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lundi, 13 juillet 2026

19 juillet 1976, il y a 50 ans, tombait à Beyrouth Stéphane Zanettacci

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Été 1976, la guerre battait son plein au Liban. D'un côté les musulmans progressistes, renforcés par les exilés palestiniens, qui veulent faire du Liban un État islamique, de l'autre les forces chrétiennes dont les Phalanges de Béchir Gémayel qui défendent leur terre ancestrale.

À Paris, cet été-là, un groupe de militants nationalistes décide de partir au Pays du Cèdre pour se battre aux côtés des chrétiens. L'un d'entre eux ne reviendra jamais. Le 19 juillet, Stéphane Zanettacci, militant nationaliste, meurt lors de l'assaut du camp de Tall El Zaatar. Il est tombé pour que vive l'Occident chrétien...

L'épopée des volontaires français au Liban est racontée dans le livre "Beyrouth 1976, des Français aux côtés des Phalangistes" cliquez ici, que nous devons à Emmanuel Albach, lui-même engagé alors dans ce combat héroïque.

Notre Ami Jacques Mayadoux, ancien responsable au début des années 1970 de l'ULN (l'Union des Lycéens nationalistes), qui a donc bien connu Stéphane Zanettacci, tient à rappeler, en ce cinquantième anniversaire de sa disparition, le sacrifice exemplaire de ce camarade. Nous publions ici le texte, repris du journal "Jeune Garde solidariste", et publié dans le livre "Ordre nouveau raconté par ses militants", paru en 2019 dont Jacques fut l'un des principaux artisans cliquez ici.

S N  

En souvenir de Stéphane Zanettacci

Volontaire au Liban, aux côtés des chrétiens, 

tombé le 19 juillet 1976.

Le 19 juillet 1976, dans les ruines de Beyrouth, notre ami Stéphane Zanettacci, âgé de 22 ans, militant du Groupe action jeunesse, est tombé victime de sa foi dans les valeurs occidentales et chrétiennes.

Ce communiqué, transmis le 21 juillet, n’est pas passé dans les colonnes de la presse et à quelques exceptions près, n’aura pas fait les gros titres des journaux. Le bruit des grenades dans Beyrouth nous est parvenu en ces mois de vacances de façon très assourdie. Les départs pour le Liban se passaient dans une atmosphère discrète et feutrée et quelques initiés, des anciens combattants, se réservaient la primeur des nouvelles du front et des commentaires dans la clandestinité d’une terrasse de café. On s’habituait à apprendre que tel ou tel lycéen se transformait par la vertu d’un voyage en charter en un redoutable chevalier de l’Occident.

On en voyait revenir d’autres, hier étudiants, aujourd’hui combattants aux milles victoires et qu’un examen, un père ou les vacances familiales brusquement rappelaient. Et puis l’inadmissible détonation, l’épouvantable explosion que nous redoutions tous, toi, Stéphane, le sort t’avait choisi pour t’immoler sur l’autel du don de soi. Ce bruit infernal, ce fracas étourdissant, nous seuls, ta famille, tes amis, l’avons perçu, et il revient – triste ironie du sort – à ceux qui ne voulaient rien entendre de se faire les porteurs de ton noir message.

J’ai pleuré, Stéphane, en réalisant ta mort et je n’ai pas pu être le seul à chercher dans cette faiblesse comment nier ton absence. Mais il faut être fier de ce cri de vérité tout comme on peut être fier un jour d’avoir été ton ami.

Car quel prix tu accordais à ce mot ! Tu étais entier, Stéphane, et ami ou ennemi, militant ou opposant, tu tranchais dans le vif à grands coups de colère et force claquements de porte. Il est bien évident que tu ne pouvais pas être que blessé ! Il fallait que tu tombes, victime de ta logique, victime de toi-même avant de l’être d’une grenade. Cette fin était écrite sur ton front, mais nous ne voulions pas la lire car aller contre ta volonté eût été te changer et te changer, te perdre de toutes les façons.

Restent les souvenirs, et Dieu sait s’ils sont riches. Restent cinq ans de militantisme commun à l’ULN, à Ordre nouveau puis au Groupe action jeunesse. Restent cinq ans de lutte côte à côte, cinq ans de communion, cinq ans de refus. Restent des rires, des peurs, des séparations, des réconciliations. Restent des lettres, des photos, d’autres souvenirs. Et ces cinq années si intenses parce que nous bâtissions quelque chose, si folles parce que nous étions ensemble, si longues parce que ce sont celles de nos 20 ans, si frustrantes parce que nous voudrions revivre chacune de leurs minutes avec toi, ces cinq années, Stéphane, auront une suite, dans nos coeurs, dans le souvenir et dans les faits. 

[Extrait du journal Jeune Garde solidariste, septembre 1976]

Article intéressant publié dans Le Monde magazine sur ce sujet du 11 juillet 2026 cliquez ici

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11:25 Publié dans Nous avions un camarade..., Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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