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mardi, 07 juillet 2026

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Rétablir la peine de mort : une rupture nécessaire avec l’idéologie dominante

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Jean-Yves Le Gallou Polémia cliquez ici

La peine de mort est un des tabous du politiquement correct de notre époque. Fustigée par la caste politico-médiatique, elle continue pourtant à être réclamée par une grande partie du peuple français, malgré une propagande officielle très puissante. Cette semaine, Emmanuel Macron a pris la parole à ce sujet : « La peine de mort n’a jamais rendu une société plus sûre. Jamais. Parce qu’elle ne dissuade pas. C’est faux. Ça a été montré, observé, mesuré. Ça n’a jamais eu la notion dissuasive que certains pouvoirs autoritaires voudraient lui accorder. » Pour répondre à Emmanuel Macron, et à tous ceux qui persistent à nier l’intérêt de la peine capitale, nous republions ce jour cette communication prononcée par Jean-Yves Le Gallou à la XXIIe université annuelle du Club de l’Horloge, le 30 septembre 2006.

Polémia

L’abolitionnisme : une figure imposée de l’idéologie dominante

Il est courant de lire que « nous vivons à l’ère de la fin des idéologies ». Et pourtant cette affirmation est un contresens absolu.

Comme l’a remarquablement souligné l’historien Dominique Venner, dans « Le Siècle de 1914 », nous ne vivons pas dans un monde a-idéologique mais, au contraire, dans « un monde saturé d’idéologies », et, en ce qui concerne plus particulièrement l’Europe, d’idéologies culpabilisatrices et incapacitantes.

L’abolition de la peine de mort est au cœur de ce dispositif idéologique auquel est soumis ce que nos voisins suisses appellent le « Gué Pé U », le « Grand Parti unique ». Au sein de ce grand parti unique, il n’est pas possible de faire carrière sans adhérer aux dogmes dominants : l’abolition de la peine de mort en est un, la Tyrannie médiatique étant le moyen utilisé pour refuser tout débat contradictoire selon le schéma suivant :

  • les membres de la classe médiatique sont unanimement favorables à l’abolition de la peine de mort (et ceux qui ne le sont pas n’ont pas la possibilité de s’exprimer sur le sujet) ;

  • les armes utilisées pour imposer ce point de vue sont celles de L’INDIGNATION, de la DIABOLISATION dont Robert Badinter continue de jouer admirablement dans son dernier livre (« Contre la peine de mort ») où il se veut toujours « aux cotés des femmes lapidées en Afghanistan, des hommes fusillés dans les stades en Chine (…), des enterrés vifs pour adultère en Iran, des homosexuels pendus en Arabie saoudite, des mineurs pénaux et des débiles mentaux empoisonnés, gazés, électrocutés aux États-Unis ».

Le rythme des phrases, le choix des lieux, l’accumulation des adjectifs, tout relève d’un art oratoire visant à tétaniser la raison et à interdire toute réplique en jouant exclusivement sur la sensibilité : l’avalanche d’évocations émotionnelles visant à empêcher le libre exercice critique de la pensée.

Il y a aussi une autre méthode pour imposer l’idéologie dominante : tout simplement celle du silence. Pourquoi donner la parole aux partisans de la peine de mort puisque le débat est réputé clos ? Pourtant la meilleure preuve qu’il n’en est rien, ce sont les abolitionnistes eux-mêmes qui la donnent en renouvelant régulièrement les campagnes médiatiques qu’ils inspirent contre la peine de mort. La vérité c’est que le débat sur la peine de mort reste un débat d’avenir.

Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir

Le débat sur la peine de mort a fait rage, en France, dans les années 1970. Cette période s’est achevée, en 1981, par le vote de la loi Badinter d’abolition.

Les abolitionnistes ont gagné la bataille, puis clos le débat, autour de trois arguments :

  1. le spectre de l’erreur judiciaire (« Le Pullover rouge », de Gilles Perrault) ;

  2. le caractère non dissuasif de la peine (selon Robert Badinter, Patrick Henry, futur assassin, se trouvait parmi la foule qui, au Palais de justice de Troyes, réclamait la mort pour Buffet et Bontemps) ;

  3. l’avancée inéluctable des démocraties vers l’abolitionnisme.

Le débat est aujourd’hui rouvert, car aucun de ces arguments, qu’il soit émotionnel (l’erreur judiciaire) ou d’autorité (le manque de dissuasion, le sens de l’histoire), ne tient face aux faits.

La thématique de l’erreur judiciaire n’est pas réellement pertinente

L’évocation du risque d’erreur judiciaire est centrale aux Etats-Unis dans le combat des abolitionnistes ; elle s’appuie sur les faiblesses du système judiciaire américain. Elle se heurte toutefois à une limite factuelle : jusqu’ici la justice américaine n’a jamais reconnu comme innocent quelqu’un qui aurait été préalablement exécuté. Il est vrai que la multitude des procédures de recours limite les risques.

En France la même thématique a été reprise par Jacques Chirac. Dans la réponse qu’il a apportée à l’association « Ensemble contre la peine de mort », le 21 juin 2001, le président de la République a déclaré : « C’est un combat qu’il faut mener avec détermination et conviction. Car nulle justice n’est infaillible et chaque exécution peut tuer un innocent. »

L’écrivain d’extrême gauche Gilles Perrault a beaucoup exploité cette rhétorique à travers un livre et un film « Le Pullover rouge », œuvres de fiction censées innocenter, par la mise en avant de cet élément vestimentaire troublant, Christian Ranucci, exécuté le 28 juillet 1976 pour l’enlèvement et le meurtre d’une fillette. Mais le montage cinématographique ne résiste pas aux faits :

  • Ranucci a conduit lui-même les enquêteurs sur les lieux où il avait enterré l’arme du crime ;

  • Un pantalon maculé de sang (du même groupe que sa victime) et un cheveu semblable à celui de sa victime ont été retrouvés dans sa Peugeot.

Au demeurant, le problème de l’erreur judiciaire n’est pas celui de la peine, il est celui de la preuve

La justice est une institution humaine et par conséquent faillible. L’existence d’erreurs judiciaires est donc inéluctable. Or, leur gravité peut être considérable et pas seulement dans le cas de la peine de mort : priver un homme de liberté lorsqu’il est innocent peut le conduire au suicide. C’est ainsi que l’un des accusés innocents d’Outreau mit fin à ses jours. Faut-il pour autant supprimer toute forme de détention préventive ?

Non, mais il faut être plus exigeant en matière de preuve, et de preuves matérielles : en histoire comme en criminologie, les témoignages et les aveux sont fragiles et sont faillibles. On ne peut s’en contenter. Au demeurant, les progrès de la criminologie, notamment dans le domaine génétique, permettent souvent (pas toujours) d’étayer les présomptions discutables de faits matériels. Si la justice doit progresser, c’est moins en abaissant l’échelle des peines ou en en supprimant la clé de voûte qu’en étant plus exigeante avec elle-même en termes de faits objectifs (et non subjectifs). C’était déjà le point de vue des philosophes du XVIIIe siècle, qui ne remettaient pas tous en cause le châtiment suprême mais s’attachaient à la critique rigoureuse de l’établissement des faits et des procédures qui pouvaient justifier la sanction pénale.

Par nature irréversible, la peine de mort ne devrait pouvoir être appliquée qu’à des crimes pour lesquels les preuves matérielles seraient suffisamment fortes et nombreuses pour ôter tout doute sérieux et légitime. C’est d’ailleurs sans doute pour cela que, tout en l’encadrant de plus en plus soigneusement, beaucoup de pays ne renoncent pas à la peine de mort.

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Discriminations anticatholiques au Prytanée militaire ?

Prytanee-militaire.jpgAlain Sanders

Le Prytanée national militaire de La Flèche occupe une place singulière dans le paysage éducatif français. Héritier d’une longue tradition remontant à Henri IV, il conjugue excellence académique, formation militaire et transmission des valeurs nationales. Pourtant, depuis plusieurs années, certains anciens élèves, familles et personnels dénoncent une « évolution » préoccupante : l’apparition de discriminations à l’égard des élèves et des personnels de confession catholique.

Ces accusations soulèvent une question sensible : où se situe la frontière entre l’application du principe de laïcité et une atteinte manifeste à la liberté religieuse ?

Le Prytanée est installé dans un ancien collège jésuite, dont la chapelle royale constitue l’un des éléments patrimoniaux majeurs. Pendant des décennies, la pratique religieuse catholique a coexisté avec les exigences de neutralité de l’État. Des messes étaient proposées aux élèves volontaires, des aumôniers militaires assuraient un accompagnement spirituel et les grandes cérémonies religieuses rythmaient encore récemment certains temps de la vie de l’établissement.

Comme dans l’ensemble des armées françaises, l’aumônerie militaire répond à un principe inscrit dans le droit : permettre aux militaires et aux élèves militaires d’exercer librement leur religion malgré les contraintes du service.

Selon plusieurs témoignages d’anciens élèves et de familles, cette tradition a progressivement laissé place à une interprétation plus restrictive de la laïcité.

Les griefs évoqués concernent notamment une diminution de la visibilité des activités de l’aumônerie ; des difficultés d’organisation pour certaines célébrations religieuses ; des remarques dépréciatives envers les élèves pratiquants ; un climat où l’expression d’une foi catholique serait davantage perçue comme un « engagement idéologique » que comme une conviction personnelle.

Ces « évolutions » produisent un sentiment d’autocensure : certains élèves renonceraient à participer aux activités religieuses ou éviteraient d’afficher leur foi afin de ne pas être marginalisés.

Sur le plan juridique, la situation est plus nuancée. La loi de 1905 garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, sous réserve du maintien de l’ordre public. Dans les établissements relevant du ministère des Armées, cette liberté est assurée notamment grâce aux aumôneries militaires. Le principe de neutralité s’impose aux agents publics dans l’exercice de leurs fonctions. En revanche, les élèves ne sont pas soumis aux mêmes obligations (sauf lorsque certaines restrictions sont justifiées par les nécessités du service ou de la discipline militaire). Ainsi, le simple fait pour un élève d’assister à une messe ou de pratiquer sa religion ne saurait, en lui-même, constituer un manquement au principe de laïcité.

La direction des établissements militaires met régulièrement en avant une lecture différente. Selon cette approche, les éventuelles limitations apportées aux activités religieuses relèvent d’impératifs d’organisation, de sécurité ou d’égalité de traitement entre toutes les confessions. Les responsables rappellent également que le Prytanée accueille des élèves de convictions très diverses et qu’aucune religion ne peut bénéficier d’un traitement privilégié. Cette interprétation laïcarde conduit à réduire la visibilité de pratiques historiquement très présentes, ce qui peut être vécu par certains comme une forme d’effacement militant de l’identité catholique de l’établissement.

En droit, la discrimination suppose une différence de traitement fondée sur un critère prohibé — ici la religion — et produisant un désavantage injustifié. C’est le cas avec un refus récurrent d’accès à certaines activités en raison de la religion ; des sanctions disciplinaires sournoisement liées à la pratique religieuse ; des propos ou des comportements hostiles caractérisés. Nous sommes ainsi en présence d’une laïcité d’effacement cherchant à rendre la religion catholique quasiment invisible dans l’espace public. La volonté affichée d’éviter « toute apparence de préférence religieuse » conduit à restreindre excessivement les manifestations ordinaires de la foi catholique.

La découverte, sur un document de Parcoursup d’une mention classant « l’inscription dans établissements hors contrat » parmi les « critères éliminatoires » des préparations du Prytanée militaire de La Flèche traduit la volonté scandaleuse (on est dans une nouveau scandale des Fiches) de chasser les élèves du hors contrat catholique de l’Armée. Catherine Vautrin, qui est faite pour être ministre des Armées comme moi pour être Petit Rat de l’Opéra, annonce le déclenchement d’une enquête sur cette « situation totalement inacceptable ». Attendons pour voir…

Source EuroLibertés cliquez ici

NDLR SN : On nous fait savoir que, suite au recours déposé par la Fondation Créer son école, cette décision serait suspendue et que les candidats discriminés seront intégrés.

12:56 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Dimanche dernier, en pays briochin, Reconquête 22 a rassemblé la droite nationale et identitaire pour son banquet d'été

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Plus d'une centaine de convives se sont retrouvés dimanche pour la "paëlla d'été" organisée par la fédération costarmoricaine de Reconquête !, le parti d'Eric Zemmour. Un beau succès pour Pierre-Yves Thomas, délégué départemental et conseiller municipal depuis mars dernier de Saint-Brieuc, et ses équipes.

Les participants purent écouter avec intérêt les différentes interventions qui se sont succédées, dont celle de Pierre-Yves Thomas bien sûr, et aussi celles du représentant local des Patriotes de Florian Philippot et du dynamique président du MPB (Mouvement patriote breton), Yffic Le Picard. Ils purent aussi aller se désaltérer au bar à bière de la sympathique brasserie Kerfave créée il y a quelques mois non loin de là sous l'impulsion du journaliste Erik Tegner.

Parmi les stands ouverts au public, celui de notre revue Synthèse nationale et de nos éditions qui fut abondamment visité. 

S N

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10:52 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |