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le 18 juillet 1936 recommença la guerre civile espagnole
Michel Festivi
Je tiens de mon ami Pío Moa, le grand historien espagnol qui a complètement revisité cette période, grâce essentiellement à des documents de premières mains, venant du PSOE, cet article sur les causes de la reprise des combats fratricides, le 18 juillet 1936. Pío Moa tient un blog d’une rare qualité historique et documentaire : Más españa y más democracia, très facilement accessible. Ceux qui lisent l’Espagnol peuvent le consulter.
A) Les 17 et 18 juillet 1936, ne commença pas la guerre civile. Elle se réactiva. Son point de départ fut l’insurrection du PSOE, des gauches espagnoles, des séparatistes catalans, des anarchistes en octobre 1934. Ce fut selon Pío Moa « la première bataille de la guerre civile ». Dans tous ses ouvrages Pío Moa le démontre implacablement, et plusieurs historiens depuis lors, reprennent cette analyse (1). Le républicain Salvador de Madariaga, qui fut député, diplomate et ministre républicain écrira en exil : « le soulèvement de 1934 fut impardonnable... Avec la révolte de 1934, la gauche espagnole perdait jusqu’à l’ombre d’une autorité morale, pour condamner le soulèvement de 1936 ».
B) L’insurrection qui a sauvé l’Espagne du communisme, et qui la sauvera entre 1940 et 1945 du nazisme, aurait dû échouer, mais heureusement, il n’en fut pas ainsi. Les gauches avaient orchestré, grâce à la IIIe internationale et à ses relais, une propagande massive pour « sauver la république », alors qu’en réalité, les archives moscovites prouveront que le but était de faire de l’Espagne une colonie soviétique, un premier essai de « démocratie populaire», comme l’avait prédit l’un des chefs du POUM Julían Gorkin. Un ouvrage qui vient d’être juste publié en Espagne le démontre (2). Un communiste espagnol, Fernando Claudín écrira, bien plus tard : « les services secrets staliniens, agirent en Espagne comme ils auraient pu le faire dans la République populaire de Mongolie ».
C) Si octobre 1934 fut le premier coup d’État des gauches espagnoles, le second furent les fraudes, manipulations, violences, lors des élections de février 1936, qui amenèrent les partis du Front populaire au pouvoir. Ces violences et fraudes ont été aujourd’hui totalement démontrées et attestées (3), et de nombreux historiens comme Stanley Payne les avalisent. Ces fraudes ont amené à la destitution illégale du président de la république, Alcalá-Zamora, le 7 avril 1936.
D) Ce double coup d’État n’a été rendu possible que grâce aux inconséquences et aux incompétences des hommes politiques républicains modérés, qui ont cru pouvoir s’allier avec les pires extrémistes, pour s’en repentir ensuite, tel Manuel Azaña. Une situation qui se retrouve, peu ou prou, dans bien des circonstances, dans de nombreux pays, en France comme en Espagne et ailleurs, hier et aujourd’hui.
E) Le Front populaire fut une alliance, comme le décrit Pío Moa, entre partis soviétisant et séparatistes, nullement démocratiques bien au contraire, les anarchistes de la CNT et la FAI, très puissants alors, contribuèrent fortement aussi aux crimes, incendies et destructions. Le PSOE, le plus grand parti politique de masse, était totalement bolchévisé depuis 1933, sous la houlette de son chef, Largo Caballero dit « le Lénine espagnol ». D’ailleurs au printemps 1936, les jeunesses socialistes et communistes fusionneront dans la JSU, comme les syndicats socialistes et communistes, l’UGT et la CGTU. Les partis socialistes et communistes catalans aussi dans le PSUC. Le PSOE et le PCE devaient se fondre dans un parti unique du prolétariat, sans l’arrivée de la guerre civile, les archives du Kominterm démontrent que cette politique était téléguidée par Moscou, ses agents et ses financements, sous la direction de Georgi Dimitrov, le secrétaire général du Kominterm, qui mettra en place la politique dite des Fronts populaires. (4)
F) Si le front populaire espagnol perdit la guerre civile, la cause en fut essentiellement les discordes majeures entre les communistes qui entendaient militariser les troupes et cacher la révolution, alors que les anarchistes et les antistaliniens voulaient supprimer la discipline, les grades, les ordres et qu’ils proclamaient la fin d’un système libéral au grand jour. Ces deux fractions se firent la guerre en mai 1937, puis encore en mars 1939. Le camp national avait fait son unité, en octobre 1936, sous la houlette du général Franco, qui devint généralissime des armées nationale et chef de l’État à Burgos. (5)
G) Staline entendait mettre définitivement le pied en Espagne ou dans une partie de l’Espagne, et pour cela, faire croire aux Français et aux Anglais, grâce aux Brigades internationales, qu’il luttait pour défendre une « république démocratique », summum de la propagande soviétique. Il avait aussi pour but d’éloigner tout conflit des frontières de l’URSS, en faisant s’affronter sur le sol espagnol, Allemands, Italiens et « républicains », par le biais des brigadistes internationaux (60.000 environ), et par les armes, avions, tanks, matériels et approvisionnements divers qu’il fournissait aux forces de gauche qu’il choisissait, grâce à l’or de la Banque d’Espagne, qui était arrivée à Odessa, dans la plus grande discrétion, en octobre 1936, et qui en fit le maître de la zone révolutionnaire. Ce fut pour l’URSS une très bonne affaire, s’accaparer l’or de l’Espagne, et envoyer comme soldats la plupart des communistes du monde entier, sauf des Russes, qui étaient essentiellement des conseillers techniques, « des diplomates », des policiers, des agents de propagande. Avec l’argent espagnol Staline se battait en Espagne, par procuration.
H) Enfin de très nombreux républicains de la première heure durent s’exiler dès l’automne 1936, pour ne pas être assassinés par les hordes miliciennes, comme le docteur et député Gregorio Marañón, la députée Clara Campoamor, l’ex ministre de l’Intérieur Miguel Maura, le rédacteur en chef de la Vanguardia de Barcelona, Augustí Calvet dit Gaziel, le député et philosophe, José Ortega y Gasset, les écrivains comme Azorín et Rámon Pérez de Ayala, et des milliers d’autres. Clara Campoamor et le docteur Marañón ont attesté, qu’il y avait eu à Madrid près de 36.000 exécutions entre février et septembre 1936, et que près de 40.000 intellectuels, hommes de sciences durent fuir dès l’automne 1936. Les premiers qui furent passés par les armes des révolutionnaires, furent bien souvent d’ardents républicains qui eurent des fonctions imminentes, mais qui s’étaient opposés au Front populaire, comme Melquiades Álvarez, Manuel Rico Avello, Ramón Álvarez ou Rafael Salazar Alonso.
C’est ainsi, que la militante républicaine et députée aux Cortès constituantes (1931-1933), Clara Campoamor a pu écrire, après son exil, à une amie, la médecin Paulina Luisi : « Je souhaite ardemment le triomphe de Franco sur les forces gouvernementales, pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ! ». (6)
Notes
(1) Pío Moa, Les mythes de la guerre d’Espagne, L’artilleur, 2022
(2) Gustavo Martín Asensio, Marea Roja, La estrategia soviética en la España de la Segunda República, Espasa, 2026
(3) Manuel Álvarez Tardio y Roberto Villa García, 1936 : Fraude y violencia en las elecciones del frente popular, Espasa, 2017
(4) Michel Festivi, Les griffes de Staline sur la république espagnole, 19326-1939, préface de Pío Moa, Dualpha, 2025
(5) Michel Festivi, Francisco Franco, un caudillo pour l’Espagne, Bio-collection, Déterna et Synthèse nationale, 2025
(6) Letra de Mujer, prológo de Beatriz Ledesma, Espuela de Plata, 2026
10:26 Publié dans Michel Festivi, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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RAPPEL : Samedi 25 juillet, à Saint-Lô (50), hommage aux martyrs du bombardement
02:07 Publié dans Communiqués de presse, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 15 juillet 2026
La Bataille de Gaulle. Traîtres à quelle France ? Ce que l’affaire Leclerc dit de la trahison

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
Encore un article propre à la réflexion de l'excellent Balbino Katz sur Breizh-Info, cliquez ici.
La sortie du second volet de La Bataille de Gaulle, sous-titré J’écris ton nom, a provoqué sur les réseaux sociaux une agitation que ses producteurs n’avaient sans doute pas prévue. Le film d’Antonin Baudry, sorti le 26 juin 2026, poursuit l’édification d’une geste gaullienne dans laquelle le général Leclerc, interprété par Niels Schneider, apparaît sous les traits du chevalier sans peur et sans reproche, tout entier voué au service de la France libre. Or les statues les mieux polies portent parfois une lézarde.
Plusieurs internautes ont rappelé qu’au tabard de Leclerc demeurait attachée une tache qu’aucun film pieux ne saurait tout à fait effacer : l’exécution, le 8 mai 1945, à Bad Reichenhall, de douze prisonniers français ayant servi sous l’uniforme allemand dans la division Charlemagne. Blessés, extraits d’un hôpital militaire, ils avaient été capturés après s’être rendus aux Américains et furent fusillés sans jugement par des hommes de la 2e DB, au moment même où la guerre s’achevait en Europe. Le ministère des Armées reconnaît l’existence de ces douze prisonniers, leur rencontre avec Leclerc et le sort fatal qui leur fut réservé, même si la teneur exacte du dialogue demeure discutée.
La polémique qui s’ensuivit fut révélatrice. De nombreux commentateurs ne cherchèrent pas à nier les faits. Ils les justifièrent. Ces volontaires français, disaient-ils, avaient porté l’uniforme de l’ennemi ; ils avaient trahi leur patrie ; ils ne méritaient donc ni procès, ni défense, ni même que l’on prît soin de relever leurs noms avant de les passer par les armes. Un tel patriotisme de tréteaux mérite que l’on s’y arrête. Sa véhémence dissimule mal une pensée assez indigente : le traître se reconnaîtrait à son uniforme et le vainqueur posséderait, par la vertu de sa victoire, le droit de tuer sans juger.
La réalité historique est autrement plus malaisée. La notion de trahison dépend étroitement de l’autorité à laquelle on estime devoir fidélité et, surtout, de la page du calendrier depuis laquelle on porte son jugement. Celui que l’ordre établi appelle aujourd’hui félon peut devenir demain le fondateur de la légitimité nouvelle. Le rebelle victorieux est un libérateur ; le rebelle vaincu reste un traître. Avant de condamner un homme pour trahison, encore faudrait-il demander : traître à qui, traître à quoi, traître à quelle France ?
De Gaulle, traître légal et héros rétrospectif
Lorsque Charles de Gaulle gagne Londres en juin 1940, il n’est pas encore la figure de bronze qui domine nos places publiques. Il est un général récemment promu, ancien sous-secrétaire d’État du gouvernement Paul Reynaud, qui refuse l’autorité du nouveau gouvernement français, quitte le territoire et appelle les militaires à désobéir aux ordres reçus.
Son choix nous paraît aujourd’hui prophétique parce que nous connaissons la fin de l’histoire. Les Français de juin 1940, eux, ne savaient pas que l’Allemagne serait vaincue, que les États-Unis entreraient dans la guerre et que de Gaulle descendrait un jour les Champs-Élysées. Ils voyaient un gouvernement constitué, présidé par le maréchal Pétain, demander un armistice après l’effondrement de l’armée et la capture de près de deux millions de soldats.
Au regard de la légalité française du moment, de Gaulle était en rupture de ban. Il cherchait depuis l’étranger à soustraire des territoires, des navires et des soldats à l’autorité du gouvernement reconnu. Le tribunal militaire de Clermont-Ferrand le condamna d’ailleurs à mort par contumace, le 2 août 1940, pour trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État et désertion en temps de guerre.
Ce jugement nous paraît aujourd’hui étrange. Il n’était pourtant pas absurde dans l’ordre juridique qui l’avait rendu. De Gaulle avait bel et bien rompu son serment d’obéissance pour se réclamer d’une légitimité supérieure, celle d’une France qui, selon lui, ne pouvait cesser la guerre sans cesser d’être elle-même.
La question n’est pas ici de savoir s’il eut raison. Il eut raison, puisque la victoire lui donna raison. Elle est de constater qu’en 1940, pour le gouvernement français, pour une grande partie de l’administration et pour la majorité du corps militaire, de Gaulle était un dissident passé au service d’une puissance étrangère.
Du point de vue gaulliste, Vichy trahissait la France en acceptant l’armistice. Du point de vue de Vichy, de Gaulle trahissait l’État en poursuivant la guerre depuis Londres. Deux légitimités se faisaient face, et chacune traitait l’autre de félonie. La victoire de 1945 trancha la querelle et transforma l’une de ces deux fidélités en vérité nationale rétrospective.
19:44 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Marine Le Pen : stratégie risquée et épée de Damoclès
Pierre Boisguilbert
Polémia : L’annonce de la candidature de Marine Le Pen, malgré une condamnation confirmée en appel, a beaucoup fait parler médiatiquement et politiquement. La candidate du Rassemblement national a formé un pourvoi en cassation et est considérée comme innocente. En attendant le verdict final, la campagne est donc lancée et Pierre Boisguilbert nous donne son avis sur cette situation exceptionnelle.
Un pari risqué ?
Marine Le Pen a donc décidé d’être candidate à la présidence de la République. Elle le fait parce qu’elle le peut. C’est une raison nécessaire et suffisante. Elle est présumée innocente. Mais c’est un pari très difficile. Il est évident que, pour ses adversaires, la présomption d’innocence ne sera pas respectée, et ils dénonceront à chaque occasion la campagne d’une « délinquante ». Elle fera campagne avec une clochette de lépreux à chaque déplacement.
Et il y a pire : une décision de la Cour de cassation en pleine campagne, l’obligeant à terminer avec des bracelets électroniques et une condamnation définitive, est l’épée de Damoclès.
On s’aperçoit cependant que ce double handicap est intégré par l’électorat et qu’elle progresse dans les sondages, confortant pour le moment son statut de favorite. C’est dire à quel point le peuple n’accorde plus de crédit aux décisions de justice. Les juges l’ont compris, eux qui légitiment le jugement populaire, au final, dans l’arrêt d’appel.
La Cour de cassation est face à une décision de justice qui sera forcément une décision politique. On n’aimerait pas être à leur place, pas plus d’ailleurs qu’à celle de Marine Le Pen. Elle tente de passer en force et de forcer le destin. C’est un pari risqué pour le camp national. Bardella, renvoyé au rôle de second, sera-t-il à 100 % dans la campagne ? L’autre droite nationale, qui aura forcément un candidat ou une candidate, profitera-t-elle du doute de certains sur Marine, au risque de réduire son score du premier tour ?
Une stratégie antisystème assumée
Pour le moment, on voit bien le jeu de Mélenchon : « Elle ou moi ! » Mais reste l’inconnu des candidatures post-macronistes et de la gauche non mélenchoniste. La droite et le centre, divisés, seront éjectés dès le premier tour. La gauche, comme d’habitude, s’il le faut, se ralliera à Mélenchon dans la lutte contre le retour du fascisme. Pour le moment, tout tourne autour de Marine : un atout qui peut se transformer, au fil des mois, en handicap.
Le pari est risqué ; la clé est dans la force de la volonté de rupture avec le système. Marine Le Pen est condamnée sans appel à une stratégie antisystème, loin de celle de la dédiabolisation. Il lui faudra faire du Jean-Marie pour sauver Marine. En est-elle capable ? Le veut-elle ? Il lui faudra vite le faire savoir pour avoir une chance de gagner.
Il ne faut pas former le carré, il faut mener la charge et peut-être forcer sa nature, quitte à renoncer à une stratégie qui, malgré toutes les concessions et tous les reniements, a parfois mis sa candidature en péril. À une volonté indiscutable doit s’ajouter une nouvelle lucidité. Sinon, tout est perdu, sauf l’honneur — et il n’est même pas sûr alors que l’honneur, au final, soit sauvé.
Article paru le 13 juillet sur Polémia, cliquez ici
09:43 Publié dans Présidentielle 2027, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 14 juillet 2026
Robert Brasillach dans la Bio Collection :
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lundi, 13 juillet 2026
Comment un milliardaire tchèque paie deux euros pour vous faire taire
Jérôme Vigues
Mercredi 8 juillet 2026. Un kiosque, quelque part dans la France morte. Deux euros dans la poche, la curiosité qui l'emporte sur le dégoût. Le journal s'appelle Franc-Tireur. La couverture claque, façon fiche de police : "Apologie du terrorisme, ils vont trop loin", avec en photomontage Anasse Kazib, Rima Hassan et Jean-Luc Mélenchon. En dessous, un portrait d'Andrew Tate qualifié de "mal dominant". Huit pages, papier glacé, maquette léchée, zéro publicité. Le genre d'objet qui donne l'illusion d'un journalisme pur, désintéressé, au service de la seule raison.
Sauf que ce torchon n'a rien de désintéressé. Il appartient à Daniel Křetínský, milliardaire tchèque, propriétaire via sa holding Czech Media Invest d'un empire qui dépasse largement la presse. Cet homme a racheté Elle, Marianne, Editis, une part de TF1, Louie Media, Loopsider, lancé Franc-Tireur, repris Télé 7 Jours, sans compter nombre de centrales à charbon. (Observatoire du journalisme) Il a aussi financé Libération, s'est engagé à acquérir Editis, numéro deux de l'édition en France, et détient également plusieurs médias en République tchèque, dont le quotidien national le plus lu du pays. (Acrimed)
Voilà l'homme derrière la petite leçon de morale hebdomadaire vendue deux euros en kiosque. Deux euros, prix bloqué depuis le lancement en 2021. Comme par magie. Sauf que ce n'est pas de la magie. C'est de la perte organisée, financée à fonds perdus par un seul homme.
Regardons les chiffres, parce que les chiffres ne mentent pas, contrairement aux éditos sur la modération. Marianne, un autre titre du même groupe, a perdu 3 millions d'euros en 2023 pour seulement 12 millions de chiffre d'affaires. (CB News) Un quart du chiffre d'affaires parti en fumée, chaque année, sans que personne ne s'en inquiète, parce que le riche actionnaire éponge. Libération, encore pire. Le quotidien a englouti 59 millions d'euros de prêts et de dons accordés par Křetínský en un peu plus de trois ans, avec des pertes d'exploitation qui ont atteint près de 13 millions d'euros en 2020 et qui se maintiennent à un niveau alarmant chaque année depuis. (Boulevard Voltaire)
Un homme d'affaires normal, un vrai entrepreneur, un patron qui bosse pour faire tourner sa boîte, fuit ce genre de gouffre financier. Personne ne finance à perte pendant des années un journal qui vend de moins en moins, sauf si l'objectif n'est pas de gagner de l'argent.
Interrogé sur le sauvetage de Libération, un expert des médias a été clair sans détour, sans langue de bois. Il affirme que ce sauvetage ne respecte aucune logique financière, que le titre ne se vendrait jamais soixante millions d'euros aujourd'hui, et que le magnat tchèque ne consent à renflouer le quotidien que dans le seul but d'être bien vu dans le paysage hexagonal. (Boulevard Voltaire)
Voilà toute la vérité en une phrase. Être bien vu. C'est ça, la vraie mission de Franc-Tireur, de Marianne, de Libération. Pas informer. Pas chercher la vérité. Blanchir l'image d'un milliardaire étranger qui possède par ailleurs des centrales à charbon et une part de TF1, et qui a besoin, pour continuer ses affaires en France sans encombre, de se payer une vitrine de respectabilité auprès des bien-pensants parisiens.
C'est ça, la presse "raisonnable" dans ce pays. Pas un marché libre où les meilleures idées et les meilleures plumes gagnent leur place. Un système verrouillé où la survie économique dépend d'abord d'un chèque signé par un actionnaire étranger, jamais du mérite ni du talent. On nous vend Franc-Tireur comme un rempart contre les extrémismes, un journal "mordant", mais ce mordant-là ne coûte rien à ceux qui le pratiquent puisqu'il est payé par un homme qui a bâti sa fortune ailleurs, dans l'énergie, dans la distribution, dans la finance.
Et pendant que Křetínský peut se permettre de perdre des millions chaque année sur ses jouets médiatiques parisiens, nous, cette semaine, on n'a pas pondu un article. Pas par manque d'idées, pas par manque de rage, mais parce que la survie d'une publication comme la nôtre tient à un fil. Pas de holding tchèque dans les parages. Pas de coussin de cinquante-neuf millions pour rattraper un mauvais mois. Juste des bénévoles, des lecteurs qui donnent ce qu'ils peuvent sur Tipeee, des rédacteurs qui écrivent le soir après une journée de travail, parfois blessés, parfois épuisés, mais qui tiennent parce qu'ils croient encore que dire la vérité vaut la peine, même sans un centime derrière.
C'est là toute l'injustice du système médiatique dans ce pays. Ce n'est pas une question de qualité d'écriture, ni de rigueur, ni même de pertinence des sujets traités. C'est une question d'accès. Accès au kiosque, accès à la visibilité, accès à la survie économique. Et cet accès, dans ce pays, ne va jamais dans notre direction. Les mécènes se pressent pour financer la bien-pensance, jamais pour financer ceux qui la contestent frontalement, jamais pour financer une presse qui ose dire que ce pays s'effondre sous les coups de l'immigration incontrôlée, de l'insécurité, de la trahison des élites.
Imaginez un instant ce que deviendrait une publication comme la nôtre avec ne serait-ce qu'une fraction de ces moyens. Une vraie rédaction salariée. Des enquêtes fouillées, menées sur plusieurs semaines. Une diffusion en kiosque, dans toute la France, pas seulement sur internet. Une équipe capable de répondre coup pour coup à la propagande ambiante sans s'épuiser à la tâche entre deux journées de travail. Ce n'est pas un manque de talent qui nous prive de cela. C'est un manque d'argent, purement et simplement, et cet argent ne viendra jamais nous chercher, parce que nous dérangeons trop ceux qui pourraient le donner.
Alors on nous dira que c'est la loi du marché, que les lecteurs choisissent librement, que si Franc-Tireur survit c'est parce qu'il répond à une vraie demande. Foutaises. Un journal qui peut vendre à perte pendant des années sans jamais fermer boutique n'est soumis à aucun marché. Il est soumis au bon vouloir d'un seul homme, et cet homme a ses raisons, qui n'ont rien à voir avec l'amour du journalisme. Un journal comme le nôtre, lui, est soumis chaque semaine au verdict impitoyable de la survie. Pas de filet. Pas de holding tchèque pour rattraper le coup si un mois est mauvais. Juste la sueur et la conviction.
Ce contraste dit tout de la fabrique du consentement dans ce pays. On laisse croire aux lecteurs que la presse dite modérée est le fruit d'un choix libre et éclairé, le résultat d'une vraie demande populaire, alors qu'elle est en réalité perfusée par des intérêts privés colossaux qui ont tout à gagner à ce que rien ne change vraiment. Pendant ce temps, la presse qui dérange, qui pose les vraies questions, qui refuse la langue de bois, doit se battre pour chaque euro, pour chaque abonné, pour chaque heure de travail bénévole arrachée à la fatigue et à la douleur.
Les collabos du monde moderne ne portent plus de brassard. Ils portent une carte de presse financée par un oligarque étranger, et se drapent dans la vertu pour mieux protéger le système qui les nourrit et les paie. Ils dénoncent l'apologie du terrorisme chez les autres tout en fermant les yeux sur les compromissions de leur propre camp, sur l'argent étranger qui coule dans leurs colonnes chaque semaine sans que personne n'y trouve rien à redire. Ils se disent francs-tireurs alors qu'ils tirent toujours dans la même direction, celle qui arrange leurs actionnaires et leur permet de garder leur poste douillet à Levallois-Perret.
Nous, on continuera avec les moyens du bord. Un article de retard cette semaine, peut-être deux la prochaine, mais toujours la même obstination. Parce que la vérité, contrairement à ce que ces gens veulent faire croire, ne s'achète pas avec les millions d'un magnat tchèque. Elle se construit avec de la rage, de la sincérité, et l'entêtement de ceux qui refusent de se taire, même quand tout, dans ce système, est fait pour les faire taire.
Source Jérôme Viguès cliquez ici
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Madrid, le 13 juillet 1936, l’assassinat crapuleux de José Calvo Sotelo
Michel Festivi
Le 15 avril 1936, à peine trois mois après la victoire frauduleuse des forces du front populaire espagnol, le courageux et talentueux député de l’opposition, José Calvo Sotelo - (il avait été entre 1925 et 1930, ministre des Finances du gouvernement de Miguel Primo de Rivera) - monte à la tribune des Cortès. « Il souffle sur l’Espagne, une rafale de fer et de feu...quand la foule crie « à bas la police », quand au cri de « Vive l’Espagne », on répond par des « Vive la Russie », quand on insulte l’armée et que l’on tourne en dérision tout ce qui fait la patrie ». Et il va implacablement lister les attentats, les destructions, les incendies, les crimes qui ravagent la pauvre Espagne depuis le 16 février 1936. 105 Églises incendiées, 74 morts en 3 mois, 345 blessés. Il dénonce le fait que « la force publique est consignée car le représentant de l’autorité, lui interdit de sortir dans les rues ». Il accuse le socialiste, véritable cryptocommuniste, Álvarez del Vayo, la tête pensante de Largo Caballero, d’avoir dit que tout cela « avait été fait par le peuple de Madrid pour protester contre la lenteur avec laquelle le gouvernement exécutait le programme du Front populaire ».
Le 16 juin 1936, de nouveau, et Calvo Sotelo et José Maria Gil-Robles, le chef de la droite, la CEDA, montent au créneau dans l’enceinte des Cortès. Car tout s’est aggravé. On dénombre désormais 269 meurtres ou assassinats, 1287 blessés, 10 sièges de journaux d’opposition détruits, 170 Églises ou bâtiments religieux incendiés. Le chef du gouvernement, l’homme de la gauche républicaine Santiago Casares Quiroga s’écrit : « la violence contre le chef du parti monarchiste ne serait pas un délit », et la stalinienne Dolores Ibárruri, la Pasionaria : « cet homme a parlé pour la dernière fois ».
Car Calvo Sotelo est bien conscient qu’il risque sa vie à ainsi mettre les chefs politiques du front populaire devant leurs écrasantes responsabilités. Comme l’énonce la chanson populaire « cet homme a dit la vérité, il doit être exécuté ». Prenant les devants, il avait cité Saint Dominique de Silos : « Seigneur, vous pouvez m’ôtez la vie, mais vous ne pouvez rien de plus ». Il en a fait aussi la confidence à son ami, Luis de Galinsoga, directeur du journal d’opposition ABC. Bizarrement, les autorités chargées de la protection des principaux hommes politiques du pays, ont fait modifier son escorte, qui est désormais plutôt chargée de le surveiller, de l’espionner que de le protéger.
Le 12 juillet 1936, le communisant José Castillo, qui avait participé aux attaques armées d’octobre 1934 dans les Asturies, et qui n’avait pas hésité à exécuter à bout portant un jeune militant carliste, Llaguno Acha, quelque temps auparavant, est vengé par ses camarades. Ce meurtre de Llaguno Acha était d’autant plus scélérat, que ce dernier avait été abattu par Castillo, alors qu’il assistait à la procession funèbre d’un de ses camarades phalangistes lui aussi lâchement assassiné. Castillo était instructeur au sein des Milices « antifascistes » ouvrières et paysannes, MAOC, ainsi qu’auprès d’une organisation clandestine militaire d’extrême-gauche, l’UMRA, car il est largement démontré par l’étude des archives moscovites de la IIIème internationale, que les communistes et les socialistes avaient largement infiltré l’armée (Cf Marea Roja (Marée rouge), de Gustavo Martín Asensio, publié en 2026).
Dès lors, les milices front-populistes vont se déchainer comme jamais. Dans la nuit du 12 au 13 juillet 1936, partent de la caserne Pontejos, des autobus officiels de la police vers trois directions. Le domicile de Calvo Sotelo situé rue Velásquez, l’habitation de Gil-Robles et celle du chef monarchiste et ancien député, Antonio Goicoechea. Ces deux derniers ne se trouvaient pas à Madrid alors, ils auront de fait la vie sauve.
À l’intérieur du bus N°17 qui arrive rue Velásquez, on y trouve Fernando Condés, garde du corps du ministre socialiste Indalecio Prieto ; un membre du PSOE, Luis Cuenca, aussi cerbère de Prieto et son homme de confiance. Des membres du Front populaire, Francisco Ordónez, Santiago Garcés, José del Rey Hernández et plusieurs gardes d’assaut de la caserne de Pontejos. Vers deux heures du matin, le véhicule officiel se range rue Velásquez et les hommes armés, dont plusieurs sont en uniformes, investissent par la force le domicile du député, sans mandat, hors du cadre de toute procédure régulière, faisant fi et de l’horaire et de l’immunité parlementaire.
Calvo Sotelo est surpris nuitamment, alors qu’il se trouve avec sa femme et ses quatre enfants, en pyjama. De force, ces hommes prétendent l’emmener à la sureté générale, et l’empêchent de téléphoner aux autorités. Ce dernier proteste véhémentement et rappelle qu’en tant que député, il ne peut ainsi être appréhendé. Mais rien n’y fait, la force brutale et armée a le dessus.
Il monte dans le fourgon et arrivé au carrefour avec la rue Ayala, Cuenca qui est derrière lui, lui tire une balle dans la nuque, Calvo Sotelo s’effondre. Il est achevé par un deuxième coup de feu et sera jeté comme un chien au cimetière de l’Est, ou l’on retrouvera son cadavre au petit matin. Les assassins, tous connus et répertoriés, ne seront jamais inquiétés. Pire encore, le 25 juillet 1936, des gros bras du front populaire, lourdement armés, en plein jour, pénètrent dans le palais de justice de Madrid, se rendent directement dans le bureau du Juge chargé de l’enquête, prennent le dossier et disparaissent, comme ils étaient venus. Madame Calvo Sotelo avait reconnu sur photos les criminels, la famille n’aura jamais la possibilité de voir les assassins jugés.
Le gouvernement interdit aux journaux de diffuser toute nouvelle sur ce crime, et même la date et le lieu des obsèques, mais le bouche à oreille fonctionnant, une foule considérable va assister aux funérailles de ce martyr. Ce fut un crime sans précédent, c’était la première fois, dans toute l’histoire parlementaire de l’Espagne, qu’un député en exercice était ainsi assassiné, par des hommes en fonction, avec des armes et des véhicules appartenant à l’État, avec les moyens et l’aval du pouvoir socialo-communiste.
Les conséquences de ce magnicide furent considérables, une grande partie de la population pris conscience qu’il fallait mettre fin à cette anarchie généralisée. Le 11 juillet 1936, Franco, relégué aux Canarie depuis mars, faisait savoir par un télégramme codé au général Emilio Mola, le directeur de la future rébellion depuis Pampelune, qu’il n’y participerait pas, avec ce terme sibyllin mais explicite pour les initiés : « Une géographie peu étendue ». Le 13, il changeait d’avis et réussira à passer au Maroc espagnol. La suite nous la connaissons.
Le 18 juillet 1948 Franco octroya à la victime, à titre posthume, le titre de Duc de Calvo Sotelo et de Grand d’Espagne. Bien sûr les continuateurs politiques des tueurs du front populaire espagnol, Pedro Sánchez en tête, ont en 2022 supprimé cette distinction honorifique, rajoutant de l’ignominie au crime crapuleux. Car pour les gauches, on n’a pas le droit de s’opposer à elles, car s’opposer aux gauches, c’est être un fasciste, assurément. En 1936, comme en 2026.
Lire Le Cahier d'Histoire du nationalisme n°32 "Les Phalanges espagnoles" de Michel Festivi cliquez ici
11:25 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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19 juillet 1976, il y a 50 ans, tombait à Beyrouth Stéphane Zanettacci
Été 1976, la guerre battait son plein au Liban. D'un côté les musulmans progressistes, renforcés par les exilés palestiniens, qui veulent faire du Liban un État islamique, de l'autre les forces chrétiennes dont les Phalanges de Béchir Gémayel qui défendent leur terre ancestrale.
À Paris, cet été-là, un groupe de militants nationalistes décide de partir au Pays du Cèdre pour se battre aux côtés des chrétiens. L'un d'entre eux ne reviendra jamais. Le 19 juillet, Stéphane Zanettacci, militant nationaliste, meurt lors de l'assaut du camp de Tall El Zaatar. Il est tombé pour que vive l'Occident chrétien...
L'épopée des volontaires français au Liban est racontée dans le livre "Beyrouth 1976, des Français aux côtés des Phalangistes" cliquez ici, que nous devons à Emmanuel Albach, lui-même engagé alors dans ce combat héroïque.
Notre Ami Jacques Mayadoux, ancien responsable au début des années 1970 de l'ULN (l'Union des Lycéens nationalistes), qui a donc bien connu Stéphane Zanettacci, tient à rappeler, en ce cinquantième anniversaire de sa disparition, le sacrifice exemplaire de ce camarade. Nous publions ici le texte, repris du journal "Jeune Garde solidariste", et publié dans le livre "Ordre nouveau raconté par ses militants", paru en 2019 dont Jacques fut l'un des principaux artisans cliquez ici.
S N
En souvenir de Stéphane Zanettacci
Volontaire au Liban, aux côtés des chrétiens,
tombé le 19 juillet 1976.
Le 19 juillet 1976, dans les ruines de Beyrouth, notre ami Stéphane Zanettacci, âgé de 22 ans, militant du Groupe action jeunesse, est tombé victime de sa foi dans les valeurs occidentales et chrétiennes.
Ce communiqué, transmis le 21 juillet, n’est pas passé dans les colonnes de la presse et à quelques exceptions près, n’aura pas fait les gros titres des journaux. Le bruit des grenades dans Beyrouth nous est parvenu en ces mois de vacances de façon très assourdie. Les départs pour le Liban se passaient dans une atmosphère discrète et feutrée et quelques initiés, des anciens combattants, se réservaient la primeur des nouvelles du front et des commentaires dans la clandestinité d’une terrasse de café. On s’habituait à apprendre que tel ou tel lycéen se transformait par la vertu d’un voyage en charter en un redoutable chevalier de l’Occident.
On en voyait revenir d’autres, hier étudiants, aujourd’hui combattants aux milles victoires et qu’un examen, un père ou les vacances familiales brusquement rappelaient. Et puis l’inadmissible détonation, l’épouvantable explosion que nous redoutions tous, toi, Stéphane, le sort t’avait choisi pour t’immoler sur l’autel du don de soi. Ce bruit infernal, ce fracas étourdissant, nous seuls, ta famille, tes amis, l’avons perçu, et il revient – triste ironie du sort – à ceux qui ne voulaient rien entendre de se faire les porteurs de ton noir message.
J’ai pleuré, Stéphane, en réalisant ta mort et je n’ai pas pu être le seul à chercher dans cette faiblesse comment nier ton absence. Mais il faut être fier de ce cri de vérité tout comme on peut être fier un jour d’avoir été ton ami.
Car quel prix tu accordais à ce mot ! Tu étais entier, Stéphane, et ami ou ennemi, militant ou opposant, tu tranchais dans le vif à grands coups de colère et force claquements de porte. Il est bien évident que tu ne pouvais pas être que blessé ! Il fallait que tu tombes, victime de ta logique, victime de toi-même avant de l’être d’une grenade. Cette fin était écrite sur ton front, mais nous ne voulions pas la lire car aller contre ta volonté eût été te changer et te changer, te perdre de toutes les façons.
Restent les souvenirs, et Dieu sait s’ils sont riches. Restent cinq ans de militantisme commun à l’ULN, à Ordre nouveau puis au Groupe action jeunesse. Restent cinq ans de lutte côte à côte, cinq ans de communion, cinq ans de refus. Restent des rires, des peurs, des séparations, des réconciliations. Restent des lettres, des photos, d’autres souvenirs. Et ces cinq années si intenses parce que nous bâtissions quelque chose, si folles parce que nous étions ensemble, si longues parce que ce sont celles de nos 20 ans, si frustrantes parce que nous voudrions revivre chacune de leurs minutes avec toi, ces cinq années, Stéphane, auront une suite, dans nos coeurs, dans le souvenir et dans les faits.
[Extrait du journal Jeune Garde solidariste, septembre 1976]
Article intéressant publié dans Le Monde magazine sur ce sujet du 11 juillet 2026 cliquez ici
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11:25 Publié dans Nous avions un camarade..., Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Synthèse nationale : 20 ans de combat pour la renaissance française...
Roland Hélie,
directeur de Synthèse nationale
La France et l'Europe sont au bord de l'implosion. Il était temps, et c'est tant mieux...
Nos vieilles nations, hier biberonnées à la potion magique des Trente Glorieuses, s’enfoncent depuis des décennies dans le déclin, la soumission, le désespoir. Si rien ne change très vite, bientôt, il sera trop tard.
Les discours creux de nos dirigeants n'impressionnent plus personne, à part peut-être les nantis du Système et les promoteurs de la pensée conforme qui hantent les plateaux télé. Face à la situation actuelle, la rhétorique à deux sous des communicants grassement rémunérés est aussi inopérante qu’insupportable. Plus de bla-bla, il faut des actes !
Mais pour cela, encore faudrait-il que les hommes dits "de droite" qui ambitionnent d’exercer le pouvoir aient des idées bien ancrées et une volonté ferme ! Or, il n'a échappé à personne que c’est loin d'être le cas pour la plupart d’entre eux. Jusqu’à présent, une fois en place, ils n’ont cessé de singer la gauche.
Aux grands maux, les grands remèdes
La France est au plus mal, son processus vital est engagé et un nombre croissant de nos compatriotes n'ont que mépris pour les bonimenteurs politiques qui, depuis longtemps, ne les amusent même plus.
Nous l'avons dit et répété : il n’y a que deux choix possibles. Soit on accepte les dérives supranationales qui ruinent notre nation, notre civilisation, notre identité, soit on s’engage pour que la France retrouve son indépendance et sa puissance. Entre les deux, point de compromis ; d’autant que la possibilité de voir le second choix l'emporter terrorise les tenants de l’ouverture à tout-va et les perroquets de la bien-pensance institutionnalisée.
Dès lors, d'ici la prochaine élection présidentielle, ces derniers feront tout ce qu'ils pourront pour sauver leurs prébendes. De la manipulation de l'information aux bidouillages des résultats économiques, en passant par la peur entretenue par les officines terroristes à leurs bottes, "antifas", Blacks blocs et racailles d'importation, ils ont les moyens d’entretenir l’inquiétude qui leur permet d’orienter le vote des Français.
Mais tout cela ne fait plus recette.
Des années durant, une partie des élites n'ont cessé de culpabiliser nos compatriotes en leur imposant un récit déformé de leur histoire. Mais nombre d’entre eux ne sont plus dupes et beaucoup n'hésitent plus à remettre en cause la doxa. L'idéal national et identitaire, hier marginal et constamment insulté, s'impose désormais comme l’alternative crédible au pouvoir moribond de Macron, de sa clique et des vieux partis.
À Synthèse nationale, nous ne sommes pas surpris par leur effondrement. Mais l’effacement des individus qui épuisent le pays n’est pas tout. Il faut encore être en mesure de proposer une solution salvatrice. Celle-ci ne peut reposer que sur les fondamentaux mis en avant, depuis toujours, par la Droite nationale, sociale, populaire et identitaire. À savoir : le rétablissement de la souveraineté de la France et la défense de son identité...
Dans quelques mois, ce sera l'heure du choix. D'ici là, beaucoup de choses peuvent se passer. Nous savons que le réceptacle actuel des espérances nationales est loin d'être parfait. C’est pourquoi, depuis la création de Synthèse nationale, il y a vingt ans, nous nous battons pour que renaisse en France une véritable droite de conviction digne de ce nom. Et c’est pourquoi nous allons continuer de le faire, avec votre soutien fidèle, aussi longtemps qu’il le faudra !
Éditorial du n°74 de Synthèse nationale
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dimanche, 12 juillet 2026
Dans Le Parisien, un entretien avec Sarah Knafo
Vous n’avez pas encore réagi à la condamnation de Marine Le Pen et sa décision de faire appel pour faire campagne. Vous comprenez ce choix ?
SARAH KNAFO. S’il y a eu détournement de fonds publics et que cela est confirmé par la décision de la Cour de cassation, Marine Le Pen devra rembourser cet argent public, payer une amende. C’est une évidence. Mais l’éligibilité est un sujet d’une autre nature. Je suis une grande partisane de la démocratie suisse et la Suisse a supprimé ses peines d’inéligibilité en considérant que seul le peuple était souverain pour empêcher quelqu’un de le représenter. J’estime que ce n’est ni aux juges, ni aux technocrates, ni à Bruxelles, ni à qui que ce soit d’autre de décider à la place du peuple français de qui mérite d’être élu.
Sa campagne est donc suspendue au calendrier de la Cour de cassation. Elle pourrait finir avec un bracelet électronique. C’est un problème ?
Avec son pourvoi, Marine Le Pen place de facto la campagne présidentielle dans la main des aléas judiciaires. Cela nous rappelle tristement les deux dernières campagnes, toutes deux escamotées. 2017, à cause des affaires judiciaires de François Fillon. 2022, avec la guerre sur le sol européen venue nous percuter. Emmanuel Macron a enjambé l’élection, sans présenter de programme, ni faire campagne. Résultat : pas de majorité, une dissolution, un pays qui n’est pas gouverné, rien qui avance et tout qui empire. Nous avons besoin de trancher les grandes questions pour avancer. De notre côté, nous agirons donc pour que la campagne ait lieu, qu’elle porte sur nos solutions, et non sur les affaires judiciaires des autres.
Vous ne pensez pas que cela risque de parasiter, de perturber sa campagne malgré tout ? On l’a vu lors de son premier déplacement à la Flèche…
C’est un fait, oui. On le remarque déjà. Mais ce n’est pas mon sujet.
Vous auriez préféré avoir Jordan Bardella face à vous ?
Je ne suis pas juge à la cour d’appel ! Et j’ai tendance à ne jamais me définir par rapport aux autres, encore moins contre les autres, mais pour défendre nos idées et nos solutions. Marine Le Pen est la candidate du RN et avec Marine Le Pen les différences sont claires. Elle a le mérite de l’assumer. Encore la semaine dernière, quand elle s’oppose à Eric Zemmour sur la lutte contre l’islamisation du pays. Elle assume également que nous sommes radicalement différents sur nos solutions économiques, quand elle vote 43 milliards d’euros d’impôts avec LFI, dit que « diminuer le nombre de fonctionnaires, c’est un truc de droite », ou qu’elle n’a « absolument rien en commun avec Javier Milei ». Jordan Bardella avait passé des mois à essayer de construire une image pro-business. Ce discours passera du devant de la scène aux coulisses. Je sais que nombre de Français qui avaient misé sur l’émergence de cette ligne au RN sont aujourd’hui déçus. Ils cherchent une alternative qu’ils vont pouvoir trouver avec nous. Nous n’attaquerons pas les personnes : nous débattrons sur le programme et la méthode. C’est le moindre des respects à accorder aux électeurs. Leur offrir le choix.
Vous aviez dit vouloir tendre la main à Jordan Bardella dans cette campagne ? C’est exclu avec Marine Le Pen ?
La concurrence doit désormais se jouer au premier tour. Elle est saine pour tout le monde : c’est la démocratie. Ensuite nous aurons le devoir d’être majoritaire et donc se retrouver sur un programme clair. Au second tour, chacun devra faire son devoir.
Donc vous pourriez voter Marine Le Pen est au second tour ?
J’ai un principe : dans les seconds tours, je vote toujours pour la personne qui a le programme le plus à droite. C’est une condition. C’est ce que j’ai prouvé en me désistant contre la gauche au second tour des municipales à Paris. C’est ce qu’Eric Zemmour a fait au second tour en 2022. Je n’ai vu personne adopter une attitude aussi responsable dans la classe politique. Je dis donc aux électeurs : si vous voulez l’union des droites, votez pour les seuls qui la défendent et qui l’ont prouvé. Eux seuls sauront rassembler pour gagner.
Pour l’instant, vous êtes loin d’eux dans les sondages… Qu’est-ce qui vous fait dire que cela pourrait changer ?
L’Histoire de la Vème. Et l’actualité récente. On me disait que j’étais loin de Thierry Mariani dans les sondages parisiens lors de la dernière campagne municipale. Les sondages donnaient le candidat du RN à 9% quand j’étais censée être à 4%. En deux mois de campagne, j’ai fait 10,5% et il a fait 1%. Tout va très vie en campagne.
La France essuie un nouvel épisode caniculaire en ce moment. Comme le RN, préconisez vous aussi un plan « climatisation » massif ?
L’État a mis en place une journée de solidarité en 2003. Elle rapporte chaque année 3 milliards d’euros de recettes publiques. Où est passé l’argent ? Le produit d’une seule année suffirait pour équiper tous les Ehpad de France. Une deuxième, tous les hôpitaux et une troisième toutes les écoles et toutes les crèches. C’est évidemment ce qu’il faut faire. Je ne conçois même pas qu’on puisse encore construire un l’hôpital, comme celui de Nantes, sans climatisation.
Éric Zemmour sera vraiment candidat, ou cela pourrait être vous ?
Je vais devoir vous répéter ce que j’ai plusieurs fois dit publiquement, à savoir qu’Éric Zemmour annoncera sa décision quand il l’aura décidé. J’aime beaucoup Le Parisien, mais je ne peux pas annoncer sa candidature à sa place. (rires)
Seriez-vous partante pour participer à une primaire de la droite ?
Oui. C’est une bonne idée de David Lisnard et Laurent Wauquiez. On a aujourd’hui un bloc central mouillé jusqu’au cou dans le macronisme, qui ne peut pas représenter la rupture. On a un RN dont la désormais candidate dit qu’elle « n’est pas de droite » et que « l’union des droites est un fantasme auquel elle ne croit pas ». Forcément, des millions d’électeurs attendent autre chose et veulent la droite au pouvoir. Nous allons leur offrir les solutions qu’ils attendent depuis si longtemps.
Donc vous vous l’appelez encore de vos vœux, cette primaire ?
Je dis banco. S’il y en a une, ce sera un plus pour la droite. Et s’il n’y en a pas, nous irons chercher la victoire nous-mêmes. Donc dès maintenant, je donne toute mon énergie sur notre programme, et sur mon premier livre qui sort à la rentrée.
C’est une bonne idée de mettre l’Ukraine et la coalition des volontaires à l’honneur pour le défilé militaire du 14 juillet ?
Sur le plan de la défense, on a énormément de choses à apprendre du théâtre ukrainien. Toute notre industrie de défense s’inspire de ce que fait l’Ukraine, notamment en matière de drones et d’IA. A l’heure où un système de défense peut devenir obsolète en trois semaines, c’est vital pour la puissance française d’être en permanence à jour sur les ruptures technologiques.
Emmanuel Macron veut envoyer un message à la scène internationale avec ce défilé XXL…
En matière de défense, tout ce qui s’apparente à de la communication est non seulement sans effet, mais dangereux. Parler d’économie de guerre quand on ne passe pas de commandes à nos industriels et qu’on continue de dilapider notre argent dans des gabegies, ça s’appelle de la poudre aux yeux. Il faut couper massivement dans la dépense pour investir massivement dans la défense. Nous avons un devoir de puissance.
Qu’est-ce que vous pensez de la politique erratique de Donald Trump au Proche et au Moyen Orient ?
Force est de constater que beaucoup promesses n’ont pas encore été tenues : la paix en Ukraine qui devait prendre 48 heures, la situation en Iran qui s’éternise… Il faut savoir apprendre de ce que font les autres. D’autant qu’avec Trump, nous avons aussi souvent des intérêts divergents que des objectifs intérieurs communs : la lutte contre la gabegie, le wokisme, l’immigration, la liberté économique et l’ambition pro-technologie. Cela permet de voir les Etats-Unis comme un laboratoire grandeur nature : ne pas reproduire les erreurs, s’inspirer de ce qui marche. C’est également ce que je fais avec l’Italie, la Suisse, l’Argentine, le Salvador… Analyser ce qu’il y a de bon partout pour offrir les meilleures solutions aux Français.
Source Le Parisien cliquez ici
20:17 Publié dans Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le nouveau numéro (n°13) de la revue "Omerta"
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Un symbole de la Liberté des Femmes : la mini-jupe !
Ce dimanche 5 juillet 2026, un vent de liberté a soufflé sur Saint-Brieuc. Alors qu'une joyeuse agape était organisée par et pour les militants et les sympathisants de la droite nationale des Côtes d'Armor par la Fédération costarmoricaine de Reconquête ! cliquez ici, l'organisateur de l'événement offre le micro à quelques initiatives allant dans le bon sens. Et là, une surprise attendait les participants : le Collectif Minis !
Dans la salle bondée, Julie Lemercier s'approche lentement, prend le microphone, et commence, intimidée, à nous parler d'une idée qu'elle a eu : organiser un mouvement dans le but de "permettre aux femmes de s'habiller librement". D'une voix de plus en plus assurée par les applaudissements sincères des militants, elle nous livre son concept.
"Le Collectif Minis est né d'un constat : même ici, dans les Côtes d'Armor, on sent que les femmes ne peuvent plus se promener comme elles le veulent, où elles le veulent, à l'heure qu'elles veulent, ni encore moins dans la tenue qu'elle veulent !". Et d'ajouter : "La mini-jupe est un symbole de la liberté des femmes depuis un siècle en France, c'est pourquoi je voudrais créer un mouvement pacifique, apolitique, dans lequel, ceux qui le souhaitent pourraient défendre les libertés des femmes lors de réunions publiques, de fêtes et de célébrations, moments où les femmes (et les hommes si ça les branche !) déambuleraient en montrant leurs gambettes !".
L'appel était lancé ! Même parmi les militants des mouvements de la droite nationale, nombreux furent ceux qui eurent du mal à entendre que les femmes sont à ce point dénigrées dans notre si beau département, pourtant de moins en moins épargné par les mouvements et les menaces migratoires, qui alimentent un Islam toujours plus revendicatif, invasif et belliqueux. La jeune femme, mère de deux petites filles, se lance alors avec détermination dans les rangs de la salle et justifie l'existence du Collectif Minis en partant de son expérience personnelle.
"Un soir de rupture de jeûne, j'achetais des bières et du cochon pour mon époux (sic), et j'ai été toisée par des musulmans qui m'ont suivie sur le parking du supermarché dans une ville de moins de trois mille habitants" nous confia-t-elle. "Nous avons vu des villes comme Auray changer de visage à la tombée de la nuit, et nous nous sommes senties menacées, mes enfants et moi, par des hommes s'affichant en djellaba, et à cause des cris en arabe qui résonnaient dans la rue la nuit, alors que nous campions sur le parvis de l'église".
C'est à cause de ces exemples et d'autres encore qu'elle nous confia, qu'elle a fait le choix de ce mouvement. Militante auprès d'aucun parti politique, Julie Lemercier souhaite que son Collectif reste aussi neutre que possible, sa seule revendication : la Liberté ; son ambition : la sécurité pour les femmes de France ; son symbole : la mini-jupe ! Des défilés festifs, bon enfant, un poil provocateurs peut-être, mais tellement français !
"Toutes les femmes sont les bienvenues chez les Minis, les hommes aussi, ça va de soi, nous ne sommes pas chez Némésis" nous dit-elle avec ironie et amusement. "Les hommes ont toute leur place dans la défense des droits des femmes". "Il n'y a aucune cotisation, nous ne demandons aucune participation obligatoire à nos membres et soutiens, nous nous affichons juste, joyeuses, indépendantes, libres, en un mot, françaises !".
Et pour clôturer, Julie nous ajoute "C'est avec des Minis que l'ont fait de grandes choses !". C'est ce que nous lui souhaitons de tout notre cœur
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Le coup d’œil de Philippe Randa : Marine Le Pen désormais en « pole position » grâce à une justice partisane
La chronique de Philippe Randa
On dit la justice aveugle. En l’occurrence, les tribulations judiciaires de l’ex-Front national désormais Rassemblement national – puisque les fautes reprochées datent d’avant le changement de nom du mouvement – et principalement celles de sa présidente Marine Le Pen pourrait démontrer une autre vérité tout aussi… aveuglante !
Que la haine et/ou la peur des juges concernés à l’encontre de celle qui apparaît désormais aux yeux d’une large partie de l’opinion publique comme leur « victime » est décidément bien mauvaise conseillère.
Au-delà des faits reprochés à la « justiciable comme une autre » et qui relèvent de l’appréciation de la Justice française et du Code civil, l’acharnement de ces derniers à la rendre inéligible risque bien d’avoir l’effet contraire à celui qu’ils escomptaient.
Une « simple » condamnation pour « détournement de fonds », avec une peine de prison qui l’aurait l’obligée à porter un infamant bracelet électronique, et même si elle avait pu obtenir des dérogations pour ne pas le supporter durant la campagne électorale, aurait sans doute marqué assez fâcheusement l’opinion publique, dégradant de fait l’image « tête haute, mains propres » dont elle et ses partisans se sont tant prévalus par le passé.
En voulant se substituer aux électeurs, ces juges irresponsables apparaissent finalement (au figuré) comme ces « tueurs fous » qui tentent (au propre) d’assassiner un ennemi politique… et ratent leur coup ! On l’avait vu avec Jair Bolsonaro, dont le coup de couteau reçu lors d’un rassemblement électoral pour la présidence du Brésil en 2018 avait au contraire promu sa campagne… et plus récemment encore aux USA avec Donald Trump, victime de deux tentatives d’assassinats : dès la première tentative ratée, la défaite de sa rivale Kamala Harris avait été scellée.
Aux yeux d’une grande partie de l’opinion française, le verdict politique des juges concernés a fait de Marine Le Pen, « supposée délinquante », une « évidente persécutée » de leur acharnement partisan… qui plus est pour des reproches assez abscons aux yeux du plus grand nombre : ni enrichissement personnel, ni trafics mafieux ou magouilles quelconques, ni même emplois fictifs, mais simples contestations sur les affectations précises, sinon réelles, de collaborateurs parlementaires.
Et alors que dans le même temps, les Français ont appris, pour ceux qui l’ignoraient, que le Premier ministre Sébastien Lecornu avait mis fin – « seulement » le 1er janvier de cette année – aux derniers privilèges encore accordés « à vie » à certains anciens membres du gouvernement, non seulement de tous les anciens Premiers ministres – et il en a défilé ! –, mais également de tous les anciens ministres de l’Intérieur – encore plus nombreux !
Le mot « suppression » frôle d’ailleurs le foutage de gueule puisque les « moyens mis à disposition des anciens Premiers ministres à vie le seront dorénavant pour une durée limitée », c’est-à-dire, rapportait le quotidien Ouest France en septembre dernier que « les voitures de fonction avec chauffeur privé seront désormais limitées à “une durée maximale de dix ans à compter de la fin de leurs fonctions”. »
Quoiqu’ait pu coûter aux contribuables français l’utilisation réelles et contestées des assistants parlementaires mis au service des députés européens du RN/ex-FN, ceux-ci leur auront à l’évidence, de fait, et sans contestation possible, coûté nettement moins ! (euphémisme).
Surtout, ajouteront quelques esprits grincheux, qu’ils auront sûrement été plus utiles à la France.
00:40 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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J’étais à la première de Murmures : un hymne à l’amour de la France éternelle
Danielle Moulins
Riposte laïque cliquez ici
L’an passé, je n’avais pu assister à la première édition de « Murmures de la Cité », mais j’avais suivi avec attention tout le travail de sabotage de l’initiative, impulsé par la gauche locale.
Cette année, je m’étais promis d’être présente, et comme le lieu, le château appelé le nouveau Bostz, était plus près de chez moi, j’avais décidé d’y être dès le premier soir, ce vendredi 10 juillet. J’avais invité chez moi mes amis Pierre Cassen et Christine Tasin, ravis, eux aussi, de découvrir ce spectacle.
Nous avons eu l’idée de passer une première fois, aux alentours de 17 heures, pour visiter le village Napoléon mis en place. J’ai fait la connaissance de Guillaume Senet, qui m’a avoué être épuisé, ne pas avoir dormi depuis trois jours à cause de différentes tracasseries administratives et des possibles coups tordus de la gauche. Jusqu’au dernier moment, ils ont craint une interdiction qui aurait coulé leur association.
En arrivant, vers 22 heures, nous découvrons des forces de gendarmerie présentes et apprenons que les gauchistes locaux se sont distingués en balançant d’énormes bottes de paille sur la route menant au spectacle. Une opération qui nécessite une structure organisationnelle qui n’est pas à la portée du premier venu, et devrait, s’il devait y avoir une enquête, provoquer quelques gardes à vue de responsables locaux spécialisés dans ce genre de pratiques. J’apprends également, en discutant avec des jeune responsables de la sécurité, qu’ils seront obligés de monter des gardes les trois nuits du spectacle pour éviter de possibles mauvais coups.
Le spectacle a commencé à 22 heures 30 et s’est terminé à minuit passé. La première scène représentait une scène de la Résistance, et on voyait l’occupant allemand semer la terreur dans la population, avec deux drapeaux nazis sur la devanture du château. Amusée, je me suis souvenue que les censeurs de gauche avaient beaucoup insisté sur ce fait, voyant dans les 5 minutes que durait la scène l’apologie de la doctrine d’Adolf Hitler, rien de moins.
Puis nous avons eu différents tableaux de l’Histoire de France, de notre roman national. On a commencé par les Gaulois, on a fini par les deux grandes guerres du XXe siècle, en passant par Vercingétorix, Clovis, Jeanne d’Arc, Louis XIII, Louis XIV, Napoléon 1er, Napoléon III. Certains regretteront l’absence de 1789, mais c’est un choix qu’il faut respecter, on ne peut couvrir toutes les périodes en une heure et demie. Les organisateurs avaient décidé de mettre en avant également le génie français, celui de ses bâtisseurs, de ses paysans, de ses artisans, sans oublier le rôle de l’Église dans le maintien des valeurs traditionnelles, quand la France s’écroulait. Le message de transmission était assuré, tout au long des différentes scènes, par un petit garçon et une petite fille qui assistaient au sacrifice des nôtres pour sauver notre pays et ses libertés.
De nombreuses scènes de chevaux complétaient ce spectacle de son et lumière qui fut suivi, pour la première soirée, par plus de six cents personnes, sachant que mille autres sont attendues samedi et autant dimanche. Deux cents figurants, qu’on retrouvera tous dans un superbe finale, assuraient la réussite de cette grande fresque historique et artistique.
Lorsqu’on on a assisté à ce spectacle, qui est un hymne à la France éternelle qui a toujours su ressurgir quand on la croyait au fond du trou, on ne peut que serrer les poings de rage quand on sait les efforts de quelques militants locaux pour faire vivre ces pans d’histoire du Bourbonnais, et la volonté destructrice d’une gauche anti-France qui ne supporte pas qu’un spectacle glorifie et valorise l’histoire de notre pays et de la région.
Je ne peux que remercier « Murmures de la Cité », et souhaiter une bonne réussite pour les deux prochains spectacles.
Murmures de la Cité cliquez ici
00:32 Publié dans Revue de presse, Sortir en ville... ou à la campagne, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 11 juillet 2026
Sarah Knafo face à Eric Naulleau : Tout n'est pas foutu !
Sarah Knafo, députée française de Reconquête au Parlement européen, était l'invitée du JDD, le mardi 25 novembre 2025, pour un débat face à Eric Naulleau.
Face à Eric Naulleau, Sarah Knafo a délivré un véritable message d'espérance aux Français. Oui, nous pouvons sauver notre pays et les mesures à appliquer pour le faire sont beaucoup plus simples que ce que veulent nous faire croire les politiciens.
11:47 Publié dans Sarah Knafo, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Marine Le Pen, la volonté contre les idées

Balbino Katz
Après mon séjour en Provence, j’ai fait une escapade en terre de Flandre, comme il m’arrive d’en accomplir une selon un rythme à peu près décennal. L’âge nous impose ainsi ses pèlerinages. Il existe une horloge secrète qui, tous les dix ans, sonne le retour vers les paysages où notre jeunesse a laissé quelque chose d’elle-même. On croit visiter des lieux ; ce sont eux qui nous attendent.
Mon premier voyage dans le Nord remontait à 1976, au lendemain du baccalauréat. Mon père m’avait conduit jusqu’à la tour de l’Yser, à Dixmude, point culminant de l’IJzerbedevaart, le pèlerinage annuel qui rassemblait alors la fine fleur du nationalisme flamand. On y croisait, par affinité et parfois par simple goût de l’aventure, des Bretons, des Corses, des Catalans, des Basques et quantité de jeunes gens appartenant à des chapelles plus ou moins droitières, plus ou moins sérieuses, qui donnaient libre cours à leurs fantaisies durant quarante-huit heures.
Le rassemblement, né après la Grande Guerre autour du souvenir des soldats flamands et de la revendication d’autonomie, était devenu l’une des grandes liturgies du mouvement flamand. Le mot de liturgie n’est pas excessif. Il y avait des drapeaux, des chants, des morts invoqués, des serments, une tour dressée dans le plat pays comme un clocher politique. Toutes choses qui paraîtraient aujourd’hui incongrues, sinon suspectes, tant notre époque redoute les cérémonies qu’elle n’a pas inventées.
En montant vers la Flandre, nous avions fait quelques haltes. L’une d’elles nous avait conduits devant la maison de Dominique Venner, retirée au milieu d’une forêt. L’essayiste n’avait pas trouvé cinq minutes à nous accorder. Il nous avait salués sur le pas de sa porte, puis congédiés sans autre cérémonie. Cette réception un peu sèche ne nous détourna pas de notre itinéraire mémoriel : quelques kilomètres plus loin, à Abbeville, nous attendait un rendez-vous autrement symbolique.
Nous voulions nous recueillir devant le kiosque à musique où vingt et un prisonniers avaient été massacrés par des soldats français, le 20 mai 1940, dans la panique de la débâcle. Parmi eux se trouvait Joris Van Severen, fondateur du Verdinaso et l’une des grandes figures du nationalisme flamand de l’entre-deux-guerres. Arrêté en Belgique, transporté en France, il avait été abattu sans jugement avec des hommes et des femmes que réunissait surtout le malheur d’être devenus suspects au mauvais moment.
Devant ce kiosque silencieux, la pensée me vint que les morts sont parfois plus accueillants que les vivants.
La halte suivante fut le cimetière militaire allemand de Langemark, à quelques lieues de Dixmude. Sous de grands arbres, dans une paix presque champêtre, reposent des dizaines de milliers de soldats allemands. Parmi eux figurent plusieurs milliers de jeunes volontaires, dont nombre d’étudiants, fauchés dans les combats d’octobre et de novembre 1914. L’Allemagne fit plus tard de leur sacrifice le mythe de Langemarck, celui d’une jeunesse instruite et ardente montant au feu avec davantage d’enthousiasme que d’expérience.
La réalité fut moins lyrique. Des régiments hâtivement constitués furent jetés contre des troupes aguerries, dans la boue des Flandres. Dans ce même vaste charnier, un peu plus au nord, les fusiliers marins de l’amiral Ronarc’h, dont beaucoup venaient de Bretagne, défendaient Dixmude avec une opiniâtreté devenue légendaire. Des jeunes Européens tuaient d’autres jeunes Européens au nom d’États qui, quelques décennies plus tard, recommenceraient la besogne avec des moyens autrement considérables.
Devant les pierres sombres de Langemark, la grandiloquence patriotique perd beaucoup de son lustre. On mesure ce que les nationalismes d’État lancés dans la guerre industrielle ont coûté à notre continent : non seulement des millions de morts, mais une sélection à rebours qui emporta souvent les plus courageux, les plus instruits et les mieux disposés au sacrifice.
09:10 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Entretien avec le Père Jacques de Saint-Joseph sur les déclarations du Pape à Lampedusa
Synthèse nationale est une revue politique. Par définition, elle n'entre pas dans les débats qui traversent l'Eglise. Cependant, lorsque la papauté prend une position politique, nous n'hésitons pas à la commenter. C'est le cas aujourd'hui à propos des déclarations controversées de Léon XIV à Lampedusa sur l'immigration.
Pour répondre à l'inquiétude des catholiques, nous donnons la parole au Père Jacques de Saint-Joseph, prieur du monastère des Carmes à Plougasnou en Bretagne.
Chaîne YouTube du Père Jacques cliquez ici
02:54 Publié dans TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 10 juillet 2026
Et, encore un nouveau dans la Bio Collection : Robert Brasillach
Brasillach ? Pour les uns, un traître, un journaliste fasciste, condamné à mort et exécuté à la Libération. Pour les autres, un écrivain, auteur de livres inoubliables, au charme insistant, dans la tradition d’Alain-Fournier, de Larbaud et de Giraudoux. Comment concilier ces deux images contradictoires, celle du rédacteur en chef de Je suis partout et celle de l’écrivain délicat et sensible de Comme le temps passe… et de Notre avant-guerre ? Pourtant, il s’agit bien du même homme, celui qui a poursuivi le rêve d’une Europe qui, à vrai dire, devait moins à l’auteur de Mein Kampf qu’à Goethe et Schiller, et celui qui révérait Maurras et Claudel, Virgile et Corneille, Shakespeare et Cervantès… Ce sont ces contradictions apparentes qui rendent passionnante la personnalité de Brasillach. Et c’est la richesse exceptionnelle d’une œuvre aussi abondante (trente volumes en quinze ans) que variée, qui fait le prix de celle-ci et situe son auteur au premier rang de sa génération, aux côtés de Jean-Paul Sartre, Marcel Aymé ou Marguerite Duras. Romancier (La Conquérante), critique littéraire (Portraits), spectateur infatigable (Histoire du cinéma, Animateurs de théâtre), chroniqueur de son temps (Histoire de la guerre d’Espagne, Journal d’un homme occupé), dramaturge (Domrémy, La Reine de Césarée) et avant tout poète (Poèmes de Fresnes), Brasillach s’est essayé dans tous les genres avec une égale réussite. Même s’il est permis de privilégier tel ou tel aspect de son œuvre, l’ensemble constitue un véritable monument littéraire, qu’il est aujourd’hui impossible d’ignorer.
Brasillach appartient au paysage littéraire français du XXe siècle et il s’y est assuré une place qu’il n’est au pouvoir de personne de lui enlever. C’est ce que, loin des passions politiques du siècle passé, cette biographie entend établir avec une autorité sereine qu’il sera difficile de contester.
L’auteur : Philippe d’Hugues est critique et historien du cinéma ; il a été directeur d’émission à Radio-Courtoisie, ancien conseiller technique du Centre National du Cinéma et responsable du Palais de Tokyo. Il a encore collaboré à de nombreuses revues et journaux (Écrits de Paris, Cahiers du cinéma, CinémAction, Commentaire, La Nouvelle Revue d’histoire, Le Figaro, etc.).
Pour le commander cliquez ici
16:51 Publié dans Bio Collection | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À Saint-Brieuc, les masques tombent... Les centristes qui se prétendent aussi "de droite" soutiennent l'aide à l'immigration massive, Pierre-Yves Thomas (Reconquête!) s'y oppose
Un communiqué de Pierre-Yves Thomas :
Il n’y a pas très longtemps, c’était durant la campagne des Municipales 2026, j’expliquais, avec sincérité, que j’étais le seul candidat de droite pour Saint-Brieuc à ce scrutin, au grand dam de l’équipe de Victor Bonnot qui se targuait, offusquée, d’être LA liste « de droite et du centre » pour les citoyens briochins.
La belle affaire ! Hier soir, mercredi 8 juillet, se tenait une séance de Conseil Municipal et, à cette occasion, les masques sont clairement tombés, révélant au grand jour l’imposture macrono-gauchiste des nouveaux impétrants installés aux commandes de notre ville.
En l’espèce, la délibération N°7 proposait d’accorder une subvention de 1.500 EUR à l’association CAJMA22, « Collectif d’aide aux jeunes migrants et à leurs accompagnants des Côtes-d’Armor ». J’ai exposé, en ma qualité de Conseiller Municipal, mon désaccord à l’attribution de cette subvention, car cela signifiait un encouragement implicite au désordre migratoire en France, les Briochins étant eux-mêmes de plus en plus confrontés à ce désordre :
1 - Samedi 13 juin, agression très violente (28 jours d’ITT) d’une femme de 60 ans sur le parking d'un CC à Langueux par un individu tunisien de 29 ans, déjà connu de la justice.
2 - Deux jours plus tard, lundi 15 juin, nouvelle agression très violente, au couteau, cette fois sur une femme de 22 ans, dans la vallée de Gouédic, par un migrant congolais mineur. La victime a beaucoup de chance d’être aujourd'hui en vie.
3 - Episode en cours des « Sans-Papiers » -en tout cas sans papiers français, entretenu par La France Insoumise depuis le mois de mai 2026, jusqu’à faire héberger à l’hôtel certaines familles au frais de la mairie de Saint-Brieuc, donc sur le dos du contribuable briochin (Source : Insoumis - Saint-Brieuc).
Sauf que, voilà, Monsieur Le Maire de Saint-Brieuc, Victor Bonnot, visiblement pétri de bien-pensance et peut-être pas politiquement très structuré, en tout cas à l’unisson de l’opposition de gauche et d’extrême-gauche -eh oui, tout de même !, a jugé bon de condamner sans nuance ma position sur le sujet.
J’en suis fort aise mais ça y est, nous y sommes : « Bas les masques, chère majorité municipale ! » et poursuivez donc dans le sillage de la mandature précédente de gauche alors que, bon an mal an, au moins deux tiers des Français considèrent qu’il y a un problème migratoire dans notre pays (sondage ELABE 2025)
Pour ma part, membre élu du Conseil Municipal de Saint-Brieuc, je continuerai, de toute mon énergie, à défendre le quotidien et le destin des Briochins contre les forces de gauche, qu’elles s’affichent et s’assument naturellement, ce que je respecte pleinement, ou qu’elles avancent masquées.
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jeudi, 09 juillet 2026
Dans la Bio Collection : un nouveau volume consacré au général chilien Augusto Pinochet
Un entretien avec Jean-Claude Rolinat, l’auteur :
Jean-Claude Rolinat, vous venez de publier, dans la Bio collection (co-éditée par Déterna et Synthèse nationale) un ouvrage consacré au général Pinochet. Le sous-titre de votre ouvrage évoque le « miracle chilien ». Qu’est-ce qui permet cette affirmation ?
JCR – Nous savons que les ennemis du Chili des années 1980 et 1990 parlaient du « mythe » chilien et non du « miracle » économique. Il n’empêche que lorsque l’armée a pris le pouvoir le 11 septembre 1973, l’inflation tutoyaient les180% ! La gabegie régnait dans la fonction publique aux effectifs hypertrophiés.
Le socialisme d’Allende a permis l’embauche de deux fois plus d’ouvriers que nécessaire, notamment dans les mines de cuivre. Certes, le plein emploi était partiellement assuré, mais à quel prix ! Les femmes descendaient dans les rues en tapant sur des casseroles pour réclamer tout simplement de quoi faire « bouillir la marmite ». Le peuple avait faim. La politique libérale mise en place par « les Chicago boys » pendant la mandature de Pinochet, s’il est vrai, qu’elle a accentué les différences de niveau de vie entre les classes sociales, a tout de même permis au Chili de décoller économiquement, et de devenir, bien plus tard, le « petit jaguar » de l’Amérique latine. Et puis, surtout, il y a eu la restauration de l’ordre.
Avec le régime socialo-communiste, le Chili sombrait petit à petit dans l’anarchie. En fait, toutes proportions gardées, on pourrait faire un parallèle avec l’Espagne d’avant-guerre et post-guerre civile.
Justement, cet aspect autoritaire du régime n’expliquerait-il pas ce déferlement de haine à l’encontre de la personnalité de Pinochet ?
JCR – Les mondialistes avant l’heure, les progressistes de tous poils, les guérilléros de banlieue n’en sont toujours pas revenus : comment était-il possible qu’une armée réputée légaliste dans un continent où les pronunciamientos étaient monnaie courante, puisse sortir de ses casernes, et renverser un président légalement élu ? D’ailleurs, il conviendrait de préciser à nouveau que le docteur Salvador Allende n’avait été élu par le parlement qui siège à Valparaiso, qu’au deuxième tour seulement, et grâce aux ralliements des démocrates chrétiens. D’ailleurs, ils s’en mordront rapidement les doigts, car la machine totalitaire marxiste allait rapidement se mettre en mouvement. L’insécurité, les nationalisations, les rationnements allaient provoquer dans le peuple un retournement de situation. Les camionneurs, avec leurs grèves sévères, ébranlèrent le régime. L’ejercito allait lui donner brutalement le coup de grâce le 11 septembre 1973.
Après avoir neutralisé par les armes Allende et son gouvernement, les hiérarques des forces armées chiliennes portèrent à la tête d’une junte provisoire de gouvernement, le capitaine-général Augusto Pinochet. Cet homme à l’allure sévère, portant une cape sur sa tenue, chaussant des lunettes aux verres fumés, faisait, à droite, comme une sorte d’écho à gauche, au général polonais Jaruzelski. Une image facilement caricaturable pour la gauche et l’extrême-gauche, qui faisaient de cet homme un abominable « père fouettard ». En vérité, ce militaire, confirmé par deux fois par référendum à la tête de l’État, du 17 décembre 1974 au 11 mars 1990, n’était pas ce que l’on peut appeler un « dictateur ». Il y eut de nouvelles institutions mises en place et surtout, surtout, il abandonna le pouvoir après avoir connu un échec lors de sa troisième tentative électorale. Honnêtement, vous en connaissez beaucoup, vous, des autocrates qui abandonnent le pouvoir, après un échec populaire avec, tout de même, un score honorable frôlant les 42/45% ? En quittant le palais de La Moneda, Pinochet donnait une bonne leçon de démocratie. Grâce à son action, le Chili a retrouvé la voie de la prospérité et celle d’une vie politique normale. De plus, il a éradiqué la subversion marxiste qui, les armes à la main, tentait de déstabiliser le pays.
Et ça, la gauche ne pouvait pas lui pardonner, mettant en avant un nombre considérable de victimes qui ne correspondait pas à la réalité. Rien à voir avec les « disparus » d’Argentine sous le régime des généraux, à Buenos-Aires !
Quel est l’héritage des 16 années de pouvoir de Pinochet ? A-t-il eu des héritiers ?
JCR – Le général Augusto Pinochet, redisons-le, a rétabli l’ordre, a rassuré les capitaux et remis l’économie sur les rails du progrès. Il ne s’est pas cramponné au pouvoir, même s’il resta commandant en chef de l’ejercito jusqu’en 1998. Il a surtout évité que le Chili ne devienne un deuxième Cuba dans le monde latino-américain. Rien que pour cela, il mérite un coup de chapeau, quand on voit dans quelle misère se débattent les malheureux habitants de cette belle île des Caraïbes…
A-t-il eu des héritiers me demandez-vous ? D’une certaine façon, oui, notamment les présidents Sebastian Pinera, en place de 2017 à 2022 et, dernièrement, le président Kast élu en 2026. Si ces deux hommes ne se sont pas formellement revendiqués du « pinochetisme », il y a bien une filiation idéologique. Et puis, comme vous pouvez le constater, il y a comme une sorte de lame de fond droitière qui déferle sur le continent, au sud du Rio Grande del Norte : au Costa-Rica, au Salvador, en Equateur, en Argentine et, tout récemment, au Pérou et en Colombie, avec respectivement l’élection victorieuse de dame Keiko Fujimori, et celle d’Abelardo de La Espriella à Bogota. Sans oublier l’épisode Bolsonaro au Brésil, dont le fils pourrait peut-être mettre un terme à l’épisode Lula. En Amérique latine comme ailleurs, les peuples veulent la stabilité et pouvoir manger à leur faim, particulièrement dans le tiers-monde. Ils n’ont pas besoin de slogans politiques.
L’auteur : Né en 1944, Jean-Claude Rolinat fit une grande partie de sa carrière au Conseil régional d’Ile-de-France. Il fut aussi, des années durant, élu local dans une petite commune francilienne. Passionné par l’histoire et par les voyages, il a publié une trentaine de livres dont plusieurs Cahiers d’Histoire du nationalisme (Mannerheim, Les Péron, La Grèce des colonels…).
Il fut l’un des fondateurs de National hebdo dans les années 80. Régulièrement il collabore à la revue Synthèse nationale ainsi qu’au site EuroLIbertés.
Pour commander ce livre cliquez ici
00:52 Publié dans Bio Collection, Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 08 juillet 2026
Une visite compromettante de Macron en Syrie
Scipion de Salm
Membre du Bureau politique du Parti de la France
Il est d’usage, depuis les années 1960, que les présidents voyagent, et rencontrent leurs homologues. Le président Macron s’est donc rendu en Syrie, les 6 et 7 juillet. Le précédent président français à Damas était Nicolas Sarkozy en 2008, reçu alors par Bachar El-Assad. Macron rencontre son homologue syrien, Ahmed Al-Charaa, qui a renversé son prédécesseur en décembre 2024, concluant alors l’interminable guerre civile syrienne (2011-2024), par une offensive-éclair surprise de la frontière syro-turque à Damas.
Dans ses communiqués officiels, le président Macron a chanté le « vivre-ensemble à la syrienne », un « pays riche de toutes ses communautés »… Manifestement, ou il se moque de nous, ou il ne comprend rien à la Syrie en y plaquant sa grille de lecture de socialiste français déjà délirante pour la France ! Sur un mode mineur, après la tirade de ses grands principes, Macron affirme que la France participera à la reconstruction de la Syrie, et nos entreprises y gagneront de nombreux contrats.
Le souriant président Al-Charaa a pourtant un passé très lourd. Sous le nom d’émir Al-Joulani, il a été le chef d’Al-Qaida en Syrie (2012-2017) ! Il y a quelques années encore, à la tête du mouvement Hayat Tahrir al-Cham (2017-2025), il était communément, à juste titre, considéré comme un chef de mouvement terroriste islamiste, et auxiliaire de la Turquie en Syrie du Nord. Il a commis un certain nombre d’atrocités, c’est hors de doute. La Turquie est dirigée par l’islamiste Erdogan, manifestement pas incompatible idéologiquement. Al-Charaa est toujours très soutenu par Erdogan, et, sur ses conseils, par Trump. Trump lui recommande lourdement d’attaquer au Liban le Hezbollah à revers, afin de rendre un grand service à Israël. Al-Charaa a poliment décliné l’invitation.
Al-Charaa tient un discours très étudié et adapté à la scène internationale, avec l’aide de conseillers qataris. Ces derniers avaient échoué à rendre « présentables » leurs autres amis les Talibans en Afghanistan en 2021, mais ils ont réussi avec Al-Charaa. Al-Charaa annonce régulièrement avoir pour priorité la reconstruction de son pays, complètement détruit et ruiné par la guerre civile, avec encore 6 millions à 8 millions d’exilés -dont beaucoup trop en Europe-, de mettre en place des institutions et pratiques démocratiques, de respecter toutes les minorités ethniques et religieuses.
Or, en réalité, Al-Charaa concentre tous les pouvoirs dans sa personne. Il a été acclamé par une assemblée de notables désignés à cet effet. La reconstruction est très lente, voire nulle, dans un pays sans ressources, et auquel les investisseurs éventuels étrangers ne croient pas, car il reste fragile. Al-Charaa a reçu des promesses mirifiques de dons et investissements des pays arabes du Golfe, non-tenues, et ils ont aujourd’hui d’autres priorités dans un contexte toujours tendu face à l’Iran. Les milices du nouveau pouvoir persécutent les derniers chrétiens, les druzes, les alaouites, les Kurdes. Il reste fort peu de pétrole en Syrie, et il n’y a pas d’autres ressources. Même la pure justification économique ne tient donc pas pour ce voyage de Macron. La seule mesure dans l’intérêt français promise par Al-Charaa lors de sa visite à Paris en mai 2025, accorder la nationalité syrienne à tous les « djihadistes français » et leurs enfants, ce qui leur permettrait de vivre dans le pays de leur cœur, et donc ne pas rentrer en France, avait été refusée par Macron, soucieux de « rapatrier » tous ces « Français » !
Une bonne politique étrangère consiste certainement à reconnaître les réalités des pays lointains, aussi déplaisantes soient-elles parfois, et agir au mieux des intérêts français dans ce contexte. Mais il faudrait le faire sur le mode d’une grande sobriété, non pas se ridiculiser dans un voyage médiatisé, et servir d’agent de communication de la « nouvelle Syrie », qui, seule, gagne à ce séjour de Macron à Damas.
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mardi, 07 juillet 2026
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