vendredi, 03 juillet 2026
Espagne, la passe de 4 : en Andalousie, un accord Parti populaire/Vox vient d’être signé :
Michel Festivi
Et de quatre. Après l’Estrémadure, l’Aragon, la Castille et Leon, l’Andalousie, l’une des régions la plus grande et la plus peuplée d’Espagne, vient de régulariser la signature jeudi soir 2 juillet, d’un accord gouvernemental régional entre le PP et Vox. Je rappelle que suite aux élections régionales du 17 mai dernier, le PP qui avait obtenu quatre ans auparavant la majorité absolue, avait chuté de 5 sièges pour n’en obtenir que 53, alors que la majorité absolue est de 55 sièges. Vox quant à lui avait gagné un député, passant de 14 à 15, pour gouverner sereinement un accord était donc quasiment indispensable, surtout pour le vote du budget et la stabilité de la communauté autonome.
Depuis 23 jours, les deux délégations négociaient âprement dans plus grand secret. Lors du premier tour de l’élection du Président de la Région en début de semaine, ce que l’on nomme en Espagne La Junta de Andalucía, Moreno du PP, le président en fonction provisoire, n’avait pas obtenu la majorité, et n’avait pas été réélu. Les tractations se sont donc accélérées pour parvenir à un arrangement. Il faut savoir qu’à défaut de majorité absolue, et si aucun accord programmatique n’était trouvé, cela pouvait donner lieu à de nouvelles élections.
Juan Maria Moreno a été élu Président au second tour, jeudi 2 juillet, avec 68 voix, soit la réunion des voix du PP et de Vox. Manuel Gavira, le chef de Vox en Andalousie, devient Vice-président avec le poste de ministre du tourisme, de la dérèglementation, de la justice et de l’administration locale. Gavira sera aussi désigné sénateur, car chaque région peut nommer des sénateurs, en fonction de son poids démographique et des résultats des élections régionales. Ce fera que Vox aura désormais 5 sénateurs, alors qu’ils n’en avaient aucun, il y a encore quelques mois.
Cet accord a été confirmé depuis Madrid, par le Président du PP, Feijóo, c’est dire l’importance de cet engagement qui a mis du temps à accoucher, car Feijóo comme Moreno sont des centristes. Feijóo vient d’ailleurs d’émettre le souhait de changer la loi électorale, pour donner automatiquement la majorité au parti arrivé en tête, si le PP parvenait au pouvoir seul.
Un programme en 150 points a été acté en Andalousie, dont une baisse des impôts, un plan de soutien à la natalité, des aides aux familles nombreuses, et la suppression de l’accueil des mineurs non accompagnés. Mais le plus important, c’est l’approbation du non-renouvellement du programme de langue arabe et de la culture marocaine dans les écoles publiques d’Andalousie.
Il faut savoir que depuis les années 1980, et des accords entre l’Espagne et le Maroc, des enseignants marocains pouvaient dispenser dans les écoles publiques espagnoles, la langue arabe et la culture marocaine. Cela est géré par les régions qui ont la compétence scolaire. Vox dénonce cela depuis des lustres et est en pointe pour sa suppression, car dit-il avec justesse que cela représente : « un programme d’endoctrinement dans les salles de classe ». L’accord PP/Vox rejette donc « toute ingérence étrangère ou tentative de diluer notre identité ».
Certes, il s’agit d’un programme extra-scolaire facultatif, en principe en dehors des heures de cours, mais pour Vox s’est promouvoir la ségrégation. À Almería par exemple, 40% des écoles appliquaient ce programme. L’accord PP/Vox insiste sur « l’apprentissage et le respect de nos coutumes et traditions ».
On ne peut que se féliciter du fait que le PP a loupé même de peu la majorité absolue, car sinon ce programme des plus salvateurs n’aurait jamais été mis en place. Le PP avait eu la majorité absolue depuis 4 ans, et n’avait jamais supprimé cette ingérence étrangère dans les écoles.
Comme je l’indique à chaque fois, on ne peut que féliciter la pugnacité de Vox, qui défend son programme mordicus en étant par ailleurs d’un pragmatisme certain. On ne peut aussi que louer le système électoral à un seul tour, qui empêche les magouilles politiciennes de l’entre-deux tour puisque justement il n’y a qu’un tour. Nous sommes en Europe, les seuls à avoir ce système électoral aussi inique et perverti. Si nous reproduisions le système électoral qui a cours en Espagne, en Allemagne, et partout ailleurs en Europe, cela changerait considérablement la donne politique française à plein d’égards. Les fronts républicains ne seraient plus possibles et les baronnies auraient plus de plomb dans l’aile, mais cela beaucoup de français ne veulent pas le comprendre.
En tout cas de plus en plus d’Espagnols, même à gauche souhaitent la démission de Pedro Sánchez et l’organisation de nouvelles élections législatives. Le gouvernement sentant bien les choses, vient d’inventer une nouvelle loi, qui permettrait aux petits fils de réfugiés espagnols vivant à l’étranger, d’obtenir très facilement la nationalité espagnole, et donc de voter. Le PSOE espère ainsi modifier le corps électoral, et obtenir une victoire, qui en l’état lui serait refusée par les urnes. Cette « ley de los nietos », est une nouvelle manœuvre scélérate des gauches espagnoles, à l’instar des falsifications électorales, qui avaient permis en février 1936, la victoire frauduleuse des partis du front populaire. Car le peuple a toujours tort, s’il ne vote pas à gauche.
18:48 Publié dans En Europe et ailleurs..., Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Samedi 25 juillet, à Bournezeau (85) : conférence de Reynald Secher
18:41 Publié dans Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Hommage à nos 1.297 marins français tombés le 3 juillet 1940 à Mers el-Kébir.
18:35 Publié dans Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Partout le communisme n’est que tragédies et désolations, l’exemple du Venezuela
Michel Festivi
On le sait depuis toujours, le communisme ou ses avatars n’ont apporté que misères et désespérances. Que ce soit en Russie, dans les pays de l’ancien Pacte de Varsovie, en Chine sous Mao, à Cuba, au Nicaragua, partout où ce système s’est installé, dans la plupart du temps par la force, les pays furent ruinés, les gens surtout, sauf bien sûr une élite, une nomenklatura qui elle prospère et s’enrichit sur le dos du peuple. Sans compter les millions de morts et de déportés.
Qui plus est un système totalitaire s’est immédiatement mis en place, tel que l’avait parfaitement décrit George Orwell dans La Ferme des animaux ou 1984. Le terrible tremblement de terre qui vient de se produire au Venezuela chaviste ou maduriste au choix, vient de révéler, si tant est que cela ne soit pas connu déjà, toute l’ampleur de ce système mortifère, qui a toujours été à l’origine de drames, malgré les croyances de certains, dû à un antiaméricanisme aussi primaire, que béat et idiot.
Un récent reportage du Figaro, nous démontre, si besoin était, toute la dimension malfaisante de ce régime, pourtant adulé par une partie de la gauche française, et également espagnole. Non seulement les forces de l’ordre, les fameux « colectivos », cette police politique, en profite pour piller les bâtiments délabrés, et même les cadavres, mais les sauvetages se font selon une hiérarchie politique bien assumée, les piliers du régime d’abord, le peuple ensuite peut-être.
« Nous sommes traités comme des chiens », tel est le cri d’immense détresse qu’à pu entendre la journaliste du Figaro, le 2 juillet dernier. Prédations des forces de l’ordre, les grues et pelleteuses sont priorisées pour les élites communistes, et de surcroit il faut payer pour qu’elles interviennent. Des milliers de victimes sont restées coincées dans les décombres, par manque cruel de moyens, défauts absolus de coordinations, impéritie totale du régime. Ainsi, il a pu être constaté, que les quartiers résidentiels, où vivent les huiles du régime, ont été les premiers, voire les seuls à être secourus.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, ont démontré que certains pillages sont le fait d’agents du système communisto-chaviste. Quant aux circuits d’approvisionnement, l’aide matérielle et alimentaire est bien souvent, sinon toujours détournée, au profit des mêmes. Ainsi, un partisan du régime qui avoue avoir toujours voté chaviste a déclaré : « La révolution nous a promis l’égalité face au malheur. Mais une élite est toujours privilégiée tandis que le reste de la population est délaissée...Notre présidente ne sert absolument à rien, tout ici n’est que mensonge ».
Les intimidations se perpétuent, des reporters ont vu leurs matériels confisqués. Certains, plus nombreux qu’on ne le croit regrettent le départ des secours étrangers et surtout le fait que les américains n’est pas terminé le travail le 3 janvier dernier, en faisant sauter complètement le régime. Tel est le triste sort du Venezuela tant adulé par le chef des Lfistes, ou par les Zapatero ou Pedro Sánchez.
Quant à Cuba, qui souffre du manque de tout, des coupures de courant qui peuvent durer plusieurs jours, une grande partie de la population s’était réjoui de la chute de Maduro et pensait que cela allait se répandre sur la grande île, malheureusement il n’en a rien été. Comme l’a noté Hector Lemieux, dans un article du début de l’année 2026, la population cubaine était partagée entre les plus anciens, qui faisaient toujours semblant de croire en leur « révolution », et les plus jeunes, qui ont manifesté leur état de désespérance absolue face à ce régime qui les maintient dans la servitude et la misère.
Oui décidemment, rien de nouveau sous le soleil noir du communisme.
12:51 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Hommage au Maréchal Pétain à Verdun : le procès de Pierre-Nicolas Nups
10:49 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
La désespérance des Français face aux politiciens de l’impuissance

Yves Thréard
Que reste-t-il du rêve français ? À dix mois de l’élection présidentielle, l’étude de la Fondapol que présente Le Figaro donne un sombre tableau de l’état de la nation. Le moral est au plus bas et l’inquiétude au plus haut. Le fond de l’air est lourd, plombé par des crises multiples : migratoire, identitaire, industrielle, sécuritaire, sociale, environnementale, politique, générationnelle… La mondialisation est clouée au pilori. La crainte de voir chuter son niveau de vie est grande. Mais domine surtout la peur que la France ne soit plus la France. Que ses traditions, sa culture, son art de vivre disparaissent. Que son avenir comme son histoire lui échappent. Qu’elle soit dépossédée de sa singularité. Qu’elle éclate en mille morceaux…
Pour vaincre le pessimisme ambiant, la classe politique actuelle paraît bien mal placée. Jugée désespérante, elle est tenue pour responsable du marasme. On ne peut s’en étonner. Manque d’audace, de volonté, de courage ? Les trotte-menu de la décadence, les politiciens de l’impuissance, les farfadets de l’abandon, comme les appelait le général de Gaulle en son temps, sont sur le banc des accusés. De droite comme de gauche ou du centre, les partis dits de gouvernement inspirent une immense méfiance. Emmanuel Macron, le dégagiste de 2017, pourrait-il avoir un successeur ? Nombre de Français, selon la Fondapol, veulent tourner la page. Les clivages se radicalisent. Les extrêmes montent. Mais LFI, où la tentation insurrectionnelle est grande, est considéré comme beaucoup plus dangereux que le Rassemblement national.
Dans le maelström d’incertitudes qui les inquiète, les Français restent néanmoins attachés à l’Europe. Et affirment leurs trois priorités : moins d’impôts et de normes, une industrie et une agriculture qui marchent et un étroit contrôle de l’immigration. Trois objectifs ambitieux, mais à la portée d’un futur président lucide et pragmatique. À condition qu’il ne soit pas rattrapé par un penchant égotique et qu’il parvienne à composer avec une majorité ou des majorités dans la foulée de son élection. Impossible n’est pas français.
Source : Le Figaro 3/7/2026
09:45 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
5 & 6 septembre, à Chiré-en-Montreuil : 56es Journées chouannes
00:52 Publié dans Rendez-vous avec Les Bouquins de Synthèse, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |































