samedi, 11 juillet 2026
Sarah Knafo face à Eric Naulleau : Tout n'est pas foutu !
Sarah Knafo, députée française de Reconquête au Parlement européen, était l'invitée du JDD, le mardi 25 novembre 2025, pour un débat face à Eric Naulleau.
Face à Eric Naulleau, Sarah Knafo a délivré un véritable message d'espérance aux Français. Oui, nous pouvons sauver notre pays et les mesures à appliquer pour le faire sont beaucoup plus simples que ce que veulent nous faire croire les politiciens.
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Marine Le Pen, la volonté contre les idées

Balbino Katz
Après mon séjour en Provence, j’ai fait une escapade en terre de Flandre, comme il m’arrive d’en accomplir une selon un rythme à peu près décennal. L’âge nous impose ainsi ses pèlerinages. Il existe une horloge secrète qui, tous les dix ans, sonne le retour vers les paysages où notre jeunesse a laissé quelque chose d’elle-même. On croit visiter des lieux ; ce sont eux qui nous attendent.
Mon premier voyage dans le Nord remontait à 1976, au lendemain du baccalauréat. Mon père m’avait conduit jusqu’à la tour de l’Yser, à Dixmude, point culminant de l’IJzerbedevaart, le pèlerinage annuel qui rassemblait alors la fine fleur du nationalisme flamand. On y croisait, par affinité et parfois par simple goût de l’aventure, des Bretons, des Corses, des Catalans, des Basques et quantité de jeunes gens appartenant à des chapelles plus ou moins droitières, plus ou moins sérieuses, qui donnaient libre cours à leurs fantaisies durant quarante-huit heures.
Le rassemblement, né après la Grande Guerre autour du souvenir des soldats flamands et de la revendication d’autonomie, était devenu l’une des grandes liturgies du mouvement flamand. Le mot de liturgie n’est pas excessif. Il y avait des drapeaux, des chants, des morts invoqués, des serments, une tour dressée dans le plat pays comme un clocher politique. Toutes choses qui paraîtraient aujourd’hui incongrues, sinon suspectes, tant notre époque redoute les cérémonies qu’elle n’a pas inventées.
En montant vers la Flandre, nous avions fait quelques haltes. L’une d’elles nous avait conduits devant la maison de Dominique Venner, retirée au milieu d’une forêt. L’essayiste n’avait pas trouvé cinq minutes à nous accorder. Il nous avait salués sur le pas de sa porte, puis congédiés sans autre cérémonie. Cette réception un peu sèche ne nous détourna pas de notre itinéraire mémoriel : quelques kilomètres plus loin, à Abbeville, nous attendait un rendez-vous autrement symbolique.
Nous voulions nous recueillir devant le kiosque à musique où vingt et un prisonniers avaient été massacrés par des soldats français, le 20 mai 1940, dans la panique de la débâcle. Parmi eux se trouvait Joris Van Severen, fondateur du Verdinaso et l’une des grandes figures du nationalisme flamand de l’entre-deux-guerres. Arrêté en Belgique, transporté en France, il avait été abattu sans jugement avec des hommes et des femmes que réunissait surtout le malheur d’être devenus suspects au mauvais moment.
Devant ce kiosque silencieux, la pensée me vint que les morts sont parfois plus accueillants que les vivants.
La halte suivante fut le cimetière militaire allemand de Langemark, à quelques lieues de Dixmude. Sous de grands arbres, dans une paix presque champêtre, reposent des dizaines de milliers de soldats allemands. Parmi eux figurent plusieurs milliers de jeunes volontaires, dont nombre d’étudiants, fauchés dans les combats d’octobre et de novembre 1914. L’Allemagne fit plus tard de leur sacrifice le mythe de Langemarck, celui d’une jeunesse instruite et ardente montant au feu avec davantage d’enthousiasme que d’expérience.
La réalité fut moins lyrique. Des régiments hâtivement constitués furent jetés contre des troupes aguerries, dans la boue des Flandres. Dans ce même vaste charnier, un peu plus au nord, les fusiliers marins de l’amiral Ronarc’h, dont beaucoup venaient de Bretagne, défendaient Dixmude avec une opiniâtreté devenue légendaire. Des jeunes Européens tuaient d’autres jeunes Européens au nom d’États qui, quelques décennies plus tard, recommenceraient la besogne avec des moyens autrement considérables.
Devant les pierres sombres de Langemark, la grandiloquence patriotique perd beaucoup de son lustre. On mesure ce que les nationalismes d’État lancés dans la guerre industrielle ont coûté à notre continent : non seulement des millions de morts, mais une sélection à rebours qui emporta souvent les plus courageux, les plus instruits et les mieux disposés au sacrifice.
09:10 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Entretien avec le Père Jacques de Saint-Joseph sur les déclarations du Pape à Lampedusa
Synthèse nationale est une revue politique. Par définition, elle n'entre pas dans les débats qui traversent l'Eglise. Cependant, lorsque la papauté prend une position politique, nous n'hésitons pas à la commenter. C'est le cas aujourd'hui à propos des déclarations controversées de Léon XIV à Lampedusa sur l'immigration.
Pour répondre à l'inquiétude des catholiques, nous donnons la parole au Père Jacques de Saint-Joseph, prieur du monastère des Carmes à Plougasnou en Bretagne.
Chaîne YouTube du Père Jacques cliquez ici
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